Les compliments d'un père divorcé, qui "peint" et qui expose
Bio express
Les discours fondamentaux
Vers Nicolas Sarkozy avant le 16 mai 2007
Vers Nicolas Sarkozy du 16 mai 2007 au 31 juillet 2008
Vers Nicolas Sarkozy et la Justice de la République

Maître Nicolas Sàrközy de Nagy-Bocsa (1955-)
Chanoine Honoraire re-re-divorcé de l'Eglise Catholique Romaine

30 juin 2011 : Les otages journalistes irresponsables et menteurs libérés, c'est les contribuables qui payent, cher ; N.S. , bousculé à Brax près d'Agen par un employé communal, ne dépose pas plainte (condamné le 1er juillet à huit mois avec sursis)
29 juin 2011 : Baroin écrase Lemaire lors du remaniement gouvernemental
25 juin 2011 : Encore un mort
23 juin 2011 : L'"américain" s'aligne immédiatement sur l'Empereur métis
22 juin 2011 : C'est la crise, 20 millions pour une justice à l'américaine, imposée par le fils et petit-fils d'immigrés, dit l'"américain", la merveilleuse justice américaine
14 juin 2011 : 1,2 million d'Euros par jour pour la guerre en Libye, 15 000 morts, un million de réfugiés, l'allemagne investit pour l'avenir ...
11 juin 2011 : Deux morts par accidents en Afghanistan, pour "libérer" le pays ?
08 juin 2011 : Fillon dans la tourmente ? Dati attaque, Copé ruse
02 juin 2011 : Encore un mort, pourquoi ?
27 mai 2011 : G8 à Deauville, c'est la crise, seulement "quelques milliards" pour les "démocraties islamiques"
19 mai 2011 : Encore un mort français pour permettre aux américains d'imposer leur merveilleuse "civilisation" aux afghans
11 mai 2011 : Le chanoine honoraire peut-il refuser de permettre à l'Eglise de France de soigner la première victime du Belge Dutroux, sa femme, poursuivie par la haine populaire.
10 mai 2011 : Encore un mort pour que les afghanes "jouissent" d'une american way
21 avril 2011 : Un réunionnais mort pour "sauver" les afghanes
09 avril 2011 : Côte d'Ivoire. L'évangélique socialiste national du sud, proclamé Président par le Conseil constitutionnel ivoirien, résiste encore au libéral islamiste du nord, proclamé élu par l'ONU ...
07 avril 2011 : Borloo se venge et Rama Yade trahit son mentor N.S.
27 mars 2011 : Cantonales mars 2011 : Marine Le Pen fait peur (2 élus)
25 mars 2011 : Claude Guéant diabolisé par les medias "républicains", pour avoir, notamment, constaté que "Les Français, à force d'immigration incontrôlée, ont parfois le sentiment de ne plus être chez eux" ; et révélé la croisade atlantiste
21 mars 2011 : Cantonales, deuxième tour, Fillon, Pécresse, NKM, Borloo, font voter socialistes
19 mars 2011 : L'"américain" devance les anglo-saxons dans la guerre "libératrice"
18 mars 2011 : BHL, par N.S., fait la guerre aux Kadhafi, avec Obama, contre l'Allemagne, la Russie, la Chine, le Brésil et l'Inde ... Le P.S., qui l'avait demandée, approuve la guerre, Aubry, Fabius ...
11 mars 2011 : La France et la Grande-Bretagne voudraient refaire le coup de Suez de 1956 contre Nasser, avec Israël (???)
10 mars 2011 : Après avoir reçu, sans succès, Kadhafi en 2007, N.S. reçoit et reconnaît les rebelles libyens et s'engage dans la guerre civile (à la demande de BHL ??)
05 mars 2011 : Battu par Marine Le Pen, selon un sondage web
03 mars 2011 : Le Chanoine re-re-divorcé encense l'héritage chrétien de la France
21 février 2011 : Encore un mort pour toujours sauver les femmes afghanes
11 février 2011 : Obama "tue" Moubarak et N.S. veut toujours "américaniser" la Justice Française (comme à la télé)
10 février 2011 : La Justice se rebiffe et des magistrats se suicident comme d'autres
02 février 2011 : Egypte, Moubarak, l'américain N.S. suit l'Empereur
10 janvier 2011 : Sahel, deux jeunes français tués ; N.S. "soutenu" par Obama
31 décembre 2010 : Les ministres remerciées reçoivent la Légion d'Honneur ; et Fadela Amara un onctueux fromage
22 décembre 2010 : Chantage politicien, Rama Yade, celle qui fait peur au Président en rejoignant Jean-Louis Borloo, est généreusement récompensée de ses bourdes populistes
19 décembre 2010 : La barre des 700 soldats étrangers tués franchie en Afghanistan, pour toujours "libérer" les afghanes (???) (american way of live ???, quelle merveille !!!).
17 décembre 2010 : Ultimatum guerrier de N.S. au Président Gbagbo, proclamé officiellement par le Conseil constitutionnel ivoirien
07 décembre 2010 : France-Afrique, Obama intervient en Côte-d'Ivoire ; N.S. en Inde : annonces mirobolantes
04 décembre 2010 : France-Afrique, Révélations WikiLeaks, les américains satisfaits de l'"américian" Sarkozy ; qui fait l'amoureux au Taj Mahal
29 novembre 2010 : affaire Wikileaks , N.S. roi nu, susceptible et autoritaire, mais "américain" ; qui voulait, contre Chirac et Villepin, envoyer des soldats se faire tuer en Irak
26 novembre 2010 : Révélations dans l'affaire Karachi
14 novembre 2010 : Le nouveau gouvernement Fillon exclut les "zozos" (le frère Jean-Louis Borloo, les islamiennes Rama Yade et Fadela Amara, le "catho" Hervé Morin, le socialiste Bocquel ...); l'islamienne Nora Berra mise en cause pour conflit d'intérêts
02 novembre 2010 : L'avocat d'affaires Borloo espère toujours pouvoir gérer les Affaires de la France
23 octobre 2010 : Le tribunal administratif de Melun (socialiste ?) soutient la CGT communiste dans son blocage de raffinerie ..., manifestement attentatoire au droit de travailler légalement.
12 octobre 2010 : Démocratie Française, 3 millions de "socialistes" dans les rues contre 18 983 138 voix d'électeurs pour lui, et le Président doit se déculoter ...
08 octobre 2010 : A cause des Roms ? A Rome Le chanoine se rend ... et le Grand-Maître proteste.
29 septembre 2010 : Reding (re-ding) fait la ding
21 septembre 2010 : Malgré la prolifération démographique N.S. veut investir dans la pauvreté, avec l'argent des contribuables
16 septembre 2010 : Barroso et Merkel se la font sur les Roms
15 septembre 2010 : N.S. recommande l'accueil des Roms par le Luxembourg (protestations des faux-culs)
14 septembre 2010 : Sondages pour 2012, Dominique Galouzeau au même niveau que N.S.
30 août 2010 : Carla Bruni traitée de prostituée en Iran
27 août 2010 : Le Président n'aime pas Zemmour, notamment
25 août 2010 : Encore deux morts pour "sauver" les Afghanes
22/23 août 2010 : Le Vatican attaque son chanoine honoraire ; Rome est pour l'accueil des Roms, chez les autres
07/10 août 2010 : Le petit-fils de Aron Benedict Mallah traité de "voyou de la République" par Jean-François Kahn, "voyou de la presse" selon POM le concubin de MAM
30 juillet 2010 : N.S. voudrait faire la guerre aux délinquants ; violentes protestations socialistes, notamment des medias, des verts et des libertaristes
28 juillet 2010 : Woody Allen et la PDF (first Lady), bien soutenue par son époux, que nos "amis" anglo-saxons insultent, comme dab
24 juillet 2010 : André Santini protégé des affaires par le Grand Paris
21 juillet 2010 : De véritables actions en matière de sécurité ? Les défenseurs des délinquants protestent ...
19 juillet 2010 : 450 000 euros pour Ingrid Betancourt ???, qui veut beaucoup plus, malgré la crise
14 juillet 2010 : Remarquable 14 juillet, sous la pluie battante par moment, avec les troupes africaines des anciennes colonies sub-sahariennes, les habituels grincheux critiquent.
12 juillet 2010 : Excellente intervention, évidemment critiquée par les syndicats et les medias socialistes et sociaux-démocrates (90 % des medias en France, depuis l'épuration socialiste de Mitterrand).
07 juillet 2010 : affaires Bettencourt-Woerth, les journalistes s'amusent ; encore un mort pour libérer les malheureuses afghanes
05 juillet 2010 : Démissions surprises de deux sous-ministres (fumeur et fumiste (?))
26 juin 2010 : 35 heures seulement, par la Justice de Bobigny, pour le "jeune" Mohamed, qui a insulté le Président de la République Française ("Va te faire enculer, connard, ici t'es chez moi"
24 juin 2010 : N.S. reçoit, à sa demande, le mercenaire tricheur Thierry Henry, qui se vend aux américains
20 juin 2010 : Encore un mort pour "libérer" l'Afghanistan
18 juin 2010. Tentatives d'annexion du Général Charles De Gaulle
16 juin 2010. N.S. convoque le libanais, et sa femme, chez le chinois ; D. de V. dénonce
09 juin 2010. N.S. "achète" Christine Boutin pour 9.500 euros nets par mois, un juste salaire de conseiller d'Etat selon la chrétienne-sociale ; devant cette situation parfaitement légale et très courante pour des anciens ministres N.S. demande un "réajustement" qui est accepté par l'impétrante (France2 20h10)
07 juin 2010. Un 43ème soldat français mort en Afghanistan, pour "libérer" les femmes afghanes : comme les "ni putes ni soumises" françaises ... ?
06 juin 2010. Rama Yade, secrétaire d'Etat aux sports, et favorite du peuple sondé, recrache impunément dans la soupe, à propos de l'équipe de France de foot ; et ainsi de "suite" ...
30 mai 2010. N.S. comparé à l'escroc juif Madoff par Martine Aubry
06 mai 2010 : Trois ans déjà
30 avril 2010 : Après l'allégeance américaine l'allégeance chinoise ?
26 avril 2010 : Embourbé par la pénétration islamiste : Liès Hebbadj se marre
07 avril 2010 : Rumeurs suite : Rachida n'a "pas peur" ; Benjamin Biolay attaque en justice ; pas d'information de Chantal Jouanno
04 avril 2010 : La Justice est saisi contre des rumeurs conjugalières ; complot ? ;
30 mars 2010. Le petit frenchie bing-bling enfin reçu intimement par son adoré Grand Empereur Métis : en contrepartie le New York Times réclame du sang frais pour imposer la civilisation yankee aux afghans ...
29 mars 2010. Des leçons données à l'Amérique par Maître N.S. ; Maître Montebourg choqué
22 mars 2010. Régionales, maintien de l'Alsace, gain de la Guyane et de la Réunion. Hystérie des médias anti-sarkozystes. Abstentions record à droite. Ouverture à droite. Sortie de l'anti-Soubie Darcos et du socialiste d'Emmaus. Maintien-progression du Front National
18 mars 2010. Académie Française : N.S. rend hommage à Simone Jacob-Veil, la dame de l'IVG
14 mars 2010. Régionales : échec de l'ouverture judéo-gentille
02/03 mars 2010. La France aime de nouveau la Russie : les néocons américains protestent
17 février 2010. N.S. défend la "souveraineté" d'Haïti ... (contre Obama ?) et promet 326 millions d'aides et annulation de la dette (56 millions)
30 janvier 2010. Carla Bruni-Sarkozy "stupéfaite" par l'époux de Marie-Laure Galouzeau de Villepin
29 janvier 2010. Selon Dominique Galouzeau de Villepin le président Nicolas Sàrközy de Nagy-Bocsa veut sa mort politique
27 janvier 2010. A Davos le fils et petit-fils d'immigrés fait la leçon aux maîtres du monde, les banquiers et les spéculateurs-prédateurs.
25 janvier 2010. Excellente prestation de "Monsieur le Président" devant la France moyenne attentive, une ancienne "Première Dame potentielle" (comme Anne Fulda) et l'ami de la Province
08 janvier 2010. Vulgarisation judiciaire du Chef de l'Etat républicain : Le président de la République est, selon la cour d'appel de Versailles, une "victime comme les autres", un citoyen "ordinaire" .......
29 décembre 2009. Le Conseil Constitutionnel annule la taxe carbone
19 décembre 2009. Copenhague, échec de l'Europe mondialiste (vers une Europe Européenne ?)
15 décembre 2009. La "Gauche Caviar" parisienne (Me Montebourg) essaye de diaboliser Nadine Morano, la voix populaire, qui demande des excuses ; et la socialiste Fadela Amara crache dans la soupe du socialiste Eric Besson
12 décembre 2009. Les bourges "parisiens" de l'UMP refusent de changer le Monde. Le clip populaire des jeunes UMP "Changeons le Monde" est "dégoulinant de bêtise" selon l'ancien ministre de l'Education nationale, l'ultra-minable Luc Ferry, et les bourges Copé, et autres, crachent évidemment dans la soupe populaire
11 décembre 2009. Copenhague : 7,2 milliards pour les pays pauvres (les riches des pays pauvres ?) ; France : toujours autant de SDF morts
08 décembre 2009. Le fils et petit-fils d'immigrés, métis, condamne le communautarisme et promeut le métissage de la France
26 novembre 2009. Le mépris d'Obama
24 novembre 2009. La Première Dame de France accepte de tourner avec l'humoriste juif new-yorkais Woody Allen
23 novembre 2009. N.S. abusé par une "fille à Papa"
11 novembre 2009. L'Allemagne d'Angela Triomphe à la Flamme
09 novembre 2009. Allemagne 20 ans après : l'Allemagne de l'Est patine encore
21 octobre 2009. Sous Lahoud trouve-t-on le Perol de N.S. (???)
16 octobre 2009. Affaire Jean Sarkozy, Rama Yade attaque l'AFP et Eric Besson encense
13 octobre 2009. Comme les Balkany, Julien Dray soutient Jean Sarkozy
12 octobre 2009. Le Renseigné Général disculpe Chirac et Villepin
05 octobre 2009. Le général-espion témoigne contre Chirac et Villepin
01 octobre 2009. Suicides à France-Telecom : L'américaine ministre Lagarde soutient le PDG esclavagiste Lombard
23 septembre 2009. Affaire Clearstrean en cours : Garant de l'indépendance de la magistrature N.S. qualifie, de New-York, D. de V. de "coupable", pression du Prince ? Villepin assigne
21 septembre 2009. 1792 Fondation de la République. 2009 Affaire Clear-Stream (?): Maître Nicolas Sarkozy de Nagy-Bocsa partie civile contre Maître Dominique Galouzeau de Villepin, sous les regards de Maître Jean-François Copé et Maître Ségolène Royal, notamment. Une affaire politique ?
08 septembre 2009. N.S. essaie de solder au Bresil les Rafales Bloch-Dassault des gaullistes
06 septembre 2009. 31 soldats français tués en Afghanistan pour "libérer" ce malheureux pays
04 septembre 2009. Les anglo-saxons hostiles au projet franco-allemand de "sanction" des traders "imprudents"
26 août 2009. N.S. tape sur les banquiers, juste avant le Congrès PS de La Rochelle
19 août 2009. Certains Irakiens et Afghans refusent obstinément d'être "libérés" par les américains et leurs annexes ; Bernard Kouchner condamne fermement les ingérences ... islamiques
15 août 2009. Assomption libérale. La madonne du capitalisme américain en Pologne. Une musulmane "libérée" pour éradiquer l'islamisme.
10 août 2009. Mobilisation contre l'Iran, de l'Elysée, pour libérer l'ingérente démocrate Clotilde Reiss
20 juillet 2009. Carla donne de la voix pour Nelson ; critique hargneuse du Times des "amis" anglais
