Raymond Ruyer (1902-1987)

Normalien, professeur de philosophie à l'université de Nancy.
Auteur de nombreux ouvrages, dont Eloge de la société de consommation, Calmann-Lévy, Paris, 1969 ; Les nuisances idéologiques, Calmann-Lévy, Paris, 1972 ; La gnose de Princeton, Des savants à la recherche d'une religion, Fayard, Paris, 1974 ; Les cent prochains siècles : le destin historique de l'homme selon la nouvelle gnose américaine, Fayard, Paris, 1977 ; Dieu des religions, Dieu de la science, Flammarion, Paris, 1995 ; L'utopie et les utopies, Gérard Montfort, Paris, 2002.

Les nuisances idéologiques

1
Au nom de l'égalité religieuse de toutes les âmes, les religions prosélytiques et leurs missionnaires ont prétendu imposer aux communautés vitales les plus diverses et à leurs cultures, bien adaptées à leurs conditions de vie par une longue sélection naturelle et sociale, leurs propres conceptions du bien et du mal, leur morale familiale et sexuelle.
Les missionnaires ont combattu des coutumes "choquantes", qui avaient souvent une valeur eugénique et sociale, des mythes autochtones vitalisant des styles d'éducation appropriés et efficaces.

Au nom de l'égalitarisme humaniste, les idéologies rationalistes ont fait exactement la même chose. Les "démocrates" ont prétendu imposer, par force ou propagande, leurs institutions économiques, leurs systèmes politiques d'élection et de parlementarisme et leurs systèmes juridiques des droits de l'homme.
Les nuisances idéologiques, Idéologies antiracistes contre ethnies, pp. 116-117

2
LA « DEMAGOGIE UNIVERSELLE »

La démagogie politique ne peut aller indéfiniment contre les nécessités politiques. Les démagogues parvenus au pouvoir essaient d'échapper au système grossier qui les y a conduits. Ils essaient de combiner un semblant d'exécution des promesses faites avec le respect indispensable des normes politiques, et ils périssent, quand ils n'arrivent pas à un mixte tolérable entre la fidélité et le cynisme. Alors les membres éminents du parti vainqueur remplacent les aristocrates ou les notables « liquidés ». Une phase de construction politique succède à la phase de destruction.

Mais l'Occident, aujourd'hui, va beaucoup plus loin. Il est dans une phase d'autodestruction massive, par une démagogie universelle, qui déborde la sphère politique pour s'attaquer à toutes les normes, présentées au public comme des préjugés et des tabous archaïques.
Une phase de reconstruction n'est envisagée que fort vaguement, et on dirait sans grande conviction. Il importe encore plus de brûler la ville que de faire cuire l'œuf.

L'époque est certainement encore plus profondément pré-révolutionnaire que le XVIIIe siècle français qui était pourtant, lui aussi, universaliste, dans son mépris général pour toute institution traditionnelle au nom d'une raison an-historique qui était censée tout savoir rien qu'en se contemplant elle-même.

Mais les philosophes avaient des vues, en fait, limitées. Ils songeaient à la promotion des écrivains vivant de leur plume, encore plus qu'à la promotion du Tiers-Etat, et s'ils en voulaient à l'Église et à l'aristocratie, ils n'en appelaient pas encore aux jeunes gens et aux enfants, aux délinquants, aux dégoûtés du travail, de la famille, de la politesse, de la pudeur, et de la vie raisonnable.
Ibidem, Démagogie politique et démagogie de l'esprit, p. 184

