Pierre Moscovici (1957)

16 janvier 2012 : Le futur Premier ministre (?) le dit "Hollande va gagner"
20 décembre 2011 : L'ancien trotskiste et lieutenant de DSK soutient les agents de sécurité grévistes des vacances de Noël
13 octobre 2011 : Affaire Banon classée, l'ami Dominique n'est pas un homme violent.
10 octobre 2011 : Canal+ Le Grand Journal, solidarité intime des futurs Premier Ministre de François ou de Martine, Pierre et Laurent ??
25 septembre 2011 : A 53 ans il veut jouer au plus haut niveau (?) près de celui qui, selon lui, devrait devenir Président en 2012 ; il doute de la sincérité de Tristane Banon et regrette son féminisme populiste, et fustige la droite des affaires (Gaubert, Bazire, Hortefeux ...).
18 septembre 2011 : Le veil ami et lieutenant de DSK, "intelligence" de FH, met le doigt dessus, Martine est bien la remplaçante de Dominique
04 septembre 2011 : "Le sauteur de bonne black" est fermement soutenu par "l'intelligence" de François Hollande ... qui ne refuse pas "ses compétences" ... comme son ancienne concubine notoire
23 août 2011 : Très heureux pour son mentor DSK, comme tous les socialistes et certains amis.
31 juillet 2011 : Le logistique de François Hollande "consterné" par les Le Pen
16 juillet 2011 : Au secours d'Eva Joly, qui veut supprimer le défilé militaire du 14 juillet, il qualifie le Premier Ministre de xénophobie méprisante et sectaire ...
10 juillet 2011 : Rallié in extremis à François Hollande, le brave et ancien trotskiste, et grand ami de DSK, sera une excellente intelligence en tant que grand cordonnateur de la campagne de l'ancien premier secrétaire du PS
01 juillet 2011 : Coup de tonnerre médiatique, DSK serait la "victime" de la belle africaine musulmane ... (???) ; Moscovini dans la panade ?
30 juin 2011 : Revirement tardif d'un ambitieux bien brave ? Soutien de François Hollande contre promesse de candidat ?
24 mai 2011 : Toujours et encore éventuellement candidat à la Présidence Française
19 mai 2011 : affaire DSK, Pierre Moscovici soulagé

Serge Moscovici (1925-)

Ancien militant communiste co-fondateur des Verts, ancien directeur d'études à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, 1972-1980 Professeur à l'Université de Paris VII, Département d'Anthropologie, Serge Moscovici est la référence française en psychologie sociale dans la deuxième moitié du XXème siècle.
Il est, notamment, le directeur du manuel Psychologie sociale, PUF, Paris, 1ère édition 1988, et du manuel Psychologie des minorités actives, PUF, Paris, 1ère édition Paris 1979.

Il est le père de l'ancien ministre socialiste, et ancien trotskiste (LCR, Krivine), Pierre Moscovici (portrait, septembre 2008), qui soutient le maire de Paris Bertrand Delanoe (Septembre 2008), qui, à la veille du Congrès de Reims (Novembre 2008), espérait encore devenir le patron du PS .... qui veut devenir Président de la République, comme Jean-François Copé à droite ....

1
Une foule, une masse, c'est l'animal social qui a rompu sa laisse. Les interdits de la morale sont balayés, avec les disciplines de la raison. Les hiérarchies sociales desserrent leur emprise. Les différences entre types humains s'abolissent, et les hommes extériorisent dans l'action, souvent violente, leurs rêves et leurs passions, du plus brutal au plus héroïque, du délire au martyre.
Un groupement humain en effervescence, un fourmillement constant, telle est la foule. Et aussi une force indomptable et aveugle, à même de surmonter tous les obstacles, de déplacer des montagnes ou de détruire l'œuvre des siècles.
in L'âge des foules, Un traité historique de psychologie des masses, Introduction, Fayard, Paris, 1981, p. 13

2
La psychologie des foules, prend au sérieux le phénomène religieux. En raison de sa valeur psychique pour les masses, bien sûr, et non pas de son contenu qui lui est indifférent. « On n'est pas religieux, écrit encore Le Bon, seulement quand on adore une divinité, mais quand on met toutes les ressources de son esprit, toutes les ardeurs du fanatisme au service d'une cause ou d'un être devenu le but et le guide des sentiments des foules. » Chaque action d'envergure en dépend.
Ibidem, Foules, femmes et folie, p. 166

3
Le prestige repose sur un don. On peut y voir une faculté que certains individus auraient reçue en partage, comme d'autres celle de peindre, de chanter ou de jardiner. Mais un don n'est pas un héritage que l'on dépense à son gré. Il faut le travailler, le discipliner, l'exploiter jusqu'à ce qu'il devienne un véritable talent, socialement utile et utilisable.
Le même auteur (Charles de Gaulle, Le fil de l'épée) poursuit: «S'il entre dans le prestige une part qui ne s'acquiert pas, qui vient du fond de l'être et varie avec chacun, on ne laisse pas d'y discerner certains élements constants et nécessaires. On peut s'assurer de ceux-là ou, du moins, les développer. Au chef, comme à l'artiste, il faut le don façonné par le métier.»

Ce métier comporte quelques règles simples. Maintien du corps, style précis et impératif de la parole, simplicité de jugement et rapidité de décision, voilà les principales composantes de la discipline des chefs. S'agissant des foules, il faut ajouter la faculté de capter et de communiquer l'émotion, la séduction des manières, le don de la formule qui porte, le goût de la mise en scène théâtrale, tous destinés à enflammer les imaginations. Appliquées avec discernement, ces règles suscitent l'imitation, exaltent l'admiration sans laquelle il n'y a pas de commandement et surtout pas d'obéissance.
Ibidem, p. 180-181

4
Au détail près, Tarde adopte la description des foules qu'en avait donnée Le Bon. Mais, remarque-t-il, celles-ci sont des associations spontanées et passagères qui ne peuvent rester indéfiniment en état d'effervescence. Elles sont destinées soit à se disloquer, à disparaître aussi vite qu'elles sont apparues, sans laisser de traces - pensez à un rassemblement de badauds, à un meeting, à une émeute passagère - soit à évoluer pour devenir des foules disciplinées et stables. Il y a une dynamique, une chaîne de transformations des premières aux secondes qui fait apparaître un caractère nouveau et distinctif.

Pour le déceler, il suffit d'observer le contraste entre les agglomérations d'individus sous le coup d'une même émotion, sous l'empire d'un même homme, lors d'un tremblement de terre, d'un match de football ou d'un festival de musique, et celles formées de manière délibérée, cristallisées en une Église, un parti ou une entreprise. La différence, nous le vérifions aisément, tient à l'existence d'une organisation qui s'appuie sur un système de croyances communes, mise en œuvre dans une hiérarchie reconnue par tous ses membres.

