Les compliments d'un père divorcé
Bio express
Les discours fondamentaux
Vers Nicolas Sarkozy avant le 16 mai 2007
Vers Nicolas Sarkozy du 16 mai 2007 au 31 juillet 2008

Maître Nicolas Sàrközy de Nagy-Bocsa (1955-)
Chanoine Honoraire re-re-divorcé de l'Eglise Catholique Romaine

01 juillet 2009. Nicolas reconnaît les erreurs de Cécilia
27 juin 2009. Pour l'autonomie de la Martinique. Taubira approuve.
26 juin 2009. Catastrophe occidentale : le pédo-pape de la pope est mort
24/25 juin 2009. Visite officielle discrète mais positive de Benyamin Nétanyahou à Paris ; La France humiliée par Tsahal
23 juin 2009. Remaniement, Hortefeux à l'Intérieur, Boutin remerciée, Mitterrand à la Culture BOBO joyeuse, un atlantiste pro-Turquie à l'Europe ...
22 juin 2009. Journée historique à Versailles
18 juin 2009. Le rouge/vert Cohn-Bendit à l'Elysée
07 juin 2009. Européennes : Bayrou s'effondre et Cohn-Bendit s'éclate (commentaire de Eric Zemmour)
31 mai 2009. Bayrou prend la défense de la Queen
28 mai 2009. Violences scolaires - Sarkozy veut mettre fin à "l'angélisme" : protestations de Cohn-Bendit , notamment
25 mai 2009. Défense aux Emirats
21 mai 2009. Le Président se décontracte sur FaceBook
13 mai 2009. N.S. assure l'indépendance du service public Radio-France en nommant, et faisant nommer, des socialistes usaphiles, Jean-Luc Hees, et Philippe Val, un ami d'Hees et de Carla Bruni-Sarkozy ; Parisianisme ? 15 mai 2009 : Jean-Luc Hees intervient en direct sur France-Inter pour "contester" l'anti-Sarkoziste radical Edwy Plenel, puis s'excuse ...
08 mai 2009. Hommage aux 250 000 africains de l'armée du général de Lattre de Tassigny ayant débarqués en Provence sous commandement américain
05 mai 2009. N.S. toujours incapable de mettre fin à la fronde universitaire de quelques mandarins marxistes et néo-marxistes dit "de gauche", et de 2% des étudiants, bourgeois gauchistes et socialistes
30 avril 2009. Un "Grand Paris" jusqu'au Havre ?
28 avril 2009. Grippe porcine dite mexicaine dite A : hystérie des medias ?
27/28 avril 2009. Pipolisation à la con, conciliabules et conciliations espagnoles, contre le terrorisme et la piraterie somalienne
23 avril 2009. Copé versus Sarkozy, objectif 2012 ou 2017 ?
18 avril 2009. La gauche caviar et la presse usaphile attaque N.S.
17 avril 2009. Les pétroliers américains contre EDF
16 avril 2009. Les mandarins "parisiens" contre la réforme de l'hôpital public
11 avril 2009. Week-End pascal mémoriel : les Sarkozy chez la famille Bruni-Tedeschi du Cap Nègre au Lavandou (Var)
05 avril 2009. Obama veut imposer l'entrée de la Turquie en Europe ; N.S. est contre
04 avril 2009. 60ème anniversaire de l'Otan : Les islamistes turcs marchandent l'élection du nouveau Secrétaire général l'hyper-atlantiste bushiste Premier ministre danois Anders Fogh Rasmussen et 1000 casseurs vandalisent la banlieue de Strasbourg ; Olivier Besancenot accuse Nicolas Sarkozy ; les Usa obtiennent 5000 hommes et 100 millions de dollars pour américaniser l'Afghanistan
03 avril 2009. L'Empereur Obama encense N.S., re-adoubé par Lui (après Bush, 12 septembre 2006)
02 avril 2009. G20, légitime défense démocratique ? : la classe dirigeante mondiale défend ses paradis fiscaux (Hong-Kong, Macao, Singapour pour la Chine, les anglo-saxons protégés, Israël, etc ... ?
27 mars 2009. Contre Dakar (?) une nouvelle donne pour l'Afrique giboyeuse
24 mars 2009. C'est la crise, un meeting à 400 000 euros ? Pour dire que les capitalistes doivent être "responsables" ...
22 mars 2009. La "mère de famille" Pécresse bat ferme le gay Karoutchi
19 mars 2009. "Grève générale" : 1 à 3 millions de manifestants, quelques casseurs
18 mars 2009. Contre les bandes, toujours et ... encore (222 groupes identifiés en France)
11 mars 2009. OTAN : les justifications de Nicolas Sarkozy
08 mars 2009. Guadeloupe, Elie Domota accusé de racisme ?
07 mars 2009. C'est la crise : Week-End d'amoureux à 50 000 euros au Mexique
06 mars 2009. Victoire des Guadeloupéens après 44 jours de grève (45 jours de grève par an autorisés pour les fonctionnaires)
05 mars 2009. Rachida Dati outragée, un mois de prison avec sursis demandé contre un informaticien licencié
02 mars 2009. N.S. préfère Gaza à la Guadeloupe ; le Crif rassuré
26 février 2009. Outre-Mer, Guadeloupe, les metros favorables à l'indépendance ; la gouvernance lache du lest
22 février 2009. Guadeloupe, Ségolène s'amène , puis va à Marbella avec son nouveau concubin André Hadjez
17 février 2009. Outre-Mer : les gauches jouent la violence contre Sarkozy ; Lucette Michaux-Chevry appelle à l'unité ... des parlementaires
16 février 2009. Un petit "bonus" de 71 000 euros pour l'ami socialiste Jouyet, "le gendarme de la Bourse"
11 février 2009. De nouveau la France annexe collaborateure américaine
07 février 2009. L'Iran puissance militaire, non encore nucléaire. L'ami d'Israël, surpuissance nucléaire, très inquiet ...
05 février 2009. 90 minutes, 15 millions de téléspectateurs : les décisions et les propos
04 février 2009. Pov'con, appel, Hervé Eon, 1 000 euros requis
29 janvier 2009. 500 000 euros (50 000 selon la victime) volés chez Cécilia Ciganer, divorcée Martin et Sarkozy, épouse Attias ; grève générale des gauches : plus de 2 millions de participants selon les participants et beaucoup beaucoup moins selon l'adm. (N.S. élu en 2007 par 18.983.408 voix)
28 janvier 2009. Corse, attaque de la gendarmerie à la roquette : la Chine refuse toujours de conseiller le Gouvernement ... sur l'administration de la Corse
24 janvier 2009. Annus horribilis (cul merdeux) : crise mondiale plus tempête catastrophique, nous l'avons (il faut laver)
20 janvier 2009. Le sacre du "copain américain", l'Empereur Métis, dit "Noir" ...
18 janvier 2009. Obamania hystérique, Rama Yadise lourd ; l'U.E. et l'Egypte obtiennent un cessez-le-feu d'Israël et du Hamas (1300 morts palestiniens dont plus de la moitié de femmes et enfants, 13 israëliens)
17 janvier 2009. Après, notamment, le bombardement d'une école de l'ONU dans le ghetto de Gaza Israël pourrait décider unilatéralement d'une trêve ... (1150 morts palestiniens, 13 juifs dont 3 par bavure israëlienne)
10 janvier 2009. Après 3 semaines de la guerre israël-hamas les combats continuent, malgré les "résolutions" de l'ONU (800 tués palestiniens, 13 israéliens dont 3 par bavure israëlienne)
07 janvier 2009. La suppression du juge d'Instruction, afin de protéger les libertés des VIP, politiques et hommes d'affaires, des enquêtes abusives de certains juges, comme le juge Jean-Pierre ou Eva Joly, qui proteste
07 janvier 2009. Ouverture volontaire de certains magasins dans certains endroits le dimanche : N.S. succombe aux réactionnaires de droite et de gauche
05 janvier 2009. N.S. au Proche-Orient, tandis que l'armée de l'Etat Hébreu poursuit son combat contre le Hamas dans le ghetto de Gaza (500 morts palestiniens, 1 mort israélien)
31 décembre 2008. Annus Horibilis, pour 2009 ; 1147 voitures incendiées (+ 30 %)
27 décembre 2008. Plage laborieuse à Itacare pour les Sarkozy
25 décembre 2008. Noël : Le Service Public honore le Grand Comédien Bernard Tapie (Oscar sur France 2) ; le "Peuple Souverain" apprécie, moyennement
23 décembre 2008. "Je ne suis plus une croqueuse d'hommes". Carla Bruni-Sarkozy, Marie-Claire Brésil
21 sécembre 2008. "Vivement Dimanche", France-Télévion, Service Public, Michel Drucker rend un vibrant hommage à la famille Tapie
19 décembre 2008. Les Sarkozy devraient passer Noël à Buzios (Le Saint-Tropez de l'Argentine) avec le père biologique de Carla
18 décembre 2008 : Petits épargnants, cacophonie de Jouyet à propos du scandale financier Madoff (Mad-Off ?)
16 décembre 2008 : Violemment agressé par le Vert franco-allemand Daniel Cohn-Bendit N.S. le "mouche gentiment".
13 décembre 2008 : N.S. impose à l'Europe le Bornelle à Greloo ; une présidence globalement positive
10 décembre 2008 : Droits de l'Homme, 60 ans, Rama Yade refuse le placard doré européen, Bernard Kouchner s'abandonne ... , et Mame Ramatoulaye s'accroche
8 décembre 2008 : Devedjian remercié c'est bien Brice Hortefeux qui surveillera Xavier Bertrand
06 décembre 2008 : N.S. soutient le Tibet ; la Chine ne soutient toujours pas la Corse
05 décembre 2008 : Rachida Dati piégée par N.S.?
28 novembre 2008 : Carla Bruni-Sarkozy s'engage, comme la famille Bruni-Tedeschi, dans la lutte contre le Sida
27 novembre 2008 : Contre Christine Boutin, qui veut sauver les SDF de la mort, les associations pro-SDF exigent qu'on les laisse tranquillement mourir de froid en paix, ce qu'ils font ; Fillon obtempère et N.S. modère et tempère
24 novembre 2008 : L'Allemagne refuse de payer
21 novembre 2008 : Corse, affaire Clavier. Victoire médiatique des nationalistes corses
19 novembre 2008 : 534 magistrats socialistes et réactionnaires exigent des excuses de Rachida Dati, qui leur dit .....
16 novembre 2008 : Le G20, les américains s'en moquent
14 novembre 2008 : Le Président de l'Union Européenne accable George W. Bush
13 novembre 2008 : Un fou libéré assassine un étudiant : Nicolas Sarkozy veut une réforme du droit de la psychiatrie
10 novembre 2008 : Séduite par Barack elle attaque Berluscon
06 novembre 2008 : N.S. converse avec B.H.O (Barack Hussein Obama)
27 octobre 2008 : N.S. soutient celle qui fait sa politique, Rachida Dati
23 octobre 2008 : N.S. attaque en Justice les poupées vaudou à son effigie ; débouté en référé "pour droit à l'humour (29 octobre 2008) il fait appel
23 octobre 2008 : Corporatisme judiciaire réactionnaire : les magistrats, avocats et agents pénitentiaires, socialistes et sociaux démocrates, attaquent violemment une ministre de la Justice fermement réformatrice
21 octobre 2008 : Les "pirateurs" du compte bancaire de N.S. arrêtés
16 octobre 2008 : Lèse-Majesté ? Etat de Droit ? N.S. attaque en justice l'ancien patron des R.G., qui a osé enquêter sur lui comme sur tout le monde ...
12 octobre 2008 : Les Bruni-Tedeshi sauvent la terroriste italienne Marina Petrella
11/12 octobre 2008 : Nicolas et Angela à Colombey chez le Grand Charles : l'Allemagne "impose" le point de vue de l'Angleterre sur la crise financière occidentale au G12
09 octobre 2008 : France-Russie, l'entente renouvelée
07 octobre 2008 : N.S. voudrait mobiliser l'Union Européenne
06 octobre 2008 : La Belgique prend le contrôle de BNP-Paribas
04 octobre 2008 : Crise financière, G4 : "Tous ensemble", "Tous ensemble", mais séparément ...
03 octobre 2008 : Crise financière américaine, N.S. voudrait mettre l'Europe à l'abri ; les Allemands refusent de payer pour les nuls
25 septembre 2008 : N.S. veut moraliser le capitalisme mondial
23 septembre 2008 : Nicolas Sarkozy, très honoré par la Communauté juive américaine, fustige les mauvais capitalistes
22 septembre 2008 : N.S. renforce l'intervention française en Afghanistan, afin de corriger les insuffisances passées (10 morts mal assistés, rapport Otan), et d'apporter le bonheur capitaliste aux Afghans ...
21 septembre 2008 : Merkel squeezeé, Fillon et Poutine collaborent positivement
20 septembre 2008 : Victoire des VIP. Ils ne seront pas fichés, officiellement.
19 septembre 2008 : Fillon, sur ordre de N.S., "recadre" MAM de POM, Borloo le frère écoloo et NKM l'oursophile ; EDVIGE, recul du gouvernement : les VIP plus ou moins satisfaits, les avocats et les juges CORSES sont contre le fichier Edvige ... qui n'aurait pas sa place "dans une démocratie" ...
17 septembre 2008 : Carla, «Tentatrice au maximum», séduit les medias britanniques francophobes
16 septembre 2008 : Piraterie maritime, le Chef des Armées est "fier de l'Armée Française"
13/14 septembre 2008 : Le Pape Benoît XVI séduit les catholiques Français, mais "fustige" les catholiques divorcés et le matérialisme vulgaire (bling-bling ou gling-gling ?).
10 septembre 2008 : Le chanoine d’honneur de la basilique Saint-Jean de Latran (Rome), le baptisé catholique N.S., et sa troisième épouse, Carla Bruni, accueilleront tous les deux officiellement le Pape
09 septembre 2008 : Reconnaissance "de facto" de l'indépendance de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhasie ? ; égalité républicaine : défense des libertés des VIP (politiques, patrons, syndicalistes, avocats, magistrats ...) contre le fichier Edvige de lutte contre la délinquance
05 septembre 2008 : Les Talibans Afghans islamiques (dont Paris-Match fait la propagande) égorgent et lapident les soldats français, comme en Algérie jadis, selon la mère d'un soldat témoin ; offense au Chef de l'Etat pour un "Casse-toi pov'con".
04 septembre 2008 : Qui est le père de l'enfant de Rachida Dati ?
03 septembre 2008 : N.S. sur le chemin de Damas
02 septembre 2008 : N.S. fait parler de son ami Clavier, et des nationalistes Corses
27 août 2008 : N.S. persiste à vouloir imposer ses valeurs de civilisation
25 août 2008 : Maillé (Tours), mémoire historique, 2ème guerre modiale, l'oubli est "une faute morale" (et le génocide vendéen ?)
24 août 2008 : J.O. Beijing, "un formidable succès pour la France et l'Europe" (Union Européenne 280 médailles - France 40 - ancienne Urss 171, Usa 110, Chine 100)
22 août 2008 : Au nom des Droits de L'Homme démocratique Carla Bruni-Sarkozy, Bernard Kouchner et Rama Yade, rendent visite à sa Sainteté Théocratique le Dala Lama au temple bouddhiste de Lérab Ling (Larzac) construit illégalement sur "autorisation spéciale" ¨(fait du Prince) du président, et juriste, d'une République laïque qui proclame, officiellement, l'Etat de Droit ...
18/20/21 aôut 2008 : Afghanistan, 10 morts, 21 blessés : N.S. persiste à vouloir "libérer" les Afghanes ; des soldats abandonnés, et bombardés ? ; hommage militaire et religieux de la France dite "laïque"
15 août 2008 : Assomption diplomatique, N.S. doublé, guerre russo-géorgienne, roll back de la russie, Angela Merkel s'aligne sur les Etats-Unis
11 août 2008 : EDF et la Chine, résultat de la présence de N.S. aux J.O. ?
08 août 2008 : N.S. aux J.O. comme George W. Bush, la délégation Française huée
01 août 2008 : Le cap-nègre de Carla Bruni, épouse Sarkozy, violé par un ULM; exhibitions joggueuses : le peuple adore

Maître Nicolas Sàrközy de Nagy-Bocsa (1955-), avocat fiscaliste et d'affaires (1981), conseiller municipal (1977), maire de Neuilly (1983), conseiller général (1986), président du conseil général des Hauts-de-Seine (2004), conseiller régional (1983), député (1988), ministre (1993), président de l'UMP (2004), président de la République française (mai 2007), divorcé de Marie-Dominique Culioli (octobre 1996)(épousée le 23 septembre 1982), re-divorcé de Cécilia (Cécile) Ciganer (Chougarov) Albeniz (octobre 2007)(épousée le 23 octobre 1996 après un concubinage notoire depuis 1989), en concubinage notoire (décembre 2007) avec l'ancienne top-model italienne, riche mondaine totalement "libérée", chanteuse-compositeure, Carla Bruni Tedeschi (demie-soeur de Valeria Bruni Tedeschi), Première Dame de France le 2 février 2008, symbole des nouvelles françaises ... selon la patronne des patrons français Laurence Parisot.

Auteur, notamment, de : Georges Mandel, Le Moine de la Politique - Editions Grasset, Paris, 1994 (extraits)
et, pour la présidentielle 2007, son remarquable autoportrait "Témoignage", XO Editions, Paris, 17 juillet 2006

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Interpellé pour avoir survolé la résidence de vacances des Sarkozy

L'homme, un pilote d'ULM, a enfreint l'arrêté ministériel interdisant le survol du Cap Nègre, où séjournent actuellement le Président et son épouse. Aucune photo de la villa n'a été retrouvée dans son appareil photo.
AFP LIBERATION.FR : vendredi 1 août 2008

Un pilote d'ULM de 36 ans a été interpellé jeudi soir sur l'aérodrome de Fayence (Var) pour avoir survolé le domaine du Cap Nègre, où séjournent le président de la République Nicolas Sarkozy et son épouse Carla Bruni dans la villa de famille de cette dernière.

L'homme, chauffeur de bus à Nice, accompagné par un ami originaire de Marseille, a expliqué aux gendarmes que c'était son «premier grand vol» et qu'il avait «commis une erreur». Aucune photo de la villa de la famille Bruni-Tedeschi n'a été retrouvée par les gendarmes sur la carte mémoire de l'appareil photo numérique des deux hommes.

L'alerte a été donnée à 19h30 par la tour de contrôle de la base aéronavale de Hyères, qui a repéré l'ULM dans la zone interdite de survol par un arrêté du ministère de la Défense.
Contacté par la tour de contrôle, le pilote a immédiatement fait demi-tour et a rejoint l'aérodrome de Fayence d'où il avait décollé.
Titulaire de sa licence de vol depuis mars 2008, il avait souhaité rejoindre l'aérodrome du Castellet au nord de Toulon, en longeant d'est en ouest la côte varoise.

Le parquet de Draguignan a été avisé. La procédure établie par les gendarmes de Fayence a été transmise à la brigade de gendarmerie des transports aériens (BGTA) de Nice.

Depuis le 7 juillet et jusqu'au 15 septembre, le survol du cap Nègre est interdit par arrêté. Selon l'arrêté ministériel, les infractions à l'interdiction de survol sont passibles d'amendes de 15.000 à 45.OOO euros et d'un emprisonnement de six mois à un an.

Nicolas Sarkozy doit séjourner au Cap Nègre pendant trois semaines, ainsi qu'au fort de Brégançon, une des résidences officielles du chef de l'Etat éloignée de quelques kilomètres.

Ces vacances seront entrecoupées d'un bref séjour à Pékin, où Sarkozy doit assister, le 8 août, en tant que président français et président du Conseil européen, à l'ouverture des jeux Olympiques.

Le chef de l'Etat présidera le premier conseil des ministres de la rentrée, le jeudi 21 août.

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jogging lavandou président Au cap Nègre, Nicolas Sarkozy passe de discrètes, mais « bonnes vacances »
varmatin.com Paru le mercredi 30 juillet 2008 0 commentaire(s)

Autour du cap Nègre, les touristes (comme Gérard et Christiane, en haut à d., venus de Normandie) ont attendu toute la journée une apparition du Président, retranché dans l'inaccessible demeure des Bruni-Tedeschi.

L'office départemental du Tourisme peut déjà se rassurer : le président de la République et son épouse passent de « bonnes vacances » dans le Var. « On se baigne, on court, on lit, on se repose », a brièvement détaillé, hier, le premier vacancier de France, après une séance de jogging sur la piste cyclable du cap Nègre, au Lavandou, où il séjournera trois semaines.

Seule entorse - si l'on peut dire - aux désormais rituelles enjambées présidentielles : ce n'est qu'en tout début de soirée, après avoir dégoûté la moitié des photographes en « planque » depuis le matin, que le chef de l'Etat a « offert » son unique apparition publique.
Flanqué de quatre gardes du corps, sans ses lunettes Ray-Ban, mais avec son tee-shirt fétiche « NYPD » (New York Police Department, NDLR), Nicolas Sarkozy est sorti de l'infranchissable domaine du cap Nègre, où se trouve l'inaccessible demeure de sa belle-famille.

« Borloo ? Je ne savais même pas qu'il était là »

S'excusant d'être en sueur alors qu'il avait pourtant demandé aux journalistes d'attendre la fin de sa course, le Président a offert aux quelques touristes présents une photo de vacances peu banale, puis répondu, brièvement, aux questions.

Quand part-il à Pékin pour assister à la cérémonie des Jeux Olympiques ? « Je pars le 7, je reviens le 9. » Son épouse l'accompagnera-t-elle ? « Non », confirme le Président. Compte-t-il se rendre au fort de Brégançon, résidence « officielle » de la présidence, distante de quelques kilomètres par la mer ? « Pour le travail », a-t-il éludé, évoquant en quelques mots essoufflés « les négociations à l'OMC » (Organisation mondiale du commerce, NDLR).

Prévoit-il quelques entrevues avec ses ministres, dont plusieurs séjourneront dans le Var (lire ci-contre), à commencer par Jean-Louis Borloo, attendu aujourd'hui à Hyères. « Ah ? Je ne savais même pas que Borloo était là », s'étonne, ou fait mine de s'étonner, le chef de l'Etat, avant de retrouver sa résidence estivale.

Un an après ses grandes vacances américaines qui avaient fait couler beaucoup d'encre, le Président et jeune marié présente, cette année, le profil du touriste français lambda, tout heureux de sa nouvelle « tranquillité », décontracté mais studieux. La géographie des lieux - une résidence à flanc de falaise dans un domaine ultra-protégé - lui permet aussi d'afficher une certaine discrétion, tout en contrôlant ses apparitions.

La fin du style « bling-bling » ? Le petit lieu-dit voisin de Cavalière s'en réjouit : « En mai dernier, c'était le grand cirque. Des gendarmes partout. Il ne manquait que les tireurs d'élite », se souvient la marchande de journaux. Le voisinage avec Nicolas Sarkozy est aujourd'hui moins ostensible.

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08 août 2008 lemonde.fr 8h00 JO : le perdant-perdant de Nicolas Sarkozy

Nicolas Sarkozy assistera finalement à la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques. A trop avoir voulu ménager la chèvre et le chou, le président français enregistre un revers de taille. Au poker diplomatique il faut avoir des atouts dans sa manche ou des nerfs solides. Nicolas Sarkozy n’a ni l’un ni l’autre. La France se voit remise à sa place. Une puissance moyenne tolérée dans la cour des grands mais dont les fanfaronnades et coups de menton de son président n’impressionnent personne.

Pékin express.
Une dizaine d’heures au mieux sur place pour 36 heures de voyage. Nicolas Sarkozy a cédé aux sirènes prochinoises, aux craintes des milieux financiers et économiques français très inquiets de se voir mis au ban d’un marché très prometteur mais aussi, d’une poignée de politiques, à l’image de Jean-Pierre Raffarin, défenseurs de l’amitié sino-française.

L’ancien Premier ministre a défendu jeudi la décision du président de la République de ne pas recevoir le Dalaï Lama, estimant qu’en agissant ainsi « Nicolas Sarkozy s’affirme comme un homme d’Etat qui pense à long terme ». « Nicolas Sarkozy va rencontrer le président Hu Jintao, il va rencontrer le Premier ministre Wen Jiabao. En tête à tête, il dira ce que sont les valeurs de la France et les perspectives que nous attendons du gouvernement chinois en matière de droits de l’Homme ».
Sans crainte du ridicule, le vice-président de l’UMP a poursuivi en affirmant que « Nicolas Sarkozy est dans la tradition du général de Gaulle et de Jacques Chirac car il est dans la lignée des grands présidents de la République française qui ont tous respecté cette vieille civilisation chinoise ».
« Je suis pour l’ouverture, pour le commerce, pour le tourisme » a déclaré sous forme d’aveux le Sénateur de la Vienne candidat déclaré pour la présidence de la Chambre Haute.

C’est toute la question de la symbolique politique qui est posée. Comme le relève avec pertinence Daniel Cohn-Bendit, l’important est de savoir comment nous nous positionnons par rapport à ce qui se passe en Chine.

L’Eurodéputé a rappelé qu’il ne demandait pas le boycottage des Jeux mais, de la cérémonie d’ouverture : « la cérémonie d’ouverture, c’est le pouvoir chinois qui se met en scène. La cérémonie d’ouverture, c’est un acte politique ». Très critique à l’égard du Chef de l’Etat Français, Daniel Cohn-Bendit qui s’est vu refuser un visa pour venir en Chine a déclaré sur France Inter que « si on avait adopté la stratégie de Sarkozy, il n’y aurait rien eu ».

Quand on lui rétorque le principal argument de la diplomatie française, à savoir que Nicolas Sarkozy aura l’occasion de s’entretenir en tête à tête avec le président chinois Hu Jintao et son premier ministre, occasion d’évoquer les questions qui fâchent, l’ancien leader de mai 68 rétorque que « ça ne sert à rien » de tenir de propos de salon, que ce genre de débat doit être public.

Et ce ne sont pas les premières déclarations sur place du Président Français arrivé sur place qui vont éteindre la polémique. Dans une argumentation creuse et élimée, Nicolas Sarkozy visiblement fatigué par son voyage, s’est borné à rappeler que « l’olympisme n’a de sens que si tous les pays du monde peuvent participer », qu’on ne boycotte pas un quart de l’humanité et que les Jeux sont « l’occasion d’accompagner la Chine vers l’ouverture, le progrès … ».

La valse-hésitation française est caricaturale. Sensible au mouvement de protestation qui avait entouré le passage de la flamme olympique à Paris le président de la République proclamait haut et fort le 10 juillet au parlement de Strasbourg : « Ce n’est pas à la Chine de fixer mon agenda et mes rendez-vous ».
Cette affirmation faisait suite à la demande de l’ambassadeur de Chine de ne pas rencontrer le dalaï-lama, présent en France du 11 au 23 août.

Mercredi soir pourtant, il passait un coup de téléphone à Daniel Cohn-Bendit avec lequel il avait croisé le fer au parlement européen pour lui indiquer que son renoncement à rencontrer le chef spirituel Tibétain était en fait «une stratégie négociée» afin de «ne pas provoquer les Chinois pendant les Jeux olympiques» et qu’en attendant, c’est son épouse, Carla Bruni-Sarkozy ,qui s’entretiendra avec le dignitaire bouddhiste.

Le positionnement français est à apprécier à l’aune de l’attitude adoptée par les autres capitales. Or les autres chefs d’Etat ou de gouvernement Merkel, Brown ou Bush ont fait le choix inverse de rencontrer l’exilé tibétain. Et de le faire savoir.

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Contrat EDF- CGNPC : un «lien» avec le voyage de Sarkozy en Chine 11.08.2008, 10h10 leparisien.fr

L'ancien Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin, a estimé lundi sur RMC qu'il existe «un lien» entre la présence de Nicolas Sarkozy à la cérémonie des JO de Pékin et la finalisation du contrat pour la construction par EDF de deux centrales nucléaires EPR en Chine.

«Je pense qu'il y a un lien entre la présence de Nicolas Sarkozy, ses discussions avec le président chinois et le contrat très important que vient de signer EDF avec le géant de l'électricité en Chine», a affirmé M. Raffarin depuis Pékin où il fait office de «grand témoin de la francophonie».

«C'est une grande victoire d'EDF. Le mérite en revient d'abord à EDF mais je crois qu'il n'est pas indépendant de l'action politique de Nicolas Sarkozy», a-t-il ajouté.

EDF et l'électricien chinois China Guangdong Nuclear Power Holding Company (CGNPC) avaient signé un accord-cadre en novembre. Les accords finaux, paraphés dimanche à Pékin, prévoient la création d'une société commune pour construire et exploiter deux centrales nucléaires de technologie EPR dans le sud de la Chine.

Ces deux réacteurs EPR ont été vendus en novembre à la Chine par Areva pour 8 milliards d'euros, combustible compris.

La construction est prévue à l'automne 2009, pour une mise en service de la première unité fin 2013 et la seconde en 2015

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GEORGIE Tbilissi a signé le cessez-le-feu, Rice demande le départ "immédiat" des Russes NOUVELOBS.COM | 15.08.2008 | 18:50

La secrétaire d'Etat américaine estime nécessaire à terme l'envoi d'une "force internationale de maintien de la paix impartiale".
Dimitri Medvedev assure que les forces russes sont "garantes" de la sécurité dans le Caucase.
Situation toujours aussi confuse sur le terrain.

Le président géorgien Mikheïl Saakachvili a annoncé vendredi 15 août qu'il avait signé "l'accord de cessez-le-feu" avec "l'occupant russe" mais a assuré qu'il ne cèderait pas le moindre "kilomètre carré" de son territoire. "Il n'y a qu'une souveraineté en Géorgie, en Abkhazie, en Ossétie du Sud (..) Seul le gouvernement (géorgien) peut tolérer la présence de forces sur son territoire", a-t-il ajouté, accusant la Russie de toujours occuper vendredi une "partie significative" de son pays. Sur le terrain, la situation est toujours aussi confuse.

Force internationale

Après l'annonce par Tbilissi de la signature de l'accord de cessez-le-feu, la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice a, de son côté, déclaré que les forces russes présentes en Géorgie devaient "partir immédiatement". Dimitri Medvedev "n'a pas honoré" sa promesse de cesser toute opération militaire en Géorgie, a déclaré Condoleezza Rice.

"Après la signature de cet accord, toutes les forces russes et les troupes paramilitaires et irrégulières qui sont entrées avec elles (en Géorgie) doivent partir immédiatement", a-t-elle dit à l'issue d'entretiens avec le président géorgien Mikheïl Saakachvili. Elle a précisé que l'accord est "un accord de cessez-le-feu", et n'engage pas la Géorgie sur l'avenir de ses territoires. Par ailleurs, la secrétaire d'Etat a jugé nécessaire à terme l'envoi d'une "force internationale de maintien de la paix impartiale".

Le président américain Georges W. Bush a, lui, déclaré qu'une relation "conflictuelle" avec la Russie n'est pas dans l'intérêt des Etats-Unis, tout en exhortant à nouveau Moscou à "honorer son engagement" en retirant ses troupes de Géorgie.

La chancelière allemande Angela Merkel a défendu l'intégrité territoriale de la Géorgie et son droit à entrer dans l'Otan, tandis que le président Dmitri Medvedev a rejeté implicitement le recours à une force internationale, à l'issue d'entretiens à Sotchi.

Réponse disproportionnée

"Le point de départ dans le règlement de la crise doit être naturellement l'intégrité territoriale de la Géorgie", a déclaré Angela Merkel.

"Il existe un gouvernement élu en Géorgie, avec lequel on doit parler et négocier", a-t-elle ajouté, en jugeant "disproportionnée" la réaction russe à l'offensive militaire géorgienne en Ossétie du Sud.

Elle a par ailleurs souligné que "tout peuple qui veut sortir d'un Etat (...) n'est pas à même de devenir un Etat indépendant", rappelant à son collègue russe que la Russie avait "elle-même connaissance de ce problème" avec la Tchétchénie.

Le principe d'une adhésion de la Géorgie et de l'Ukraine à l'Otan "reste en vigueur", a par ailleurs déclaré Angela Merkel.

Les forces russes "garantes" du Caucase

Le président russe, répétant que la Géorgie avait commis une "agression" et provoqué une "catastrophe humanitaire" dont lui incombait "l'entière responsabilité", a jugé "peu probable" que les Abkhazes et les Ossètes du sud puissent continuer à "vivre dans un même Etat avec les Géorgiens".

"La sécurité est restaurée, mais les forces de paix russes en restent garantes dans le Caucase", a insisté le chef de l'Etat russe.

"Bien entendu, nous ne sommes pas opposés à quelque force de paix internationale, mais la question ne dépend pas uniquement de notre position (...) le problème réside dans le fait que les Ossètes du Sud et les Abkhazes eux-mêmes ne font confiance à personne sauf aux forces de paix russes", a-t-il dit.

"Nous remplissons notre mandat de maintien de la paix et nous continuerons à le remplir. Mais si quelqu'un continue à attaquer nos citoyens, alors nous répondrons comme nous l'avons déjà fait", a-t-il dit.

La Russie ne "veut pas de détérioration des relations" avec les Occidentaux à la suite de la crise en Géorgie, a encore déclaré le président russe.

Il faut "minimiser les conséquences" dans les relations internationales de ce conflit, a-t-il ajouté.

"La guerre froide est finie"

"Nous espérons que les responsables russes reconnaîtront qu'un avenir de coopération et de paix seront bénéfiques à toutes les parties. La guerre froide est finie. Les jours des Etats satellites et des sphères d'influence sont derrière nous", a déclaré le président américain, lors d'une allocution consacrée au conflit en Géorgie.

"La brutalité et l'intimidation ne sont pas une manière acceptable de mener la politique étrangère au XXIe siècle. Seule la Russie peut décider si elle veut retrouver la voie des Nations responsables ou si elle veut poursuivre une politique qui ne promet que confrontation et isolation", a poursuivi Georges W. Bush devant la Maison Blanche.

Moscou doit "honorer son engagement de retirer ses forces d'invasion de tout le territoire géorgien", a-t-il répété. "La souveraineté et l'intégrité territoriale de Géorgie doivent être respectées", a-t-il réaffirmé.

"Les Etats-Unis et nos alliés se tiennent au côté du peuple de Géorgie et de leur gouvernement démocratiquement élu", a-t-il ajouté.

Le président américain a fait cette allocution peu avant de partir en vacances dans son ranch de Crawford au Texas (sud).

"Gesticulations"

Par ailleurs, Moscou considère comme des "gesticulations" l'annulation par les Etats-Unis et d'autres pays de leur participation à des manoeuvres navales conjointes et considère qu'il ne serait "pas justifié" de sortir du partenariat Russie-Otan. Un haut responsable militaire russe a de plus souligné le risque d'aggravation des relations avec les Etats-unis après la signature de l'accord américano-polonais.

Autre illustration de tension : les forces russes ont affirmé vendredi avoir saisi un "vaste arsenal" d'armes de fabrication occidentale, dont des centaines de fusils d'assaut américains M-16, dans la ville géorgienne de Senaki (ouest).

Un haut responsable militaire russe a également prévenu qu'en acceptant le déploiement d'éléments du bouclier antimissile américain, la Pologne devenait une cible "prioritaire" pour d'éventuelles frappes contre ce système. Moscou a par ailleurs accusé l'Estonie d'avoir envoyé plusieurs douzaines de ses soldats en Géorgie pour aider ses alliés géorgiens, information immédiatement démentie par Tallinn.

Indépendance

Le Haut commissaire de l'ONU pour les réfugiés (HCR) Antonio Gutieres a annoncé qu'il effectuera une visite de "trois à quatre jours" en Géorgie puis à Moscou à partir de mardi prochain. Ceci alors que le HCR vient de revoir à la hausse à 118.000 le nombre de réfugiés dans le conflit qui oppose depuis le 7 août la Russie à la Géorgie.

Par ailleurs le président Dmitri Medvedev a fait savoir que la Russie n'était pas opposée à une force de paix internationale en Géorgie, mais les Abkhazes et les Ossètes ne font confiance qu'aux Russes, tout en jugeant "peu probable" vendredi que les Ossètes du Sud et les Abkhazes puissent continuer à "vivre dans un même Etat avec les Géorgiens". Ceci alors que George W. Bush a assuré aux dirigeants d'Ukraine et de Lituanie qu'il restait entièrement attaché à "une Géorgie souveraine et libre et à son intégrité territoriale".

Dmitri Medvedev a souligné sa volonté de maintenir de bon rapports avec les occidentaux tout en avertissant que la Russie répondrait de la même façon qu'en Ossétie du sud si ces citoyens étaient à nouveau attaqués.

Visite de Condoleezza Rice

La secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice, dont le pays a durci le ton envers la Russie, est de son côté arrivée, vendredi, en Géorgie pour y présenter des "clarifications" sur le plan de paix approuvé par Moscou et Tbilissi, qui accuse l'armée russe de poursuivre son avancée.

Elle a annoncé espérer signer "très bientôt" l'accord avec Varsovie sur le déploiement d'éléments du bouclier antimissile américain en Pologne.

Le président américain a ajouté que le Secrétaire à la Défense Robert Gates le tenait informé de la distribution de l'aide humanitaire envoyée par les Etats-Unis aux victimes du conflit entre forces russes et forces géorgiennes.

Robert Gates a exclu jeudi le recours à une intervention militaire américaine dans le conflit russo-géorgien mais a averti que les relations américano-russes risquaient d'être affectées à long terme si Moscou ne changeait pas d'attitude.

Le conflit russo-géorgien a commencé le 8 août par une tentative de Tbilissi de reprendre le contrôle sur l'Ossétie du Sud. La Russie a riposté en introduisant ses troupes en Géorgie.

Le plan de paix en six points, approuvé mais non encore signé par le président russe Dmitri Medvedev et Mikheïl Saakachvili le 12 août, prévoit que "les forces militaires russes devront se retirer sur les lignes antérieures au déclenchement des hostilités".

Mais il a suscité des critiques, notamment parce qu'il ne mentionnait pas le respect de l'intégrité territoriale de la Géorgie.

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A Kaboul, Nicolas Sarkozy face aux soldats en deuil LE MONDE | 20.08.08 | 14h10

KABOUL ENVOYÉ SPÉCIAL
Ils ont tué notre petit frère adoré".
Ce sont les paroles du chant entonné par les soldats du Régiment de marche du Tchad à l'approche de la place d'armes du quartier général des forces françaises à Kaboul.
Elles résonnent alors que le président français, Nicolas Sarkozy, s'apprête à rendre hommage aux soldats morts au combat.

C'est ici, mercredi matin 20 août, sous un soleil pesant, que M. Sarkozy réaffirme son choix d'envoyer des renforts militaires français en Afghanistan. "C'est moi qui décide, je me sens responsable, martèle le président français. Toute l'Europe est ici. C'est la paix dans le monde qui se joue ici, et donc la guerre contre le terrorisme et la pauvreté, mais aussi la lutte pour les droits de l'homme, de la femme (...). Si c'était à refaire, je le referais."

Les visages des soldats français confrontés à leur premier drame afghan, qui constituera peut-être un tournant dans l'histoire de l'engagement militaire de la France dans ce pays, sont fermés.

Quelques minutes plus tôt, Nicolas Sarkozy a pu mesurer le choc ressenti par les soldats français lors du recueillement devant les cercueils des victimes.
Entouré des ministres des affaires étrangères, Bernard Kouchner, et de la défense, Hervé Morin, le président a pénétré dans la petite chapelle en bois.

Sur l'une de ses façades figure une adresse, Place de la Boétie. L'intérieur simple et dépouillé offre au regard deux rangées de cinq cercueils couverts d'un drapeau aux couleurs de la France, sur lesquels repose la photographie de chacune des victimes. Leur visage rappelle leur jeunesse. Ils ont 20, 21 et 22 ans. Le petit bénitier en forme de coquillage finit d'habiller la pièce exiguë. Monseigneur Legall, évêque aux armées, rend hommage à la mémoire des morts.

Face à la sortie de la chapelle, les survivants non blessés de l'embuscade attendent que les autorités de l'Etat ressortent et les saluent. Ceux-là, la tête couverte du béret rouge du Régiment de parachutistes de l'infanterie de marine (RPIMA), ont les yeux rougis et semblent, à ce moment, peu goûter les contraintes de la visite officielle.
Pourtant, lorsque MM. Sarkozy et Kouchner se présentent face à eux, les visages sont figés par l'émotion. Les lèvres tremblent.

Le caporal Verger ne parvient pas à retenir ses larmes.
Ses meilleurs amis ont disparu sous ses yeux. Difficile de relater, même à un président, la force des liens tissés entre ses soldats qui ont vécu et combattu ensemble depuis un an et trois mois.
Son voisin, le soldat Tepu, lâche que ces soldats étaient "peut-être des gens simples mais ils sont morts en héros".

Puis le chef de l'Etat s'est rendu à l'hôpital français pour saluer les dix blessés et les cinq valides de la section du 8e RPIMA tombés dans l'embuscade. Il a multiplié les mots de réconfort et rappelé que "la France est derrière ses soldats".

Les regards noirs et fermés semblaient en dire long sur la frustration de ces hommes qui évoqueront, plus tard, lorsque les officiels seront partis, le sentiment d'avoir été "lâchés" sur le terrain.

Mais la visite éclair du président de la République n'avait pas pour seul objectif d'exprimer, par sa voix, l'empathie de la nation. Il s'est efforcé, lors de son allocution sur la place d'armes et face aux médias, de justifier sa décision de répondre à la demande de l'OTAN d'accroître le nombre des troupes françaises en Afghanistan.

Et le briefing à huis clos du général Stollsteiner, le commandant français pour la région de Kaboul, qui a dressé, selon un participant à la réunion, un tableau très sombre de la situation en Afghanistan, n'a pas détourné M. Sarkozy de sa position.

Le président français a conclu sa visite éclair en rendant visite à son homologue afghan, Hamid Karzaï, auquel il a réaffirmé la volonté de la France de rester aux côtés de l'Etat afghan dans sa lutte contre ceux qui ont juré sa perte.
Jacques Follorou Article paru dans l'édition du 21.08.08.

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Des soldats français blessés en Afghanistan évoquent des erreurs
Reuters - 20 août 2008 15.00 Des soldats blessés lors de l'embuscade de Saroubi, en Afghanistan, dénoncent dans Le Monde des erreurs de commandement mais leur hiérarchie sur le terrain invite à prendre du recul avant de tirer une telle conclusion.

Le quotidien, dans son édition datée du 21 août, cite plusieurs soldats rencontrés mercredi matin à Kaboul sous couvert de l'anonymat.

"Il est vraiment facile de juger de très loin dans son fauteuil. Il faut prendre le déroulement de toute l'opération dans le détail, à tête reposée", répond le lieutenant-colonel Bruno Louisfert, adjoint à la communication du général Michel Stollsteiner, commandant de la région de Kaboul.

"Là, on saura exactement quelles améliorations on peut apporter", ajoute-t-il en réponse aux questions des journalistes.

Mardi, le général Jean-Louis Georgelin, chef d'état-major des armées, avait estimé lors d'une conférence de presse à Paris "qu'il n'y avait pas eu d'erreurs des soldats sur le terrain."

Une embuscade tendue par les taliban lundi dans la région de Satori à un convoi à fait dix morts et 21 blessés dans les rangs français.

Selon des témoignages recueillis par Le Monde, le nombre des victimes s'expliquerait par "la lenteur de la réaction du commandement et de sérieux problèmes de coordination."

L'unité de reconnaissance chargée d'approcher le col à pied "est restée sous le feu ennemi pendant près de quatre heures sans renfort", raconte un soldat. "Nous n'avions plus de munitions pour nous défendre avec d'autres autres armes que nos Famas", ajoute-t-il.

Le quotidien ajoute que les frappes aériennes de l'Otan visant à permettre aux soldats de s'extraire du guet-apens ont parfois raté leur cible et "touché des soldats français."

En outre, les communications radio auraient été coupées avec les unités du Régiment de marche du Tchad en appui au sein du convoi.

Pour le Monde, contrairement à la version officielle, les victimes ne sont pas toutes mortes lors des premiers tirs ennemis mais "au fil des affrontements."

"Pour l'instant, ce ne sont que des spéculations. Il faut raison garder, garder la tête froide et prendre du recul", répond le lieutenant-colonel Bruno Louisfert.

Selon lui, les soldats cités par le quotidien n'ont peut-être pas une vision globale des événements.

"Les gens arrivent, c'est extrêmement violent, extrêmement difficile, extrêmement fatigant. Ils ont une vision très parcellaire des choses et parfois contradictoire", dit-il.
Elizabeth Pineau avec Gérard Bon à Paris

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L'hommage aux soldats tués en Afghanistan
Créé le 20/08/08 - europe1.fr Dernière mise à jour le 21/08/08 à 18h19

La cérémonie nationale d'hommage aux dix soldats français tués en Afghanistan a eu lieu jeudi en fin de matinée aux Invalides à Paris, en présence notamment de Nicolas Sarkozy, François Fillon et de plusieurs ministres et parlementaires.

Le président de la République a parlé de "jour de deuil pour la nation française". Après l'éloge funèbre, il a déposé sur chaque cercueil des décorations à titre posthume. Une cérémonie suivie notamment en Afghanistan par les soldats toujours sur place.

L'émotion étreint chaque Français", a dit Nicolas Sarkozy lors de l'hommage national aux dix soldats tués en Afghanistan. Toute la classe politique française avait fait le déplacement aux Invalides jeudi en fin de matinée, notamment le Premier ministre François Fillon, la quasi-totalité du gouvernement, l'ancien président Valéry Giscard d'Estaing ou encore des responsables de gauche comme François Hollande et Bertrand Delanoë. Tous réunis autour des cercueils des dix soldats et de leurs familles.

"Aujourd'hui, c'est un jour de deuil pour la nation française", a dit le chef de l'Etat lors de la cérémonie militaire qui a eu lieu après un office religieux œcuménique (notedt, c'est nous qui soulignons).
Après l'éloge funèbre, Nicolas Sarkozy a déposé sur chaque cercueil, recouvert d’un drapeau tricolore, la croix de chevalier légion d'honneur à titre posthume et annoncé que la Croix militaire leur avait été décernée.
Il devait ensuite s’entretenir avec les familles des victimes à huis-clos. "Je veux qu'elles sachent tout, elles y ont le droit", a simplement précisé le chef de l'Etat.

Dans son discours, le président de la République a aussi réaffirmé que les soldats français étaient "engagés en Afghanistan dans un combat contre la barbarie, l'obscurantisme et le terrorisme".
Lors du Conseil des ministres quelques heures plus tôt, Nicolas Sarkozy a rappelé sa détermination à maintenir des troupes françaises en Afghanistan pour y défendre "la liberté du monde".

En Afghanistan, les soldats du 8e RPIMa toujours sur place ont suivi avec émotion, en direct depuis une base avancée située dans l'est de l'Afghanistan, l'hommage national rendu à Paris. Toutes les activités non essentielles ont cessé et les soldats qui étaient d'astreinte nocturne se sont réveillés le temps de la retransmission.
Un peu plus à l'est encore, la délégation française aux jeux Olympiques de Pékin s'est associée à cet national en annulant les traditionnelles festivités organisées pour les médaillés français.

Les 21 blessés dans l’embuscade tendue par les talibans ont eux été rapatriés mercredi en deux groupes. Les premiers, les plus touchés, sont arrivés mercredi en fin de matinée à Orly, à bord d’un Boeing C135 médicalisé. Ces soldats étaient attendus par le secrétaire d'Etat à la Défense, Jean-Marie Bockel, et par le chef d'état-major de l'armée de terre, Elrick Irastorza. "Ces militaires ont été blessés par balles ou par des éclats, deux d'entre eux ont été blessés dans un accident de blindé, ils souffrent de blessures de moyenne gravité, ils allaient bien, mais ils ont besoin de suivi", a précisé la médecin-chef Anne Robert, chef du Sirpa Santé.

Dix soldats ont perdu la vie en Afghanistan : le sergent-chef Sébastien Devez,le caporal-chef Damien Buil, le caporal Nicolas Grégoire, le 1ère classe Kevin Chassaing, le 1ère classe Damien Gaillet, le 1ère classe Alexis Taani, le soldat Julien Le Pahun, le soldat Anthony Rivière, le caporal-chef Rodolphe Penon et le 1ère classe Melan Baouma.

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PAR JACQUES MOLÉNAT Marianne 16/22 août 2008 p. 40 LarzaC. Les passe-droits du temple Bouddhiste

La rencontre de Carla Bruni et du dalaï-lama est l'un des événements people du mois d'août. Elle doit se dérouler dans le temple bouddhiste de Lérab Ling édifié sur les contreforts du Larzac, à deux pas de la maison en bois de José Bové.

Ce vaste lieu d'étude et de retraite, que signale un bouddha géant de? m de haut, a bien failli ne jamais voir le jour. Quand le mouvement Rigpa, un réseau de centres d'étude du bouddhisme tibétain, présenta le projet à Daniel Constantin, alors préfet de l'Hérault, le représentant de l'Etat eut un haut-le-cœur.
La commune de Roqueredonde n'avait jamais voté de plan d'urbanisme. Pis, 1'« unité touristique nouvelle », telle qu'elle était programmée, parachutait en pleine campagne un édifice exotique, « artificiel », dit le code de l'urbanisme, enfreignant plusieurs dispositions de la loi « montagne », en particulier l'obligation de construire en continuité avec le bâti existant.

Constantin refusa donc le permis de construire. Un niet de courte durée. Matthieu Ricard, proche collaborateur du dalaï-lama (et fils de feu Jean-François Revel, 1924-2006, notedt), a su convaincre l'Elysée de lever cet obstacle imprévu.

Francis Idrac, le successeur de Constantin, donna donc, sur ordre, le feu vert officiel, malgré la colère d'une poignée de contestataires qui s'égosillèrent en vain à protester contre cette construction « illégale ».

Jean-Marie Barascut, maire des Rives, une commune voisine, n'eut pas à s'en plaindre. Menuisier de profession, il fut chargé de fabriquer le grand lit que retrouvera Sa Sainteté dans l'appartement dont elle a l'usage exclusif au troisième étage du temple.

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Carla Bruni-Sarkozy rencontre le dalaï-lama LEMONDE.FR avec AFP | 22.08.08 | 13h03 • Mis à jour le 22.08.08 | 14h16

C'est sous une pluie battante que la rencontre entre le dalaï-lama et Carla Bruni-Sarkozy a eu lieu à l'occasion de l'inauguration du temple bouddhiste de Lérab Ling à Roqueredonde, dans l'Hérault. L'épouse du chef de l'Etat était accompagnée du ministre des affaires étrangères, Bernard Kouchner, et de la secrétaire d'Etat aux droits de l'homme, Rama Yade.

Près de deux mille personnes, dont les quatre cents retraitants du temple, assistaient à la cérémonie, ainsi que des personnalités comme les actrices françaises Juliette Binoche et Line Renaud et l'ex-mannequin Inès de la Fressange.

Lors de la cérémonie, le chef spirituel du Tibet, vêtu de l'habit et d'une coiffe traditionnels, a passé autour du cou de la première dame de France l'écharpe blanche portée en signe de bienvenue au Tibet, la "kata". Puis, ils ont défait le nœud d'un ruban sur la porte centrale du temple de Lérab Ling, en signe d'inauguration officielle du lieu.
Le dalaï-lama s'est ensuite prosterné devant la statue de Bouddha à l'intérieur de l'édifice, avant de saluer dans l'assistance Bernard Kouchner, qui lui a remis un présent.

ENTRETIEN À HUIS CLOS

A la fin de la cérémonie, Carla Bruni-Sarkozy devait s'entretenir à huis clos avec le dalaï-lama, avant d'être rejointe par Bernard Kouchner. Il s'agira de la première et seule rencontre entre le chef spirituel et des membres du gouvernement français, à l'avant-dernier jour de sa visite en France, qui a commencé le 12 août. Cet entretien aura sûrement une tonalité politique alors que le dalaï-lama a dénoncé jeudi la poursuite de la répression chinoise au Tibet, dans un entretien au Monde. La Chine avait demandé mercredi à la France de manier "avec prudence" la question du Tibet.

Cette rencontre entre le dalaï-lama et Carla Bruni-Sarkozy était prévue de longue date, alors que celle avec Bernard Kouchner a été longtemps incertaine. Quant au chef de l'Etat, l'Elysée avait annoncé le 6 août que Nicolas Sarkozy ne recevrait pas le dignitaire tibétain au cours de sa tournée en France, un moment jugé peu opportun en plein Jeux olympiques de Pékin.

L'envoi de Carla Bruni-Sarkozy à la rencontre du dalaï-lama a suscité de nombreuses critiques. Pour le Parti socialiste, il s'agit d'une "confusion des genres". C'est une "mascarade", renchérit Reporters sans frontières. "C'est insupportable. Mme Sarkozy n'a rien à faire dans cette histoire-là !", a commenté Robert Ménard, son secrétaire général, lors d'une conférence de presse.

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JO-2008 : Sarkozy salue "un formidable succès" pour la France et l'Europe 24.08.2008 16:21 tsr.ch

Le président Nicolas Sarkozy a salué dimanche le "formidable succès" qu'ont été les jeux Olympiques de Pékin pour la France, qui a "remporté avec brio 40 médailles", et pour l'Europe qui, avec 280 médailles, "prend la tête du classement".

"Le président de la République félicite très chaleureusement l'ensemble de l'équipe de France qui a remporté avec brio 40 médailles, dont 7 d'or, 16 d'argent et 17 de bronze", a déclaré l'Elysée dans un communiqué à la clôture des JO de Pékin.

Les athlètes français dépassent "ainsi le nombre de médailles obtenues aux derniers jeux olympiques de Sydney", se félicite le chef de l'Etat.

Les "bleus" ont terminé les JO de Pékin à la 10e place au classement des nations. En 2004 à Athènes ils avaient obtenu 33 médailles (7e), dont 11 en or, et en 2000 à Sydney, 38 médailles (6e) dont 13 en or.

Soulignant un "formidable succès", M. Sarkozy estime que "ces victoires sont celles d'hommes et de femmes passionnés, déterminés, qui ont mis toute leur énergie pour atteindre les marches olympiques".

"Ils nous ont fait vibrer et nous ont procuré beaucoup de bonheur durant ces Jeux. Toute une Nation les a encouragés et soutenus durant ces semaines. Nos sportifs sont la fierté du peuple français", ajoute-t-il.

En tant que président en exercice du Conseil de l'Union européenne, M. Sarkozy salue également le "formidable succès qu'ont été les jeux olympiques de Pékin pour l'Europe".

"Avec 280 médailles, dont 87 d'or, 101 d'argent et 92 de bronze, l'Union européenne prend ainsi la tête du classement. C'est la victoire du sport et de ses valeurs essentielles et communes aux peuples de l'Union", déclare-t-il. (AFP)

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Lundi 25 août 2008, mis à jour à 14:25 Mourad Guichard, édité par Gérard Bon Reuters Nicolas Sarkozy à Maillé pour commémorer le massacre de 1944

Nicolas Sarkozy s'est rendu à Maillé pour réparer l'injustice du massacre oublié de 124 civils par des soldats allemands, le 25 août 1944, jour de la libération de Paris.

Le chef de l'Etat a estimé que la France avait commis une "faute morale" en ignorant ce massacre pendant 64 ans.

"En ignorant si longtemps le drame de Maillé, en restant indifférente à la douleur des survivants, en laissant s'effacer de sa mémoire le souvenir des victimes, la France a commis une faute morale", a-t-il dit.

"C'est cette faute qu'au nom de la Nation tout entière je suis venu reconnaître et réparer aujourd'hui", a-t-il ajouté devant une foule de plusieurs centaines de personnes.

Nicolas Sarkozy a jugé qu'à côté des massacrés d'Oradour, des pendus de Nîmes ou des déportés exterminés dans les camps, notamment, "les morts de Maillé ont leur place dans la mémoire nationale."

Dénonçant "l'inhumanité absolue" entourant ce massacre, Nicolas Sarkozy a déclaré qu'il ne fallait jamais transiger avec le fanatisme dans un rapprochement entre le massacre de Maillé et la mort de dix soldats français la semaine dernière en Afghanistan.

"Je pense au sacrifice de nos dix jeunes soldats face à ces barbares moyenâgeux, terroristes que nous combattons en Afghanistan", a-t-il dit.

Plusieurs centaines de personnes (le village de Maillé compte aujourd'hui 650 habitants) étaient venues accueillir le chef de l'Etat, dont de nombreux élus et porte-drapeaux de la région tourangelle.

"J'avais demandé à Nicolas Sarkozy de venir. Le candidat à la présidentielle s'y était engagé. Il a précisé qu'il viendrait au cours de son mandat", a dit à Reuters Bernard Eliaume, le maire du village. "ON A TOUJOURS ÉTÉ OUBLIÉS"

C'est la première fois en 64 ans qu'un président de la République en exercice assiste à cette commémoration.

"L'enquête conduite par un procureur allemand sur les conditions de ce massacre et la présidence européenne (de la France) ont donné à cette affaire une dimension fortement européenne. Cela a sans doute accéléré les choses", a expliqué le maire

"N'oublions jamais les 124 victimes. Il y a 64 ans, là ou nous nous trouvons, ce n'était que souffrance et mort ", a ajouté Bernard Eliaume.

"Avec les rescapés, nous voulons aller, non pas vers un règlement de compte, mais vers une compréhension de ce qui s'est passé. Pour l'heure, c'est une chape de plomb qui nous empêche de respirer."

"On a toujours été oubliés. On ne vit pas comme les autres", a regretté Serge Martin, président de l'association pour le souvenir de Maillé.

Cet homme de 74 ans, qui a perdu un frère et deux soeurs, dont l'une avait six mois, dans le massacre, a expliqué être souvent amené à témoigner auprès des écoliers, sans pouvoir leur expliquer les raisons de ce massacre.

Le procureur allemand Ulrich Maass qui instruit le dossier de Maillé, doit revenir dans le village courant novembre.

Si en France la prescription est de 30 années, elle n'existe pas pour les crimes de guerre. Un seul soldat allemand a été, à ce jour, condamné par contumace. Il est décédé en Allemagne en 1965.

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Sarkozy plaide pour la fermeté en Afghanistan et au Caucase
Reuters - 27 août 2008 15.00 Emmanuel Jarry et Sophie Louet

PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy plaide pour la fermeté en Afghanistan et au Caucase, deux dossiers qui mobilisent le chef de l'Etat français et président en exercice du Conseil européen en cette rentrée diplomatique.

Devant les ambassadeurs de France réunis à l'Elysée pour leur XVIe conférence, il a redit que les dix soldats français tués le 18 août dans une embuscade en Afghanistan étaient "tombés au service d'une cause juste" : la lutte contre le terrorisme, pour la liberté et les droits de l'homme.

Il a réaffirmé la nécessité d'un engagement sur la durée dans ce pays, où la France a déployé 2.600 soldats aux côtés des Etats-Unis et de 25 pays de l'Union européenne - "On s'engage dans la durée ou alors ce n'est pas la peine de s'engager."

Un retrait militaire des Occidentaux serait, selon lui, immanquablement suivi d'un retour au pouvoir en Afghanistan des taliban, alliés de la nébuleuse terroriste islamiste Al Qaïda, et "sans doute" de la déstabilisation du Pakistan voisin.

A cinq jours du sommet européen extraordinaire sur la situation au Caucase, Nicolas Sarkozy a par ailleurs invité la Russie à respecter l'intégrité territoriale de la Géorgie.

Il a jugé "inacceptable" la reconnaissance unilatérale par Moscou de l'indépendance des provinces géorgiennes séparatistes d'Ossétie du Sud et d'Abkhazie, tout en assurant que personne ne souhaitait "revenir à la Guerre froide".

L'issue de ce conflit "déterminera pour longtemps la relation de l'Union européenne avec la Russie", a-t-il déclaré.

L'accord de cessez-le-feu conclu le 12 août entre la Russie et la Géorgie sous l'égide de la France "doit être appliqué en totalité", a insisté Nicolas Sarkozy, qui a précisé qu'il le redirait le soir même au président russe Dmitri Medvedev.

Pour le reste, Nicolas Sarkozy a surtout prononcé un long plaidoyer pour la politique qu'il mène depuis mai 2007.

Il a ainsi estimé que les "choix de rupture" qu'il avait proposés en politique étrangère avaient été "validés".

Il a de nouveau justifié le rapprochement avec les Etats-Unis dans une ère de "puissances relatives" caractérisée par l'ascension fulgurante de la Chine et de l'Inde et par le retour en force de la Russie.

"JOUER COLLECTIF"

Il a défendu le repositionnement de la France au Proche-Orient, entre affirmation de son amitié pour Israël et rapprochement avec la Syrie, où il se rend les 3 et 4 septembre.

Il a rappelé le rôle de la France dans l'élaboration d'un traité institutionnel de Lisbonne et s'est dit prêt à retourner à Dublin pour convaincre les Irlandais de s'y rallier.

Trois ans après le rejet par les Français du projet de Constitution européenne, la France est aujourd'hui "décidée à jouer collectif", a-t-il assuré.

Il a défendu sa "nouvelle politique africaine", plus ouverte aux pays non francophones, tout en reconnaissant l'existence en Afrique, notamment parmi les jeunes, d'un "vrai problème de perception" envers l'ancienne puissance coloniale.

Mis en cause pour avoir participé à la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Pékin malgré la crise du Tibet, il a, là encore, défendu la politique menée depuis un an.

S'il a déclaré respecter les militants des droits de l'homme, il leur a demandé "de comprendre qu'un chef d'Etat, qu'un ministre des Affaires étrangères est dans une situation différente, impliquant des modes d'action qui, pour être différents, n'en sont pas moins respectables, d'autant plus qu'ils sont incomparablement plus efficaces".

"Il nous faut aborder ces sujets difficiles, y compris celui des minorités, sur un mode qui conduit à des résultats tangibles et positifs et non à une confrontation stérile", a-t-il dit.