16 juillet 2009. Les Sarkozistes défendent, maintenant, le rappeur assassinogène (?)
10 juillet 2009. Comme Cécilia, Carla snobe ses consoeurs du G8 (l'Impératrice américaine et ses dames d'honneur)
02 juillet 2009. Maître N.S. donne la Légion d'Honneur à son avocat
01 juillet 2009. Nicolas reconnaît les erreurs de Cécilia
27 juin 2009. Pour l'autonomie de la Martinique. Taubira approuve.
26 juin 2009. Catastrophe occidentale : le pédo-pape de la pope est mort
24/25 juin 2009. Visite officielle discrète mais positive de Benyamin Nétanyahou à Paris ; La France humiliée par Tsahal
23 juin 2009. Remaniement, Hortefeux à l'Intérieur, Boutin remerciée, Mitterrand à la Culture BOBO joyeuse, un atlantiste pro-Turquie à l'Europe ...
22 juin 2009. Journée historique à Versailles
18 juin 2009. Le rouge/vert Cohn-Bendit à l'Elysée
07 juin 2009. Européennes : Bayrou s'effondre et Cohn-Bendit s'éclate (commentaire de Eric Zemmour)
31 mai 2009. Bayrou prend la défense de la Queen
28 mai 2009. Violences scolaires - Sarkozy veut mettre fin à "l'angélisme" : protestations de Cohn-Bendit , notamment
25 mai 2009. Défense aux Emirats
21 mai 2009. Le Président se décontracte sur FaceBook
13 mai 2009. N.S. assure l'indépendance du service public Radio-France en nommant, et faisant nommer, des socialistes usaphiles, Jean-Luc Hees, et Philippe Val, un ami d'Hees et de Carla Bruni-Sarkozy ; Parisianisme ? 15 mai 2009 : Jean-Luc Hees intervient en direct sur France-Inter pour "contester" l'anti-Sarkoziste radical Edwy Plenel, puis s'excuse ...
08 mai 2009. Hommage aux 250 000 africains de l'armée du général de Lattre de Tassigny ayant débarqués en Provence sous commandement américain
05 mai 2009. N.S. toujours incapable de mettre fin à la fronde universitaire de quelques mandarins marxistes et néo-marxistes dit "de gauche", et de 2% des étudiants, bourgeois gauchistes et socialistes
30 avril 2009. Un "Grand Paris" jusqu'au Havre ?
28 avril 2009. Grippe porcine dite mexicaine dite A : hystérie des medias ?
27/28 avril 2009. Pipolisation à la con, conciliabules et conciliations espagnoles, contre le terrorisme et la piraterie somalienne
23 avril 2009. Copé versus Sarkozy, objectif 2012 ou 2017 ?
18 avril 2009. La gauche caviar et la presse usaphile attaque N.S.
17 avril 2009. Les pétroliers américains contre EDF
16 avril 2009. Les mandarins "parisiens" contre la réforme de l'hôpital public
11 avril 2009. Week-End pascal mémoriel : les Sarkozy chez la famille Bruni-Tedeschi du Cap Nègre au Lavandou (Var)
05 avril 2009. Obama veut imposer l'entrée de la Turquie en Europe ; N.S. est contre
04 avril 2009. 60ème anniversaire de l'Otan : Les islamistes turcs marchandent l'élection du nouveau Secrétaire général l'hyper-atlantiste bushiste Premier ministre danois Anders Fogh Rasmussen et 1000 casseurs vandalisent la banlieue de Strasbourg ; Olivier Besancenot accuse Nicolas Sarkozy ; les Usa obtiennent 5000 hommes et 100 millions de dollars pour américaniser l'Afghanistan
03 avril 2009. L'Empereur Obama encense N.S., re-adoubé par Lui (après Bush, 12 septembre 2006)
02 avril 2009. G20, légitime défense démocratique ? : la classe dirigeante mondiale défend ses paradis fiscaux (Hong-Kong, Macao, Singapour pour la Chine, les anglo-saxons protégés, Israël, etc ... ?
27 mars 2009. Contre Dakar (?) une nouvelle donne pour l'Afrique giboyeuse
24 mars 2009. C'est la crise, un meeting à 400 000 euros ? Pour dire que les capitalistes doivent être "responsables" ...
22 mars 2009. La "mère de famille" Pécresse bat ferme le gay Karoutchi
19 mars 2009. "Grève générale" : 1 à 3 millions de manifestants, quelques casseurs
18 mars 2009. Contre les bandes, toujours et ... encore (222 groupes identifiés en France)
11 mars 2009. OTAN : les justifications de Nicolas Sarkozy
08 mars 2009. Guadeloupe, Elie Domota accusé de racisme ?
07 mars 2009. C'est la crise : Week-End d'amoureux à 50 000 euros au Mexique
06 mars 2009. Victoire des Guadeloupéens après 44 jours de grève (45 jours de grève par an autorisés pour les fonctionnaires)
05 mars 2009. Rachida Dati outragée, un mois de prison avec sursis demandé contre un informaticien licencié
02 mars 2009. N.S. préfère Gaza à la Guadeloupe ; le Crif rassuré
26 février 2009. Outre-Mer, Guadeloupe, les metros favorables à l'indépendance ; la gouvernance lache du lest
22 février 2009. Guadeloupe, Ségolène s'amène , puis va à Marbella avec son nouveau concubin André Hadjez
17 février 2009. Outre-Mer : les gauches jouent la violence contre Sarkozy ; Lucette Michaux-Chevry appelle à l'unité ... des parlementaires
16 février 2009. Un petit "bonus" de 71 000 euros pour l'ami socialiste Jouyet, "le gendarme de la Bourse"
11 février 2009. De nouveau la France annexe collaborateure américaine
07 février 2009. L'Iran puissance militaire, non encore nucléaire. L'ami d'Israël, surpuissance nucléaire, très inquiet ...
05 février 2009. 90 minutes, 15 millions de téléspectateurs : les décisions et les propos
04 février 2009. Pov'con, appel, Hervé Eon, 1 000 euros requis
29 janvier 2009. 500 000 euros (50 000 selon la victime) volés chez Cécilia Ciganer, divorcée Martin et Sarkozy, épouse Attias ; grève générale des gauches : plus de 2 millions de participants selon les participants et beaucoup beaucoup moins selon l'adm. (N.S. élu en 2007 par 18.983.408 voix)
28 janvier 2009. Corse, attaque de la gendarmerie à la roquette : la Chine refuse toujours de conseiller le Gouvernement ... sur l'administration de la Corse
24 janvier 2009. Annus horribilis (cul merdeux) : crise mondiale plus tempête catastrophique, nous l'avons (il faut laver)
20 janvier 2009. Le sacre du "copain américain", l'Empereur Métis, dit "Noir" ...
18 janvier 2009. Obamania hystérique, Rama Yadise lourd ; l'U.E. et l'Egypte obtiennent un cessez-le-feu d'Israël et du Hamas (1300 morts palestiniens dont plus de la moitié de femmes et enfants, 13 israëliens)
17 janvier 2009. Après, notamment, le bombardement d'une école de l'ONU dans le ghetto de Gaza Israël pourrait décider unilatéralement d'une trêve ... (1150 morts palestiniens, 13 juifs dont 3 par bavure israëlienne)
10 janvier 2009. Après 3 semaines de la guerre israël-hamas les combats continuent, malgré les "résolutions" de l'ONU (800 tués palestiniens, 13 israéliens dont 3 par bavure israëlienne)
07 janvier 2009. La suppression du juge d'Instruction, afin de protéger les libertés des VIP, politiques et hommes d'affaires, des enquêtes abusives de certains juges, comme le juge Jean-Pierre ou Eva Joly, qui proteste
07 janvier 2009. Ouverture volontaire de certains magasins dans certains endroits le dimanche : N.S. succombe aux réactionnaires de droite et de gauche
05 janvier 2009. N.S. au Proche-Orient, tandis que l'armée de l'Etat Hébreu poursuit son combat contre le Hamas dans le ghetto de Gaza (500 morts palestiniens, 1 mort israélien)
31 décembre 2008. Annus Horibilis, pour 2009 ; 1147 voitures incendiées (+ 30 %)
27 décembre 2008. Plage laborieuse à Itacare pour les Sarkozy
25 décembre 2008. Noël : Le Service Public honore le Grand Comédien Bernard Tapie (Oscar sur France 2) ; le "Peuple Souverain" apprécie, moyennement
23 décembre 2008. "Je ne suis plus une croqueuse d'hommes". Carla Bruni-Sarkozy, Marie-Claire Brésil
21 sécembre 2008. "Vivement Dimanche", France-Télévion, Service Public, Michel Drucker rend un vibrant hommage à la famille Tapie
19 décembre 2008. Les Sarkozy devraient passer Noël à Buzios (Le Saint-Tropez de l'Argentine) avec le père biologique de Carla
18 décembre 2008 : Petits épargnants, cacophonie de Jouyet à propos du scandale financier Madoff (Mad-Off ?)
16 décembre 2008 : Violemment agressé par le Vert franco-allemand Daniel Cohn-Bendit N.S. le "mouche gentiment".
13 décembre 2008 : N.S. impose à l'Europe le Bornelle à Greloo ; une présidence globalement positive
10 décembre 2008 : Droits de l'Homme, 60 ans, Rama Yade refuse le placard doré européen, Bernard Kouchner s'abandonne ... , et Mame Ramatoulaye s'accroche
8 décembre 2008 : Devedjian remercié c'est bien Brice Hortefeux qui surveillera Xavier Bertrand
06 décembre 2008 : N.S. soutient le Tibet ; la Chine ne soutient toujours pas la Corse
05 décembre 2008 : Rachida Dati piégée par N.S.?
28 novembre 2008 : Carla Bruni-Sarkozy s'engage, comme la famille Bruni-Tedeschi, dans la lutte contre le Sida
27 novembre 2008 : Contre Christine Boutin, qui veut sauver les SDF de la mort, les associations pro-SDF exigent qu'on les laisse tranquillement mourir de froid en paix, ce qu'ils font ; Fillon obtempère et N.S. modère et tempère
24 novembre 2008 : L'Allemagne refuse de payer
21 novembre 2008 : Corse, affaire Clavier. Victoire médiatique des nationalistes corses
19 novembre 2008 : 534 magistrats socialistes et réactionnaires exigent des excuses de Rachida Dati, qui leur dit .....
16 novembre 2008 : Le G20, les américains s'en moquent
14 novembre 2008 : Le Président de l'Union Européenne accable George W. Bush
13 novembre 2008 : Un fou libéré assassine un étudiant : Nicolas Sarkozy veut une réforme du droit de la psychiatrie
10 novembre 2008 : Séduite par Barack elle attaque Berluscon
06 novembre 2008 : N.S. converse avec B.H.O (Barack Hussein Obama)
27 octobre 2008 : N.S. soutient celle qui fait sa politique, Rachida Dati
23 octobre 2008 : N.S. attaque en Justice les poupées vaudou à son effigie ; débouté en référé "pour droit à l'humour (29 octobre 2008) il fait appel
23 octobre 2008 : Corporatisme judiciaire réactionnaire : les magistrats, avocats et agents pénitentiaires, socialistes et sociaux démocrates, attaquent violemment une ministre de la Justice fermement réformatrice
21 octobre 2008 : Les "pirateurs" du compte bancaire de N.S. arrêtés
16 octobre 2008 : Lèse-Majesté ? Etat de Droit ? N.S. attaque en justice l'ancien patron des R.G., qui a osé enquêter sur lui comme sur tout le monde ...
12 octobre 2008 : Les Bruni-Tedeshi sauvent la terroriste italienne Marina Petrella
11/12 octobre 2008 : Nicolas et Angela à Colombey chez le Grand Charles : l'Allemagne "impose" le point de vue de l'Angleterre sur la crise financière occidentale au G12
09 octobre 2008 : France-Russie, l'entente renouvelée
07 octobre 2008 : N.S. voudrait mobiliser l'Union Européenne
06 octobre 2008 : La Belgique prend le contrôle de BNP-Paribas
04 octobre 2008 : Crise financière, G4 : "Tous ensemble", "Tous ensemble", mais séparément ...
03 octobre 2008 : Crise financière américaine, N.S. voudrait mettre l'Europe à l'abri ; les Allemands refusent de payer pour les nuls
25 septembre 2008 : N.S. veut moraliser le capitalisme mondial
23 septembre 2008 : Nicolas Sarkozy, très honoré par la Communauté juive américaine, fustige les mauvais capitalistes
22 septembre 2008 : N.S. renforce l'intervention française en Afghanistan, afin de corriger les insuffisances passées (10 morts mal assistés, rapport Otan), et d'apporter le bonheur capitaliste aux Afghans ...
21 septembre 2008 : Merkel squeezeé, Fillon et Poutine collaborent positivement
20 septembre 2008 : Victoire des VIP. Ils ne seront pas fichés, officiellement.
19 septembre 2008 : Fillon, sur ordre de N.S., "recadre" MAM de POM, Borloo le frère écoloo et NKM l'oursophile ; EDVIGE, recul du gouvernement : les VIP plus ou moins satisfaits, les avocats et les juges CORSES sont contre le fichier Edvige ... qui n'aurait pas sa place "dans une démocratie" ...
17 septembre 2008 : Carla, «Tentatrice au maximum», séduit les medias britanniques francophobes
16 septembre 2008 : Piraterie maritime, le Chef des Armées est "fier de l'Armée Française"
13/14 septembre 2008 : Le Pape Benoît XVI séduit les catholiques Français, mais "fustige" les catholiques divorcés et le matérialisme vulgaire (bling-bling ou gling-gling ?).
10 septembre 2008 : Le chanoine d’honneur de la basilique Saint-Jean de Latran (Rome), le baptisé catholique N.S., et sa troisième épouse, Carla Bruni, accueilleront tous les deux officiellement le Pape
09 septembre 2008 : Reconnaissance "de facto" de l'indépendance de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhasie ? ; égalité républicaine : défense des libertés des VIP (politiques, patrons, syndicalistes, avocats, magistrats ...) contre le fichier Edvige de lutte contre la délinquance
05 septembre 2008 : Les Talibans Afghans islamiques (dont Paris-Match fait la propagande) égorgent et lapident les soldats français, comme en Algérie jadis, selon la mère d'un soldat témoin ; offense au Chef de l'Etat pour un "Casse-toi pov'con".
04 septembre 2008 : Qui est le père de l'enfant de Rachida Dati ?
03 septembre 2008 : N.S. sur le chemin de Damas
02 septembre 2008 : N.S. fait parler de son ami Clavier, et des nationalistes Corses
27 août 2008 : N.S. persiste à vouloir imposer ses valeurs de civilisation
25 août 2008 : Maillé (Tours), mémoire historique, 2ème guerre modiale, l'oubli est "une faute morale" (et le génocide vendéen ?)
24 août 2008 : J.O. Beijing, "un formidable succès pour la France et l'Europe" (Union Européenne 280 médailles - France 40 - ancienne Urss 171, Usa 110, Chine 100)
22 août 2008 : Au nom des Droits de L'Homme démocratique Carla Bruni-Sarkozy, Bernard Kouchner et Rama Yade, rendent visite à sa Sainteté Théocratique le Dala Lama au temple bouddhiste de Lérab Ling (Larzac) construit illégalement sur "autorisation spéciale" ¨(fait du Prince) du président, et juriste, d'une République laïque qui proclame, officiellement, l'Etat de Droit ...
18/20/21 aôut 2008 : Afghanistan, 10 morts, 21 blessés : N.S. persiste à vouloir "libérer" les Afghanes ; des soldats abandonnés, et bombardés ? ; hommage militaire et religieux de la France dite "laïque"
15 août 2008 : Assomption diplomatique, N.S. doublé, guerre russo-géorgienne, roll back de la russie, Angela Merkel s'aligne sur les Etats-Unis
11 août 2008 : EDF et la Chine, résultat de la présence de N.S. aux J.O. ?
08 août 2008 : N.S. aux J.O. comme George W. Bush, la délégation Française huée
01 août 2008 : Le cap-nègre de Carla Bruni, épouse Sarkozy, violé par un ULM; exhibitions joggueuses : le peuple adore