Tel est donc le caractère distinctif qui oppose les foules naturelles aux foules artificielles, les associations improvisées et non-formelles aux associations réglementées et formelles. Des unes aux autres, il y a une évolution logique. D'un événement quelconque mais frappant « naîtra spontanément ce premier degré de l'association que nous appelons la foule. Par une série de degrés intermédiaires, on s'élève de cet agrégat rudimentaire, fugace et amorphe, à cette foule organisée, hiérarchisée, durable et régulière qu'on peut appeler la corporation, au sens le plus large du mot. L'expression la plus intense de la corporation religieuse, c'est le monastère; de la corporation laïque, c'est le régiment ou l'atelier. L'expression la plus vaste des deux, c'est l'Église ou l'États. »
Ibidem, Le principe du chef, p. 219

5
Soyons plus explicite. Selon la psychologie des foules, les masses sont incapables de créativité spirituelle véritable et d'initiative sociale. Toutes les inventions importantes, tous les changements significatifs dans l'histoire sont l'œuvre d'individus. Derrière chaque apparence collective se cache une essence individuelle, et non l'inverse.
Quant au culte des masses, quant à la glorification de leur rôle dans la société, il n'y a là qu'un tissu de déclarations ronflantes, émanant de démagogues qui dissimulent ainsi leur ambition démesurée, sinon leur hypocrisie. Intelligentes, les foules? Comment se fait-il alors qu'elles se laissent régulièrement duper par les hommes en qui elles ont mis leur confiance, et même ne demandent que ça ? Riches de talents et de vertu? Mais alors pourquoi ont-elles si peu de prise sur les pouvoirs qu'il leur arrive de mettre en place, pouvoirs qui les entraînent parfois aux meilleures, mais le plus souvent aux pires extrémités? En vérité, les amis des foules sont de faux amis. En réalité, ils ne sont amis que d'eux-mêmes.
Ibidem, p. 227

6
Pourquoi les masses se soumettent-elles au meneur comme le troupeau à son berger? La question s'est toujours posée. Depuis la Seconde Guerre mondiale, elle se pose de façon plus pressante. Un phénomène est apparu dans le monde contemporain qui donne l'impression d'une survivance, et dont on a en vain cherché la cause: l'autorité de certains meneurs s'accompagne d'une terreur quotidienne. Elle exige le sacrifice de millions d'individus, pour des raisons de classe ou de race, sur une échelle inconnue auparavant. Et le pouvoir de ces meneurs, nul ne l'ignore, émane de la volonté populaire. Malgré cette cruauté, ils ont été entourés - et continuent à l'être - d'une vénération, voire d'un amour sans bornes. Dans bien des cas, amour et vénération vont de pai; avec la terreur, confinant ensemble au paroxysme.

Et pourtant, ce qu'il faut bien appeler des crimes était connu de tous, sauf de ceux qui ne voulaient pas les connaître, qui fermaient les yeux pour ne pas voir, les oreilles pour ne pas entendre, la bouche pour ne pas dénoncer. Ainsi la popularité dont a joui un Hitler ou un Staline déconcerte: « Le fait que le régime totalitaire, malgré l'évidence de ses crimes, s'appuie sur les masses, est profondément troublant », écrit Hannah Arendt.
Ibidem, p.235

7
Regardons l'évidence en face. C'est par l'essai, publié en 1921, dont le titre exact en français est La Psychologie des masses et l'analyse du moi, que Freud fait sa première incursion, officielle si vous voulez, dans le domaine de la psychologie sociale.
Au terme de l'analyse du moi individuel, dans son prolongement, il paraît retrouver la marque du social. Pas seulement sous la forme d'un autre individu, de l'autre ou de l'Autre, au sens neutre et abstrait qu'on lui donne aujourd'hui pour en camoufler l'identité concrète. Mais sous la forme des masses, inorganisées et organisées, et des meneurs. Un social d'autant plus inquiétant et fascinant à la fois que celui-ci, matérialisé par les masses, est de plain-pied avec ce que l'individu refoule. Il révèle en pleine lumière ce qu'on a tant de mal à atteindre: l'inconscient.

L'inconscient incarné par les multitudes terrifie Freud autant qu'il nous terrifie. Il éveille chez lui les mêmes peurs qu'il a déjà éveillées, vous vous en souvenez, chez Le Bon: « Cette peur des foules, écrit Marthe Robert, qu'on peut sans trop forcer les mots qualifier de phobie, il l'a, semble-t-il, depuis toujours, et depuis toujours il l'explique curieusement par une analogie qui, bien plus tard, lui fournira le thème de ses essais en sociologie: le peuple est de plain-pied avec les bas-fonds de la psyché, il y a entre lui et l'inconscient humain des relations de connivence, presque de complicité, qui mettent en péril les plus hautes valeurs de la conscience et les acquisitions de l'individualité. »
Ibidem, p. 294-295

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Emancipé
Pierre Moscovici. La cinquantaine venue, le député PS du Doubs s’est décidé à briguer la tête du PS. Jusque-là, ce solitaire intello et réservé épaulait DSK ou Jospin.
MARIE-DOMINIQUE LELIEVRE Libération QUOTIDIEN : lundi 15 septembre 2008 p. 40

Seul à une terrasse, tandis qu’à intérieur de la brasserie voisine ses alliés de la veille le trahissent en se tapant la cloche. C’est l’image qui reste de Pierre Moscovici à La Rochelle. «La mise en scène d’une trahison vous rend sympathique. Mais c’est pénible sur le plan personnel : je ne suis pas maso», concède Pierre Moscovici.
Parce que le Parti socialiste ressemble à un gros roman décourageant, avec trop de personnages, des intrigues qui se ramifient sans qu’on suive l’auteur, on se raccroche aux illustrations.

Autre photo, ce portrait de Léon Blum en noir et blanc dans le bureau de Pierre Moscovici, rue de Solférino. Il y a comme une adolescence qui se prolonge chez cet homme réservé qui n’a pas le permis de conduire, pas d’épouse, pas d’enfant et affiche dans son bureau un poster de son idole, comme d’autres celui de Kurt Cobain. La détermination en plus.

Car ses mésaventures rochelaises n’ont pas entamé son ambition : il sera candidat au poste de numéro 1. Il a fait son outing en janvier. «Réélu en 2007, j’approchais le rivage de la cinquantaine. Lionel Jospin ou Dominique Strauss-Kahn n’étaient plus là : c’est mon tour, me suis-je dit.» Un exploit pour ce pudique qui peut passer pour froid. Jusque-là, Moscovici a toujours été dans le désir des autres, les Jospin, les DSK, pour lesquels il produisait des notes et qui le surnommaient Mosco, comme un enfant.

C’est Strauss-Kahn qui l’entraîne rue de Solférino en 1984, lui, l’ancien militant de la LCR d’Alain Krivine, qui a voté Mitterrand en 1981 sans enthousiasme pour le personnage. Il devient expert économique du parti et travaille sur le programme de la gauche.
De DSK, il dit aujourd’hui: «Je reste en bons termes amicaux et intellectuels avec lui, mais parfois je l’aimerais plus proche. J’aurais apprécié un signe de sa part. Même si cela ne change rien à nos liens d’amitié et de fidélité, c’est l’année où nous nous sommes le moins parlé». Quant à DSK, que nous avons tenté de joindre au FMI, il a fait répondre «qu’il n’intervenait jamais sur ces questions-là».

Large front de cérébral, traits fins, il est assis dans un canapé de cuir chocolat, détendu dans des mocassins de daim brun qui reposent calmement sur la moquette à motif. Il y a un style Moscovici, tout en retenue diplomatique. De Ségolène Royal, il dit : «Je la trouve courageuse, intuitive, sensible, souvent déconcertante.» Dans un univers tonitruant, cette élégance peut nuire, parfois, à la force de son propos.
Derrière son bureau, un cliché aérien de Montbéliard : la masse claire au cœur de la ville, les usines Peugeot, rappelle que son électorat est composé à 45% d’ouvriers. Et qu’il n’a pas volé sa circonscription. Étrangement (ou pas), c’est une déculottée qui a fait de lui un véritable homme politique, c’est-à-dire un type capable de subir une humiliation et de se relever comme si de rien n’était.
«Comme les sportifs de haut niveau, les hommes politiques vont de défaite en victoire. Ils doivent être forts, physiquement et mentalement», dit son ami Charles Bietry. En 2002, Moscovici est battu aux législatives dans le Doubs après avoir traité ses électeurs de «cons» : ils ont voté pour Le Pen à 32% au premier tour. «J’ai compris que j’avais un travail à faire sur moi-même, que je paraissais trop distant.»
Pour la première fois sous la Ve République, cette terre de gauche choisit une femme de droite. Un électorat très populaire lui a fait mordre la poussière et payer son langage de bourgeois germanopratin (ligne 63, stations Solf2rino, le Flore, la Hune, Arnys, la Cigale-Récamier, MK2 Odéon).