3
Le déguisement scientifique des idéologies

A toutes les époques, on a toujours donné à des fabrications philosophiques ou idéologiques l'aspect de la science dominante. Et c'est souvent le même homme qui, authentique savant sur un point, fait de la pseudo-science dans de vastes domaines: Platon habillait de géométrie et d' arithmogéométrie ses fabrications cosmologiques et politiques.
Au XVIIe siècle, Hobbes et Spinoza présentaient les passions humaines et les institutions politiques sous la forme d'un traité de mécanique ou de géométrie. Et ils éblouissaient leurs contemporains encore plus par la forme "scientifique", que par le fond de leurs idées.
Après Newton, il est peu de penseurs qui n'aient cherché des lois d'attraction, et n'aient voulu constituer le "Système du Monde moral".
Fourier se présente comme le Newton de la politique. Il en découvre le principe d'harmonie.
Le saint-simonisme est "la science de la gravitation universelle". Il n'est pas de socialisme qui ne se présente comme scientifique: Fourier, Saint-Simon, Proudhon, aussi bien que Marx et Engels. Ils ne sont utopiques que pour les adversaires, à leur tour traités d'utopistes par d'autres "scientifiques".

Après 1859, Darwin remplace Newton, ou plutôt, s'ajoute à Newton, on ne sait comment, mais on n'est pas à cela près.
Engels voit en Marx le "Darwin des sciences sociales", qui a découvert la loi de l'évolution de l'histoire humaine, comme Darwin avait découvert la loi d'évolution de la nature organique.
Marx voulut dédier le premier volume du Capital à Darwin, qui déclina poliment l'honneur.
Ibidem, Le déguisement scientifique des idéologies, p. 239

4
La revendication de justice est le plus dynamique des sentiments, et plus directement utilisable que l'amour par les idéologues.
Le sentiment de justice est bien rarement une vertu. Il est lié le plus souvent aux instincts de défense et d'agressivité. Il est égocentriste. Ce que l'on considère comme "sens inné de la justice". Il n'est souvent qu'une autojustification paranoïaque de persécutés-persécuteurs.

Le criminel récidiviste ne parle que de justice. Sa justice est entièrement subjective. Il ne sépare pas justice et vengeance. Aussi, les pires crimes, individuels et surtout collectifs, peuvent se commettre au nom de la justice, tandis que le juste authentique est suspect aux "justiciers", parce qu'il se place en travers des réactions spontanées.

Le «justicier» voit partout le mal et l'injustice, parce qu'il est incapable de compréhension et de sympathie, et qu'il mécanise les autres en monstres froids, par projection de ses propres automatismes de défense et de ses sentiments refoulés de faiblesse raidie et agressive.
Le «justicier» prend l'attitude d'accusateur sans jamais faire retour sur lui-même.
Ibidem, Les idéologies de l'amour, p. 289

5
Les débordements de sensibilité, d'attendrissement de Noël, à la Dickens, précèdent généralement les pires débordements de cruauté. C'est même un des indices les plus sûrs de prochaines guerres civiles impitoyables, parce qu'il révèle dans le public moutonnier une perte du sens des nécessités politiques, dont les vrais violents profiteront.

Quand on aime les assassins plus que leurs victimes, il est normal que les assassins se multiplient. Alors qu'une politique ferme vise à réduire, et réduit en effet, le volume de la Violence historique, « la prétention illusoire de supprimer toute Violence aboutit le plus souvent à accroître démesurément la Violence ».

On peut contester que les pacifistes contribuent à provoquer des guerres. Mais les humanitaires contribuent certainement à précipiter les guerres civiles.
Le gouvernement des « idiots » - au sens de Dostoïevski - des sensibles aux attendrissements d'épileptoïdes, précède de peu le gouvernement des exécuteurs.
Ibidem, p. 292

6
IDÉOLOGIES ET MYTHES

Bien entendu, toute société approximativement normale - c'est-à-dire qui s'est révélée viable politiquement et culturellement - repose sur des mythes aussi faux théoriquement que les idéologies.

Un mythe est aussi une "imaginaction" qui vaut socialement ou religieusement non théoriquement.
Croire en Louis XVI, parce qu'il était le roi traditionnel, était aussi "faux " que de croire qu'il était le "nommé Louis Capet", dangereux tyran à tuer au plus vite pour assurer le bonheur des Français.