Enfin, il a proposé une réunion des principaux chefs d'Etat concernés par les négociations commerciales internationales pour sortir celles-ci de leur impasse actuelle.

"On protège la France pas simplement aux frontières de la France. On protège la France en lui faisant jouer un rôle majeur dans un cadre européen. On protège la France en la mettant sans ambiguïté dans sa famille occidentale", a résumé Nicolas Sarkozy en guise de conclusion. "On protège la France en étant à la tête d'une diplomatie qui a vocation à l'universel en parlant avec tout le monde dans le monde, sans exclure personne."

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mercredi 03 septembre 2008 OuestFrance.fr Didier EUGÈNE Le coup de sang de Sarkozy en Corse

La sanction infligée au patron de la police en Corse, après l'occupation de la villa de Christian Clavier, questionne sur le mélange privé-public du chef de l'État.

Est-ce une affaire Clavier ? Une affaire Sarkozy ? Ou une affaire Rossi ?
Dominique Rossi, 59 ans, patron des forces de sécurité en Corse, a appris, lundi soir, par un coup de téléphone du ministère de l'Intérieur, sa mutation à l'Inspection générale de la police pour avoir toléré, samedi dernier, la brève occupation de la villa de Christian Clavier, le comédien « très cher ami » de Nicolas Sarkozy, par quelques dizaines de nationalistes corses.

L'acteur était en mer quand sa villa du lotissement Punto d'Oru, à Porto-Vecchio (Corse-du-Sud), a été envahie par les militants qui voulaient dénoncer « la spoliation foncière ».
Ils sortaient d'une manifestation autorisée et ont également occupé la villa de Camille de Rocca-Serra, président de l'Assemblée de Corse et député-maire UMP de Porto-Vecchio.
Informé de l'occupation, le comédien aurait demandé à son personnel de servir des boissons.

« Disproportionné »

Tout porte à croire que cette occupation visait une publicité maximum pour les nationalistes avec des risques a minima. Le ministère de l'Intérieur reproche au contrôleur général de la police, Dominique Rossi, natif de Corse du Sud, de « n'avoir pas pris les mesures nécessaires pour protéger ce lotissement, afin d'éviter l'envahissement d'une propriété privée ». De là à évoquer une sorte de complicité passive des responsables de l'ordre avec les agitateurs nationalistes, il n'y a qu'un pas.

Les syndicats de police sont indignés. « Aucune intervention n'a été demandée », relève un responsable local. « Il n'y a pas eu de dégâts », relève celui du Syndicat des commissaires. « Disproportionné », ajoute le Syndicat indépendant. « Injuste », déplorent les collaborateurs de Dominique Rossi qui vantent son « excellent bilan » : moins d'attentats, des arrestations efficaces.
Hier soir, dans le cadre d'une enquête préliminaire ordonnée par le parquet d'Ajaccio, Christian Clavier et les gardiens de la villa étaient interrogés par la police.

C'est, bien sûr, le lien entre le chef de l'État et le comédien héros des Visiteurs qui fait polémique. L'Élysée se tait. François Bayrou dénonce « le fait du prince ». Jean-Pierre Chevènement, ancien ministre confronté au problème corse, juge : « C'est digne de Pétillon », auteur de la bande dessinée L'enquête corse, qui dénonce le partage de l'immobilier entre clans corses, pour le plus grand plaisir de nombreuses personnalités.

Si l'occupation est inadmissible, comme tout laxisme avec les nationalistes, la rapidité de la sanction signe d'évidence la patte de Nicolas Sarkozy.
L'amitié conseillère de la colère présidentielle comme elle le serait du dossier audiovisuel ?
Coup de menton et de règle ?

Le chef de l'État avait été aussi brutal avec le responsable de l'armée de terre, poussé à démissionner après la démonstration meurtrière de Carcassonne. Moins grave, la décision relève cette fois de l'opportunité d'un éclat médiatique, un jour de rentrée sombre.

Michèle Alliot-Marie, ministre de l'Intérieur, a immédiatement remplacé Dominique Rossi par Gilles Leclair, 55 ans, actuel patron de la lutte contre la délinquance financière, qui a servi en Corse deux ans, tandis que Dominique Rossi était l'adjoint du préfet Lambert lors de l'arrestation d'Yvan Colonna.

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mercredi 3 septembre 2008, mis à jour à 16:56 Edité par Pascal Liétout lexpress.fr Nicolas Sarkozy à Damas

Le président Nicolas Sarkozy est arrivé à Damas pour une visite de deux jours, qu'il souhaite mettre à profit pour consolider le rapprochement entre la France et la Syrie et faire franchir à celle-ci un nouveau pas vers sa réintégration dans le concert international.
Il participera jeudi à un sommet à quatre organisé par le président syrien avec l'émir du Qatar, Cheikh Hamad bin Khalifa al Thani, et le Premier ministre turc, Tayyip Erdogan.

Ce voyage s'inscrit dans le prolongement de la visite de Bachar al Assad à Paris le 12 juillet et de sa présence au sommet de l'Union pour la Méditerranée.

C'est la première visite en Syrie d'un président français depuis Jacques Chirac, en octobre 2002, et une visite "avant tout politique", précise l'Elysée.

Le prédécesseur de Nicolas Sarkozy, avait décidé de geler les relations franco-syriennes en 2005 après l'attentat qui a coûté la vie à l'ex-Premier ministre libanais Rafic Hariri et dans lequel Damas est soupçonné d'avoir trempé.

Les Etats-Unis considèrent toujours la Syrie, alliée de l'Iran et accusée de vouloir maintenir sa tutelle sur le Liban, comme un Etat terroriste, et voient avec beaucoup de réticence le rapprochement engagé par Paris ces derniers mois avec Damas.

Après une première tentative avortée, Nicolas Sarkozy a estimé que l'accord interlibanais de Doha le 21 mai, l'élection dans la foulée du nouveau président du Liban Michel Souleïmane et l'ouverture de discussions indirectes entre Israël et la Syrie par le truchement de la Turquie étaient des signes suffisants de bonne volonté pour reprendre le dialogue avec Damas.

"Nos deux pays sont en train d'ouvrir une nouvelle page de leur relation", déclare-t-il dans une interview publiée mercredi par le quotidien syrien Al Watan.

La Syrie fait "progressivement les choix que le monde attend d'elle" pour reprendre ainsi "sa place dans le concert des nations", poursuit-il. "Je suis (...) venu dire aux autorités syriennes combien il est important de poursuivre sur ce chemin."

La Syrie peut "apporter une contribution irremplaçable au règlement des problèmes du Proche-Orient", ajoute-t-il. "Je suis persuadé que la paix passe dans cette région par nos deux pays."

Il devait avoir en fin d'après-midi un premier entretien avec Bachar al Assad, avec qui il devait ensuite rompre le jeûne du ramadan dans un restaurant de la vieille ville de Damas.

UN MESSAGE POUR L'IRAN

Nicolas Sarkozy, pour qui ce rapprochement est un moyen de ramener la France au centre de la scène proche-orientale, veut notamment que les dirigeants syriens relayent auprès de leurs alliés iraniens les messages des pays occidentaux exhortant l'Iran à renoncer à toute idée de se doter de l'arme nucléaire.

Il souhaite également que la Syrie progresse dans la reconnaissance de la souveraineté du Liban, avec lequel Damas a accepté cet été, pour la première fois dans l'histoire des deux pays, d'échanger des ambassades.

Selon les entourages de Nicolas Sarkozy et du ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner, le chef de l'Etat français devrait aussi évoquer la crise du Caucase avec son homologue syrien.

Lors d'une rencontre avec le président russe Dmitri Medvedev le 21 août dans la station balnéaire de Sotchi, sur la Mer Noire, Bachar al Assad a apporté son soutien à la Russie dans ce conflit, alors que l'Union européenne, dont Nicolas Sarkozy assure la présidence tournante, a pris le parti de la Géorgie.

"Le président Sarkozy demandera certainement à Bachar al Assad de ne pas attiser les tensions au Caucase et de soutenir nos propositions de règlement de la crise", a déclaré à Reuters un diplomate français.

La Russie est un partenaire de longue date de la Syrie, ou sont encore présents de nombreux conseillers militaires russes. Les Syriens ont fait savoir qu'ils avaient demandé à la Russie un système de défense anti-aérien très moderne.

"Apparemment les Russes n'auraient pas donné satisfaction aux Syriens à ce stade", commente le même diplomate français. "Il ne faut pas que la Syrie s'imagine qu'on est revenu au temps de la guerre froide et fasse une mauvaise lecture de ce qui se passe au Caucase et l'erreur de parier sur un appui russe qui leur permettrait de faire n'importe quoi."

Pour l'instant, la Syrie semble décider à pratiquer une politique d'ouverture en direction de la France, de l'Union européenne, d'Israël par le biais des discussions indirectes qui reprendront dans les prochains jours à Istanbul, et des Etats-Unis, même si Damas attend l'administration américaine qui sortira des élections de novembre.

Il y a en revanche des domaines ou elle n'a pas encore donné de véritables signes d'ouverture, comme les droits de l'homme, ses relations avec l'Irak ou avec les mouvements palestiniens, admet-on de source diplomatique française.

L'organisation humanitaire américaine Human Rights Watch a demandé à Nicolas Sarkozy de faire pression sur les autorités syriennes sur la question des droits de l'homme.

"Le président s'est pleinement engagé sur cette dimension-là. Il a plaidé la cause des droits de l'Homme, il a plaidé des cas précis, il a obtenu des premiers résultats", assure l'Elysée.

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Aznar-Dati, anatomie d'une rumeur Par LEXPRESS.fr, mis à jour le 04/09/2008 à 11:56 - publié le 04/09/2008

L'ancien Premier ministre espagnol José Maria Aznar a démenti officiellement être le père de l'enfant de Rachida Dati. Par quel emballement médiatique en est-on arrivé là? Il l'a fait. L'ancien Premier ministre espagnol José Maria Aznar s'est fendu d'un communiqué mercredi 3 septembre pour démentir être... le père de l'enfant que porte la ministre française de la Justice Rachida Dati. Il n'avait pas vraiment le choix.

Publiée le 2 septembre sur un site d'information marocain, L'Observateur, l'indiscrétion faisait le choux gras de la presse et des télévisions espagnoles. Il y a quelques semaines déjà, le très sérieux El Mundo s'interrogeait ainsi: "Et si le père était un politicien espagnol retiré?"

"Cette information est totalement et complétement fausse", martèle le communiqué émis par la fondation que dirige Aznar. Marié et père de trois enfants, ce dernier indique par ailleurs avoir donné des instructions à ses avocats "pour qu'ils étudient immédiatement toutes les actions légales à mener contre ceux qui répandent de tels mensonges ou ceux qui en font écho".

"Une source proche de la ministre française nous a confirmé l'information", se contente d'expliquer Ahmed Charai, le directeur de L'Observateur. Qui dit ne pas craindre d'éventuelles poursuites judiciaires: "La justice jouera son rôle, comme nous avons rempli le nôtre."

De son côté, Rachida Dati réitère dans Le Point de cette semaine son désir de ne pas révéler l'identité du père de l'enfant qu'elle porte. "J'ai une vie privée compliquée et c'est la limite que je me pose vis-à-vis de la presse. Je ne dirai rien là-dessus", explique-t-elle.

Un droit à l'intimité que la ministre, officiellement célibataire à 42 ans, a bien du mal à faire respecter depuis le conseil des ministres du 21 août. A la vue de son ventre rebondi, des sites, comme Purepeople.com, suivis par plusieurs journaux, ont immédiatement émis l'hypothèse d'une grossesse. Depuis lors, les spéculations vont bon train sur le nom du père.

A cause de leur proximité affective et politique, le nom de Nicolas Sarkozy a, bien sûr, nourri les fantasmes de nombre d'internautes sur les forums. Mais chez certains ministres ou conseillers élyséens, on préférait colporter la rumeur, plus drôle car plus inattendue, autour de José Maria Aznar.

Un nom d'autant plus évident que le petit monde médiatique bruissait depuis plusieurs mois d'une possible liaison entre les intéressés. Tout est parti d'un premier dîner à l'invitation de Nicolas Sarkozy et Carla Bruni en décembre 2007, auquel participaient également François Fillon, Julio Iglesias et Didier Barbelivien. Quelques jours plus tard, Aznar invite Dati à un tête-à-tête dans le restaurant parisien Le Divellec. Une rencontre dont L'Express s'était fait l'écho pour montrer l'intérêt que portait un ancien responsable étranger de premier plan à l'étoile montante de la Sarkozye.

Depuis, la ministre s'est rendue à plusieurs reprises en Espagne dans le cadre de ses fonctions. De quoi alimenter la machine à ragots...

Et maintenant, à qui le tour? La rumeur a repris son lit dans d'autres torrents. Les cancans désignent désormais Dominique Desseigne, patron du Fouquet's, quand d'autres privilégient la piste d'un autre frère Sarkozy, voire, comme RTL, celle de l'ex-animateur Arthur, ou encore celle d'un donneur anonyme. Bref, du grand n'importe quoi...

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Publié le 05/09/2008 à 15:38 Reuters Thierry Lévêque, édité par Gilles Trequesser
Nouveaux détails sur la mort des dix Français en Afghanistan

De nouveaux détails ont été rendus publics après la publication d'articles de presse qui ont suscité un appel à l'unité nationale du ministre de la Défense, Hervé Morin. L'état-major des armées a fait savoir qu'un des dix soldats avait été tué à l'arme blanche lors de combats au corps à corps.

"Sur les dix soldats, un seul présente des traces de blessures par balles et par arme blanche, ça a été démontré par des examens médicaux et ça croise des témoignages de soldats sur le terrain", a expliqué par ailleurs le capitaine Christophe Prazuck, porte-parole de l'état-major des armées.

"La multiplication des rumeurs nous a conduit à faire cette mise au point", a-t-il ajouté. Huit soldats ont été tués par balles ou par éclats et le dixième est mort dans un accident immédiatement après l'engagement, selon l'état-major.

Un témoignage publié dans Le Parisien et des informations dont a fait état le journal Le Monde parlaient de quatre hommes morts égorgés. Hervé Morin, interrogé sur Canal+ vendredi matin, n'a ni démenti, ni confirmé ces informations, expliquant qu'il fournirait les détails aux familles qui le demanderaient.

TÉMOIGNAGE DE LA MÈRE D'UN SOLDAT

La mère d'un soldat qui serait impliqué dans l'attaque raconte dans Le Parisien, qui ne dévoile pas son identité, que son fils lui a fait état de combats au corps à corps.

Il lui a téléphoné pour raconter l'attaque juste après les faits, avant que le commandement n'ait "briefé" les protagonistes de l'affaire, dit-elle.

"Les taliban ont égorgé certains de ses copains. D'autres ont été lapidés, ils ne méritaient pas de mourir comme des chiens", dit-elle.

De source militaire proche du ministère de la Défense, on juge ce témoignage de deuxième main erroné, en se fondant sur des détails qui en montreraient l'incohérence.

L'information concernant l'existence d'un contact physique entre les Français et leurs assaillants a alimenté les débats sur les supposés retards des renforts et l'absence ou le caractère inopérant de l'appui aérien.

Le gouvernement dément tout problème d'organisation ou faute de commandement et fait remarquer que malgré leurs équipements très complets, les forces américaines ont enregistré des victimes par centaines en Afghanistan.

Une mission de l'Assemblée nationale a recommandé l'envoi de moyens de soutien, une recommandation que le gouvernement pourrait suivre prochainement. "J'ai proposé au président de la République un certain nombre de mesures complémentaires", a déclaré Hervé Morin sur Canal+.

Il a par ailleurs condamné implicitement à nouveau la publication par l'hebdomadaire Paris Match de photos de taliban exhibant l'équipement de soldats français tués.

"J'en appelle à l'unité du pays dans la lutte contre le terrorisme, (...) dans la lutte pour les droits de l'homme", a-t-il dit. "Les taliban c'est un régime moyenâgeux, qui niait tout droit aux femmes, qui coupait les phalanges des petites filles qui avaient le malheur de se mettre du vernis à ongles (...) J'en appelle aussi à l'unité du pays pour nos soldats et notre armée", a-t-il ajouté.

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Afghanistan : les photos de Paris-Match choquent NOUVELOBS.COM | 05.09.2008 | 13:28

"C'est abject. Cela fait beaucoup de mal de voir ces assassins (...), de les voir parader avec les vêtements des enfants qu'ils ont tués", a déclaré le père d'un des soldats français tués dans une embuscade le 18 août, à propos des photos publiées par l'hebdomadaire jeudi.

Les photos publiées jeudi 4 septembre par l'hebdomadaire Paris-Match, montrant notamment un taliban vêtu de l'uniforme de soldats français, sont "abjectes", a réagi dans la soirée Joël Le Pahun, le père de l'un des dix soldats tués en Afghanistan dans une embuscade le 18 août. "C'est abject. Cela fait beaucoup de mal de voir ces assassins (...) de les voir parader avec les vêtements des enfants qu'ils ont tués", a déclaré à l'AFP Joël Le Pahun, joint par téléphone.

Après la mort de son fils Julien alors qu'il allait avoir vingt ans, il a espéré toutefois que la publication de ces images amène "un mal pour un bien, que les Français prennent conscience du risque que les talibans peuvent engendrer".

"Les talibans nous montrent leur suprématie"

"Au travers de ces photos, les talibans nous montrent leur suprématie. Ils formulent des menaces nettes et précises contre la France. Ils montrent qu'ils sont très près de nous. Il faut éradiquer ce phénomène, et pour cela il faut que la France et plus généralement l'OTAN puisse rajouter beaucoup d'hommes et de moyens, qui sont en carence aujourd'hui", a estimé Joël Le Pahun.

Paris-Match publie jeudi des photos montrant deux combattants islamistes arborant des Famas, le fusil d'assaut des forces françaises pris aux soldats tombés dans l'embuscade. L'un d'eux porte un uniforme quasi-complet : treillis, Famas, casque, masque de protection.

Interrogé sur les conditions de l'embuscade, et sur la manière dont les soldats ont été tués, à propos desquelles des informations contradictoires ont circulé, Joël Le Pahun a affirmé ne pas avoir eu de réponse claire de l'armée française : "J'espère que nous en aurons lors de notre voyage en Afghanistan", a-t-il déclaré.

Le président de la République Nicolas Sarkozy a annoncé le 26 août que les familles des militaires se rendraient dans ce pays "les 12 et 13 septembre prochains" lors d'un voyage organisé par l'armée.

Julien Le Pahun était originaire de Montévrain (Seine-et-Marne). Il s'était engagé en juin 2007 dans le 8e régiment de parachutistes d'infanterie de marine (RPIMa) à Castres (Tarn) et avait rejoint en juillet 2008 les forces de l'OTAN en Afghanistan. (avec AFP)

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JUSTICE Poursuivi pour un "Casse-toi pov'con" adressé à Sarkozy NOUVELOBS.COM | 05.09.2008 | 19:11

Un Mayennais militant proche des mouvements altermondialistes avait brandi au passage de la voiture du président français une affichette sur laquelle était écrite "Casse-toi pov'con". Il est poursuivi pour "offense au chef de l'Etat".

Un Mayennais qui avait brandi le 28 août une affichette en carton portant l'inscription "Casse-toi pov'con" devant la voiture de Nicolas Sarkozy en visite à Laval est poursuivi pour "offense au chef de l'Etat", a-t-on appris, vendredi 5 septembre, de source judiciaire.
Il doit comparaître le 23 octobre devant le tribunal correctionnel de Laval, a indiqué à l'AFP le procureur de la République, Alex Perrin. Pour ce délit, l'ancien travailleur social de 56 ans, aujourd'hui sans emploi, encourt une peine d'amende, a-t-on précisé de même source.
Dans un courrier au site internet Rue89, qui a révélé l'affaire, ce militant proche des mouvements altermondialistes explique avoir été interpellé par deux policiers en civil alors qu'il était juché sur son vélo sur le côté d'un boulevard où la voiture présidentielle s'apprêtait à passer.

Selon lui, alors qu'on lui tenait les bras pour l'immobiliser, il a réussi à brandir sa pancarte, qu'il avait sous ses vêtements, à l'approche de la limousine.

"Je ne suis pas un voyou"

"Tout cela est démesuré. Je ne suis pas un voyou, je suis un militant", a-t-il déclaré à l'AFP.

Pour sa défense, il affirme que l'inscription ne visait pas Nicolas Sarkozy. "Le message était adressé à celui qui voulait bien le prendre pour lui...", a-t-il expliqué, en ajoutant que le président "lui, s'autorise bien ce genre de discours".

Sur une vidéo largement diffusée sur internet, on pouvait voir Nicolas Sarkozy avoir un échange d'invectives, lors du salon de l'agriculture en février, avec un visiteur qui lui avait lancé "ah non touche moi pas" en refusant de lui serrer la main. Le chef de l'Etat lui avait répondu : "Casse-toi alors pauvre con". (avec AFP)

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Géorgie: Moscou souffle le chaud et le froid La Presse Canadienne 9 septembre 2008 11.30

MOSCOU — Moscou souffle le chaud et le froid dans la crise géorgienne. Moins de 24 heures après que le président français Nicolas Sarkozy a arraché la promesse de la Russie de retirer ses troupes de Géorgie, le ministre russe des Affaires étrangères a déclaré mardi que son pays allait maintenir des troupes dans les deux régions séparatistes d'Ossétie du Sud et d'Abkhazie.

Toutefois, a averti Sergueï Lavrov, désormais, ce ne seront pas des soldats de maintien de la paix mais des forces armées. Au cours d'une conférence de presse, il a souligné que le nombre de soldats de maintien de la paix "sera suffisant pour repousser toute tentative nouvelle d'agression". Mais, a-t-il ajouté, "ce nombre ne sera pas exorbitant".

"Les troupes russes resteront sur le territoire de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie à la demande des dirigeants de leurs parlements. Elles y resteront longtemps. Leur présence sur place est nécessaire, au moins pour un avenir proche, pour empêcher tout action agressive", a-t-il souligné.

Le ministre de la Défense Anatoli Serdioukov a précisé au président Medvedev, lors d'une réunion publique, qu'environ 3.800 soldats russes seront basés en Ossétie du Sud, et le même nombre en Abkhazie, soit un total de près de 8.000 hommes.

Dans un geste de relative bonne volonté, les troupes russes se sont retirées mardi d'une position qu'elles occupaient près de l'Abkhazie. Le responsable du conseil de sécurité géorgien, Alexandre Lomaia, a rapporté que les Russes avaient quitté la ville de Ganmoukhouri. Il a précisé qu'ils avaient conservé trois ou quatre véhicules blindés, ainsi qu'une dizaine de soldats dans la localité. Il s'agit selon lui d'une des 24 positions occupées par les Russes à l'extérieur de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud.

Sergueï Lavrov a qualifié par ailleurs de succès pour Moscou l'accord négocié la veille à Moscou par Nicolas Sarkozy et son homologue russe Dimitri Medvedev. Cet accord entérine le principe d'un retrait des troupes russes de Géorgie d'ici un mois, à l'exception des provinces séparatistes, après le déploiement de 200 observateurs européens d'ici au 1er octobre, ainsi que des pourparlers internationaux sur la sécurité et la stabilité en Ossétie du Sud et en Abkhazie devant commencer le 15 octobre à Genève.

"Ce document est basé sur l'approche que la Russie défend depuis le début de la crise", a souligné le chef de la diplomatie russe.

La Russie a par ailleurs établi mardi des relations diplomatiques avec les deux régions. Des accords de coopération notamment militaire pourraient être conclus. "La Russie, l'Ossétie du Sud et l'Abkhazie prendront toutes les mesures nécessaires pour écarter les menaces contre la paix", a souligné le ministre des Affaires étrangères.

Une guerre-éclair a éclaté entre la Géorgie et la Russie le 7 août quand la Géorgie a lancé une attaque pour reprendre le contrôle de l'Ossétie du Sud. Moscou y a alors envoyé des troupes qui ont rapidement dérouté les forces géorgiennes avant d'occuper une partie de la Géorgie.

Le 26 août, alors que les forces russes occupaient toujours des secteurs de la Géorgie à l'issue de cette brève guerre de cinq jours, Moscou reconnaissait l'indépendance des deux provinces sécessionnistes géorgiennes, indépendantes de facto depuis les guerres du début des années 90.

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Edvige : Nicolas Sarkozy veut clore la polémique lefigaro.fr Bruno Jeudy 10/09/2008 | Mise à jour : 07:32 | .

Le président de la République a souhaité mardi que la «concertation» sur le fichier de renseignements Edvige soit «suivie de décisions pour protéger les libertés».

Fin de partie pour le fichier Edvige, dans sa mouture actuelle. Accaparé pendant deux jours par les affaires étrangères, Nicolas Sarkozy a repris en main, mardi soir, le dossier brûlant du nouveau fichier de police permettant de recenser des hommes politiques, des syndicalistes et même des mineurs de 13 ans susceptibles, selon les termes du décret publié le 1er juillet, de porter atteinte à l'ordre public.

Après avoir «fait le point» mardi à l'Élysée avec François Fillon et Michèle Alliot-Marie, le président de la République a demandé à la ministre de l'Intérieur de retirer du fichier Edvige les rubriques qui suscitaient la polémique : le fichage des «personnalités», ainsi que les rubriques qui documentaient la sexualité ou la santé des sujets.

Nicolas Sarkozy a également demandé à Michèle Alliot-Marie de réunir des «personnalités qualifiées» pour «ouvrir rapidement une concertation» qui devra être suivie de «décisions pour protéger les libertés».

MAM est notamment chargée d'inscrire des garanties concernant les libertés dans sa future loi d'orientation et de programmation pour la sécurité intérieure (lire ci-dessous).
Car le président a bien perçu le trouble dans l'opinion mais aussi la brèche dans laquelle s'engouffrent ses opposants pour le critiquer sur le terrain des libertés publiques. «Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'Edvige aurait pu être mieux expliqué», a fait savoir Nicolas Sarkozy à la ministre de l'Intérieur.
Mardi matin, le secrétaire général de l'Élysée, Claude Guéant, ne s'était d'ailleurs pas gêné pour le dire dans une interview à France Soir. Voilà qui a dû faire plaisir à la locataire de la Place Beauvau.

Depuis dimanche, Edvige divise les ministres et la majorité. Le ministre de la Défense, Hervé Morin, a publiquement pris ses distances, le week-end dernier, avec ce fichier. Un joli coup de pub pour l'université d'été de son parti, le Nouveau Centre, qui lui a valu en retour un sérieux rappel à l'ordre de la part du premier ministre. Rappel à l'ordre qui apparaît aujourd'hui décalé après la décision prise mardi soir.

Mais mardi, après Hervé Morin, c'est Rama Yade, la secrétaire aux Droits de l'homme, qui a réclamé des «précisions» et des «clarifications» sur la question des orientations sexuelles des personnes fichées. «Rama est dans son rôle. Contrairement à Morin, elle ne remet pas en cause le principe du fichier», tempérait-on à l'Élysée. Invitée du «Talk Orange-Le Figaro», Valérie Pécresse estimait mardi après-midi qu'il était «sûrement anticonstitutionnel de ficher les orientations sexuelles».

Villepin : «Mal rédigé»

Devant le tollé déclenché par la mise en place de ce fichier, la ministre de l'Intérieur avait dès mardi après-midi tenté de désamorcer la polémique en lâchant du lest. Prenant en considération une des remarques de la Cnil (Commission nationale de l'informatique et des libertés), Michèle Alliot-Marie a annoncé qu'elle était prête à limiter la durée d'inscription des mineurs dans le fichier de police.

L'opposition au nouveau fi­chier des Renseignements généraux avait grandi ces derniers jours. À gauche, le PS avait demandé son annulation, tandis que François Bayrou appelait à un «mouvement de refus républicain». Un ton en dessous, Dominique de Villepin avait tout de même jugé le décret «mal rédigé» et s'était inquiété de «conditions de fichage inacceptables». Disant «comprendre l'émotion» suscitée, Alain Juppé avait réclamé mardi un débat en commission parlementaire. Sans compter la pétition nationale lancée par une centaine d'associations qui a recueilli plus de 130 000 signatures.

Mardi soir, Delphine Batho a salué au nom du PS une «première victoire» dans laquelle elle voit «un désaveu pour François Fillon, qui pensait étouffer le débat qui s'est ouvert jusqu'au sein du gouvernement par des rappels à l'ordre». Les socialistes proposeront à l'Assemblée «que la nouvelle loi mette fin au fichage des citoyens engagés dans la vie syndicale, associative et politique».

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Sarkozy et sa femme accueilleront le pape Source : AFP 10/09/2008 | Mise à jour : 16:29 |

Le président Nicolas Sarkozy et son épouse, Carla Bruni-Sarkozy, iront accueillir vendredi le pape Benoît XVI à l'aéroport d'Orly, a annoncé aujourd'hui un communiqué de l'Elysée. Le couple présidentiel accueillera le souverain pontife au pavillon d'honneur de l'aéroport à 11H00.

Le chef de l'Etat recevra ensuite Benoît XVI à 12H20 au Palais de l'Elysée pour un entretien suivi d'une réception. A cette occasion, le président de la République et le Pape prononceront une allocution, précise le communiqué.

Benoît XVI débute vendredi en France une visite de quatre jours qui le conduira, après Paris, à Lourdes. Il s'agit de son premier voyage dans l'Hexagone depuis son élection il y a trois ans et demi. Il devrait livrer plusieurs messages, en particulier sur la laïcité, et prononcer onze discours et homélies.

Benoît XVI a adressé aujourd'hui un message aux Français, dans lequel il affirme venir "en messager de paix et de fraternité" dans ce pays dont il a salué la "généreuse tradition d'accueil et de tolérance" et la "haute culture humaine et spirituelle".

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Les mises au point du pape face aux évêques français LE MONDE | 15.09.08 | 08h13 • Mis à jour le 15.09.08 | 08h18 Lourdes envoyée spéciale Stéphanie Le Bars

S'adressant, dimanche 14 septembre, aux évêques de France réunis à Lourdes, qu'il quittera lundi pour Rome, le pape Benoît XVI a compati à leurs "nombreuses préoccupations", sans leur apporter de véritables réponses. Entre "soutien et encouragements", le pape a toutefois profité de cette rencontre pour établir quelques mises au point sur des sujets qui lui tiennent à cœur, notamment les délicates relations de l'épiscopat français avec les fidèles traditionnalistes et le rôle de la famille, "cellule primordiale de la société".

Au risque de crisper nombre de croyants et de prêtres confrontés "à la question particulièrement douloureuse des divorcés remariés", le pape Benoit XVI a rappelé que l'Eglise "maintient fermement le principe de l'indissolubilité du mariage". Visant les prêtres qui accueillent les catholiques pratiquants, soucieux de voir leur deuxième union bénie par l'Eglise, le pape s'est montré particulièrement ferme : "on ne peut admettre les initiatives qui visent à bénir des unions illégitimes".

Face à la multiplication du nombre de divorces, certains prêtres accordent une bénédiction à ces couples, sous une forme plus ou moins publique et ritualisée. Ces pratiques sont source de divisions au sein du clergé français, d'autant que l'Eglise n'autorise pas les croyants divorcés à recevoir la communion.

"A partir du moment où l'Eglise est convaincue de l'unicité du mariage, il est difficile d'ouvrir une porte à côté pour célébrer un deuxième ou un troisième mariage", a défendu le cardinal André Vingt-Trois, président de la Conférence des évêques de France. "D'une certaine manière, le pape dit aux évêques, ne comptez pas sur moi pour bouleverser l'institution sur ces questions", juge de son côté, Philippe Levillain, historien du catholicisme.

"MANIÈRE MYSTIQUE D'ABORDER LES PROBLÈMES"

Autre sujet de tensions au sein de l'Eglise, l'accueil des fidèles traditionnalistes au sein des paroisses a donné au pape l'occasion de rappeler aux évêques la nécessité de se mettre au service de "l'unité" entre catholiques. Appelés, en juillet 2007, à libéraliser la messe en latin, qui constitue l'une des revendications de la frange traditionaliste, les évêques y ont diversement répondu. Face à eux, Benoît XVI a insisté : "nul n'est de trop dans l'Eglise. Chacun sans exception doit pouvoir s'y sentir chez lui, et jamais rejeté".

"Sur ce sujet, il semble que le pape ne se rend pas compte du caractère vindicatif des groupes intégristes auxquels les évêques français sont confrontés", relève un bon connaisseur du dossier.

Attendu sur la crise des vocations, fil rouge de ses interventions durant tout le voyage et problème majeur de l'Eglise de France, le pape, sans un mot sur une possible ouverture des ordinations à de nouveaux publics ou sur le rôle accru des laïcs, a lancé aux évêques : "continuez à appeler au sacerdoce et à la vie religieuse".

"Il n'est pas venu en professeur avec des solutions dans sa poche", reconnaît un évêque. "Mais il les cherche en s'appuyant sur la raison, le cœur et la parole de Dieu; il a une manière mystique d'aborder les problèmes".

Mgr Vingt-Trois, qui avait présenté au pape une Eglise de France "bousculée par les changements sociologiques", disposant de "moins de moyens qu'autrefois" et souffrant de "difficultés à accompagner les vocations" s'est félicité du message papal : "il est venu fortifier notre foi et notre ministère", a-t-il assuré, en soulignant le caractère exceptionnel d'une telle rencontre, qui a réuni 170 évêques, dont Jacques Gailllot, ancien évêque d'Evreux qui, en 1995, avait été privé par Rome de sa charge.

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Dimanche 14 Septembre 2008 Le style Benoît XVI séduit les catholiques français Par Olivier JAY Le Journal du Dimanche

Sans complexe mais sans triomphalisme. Exigeant à l'égard de ses ouailles mais sans volonté de régenter la société. Tel est apparu Benoît XVI, le "pape intello", au cours d'une visite qui, jusqu'à ces derniers jours, ne devait pas passionner les Français.

Il a pourtant rassemblé plus de 300 000 personnes à Paris, entre la veillée à Notre-Dame, la procession nocturne vers les Invalides et la messe sur l'esplanade, sans compter les jeunes dans les rues de Paris. On en annonce déjà autant à Lourdes, entre dimanche et lundi.

A Paris, le pape Benoît XVI a rassemblé près de 300 000 personnes.

La France, se demandait-on, allait-elle aimer Benoît XVI? Un vieil homme austère a mis la jeunesse dans les rues de Paris sans sacrifier à tout ce qui fait notre univers médiatique: le culte de l'apparence et les petites phrases.
Il y a vingt-sept ans, pour le premier voyage de Jean-Paul II en France, la foule avait été (mollement) invitée au Bourget. Il était alors impensable d'organiser une messe en plein Paris. Les évêques n'auraient pas osé, les autorités l'auraient craint.
En septembre 2008, personne ne proteste vraiment de voir l'encens monter vers le tombeau de Napoléon et envelopper les canons des Invalides.

Ils sont venus nombreux et de tous âges. Sans incident, avec un service d'ordre discret. Mais pour une cérémonie différente de celles que présidait Jean-Paul II. Benoît XVI avait posé ses conditions, sur la liturgie et les prières en latin. La voix délicate exige l'attention. L'accent germanique s'accorde aux intonations d'une langue française qu'il maîtrise parfaitement.

Jean-Paul II provoquait les applaudissements, ses sermons étaient construits comme des discours. Il suscitait l'enthousiasme. On écoutait la musique autant -plus?- que les paroles. Là, il n'y a plus de musique.
Les pèlerins de Benoît XVI ont écouté un sermon exigeant, sans facilités oratoires. A 81 ans, le pape sait que ses forces sont comptées. Son regard, dense et concentré, ne manque rien de ce qui se passe autour de lui. Mais, en bon universitaire, il quête plus l'entendement, voire la dispute, que l'adhésion spontanée. Le pape sort ses lunettes. Le professeur donne sa leçon.

Les polémiques esquivées

A chaque voyage de Jean-Paul II, les médias guettaient ses injonctions et ses mises en garde: sur le matérialisme du monde moderne, l'avortement, l'euthanasie. Benoît XVI préfère une autre méthode, que certains trouveront habile.
"Semeur de charité et d'espérance", comme il se décrit, il ne reproche pas aux jeunes leurs comportements sexuels mais les invite à un dépassement personnel. Et les met en garde contre "l'idolâtrie".
Il ne reproche pas aux hommes politiques les affrontements sur la laïcité mais souligne les progrès réalisés dans la concorde nationale.

Plutôt que de polémiquer sur les origines chrétiennes de l'Europe, il prend la question de loin et montre comment le monachisme au Moyen Age a enfanté le monde moderne. L'auditoire des Bernardins, assemblée hétéroclite du "monde culturel", de l'Académie française en rang d'oignons à Catherine Millet, Didier Barbelivien ou Nicoletta, a été souvent décontenancé par cette leçon théologique.
Mais Bertrand Delanoë, sans rien concéder sur le fond, est bluffé: "Un grand esprit. Vive les débats entre foi et raison", nous confie-t-il.

Laïcité: la France apaisée

La gauche a massivement boudé la réception à l'Elysée comme la manifestation aux Bernardins, à l'exception notable du maire de Paris. Le pape, lui, a rendu hommage au gouvernement de Lionel Jospin qui a revu les relations entre l'Eglise et l'Etat tout en souhaitant que le gouvernement actuel les approfondisse.

De son côté, le président de la République a dû recadrer son discours du Latran. Nicolas Sarkozy veut faire accepter sa conception de la laïcité par les autres courants de pensée. Il a remisé sa comparaison entre le curé et l'instituteur. Et s'est montré nuancé sur le fanatisme. Mais la sérénité s'installe: "La laïcité positive est en train de devenir un fait, accepté par tous", constate le philosophe Jean-Luc Marion.

Ce voyage est une réussite pour les évêques français et notamment le cardinal Vingt-Trois, président de l'Episcopat et archevêque de Paris. Les divisions internes à l'Eglise ont été mises en sourdine. Les traditionalistes ont été étouffés par les concessions faites par Benoît XVI sur la messe traditionnelle. Demain soir, au terme de ce voyage, les Français auront largement dissipé "le mystère Benoît XVI".

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Lundi 15 septembre 2008 Publié le 13/09/2008 à 15:30 - Modifié le 14/09/2008 à 08:30 Le Point.fr Benoît XVI aux Invalides : "Fuyez le culte des idoles !" Par Jérôme Cordelier

Succès ? Les organisateurs de la visite parisienne de Benoît XVI n'osent pas encore lâcher le mot. Mais ils le pensent très fort. "Il y a eu une très bonne réponse par rapport à ce que nous pouvions imaginer", disent-ils, sybillins. En fournissant les - excellents - chiffres de la Préfecture de Police.
Vendredi soir, 60 000 jeunes se pressaient sur le parvis et aux abords de Notre-Dame. Ils étaient aussi nombreux à 3 heures du matin sur l'esplanade des Invalides, pour passer la nuit en attendant la grande messe célébrée par Benoît XVI, point d'orgue de sa visite à Paris.

Lorsque, à 9h30, la papamobile a traversé l'Esplanade, 260 000 fidèles se massaient sur son passage, et aux abords, agitant des petits drapeaux aux couleurs du Vatican, acclamant le pape en lançant son prénom en italien : "Benedetto".
Devant le gigantesque podium où trone l'autel - sur lequel est inscrit : "Allons à la source de la vie" - entouré de dizaines de prêtres, une cohorte de ministres sont assis aux côtés du chef du gouvernement, François Fillon, et de son épouse ainsi que des présidents des deux Assemblées.

Dans une homélie tonique, le pape lance à la foule, dans un Français impeccable : "Fuyez le culte des idoles !" La phrase est de Saint-Paul, mais pour le chef de l'Eglise "les conseils donnés par l'Apôtre restent d'actualité".
"Le monde contemporain ne s'est-il pas créé ses propres idoles ? N'a-t-il pas imité, peut-être à son insu, les païens de l'Antiquité, en détournant l'homme de sa fin véritable, du bonheur de vitre éternellement avec Dieu ?", interpelle le pape.

"C'est pas la même chose qu'un concert de Madonna!"

Un peu à l'écart de la foule, Pia et Thibault, tous deux 17 ans, habillés mode, suivent ses paroles avec attention. "A notre époque, dit Thibaud, le mot idolâtrer a perdu son sens. On l'utilise pour des personnes connues, qui passent à la télé, alors qu'il devrait être réservé à Dieu". Pourtant, il leur arrive eux aussi, évidemment, de sacrifier à "la mode people", en lisant les magazines qui leur sont dévolus par exemple. "Voir le pape, ce n'est pas la même chose que d'aller à un concert de Madonna, poursuit le jeune homme. Aucune star n'est capable de rassembler plusieurs générations comme lui. C'est un personnage au-dessus des autres".

Pia va plus loin : "A Notre-Dame, Benoît XVI a su nous parler directement, simplement , sans faire de belles phrases. C'est notre pape. Jean-Paul II, c'était celui de nos parents". Au petit jeu des comparaisons, les vieux routiers de la presse religieuse ont bien noté les différences liturgiques avec le pontificat de Jean-Paul II - les chandeliers et le crucifix placés sur l'autel, le "Notre-Père" en latin - mais ils ont été étonnés par "l'intériorité" de la célébration.
"Le pape s'adressait à une foule de 260 000 personnes, et on avait le sentiment de participer à une cérémonie intime", confie l'un."J'ai été impressionné par la justesse avec laquelle le silence a été introduit au cours de la célébration, témoigne Mgr d'Ornellas, évêque de Rennes, et coorganisateur de cette visite. Parvenir à cela, à notre époque, en pleine ville, c'est vraiment étonnant".

A la fin de la cérémonie, alors que la foule quitte les Invalides, Ernest et Solange, enveloppée dans une magnifique robe en tissu africain, partagent leurs impressions. Quand on les titille sur la discrétion de Benoît XVI par rapport à l'extraverti Jean-Paul II, ils répondent : "Mais on s'enlise dans cette comparaison. Ce n'est pas l'essentiel. Les deux personnages sont différents dans leur charisme. Ce qui compte, c'est ce qu'ils transmettent".

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Piraterie Libération des otages: Sarkozy est "fier de l'armée française" Par Romain Rosso, mis à jour le 16/09/2008 à 14:13 - publié le 16/09/2008 LExpress.fr

Après la libération des deux otages français du voilier Le Carré d'as, le président Nicolas Sarkozy a félicité les soldats français de l'opération et lancé un appel à la communauté internationale pour lutter contre la piraterie, "véritable industrie du crime".

Attention, une opération (commando) peut en cacher une autre (séduction) ! Entre Nicolas Sarkozy et les armées, ce n'est plus la crise. Aux yeux du président de la République, les soldats français ne sont plus des "amateurs".

Au contraire, le chef de l'Etat a pris soin de saluer, mardi matin à l'Elysée, le "professionnalisme" des militaires qui ont libéré, dans la nuit de lundi à mardi, les deux otages français du voilier Le Carré d'as, au large des côtes somaliennes. "On peut être fier de l'armée française", a répété Sarkozy, entouré du chef d'état-major des armées, le général Jean-Louis Georgelin, dont il a loué le "sang froid" et les "conseils précieux et avisés", et du Premier ministre François Fillon. Le président a même demandé à Georgelin d'organiser une réception avec les hommes du commando...

Sur le plan extérieur, cette action musclée des forces spéciales est un "avertissement" aux pirates. "La France n'accepte pas que le crime paie", a martelé le président, qui en fait une question de "principe". Les pirates réclamaient une rançon de 2 millions de dollars. "Il n'y a jamais eu de négociations", affirme une source proche du dossier.

Dès demain, un bâtiment de la Marine nationale accompagnera les bateaux européens traversant le golfe d'Aden. "Mais la France seule ne pourra avoir une action déterminante sur l'ensemble de la zone", a expliqué Nicolas Sarkozy. Il a lancé un appel à la mobilisation de la communauté internationale pour lutter contre la piraterie au large de la Somalie, qu'il a qualifiée de "véritable industrie du crime".

Dès le piratage du voilier, le 2 septembre, avec à son bord deux navigateurs français, l'état-major avait regroupé à proximité des moyens nécessaires à un assaut, une opération particulière délicate: la frégate Courbet et son hélicoptère, deux avions Atlantique 2 de reconnaissance et une trentaine de commandos marine, venus de Lorient. "Lorsque j'ai eu la certitude que les pirates cherchaient à rejoindre la zone de Eyl, où sont concentrés la quasi-totalité des navires piratés, l'option militaire s'est imposée", a expliqué le chef des armées.

Après deux jours de vent violent (force 5), qui a empêché la mise à l'eau des bateaux -des zodiacs spéciaux- des commandos, l'ordre a pu être donné hier soir, à 21 heures, tandis que Le Carré d'as se trouvait, selon une source somalienne citée par l'AFP, près de Bargal, au nord-est de la Somalie (région du Puntland).

"A la différence du Ponant, il y a cinq mois, où il fallait montrer nos muscles, nous n'avons jamais mis nos moyens à vue. La discrétion était la clef de la réussite", explique une source proche du dossier.

En liaison avec les services de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), qui ont effectué un important travail de "profilage" des pirates, l'assaut s'est fait en mer, en pleine nuit, après une manoeuvre de diversion. Selon la même source, les pirates étaient armés de lance-roquettes RPG 7 et de kalachnikov. Des coups de feu ont été échangés. Un pirate a été tué. Les six autres ont été arrêtés et seront ramenés en France pour être jugés.

"Il ne pourrait y avoir une discussion avec le gouvernement somalien que dans la mesure stricte où nous serions certains que ces pirates seront jugés, condamnés et qu'ils effectueront leur peine [en Somalie]", a prévenu le président.

Tout s'est déroulé très vite. Selon Sarkozy, dix minutes ont suffi aux militaires pour libérer le couple prisonnier, puis dix autres minutes au Carré d'as pour appareiller vers la base militaire française de Djibouti, qu'il atteindra dans six jours.

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Télé Carla «irrésistible» pour la presse anglaise Leparisien.fr avec AFP 17.09.2008, 14h29 | Mise à jour : 14h52

«Irrésistible»! La presse britannique ne tarit pas d'éloges quand elle évoque, ce mercredi, Carla Bruni-Sarkozy, au lendemain de sa prestation dans une émission de la télévision BBC où elle a chanté en direct.

Selon le Times, Jools Holland, l'animateur de l'émission, «bave» devant Carla Bruni.
«Mais qui peut lui en vouloir? Carla est irrésistible», juge sérieusement le quotidien.
«Techniquement, ce n'est pas la voix la plus forte mais comme Françoise Hardy et Jane Birkin, le ton de Bruni utilise sa vulnérabilité avec un bel effet», ajoute le Times.

«Tentatrice au maximum»

De son côté, The Independent a cru voir l'épouse du président français Nicolas Sarkozy, jouer la «tentatrice au maximum». Le journal, qui décrit la première dame de France «posant sur une chaise de bar, semblant flotter sur Tu es ma came», une des chansons de son nouvel album, regrette néanmoins une chose : que le morceau n'ait pas été accompagné de sous-titres afin, dit-il, d'en «rendre toute la frivolité gauloise».

Le journal britannique note également que Carla-Bruni-Sarkozy a «répondu à quelques questions personnelles», en confiant, par exemple, que son mari «n'était ni fan ni critique». «Mais il est impliqué dans ma musique parce que je joue toute la nuit et je le dérange au milieu de la nuit. (...) Cela ne le met pas en colère, c'est pour lui un monde très différent du sien. Il est très gentil et il écoute tous mes doutes», a-t-elle ajouté.

Enfin, The Independent rappelle que, dans un autre enregistrement qui sera diffusé dans la version intégrale de l'émission ce vendredi soir, Carla Bruni-Sarkozy a souligné sa volonté de «séparer» sa vie d'artiste et celle d'épouse du chef de l'Etat.
«J'ai le monde de mon mari...C'est comme essayer d'être avec lui... sans tout changer de ce que je sais et de ma manière de vivre. Ce n'est pas si difficile, c'est comme jouer dans un film», a-t-elle expliqué.

Carla Bruni-Sarkozy avait charmé les Britanniques lors de la visite d'Etat du couple présidentiel au Royaume-Uni en mars dernier.

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Fiuggi (Italie) Fillon recadre ses ministres Le Parisien Didier Micoine | 19.09.2008, 07h00

IL A LE SOURIRE, mais en réalité François Fillon est très agacé. Il en a assez de voir certains membres de son gouvernement alimenter une surenchère sur de nouvelles taxes vertes ou l’extension du bonus-malus au domaine écologique.
Hier, dans l’avion qui l’emmenait à Rome, le Premier ministre a fait une mise au point claire et nette : « Il n’y aura pas de taxes nouvelles et pas d’extension du bonus-malus dans le Grenelle 1 (NDLR : les lois discutées cet automne au Parlement) .

» Fillon désavoue donc Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d’Etat à l’Ecologie, qui avait annoncé une taxe pique-nique sur les couverts en plastique, mais aussi et surtout Jean-Louis Borloo qui avait parlé d’une extension du bonus-malus à une série de produits d’ici à la fin de l’année. Pas question non plus d’étendre la formule aux factures d’électricité (ce que Borloo avait déjà dû démentir hier).

« Il n’y a pas eu de décision »

« Il y a eu un peu de bagarre, des discussions, des gens qui proposent, mais il n’y a pas eu de décision », assure Fillon, qui insiste : « Dans le Grenelle 1, il n’y aura aucune extension du bonus-malus. S’il doit y en avoir une, ce sera dans le Grenelle 2, qui n’est pas programmé. »

Aujourd’hui, Nicolas Sarkozy doit recevoir à l’Elysée Borloo et Kosciusko-Morizet pour leur passer un savon et mettre un terme à ces couacs. « Je crois que cela va cesser », sourit Fillon, qui a évoqué le sujet hier matin avec le président de la République.
Dans l’avion, il s’est fait un malin plaisir d’annoncer lui-même cet arbitrage. Le Premier ministre, il est vrai, n’assistera pas à l’entretien : après avoir déjeuné avec Silvio Berlusconi, il s’envole cet après-midi pour la Russie.
Quant à la future extension du système de bonus-malus, Fillon précise qu’elle ne pourra se faire qu’après évaluation de la formule appliquée à l’automobile : « L’expérience est intéressante, mais pour l’instant, c’est plutôt une subvention qu’une taxe. » Bref, le système coûte de l’argent à l’Etat et le Premier ministre prévient : « Ce que j’ai dit à Borloo, c’est que, s’il devait y avoir extension, il faudrait que bonus et malus soient structurellement équilibrés. »

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Vendredi 19 Septembre 2008 Edvige: Réactions contrastées Par Flore GALAUD leJDD.fr

Après la forte contestation de ces dernières semaines portée par une majorité de la classe politique, la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie a finalement enterré hier le fichier Edvige sous sa forme actuelle. Après avoir consulté un certain nombre d'organisations, un nouveau décret est sorti de la place Beauvau. Décret qui ne fait toujours pas l'unanimité au sein des syndicats et des partis politiques.

"Une victoire pour la démocratie". C'est en ces termes que François Bayrou a accueilli hier la décision du gouvernement d'un nouveau projet de décret autour du fichier Edvige. "C'est une victoire de la démocratie et la reconnaissance officielle, après bien des dénégations, que ce décret était une aberration et un outrage pour tous ceux qui considèrent comme nécessaire de défendre les libertés publiques", a déclaré le président du Modem. Le gouvernement, sous le feu des critiques aussi bien à droite qu'à gauche depuis plusieurs semaines, a en effet décidé de modifier en profondeur le fichier de police Edvige avec un nouveau projet de décret qui sera soumis aujourd'hui pour avis à la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil).

Le président de la Cnil Alex Türk s'est félicité ce matin sur Europe 1 de la modification du fichier, estimant que l'essentiel des points posant problème avait été réglé. "On a besoin d'environ un mois pour faire le travail correctement", a-il-estimé.

"Les modifications apportées aujourd'hui par Michèle Alliot-Marie sont satisfaisantes, explique pour sa part Christian Demuynck, sénateur UMP de Seine-Saint-Denis et maire de Neuilly-Plaisance qui s'était élevé contre la première mouture du décret. Plutôt que le passage en force, le gouvernement a préféré l'écoute et la pédagogie". La patronne du Medef Laurence Parisot s'est elle aussi réjouie de ces nouvelles modifications à l'issue de la rencontre organisée hier avec la ministre de l'Intérieur et les syndicats.

"Des zones d'ombre"

Dans un communiqué, la CGT se félicite de cette avancée et parle même de "victoire". Toutefois, tous les syndicats n'étaient pas sur la même longueur d'onde à l'issue de la réunion d'hier. "Nous souhaitons toujours que le décret soit abrogé et qu'il y ait un vrai débat parlementaire, mais ça ne semble pas être l'option retenue" a ainsi déclaré le secrétaire général de la CFTC Jacky Dintinger à sa sortie. Le collectif Non à Edvige (plus de 180 000 signatures sur le site), constitué d'associations, de syndicats et de politiques reste pour l'instant divisé sur la question de ce nouveau toilettage.

François Hollande s'est quant à lui félicité de la "marche arrière" du gouvernement hier sur TF1. "Néanmoins, je regrette qu'il n'y ait pas un débat au Parlement parce que c'étaient et ce sont encore des principes essentiels qui sont en cause", a estimé le numéro 1 du parti socialiste, tout en soulignant qu'il restait des "zones d'ombre". "Par exemple, qui va pouvoir consulter ces fichiers et est-ce que les citoyens eux-mêmes vont avoir accès aux éléments qui les concernent?"

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Justice Les avocats et les juges corses contre le fichier Edvige
Paru le mercredi 17 septembre 2008 à 01:00 Jean-baptiste Croce Corse-Matin.com

Me Pierre-Louis Maurel, bâtonnier du barreau de Bastia : «Ce fichier est un embastillement électronique scandaleux». Même édulcoré, le fichier Edvige continue à faire des remous.

À tel point que les avocats insulaires et les membres de l'Union syndicale de la magistrature sont montés au créneau pour s'opposer à ce fichier « portant délibérément atteinte aux libertés individuelles ».

En début de soirée, le conseil de l'Ordre du barreau de Bastia s'est réuni au palais de justice et a adopté une motion qui sera adressée dès aujourd'hui au ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie.

« Ce fichier n'a pas sa place dans une démocratie »

Soutenus par leurs collègues de Corse-du-Sud et le bâtonnier d'Ajaccio Me Philippe Gatti, les avocats bastiais ont dénoncé ce fichier qui présente, selon eux, « un immense danger potentiel auquel les citoyens ne doivent en aucune façon être exposés. Ils soutiennent à cet effet le recours engagé devant le Conseil d'État contre ce décret et fustigent la mise en fiche de données dites sensibles comme les origines raciales ou ethniques, ainsi que celles relatives à la santé et à la vie sexuelle des personnes qui, pour la police, pourraient troubler l'ordre public ».

Selon Me Pierre-Louis Maurel, le bâtonnier du barreau de Bastia, « il est inadmissible qu'un fichier donne à l'État la possibilité d'enquêter sur la vie privée en intégrant le résultat de ces enquêtes dans un fichier sans définition de ses limites ».

Et d'ajouter : « Ce véritable embastillement électronique est en réalité la réponse aux sentiments d'insécurité entretenus par le Gouvernement. On ne peut, au nom de la sécurité, sacrifier chaque jour un peu plus la liberté de chaque individu. Je tiens donc aujourd'hui à dire haut et fort que ce fichier n'a pas sa place dans une démocratie ».

Les juges manifestent aussi leur désapprobation

Du côté des magistrats, beaucoup de juges exerçant dans l'île sont ouvertement opposés au fichier « Edvige ».

À ce propos, Danièle Sbraggia, déléguée régionale adjointe de l'Union syndicale de la magistrature, précise que « Rien ne justifie que l'on procède à un tel fichage. Ni les impératifs de liberté, ni ceux de sécurité ne sont respectés dans ce système. Que la police ait besoin d'avoir des fichiers pour ses missions, nous le comprenons uniquement pour les personnes ayant réellement été mises en cause dans des affaires de violence ».

« Par contre, ce que nous contestons, ce sont les modalités de fichage. Il n'est pas normal que des responsables d'organisations professionnelles, des membres de la société civile ou encore des enfants et des personnalités politiques soient fichées de manière si large ».

L'USM a donc introduit un recours devant le Conseil d'État qui rendra fin décembre sa décision sur la légalité de ce fichier.

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Edvige : le nouveau texte a été transmis à la Cnil
Etienne Guffroy Europe1.fr Créé le 19/09/08 - Dernière mise à jour à 20h23

C'est fait ! Le projet de décret qui doit remplacer celui instaurant le fichier contesté Edvige a été déposé vendredi soir à la Commission nationale informatique et liberté (Cnil).
C'est ce qu'a annoncé le ministère de l'Intérieur. Selon le président de la Cnil, Alex Türk, il faudra environ un mois à la Commission pour faire ses remarques sur la nouvelle version. Puis, avant sa publication, le nouveau décret devra encore être examiné pour avis par le Conseil d'Etat, ce qui pourrait ne prendre que quelques jours si le gouvernement le demande.
Cette nouvelle version a été demandée par le Premier ministre à la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie. François Fillon souhaitait une révision de fond en comble en évacuant les points les plus sensibles.

Le nouveau décret ne prévoira plus de ficher les "informations relatives" aux personnalités qui "exercent un mandat ou jouant un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif". De même, il ne contiendra aucune donnée touchant à l'orientation sexuelle ou à la santé des personnes.
Il conserve en revanche la possibilité de ficher, dès 13 ans, les mineurs "susceptibles de porter atteinte à la sécurité publique". Mais, a-t-on précisé au ministère de l'Intérieur "l'effacement sera automatique à la majorité de l'intéressé, sauf si, entre 16 et 18 ans, le mineur fait l'objet d'un nouvel enregistrement pour des raisons de sécurité publique. Dans ce cas, son effacement du fichier interviendra à l'âge de 21 ans".

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Sarkozy réaffirme l'engagement en Afghanistan L.D. (Lefigaro.fr) 21/09/2008 | Mise à jour : 17:38 |

A la veille du débat au Parlement concernant le maintien ou non des soldats engagés en Afghanistan, le président de la République a adressé une lettre aux parlementaires de gauche pour défendre le déploiement militaire français dans ce pays.

«Je crois qu'il est particulièrement important que la représentation nationale (...) exprime à nos soldats et au peuple afghan le soutien clair qu'appelle leur courage face à la barbarie». C'est ainsi que Nicolas Sarkozy répond dans une lettre adressée aux parlementaires de gauche, aux critiques sur la présence française en Afghanistan, à la veille d'un débat parlementaire sur la question.

«Cet engagement est d'une importance cruciale pour notre pays» écrit Nicolas Sarkozy. C'est un «enjeux majeur», pour trois raisons : «lutter contre le terrorisme», «lutter pour les valeurs humanistes», «pour les hommes et les femmes qui n'aspirent qu'à reconstruire leur pays dans la paix après les années de souffrance (..) du fait des Talibans».

«Nos responsabilités vis à vis de la communauté internationale et du peuple afghan font que nous resterons aussi longtemps que nécessaire et si le gouvernement démocratique d'Afghanistan le souhaite», ajoute-t-il.

Le Parlement français devrait voter lundi en faveur du maintien des soldats engagés en Afghanistan, plus d'un mois après la mort de dix d'entre eux qui a suscité en France des interrogations sur la stratégie de l'Otan face aux talibans.

C'est la première fois que le parlement français va voter sur une opération militaire à l'extérieur depuis que le Constitution a été modifiée cette année afin de permettre ce genre de débat.

La France, qui participe à la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf) de l'Otan et à l'opération américaine Enduring Freedom, a déployé 2.600 hommes en Afghanistan même, et quelque 700 autres dans les pays voisins et dans l'Océan indien.

Le Premier ministre François Fillon devrait défendre le principe d'une poursuite des opérations militaires, conjuguées à des actions de reconstruction de l'Afghanistan, devant députés et sénateurs qui devraient, sans suspense, approuver ce maintien.

François Fillon doit aussi préciser quels moyens supplémentaires seront mis à disposition des troupes françaises sur le terrain (drones, hélicoptères, spécialistes du renseignement...), alors qu'un rapport de l'Otan mettrait en cause le manque de moyens des soldats français.

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Fillon et Poutine pour une coopération économique Lefigaro.fr De nos envoyés spéciaux à Sotchi, Bruno Jeudy et Fabrice Nodé-Langlois 22/09/2008 | Mise à jour : 09:25 |

La crise géorgienne n'a pas entravé la signature à Sotchi d'accords commerciaux.

C'est dans un «contexte particulier», selon le mot de François Fillon, que s'est déroulé le 13e séminaire gouvernemental franco-russe samedi à Sotchi, à quelques kilomètres de la frontière géorgienne.
Six semaines après le déclenchement de la crise dans le Caucase, Vladimir Poutine et François Fillon ont mis en avant le «dialogue franc et nourri» et la «coopération active» entre la France et la Russie.
D'emblée, l'homme fort de la Russie a de nouveau insisté sur le poids de la médiation française dans la crise géorgienne. «La France a prouvé qu'elle était capable de jouer un rôle indépendant», a-t-il déclaré en omettant de citer l'Union européenne.
Il a promis que son gouvernement respectait «parfaitement» les accords signés le 8 septembre qui prévoient, entre autres, le retrait des troupes russes des zones adjacentes à l'Ossétie du Sud et à l'Abkhazie.

«La France a pris acte du retrait des cinq postes sur la ligne Senaki-Poti», s'est réjoui le premier ministre qui voit là un «signe positif» de la part des Russes.

En revanche, Vladimir Poutine considère que le retrait des Russes en Ossétie du Sud et en Abkhazie «est un sujet à part». Moscou est en train de déployer durablement 7 600 militaires dans les deux provinces sécessionnistes.