Jusque-là, il a été gâté: Jospin lui a offert des costumes bien coupés: siège de député européen à 37 ans, portefeuille de ministre aux Affaires européennes à 40. Ce lynchage populo jouera en sa faveur au scrutin suivant. En 2007, cette région qui a donné à 47% ses voix à Sarkozy à la présidentielle, un mois plus tard en offre 63% à Moscovici.
«Cet électorat vote Le Pen par angoisse. La désindustrialisation lui donne un fort sentiment de déclassement. J’ai appris qu’il exigeait qu’on soit au contact. Il faut mouiller sa chemise.» Hackett, la chemise. Désormais, Pierre Moscovici fréquente le Café de la Paix à Montbéliard plutôt que le Flore (encore que…). Surtout, il a appris à parler simplement plutôt qu’à lui-même. «C’est la force de Nicolas Sarkozy : il parle mal français, mais il parle aux Français».

«Pierre a été marqué par son père: il est l’enfant brillant d’un sociologue Don Juan», note Guillaume Durand. Ami de Moscovici, ils se sont vus cet été à Hossegor, où Mosco séjournait avec sa fiancée. «Ce grand intellectuel considérait l’ENA comme une école de plomberie, ajoute Durand. Ça laisse des traces».

Pierre Moscovici est né dans une solide famille juive d’intellectuels de gauche. Proche du PCF, sa mère, Marie Bromberg-Moscovici, psychanalyste, a notamment signé le manifeste des 121. À 14 ans, Serge, son père, milite au parti communiste avant de fuir la Roumanie. Il se tient d’abord à l’écart de la vie politique française, puis en 1965, lit une biographie de Léon Blum avant de participer à la fondation des Verts.
«Blum a été l’homme le plus courageux, le plus respectable de la gauche, il a vraiment fait quelque chose d’important en 1936», dit-il. Son admiration pour Blum, il l’a transmise à son fils. Après l’ENA, dont il sort sixième, Pierre choisit la Cour des Comptes. Comme Blum. Pour obtenir l’approbation d’un père écrasant ? Il a fini par l’obtenir : «Pierre est plus mené par une sorte de vocation que par l’ambition. J’ai d’ailleurs été surpris de le voir manifester l’envie de prendre la tête de son parti», dit son père.

De son enfance, Pierre Moscovici a gardé un goût vif pour la culture américaine : il a passé l’année 1962 dans le New Jersey, alors que son père enseignait à Princeton, et l’été 1968 à Stanford. Saul Bellow, Philip Roth, Jonathan Franzen, mais aussi la musique folk de Woody Guthrie, le football, le basket et le cinéma, où il se rend deux fois par semaine.
Ce qui ne l’empêche pas de s’intéresser à l’actualité littéraire parisienne. Cet été, il a lu Un Diamant brut, d’Yvette Szczupak-Thomas, Le Jour où mon père s’est tu, de Virginie Linhart, et Ce que nous avons eu de meilleur, de Jean-Paul Enthoven, «autoportrait et galerie de portraits dont on cherche, et trouve facilement, les clés».

Il continue à se rendre chaque année aux Etats-Unis. New York, Boston, Chicago, San Francisco : c’est un homme des villes. Le 11 septembre 2001, il se trouvait d’ailleurs dans un avion survolant New York entre les deux attentats des Twin Towers. En provenance de Washington, il se rendait à Boston pour une conférence à Harvard. «Il y a une énorme fumée sur votre gauche», a remarqué le pilote.

Un type qui a échappé aux talibans devrait survivre aux manœuvres solférinaudes. D’ailleurs, de «Grands Zélus Socialistes» l’assurent de leur soutien, et du vote de leurs puissantes fédérations : Marseille, Lyon, Bordeaux. «Il a un véritable atout : c’est le seul candidat déclaré qui soit parlementaire», souligne Jean-Jacques Urvoas, député du Finistère.
Comme le dit son père, citant Napoléon : «Il ne faut pas seulement être un bon général, encore faut-il gagner les batailles». En tout cas, ce crâne d’œuf timide a gagné la première : il a brisé sa coquille.

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Pierre Moscovici se rallie à Bertrand Delanoë in-extremis Samuel Potier (lefigaro.fr), avec AFP 23/09/2008 | Mise à jour : 17:41 | Commentaires 4 .

L'ancien ministre délégué aux Affaires européennes, qui a hésité jusqu'au dernier moment à partir sous ses propres bannières, se range derrière le maire de Paris, alors que Julien Dray lâche Hollande pour rejoindre le camp de Ségolène Royal.

Il a hésité jusqu'à la dernière minute. Candidat depuis plusieurs mois au poste de premier secrétaire, Pierre Moscovici ne prendra finalement pas le risque de partir seul à la conquête du fauteuil de François Hollande. L'ancien ministre et député du Doubs a ainsi annoncé mardi qu'il apportait son soutien à Bertrand Delanoë en vue du congrès de Reims en novembre. Sa déclaration se veut limpide : «mon choix, c'est d'avancer dans ce congrès avec Bertrand Delanoë». Et avec François Hollande, aurait-il pu ajouter, le président du conseil général de Corrèze soutenant l'édile de Paris.

Le maire de Paris, qui s'est déclaré «content» de ce soutien, «appartient à la famille de pensée social-démocrate qui est aussi la mienne. Il a développé une offre politique sérieuse», a assuré Pierre Moscovici L'ex-ministre délégué aux Affaires Européennes a précisé que l'accord avec Delanoë portait sur plusieurs points : une convention qui permettra aux militants de trancher sur l'organisation ou non d'une primaire ouverte aux sympathisants pour désigner le candidat à l'Elysée en 2012 et une «feuille de route qui sera la feuille de route de la rénovation». Le dernier point porte sur la présidentialisation du parti : «Bertrand Delanoë m'assure que sa candidature comme premier secrétaire n'a pas de signification pour une candidature à la présidentielle de 2012. Je le crois», a-t-il encore assuré sans rire.

Six motions déposées

Pierre Moscovici a fait cette annonce quelques minutes avant l'ouverture, à 16h, de la réunion de la «commission des résolutions» du PS chargée de comptabiliser les motions, textes politiques sur lesquels voteront les militants. Cette réunion devait être suivie une heure plus tard du Conseil national (le «parlement» du parti, 300 personnes) d'enregistrement des différentes motions. Cette motion sera en compétition avec celles de Martine Aubry, de Benoît Hamon et de toute la gauche du PS réunie, Utopia, le Pôle écologique, et enfin Ségolène Royal.

La présidente de Poitou-Charentes peut d'ailleurs compter sur un nouveau renfort, le porte-parole du PS Julien Dray. Ce dernier a annoncé mardi qu'il rejoignait la motion de Ségolène Royal qui porte, selon lui, «toutes les idées nécessaires à un rassemblement novateur». «J'appelle toutes celles et tous ceux qui, au long des derniers mois, ont partagé mon combat à s'engager dans cette même démarche, pour que le seul gagnant de ce congrès soit le Parti socialiste et qu'enfin une opposition digne de ce nom puisse exister», poursuit le député de l'Essonne dans un communiqué.

Julien Dray avait joué un rôle essentiel dans la campagne de l'ancienne candidate à la présidence de la République, avant de s'éloigner d'elle. Celle-ci est soutenue par plusieurs grands barons locaux de la «Ligne Claire» : le maire de Lyon Gérard Collomb, le patron de la puissante fédération PS des Bouches-du-Rhône Jean-Noël Guérini, ainsi que par l'eurodéputé Vincent Peillon.