Les mythes sociaux paraissent même encore plus faux que les idéologies, souvent d'aspect rationnel, et pseudo-scientifique.
On discute une idéologie; on ridiculise très aisément un mythe, un tabou, une vénération traditionnelle.
Ibidem, Les idéologies comme épidémies, p. 300

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Le destin historique de l'homme selon la Nouvelle Gnose américaine

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Dans la "circulation et le remplacement des élites", selon les expressions de Pareto, il y a sûrement des facteurs non biologiques, non démographiques. Une élite « momentanée" même stable ou florissante démographiquement, peut se dégrader d'une génération à l'autre: mentalité d'héritiers, épicurisme, engouement de ses jeunes pour des idéologies étrangère etc.
Une élite, stable biologiquement, peut aussi "mal jouer" après avoir bien joué, en manquant une adaptation nécessaire en s'idolâtrant elle-même, en ses techniques ou ses institutions.
Les cent prochains siècles, p. 63

2
Le problème humaniste de la Nouvelle Gnose

La Grande Conscience est la source de l'évolution culturelle comme de l'évolution biologique, la source de l'esprit comme de la vie. Comment ces deux évolutions peuvent-elles se contredire?
On ne peut croire, avec la Gnose antique, qu'il y a une dualité en Dieu, ou que le Dieu de la vie est trahi ou mal obéi par le Dieu de la culture, ou que, à l'inverse, le Dieu de la culture et de l'esprit est trahi, ou mal obéi, par le démiurge vital.
Les Nouveaux Gnostiques américains pensent que la grande tâche de l'homme est de rendre la culture biologiquement saine. Il faut empêcher le composé humain d'être instable et explosif. Ils croient que cette tâche n'est pas insurmontable.
Mais ils croient aussi qu'elle devient tellement difficile lorsque la culture se transforme en civilisation, qu'elle demandera des essais et des erreurs qui dureront des centaines de siècles.
Ils croient surtout que l'erreur par excellence qui éloigne la solution, c'est de simplifier le problème soit par le biologisme, soit par l'éducationnisme outrecuidant.
Ibidem, p. 119

3
L'assimilation des immigrés ne se fait pas régulièrement, contrairement aux illusions du melting pot et aux croyances la toute-puissance de l'éducation.
Elle s'opère dans des convulsions, qui mettent en péril la civilisation même. Les immigrés, trop nombreux, imposent, comme malgré eux, leurs manières de vivre, choquantes pour les autochtones.
Ou ils refusent consciemment de se laisser assimiler, en prétendant assimiler à leur tour la population accueillante, découragée ou endoctrinée.
Ibidem, p. 187

4
Le XXI" siècle sera exceptionnellement difficile

La crise de la civilisation occidentale au XXIe siècle sera - elle s'annonce déjà - non typique des crises de civilisation que l'on peut statistiquement prédire pour les cent prochains siècles.
La crise du XXIe siècle, ou des deux siècles prochains, sera plus grave que la moyenne de ces crises parce qu'à la crise suicidaire typique que nous avons analysée se conjuguera la crise de l'énergie, et parce que cette crise matérielle se compliquera elle-même de règlements de comptes entre riches et pauvres, et entre les races.
Seule, une mise au point d'une rapidité inespérable de l'énergie de fusion de l'hydrogène - ou plutôt du deutérium - pourrait diminuer la gravité de la crise prochaine déjà commencée. Mais cette crise sera, de toute manière, plus grave que la fin de l'Empire romain.
Ibidem, p. 199-200

5
Profil des peuples long-vivants au-delà des cent prochains siècles

Il est possible d'esquisser le profil moyen des peuples et des cultures capables sinon de traverser le temps, du moins de garder, plus longtemps que les peuples du passé et du présent, leur identité historique.
En cent siècles, même des peuples moins suicidaires que les peuples d'Occidents actuels, voués à une disparition prochaine, auront largement le temps de s'élever et de disparaître eux aussi. Toutes les cultures et tous les peuples, même bien armés pour une longue survie, sont mortels.