«Nous avons reconnu l'indépendance de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie, tout comme de nombreux pays de l'UE ont reconnu le Kosovo, ce qui est inacceptable. La boîte de Pandore a été ouverte», a averti Poutine, à la fois constant et intransigeant sur ce point central.
Fillon a répété la position de la France et de l'UE en «condamnant» la reconnaissance des deux provinces et en appelant au respect des frontières de la Géorgie.

Partie de billard

Mais la crise géorgienne n'a pas, selon Vladimir Poutine, «influencé» la relation bilatérale. «C'est business as usual», comme l'a résumé un membre de la délégation française qui comptait plusieurs grands patrons venus signer des accords de coopération.

Différents dossiers ont débouché positivement, notamment dans le spatial (Arianespace), l'énergie (Total et EDF), la grande distribution (Carrefour) et l'équipement des collectivités locales (Dalkia).

Vladimir Poutine s'est réjoui que le volume des échanges entre les deux pays atteigne 1,7 milliard de dollars sur les six premiers mois de l'année. Un résultat jugé insuffisant par François Fillon qui a rappelé que la France n'est que le 9e partenaire commercial et le 7e investisseur en Russie, loin derrière les Allemands et devancé par les Italiens.

Intimidé à son arrivée par la personnalité de son homologue russe, François Fillon a intrigué son interlocuteur. Vladimir Poutine a tenu à dîner en tête à tête avec le bras droit de Nicolas Sarkozy.
Les deux hommes ont eu un long échange dans la résidence estivale du numéro deux russe avant de partager une… partie de billard.
L'anecdote a été racontée par Poutine lui-même sans jamais prononcer le nom de son invité. «Il m'a dit qu'il ne savait pas jouer. Puis, il a marqué un but et il est parti. Il faut faire attention avec les Français !» Un peu surpris, François Fillon s'est alors exclamé : «Ça s'appelle la chance, monsieur le premier ministre !»

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Publié le 22/09/2008 à 09:03 - Modifié le 22/09/2008 à 14:18 Le Point.fr Afghanistan : Hervé Morin minimise la valeur du document de l'Otan Par Ségolène de Larquier

Le "rapport de l'Otan classé secret" au sujet de l'embuscade d'Uzbeen, dans laquelle dix soldats français ont été tués et 21 blessés le 18 août dernier en Afghanistan, reprend des allégations maintes fois démenties par les militaires français. © DR

Alors que le Parlement est appelé à voter lundi en session extraordinaire sur le maintien des forces armées françaises en Afghanistan , le débat autour de l'embuscade d'Uzbeen qui a coûté la vie à dix soldats français, le 18 août dernier, a rebondi samedi avec la publication par le quotidien canadien Globe and Mail d'un document présenté comme "un rapport de l'Otan classé secret".

Interrogé sur le sujet, le ministre de la Défense Hervé Morin a réfuté l'existence d'un "rapport", confirmant ainsi les réserves émises par lepoint.fr dimanche . "Ce qui existe exactement c'est le compte rendu d'un officier du JOC (Joint Operation Center), le centre opérationnel. C'est un compte rendu parcellaire ou effectué à chaud, au lendemain ou dans les 48 heures après l'opération, à partir des éléments dont il disposait. Ce n'est absolument pas un rapport où il y a enquête et où l'on apporte des éléments contradictoires", a-t-il souligné sur RTL . En insistant sur le fait que plusieurs éléments avancés dans le document sont "faux", "comme par exemple le fait que les forces françaises manquaient de munitions", il a rappelé que "l'Otan elle-même a démenti l'existence de ce rapport". Malgré les démentis de l'Otan et des autorités françaises sur l'existence d'un tel rapport, le quotidien canadien a maintenu dimanche soir son information.

Quant au général Jean-Louis Georgelin, chef d'état-major des armées, il a précisé sur Europe 1 que le document était "un compte-rendu normal dans la vie militaire qui a été fait par le chef du détachement de l'élément des forces spéciales américaines, ce qui n'a rien d'extraordinaire". Faisant écho aux propos d'Hervé Morin, il a expliqué : "On essaie de faire passer pour un rapport secret de l'Otan spécifique de cette opération des éléments de comptes rendus à chaud qui ont été faits par des gens qui ont participé à l'action."

Les talibans "cherchent à gagner la bataille de la communication"

La découverte de ce "rapport de l'Otan classé secret" à la veille du débat parlementaire qui a lieu en France n'est pas une coïncidence, selon Hervé Morin : "Derrière tout cela se joue la faiblesse de l'opinion publique occidentale dans le cadre de l'opération que nous sommes en train de mener. Ce que (les talibans) cherchent, c'est à gagner la bataille de la communication pour qu'un certain nombre de pays flanchent. Par la démission d'un certain nombre de pays, c'est toute la communauté internationale qui est en position de faiblesse."

Un argument qu'avait déjà avancé le ministre à l'occasion de la publication d'un reportage sur le commando de talibans auteur de l'embuscade dans Paris-Match , jeudi 4 septembre . Dans ce reportage, les islamistes menaçaient de tuer "tous" les soldats français s'ils restent en Afghanistan et des photos montraient des membres du commando arborant les Famas, les fusils d'assaut des forces françaises, des soldats tués.

L'étrange version du Globe and Mail ne devrait pas avoir d'influence sur le résultat du vote des parlementaires français. Pour Hervé Morin, il n'est pas question de changer de cap et il lance un appel à "l'unité nationale" : "Nous avons besoin d'union nationale dans ce pays qui a tellement l'habitude de se quereller." Une raison justifie ce besoin d'unité, selon lui : "Le combat que nous menons est un combat pour notre propre sécurité. Il vise à éviter au maximum de refaire de l'Afghanistan une base arrière du terrorisme international." Et de poursuivre : "J'en appelle à un sentiment de raison : est-ce que la France ne doit pas être unie derrière ses troupes, derrière son armée, derrière ce combat que nous menons contre le terrorisme ? (...) Ce n'est pas un combat de la France contre une menace hypothétique, mais contre une menace réelle" dans la mesure où la France mène ce combat avec la communauté internationale.

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Fillon annonce l'envoi d'une centaine d'hommes et de moyens supplémentaires en Afghanistan AP | 22.09.2008 | 16:12

François Fillon a annoncé lundi l'envoi d'une "centaine d'hommes" et de moyens supplémentaires en Afghanistan pour renforcer la protection des soldats français sur place après l'embuscade meurtrière du 18 août.

"Nous avons décidé de renforcer nos moyens militaires dans les domaines de l'aéromobilité, du renseignement et de l'apppui. Ces moyens seront sur place dans quelques semaines", a déclaré le Premier ministre en ouvrant le débat à l'Assemblée sur la prolongation du mandat des troupes françaises en Afghanistan.

Concrètement, "des hélicoptères Caracal et Gazelle, des drones, des moyens d'écoute, des mortiers supplémentaires seront envoyés, avec les effectifs correspondants, soit une centaine d'hommes", a précisé M. Fillon, sans donner plus de détails.

Dans son discours, le Premier ministre a défendu la "mission juste" des quelque 2.700 soldats français déployés sur place. "Ne pas agir, ce serait laisser le champ libre aux talibans et à Al-Qaïda. Ce serait laisser le peuple afghan aux mains de ses bourreaux. Ce serait nous exposer à la résurgence du terrorisme international", a-t-il martelé.

Il a défendu la stratégie suivie par la France d'une "afghanisation" progressive du conflit et d'aide à la reconstruction du pays. "Plus vite les Afghans seront en mesure de stabiliser leur pays et de prendre leur destin en mains, plus vite nous nous retirerons", a-t-il dit sans donner aucun calendrier pour le retrait.

Le Premier ministre n'a pas nié les difficultés de cette mission, en ne cachant pas le risque de nouvelles pertes. "Les Français doivent savoir que nous ne sommes nullement en guerre avec le peuple afghan, mais que nos troupes peuvent être engagées ou impliquées dans des opérations de guerre", a-t-il dit.

Comparant l'Afghanistan à l'ex-Yougoslavie, il a soutenu que le "redressement de ce pays est une oeuvre lente et difficile mais qui porte ses fruits". Il a pris l'exemple de la plaine de Shamali, où les soldats français patrouillent depuis 2003, qui "connaît une véritable renaissance".

Alors que le PS s'apprêtait à voter contre, le Premier ministre s'en est pris aux "donneurs de leçons" qui doutent du "bien-fondé" de cette opération. "Ceux qui suggèrent que nous nous retirions d'Afghanistan sont souvent les mêmes, qui, il y a dix ans, s'indignaient de la passivité de la communauté internationale face à la barbarie des talibans", a-t-il lancé.

Il a estimé que la cause afghane était "une priorité, une exigence morale et une opportunité". "La France ne peut tourner égoïstement le dos à un conflit dont les enjeux nous concernent tous. Nul ne doit s'y tromper, nous ne sommes pas à l'abri du terrorisme qui a frappé à New York, à Djerba, Bali, Casablanca, Madrid, Londres, Amman, Alger, Islamabad", a-t-il martelé.

François Fillon a répondu négativement à la demande du PS d'une réorientation de la stratégie alliée en Afghanistan, niant tout "enlisement". Selon lui, "les talibans ont été chassés du pouvoir et l'obscurantisme avec eux, l'Afghanistan n'est plus une plate-forme du terrorisme, la démocratie a été instaurée, les enfants vont à l'école, les femmes ne sont plus humiliées, les hôpitaux ont ouvert".

L'hôte de Matignon a écarté les demandes socialistes sur la mise en place d'un directoire de la coalition et d'un calendrier pour le retrait des forces françaises. "Ce calendrier ferait le jeu de nos adversaires", a-t-il tranché.

Promettant de "tenir le Parlement pleinement informé de l'évolution de la situation", M. Fillon a appelé les députés à prendre leur "responsabilité" en votant pour la prolongation du mandat des troupes françaises. "Un vote positif serait un encouragement à poursuivre nos efforts", a conclu le Premier ministre. Il a été applaudi debout par les députés de la majorité, tandis que la gauche restait silencieuse et assise. AP

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Nicolas Sarkozy, le gotha et le marasme économique LE MONDE | 23.09.08 | 14h35 Arnaud Leparmentier (New York, envoyé spécial) Article paru dans l'édition du 24.09.08

Après huit jours de folie sur la planète financière, Nicolas Sarkozy est sorti de son silence lundi 22 septembre au soir, à New York, demandant des sanctions contre les professionnels de la banque : "Aujourd'hui, des milliers de gens à travers le monde ont peur, pour leurs économies, leur appartement, l'épargne qu'ils ont mise dans les banques", a asséné le président de la République, dans un cadre qui a priori ne s'y prêtait guère.

Il recevait, en effet, au prestigieux restaurant Cipriani, au coeur de Manhattan, le prix humanitaire de la Fondation Elie Wiesel.

"Qui est responsable du désastre ? Que ceux qui sont responsables soient sanctionnés et rendent des comptes et que nous, les chefs d'Etat, assumions nos responsabilités", a-t-il déclaré, dévoilant une partie du discours qu'il devait prononcer mardi au nom des Européens à l'ONU. Selon plusieurs sources, M. Sarkozy devait proposer la convocation d'un G8 sur la crise financière.

Cette "sortie" a permis à M. Sarkozy d'éviter bien des reproches. Le matin, il avait évoqué à l'ONU l'aide à l'Afrique. Dans l'après-midi, il avait préparé son discours aux Français qui sera prononcé jeudi à Toulon, en pleine crise économique.

"ON NE FAIT PAS LA FÊTE"

Et voilà qu'il est reçu par le gotha franco-new-yorkais, dans ce lieu branché, une banque désaffectée aux colonnes corinthienne. Smokings et robes longues : les hôtes ont payé leur place 1 500 à 75 000 dollars, tandis que la planète finance n'en finit pas de s'effondrer. En guest star, Michael Douglas, l'ami d'Elie Wiesel mais aussi le héros du film Wall Street, accompagné de son épouse, l'actrice Catherine Zeta-Jones.

Il y a des amis de toujours, comme Martin Bouygues, et le défilé des patrons du CAC 40 : Maurice Lévy (Publicis), Anne Lauvergeon (Areva), Lindsay Owen-Jones (L'Oréal), etc. On y retrouve les exilés politiques, comme Philippe Douste-Blazy, recasé à l'ONU, ou Renaud Dutreil, à peine embauché par LVMH.
Et des stars déchues, comme l'ancien patron de Vivendi, Jean-Marie Messier. Le show commence par les hymnes nationaux américain et israélien, suivis d'une Marseillaise. On écoute une jeune violoniste et la déclaration d'amour d'Elie Wiesel à la France et à Nicolas Sarkozy.

"Ce prix, je ne le mérite pas : il y a encore tant de choses à faire et le monde va si mal", déclare le récipiendaire, qui se veut modeste : "Pour être un bon président, il faut beaucoup de doute." Devant un public acquis, il rappelle les points fondamentaux de sa politique étrangère (amitié avec l'Amérique, refus de la bombe iranienne, sécurité d'Israël non négociable) et défend son pragmatisme : "On est jugé sur les résultats, pas sur les bonnes intentions." Et ose critiquer la finance à quelques blocs de Wall Street.

A la sortie de la cérémonie, en compagnie de son épouse Carla Bruni, le président, en smoking lui aussi, précise, pour ceux qui ne l'auraient pas compris : "On ne fait pas la fête."

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Compte rendu Nicolas Sarkozy réhabilite l'Etat face aux échecs du marché LE MONDE | 26.09.08 | 14h20 • Mis à jour le 26.09.08 | 17h16 Arnaud Leparmentier Article paru dans l'édition du 27.09.08.

Rassembler la nation autour de l'Etat et d'une critique en règle du capitalisme financier. Et enterrer discrètement ses promesses de campagne et le retour à l'équilibre des finances publiques.
C'est l'exercice auquel s'est livré Nicolas Sarkozy dans un discours d'une quarantaine de minutes prononcé jeudi 25 septembre à Toulon.
Le projet de loi de finances adopté en conseil des ministres vendredi reflète cette politique : le déficit pour 2009 sera de 52 milliards d'euros, soit 2,7 % du produit intérieur brut (PIB), l'équilibre budgétaire ne sera pas atteint en 2012 (0,5 % de déficit prévu). Paris enterre une promesse qui devait être tenue... en 2004.

En pleine faillite du capitalisme financier, le chef de l'Etat a retrouvé, sous la plume de son conseiller Henri Guaino, les accents qui lui avaient permis de séduire les classes populaires et la France du "non" pendant sa campagne électorale. " L'idée que les marchés ont toujours raison est une idée folle", a-t-il asséné. Celui qui jouait les Cassandre depuis deux ans juge que la crise venue d'Amérique lui donne raison. "Nous venons de passer à deux doigts de la catastrophe. Il faut en tirer les conséquences."

Sous les applaudissements, M. Sarkozy a fustigé les parachutes dorés et appelé à "refonder le capitalisme", tout en assurant que "l'anticapitalisme n'offre aucune solution à la crise actuelle". Un discours français, national, qui rassure les gaullistes et empiète allégrement sur les terres socialistes, à un mois et demi du congrès du PS, à Reims.

Peu importe si les solutions concrètes sont prudentes. La dramatisation permet d'aborder un sujet délicat : les promesses de campagne. "Dire la vérité aux Français, c'est leur dire que la crise actuelle aura des conséquences (...) sur la croissance, sur le chômage, sur le pouvoir d'achat", a concédé le président. Ainsi sont reportées à des jours meilleurs les promesses du candidat Sarkozy, qui voulait être le président du pouvoir d'achat, qui entendait aller chercher "avec les dents" le point de croissance qui manquait au pays et atteindre le plein-emploi.

Le nombre de chômeurs a bondi de 30 000 à 40 000 en août, chiffre "très mauvais", selon le secrétaire d'Etat à l'emploi, Laurent Wauquiez, qui a annoncé sur RMC une réunion d'urgence lundi : "Il n'existe aucune solution miracle qui permettrait à notre pays de se dispenser des efforts nécessaires pour surmonter la crise", a concédé M. Sarkozy.

Effort, mais surtout pas rigueur. Pour repartir de l'avant, la première urgence est de restaurer la confiance, alors que "les Français ont peur". L'Etat est là pour cela, alors qu'il convient de "trouver un nouvel équilibre entre l'Etat et le marché".

M. Sarkozy a pris un engagement général que ne prennent habituellement pas les hommes politiques, par crainte de donner un signal d'impunité aux marchés financiers, celui de garantir l'épargne des Français. "Je n'accepterai pas qu'un seul déposant perde un seul euro parce qu'un établissement financier se révélerait dans l'incapacité de faire face à ses engagements." Il s'est engagé à aider les PME en cas de raréfaction du crédit et à prendre des " mesures fortes" pour soutenir les programmes immobiliers en cours.

S'y ajoute, sous le couvert du Grenelle de l'environnement, un plan de grands travaux pour accélérer la mutation énergétique française : il s'agit de renouveler le parc nucléaire, les infrastructures de transport, l'isolation des logements et la recherche. Bref, du pompidolisme sous l'ère Sarkozy, financé par la dette : "Toutes les dépenses nouvelles seront gagées sur les futures économies d'énergie", a expliqué le président.

Que Bruxelles ne vienne pas critiquer son volontarisme au nom du respect de la concurrence. "L'Europe doit être capable de bousculer ses propres dogmes." Et que Bruxelles ne vienne pas critiquer la dérive des finances publiques, inéluctable alors que l'économie ralentit. Certes, le programme d'investissement pourrait être contre-financé par des hausses d'impôts, mais M. Sarkozy n'en veut pas. Il refuse d'augmenter les charges des entreprises. Ce serait refaire la même erreur que dans les années 1970, alors que les entreprises ont besoin de renforcer leur compétitivité.

Il rejette aussi toute augmentation "des impôts et des taxes qui réduirait le pouvoir d'achat des Français". Enfin, il n'est pas question de réduire les prestations sociales, alors qu'il convient de penser "aux plus vulnérables", dont la vie devient "insupportable quand la crise arrive". Au passage, il justifie le financement du RSA par une taxe sur les produits de l'épargne, déclarant que son gouvernement était celui de "tous les Français, pas de quelques-uns". Ces mesures doivent rétablir la confiance perdue des entrepreneurs, des ménages, dont le moral est remonté en septembre après 13 mois de baisse (- 44 contre - 47 en juillet, selon l'Insee) et préserver la paix sociale.

Les économies seront réalisées ailleurs, grâce à une meilleure gestion de l'hôpital et à la réforme de l'Etat régalien. Le président a été applaudi lorsqu'il a annoncé que 30 600 emplois seraient supprimés dans la fonction publique en 2009. Il ouvrira en janvier le chantier de la réforme des administrations locales, qui doit permettre, à terme, des économies suffisantes pour supprimer la taxe professionnelle.

Mais ces réformes, dont M. Sarkozy dit vouloir "accélérer le rythme", ne produiront pas d'économies à court terme. François Fillon s'était réjoui d'avoir empêché tout plan de relance à la fin de l'été. M. Sarkozy ne l'a pas exclu. "Si l'activité venait à reculer fortement, je n'hésiterais pas à prendre les mesures nécessaires pour la soutenir. Aujourd'hui, il faut du sang froid, se garder de réactions précipitées, mais en même temps être prêt à la réactivité", a prévenu le chef de l'Etat, prêt à s'affranchir des règles européennes. Le projet de budget pour 2009 en est la première démonstration.
Arnaud Leparmentier Article paru dans l'édition du 27.09.08.

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Mini-sommet européen samedi dans l'espoir de rassurer les marchés et les opinions 3 octobre 2008 15.00

PARIS (AFP) — Convoqué dans la douleur, le mini-sommet européen voulu par le président français Nicolas Sarkozy va s'attacher samedi à lancer un signal politique fort aux opinions et aux marchés sur la crise financière, mais les mesures concrètes devraient être assez rares.

Ce sommet des quatre grands d'Europe --Allemagne, France, Grande-Bretagne, Italie-- se veut la première étape de la refondation du capitalisme financier, appelée de ses voeux par le chef de l'Etat français, président en exercice de l'Union européenne.

Sa préparation a été marquée par des déchirements franco-allemands. Berlin a taillé en pièces sans ménagement l'idée, prudemment avancée par la France, d'un fonds de sauvetage des banques en difficulté, à l'image du plan Paulson aux Etats-Unis.

Une telle annonce aurait pourtant pu constituer "un signal important", selon une source européenne, à même de frapper les esprits d'Européens angoissés par l'impact de la crise sur leur vie quotidienne.

"La France veut être proactive (...) Elle veut prendre des initiatives, quitte à ce qu'elles ne soient pas toutes suivies d'effet, plutôt que d'être accusée d'immobilisme", a déclaré vendredi Jean-Pierre Jouyet, secrétaire d'Etat aux Affaires européennes.

Evoqué dans un premier temps par la ministre française des Finances Christine Lagarde, ce projet, pour lequel un montant de 300 milliards d'euro a été cité, a été accueilli par un tir de barrage partout en Europe. Qu'il s'agisse du président de la Banque centrale européenne (BCE) Jean-Claude Trichet ou du chef de file des ministres des Finances de la zone euro Jean-Claude Juncker, tous ont rejeté l'idée.

Avant tout, les Européens veulent essayer d'harmoniser leur réponse à la crise. Le gouvernement irlandais, par exemple, a su soulager une opinion publique fébrile en offrant une garantie illimitée sur tous les dépôts dans les six banques irlandaises.

Mais il a irrité ses partenaires. Les Britanniques ont estimé qu'il s'agissait d'une distorsion de concurrence inadmissible. Leurs banques installées en Irlande sont pénalisées, et le risque d'une fuite des capitaux vers l'île voisine est posé.

Le sommet adressera au moins un message implicite aux Irlandais, selon un diplomate français.

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Merkel ne veut pas d’un grand plan
Berlin (Allemagne) Le Parisien Christophe Bourdoiseau | 03.10.2008, 07h00

LES ALLEMANDS sont très énervés.
Surtout Peer Steinbrück, le ministre des Finances, qui répétait fièrement il y a deux semaines que son ministère serait en mesure de présenter un budget à l’équilibre en 2011. La crise financière mondiale a remis en cause ces bonnes nouvelles… un an avant les élections générales.

Mais jusqu’à présent, Berlin refuse catégoriquement tout sauvetage comparable au plan de Bush. L’idée d’un fonds européen, émise par la ministre française de l’Economie, Christine Lagarde, dans une interview au quotidien économique « Handelsblatt » (mais démentie hier par l’Elysée), n’est « pas bonne ».

Peer Steinbrück estime que chacun doit faire le ménage devant sa porte. Quant à Angela Merkel, elle insiste : le gouvernement ne viendra pas à l’aide de tout le monde. « Nous ne ferons pas de chèque en blanc à toutes les banques même si leur comportement s’est avéré irréprochable », prévient-elle.
A la veille du mini-sommet du G 4 à Paris (Allemagne, Grande-Bretagne, Italie, France), cet avertissement souligne les divergences entre les capitales européennes sur les moyens de lutter contre la crise.

La chancelière Merkel réclame plus de contrôles sur les marchés financiers : « Il n’est pas normal que les artisans soient obligés de respecter des normes précises pour travailler alors que d’autres lancent des produits financiers de plusieurs milliards sans être soumis à des règles suffisantes. »

Les Allemands ne sont pas épargnés par la crise. Cette semaine, le gouvernement a dû sauver une deuxième banque de la faillite. Berlin a accordé une garantie de 26 milliards d’euros pour remettre à flot l’un des plus grands établissements bancaires privés (Hypo Real Estate). C’est la plus grande opération de sauvetage dans toute l’histoire économique allemande ! « Avec une telle somme, on pourrait payer tous les médecins conventionnés pendant un an ! » s’indigne la presse.

Les médias mettent en cause le professionnalisme de certains banquiers suite à l’affaire KfW. La banque publique avait réussi « l’exploit » de virer 300 millions d’euros à la banque américaine Lehman Brothers le jour même où elle annonçait sa faillite…

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Le G4 dresse un catalogue de mesures pour faire face à la crise financière
Par Nadège PULJAK AFP - Dimanche 5 octobre, 08h06

PARIS (AFP) - Les quatre membres européens du G8 ont dressé samedi un catalogue de mesures pour faire face à la crise financière et notamment pris l'engagement solennel de soutenir les établissements financiers européens en difficulté.

A l'issue d'un mini-sommet de quelque trois heures samedi à Paris, le président français, entouré de la chancelière allemande Angela Merkel et des Premiers ministres britannique Gordon Brown et italien Silvio Berlusconi, a également indiqué que ces dirigeants souhaitaient un sommet international "le plus tôt possible" pour revoir les règles du capitalisme financier.

M. Sarkozy avait pris l'initiative de ce sommet en tant que président en exercice du Conseil de l'Union européenne.

Tout en assurant les banques en difficultés du soutien des autorités publiques, M. Sarkozy a souligné qu'"en cas de soutien public à une banque en difficulté, chaque Etat membre" du G4 "s'engage à ce que les dirigeants qui ont failli soient sanctionnés".

Concernant les autres initiatives, le président français a affirmé que "la Commission européenne devrait faire preuve de flexibilité dans l'application des règles en matière d'aide d'Etat aux entreprises, comme dans les principes du marché unique".

Plusieurs banques dans différents pays européens ont du être renflouées, voire nationalisées, avec de l'argent public ce qui pourrait, en principe, constituer une entorse aux règlements européens sur la concurrence.

Selon le président Sarkozy, "l'application du pacte de stabilité et de croissance devrait refléter les circonstances exceptionnelles dans lesquelles nous nous trouvons".

Le pacte de stabilité et de croissance doit être respecté "dans son intégralité", a toutefois répondu le Premier ministre luxembourgeois et président de l'eurogroupe Jean-Claude Juncker, lors de la conférence de presse, appuyé dans cette affirmation par le président de la Commission européenne José-Manuel Barroso qui participait également au sommet.

"Je crois que cette rencontre est une contribution importante à la confiance à mettre dans le secteur financier", a affirmé de son côté Mme Merkel en soulignant qu'il fallait "demander des comptes aux responsables et nous doter des règles et dispositifs qui empêcheront ces crises à l'avenir".

Chaque pays doit "prendre ses responsabilités au niveau national" face à la crise des banques mais sans porter atteinte aux intérêts des autres Etats européens, a-t-elle souligné.

Elle a estimé que les plans de sauvetage décidés dans chaque pays devaient respecter les règles d'une concurrence loyales entre banques européennes. la chancelière allemande a dit n'être "pas satisfaite" de l'initiative du gouvernement irlandais d'accorder des garanties à certaines grandes banques irlandaises.

"Nous avons déjà demandé à la Commission européenne et à la Banque centrale européenne de chercher à discuter avec l'Irlande. Il est important d'agir de manière équilibrée, et de ne pas se pas se causer de dommages entre pays, il faut des démarches qui respectent la concurrence", a-t-elle dit.

"Aujourd'hui s'est exprimée avec une grande clarté et détermination la volonté de nos pays de garantir l'épargne des citoyens et de préserver la confiance des citoyens envers le système bancaire, qui doit continuer à soutenir l'économie réelle", a souligné pour sa part M. Berlusconi.

Le mini-sommet de Paris avait été réuni par le président français pour tenter d'établir une riposte européenne commune à la crise financière qui secoue actuellement l'économie mondiale.

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Avec Fortis, BNP Paribas devient la première banque de dépôts de la zone euro
LE MONDE | 06.10.08 | 10h38 Anne Michel et Jean-Pierre Stroobants (à Bruxelles)

C'est un coup de théâtre : dans la nuit du dimanche 5 au lundi 6 octobre, trois jours après avoir nationalisé en urgence la banque belgo-néerlandaise Fortis aux côtés des Pays-Bas et du Luxembourg – la sauvant de justesse de la faillite –, l'Etat belge a annoncé le rachat de l'entreprise par BNP Paribas. La partie néerlandaise de Fortis demeure nationalisée à plus de 99 %.

Au terme d'un long week-end de négociations, la banque française prend le contrôle de Fortis, en acquérant 75 % de ses activités bancaires en Belgique (l'Etat belge conservant les 25 % restants) et 100 % de ses activités d'assurance belges. Elle achète aussi 66 % de Fortis Luxembourg, le solde restant entre les mains du gouvernement luxembourgeois.

Payée pour deux tiers en actions (9 milliards d'euros), cette transaction d'un montant total de 14,5 milliards d'euros a pour conséquence inattendue de faire de l'Etat belge le principal actionnaire de BNP Paribas, avec 11,1 % du capital. La Belgique disposera de deux sièges au conseil de la banque française. De son côté, Le Luxembourg possédera 1,1 % du capital. Il s'agit d'une évolution hautement symbolique pour ce fleuron du capitalisme financier européen même si, souligne-t-on chez BNP Paribas, "nous restons une banque française basée à Paris dont la majorité des actionnaires sont Français".

Cette présence des Etats va "conforter les fonds propres et la solidité" de BNP Paribas, a commenté Baudouin Prot, son directeur général, dimanche, lors d'une conférence de presse à Bruxelles. Le ratio de solvabilité de 7,6 % de l'établissement, que la Commission bancaire jugeait un peu juste, en sortira amélioré.

20,9 MILLIONS DE CLIENTS

S'érigeant en incontestable gagnant de la crise financière, M. Prot s'est satisfait de voir BNP Paribas devenir "la première banque de dépôts de la zone euro", un modèle résistant à la crise de liquidités qui fait rage, avec désormais "quatre marchés domestiques", la Belgique et le Luxembourg, en sus de la France et de l'Italie.

Fortis permet, de fait, à BNP Paribas de porter sa base de dépôts à 600 milliards d'euros (250 milliards d'euros de plus qu'aujourd'hui) et le nombre de ses clients à presque 20,9 millions (5,9 millions de clients supplémentaires). A titre de comparaison, le néerlandais ING et l'allemand Deutsche Bank possèdent respectivement 525 et 460 milliards de dépôts.

Pour faire en sorte que Fortis, victime de la crise des subprimes américains et de la défiance des marchés, voie sa survie définitivement assurée, les diverses parties ont créé une nouvelle holding. Cette structure séparée accueillera les actifs douteux, les fameux "produits structurés", dans lesquels Fortis avait investi à hauteur de 10,4 milliards d'euros.

BNP Paribas ne possédera que 10 % de cette société de défaisance, l'essentiel des risques de ce grand nettoyage financier étant assumé par l'Etat belge. Ces "mesures complémentaires" visent à assurer la "solvabilité de Fortis de manière durable", ainsi que l'emploi, a expliqué le premier ministre belge, Yves Leterme, pour qui la priorité était d'assurer la sécurité des épargnants.

Comme annoncé, la nationalisation de Fortis n'a été que provisoire. BNP Paribas avait déposé une première offre de rachat de Fortis avant son sauvetage public du 3 octobre. Celle-ci avait été jugée insuffisante, mais les tractations n'avaient jamais cessé.

Dès dimanche soir, dans un contexte anxiogène pour les clients des banques partout en Europe, BNP Paribas a adressé une "lettre ouverte" à tous "les salariés et clients" de la banque sur "un grand projet européen".

Le nouveau propriétaire de Fortis leur indique qu'ils rejoignent "une des banques européennes les plus solides. (…) Trimestre après trimestre, il se confirme qu'elle est l'un des établissements européens les moins exposés à la crise, grâce à une politique de risque rigoureuse et un business model centré sur l'économie réelle".

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Publié le 07/10/2008 à 09:58 - Modifié le 07/10/2008 à 10:17 Le Point.fr Par Ségolène de Larquier
Face à la crise financière, les 27 de l'UE affichent une unité de façade

"Face à la crise, l'unité de l'Europe était une nécessité. Cette unité de l'Europe est aujourd'hui réalisée", a assuré lundi Nicolas Sarkozy alors que l'Espagne n'a pas caché son agacement de ne pas avoir été invitée au mini-sommet du G4. © / MAXPPP.

Les dirigeants européens multiplient les engagements sur les mesures à prendre pour tenter d'enrayer la spirale de la crise financière. Bien que face la tempête, ils adoptent le même vocabulaire et le même ton, les marchés attendent toujours la concrétisation d'une réaction commune. Car jusqu'ici, ils ont joué leurs partitions en solo, donnant l'impression d'un véritable désordre.

L'Autriche, le Danemark, le Portugal, l'Islande et la Suède ont ainsi décidé à leur tour de garantir les dépôts de leurs banques, suivant l'exemple de l'Allemagne qui en a pris l'initiative dimanche pour protéger ses épargnants au moment où elle travaillait au sauvetage d'Hypo Real Estate , poids lourd de la finance outre-Rhin. L'unité affichée, samedi, à Paris, par les pays du G4, qui s'étaient engagés à agir de façon concertée pour protéger leurs banques , a été ainsi sérieusement entamée par l'exacerbation de la crise financière. Rassurer les épargnants, inquiets face aux menaces de faillite bancaire, est donc devenu une priorité pour les gouvernements.

L'UE divisée sur un fonds de sauvetage bancaire commun

Les pays européens restent aussi divisés sur l'opportunité de mettre en place un fonds de sauvetage bancaire commun, comme aux États-Unis, où il a été alimenté à hauteur de 700 milliards de dollars. La cacophonie déclenchée la semaine dernière lors de la préparation du mini-sommet du G4 se poursuit, entre adeptes d'une solution nationale et partisans d'un fonds de secours paneuropéen commun. Ainsi, l'Italie a tenté de relancer l'idée avant une réunion des ministres européens des Finances, qui a commencé lundi à Luxembourg. Mais en arrivant au rendez-vous, le ministre néerlandais Wouter Bos s'est montré d'emblée pessimiste : "Je ne pense pas que nous arriverons à quoi que ce soit qui s'approche d'un consensus sur un fonds européen." Initiée par les Pays-Bas la semaine dernière et vue avec bienveillance par la France, cette idée avait été immédiatement tuée dans l'oeuf par la Grande-Bretagne et l'Allemagne, qui ne veulent pas avoir à payer pour les déboires bancaires d'autres pays

Lors de la réunion de Luxembourg, l'Allemagne n'a pas hésité à réitérer sa préférence pour des solutions nationales, par la voix de son secrétaire d'État aux Finances, Jörg Asmussen. Pour sa part, le ministre de l'Économie espagnol Pedro Solbes a jugé l'idée d'un plan commun "assez difficile" à réaliser en Europe, notamment faute d'un budget fédéral suffisant. Un fonds européen est "une idée", mais "il y en a d'autres", a ainsi résumé la commissaire européenne à la Concurrence, Neelie Kroes.

Après le G4, Sarkozy veut associer les 27

Après le G4 de samedi, auquel s'étaient joints le président de l'Eurogroupe Jean-Claude Juncker et le gouverneur de la Banque centrale Jean-Claude Trichet, Nicolas Sarkozy a tenu, en tant que président de l'Union européenne, à associer lundi les vingt-sept membres de l'UE à la stratégie adoptée à Paris. Sur le perron de l'Élysée, il a indiqué avoir pris l'initiative d'une proposition commune, précisant qu'elle avait fait "l'objet d'un accord unanime". "Tous les dirigeants de l'Union européenne déclarent que chacun d'entre eux prendra toutes les mesures nécessaires pour assurer la stabilité du système financier, que ce soit par l'injection de liquidités en provenance des banques centrales, par des mesures ciblées sur certaines banques ou par des dispositifs renforcés de protection des dépôts", a affirmé le chef de l'État français.

"Face à la crise, l'unité de l'Europe était une nécessité. Cette unité de l'Europe est aujourd'hui réalisée", a précisé Nicolas Sarkozy, alors que l'Espagne n'a pas caché son agacement de ne pas avoir été invitée à ce mini-sommet. Une attitude aussi partagée par le Danemark. "Au niveau de l'UE, on n'a pas constaté, malheureusement, de coordination du côté de la France", a ainsi dénoncé lundi la ministre danoise de l'Économie, Lene Espersen, regrettant que "chaque pays [doive] régler ses problèmes au niveau national".

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Ouest-France.fr jeudi 09 octobre 2008 Sarkozy et Medvedev : l'entente renouvelée

Les présidents français et russe sont sur la même longueur d'onde. Le premier s'est rallié à l'idée du second d'un nouveau pacte de sécurité. Lors de la World Policy Conference (WPC), qui a réuni plusieurs chefs d'État ou de gouvernement, les présidents Dmitri Medvedev et Nicolas Sarkozy ont affiché, hier, à Evian (Haute-Savoie), une entente retrouvée.

Nicolas Sarkozy s'est ainsi félicité que son homologue du Kremlin ait « tenu parole » puisque Medvedev a confirmé le retrait des troupes russes des zones tampons adjacentes aux régions séparatistes d'Ossétie du Sud et d'Abkhazie, en Géorgie. Le chef de l'État français, en contrepartie à ce retrait qui sera total vendredi soir, a cédé à une demande russe et annoncé que les discussions sur le Caucase, à Genève à partir du 15 octobre, devront « associer tous les acteurs concernés », laissant entendre que les Ossètes du sud et les Abkhazes pourraient y être admis.

Nicolas Sarkozy a aussi rallié la proposition de son homologue russe Dmitri Medvedev d'un nouveau pacte de sécurité « de Vancouver à Vladivostok », en proposant un sommet pour remettre à plat la sécurité en Europe en 2009.

Le G8 réuni en novembre ?

« Nous pouvons le faire dans le cadre de l'OSCE, seule enceinte qui rassemble sur un pied d'égalité tous les acteurs de la sécurité paneuropéenne, a-t-il ajouté. Je propose qu'un sommet de l'organisation soit spécialement convoqué à cet effet à la fin de l'année 2009. » Là encore, le président français répondait à une idée chère à la Russie. Dmitri Medvedev avait en effet proposé, en juin à Berlin, de travailler sur un « pacte régional » de sécurité européen, pour remplacer les structures héritées de la guerre froide.

La crise financière a été aussi l'occasion pour les deux présidents d'afficher leur entente. Medvedev s'est déclaré favorable à une réunion du G8 élargi « pour régler les problèmes du système financier mondial », réunion proposée par Nicolas Sarkozy qui a estimé que ce sommet international devrait se tenir juste après l'élection présidentielle américaine, début novembre. Medvedev a toutefois profité de l'occasion pour s'en prendre aux États-Unis en dénonçant « l'égoïsme de certains pays » responsables de la crise.

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Marina Petrella a appris par Carla Bruni-Sarkozy qu'elle ne serait pas extradée LEMONDE.FR avec AFP | 13.10.08 | 09h06 • Mis à jour le 13.10.08 | 09h09

C'est par la bouche de Carla Bruni-Sarkozy que l'ancienne brigadiste Marina Petrella a appris que Nicolas Sarlozy avait renoncé à son extradition réclamée par l'Italie. L'épouse du chef de l'Etat et sa sœur se sont rendues à son chevet mercredi.
"On ne pouvait pas laisser cette femme mourir. La situation était devenue intolérable", a confié Carla Bruni-Sarkozy à Libération.fr, se disant "contente" d'une décision officialisée dimanche.

La décision de ne pas extrader Marina Petrella a été confirmée dimanche par l'Elysée, au nom de l'état de santé, très dégradé, de l'ancienne dirigeante de la colonne romaine des Brigades rouges.
Agée de 54 ans, elle est hospitalisée depuis fin juillet à l'hôpital Sainte-Anne, à Paris, dans un état mental et psychique très détérioré, selon les médecins.

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Tribune de Genève. 13 octobre 2008. Les pays de la zone euro adoptent la «boîte à outils» d’Angela Merkel
CRISE FINANCIÈRE | Le sommet de l’Eurogroupe a pris une série de mesures pour sauver les banques et suit l’exemple britannique. Mais sans articuler de montants.

Hier soir, les 15 pays de la zone euro se sont mis d’accord sur les points suivants: les prêts entre banques, les faillites bancaires et la recapitalisation des banques.

Angela Merkel avait donné le ton dès samedi au Mémorial Charles de Gaulle, à Colombey-les-Deux-Eglises, en expliquant ce qu’elle attendait du sommet de l’Eurogroupe d’hier soir, sommet qui avait pour objectif de sortir les banques de la catastrophe: «Nous disposerons d’une boîte à outils commune. Chaque pays de la zone euro pourra y choisir ses outils en fonction de son économie et de son système bancaire. Il faut tenir compte de la caractéristique des Etats tout en assurant entre eux l’indispensable coordination. Nous n’agirons pas en ordre dispersé pour parer à l’actuelle crise financière, mais il n’y aura pas de solution unique appliquée à tous.»

Le poids de l’Allemagne

C’est exactement sur cette politique que les quinze pays de l’Eurogroupe (les Etats qui ont l’euro comme monnaie) se sont entendus hier soir à Paris, au Palais de l’Elysée. D’ailleurs, le président de l’Eurogroupe et premier ministre luxembourgeois, Jean-Claude Juncker, a repris cette image de la boîte à outils pour expliquer l’accord de dimanche. Preuve est ainsi offerte que la crise financière a accru le poids de l’Allemagne au sein de l’Europe. L’Eurogroupe s’est également choisi un autre modèle qui, pourtant, ne relève pas de la zone euro: la Grande-Bretagne, incarnée par son premier ministre, Gordon Brown. Ce dernier a d’ailleurs été reçu par le président français, Nicolas Sarkozy, avant le début du sommet d’hier. Et le chef du gouvernement britannique a détaillé à ses quinze collègues de l’Eurogroupe les mesures qu’il a prises: un plan équivalent à 96 milliards de francs pour entrer dans le capital des banques les plus touchées par la crise, ainsi que la garantie des prêts interbancaires pour un montant équivalent à 483 milliards de francs.

Ce dernier point se révèle vital pour survivre au tsunami financier. En effet, la cause principale des chutes boursières réside dans le fait que les banques, se méfiant désormais les unes des autres, ne se prêtent plus de fonds. C’est en fin de compte toute l’économie — notamment les PME — qui se trouve privée de l’oxygène du crédit. D’où licenciements massifs et faillites. S’inspirant des solutions allemandes et britanniques, les 15 pays de la zone euro sont donc tombés d’accord dimanche soir sur les points suivants:

Les prêts entre banques. Ils seront garantis par les Etats de l’Eurogroupe jusqu’au 31 décembre 2009. Ces garanties d’Etat devront être rémunérées par les banques en fonction des taux du marché.

Les faillites bancaires. Les quinze Etats s’engagent à empêcher leurs établissements à tomber en faillite.

Recapitalisation des banques. Pour les sauver de la faillite, les Etats de la zone euro pourront participer à la recapitalisation de leurs établissements bancaires. En revanche, aucun montant global n’a été articulé. Ce qui s’explique puisqu’il est de la responsabilité de chaque Etat d’appliquer les décisions du sommet. Dès aujourd’hui, la France, l’Allemagne, l’Italie et d’autres pays annonceront les détails et le coût de leurs opérations de sauvetage.

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Sarkozy dépose plainte contre l'ancien patron des RG, Yves Bertrand AFP 17 octobre 2008 9.50

PARIS (AFP) — La publication d'extraits des "carnets secrets" de l'ancien patron du renseignement policier français a déclenché l'ire du président Nicolas Sarkozy, qui a déposé plainte jeudi, tandis que l'ex-Premier ministre Lionel Jospin, également cité, a évoqué "un scandale d'Etat".

M. Sarkozy a déposé plainte jeudi contre Yves Bertrand, directeur des Renseignements généraux (RG, services de renseignement de la police) de 1992 à 2004, pour "dénonciation calomnieuse", après la publication dans la presse d'extraits des carnets personnels de M. Bertrand le mettant notamment en cause le président, et contenant des affirmations touchant à sa vie privée.

La plainte vise aussi les chefs de faux et usage, recel et atteinte à l'intimité de la vie privée, selon cette source.

"Constamment protégé par le président de la République Jacques Chirac de 1995 à 2007, Yves Bertrand était un amateur de basse police", a accusé de son côté jeudi l'ancien Premier ministre socialiste Lionel Jospin, dans une tribune publiée par l'hebdomadaire Le Point, dans laquelle il s'interroge sur un possible "scandale d'Etat".

Selon le site internet de l'hebdomadaire Paris Match, la plainte du président vise des extraits des carnets de M. Bertrand publiés dans Le Point la semaine dernière, selon lesquelles M. Sarkozy aurait "perçu 150.000 francs dans son cabinet" en 2003 alors qu'il était ministre de l'Intérieur. Couvrant une période allant de 1998 à 2003, les agendas manuscrits de l'ancien directeur des RG ont été saisis lors d'une perquisition dans le cadre de l'enquête judiciaire sur l'affaire politico-financière Clearstream.

L'hebdomadaire a affirmé avoir eu accès à ces "carnets secrets" qui fourmillent "d'indiscrétions" et de détails sur des affaires politico-financières récentes, la vie privée et publique du Tout-Paris et des hommes politiques.

Les "carnets secrets" de M. Bertrand relatent encore la "bisexualité" présumée d'un ancien ministre, la vie privée de Nicolas Sarkozy avec son ex-épouse Cécilia, ou l'emploi fictif dont aurait bénéficié une "relation" de M. Jospin. "Alors que j'étais Premier ministre (1997-2002), il a, dans le vain espoir de me compromettre, fouillé dans ma vie, celle de ma famille, de mes amis et de membres de mon cabinet", a souligné M. Jospin jeudi.

La révélation de ces carnets a suscité une vive émotion dans le monde politique et relancé le débat sur certaines méthodes sulfureuses des ex-RG, fondus cette année avec la DST (Direction de la surveillance du territoire, contre-espionnage) dans un service unifié, la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI).

"Ce sont des brouillons dans lesquels je notais aussi les rendez-vous avec mon dentiste. Ils ont un caractère privé, non officiel et non vérifié", s'était défendu M. Bertrand lors de la publication des carnets

"J'ai déposé cette plainte car Nicolas Sarkozy n'entend pas se contenter de droit de réponse dans la presse", a pour sa part déclaré à l'AFP l'avocat du chef de l'Etat, Me Thierry Herzog.

Nicolas Sarkozy a été le premier président français à déposer une plainte pénale, en février dernier, contre le site internet de l'hebdomadaire Le Nouvel observateur pour un article mentionnant le contenu d'un SMS prétendument adressé à son ex-épouse Cecilia. Il avait retiré sa plainte quelques semaines plus tard après des excuses du journaliste.

Surnommés "les grandes oreilles" du gouvernement français, les Renseignements généraux sont réputés avoir constitué un type de service unique en Europe, et ont fait l'objet de critiques récurrentes et d'accusations d'être une "police politique".

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TopNews Reuters Deux arrestations pour le piratage du compte Sarkozy REUTERS | 21.10.2008 | 16:57 Thierry Lévêque, édité par Laure Bretton

PARIS (Reuters) - Une homme et une femme ont été arrêtés mardi matin dans les Yvelines et placés en garde à vue à la brigade criminelle dans l'enquête sur la spoliation du compte bancaire de Nicolas Sarkozy, apprend-on de source policière.

Ces personnes sont soupçonnées d'avoir souscrit des abonnements à des réseaux de téléphonie mobile en utilisant les coordonnées bancaires du chef de l'Etat, a-t-on précisé. Le préjudice est évalué à quelques centaines d'euros.

Les suspects auraient simplement utilisé le numéro de compte personnel de Nicolas Sarkozy pour souscrire ces abonnements, non pas sur internet, mais lors d'une démarche physique chez un commerçant.

L'escroquerie aurait été menée très simplement par les suspects, qui ont aussi fait usage d'une fausse identité et de fausses attestations de domicile dans une sorte de "kit" fourni, avec le relevé d'identité bancaire spolié, par des spécialistes de ce type de manipulations frauduleuses.

Les enquêteurs pensent que les escrocs n'étaient pas conscients de l'identité du titulaire du compte.

Le procureur de Nanterre Philippe Courroye a chargé la brigade criminelle et la brigade financière de l'enquête sur ces faits, découverts après les prélèvements anormaux d'un opérateur téléphonique sur le compte présidentiel.

L'affaire a gagné le plus haut niveau de l'Etat. Dimanche, le secrétaire d'Etat à la Consommation Luc Chatel, convaincu qu'il s'agissait d'un piratage informatique, a estimé dimanche qu'elle ouvrait un débat plus large sur les transactions par internet.

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Les magistrats se mobilisent contre la politique de Rachida Dati LEMONDE.FR Avec AFP | 23.10.08 | 11h50 • Mis à jour le 23.10.08 | 11h54

Les trois principaux syndicats de la magistrature (USM, SM et FO), épaulés par des organisations d'avocats et des personnels de la protection judiciaire de la jeunesse, ont appelé à une grande mobilisation jeudi 23 octobre contre la politique de la ministre de la justice, Rachida Dati. Ils dénoncent "une caporalisation du ministère public" perçue comme une menace sur l'indépendance de l'autorité judiciaire. Les syndicats se plaignent notamment des "pressions hiérarchiques constantes que fait peser le gouvernement, au travers des parquets, sur la magistrature toute entière".

Ils reprochent à la garde des sceaux d'avoir convoqué à la chancellerie cinq procureurs généraux pour leur demander des comptes sur les mauvais résultats de leur cour d'appel en matière de peines-planchers. Autre cas polémique, celui des magistrats priés de s'expliquer, en pleine nuit, sur le suicide d'un mineur à la maison d'arrêt de Metz.

C'est "l'attitude de la garde des sceaux" qui pose problème, expliquent les syndicats qui reprochent à Rachida Dati de rendre systématiquement les magistrats "responsables de tous les dysfonctionnements réels ou supposés de l'autorité judiciaire", tout en refusant de "s'interroger sur les conséquences de sa politique pénale".

Des rassemblements devant les palais de justice et des reports d'audience sont prévus ce jeudi dans toute la France. Une mobilisation soutenue par le Conseil national des barreaux (CNB), qui représente l'ensemble des avocats français. "Il est essentiel de garantir l'indépendance des magistrats, leur liberté de requérir et de juger, et de les mettre à l'abri de toutes les pressions, qu'elles émanent du ministère de la justice ou de l'opinion", estime le CNB dans un communiqué.

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Société Poupées vaudou: le chef de l'Etat demande le retrait de son effigie AP | 23.10.2008 | 12:11

Le juge des référés du tribunal de grande instance de Paris examinera vendredi à 15h la demande de Nicolas Sarkozy qui exige, au nom de son droit à l'image, le retrait de la vente de poupées vaudou à son effigie commercialisées depuis le 9 octobre, a-t-on appris jeudi auprès de l'éditeur.

Le président de la République réclame 1 euro de dommages et intérêts, a précisé Jean-François Kowalski, le directeur général de la maison d'édition K&B qui se déclare surpris que M. Sarkozy "accorde autant d'importance à un projet humoristique" et juge "totalement disproportionnée" cette demande de retrait.

Joint par l'Associated Press, Me Jean-Pierre Mignard, l'avocat de Ségolène Royal, a indiqué qu'il ne poursuivrait pas l'éditeur des poupées vaudou. Cette maison d'édition commercialise également une poupée à l'effigie de la dirigeante socialiste.

L'ensemble se présente sous forme de coffret comprenant une poupée et un manuel vaudou accompagné de 12 épingles, a précisé M. Kowalski. Les deux poupées sont vendues au prix de 12,95 euros. La maison d'édition a édité 20.000 coffrets avec l'effigie de M. Sarkozy et 12.000 à celle de Mme Royal.

"Sauf décision de justice, on restera déterminé à faire vivre nos ouvrages", a déclaré M. Kowalski à l'Associated Press. L'éditeur se déclare "relativement serein" face à cette action judiciaire et espère que la justice "confirmera nos impressions", a-t-il ajouté.

Le 16 octobre, l'avocat du chef de l'Etat, Me Thierry Herzog, avait écrit à l'éditeur lui expliquant que le chef de l'Etat disposait d'un droit à l'image, exclusif et absolu, quelque soit son statut et sa notoriété.

Nicolas Sarkozy, depuis sont élection, a déjà saisi à trois reprises la justice. Une première fois pour s'opposer à une campagne publicitaire de la compagnie Ryanair qui utilisait une photographie du couple présidentiel; la deuxième contre un journaliste du "Nouvel Observateur" et la semaine dernière contre l'ancien directeur des Renseignements généraux Yves Bertrand. Il s'est par ailleurs porté partie civile dans l'affaire Clearstream. AP

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JUSTICE Reçue par Nicolas Sarkozy, l'USM se dit "satisfaite" NOUVELOBS.COM | 28.10.2008 | 10:52

Le chef de l'Etat a exprimé "respect et confiance dans la justice", a affirmé le secrétaire général de l'Union syndicale des magistrats. Rachida Dati, dont le rejet de la politique a provoqué une forte mobilisation des magistrats, n'est apparue qu'en deuxième partie de réunion.

L'Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire) est sortie "satisfaite" de sa rencontre lundi 27 octobre avec le président de la République, Nicolas Sarkozy, qui a exprimé "respect et confiance dans la justice", a affirmé à l'AFP le secrétaire général du syndicat, Laurent Bedouet.

L'entretien a duré une heure à l'Elysée, la dernière demi-heure en présence de la ministre de la Justice Rachida Dati, dont le rejet de la politique a provoqué une forte mobilisation des magistrats, jeudi dans toute la France.

C'est au lendemain de cette journée d'action que l'USM a été invitée à se rendre à l'Elysée lundi, une première pour ce syndicat majoritaire depuis que Nicolas Sarkozy est président.

"Calmer les choses"

Le chef de l'Etat "nous a assuré du respect et de la confiance qu'il a dans la justice. Il s'est inquiété du malaise des magistrats, c'est pour cela qu'il nous a reçu", a déclaré Laurent Bedouet.

"Il a cherché aussi à calmer les choses et nous en sommes satisfaits mais nous attendons la suite et la façon dont Rachida Dati se comportera. Nous attendons un apaisement dans les paroles et les actes" de la garde des Sceaux, a conclu le dirigeant de l'USM.

Les deux principaux syndicats, l'USM et le Syndicat de la magistrature (SM, gauche), avaient fait part de leur "insatisfaction totale" vendredi soir, à l'issue d'une rencontre qualifiée de "dialogue de sourds" avec Rachida Dati, à laquelle les organisations syndicales reprochent de porter atteinte à l'indépendance de la magistrature et de mener une politique "tout sécuritaire" et "tout carcéral".

Il n'y a pas de remise en cause de son action, selon Dati

Du côté de Rachida Dati, elle s'est exprimée après la réunion, en marge d'une visite à la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis, faisant valoir que le chef de l'Etat recevait "systématiquement les syndicats, les partenaires sociaux quand il y a des réformes". Selon elle, la rencontre entre le syndicat majoritaire et Nicolas Sarkozy n'était pas le signe d'une remise en cause de ses réformes ni de sa parole. "On a rappelé les réformes que nous faisions, et qu'il n'y avait aucune mise en cause de l'indépendance des magistrats et en particulier des juges", a-t-elle ajouté.

Face aux journalistes qui lui demandaient si elle était fragilisée, la ministre a répondu : "Je connais vos questions. Ce que vous attendez vous ne l'avez pas. Donc dommage !".

L'Etat se réaffirme comme garant de l'indépendance de la justice

A l'Elysée, la présidence a publié un communiqué, à l'issue de la réunion, assurant qu' "en présence du garde des Sceaux, le président de la République a confirmé son attachement à la poursuite de la modernisation du système judiciaire français et s'est entretenu avec les participants sur les moyens consacrés à la justice, en rappelant l'effort consenti pour les budgets 2008 et 2009". Il a "répondu favorablement à l'invitation qui lui était faite de se rendre en 2009 au Congrès de l'USM", a précisé la présidence. Le chef de l'Etat "a confirmé sa détermination à jouer son rôle constitutionnel de garant de l'indépendance de la justice, essentielle au bon fonctionnement des institutions", indique encore le communiqué.

"Un désaveu important"

Pour l'ancienne ministre de la Justice, Elisabeth Guigou, le fait que Nicolas Sarkozy reçoive à l'Elysée l'Union syndicale des magistrats (USM) est un "désaveu important" pour la Garde des Sceaux.

Si le président de la République convoque le syndicat, "c'est sans doute qu'il ne peut pas faire autrement. A la place de Rachida Dati, je prendrais ça pour un désaveu important quand même", a déclaré la députée socialiste de Seine-Saint-Denis sur France-Info. "Le président de la République doit se sentir obligé de prendre l'affaire en main parce qu'il y a une rupture totale de confiance entre Rachida Dati et l'ensemble des métiers de la justice", a-t-elle estimé.

Le PS a par ailleurs estimé que la garde des Sceaux Rachida Dati avait "échoué à conduire une politique permettant à la Justice de fonctionner" mais il a jugé que la responsabilité incombait d'abord au président Nicolas Sarkozy. Selon Stéphane Le Foll, bras droit de François Hollande, "on voit aujourd'hui une fracture très nette entre l'institution judiciaire et l'exécutif".

Pour le député européen, le fait que Nicolas Sarkozy ait reçu le syndicat de magistrats est "une dérive" et "une anomalie démocratique". Il observe que "tout devient de la responsabilité du président de la République". "Il n'y a pratiquement plus de gouvernement, (...) c'est une hyperprésidence qui prend toutes les décisions à la place du gouvernement et des ministres", a-t-il dit.

"Plutôt un appui qu'un désaveu"

En réponse à Elisabeth Guigou, l'une des porte-paroles de l'UMP, Chantal Brunel, a affirmé que le président de la République "ne se cache pas derrière ses ministres mais assume pleinement" leurs réformes et le fait qu'il reçoive l'USM à l'Elysée, "c'est plutôt un appui vis-à-vis de Rachida Dati qu'un désaveu".

Le président "est garant de l'indépendance de l'autorité judiciaire dans ce pays", et quand il reçoit un syndicat "il est dans son rôle", a estimé un autre porte-parole, Dominique Paillé. Dominique Paillé a également récusé le terme de "désaveu" employé par Elizabeth Guigou, ajoutant que Rachida Dati "a à son actif" des réformes "avec des résultats extrêmement positifs", comme celle de la carte judiciaire.

"Il est extrêmement difficile de travailler dans ce domaine de la magistrature", a ajouté Dominique Paillé, "parce qu'il y a quand même quelques pesanteurs conservatistes qui se font jour, notamment chez un certain nombre de magistrats, parfois même parmi leurs représentants". "Par conséquent, ce coup de pouce du président de la République est le bienvenu sans doute pour Rachida Dati", selon le porte-parole.

"Ce n'est pas à moi de tout faire"

Selon le Parisien du 27 octobre, Nicolas Sarkozy, irrité par la réaction de Rachida Dati après la remise en liberté par erreur du violeur en série Jorge Montes, a passé un savon par téléphone interposé à la garde des Sceaux : "C'était à toi de demander au parquet de déposer une requête pour rectifier l'erreur de procédure, se serait emporté le chef de l'Etat. Ce n'est pas à moi de tout faire". L'invitation par l'Elysée de l'Union syndicale des magistrats (USM), le syndicat majoritaire de la profession, a provoqué la colère du Syndicat de la magistrature (SM, gauche), qui n'a pas été convié alors que cette journée d'actions avait été organisée conjointement.

"Sarkozy divise pour régner", affirme dans un communiqué le SM. "Par ce choix arbitraire, le président de la République fait la preuve qu'il n'est pas le garant de l'indépendance de tous les magistrats", écrit-il.

"On ne refuse pas une invitation du président de la République, même si les autres syndicats ne sont pas invités", a déclaré Christophe Régnard, président de l'USM. (Avec AFP)

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Europe1.fr Créé le 29/10/08 - Dernière mise à jour à 17h36 Poupée vaudou : débouté, Sarkozy fait appel

La justice a débouté mercredi Nicolas Sarkozy. Il réclamait l'interdiction de la poupée vaudou à son effigie, commercialisée depuis trois semaines par la société Tear Prod, et contre laquelle le chef de l'Etat avait engagé une action en référé pour violation de son droit à l'image.

Mais cette poupée n'est "ni une atteinte à la dignité humaine ni une attaque personnelle", a répondu le tribunal de grande instance de Paris.

"J'ai estimé, après avoir pris connaissance de ce jugement, que la décision n'était pas conforme à la jurisprudence", a déclaré de son côté Me Thierry Herzog,l'avocat du président de la République, qui a annoncé son intention de faire appel.

Nicolas Sarkozy, le premier chef de l'Etat français à aller en justice pour des atteintes à son image et à sa vie privée, multiplie depuis le début de son mandat les recours devant la justice.

Une poupée vaudou à l'effigie de Nicolas Sarkozy n'est "ni une atteinte à la dignité humaine ni une attaque personnelle". Ainsi en a décidé le tribunal de grande instance de Paris. La justice s'est donc opposée mercredi au retrait de la vente d'un manuel vaudou accompagné d'une poupée à l'effigie du président et d'épingles permettant de le mortifier symboliquement.

Le tribunal considère que la poupée "s'inscrit dans les limites autorisées de la liberté d'expression et du droit à l'humour". Le chef de l'Etat avait engagé une action en référé pour "violation de son droit à l'image".

Or pour Me Thierry Herzog, l'avocat de Nicolas Sarkozy, certaines mentions du jugement sont "étrangères au droit à l'image". D'où sa décision de faire appel d'une décision qui n'est, selon lui, "pas conforme à la jurisprudence". La nouvelle audience pourrait avoir lieu d'ici la fin de la semaine.

Depuis début octobre, les éditions K&B commercialisent sur internet un ouvrage de 56 pages intitulé "Nicolas Sarkozy, le manuel vaudou", vendu avec une poupée de 20 centimètres à l'effigie du chef de l'Etat.
Outre une biographie humoristique de Nicolas Sarkozy, le livre propose un manuel vaudou décrit comme contenant "un grand nombre de sortilèges magiques concoctés avec amour par le prêtre vaudou de renommée internationale Yaël Rolognese", invitant à planter des aiguilles sur la poupée du président.
Et plus précisément sur certains slogans-clefs ou phrases célèbres du président écrits sur la poupée. Comme "Travailler plus pour gagner plus", "Racaille", "Textos" ou encore "Casse-toi pauv' con".