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Moscovici appelle à dépasser le "pour ou contre Royal" NOUVELOBS.COM | 14.11.2008 | 08:38

"Il reste trois jours pour essayer de faire prévaloir la sagesse", estime le député socialiste, proche de Bertrand Delanoë.

A la veille de l'ouverture du congrès socialiste de Reims, le député socialiste Pierre Moscovici, proche de Bertrand Delanoë, a appelé jeudi 13 novembre le Parti socialiste à "la sagesse" et à dépasser le clivage "pour ou contre Ségolène Royal". "Inquiet" pour le parti, Pierre Moscovici a estimé sur France-3, que le PS ne pouvait "se permettre un choc frontal, ni d'ailleurs une synthèse artificielle" lors du congrès de ce week-end.

"Il reste trois jours pour essayer de faire prévaloir la sagesse", a-t-il souligné, "il faut que les uns et les autres se posent une question simple: 'quel est l'intérêt général de ce parti?'" afin qu'il "se rassemble" et "se prépare à s'opposer à Nicolas Sarkozy". "Par pitié, que les socialistes pensent d'abord aux Français avant de se demander quelles alliances internes ils vont aborder au congrès", a-t-il supplié, car ceux-ci "souffrent de l'injustice de la politique" de l'actuel chef de l'Etat.

"Sommes-nous d'accord ?"

La motion E de Ségolène Royal étant arrivée en tête du vote des militants jeudi dernier, "il faut l'aborder non pas en se disant: on est pour ou contre Ségolène Royal. Il faut être ni fasciné, ni dans l'allergie, mais se demand(er) sur le fond, sommes-nous d'accord?", a-t-il proposé, estimant toutefois que c'était à la présidente de la région Poitou-Charentes "de créer les conditions d'un rassemblement".

Rappelant que la motion de Bertrand Delanoë était arrivée seconde lors du vote, qu'il devait "être un acteur" et "non un spectateur", le député du Doubs a fait valoir que cette motion était celle qui propose "les solutions les plus crédibles, les plus réalistes, et les plus à gauche". "Nous pouvons être une solution", a-t-il encore plaidé. (avec AP)

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Moscovici : "Il faut ouvrir les portes et les fenêtres" du PS
Europe1.fr Créé le 11/08/09 - Dernière mise à jour à 9h25

Le député du Doubs a présenté mardi sur Europe 1 sa réflexion autour d’un nouveau modèle de développement économique et social.

Pierre Moscovici profite de ses vacances pour écrire un livre intitulé "Comment la gauche peut gagner en 2012". "Le titre peut paraître surréaliste. Certains me disent ‘c’est les travaux d’Hercule’", a raconté le député socialiste du Doubs, invité d’Europe 1 mardi matin.

Il a expliqué avoir répondu à une commande de Martine Aubry, la première secrétaire du PS, et engagé une réflexion sur un nouveau modèle de développement qui lierait "les questions économiques, sociales et écologiques".

"Il faut ouvrir les portes et les fenêtres du Parti socialiste. Il faut en finir avec un certain nombrilisme, avec un certain narcissisme assez insupportable", a assuré Pierre Moscovici. Il faut "se remettre au travail et écouter" les Français, a-t-il ajouté. Précisant : c’est "une ambition que le Parti socialiste n’a pas eue au cours des douze dernières années".

Première étape de cette réflexion : lancer "une grande consultation de tous les Français", autour de la crise qui ne connaît selon lui qu’une "accalmie". Après quatre mois de travail, elle débouchera sur convention nationale pour entériner ce projet. Objectif à court terme fixé par Pierre Moscovici : "les régionales" de 2010.

Et pour la présidentielle de 2012 ?

Interrogé sur ses relations avec
Dominique Strauss-Kahn, Pierre Moscovici a confié qu’ils leur arrivaient de parler de l’avenir du PS.

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DSK : Moscovici "soulagé" Par Europe1.fr Publié le 20 mai 2011 à 08h21 Mis à jour le 20 mai 2011 à 08h28

Proche de Dominique Strauss-Kahn, Pierre Moscovici s’est dit "soulagé" vendredi, au lendemain de la décision d’un juge new-yorkais de libérer l’ex-président du FMI. "Je suis soulagé, je suis heureux, je suis content en pensant en lui, en pensant à sa femme Anne Sinclair, à ses enfants. On a vu des images assez émouvantes. Je pense que beaucoup de Français partagent ce sentiment-là", a déclaré le député du Doubs sur Europe 1.

"En même temps, je n’oublie pas qu’il est inculpé, je n’oublie pas que les faits qui lui sont reprochés sont graves. A lui maintenant de parler. Il va pouvoir préparer sa défense dans des conditions dignes et humaine."

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Marisol Touraine : "Moscovici serait un excellent candidat" Le Point.fr - Publié le 24/05/2011 à 18:06 - Modifié le 24/05/2011 à 18:07

La députée PS, proche de l'élu du Doubs, n'exclut pas la candidature d'un socialiste strauss-kahnien à la primaire socialiste.

La députée strauss-kahnienne Marisol Touraine, proche de Pierre Moscovici, a déclaré mardi que celui-ci ferait "un excellent candidat" aux primaires socialistes après la mise hors course de Dominique Strauss-Kahn, accusé de crimes sexuels à New York. "Je trouve que Pierre Moscovici serait un excellent candidat", a-t-elle déclaré à des journalistes dans les couloirs de l'Assemblée.

"C'est une décision qu'il ne prendra pas seul. Il faut en débattre. On en discute beaucoup", a ajouté la députée d'Indre-et-Loire. "Nous n'excluons pas d'apporter le soutien à l'un de ces candidats", avait-elle commencé, interrogée sur la possible candidature de Martine Aubry ainsi que sur les candidats déjà en lice comme François Hollande ou Arnaud Montebourg.
"Nous n'excluons pas non plus à ce jour de nous engager avec un candidat qui nous paraîtrait plus proche du projet que nous portons depuis déjà un certain temps", a ajouté cette proche de DSK.

Des députés strauss-kahniens doivent se réunir mercredi à l'Assemblée autour de François Pupponi et de Pierre Moscovici, deux proches de l'ex-directeur général du Fonds monétaire international.

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Moscovici rejoint Hollande, "pour la crédibilité et le réformisme" LEMONDE.FR | 30.06.11 | 17h48 • Mis à jour le 30.06.11 | 20h21

Le député du Doubs Pierre Moscovici avait longuement hésité entre présenter sa propre candidature à la primaire socialiste, soutenir François Hollande ou Martine Aubry.AFP/XAVIER LEOTY

Fidèle de Dominique Strauss-Kahn, ancien ministre des affaires européennes de Lionel Jospin, Pierre Moscovici avait longuement hésité. A l'instar de Gérard Collomb, maire de Lyon et également tenant d'une ligne sociale-démocrate, il a finalement rallié M. Hollande avec les militants et élus de son courant, Besoin de gauche. Devenu "coordinateur de la campagne" de l'ex-premier secrétaire du PS, M. Moscovici a expliqué se sentir "en phase" avec ce dernier. Cette responsabilité influera-t-elle sur la campagne du rival de Martine Aubry et de Ségolène Royal pour la primaire socialiste ?

Interrogé par Le Monde.fr, M. Moscovici explique que son rôle sera avant tout "transversal". "Il s'agit d'animer, et de coordonner. Je n'ai pas de volonté d'hégémonie, plutôt celle de réussir l'amalgame entre des équipes de différentes provenances, assure-t-il. Je ne me vois pas comme adjudant, mais plutôt comme quelqu'un qui organise, qui apporte de la fluidité." PAS DE "MARCHANDAGE"

Le député du Doubs a beaucoup insisté, dans son interview sur RTL, jeudi 30 juin, sur sa volonté de défendre "les idées sociales-démocrates, réformistes" qui sont celles des strauss-kahniens. "L'important, c'est la crédibilité par rapport au réel", explique-t-il.