Maître Nicolas Sàrközy de Nagy-Bocsa (1955-), avocat fiscaliste et d'affaires (1981), conseiller municipal (1977), maire de Neuilly (1983), conseiller général (1986), président du conseil général des Hauts-de-Seine (2004), conseiller régional (1983), député (1988), ministre (1993), président de l'UMP (2004), président de la République française (mai 2007), divorcé de Marie-Dominique Culioli (octobre 1996)(épousée le 23 septembre 1982), re-divorcé de Cécilia (Cécile) Ciganer (Chougarov) Albeniz (octobre 2007)(épousée le 23 octobre 1996 après un concubinage notoire depuis 1989), en concubinage notoire (décembre 2007) avec l'ancienne top-model italienne, riche mondaine totalement "libérée", chanteuse-compositeure, Carla Bruni Tedeschi (demie-soeur de Valeria Bruni Tedeschi), Première Dame de France le 2 février 2008, symbole des nouvelles françaises ... selon la patronne des patrons français Laurence Parisot.

Auteur, notamment, de : Georges Mandel, Le Moine de la Politique - Editions Grasset, Paris, 1994 (extraits)
et, pour la présidentielle 2007, son remarquable autoportrait "Témoignage", XO Editions, Paris, 17 juillet 2006

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Interpellé pour avoir survolé la résidence de vacances des Sarkozy

L'homme, un pilote d'ULM, a enfreint l'arrêté ministériel interdisant le survol du Cap Nègre, où séjournent actuellement le Président et son épouse. Aucune photo de la villa n'a été retrouvée dans son appareil photo.
AFP LIBERATION.FR : vendredi 1 août 2008

Un pilote d'ULM de 36 ans a été interpellé jeudi soir sur l'aérodrome de Fayence (Var) pour avoir survolé le domaine du Cap Nègre, où séjournent le président de la République Nicolas Sarkozy et son épouse Carla Bruni dans la villa de famille de cette dernière.

L'homme, chauffeur de bus à Nice, accompagné par un ami originaire de Marseille, a expliqué aux gendarmes que c'était son «premier grand vol» et qu'il avait «commis une erreur». Aucune photo de la villa de la famille Bruni-Tedeschi n'a été retrouvée par les gendarmes sur la carte mémoire de l'appareil photo numérique des deux hommes.

L'alerte a été donnée à 19h30 par la tour de contrôle de la base aéronavale de Hyères, qui a repéré l'ULM dans la zone interdite de survol par un arrêté du ministère de la Défense.
Contacté par la tour de contrôle, le pilote a immédiatement fait demi-tour et a rejoint l'aérodrome de Fayence d'où il avait décollé.
Titulaire de sa licence de vol depuis mars 2008, il avait souhaité rejoindre l'aérodrome du Castellet au nord de Toulon, en longeant d'est en ouest la côte varoise.

Le parquet de Draguignan a été avisé. La procédure établie par les gendarmes de Fayence a été transmise à la brigade de gendarmerie des transports aériens (BGTA) de Nice.

Depuis le 7 juillet et jusqu'au 15 septembre, le survol du cap Nègre est interdit par arrêté. Selon l'arrêté ministériel, les infractions à l'interdiction de survol sont passibles d'amendes de 15.000 à 45.OOO euros et d'un emprisonnement de six mois à un an.

Nicolas Sarkozy doit séjourner au Cap Nègre pendant trois semaines, ainsi qu'au fort de Brégançon, une des résidences officielles du chef de l'Etat éloignée de quelques kilomètres.

Ces vacances seront entrecoupées d'un bref séjour à Pékin, où Sarkozy doit assister, le 8 août, en tant que président français et président du Conseil européen, à l'ouverture des jeux Olympiques.

Le chef de l'Etat présidera le premier conseil des ministres de la rentrée, le jeudi 21 août.

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jogging lavandou président Au cap Nègre, Nicolas Sarkozy passe de discrètes, mais « bonnes vacances »
varmatin.com Paru le mercredi 30 juillet 2008 0 commentaire(s)

Autour du cap Nègre, les touristes (comme Gérard et Christiane, en haut à d., venus de Normandie) ont attendu toute la journée une apparition du Président, retranché dans l'inaccessible demeure des Bruni-Tedeschi.

L'office départemental du Tourisme peut déjà se rassurer : le président de la République et son épouse passent de « bonnes vacances » dans le Var. « On se baigne, on court, on lit, on se repose », a brièvement détaillé, hier, le premier vacancier de France, après une séance de jogging sur la piste cyclable du cap Nègre, au Lavandou, où il séjournera trois semaines.