Alors que ses prédécesseurs s'en abstenaient presque totalement par principe, Nicolas Sarkozy a multiplié depuis son arrivée à l'Elysée les plaintes et les procédures judiciaires. La première remonte à février.
Il avait alors gagné un procès contre la compagnie aérienne Ryanair qui avait publié, à des fins publicitaires, sans autorisation, une photo de son couple.

Le même mois, il avait déposé une plainte contre le Nouvel Observateur pour l'évocation d'un SMS prétendument adressé à son ex-épouse Cecilia. La plainte a été retirée après des excuses du journaliste.
Dernier affaire en date : une plainte pour "dénonciation calomnieuse" contre Yves Bertrand, ex-patron des RG, après la publication d'extraits de ses "carnets" dans la presse.

Une version du manuel concernant Ségolène Royal a aussi été commercialisée, mais cette dernière n'a pas exigé de procédure. "J'ai le sens de l'humour moi, je ne porte pas plainte contre ma poupée vaudou", avait ironisé mercredi matin Ségolène Royal sur Europe 1.
"Si Nicolas Sarkozy porte plainte contre une poupée qui le caricature, bientôt il portera plainte contre le Canard enchaîné, contre Marianne, contre les Guignols de l'Info", a-t-elle affirmé au micro de Jean-Pierre Elkabbach.
Les acheteurs sont invités dans son cas à épingler les mentions "Bravitude", "Ordre juste" ou "Vive le Québec libre". K&B se proposent dans leur promotion d'étendre le concept à d'autres hommes et femmes politiques français s'il "fonctionne".

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Sarkozy s'est entretenu au téléphone avec Obama NOUVELOBS.COM | 07.11.2008 | 10:31

Le président français Nicolas Sarkozy a félicité de vive voix le nouveau président élu, Barack Obama "pour sa brillante victoire".
Lors de la conversation qui a duré 30 minutes, "leur conversation a porté sur les grands dossiers internationaux".

Le président français Nicolas Sarkozy s'est entretenu au téléphone avec le nouveau président élu Barack Obama, a annoncé l'Elysée jeudi 7 novembre.
"Le président de la République vient de s'entretenir pendant 30 minutes par téléphone avec le président-élu Barack Obama pour le féliciter de vive voix pour sa brillante victoire", explique la présidence de la République dans un communiqué.
Elle précise que "leur conversation a porté sur les grands dossiers internationaux et en particulier sur la crise financière".
"Au cours de cet entretien extrêmement chaleureux les deux dirigeants ont convenu de se voir dans un avenir assez proche" a ajouté l'Elysée.

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10 nov. 6h51 liberation.fr Bruni, un couplet anti-Berlusconi Polémique. La première dame critique les propos du chef du Conseil italien sur Obama.
ÉRIC JOZSEF (à Rome) et PAUL QUINIO

Carla Bruni-Sarkozy, une imbécile ? Si Silvio Berlusconi ne se renie pas, c’est la conclusion à laquelle il devrait arriver. Très critiqué la semaine dernière par la gauche italienne après avoir salué la victoire de Barack Obama aux Etats-Unis comme celle d’un homme «jeune, beau et même bronzé», le président du Conseil s’était défendu en qualifiant son commentaire de «plaisanterie affectueuse» et a considéré ses détracteurs comme des «imbéciles».

Un qualificatif qu’il devrait donc appliquer à l’épouse du président de la République qui hier, dans le Journal du dimanche, a fait savoir qu’elle appréciait manifestement assez peu son humour. Avec la victoire de Barack Obama à la présidentielle américaine, «nous sommes tous pleins d’espoir, pleins d’attente», s’enthousiasme Carla Bruni-Sarkozy. «Par contraste, quand j’entends Silvio Berlusconi prendre l’événement à la légère et plaisanter sur le fait qu’Obama est "toujours bronzé", ça me fait drôle», ajoute-t-elle.
Et de conclure : «On mettra ça sur le compte de l’humour… Mais, souvent, je suis très heureuse d’être devenue française !»

Appel.

Hier, les sites des journaux italiens ont immédiatement repris sa déclaration. Selon le Corriere della Sera, le principal quotidien de la péninsule, la première dame«rouvre la polémique». Après l’appel téléphonique vendredi soir de Barack Obama à Silvio Berlusconi, les autorités italiennes pensaient en effet que l’affaire était close.
Si le président du Conseil italien ne figurait pas parmi les tout premiers chefs d’Etat et de gouvernement contactés par le futur locataire de la Maison Blanche, la discussion de vingt minutes entre les deux hommes avait été, selon le communiqué du palais Chigi, «cordiale et affectueuse».

Hier, l’entourage de Silvio Berlusconi a préféré ne pas réagir aux propos de Carla Bruni-Sarkozy. Mais l’ancien président de la République Francesco Cossiga ne s’est pas privé de tacler l’épouse du chef de l’Etat français :
«Nous aussi sommes bien contents qu’elle ne soit plus italienne, je dirais même plus nous en sommes heureux ! Mais, qui sait, dans sa vie tumultueuse, Carla Bruni sera peut-être un jour amenée à redemander la citoyenneté italienne.»

Excuses.

L’opposition de gauche a en revanche préféré ne pas reprendre à son compte les déclarations de l’épouse de Nicolas Sarkozy. D’autant qu’il y a moins d’un mois l’ensemble de la classe politique avait durement jugé la visite de Carla Bruni-Sarkozy à l’ex-terroriste des Brigades rouges Marina Petrella pour lui annoncer qu’elle ne serait pas extradée vers l’Italie.

A cette occasion, l’écrivain Claudio Magris avait publié une lettre ouverte intitulée «Nous ne sommes pas un pays de barbares» pour réclamer à Nicolas Sarkozy des excuses au nom des Italiens. Et le magistrat Giancarlo Caselli, ancien substitut à Turin du temps des Brigades rouges, s’était interrogé sur le rôle des deux sœurs Bruni-Tedeschi : «On ne sait pas à quel titre elles interviennent…»

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Publié le 13/11/2008 à 19:44 Catherine Lagrange, Thierry Lévêque, Jean-Baptiste Vey, édité par Yves Clarisse lexpress.fr Nicolas Sarkozy veut une réforme du droit de la psychiatrie
Nicolas Sarkozy a demandé au gouvernement de préparer une réforme du droit de l'hospitalisation psychiatrique, après le meurtre d'un jeune homme par un malade mercredi à Grenoble (Isère).

UN ÉTUDIANT TUÉ À GRENOBLE PAR UN HOMME ÉCHAPPÉ D'UN HÔPITAL PSYCHIATRIQUE

Luc Meunier, 26 ans, étudiant dans une école d'ingénieur de Grenoble est mort des suites d'une blessure au couteau reçue au ventre infligée par un schizophrène qui avait quitté sans autorisation l'hôpital de Saint-Egrève mercredi.

La réforme vise "à mieux encadrer les sorties des établissements, à améliorer la surveillance des patients susceptibles de représenter un danger pour autrui (...), à clarifier le partage des compétences administratives dans le pilotage de ces dossiers", précise la présidence de la République dans un communiqué.

Nicolas Sarkozy avait auparavant reçu les ministres de la Santé, Roselyne Bachelot, de la Justice, Rachida Dati et de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, pour faire le point sur les circonstances du meurtre et examiner les réponses possibles.

Le lancement d'une enquête de l'Inspection générale des affaires sociales a été décidé lors de cette réunion avec pour objectif principal de "déterminer les responsabilités de ce drame dans la perspective de sanctions éventuelles".

Ses conclusions sont attendues dans les 72 heures, ajoute l'Elysée.

A Grenoble, la direction de l'hôpital a annoncé l'ouverture d'une enquête interne mais estime qu'aucun dysfonctionnement n'est mis en lumière par les premières constatations.

Le directeur du centre hospitalier, Michel Gellion, précise que le patient de 56 ans auteur du crime bénéficiait régulièrement de permissions de sortie. Depuis l'apparition des médicaments neuroleptiques, la tendance générale de la psychiatrie est en effet de favoriser la sortie des malades du milieu hospitalier.

DES VOIX ENTENDUES

L'état du patient en cause ne semblait pas inspirer d'inquiétudes au personnel médical de l'hôpital psychiatrique.

"Il était stabilisé, il ne présentait pas de signes de réaction violente, pas de moments féconds", a dit à Reuters le directeur de l'hôpital.

Le patient aurait été victime au moment de son crime "d'un phénomène hallucinatoire" et aurait "entendu des voix", selon lui. A trois reprises, en 1989, 1995 et 2006, cet homme avait agressé des inconnus dans des circonstances analogues.

Le parquet de Grenoble va demander des expertises pour préciser l'état mental de l'auteur du crime et dire s'il est pénalement responsable.

Interpellé à proximité du lieu de l'agression, il a été reconduit en fin de journée à l'hôpital de Saint-Egrève où il a été placé à l'isolement. Parti la veille après une promenade, il a acheté semble-t-il son arme dans un commerce.

Nicolas Sarkozy, qui a souvent lancé des réformes après des faits divers, avait déjà procédé ainsi après une affaire analogue en août 2007. Un malade psychiatrique ayant assassiné deux aides-soignantes à Pau (Pyrénées-Atlantiques) venait d'être déclaré irresponsable pénalement.

Une réforme avait été mise en chantier par Rachida Dati pour permettre une sorte de procès des personnes déclarées irresponsables, avec une possible "déclaration de culpabilité civile", mais le projet avait été abandonné en raison de protestations des psychiatres, des syndicats de magistrats et un avis négatif du Conseil d'Etat.

Ils estimaient qu'on revenait sur un principe intangible du droit international, selon lequel les malades mentaux ne peuvent pas faire l'objet de sanction puisqu'ils n'ont pas leur libre arbitre. Une simple publicité renforcée des audiences habituelles a été finalement décidée.

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Canal Infos Belgique 7sur7 14/11/08 18h15 A la veille du G20, Nicolas Sarkozy accable George Bush

A quelques heures de rallier Washington pour le sommet du G20 sur la crise financière, le président français Nicolas Sarkozy a publiquement égratigné plusieurs fois son "ami" américain George W. Bush, dénonçant notamment son attitude dans la crise russo-géorgienne.

Si dans les premiers mois de sa présidence M. Sarkozy s'était largement affiché comme un partisan du rapprochement avec les Etats-Unis et leur président - s'attirant au passage de nombreuses critiques - il a pris de grandes distances avec l'administration sortante lors de ses dernières sorties publiques.

Recevant jeudi à Paris un "prix du courage politique", le président en exercice de l'Union européenne a longuement défendu sa médiation dans la crise russo-géorgienne, et brocardé l'attitude sur ce dossier de George W. Bush, qui achève son second mandat en janvier.

"Lorsque le 8 août, il a fallu partir pour Moscou et pour Tbilissi, qui a défendu les droits de l'Homme ? Est-ce que c'est le président des Etats-Unis qui a dit c'est inadmissible ? Ou est-ce que c'est la France qui a maintenu le dialogue avec M. Poutine, M. Medvedev et M. Saakachvili?", s'est-il interrogé.

"Je me souviens de l'appel du président américain disant la veille de notre départ à Moscou: N'y va pas, ils (les Russes) veulent aller à Tbilissi, ils sont à 40 km. N'y va pas, dénonce. Nous y avons été avec Bernard Kouchner. Comme par hasard, alors que nous y étions, le cessez-le-feu a été annoncé", a poursuivi Nicolas Sarkozy.

Après cette première salve, le chef de l'Etat français a récidivé vendredi à Nice (sud-est de la France) sur le même thème lors d'un sommet UE-Russie, cette fois sans citer M. Bush. "En tant que président du Conseil européen, je n'ai jamais agité la menace militaire, à la différence d'autres", a-t-il relevé.

"Les agitations dans une mer proche de navires militaires, je ne vois pas ce que ça a amené", a-t-il poursuivi, en allusion à l'envoi pendant la crise de navires militaires américains, officiellement pour transporter de l'aide humanitaire, dans le port géorgien de Poti sur la mer Noire.

Nicolas Sarkozy a également mis en cause vendredi à demi-mots la décision américaine d'installer un bouclier anti-missile en Pologne et en République tchèque, à l'origine de fortes tensions entre Moscou et Washington. "On peut continuer entre la Russie et l'Europe à se menacer de boucliers, de missiles, de marine et caetera, ça n'amènera rien à la Russie, ça n'amènera rien à la Géorgie, et ça n'amènera rien à l'Europe", a-t-il jugé.

Après la période de brouille qui avait marqué les relations franco-américaines pour cause de guerre en Irak, le réchauffement prôné par Nicolas Sarkozy à son arrivée à l'Elysée avait déjà été sérieusement mis à mal par la crise financière.

A plusieurs reprises, le président français a mis en cause la "responsabilité" américaine dans la tourmente qui pèse sur l'économie mondiale. Jeudi, il a lancé une nouvelle pique aux Etats-Unis en affirmant que le dollar ne pouvait plus "prétendre à être la seule monnaie du monde".

Les discussions entre le locataire de l'Elysée et l'hôte de la Maison Blanche s'annoncent donc amères à Washington ce week-end, le premier défendant une "refondation" du système financier international auquel le second a déjà fait savoir qu'il préférait de simples "réformes".

Dans ce climat, l'insistance de Nicolas Sarkozy à "graver dans le marbre" le principe d'un deuxième sommet en février avec son successeur Barack Obama - jugé plus favorable à des réformes de fond - semble confirmer son souhait de tourner rapidement la page Bush. (afp)

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Sommet du G20: la presse américaine peu loquace AFP 16.11.08 | 18h07

La presse américaine se montrait dimanche particulièrement peu loquace sur le sommet du G20 à Washington la veille, les principaux quotidiens du pays se passant d'éditoriaux sur la question.

Le New York Times consacrait sa Une au pillage des richesses de la République démocratique du Congo (RDC) par des rebelles et n'accordait au sommet du G20 qu'une mince colonne, renvoyant aux pages intérieures.

L'article, titré "Les dirigeants de la planète promettent une impulsion commune pour aider l'économie" était aussitôt tempéré par un sous-titre moins enthousiaste: "Les grandes décisions repoussées".

Selon le quotidien, le G20 a repoussé des "décisions épineuses sur la façon de réviser la régulation internationale jusqu'à l'an prochain, promettant un défi précoce pour l'administration Obama".

"Ce qui reste à voir, c'est si en travaillant avec une nouvelle (administration à la) Maison Blanche, les dirigeants parviendront à mettre de côté leurs différends politiques et économiques pour adopter des changements plus radicaux", ajoute le journal.

Le Washington Post se montrait plus convaincu, titrant: "Les dirigeants de la planète s'accordent pour des réformes majeures", évoquant "un plan d'action étendu pour (...) remodeler les institutions financières et réformer la régulation mondiale et les normes comptables".

Quant au Los Angeles Times, titrant "le sommet du G20 promet un travail d'équipe", il relevait que "le sommet était dominé par la certitude que tout projet à long terme dépendait de quelqu'un qui n'était même pas là (le président élu des Etat-Unis): Barack Obama".

Durant le sommet, les chaînes de télévision américaines n'ont guère accordé d'importance à la réunion, éclipsée par les incendies dans la région de Los Angeles et par les spéculations sur l'entrée d'Hillary Clinton dans la future administration du président Barack Obama, au poste de secrétaire d'Etat.

Ce manque d'intérêt contrastait avec la pagaille provoquée par la présence d'une vingtaine de chefs d'Etat et de gouvernement dans les rues de la capitale américaine, qui semblait par moments être en état de siège.

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Cinq cents magistrats réclament des excuses de Rachida Dati Reuters 19.11.08 | 14h58 Henri-Pierre André et Thierry Lévêque, édité par Yves Clarisse lemonde.fr

PARIS (Reuters) - Quelque 534 magistrats français ont signé une pétition pour réclamer des excuses publiques à la ministre de la Justice, Rachida Dati, en raison de son intervention contestée en octobre après le suicide d'un mineur en prison.

Le garde des Sceaux avait mis en cause les magistrats intervenus dans l'incarcération de ce mineur à Metz et ordonné une enquête administrative, ce qui avait amené des interrogatoires en pleine nuit.

Cet épisode avait déjà suscité une journée de mobilisation nationale des magistrats le 23 octobre dernier à l'appel des syndicats, mais la signature de la pétition s'est effectuée à l'initiative d'un magistrat d'Albertville en Savoie.

"Le garde des Sceaux ne peut se contenter d'un soutien général à la magistrature, en mettant individuellement en cause chaque magistrat à chaque occasion", dit le texte de cette pétition dont Reuters a obtenu copie.

"Les magistrats signataires demandent au garde des Sceaux des regrets et des excuses publiques à l'égard de la magistrate de Sarreguemines injustement critiquée", ajoute ce document révélé par Europe 1 mardi.

Dans une interview publiée mercredi par le Figaro, Rachida Dati estime qu'il est "de politique constante" dans une telle affaire qu'une inspection soit ordonnée dans les meilleurs délais par l'administration pénitentiaire.

"INJONCTIONS PARADOXALES"

"Est-il choquant que le garde des Sceaux, sans rechercher de (...) responsabilité sur un plan disciplinaire, ordonne également une inspection afin de connaître les conditions dans lesquelles le mineur a été poursuivi, interpellé, incarcéré ?", demande-t-elle.

De leur côté, l'Union syndicale de la magistrature et le Syndicat de la magistrature soulignent une nouvelle fois, dans un courrier adressé aux premiers présidents de cour et aux procureurs généraux, que le déroulement de l'enquête administrative n'a pas été conforme au engagement pris par l'inspection des services.

"Les magistrats de la Cour d'appel de Metz se sont trouvés démunis face aux inspecteurs qui les auditionnaient", expliquent les deux organisations, qui demandent à la hiérarchie judiciaire de prendre position en faveur du respect des droits des magistrats lors des enquêtes les concernant.

Au-delà de l'affaire de Metz, les magistrats signataires de la pétition dénoncent les "injonctions paradoxales" de la politique pénale, soulignant que des résultats chiffrés sont demandés sur l'application des peines "plancher" minimales pour les récidivistes, ce qui remplit les prisons, tandis qu'est préparée une loi favorisant les aménagements de peine et libérations anticipées.

Affirmant "ne pas comprendre la teneur de cette motion", Dati estime que "la multiplication des réformes en cours (...) crée au sein du corps (de la magistrature) des interrogations compréhensibles".

"Pour autant, si je comprends les difficultés des magistrats, je ne peux accepter les mises en cause", ajoute-t-elle. "En tant que garde des Sceaux, je mets en oeuvre une politique pénale ferme, souhaitée par les Français, votée par le Parlement."

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Les occupants de la villa Clavier condamnés à 500 euros d'amende C.J. (lefigaro.fr) avec agences » INFO FIGARO - Affaire Clavier : le récit du comédien 21/11/2008 | Mise à jour : 18:18 | Commentaires 48 .

Christian Clavier a préféré ne pas assister au procès des militants nationalistes qui ont occupé sa villa corse car il n'a pas été le «témoin direct des faits incriminés». Crédits photo : AFP
Les dix nationalistes, jugés pour avoir occupé fin août le jardin de la villa de Porto-Vecchio de l'acteur, entendent faire appel.

Moins d'une heure aura suffi au tribunal correctionnel d'Ajaccio pour apporter un épilogue à l'affaire Clavier. Le tribunal a condamné vendredi les dix militants nationalistes, qui avait fin août occupé le jardin de la villa de Porto-Vecchio de l'acteur, à verser 500 euros d'amende. Le jugement est plus clément que les 2000 euros réclamés par le procureur. Une réquisition là aussi mesurée puisque les accusés, parmi lesquels figuraient les élus indépendantiste de Corsica nazione indipendente (CNI) Jean-Guy Talamoni, Rosa Prosperi et Véronique Sciaretti et Paul-Félix Benedetti, responsables du mouvement nationaliste du Rinnovu. Ils encouraient «pour violation de domicile» jusqu'à 15.000 euros d'amende et un an de prison. Toutefois, les condamnés ont annoncé leur intention de faire appel du jugement qu'ils jugent trop lourd.

Aucun d'entre eux, ni leurs avocats, ni Christian Clavier n'étaient présents au moment de l'énoncé du jugement, conspué par les militants massés aux abords du palais. Le comédien, qui a porté plainte dans une autre affaire, après avoir reçu des lettres anonymes menaçant de plastiquer sa villa, ne souhaitait pas être instrumentalisé, n'ayant pas assisté à l'occupation de sa villa. Vendredi matin, les dix accusés ont décidé, eux, de ne pas assister à l'audience pour protester contre le déploiement «excessif», de forces de police à l'entrée du tribunal. Des centaines de personnes s'étaient d'ailleurs rassemblées aux alentours pour soutenir les accusés.

Talamoni : «Un parquet soumis à la chancellerie» (Evidemment, c'est la loi constitutionnelle républicaine, notedt)

Au cours d'une conférence de presse improvisée devant le tribunal, Paul-Félix Benedetti a dénoncé une «justice bunkerisée». Jean-Guy Talamoni a déploré une affaire politique, soulignant qu'il n'y avait eu ni violation de domicile, ni violences ni menaces. «Le parquet d'Ajaccio, une fois de plus, s'est ridiculisé en poursuivant sur des bases aussi grotesques. Le parquet, c'est sa nature, est soumis à la Chancellerie, donc au pouvoir politique», a-t-il souligné sur France Info. L'élu a aussi mis en cause les promoteurs du Padduc (Plan d'aménagement et de développement durable pour la Corse) les accusant « d'être pécuniairement intéressés». «Nous ne voulons pas de la mise à l'encan de la terre corse», a-t-il ajouté.

Le jugement de vendredi clôt une affaire qui avait viré à la polémique politique. L'occupation de la villa du héros des «Visiteurs», un proche de Nicolas Sarkozy, avait coûté son poste à Dominique Rossi, le chef des forces de sécurité de Corse. Au courant de l'opération des nationalistes, qui entendaient protester contre la «spéculation foncière, favorisée par certains élus UMP et dopée par l'installation de «people» dans l'île de Beauté, il ne l'avait pas empêchée. Il a depuis été muté à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN).

Signe de la tension autour du développement immobilier en Corse, trois attentats et deux tentatives ont été commis dans la nuit de jeudi à vendredi. Ainsi, un commando composé de six hommes armés et cagoulés a enlevé puis relâché un couple de continentaux et tenté de faire exploser leur maison à Bastelicaccia, près d'Ajaccio.

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Malgré les efforts de Sarkozy, Merkel refuse de financer le plan de relance européen 24 novembre 2008 12.00

PARIS (AFP) — La France et l'Allemagne se sont accordées lundi pour coordonner leurs efforts de relance économique face à la récession, mais Nicolas Sarkozy n'est pas parvenu à convaincre Angela Merkel de mettre la main à la poche pour soutenir le plan européen concocté à Bruxelles.

Après une heure d'entretien avec la chancelière allemande, le président français a conclu le 10e conseil des ministres franco-allemand en résumant d'une phrase lapidaire les positions des deux pays concernant les mesures de soutien que la Commission européenne doit proposer mercredi à ses 27 membres: "la France y travaille, l'Allemagne y réfléchit".

Devant Nicolas Sarkozy, la chancelière a en effet confirmé ses réticences à ouvrir le porte-monnaie pour financer l'élaboration de ce "paquet" de relance économique, d'un montant estimé à 130 milliards d'euros, soit l'équivalent de 1% des produits intérieurs bruts des Européens.

"Le risque que nous courons un peu aujourd'hui, compte tenu d'informations qui ne sont pas toujours faciles (à interpréter), c'est que les événements se précipitent", a-t-elle mis en garde lors d'une conférence de presse.

"L'Allemagne a déjà engagé une bonne partie de ces mesures (de relance)", a poursuivi Mme Merkel, avant de renvoyer au début de l'année prochaine une décision sur son éventuelle participation. "Il y aura une réunion (de son gouvernement de coalition) début janvier et on verra si ce que nous avons fait est concluant", a-t-elle dit.

Défendant bec et ongles son quasi-équilibre budgétaire, la chancelière avait déjà fait savoir qu'elle ne voulait pas "verser un sou de plus" pour le plan de Bruxelles, estimant avoir déjà "fait son devoir" européen en débloquant 32 milliards d'euros sur deux ans pour soutenir son économie.

Partisan d'une "stratégie offensive", Nicolas Sarkozy souhaite, lui, absolument entraîner l'Allemagne, première puissance économique du continent, derrière le plan de Bruxelles, qui doit être proposé à l'adoption des 27 lors du Conseil européen des 11 et 12 décembre.

Face à la position inflexible de sa partenaire, Nicolas Sarkozy a tenté une explication. "Nos organisations ne sont pas les mêmes: il y a d'un côté un pays fédéral, de l'autre côté un pays qui est plus centralisé", a-t-il relevé.

Alors, plutôt que de s'apesantir sur ce sujet de divergence, le président français a préféré insisté devant la presse sur les nombreuses "convergences" du couple franco-allemand.

"Sur la crise financière, on a agi ensemble, sur l'analyse de la gravité de la situation économique, on a fait le même constat (...) on est d'accord sur la coordination, on est d'accord sur la nécessité de prendre d'autres mesures", a-t-il énuméré, "il y plus de convergences que de divergences, beaucoup plus".

Parmi elles, le refus des deux voisins de recourir à l'arme de la baisse généralisée de la TVA, que le Premier ministre britannique Gordon Brown s'apprête à diminuer de deux points.

"Je crois pouvoir dire qu'une baisse générale de la TVA, qui est peut-être la réponse pour certains pays, n'est pas la bonne réponse pour la France et l'Allemagne", a ainsi estimé Angela Merkel. "La France partage l'analyse de l'Allemagne", a abondé Nicolas Sarkozy.

Le président français a également souligné la détermination de Paris et Berlin à défendre leurs industries automobiles. "C'est notre volonté: défendre l'industrie européenne", a-t-il insisté.

A ce sujet, M. Sarkozy et Mme Merkel ont tous les deux insisté sur la nécessité de soutenir l'innovation et la recherche. Un thème sur lequel l'ex-ministre socialiste Claude Allègre a justement été invité lundi à intervenir devant les ministres français et allemands.

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SANS DOMICILE FIXE Forcer l'hébergement des SDF : tollé des associations NOUVELOBS.COM | 27.11.2008 | 09:07

Les associations d'aide aux sans-abri dénoncent une solution inadaptée et une "méconnaissance" des SDF. Le gouvernement envisage d'obliger ceux-ci à être hébergé en cas de grand froid.

Alors que trois SDF ont trouvé la mort ces derniers jours dans le bois de Vincennes, à la périphérie de Paris, la ministre du Logement et de la Ville, Christine Boutin, envisage de contraindre les sans-abri à accepter un hébergement dans les périodes de grand froid

La ministre du Logement et de la Ville Christine Boutin s'est demandé mercredi 26 novembre "si on ne pourrait pas rendre obligatoire l'hébergement des personnes sans-abri quand la température devient trop froide en France", au grand dam des associations d'aide aux SDF qui accusent le gouvernement de ne pas prendre la mesure du problème.

D'après Emmaüs, 265 personnes sans-abri sont mortes "dans la rue cette année en France". Pour Médecins du Monde (MDM), contraindre les sans-abris "ne peut que provoquer la dispersion de ces personnes dans des lieux encore plus éloignés et cachés où on arrivera encore moins à entrer en contact avec eux". L'association réclame des solutions d'hébergement "qui redonnent confiance, qui permettent de se projeter dans le futur".

"Responsabilité du gouvernement"

Alors que Nicolas Sarkozy a "insisté" en conseil des ministres sur le devoir du gouvernement "de ne pas laisser mourir les gens", Christine Boutin a annoncé devant la presse qu'elle allait "lancer une réflexion pour voir si on ne pourrait pas rendre obligatoire l'hébergement des personnes sans-abri quand la température devient trop froide en France". La veille, un sans-abri avait été retrouvé mort dans le bois de Vincennes à Paris, le troisième en quelques semaines.

Pendant sa campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy avait promis, en décembre 2006 à Charleville-Mézières, que "plus personne ne serait obligé de dormir sur le trottoir" d'ici à la fin de 2008. Mercredi, le chef de l'Etat "a tenu à dire que c'était le devoir, la responsabilité du gouvernement, des pouvoirs publics, de ne pas laisser mourir les gens de froid", a rapporté le porte-parole du gouvernement Luc Chatel.

Pour Luc Chatel, il faut "faire en sorte qu'ils puissent aller dans ces centres d'hébergement, recevoir un repas, être logés". "Ensuite, ils peuvent prendre la liberté de quitter ce centre d'hébergement." "C'est à Christine Boutin de voir comment les associations peuvent travailler avec nous sur ce sujet", a-t-il ajouté, reconnaissant que c'est "un sujet horriblement difficile".

"On va les enfermer ?"

Déjà, en janvier 2003, la préfecture de Paris et celle des Bouches du Rhône avaient ordonné de mettre les SDF à l'abri, si nécessaire par la force, "en cas de situation d'urgence extrême et de risques avérés pour la vie des intéressés".

"Comment (la ministre) compte les retenir? On va les enfermer?", a réagi Graciela Robert, chargée de la mission d'aide aux sans-abri à l'association Médecins du Monde, interrogée mercredi par l'Associated Press. Les propos de la ministre "témoignent d'une polémique d'échec parce que les pouvoirs publics n'ont aujourd'hui pas autre chose à proposer", a précisé Graciela Robert, déplorant l'absence "d'hôtels relais, pensions, et hôtels sociaux en plus grand nombre".

Pour l'association, "il faut arrêter ce cercle vicieux qui consiste à proposer des solutions uniquement au moment du froid. On continue à proposer des solutions de très court terme, et uniquement l'hiver dans un contexte émotionnel, pour des personnes ayant des besoins vitaux tout au long de l'année".

Graciela Robert prévient que MDM va "continuer sa distribution de tentes aux SDF", entamée depuis décembre 2005 à Paris pour interpeller les pouvoirs publics et donner une visibilité aux sans-abri. Mais "la tente n'est pas une solution. C'est juste un petit abri, faute de mieux", a-t-elle souligné.

"Une méconnaissance profonde des SDF"

Pour le délégué général de la Fondation abbé Pierre, Patrick Doutreligne, joint mercredi par l'AP, la proposition de Christine Boutin dénote "une méconnaissance profonde des SDF car si on les ramasse de force, ils vont se cacher encore plus et on n'aura même plus de contact avec eux".

"Pourquoi ils vont dans les bois? Parce qu'on leur propose seulement des structures anxiogènes où on leur piquent leurs pompes, même si bien sûr qu'un dortoir c'est toujours mieux que la rue", a-t-il déploré, ajoutant que "les pouvoirs publics n'ont pas pris la mesure du problème".

Selon Patrick Doutreligne, l'urgence serait plutôt un programme d'extension des logements car "il faut d'abord construire des locaux propres avant de proposer cette mesure, qui n'existe que dans un seul pays en Europe, l'Allemagne, sauf que là-bas les villes ont ensuite l'obligation des les héberger".

"La ministre fonctionne à l'envers, elle ignore totalement les problèmes d'addiction et de rejet de la société. En réalité, elle agit ainsi pour protéger l'Etat d'un recours devant les médias et les tribunaux", a-t-il conclu. (avec AP)

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Boutin ou Fillon ? Sarkozy ménage la chèvre et le chou TF1-LCI D.H. (avec agence) - le 28/11/2008 - 14h01

. Face au tollé provoqué par l'idée d'héberger de force les SDF, le président a préconisé vendredi une solution médiane.
. "Je propose (qu'on montre à une personne sans abri) la chambre ou le lit qu'on lui propose. Si elle n'en veut pas, elle s'en va, elle reprend la rue, c'est le respect de la dignité de la personne" de son "autonomie" et de sa "liberté", a-t-il dit.

Il y a deux jours, Christine Boutin déclenchait un tollé en annonçant le lancement d'une réflexion sur l'opportunité de rendre obligatoire la mise à l'abri des SDF quand la température descend sous -6 degrés.

Face à la polémique, elle avait modéré ses propos et François Fillon avait tenté jeudi de clore le débat, affirmant qu'il n'était "pas question d'obliger" les SDF à se rendre dans les hébergements d'urgence (lire notre article).

Vendredi, alors qu'un nouveau SDF a été retrouvé mort à Paris (le 6e en un mois - lire notre article), Nicolas Sarkozy a repris le dossier en main... ménageant la chèvre et le chou, pour proposer une solution 'entre-deux'.

En réponse aux "intégristes de la liberté" et aux "intégristes de la mise d'office en centre d'urgence", le président a préconisé de "mettre les personnes (sans domicile fixe) en situation de décider" en leur proposant une assistance et un hébergement d'urgence qu'ils seront libres de refuser.

"Il faut agir de façon à ce que plus personne ne meure de froid en 2008, dans l'un des pays les plus riches au monde. C'est un scandale", a déclaré le chef de l'Etat. Mais "il y a un équilibre de bon sens à trouver" entre un hébergement obligatoire et laisser le SDF dans une situation de danger, a-t-il affirmé, lors d'un discours sur la politique du logement à Meaux.
Discours lors duquel il a également annoncé éco-prêt de 30.000 euros à taux zéro pour "rénover, isoler, son appartement ou sa maison" (lire notre article).

Fillon "a eu parfaitement raison"

La question est de savoir si cette personne sans domicile "est lucide pour décider de sa vie ou de sa mort". "Est-ce qu'un homme ou une femme en pleine nuit dans le bois de Vincennes, malade, peut-être ayant bu, vivant dans des conditions épouvantables depuis des semaines, est-ce qu'il a la lucidité de savoir s'il veut ou s'il ne veut pas ?" être hébergé, a-t-il demandé.

"Je propose que cette personne-là, on lui donne à manger, on lui propose de la soigner, on lui permette de prendre une douche ou un bain, on lui montre la chambre ou le lit qu'on lui propose. Si elle n'en veut pas, elle s'en va, elle reprend la rue, c'est le respect de la dignité de la personne" de son "autonomie" et de sa "liberté", a-t-il dit.

"Avec cette formule on concilie tout le monde", a-t-il affirmé. "L'hébergement d'urgence ce n'est pas la prison" et "le Premier ministre a eu parfaitement raison de dire qu'on ne peut pas obliger quelqu'un à rester dans un centre d'hébergement s'il ne le veut pas", a ajouté Nicolas Sarkozy.

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Politique Carla Bruni-Sarkozy va être ambassadrice du fonds mondial contre le sida AP | 28.11.2008 | 17:41
Carla Bruni-Sarkozy va s'engager dans la lutte contre le sida en tant qu'ambassadrice du fonds mondial, annonce la première dame de France dans un entretien à paraître lundi dans "Elle".

"J'ai été très honorée qu'ils me le proposent", dit l'épouse de Nicolas Sarkozy, qui doit présenter son engagement lors d'une conférence de presse lundi au côté de Michel Kazatchkine, directeur exécutif du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme. Créé en 2002 pour financer la prévention et l'accès au traitement dans les pays pauvres, le fonds mondial a investi 14 milliards de dollars dans 140 pays. Lundi sera la journée mondiale de lutte contre le sida.

Mme Bruni-Sarkozy va se consacrer plus particulièrement à la transmission du virus par la mère à l'enfant, l'un des enjeux de la lutte contre le sida en Afrique subsaharienne. "Chaque jour, 1.000 enfants sont infectés par le virus et 90% le sont par leur mère. Il y a tout un travail d'éducation à mener", explique-t-elle.

La nouvelle ambassadrice promet d'être "la plus disponible possible pour ceux qui sont sur le terrain avec le Fonds mondial" et de "travailler main dans la main avec eux". "Ils ne sont pas particulièrement médiatisés. Je peux mettre à profit ma propre médiatisation pour une cause utile", dit la première dame.

Pour son nouveau travail, Carla Bruni-Sarkozy compte s'appuyer sur l'équipe de son mari, "qui est formidable", mais surtout aller sur le terrain, en profitant de ses déplacements officiels. "Je ne sais pas si je suis une bonne diplomate, mais je suis pleine d'énergie", dit-elle.

Carla Bruni-Sarkozy confie être "très sensible à la cause du sida", notamment parce que son propre frère est mort de cette maladie. Sa mère a d'ailleurs créé en 2007 une fondation portant le nom de Virginio Bruni-Tedeschi.

La troisième épouse de Nicolas Sarkozy présente cette action comme son "engagement personnel", "porté par sa fonction de première dame". Elle souhaite poursuivre cet engagement lorsque son mari ne sera plus chef de l'Etat.

Carla Bruni-Sarkozy explique avoir d'autres projets en France dans le domaine de l'éducation et plus particulièrement de la lutte contre l'illettrisme. "J'espère pouvoir en parler bientôt plus précisément. Dès le début de l'année prochaine", promet-elle. AP

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6 déc. 6h51 O.M. libération.fr Nouveau camouflet pour Rachida Dati Mineurs. François Fillon a contredit sa ministre.

Elle dit une chose, il dit l’inverse.

Rachida Dati se débat pour appliquer fidèlement la feuille de route - liberticide et répressive - que lui a confiée Nicolas Sarkozy.
Et lui intervient dans la foulée pour la contredire et se poser en défenseur des droits de l’homme.
Si l’exercice, qui dure depuis quelques semaines, n’est pas une manœuvre de l’Elysée pour préparer un départ de la ministre de la Justice, on ne comprend pas à quoi il peut rimer.

Vendredi, c’est François Fillon qui s’y est collé.
Dès midi, l’information circulait que le chef du gouvernement préparait une sortie pour désavouer Rachida Dati sur ses positions à propos de l’incarcération des mineurs de 12 ans.
La tirade, complètement incongrue au milieu d’une conférence de presse sur le plan de relance économique, ne s’est pas fait attendre. «Je suis totalement hostile à ce qu’on mette en prison des enfants de 12 ans», a déclaré le Premier ministre. La chancellerie a eu beau ramer derrière avec un communiqué, le camouflet est assez clair.

Mercredi, Rachida Dati avait reçu le rapport de la commission Varinard sur la délinquance des mineurs, préconisant la possibilité d’incarcérer dès l’âge de 12 ans (au lieu de 13 actuellement) en matière criminelle.
Cette sévérité accrue envers les plus jeunes, Nicolas Sarkozy n’a cessé de l’appeler de ses vœux depuis son passage au ministère de l’Intérieur, rappelant à longueur de discours que la dangerosité n’attendait point le nombre des années.
C’est donc fidèle à son mentor que Rachida Dati a reçu très positivement les conclusions du rapport Varinard allant dans ce sens.

Mais l’application loyale et dévouée de la doctrine sécuritaire sarkozyste par la ministre ne semble plus suffire à l’Elysée. Témoin, le précédent soufflet infligé dans l’affaire Vittorio de Filippis. Appliquant à la lettre les consignes de fermeté, la ministre de la Justice s’était empressée de soutenir la juge responsable de l’arrestation abusive de l’ex-patron de Libération.
Suivant à son tour son objectif de désaveu, le président de la République se précipite alors pour défendre le journaliste.
Dans les semaines qui précédèrent, il y a eu aussi : une réprimande en Conseil des ministres, une intervention de Dati au journal de TF1 supprimée par l’Elysée…

Il y a beaucoup de choses à reprocher à la politique pénale menée par Rachida Dati. Mais que l’instigateur et le véritable donneur d’ordre de cette politique se mette à le faire, pour des raisons qui n’ont rien à voir avec la défense des principes d’une justice démocratique, donne envie de défendre Rachida Dati…

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POLOGNE Rencontre Sarkozy-dalaï lama : "un signal fort" NOUVELOBS.COM | 06.12.2008 | 14:08

"C'est la première fois que le président de la république, ou un président de la république française, reçoit publiquement sa sainteté le dalaï lama", met en avant Wangpo Bashi, représentant du chef spirituel bouddhiste.

Wangpo Bashi, l'un des représentants du dalaï lama, a déclaré samedi 6 décembre sur France-Info que la rencontre prévue samedi entre le président Nicolas Sarkozy et le dalaï lama en Pologne est "un signal très fort" lancé aux Tibétains.
"Cette rencontre sera un signal très fort aux Tibétains, à nos compatriotes qui luttent avec acharnement, avec beaucoup de non-violence (...) depuis très longtemps...", a déclaré Wangpo Bashi, secrétaire du bureau du Tibet à Paris.

"C'est la première fois que le président de la république, ou un président de la république française, reçoit publiquement sa sainteté le dalaï lama", a-t-il souligné.
Lors de son entrevue avec Nicolas Sarkozy, "le dalaï lama insistera sur la question des droits de l'homme et surtout sur la question très urgente du Tibet (...) où la situation est quasiment celle qui ressemble à la loi martiale", a ajouté Wangpo Bashi.

Les cérémonies du 25e anniversaire du Nobel de la Paix à Lech Walesa, événement qui avait secoué à l'époque le pouvoir communiste à Varsovie, pourraient être occultées par la rencontre prévue à Gdansk (nord) entre le président français et le dalaï lama. Le chef de l'Etat français est arrivé à la mi-journée à Gdansk.

L'annonce de la rencontre, bien qu'en dehors de la France, a déjà provoqué une réaction très emportée de la Chine. Dans un geste inédit, Pékin a reporté un sommet annuel prévu le 1er décembre avec l'Union européenne, dont Nicolas Sarkozy est président en exercice.

Le dalaï lama sera l'un des Prix Nobel de la Paix conviés par le chef historique du syndicat Solidarité pour l'anniversaire de son prix, aux côtés de l'ex-président sud-africain Frederik de Klerk et de l'argentin Adolfo Perez Esquivel.

D'autres lauréats, l'ancien numéro un soviétique Mikhaïl Gorbatchev et le président d'Israël Shimon Peres, vont envoyer des messages vidéo à cette occasion.
Nicolas Sarkozy et le président de la Commission européenne José Manuel Barroso seront également présents lors des cérémonies prévues samedi à Gdansk.

Volonté de marginaliser Walesa

Un portrait géant de Lech Walesa, peint sur 150 mètres carrés, décore depuis plusieurs jours la façade d'un HLM du quartier-dortoir de Zaspa à Gdansk. C'est dans cet immeuble que l'ancien électricien des chantiers navals vivait avec sa femme Danuta et leurs huit enfants, quand il s'est vu attribuer le Nobel de la Paix, le 5 octobre 1983.

La nouvelle a choqué la Pologne, traumatisée par la loi martiale que le général Jaruzelski avait imposée à son pays pour mater le syndicat Solidarnosc.

Le pouvoir communiste voulait tous les moyens à marginaliser Lech Walesa et refusait tout dialogue avec son syndicat, réduit à la clandestinité.

"Je suis convaincu que nous finirons par nous asseoir à la table de négociations, que nous allons trouver une entente pour le bien de la Pologne", avait déclaré prophétiquement Lech Walesa quelques heures après l'annonce de son prix.

"Je suis convaincu que le prix Nobel nous aidera à atteindre cet objectif", avait-il dit depuis la fenêtre de son appartement, devant une petite foule de ses admirateurs et de journalistes occidentaux, massés au pied de l'immeuble.

"garçon de course de Reagan"

Sa femme était allée chercher en son nom le prix à Oslo le 10 décembre, Lech Walesa craignant alors que les autorités polonaises ne le laissent plus revenir en Pologne. Les médias polonais contrôlés par le régime avaient mis six heures à annoncer la remise du prix, alors que l'organe du parti communiste Trybuna Ludu continuait à qualifier Lech Walesa de "garçon de course de Ronald Reagan", président américain très critique du régime de Varsovie.

Il avait fallu attendre plus de cinq ans pour que le général Jaruzelski se décide à négocier avec Solidarnosc, ouvrant la voie à la chute du communisme.

Profitant du passage à Gdansk de Nicolas Sarkozy, le Premier ministre polonais Donald Tusk recevra samedi dans cette ville ses homologues hongrois, tchèques, slovaque, bulgare, roumain, lituanien, estonien et letton, pour discuter avec le président français du plan européen controversé de lutte contre le réchauffement climatique.

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L'agence Chine Nouvelle critique l'entretien entre Sarkozy et le dalaï lama 5 décembre 2008 11.00 AFP

PEKIN (AFP) — L'agence officielle Chine Nouvelle a qualifié dimanche de "peu judicieuse" la rencontre entre le président français Nicolas Sarkozy et le dalaï dama, samedi à Gdansk (Pologne), affirmant qu'elle allait miner les relations entre Paris et Pékin.

"Cette rencontre est assurément peu judicieuse et blesse non seulement les sentiments des Chinois, mais mine aussi les relations sino-françaises", écrit Chine Nouvelle.

"Le gouvernement et le peuple chinois ... s'opposent fermement à tout contact d'un dirigeant étranger (avec le dalaï lama) sous quelque forme que ce soit", poursuit-elle. "La partie française, toutefois, sans tenir compte de la grave préoccupation de la Chine et de la situation générale des relations sino-françaises, a pris une initiative opportuniste, irréfléchie et à court terme pour traiter de la question du Tibet", ajoute Chine Nouvelle.

Le président Nicolas Sarkozy a profité d'un déplacement dans la cité hanséatique du nord de la Pologne, où se déroulait une cérémonie réunissant plusieurs Nobel de la Paix autour de Lech Walesa, ancien président polonais et dirigeant historique du syndicat Solidarnosc, pour rencontrer pour la première fois le leader tibétain, nobélisé en 1989. L'entretien qu'il a eu, en tête à tête, avec le dalaï lama, a duré environ une demi-heure et "s'est très bien passé", a-t-il ensuite confié à la presse.

"Le dalaï lama m'a confirmé - ce que je savais d'ailleurs - qu'il ne demandait pas l'indépendance du Tibet, et je lui ai dit combien j'attachais de l'importance à la poursuite de (son) dialogue avec les autorités chinoises", a également déclaré M. Sarkozy.

L'imminence de la rencontre avait déclenché les foudres des autorités chinoises, particulièrement sensibles à la question du Tibet et de son leader spirituel. Pékin a menacé de boycotter les produits français en Chine, et à la veille de la rencontre de Gdansk, les appels au boycottage se sont multipliés sur la toile chinoise.

Au printemps, lors de la sévère répression chinoise contre les manifestants tibétains, le président français s'était déclaré "choqué". Plusieurs semaines de manifestations antifrançaises, notamment contre des magasins de grande distribution Carrefour en Chine, avaient éclaté après que des manifestants pro-tibétains eurent perturbé le passage de la flamme olympique à Paris.

L'entretien qu'il a eu, en tête à tête, avec le dalaï lama, a duré environ une demi-heure et "s'est très bien passé", a-t-il ensuite confié à la presse. Au début de la rencontre, le dalaï lama a posé sur ses épaules le kata, la traditionnelle écharpe blanche tibétaine. "C'est notre tradition", lui a-t-il glissé. "Le dalaï lama m'a indiqué combien il avait soutenu mon voyage à Pékin pour les Jeux olympiques et combien lui-même avait souhaité que les Jeux olympiques soient un succès pour les autorités chinoises", a déclaré M. Sarkozy aux journalistes.

"Les autorités chinoises savaient d'ailleurs parfaitement que ce rendez-vous aurait lieu avant la fin de l'année. Je l'avais toujours dit", a souligné le président français.

Mais le président Sarkozy s'est efforcé de calmer la situation, en prenant soin de ménager les Chinois. "Il faut gérer tout ceci avec sérénité, avec calme. Il faut le faire sur le long terme", a-t-il dit, en laissant entendre qu'il fallait ramener ces événements à leur juste mesure.

"Je souhaite que la Chine prenne toute sa place dans la gouvernance mondiale. Nous avons besoin de la Chine pour résoudre les grands problèmes dans le monde, que la Chine dialogue, comme le président Hu Jintao a commencé, avec le dalaï lama", a-t-il insisté.

Lors d'une conférence de presse, tenue conjointement avec les neuf autres dirigeants européens, peu avant de rencontrer le dalaï lama, M. Sarkozy avait déjà affirmé qu'il convenait de "ne pas dramatiser" cette rencontre. "Ne tendons pas les choses", avait-il insisté.

"Je suis libre en tant que président de la République française de mon agenda" et "en tant que président du Conseil européen, je porte des valeurs, des convictions. C'était mon devoir de le faire, je le fais bien volontiers", avait-il également déclaré. Concernant la situation au Tibet, et avec le même souci de ménager les Chinois, M. Sarkozy a simplement affirmé qu'il avait fait avec le dalaï lama "un large tour d'horizon de cette question", sans développer. "Le dalaï lama m'a fait part de ses inquiétudes, inquiétudes qui sont partagées en Europe", a-t-il toutefois ajouté.

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Brice Hortefeux, l'ex-porte-flingue, sentinelle de la Sarkozie LE MONDE | 09.12.08 | 14h33

Longtemps lieutenant et porte-flingue de Nicolas Sarkozy, Brice Hortefeux se destine, à 50 ans, à un rôle nouveau : celui de sentinelle. Le ministre de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du développement solidaire, qui rejoindra à partir du 24 janvier 2009 la direction de l'UMP au poste de vice-président du conseil national, aura une mission de confiance : surveiller la bonne marche du parti, en s'assurant que la machine tourne au service de M. Sarkozy et d'aucune autre ambition personnelle.

Le chef de l'Etat sait qu'il pourra compter sur son ami de trente-deux ans, qui n'a jamais failli. "Avec Brice, c'est bien, on se met comme dans des pantoufles", a plaisanté le président de la République lors d'un récent conseil des ministres. Les deux hommes se sont rencontrés en 1976 à Neuilly-sur-Seine, la ville natale de Brice Hortefeux. Le jeune Brice, fils d'un banquier, a 18 ans lorsqu'il se rend à un meeting de Jacques Chirac.

Le grand blond tombe sous le charme ; non pas du lion, mais d'un jeune loup aux cheveux longs, Nicolas, 23 ans, déjà les deux pieds en politique. Ils ne se quitteront plus. "Ami à la vie, à la mort", Brice Hortefeux est le témoin du premier mariage de Nicolas Sarkozy, le parrain de son fils Jean. Il grandit dans l'ombre de son aîné : Neuilly, le ministère du budget, l'intérieur, Bercy. Il le suit partout, y compris dans la traversée du désert qui suit la défaite d'Edouard Balladur à l'élection présidentielle de 1995.

Un seul nuage viendra assombrir l'idylle : Cécilia, la deuxième épouse de M. Sarkozy, qui goûte peu la proximité de la "bande" et l'écarte du premier cercle. M. Hortefeux souffre en silence, se désespère parfois, mais tient bon.

En 2005, l'homme de l'ombre surgit sur le devant de la scène au titre de ministre délégué des collectivités territoriales. Il reste entièrement au service du président. "Je suis un homme de mission, pas d'ambition", aime-t-il à répéter. Lorsque M. Sarkozy accède à l'Elysée, en 2007, il accepte le ministère de l'immigration. Par devoir, assure-t-il.

"CONSEIL DE SURVEILLANCE"

M. Hortefeux n'avait pas rêvé de ce poste difficile, impopulaire, "ingrat". Au fils des mois, évitant les chausse-trappes, il y prend goût. Vendredi 5 décembre, quand le président lui propose de succéder à Patrick Devedjian au poste de secrétaire général de l'UMP, le ministre résiste. Il avait assuré l'intérim entre MM. Sarkozy et Devedjian après l'élection présidentielle. Mais, cette fois, le poste l'obligerait à renoncer à son portefeuille ministériel. Il explique au chef de l'Etat qu'il peut encore lui être utile au gouvernement et qu'il n'a pas envie de se consacrer à 100 % au parti.

M. Sarkozy l'a entendu.
Il a nommé Xavier Bertrand, ce jeune ambitieux disposé à quitter le gouvernement, au poste de secrétaire général. Le président n'ignore pas que les futurs numéros un et deux du parti ne s'apprécient guère.

Soucieux d'afficher l'unité de l'UMP face à un PS miné par les divisions, il leur avait demandé de se réconcilier. Les deux protagonistes s'étaient exécutés en organisant, le 24 octobre, un meeting commun à Clermont-Ferrand. "Nous sommes différents mais nous n'avons pas de différends", a plaidé M. Hortefeux. "Bertrand sera le directoire, Hortefeux le conseil de surveillance", analyse un membre de l'UMP.
Sophie Landrin Article paru dans l'édition du 10.12.08

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Elysée Sarkozy est déçu par Rama Yade
Christophe Garach et Nathalie Schuck | 10.12.2008, 07h00 leparisien.fr

IL N’EST PAS « agacé », il est « déçu ».

C’est dire si l’heure est grave pour Rama Yade. Car avec Nicolas Sarkozy, mieux vaut une bonne colère, rarement suivie d’effet, que le désamour.
En annonçant publiquement (dimanche soir sur RTL) qu’elle ne serait pas candidate de l’UMP aux européennes en Ile-de-France comme l’y pressait le président, la secrétaire d’Etat aux Droits de l’homme a pris le risque de se tirer une balle dans le pied.

«Elle a pris la grosse tête »

Première sanction : Sarkozy a fait savoir qu’il ne la nommerait pas aux Affaires européennes, où elle était favorite, à la place de Jean-Pierre Jouyet . Il pourrait nommer le nouveau Monsieur Europe du gouvernement dès vendredi, et le député UMP Bruno Le Maire est le plus souvent cité.

Le président a laissé percer sa déception en termes très vifs. « Elle a pris la grosse tête » en devenant ministre à 30 ans, entendait-on hier à l’Elysée, où l’on reproche à Yade de manquer de sens collectif, de ne pas avoir mesuré l’importance du Parlement européen où elle aurait pu être une « star ».

Plus grave, elle aurait commis une « erreur » qui prouve « qu’elle n’a pas de sens politique ». Elle avait pourtant averti Sarkozy depuis des mois qu’elle n’était pas tentée par le Parlement européen, que certains considèrent comme un cimetière politique, et ne lui avait jamais dit oui.

Mais à l’UMP comme à l’Elysée, on tenait sa candidature pour acquise. « Le président prend ça comme une trahison », s’afflige un de ses visiteurs, soufflé par cette « arrogance ». « Dont acte », répond-on au Palais, où l’étoile de la protégée s’est brutalement assombrie. Un signe : Sarkozy n’a même pas pris la peine de la convoquer…

Pour Yade, c’est la douche froide. « Je ne veux pas être un souci pour lui », se défend-elle. Déjà, certains pronostiquent qu’elle pourrait disparaître lors du grand remaniement attendu autour de l’été. A l’Elysée, on observe qu’elle n’est pas la seule figure de la diversité. Sa seule assurance vie, désormais : sa popularité. Le Parisien

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Critiquée par Bernard Kouchner, Rama Yade défend son bilan LEMONDE.FR avec AFP | 10.12.08 | 07h57 • Mis à jour le 10.12.08 | 15h28

Dans un entretien accordé au Parisien, mercredi 10 décembre, le ministre des affaires étrangères, Bernard Kouchner, a estimé que la création d'un secrétariat d'Etat aux droits de l'homme avait été une erreur, en raison de la "contradiction permanente entre les droits de l'homme et la politique étrangère d'un Etat". Des propos qui interviennent le jour même du 60e anniversaire de la déclaration universelle des droits de l'homme, que doivent célébrer de concert M. Kouchner et... la secrétaire d'Etat aux affaires étrangères, Rama Yade.

Près d'un an et demi après son entrée dans le gouvernement de Nicolas Sarkozy, le chef de la diplomatie française reconnaît donc que l'idée de rattacher ce secrétariat au Quai d'Orsay, une idée qu'il avait pourtant soufflée au président, s'est révélée un échec. La contradiction entre droits de l'homme et politique étrangère "peut être féconde", note M. Kouchner, "mais fallait-il lui donner un caractère gouvernemental en créant ce secrétariat d'Etat ? Je ne le crois plus". "Vous ne pouvez pas tout faire respecter, et par conséquent, vous êtes attaqués en permanence. Même quand vous agissez", regrette-t-il.

M. Kouchner ajoute dans ce même entretien qu'il vise "la structure, pas des personnalités", et donc pas la secrétaire d'Etat Rama Yade, qui "a fait, avec talent, ce qu'elle a pu". "Il est important que Rama Yade s'occupe avec passion des droits des enfants et de ceux des femmes, notamment en matière de violences sexuelles. Il ne faut pas de titre pour être efficace", juge enfin le chef de la diplomatie. Mercredi matin, M. Kouchner a d'ailleurs tenu à réaffirmer, sur Europe 1, que la secrétaire d'État pouvait "être fière". "Elle fait tellement bien son travail", a-t-il ajouté.

Malgré ces précisions, les propos de M. Kouchner ont été interprété comme une attaque contre Mme Yade, benjamine du gouvernement et récemment tombée en disgrâce auprès de Nicolas Sarkozy. Celle-ci a très vite répliqué à son ministre de tutelle, affirmant qu'elle avait "fait beaucoup de choses" depuis sa prise de fonction. "J'ai fait adopter par l'UE un projet de lignes directrices contre les violences faites aux femmes", a-t-elle énuméré dans les colonnes de Metro. "J'ai également fait rallier dix-sept pays à la cause des enfants soldats pour que des mesures concrètes y soient prises contre leur recrutement. A la fin du mois, je vais lancer à l'ONU un appel universel pour la dépénalisation de l'homosexualité."

"VOUS EN TROUVEREZ TOUJOURS POUR RENONCER À CE BEAU COMBAT"

Lors de la remise du prix des droits de l'homme à plusieurs ONG, mercredi à la mi-journée, elle est allée plus loin. "Personne n'est assez naïf pour croire que la politique étrangère se construit uniquement sur des valeurs", mais "la France n'a pas renoncé à être la patrie des droits de l'homme", a-t-elle déclaré, lançant ensuite une pique qui semblait visait M. Kouchner en personne : "Vous en trouverez toujours pour renoncer à ce beau combat. Ceux-là ont le droit d'être dans le renoncement, je suis prête avec vous à reprendre le flambeau car, avec le président, nous restons à vos côtés."

Cette mini-polémique a fait réagir. Parmi les soutiens à Mme Yade, on retrouve le chef de file de l'UMP à l'Assemblée nationale, Jean-François Copé, pour qui les aveux de M. Kouchner ressemblent plus à une "autocritique". "Rama Yade a fait autant et aussi bien qu'elle le pouvait ce qu'on lui a demandé", a-t-il jugé. L'ancien garde des sceaux socialiste Robert Badinter a, quant à lui, estimé que le chef de la diplomatie n'a pas fait "un très agréable cadeau d'anniversaire" à sa secrétaire d'Etat.

Le chiraquien François Baroin s'est en revanche rangé du côté de Bernard Kouchner.

"Rama Yade l'a dit elle-même : lorsque Kadhafi est venu, et qu'elle a montré du doigt la diplomatie de 'paillasson' et que malgré tout on a accueilli Kadhafi avec tous les ors et fastes de la République, elle a constaté très rapidement les limites de l'exercice de son ministère", a pointé l'ancien ministre lors de l'émission Questions d'info.

D'autres, enfin, ont souhaité prendre de la hauteur et juger cette polémique à l'aune du rayonnement humanitaire de la France. Stéphane Hessel, l'ancien ambassadeur qui a co-écrit la Déclaration universelle des droits de l'homme, a estimé que Rama Yade était une jeune femme "très sympathique". "Mais fait-elle assez pour promouvoir les droits de l'homme dans le monde ? Je n'en suis pas absolument convaincu."

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Paquet Énergie-Climat : l'Union européenne est parvenue à un compromis CLIMAT - Actu-Environnement.com - 15/12/2008 S.FABREGAT

Les 27 sont parvenus à un accord sur le paquet énergie climat. Mais si les objectifs pour atteindre les « 3x20 » sont maintenus, les négociations ont abouti à un assouplissement des mesures par rapport à la proposition initiale de la Commission.

Jusqu'au dernier moment, ils ont négocié.

Les 27 sont néanmoins parvenus à un accord sur le paquet énergie climat à l'issue du Conseil européen réunissant l'ensemble des chefs d'Etat et de gouvernement le 12 décembre dernier. Les objectifs de départ sont maintenus (améliorer l'efficacité énergétique de 20 %, porter à 20 % la part de renouvelable dans la consommation finale d'énergie et réduire de 20 % les émissions de CO2 par rapport à leur niveau de 1990) mais certaines propositions de la Commission européenne de mars 2007 ont du être assouplies afin de répondre aux inquiétudes et revendications de certains pays récalcitrants, l'Allemagne, l'Italie et les pays d'Europe centrale notamment.

Des mesures assouplies

La mise en place du mécanisme d'enchère des quotas d'émissions, visant à réduire de 21 % les émissions de gaz à effet de serre de l'industrie, sera progressive. Les industriels devront acheter 20 % des quotas d'émissions à partir de 2013, 70 % en 2020 et 100 % en 2027. Le maintien de l'allocation gratuite des quotas pour les secteurs les plus énergivores exposés aux délocalisations et à la concurrence internationale, souhaitée par l'Allemagne, a été décidé tant qu'un accord international ne sera pas trouvé à ce sujet. Les secteurs non industriels (logement, transport, agriculture…) seront quant à eux contraints de réduire de 10 % leurs émissions.

La répartition des efforts devra être équitable. Les nouveaux Etats membres verront leurs efforts allégés afin de ne pas freiner leur rattrapage économique. Le texte final prévoit également de réserver aux pays les moins favorisés (nouveaux Etats membres, Grèce, Espagne, Portugal) 10 % des quotas européens. Les enchères devraient rapporter 30 milliards d'euros, contre 50 milliards initialement prévus par la Commission européenne.

Dans le domaine de l'électricité, l'accord a validé la mise aux enchères à 100 % dès 2013, mais les nouveaux Etats membres pourront bénéficier de dérogations limitées jusqu'en 2020. Ainsi, les centrales existantes et en construction pourront bénéficier d'une entrée en vigueur progressive sur le marché des quotas (30 % en 2013 pour parvenir à 100 % en 2020) dans certains pays (Malte, Chypre, Pologne, Bulgarie…).