Pourtant, il se défend de tout "marchandage". "Le candidat, c'est François Hollande, assure-t-il. Je me mets à son service. Mais, ajoute-t-il, on peut monter encore d'un cran les discours et les idées, tirer ensemble l'attelage vers des idées, une vision plus aiguës."

Sans avoir d'agenda caché, les strauss-kahniens qui soutiennent M. Hollande ont quelques points sur lesquels ils comptent se faire entendre. "Sur la social-économie, sur l'euro, sur l'Europe... ", liste le sénateur François Patriat. Joint par Le Monde.fr, cet autre fidèle strauss-kahnien rallié à François Hollande estime qu'il faudra amener des "innovations sociales", sans renoncer pour autant au programme du PS, commun à tous les candidats.

Pierre Moscovici, lui, estime que la candidature de François Hollande ne sera pas nécessairement celle de l'aile sociale-démocrate contre un PS plus à gauche qu'incarnerait Martine Aubry. Pour François Patriat, "il y aura des croisements, l'un comme l'autre iront tantôt plus à gauche, tantôt plus vers des idées plus sociales-démocrates".

"C'EST NICOLAS SARKOZY QU'IL FAUT BATTRE"

Pour M. Moscovici, "la campagne commence aujourd'hui". Il souhaite qu'elle soit "impeccable, sans petites phrases", et rappelle "qu'il ne s'agit pas seulement d'une primaire, mais d'une présidentielle, pour laquelle nous n'avons pas le droit de décevoir".

M. Patriat, lui, craint tout de même "que ça ne devienne sanglant", et s'inquiète d'un parti "coupé en deux entre un conseil national pro-Aubry et des élus locaux pro-Hollande". Pour M. Moscovici, c'est exactement la situation qu'il faut éviter : "C'est Nicolas Sarkozy qu'il faut battre", tranche le coordinateur de François Hollande.

Pierre Moscovici évoque désormais l'idée d'un meeting commun avec son candidat rapidement, avant un été qu'il envisage "studieux". Pour autant, M. Moscovici n'est pas partisan "d'aller pourchasser les Français sur les plages". Il préfère donc "une pause estivale" pour "recharger les batteries" avant le "marathon" de la campagne de la primaire, puis de la présidentielle. Samuel Laurent

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Source : La Tribune.fr - 01/07/2011 | 11:08 -

L'éventualité que Dominique Strauss-Kahn puisse voir s'effondrer les accusations d'agression sexuelle pour lesquelles il est actuellement inculpé à New York suscite déjà de l'espoir à gauche. De ses proches comme Pierre Moscovici à d'autres membres de la classe politique comme Jean-Louis Borloo, nombreux sont ceux qui, tout en se disant prudents, ont déjà commenté le "coup de théâtre" révélé par le New York Times.

Il venait de se rallier à François Hollande dans la course aux primaires socialistes, Pierre Moscovcici, ancien strauss-kahnien se refuse à se livrer aux conjectures. "C'est une nouvelle incroyable sans doute (...)", a déclaré le député du Doubs sur France Info. "Ma première réaction est une réaction de prudence. J'attends la décision de la justice. (...) Les spéculations à chaud, franchement ce n'est pas mon genre", a-t-il tempéré.

Une prudence partagée par Jean-Christophe Cambadélis, lui aussi strauss-kahnien et soutien de Martine Aubry pour les primaires. "Si les informations de New-York sont confirmées par l'audience de ce jour, il y a de quoi retrouver le sourire. Mais laissons la justice américaine agir et DSK dire sa vérité", a affiché le député PS du XIXe arrondissement de Paris sur son blog.

Lionel Jospin s'est aussi exprimé avec circonspection sur le sujet. "Dans l'hypothèse où Dominique serait lavé de toute charge, ce que je souhaite évidemment ardemment, ce serait d'abord à lui de se déterminer après un tel choc personnel. Après ce sera aux socialistes et aux responsables socialistes d'en décider", a expliqué l'ancien Premier ministre.

Les deux candidats les plus en vue pour remporter les primaires, François Hollande et Martine Aubry, interrogés par l'AFP ont tous deux exprimé leur espoir que Dominique Strauss-Kahn soit libéré mais se sont refusés à tout commentaire sur les conséquences politiques de ce possible rebondissement.

"Regarder les Français dans les yeus"

Pour d'autres socialistes, les dernières révélations dans l'affaire DSK sont de bon augure pour son retour sur la scène politique en France. Ainsi un autre proche de l'ancien patron du FMI, Jean-Marie Le Guen, s'est montré optimiste. "Le fait que les accusations terribles qui ont été portées contre lui s'effondrent prouvent que tous ceux qui ont spéculé sur sa disparition politique maintenant devront compter sur une personne, je l'espère, qui sera bientôt libre de ses mouvements et qui pourra regarder les Français les yeux dans les yeux", a-t-il déclaré au micro de France Info. Pour le député de Paris, Dominique Strauss-Kahn "sera présent dans la campagne présidentielle" de 2012 s'il est blanchi par la justice américaine.

Jack Lang voit l'éventuelle levée des accusations contre DSK sur la campagne présidentielle au PS comme une opportunité. La présence de DSK aux côté des socialistes "à quelque rang que ce soit serait un coup de booster assez extraordinaire", a souligné l'ancien ministre de la Culture sur BFM.

Plus radicale encore, Michèle Sabban, vice-présidente PS du conseil régional d'Ile-de-France, a demandé que le processus des primaires socialistes soit suspendu pour laisser à Dominique Strauss-Kahn "un temps de parole". Pour l"instant, la date limite de dépôt de candidature aux primaires PS est pour l'instant fixée au 13 juillet, le scrutin devant avoir lieu les 9 et 16 octobre.

"Qu'est-ce qui l'empêche de revenir s'il en a la force et l'envie ?", s'est par ailleurs interrogé le centriste Jean-Louis Borloo sur i-Télé et Radio Classique. "J'ignore absolument son état d'esprit mais je ne vois pas, s'il le souhaitait, ce qui l'en empêcherait en tous les cas", a ajouté le président duparti radical.

"La tête que doit faire Sarkozy"

Enfin, le député PS de Seine Saint-Denis s'est réjouit des effets à ce dernier coup de théâtre dans l'affaire DSK. "Il y a un seul truc qui me fait plaisir, en dehors de cette espérance qui réapparaît dans la vie de Dominique Strauss-Kahn, d'Anne Sinclair et de toute leur famille, c'est la tête que doit faire Sarkozy aujourd'hui et toute la droite qui a voulu avec cette affaire éliminer le Parti socialiste au niveau moral", a ainsi signalé Claude Bartolone sur I-Télé. latribune.fr - 01/07/2011, 11:08 | |

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"François Hollande a changé" Interview de Pierre Moscovici dans Le Parisien – « L’invité du dimanche » du 10 juillet 2011 p. 05 Propos recueillis par Matthieu Croissandeau et Philippe Martinat

Ami personnel de DSK, dont il poussait la candidature, Pierre Moscovici soutient désormais François Hollande, dont il est le « coordinateur » pour les primaires PS.

Dominique Strauss-Kahn pourrait-il, s’il était blanchi, revenir en politique?

PIERRE MOSCOVICI. Je ne fais pas de conjecture politique. J’ai ressenti cette période en ami. Blanchi, il pourra revenir en politique, s’il le souhaite. Mais le voudra-t-il? On ne traverse pas sans blessure une telle épreuve.