Seule entorse - si l'on peut dire - aux désormais rituelles enjambées présidentielles : ce n'est qu'en tout début de soirée, après avoir dégoûté la moitié des photographes en « planque » depuis le matin, que le chef de l'Etat a « offert » son unique apparition publique.
Flanqué de quatre gardes du corps, sans ses lunettes Ray-Ban, mais avec son tee-shirt fétiche « NYPD » (New York Police Department, NDLR), Nicolas Sarkozy est sorti de l'infranchissable domaine du cap Nègre, où se trouve l'inaccessible demeure de sa belle-famille.

« Borloo ? Je ne savais même pas qu'il était là »

S'excusant d'être en sueur alors qu'il avait pourtant demandé aux journalistes d'attendre la fin de sa course, le Président a offert aux quelques touristes présents une photo de vacances peu banale, puis répondu, brièvement, aux questions.

Quand part-il à Pékin pour assister à la cérémonie des Jeux Olympiques ? « Je pars le 7, je reviens le 9. » Son épouse l'accompagnera-t-elle ? « Non », confirme le Président. Compte-t-il se rendre au fort de Brégançon, résidence « officielle » de la présidence, distante de quelques kilomètres par la mer ? « Pour le travail », a-t-il éludé, évoquant en quelques mots essoufflés « les négociations à l'OMC » (Organisation mondiale du commerce, NDLR).

Prévoit-il quelques entrevues avec ses ministres, dont plusieurs séjourneront dans le Var (lire ci-contre), à commencer par Jean-Louis Borloo, attendu aujourd'hui à Hyères. « Ah ? Je ne savais même pas que Borloo était là », s'étonne, ou fait mine de s'étonner, le chef de l'Etat, avant de retrouver sa résidence estivale.

Un an après ses grandes vacances américaines qui avaient fait couler beaucoup d'encre, le Président et jeune marié présente, cette année, le profil du touriste français lambda, tout heureux de sa nouvelle « tranquillité », décontracté mais studieux. La géographie des lieux - une résidence à flanc de falaise dans un domaine ultra-protégé - lui permet aussi d'afficher une certaine discrétion, tout en contrôlant ses apparitions.

La fin du style « bling-bling » ? Le petit lieu-dit voisin de Cavalière s'en réjouit : « En mai dernier, c'était le grand cirque. Des gendarmes partout. Il ne manquait que les tireurs d'élite », se souvient la marchande de journaux. Le voisinage avec Nicolas Sarkozy est aujourd'hui moins ostensible.

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08 août 2008 lemonde.fr 8h00 JO : le perdant-perdant de Nicolas Sarkozy

Nicolas Sarkozy assistera finalement à la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques. A trop avoir voulu ménager la chèvre et le chou, le président français enregistre un revers de taille. Au poker diplomatique il faut avoir des atouts dans sa manche ou des nerfs solides. Nicolas Sarkozy n’a ni l’un ni l’autre. La France se voit remise à sa place. Une puissance moyenne tolérée dans la cour des grands mais dont les fanfaronnades et coups de menton de son président n’impressionnent personne.

Pékin express.
Une dizaine d’heures au mieux sur place pour 36 heures de voyage. Nicolas Sarkozy a cédé aux sirènes prochinoises, aux craintes des milieux financiers et économiques français très inquiets de se voir mis au ban d’un marché très prometteur mais aussi, d’une poignée de politiques, à l’image de Jean-Pierre Raffarin, défenseurs de l’amitié sino-française.

L’ancien Premier ministre a défendu jeudi la décision du président de la République de ne pas recevoir le Dalaï Lama, estimant qu’en agissant ainsi « Nicolas Sarkozy s’affirme comme un homme d’Etat qui pense à long terme ». « Nicolas Sarkozy va rencontrer le président Hu Jintao, il va rencontrer le Premier ministre Wen Jiabao. En tête à tête, il dira ce que sont les valeurs de la France et les perspectives que nous attendons du gouvernement chinois en matière de droits de l’Homme ».
Sans crainte du ridicule, le vice-président de l’UMP a poursuivi en affirmant que « Nicolas Sarkozy est dans la tradition du général de Gaulle et de Jacques Chirac car il est dans la lignée des grands présidents de la République française qui ont tous respecté cette vieille civilisation chinoise ».
« Je suis pour l’ouverture, pour le commerce, pour le tourisme » a déclaré sous forme d’aveux le Sénateur de la Vienne candidat déclaré pour la présidence de la Chambre Haute.

C’est toute la question de la symbolique politique qui est posée. Comme le relève avec pertinence Daniel Cohn-Bendit, l’important est de savoir comment nous nous positionnons par rapport à ce qui se passe en Chine.

L’Eurodéputé a rappelé qu’il ne demandait pas le boycottage des Jeux mais, de la cérémonie d’ouverture : « la cérémonie d’ouverture, c’est le pouvoir chinois qui se met en scène. La cérémonie d’ouverture, c’est un acte politique ». Très critique à l’égard du Chef de l’Etat Français, Daniel Cohn-Bendit qui s’est vu refuser un visa pour venir en Chine a déclaré sur France Inter que « si on avait adopté la stratégie de Sarkozy, il n’y aurait rien eu ».

Quand on lui rétorque le principal argument de la diplomatie française, à savoir que Nicolas Sarkozy aura l’occasion de s’entretenir en tête à tête avec le président chinois Hu Jintao et son premier ministre, occasion d’évoquer les questions qui fâchent, l’ancien leader de mai 68 rétorque que « ça ne sert à rien » de tenir de propos de salon, que ce genre de débat doit être public.

Et ce ne sont pas les premières déclarations sur place du Président Français arrivé sur place qui vont éteindre la polémique. Dans une argumentation creuse et élimée, Nicolas Sarkozy visiblement fatigué par son voyage, s’est borné à rappeler que « l’olympisme n’a de sens que si tous les pays du monde peuvent participer », qu’on ne boycotte pas un quart de l’humanité et que les Jeux sont « l’occasion d’accompagner la Chine vers l’ouverture, le progrès … ».

La valse-hésitation française est caricaturale. Sensible au mouvement de protestation qui avait entouré le passage de la flamme olympique à Paris le président de la République proclamait haut et fort le 10 juillet au parlement de Strasbourg : « Ce n’est pas à la Chine de fixer mon agenda et mes rendez-vous ».
Cette affirmation faisait suite à la demande de l’ambassadeur de Chine de ne pas rencontrer le dalaï-lama, présent en France du 11 au 23 août.

Mercredi soir pourtant, il passait un coup de téléphone à Daniel Cohn-Bendit avec lequel il avait croisé le fer au parlement européen pour lui indiquer que son renoncement à rencontrer le chef spirituel Tibétain était en fait «une stratégie négociée» afin de «ne pas provoquer les Chinois pendant les Jeux olympiques» et qu’en attendant, c’est son épouse, Carla Bruni-Sarkozy ,qui s’entretiendra avec le dignitaire bouddhiste.

Le positionnement français est à apprécier à l’aune de l’attitude adoptée par les autres capitales. Or les autres chefs d’Etat ou de gouvernement Merkel, Brown ou Bush ont fait le choix inverse de rencontrer l’exilé tibétain. Et de le faire savoir.

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Contrat EDF- CGNPC : un «lien» avec le voyage de Sarkozy en Chine 11.08.2008, 10h10 leparisien.fr

L'ancien Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin, a estimé lundi sur RMC qu'il existe «un lien» entre la présence de Nicolas Sarkozy à la cérémonie des JO de Pékin et la finalisation du contrat pour la construction par EDF de deux centrales nucléaires EPR en Chine.

«Je pense qu'il y a un lien entre la présence de Nicolas Sarkozy, ses discussions avec le président chinois et le contrat très important que vient de signer EDF avec le géant de l'électricité en Chine», a affirmé M. Raffarin depuis Pékin où il fait office de «grand témoin de la francophonie».

«C'est une grande victoire d'EDF. Le mérite en revient d'abord à EDF mais je crois qu'il n'est pas indépendant de l'action politique de Nicolas Sarkozy», a-t-il ajouté.

EDF et l'électricien chinois China Guangdong Nuclear Power Holding Company (CGNPC) avaient signé un accord-cadre en novembre. Les accords finaux, paraphés dimanche à Pékin, prévoient la création d'une société commune pour construire et exploiter deux centrales nucléaires de technologie EPR dans le sud de la Chine.

Ces deux réacteurs EPR ont été vendus en novembre à la Chine par Areva pour 8 milliards d'euros, combustible compris.

La construction est prévue à l'automne 2009, pour une mise en service de la première unité fin 2013 et la seconde en 2015

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GEORGIE Tbilissi a signé le cessez-le-feu, Rice demande le départ "immédiat" des Russes NOUVELOBS.COM | 15.08.2008 | 18:50

La secrétaire d'Etat américaine estime nécessaire à terme l'envoi d'une "force internationale de maintien de la paix impartiale".
Dimitri Medvedev assure que les forces russes sont "garantes" de la sécurité dans le Caucase.
Situation toujours aussi confuse sur le terrain.

Le président géorgien Mikheïl Saakachvili a annoncé vendredi 15 août qu'il avait signé "l'accord de cessez-le-feu" avec "l'occupant russe" mais a assuré qu'il ne cèderait pas le moindre "kilomètre carré" de son territoire. "Il n'y a qu'une souveraineté en Géorgie, en Abkhazie, en Ossétie du Sud (..) Seul le gouvernement (géorgien) peut tolérer la présence de forces sur son territoire", a-t-il ajouté, accusant la Russie de toujours occuper vendredi une "partie significative" de son pays. Sur le terrain, la situation est toujours aussi confuse.

Force internationale

Après l'annonce par Tbilissi de la signature de l'accord de cessez-le-feu, la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice a, de son côté, déclaré que les forces russes présentes en Géorgie devaient "partir immédiatement". Dimitri Medvedev "n'a pas honoré" sa promesse de cesser toute opération militaire en Géorgie, a déclaré Condoleezza Rice.

"Après la signature de cet accord, toutes les forces russes et les troupes paramilitaires et irrégulières qui sont entrées avec elles (en Géorgie) doivent partir immédiatement", a-t-elle dit à l'issue d'entretiens avec le président géorgien Mikheïl Saakachvili. Elle a précisé que l'accord est "un accord de cessez-le-feu", et n'engage pas la Géorgie sur l'avenir de ses territoires. Par ailleurs, la secrétaire d'Etat a jugé nécessaire à terme l'envoi d'une "force internationale de maintien de la paix impartiale".

Le président américain Georges W. Bush a, lui, déclaré qu'une relation "conflictuelle" avec la Russie n'est pas dans l'intérêt des Etats-Unis, tout en exhortant à nouveau Moscou à "honorer son engagement" en retirant ses troupes de Géorgie.

La chancelière allemande Angela Merkel a défendu l'intégrité territoriale de la Géorgie et son droit à entrer dans l'Otan, tandis que le président Dmitri Medvedev a rejeté implicitement le recours à une force internationale, à l'issue d'entretiens à Sotchi.

Réponse disproportionnée

"Le point de départ dans le règlement de la crise doit être naturellement l'intégrité territoriale de la Géorgie", a déclaré Angela Merkel.

"Il existe un gouvernement élu en Géorgie, avec lequel on doit parler et négocier", a-t-elle ajouté, en jugeant "disproportionnée" la réaction russe à l'offensive militaire géorgienne en Ossétie du Sud.

Elle a par ailleurs souligné que "tout peuple qui veut sortir d'un Etat (...) n'est pas à même de devenir un Etat indépendant", rappelant à son collègue russe que la Russie avait "elle-même connaissance de ce problème" avec la Tchétchénie.

Le principe d'une adhésion de la Géorgie et de l'Ukraine à l'Otan "reste en vigueur", a par ailleurs déclaré Angela Merkel.

Les forces russes "garantes" du Caucase

Le président russe, répétant que la Géorgie avait commis une "agression" et provoqué une "catastrophe humanitaire" dont lui incombait "l'entière responsabilité", a jugé "peu probable" que les Abkhazes et les Ossètes du sud puissent continuer à "vivre dans un même Etat avec les Géorgiens".