Des réactions partagées

Nicolas Sarkozy, qui menait les discussions (l'Union européenne étant sous présidence française), s'est réjouit de l'accord final : ce qui se passe est historique, il n'y a pas un continent au monde qui soit doté de règles aussi contraignantes que celles que nous avons adoptées à l'unanimité et franchement ça a été beaucoup plus facile à faire qu'on ne le dit. Le ministre d'Etat Jean-Louis Borloo a lui aussi salué l'issue des négociations : c'est une décision historique : pour la première fois, des pays décident d'un véritable changement pour la planète avec un système extrêmement précis et opérationnel de contraintes et d'évaluation pour chacun.

Attendues par la sphère internationale réunie à Poznan pour préparer l'après Kyoto, les conclusions des travaux européens sur le climat ont été accueillies positivement. Selon Yvo de Boer, secrétaire-général de la Convention de l'ONU sur les changements climatiques (CNUCC), l'accord de l'Union européenne est un message clair pour les négociations à Poznan et, à l'avenir, à Copenhague, que les difficultés peuvent être résolues et dépassées. (…) C'est un signe de détermination et de courage de la part des pays développés que le monde attend à Poznan. Cela contribuera à propulser le monde vers un accord fort, ambitieux et qui pourra être ratifié à Copenhague en 2009. Les associations de défense de l'environnement sont quant à elles beaucoup moins enthousiastes sur l'issue des négociations.

Pour Céline Gavand, chargée de campagne climat chez Greenpeace France, Nicolas Sarkozy ose se féliciter d'un « évènement historique » au sujet de l'adoption du paquet énergie climat, mais la seule chose qui est historique aujourd'hui, c'est l'occasion que l'Europe vient de manquer de redessiner son avenir économique et énergétique et de réaffirmer son statut international de leader en matière de lutte contre les changements climatiques. Si tous les pays industrialisés suivaient l'exemple que donne l'Europe aujourd'hui, les températures globales augmenteraient de 4°C.

Sébastien Genest, président de France Nature Environnement, reconnaît qu'une absence d'accord aurait été catastrophique mais souligne que l'accord conclu manque de souffle s'agissant des moyens destinés à atteindre l'objectif des 3 x 20 en 2020. Il encourage d'ailleurs les parlementaires européens, auxquels le texte sera soumis le 16 décembre pour un vote final mercredi 17 décembre, à être plus ambitieux.

Le réseau Action climat France va plus loin en appelant les parlementaires à ne pas voter un tel accord et à l'amender lors de lors vote du 17 décembre.

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CATHERINE CHATIGNOUX ET JACQUES DOCQUIERT L'Europe présidentielle de Nicolas Sarkozy [ 15/12/08 ] Catherine Chatignoux est journaliste aux « Echos » et Jacques Docquiert correspondant à Bruxelles.

La présidence française de l'Union constitue un indéniable succès. Pas un dirigeant européen qui le nie, sauf peut-être l'eurosceptique tchèque Vaclav Klaus, pas un eurodéputé qui le conteste. Même l'opinion publique semble être plus indulgente à l'égard de l'Europe. Ensommeillée et comme abattue par le dernier « non » irlandais, en juin, au traité de Lisbonne, l'Union semblait, avant l'été, être condamnée à l'immobilisme. Six mois après, elle est sortie de sa torpeur. Elle est à nouveau active sur la scène internationale et vient de montrer la voie au reste du monde dans la lutte contre le changement climatique.

Deux événements graves et imprévus menaçaient pourtant de bouleverser le calendrier de la présidence française : en août, le conflit en Géorgie et, quelques semaines plus tard, la chute de Lehman Brothers et le tsunami financier qu'elle a provoqué. Contre toute attente, l'Europe a été au rendez-vous. En quelques jours, elle a arraché un cessez-le-feu au président russe, Dimitri Medvedev. Elle a ensuite su répondre à la crise financière, plus rapidement que les Etats-Unis.

Paradoxalement, ce succès de l'Europe est en trompe-l'oeil. En vérité, c'est celui d'un homme, Nicolas Sarkozy, qui a joué sa partition en solo, en prenant soin, chaque fois, d'associer ensuite l'orchestre européen. Lorsque les troupes russes s'approchent de Tbilissi, il prend, seul, la décision de s'envoler pour une visite éclair à Moscou.

Les Vingt-Sept n'ont plus eu ensuite qu'à se féliciter d'avoir un président aussi réactif. Scénario similaire tout au long de la crise financière : dès les premiers symptômes, Nicolas Sarkozy a organisé des contre-feux, mobilisant toutes les instances possibles et en inventant d'autres, pour éviter le pire : un écroulement du système financier. Il convoque début octobre, en toute urgence, les quatre Européens du G7 à l'Elysée, sans consulter les instances communautaires, pour préparer une riposte commune : son pragmatisme l'a emporté sur la bienséance communautaire. C'est encore de son seul chef qu'il décide quelques jours plus tard de réunir, pour la première fois de son histoire, un sommet des pays de la zone euro, afin de bâtir le plan de sortie de crise des Vingt-Sept.

Chaque fois, Nicolas Sarkozy s'ingénie à parler au nom de l'Europe, en prenant à témoin son fidèle faire-valoir, José Manuel Barroso, associé au succès, mais rarement à ses préparatifs... trop content de préparer ainsi son second mandat à la tête de la Commission.

Cette impatience constructive, cet activisme forcené ont-ils fait durablement progresser l'Europe ? Ils ont en tout cas provoqué des dommages collatéraux. La relation franco-allemande n'a jamais été aussi mauvaise. La méthode à la hussarde du président heurte. Jean-Claude Trichet, le président de la Banque centrale européenne, en a fait les frais, le premier, avant de revenir en grâce. Jean-Claude Juncker, le président de l'Eurogroupe, a suivi et reste, pour l'heure, au creux de la vague. La commissaire Nellie Kroes a également dû en rabattre après les foudres de Paris, l'accusant de dogmatisme à l'heure où les banques européennes devaient être aidées.

L'absence de dialogue préalable est à l'origine de bien des malentendus. Par exemple, l'Union pour la Méditerranée, conçue par l'Elysée, a d'abord été rejetée par la chancelière, à qui le président français avait omis d'expliquer son projet. L'idée d'organiser des sommets réguliers de l'Eurogroupe a été torpillée par un Jean-Claude Juncker qui aurait probablement donné son accord pour peu qu'il ait été consulté. Plus grave, l'affaiblissement de la Commission. Elle a été reléguée au rôle de simple secrétariat de la présidence, alors que les traités lui confèrent un droit exclusif d'initiative. A Bruxelles, vendredi, le chef de l'Etat a proposé une vision toute différente du rôle de cette institution. Une Commission comportant un représentant par Etat membre lui paraît indispensable pour que les gouvernements puissent y faire entendre leurs intérêts. Au risque de tuer un certain esprit européen. Durant sa présidence, il a vampirisé la Commission pour mieux la dominer.

Ce régime présidentiel, imposé par Nicolas Sarkozy, lui survivra-t-il ? Il faudrait pour cela que ses successeurs fassent preuve du même volontarisme politique, ce qui est loin d'être évident, avec les prochaines présidences tchèque et suédoise. Selon lui, son succès plaide pour la désignation rapide d'un président permanent de l'Union, prévue par le traité de Lisbonne. Mais cette perspective condamne la Commission à la portion congrue.

La présidence française aura fait basculer les institutions européennes du côté des Etats, de plus en plus puissants. Si l'Europe est privée de sa principale source d'inspiration : privilégier l'intérêt commun, l'embellie Sarkozy n'aura été qu'un faux-semblant.

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Vifs échanges entre Cohn-Bendit et Sarkozy au Parlement européen 16 décembre 2008 16.00

STRASBOURG (AFP) — Le leader des Verts au Parlement européen Daniel Cohn-Bendit a dénoncé avec véhémence mardi la "girouette" Nicolas Sarkozy à la tête de l'UE, lequel s'est étonné en retour de découvrir un Cohn-Bendit différent de celui des déjeuners à l'Elysée.

"La présidence française, c'est une girouette qui dit à un moment une chose qui est vraie, et a un moment dit une chose qui est fausse", a attaqué l'ancien leader de Mai 68.

Sur le plan européen de protection du climat comme sur le plan de relance économique, la présidence française a "calé" contre le "nationalisme économique allemand" qui aurait empêché à l'Europe d'être plus ambitieuse, a accusé Daniel Cohn-Bendit.

"Sur le paquet climatique, nous étions forts, mais on est passé du trois fois 20 à la légitimité de l'économie 4x4", a-t-il notamment critiqué, en référence au triple objectif de l'UE sur le climat (-20% de CO2, 20% d'énergies renouvelables et 20% d'économies d'énergie).

"Vous réduisez le Parlement européen à un viagra pour gouvernements. Ce n'est pas notre rôle d'être utilisés pour que les autres fassent ce qu'ils ne veulent pas faire", a encore souligné Daniel Cohn-Bendit.

Il s'exprimait après des propos tenus un peu plus tôt par le chef de l'Etat qui avait reconnu avoir "utilisé" la pression exercée par les eurodéputés dans les négociations sur le climat pour convaincre les 27 Etats membres de l'UE d'y souscrire.

Enfin, alors que Nicolas Sarkozy n'a rencontré récemment le dalaï lama qu'en "catimini" après l'avoir une première fois évité lors de sa venue en France, "vous n'avez pas humilié les Chinois, c'est les Chinois qui vous ont humilié", critiqué Daniel Cohn-Bendit.

Face aux Chinois "qui quotidiennement mettent en taule, torturent, l'UE ne dit rien comme l'UE n'a rien dit quand (le président russe Vladimir) Poutine vient d'arrêter des tas de manifestants qui demandaient l'égalité sociale", a souligné M. Cohn-Bendit.

En retour, le président français a tourné en ridicule le fossé qui existe selon lui entre le leader écologiste lors des dîners et déjeuners en privé et la "caricature" qu'il donne de lui en public.

"Vous êtes une personne courtoise, tolérante, sympathique lorsqu'on vous invite à dîner, lorsqu'on vous invite à déjeuner, mais dès qu'il y a une caméra de télévision sous votre nez, on a l'impression que vous devenez comme fou", a-t-il souligné.

"Je vous connais depuis longtemps, on se téléphone souvent, vous êtes venus trois fois à l'Elysée", a-t-il rappelé, soulignant qu'il n'avait "pas refusé" l'escorte de motards la dernière fois, "ce qui montre une certaine capacité à se mettre dans l'ordre républicain".

Auparavant, le président du groupe socialiste Martin Schulz avait déjà tourné en ridicule le fait que la présidence française ait "changé" l'ancien leader de Mai 68, escorté par des policiers lors d'un déjeuner à l'Elysée.

"Regarde comme les temps changent: en 68 c'était la police qui courait derrière toi, maintenant c'est toi qui cours derrière la police", a lancé Martin Schulz à l'intention de Daniel Cohn-Bendit.

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Des sicav françaises prises au piège du scandale Madoff LE MONDE | 18.12.08 | 15h35 Claire Gatinois et Anne Michel Article paru dans l'édition du 19.12.08

L'"affaire Madoff", du nom de cet escroc new-yorkais accusé d'une fraude de 50 milliards de dollars ne touche pas que quelques riches fortunes de Palm Beach aux Etats-Unis.

Les petits épargnants français seront aussi affectés. L'Autorité des marchés financiers (AMF) a indiqué, mercredi 17 décembre, que "certains OPCVM de droit français détiendraient dans des proportions variables des actifs liés à Madoff".
L'AMF (Jean-Pierre Jouyet) évoque une "exposition directe de plusieurs centaines de millions d'euros" qui pourrait atteindre 500 millions d'euros.

Le régulateur ne cite aucun nom mais selon nos informations, il s'agirait, notamment, de Lux Alpha, un fonds géré au Luxembourg par la banque suisse UBS, dont les actifs s'élèvent à un milliard d'euros, ainsi que du fonds irlandais Thema Fund International.

La mise en garde de l'AMF suscitait, jeudi matin, beaucoup d'inquiétudes. Le ministère des finances redoutait que l'imprécision du communiqué de l'autorité boursière ne provoque un vent de panique parmi les petits épargnants.

"Cette communication est pour le moins maladroite", soulignait-on à Bercy. "Si l'on veut faire peur aux gens on ne s'y prend pas autrement !", renchérit un conseiller de Christine Lagarde. Le ministère des finances devait demander des précisions à l'AMF et à son nouveau président, Jean-Pierre Jouyet, sur l'ampleur des dommages créés par l'affaire Madoff pour les clients des banques en France.
Bercy veut connaître la liste de tous les OPCVM concernés pour éviter un retrait massif et précipité des fonds investis par les épargnants.

Sollicitée, l'AMF n'était pas joignable jeudi matin. Mais l'exercice de recensement des produits Madoff est extrêmement délicat. Et c'est à cet exercice que s'attelait encore jeudi matin le gendarme de la Bourse, conformément à sa mission de protection de l'épargne.

Le système échafaudé par M. Madoff, figure éminente de Wall Street, est complexe. L'homme d'affaires ne vendait pas directement des produits étiquetés Madoff, mais utilisait tout un réseau de revendeurs qui "octroyaient à certains gérants le privilège d'investir une partie de leurs actifs dans Madoff", rapporte Cyril Julliard, gérant du fonds de fonds Eraam à Paris.

Parmi ces revendeurs, figure la société américaine Access International Advisors. Celle-ci jouait le rôle d'apporteur d'affaires. Ella a notamment vanté les mérites des produits Madoff auprès d'une clientèle très fortunée en France et les a commercialisés. L'héritière du groupe L'Oréal, Liliane Bettencourt, ferait partie de la liste de ces victimes. "Rien n'indiquait dans la notice des produits financiers le nom de Madoff", indique un représentant de la profession des gérants d'actifs qui préfère garder l'anonymat.

Bénéficiant d'un "passeport européen", le fonds luxembourgeois Lux Alpha a notamment pu être commercialisé en France. Il l'a sans doute été auprès d'une clientèle aisée. Mais d'autres produits "Madoff" ont aussi pu être revendus en France, auprès de petits porteurs, en se nichant dans d'ordinaires SICAV et FCP français, gérés par des établissements français et régulés en France par l'AMF.

L'encours des OPCVM de droit français s'élevait à 808 milliards d'euros fin octobre 2008 selon le cabinet spécialisé Europerformance. Un régulateur se voulait toutefois rassurant : "Je n'ai pas le sentiment qu'il y ait eu un OPCVM Madoff en France".

Toutefois, la réglementation européenne permet aux gérants parisiens d'investir 10 % d'une SICAV ou d'un FCP ordinaire dans des produits risqués qui ne sont pas régulés en Europe. Dans le jargon boursier cela s'appelle le "ratio poubelle", précise Cyril Julliard. Une multitude de fonds destinés à une clientèle de particuliers risquent donc d'être affectés.

Les associations de défense des épargnants, déjà très sollicitées dans le contexte de crise financière, se préparaient jeudi à une vague de protestations. "Dans la notice des produits, nulle part n'apparaît le nom de Madoff", s'emporte Serge Maître, président de l'association des Usagers des banques (Afub) évoquant un "nouveau scandale des banques". "Il faut que les banques nettoient au plus vite leurs fonds de commerce des fruits pourris", ajoute-t-il.

L'association SOS Petits porteurs a, elle, demandé jeudi dans un communiqué "que toute la lumière soit faite" sur les conséquences éventuelles de la fraude Madoff pour les épargnants français. Elle s'interroge : "Pourquoi certaines banques et OPCVM ne se sont pas (...) méfiés ?".

"Comment expliquer que des OPCVM, qui sont des institutions financières, et certaines banques aient pu investir l'argent de leurs clients sur ce fonds ?", questionne l'association. Celle-ci met a contrario en exergue la prudence d'autres banques, comme par exemple la Société générale, qui elle s'est maintenue à distance du fonds Madoff.

L'une des questions posées est de savoir si les épargnants lésés dans cette affaire pourront ou non bénéficier d'une indemnisation. Les mécanismes de garantie des titres ne jouent théoriquement pas dans le cadre d'une escroquerie.

Mais Nicolas Sarkozy avait affirmé, à l'automne, qu'il n'accepterait pas "qu'un seul déposant perde un seul euro" en raison des erreurs des banques.

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VSD 10 décembre 2008 Marie-Adélaïde Scigacz 10/12/2008 15:53 (Le Saint-Tropez de l'Argentine) Buzios : C'est ici que Nicolas Sarkozy et Carla Bruni devraient aller en vacances cet hiver

Après l’Egypte l’hiver dernier, et le cap Nègre cet été, le couple présidentiel a choisi de passer les fêtes de fin d’année à Buzios, une station balnéaire brésilienne non sans charme.
Le président prolonge en fait un voyage officiel prévu les 22 et 23 décembre à Rio. Il était moins une ! La semaine dernière il était à Douai…

La station balnéaire présente l’avantage d’être située à plus de 170 km de Rio de Janeiro, où Nicolas Sarkozy devrait conclure des accords industriels de défense. Sao Paulo, où vit Maurizio Remmert, le père biologique de Carla Bruni-Sarkozy reste un peu loin.
La destination, très prisée par la jet set brésilienne, répond aux critères de sélection auxquels le couple nous a habitué.

Buzios est souvent comparé à Saint-Tropez

Comme le village varois, Buzios a vécu paisiblement de la pêche jusqu’à l’arrivée de Brigitte Bardot en 1964.
A l’époque, l’actrice française jouait les tour operators de luxe, rendant glamour et hors de prix chaque joli patelin dans lequel elle posait le pied. Reconnaissante, la ville a donné son nom à une rue, « Orla Bardot », en bord de mer, dans laquelle a été érigée une statue à son effigie.

Entre 21 et 26 degrés toute l’année

Les forums de tourisme sur Internet incitent fortement les voyageurs à s’équiper de bermudas et de paires de tongs. Pour madame, ils préconisent le port du paréo. Idéal pour se balader sur l’une des 20 plages de la péninsule qui compte 180 km de bord de mer : vert émeraude ou bleu céleste, tiède ou fraîche, on peut y pratiquer aussi bien le farniente que le surf…Nous conseillons au couple présidentiel la plage de Praia Fernandes, « la calanque favorite de Bardot, elle demeure la plus naturelle, la plus intime, une plage de poupée. Le soleil se couche juste en face, sous des accords de guitare et des cliquetis de verres » relate le site « éditions limités », supplément luxe du quotidien Les échos.

Ateliers d'artistes, cafés sophistiqués, restaurants…

La rue principale de la ville, Rua das Pedras, s’étire sur 600 mètres, très animée la nuit. D’après le site Buziosturimso.com, on y mange très bien français : la péninsule accueille principalement des Français et des Argentins. Un paradis facile d’accès grâce à l'aéroport Umberto Modiano : 1300m X 30m de piste, balisé de nuit, revêtue d'asphalte et accueillant les jets privés.

Ecotourisme et balades en vélo

La région, entourée de collines étonnantes par la diversités de sa flore et de sa faune, possède d'innombrables sentiers pour le VTT et le trekking. Et si le président a oublié d’emporter sa bicyclette, il pourra toujours en louer une sur la Rua das Pedras, ainsi que des équipements de randonnées. Autre suggestion : le golf de Buzios, dessiné par Pete et Perry Dye est l’un des plus ardus d’Amérique du sud.

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France-Info 23 décembre 2008, 7.25 Toujours dans la presse étrangère, un titre choc à la une de l’édition brésilienne du magazine Marie-Claire...

Et on a parlé contrats d’armements et gros sous il y a un instant, mais il y a aussi des nouvelles rassurantes venues du Brésil à l’occasion du voyage du couple présidentiel avec cette confidence de Carla Bruni Sarkozy qui s’étale à la une de Marie-Claire au Brésil : "Je ne suis plus une croqueuse d’hommes".

Ouf, on respire à l’Elysée, c’est le Parisien-Aujourd’hui en France qui a lu l’édition brésilienne du magazine français. Car pour les Brésiliens raconte le journal, c’est Carla Bruni-Sarkozy qui est la vraie vedette du voyage présidentiel.

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Noël VU EN DIRECT SUR FRANCE 2 à 20.50 Tapie s'est régalé dans «Oscar» R.B leparisen.fr | 25.12.2008, 23h07 | Mise à jour : 23h35

Bernard Tapie s'est beaucoup amusé, jeudi soir, au théâtre de Paris. «Un bonheur complet», a-t-il lancé à la fin de la représentation d'Oscar, retransmise en direct sur France 2.
Une pièce dont il a tenu à «moderniser» le texte, écrit en 1967 par Claude Magnier et repris au cinéma par Edouard Molinaro.

L'ancien patron de l'OM, ancien ministre de la Ville de François Mitterrand, a ainsi repris la main sur les «affaires» dont il avait récolté des démêlés judiciaires et qui avaient fait la Une durant les années 1990.

Dans la peau de M. Barnier, Tapie, jouant avec sa propre fille Sophie, se montre très attaché à une «valise». Il s'en prend à son futur gendre, un escroc nommé Christian Martin. Barnier s'étouffe quand il trouve le string de la bonne dans la valise. "Il m'a volé les 500 000 euros de la valise" s'écrit-il.

C'est au tour de ses partenaires de lancer quelques allusions à sa vie publique. «Le commissaire, c'était pas un mec qui s'occupait d'un club de foot», commence l'un. Puis, sa fille (à la ville et dans la pièce) s'amuse à son tour avec les bruits qui court en ville...

L'allusion à Nicolas Sarkoy est claire. «Papa est copain ou non avec le président ?» demande t-elle. «Y en a qui disent oui et d'autres non, réplique du tac au tac la mère (jouée par Chantal Ladesous). Quand on lui demande, il se marre..»

Après le traditionnel salut au final, le comédien Tapie et ses camarades en ajoutent encore. Et l'ancien homme d'affaires, conscient qu'il est un bon client pour l'audimat, espère publiquement que les téléspectateurs de France 2 ont été ravis de sa prestation. Et le public du théâtre de Paris aussi.
En tous cas, lui donne l'impression de s'être régalé. Après ses démêlés judiciaires, Tapie, dans la peau d'un certain Barnier, a retrouvé le sourire dans «sa maison sans histoires». leparisien.fr

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V.S. - vendredi 26 décembre 2008 à 14h21 Audiences : score moyen pour Bernard Tapie

Le défi était difficile : faire autant, voire mieux, que Les Fugueuses avec Line Renaud et Muriel Robin, diffusé l'année dernière à la même époque.

Bernard Tapie n'a pas été à la hauteur.

Hier soir, sa pièce de théâtre Oscar, diffusée en direct sur France 2, réunissant entre autres sa fille Sophie et Chantal Ladesou, n'a pas passionné les foules.

3,4 millions de téléspectateurs se sont branchés sur la Deux (soir 16,1%) hier soir. Soit la troisième place de la soirée pour Oscar, derrière TF1 et son Robin de Bois (5,8 millions de défenseurs des opprimés, soit 29,3%) et M6 et son Astérix chez les Vikings (3,8 millions de gaulois, soit 17,7%).

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Le couple Sarkozy profite de la plage l'est-éclair.fr 27 décembre 2008

Le couple présidentiel en plein jogging sur la plage déserte d'Itacare

L'Elysée n'a ni confirmé, ni démenti le lieu de la courte villégiature de Nicolas Sarkozy et son épouse Carla au sud de Salvador de Bahia, grande station balnéaire du Brésil… Mais une agence locale de photographes a surpris, hier, le couple présidentiel en plein jogging sur la plage déserte d'Itacare.

Mais voulant prouver qu'il reste président à 100 %, où qu'il se trouve, le chef de l'État s'est exprimé hier à deux reprises, par voie de communiqués de l'Elysée : le premier pour demander des élections en Guinée, le second pour rendre hommage au prix Nobel de littérature Harold Pinter, mort hier.

Une façon pour lui de répondre aux critiques du socialiste Benoît Hamon sur la vacance du pouvoir et à celles du souverainiste Nicolas Dupont-Aignan sur des vacances « à l'écart des difficultés du pays ».

Architecture traditionnelle

Nicolas Sarkozy et Carla Bruni-Sarkozy sont arrivés mardi à l'aéroport d'Ilheus à bord d'un Falcon 900, avant de prendre un hélicoptère de la marine jusqu'à l'hôtel Txai Resort d'Itacaré : un cinq-étoiles paradisiaque.
« Un des plus élégants du Brésil », affirment les sites touristiques, qui vantent une architecture traditionnelle, fondée sur le bois, entre forêt tropicale et océan, recommandé aux « adeptes de l'écotourisme ».
Composé d'une quarantaine d'appartements et bungalows, ce site, à proximité de l'ancienne capitale du cacao Ilheus, est longtemps resté inaccessible.

Entre sous-marins, hélicoptères et favelas

Juste avant de savourer ces quelques jours de farniente à la plage, le couple présidentiel n'a pas perdu son temps. D'un côté, le président a finalisé la vente de sous-marins et d'hélicoptères pour un montant total de six milliards d'euros, tandis que la Première Dame de France s'est rendue dans les favelas, notamment à Cantagalo qui surplombe la plage d'Ipanema et un des quartiers les plus chics de Rio.

Chemisier et pantalon bleu marine, elle a été accueillie par des enfants qui lui ont chanté Parabens paravôce (bon anniversaire). L'ex-top model et chanteuse, qui a fêté ses 41 ans mardi, était venu soutenir une association franco-brésilienne, Moda Fusion.

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Nicolas Sarkozy prêt, « s'il le faut, à faire davantage » contre la crise économique lesechos.fr [ 02/01/09 ]

Le chef de l'Etat fait de la lutte contre la crise économique sa priorité pour 2009. Après le plan de relance par l'investissement, annoncé début décembre, il a laissé mercredi soir, lors de ses voeux aux Français, la porte ouverte à d'autres actions. La crise économique invite à la gravité. Nicolas Sarkozy, qui se plaît habituellement à surprendre, a choisi le registre du classicisme et du sérieux pour ouvrir l'année 2009, où « les difficultés (...) seront grandes ». Toujours très pessimiste sur la situation économique et sociale des prochains mois, le chef de l'Etat, qui présentait ses voeux aux Français mercredi soir, y a apporté comme principale réponse sa détermination à faire. Très actif durant les six mois de présidence française de l'Union européenne, il le sera tout autant pour combattre la récession sur le terrain national, a-t-il martelé, en revenant longuement sur son rôle dans la crise géorgienne et dans le plan européen de sauvetage des banques.

Réformes : le contenu change

« L'immobilisme serait une faute », « je suis plus décidé que jamais à faire face aux difficultés », a-t-il égrené. Avec un leitmotiv qui lui permet d'affronter la nouvelle situation économique sans donner le sentiment de renoncer à sa thématique de campagne : la crise doit être un levier de changements et de réformes. L'année 2008 s'était achevée sur l'abandon de la réforme du lycée, il lui fallait rectifier le tir.

Reste que si le mot « réforme » est maintenu, le contenu, lui, n'est plus tout à fait le même. Le président n'a évoqué ni la réforme de l'Etat, ni la hausse du pouvoir d'achat, ni bien sûr la baisse des déficits, et a appelé « chacun à faire des efforts ». Un déplacement de curseur qu'a relevé Benoît Hamon, le porte-parole du PS : « Nicolas Sarkozy n'a pas une seconde évoqué la question du pouvoir d'achat... Il oblige les Français à changer, mais sans changer de politique. »

La nouvelle année sera placée sous le signe des réformes de l'hôpital, de la formation professionnelle, de l'organisation territoriale, de la procédure pénale et de la recherche, a indiqué le chef de l'Etat, en promettant également de remettre sur le métier celle du lycée, « indispensable pour éviter l'échec de tant de nos enfants ». Mais la grande priorité sera bien d'aider les Français à traverser la tempête économique de 2009. D'où l'accent mis sur la « solidarité », même s'il ne s'est pas étendu mercredi sur la situation de l'emploi (lire ci-dessous). D'où les initiatives sectorielles qui se poursuivront, via le fonds souverain, « pour préserver notre tissu industriel ». Et si le plan de relance par l'investissement annoncé début décembre ne suffit pas, eh bien, « nous serons pragmatiques, attentifs, réactifs » : « S'il faut faire davantage, nous le ferons mais en gardant notre sang-froid », a annoncé le président.

Polémiques en vue

Le tout est encore suffisamment flou pour laisser sur leur faim ceux qui, dans l'opposition, demandent un plan de relance par la consommation ; mais suffisamment ouvert pour relancer les débats au sein de la majorité. Quelques heures avant l'intervention du chef de l'Etat, Patrick Devedjian, le nouveau ministre chargé du plan de relance, demandait que l'on juge d'abord les résultats du premier plan. « Quand les 26 milliards d'euros auront été injectés dans les circuits, vous pourrez porter un jugement. Avant, c'est un peu se moquer du monde », a-t-il lancé aux journalistes. 2009 s'annonce déjà riche en polémiques. CÉCILE CORNUDET

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PROCHE ORIENT Sarkozy en tournée pour la paix à Gaza leparisien.fr 05.01.2009, 07h29 | Mise à jour : 08h56

Nicolas Sarkozy va-t-il réussir là où les diplomates ont échoué ? Le président français commence aujourd'hui une tournée en Egypte, Cisjordanie et Israël pour chercher «les chemins de la paix» dans la bande de Gaza. Une mission compliquée par l'assaut terrestre lancé samedi par Israël sur le territoire palestinien.

En un peu plus d'une semaine, plus de 500 Palestiniens ont été tués à Gaza par les raids aériens puis l'assaut terrestre.

Pour le moment, les tentatives de mettre un terme au conflit par la voie diplomatique ont toutes échoué. Réuni d'urgence samedi, le conseil de sécurité de l'ONU n'a pas réussi à s'entendre sur un texte appelant à l'arrêt des hostilités du fait de l'opposition de Washington. Les condamnations occidentales sont pourtant quasi unanimes, à l'exception notoire du Premier ministre Tchèque, dont le pays dirige l'Union européenne depuis le 1er janvier, qui évoque une «action défensive d'Israël».

Comme la plupart des responsables, Nicolas Sarkozy condamne à la fois l'«escalade militaire dangereuse», entraînée par l'offensive terrestre israélienne, et l'attitude du Hamas, le mouvement islamiste qui contrôle la bande de Gaza et qui, selon lui, «porte une responsabilité lourde dans la souffrance des Palestiniens de Gaza».

Moubarak, Mahmoud Abbas, Ehud Olmert et Bachar al-Assad

Le chef de l'Etat a un programme de rencontres serré. Lundi, rendez-vous à Charm el-Cheikh (nord-est de l'Egypte) avec Hosni Moubarak, le président égyptien avec lequel il copréside l'Union pour la Méditerranée. Puis direction Ramallah, où il rencontrera le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas. Il y sera rejoint par une délégation européenne pilotée par le ministre des Affaires étrangères tchèque Karel Schwarzenberg. Dimanche, avant son départ pour le Proche-Orient, cette délégation, dont fait partie le ministre des Affaires étrangères français Bernard Kouchner, a appelé à un cessez-le-feu entre le Hamas et Israël.

Le président conclura la journée par un dîner de travail à Jérusalem avec Ehud Olmert, Premier ministre israélien.

Mardi, il rencontrera le président syrien Bachar al-Assad puis le président libanais Michel Sleimane à Beyrouth. Il ira ensuite présenter ses voeux aux soldats français de la Finul dans le sud du Liban, comme programmé à l'origine. Leparisien.fr avec AFP

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L’examen du texte sur le travail du dimanche est encore repoussé la-Croix.com 06/01/2009 18.04

L’examen du texte sur le travail du dimanche est encore repoussé. Si le gouvernement jure qu’il ne renonce à rien concernant l’extension du travail du dimanche, il n’est pas en mesure de dire quand ce texte sera finalement examiné par les députés

Il n’en finit pas d’être repoussé.
Initialement inscrit le 15 janvier au menu des députés, l’examen du texte de loi sur l’extension du travail dominical ne figure plus à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale, fixé par le gouvernement jusqu’au 25 janvier. Officiellement, cet ajournement de plus est lié à l’examen prioritaire d’autres textes jugés plus essentiels par le gouvernement : le plan de relance, d’abord, puis, à partir du 13 janvier, la réforme du travail législatif, dont l’examen par les députés s’annonce houleux.

Le travail du dimanche, la réforme hospitalière, ainsi que le projet de loi de Christine Boutin sur le logement, n’arriveront qu’ensuite dans l’hémicycle. Mais dans quel ordre ? « Le travail du dimanche reste un engagement du président, martèle-t-on dans l’entourage du secrétaire d’État aux relations avec le Parlement, Roger Karoutchi. Un accord a été trouvé au sein de la majorité. Il n’y a aucune raison que ce texte soit abandonné ! »

Reste que le gouvernement est incapable de dire quand le texte sera enfin examiné. « Nous n’avons aucune visibilité », reconnaît-on sans peine dans l’entourage de Roger Karoutchi. À Matignon, on estimait la semaine dernière que ce texte avait peut-être une chance d’être présenté avant les vacances de février. « Ce serait l’idéal », renchérit-on prudemment au secrétariat d’État aux relations avec le Parlement, où l’on laisse entendre que rien n’est moins sûr.

"C’est un spectacle désastreux vis-à-vis des Français !"

Le patron des députés UMP, Jean-François Copé, s’est, de son côté, interrogé sur un report au printemps, quand le nouveau règlement de l’Assemblée nationale, qui prévoit de limiter dans le temps les débats sur chaque texte, sera en vigueur. « Il faut être pragmatique, a-t-il expliqué. Si nous devons nous taper 7 500 amendements du PS, tous plus ridicules les uns que les autres, et en débattre des semaines entières, c’est un spectacle désastreux vis-à-vis des Français ! »

Le texte – qui autorise, sous certaines conditions désormais drastiques, l’ouverture des magasins le dimanche dans les zones touristiques ou frontalières et les agglomérations de plus d’un million d’habitants – n’en finit pas d’empoisonner le gouvernement. Devant l’hostilité conjuguée d’une partie de la majorité, de l’opposition, des syndicats, des Églises et des patrons de PME, le chef de l’État a dû accepter de vider de sa substance la proposition de loi du député UMP Richard Maillé, plusieurs fois réécrite.

Ne voulant pas donner l’impression de reculer sur un engagement de campagne, Nicolas Sarkozy avait imposé que le texte soit inscrit à l’ordre du jour de l’Assemblée avant Noël. La séance n’avait duré que deux petites heures dans la soirée du 17 décembre, dans une ambiance surchauffée. Devant les risques de dérapage, et la détermination de l’opposition, le débat avait été interrompu et reporté à la mi-janvier. « Personne n’a envie de voir revenir ce texte tout de suite », décrypte Hervé Mariton, député UMP de la Drôme. « Ce texte n’est pas une priorité, renchérit Jérôme Chartier, député UMP du Val-d’Oise. La priorité, c’est le plan de relance, dans un contexte international plus qu’inquiétant, au Proche-Orient notamment. » Rentrée à haut risque

Ce nouveau report donne le ton d’une rentrée parlementaire à haut risque pour le gouvernement, confronté à deux écueils : la contestation d’une partie de la majorité sur certains textes – l’obtention d’une majorité sur la loi audiovisuelle est loin d’être acquise au Sénat, par exemple ; et la détermination de l’opposition à mener une guerre d’usure en utilisant tous les leviers d’obstruction. Le projet de loi sur le travail législatif, qui prévoit une limitation des débats parlementaires et du droit d’amendement, devrait poser les premières difficultés. « Ce que veut le gouvernement, c’est faire taire l’opposition », s’est encore indigné mardi 6 janvier, sur Europe 1, le chef de file des députés PS, Jean-Marc Ayrault.

Devant les députés UMP, le premier ministre François Fillon a appelé mardi 6 janvier ses troupes à la « mobilisation » face à l’obstruction systématique de l’opposition. « Vous marquerez la détermination de la majorité par votre présence physique dans l’hémicycle », leur a-t-il enjoint. Nicolas Sarkozy, qui reçoit aujourd’hui les parlementaires à l’Élysée, doit dire à son tour qu’il reste déterminé à mener à bien ses réformes, « non par esprit de système », mais « parce qu’elles sont la condition qui permettra à la France de se faire une place dans ce nouveau monde qui se construit ».
Solenn de ROYER

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L'offensive israélienne entre dans sa troisième semaine à Gaza lemonde.fr 10.01.09 | 09h30

GAZA (Reuters) - L'armée israélienne poursuit ses attaques dans la bande de Gaza, où son aviation a pris pour cible une quarantaine d'objectifs du Hamas aux premières heures de samedi.

L'opération "Plomb durci" est entrée dans sa troisième semaine, en dépit des appels internationaux au cessez-le-feu.

Les médecins palestiniens avancent un bilan avoisinant les 800 morts. Selon des responsables du Hamas, plus du tiers des tués sont des enfants. Côté israélien, dix soldats ont été tués, ainsi que trois civils victimes de tirs de roquettes.

L'armée israélienne indique que 15 militants du Hamas ont péri dans la quarantaine de frappes aériennes aux premières heures de samedi, qui ont visé des bases de tir de roquettes, des tunnels servant à l'acheminement d'armes et des caches d'armes.

Vendredi, les islamistes du Hamas avaient tiré au moins 30 roquettes en direction du territoire israélien. On n'en signalait pas ce samedi pour l'instant.

Le Premier ministre israélien, Ehud Olmert, a jugé vendredi "impossible de mettre en oeuvre" la résolution adoptée jeudi soir par le Conseil de sécurité, qui appelle à un cessez-le-feu "immédiat et durable" dans la bande de Gaza.

La diplomatie semble désormais marquer le pas. Les négociations entamées au Caire en vue d'une trêve dans la bande de Gaza piétinent, selon des sources diplomatiques. Elles achopperaient sur la question de la sécurisation de la limite entre l'Égypte et la bande de Gaza, et les négociateurs israéliens et égyptiens resteraient nettement divisés.

Une délégation de trois dirigeants du Hamas a pu quitter la bande de Gaza vendredi à destination du Caire pour y discuter de l'offre égyptienne de cessez-le-feu. Dans une conversation téléphonique avec Ehud Olmert, le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon a exprimé sa déception de voir les violences se poursuivre sur le terrain en dépit de la résolution du Conseil de sécurité, a déclaré Michele Montas, porte-parole des Nations unies. Le cabinet israélien de sécurité s'est réuni vendredi pour la deuxième fois en trois jours, mais le porte-parole d'Olmert, Mark Regev, s'est refusé à dire si les ministres avaient décidé ou non de modalités d'élargissement de l'offensive terrestre. Version française Eric Faye

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Deux enfants tués dans une école de l'Onu à Gaza Par Reuters, publié le 17/01/2009 à 09:15

GAZA - Des tirs de blindés israéliens ont tué deux jeunes Palestiniens, deux frères, samedi dans une école gérée par les Nations unies à Beit Lahiya, dans le nord de la bande de Gaza, a annoncé un responsable de l'Onu.

De précédentes informations de source médicale palestinienne faisaient état de six morts.
Un porte-parole de l'armée israélienne a déclaré qu'il vérifiait l'information.

Adnan Abou Hasna, porte-parole de l'Unrwa, l'agence de l'Onu chargée de venir en aide aux réfugiés palestiniens, a précisé que 14 autres personnes avaient été blessées dans cette attaque, dont la mère des deux enfants tués.

Dans un quartier résidentiel du nord-ouest de la ville de Gaza, trois autres Palestiniens ont été tués par un obus de char, selon les secours. Un quatrième a succombé dans une autre attaque.

Tsahal a repris ses bombardements sur la bande de Gaza samedi avant l'aube, alors que l'idée d'un cessez-le-feu unilatéral fait son chemin au sein du gouvernement de l'Etat juif.

Après une nuit relativement calme, le grondement des avions de combat s'est fait entendre vers 03h00 GMT, suivi de plusieurs explosions visant principalement le sud et le nord de la ville de Gaza.

L'armée israélienne a rapporté que 50 objectifs avaient été atteints, notamment 16 tunnels, deux mosquées d'où provenaient des tirs, trois bunkers, huit postes de tir de roquettes et six zones minées.

Quelque 45.000 Palestiniens déplacés par les combats des trois dernières semaines ont trouvé refuge dans les écoles gérées par les Nations unies, a indiqué l'organisation. Ori Lewis, version française Guy Kerivel

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Israël songe à déclarer une trêve, ignorant le Hamas Par Reuters, publié le 17/01/2009 à 09:08

GAZA - L'armée israélienne a repris ses bombardements sur la bande de Gaza samedi avant l'aube, alors que l'idée d'un cessez-le-feu unilatéral fait son chemin au sein du gouvernement de l'Etat juif.

Le Premier ministre israélien Ehud Olmert. L'armée israélienne a repris ses bombardements sur la bande de Gaza samedi avant l'aube, alors que l'idée d'un cessez-le-feu unilatéral fait son chemin au sein du gouvernement de l'Etat juif.(Reuters/David Silverman/Pool)

Selon des sources politiques israéliennes, le cabinet de sécurité réuni autour du Premier ministre Ehud Olmert pourrait voter une telle décision dans la soirée.

Après une nuit relativement calme, le grondement des avions de combat israéliens s'est fait entendre vers 03h00 GMT, suivi de plusieurs explosions visant principalement le sud et le nord de la ville de Gaza.

L'armée israélienne a rapporté que 50 objectifs avaient été atteints, notamment 16 tunnels, deux mosquées d'où provenaient des tirs, trois bunkers, huit postes de tir de roquettes et six zones minées.

Une porte-parole de Tsahal n'a pas commenté les informations selon lesquelles deux civils avaient été tués près d'une école.

Quelque 45.000 Palestiniens déplacés par les combats des trois dernières semaines ont trouvé refuge dans les écoles gérées par les Nations unies, a indiqué l'organisation.

Israël a laissé entendre que son offensive lancée le 27 décembre contre les forces du Hamas, qui contrôle l'étroite bande côtière de 1,5 million d'habitants, était entrée "dans son dernier acte".

Plus de 1.150 Palestiniens ont été tués et 5.100 autres ont été blessés en trois semaines. La majorité des morts sont des civils. Dix soldats et trois civils israéliens ont péri durant la même période.

Aux yeux de certains observateurs, Israël ne pourra résister aux appels internationaux en faveur d'un cessez-le-feu au-delà de l'investiture de Barack Obama, qui prendra ses fonctions mardi à la Maison blanche.

Une large majorité des pays membres de l'Assemblée générale des Nations unies a voté vendredi une résolution reprenant les termes de celle votée le 8 janvier par le Conseil de sécurité, appelant à un cessez-le-feu "immédiat et durable".

Les souffrances des civils palestiniens pèsent aussi dans la balance, même si l'offensive est fortement soutenue par l'opinion israélienne.

Une chaîne de télévision israélienne a diffusé vendredi un appel vibrant d'émotion d'un médecin palestinien dont trois enfants ont été tués par des obus israéliens. Tsahal a par la suite transféré les survivants de sa famille.

45.000 DÉPLACÉS

Ignorant la notion de réponse proportionnée, l'armée israélienne a eu recours depuis le début de son offensive à une puissance de feu dévastatrice pour atteindre son objectif de faire cesser les tirs de roquettes du Hamas sur les villes du sud d'Israël. Vendredi, une quinzaine de roquettes et d'obus de mortier se sont encore abattus sur l'Etat hébreu, faisant cinq blessés.

Les frappes israéliennes dans la bande de Gaza ont fait 30 morts dans la même journée, dont un chef du Djihad islamique à Khan Younès, dans le sud du territoire.

L'épouse et cinq enfants d'un activiste du Hamas ont été tués par des tirs de chars près du camp de réfugiés d'Al Boureidj, dans le centre de la bande de Gaza, a-t-on appris de sources médicales.

Selon des sources israéliennes, la médiation égyptienne avec le Hamas ne progresse pas. Mais Israël estime avoir donné une leçon au mouvement islamiste et opterait pour une trêve unilatérale afin de priver le Hamas du bénéfice politique qu'il aurait pu tirer d'un accord en bonne et due forme.

La ministre des Affaires étrangères Tzipi Livni, qui vise le poste de Premier ministre à l'issue des législatives du 10 février, a dit que "la fin ne devait pas dépendre d'un accord avec le Hamas, mais plutôt d'un arrangement contre le Hamas".

Tzipi Livni a signé aux Etats-Unis un accord visant à mettre un terme à la contrebande d'armes à la frontière entre Gaza et l'Egypte, objectif affiché de l'offensive avec l'arrêt des tirs de roquettes.

A Doha, où il a participé aux côtés des présidents syrien et iranien à une réunion organisée par le Qatar pour évoquer la crise de Gaza, le chef du Hamas, Khaled Méchaal, a réaffirmé son hostilité à une trêve aux conditions d'Israël.

Le Hamas a proposé une trêve d'un an, renouvelable, et la réouverture de tous les points de passage du territoire avec Israël et l'Egypte.

Les délégués du Hamas doivent rencontrer à nouveau samedi les médiateurs égyptiens pour débattre de la réponse israélienne à leurs conditions. Version française Jean-Stéphane Brosse et Guy Kerivel

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«Une ère nouvelle dans les rapports avec l'Europe.» Rama Yade secrétaire d'Etat aux Droits de l'homme Le Parisien 18 janvier 2009 p. 3

"AU MOMENT DE l'investiture de Barack Obama, l'Amérique offrira au monde son plus beau visage. On ne se lassera pas de regarder ce long jeune homme s'avancer pour prêter serment sur la Bible, en Eurovision. Ces images seront parmi les plus fortes de ce siècle naissant. Obama a un destin exceptionnel, il est porté par une foule mondiale. Avec lui le pays retrouve son unité nationale, il met en avant ce qui unit les Américains. Les Etats-Unis retrouvent leur devoir d'exemplarité dans un contexte troublé : guerre au Proche-Orient, crise économique ...

L'attente est énorme, c'est un défi. Mais il a montré beaucoup de lucidité pendant sa campagne ainsi que depuis son élection avec ses nominations. Même dans ce contexte de crise, il a des moyens d'action exceptionnels. Bien sûr, il devra répondre aux préoccupations économiques de ses compatriotes. Mais je ne veux pas me placer dans un état d'esprit consistant à penser: Obama va nous décevoir.

Enfin, j'attends avec enthousiasme une ère nouvelle dans les rapports avec l'Europe. » PROPOS RECUEilliS PAR HENRI VERNET

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Gaza s'éveille après une nuit sans affrontements Créé le 19.01.09 | Mis à jour le 19.01.09 à 07h59 | 20 minutes

Deuxième nuit de calme dans la bande de Gaza, après les cessez-le-feu décrétés séparément par Israël puis le Hamas. Tsahal a entamé un retrait «progressif» du territoire palestinien ravagé par 22 jours d'une offensive meurtrière.

Aucun combat ni bombardement n'a eu lieu de puis les accrochages de dimanche, tôt dans la matinée. Israël avait alors répliqué à des tirs de roquettes palestiniens.

7h50: Les convois humanitaires roulent vers Gaza
Israël a autorisé lundi le passage de près de 200 camions d'aide humanitaire destinée à Gaza ainsi que la fourniture de 400.000 litres de fioul. «Un convoi de 120 camions doit apporter de l'aide par le terminal de Kerem Shalom et un autre convoi de 60 à 70 camions à partir du terminal de Karni», a déclaré le commandant Peter Lerner, un porte-parole de l'administration militaire. Il précise que 40.000 tonnes d'aide humanitaire, consistant en aliments et médicaments, sont parvenues dans la bande de Gaza après le déclenchement de l'offensive le 27 décembre.

7h45: L'Iran félicite le Hamas pour sa «victoire» contre Israël
Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a adressé ses félicitations par téléphone à Khaled Mechaal, chef du Hamas en exil à Damas. Il appelle le mouvement islamiste palestinien à poursuivre la résistance, dans un appel téléphonique. «Aujourd'hui, c'est le début de la victoire et avec la persévérance les chaînons de la victoire seront complétés», a déclaré Mahmoud Ahmadinejad, dont le pays est un fidèle allié du Hamas. Selon lui, il faut faire «pression pour obtenir le retrait complet du régime sioniste (de Gaza), l'ouverture des passages, le jugement des criminels sionistes et la rupture des relations avec le régime fantoche sioniste (...) par les gouvernements islamiques».

7h00: Tsahal confirme l'absence d'«activités» nocturnes dans les territoires «Tout est calme, il n'y a eu aucun signalement de quelque activité que ce soit, de toute la nuit», a déclaré un porte-parole de l'armée israélienne au lever du jour.

6h30: Nuit calme à Gaza
Des sources de sécurité palestiniennes évoquent une situation totalement calme dans le territoire, où au moins 1.300 Palestiniens sont morts durant les trois semaines de l'opération «Plomb durci».

En raison des débordements racistes systématiques, nous nous voyons contraints de fermer les articles traitant des événements de Gaza aux commentaires. Merci de votre compréhension. Si vous avez des infos ou des témoignages intéressants, n'hésitez pas à les envoyer au 33320@ 20minutes.fr

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ACCALMIE À GAZA Par Reuters, publié le 18/01/2009 à 22:32 Avec Adam Entous et Ori Lewis à Jérusalem, et Alaa Chahine au Caire, version française Jean-Stéphane Brosse, Guy Kérivel, Clément Guillou et Eric Faye

Les Gazaouis ont retrouvé leurs rues en ruines et parfois des morts après 22 jours passés dans des abris de fortune.

Au moins 1.300 Palestiniens, dont 700 civils, ont été tués depuis le début de l'offensive israélienne, selon les médecins gazaouis. Dix soldats et trois civils israéliens ont péri durant la même période.

Dans la ville de Beit Lahiya, les ambulances palestiniennes ont ramassé dans la matinée une centaine de cadavres, la plupart étant des activistes. Les policiers du Hamas étaient répartis très prudemment dans cette région où les combats continuaient de façon sporadique.

Selon le bureau palestinien des statistiques, 4.000 immeubles d'habitations ou simples maisons ont été réduits à l'état de décombres par les bombes israéliennes.

Olmert a affirmé samedi soir, après le vote du cabinet de sécurité en faveur d'un cessez-le-feu unilatéral, que le Hamas serait "à nouveau surpris" s'il se lançait dans une offensive.

Il a aussi mentionné des accords avec l'Egypte appuyés par la communauté internationale pour empêcher le Hamas de réarmer.

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Pour Sarkozy, un «copain» américain qui sera un rival
Les deux hommes se sont rencontrés en septembre 2006. L'activisme de l'un va devoir s'ajuster au leadership de l'autre. Le Figaro Alain Barluet 20/01/2009 | Mise à jour : 23:47 |

En septembre 2006, Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, rencontre pour la première fois, à Washington, Barack Obama, élu depuis un an sénateur de l'Illinois. Le rendez-vous a été organisé par Jean-David Levitte, l'ambassadeur aux États-Unis, aujourd'hui conseiller diplomatique à l'Élysée. Tout de suite, le ministre, qui ne fait plus mystère de sa candidature, tombe sous le charme. Après cette poignée de main, en sortant du bureau, il lâche avec prémonition : «Celui-là, il ira très loin !» Sans doute le futur chef de l'État a-t-il perçu d'emblée, chez le jeune politicien américain, le charisme, le dynamisme et la volonté de changement qu'il entend lui-même incarner. Comme lui, Obama affiche la décontraction et apprécie le sport. Comme lui, il tire une partie de ses origines hors de son pays et en retire une prédilection pour la diversité et le multilatéralisme.

Deux ans plus tard, en juillet 2008, Nicolas Sarkozy reçoit à l'Élysée le candidat démocrate. L'entretien dure une heure et déborde d'amabilités. «On était d'accord sur tout», se souvient le président de la République. C'est avec ce «copain», comme le qualifie à l'époque le chef de l'État, qu'il aspire à occuper désormais les avant-postes de la scène mondiale. Une aspiration évidente vue de Paris, mais qui l'est moins à Washington. Les tropismes de Barack Obama le tournent vers l'Afrique et l'Asie, avec une attention centrale à la Chine, plutôt que vers l'Europe.

Vents favorables

Certes, entre le Nouveau et le Vieux Continent, les vents sont favorables. «Pour la première fois depuis très longtemps, la question transatlantique n'est pas un problème», souligne le secrétaire d'État aux Affaires européennes, Bruno Le Maire. Après le creux des années Bush, l'ère Obama suscite a contrario une envie d'Amérique dont Nicolas Sarkozy est le chantre enthousiaste.

L'arrivée de Barack Obama lui promet toutefois aussi des difficultés. Ne va-t-elle pas faire de l'ombre au président français ? Lorsqu'on lui pose la question, ce dernier l'écarte d'un revers de main. «Croyez-vous que les défis actuels ne soient pas assez lourds pour devoir être relevés à plusieurs ? Nous avons besoin des Américains», affirme-t-il.

Nicolas Sarkozy se dit aussi «fasciné» par le vide américain qui a prévalu durant la crise en Géorgie, lors du G20 de Washington et tout récemment encore avec le conflit à Gaza. C'est en profitant de ce «vide», que le chef de l'État s'est employé, sous la bannière européenne, à jouer les faiseurs de paix et les réformateurs du capitalisme mondial. «Les États-Unis sont la grande puissance mais plus la seule puissance», estime Nicolas Sarkozy. Son activisme devra dorénavant composer avec l'inéluctable retour du leadership américain. Son talent à gérer l'urgence devra désormais s'articuler avec la «vision» sur laquelle Barack Obama a bâti sa forte image. Et puis, saura-t-on lui dire «non», lorsqu'il demandera à ses alliés, au nom des «valeurs communes», de prendre une plus grande part du fardeau, en Afghanistan ou ailleurs ? Mardi, le président français a adressé à son nouvel homologue ses «voeux de plein succès» et s'est déclaré «résolu à travailler main dans la main» avec lui pour «relever ensemble les immenses défis» du monde.

Rendez-vous le 12 avril

Des rapprochements prometteurs se dessinent sur la question du réchauffement climatique. Les perspectives s'annoncent nettement plus compliquées sur la refonte du capitalisme mondial, le commerce et la réorganisation des grandes institutions (ONU, FMI, OMC…). Dans ses dernières interventions, Nicolas Sarkozy a pris quelques distances en soulignant, sans citer les États-Unis, que les réformes indispensables se feraient avec ou sans eux… Quant à la volonté, prêtée au nouvel occupant de la Maison-Blanche d'ouvrir le dialogue avec l'Iran, elle ne suscite a priori pas l'enthousiasme des Européens.

La première rencontre entre les présidents Sarkozy et Obama est prévue le 2 avril lors du sommet du G20 à Londres. À l'Élysée, on espérait pouvoir anticiper ce rendez-vous. Mais le président de la République sait que, pour son nouveau partenaire, d'abord occupé par les questions domestiques, il ne saurait être une priorité.

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La pire tempête depuis 1999 Créé le 24.01.09 à 19h16 | Mis à jour le 24.01.09 à 19h44 | 20 minutes.fr

SYNTHESE - Le bilan français est de quatre morts et d'1,7 million de foyers sans électricité...

Dix ans après les intempéries de 1999, une tempête d'une ampleur exceptionnelle a balayé samedi le sud-ouest de la France. Au cours de la journée, les vents violents ont fait quatre morts et privé d'électricité quelque 1,7 million de foyers.

Victimes

Quatre personnes sont mortes en France à cause des intempéries. Un automobiliste est décédé entre Bougues et Mazerolles (Landes) à la suite de la chute d'un arbre sur son véhicule. A Saint-Vincent-de-Tyrosse, un homme de 78 ans a été percuté par un débris volant entre sa maison et sa grange. A Losse, une personne a été aussi victime de la chute d'un arbre sur son véhicule. Enfin, une femme de 73 ans qui était sous assistance respiratoire est décédée à son domicile du Verdelais (Gironde) à la suite d'une coupure de courant.

Le bilan humain est beaucoup plus lourd en Espagne, où on compte au moins dix morts, dont quatre enfants âgés de 9 à 12 ans. Selon les médias espagnols, les enfants jouaient au base-ball et sont allés se mettre à l'abri à l'intérieur de l'édifice qui s'est effondré.

Samedi matin, neuf départements ont été placés en vigilance rouge, une alerte réduite à deux départements, l'Aude et les Pyrénées-Orientales, en fin de journée. Dans l'Aude, le préfet a interdit la circulation de tous les véhicules, et dans les Landes, les autorités ont déclenché un plan Orsec qui permet la mobilisation d'importants moyens de secours. Dans les Pyrénées, la plupart des stations de ski ont fermé en raison de risque d'avalanches.

Selon Météo France, cette tempête, comparable à celle de décembre 1999, a déjà battu une série de records historiques de vitesse du vent. «Nous n'avons jamais enregistré de valeurs aussi fortes depuis que les relevés existent», a indiqué Patrick Galois, ingénieur prévisionniste à Météo France. La ville de Perpignan (Pyrénées-Orientales) a ainsi essuyé des pointes à 184 km/h.

Dégâts

Autour de Capbreton, sur le littoral landais, les routes étaient jonchées de branches et de troncs rendant quelquefois la circulation impossible. Autour du bassin d'Arcachon, des bateaux sur cale ont été renversés et se sont retrouvés à terre. De Biarritz à Bordeaux, de nombreux véhicules en stationnement se sont retrouvés ensevelis sous les gravats de murs écroulés ou sous des arbres qui ont cédé au vent. Des palissades, enseignes, éléments de toitures mal arrimés ou stores de magasins n'ont pas résisté aux bourrasques.

La tempête a également fait ployer de nombreux pylônes électriques privant 1,7 million de foyers d'électricité, selon ERDF (Electricité Réseau Distribution France). En fin d'après-midi, 821.000 clients étaient affectés en Aquitaine, 477.000 en Midi-Pyrénées, 362.000 en Languedoc-Roussillon, 53.000 en Poitou-Charentes, 8.000 en Auvergne et 1.200 en Limousin.

A ce sujet, un début de polémique oppose la Fédération nationale des collectivités concédantes et régies (FNCCR) et l’ERDF. «Après la tempête de 1999, ERDF a reconstruit les réseaux à l'identique, alors que nous plaidions pour l'enfouissement car nous avions vu que les réseaux aériens étaient fragiles», a dénoncé la FNCCR, samedi. De son côté, le directeur général adjoint d'ERDF (Electricité Réseau Distribution France), Bernard Lassus, souligne qu'après cet événement, son groupe «s'était engagé à enfouir 95% des nouvelles lignes: c'est ce que nous avons fait».

Nicolas Sarkozy en Gironde

Le chef de l’Etat a annoncé samedi après-midi qu’il se rendrait en Gironde, dimanche, accompagné des ministres Michèle Alliot-Marie (Intérieur) et Michel Barnier (Agriculture) ainsi que des secrétaires d'Etat Dominique Bussereau (Transports) et Chantal Jouanno (Ecologie).

De son côté, le Premier ministre François Fillon a estimé que l’Etat avait «mobilisé tous les moyens à sa disposition» avec «plus de 5.500 personnes au travail». «Si nécessaire, nous ferons appel aux moyens militaires pour permettre un rétablissement le plus rapide possible, au moins sur les points stratégiques, de l'électricité, du téléphone et des communications», a-t-il ajouté.

Face à un bilan matériel qui s’annonce catastrophique pour de nombreux particuliers, la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, a appelé les assureurs à «une mobilisation exemplaire», et souhaité «la mise en place immédiate de cellules de crise afin d'accélérer les procédures d'indemnisation et de réparation». Les 26 et 27 décembre 1999, deux tempêtes meurtrières avaient frappé le Nord et l'Ouest de la France, provoquant la mort de 92 personnes et des dégâts matériels estimés à des dizaines de milliards de francs. Sa. C. avec agence

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Attaque à la roquette contre une gendarmerie en Corse S.L. (lefigaro.fr) avec AFP, AP 28/01/2009 | Mise à jour : 12:08 |

La voiture d'un gendarme a été détruite et deux autres endommagées. L'attaque n'a pas fait de blessés, mais les familles des militaires ont été très choquées.

La brigade de gendarmerie de Corte a été la cible mardi soir d'une attaque à la roquette. Un tir qui n'a pas fait de victimes, mais détruit la voiture personnelle d'un gendarme, selon une source policière.

Le gendarme propriétaire du véhicule, père de trois enfants, «s'apprétait à prendre son véhicule pour accompagner ses enfants au sport». Toujours selon cette source, «les enfants étaient dans l'escalier et s'apprétaient à rejoindre le véhicule».

La roquette, une arme de guerre puissante, a entièrement détruit l'avant du véhicule qui appartient au militaire rattaché au peloton de surveillance et d'intervention de la gendarmerie.

L'explosion a endommagé deux autres véhicules et choqué les trente-deux familles de militaires installées dans cette gendarmerie. «Des risques inouïs ont été pris en raison de la présence d'enfants et d'adultes à proximité », estime la même source.

L'attaque n'a pas été revendiquée. La section antiterroriste du parquet de Paris a été saisie. Michèle Alliot-Marie a condamné un «acte lâche, criminel et irresponsable dont les conséquences auraient pu être dramatiques».

Le général Lizurey, commandant la Légion de gendarmerie de la Corse, ainsi que le préfet de la Haute-Corse Hervé Bouchaert se sont rendus sur les lieux.

Début janvier, le mouvement indépendantiste FLNC avait menacé dans une lettre les élus de l'île de représailles après l'incarcération du chef nationaliste Charles Pieri. En plein marasme, le mouvement terroriste laissait craindre une reprise des attentats.

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Cambriolage 500 000 € dérobés chez Cécilia Attias Le Parisien p. 13 V.M et F.V | 29.01.2009, 07h00

L’ex-première dame de France, Cécilia Attias, s’est fait dérober l’équivalent d’environ cinq cent mille euros en bijoux, colliers et parures dans son domicile des Hauts-de-Seine.
Son appartement, installé dans un hôtel particulier de Neuilly, a été fracturé au début de ce mois.
Un cambriolage classique d’après les premiers éléments de l’enquête.

Les malfaiteurs ont brisé une fenêtre au premier étage pour investir les lieux avant de s’emparer des biens de Cécilia. C’est la femme de ménage qui a découvert le cambriolage au début du mois. Elle l’a signalé dans la foulée au commissariat de Neuilly.