Avez-vous parlé avec DSK depuis la plainte déposée en France par Tristane Banon?

Non. Je n’arrive pas à trouver cette affaire convaincante ni fortuite. Les faits allégués seraient survenus il y a huit ans. Cette jeune femme avait déclaré qu’elle ne porterait pas plainte tant que Strauss-Kahn serait sur le sol américain et voilà qu’elle se décide à le faire au lendemain de la nouvelle heureuse d’une possible fin de la procédure. Il y a plainte, il faut laisser la justice suivre son cours. Mais cette affaire m’apparaît à certains égards mystérieuse et malintentionnée.

François Hollande est également mis en cause?…

Cela n’est également ni fortuit, ni convaincant. Je vois là une sorte de billard dont on ne peut pas mesurer le nombre de bandes.

Pour en venir aux primaires PS, pourquoi avez-vous choisi de soutenir François Hollande?

J’ai fait un choix de cohérence et de confiance. J’ai choisi Hollande en raison d’une convergence réformiste évidente. Nous pensons par exemple tous les deux que l’Europe doit être au cœur de toutes les politiques publiques. Avec lui, nous pouvons rénover les idées, les pratiques, les visages du PS.

Le bilan des dix années de Hollande à la tête du PS n’est-il pas cependant discuté?

Les uns et les autres ont des éléments de force et de faiblesse dans leur bilan à la tête du PS. Mais François Hollande n’est plus premier secrétaire, il s’est libéré de cette charge. Son dispositif, sa stratégie de campagne, sa vision pour la France sont plus ouverts que ceux de ses concurrents. Pour l’avoir rencontré à plusieurs reprises, je sais qu’il a changé. Il s’est préparé à diriger le pays, il est plus déterminé que les autres.

Martine Aubry a averti qu’elle attaquerait en justice les auteurs de rumeurs qui la viseraient. Cette campagne présidentielle n’est-elle pas très mal partie?

Martine a raison de ne pas se laisser faire! Comme elle, je déteste la politique qui salit. La France en 2012 a besoin d’un vrai débat de société et non d’une campagne de caniveau.

Mardi, la direction du PS n’a-t-elle pas été très indulgente avec le Marseillais Jean-Noël Guérini?

Le rapport sur le fonctionnement de la fédération des Bouches-du-Rhône aurait pu aller un peu plus loin. Il a respecté la présomption d’innocence. Il n’a pas voulu amalgamer affaires judiciaires autour du conseil général des Bouches-du-Rhône et PS local. Mais il y a de quoi rénover vraiment cette fédération. Je ne soutiens pas la démarche d’Arnaud Montebourg. Lorsqu’il se transforme en procureur, Arnaud, qui a beaucoup de talent, est souvent à côté du sujet. Ce n’est pas notre rôle.

Comprendriez-vous que DSK soutienne Aubry?

Je respecterai son choix. Mais s’il n’est pas candidat lui-même, le mieux serait qu’il laisse les primaires se dérouler, qu’il prenne de la hauteur et puisse, avec le temps, revenir en force pour servir le candidat que le parti aura désigné, quel qu’il soit.

Ces primaires ne sont-elles pas pour l’instant inaudibles?

L’affaire extraordinaire de New York a envahi les médias. Si bien qu’à ce jour nos débats ne sont pas totalement audibles. Le non-lieu de Dominique Strauss-Kahn, que j’espère le plus proche possible, sera une libération pour lui — surtout pour lui —, mais aussi pour nous tous. La politique et le combat contre Nicolas Sarkozy vont reprendre leurs droits.

Le président du PRG, Jean-Michel Baylet, va concourir aux primaires socialistes…

Bienvenue à nos amis radicaux de gauche! C’est une façon de tirer les leçons du 21 avril 2002. Le fait d’opérer un premier rassemblement avec les radicaux est donc une bonne nouvelle.

Alain Minc assure que, si le projet du PS était appliqué, la France perdrait sa bonne note pour pouvoir emprunter sur les marchés. Que lui répondez-vous?

Cette argumentation, que je trouve indigne lorsqu’elle est reprise par le chef de l’Etat — ce qu’il a fait notamment à l’étranger —, est totalement stupide. Le projet socialiste reconnaît la nécessité du désendettement, explique comment on y parviendra, notamment en touchant aux niches fiscales, et souligne qu’il s’agit bien d’une priorité. Qu’Alain Minc soit rassuré : la gauche est l’ennemie de la dette car la dette est l’ennemie de la gauche. Car lorsqu’un pays est endetté, il ne peut pas financer ses services publics ni investir sur les secteurs clés d’avenir.

La droite serait raisonnable et la gauche dépensière?

C’est une théorie combattue par l’histoire car, depuis trente ans et l’alternance de 1981, à chaque fois c’est la gauche qui a été raisonnable et la droite dépensière. Je n’accepte pas les leçons de ces professeurs de vertu qui ont inspiré Sarkozy, notamment sur le bouclier fiscal, et qui nous ont incités à la débauche budgétaire et fiscale, en faisant exploser la dette et les déficits.

Etes-vous partisan de limiter les très hautes rémunérations?

Oui, en commençant par limiter de manière drastique les écarts dans les entreprises publiques et en agissant par la fiscalité et l’incitation fiscale dans le privé. Il faut aussi que la fiscalité du capital soit beaucoup plus proche de la fiscalité du travail qu’elle ne l’est aujourd’hui. Quand les responsables de droite prétendent ouvrir ce débat, on croit rêver : ce sont bien eux qui ont monté depuis 2007 un système d’injustice fiscale inédit.

Le gouvernement n’était-il pas obligé de modifier la réforme des retraites?

On s’aperçoit que la fameuse réforme des retraites, qui était supposée être définitive pour financer le système pendant vingt ans, n’aura duré que quelques jours. C’est à la fois une injustice, car on fait en sorte que ce soient les salariés qui contribuent plus que les revenus du capital, et un aveu d’échec.

Où vous voyez-vous dans un an?

Au sein d’une majorité de gauche! Dix années après le 21 avril 2002, je pense à la victoire collective et non à un destin personnel : ne vendons pas la peau de l’ours avant de l’avoir tué.

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Moscovici/Joly: "Fillon a dérapé" AFP lepoint.fr 16/07/2011 | Mise à jour : 08:25

Le député PS Pierre Moscovici a demandé hier à François Fillon de "retirer" ses propos sur Eva Joly, qui ne sont "pas dignes" d'un premier ministre, "tout au plus ceux d'un des nombreux pitt-bulls de la droite".

"M. Fillon a dérapé. Ses propos sont inadmissibles. Il faut respecter les candidats des formations démocratiques et une fois de plus, je le répète, en 2012, on a besoin d'un grand débat démocratique", a-t-il déclaré à l'AFP. "Ses propos ne sont pas dignes d'un premier ministre de la France. Ils sont tout au plus ceux d'un des nombreux pitt-bulls de la droite et je demande à M. Fillon de les retirer", a affirmé l'ancien ministre qui a rejoint François Hollande, candidat à la primaire socialiste et dont il est coordonnateur de la campagne.

M. Moscovici a été "scandalisé par les propos du premier ministre en réaction à l'attitude d'Eva Joly sur le 14 juillet", tout en reconnaissant qu'on "peut être en désaccord" avec la candidate d'Europe Ecologie-Les Verts à la présidentielle, qui a proposé de supprimer le défilé militaire. Mais "il y a dans les propos de François Fillon un zeste de xénophobie, énormément de mépris ou de sectarisme".

"On a l'impression que le premier ministre depuis une semaine qui se posait pourtant en bon républicain, se transforme en procureur contre la gauche intolérant et sectaire", a-t-il déclaré.