"La sécurité est restaurée, mais les forces de paix russes en restent garantes dans le Caucase", a insisté le chef de l'Etat russe.

"Bien entendu, nous ne sommes pas opposés à quelque force de paix internationale, mais la question ne dépend pas uniquement de notre position (...) le problème réside dans le fait que les Ossètes du Sud et les Abkhazes eux-mêmes ne font confiance à personne sauf aux forces de paix russes", a-t-il dit.

"Nous remplissons notre mandat de maintien de la paix et nous continuerons à le remplir. Mais si quelqu'un continue à attaquer nos citoyens, alors nous répondrons comme nous l'avons déjà fait", a-t-il dit.

La Russie ne "veut pas de détérioration des relations" avec les Occidentaux à la suite de la crise en Géorgie, a encore déclaré le président russe.

Il faut "minimiser les conséquences" dans les relations internationales de ce conflit, a-t-il ajouté.

"La guerre froide est finie"

"Nous espérons que les responsables russes reconnaîtront qu'un avenir de coopération et de paix seront bénéfiques à toutes les parties. La guerre froide est finie. Les jours des Etats satellites et des sphères d'influence sont derrière nous", a déclaré le président américain, lors d'une allocution consacrée au conflit en Géorgie.

"La brutalité et l'intimidation ne sont pas une manière acceptable de mener la politique étrangère au XXIe siècle. Seule la Russie peut décider si elle veut retrouver la voie des Nations responsables ou si elle veut poursuivre une politique qui ne promet que confrontation et isolation", a poursuivi Georges W. Bush devant la Maison Blanche.

Moscou doit "honorer son engagement de retirer ses forces d'invasion de tout le territoire géorgien", a-t-il répété. "La souveraineté et l'intégrité territoriale de Géorgie doivent être respectées", a-t-il réaffirmé.

"Les Etats-Unis et nos alliés se tiennent au côté du peuple de Géorgie et de leur gouvernement démocratiquement élu", a-t-il ajouté.

Le président américain a fait cette allocution peu avant de partir en vacances dans son ranch de Crawford au Texas (sud).

"Gesticulations"

Par ailleurs, Moscou considère comme des "gesticulations" l'annulation par les Etats-Unis et d'autres pays de leur participation à des manoeuvres navales conjointes et considère qu'il ne serait "pas justifié" de sortir du partenariat Russie-Otan. Un haut responsable militaire russe a de plus souligné le risque d'aggravation des relations avec les Etats-unis après la signature de l'accord américano-polonais.

Autre illustration de tension : les forces russes ont affirmé vendredi avoir saisi un "vaste arsenal" d'armes de fabrication occidentale, dont des centaines de fusils d'assaut américains M-16, dans la ville géorgienne de Senaki (ouest).

Un haut responsable militaire russe a également prévenu qu'en acceptant le déploiement d'éléments du bouclier antimissile américain, la Pologne devenait une cible "prioritaire" pour d'éventuelles frappes contre ce système. Moscou a par ailleurs accusé l'Estonie d'avoir envoyé plusieurs douzaines de ses soldats en Géorgie pour aider ses alliés géorgiens, information immédiatement démentie par Tallinn.

Indépendance

Le Haut commissaire de l'ONU pour les réfugiés (HCR) Antonio Gutieres a annoncé qu'il effectuera une visite de "trois à quatre jours" en Géorgie puis à Moscou à partir de mardi prochain. Ceci alors que le HCR vient de revoir à la hausse à 118.000 le nombre de réfugiés dans le conflit qui oppose depuis le 7 août la Russie à la Géorgie.

Par ailleurs le président Dmitri Medvedev a fait savoir que la Russie n'était pas opposée à une force de paix internationale en Géorgie, mais les Abkhazes et les Ossètes ne font confiance qu'aux Russes, tout en jugeant "peu probable" vendredi que les Ossètes du Sud et les Abkhazes puissent continuer à "vivre dans un même Etat avec les Géorgiens". Ceci alors que George W. Bush a assuré aux dirigeants d'Ukraine et de Lituanie qu'il restait entièrement attaché à "une Géorgie souveraine et libre et à son intégrité territoriale".

Dmitri Medvedev a souligné sa volonté de maintenir de bon rapports avec les occidentaux tout en avertissant que la Russie répondrait de la même façon qu'en Ossétie du sud si ces citoyens étaient à nouveau attaqués.

Visite de Condoleezza Rice

La secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice, dont le pays a durci le ton envers la Russie, est de son côté arrivée, vendredi, en Géorgie pour y présenter des "clarifications" sur le plan de paix approuvé par Moscou et Tbilissi, qui accuse l'armée russe de poursuivre son avancée.

Elle a annoncé espérer signer "très bientôt" l'accord avec Varsovie sur le déploiement d'éléments du bouclier antimissile américain en Pologne.

Le président américain a ajouté que le Secrétaire à la Défense Robert Gates le tenait informé de la distribution de l'aide humanitaire envoyée par les Etats-Unis aux victimes du conflit entre forces russes et forces géorgiennes.

Robert Gates a exclu jeudi le recours à une intervention militaire américaine dans le conflit russo-géorgien mais a averti que les relations américano-russes risquaient d'être affectées à long terme si Moscou ne changeait pas d'attitude.

Le conflit russo-géorgien a commencé le 8 août par une tentative de Tbilissi de reprendre le contrôle sur l'Ossétie du Sud. La Russie a riposté en introduisant ses troupes en Géorgie.

Le plan de paix en six points, approuvé mais non encore signé par le président russe Dmitri Medvedev et Mikheïl Saakachvili le 12 août, prévoit que "les forces militaires russes devront se retirer sur les lignes antérieures au déclenchement des hostilités".

Mais il a suscité des critiques, notamment parce qu'il ne mentionnait pas le respect de l'intégrité territoriale de la Géorgie.

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A Kaboul, Nicolas Sarkozy face aux soldats en deuil LE MONDE | 20.08.08 | 14h10

KABOUL ENVOYÉ SPÉCIAL
Ils ont tué notre petit frère adoré".
Ce sont les paroles du chant entonné par les soldats du Régiment de marche du Tchad à l'approche de la place d'armes du quartier général des forces françaises à Kaboul.
Elles résonnent alors que le président français, Nicolas Sarkozy, s'apprête à rendre hommage aux soldats morts au combat.

C'est ici, mercredi matin 20 août, sous un soleil pesant, que M. Sarkozy réaffirme son choix d'envoyer des renforts militaires français en Afghanistan. "C'est moi qui décide, je me sens responsable, martèle le président français. Toute l'Europe est ici. C'est la paix dans le monde qui se joue ici, et donc la guerre contre le terrorisme et la pauvreté, mais aussi la lutte pour les droits de l'homme, de la femme (...). Si c'était à refaire, je le referais."

Les visages des soldats français confrontés à leur premier drame afghan, qui constituera peut-être un tournant dans l'histoire de l'engagement militaire de la France dans ce pays, sont fermés.

Quelques minutes plus tôt, Nicolas Sarkozy a pu mesurer le choc ressenti par les soldats français lors du recueillement devant les cercueils des victimes.
Entouré des ministres des affaires étrangères, Bernard Kouchner, et de la défense, Hervé Morin, le président a pénétré dans la petite chapelle en bois.

Sur l'une de ses façades figure une adresse, Place de la Boétie. L'intérieur simple et dépouillé offre au regard deux rangées de cinq cercueils couverts d'un drapeau aux couleurs de la France, sur lesquels repose la photographie de chacune des victimes. Leur visage rappelle leur jeunesse. Ils ont 20, 21 et 22 ans. Le petit bénitier en forme de coquillage finit d'habiller la pièce exiguë. Monseigneur Legall, évêque aux armées, rend hommage à la mémoire des morts.

Face à la sortie de la chapelle, les survivants non blessés de l'embuscade attendent que les autorités de l'Etat ressortent et les saluent. Ceux-là, la tête couverte du béret rouge du Régiment de parachutistes de l'infanterie de marine (RPIMA), ont les yeux rougis et semblent, à ce moment, peu goûter les contraintes de la visite officielle.
Pourtant, lorsque MM. Sarkozy et Kouchner se présentent face à eux, les visages sont figés par l'émotion. Les lèvres tremblent.

Le caporal Verger ne parvient pas à retenir ses larmes.
Ses meilleurs amis ont disparu sous ses yeux. Difficile de relater, même à un président, la force des liens tissés entre ses soldats qui ont vécu et combattu ensemble depuis un an et trois mois.
Son voisin, le soldat Tepu, lâche que ces soldats étaient "peut-être des gens simples mais ils sont morts en héros".

Puis le chef de l'Etat s'est rendu à l'hôpital français pour saluer les dix blessés et les cinq valides de la section du 8e RPIMA tombés dans l'embuscade. Il a multiplié les mots de réconfort et rappelé que "la France est derrière ses soldats".

Les regards noirs et fermés semblaient en dire long sur la frustration de ces hommes qui évoqueront, plus tard, lorsque les officiels seront partis, le sentiment d'avoir été "lâchés" sur le terrain.

Mais la visite éclair du président de la République n'avait pas pour seul objectif d'exprimer, par sa voix, l'empathie de la nation. Il s'est efforcé, lors de son allocution sur la place d'armes et face aux médias, de justifier sa décision de répondre à la demande de l'OTAN d'accroître le nombre des troupes françaises en Afghanistan.

Et le briefing à huis clos du général Stollsteiner, le commandant français pour la région de Kaboul, qui a dressé, selon un participant à la réunion, un tableau très sombre de la situation en Afghanistan, n'a pas détourné M. Sarkozy de sa position.

Le président français a conclu sa visite éclair en rendant visite à son homologue afghan, Hamid Karzaï, auquel il a réaffirmé la volonté de la France de rester aux côtés de l'Etat afghan dans sa lutte contre ceux qui ont juré sa perte.
Jacques Follorou Article paru dans l'édition du 21.08.08.

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Des soldats français blessés en Afghanistan évoquent des erreurs
Reuters - 20 août 2008 15.00 Des soldats blessés lors de l'embuscade de Saroubi, en Afghanistan, dénoncent dans Le Monde des erreurs de commandement mais leur hiérarchie sur le terrain invite à prendre du recul avant de tirer une telle conclusion.

Le quotidien, dans son édition datée du 21 août, cite plusieurs soldats rencontrés mercredi matin à Kaboul sous couvert de l'anonymat.

"Il est vraiment facile de juger de très loin dans son fauteuil. Il faut prendre le déroulement de toute l'opération dans le détail, à tête reposée", répond le lieutenant-colonel Bruno Louisfert, adjoint à la communication du général Michel Stollsteiner, commandant de la région de Kaboul.

"Là, on saura exactement quelles améliorations on peut apporter", ajoute-t-il en réponse aux questions des journalistes.

Mardi, le général Jean-Louis Georgelin, chef d'état-major des armées, avait estimé lors d'une conférence de presse à Paris "qu'il n'y avait pas eu d'erreurs des soldats sur le terrain."

Une embuscade tendue par les taliban lundi dans la région de Satori à un convoi à fait dix morts et 21 blessés dans les rangs français.

Selon des témoignages recueillis par Le Monde, le nombre des victimes s'expliquerait par "la lenteur de la réaction du commandement et de sérieux problèmes de coordination."

L'unité de reconnaissance chargée d'approcher le col à pied "est restée sous le feu ennemi pendant près de quatre heures sans renfort", raconte un soldat. "Nous n'avions plus de munitions pour nous défendre avec d'autres autres armes que nos Famas", ajoute-t-il.

Le quotidien ajoute que les frappes aériennes de l'Otan visant à permettre aux soldats de s'extraire du guet-apens ont parfois raté leur cible et "touché des soldats français."

En outre, les communications radio auraient été coupées avec les unités du Régiment de marche du Tchad en appui au sein du convoi.

Pour le Monde, contrairement à la version officielle, les victimes ne sont pas toutes mortes lors des premiers tirs ennemis mais "au fil des affrontements."

"Pour l'instant, ce ne sont que des spéculations. Il faut raison garder, garder la tête froide et prendre du recul", répond le lieutenant-colonel Bruno Louisfert.