Luxueux appartement de Neuilly

A la demande du procureur de Nanterre, la police judiciaire des Hauts-de-Seine a aussitôt été saisie de l’enquête au regard de la personnalité de la victime et du montant de son préjudice. Des voisins ont été entendus pour savoir s’ils n’avaient rien observé de suspect fin décembre et début janvier.

Les enquêteurs se demandent si les cambrioleurs savaient où ils allaient opérer. Hormis le passage de la femme de ménage, ce luxueux appartement est souvent inoccupé. Cécilia Attias réside aujourd’hui avec son mari à Dubaï où son fils Louis est scolarisé.

A la tête d’une fondation américaine qui lutte contre les violences faites aux femmes, celle-ci se rend souvent aux Etats-Unis pour s’entretenir avec des membres de son organisation. Elle accompagne également son mari, patron d’une société d’événements et de communication.

Une vie de globe-trotteuse qui lui laisse peu de temps pour revenir en France. Elle a toutefois conservé ce logement à Neuilly où elle reçoit amis et proches lors de ses passages en France. Les enquêteurs de la PJ n’ont pas encore entendu Cécilia Attias, actuellement à l’étranger. Le Parisien

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Publié le 03/02/2009 à 19:42 Le Point.fr

Affichette "Casse-toi pov'con" : 1.000 euros d'amende requis en appel lepoint.fr (avec agence)

Munis de stickers "Casse-toi pov'con", une centaine de militants s'étaient réunis devant le tribunal de Laval pour soutenir Hervé Eon, le 23 octobre dernier © Philippe RENAULT / MAXPPP

L'avocat général de la cour d'appel d'Angers a requis 1.000 euros d'amende contre Hervé Eon, poursuivi pour "offense au chef de l'État" après avoir brandi une affichette en carton portant l'inscription "Casse-toi pov'con" devant la voiture de Nicolas Sarkozy à Laval, le 28 août dernier. En première instance, il avait été condamné le 6 novembre par le tribunal correctionnel de Laval à une "amende de principe" de 30 euros avec sursis, avant de faire appel. Son avocate, Me Dominique Noguères, a plaidé la relaxe, estimant que le délit d'offense, très peu utilisé sous la Ve République, "ne correspondait plus à la réalité d'aujourd'hui".

L'avocat général Hervé Drevard a en revanche estimé que l'inscription portée sur l'affichette était "pour le moins constitutive d'une expression de mépris qui qualifie le délit d'offense". Les récentes modifications en 2000 et 2004 de la loi de 1881 sur le délit d'offense montrent bien la volonté du législateur de protéger la fonction présidentielle, a-t-il argumenté. "Si vous aviez l'impression d'avoir offensé le chef de l'État, est-ce que vous seriez prêt à lui faire des excuses ?", a demandé de son côté le président de la cour à Hervé Eon, en indiquant que dans ce cas il pourrait être dispensé de peine et ne pas voir d'inscription sur le bulletin numéro 1 du casier judiciaire.

"Au fond de moi-même, je n'ai pas le sentiment d'avoir offensé le chef de l'État" et "je n'irai pas m'excuser", a répondu ce chômeur de 56 ans, proche des mouvements altermondialistes et désormais membre du bureau national du Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon, venu le soutenir avec une centaine de personnes. La phrase "casse-toi pauvre con" a été popularisée par une vidéo diffusée en 2007 sur Internet, où l'on voyait Nicolas Sarkozy prononcer ces mots au Salon de l'agriculture à l'adresse d'un visiteur qui refusait de lui serrer la main en lui disant "Ah non, touche-moi pas". La date du délibéré a été fixée au 24 mars.

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Politique Mise à jour 6 février 209 01:36 Pouvoir d'achat : ce que propose Sarkozy Samuel Potier (lefigaro.fr) 06/02/2009 | Mise à jour : 01:36

Nicolas Sarkozy, jeudi soir lors d'une émission exceptionnelle de 90 minutes en direct du Palais de l'Elysée.

Suppression de la taxe professionnelle, éventuel allègement des impôts sur le revenu, meilleure indemnisation du chômage partiel ... Le président de la République a ouvert plusieurs pistes et a proposé aux syndicats d'en discuter le 18 février. Retrouvez toutes les annonces du chef de l'Etat. LIRE AUSSI - Le pouvoir d'achat s'invite dans l'«agenda social»

21h52 : Des «doutes» pour la présidentielle de 2012. Nicolas Sarkozy hésite-t-il à se représenter en 2012 ? «Oh que oui… oh que oui…», souffle-t-il. Pourquoi ? «Parce que mon métier est très difficile, il faut beaucoup d'énergie, beaucoup de force pour le faire et je consacre toutes mes forces à le faire le mieux possible», argumente-t-il. «Il y a encore trois ans et demi», observe le président. «Aucun engagement, ni dans un sens ni dans un autre. On fait un deuxième mandat parce qu'on a la force de porter un nouveau rêve et que les gens nous font confiance». «Ce serait extrêmement choquant que j'aie pu (prendre) une décision aussi importante alors même que je ne suis même pas à la moitié de mon premier mandat», ajoute-t-il encore. Il en profite pour rappeler qu'il est à l'origine de la réforme constitutionnelle qui limite à deux le nombre maximum de mandats présidentiels possibles.

21h49 : Dati pas «sanctionnée», Yade pas «pardonnée». Nicolas Sarkozy dément avoir sanctionné sa garde des Sceaux en lui demandant de quitter le gouvernement pour mener la campagne des européennes avec Michel Barnier en Ile-de-France. «Elle a fait un boulot remarquable : les peines-planchers, et la réforme de la carte judiciaire que personne n'avait fait depuis 1958». Selon lui, Rachida Dati «ira faire son travail en Europe et reviendra un jour au gouvernement.» Situation plus sombre en perspective pour Rama Yade, l'actuelle secrétaire d'Etat aux Droits de l'Homme. Pas question de lui «pardonner» son refus d'être tête de liste UMP en Ile-de-France, comme le demande un journaliste ? «Je trouvais dommage qu'elle ne saisisse pas cette chance. Rama Yade a beaucoup de talent et je crois elle-même qu'elle avait compris qu'elle avait eu tort».

21h46 : Propos «choquants» de l'évêque intégriste. Le président de la République juge «invraisemblables» et «choquants» les propos niant la Shoah de l'évêque intégriste anglais, Mgr Richard Williamson, récemment réintégré par le pape Benoît XVI dans l'Eglise catholique. «Qu'il puisse se trouver au XXIe siècle quelqu'un qui ose contester les chambres à gaz, la Shoah, le martyre des juifs, c'est inadmissible», affirme le chef de l'Etat. «Quand, de surcroît, cet homme, qui conteste ça, se prétend pasteur, non pas au sens protestant mais au sens évangélique, c'est encore plus choquant (...) Franchement, ce monsieur, ça ne donne pas envie de le connaître».

21h44 : «Le service minimum, ça marche !». «Lors de la grève générale, la France n'était pas paralysée. Le service minimum, ça marche ! Y compris dans les écoles, dans 75% des cas», se réjouit-il. Avant de critiquer vertement Bertrand Delanoë en direct : «J'ai été très choqué par le maire de Paris, par sa volonté de ne pas appliquer la loi pour des raisons idéologiques. Qui peut croire qu'à Paris on ne puisse pas trouver un animateur» qui garde les enfants, s'offusque-t-il. «La France n'est pas paralysée, c'est une rupture», redit-il alors avec un sourire.

21h42 : Il assume l'éviction du préfet de la Manche. Nicolas Sarkozy assume : selon lui, les évictions du préfet de la Manche et du directeur de la sécurité publique après une visite présidentielle chahutée à Saint-Lô sont justifiées. «Ce n'est pas à cause des manifestations qu'ils ont été déplacés», raconte le chef de l'Etat. «Quand il y a un dysfonctionnement, il faut désormais assumer. Il y a eu une erreur : il (le préfet, NDLR) avait tous les effectifs à sa disposition, et n'a pas pris toutes les mesures pour assurer l'ordre public. Quand quelqu'un n'assume pas ses responsabilités, il en assume les conséquences… Cela s'applique aussi aux hauts fonctionnaires. L'histoire responsable mais pas coupable», ce n'est pas sa conception des choses, tranche-t-il.

21h35 : Sarkozy soutient «totalement» Kouchner. Le président de la République ne lâchera pas son ministre des Affaires étrangères. Le soutient-il vraiment dans la tourmente médiatique actuelle, alors qu'il est mis en cause dans un livre où il est accusé de conflit d'intérêts ? «Oui, totalement. Bernard Kouchner a-t-il des ennuis avec la police, avec la justice ? Non». «Le petit système médiatique s'emballe… Je ne suis pas un homme à lâcher les gens parce qu'il y a un livre qui lance une rumeur. Je crois que c'est un homme qui mérite ma confiance», assure-t-il.

Nicolas Sarkozy est également interrogé sur une information du Nouvel Observateur selon laquelle soit dans son entourage, soit des gens proches de l'Elysée auraient alimenté le livre de Pierre Péan contre Bernard Kouchner. Il ironise alors également sur la «crédibilité» qu'il accorde à l'hebdomadaire. «Le Nouvel Observateur, c'était ce journal qui était sûr que j'avais envoyé un SMS. Vous voyez la crédibilité que je lui fais».

21h31 : Barack Obama en France début avril. Interrogé sur sa première rencontre avec le nouveau président américain, il dévoile une date : début avril. «Barack Obama viendra en France. Son élection, c'est fantastique. C'est un changement considérable. On a besoin que les Etats-Unis d'Amérique portent le changement» dans le monde.

21h24 : La baisse du nombre de fonctionnaires continuera. Un million de fonctionnaires supplémentaires depuis 1981. Un chiffre dénoncé par le président, qui prévient les syndicats, déjà très irrités : la règle du non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux est maintenu. «On reviendra au niveau de 1992, à l'époque de Mitterrand. Je n'ai pas souvenir qu'alors la France était sous-administrée», ironise le chef de l'Etat, qui ne changera donc pas de cap dans la poursuite des réformes.

21h15 : «Le devoir» d'une position commune de l'UE face à la crise. Nicolas Sarkozy réenfile ses habits de président de l'Union européenne, comme lors du second semestre 2008. «La France peut, et l'Europe doit pouvoir. Je veux que dans la zone euro, on coordonne nos efforts. On a la même monnaie, les mêmes institutions, c'est un devoir». Il fixe plusieurs objectifs à ses partenaires : «Que l'Europe ait une position commune» lors du G20 en avril à Londres. «Il faut refonder le capitalisme, le moraliser». Deuxième point : «Plus aucune institution financière qui ne soit contrôlée, et trancher la question angoissante du hors bilan». Troisième objectif : les paradis fiscaux. «Nous devons exiger la transparence sur la provenance et la destination des fonds», exige-t-il, évoquant «une dette immense que nous ne voulons pas payer pour des gens malhonnêtes».

21 h 11 : «Changer» le système de rémunération des «traders». Le chef de l'Etat annonce qu'il veut «changer» le système de rémunération des «traders» mais se dit sceptique sur un plafonnement systématique du salaire des dirigeants. «J'ai vu ce que Barack Obama a décidé, je suis en train d'y réfléchir, moi je ne suis pas trop pour une règle générale», a-t-il ajouté. «Mettre tout le monde sous la toise, je ne suis pas sûr que ce soit la meilleure formule». «J'ajoute que Barack Obama a prévu un système d'actions gratuites derrière une rémunération bloquée, j'aimerais en savoir un peu plus», a-t-il encore souligné.

21h08 : Nicolas Sarkozy retournera à Gandrange. «Je n'ai pas menti». Le chef de l'Etat ne laissera pas l'opposition dire qu'il a abandonné l'usine Arcelor Mittal de Gandrange et ses salariés, et qu'il n'a pas tenu ses promesses. «La production de l'acier a été divisée par deux dans le monde, il faut en tenir compte. J'avais fixé quatre engagements à monsieur Mittal : remettre 30 millions d'investissement dans le site, créer une école de formation, mettre 10 millions de sa poche pour revitaliser le site, et faire des études géologiques. C'est fait». «Je retournerai sur le site» voir les salariés, annonce-t-il.

21h00 : Suppression de la taxe professionnelle en 2010. L'annonce va faire grand bruit : la taxe professionnelle sera totalement supprimée dès l'année prochaine. Le but ? Eviter les délocalisations. «Je souhaite qu'on garde des usines en France», confie-t-il. Il veut que des entreprises «relocalisent» en France. «Je vais engager des conversations avec les élus locaux», affirme-t-il. Il chiffre la mesure à 8 milliards d'euros.

20h54 : Le partage des profits est «sur la table». Face à ce qu'il qualifie de sentiment d'«injustice majeure» des Français, il met les pieds dans le plat en pointant du doigt le mauvais «partage du profit à l'intérieur de l'entreprise». Il évoque le «souhait de l'actionnaire de gagner de l'argent et les souhaits légitimes des salariés. Le compte n'y est pas.» Il parle encore de «bénéfices invraisemblables» qui ont choqué. Exemple concret : les 85 milliards d'euros de bénéfices nets des entreprises du Cac 40 en 2008. «Ils doivent être sur la table !», tonne le chef de l'Etat.

20 h 47 : Une tranche de l'impôt sur le revenu supprimée ? «Je ne tranche pas, je mets sur le table, on en discutera avec les syndicats». Nicolas Sarkozy ne veut pas froisser les partenaires sociaux quelques minutes seulement après leur avoir lancé une invitation. Il donne plusieurs pistes : «Faut-il supprimer la première tranche de l'impôt sur le revenu pour aider les classes moyennes, ou supprimer le deuxième tiers de l'impôt dès cette année, ou alors augmenter les allocations familiales ?» Tout est ouvert à la discussion.

20h40 : Rencontre avec les syndicats le 18 février. Le chef de l'Etat fixe rendez-vous aux partenaires sociaux au 18 février, pour qu'ils parlent de mesures pour l'emploi. Pour illustrer cette première annonce de la soirée, il prend l'exemple du chômage partiel. «Le chômage partiel sera indemnisé à 60% du salaire brut (contre 50% actuellement, NDLR). Ce n'est pas assez !» estime-t-il. «La question cruciale, c'est l'emploi. On doit mobiliser tous les moyens possibles pour garder la croissance nécessaire et créer des emplois». Il cite une série de chiffres alarmants à l'étranger, comme les 200.000 chômeurs de plus en un mois en Espagne, qu'il compare aux 45.000 à 60.000 chômeurs mensuels supplémentaires en France.

20h32 : La réforme du lycée reportée car «pas assez claire». Xavier Darcos doit revoir sa copie sur la réforme du lycée, Nicolas Sarkozy avouant lui-même : «Je trouvais qu'on n'avait pas été assez clairs, je ne comprenais pas tous les tenants et aboutissants». Mais il rappelle dans la foulée une autre réforme, jugée à l'époque périlleuse et finalement réussie : celle des régimes spéciaux de retraite. «J'ai tenu bon», assure-t-il. Fin de l'introduction générale de l'émission, place aux sujets thématiques.

20h25 : L'argent prêté aux banques n'a «pas coûté un centime aux Français». Le chef de l'Etat veut mettre fin au fantasme des milliards d'euros donnés aux banques sans contrepartie. «Nous avons mobilisé des moyens importants pour sauver les banques. A la minute où je parle, ça n'a pas coûté un centime d'euro aux Français. Nous récupérerons 1,4 milliard d'euros d'intérêt dès 2009 pour financer des mesures sociales. L'argent prêté aux banques a rapporté de l'argent. Nous avons sauvé toutes les banques parce que nous avons sauvé toute l'épargne des Français. Nous avons évité la catastrophe». Le président de la Cour des comptes Philippe Seguin sera par ailleurs chargé de «conduire un certain nombre d'enquêtes» sur la bonne utilisation des fonds accordés aux banques.

20h18 : Nicolas Sarkozy comprend «l'inquiétude» des Français. L'émission s'ouvre avec un montage vidéo où s'enchaînent des témoignages de Français. «C'est toujours les mêmes qui trinquent», lâche l'un d'entre eux. L'inquiétude sur le pouvoir d'achat est omniprésente. «Que les gens soient inquiets, je l'entends, je le comprends», assure le chef de l'Etat. «C'est une crise de confiance, économique, et d'une brutalité totale. C'est la crise du siècle, elle est sans précédent». «Les manifestants ont dit des choses très raisonnables, mais je dois aussi écouter ceux qui n'ont pas manifesté», ajoute-t-il dans la foulée.

20h14 : L'émission s'apprête à commencer à l'Elysée. Nicolas Sarkozy a choisi de consacrer ce soir une émission d'une durée exceptionnelle de 90 minutes à l'explication de ses réformes et mesures anti-crise dans l'espoir d'apaiser la grogne des Français. Cette intervention intitulée «Face à la crise» a été décidée après la journée de grève et de mobilisation massive qui a rassemblé il y a une semaine entre un million et 2,5 millions de personnes réclamant une inflexion de la politique du chef de l'Etat, la défense de l'emploi, du service public et du pouvoir d'achat.

Mais le président, qui répondra en direct aux questions de quatre journalistes - Laurence Ferrari (TF1), David Pujadas (France 2), Guy Lagache (M6) et Alain Duhamel (RTL) -, devrait surtout faire de «l'explication» et «de la pédagogie», selon son entourage. L'opposition de gauche, comme les syndicats, sont à l'affût. Très critiques du plan gouvernemental de 26 milliards d'euros annoncé en décembre, inadapté et insuffisant selon eux, ils réclament des mesures pour le pouvoir d'achat. Ils ne manqueront pas de réagir dès la fin de l'émission.

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samedi 7 février 2009 12h33 MUNICH, 7 février (Reuters) - Le lancement mardi par l'Iran de son premier satellite de fabrication nationale est une "extrême mauvaise nouvelle", a déclaré samedi Nicolas Sarkozy.

Le président français, qui s'exprimait dans le cadre de la 45e conférence de Munich sur la sécurité, avait auparavant estimé que le refus de l'Iran de renoncer à son programme nucléaire militaire était "vraiment un des grands problèmes du monde".

"On a besoin que les Russes nous aident pour que les sanctions contre l'Iran soient efficaces", avait-il ajouté. (Emmanuel Jarry)

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L'Iran insiste sur le caractère scientifique du lancement de son satellite 2009-02-06 08:22:20

TEHERAN, 5 février (Xinhua) -- Le porte-parole du gouvernement iranien, Gholam-Hossein Elham, a insisté jeudi sur le caractère scientifique du lancement du premier satellite iranien, a rapporté l'agence de presse officielle IRNA.
"Le lancement du satellite Omid (Espoir) en orbite est totalement scientifique et n'a rien à voir avec des fins militaires", a insisté M. Elham, et d'ajouter que les remarques formulées par certains pays ne cherchent qu'à détourner l'Iran de son chemin.
"L'Iran avance à grande vitesse dans les domaines scientifiques", a-t-il déclaré, indiquant que "la république islamique possède une force culturelle, car la puissance militaire s'est montrée inutile dans le monde".
Lundi, l'Iran a lancé avec succès son premier satellite fabriqué sur place dans l'espace. Cet événement a suscité les inquiétudes de l'Europe, des Etats-Unis et d'Israël, qui redoutent que l'Iran n'associe ses programmes satellitaires à ses travaux en matière de missiles et de technologie nucléaire.
M. Elham a souligné que l'Iran agit en accord avec ses principes, à savoir la justice, la dignité humaine, le respect de l'indépendance des pays et de l'égalité des gouvernements.
"Les activités nucléaires iraniennes ont pour but de produire de l'électricité", a-t-il ajouté.
Mercredi, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Hassan Qashqavi, a fait savoir que le satellite récemment lancé n'avait pas de fins militaires, le qualifiant de réalisation scientifique et technique.
Les Etats-Unis et ses alliés affirment que l'Iran se sert de ce programme comme couverture pour développer des armes nucléaires, mais l'Iran insiste sur le fait qu'il ne cherche à développer l'énergie nucléaire qu'à des fins pacifiques.

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Le retour de la France dans l'OTAN fait des remous à l'UMP AP | 11.02.2009 | 18:14

Le retour programmé de la France dans le commandement intégré de l'OTAN fait des vagues à l'UMP. Une partie des députés de la majorité ont exprimé mercredi leur opposition à la décision prise par Nicolas Sarkozy, réclamant un vote du Parlement avant son officialisation début avril lors du sommet du 60e anniversaire de l'Alliance.

Samedi à Munich, Nicolas Sarkozy a confirmé sa décision de réintégrer la France dans l'ensemble des structures militaires de l'OTAN. Le retour de la France, sortie du commandement intégré sur décision du général de Gaulle en 1966, devrait être officialisé lors du sommet de l'Alliance à Strasbourg et Kehl les 3 et 4 avril prochains.

Mais ce tournant dans la politique étrangère de la France passe mal dans la classe politique. A gauche comme à droite, en passant par le centriste François Bayrou, des voix s'élèvent pour dénoncer la fin de l'indépendance française et un "alignement" sur les Etats-Unis. Tandis que M. Bayrou demande un référendum, les socialistes exigent un débat et un vote au Parlement.

Le gouvernement a donc décidé de multiplier les rencontres afin de préparer les esprits. Les commissions des Affaires étrangères et de la Défense de l'Assemblée auditionneront jeudi matin le secrétaire général de l'OTAN Jaap de Hoop Scheffer. Un groupe de travail interne au groupe UMP a entamé parallèlement des auditions.

Mercredi matin, une trentaine de députés UMP a rencontré pendant près de deux heures le secrétaire d'Etat aux Affaires européennes Bruno Le Maire. Durant la réunion, le souverainiste Jacques Myard a protesté contre la décision de Nicolas Sarkozy. D'autres députés ont émis des réserves, selon un participant.

Les opposants n'ont pas été convaincus par les arguments du ministre. "Ce qui nous dérange, c'est l'aspect symbolique", explique le souverainiste Lionnel Luca. "Pour un grand nombre de pays arabes, le fait que la France soit dans l'OTAN, c'est un mauvais signal".

En pointe, les villepinistes dénoncent, à l'image de Jean-Pierre Grand, cet "arrimage plein et entier aux Etats-Unis". "Il y a plein de questions qui se posent, et on n'a pas les réponses", a déploré le député de l'Hérault.

"Il y a dans le monde entier des pays qui attendent de la France qu'elle demeure une transition, une passerelle, et qu'elle ne s'aligne pas sur les Etats-Unis. Cette décision aujourd'hui risque de donner le sentiment de façon un peu rapide d'être alignée sur les Etats-Unis", a renchéri Georges Tron.

Ces deux proches de l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin ont demandé un débat suivi d'un vote du Parlement avant le sommet des 3 et 4 avril. Ils souhaitent aussi que l'ancien ministre des Affaires étrangères soit auditionné par les députés UMP. Celui qui incarna le "non" français à la guerre en Irak en 2003 est opposé au retour de la France dans le commandement intégré.

"C'est un faux débat", a répondu Bernard Deflesselles, vice-président du groupe UMP et animateur du groupe de travail. Reprenant les arguments de Nicolas Sarkozy, le député des Bouches-du-Rhône a assuré que la France conserverait "toute son autonomie et toute son indépendance". Il est ainsi "hors de question" d'intégrer la force de dissuasion nucléaire dans l'OTAN. De plus, "à l'OTAN il faut pour engager des troupes l'avis exprès du pays concerné".

Les responsables de la majorité font valoir que la France participe déjà aux opérations militaires de l'OTAN, que ce soit au Kosovo, en Bosnie ou en Afghanistan.

M. Deflesselles, qui va aussi auditionner Jean-David Levitte, conseiller diplomatique de Nicolas Sarkozy, Pascale Andreani, ambassadeur française auprès de l'OTAN, et M. de Hoop Scheffer, a cependant admis la nécessité d'un "travail d'explication" sur ce sujet. Une réunion spécifique du groupe UMP sur le sujet est prévue mardi prochain en présence des ministres Bernard Kouchner (Affaires étrangères) et Hervé Morin (Défense).

En réponse à ces demandes, le président de l'Assemblée Bernard Accoyer s'est déclaré favorable à un débat dans l'hémicycle, qui pourrait se tenir fin mars. Mais il ne s'est pas prononcé sur la question d'un vote.

Même si beaucoup s'interrogent à l'UMP, les opposants ne se font pas d'illusion sur leurs chances de bloquer le processus. "On a avalé tellement de trucs depuis 25 ans", soupire Lionnel Luca. AP

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Un bonus pour le gendarme de la Bourse Le Parisien 16/02/2009 | Mise à jour : 09:15 | lefigaro.fr flash actu

Alors que les chefs d'entreprise et les banquiers sont invités à lorgner sur leurs bonus, c'est d'un joli pactole que le président de l'Autorité des marchés financiers (AMF) Jean-Pierre Jouyet vient d'hériter.

L'ancien secrétaire d'Etat aux Affaires européennes, qui a quitté le gouvernement le 15 décembre dernier, vient de voir sa rémunération annuelle en tant que gendarme de la Bourse passer de 149.000€ brut à 220.000€, révèle aujourd'hui Le Parisien. Une rallonge de 71.000€ paraphée le 19 janvier par le ministre du Budget Eric Woerth et publiée ce week-end au Journal officiel.

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Crise en Guadeloupe Nuit de violence à Pointe-à-Pitre l'express.fr Par Pierre-Yves Lautrou, publié le 17/02/2009 07:27 - mis à jour le 17/02/2009 08:47

La tension est encore montée d'un cran en Guadeloupe. Dans la nuit de lundi à mardi, des jeunes, pour la plupart, ont érigé de nombreux barrages aux alentours de Pointe-à-Pitre. Certains ont également caillassé les forces de l'ordre et notre envoyé spécial. Témoignage.

Lundi 16 février, 22h00 (heure locale) au Créole Beach, l'un des tous derniers hôtels de Gosier encore ouvert. La soirée s'écoule tranquillement. Ce soir au dîner, les touristes ont eu droit au service minimum: une partie du personnel n'a pu se rendre à son travail en raison des barrages, qui, déjà, ont rythmé la journée. Plusieurs coupures de courant, très courtes, interviennent pendant le repas. Une équipe de France 2 quitte précipitamment la salle: ça barde dans les rues de Gosier et de Pointe-à-Pitre, nous dit-on. Avec, Thierry, un photographe de Sipa, nous décidons d'aller voir ce qui s'y passe.

Un hangar à bateaux a été incendié dans la nuit de lundi à mardi.

Dès la sortie de l'hôtel, le ton est donné: l'hélicoptère de la gendarmerie sillonne le ciel, déchirant la nuit de son puissant projecteur. Ambiance... A la sortie de la Pointe de la Verdure, où sont tous les hôtels, la rue est jonchée de détritus, poubelles renversées, pierres. 200 mètres plus loin, un premier barrage est en feu, devant une petite foule qui assiste au spectacle.

Nous contournons l'obstacle en montant sur le trottoir. Derrière, un autre barrage, en feu lui aussi, puis un troisième: une camionnette renversée brûle, dégageant une forte chaleur. Nous continuons à avancer et croisons un peloton de gendarmes mobiles, à l'abri derrière leurs camions grillagés, ils avancent vers le barrage.

Ni pompier, ni forces de l'ordre dans la rue

En approchant de la rampe d'accès à la rocade qui contourne Pointe-à-Pitre, un nouveau barrage: c'est le quatrième en moins de 800 mètres. Celui-ci est composé de branches d'arbres, et, comme pour les autres, une petite troupe de spectateurs stationne à proximité.

Sur la rocade, le spectacle est incroyable: pas une voiture, la route est couverte d'objets en tout genre, notamment des barrières de sécurité arrachées et disposées en travers de la chaussée. Il faut zigzaguer pour progresser, emprunter les bas-côtés. Sur l'autre voie, une cinquantaine de personnes ont réparti des obstacles encore plus nombreux et plus gros: une nouvelle camionnette est renversée en travers.

Au bout de 300 mètres, la route se dégage, nous avançons vers Pointe-à-Pitre, distante de 3 kilomètres, et croisons des véhicules qui roulent à contre-sens. Sortie CHU, direction le centre-ville par le boulevard de l'Hôpital. Tout semble calme au début, mais très vite, on aperçoit de nouveaux barrages en feu, dans la plupart des rues perpendiculaires.

Au niveau de la darse, on distingue un incendie plus important que les autres: direction Carénage, le quartier sensible, à l'ouest de cette darse. Là, un hangar à bateau -qui appartient à un Béké, nous dit-on- se consume dans une épaisse fumée qu'accompagnent d'immenses flammes. Les coques en plastiques fondent dans de sinistres craquements. Les habitants massés dans la rue assistent au spectacle silencieusement, filmant la scène avec leur téléphone portable.

Demi-tour et route vers le quartier de l'Assainissement en passant par Baimbridge. Là encore, les barrages de flamme sont nombreux: poubelles renversées, pneus, panneaux indicateurs, plots, tout est bon pour barrer les routes et il faut régulièrement emprunter les trottoirs. Une heure que nous tournons et toujours pas un membre des forces de l'ordre ni un pompier en vue. J'ai compté jusque là plus d'une dizaine de voitures brûlées. Visiblement, les barrages sont en place depuis au moins une heure.

De nombreux Pointais sont dans la rue: la plupart sont pacifiques, mais le dialogue n'est pas toujours facile. "Dégagez, donne ta voiture, demain ça va chier!" Dans une contre-allée d'un ensemble HLM, une pierre atterrit sur le toit de la voiture. Ça commence à être chaud...

Dans Pointe-à-Pitre, le chaos règne

Nous tentons de repartir vers Gosier. Sous un pont, juste avant la sortie vers la Marina, un épais barrage de branches d'arbres obstrue le passage. Impossible de passer. Sur le pont, on entend des cris: "Des blancs, des blancs!" Des pierres s'abattent sur la voiture tandis qu'un cocktail molotov s'écrase juste derrière nous. Demi-tour, vite! La route du retour est bloquée, nous repartons vers Basse-Terre, histoire de tenter de faire le tour, mais ça ne passe pas. Nous repartons vers le centre-ville. Nouveaux barrages, fait de palettes, de caddies, de morceaux de béton arrachés au mobilier urbain. Il faut s'arrêter à plusieurs reprises pour dégager le bas de caisse de la voiture.

Nous essayons alors de contourner les obstacles en prenant la route de l'aéroport. Même pas 200 mètres parcourus et un barrage en construction nous empêche de passer. Thierry, le photographe, sort de la voiture pour prendre des photos en précisant qu'il est journaliste. Il est fermement repoussé: "Dégagez, dégagez!" Un jeune guadeloupéen le ramène à la voiture, avant de shooter dans la portière. Il faut partir.

La tension monte.
Pointe-à-Pitre semble en feu, le chaos règne, l'ambiance est électrique. Toujours aucun policier ni gendarmes en vue. Nous croisons notre premier camion de pompiers vers minuit. Nouvelle tentative pour regagner l'hôtel, cette fois en empruntant la rocade à contre-sens, histoire d'éviter le piège précédent sous le pont. La route est dégagée, plus âme qui vive. Nous retrouvons nos morceaux de barrières de sécurité de l'aller, nouveau zigzags, la rampe d'accès à contresens, mais un arbre, abattu à la tronçonneuse, empêche tout passage.

Avec les passagers des deux voitures qui nous font face, nous parvenons finalement à dégager l'arbre. Encore deux barrages en feu à éviter en repoussant les poubelles renversées et nous retrouvons deux voitures de pompiers. Retour à l'hôtel, où tout semble si calme.

Vers 3h30 du matin (heure locale), les gendarmes mobiles rentraient à leur hôtel. Signe que la situation commençait à se calmer? "C'est toujours le bazar", soupirait l'un d'entre eux.

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Société Guadeloupe: "la paix peut revenir si la justice est là", estime Ségolène Royal AP | 22.02.2009 | 08:34

Ségolène Royal est arrivée en Guadeloupe où elle doit assister dimanche aux funérailles du syndicaliste tué cette semaine dans cette île des Antilles. "Je suis venue, d'abord, pour rendre hommage à un syndicaliste tué. Le sang a coulé ici" et "pour marquer aussi la présence ici de tous celles et ceux qui veulent que la justice pour que la paix revienne", a déclaré la candidate socialiste à la dernière présidentielle.

Pour Ségolène Royal, "la paix peut revenir si la justice est là, et si on s'écoute mutuellement, et si le respect revient en direction des peuples antillais et guyanais qui ont été très patients".

"Des solutions existent", a-t-elle souligné sur France Info, exprimant le souhait que "tous les enfants qui naissent ici, sur le territoire français des Antilles et de la Guyane, puissent avoir un avenir et que les parents puissent se dire: 'pour nos enfants, nous pouvons espérer le meilleur'".

Ségolène Royal va assister aux obsèques de Jacques Bino, le syndicaliste de la CGTG tué par balle dans la nuit de mardi à mercredi à Pointe-à-Pitre, à l'invitation de Jacques Bangou, le maire de Pointe-à-Pitre, ainsi que des leaders syndicaux", a précisé l'équipe de la candidate du PS à la dernière présidentielle sur son site "Désirs d'avenir".

La présidente de la région Poitou-Charentes doit aussi rencontrer le leader du collectif guadeloupéen LKP Elie Domota au cours de son déplacement.

Le corps de Jacques Bino a été exposé samedi pendant plusieurs heures au palais de la Mutualité de Pointe-à-Pitre. Les obsèques du syndicaliste doivent avoir lieu dimanche après-midi à Petit-Canal dans l'enceinte du stade où la dépouille a été présentée samedi après-midi pour une veillée mortuaire. AP

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Jégo: le RSA transformé pour l'outre-mer atteindra entre 80 et 100 euros 26 février 2009 10.00

PARIS (AFP) — Le secrétaire d'Etat à l'Outre-mer Yves Jégo a indiqué jeudi sur RMC que le RSA transformé pour l'outre-mer "en revenu supplémentaire temporaire d'activité" atteindrait "entre 80 et 100 euros" pour les bas salaires.

"On va réorganiser de façon temporaire le RSA pour le transformer en revenu supplémentaire temporaire d'activité pour fixer une base entre 80 et 100 euros pour tous les bas salaires", a déclaré M. Jégo.

A l'issue de plus de dix heures de négociations dans la nuit de mercredi à jeudi, l'Etat, le patronat et le collectif LKP qui mène la grève en Guadeloupe depuis le 20 janvier, sont parvenus à un accord définitif sur une hausse de 200 euros des bas salaires, principale revendication des grévistes.

Juste avant le début de la réunion, Matignon avait proposé un Revenu supplémentaire temporaire d'activité (RSTA) avec 80 euros mis par l'Etat jusqu'"à l'horizon 2011" avant un retour au revenu de solidarité active (RSA).

"Ce qui sera appliqué en Guadeloupe sera possible dans les quatre départements" ultramarins, a-t-il ajouté. "Il faudra ensuite que le patronat fasse sa part (...) pour qu'au-delà d'un an et demi, deux ans, trois ans éventuellement, ce soit l'entreprise qui prenne à sa charge ce qui sera un revenu RSA et qui redeviendrait un revenu de salaire", a-t-il expliqué.

M. Jégo a espéré qu'à la reprise des discussions à Pointe-à-Pitre, prévue à 14H30 locale (19H30 heure de Paris) "on va arriver à sortir enfin de ce conflit de six semaines".

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Selon un sondage OpinionWay-Le Figaro Magazine, 51% des Français de métropole sont favorables à l'indépendance de la Guadeloupe.
Guadeloupe : le sondage qui dérange Le Figaro-Magazine Albert Zennou 26/02/2009 | Mise à jour : 08:09 |

51% des Français de métropole sont favorables à l'indépendance, selon un sondage Opinion Way-Le Figaro Magazine.

C'est le sondage qui dérange, en métropole comme aux Antilles. Alors que la grève générale en Guadeloupe ne semble pas prendre fin, le sondage OpinionWay à paraître samedi dans Le Figaro Magazine donne une nouvelle dimension à ce conflit. À une courte majorité (51%), les Métropolitains se déclarent en effet favorables à l'indépendance de la Guadeloupe.

Les résultats sont encore plus nets auprès des électeurs de Nicolas Sarkozy au premier tour de l'élection présidentielle qui se prononcent à 58% en faveur de la sécession. Preuve que le conflit a durablement frappé les esprits hexagonaux.
À l'inverse, les habitants de la Guadeloupe sont très majoritairement attachés à la France avec plus de 80% d'opinions défavorables sur le sujet.

Paradoxalement, une nette majorité des Français de métropole (68%) considèrent la Guadeloupe comme un atout pour la France, car elle contribue à son rayonnement international. Ils ne sont que 32% à la percevoir comme un poids financier. Là aussi, l'appartenance politique est déterminante.

46% des électeurs de Sarkozy estiment que l'île est un poids contre 16% de ceux qui ont voté Royal en 2007. Et si les Métropolitains sont 50% à croire que l'Hexagone aide suffisamment l'île, les Antillais sont, eux, 63% à penser le contraire.

Plus généralement, les causes de ce conflit sont dues, pour 74% des Métropolitains contre 87 % des Guadeloupéens, aux inégalités et à la vie chère. À noter que l'héritage colonial et la ségrégation ne sont perçus comme cause essentielle que par 13% des habitants de l'Hexagone.

Les Antillais sont, eux, deux fois moins nombreux (5%) à y voir les raisons de l'embrasement social actuel. Les propositions du gouvernement pour sortir du conflit sont-elles adaptées ? 47% des Métropolitains les jugent insuffisantes, une proportion qui grimpe à 66% chez les Caribéens.

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Ouest-France.com mardi 03 mars 2009 Aux Antilles, le conflit qui dure, qui dure...

« Il faut savoir finir une grève », souligne le préfet de Guadeloupe. Mais le mouvement connaissait,hier, encore quelques « soubresauts ». Dimanche soir, espoir. En Guadeloupe, le LKP, le « collectif contre l'exploitation », semblait alors prêt à suspendre son mouvement qui dure depuis six semaines. Un record pour les Antilles. L'essentiel des revendications de l'intersyndicale ayant été satisfait. En particulier, la hausse de 200 € des bas salaires.

Cependant, côté patronal, seules des organisations minoritaires ont signé cet accord. Pas le Medef qui représente les principales activités économiques de l'île. Il prévient que les entreprises auront beaucoup de mal à se substituer, au bout de deux ans, aux primes de l'État et des collectivités locales pour assurer les 200 €.

Lundi, le LKP durcit le ton.
Du coup, les amis d'Élie Domota ont promis de passer « d'entreprise en entreprise » pour faire signer cet accord. Lundi matin, les partisans du LKP ont manifesté devant un vaste centre commercial, à 8 km de Pointe-à-Pitre. Mais ils ont trouvé portes closes et un hypermarché protégé par des gendarmes mobiles.

Méthodes musclées.
Des méthodes que le président du Medef en Guadeloupe, Willy Angèle, qualifie de « musclées ». Il affirme qu'« il n'y a pas eu de grève générale en Guadeloupe, mais une fermeture par la force des entreprises ». Le patronat redoute aussi les dépôts de bilan à venir. « Ils devraient se traduire par 10 000 à 14 000 suppressions d'emplois. »

L'UMP s'en mêle. À Paris, le parti du Président a réclamé un effort au patronat local qui, selon lui, « n'est pas le plus progressiste de France ».

Le préfet optimiste.
Le préfet Desforges veut pourtant croire qu'il s'agit de « derniers soubresauts ». Il a affirmé que le document contenant l'accord salarial était « prêt » à être communiqué au LKP. Pour lui, « il faut savoir finir une grève ».

Confusion en Martinique.
L'accord, qui paraissait jeudi à portée de main, continue d'achopper. Il varie entre 200 et 250 € d'augmentation des bas salaires. Et le président du Collectif du 5 février lie maintenant l'accord sur les salaires à un accord sur les prix dans la grande distribution...

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4,5 milliards de dollars pour reconstruire Gaza C.J. (lefigaro.fr) avec AFP 02/03/2009 | Mise à jour : 20:01 | Plus de 4.000 maisons ont été détruites à Gaza lors de l'offensive israélienne.

Ces fonds seront versés à l'Autorité palestinienne et non au Hamas. Les 75 donateurs ont pressé Israël de rouvrir «immédiatement» les points de passage avec le territoire.

La conférence de Charm El-Cheick sur la reconstruction de la bande de Gaza a «dépassé nos attentes », s'est réjoui lundi le chef de la diplomatie égyptienne. Alors que l'Autorité palestinienne réclamait 2.8 milliards de dollars pour la reconstruction du territoire dévasté par l'offensive israélienne « Plomb Durci » en janvier, les 75 donateurs, rassemblés dans la cité balnéaire égyptienne, ont promis 4,481 milliards de dollars pour les deux années à venir. Si on compte les engagements pris par le passé par les donateurs, le montant des sommes allouées atteint 5,2 milliards de dollars

Ces fonds, ont souligné les donateurs, devront être distribués grâce à des mécanismes déjà en place, via l'Autorité palestinienne et non par le Hamas islamique, maître de Gaza depuis son coup de force de 2007. Un isolement forcé mal perçu par le Hamas. Le mouvement islamiste a rejeté «toute exploitation politique» de l'aide, affirmant que les donateurs iraient «dans la mauvaise direction» en essayant de le contourner.

Parmi les grands donateurs, figurent les Etats-Unis avec une aide de 900 millions de dollars. La Commission européenne s'est engagée à débloquer une aide de 554 millions de dollars en 2009, alors que l'Italie a annoncé une contribution de 100 millions de dollars sur quatre ans. Les monarchies du Golfe devraient quant à eux donner 1,65 milliards de dollars sur cinq ans, dont un milliard provenant d'Arabie saoudite. La France a signé pour un déblocage immédiat de 25 millions d'euros d'aide budgétaire.

Sarkozy pour un sommet de relance de la paix

Sur le plan diplomatique, les donateurs ont pressé Israël de rouvrir «immédiatement» les points de passage avec Gaza pour permettre sa reconstruction. Ils ont aussi fait part de « leur inquiétude devant l'absence d'un accord de trêve» consolidant le cessez-le-feu qui a mis fin le 18 janvier à l'offensive israélienne. Les participants ont également insisté sur la nécessité d'une «réconciliation» entre le Hamas et l'Autorité palestinienne et de la résurrection du processus de paix entre les Palestiniens et Israël, où le gouvernement le plus à droite de l'histoire du pays est en cours de formation.

Le président français Nicolas Sarkozy a préconisé la tenue en Europe «d'un sommet de relance de la paix» en vue d'un accord sur un Etat palestinien viable. La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a souligné qu'»en accordant une aide humanitaire à Gaza, nous cherchons aussi à promouvoir les conditions dans lesquelles un Etat palestinien pourra aboutir».

L'Autorité palestinienne envisageait, avant la tenue du sommet de Charm El-Cheick, d'affecter au moins 1,3 milliard de dollars pour la reconstruction et le développement économique à Gaza et de consacrer 1,5 milliards pour combler le déficit budgétaire 2009. «Un simple retour au statu quo ante ne suffira pas. Nous devons mettre Gaza sur le chemin de la prospérité durable», a d'ores et déjà admis le premier ministre palestinien Salam Fayyad.

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MAIL INJURIEUX Insulte envers Rachida Dati : un mois avec sursis requis NOUVELOBS.COM | 04.03.2009 | 15:48

Un informaticien de 25 ans est jugé pour avoir envoyé un mail injurieux à l'un des collaborateurs de Rachida Dati. Plus que le contenu du courriel, il lui est reproché d'avoir utilisé une adresse mail grossière.

Un mois de prison avec sursis a été requis mercredi 4 mars, devant le tribunal de Paris, à l'encontre d'un informaticien de 25 ans, pour avoir injurié Rachida Dati dans un courriel envoyé à un de ses collaborateurs à la mairie du 7e arrondissement, dirigée par la ministre.

"Naze, naze, naze, le peuple aura votre peau!", avait écrit Damien Chiboub dans un e-mail envoyé le 31 juillet 2008 avec une adresse électronique utilisant des termes grossiers et insultants à l'égard de la garde des Sceaux (note dt, rachida-la-grosse-pute@wanadoo.fr selon Le Parisien, 5 mars 2009 p. 14).

Ce n'est pas le contenu du message, mais l'aspect jugé injurieux de l'adresse qui a incité à un dépôt de plainte au nom de la ministre de la Justice pour "outrage sur une personne dépositaire de l'autorité publique", a rappelé le président de la 28e chambre correctionnelle du tribunal.
Le jugement a été mis en délibéré au 29 avril.

"Traitement énergique"

Me Gilbert Collard, l'avocat du prévenu, absent à l'audience, a demandé la nullité de la procédure en fustigeant le "défaut d'impartialité de l'autorité d'enquête", en l'occurrence le procureur de la République soumis hiérarchiquement à la Chancellerie.

"Ce sont les agents de Mme Dati qui ont diligenté une affaire qui intéresse directement leur patron", a protesté Me Collard, rappelant le "traitement particulièrement énergique" subi par son client : garde à vue, perquisition à son domicile, saisie de son ordinateur personnel... La procureure Françoise Champonneaux a repoussé les arguments de Me Collard et de Damien Chiboub, qui avait expliqué aux enquêteurs avoir voulu "tester les limites de la liberté d'expression".

"C'est un outrage un peu gratuit. S'il est déçu des politiques, il peut rejoindre une association ou un parti politique", a-t-elle affirmé.

Interpellé chez son employeur, qui l'a ensuite licencié, Damien Chiboub avait très vite reconnu être l'émetteur du message et assuré regretter son geste.

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Créé le 04/03/09 - Dernière mise à jour le 05/03/09 à 19h11 Fin de la grève en Guadeloupe après 44 jours de crise

Le leader du LKP Elie Domota et le préfet Nicolas Desforges ont signé mercredi soir un accord appelant "à la reprise de l'activité normale" en Guadeloupe, après 44 jours de grève générale.

C’est la fin de 44 jours de grève générale en Guadeloupe. Vers 20H (locales) dans la salle du Port autonome de Point-à-Pitre, a eu lieu la signature du document appelant "à la reprise de l’activité normale."

Ce texte, extrêmement détaillé , compte 165 articles, et traite de sujets aussi divers que le prix de la baguette, l'embauche d'enseignants ou l'octroi de billets d'avions à prix réduits. Il récapitule les avancées obtenues depuis le dépôt, le 20 janvier, des 146 revendications du LKP pour accroître le pouvoir d'achat. L'accord "Jacques Bino", signé par les organisations patronales minoritaires, qui prévoit une augmentation de 200 euros des bas salaires, lui est annexé. Au total, l'effort financier de l'Etat pour répondre à la crise sociale aux Antilles, se chiffre à 847,9 millions d'euros, qui s'ajoute à l'enveloppe de quelque 16,5 milliards d'euros inscrite dans le budget 2009, selon le gouvernement.

"Aujourd'hui, c'est la lutte qui paye", a réagi M. Domota, à l'issue de la signature : "il faut continuer à rester mobilisés. Nous militons toujours pour l'extension de l'accord (Bino) dans toutes les entreprises de Guadeloupe", a-t-il souligné. Dimanche, il avait dit son intention d'aller "d'entreprise en entreprise" pour faire signer l'accord qui a notamment été rejeté par le Medef. Entre temps, l'organisation patronale avait fait un pas. Elie Domota, qui a porté le mouvement de contestation en Guadeloupe, a déclaré, à la signature de l'accord : "Ce sont les Guadeloupéens qui aspirent à transformer la vie et nous les accompagnons dans cette mission".

Par ailleurs, le préfet Nicolas Desforges s'est lui dit "soulagé, ému et content". Le secrétaire d'Etat à l'Outre-mer, Yves Jégo s'est réjouit de cet accord estimant que "le chemin pour aboutir à ce résultat aura été long et douloureux."

Il s'agit d'un "accord historique", selon Victorin Lurel, président PS du conseil général de Guadeloupe, qui "permet d'envisager une sortie par le haut de la crise sociale qu'a connue la Guadeloupe durant six semaines". "Le mouvement initié par le LKP est parvenu à obtenir ce que les parlementaires se sont épuisés en vain à demander au gouvernement, en particulier un contrôle renforcé des prix et des produits et services de première nécessité ou encore la mise en oeuvre du RSA (revenu de solidarité active) dès 2009", a-t-il écrit dans un communiqué.

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Publié le 08/03/2009 à 09:25 - Modifié le 08/03/2009 à 09:44 Le Point.fr Guadeloupe : ouverture d'une enquête judiciaire après les menaces de Domota lepoint.fr (source AFP)

Le Medef, tout comme trois autres organisations patronales, a dénoncé un "climat d'intimidation et de violences" de la part du LKP et de son leader Élie Domota, fer de lance de la grève générale en Guadeloupe.

Guadeloupe : Domota menace les chefs d'entreprise

"Soit (les chefs d'entreprise) appliqueront l'accord, soit ils quitteront la Guadeloupe. (...) Nous ne laisserons pas une bande de békés rétablir l'esclavage."
C'est en raison de ses propos tenus jeudi soir sur Télé-Guadeloupe qu'une enquête judiciaire pour provocation à la haine raciale a été ouverte contre Élie Domota, leader du Collectif contre l'exploitation LKP.

L'enquête - ouverte aussi pour tentative d'extorsion de signature pour l'accord sur la hausse des salaires - a été confiée aux gendarmes de la section de recherche de Pointe-à-Pitre. Ces derniers ont d'ailleurs saisi, samedi, les enregistrements des propos tenus par Élie Domota.

"J'ai ouvert une enquête (vendredi). C'est une enquête qui est relative aux propos tenus par M. Élie Domota (...) dont les termes sont de nature à constituer un délit", a précisé le procureur de la République de Pointe-à-Pitre, Jean-Michel Prêtre. Les menaces du leader du LKP Élie Domota à l'égard des chefs d'entreprise ont suscité l'indignation.

"Des propos de menaces vis-à-vis des chefs d'entreprise tels qu'ils ont été prononcés ne sont pas acceptables", a souligné samedi le secrétaire d'État à l'outre-mer Yves Jégo, contacté par lepoint.fr. Le préfet de Guadeloupe Nicolas Desforges et le porte-parole de l'UMP Frédéric Lefebvre se sont aussi inquiétés des dérapages verbaux d'Élie Domota.

Ce dernier a dénoncé les "opérations d'intimidation" menées par "des sortes de tontons macoutes du LKP en Guadeloupe", une allusion à la milice paramilitaire créée par un ancien dictateur de Haïti au début des années 1960 et connue pour son extrême violence envers les opposants politiques et les populations civiles.

Une "provocation", selon le LKP

Un des avocats du LKP, Me Patrice Tacita, a indiqué samedi soir ne pas être au courant de l'ouverture de cette enquête, estimant qu'une telle action judiciaire relèverait de la "provocation".

Si elle est confirmée, "nous allons déposer plainte nommément contre ceux qui ont déposé plainte, pour révisionnisme", a-t-il dit, estimant que les propos d'Élie Domota sur les békés reflétaient "la réalité historique".

Le LKP entend contraindre les entreprises à leur faire signer l'accord signé sur la hausse des bas salaires de 200 euros et a multiplié les menaces en ce sens cette semaine. Le Medef et d'autres organisations patronales refusent en effet d'appliquer l'accord.

Le dirigeant local du Medef Willy Angèle ne cesse de justifier son refus de signer ce document qui prévoit le financement d'une hausse salariale de 50 euros par les entreprises, 50 euros par les collectivités locales et 100 euros par l'État.

"Après ce que nous venons de vivre, il est très difficile pour les entreprises de prendre l'engagement de se substituer au bout de deux ans aux primes de l'État et des collectivités locales" et de verser la participation de 100 euros, répète Willy Angèle. Néanmoins, pour sortir de la crise, il a accepté le versement "de primes de vie chère qui évolueront entre 50 et 100 euros, de manière que cette problématique de bas salaires soit traitée".

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Le séjour des Sarkozy chez un banquier milliardaire au Mexique fait des vagues 20 minutes.fr Créé le 11.03.09 à 20h03 | Mis à jour le 12.03.09 à 11h28 |

POLEMIQUE - L'opposition mexicaine a saisi les autorités du pays pour obtenir des explications....

Après les vacances à Malte et celles à Wolfeboro, voilà une nouvelle escapade présidentielle qui ne manque pas de faire polémique. Les médias s'interrogent: qui a bien pu payer le week-end de Nicolas et Carla Sarkozy dans une résidence de luxe du sud-ouest mexicain avant la visite officielle à Mexico?

Le socialiste Mario di Constanzo, une figure de l'opposition mexicaine, annonce ce jeudi sur RTL avoir saisi les autorités de son pays pour obtenir des explications.

Séjour tenu secret

Ce séjour n'avait pas été révélé à la presse pour «des raisons de sécurité», selon l'Elysée. Mais Carla Bruni a éventé le secret, indiquait lundi le «Daily Telegraph», affirmant lors d'un gala de charité jeudi après-midi qu'elle s'envolait pour le Mexique dans la soirée.
Du coup, l'Elysée avait été contrainte de confirmer à l'AFP que le couple était bien arrivé dès le vendredi 6 mars dans la station balnéaire de Manzanillo, un rendez-vous touristique très couru au bord du Pacifique.

Or, selon RTL, le luxueux complexe du Tamarindo dans lequel le chef de l'Etat français et son épouse ont séjourné appartient au banquier milliardaire Roberto Hernandez Ramirez, l'une des plus grosses fortunes mexicaines.
La radio affirme d'ailleurs ce mercredi que le couple aurait d'abord séjourné dans l'hacienda du milliardaire, membre du conseil d'administration de Citigroup (une des plus grandes institutions financières de la planète).

«50.000 euros»

Montant de la note, selon «Mediapart» (article payant): 50.000 euros. L'Elysée affirme que ce séjour privé s'est déroulé «à l'invitation du président Caldèron».

Nicolas et Carla Sarkozy n'ont pourtant rejoint le président mexicain et sa femme que le dimanche midi pour un déjeuner «privé» aux alentours de Mexico. Interrogé par RTL, «un haut diplomate mexicain» affirme ainsi que «ce n'est sûrement pas la présidence du Mexique qui a payé pour un séjour hors d'une résidence de l'Etat mexicain».
Le couple a-t-il été invité aux frais de Roberto Hernandez Ramirez? Lequel serait soupçonné, selon Rue89, de s'être livré à des activités de narcotrafiquant dans les années 1990. C. F.

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OTAN : les justifications de Nicolas Sarkozy LE MONDE | 12.03.09 | 10h02 • Mis à jour le 12.03.09 | 10h06

Pour justifier sa décision de faire revenir la France dans la structure militaire intégrée de l'Alliance atlantique, Nicolas Sarkozy devait faire une triple démonstration : ce rapprochement ne brade en rien l'indépendance nationale ; il ne constitue pas une rupture avec ses prédécesseurs ; enfin, ce retour complet dans l'OTAN n'affaiblira pas la défense européenne.

Le président de la République, qui s'exprimait, mercredi 11 mars, lors d'un colloque organisé à l'Ecole militaire par la Fondation pour la recherche stratégique (FRS), a longuement insisté sur les deux premiers points, glissant rapidement sur le troisième.

Cette intervention du président, qui précède le débat formel prévu à l'Assemblée nationale le 17 mars, a pris la forme d'une longue réfutation, souvent agacée, des accusations dont il est l'objet.

La plus sensible est celle d'une trahison de l'héritage du général de Gaulle, puisque c'est le chef de la France libre qui avait décidé, en mars 1966, de quitter le commandement militaire de l'Alliance. "Qui peut prétendre savoir aujourd'hui ce que ferait le général de Gaulle ?", a demandé le chef de l'Etat.

Citant à plusieurs reprises Jacques Chirac et François Mitterrand qui, selon lui, ont initié ce rapprochement avec l'Alliance atlantique, M. Sarkozy a longuement évoqué les étapes de ce "processus continu" qui s'est fait "sans le dire" (la France a recommencé à siéger au comité militaire de l'Alliance en 1995). Lui, a-t-il souligné, abat ses cartes dans la transparence.

M. Sarkozy a consacré une grande part de son discours à réfuter l'accusation d'un "alignement" sur les Etats-Unis, et à expliquer que la décision symbolique pour la France de reprendre "toute sa place" dans l'OTAN, ne remet pas en cause l'indépendance nationale. Il n'a pas d'états d'âme à appartenir à la "famille occidentale", et estime que ce serait "folie" que de s'affranchir d'un accord de sécurité avec les Etats-Unis, via l'article 5 (le mécanisme de défense collective) du Traité de Washington.

Visiblement irrité, le président de la république s'est inscrit en faux contre la thèse selon laquelle la France aurait été obligée de participer à la guerre contre l'Irak, en 2003, si elle avait fait partie, à l'époque, de la structure militaire intégrée : "Mensonge ! Mensonge ! Contre-vérité !", s'est-il exclamé, en faisant manifestement allusion à Dominique de Villepin, alors ministre des affaires étrangères, qui a défendu cette thèse.

ÉCONOME D'EXPLICATIONS SUR LA DÉFENSE EUROPÉENNE

Il est temps pour la France de revenir dans la structure militaire intégrée, a assuré M. Sarkozy, parce que "c'est l'intérêt de la France et c'est l'intérêt de l'Europe", et parce que ce retour "conforte l'indépendance nationale". Une fois rentrés, a-t-il insisté, nous aurons notre place dans les grands commandements de l'OTAN.

Il n'a pas été plus précis, bien que l'on connaisse l'intention des Américains de confier à des généraux français le Commandement allié pour la transformation (de l'Alliance), basé à Norfolk, et le commandement régional de Lisbonne, chargé de la Force de réaction rapide (NRF).

Le premier est un commandement stratégique dont le rôle est important s'agissant de la modernisation de l'Alliance, alors que le second a perdu de sa pertinence, depuis que les alliés ne sont plus capables d'apporter des contributions militaires suffisantes à la NRF.

M. Sarkozy a été économe d'explications concernant la défense européenne, dont il avait dit, il y a un an, que sa relance était la condition du retour dans le commandement militaire de l'OTAN. "C'est fait", s'est-il borné à constater.

Or, au-delà des petites avancées européennes longuement rappelées par les ministres des affaires étrangères et de la défense, Bernard Kouchner et Hervé Morin, les deux projets qui incarneraient une véritable autonomie de la défense européenne - un quartier général chargé de la conduite et de la planification des opérations européennes, ainsi qu'une agence européenne de défense dotés de moyens substantiels - restent embryonnaires.

Nicolas Sarkozy ne s'est pas montré plus prolixe pour expliquer en quoi le retour de la France dans la structure militaire intégrée permettra une relance de la défense européene, laquelle bute sur une carence de capacités militaires. Si nous ne les développons pas, a-t-il constaté, celle-ci sera "une défense de papier". Il ne s'est pas davantage appesanti sur le risque, pourtant réel, que les alliés européens interprètent la décision française comme un constat d'échec de la défense européenne. Laurent Zecchini

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Elargissement. L'Alliance atlantique compte vingt-six membres. Elle doit accueillir la Croatie et l'Albanie, lors de son sommet de Strasbourg et Kehl, les 3 et 4 avril. D'autre pays, notamment l'Ukraine et la Géorgie, mais aussi la Bosnie, la Macédoine et le Monténégro, veulent rejoindre l'OTAN.

La situation de la France. Elle assiste au comité militaire depuis 1992, et le chef d'état-major des armées y siège depuis 1996. En 2004, des militaires français ont été insérés dans la structure militaire intégrée. Paris n'a pas de représentant au Comité des plans de défense (DPC), ni au groupe des plans nucléaires (NPG). La France est le quatrième contributeur financier et militaire de l'Alliance atlantique.

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Publié le 19/03/2009 08:23 - Modifié le 19/03/2009 à 21:54 | LaDepeche.fr Sarkozy en guerre contre les bandes violentes À Gagny, le chef de l'État annonce 16 mesures.

Nicolas Sarkozy a présenté 16 mesures visant à sanctuariser les écoles contre les bandes au commissariat de Gagny.
Une semaine après l'invasion violente par une vingtaine de jeunes, du lycée professionnel Jean-Baptiste Clément (12 blessés), Nicolas Sarkozy est revenu à Gagny en banlieue parisienne, pour annoncer une batterie de seize mesures destinées à lutter contre les bandes violentes et « sanctuariser » les établissements scolaires.
À commencer par le durcissement des peines encourues par les par leurs membres : jusqu'à 3 ans d'emprisonnement pour appartenance à une bande « en connaissance de cause. »

222 groupes identifiés en France

Concernant les intrusions dans les établissements scolaires, le chef de l'État a signifié qu'elles ne devaient plus être classées comme contravention pour devenir délit. « Ce qui s'est passé à Gagny doit nous servir de leçon », a-t-il déclaré. Le filtrage et le contrôle aux entrées des établissements seront renforcés.
75 systèmes municipaux de vidéo protection et surveillance de quatre cents établissements scolaires seront mis en place. Un fichier des violences urbaines sera créé et les cent à deux cents établissements scolaires les plus touchés devront être identifiés sous dix jours.

D'autres mesures prévoient la mise en place d'une police d'agglomération et la création de « groupes spécialisés » pour traiter les violences urbaines et des bandes.
D'ici fin 2010, une centaine d'unités territoriales de quartier (Uteq, comme il en existe déjà huit en France) verront le jour ainsi que 23 compagnies de sécurisation de fonctionnaires chacune, formés au maintien de l'ordre dans les quartiers sensibles.

Il y aurait 222 groupes organisés de ce type en France, soit environ 2 500 membres permanents, et autant d'«occasionnels » selon le ministère de l'Intérieur. La plupart sont installées en région parisienne (80 %) et sont constituées pour moitié de mineurs, de personnes désocialisées, promptes à attaquer « tout ce qui représente l'autorité, l'État et notamment les policiers », a précisé Michèle Alliot-Marie, ministre de l'Intérieur, qui accompagnait hier le chef de l'État, ainsi que les ministres de l'Éducation, Xavier Darcos, et de la Justice, Rachida Dati.