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Propos recueillis par Antonin Chilot | Publié le 31.07.2011, 11h59 | Mise à jour : 18h09 leparisien.fr

Pour Pierre Moscovici, Marine Le Pen «doit condamner les propos de son père», qui a qualifié d'«accident» les attentats en Norvège.

«Quittez la solidarité familiale pour la clarté politique !». L'exigence, signée Pierre Moscovici, s'adresse à Marine Le Pen. Le député socialiste du Doubs et coordinateur de campagne de François Hollande dans la primaire PS exhorte la présidente du Front National à condamner les propos de son père, qui a qualifié d'«accident» les attentats en Norvège.

Comment avez-vous accueilli les propos de Jean-Marie Le Pen sur la tuerie d'Oslo ?

Ils m'ont consterné, comme à l'habitude. Il faut dire que l'on a affaire à un dangereux récidiviste. Avant, Jean-Marie Le Pen était l'homme du détail (NDLR : en 1987, il avait déclaré que les chambres à gaz étaient «un point de détail de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale»), aujourd'hui, il est celui qui estime que cette tuerie n'est qu'un «accident». Il y a une pathétique cohérence dans tout ça. Jean-Marie Le Pen a également tendance à confondre victimes et bourreaux. Et il veut faire d'Anders Behring Breivik un fou, ce qu'il n'est pas, afin d'effacer toutes les motivations idéologiques de ce meurtrier.

Que pensez-vous du peu de réactions politiques suscitées par ces propos ?

Je demande avec fermeté et insistance à Marine Le Pen de condamner les propos de son père, qui, je le rappelle, est encore président d'honneur du Front National. Elle qui veut normaliser son parti et le réintroduire dans l'arc républicain ne peut pas tolérer cette parole provocante et surtout négationniste. Pas d'ambiguité ! Ce silence peut passer pour de l'acquiescement. Marine Le Pen doit quitter la solidarité familiale pour la clarté politique.

Et le silence de l'UMP ?

Il serait évidemment de bon ton que la droite républicaine marque sa réprobation. LeParisien.fr

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Moscovici : "Cette affaire est classée" LEMONDE.FR avec AFP, Reuters | 23.08.11 | 20h19 • Mis à jour le 23.08.11 | 21h38

Le soulagement exprimé par de nombreux responsables socialistes à l'annonce de l'abandon des poursuites contre Dominique Strauss-Kahn a redoublé, mardi 23 août, quand celui-ci a été confirmé. "Je suis très content pour DSK, sa famille, les siens. J'ai un grand plaisir, a dit Jean-Christophe Cambadélis, un des lieutenants de M. Strauss-Kahn. C'est un soulagement. Il sort d'une épreuve judiciaire qui a été un cauchemar, sans aucun doute. Ce que je retiens, c'est la décision de justice. Un non-lieu est un non-lieu".

Martine Aubry a réitéré son "immense soulagement". "Je suis très heureuse pour Dominique Strauss-Kahn et Anne Sinclair. Je le dis profondément. Je pense que nous devons réfléchir dans ce moment, à la vérité des faits, au respect des personnes, des victimes ou des coupables présumés et au respect de la justice", a-t-elle déclaré, alors que Jean-Marie Le Guen, autre proche de Dominique Strauss-Kahn, pense qu'il veut avant tout "rentrer en France" et "s'exprimer". "Il a des choses à nous dire sur la crise financière que nous connaissons et sur laquelle beaucoup attendent ses propres réflexions", a tenu à souligner M. Le Guen.

Manuel Valls, candidat à la primaire du PS, a confirmé qu'à ses yeux "l'analyse et l'expertise de Dominique Strauss-Kahn seront nécessaires, utiles et bienvenues pour la gauche et la France". "La voie tracée par DSK a été plébiscitée par les Français", ajoute-t-il, citant "le sérieux dans la gestion des comptes publics et le soutien à la compétitivité de l'économie et de l'industrie".

"Cette affaire est classée, a renchéri Pierre Moscovici, proche de M. Strauss-Kahn devenu directeur de campagne de François Hollande. Il faut cesser de distiller sans arrêt des rumeurs ou un faux soupçon. C'est derrière lui. Après, chacun peut avoir ses jugements moraux sur ceci ou cela."

Une façon détournée de parler de la plainte déposée en France, mardi, par les avocats de Nafissatou Diallo pour subornation de témoin contre un adjoint du maire de Sarcelles, François Pupponi. "Chaque fois que DSK a une bonne nouvelle judiciaire aux Etats-Unis, il y a, en France, une soi-disant nouvelle affaire qui sort. Tout cela commence à faire beaucoup", s'était énervé M. Pupponi en apprenant le dépôt de la plainte.

"AUTOCONGRATULATIONS"

A l'UMP, Jean-François Copé a "pris acte" de la décision judiciaire, mais "rappelle qu'une procédure civile visant Dominique Strauss-Kahn est toujours en cours aux Etats-Unis".

Le président du MoDem, François Bayrou, a jugé que "des questions demeurent sans réponse", jugeant "naturel" que M. Strauss-Kahn "s'exprime" prochainement. Interrogé sur Europe 1 sur l'éventuel rôle de M. Strauss-Kahn dans la présidentielle de 2012, M. Bayrou a estimé que "c'est à DSK de s'exprimer et au PS de répondre". "Je ne suis partie prenante d'aucune des deux expressions. Je n'imagine pas qu'il se relance dans l'élection présidentielle, mais si c'est son choix, c'est l'affaire du Parti socialiste", a-t-il souligné.

Si les amis et camarades de l'ex-ministre socialiste ont laissé éclater leur joie, d'autres personnalités politiques ont clairement déclaré regretter cette probable décision de la justice américaine. C'est le cas de l'ancienne ministre communiste Marie-George Buffet, qui y voit une "mauvaise nouvelle pour la justice" et "pour les femmes".

Anne Mansouret, élue socialiste et mère de Tristane Banon, qui a porté plainte pour tentative de viol contre Dominique Strauss-Kahn, s'est pour sa part déclarée "profondément indignée".

L'avocat de Tristane Banon, Me David Koubbi, s'est élevé contre "une séance d'autocongratulations des amis de DSK" d'une "indécence crasse".

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Retour de DSK: «Il sera utile à son pays» macommune.info

Pierre Moscovici, député strauss-kahnien du Doubs, coordinateur de la campagne de François Hollande, est convaincu "qu'à l'avenir Dominique Strauss-Kahn sera utile à son pays, utile à la gauche et que ses compétences reconnues trouveront à nouveau à s'employer".

"Il n'est pas candidat aux primaires. Mon impression est qu'il souhaite que le processus se déroule avec ses protagonistes" actuels, a poursuivi Pierre Moscovici.

"Dominique Strauss-Kahn et Anne Sinclair rentrent en France après ce qui a été, comme il l'a dit lui-même, une épreuve, un cauchemar. Moi je lui dis bienvenue. Je souhaite qu'il ait sa totale liberté pour retrouver les siens, pour retrouver la France et pour qu'il puisse aussi se reconstruire lui-même".

"C'est sans doute de ce temps personnel dont il a besoin. Il s'exprimera devant les Français au moment qu'il choisira. Il le fera, je pense, dans un délai pas trop éloigné".

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Hollande et Royal louent les "compétences" de Strauss-KahnCréé le 05/09/2011 à 09h02 rtl.fr

François Hollande et Ségolène Royal n'ont pas exclu dimanche d'utiliser les "compétences" de Dominique Strauss-Kahn, qui est rentré à Paris après l'abandon des poursuites pénales à son encontre à New York.

Les deux candidats à la primaire socialiste en vue de l'élection présidentielle de 2012 ont estimé qu'il revenait à l'ancien directeur général du Fonds monétaire international (FMI) de se prononcer sur son avenir politique, sur lequel il n'a pas dit un mot depuis son retour dimanche matin.