Selon lui, les soldats cités par le quotidien n'ont peut-être pas une vision globale des événements.

"Les gens arrivent, c'est extrêmement violent, extrêmement difficile, extrêmement fatigant. Ils ont une vision très parcellaire des choses et parfois contradictoire", dit-il.
Elizabeth Pineau avec Gérard Bon à Paris

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L'hommage aux soldats tués en Afghanistan
Créé le 20/08/08 - europe1.fr Dernière mise à jour le 21/08/08 à 18h19

La cérémonie nationale d'hommage aux dix soldats français tués en Afghanistan a eu lieu jeudi en fin de matinée aux Invalides à Paris, en présence notamment de Nicolas Sarkozy, François Fillon et de plusieurs ministres et parlementaires.

Le président de la République a parlé de "jour de deuil pour la nation française". Après l'éloge funèbre, il a déposé sur chaque cercueil des décorations à titre posthume. Une cérémonie suivie notamment en Afghanistan par les soldats toujours sur place.

L'émotion étreint chaque Français", a dit Nicolas Sarkozy lors de l'hommage national aux dix soldats tués en Afghanistan. Toute la classe politique française avait fait le déplacement aux Invalides jeudi en fin de matinée, notamment le Premier ministre François Fillon, la quasi-totalité du gouvernement, l'ancien président Valéry Giscard d'Estaing ou encore des responsables de gauche comme François Hollande et Bertrand Delanoë. Tous réunis autour des cercueils des dix soldats et de leurs familles.

"Aujourd'hui, c'est un jour de deuil pour la nation française", a dit le chef de l'Etat lors de la cérémonie militaire qui a eu lieu après un office religieux œcuménique (notedt, c'est nous qui soulignons).
Après l'éloge funèbre, Nicolas Sarkozy a déposé sur chaque cercueil, recouvert d’un drapeau tricolore, la croix de chevalier légion d'honneur à titre posthume et annoncé que la Croix militaire leur avait été décernée.
Il devait ensuite s’entretenir avec les familles des victimes à huis-clos. "Je veux qu'elles sachent tout, elles y ont le droit", a simplement précisé le chef de l'Etat.

Dans son discours, le président de la République a aussi réaffirmé que les soldats français étaient "engagés en Afghanistan dans un combat contre la barbarie, l'obscurantisme et le terrorisme".
Lors du Conseil des ministres quelques heures plus tôt, Nicolas Sarkozy a rappelé sa détermination à maintenir des troupes françaises en Afghanistan pour y défendre "la liberté du monde".

En Afghanistan, les soldats du 8e RPIMa toujours sur place ont suivi avec émotion, en direct depuis une base avancée située dans l'est de l'Afghanistan, l'hommage national rendu à Paris. Toutes les activités non essentielles ont cessé et les soldats qui étaient d'astreinte nocturne se sont réveillés le temps de la retransmission.
Un peu plus à l'est encore, la délégation française aux jeux Olympiques de Pékin s'est associée à cet national en annulant les traditionnelles festivités organisées pour les médaillés français.

Les 21 blessés dans l’embuscade tendue par les talibans ont eux été rapatriés mercredi en deux groupes. Les premiers, les plus touchés, sont arrivés mercredi en fin de matinée à Orly, à bord d’un Boeing C135 médicalisé. Ces soldats étaient attendus par le secrétaire d'Etat à la Défense, Jean-Marie Bockel, et par le chef d'état-major de l'armée de terre, Elrick Irastorza. "Ces militaires ont été blessés par balles ou par des éclats, deux d'entre eux ont été blessés dans un accident de blindé, ils souffrent de blessures de moyenne gravité, ils allaient bien, mais ils ont besoin de suivi", a précisé la médecin-chef Anne Robert, chef du Sirpa Santé.

Dix soldats ont perdu la vie en Afghanistan : le sergent-chef Sébastien Devez,le caporal-chef Damien Buil, le caporal Nicolas Grégoire, le 1ère classe Kevin Chassaing, le 1ère classe Damien Gaillet, le 1ère classe Alexis Taani, le soldat Julien Le Pahun, le soldat Anthony Rivière, le caporal-chef Rodolphe Penon et le 1ère classe Melan Baouma.

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PAR JACQUES MOLÉNAT Marianne 16/22 août 2008 p. 40 LarzaC. Les passe-droits du temple Bouddhiste

La rencontre de Carla Bruni et du dalaï-lama est l'un des événements people du mois d'août. Elle doit se dérouler dans le temple bouddhiste de Lérab Ling édifié sur les contreforts du Larzac, à deux pas de la maison en bois de José Bové.

Ce vaste lieu d'étude et de retraite, que signale un bouddha géant de? m de haut, a bien failli ne jamais voir le jour. Quand le mouvement Rigpa, un réseau de centres d'étude du bouddhisme tibétain, présenta le projet à Daniel Constantin, alors préfet de l'Hérault, le représentant de l'Etat eut un haut-le-cœur.
La commune de Roqueredonde n'avait jamais voté de plan d'urbanisme. Pis, 1'« unité touristique nouvelle », telle qu'elle était programmée, parachutait en pleine campagne un édifice exotique, « artificiel », dit le code de l'urbanisme, enfreignant plusieurs dispositions de la loi « montagne », en particulier l'obligation de construire en continuité avec le bâti existant.

Constantin refusa donc le permis de construire. Un niet de courte durée. Matthieu Ricard, proche collaborateur du dalaï-lama (et fils de feu Jean-François Revel, 1924-2006, notedt), a su convaincre l'Elysée de lever cet obstacle imprévu.

Francis Idrac, le successeur de Constantin, donna donc, sur ordre, le feu vert officiel, malgré la colère d'une poignée de contestataires qui s'égosillèrent en vain à protester contre cette construction « illégale ».

Jean-Marie Barascut, maire des Rives, une commune voisine, n'eut pas à s'en plaindre. Menuisier de profession, il fut chargé de fabriquer le grand lit que retrouvera Sa Sainteté dans l'appartement dont elle a l'usage exclusif au troisième étage du temple.

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Carla Bruni-Sarkozy rencontre le dalaï-lama LEMONDE.FR avec AFP | 22.08.08 | 13h03 • Mis à jour le 22.08.08 | 14h16

C'est sous une pluie battante que la rencontre entre le dalaï-lama et Carla Bruni-Sarkozy a eu lieu à l'occasion de l'inauguration du temple bouddhiste de Lérab Ling à Roqueredonde, dans l'Hérault. L'épouse du chef de l'Etat était accompagnée du ministre des affaires étrangères, Bernard Kouchner, et de la secrétaire d'Etat aux droits de l'homme, Rama Yade.

Près de deux mille personnes, dont les quatre cents retraitants du temple, assistaient à la cérémonie, ainsi que des personnalités comme les actrices françaises Juliette Binoche et Line Renaud et l'ex-mannequin Inès de la Fressange.

Lors de la cérémonie, le chef spirituel du Tibet, vêtu de l'habit et d'une coiffe traditionnels, a passé autour du cou de la première dame de France l'écharpe blanche portée en signe de bienvenue au Tibet, la "kata". Puis, ils ont défait le nœud d'un ruban sur la porte centrale du temple de Lérab Ling, en signe d'inauguration officielle du lieu.
Le dalaï-lama s'est ensuite prosterné devant la statue de Bouddha à l'intérieur de l'édifice, avant de saluer dans l'assistance Bernard Kouchner, qui lui a remis un présent.

ENTRETIEN À HUIS CLOS

A la fin de la cérémonie, Carla Bruni-Sarkozy devait s'entretenir à huis clos avec le dalaï-lama, avant d'être rejointe par Bernard Kouchner. Il s'agira de la première et seule rencontre entre le chef spirituel et des membres du gouvernement français, à l'avant-dernier jour de sa visite en France, qui a commencé le 12 août. Cet entretien aura sûrement une tonalité politique alors que le dalaï-lama a dénoncé jeudi la poursuite de la répression chinoise au Tibet, dans un entretien au Monde. La Chine avait demandé mercredi à la France de manier "avec prudence" la question du Tibet.

Cette rencontre entre le dalaï-lama et Carla Bruni-Sarkozy était prévue de longue date, alors que celle avec Bernard Kouchner a été longtemps incertaine. Quant au chef de l'Etat, l'Elysée avait annoncé le 6 août que Nicolas Sarkozy ne recevrait pas le dignitaire tibétain au cours de sa tournée en France, un moment jugé peu opportun en plein Jeux olympiques de Pékin.

L'envoi de Carla Bruni-Sarkozy à la rencontre du dalaï-lama a suscité de nombreuses critiques. Pour le Parti socialiste, il s'agit d'une "confusion des genres". C'est une "mascarade", renchérit Reporters sans frontières. "C'est insupportable. Mme Sarkozy n'a rien à faire dans cette histoire-là !", a commenté Robert Ménard, son secrétaire général, lors d'une conférence de presse.

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JO-2008 : Sarkozy salue "un formidable succès" pour la France et l'Europe 24.08.2008 16:21 tsr.ch

Le président Nicolas Sarkozy a salué dimanche le "formidable succès" qu'ont été les jeux Olympiques de Pékin pour la France, qui a "remporté avec brio 40 médailles", et pour l'Europe qui, avec 280 médailles, "prend la tête du classement".

"Le président de la République félicite très chaleureusement l'ensemble de l'équipe de France qui a remporté avec brio 40 médailles, dont 7 d'or, 16 d'argent et 17 de bronze", a déclaré l'Elysée dans un communiqué à la clôture des JO de Pékin.

Les athlètes français dépassent "ainsi le nombre de médailles obtenues aux derniers jeux olympiques de Sydney", se félicite le chef de l'Etat.

Les "bleus" ont terminé les JO de Pékin à la 10e place au classement des nations. En 2004 à Athènes ils avaient obtenu 33 médailles (7e), dont 11 en or, et en 2000 à Sydney, 38 médailles (6e) dont 13 en or.

Soulignant un "formidable succès", M. Sarkozy estime que "ces victoires sont celles d'hommes et de femmes passionnés, déterminés, qui ont mis toute leur énergie pour atteindre les marches olympiques".

"Ils nous ont fait vibrer et nous ont procuré beaucoup de bonheur durant ces Jeux. Toute une Nation les a encouragés et soutenus durant ces semaines. Nos sportifs sont la fierté du peuple français", ajoute-t-il.

En tant que président en exercice du Conseil de l'Union européenne, M. Sarkozy salue également le "formidable succès qu'ont été les jeux olympiques de Pékin pour l'Europe".

"Avec 280 médailles, dont 87 d'or, 101 d'argent et 92 de bronze, l'Union européenne prend ainsi la tête du classement. C'est la victoire du sport et de ses valeurs essentielles et communes aux peuples de l'Union", déclare-t-il. (AFP)

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Lundi 25 août 2008, mis à jour à 14:25 Mourad Guichard, édité par Gérard Bon Reuters Nicolas Sarkozy à Maillé pour commémorer le massacre de 1944

Nicolas Sarkozy s'est rendu à Maillé pour réparer l'injustice du massacre oublié de 124 civils par des soldats allemands, le 25 août 1944, jour de la libération de Paris.

Le chef de l'Etat a estimé que la France avait commis une "faute morale" en ignorant ce massacre pendant 64 ans.

"En ignorant si longtemps le drame de Maillé, en restant indifférente à la douleur des survivants, en laissant s'effacer de sa mémoire le souvenir des victimes, la France a commis une faute morale", a-t-il dit.

"C'est cette faute qu'au nom de la Nation tout entière je suis venu reconnaître et réparer aujourd'hui", a-t-il ajouté devant une foule de plusieurs centaines de personnes.

Nicolas Sarkozy a jugé qu'à côté des massacrés d'Oradour, des pendus de Nîmes ou des déportés exterminés dans les camps, notamment, "les morts de Maillé ont leur place dans la mémoire nationale."

Dénonçant "l'inhumanité absolue" entourant ce massacre, Nicolas Sarkozy a déclaré qu'il ne fallait jamais transiger avec le fanatisme dans un rapprochement entre le massacre de Maillé et la mort de dix soldats français la semaine dernière en Afghanistan.