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liberation.fr 19/03/2009 à 23h18 Nicolas Chapuis et Marie Piquemal Fin de manif sous les lacrymos à Paris A la tombée de la nuit jeudi, les CRS sont intervenus pour disperser les derniers manifestants, place de la Nation à Paris. Près de 300 personnes ont été interpellées selon la préfecture de police.

Il est toujours difficile d'arrêter des manifestants en colère. A Paris, jeudi soir, la protestation s'est terminée par l'intervention musclée des CRS. Et de nombreuses interpellations. Récit.

17h30, place de la Nation.

Les bus des fédérations syndicales repartent dare-dare vers la banlieue. Et avec eux le gros des troupes et leurs banderoles géantes. Restent les autres, qui arrivent à Nation par petits groupes décousus. Fatigués d'avoir marché et crié toute l'après-midi, certains -surtout des jeunes- s'assoient à même le sol, sur le terre-plein central de la place, près de la fontaine.

Tout en trempant leurs chips dans une sauce au guacamole, deux jeunes étudiants restent sur leur faim. «C'est bizarre les manifs chez vous, vous marchez pendant des heures, et puis rien. Tout le monde se casse, comme ça.» Geneviève est québécoise, elle étudie le théâtre à Montréal. De passage à Paris, elle n'a pas raté une miette de la manif. Epatée de voir autant de monde dans la rue: «à Montréal, le maximum qu'on ait fait, c'est 200 000 personnes, contre la guerre en Irak». Mais un peu déçue que rien ne soit organisé pour clôturer la journée. «Chez nous, il y a toujours une scène avec de la musique et des gens qui lisent des textes engagés...»

«J'avais besoin de gueuler un bon coup»

Sur le parapet, les places sont chères. Dalida, 46 ans: «J'ai soif après avoir tant crié, et je peux même pas me payer un coca. On compte tout, on se plaint tout. Les vacances, le cinoch, et même un cornet de frites à la manif. C'est pas une vie.» Elle est sans emploi depuis 2006, enchaîne les petits boulots au black quelques heures par-ci par-là. «Aujourd'hui, j'avais vraiment besoin de gueuler un bon coup. Ça fait du bien. Mais on a beau faire du bruit, le gouvernement ne nous écoute pas.»

Pendant ce temps, plusieurs jeunes jouent les singes en escaladant la fontaine, histoire de poser avec leur pancarte devant les photographes. S'il fallait en choisir une: «Non au bouclier fiscal, oui au bouclier social».

Posé sur un coin de pelouse avec ses potes, Guillen, 28 ans, a les joues rouges (à cause du soleil de la journée, et de l'alcool aussi). Il est infirmier urgentiste à l'hôpital Bichard, à Paris. «On est débordé, dégoûté et découragé». Voilà pour résumer, son état d'esprit aujourd'hui. Il travaille depuis un an tout juste et pense déjà à se réorienter. «On est en train d'étouffer l'hôpital public, en poussant le personnel à se tourner vers le privé. Je ne veux pas continuer à assister à ça.»

19h30, les CRS chargent

La nuit commence à tomber, le froid aussi. Toujours perchés sur la fontaine, une poignée de jeunes lancent des classiques: «et ils sont où, et ils sont où les CRS». Pas très loin, en fait. Sans que personne ne s'en aperçoive, les camions des forces de l'ordre ont en effet encerclé la place, bloquant méthodiquement chaque accès. La police laisse les manifestants partir, mais personne ne peut entrer.

La tension est vite montée. Des poubelles en feu, et des bouteilles en verre qui volent. Il est 19h30 environ quand les CRS commencent à charger, utilisant à plusieurs reprises les gaz lacrymo.

Les manifestants rebelles sont vite encerclés et maîtrisés par les CRS bien plus nombreux. Près de 300 personnes ont été interpellées selon les chiffres de la Préfecture, dont un homme violemment traîné par terre sur plusieurs mètres avant d'être menoté. 49 manifestants font l'objet d'une procédure judiciaire, les autres sont laissés libres après des procédures de vérification d'identité. 21 heures 30, les dernières poubelles en feu sont éteintes, la place de la Nation a retrouvé son calme.

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Sarkozy à Saint-Quentin : un meeting à 400.000 euros ? S.L. (lefigaro.fr) avec AFP, AP 25/03/2009 | Mise à jour : 19:04

Un député PS, spécialiste des dépenses de l'Elysée, estime que le déplacement du chef de l'Etat mardi soir à Saint-Quentin à coûté plusieurs centaines de milliers d'euros.

Combien coûte un déplacement de Nicolas Sarkozy, comme celui effectué mardi soir à Saint-Quentin, dans l'Aisne? Pour le député apparenté socialiste René Dosière, qui s'est fait connaître par ses chiffrages des dépenses de l'Elysée, il faut compter environ 400.000 euros.

«C'est un ordre de grandeur», précise-t-il. Pour obtenir ce chiffre, René Dosière a additionné le coût du déplacement des 1.300 policiers, CRS et gendarmes (300.000 euros) à celui des frais annexes : invitations envoyées à plus d'un millier de militants UMP de la région, cocktail à l'issue du discours... «Le président de la République s'est adressé au cours d'un meeting aux allures électorales à 4.000 sympathisants UMP qui avaient tous reçu par la poste un carton d'invitation», fustige le parlementaire.

Manque à gagner dans les commerces

Autre information qui n'est pas comptée par l'élu : le manque à gagner pour les commerces de Saint-Quentin, dont le centre-ville a été bouclé une partie de la journée (lire le récit des mesures dans la ville sur le site du journal l'Union). «Est-il honnête, est-il moral d'utiliser autant de moyens publics pour un déplacement dont la finalité était partisane?», a demandé René Dosière à Michèle Alliot-Marie.

Réponse de la ministre : «Mon rôle, c'est de permettre à chacun de participer à des événements ou à des manifestations sans qu'il y ait de violence, et par conséquent, il me revient, en liaison avec les préfets, d'apprécier ce que sont les moyens nécessaires».

Quant au coût avancé par le député, «il est inscrit tout naturellement dans le budget que vous votez chaque année», a expliqué la ministre, sans faire plus de commentaire sur le chiffrage. Les services de l'Elysée n'ont pas non plus fait de déclaration ni contesté ce chiffre.

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Sarkozy prône une «éthique du capitalisme» Charles Jaigu lefigaro.fr 25/03/2009 | Mise à jour : 10:23 |

Nicolas Sarkozy a défendu les valeurs de «l'effort, de la responsabilité, de l'honnêté», devant 4 500 personnes, mardi à Saint-Quentin.
Mardi soir, à Saint-Quentin, le chef de l'État a fait la pédagogie de son plan de relance.

Quand l'économie va mal, il faut se tourner vers les «valeurs». Nicolas Sarkozy, mardi soir, à Saint-Quentin, est revenu aux deux valeurs qui ont été au cœur de sa campagne : le travail et la responsabilité. Il s'est longuement réclamé de l'une et de l'autre pour accuser ceux qui les discréditent : les capitalistes sans scrupules, les entrepreneurs qui ne sont pas «responsables», mais aussi les manifestants qui, en Guadeloupe, choisissent «l'intimidation» et «menacent la sécurité des biens et des personnes», ou les «voyous» qui «rouent de coups un professeur». Ou encore ceux qui seraient tentés de «céder à la démagogie» et au «populisme» en ne pensant qu'à leurs «difficultés et leurs intérêts».

Nicolas Sarkozy a plusieurs fois appelé au retour à une «éthique du capitalisme», qui serait une «éthique de l'effort, de la responsabilité, de l'honnêteté». «La dictature des marchés, ce n'est pas la liberté», s'est-il exclamé. Les dirigeants qui «préparent un plan social» et perçoivent malgré tout de «grosses rémunérations» sous forme de «bonus» ou de «parachutes dorés», «cela n'est pas responsable, pas honnête», condamne le chef de l'État, qui a réclamé un «devoir d'exemplarité ». Et si l'exemplarité venait à faire défaut, Sarkozy s'est dit prêt à intervenir. En particulier, il proposera à l'automne une loi sur le partage des profits, faute d'accord entre patronat et syndicats sur ce thème d'ici à juin. De quoi contrarier fortement la présidente du Medef, Laurence Parisot, qui refuse toute négociation sur le sujet.

Le gouvernement n'a «pas commis d'erreurs»

Ce grand discours de la crise, prononcé mardi devant environ 4 500 personnes, intervient six mois après le discours de Toulon, en septembre au début de la crise. Un exercice de pédagogie qui a été l'occasion de dresser la longue liste des initiatives déjà prises par l'État depuis la chute de la banque d'affaires américaine Lehman Brothers. Avec, en leitmotiv, l'affirmation que le gouvernement n'a «pas commis d'erreurs» depuis septembre. Au moment où les premières mesures de solidarité entrent en application, Sarkozy a retracé l'historique des dépenses supplémentaires consenties par l'État. Il a expliqué qu'elles préparent aussi la France pour «la sortie de crise»

Et il a brocardé, au passage, l'opposition. «Comme elle paraît dérisoire aujourd'hui la polémique sur l'argent que l'État a prêté aux banques», a-t-il lancé, en soulignant que cet argent allait rapporter «en année pleine, 1,4 milliard d'euros». Il a aussi jugé «étrange» la «perte de sang-froid de ceux qui en pleine panique financière me demandaient de nationaliser toutes les banques», quand finalement «l'État n'a eu à prendre le contrôle que d'une banque».

Il s'est félicité d'avoir dégrippé le crédit et il a promis d'utiliser le Fonds stratégique d'investissement, créé en décembre, pour «investir 10 millions d'euros dans Heuliez». Des initiatives qui, selon Sarkozy, sont conçues «pour la France qui travaille malgré l'angoisse» et pas seulement pour ceux «qui protestent». «Si la situation devait se dégrader encore, nous ferions davantage», a-t-il promis.

Mais, en attendant, le président a tenté mardi de convaincre les Français que les investissements consentis par le plan de relance étaient «l'occasion historique de rattraper nos retards». Qu'il s'agisse par exemple du système de transport francilien - à propos duquel il s'exprimera le 29 mars - ou des restructurations industrielles, il a annoncé la création de «commissaires à la réindustrialisation». Le président s'est dit en outre favorable à une «taxe carbone» qui «permettra de faire participer les importations au financement de notre protection sociale» et de lutter contre le «dumping environnemental».

Dans ce discours sur les «valeurs», Sarkozy a voulu rassurer ses électeurs de droite, en promettant qu'il continuerait de «réduire la bureaucratie» en ne remplaçant pas un fonctionnaire sur deux, et qu'il maintiendrait le bouclier fiscal.

Mais, mardi, Nicolas Sarkozy ne s'est pas voulu de droite. Au nom du rassemblement, il avait d'abord en tête «cette majorité silencieuse qui n'a pas les moyens de se mettre en grève (ou) de manifester» qui l'a porté au pouvoir.

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Vendredi 27 Mars 2009 Sarkozy, "la Françafrique décomplexée" Propos recueillis par Marianne ENAULT leJDD.fr

Lors de son discours prononcé devant le Parlement congolais à Kinshasa jeudi, Nicolas Sarkozy a proposé "une nouvelle donne" aux Africains. Déjà, au Cap en février 2008, il avait dit vouloir "changer le modèle des relations entre la France et l'Afrique". Qu'en est-il réellement? LeJDD.fr a posé la question à Jean "Denard"*, co-fondateur de la Cellule Françafrique (voire note).

Nicolas Sarkozy a encore une fois proposé "une nouvelle donne" aux Africains. Depuis le discours du Cap, celle-ci s'est-elle concrétisée?

Certaines choses évoluent, comme par exemple la renégociation des accords de défense, même si les conditions de la transparence ne sont pas réunies. Pour le reste, on assiste à la continuité d'une politique guidée exclusivement par des intérêts économiques.

Le président veut "abolir ce que le passé a laissé d'obscurité" sans pour autant prôner "la liquidation d'une relation ancienne et fraternelle"...

Sarkozy refuse, selon ses mots, la repentance. Or, il n'y a pas de relation possible avec l'Afrique si on ne regarde pas le passé. Au Tchad, au Rwanda, au Congo Brazzaville, la France s'est rendue complice de régimes criminels. Aller dire à Denis Sassou-Nguesso [le président du Congo Brazzaville, ndlr] qu'il ne faut pas s'appesantir sur le passé, lui qui dans les années 1990 a participé à l'épuration ethnique dans son pays, c'est donner un blanc-seing à ce genre de pratiques.

En janvier, Nicolas Sarkozy a évoqué le nécessaire "partage des richesses" de la République démocratique du Congo avec ses voisins. Face au tollé provoqué par ces propos, il s'est contenté jeudi d'évoquer une "mise en commun des ressources"

Depuis 15 ans en RDC, la guerre a fait plus de 3 millions de morts, l'équivalent d'un 11-Septembre tous les jours. Le peu d'attention politique et médiatique autour de cette région est consternant. Le fait que Nicolas Sarkozy, mais aussi Barack Obama, se penchent aujourd'hui sur cette question est en soi positif. Mais il faut bien sûr regarder le contenu.
Le sentiment des Congolais est légitime: depuis dix ans, leur territoire est pillé et aujourd'hui on voudrait inscrire ce pillage dans la loi. Mais est-ce qu'il ne faut pas en passer par là pour que cesse le bruit des armes? La priorité est de contrôler les ressources issues de l'extraction minière.
On ne résoudra pas le conflit sans s'attaquer à la dimension économique de la guerre. Mais il y a une volonté évidente de la France d'une présence plus forte de ses entreprises dans la région.

"Un soutien au chef d'Etat congolais"

Le président s'est ensuite rendu au Congo, à quelques semaines de l'élection présidentielle. Il a tout fait, pourtant, pour nier le caractère politique de cette visite...

Le régime congolais représente ce qui se fait de pire sur le continent africain. Le président soudanais, Omar el-Béchir, n'a rien à lui envier. Sa place est davantage devant la Cour pénale internationale qu'à l'Elysée. Le fait que Sarkozy aille lui décerner la palme de la stabilité démocratique, ça fait mal. Et ce d'autant plus que cette visite intervient alors que la justice française doit se prononcer sur la recevabilité de la plainte concernant les biens mal acquis de certains dirigeants africains, dont Denis Sassou Nguesso. La visite est immanquablement perçue comme un soutien au chef d'Etat congolais.

A Brazzaville, Sarkozy a déclaré que la démocratie et les droits de l'Homme faisaient partie "de notre héritage commun".

C'est hallucinant. Mais ce double discours n'est pas nouveau. En Afrique, la France a toujours défendu la démocratie tout en soutenant des régimes peu recommandables. Sarkozy se situe dans la continuité de ses prédécesseurs.

Ces derniers temps, la société civile congolaise a fait l'objet d'une violente répression...

La situation est délétère. Des incendies extrêmement suspects ont visé les maisons de plusieurs opposants. La femme et les enfants d'un journaliste franco-congolais, Bruno Ossebi, sont morts dans un incendie. Blessé, il est étrangement mort la veille de son rapatriement sanitaire en France. La maison d'un autre membre de la société civile congolaise a été incendiée près d'Orléans...
Nicolas Sarkozy a beau dire que la France n'a pas de candidat au Congo, quand on rend visite à un dictateur à quelques semaines d'une échéance présidentielle, ça ressemble à un soutien.

Troisième pays visité par le président, le Niger, où Areva doit exploiter la plus grande mine d'uranium au monde...

Il est évident que le sort des populations du Niger préoccupe moins Sarkozy que les parts de marché d'Areva. Anne Lauvergeon [la P-DG d'Areva, ndlr] est de toutes les sauteries présidentielles. Il n'est pas un voyage sans qu'elle ne signe un gros contrat. Avec Sarkozy, on est, comme le dit l'association Survie**, dans une Françafrique décomplexée. Avant, on cherchait à masquer sa stratégie de domination par un discours sur le développement, aujourd'hui non.

Dans une logique du pire... la Françafrique décomplexée pire que la Françafrique?

Ce qui nous préoccupe, c'est le sort des populations. Pour elles, que cette politique se cache ou non derrière de bonnes intentions importe peu. Pendant la campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy a promis la rupture avec la Françafrique. Au soir de sa victoire, il a dit qu'il ne laissera jamais tomber un défenseur des droits de l'Homme. Aujourd'hui, au nom du cynisme et des intérêts supérieurs des grandes multinationales, le silence prévaut.

Joyandet défend "les intérêts économiques" de la France

Tout en maintenant ce lien avec ses anciennes colonies, la France cherche aussi à se développer ailleurs en Afrique...
Il est évident qu'à partir du moment où la politique française en Afrique est essentiellement dominée par un souci d'expansion économique, la France ne va pas s'arrêter à ses anciennes colonies. Il y a une volonté claire de s'implanter dans les pays anglophones. C'est ce qu'il faut comprendre quand Alain Joyandet, secrétaire d'Etat à la Coopération, s'émeut que l'aide au développement française en Tanzanie ne serve pas aux entreprises françaises.

Aurait-il oublié l'intitulé de sa fonction?

Il ne l'a pas oublié, il n'est jamais entré dedans. Pour plaire, vraisemblablement à Omar Bongo [le président du Gabon, ndlr], Sarkozy a écarté Jean-Marie Bockel, qui n'avait pourtant fait que répéter les propos du candidat Sarkozy.
Pour le secrétariat d'Etat à la Coopération, le président a cherché un fidèle allié, quelqu'un sans connaissance - ni préoccupation - des questions de développement. Il a été nommé en raison de sa docilité envers l'Elysée. Et en tant qu'ancien homme d'affaires, il défend les intérêts économiques de la France en Afrique.
Mais quand un gouvernement dit que l'aide au développement ne doit pas servir au développement mais aux entreprises françaises, il n'y a personne pour s'émouvoir.

*Plusieurs citoyens français, dont certains membres d'ONG ou d'associations, ont fondé pendant la dernière campagne présidentielle la Cellule Françafrique, allusion pas du tout voilée à la "Cellule Afrique" de l'Elysée, au sein de laquelle ils dénoncent la politique de la France en Afrique. Tous ont pris des noms "d'éminents membres de la Françafrique". Jean "Denard", du nom du mercenaire français Bob Denard, est l'un des fondateurs de cette cellule. Il est également spécialiste des questions de développement en Afrique au sein d'une grande ONG française.

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Le G20 sanctionnera les paradis fiscaux non coopératifs lefigaro.fr Aurélie Pagny (avec AFP) 02/04/2009 | Mise à jour : 17:22 |

Les paradis fiscaux ne partageant pas leurs informations fiscales seront sanctionnés. L'OCDE va publier dans les heures qui viennent une liste des paradis fiscaux, a annoncé Nicolas Sarkozy à l'issue du sommet de Londres.

Le G20, réuni à Londres depuis jeudi, devrait décider de sanctionner les paradis fiscaux non coopératifs. «Je pense que le sommet du G20 décidera des sanctions contre les pays qui ne coopèrent pas», a indiqué Stephen Timms, le secrétaire au Trésor britannique. Il a en outre ajouté que «le moment venu, nous produirons une liste des pays qui ne coopèrent pas». Selon une source diplomatique, «le dossier est très compliqué». Certains pays, qui ne sont pas membre de l'OCDE, auraient des difficultés avec la publication d'une liste. «Il y a des discussions sur les critères et sur la légitimité de ceux qui font la liste», a confié cette source diplomatique, évoquant un problème «d'appropriation du process par certains membres du G20». En l'occurrence, ces propos, confirmés par une autre source diplomatique, viseraient la Chine.

Publication prochaine de trois listes

Les chefs d'Etat et de gouvernement ont en outre autorisé l'Organisation pour la coopération et le développement économique (OCDE) à publier prochainement des listes des paradis fiscaux en fonction de leur degré de respect des normes de transparence, a-t-on appris de source diplomatique européenne. «Le G20 a accepté que l'OCDE soit chargée de publier cette liste de façon imminente», a déclaré ce diplomate. La France et l'Allemagne avaient particulièrement insisté sur la nécessité d'un accord sur ce point particulier. Jeudi matin, la Chine, par la voix de son ministère des Affaires étrangères, s'était dite prête à soutenir cet effort particulier, tout en soulignant qu'elle n'envisageait pas que ses territoires de Hong Kong et Macao soient considérés comme des paradis fiscaux.

L'organisation Oxfam France a appelé les dirigeants du G20 à publier une liste noire des paradis fiscaux, estimant que «sans liste, aucune sanction n'est possible», alors que cette question fait fortement débat au sommet du G20. Oxfam a déploré que le G20 semble prêt à «renoncer à cette publication» alors qu'une liste est nécessaire pour «définir l'ensemble des paradis fiscaux selon les différentes formes d'opacité qu'ils offrent, seul moyen de mettre en oeuvre par la suite une série de sanctions efficaces».

Assouplissement du secret bancaire en Europe

En mars, l'OCDE avait fourni à la présidence du G20 une liste d'une trentaine de paradis fiscaux incluant la Suisse, le Luxembourg, l'Autriche, Hong Kong et Singapour. Les pays visés par cette liste sont «ceux qui ne fournissent pas d'information bancaires aux autorités fiscales des autres pays dans le cadre d'une affaire d'évasion fiscale», selon l'OCDE. Dans la foulée de cette liste, plusieurs pays concernés, dont la Suisse, le Luxembourg ou encore l'Autriche ont annoncé des mesures visant à assouplir leur secret bancaire. Le Liechtenstein, Andorre et Monaco, les trois pays européens à faire partie de la liste noire des paradis fiscaux non coopératifs ont également pris des engagements pour l'échange d'informations fiscales. La petite principauté alpine a commencé mercredi les négociations avec le Royaume-Uni sur l'échange d'informations fiscales.

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03 avril 2009 lemonde.fr Des paradis fiscaux sur liste et ailleurs

Quelques heures après la fin du G20, l’OCDE a publié jeudi soir 2 avril des listes de paradis fiscaux et autres juridictions plus ou moins coopératifs. Ni Macao ni Hong Kong n’y figurent. Les critères diplomatiques l’ont donc emporté sur les critères fiscaux et bancaires. Pékin veillait au grain.

En revanche, trois pays membres de l’Union européenne – Autriche, Belgique et Luxembourg – sont, avec la Suisse, les incontestables vedettes d’une liste remarquable. Huit pays appelés « autres centres financiers » : on ne saurait donc les confondre avec de vulgaires paradis fiscaux, appellation dont la Suisse se défend bec et ongle depuis presque aussi longtemps qu’elle en est un.

Ces huit pays, tout comme Macao et Hong Kong, ont tout récemment informé l’OCDE de leur intention de se ranger à ses principes. Ils se sont engagés à renégocier leurs conventions bilatérales, afin de s’y engager à répondre favorablement aux demandes de renseignements fiscaux de ses partenaires, lorsque ceux-ci peuvent étayer leurs soupçons à l’égard d’un contribuable donné.

Mais cette bonne volonté a été jugée trop récente. Il est vrai qu’elle ne s’est pas encore traduite par la signature de nombreuses conventions bilatérales : cinq pour Brunei, une pour la Belgique. Avec treize conventions déjà signées, Jersey, Guernesey et l’Ile de Man, ont fait leur entrée dans la liste des quarante pays vertueux, comme l’Allemagne, les Etats-Unis, la France, ou la Chine.

La Chine ?

Oui, la Chine, lestée toutefois de cet amusant renvoi de note : « Excluant les zones administratives spéciales qui se sont engagées à appliquer les normes fiscales internationales ». Et voilà comment Hong Kong et Macao sont anonymement exclus de la liste blanche, sans entrer toutefois dans la liste grise. Le paradis, c’est « ailleurs ».

Enfin il y a une liste noire : Costa-Rica, Malaisie, Philippines et Uruguay, qui n’avaient pas eu la présence d’esprit de faire connaître leurs bonnes intentions avant la réunion du G20. Quant à Israël, qui figura jusqu’en 2003 parmi les pays blanchisseurs d’argent sale, il n’est nulle part lui non plus : ni blanc, ni gris, ni noir.

La publication de ces listes constitue-t-elle un progrès ? Pas pour l’Union européenne, en tous cas, dont les conflits fiscaux internes se règlent désormais… au G20. On n’en serait pas là si la France et l’Allemagne avaient été moins laxistes en 2001, lorsque fut conclu l’accord européen sur la fiscalité de l’épargne : l’Autriche, la Belgique et le Luxembourg furent alors dispensés de l’échange automatique de renseignements fiscaux entre Etats membres, jusqu’à ce que la Suisse, Andorre, Saint Marin, Monaco et le Liechtenstein y consentent eux-mêmes – ce qui peut faire longtemps.

Enfin le communiqué du G20 proclame un peu hâtivement que « l’ère du secret bancaire est révolue ». Or le Royaume Uni figure dans la liste blanche, bien que la City soit le premier centre offshore du monde ; et que les riches étrangers établis à Londres bénéficient d’une exonération fiscale totale de leurs revenus.

En réalité, l’initiative du G20 fige pour très longtemps la situation créée par les travaux de l’OCDE. L’échange automatique d’informations fiscales - la seule mesure qui vaille comme on le sait depuis quatre-vingts ans – va devenir très vite une notion obsolète. C’est la demande au cas par cas qui prévaut, interdisant la « pêche aux renseignements ». Ce n’est pas la fin du secret bancaire, seulement une légère porosité, quasiment mesurable : 250 fraudeurs américains coincés en Suisse pour 53.000 intouchables.

Quant aux entreprises multinationales, dont l’optimisation fiscale guide maintenant la conception même des produits, elles continueront de jouer une partie très inégale contre les administrations fiscales. Comment ces dernières nourriront-elles leurs dossiers de demandes de renseignements fiscaux ? Ce sont les mêmes cabinets d’audit qui certifient leurs comptes et leurs conseillent les meilleurs techniques d’évasion.

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Paradis fiscaux: les grandes places échappent à la liste noire 3 avril 2009 8.00 AFP

PARIS (AFP) — Dans la foulée du G20 de Londres, l'OCDE a publié jeudi une liste noire des pays "fiscalement non coopératifs" dont sont absents les paradis fiscaux les plus connus, qui avaient cédé à la pression internationale ces dernières semaines en assouplissant leurs législations.

Lors du sommet de Londres jeudi, les pays du G20 se sont engagés à "agir" contre les juridictions non-coopératives, dont les paradis fiscaux, laissant le soin à l'OCDE de publier la liste des pays concernés.

Dans la soirée, l'Organisation de coopération et de développement économiques a rendu publique une "liste noire" de quatre pays n'ayant pris aucun engagement de se plier aux standards internationaux sur le plan fiscal : le Costa Rica, la Malaisie, les Philippines et l'Uruguay.

Les places financières habituellement les plus visées en matières d'évasion fiscale figurent, elles, sur une deuxième liste regroupant les pays ayant pris des engagements mais ne les ayant pas "substantiellement" mis en oeuvre.

Cette liste "grise" de 38 pays comprend notamment Monaco, le Liechtenstein, la Suisse et le Luxembourg.

Au cours des dernières semaines, plusieurs Etats dans le collimateur de la communauté internationale ont donné des gages de bonne volonté pour éviter d'être épinglés par l'OCDE dans la liste "réactualisée" que les grands pays lui réclamaient.

La question des paradis fiscaux, "trous noirs de la finance", avait ressurgi en novembre 2008, au plus fort de la crise financière, lors d'une réunion de 17 pays à Paris, organisée à l'initiative de l'Allemagne et de la France. Les Etats participants avaient demandé à l'OCDE de "réactualiser" d'ici à mi-2009 sa "liste noire" des paradis fiscaux non coopératifs, à laquelle Berlin souhaitait alors ajouter la Suisse.

Une précédente liste avait été publiée au début des années 2000 par l'OCDE. Mais elle ne comptait plus que trois pays -- Monaco, Andorre et le Liechtenstein--, de nombreux Etats ayant, au fil des ans, été rayés de ce classement après avoir pris des engagements de transparence.

Redoutant de figurer sur la liste "réactualisée", la Belgique, l'Autriche, le Luxembourg ou la Suisse, mais aussi le Liechtenstein ou Andorre, ont ainsi annoncé coup sur coup un assouplissement de leurs législations nationales sur le secret bancaire.

Le Luxembourg et l'Autriche ont de leur côté accepté de coopérer avec les autres pays en échangeant des informations bancaires en cas de soupçons de fraude fiscale. Monaco a, pour sa part, accepté de négocier un accord d'échange de renseignements en matière fiscale avec l'Union européenne.

Quant à la Suisse, elle a annoncé qu'elle allait se conformer aux standards de l'OCDE.

"Quatre pays seulement figurent sur la liste noire" et la liste grise "est étonnamment longue", a souligné l'association Oxfam-France dans un communiqué, déplorant que "les gages minimum donnés ces dernières semaines (aient), semble-t-il, suffi à convaincre les leaders du G20".

Immédiatement après la publication de la liste, le président de la banque centrale de l'Uruguay, Mario Bergera, a vivement réagi. "L'Uruguay n'est pas un paradis fiscal", a déclaré M. Bergera au cours d'une conférence de presse.

Quatre critères sont d'ordinaire retenus par l'OCDE pour définir un paradis fiscal: des impôts insignifiants ou inexistants, l'absence de transparence sur le régime fiscal, l'absence d'échanges de renseignements fiscaux avec d'autres Etats et le fait d'attirer des sociétés écrans ayant une activité fictive.

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Publié sur Rue89 (http://www.rue89.com) Quand Sarkozy l'avocat ne méprisait pas les paradis fiscaux Par David Servenay Créé 04/02/2009 - 01:46 Lorsqu'il exerçait comme avocat, Nicolas Sarkozy accompagnait ses clients fortunés pour gérer leurs affaires en Suisse.

Il y a à peine dix ans, un avocat français accompagnait parfois ses fortunés clients en Suisse, au bord du lac Léman. Nicolas Sarkozy traversait son désert politique, il avait alors repris sa robe d'avocat. Une autre vie, où le président français trouvait bien des avantages au paradis fiscal helvétique. Certains banquiers de Genève n'ont pas oublié.

La carrière d'avocat de Nicolas Sarkozy reste méconnue. Elle mérite pourtant quelques détours, pour comprendre les idées du politique. Après une année à Sciences Po et un DEA à Nanterre, l'étudiant entre au cabinet du bâtonnier Guy Danet, comme stagiaire, puis collaborateur après sa prestation de serment en 1981.

Un jeune avocat au « plan de carrière » bien défini
Jacques Copper-Royer, associé de Danet, se souvent parfaitement de ce garçon très intelligent, volontaire, « bon juriste » et surtout, très ambitieux :

« La volonté de Nicolas Sarkozy était, dès le départ, de faire une carrière politique. Je dirais même qu'il avait une ambition : devenir président de la République. Il avait donc un “plan de carrière”. Etre avocat, cela lui permettait d'avoir des relations dans le milieu des affaires. »

Pendant six ans, rue Georges-Berger, près du parc Monceau, maître Sarkozy apprend son métier avec talent. A l'école de Guy Danet, l'un des grands bâtonniers de l'époque, qui est, entre autres, l'avocat de Paris Match et a des correspondants en Suisse. Droit des affaires, contrats avec les grands groupes : l'avocat Sarkozy n'est pas un « civiliste » ordinaire, mais un avocat d'affaires. Il cultive son réseau, aidé par son élection à la mairie de Neuilly-sur-Seine en 1983, où il commence à côtoyer le gotha du show-business.

Il bâtit alors une vraie clientèle, composée aussi de people comme on ne les appelle pas encore ainsi. Jacques Copper-Royer :
« Ce sont des contrats de sponsoring, pour défendre de grands chanteurs, de grands sportifs. Ce sont aussi les négociations pour de grandes sociétés. Très vite, Nicolas a ses entrées dans ce monde. Cela correspond à l'évolution du métier où, de plus en plus, on discute avant de plaider. L'avocat devient un intermédiaire, pour éviter le contentieux. »

En 1987, profitant du déménagement du cabinet Danet, Nicolas Sarkozy créé son propre cabinet [1] avec deux associés : Michel Leibovici et Arnaud Claude. Ce dernier s'est spécialisé dans le droit immobilier. Il a notamment récupéré dans sa clientèle la ville de Levallois-Perret, dont il règle tous les contentieux d'expropriation.

Les tribulations de l'ami Henri Leconte à Genève

Elu député en 1988, Nicolas Sarkozy continue sa carrière d'avocat. En accompagnant parfois ses riches clients vers des cieux fiscalement plus cléments [2]. C'est le cas d'Henri Leconte. Le joueur de tennis fait partie des amis du jeune loup du RPR. Comme la plupart des sportifs professionnels [3], il décide de s'exiler en Suisse.

A Genève, Leconte va jouer de malchance.
Nicolas Sarkozy l'introduit chez Jacques Heyer, gestionnaire de fortune qui va escroquer quelques-uns des deux cents « happy few » lui ayant confié leurs économies. Si les pertes sont difficiles à évaluer, l'un de ses proches évoque le chiffre de 23 millions de dollars évanouis dans des placements bidons aux Etats-Unis. Le site Bakchich a raconté le mécanisme de la carambouille [4].

Sur les bords du lac Léman, un proche du banquier Heyer se souvient de cet « homme sympathique » :
« Il venait régulièrement, c'étaient des visites professionnelles en tant qu'avocat. C'était surtout un ami d'Henri Leconte. Il l'accompagnait lors de ses visites chez Jacques Heyer. »

En 1997, le scandale éclate : Heyer Management SA est liquidée. Son gérant inculpé de « gestion déloyale aggravée ». L'indélicat a grugé de nombreux clients, dont une brochette de VIP. Certains s'en tirent bien : Johnny Halyday ou Jean-Claude Killy. D'autres perdent beaucoup, beaucoup d'argent. Comme le racontait Libération pendant la campagne présidentielle de 2007 [5], Leconte est sorti lessivé de l'histoire. Il l'a d'ailleurs évoqué dans un livre :

« Un sale jour, j'ai reçu un coup de fil d'un avocat. Il a été clair : “Henri, tu n'as plus rien ! ” Non seulement, l'ami arnaqueur était parti avec des millions, mais […] il m'escroquait tranquillement, façon petite fourmi, depuis des années. »

Ruiné, Henri Leconte aura même droit à un appartement dans les HLM de Levallois-Perret, grâce aux bons soins du maire RPR Patrick Balkany, qui a aussi fréquenté les bureaux de Jacques Heyer à Genève. Condamné à deux ans de prison ferme en première instance, la peine de Jacques Heyer a été réduite à deux ans avec sursis par le tribunal fédéral suisse. Depuis, l'homme vit sous le soleil de Saint-Tropez où il joue au golf.

A Genève, l'actuel discours anti-Suisse de Sarkozy énerve

Dans les cabinets d'avocats de Genève ou au palais de justice, le discours de Nicolas Sarkozy sur les paradis fiscaux [6] est jugé au mieux moralisateur, au pire franchement hypocrite. Le 25 mars à l'Elysée, devant des députés UMP, le président tempête [7] :

« Je veux une liste des paradis fiscaux et je veux les sanctionner ! »

Puis, il menace :
« Je veux que les banques ne travaillent plus avec les îles Caïman, Hongkong et Macao. Je démissionnerai de mon poste de co-prince d'Andorre (si les choses n'avancent pas). Monaco doit aussi s'aligner : j'en parlerai au prince Albert. Même la Suisse a cédé. »

A Genève, on s'amuse de ces foucades. Comme de nombreux avocats d'affaires, Nicolas Sarkozy n'a jamais hésité à user au mieux des failles du système financier. L'affaire Heyer en offre un bon exemple. Derrière la Banque financière de la Cité, sur laquelle s'appuyait le gestionnaire de fortune, il y avait la BFC… Caïman, discrète succursale gérée par de non moins discrets administrateurs helvètes. Comme l'indique un enquêteur ayant travaillé sur le dossier :

« Les recherches ont buté sur la coopération avec les îles Caïman. Les banquiers suisses disaient : “ça, on ne peut pas vous en parler car ça concerne les îles Caïman.” »

Les enquêteurs suisses n'arriveront jamais à identifier les flux et tous les ayant-droits des comptes gérés par Jacques Heyer. Refus des îles Caïman. Et si la rumeur a souvent couru les bords du lac, personne n'a jamais prouvé que Nicolas Sarkozy avait aussi un compte en Suisse chez Jacques Heyer. Comme ses amis des Hauts-de-Seine, des « proches de Charles Pasqua », rappelle-t-on là-bas…

Liens: [1] http://www.claude-associes.com/le_cabinet/ [2] http://www.liberation.fr/societe/010199371-le-banquier-suisse-que-sarkozy-voudrait-oublier [3] http://www.rue89.com/2009/03/26/madame-bachelot-quid-des-sportifs-des-paradis-fiscaux [4] http://www.bakchich.info/De-beaux-etats-de-services-de.html [5] http://www.liberation.fr/societe/010199371-le-banquier-suisse-que-sarkozy-voudrait-oublier [6] http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/03/01/01011-20090301FILWWW00130-g20-la-suisse-paradis-fiscal-sarkozy.php [7] http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5ipb7Dv0hpQHDr-B0TZC0XvGTA9cw [8] http://www.rue89.com/tag/paradis-fiscaux [9] http://www.rue89.com/2008/10/17/ces-petits-paradis-fiscaux-francais-quon-laisse-prosperer [10] http://www.rue89.com/2009/03/26/madame-bachelot-quid-des-sportifs-des-paradis-fiscaux [11] http://www.liberation.fr/societe/010199371-le-banquier-suisse-que-sarkozy-voudrait-oublier [12] http://www.bakchich.info/De-beaux-etats-de-services-de.html

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Publié le 03/04/2009 à 11:09 - Modifié le 03/04/2009 à 19:57 Le Point.fr Otan - À Strasbourg, Obama loue le "leadership" de Sarkozy lepoint.fr (source AFP)

Otan À Strasbourg, la France concrétise son grand retour dans l'Alliance

Après le G20 , l'Otan. Nicolas Sarkozy reçoit Barack Obama vendredi, à Strasbourg, à l'occasion du sommet du 60e anniversaire de l'Organisation du traité de l'Atlantique nord . Le président américain et son épouse Michelle ont été accueillis par Carla et Nicolas Sarkozy à leur arrivée au palais de Rohan. Après quelques mains serrées à des Strasbourgeois arborant de petits drapeaux aux couleurs américaines et françaises et l'écoute des hymnes nationaux - la main sur le coeur pour le locataire de la Maison-Blanche -, les deux chefs d'État se sont retrouvés en tête-à-tête pour leur premier entretien bilatéral. Ils ont par la suite répondu aux questions de la presse sur les sujets qu'ils ont officiellement abordés ensemble : l'Afghanistan, l'avenir de l'Otan et la fermeture du centre de détention de Guantanamo.

Nicolas Sarkozy a ainsi annoncé l'accueil prochain d'un détenu de Guantanamo pour accompagner la fermeture du camp d'ici fin janvier 2010. "Pour le mettre en prison ici", en France, a-t-il ajouté. "Guantanamo, c'était pas conforme aux valeurs des États-Unis, en tout cas, à l'idée que je m'en fais", a dit le président français. Il s'agirait d'un détenu algérien accueilli, notamment, en raison "des liens historiques entre la France et l'Algérie", selon un responsable américain. Deux détenus algériens de Guantanamo ont été blanchis par la justice américaine et sont "libérables" depuis fin novembre : Lakhdar Boumediene, 42 ans, en grève de la faim depuis plus de deux ans - et alimenté de force, selon l'organisation Amnesty International - et Saber Lahmar, 39 ans.

Barack Obama a fait valoir que le réseau terroriste Al-Qaeda représentait une menace encore plus grave pour l'Europe que pour les États-Unis, en raison de la proximité de ses bases arrière en Afghanistan et au Pakistan. "La France comprend que le fait qu'Al-Qaeda opère dans des sanctuaires qui peuvent être utilisés pour des attaques terroristes représente une menace non seulement pour les États-Unis, mais pour l'Europe", a ajouté le président américain, alors que l'engagement militaire de son pays dans la région devrait croître. Nicolas Sarkozy a déclaré que la France, qui a déployé des renforts militaires en Afghanistan l'année dernière, n'en enverrait pas plus. En revanche, a-t-il dit, "nous sommes prêts à faire davantage" pour former la police et la gendarmerie afghane.

"Il y a une parfaite identité de vues" (Sarkozy)

La conférence a aussi été l'occasion d'un échange appuyé d'amabilités. Selon le président américain, la France, plus vieille alliée des États-Unis, a "une fois de plus joué un rôle de leadership extraordinaire dans l'Otan", grâce au président Sarkozy, "courageux sur tellement de fronts". "Il ne cesse de faire preuve d'imagination, de créativité" et "il est présent sur tellement de fronts qu'on a du mal à suivre", a poursuivi le président américain, ajoutant : "Sans son leadership, ce sommet (du G20) n'aurait pas été celui qu'il a été." Entre la France et les États-Unis, "il y a une parfaite identité de vues", a renchéri le président français, soulignant avoir apprécié "l'ouverture d'esprit" de Barack Obama.

Barack Obama a ensuite participé à une séance de questions-réponses avec 3.000 à 4.000 personnes, essentiellement des jeunes, rassemblées dans une salle de spectacle de Strasbourg. En fin d'après-midi, le chef d'État américain a gagné Baden-Baden, en Allemagne, où il a été reçu par la chancelière Angela Merkel, pour ses premiers entretiens bilatéraux avec les deux hôtes du sommet. Vendredi soir, un dîner devait réunir les 28 homologues de l'Alliance atlantique.

C'est la première fois que Nicolas Sarkozy rencontre le locataire de la Maison-Blanche depuis son arrivée à la tête des États-Unis. Le président français l'a déjà reçu en juillet dernier avant qu'il n'accède, en janvier, à la fonction suprême. " Obama ? C'est mon copain (...)", avait-il alors lâché . La prochaine venue du président américain sur le territoire français est programmée pour le 6 juin, date anniversaire du débarquement allié. Nicolas Sarkozy a promis vendredi que la France lui ferait à cette occasion "un accueil extraordinaire".

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L'Empereur et son vassal

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04/04/2009 16:49 la-Croix.fr François d’ALANçON, à Strasbourg

Anders Fogh Rasmussen : un Danois à la tête de l’Otan

Anders Fogh Rasmussen, le premier ministre danois, sera le prochain secrétaire général de l'OTAN, la Turquie ayant levé ses réserves

Ankara a résisté jusqu’au bout vendredi et samedi 4 avril aux pressions de ses partenaires, avant d’accepter sa désignation comme successeur du néerlandais Jaap de Hoop Scheffer.

Angela Merkel avait pris publiquement fait et cause vendredi soir 3 avril pour le chef de gouvernement danois, demandant que la décision de le nommer soit prise lors du dîner. Juste avant le début du sommet de l’OTAN, la chancelière allemande avait insisté pour que soit désigné, dès vendredi soir, le futur secrétaire général de l’Alliance. Et ce malgré le tir de barrage de la Turquie, seul pays musulman de l’Alliance, en raison du scandale des caricatures de Mahomet survenu au Danemark en 2005.

La Turquie s'y est opposée, invoquant l'appui donné par le chef du gouvernement de Copenhague au journal danois qui avait publié les caricatures de Mahomet et le respect dû au monde musulman.

Réunion à huis-clos

Silvio Berlusconi a tenté, samedi matin, de convaincre le Premier ministre turc Erdogan de ne pas continuer à s'opposer seul à cette nomination du danois. Mais il a fallu attendre une réunion à huis clos, en fin de matinée, des vingt-huit chefs d’Etat et de gouvernement de l’Otan, à la demande de Barack Obama, pour trouver un accord.

« On va le payer plus tard » commentait un haut responsable de l’Otan, sous couvert de l’anonymat, en évoquant des compensations pour la Turquie, y compris sous la forme d’un poste de secrétaire général adjoint de l’Otan. François d’ALANçON, à Strasbourg

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Publié le 04/04/2009 à 16:05 - Modifié le 04/04/2009 à 17:00 Le Point.fr Portrait - Rasmussen, allié fidèle des États-unis, à la tête de l'Otan

Anders Fogh Rasmussen, qui s'était rangé derrière l'ex-président américain George W. Bush dès son arrivée au pouvoir en 2001, a engagé le Royaume du Danemark au côté des USA en Irak et en Afghanistan.

Le Premier ministre danois Anders Fogh Rasmussen, finalement désigné samedi pour prendre en août le poste de secrétaire général de l'Otan malgré des réticences de la Turquie, est l'un des plus fidèles alliés de Washington et un homme politique chevronné.

Après plus de sept ans à la tête du gouvernement de centre-droit danois, à 56 ans, cet homme froid et austère mais charismatique, à la stature svelte de marathonien, est reconnu comme "un bon organisateur, un tacticien émérite, qui a une grande maîtrise de lui-même", selon le commentateur politique danois Hans Engell.

Maniant aussi bien le français que l'anglais - un atout à l'Otan -, il est réputé pour sa capacité de compromis, même s'il sait faire preuve de fermeté, comme il l'a montré pour défendre la liberté d'expression - "pierre angulaire de la démocratie" selon lui - dans l'affaire des caricatures de Mahomet en 2005.

Il avait alors défendu bec et ongles les dessins satiriques publiés par le quotidien danois Jyllands-Posten, malgré les violentes protestations contre le Danemark qu'ils avaient suscitées dans le monde musulman.

Cet ultra-libéral devenu pragmatique a aussi été très actif dans le domaine de la politique étrangère et de sécurité. Son grand succès international aura été l'élargissement de l'Union européenne aux pays de l'Est, décidé au sommet européen de décembre 2002, à l'issue de la présidence danoise de l'Union européenne.

Très loyal envers Washington, il s'est rangé dès son arrivée au pouvoir en 2001 derrière l'ex-président américain George W. Bush, en devenant un de ses proches amis. "Un de ses boys", ironisera l'opposition danoise de gauche, critiquant sa politique "calquée aveuglément" sur celle de l'ancien locataire de la Maison-Blanche.

Anders Fogh Rasmussen, qui louait le "combat pour la démocratie" de George W. Bush et sa décision d'enfermer des centaines de terroristes présumés à Guantanamo, a rencontré huit fois l'ex-président américain, un record pour un dirigeant nordique.

En rupture avec la tradition de neutralité du Danemark

"Dans la guerre contre le terrorisme, il s'agit de protéger les États de droit démocratiques", avait-il affirmé devant le Parlement en 2003, estimant que "les terroristes devaient être enfermés aussi longtemps qu'ils constitueraient une menace".

Il avait rompu avec plus de 100 ans de tradition pacifiste en faisant de son petit royaume un État combattant en Irak et en Afghanistan. En mars 2003, il engageait le Danemark dans la guerre en Irak, avec le soutien d'une étroite majorité au Parlement, en dépit d'une opposition hostile et d'une opinion divisée. Le Danemark a été également parmi les premiers pays à s'engager en Afghanistan.

Actuellement premier contributeur aux forces de l'Otan au regard du nombre de soldats rapporté au nombre d'habitants, le Danemark est aussi le pays qui a enregistré à ce jour les pertes en soldats les plus élevées.

Rasmussen, économiste de formation, était entré au parlement en 1978, gravissant les échelons pour devenir plusieurs fois ministre dans le gouvernement du conservateur Poul Schlüter (1982-1993), puis président du parti libéral depuis 1998.

Il a accédé et gardé, à force de compromis, le pouvoir depuis novembre 2001 en se basant sur le soutien incontournable du Parti du peuple danois (extrême droite).

Marié et père de trois enfants, récemment devenu grand-père, il pratique la course à pied quotidiennement, le ski et le kayak. Francophile, il aime passer ses vacances dans le sud-ouest de la France où il a acheté une maison il y a une quinzaine d'années.

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Afghanistan: l'Otan prête à déployer jusqu'à 5.000 soldats de plus 4 avril 2009 17.00 AFP

STRASBOURG (AFP) — Les membres de l'Otan sont prêts à déployer jusqu'à 5.000 soldats de plus en Afghanistan, a assuré samedi la Maison blanche à l'issue du sommet de l'Alliance atlantique à Strasbourg.

Le porte-parole du président américain Barack Obama, Robert Gibbs, a déclaré devant la presse que parmi eux figureraient 3.000 soldats déployés pour la période des élections prévues cette année dont 900 Britanniques, 600 Allemands et autant d'Espagnols.

Toutefois, selon le Premier ministre espagnol José Luis Zapatero, ce sont en fait 450 soldats qu'enverra son pays.

De 1.400 à 2.000 autres militaires seraient dépêchés en Afghanistan pour constituer 70 équipes d'instructeurs de l'Armée nationale afghane (ANA) comptant chacune 20 à 40 membres, a indiqué le porte-parole de la Maison Blanche.

Il a également annoncé que le sommet de Strasbourg avait décidé de créer une mission alliée afin d'améliorer l'entraînement des forces de l'ANA et de la police afghane.

Selon un communiqué, plusieurs nations se sont engagées à contribuer à apporter plus de 300 instructeurs destinés à la formation de la police.

L'Alliance atlantique a aussi décidé, lors du sommet de son 60e anniversaire, de doter davantage un fonds de soutien à l'ANA, avec un acompte de plus de 100 millions de dollars (74 millions d'euros).

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04/04/2009 liberation.fr Magasins, hôtel et poste frontière en feu en marge du sommet de l’Otan

Ça chauffe à Strasbourg. En marge du sommet de l’Otan, des actes de violence importants se sont déroulés à l’Est de la ville, près de la frontière allemande. Des violences qui tranchent avec les anti-Otan pacifistes, rassemblés à deux pas des incidents.

Dans le quartier du port du Rhin, entre les bassins industriels de Strasbourg et la frontière allemande, des manifestants s’en sont pris à un petit centre commercial, composé notamment d’une pharmacie et d’une banque. Ils ont brisé les vitres à coup pierres ou de poteau de signalisation, qui ont servi de bélier. Les casseurs ont ensuite mis le feu aux magasins.

L’ancien poste de frontière français, vide, installé au début du pont frontière de Kehl, a également été la cible des manifestants. Ils y ont mis le feu. Depuis 13 heures, le poste brûle. A 14h15, les flammes n’étaient toujours pas éteintes. Un autre feu a été allumé sur le pont. Plusieurs nuages de fumée noire s’élèvent dans le quartier.

Une chappelle du quartier est aussi touchée. Sur le toit, on peut lire: "La religion n’est autre chose que l’ombre portée de l’univers sur l’intelligence humaine. Hugo Victor".

Plus tôt, vers 12h15, la police a laissé les manifestants avancer jusqu’au quartier du port du Rhin, point de départ de la manifestation, alors qu’elle les bloquait depuis ce matin. Sur le chemin, la boutique d’une station-service a été cassée et dévalisée. Des manifestants sont montés sur des voix ferrées pour s’approvisionner en ballaste, utilisé comme projectile.

Dans le quartier du port du Rhin, la police a mis environ une heure et quart avant intervenir, à coup de lacrymogènes. Seuls les policiers allemands, installés sur le pont frontière, sont présents depuis le début mais uniquement pour bloquer le passage des manifestants du côté allemand comme du côté français.

On dénombrait 20 blessés à la mi-journée, dont un a été hospitalisé, à la suite des échauffourées de la matinée, selon l'équipe médicale des anti-Otan. Les blessures étaient dues à des gaz lacrymogènes et des tirs de flashball, a-t-elle précisé.

Vers 14h30, c’est l’hôtel Ibis du port du Rhin qui commençait à être dévasté à son tour par les flammes. Le rez-de-chaussée a été ravagé. Les pompiers ont pu intervenir avant que le feu ne se propage à l'étage supérieur.

Les manifestants, habillés de noir et cagoulés pour certains, s’en prennent de nouveau aux medias audiovisuels. Une équipe de télévision allemande a reçu des coups de pied.

A 200 m des incidents, les manifestants pacifistes se relaient au micro, sur un podium monté spécialement pour l’occasion. «We want peace», lance une femme. Ils forment un cordon de sécurité pour empêcher les manifestants violents de troubler leur rassemblement. En début d’après-midi, la manifestation, prévue à 13 heures, a finalement pu commencer. T.C.

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Turquie: Nicolas Sarkozy répond à Barack Obama Créé le 05.04.09 à 13h31 | Mis à jour le 05.04.09 à 18h58 | 20minutes.fr

POLITIQUE - Le président français a redit son hostilité à l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne, contrairement à ce qu'a dit Obama un peu plus tôt...

Nicolas Sarkozy et Barack Obama ne sont pas d’accord sur la Turquie. Le sujet n’est pas nouveau, mais la passe d’armes a eu lieu à quelques heures d’intervalles. Dimanche matin, lors de son discours à Prague, le président américain a soutenu l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne, ce qui enverrait selon lui «un signal important» à ce pays musulman et serait un moyen «d'ancrer fermement» ce pays dans la sphère européenne.

Que nenni, a répondu à 13h Nicolas Sarkozy lors d’une interview accordée à TF1, en duplex depuis Prague. En direct, en regardant la caméra dans les yeux, le chef de l’Etat français a redit son opposition à l'intégration de la Turquie dans l’Union européenne, «partenaire privilégié» de l’Europe, mais pas «membre» de l’Europe.

Opposition

«Je travaille main dans la main avec le président Obama, mais s'agissant de l'Union européenne, c'est aux pays membres de l'Union européenne de décider», a-t-il déclaré. «J'ai toujours été opposé à cette entrée et je le reste. Je crois pouvoir dire qu'une immense majorité des Etats membres (de l'UE) est sur la position de la France».

Nouvelle ère

Claire Chazal, la présentatrice du 13h de la première chaîne, a alors demandé à Nicolas Sarkozy comment s’était passée sa rencontre avec le couple Obama. Sourire du président de la République lorsque la journaliste évoque à l’antenne le cadeau qu’a fait Michelle Obama à Carla Bruni-Sarkozy. «On était très heureux de les recevoir, cela s’est très bien passé», a répondu Nicolas Sarkozy.

Selon lui, Obama est un «homme ouvert»: «Cela fait du bien de voir un président américain qui sait que le monde ne s’arrête pas aux frontières de son propre pays». Dimanche en fin d'après-midi, les époux Obama ont quitté Prague pour la Turquie, où ils doivent effectuer une visite de deux jours, dernière étape de leur première tournée à l'étranger.

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Liberation.fr 06/04/2009 à 16h49 (mise à jour à 17h15) Sarkozy père a d'«excellentes relations» avec son Président de fils

L'élection de son fils a été «l'accomplissement de la réussite de la famille Sarkozy en France», se félicite-t-il dans une interview.

«Un homme exceptionnel, un grand politique, un communicateur extraordinaire, un homme (capable de) renverser une salle hostile (…) très intelligent.» Le destinataire de tant d'éloges ? Nicolas Sarkozy. Vu par son père, ceci expliquant sans doute cela. Pal Sarkozy a fait «l'amitié» de donner une interview à une webTV, Omega TV. Rien de moins qu'une heure d'«émission vérité», selon la chaîne, dans laquelle Sarkozy père, originaire de Hongrie, s'étend longuement sur son parcours et celui de ses enfants. Morceaux choisis.

— Qu'a représenté pour lui l'élection de son fils à la présidence ? «L'accomplissement de la réussite de la famille Sarkozy en France.» «C’était un grand moment pour moi, qui suis arrivé comme réfugié et ai commencé dans la rue, de voir son fils président de la République.»

— Sur ses mauvaises relations supposées avec son fils: «Deux ou trois fois, je suis allé en voyage officiel en Hongrie avec Nicolas quand il était ministre. Vous voyez à quel point nous avons de mauvaises relations!» «C’est lui qui intervient au Val-de-Grâce (hôpital des armées, ndlr) pour que je sois bien soigné.»

— Sur son éloignement de sa famille après son divorce: «J’ai divorcé. Je n’ai jamais abandonné ma famille, je voyais mes enfants pour les vacances et trois fois par semaine». «Ca m’est arrivé de divorcer plusieurs fois, comme ça arrive aux enfants de divorcer plusieurs fois». Avec Nicolas, «nos relations sont excellentes», insiste-il en soulignant que Dadu, sa première femme et mère de Nicolas, et lui, ont «toujours été les meilleurs amis du monde».

— Et la crise, dans tout ça? C'est simple, la peur de l’avenir des gens est due «en grande partie» aux médias qui «amplifient» les craintes. Quant à l’action de son fils dans ce contexte, «il n’a pas de chance, la crise a éclaté quelques mois après (son élection). Il n’avait vraiment pas besoin de cela».

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Vacances pascales au Cap Nègre pour le couple présidentiel 10 avril 2009 11.00

LE LAVANDOU (AFP) — Le président de la République Nicolas Sarkozy et son épouse Carla Bruni-Sarkozy, sont arrivés vendredi soir vers 21H20 à la résidence de la famille Bruni-Tedeschi du Cap Nègre au Lavandou (Var) pour le week-end pascal, a constaté un journaliste de l'AFP.

Le couple présidentiel a atterri à l'aéroport d'Hyères-Toulon à bord d'un avion de ligne d'Air France. Il a rejoint le Cap Nègre en voiture.

Samedi, Carla Bruni-Sarkozy, sa mère Marisa et sa soeur Valéria sont attendues à l'école de voile de Cavalière où sera donné le départ de la première épreuve du 1er Trophée Virginio Bruni-Tedeschi, une régate, prévue en plusieurs manches sur trois jours à la mémoire du frère et fils disparu en 2006 à l'âge de 46 ans.

Le chef de l'Etat devrait s'associer à ce rendez-vous nautique, dans lequel sont engagés dix catamarans "Raid 22", (6,80 m), qui sera marqué par des réceptions et se terminera lundi par la remise du Trophée à l'équipage vainqueur. Les épreuves - neuf manches au total - se dérouleront dans la baie de Cavalière - Le Lavandou.

Concepteur du catamaran "Raid 22", l'organisateur Eric Roi, chef de la base nautique de Cavalière, située à quelques centaines de mètres du Cap Nègre, a dit à l'AFP avoir voulu rendre hommage à Virginio, "un amoureux de la mer, un passionné de régate, de traversées de l'Atlantique en solitaire" qui venait le voir "en voisin".

Après la mort de Virginio Bruni-Tedeschi, sa famille a créé en février 2007 à Turin (Italie) une fondation qui porte son nom au profit de la recherche médicale, en particulier contre le sida. En 2008, la famille Bruni-Tedeschi a versé à la Fondation la plus grande partie du bénéfice (plusieurs millions d'euros) de ses ventes mobilières et immobilières.

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16/04/2009 à 18h17 Appel des 25 sur l'hôpital: Bachelot défend sa réforme
La ministre de la Santé appelle à éviter les caricatures alors que 25 professeurs hospitaliers signent un appel contre son texte. Bernard Debré, lui, dénonce une «mauvaise loi».

Roselyne Bachelot obligée de se fendre d'urgence d'une explication de texte. Dans une tribune publiée jeudi sur lefigaro.fr, elle renvoie à son projet de loi pour contrer les critiques. «Que les médecins lisent la loi au lieu de la caricaturer. Ils verront alors que le pouvoir médical est désormais organisé et protégé (alors qu’) il n’était jusqu’alors qu’aux mains de quelques uns dans une organisation des pouvoirs opaque.»

La réforme de la ministre de la Santé a subi jeudi une charge sans anesthésie. «Si cette loi n’est pas amendée, elle s’appliquera sans nous», préviennent les chefs de services d’hôpitaux qui ont signé un «appel des 25» contre le texte. Baptisé «Hôpital, Patients, Santé, Territoires» (HPST), le projet de loi, déjà adopté par les députés, doit être examiné par les sénateurs à partir du 11 mai.

En cause: son volet sur l'hôpital qui renforce sensiblement les pouvoirs des directeurs d'établissements. Il est accusé par ces pontes d'hôpitaux parisiens de porter «la disparition» de la médecine hospitalière «au profit d’une médecine mercantile». Et de caler «l’hôpital sur l’entreprise» en renforçant un directeur qui «pourra n’avoir aucune compétence médicale». «Dans le même temps on organise des suppressions massives et injustifiées d’emploi d’infirmiers et d’aides-soignants», ajoutent les signataires de l’appel, paru jeudi dans le Nouvel Observateur, qui réclament la tenue «d’états généraux de l’hôpital public».

Parmi eux, le gynécologue-obstétricien René Frydman, le neurologue Olivier Lyon-Caen, l’endocrinologue Arnaud Basdevant ou encore le diabétologue André Grimaldi, exerçant dans des établissements de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP).

S’il n’a pas signé l’appel - parce qu’on ne le lui «a pas demandé» -, le professeur de médecine et député UMP, Bernard Debré, s’est mis au diapason. «Nous pensons que cette loi est une mauvaise loi», a-t-il déclaré sur France Info, craignant lui aussi qu’elle instaure à l’hôpital «un patron qui n’est pas un médecin et qui a tous les pouvoirs, même les pouvoirs médicaux». «Nous croyons que le pouvoir qu’ont les médecins de proposer un projet médical pour l’hôpital ne leur appartiendra pas. Ce sera le directeur (qui l’aura) avec une vision uniquement comptable», dénonce Debré.

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vendredi 17 avril 2009 ouest-france.fr Espionnage: Greenpeace demande la suspension du patron d'EDF

Stéphane Jadot, ex-directeur de campagne de Greenpenace demande la mise en examen d'EDF en tant que personne morale L'affaire d'espionnage présumé ayant visé Greenpeace et l'association Sortir du nucléaire prend de l'ampleur après de nouvelles révélations.

Greenpeace a demandé jeudi la suspension du PDG d'EDF, Pierre Gadonneix et la mise en examen de l'entreprise en tant que personne morale. "L'espionnage ordonné par EDF à l'encontre de Greenpeace remonte au moins à 2004 et impliquait toutes sortes d'opérations de surveillance, physiques comme informatiques", affirme Greenpeace, dans un communiqué qui cite des "éléments du dossier d'instruction" dont elle a "pris connaissance".