Mais on peut postuler que la sélection négative, à force d'éliminer les plus inaptes à la durée, aura pour effet de favoriser l'essor des peuples plus aptes à conquérir le temps.
Cette sélection, nous l'avons souligné, peut aller beaucoup plus vite que la sélection organique. Il y aura des peuples long-vivants en l'an 10 000 ou 12 000, et il y en aura même auparavant.

S'il est utopique de penser que l'homme puisse jamais diriger sa propre évolution, il ne l'est pas entièrement de penser que, vivant son histoire du dedans, à l'endroit, il peut devenir plus attentif aux leçons de l'expérience historique et des désastres démographiques et culturels - et aussi plus attentif aux instincts de conservation et de reproduction individuels et sociaux, qui sont la face positive de la sélection éliminante et qui véhiculent l'intuition gnostique de la Volonté surhumaine à laquelle l'homme participe comme tous les vivants.
Ibidem, p. 268-269

6
Devant les déceptions inévitables de la politique, de l'esprit social, et aussi de la médecine scientifique, les Gnoses d'immortalité personnelle surgiront en force. Une femme peut devenir une passionaria politique. Mais elle est normalement passionnée pour la vie de ses enfants, de ses proches. Elle ne se résigne pas à leur mort. Elle ne se console pas par le triomphe de la cause ou de la patrie.

C'est en ce sens, comme gardienne des pouvoirs spirituels-gnostiques, que la femme est destinée à régner sur l'avenir de l'homme. Si l'homme conquiert l'espace et règne sur l'espace, c'est la femme qui, pouvant conquérir le temps, régnera sur les peuples long-vivants.
Ibidem, p. 291

7
Un contrôle social rigoureux

Contrairement aux espoirs de l'anarchisme, puéril ou raisonné, du libéralisme bourgeois ou du socialisme libéral, il est de toute manière certain que les peuples long-vivants seront soumis, ou se soumettront d'eux-mêmes, à un puissant contrôle social, d'autant plus puissant qu'il reposera sur de fortes croyances collectives et sera exercé par la partie armée du tertiaire et la foi religieuse des masses - renforcée par des media très surveillés et bien à l'abri des écarts de toute démagogie politique ou de toute démagogie des mœurs.

Le contrôle social prendra comme première forme le contrôle des parents sur les enfants. L'autorité familiale sera pleinement restaurée, jusqu'à un certain sadisme. Les jeunes ne peuvent régner dans une société durable. Durer exclut l'inexpérience, l'aventurisme, l'outrecuidance juvénile, qui n'est appropriée qu'aux crises migratoires, géographiques ou culturelles, et aux courses aux extrêmes, exceptionnelles.

Tous les raisonnements que l'on peut faire sur les cent prochains siècles convergent si visiblement vers la conclusion : "Très fort contrôle social", c'est-à-dire dans une direction diamétralement opposée aux espoirs encore à la mode de société permissive, que l'on craint d'obéir, à son insu, quand on prévoît un contrôle social rigoureux, à une sorte de masochisme intellectuel - le même qui fait aujourd'hui de beaucoup d'intellectuels occidentaux à la fois des défenseurs chatouilleux de la liberté et des libérations de toutes sortes, des ennemis de toute censure, et, en même temps, des zélateurs fascinés du communisme russe ou chinois.
Ibidem, p. 297

8
La civilisation industrielle libérale est suicidaire précisément parce qu'elle ne contrôle pas, ou contrôle mal, un développement technique-économique en rétroaction amplifiante (surtout lorsque les sources d'énergie abondantes reculent le plafond énergétique), et aussi parce que le libéralisme économique entraîne un libéralisme des mœurs, par l'intérêt qu'ont les producteurs libres à satisfaire tous les désirs quels qu'ils soient.

Contrôle social est synonyme de " rétroaction normalisante" dans tous les ordres et par tous les procédés: répression armée, sanctions impitoyables, censure préventive, réprobation publique, etc.