"Je pense au sacrifice de nos dix jeunes soldats face à ces barbares moyenâgeux, terroristes que nous combattons en Afghanistan", a-t-il dit.

Plusieurs centaines de personnes (le village de Maillé compte aujourd'hui 650 habitants) étaient venues accueillir le chef de l'Etat, dont de nombreux élus et porte-drapeaux de la région tourangelle.

"J'avais demandé à Nicolas Sarkozy de venir. Le candidat à la présidentielle s'y était engagé. Il a précisé qu'il viendrait au cours de son mandat", a dit à Reuters Bernard Eliaume, le maire du village. "ON A TOUJOURS ÉTÉ OUBLIÉS"

C'est la première fois en 64 ans qu'un président de la République en exercice assiste à cette commémoration.

"L'enquête conduite par un procureur allemand sur les conditions de ce massacre et la présidence européenne (de la France) ont donné à cette affaire une dimension fortement européenne. Cela a sans doute accéléré les choses", a expliqué le maire

"N'oublions jamais les 124 victimes. Il y a 64 ans, là ou nous nous trouvons, ce n'était que souffrance et mort ", a ajouté Bernard Eliaume.

"Avec les rescapés, nous voulons aller, non pas vers un règlement de compte, mais vers une compréhension de ce qui s'est passé. Pour l'heure, c'est une chape de plomb qui nous empêche de respirer."

"On a toujours été oubliés. On ne vit pas comme les autres", a regretté Serge Martin, président de l'association pour le souvenir de Maillé.

Cet homme de 74 ans, qui a perdu un frère et deux soeurs, dont l'une avait six mois, dans le massacre, a expliqué être souvent amené à témoigner auprès des écoliers, sans pouvoir leur expliquer les raisons de ce massacre.

Le procureur allemand Ulrich Maass qui instruit le dossier de Maillé, doit revenir dans le village courant novembre.

Si en France la prescription est de 30 années, elle n'existe pas pour les crimes de guerre. Un seul soldat allemand a été, à ce jour, condamné par contumace. Il est décédé en Allemagne en 1965.

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Sarkozy plaide pour la fermeté en Afghanistan et au Caucase
Reuters - 27 août 2008 15.00 Emmanuel Jarry et Sophie Louet

PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy plaide pour la fermeté en Afghanistan et au Caucase, deux dossiers qui mobilisent le chef de l'Etat français et président en exercice du Conseil européen en cette rentrée diplomatique.

Devant les ambassadeurs de France réunis à l'Elysée pour leur XVIe conférence, il a redit que les dix soldats français tués le 18 août dans une embuscade en Afghanistan étaient "tombés au service d'une cause juste" : la lutte contre le terrorisme, pour la liberté et les droits de l'homme.

Il a réaffirmé la nécessité d'un engagement sur la durée dans ce pays, où la France a déployé 2.600 soldats aux côtés des Etats-Unis et de 25 pays de l'Union européenne - "On s'engage dans la durée ou alors ce n'est pas la peine de s'engager."

Un retrait militaire des Occidentaux serait, selon lui, immanquablement suivi d'un retour au pouvoir en Afghanistan des taliban, alliés de la nébuleuse terroriste islamiste Al Qaïda, et "sans doute" de la déstabilisation du Pakistan voisin.

A cinq jours du sommet européen extraordinaire sur la situation au Caucase, Nicolas Sarkozy a par ailleurs invité la Russie à respecter l'intégrité territoriale de la Géorgie.

Il a jugé "inacceptable" la reconnaissance unilatérale par Moscou de l'indépendance des provinces géorgiennes séparatistes d'Ossétie du Sud et d'Abkhazie, tout en assurant que personne ne souhaitait "revenir à la Guerre froide".

L'issue de ce conflit "déterminera pour longtemps la relation de l'Union européenne avec la Russie", a-t-il déclaré.

L'accord de cessez-le-feu conclu le 12 août entre la Russie et la Géorgie sous l'égide de la France "doit être appliqué en totalité", a insisté Nicolas Sarkozy, qui a précisé qu'il le redirait le soir même au président russe Dmitri Medvedev.

Pour le reste, Nicolas Sarkozy a surtout prononcé un long plaidoyer pour la politique qu'il mène depuis mai 2007.

Il a ainsi estimé que les "choix de rupture" qu'il avait proposés en politique étrangère avaient été "validés".

Il a de nouveau justifié le rapprochement avec les Etats-Unis dans une ère de "puissances relatives" caractérisée par l'ascension fulgurante de la Chine et de l'Inde et par le retour en force de la Russie.

"JOUER COLLECTIF"

Il a défendu le repositionnement de la France au Proche-Orient, entre affirmation de son amitié pour Israël et rapprochement avec la Syrie, où il se rend les 3 et 4 septembre.

Il a rappelé le rôle de la France dans l'élaboration d'un traité institutionnel de Lisbonne et s'est dit prêt à retourner à Dublin pour convaincre les Irlandais de s'y rallier.

Trois ans après le rejet par les Français du projet de Constitution européenne, la France est aujourd'hui "décidée à jouer collectif", a-t-il assuré.

Il a défendu sa "nouvelle politique africaine", plus ouverte aux pays non francophones, tout en reconnaissant l'existence en Afrique, notamment parmi les jeunes, d'un "vrai problème de perception" envers l'ancienne puissance coloniale.

Mis en cause pour avoir participé à la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Pékin malgré la crise du Tibet, il a, là encore, défendu la politique menée depuis un an.

S'il a déclaré respecter les militants des droits de l'homme, il leur a demandé "de comprendre qu'un chef d'Etat, qu'un ministre des Affaires étrangères est dans une situation différente, impliquant des modes d'action qui, pour être différents, n'en sont pas moins respectables, d'autant plus qu'ils sont incomparablement plus efficaces".

"Il nous faut aborder ces sujets difficiles, y compris celui des minorités, sur un mode qui conduit à des résultats tangibles et positifs et non à une confrontation stérile", a-t-il dit.

Enfin, il a proposé une réunion des principaux chefs d'Etat concernés par les négociations commerciales internationales pour sortir celles-ci de leur impasse actuelle.

"On protège la France pas simplement aux frontières de la France. On protège la France en lui faisant jouer un rôle majeur dans un cadre européen. On protège la France en la mettant sans ambiguïté dans sa famille occidentale", a résumé Nicolas Sarkozy en guise de conclusion. "On protège la France en étant à la tête d'une diplomatie qui a vocation à l'universel en parlant avec tout le monde dans le monde, sans exclure personne."

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mercredi 03 septembre 2008 OuestFrance.fr Didier EUGÈNE Le coup de sang de Sarkozy en Corse

La sanction infligée au patron de la police en Corse, après l'occupation de la villa de Christian Clavier, questionne sur le mélange privé-public du chef de l'État.

Est-ce une affaire Clavier ? Une affaire Sarkozy ? Ou une affaire Rossi ?
Dominique Rossi, 59 ans, patron des forces de sécurité en Corse, a appris, lundi soir, par un coup de téléphone du ministère de l'Intérieur, sa mutation à l'Inspection générale de la police pour avoir toléré, samedi dernier, la brève occupation de la villa de Christian Clavier, le comédien « très cher ami » de Nicolas Sarkozy, par quelques dizaines de nationalistes corses.

L'acteur était en mer quand sa villa du lotissement Punto d'Oru, à Porto-Vecchio (Corse-du-Sud), a été envahie par les militants qui voulaient dénoncer « la spoliation foncière ».
Ils sortaient d'une manifestation autorisée et ont également occupé la villa de Camille de Rocca-Serra, président de l'Assemblée de Corse et député-maire UMP de Porto-Vecchio.
Informé de l'occupation, le comédien aurait demandé à son personnel de servir des boissons.

« Disproportionné »

Tout porte à croire que cette occupation visait une publicité maximum pour les nationalistes avec des risques a minima. Le ministère de l'Intérieur reproche au contrôleur général de la police, Dominique Rossi, natif de Corse du Sud, de « n'avoir pas pris les mesures nécessaires pour protéger ce lotissement, afin d'éviter l'envahissement d'une propriété privée ». De là à évoquer une sorte de complicité passive des responsables de l'ordre avec les agitateurs nationalistes, il n'y a qu'un pas.

Les syndicats de police sont indignés. « Aucune intervention n'a été demandée », relève un responsable local. « Il n'y a pas eu de dégâts », relève celui du Syndicat des commissaires. « Disproportionné », ajoute le Syndicat indépendant. « Injuste », déplorent les collaborateurs de Dominique Rossi qui vantent son « excellent bilan » : moins d'attentats, des arrestations efficaces.
Hier soir, dans le cadre d'une enquête préliminaire ordonnée par le parquet d'Ajaccio, Christian Clavier et les gardiens de la villa étaient interrogés par la police.

C'est, bien sûr, le lien entre le chef de l'État et le comédien héros des Visiteurs qui fait polémique. L'Élysée se tait. François Bayrou dénonce « le fait du prince ». Jean-Pierre Chevènement, ancien ministre confronté au problème corse, juge : « C'est digne de Pétillon », auteur de la bande dessinée L'enquête corse, qui dénonce le partage de l'immobilier entre clans corses, pour le plus grand plaisir de nombreuses personnalités.

Si l'occupation est inadmissible, comme tout laxisme avec les nationalistes, la rapidité de la sanction signe d'évidence la patte de Nicolas Sarkozy.
L'amitié conseillère de la colère présidentielle comme elle le serait du dossier audiovisuel ?
Coup de menton et de règle ?

Le chef de l'État avait été aussi brutal avec le responsable de l'armée de terre, poussé à démissionner après la démonstration meurtrière de Carcassonne. Moins grave, la décision relève cette fois de l'opportunité d'un éclat médiatique, un jour de rentrée sombre.

Michèle Alliot-Marie, ministre de l'Intérieur, a immédiatement remplacé Dominique Rossi par Gilles Leclair, 55 ans, actuel patron de la lutte contre la délinquance financière, qui a servi en Corse deux ans, tandis que Dominique Rossi était l'adjoint du préfet Lambert lors de l'arrestation d'Yvan Colonna.

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mercredi 3 septembre 2008, mis à jour à 16:56 Edité par Pascal Liétout lexpress.fr Nicolas Sarkozy à Damas

Le président Nicolas Sarkozy est arrivé à Damas pour une visite de deux jours, qu'il souhaite mettre à profit pour consolider le rapprochement entre la France et la Syrie et faire franchir à celle-ci un nouveau pas vers sa réintégration dans le concert international.
Il participera jeudi à un sommet à quatre organisé par le président syrien avec l'émir du Qatar, Cheikh Hamad bin Khalifa al Thani, et le Premier ministre turc, Tayyip Erdogan.

Ce voyage s'inscrit dans le prolongement de la visite de Bachar al Assad à Paris le 12 juillet et de sa présence au sommet de l'Union pour la Méditerranée.

C'est la première visite en Syrie d'un président français depuis Jacques Chirac, en octobre 2002, et une visite "avant tout politique", précise l'Elysée.

Le prédécesseur de Nicolas Sarkozy, avait décidé de geler les relations franco-syriennes en 2005 après l'attentat qui a coûté la vie à l'ex-Premier ministre libanais Rafic Hariri et dans lequel Damas est soupçonné d'avoir trempé.

Les Etats-Unis considèrent toujours la Syrie, alliée de l'Iran et accusée de vouloir maintenir sa tutelle sur le Liban, comme un Etat terroriste, et voient avec beaucoup de réticence le rapprochement engagé par Paris ces derniers mois avec Damas.

Après une première tentative avortée, Nicolas Sarkozy a estimé que l'accord interlibanais de Doha le 21 mai, l'élection dans la foulée du nouveau président du Liban Michel Souleïmane et l'ouverture de discussions indirectes entre Israël et la Syrie par le truchement de la Turquie étaient des signes suffisants de bonne volonté pour reprendre le dialogue avec Damas.

"Nos deux pays sont en train d'ouvrir une nouvelle page de leur relation", déclare-t-il dans une interview publiée mercredi par le quotidien syrien Al Watan.