"Il y a une chose qui est certaine, c'est que sa compétence en matière de finance internationale est recherchée et reconnue", a souligné François Hollande, lors de l'émission "Le Grand Jury Le Figaro-RTL-LCI".

"Tout ce qui s'est passé ne remet pas en cause sa compétence. Maintenant pour la suite, je crois qu'il faut 'laisser du temps au temps' comme disait François Mitterrand", a estimé pour sa part la présidente de Poitou-Charentes.

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Aubry "niait" tout pacte avec DSK Publié le 19.09.2011, 08h32 leparisien.fr Jean-Pierre Muller

Le directeur de la campagne de François Hollande, Pierre Moscovici, a relevé lundi que Dominique Strauss-Kahn avait reconnu dimanche un "pacte" politique avec Martine Aubry, alors qu'elle en "niait" l'existence selon lui.

"J'ai noté qu'il a mentionné un pacte, pacte que Martine Aubry elle-même niait il y a encore peu de temps. J'ai noté qu'il avait dit lui-même qu'il allait être candidat alors qu'elle nous disait il y a quelque temps qu'il n'y avait rien de fait", a déclaré M. Moscovici sur ITélé.

"Quand on entre dans une élection comme la primaire, on doit être déterminé par soi-même et par ses convictions", a-t-il glissé à l'endroit de la maire de Lille, rappelant que François Hollande avait toujours "critiqué le pacte".

Il a qualifié de "pas sérieux" les critiques de Martine Aubry sur "l'inexpérience" de François Hollande, ex-Premier secrétaire du PS: "Il était le seul qui rencontrait Lionel Jospin toutes les semaines (quand la gauche était au gouvernement entre 1997 et 2002, ndlr). Tous les jours il parlait avec Lionel Jospin. Il pouvait même arriver que cela agace tel ou tel ministre", a fait valoir l'ex-ministre des Affaires européennes.

"Nous, socialistes, nous ne devons pas resté scotchés sur ce qui s'est passé dans cette chambre 2806", a-t-il dit au sujet de l'intervention de DSK la veille sur TF1. "On ne saura jamais complètement, même s'il faut prendre au sérieux ce que DSK a dit".

"J'ai vu quelqu'un qui voulait effacer cette faute, en tous cas présenter ces regrets, et puis qui était déjà lui-même dans un processus de reconstruction", a dit M. Moscovici, qui se définit comme un "ami" de DSK.

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BFM-TV 13 octobre 2011 18.10 Selon le Parquet de Paris l'agression sexuelle est prescrite.

Pierre Moscovici maintient que son ami DSK n'est pas un homme violent, qu'il a été blanchi à New-York et qu'étant non-poursuivi à Paris il reviendra dans la vie publique et qu'il y aura sa place.

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Moscovici : "la grève aéroportuaire n'aurait pas dû avoir lieu" Par LEXPRESS.fr, publié le 20/12/2011 à 11:44, mis à jour à 14:37

Les socialistes ont accusé ce matin le gouvernement d'être responsable du mouvement social qui perturbe les aéroports. Selon eux, la grève s'explique avant tout par "un manque de dialogue social."

Martine Aubry et Pierre Moscovici ont taclé ce matin le gouvernement, sur sa gestion de la grève aéroportuaire. Selon les socialistes, le mouvement n'aurait "même pas du avoir lieu", si le gouvernement avait été ouvert au dialogue.

"Le service mimimum, la droite en parle toujours en plein moment de crise. Ce n'est pas au moment où les Français vont partir en vacances - et on peut comprendre leur exaspération - qu'il faut s'inquiéter du fait que les salariés de ces entreprises privées de sécurité soient dans la précarité et de mauvaises conditions de travail" a déclaré Martine Aubry, première secrétaire du PS, mardi matin sur RTL. "C'est avant qu'il faut se mettre autour d'une table pour mettre en place le dialogue social" a poursuivi la maire de Lille.

Pierre Moscovici, directeur de campagne de François Hollande, a également mis en cause la responsabilité du gouvernement dans la grève. Interrogé par France Info sur la nécessité ou non d'un service minimum, le député PS du Doubs a estimé que "cette grève n'aurait pas dû avoir lieu". Il la "regrette" et pense "aux gens qui veulent prendre leurs vacances, rejoindre leur famille et sont bloqués". "Le gouvernement, plutôt qu'avoir toujours la même réponse - un problème, une loi, en plus à quelques encablures de la présidentielle - devrait avoir la culture du dialogue et aider les entreprises qui dépendent de lui en partie à avoir cette culture", a-t-il plaidé.

"La nomination des médiateurs arrive un peu tard"

Relevant qu'il y a aujourd'hui deux médiateurs dans le conflit aéroportuaire en cours, Martine Aubry a lancé: "tant mieux. C'est un peu tard. C'est avant qu'il aurait fallu traiter ces affaires. Mais l'exemple vient d'en haut, quand Nicolas Sarkozy a méprisé les millions de Français qui sont descendus dans la rue sur les retraite ou quand il met en place plan d'austérité après plan d'austérité sans consulter l'opposition ou débattre au parlement".

Et Pierre Moscovici d'en remettre une couche sur France Info: "La responsabilité, pour moi, c'est essentiellement celle du gouvernement" qui nomme des médiateurs "après que les choses ont démarré". "Ce qui est en cause dans cette affaire-là, c'est essentiellement l'absence de dialogue social par rapport à des conditions de précarité".

Deux médiateurs doivent en effet tenter de mettre fin d'ici mardi à la mi-journée à la grève des agents de sûreté qui perturbe depuis vendredi le trafic aérien.

Le gouvernement a par ailleurs relancé l'idée d'encadrer le droit de grève dans l'aérien, comme dans le terrestre, en obligeant les parties à négocier et les grévistes à se déclarer 48h à l'avance. Les agents de sûreté, remplissant une mission de service public, doivent déposer un préavis de grève cinq jours avant le début de leur mouvement. Avec AFP

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Moscovici: "Sarkozy ne peut plus nous battre" Par LEXPRESS.fr, publié le 17/01/2012 à 14:06

Le directeur de campagne de François Hollande assure que la réélection de Nicolas Sarkozy est largement compromise, ajoutant qu'il suffit à la gauche d'être unie pour l'emporter en mai prochain.

Pierre Moscovici vend t-il la peau de l'ours trop tôt? Ce mardi, le directeur de campagne de François Hollande a assuré que "Nicolas Sarkozy ne peut plus battre (les socialistes) car les Français veulent un autre président", ajoutant qu'il faut toutefois que la gauche unisse ses forces.

"La gauche a de grands atouts, mais aussi des péchés mignons: la division, le découragement. J'ai la conviction que si la gauche unit ses forces nous l'emporterons. Nicolas Sarkozy ne peut plus nous battre car les Français veulent un autre président", a déclaré le député du Doubs dans une interview à Direct Matin.

"A nous de montrer que nous avons le talisman du changement", a-t-il ajouté.

Interrogé sur cette formule abrupte "Nicolas Sarkozy ne peut plus nous battre", l'ancien ministre a expliqué qu'il avait toujours dit que le président sortant "ne peut plus gagner par ses forces, ne peut plus séduire, convaincre, puisque son bilan est catastrophique, son projet vide, ses rapports avec les Français dégradés".

"Ne vendons pas la peau de l'ours: il conserve ce qu'on sait de lui, son énergie, sa combativité, mais il n'a plus beaucoup d'atouts en dehors de ça", a ajouté Pierre Moscovici. "A nous de conjurer nos démons, de rester unis, d'être convaincants", a encore exhorté le directeur de campagne.

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