La liberté économique d'entrepreneurs non contrôlés et n'obéissant qu'à la norme économique, sans aucun autre souci, est certainement le moyen le plus efficace d'enrichir rapidement non seulement les entrepreneurs, mais la nation.
Mais ce n'est sûrement pas le moyen d'en faire une nation long-vivante. La liberté économique est un régime de croissance rapide, exceptionnelle. Mais elle ne peut être un régime de croisière. Des régimes moins efficaces économiquement peuvent être préférables, quant à leur capacité de durer longtemps.
Ibidem, p.298

9
Les vraies menaces vitales sont mal perçues

Remarquons aussi, en contraste, que les menaces vraiment vitales d'ordre démographique: dénatalité, dysgénisme, corruption des mœurs, dégradation des disciplines sexuelles, de l'éducation, de la culture et du bon goût, ne provoquent généralement aucune réaction explosive, émotive, sauf si elles entraînent des menaces directes par la montée rapide de la criminalité. Comme dans l'organisme, les maladies mortelles - surtout les maladies cellulaires - ne mobilisent pas les forces conscientes. le système nerveux central ou sympathique.
Les propagandistes ont beaucoup plus de mal pour alerter l'opinion sur les dangers et les déséquilibres démographiques - ou sur le dysgénisme - que sur les dangers économiques ou politiques.

Il n'y a pas aujourd'hui, pour les peuples, l'équivalent de la médecine préventive, avec diagnostic précoce des menaces vitales d'ordre interne. Les "clignotants" ne sont pas bien en place ou ne suscitent aucune réaction.
Les informations et propagandes de masses tendent à amplifier les menaces économiques et politiques, externes, 1ou présentées comme externes même quand elles sont internes, et à estomper, au contraire, les informations sur les menaces vitales internes d'ordre démographique, dysgénique ou moral.
Ibidem, p. 300

10
La durée comme valeur

La destinée historique de l'homme n'est pas de créer des sociétés plus justes ou plus fraternelles, ou plus heureuses, ou plus productives, ou plus puissantes, ou plus artistes, ou plus savantes, ou plus religieuses. Ou, du moins, toutes ces valeurs sont subordonnées, par la sélection négative, à celle-ci: "Etre capable de durer."

La justice ne vaut que parce qu'elle est une base solide et que l'injustice est principe de fragilité. La beauté, la piété, de même: laideur et impiété dégoûtent de la vie. Quand la puissance et la richesse diminuent les chances de durée, au lieu de les augmenter, elles sont éliminées par la sélection. Durer, cela semble être la seule valeur humaine pour la Grande Conscience.

Un homme, en particulier, et même une société particulière, un peuple, a le choix entre des idéaux divers, et il peut sacrifier la durée à un idéal de justice, ou d'art, ou de connais- sance, ou à l'honneur. On admire bien un homme qui préfère son idéal ou son honneur à sa vie.

C'est l'humanité dans son ensemble qui n'a pas le choix, parce que la sélection négative favorise automatiquement les peuples qui subordonnent tout, consciemment ou non, à la durée.
Ibidem, p. 311

11
Les Gnostiques sont-ils conduits à une vue optimiste ou pessimiste?

Pour les deux ou trois prochains siècles, ils sont, peut-être jusqu'à l'excès, pessimistes pour notre monde occidental, qui a perdu toute foi en lui-même, qui a subi déjà des dégradations irréversibles, qui supporte mal le fardeau de sa propre civilisation, et qui est sur le bord d'une pénurie d'énergie qui arrêtera une machinerie déjà détraquée, et qui aggravera encore cette pénurie par des convulsions sociales, des guerres raciales.
Ils donnent aux Chinois de meilleures chances, au moins d'être longtemps "en gain" et de fournir l'axe central qui sortira du buissonnement des peuples, et qui portera les divers rameaux ultérieurs de l'humanité.
Ibidem, p. 325

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