Suspension demandée de Pierre Gadonneix

Soulignant "l'extrême gravité de ces nouveaux éléments", Greenpeace demande au ministre de l'Energie, Jean-Louis Borloo, "de suspendre" Pierre Gadonneix, et de mettre en place une commission indépendante d'évaluation de l'industrie nucléaire en France.
L'ex-directeur des campagnes de Greenpeace France Yannick Jadot, en première ligne dans cette affaire d'espionnage, puisque son ordinateur aurait subi des intrusions, a demandé au juge d'instruction "la mise en examen d'EDF en tant que personne morale" dans le cadre de l'affaire d'espionnage informatique. M. Jadot a été entendu jeudi par le juge d'instruction Thomas Cassuto.

Commission d'enquête parlementaire

Sur France Info, le député Verts Noël Mamère va plus loin, puisqu'il demande la mise en examen de Pierre Gadonneix, écoquant "des méthodes de barbouzes". Les députés écologistes vont demander une commission d'enquête parlementaire.

Contacté par l'AFP, EDF n'a pas souhaité faire de commentaire, "une instruction judiciaire étant en cours".
Toutefois, EDF a suspendu vendredi dernier deux hauts responsables de la sécurité du groupe par "mesure de précaution" dans le cadre de cette enquête pour espionnage.

Sortir du nucléaire aussi

De son côté, l'association Sortir du Nucléaire s'est constituée partie civile par un courrier adressé au juge d'instruction de Nanterre chargé de l'affaire. L'avocat mentionne aussi un article du site Mediapart du 31 mars faisant état "d'infiltration" d'associations dont Sortir du Nucléaire par une "cellule" de renseignements d'EDF. Le 8 avril, le Canard enchaîné affirmait aussi qu'EDF avait fait espionner Stéphane Lhomme par une entreprise suisse, Securewyse.

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vendredi 17 avril 2009 ouest-france.fr Des propos de Sarkozy choquent la presse mondiale

Nicolas Sarkozy aurait tenu des propos peu amènes sur des dirigeants étrangers, dont le chef du gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero. Propos prêtés hier par le quotidien français Libération.

Lors d'un déjeuner privé à l'Elysée avec des parlementaires, le chef de l'Etat aurait dit que son homologue espagnol n'était "peut-être pas intelligent...". Il aurait également loué "l'esprit subtil" du président Obama tout en soulignant son manque d'expérience et se serait félicité qu'Angela Merkel se soit rangée à ses vues sur la crise économique.

L'Elysée a beau démentir. La presse mondiale relaye les petites phrases prononcées par le chef de l'Etat français.

"Stupide, immature"

En Espagne, où le président français se rendra en visite officielle dans dix jours, la presse reprend en choeur la pique supposée de Sarkozy mettant en doute l'intelligence de Zapatero, critiquant à l'instar d'ABC (droite) "le complexe de supériorité" du dirigeant français. "Fasciné par les commérages, Sarkozy donne la véritable mesure de son altière - et trompeuse - figure politique", commente ABC.

En Catalogne, El Periodico glose "sur le caractère fanfaron" du président français, La Vanguardia doutant "que ce soit la meilleure manière de préparer" sa visite en Espagne.

El Mundo compte sur la présence prochaine à Madrid de Carla Bruni-Sarkozy pour "alléger les tensions et contenir les légèretés auxquelles se livre son époux quand il se sent à l'aise et desinhibé".

En Angleterre, The Guardian titre en Une "Stupide, immature, hors de propos: le jugement de Sarkozy sur ses homologues".

Pour le Times, "Sarkozy est irrité par l'adulation dont jouit un dirigeant américain sans expérience, dont la popularité a éclipsé (sa) réputation de sauveur du monde".

En Allemagne, la presse aborde l'épisode factuellement, comme celle d'Italie qui s'amuse de la "gaffe de Sarkozy" (La Republicca).

Aux Etats-Unis, Le New York Times titre : "Un repas avec Sarkozy : brochettes de dirigeants au menu". "Le président Nicolas Sarkozy est connu pour son amour de l'action", écrit le quotidien. "Mais il aime également se vanter et se moquer de ses collègues dirigeants du monde".

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UMP Copé décrit sa relation avec Sarkozy dans un livre à paraître vendredi NOUVELOBS.COM | 23.04.2009 | 10:05

Jean-François Copé, patron de députés UMP, livre sa vision du nouveau rôle de "l'hyperparlement", dans "Un député, ça compte énormément !", un livre qui sort vendredi 24 avril (2009), en librairie.

L'ancien ministre du Budget qui n'a jamais caché son ambition élyséenne, y détaille également sa relation avec le chef de l'Etat, Nicolas Sarkozy, passée par "toutes les couleurs de l'arc-en-ciel". Il revient notamment sur sa non reconduction au sein du gouvernement après la présidentielle de 2007.

"Vraie cassure"

Reçu par le nouveau président après sa victoire : "Je vais alors vivre un moment que beaucoup ont vécu et que beaucoup vivront après moi: un licenciement sans préavis", relate-t-il. "Comme toujours avec Nicolas Sarkozy, les choses ont le mérite d'être claires et rapides (...) Il me fit remarquer, à juste titre, que personne n'est irremplaçable, qu'il avait connu ça avant moi".

"Le choc est brutal et je réagis à peine lorsqu'il finit notre entretien en me lançant: 'Pourquoi est-ce que tu ne serais pas candidat à la présidence du groupe UMP à l'Assemblée nationale ?'", poursuit le député-maire de Meaux.

Pendant la campagne des régionales de 2004, une "vraie cassure" était survenue avec celui qui est alors ministre de l'Intérieur. Malgré une réconciliation deux ans plus tard, "notre relation n'a plus rien à voir avec les temps d'amitié de la fin des années 1990", explique Jean-François Copé. "Tout est professionnel. Il est sans doute déçu de savoir que je lui serai jamais entièrement soumis".

La cause parlementaire

Concernant la révision constitutionnelle de 2008, Copé, "militant tardif" de la cause parlementaire, longtemps convaincu "qu'il n'y avait pas d'ascension politique possible hors du gouvernement", affirme désormais que la majorité doit "se saisir de nouveaux débats", "exercer sa mission de contrôle", "aiguillonner le gouvernement, sans contester les réformes engagées". Une "ligne de crête" parfois "étroite".

"Pour la première fois depuis que j'ai commencé ma vie politique, je ne pense pas au poste qui suit juste après", assure celui qui figure au rang des prétendants pour 2017. Se donnant pour mission de "réveiller" le parlement, Jean-François Copé prévoit que quand cela se produira, "on osera dire tout haut que la République est passée de V à V bis", "notre démocratie marchera sur ses deux jambes".

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Publié le 28/04/2009 à 14:06 - Modifié le 28/04/2009 à 14:10 Le Point.fr FRANCE/ESPAGNE - Sarkozy annonce la création d'un état-major commun sur la sécurité

Devant le parlement espagnol, le président Nicolas Sarkozy a promis que "chaque fois que la démocratie espagnole aura besoin de lutter contre les assassins, elle pourra compter sur la République française".

Nicolas Sarkozy, en visite d'État en Espagne depuis lundi, doit coprésider mardi, en milieu de journée, un sommet bilatéral avec le président du gouvernement espagnol José Luis Zapatero. Avant ce sommet, le 21e entre les deux pays, le chef de l'État français a réaffirmé devant les parlementaires espagnols le "soutien" de la France à l'Espagne dans sa lutte contre le terrorisme, notamment face à l'organisation indépendantiste basque ETA.

Dans la foulée, le président de la République a annoncé la création d'un "véritable état-major commun sur la sécurité pour combattre tous les terrorismes, pour engager une lutte sans merci contre les trafiquants de drogue qui gangrènent nos sociétés".

"Chaque fois que la démocratie espagnole aura besoin de lutter contre ces assassins, elle pourra compter sur la République française", a lancé Nicolas Sarkozy. Il faut que "l'Espagne et la France soient à l'avant-garde du combat contre tous les trafics. Car de surcroît, les terroristes se nourrissent, se financent par les trafics", a-t-il ajouté. "La France, patrie des droits de l'homme, se déshonorerait en mettant un sanctuaire pour les terroristes. La France combat les assassins", a-t-il encore déclaré.
"En démocratie, la bataille des idées se mène dans les urnes. Ceux qui prétendent l'emporter en démocratie, en se dissimulant derrière des cagoules, en faisant exploser des bombes et en tuant des innocents ne sont rien d'autre que des assassins. La France les combattra jusqu'au dernier", a-t-il insisté.

"Vous pouvez compter sur la démocratie française, quels que soient les gouvernements que vous choisirez démocratiquement (...). Lorsque la démocratie espagnole montre le visage des deux grandes forces politiques, le Parti populaire (droite) et le Parti socialiste, capables de surmonter leurs différences pour parler d'une même voix contre les terroristes, c'est toute l'Europe qui applaudit et qui admire la démocratie espagnole", a-t-il souligné, rappelant que l'Espagne était "de tous les pays d'Europe celui qui a payé le plus lourd tribut au terrorisme".
L'ETA est tenue pour responsable de 825 morts en Espagne en bientôt 41 ans d'attentats pour l'indépendance du Pays basque. L'Espagne a en outre été endeuillée par les attentats islamistes du 11 mars 2004 à Madrid, qui ont fait 191 morts et plus de 1.800 blessés.

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Quand Carla rencontre Letizia... Créé le 28.04.09 à 12h50 | Mis à jour le 28.04.09 à 12h54 | 20 minutes.fr Maud Descamps (avec agence)

Comme deux bonnes copines, elles se sont fait la bise. Carla Bruni-Sarkozy a embrassé sur les deux joues lundi soir la princesse Letizia, épouse du prince héritier Felipe. Une rencontre attendue avec gourmandise par la presse espagnole comme le «duel de l'élégance et du glamour».

Violet foncé contre rose framboise

Les deux tenues portées dans la matinée par la première dame française, une robe noire courte rehaussée d'un boléro blanc signée Azzédine Alaïa, et une robe courte à manches longues violet foncé avec des chaussures noires à petits talons, ont aussi largement été commentées et comparées à la robe framboise et aux talons vertigineux de Letizia.
Toutes deux ont été littéralement mitraillées de dos par les photographes lorsqu'elles gravissaient côte à côte les marches du perron du palais de la Zarzuela.

«Je ne savais pas qu'une Italienne devenue française pouvait représenter si bien la France aujourd'hui à Madrid», a commenté le président Sarkozy devant la communauté française à la résidence de l'ambassadeur de France en Espagne.

«Carla Bruni s'inspire de la première dame des Etats-Unis, Michelle Obama», souligne ce mardi «El Mundo». «Apparemment elle aurait décidé de varier les couturiers et de ne plus s'en tenir qu'à un seul, comme elle le faisait avant avec Dior», note le quotidien espagnol en soulignant également la «grande élégance» de l'épouse du chef d'Etat français.

La presse espagnole succombe

La presse espagnole a donc littéralement succombé au charme de la première dame française, mais souligne que si Nicolas Sarkozy est «enchanté» du succès de son épouse, c'est «lui qui dirige le spectacle».
Pour «El Pais», l'ancienne mannequin vedette semble vivre dans «un défilé permanent» et se consacre désormais à «conquérir le monde avec son élégance qui manque toutefois de naturel».

Plus charmé, le journal «La Razon» évoque une «merveille de la nature qui ne peut être comparée à personne» et estime que Carla Bruni-Sarkozy a été «le seul intérêt de cette visite». Mais, «si Sarkozy l'emmène partout, c'est bien pour quelque chose», poursuit «La Razon».
Pour «El Pais» en effet, les deux époux «forment un bon tandem» et «le fait qu'elle accapare tous les flashs ne dérange pas le Président qui, bien au contraire, suit volontiers son jeu».

En «réalité, c'est Carla Bruni qui a visité Madrid, accompagnée de son mari», assure «El Mundo». Le quotidien ose même une comparaison historique: «Madrid a résisté à Napoléon mais 200 ans après, la ville a succombé à sa réplique, ou plutôt à l'épouse de sa réplique.
A l'évidence, Napoléon commit une erreur en envoyant le général Murat envahir la capitale de l'Espagne. S'il avait envoyé Joséphine, l'histoire aurait peut-être été différente»... Maud Descamps (avec agence)

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L'Espagne et la France proposent une conférence sur la Somalie 28 avril 2009 15.00

MADRID (AFP) — L'Espagne et la France vont proposer la tenue d'une conférence internationale sur la Somalie, ravagée par près de 20 ans de guerre civile et devenue un havre pour la piraterie maritime, a annoncé mardi le chef du gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero.

"Nous avons décidé, le président (Nicolas) Sarkozy et le gouvernement espagnol, de proposer la tenue d'une conférence internationale sur la Somalie", a déclaré M. Zapatero à l'issue d'un sommet franco-espagnol à Madrid.

Il s'agirait d'"apporter une réponse large, pas seulement de sécurité et militaire, à la piraterie dont souffrent nos deux pays et d'autres, mais une réponse intégrale, politique, de sécurité, civile, pour l'avenir de ce pays", a déclaré M. Zapatero lors d'une conférence de presse commune avec M. Sarkozy.

Le chef du gouvernement espagnol n'a pas apporté de précisions sur le format et le cadre de cette réunion souhaitée par Madrid et Paris.

La France et l'Espagne ont été à l'origine de l'origine de l'opération aéronavale européenne Atalante, de prévention et de lutte contre la piraterie au large des côtés somaliennes, qui a été lancée en décembre 2008.

Les attaques et les détournements de navires étrangers par des pirates somaliens armés se sont multipliés depuis 2008 au large de la Somalie, dans le golfe d'Aden et dans l'océan Indien.

Au total, 16 navires et plus de 250 marins sont actuellement aux mains des pirates en attendant l'issue de négociations pour le versement de rançons.

La communauté internationale a réagi en dépêchant une vingtaine de bâtiments de guerre sous différents commandements pour patrouiller la zone, sans parvenir à décourager les pirates de lancer de nouvelles attaques.

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Chronologie. De la grippe espagnole à la mexicaine: les pires épidémies depuis 1918 Par Catherine Gouëset, publié le 28/04/2009 18:22 - mis à jour le 30/04/2009 16:04 lexpress.fr

La grippe mexicaine, qui aurait déjà fait plus de 150 morts au Mexique, a "clairement un potentiel pandémique", selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Rappel des épidémies de ce genre les plus meurtrières du siècle passé.

La grippe espagnole (1918-1919) a tué entre 20 et 50 millions de personnes. On sait, grâce à la biologie moléculaire, qu'il s'agissait d'une grippe A (H1N1), comme l'actuelle grippe mexicaine, mais on ne sait pas d'où elle est venue et combien de personnes elle a touchées. On pense qu'elle aurait été causée par un virus recombiné d'origine mixte, aviaire et humaine. Elle fut particulièrement mortelle chez les nourrissons et les adultes jeunes.
(notedt, serait née dans une ferme de l'Arkansas et importée lors de la Première guerre mondiale par les soldats américains arrivés en France en 1917 ; a fait plus de victimes que la Première guerre mondiale elle-même)

La grippe asiatique (1957-58), 1 à 2 millions de morts, grippe A (H2N2), partie de la Chine centrale, dans la province du Kweichow. Bien que le nombre de personnes infectées ait été considérable, la mortalité a été inférieure à celle enregistrée dans d'autres épidémies. L'analyse de son génome a montré qu'elle était composée d'un virus humain ayant déjà circulé et d'une partie provenant d'un virus aviaire.

La grippe de Hongkong (1968-70), 1 à 2 millions de morts. Ce virus H3N2, recombiné avec un mélange de gènes d'origine humaine et aviaire, s'est étendu rapidement à toute l'Asie puis à l'Australie, aux Etats-unis et à l'Europe.

La grippe russe (1977-1978), causée par un virus A (H1N1) qui avait déjà circulé vingt ans auparavant, a eu un taux d'attaque et une virulence faible. Partie du nord de la Chine, elle a frappé la Sibérie et la Russie européenne avant de s'étendre au reste du monde.

La grippe aviaire (1997-2009) (plus de 250 victimes humaines): en 1997, une sévère épizootie de cette grippe H5N1 ravage les élevages de poulet à HongKong. 6 personnes proches d'un centre avicole meurent du virus. Le virus est passé directement à l'homme, sans hôte intermédiaire comme le porc. Le virus a de nouveau franchi la barrière des espèces lors des récentes flambées qui ont commencé en décembre 2003. A l'heure actuelle, aucun cas de transmission entre humains du virus H5N1 n'a encore été mis en évidence.

Le Sras (2003-2004): le syndrome respiratoire aigu sévère qui a touché trente pays et tué environ 800 personnes, est apparu dans la province chinoise du Guangdong. Il s'agit d'un virus jusqu'alors inconnu, de la famille des coronavirus (il ne s'agit pas d'une grippe, mais la tranmission s'effectue, comme pour le virus de la grippe, par les voies respiratoires). Jusqu'alors, cette famille de virus n'était à l'origine, chez l'homme, que de rhumes sans gravité.

Rappelons que les épidémies annuelles de grippe sont également redoutables car ce virus à mutation très rapide produit régulièrement de nouvelles souches contre lesquelles l'homme n'a pas d'immunité. Ces grippes tuent chaque année entre 250 000 et 500 000 personnes dans le monde, selon l'OMS, dont 6000 en France.

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Compte rendu Pour Nicolas Sarkozy, le Grand Paris devra s'étendre jusqu'au Havre LE MONDE | 30.04.09 | 13h53 • Mis à jour le 30.04.09 | 13h53 Béatrice Jérôme Article paru dans l'édition du 02.05.09

Le décor se prêtait à un discours oecuménique. Sous la réplique en plâtre du portail roman de l'église de Moissac (Tarn-et-Garonne), représentant le christ, entouré des quatre évangélistes, Nicolas Sarkozy a prêché, mercredi 29 avril, à la Cité du patrimoine et de l'architecture, pour la réalisation du Grand Paris avec tous les élus d'Ile-de-France. Il s'est efforcé de les enrôler dans son projet de bâtir la capitale du XXIe siècle et de l'après-Kyoto dans "les dix ans".

"Cette nouvelle page de l'histoire de Paris, nul ne peut l'écrire seul, nous devons l'écrire avec tous les élus d'Ile de France" a insisté le chef de l'Etat en se tournant vers Bertrand Delanoë, le maire PS de Paris et Jean-Paul Huchon, le président (PS) de la région. En retour, tous les élus franciliens de gauche présents ont salué la volonté du chef de l'Etat de "sortir d'une posture d'affrontement" avec eux sur le sujet. Mais la volonté de l'Etat d'être "partenaire" doit se traduire aussi "dans les actes", a prévenu M. Delanoë.

Désireux de communier aussi avec les architectes et les urbanistes présents, pour l'inauguration de l'exposition de leurs travaux sur le Grand Paris à la Cité, M. Sarkozy a rappelé sa volonté, exprimée, en 2007, dans les mêmes lieux, de faire de "l'architecture le point de départ" de l'élaboration de son projet de Grand Paris tant "la beauté d'une ville est une part indicible mais bien réelle du bonheur de ceux qui l'habitent".

Après ses propos iréniques, M. Sarkozy a situé son projet dans le temps : "On ne peut pas dire aux gens, "rêvez au Grand Paris, vous ne le verrez pas de votre vivant !"" a-t-il pointé. Il a rappelé qu'il entendait se donner 10 ans pour achever la future rocade de métro autour de Paris. Selon l'Elysée, les grands travaux d'aménagement devront tous être achevés en 2022.

S'il s'est fixé un calendrier serré, il s'est en revanche affranchi des limites spatiales. Le grand Paris va "bien au-delà des limites de l'Ile-de-France" a-t-il énoncé. "Pour rester au premier rang" des capitales mondiales, "il faut voir loin, il faut voir grand", a-t-il poursuivi. Pour le chef de l'Etat, Le Havre doit devenir "le port du Grand Paris et la Vallée de la Seine, l'axe autour duquel la métropole a vocation à s'ordonner".M.Sarkozy a ainsi repris à son compte les travaux de l'équipe de l'architecte Antoine Grumbach. M. Sarkozy s'est engagé à "mettre Le Havre à une heure de Paris" grâce un train à grande vitesse. "Un projet réalisable d'ici 2015", espère M. Grumbach.

M. Sarkozy a appelé à fonder une "ville écologique" en ayant le souci de préserver les ressources en eau et en espaces verts de l'Ile-de-France. Il a retenu l'idée de l'architecte néerlandais Winy Maas de planter une forêt d'un million d'arbres à Roissy pour capturer les émissions de carbone autour de l'aéroport.

Pour le chef de l'Etat, le Grand Paris existerait le jour où "on ne parlera plus de banlieue, plus de zones urbaines sensibles". Il s'est prononcé en faveur du déménagement dans les cinq ans de l'université de Dauphine, actuellement dans le 16e arrondissement à la Défense.

Il s'est prononcé pour l'implantation de la future "cité judiciaire" dans le quartier des Batignolles, situé dans le 17e, mettant ainsi un terme à un différend qui dure depuis des années avec le maire de Paris sur l'emplacement du futur tribunal de grande instance de la capitale. Le Grand Paris passe aussi par la dérégulation du droit de l'urbanisme. Pour parvenir à créer 70 000 logements, soit près de la moitié de plus qu'aujourd'hui, M. Sarkozy estime possible de mobiliser les 200 km2 de réserves foncières supplémentaires dans la région.

Un discours "habile", "malin" ont salué les architectes qui se sont tous reconnus dans le "coupé collé" que le chef de l'Etat a fait dans leurs propositions pour le Grand Paris. Mais malgré sa volonté de faire communier dans une même vision les élus et les architectes, le chef de l'Etat n'a pas ôté les doutes et les clivages. "La technique Sarkozy, c'est celle du tamis relevait l'architecte David Mangin. Il met en route tous les projets et secoue pour voir ce qui reste".

M. Huchon s'est félicité d'entendre M. Sarkozy reprendre son projet de plan de transports qu'il évalue à 18 milliards et qui devra être complété par celui présenté par Christian Blanc, le secrétaire d'Etat à la région capitale. M. Delanoë a salué la reconnaissance par le chef de l'Etat de l'intérêt du syndicat Paris-Métropole. M. Sarkozy a indiqué : "Nos sucesseurs réfléchrions à la question de la gouvernance."
Béatrice Jérôme Article paru dans l'édition du 02.05.09

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Les examens restent incertains dans une dizaine d'universités 5 mai 2009 18.40
PARIS (AFP) — Une vingtaine d'universités restent perturbées et la tenue des examens est encore incertaine dans au moins la moitié d'entre elles, alors que les autres établissements ayant connu grèves ou blocages ont généralement décidé de repousser les examens entre fin mai et début juillet.

Selon un décompte des bureaux de l'AFP portant sur 60 des 79 universités de la métropole, une vingtaine d'universités sont toujours perturbées à des degrés divers, à la quatorzième semaine du mouvement.

En pointe de la contestation, Aix-Marseille-I, Bordeaux-III, Paris-IV et Toulouse-II Le Mirail sont bloquées ou en grève quasi-totale.

D'autres sont en grève partielle, les cours y étant perturbés dans certaines facultés, souvent de lettres ou sciences humaines: Amiens, Artois, Besançon, Caen, Dijon, Lille-I, II et III, Lyon-II, Lorient, Orléans, Paris-III, VIII, X et XII, Poitiers, Toulon, Toulouse-III et Tours.

Résultat, dans une dizaine d'universités au moins la tenue des examens est incertaine ou encore non programmée, selon les bureaux de l'AFP: Aix-Marseille-I, Bordeaux-III, Lille-III, Paris-III, IV, VIII et XII, Toulouse-II et III.

En demandant mardi la reprise des cours et des examens avant l'été, la Confédération étudiante a estimé que ce sont encore "près de 300.000 étudiants" qui n'ont pas cours et "aucune idée de ce qui va se passer d?ici fin juin".

L'incertitude sur les examens est complète à Toulouse-II Le Mirail où "la plupart des cours n'ont pu se dérouler" depuis le début du blocage le 4 mars, selon son président, Daniel Filâtre. Dans ce bastion de la contestation, l'intersyndicale a appelé enseignants et autres personnels "à ne pas organiser les examens jusqu'à satisfaction des revendications", à l'instar de l'appel lancé la semaine dernière par la Coordination nationale des universités.

Dans un autre bastion, Paris-IV Sorbonne, enseignants lundi, étudiants et autres personnels mardi ont reconduit la grève. La direction a affirmé qu'elle ferait le "maximum" pour organiser les examens d'ici juillet mais, si ce n'était pas possible, elle "neutraliserait" le deuxième semestre.

Cela veut dire que, "en dernier recours", les étudiants de licence (trois années) seraient "jugés sur cinq semestres au lieu de six", selon Paris-IV.

A Bordeaux-III (arts, lettres, langues), après un vote lundi reconduisant le blocage, le président Patrice Brun a menacé de fermeture administrative, auquel cas ce serait selon lui "la fin des cours, la fin des examens".

A Lille-III (lettres), la présidence n'a pas encore pris de décision sur les examens mais les enseignants grévistes ont décidé de ne pas tenir les examens tout en instituant la "note politique": la même pour tous, entre 15 et 20.

Quant à Paris-XII Val-de-Marne, où une AG est prévue jeudi, une enseignante a affirmé à l'AFP qu'un "certain nombre" d'enseignants de lettres et sciences humaines ou de sciences et technologie ont décidé de ne pas tenir les examens.

A l'inverse, des bastions du mouvement comme Rennes-II ou Montpellier-III ont choisi de reprendre les cours.

Et d'autres universités ont décidé de décaler les examens, entre fin mai et début juillet, pour qu'ils puissent se tenir: Amiens, Artois, Besançon, Evry, Grenoble-II et III, Le Mans, Lille-II, Lorient, Montpellier-III, Nantes, Pau, Poitiers, Nice, Paris-I, VII, XI et XIII, Rennes-II et Tours.

Mardi, la ministre Valérie Pécresse a assuré à l'Assemblée nationale qu'il n'y aurait pas cette année "de diplômes bradés ou de diplômes sans rattrapage".

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Universités : l'influence de l'extrême gauche Delphine de Mallevoüe et Marie-Estelle Pech lefigaro.fr 04/05/2009 | Mise à jour : 22:20 |

Des étudiants participant à la coordination nationale étudiante arrivent pour assister à la séance d'ouverture, le 14 février 2009 à l'Université de Rennes 2
Quelques individus souvent proches du Nouveau Parti anticapitaliste d'Olivier Besancenot, parfois issus de la mouvance autonome, sont à l'origine des blocages dans les facultés.

D'assemblée générale en assemblée générale, le mouvement qui embrase certaines universités depuis treize semaines a évolué. Centré, au départ, sur les réformes du statut des enseignants-chercheurs et la formation des professeurs, le mécontentement s'est radicalisé avec la présence de plus en plus active d'étudiants lors d'actions de blocages, notamment.

Les mots d'ordre des contestataires ciblent l'ensemble de la politique gouvernementale. Les slogans directement inspirés par l'extrême gauche sont fréquents. Au menu des AG figurent «l'échéance 2012» pour faire échec à Nicolas Sarkozy, l'abolition du capitalisme ou la «convergence des luttes» avec les sans-papiers, les hôpitaux et les postiers.

La crise financière et la montée du chômage constituant, bien sûr, un terreau idéologique particulièrement favorable. Patrice Brun, président de l'université Bordeaux-III, explique que le dialogue est particulièrement difficile avec ces étudiants : «Pour eux, une année d'études perdue, ce n'est rien en comparaison de leur vie future qu'ils envisagent de façon extrêmement pessimiste.»

Dans la vingtaine d'universités aujourd'hui partiellement perturbées, ce sont à chaque fois quelques dizaines d'individus qui tentent des actions de blocage, voire de violences : ces dernières ont connu un pic en avril avec les séquestrations d'une poignée de présidents d'université.

À ces étudiants souvent issus de filières de sciences humaines se mêlent parfois des personnes extérieures, qui s'efforcent de souffler sur les braises. Ainsi, à Rennes-II, les jeunes bloqueurs sont menés par une cinquantaine d'autonomes et radicaux, eux-mêmes pilotés par quelqu'un qui n'est pas étudiant, «un intellectuel spécialiste de la subversion», selon le président Marc Gontard. L'homme avait d'abord tenté de créer des troubles à Nantes, l'an dernier, contre la loi LRU, ce qui n'avait pas marché. Arrivé à Rennes-II cette rentrée, «il a voulu prendre sa revanche».

Militants d'extrême gauche, intermittents du spectacle, précaires, ces «Khmers rouges», comme les a qualifiés un jour Marc Gontard, sont souvent proches des idées du NPA, le parti d'Olivier Besancenot. À Paris-IV, c'est l'association générale des étudiants de Paris-Sorbonne (Ageps) qui mène la danse.

Après avoir fait scission avec l'Unef, jugée trop modérée, ces derniers sont désormais «très proches des trotskistes», affirme Jean-Robert Pitte, ancien président de Paris-IV. Certains contestataires peuvent aussi se revendiquer du syndicat SUD ou, bien plus souvent, se proclamer totalement hors système. Ceux-ci sont nombreux à honnir tout parti politique ou syndicat et à revendiquer leur «indépendance» à l'image de ce que l'on a pu voir lors de séquestrations dans les entreprises.

Le double langage du PS

Les représentants de l'Unef, syndicat étudiant proche du Parti socialiste, sont quant à eux considérés comme des traîtres, d'autant plus qu'ils ont négocié la loi sur l'autonomie des universités, il y a deux ans. Ce syndicat ne maîtrise absolument pas les actions étudiantes même s'il ne va pas jusqu'à les condamner formellement…

Le Parti socialiste pratique aussi parfois un double langage. La «ronde infinie des obstinés», une marche permanente de protestation lancée par les enseignants de l'université Paris-VIII, le 23 mars autour de l'hôtel de ville de Paris a ainsi bénéficié dimanche de l'aide de la mairie. Cette dernière a mis à disposition une scène sur laquelle ont été organisés plusieurs concerts et chorégraphies. Bertrand Delanoë a en revanche porté plainte lundi après qu'environ 150 personnes ont brièvement occupé l'hôtel de ville vendredi soir et provoqué «quelques dégradations».

Bertrand Delanoë a « condamné fermement ces comportements aussi absurdes qu'agressifs, qui, loin de toute rationalité, ont visé la maison commune des Parisiens». Selon le maire, ces manifestants appartenaient à un collectif «de mouvance autonome». Un groupe similaire a déjà occupé la Sorbonne, avant d'être délogé sans incident par la police. Un des occupants de la mairie a expliqué que ce type d'actions était destiné «à pousser les salariés et étudiants à se mobiliser jusqu'à la grève générale».

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8 mai : l'hommage de Sarkozy aux combattants africains leparisien.fr 08.05.2009, 11h35 | Mise à jour : 14h10

«Les troupes de débarquement sont américaines et françaises. Parmi elles, il y a les spahis, les tabors, les tirailleurs sénégalais. Je veux leur rendre un hommage particulier». Sur la plage de La Nartelle à Sainte-Maxime (Var) Nicolas Sarkozy a rendu un hommage particulier ce vendredi aux soldats africains qui ont débarqué aux côtés des Américains en Provence en août 1944.

Accompagné du Premier ministre François Fillon, d'Hervé Morin, ministre de la Défense et du secrétaire d'Etat aux Anciens combattants Jean-Marie Bockel, le chef de l'Etat commémorait l'armistice du 8 mai 1945.

Parmi les «250.000 soldats français» engagés aux côtés des Américains, a rappelé M. Sarkozy, «les troupes coloniales montrent un courage admirable».

«La France n'oubliera jamais leur sacrifice»

«Tout le temps qu'ils participeront à l'épopée de la 1ère Armée, ils se battront pour la France comme s'ils se battaient pour leur mère-patrie. Ils ne seront économes ni de leur peine, ni de leur sang. La France n'oubliera jamais leur sacrifice». De juin 1940 à mai 1945, 55 000 Algériens, Marocains, Tunisiens et combattants d'Afrique noire furent tués. 250 000 d'entre eux servaient dans les rangs de l'Armée d'Afrique.

«Apprendre à nos enfants à être fier de leur patrie»

«C'est ici, sur les plages de Provence, que recommence la conquête de la France par elle-même », a insisté Nicolas Sarkozy avant d'inviter les nouvelles générations à ne jamais renier le souvenir. «Nous devons apprendre à nos enfants à ne pas vivre dans le passé. Mais nous devons aussi apprendre à nos enfants à être fier de leur patrie. (...) La France libre, la Résistance, c'est une partie de l'identité nationale. Ne plus haïr, mais ne rien oublier. Pour demain ne pas subir».

Depuis son élection en 2007, Nicolas Sarkozy organise la cérémonie nationale du 8 mai «non plus seulement à Paris mais aussi dans les hauts lieux de notre mémoire qui symbolisent la lutte de la France combattante pour sa liberté et contre la barbarie», a-t-il expliqué dans un communiqué. L'année dernière, il avait présidé les commémorations du 8 mai 1945 sur la plage normande de Ouistreham. En 2008 également, il avait également décentralisé la cérémonie nationale du 11 novembre à Douaumont (Meuse).

Après une cérémonie militaire sur la plage de La Nartelle, le chef de l'Etat a présidé une revue navale aux larges des côtes, avec défilé aérien. Une revue navale est constituée de bâtiments et d'aéronefs défilant en ligne de file, les uns derrière les autres. De 1958 à 2004, sept revues navales ont été présentées aux chefs de l'Etat.

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14.05.2009 Philippe Val à Radio France : "la théorie du zoo"

Ce n’était donc pas une blague, comme le facétieux Charlie Hebdo aime à en faire. Philippe Val arrivera donc bien à Radio France à une fonction à ce jour encore indéterminée.

Une arrivée surprenante.

Philippe Val ne manque guère de qualités journalistiques, loin s’en faut. Mais son ancrage à gauche de l’échiquier politique n’en faisait pas, a priori, le candidat le plus logique du président de la République. Il n’entre pas dans le portrait robot des cadres dirigeants, souvent hauts fonctionnaires, qui se succèdent depuis plusieurs décennies aux manettes de la maison ronde.

Le plus grand dénominateur

Mais voilà, on le sait, Nicolas Sarkozy aime surprendre ses amis et ses ennemis. Il y a évidemment dans la nomination de Philippe Val, par ailleurs ami de Carla Bruni-Sarkozy, comme dans celle de Jean-Luc Hees la volonté de désarmer les personnels de Radio France, classés à gauche, qui attendaient le président de la République au tournant.

Faisant référence à la nouvelle procédure de nomination des patrons de l’audiovisuel public par le président de la République, Jean-Luc Hees montrait d’ailleurs la semaine dernière, au cours d’un déjeuner informel, qu’il n’était pas dupe. « J’étais le plus grand dénominateur commun pour que cette loi ne soit pas scélérate », confiait-il.

Théorie du zoo

Mais il y a peut-être plus subtil ou plus machiavélique de la part du président de la République. C’est ce que ma collègue Ghislaine Ottenheimer, rédactrice en chef à Challenges et fine analyste de la politique hexagonale, appelle la « théorie du zoo ». Une stratégie maline, qui consiste à marquer clairement la maison à gauche à l’intention des auditeurs. Une manière de mettre en cage les journalistes de Radio France, en signalant aux visiteurs leur couleur politique. Imparable…

Deux ans après son arrivée au pouvoir, Nicolas Sarkozy a maintenant l’expérience des délicates nominations dans les médias : l’audiovisuel extérieur de la France dévolu à Alain de Pouzilhac et Christine Okrent, Public Sénat à Gilles Leclerc, La Chaîne parlementaire à Gérard Leclerc, Radio France à Jean-Luc Hees.
Philippe Val joue dans cette série un rôle de marqueur politique précieux avant d’autres échéances. En 2010, prendra fin le mandat de Patrick de Carolis à la tête de France Télévisions. Un dossier bien plus sensible encore que celui de Radio France.

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Radio France - Une nouvelle ère : Jean-Luc Hees Stéphane Haïk, le mardi 12 mai 2009 à 04:00 France-Soir.fr

Le nouveau président devra se montrer fin stratège, en maintenant la liberté de ton des antennes sans provoquer l’exaspération du pouvoir politique.

A marquer d’une pierre blanche. En succédant, aujourd’hui, à Jean-Paul Cluzel à la tête de Radio France, Jean-Luc Hees devient le premier président d’un groupe de l’audiovisuel public à être désigné selon le processus souhaité par Nicolas Sarkozy : après l’avoir lui-même choisi, l’Elysée a dû faire valider sa candidature auprès des sages du CSA, puis des membres des commissions culturelles de l’Assemblée nationale et du Sénat, avant de le nommer, officiellement, en Conseil des ministres.

Une procédure au long cours, mais dont l’issue ne faisait guère de doute : pour que son nom fût rejeté, il eût fallu l’opposition des trois cinquièmes des députés et des sénateurs. Une hypothèse plus qu’improbable.

Reste que les enjeux auxquels Jean-Luc Hees devra rapidement faire face sont aussi nombreux que divers, et son plaisir d’un retour au bercail par la grande porte, après que Jean-Paul Cluzel l’a licencié en 2004 pour « divergences de vue », de courte durée.

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Publié le 15/05/2009 à 16:10 - Modifié le 15/05/2009 à 17:42 Le Point.fr SURPRISE DU CHEF - Hees prend le micro, les syndicats râlent... Par Emmanuel Berretta

Baptême du feu pour Jean-Luc Hees. À peine quatre jours après sa nomination, le nouveau patron de Radio France suscite son premier communiqué syndical. Le premier d'une longue série, sans doute...
En l'occurrence, c'est le SNJ (Syndicat national des journalistes) qui s'émeut de sa subite prise de parole, ce matin. L'histoire est en effet peu banale. Ce matin, alors que Jean-Luc Hees est dans sa voiture, il entend sur France Inter Edwy Plenel, le patron du site Mediapart, mettre en cause la nomination des pdg de l'audiovisuel public par l'exécutif...

Ni une ni deux, Jean-Luc Hees arrive à France Inter, monte dans les étages et fait irruption dans le studio où le brave Plenel achève sa démonstration sur les menaces à la liberté d'expression.
Très tranquillement, Hees prend place autour de la table et, avec le ton bonhomme qu'on lui connaît, vient gentiment remettre l'invité d'Inter à sa place : "Je comprends votre vigilance et ce combat nécessaire. Nous sommes alliés, c'est ce que je suis venu vous dire", répond Hees, qui poursuit : "On vous entend sur cette antenne de service public (...) Ça prouve quelque chose et on va vous entendre encore Edwy Plenel, vous êtes ici chez vous, comme tout le monde. Vous êtes la preuve que ce soupçon, en ce qui concerne la nomination des présidents de l'audiovisuel public, est infondé."

Plenel, très amusé par cette visite impromptue, rebondit avec entrain : "Il vaut mieux aboyer fort, déranger que d'être indifférent." Échange sympathique qui chagrine toutefois le SNJ. Le syndicat national des journalistes n'a guère goûté cette surprise du chef. Selon l'organisation, cette "prise directe de l'antenne est de même nature que la nomination directe. Elle ne s'encombre pas de nuance. Elle bouscule les distances et les règles. Elle dit : 'J'ai le pouvoir donc je fais ce que je veux.' C'est une grande nouveauté. Une nouveauté troublante."
Le SNJ estime qu'elle crée "un précédent" qui "créera mécaniquement un climat d'inquiétude" et "poussera à l'autocensure". "La question du mode de désignation du pdg de Radio France est bel et bien un problème énorme." Le syndicat souligne que la "seule alternative (pour Hees) c'est de couper le cordon ombilical avec celui qui l'a fait roi, en résistant, y compris à lui-même". En somme, pas touche au micro...

"En sortant du studio, Jean-Luc Hees a dit que cette première " intrusion " serait la dernière, relève, pour sa part la société des journalistes de France Inter. Les journalistes de Radio France attendent qu'il respecte cette parole."

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jeanmarcmorandini.com, 16 mai 13.30 Hees présente ses excuses pour son intervention sur Inter

Jean Luc Hees était ce midi sur Canal Plus, invité de l'émission "+ Clair". L'occasion pour lui de présenter ses excuses après son intervention sur l'antenne vendredi matin. Une intervention qui avait suscité l'émotion de certains syndicats.

« Je voulais simplement saluer Edwy Plenel qui était invité de l'émission. J'étais derrière la vitre, en régie et un journaliste m'a fait signe

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Sarkozy en décontracté sur Facebook AFP De Nadège PULJAK – 22 mai 16.30

PARIS (AFP) — Le président Nicolas Sarkozy utilise le site de socialisation Facebook pour donner de lui une image plus décontractée, avec séquences sans façon et dialogues familiers à destination des quelque 101.000 supporters déclarés sur sa page.

Jusqu'ici très institutionnelle, avec la mise en ligne de communiqués officiels, la page Facebook du président, créée il y a neuf mois, s'est égayée cette semaine en se donnant des airs beaucoup plus jeunes, en tous les cas plus conformes à ce que l'on trouve en général sur Facebook.

"J'actualise mon profil avant le jeudi de l'Ascension avec mes dernières lectures: "Pierre et Jean" de Maupassant et "Le Lièvre de Patagonie" de Claude Lanzmann. Dernièrement, j'ai aussi vu l'inoubliable film "Les Feux de la Rampe" de Charlie Chaplin", confiait le président, dans un message posté le 19 mai.

Selon l'Elysée, "le président répond ainsi à une forte demande" du public, comme tentent à le montrer les nombreux messages qui lui sont adressés. Vendredi, ils étaient déjà plus de plus de 101.000 supporters enregistrés. Mais pour lire la page de Nicolas Sarkozy, nul besoin est de se déclarer supporter. Il suffit d'entrer son nom et de cliquer.

Plusieurs vidéos ont été publiées dans lesquelles M. Sarkozy apparaît décontracté, embrassant dans l'une son épouse Carla qui l'appelle "Chouchou", à l'occasion d'une rencontre entre la Première dame et cinq lectrices du magazine Femme Actuelle.

Une autre évoque les trois chiens du couple présidentiel, Clara, Toumi et Dumbledore, rappelant le couple présidentiel américain Barack et Michelle Obama qui ont largement médiatisé l'arrivée de "Bo", un chien d'eau portugais au pelage frisé noir.

Une nouvelle photo a également été accrochée en haut de page: celle d'un Sarkozy tout sourire, légèrement halé, en chemise blanche à col ouvert. Pas de cravate.

"Cette page a été enrichie pour mieux répondre à votre demande d'information et de transparence. N'hésitez pas à me dire ce que vous aimeriez y voir", écrit vendredi M. Sarkozy dans un "message personnel" à l'adresse de ses plus de 101.000 supporters.

"Le temps me manque mais soyez persuadé que je me tiens informé des échanges qui ont lieu sur cette page et que j'apprécie les témoignages de sympathie que vous m'envoyez. Merci pour votre soutien. Faisons vivre ce lien entre nous", écrit-t-il également.

Succès assuré: mis en ligne aux environs de 16h30, le message avait suscité, une petite heure plus tard, plus de 300 commentaires divers et variés: "un président qui utilise Facebook est un président bien dans son époque", assure un internaute. "Vous n'avez pas peur que votre vie privée soit bafouée en vous étalant sur facebook?", s'interroge un autre.

"Il ne s'agit pas de montrer un Sarkozy intime, le président reste le président. Ce qu'on veut, c'est monter une image plus personnelle de lui", assure-t-on dans l'entourage du chef de l'Etat.

"Au fur et à mesure, on alimentera son profil, avec des photos, des vidéos. Ce n'est pas le président qui postera lui-même tous les messages à chaque fois. Mais tout viendra de lui. On n'inventera rien", promet-on dans son entourage.

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Europe Sarkozy aux Emirats pour inaugurer une base militaire AP | 25.05.2009 | 18:48

Nicolas Sarkozy arrive ce lundi pour une courte visite à Abou Dhabi, aux Emirats arabes unis, où il inaugurera mardi une base militaire française, alors que de grands groupes français négocient toujours d'énormes contrats pour la vente d'avions Rafale ou de centrales nucléaires.

La base française d'Abou Dhabi, la première base permanente installées par la France depuis une quarantaine d'années, sera essentiellement navale.

Elle sera installée à quelques encablures des côtes iranienne et constitue un signal envoyé à Téhéran, qui persiste à ne pas renoncer à son programme nucléaire. "La crise iranienne (...) est l'une des plus grave menaces qui pèse sur la sécurité du monde", affirme le président français dans un entretien publié lundi par l'agence de presse officielle des Emirats WAM.

Les autorités iraniennes doivent "choisir entre le retour dans la communauté internationale et l'isolement croissant", menace M. Sarkozy. Un diplomate français présente d'ailleurs la nouvelle base émiratie comme un élément de "dissuasion".

Ce sera aussi un moyen de renforcer la lutte contre les pirates qui sévissent dans l'océan Indien à partir de la Somalie et de protéger les routes du pétrole, a expliqué lundi le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner, arrivé sur place avant Nicolas Sarkozy. Elle sera située à proximité immédiate du Golfe d'Ormuz, par lequel transite environ 40% du commerce mondial de pétrole.

Ces sujets devaient être à l'ordre du jour des discussions entre Nicolas Sarkozy et le prince héritier Mohammed ben Zayed al-Nahyan, qui dînent ensemble lundi soir.

La visite de Nicolas Sarkozy dans un pays qui est un très bon client des entreprises française sera aussi marquée par les importantes négociations commerciales en cours, même si aucun gros contrat ne devrait être signé dans l'immédiat.

Les Emirats sont en train de plancher sur l'attribution d'un contrat en vue de la construction de 12 à 16 centrales nucléaires pour un montant d'environ 40 milliards de dollars (30 milliards d'euros). Total, GDF-Suez et Areva se sont associés pour proposer leurs services, mais sont en concurrence avec des offres d'entreprises américaines et coréennes.

Autre négociation en cours, celle sur le renouvellement des avions de combats de l'armée de l'air des Emirats, qui se sont dits intéressés par l'achat d'une soixantaine de Rafale. Dassault, dont quatre dirigeants figurent dans la délégation emmenée par Nicolas Sarkozy, a confirmé qu'aucun contrat n'était imminent.

Le président français doit aussi participer mardi à une cérémonie concernant le lancement symbolique de la construction d'une succursale du musée du Louvre à Abou Dhabi. AP

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Violences scolaires - Sarkozy veut mettre fin à "l'angélisme" LCI.fr Alexandra GUILLET - le 28/05/2009 - 13h39

Fouilles des cartables, présence policière : le chef de l'Etat a validé jeudi matin la plupart des mesures présentées la veille par Xavier Darcos pour endiguer la violence en milieu scolaire.
Face à une délinquance qui progresse - "les chiffres de mai seront sans doute difficiles", a-t-il noté - il a fait de la "reconquête des quartiers sensibles" une priorité.

Nicolas Sarkozy a promis jeudi matin de lutter "sans état d'âme et sans concession" contre la délinquance, dénonçant au passage "l'angélisme" qui a prévalu pendant des décennies, lors d'un discours sur la sécurité prononcé depuis l'Elysée. Particulièrement attendu sur la question des violences en milieu scolaire, le chef de l'Etat a dénoncé une "nouvelle forme de délinquance du crime voire de la barbarie".

Face à la "banalisation de la présence et de l'usage des armes en milieu scolaire", le chef de l'Etat s'est dit favorable à la proposition de Xavier Darcos, ministre de l'Education nationale d'installer des portiques à l'entrée des établissements. "Bien sûr qu'il est difficile d'en arriver là, mais comment agir autrement dans un tel contexte ? Faut-il attendre qu'un drame se produise ?", s'est-il interrogé... sans pour autant préciser si l'installation de ces portiques devrait être généralisée à tous les établissements ou faite au cas par cas.

Estimant les violences envers les professeurs et les élèves "intolérables", il a annoncé une réforme de la qualification pénale des actes commis dans les écoles. Ainsi, "les intrusions dans les écoles seront désormais punies comme des délits" et "les violences commises sur un agent de l'Education nationale constitueront un facteur aggravant aussi bien dans qu'au-dehors del'école". Par ailleurs, les personnels de directions et d'encadrement recevront une "habilitation pour ouvrir et fouiller les sacs des élèves" et des "équipes mobiles d'agents" seront mises en place auprès des recteurs d'académie.
Ces deux dernières mesures avaient elles aussi été présentées par Xavier Darcos, et le ministre de l'Education nationale a précisément annoncé qu'un texte législatif donnant habilitation aux responsables d'établissements scolaires pour la fouille des cartables sera prêt "dans les premiers jours de juillet". Le président a également souhaité jeudi que soit "étudiée" la "possibilité d'ouvrir la réserve civile de la police nationale" (retraités, volontaires) pour des missions de "sécurisation des établissements scolaires et de leurs abords".

"Je le dis avec gravité, le 11 mars dernier, en Allemagne, il y a eu 17 morts dans un établissement scolaire. Chacun d'entre nous est donc désormais placé devant ses responsabilités" a rappelé le chef de l'Etat, comme un avertissement à l'intention de tout contestataire à ces mesures. C'est pourquoi, aussi, "184 établissements parmi les plus sensibles vont faire l'objet d'un diagnostic de sécurité à l'issue duquel seront adoptées toutes les mesures nécessaires à leur protection contre les intrusions", a dit le chef de l'Etat.

Lors de son discours, le chef de l'Etat a, par ailleurs, dressé un bilan général de la délinquance en France et annoncé, là aussi, un renforcement des mesures de lutte :

VIDEOSURVEILLANCE

La "vidéo-protection" est un "moyen fondamental de la politique de sécurité", selon le chef de l'Etat. Nicolas Sarkozy compte mettre en place "75 systèmes municipaux types" et "assurer, là où c'est nécessaire, la protection des établissements scolaires".

QUARTIERS DIFFICILES

Nicolas Sarkozy a annoncé une "mobilisation complète des forces de l'ordre" sur la reconquête des quartiers sensibles, d'abord les 25 plus difficiles (21 en région parisienne, 4 en province). "Aucune rue, aucune cave, aucune cage d'escalier ne doit être abandonnée aux voyous".

Il prévoit une multiplication immédiate des opérations coups de poing dans les cités. Préfets, procureurs, inspecteurs d'académie doivent se rendre dans ces quartiers "pour y manifester l'autorité de l'Etat". Egalement annoncé, un renforcement des effectifs des forces de sécurité, dont "200 sans délai" en Seine-Saint-Denis.

FINANCES, FISC, DOUANES

"Nous devons frapper les trafiquants au portefeuille", a annoncé le chef de l'Etat. "Deux fonctionnaires spécialisés devront être spécialement affectés dans chacun des 25 quartiers les plus sensibles" pour "détecter les signes extérieurs de richesse indue". Les douanes auront une mission prioritaire "sur les cités sensibles". Le ministre du Budget Eric Woerth va réfléchir à une meilleure "appréhension fiscale des sommes provenant d'activités illicites".

CAMBRIOLAGES

Un "plan de lutte contre les cambriolages" est annoncé dans "la dizaine de départements concernés", et "1000 officiers de police judiciaire supplémentaires seront formés".

COORDINATION

Dans chaque département, "un état-major de la sécurité regroupant les principales autorités concernées" se réunira chaque mois pour définir la politique publique de sécurité.

PREVENTION, VICTIMES

Le Premier ministre présentera "dès septembre un plan gouvernemental de prévention de la délinquance et d'aide aux victimes". Nicolas Sarkozy a annoncé les trois réformes qu'il souhaitait mener "rapidement" avec le Premier ministre : donner de "nouveaux outils d'action pour les forces de l'ordre" avec la Loppsi, le "rattachement de la gendarmerie au ministère de l'Intérieur", et "la création avant l'été de la police d'agglomération", les criminels ne connaissant pas les frontières administratives.

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Bayrou attaque Sarkozy sur les cérémonies du 6 juin en Normandie Par Reuters, publié le 31/05/2009 à 13:54 Sophie Louet

PARIS - Nicolas Sarkozy a commis "une grossièreté" en omettant d'inviter la reine Elizabeth d'Angleterre aux cérémonies du 65e anniversaire du débarquement allié en France, a déclaré dimanche François Bayrou.

Le but, a-t-il affirmé, "c'est qu'il n'y ait que Nicolas Sarkozy et Barack Obama de reconnaissables sur la photo".
Le président du Mouvement Démocrate (MoDem) accuse le chef de l'Etat de transformer les festivités du 6 juin en Normandie, auxquelles participera le président américain Barack Obama, en "une organisation électorale" à la veille des européennes du 7 juin.

"Je trouve l'organisation de cette cérémonie très choquante pour l'image de la France", a-t-il dit sur Radio J.
"Le fait qu'on ait refusé d'inviter la reine d'Angleterre (...) est à la fois un acte d'ingratitude et une grossièreté du point de vue international", a-t-il souligné. "L'image de la France en est atteinte".

Le but, a-t-il affirmé, "c'est qu'il n'y ait que Nicolas Sarkozy et Barack Obama de reconnaissables sur la photo". "C'est une organisation électorale d'un événement qui devrait échapper à l'électoralisme", a-t-il ajouté.

Dans un entretien au Parisien-Aujourd'hui en France Dimanche, Martine Aubry, premier secrétaire du Parti socialiste, dit redouter "un show médiatique orchestré par le président".

Son prédécesseur, François Hollande, s'est réjoui sur le mode ironique, sur Europe 1, de la venue de Barack Obama aux côtés de Nicolas Sarkozy sur les plages du débarquement : "On va voir la différence!".

Les autorités françaises se défendent d'avoir commis un impair diplomatique en omettant d'inviter Elizabeth II d'Angleterre, alors qu'elle avait été conviée aux 50e et 60e anniversaires du débarquement.

C'est le Premier ministre Gordon Brown qui sera présent. "Il n'appartient pas à la France de désigner la représentation britannique", a déclaré le 27 mai le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel.

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Cohn-Bendit, nouvelle «institution» médiatique Éric Zemmour lefigaro.fr 11/06/2009 | Mise à jour : 09:35 | Commentaires 129 | Ajouter à ma sélection

Daniel Cohn-Bendit, lundi à Paris, commentant, devant la presse, le succès électoral de la liste Europe Écologie. À 64 ans, le chef de file des écologistes a prouvé sa maîtrise des rouages de la politique française.

Daniel Cohn-Bendit est un amoureux averti du football. L'autre soir, sur France 2, alors que François Bayrou le tançait pour ses impudicités avouées jadis à l'égard des enfants, il n'a pas pu ne pas songer au «coup de boule de Zidane», lors de la finale de la Coupe du monde de 2006. Car Cohn-Bendit avait jusque-là joué parfaitement le rôle du joueur italien Materazzi. Celui qui insulte, exaspère, irrite tant l'adversaire qu'il en devient fou de rage. Et perd ses nerfs et la coupe du monde.

La rouerie, jusqu'au cynisme ; la décontraction jusqu'à la séduction ; le tutoiement chaleureux jusqu'au mépris. Cohn-Bendit est tout cela à la fois. Quand on observe son parcours depuis quarante ans, on songe que les «enragés de Mai 1968» ne se sont pas trompés en le choisissant comme incarnation de leur révolte. Icône médiatique de leur génération. Avec ses talents et travers. Ses contradictions, et apostasies. Sa réalité sans fard. Libertaire dans les années 1970, libéral dans les années 1980. Français et Allemand selon les moments. Pacifiste, mais pour la guerre contre la Serbie. Au nom des «droits de l'homme». De la Révolution jusqu'au Marché, mais toujours internationaliste. Sa vision inspirée de «l'Europe du Rhin au Bosphore» qui inclurait la Turquie correspond exactement aux frontières de l'Otan et aux desiderata de l'Administration américaine, de Bush à Obama. Un hasard sans doute.

Un rebelle devenu bourgeois

Finalement, une seule constante idéologique, cette hostilité sourde à l'État-nation, le français, surtout, comme matrice de tous les autres, coupables d'enrégimenter les individus dans des carcans à la fois sociaux et patriotiques. «Le nationalisme, c'est la guerre», comme disait Mitterrand.

Cohn-Bendit est cet enfant de la guerre qui ne voudra jamais voir que l'Allemagne nazie combattait elle aussi au nom de l'Europe.

Au fil des années, le rouquin a perdu des cheveux, mais arbore des lunettes rondes, derrière lesquelles vibrionne son sempiternel regard bleu. À 64 ans, l'héritier rebelle est devenu un bourgeois respecté, dans lequel se reconnaissent les fameux bobos. L'insolent trublion souriant à la face d'un «CRS-SS,» s'est transformé en politicien habile et retors.

Le référendum de 2005 sur la Constitution européenne fut son chemin de Damas. Il fait campagne pour le oui, mais s'abouche très vite avec les partisans du non. Son alliance avec José Bové est le mariage de la carpe et du lapin, du «grand marché» et de l'altermondialisme. Mais les électeurs ne sont pas trop regardants. Cohn-Bendit fait de José Manuel Barroso un parfait bouc émissaire, dont il soutenait pourtant naguère les choix «européens». Il brocarde sans vergogne son ancien «copain» de Strasbourg, François Bayrou, «touché par la Vierge» et obsédé par la présidentielle. Lui qui appela, au lendemain du premier tour de la présidentielle de 2007 son cher «François» à rejoindre «Ségolène», se fait désormais l'allié objectif de Nicolas Sarkozy.

Il savoure sa revanche

Le résultat du 7 juin valide ses choix tactiques. Le soir, à la télévision, il jubile, plastronne, entre narcissisme et savoir-faire médiatique. Il savoure sa revanche. Les Verts, qui le détestaient pour son vedettariat et son libéralisme, sont contraints de l'acclamer ; en une campagne, il a redonné vie au plus vieux fantasme politique des écologistes, mais auquel ils avaient fini par renoncer : remplacer le PS comme celui-ci s'est substitué au PCF. Au nom du sens de l'Histoire. Mais Cohn-Bendit n'est pas Mitterrand. Il ne rêve pas d'être président de la République ni «faiseur» de parti. Trop de contraintes, de responsabilités. Séduire, convaincre, combattre, détruire : tout cela est dans ses cordes. Mais pas diriger, façonner, construire. Être l'homme d'influence, le parrain, l'oncle, qui conseille, oriente, catalyse. Mais surtout pas incarner la figure honnie du pater familias. Jusqu'au bout, une certaine incarnation de sa génération.

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Publié le 18/06/2009 à 14:42 - Modifié le 18/06/2009 à 15:38 Le Point.fr UNION EUROPÉENNE Devant Sarkozy, Cohn-Bendit plaide contre la réélection de Barroso AFP

Daniel Cohn-Bendit a plaidé jeudi devant Nicolas Sarkozy le report de l'élection du président de la Commission européenne, arguant que le Portugais José Manuel Barroso, seul candidat à se présenter, n'était "pas l'homme" qu'il fallait en temps de crise. Le député européen Verts a été reçu à quelques heures du Conseil européen, alors que le président de la République a consulté ces derniers jours tous les dirigeants des partis représentés à Strasbourg (sauf Jean-Marie Le Pen, président du Front national, qui a refusé).

Tête de liste d'Europe Ecologie lors du scrutin européen du 7 juin, Daniel Cohn-Bendit était accompagné de Cécile Duflot, secrétaire générale des Verts, et Pascal Durand, porte-parole d'Europe-écologie. "J'ai expliqué que pour l'instant, d'après tout ce que je comprends de ce qui se passe au Parlement européen, il n'y a pas de majorité pour confirmer le président de la Commission, M. Barroso, en juillet", a affirmé celui-ci à l'issue de son entretien avec le président. "Il faut qu'il trouve une solution qui repousse ce vote, sinon (il y aura) un vote négatif", a-t-il ajouté.

Selon lui, le président Sarkozy "a bien compris que de passer en force avec Barroso en juillet, ça se fera pas. [Les partisans de l'actuel président de la commission] vont maintenant trouver une méthode pour justement gagner une majorité au Parlement. Ça ne se fera pas en juillet, ça sera septembre ou octobre", a-t-il pronostiqué. "M. Barroso est quelqu'un qui n'est pas fort, qui ne contrôle pas ses commissaires. Dès qu'il y a un conflit, il est aux abonnés absents. Pour nous ce n'est pas l'homme juste au poste juste à ce moment historique." Or, pour le député vert, "parce que le conseil veut être fort, il faut un contrepoids à la commission fort, capable de gérer et de proposer. Il faut un Parlement qui puisse accepter et se reposer et croire en ce que fait et dit la Commission et non pas avoir quelqu'un qui donne raison au dernier à qui il a parlé".

Nicolas Sarkozy et la chancelière allemande Angela Merkel ont apporté leur soutien "sans ambiguïtés" au Portugais, exigeant cependant qu'il propose un "programme" pour faire face à la crise.

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Arrivée princière à Versailles France-Soir.fr Christine Ollivier, le mardi 23 juin 2009 à 04:00

10 heures. Les premiers cars chargés de parlementaires arrivent à Versailles. Nicolas Sarkozy « aurait pu faire une émission de télévision », il a préféré le Congrès, se réjouit le secrétaire général de l’UMP Xavier Bertrand. Le décorum est quand même un peu luxueux ? « Si on avait fait ça dans un Algeco, qu’est ce que vous auriez dit ? Que c’était pas à la hauteur. »

10 h 30. Roulements de tambours. Entre deux rangs de gardes républicains au garde-à-vous, le président de l’Assemblée nationale Bernard Accoyer fait son entrée. Sénateurs et députés découvrent leur nouveau voisin d’Hémicycle. Car à Versailles ils sont assis par ordre alphabétique, et non par groupes politiques. C’est déjà l’heure des premières passes d’armes. Lorsque Nicolas Sarkozy s’exprimera, « nous ne serons qu’un élément du décor », lance le chef de file des députés socialistes, Jean-Marc Ayrault. « Le président ne vient pas pour un dialogue avec nous, mais pour parler au-dessus de nous. » Les socialistes assisteront au discours de Nicolas Sarkozy mais n