La Syrie fait "progressivement les choix que le monde attend d'elle" pour reprendre ainsi "sa place dans le concert des nations", poursuit-il. "Je suis (...) venu dire aux autorités syriennes combien il est important de poursuivre sur ce chemin."

La Syrie peut "apporter une contribution irremplaçable au règlement des problèmes du Proche-Orient", ajoute-t-il. "Je suis persuadé que la paix passe dans cette région par nos deux pays."

Il devait avoir en fin d'après-midi un premier entretien avec Bachar al Assad, avec qui il devait ensuite rompre le jeûne du ramadan dans un restaurant de la vieille ville de Damas.

UN MESSAGE POUR L'IRAN

Nicolas Sarkozy, pour qui ce rapprochement est un moyen de ramener la France au centre de la scène proche-orientale, veut notamment que les dirigeants syriens relayent auprès de leurs alliés iraniens les messages des pays occidentaux exhortant l'Iran à renoncer à toute idée de se doter de l'arme nucléaire.

Il souhaite également que la Syrie progresse dans la reconnaissance de la souveraineté du Liban, avec lequel Damas a accepté cet été, pour la première fois dans l'histoire des deux pays, d'échanger des ambassades.

Selon les entourages de Nicolas Sarkozy et du ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner, le chef de l'Etat français devrait aussi évoquer la crise du Caucase avec son homologue syrien.

Lors d'une rencontre avec le président russe Dmitri Medvedev le 21 août dans la station balnéaire de Sotchi, sur la Mer Noire, Bachar al Assad a apporté son soutien à la Russie dans ce conflit, alors que l'Union européenne, dont Nicolas Sarkozy assure la présidence tournante, a pris le parti de la Géorgie.

"Le président Sarkozy demandera certainement à Bachar al Assad de ne pas attiser les tensions au Caucase et de soutenir nos propositions de règlement de la crise", a déclaré à Reuters un diplomate français.

La Russie est un partenaire de longue date de la Syrie, ou sont encore présents de nombreux conseillers militaires russes. Les Syriens ont fait savoir qu'ils avaient demandé à la Russie un système de défense anti-aérien très moderne.

"Apparemment les Russes n'auraient pas donné satisfaction aux Syriens à ce stade", commente le même diplomate français. "Il ne faut pas que la Syrie s'imagine qu'on est revenu au temps de la guerre froide et fasse une mauvaise lecture de ce qui se passe au Caucase et l'erreur de parier sur un appui russe qui leur permettrait de faire n'importe quoi."

Pour l'instant, la Syrie semble décider à pratiquer une politique d'ouverture en direction de la France, de l'Union européenne, d'Israël par le biais des discussions indirectes qui reprendront dans les prochains jours à Istanbul, et des Etats-Unis, même si Damas attend l'administration américaine qui sortira des élections de novembre.

Il y a en revanche des domaines ou elle n'a pas encore donné de véritables signes d'ouverture, comme les droits de l'homme, ses relations avec l'Irak ou avec les mouvements palestiniens, admet-on de source diplomatique française.

L'organisation humanitaire américaine Human Rights Watch a demandé à Nicolas Sarkozy de faire pression sur les autorités syriennes sur la question des droits de l'homme.

"Le président s'est pleinement engagé sur cette dimension-là. Il a plaidé la cause des droits de l'Homme, il a plaidé des cas précis, il a obtenu des premiers résultats", assure l'Elysée.

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Aznar-Dati, anatomie d'une rumeur Par LEXPRESS.fr, mis à jour le 04/09/2008 à 11:56 - publié le 04/09/2008

L'ancien Premier ministre espagnol José Maria Aznar a démenti officiellement être le père de l'enfant de Rachida Dati. Par quel emballement médiatique en est-on arrivé là? Il l'a fait. L'ancien Premier ministre espagnol José Maria Aznar s'est fendu d'un communiqué mercredi 3 septembre pour démentir être... le père de l'enfant que porte la ministre française de la Justice Rachida Dati. Il n'avait pas vraiment le choix.

Publiée le 2 septembre sur un site d'information marocain, L'Observateur, l'indiscrétion faisait le choux gras de la presse et des télévisions espagnoles. Il y a quelques semaines déjà, le très sérieux El Mundo s'interrogeait ainsi: "Et si le père était un politicien espagnol retiré?"

"Cette information est totalement et complétement fausse", martèle le communiqué émis par la fondation que dirige Aznar. Marié et père de trois enfants, ce dernier indique par ailleurs avoir donné des instructions à ses avocats "pour qu'ils étudient immédiatement toutes les actions légales à mener contre ceux qui répandent de tels mensonges ou ceux qui en font écho".

"Une source proche de la ministre française nous a confirmé l'information", se contente d'expliquer Ahmed Charai, le directeur de L'Observateur. Qui dit ne pas craindre d'éventuelles poursuites judiciaires: "La justice jouera son rôle, comme nous avons rempli le nôtre."

De son côté, Rachida Dati réitère dans Le Point de cette semaine son désir de ne pas révéler l'identité du père de l'enfant qu'elle porte. "J'ai une vie privée compliquée et c'est la limite que je me pose vis-à-vis de la presse. Je ne dirai rien là-dessus", explique-t-elle.

Un droit à l'intimité que la ministre, officiellement célibataire à 42 ans, a bien du mal à faire respecter depuis le conseil des ministres du 21 août. A la vue de son ventre rebondi, des sites, comme Purepeople.com, suivis par plusieurs journaux, ont immédiatement émis l'hypothèse d'une grossesse. Depuis lors, les spéculations vont bon train sur le nom du père.

A cause de leur proximité affective et politique, le nom de Nicolas Sarkozy a, bien sûr, nourri les fantasmes de nombre d'internautes sur les forums. Mais chez certains ministres ou conseillers élyséens, on préférait colporter la rumeur, plus drôle car plus inattendue, autour de José Maria Aznar.

Un nom d'autant plus évident que le petit monde médiatique bruissait depuis plusieurs mois d'une possible liaison entre les intéressés. Tout est parti d'un premier dîner à l'invitation de Nicolas Sarkozy et Carla Bruni en décembre 2007, auquel participaient également François Fillon, Julio Iglesias et Didier Barbelivien. Quelques jours plus tard, Aznar invite Dati à un tête-à-tête dans le restaurant parisien Le Divellec. Une rencontre dont L'Express s'était fait l'écho pour montrer l'intérêt que portait un ancien responsable étranger de premier plan à l'étoile montante de la Sarkozye.

Depuis, la ministre s'est rendue à plusieurs reprises en Espagne dans le cadre de ses fonctions. De quoi alimenter la machine à ragots...

Et maintenant, à qui le tour? La rumeur a repris son lit dans d'autres torrents. Les cancans désignent désormais Dominique Desseigne, patron du Fouquet's, quand d'autres privilégient la piste d'un autre frère Sarkozy, voire, comme RTL, celle de l'ex-animateur Arthur, ou encore celle d'un donneur anonyme. Bref, du grand n'importe quoi...

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Publié le 05/09/2008 à 15:38 Reuters Thierry Lévêque, édité par Gilles Trequesser
Nouveaux détails sur la mort des dix Français en Afghanistan

De nouveaux détails ont été rendus publics après la publication d'articles de presse qui ont suscité un appel à l'unité nationale du ministre de la Défense, Hervé Morin. L'état-major des armées a fait savoir qu'un des dix soldats avait été tué à l'arme blanche lors de combats au corps à corps.

"Sur les dix soldats, un seul présente des traces de blessures par balles et par arme blanche, ça a été démontré par des examens médicaux et ça croise des témoignages de soldats sur le terrain", a expliqué par ailleurs le capitaine Christophe Prazuck, porte-parole de l'état-major des armées.

"La multiplication des rumeurs nous a conduit à faire cette mise au point", a-t-il ajouté. Huit soldats ont été tués par balles ou par éclats et le dixième est mort dans un accident immédiatement après l'engagement, selon l'état-major.

Un témoignage publié dans Le Parisien et des informations dont a fait état le journal Le Monde parlaient de quatre hommes morts égorgés. Hervé Morin, interrogé sur Canal+ vendredi matin, n'a ni démenti, ni confirmé ces informations, expliquant qu'il fournirait les détails aux familles qui le demanderaient.

TÉMOIGNAGE DE LA MÈRE D'UN SOLDAT

La mère d'un soldat qui serait impliqué dans l'attaque raconte dans Le Parisien, qui ne dévoile pas son identité, que son fils lui a fait état de combats au corps à corps.

Il lui a téléphoné pour raconter l'attaque juste après les faits, avant que le commandement n'ait "briefé" les protagonistes de l'affaire, dit-elle.

"Les taliban ont égorgé certains de ses copains. D'autres ont été lapidés, ils ne méritaient pas de mourir comme des chiens", dit-elle.

De source militaire proche du ministère de la Défense, on juge ce témoignage de deuxième main erroné, en se fondant sur des détails qui en montreraient l'incohérence.

L'information concernant l'existence d'un contact physique entre les Français et leurs assaillants a alimenté les débats sur les supposés retards des renforts et l'absence ou le caractère inopérant de l'appui aérien.

Le gouvernement dément tout problème d'organisation ou faute de commandement et fait remarquer que malgré leurs équipements très complets, les forces américaines ont enregistré des victimes par centaines en Afghanistan.

Une mission de l'Assemblée nationale a recommandé l'envoi de moyens de soutien, une recommandation que le gouvernement pourrait suivre prochainement. "J'ai proposé au président de la République un certain nombre de mesures complémentaires", a déclaré Hervé Morin sur Canal+.

Il a par ailleurs condamné implicitement à nouveau la publication par l'hebdomadaire Paris Match de photos de taliban exhibant l'équipement de soldats français tués.

"J'en appelle à l'unité du pays dans la lutte contre le terrorisme, (...) dans la lutte pour les droits de l'homme", a-t-il dit. "Les taliban c'est un régime moyenâgeux, qui niait tout droit aux femmes, qui coupait les phalanges des petites filles qui avaient le malheur de se mettre du vernis à ongles (...) J'en appelle aussi à l'unité du pays pour nos soldats et notre armée", a-t-il ajouté.

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Afghanistan : les photos de Paris-Match choquent NOUVELOBS.COM | 05.09.2008 | 13:28

"C'est abject. Cela fait beaucoup de mal de voir ces assassins (...), de les voir parader avec les vêtements des enfants qu'ils ont tués", a déclaré le père d'un des soldats français tués dans une embuscade le 18 août, à propos des photos publiées par l'hebdomadaire jeudi.

Les photos publiées jeudi 4 septembre par l'hebdomadaire Paris-Match, montrant notamment un taliban vêtu de l'uniforme de soldats français, sont "abjectes", a réagi dans la soirée Joël Le Pahun, le père de l'un des dix soldats tués en Afghanistan dans une embuscade le 18 août. "C'est abject. Cela fait beaucoup de mal de voir ces assassins (...) de les voir parader avec les vêtements des enfants qu'ils ont tués", a déclaré à l'AFP Joël Le Pahun, joint par téléphone.

Après la mort de son fils Julien alors qu'il allait avoir vingt ans, il a espéré toutefois que la publication de ces images amène "un mal pour un bien, que les Français prennent conscience du risque que les talibans peuvent engendrer".

"Les talibans nous montrent leur suprématie"

"Au travers de ces photos, les talibans nous montrent leur suprématie. Ils formulent des menaces nettes et précises contre la France. Ils montrent qu'ils sont très près de nous. Il faut éradiquer ce phénomène, et pour cela il faut que la France et plus généralement l'OTAN puisse rajouter beaucoup d'hommes et de moyens, qui sont en carence aujourd'hui", a estimé Joël Le Pahun.

Paris-Match publie jeudi des photos montrant deux combattants islamistes arborant des Famas, le fusil d'assaut des forces françaises pris aux soldats tombés dans l'embuscade. L'un d'eux porte un uniforme quasi-complet : treillis, Famas, casque, masque de protection.

Interrogé sur les conditions de l'embuscade, et sur la manière dont les soldats ont été tués, à propos desquelles des informations contradictoires ont circulé, Joël Le Pahun a affirmé ne pas avoir eu de réponse claire de l'armée française : "J'espère que nous en aurons lors de notre voyage en Afghanistan", a-t-il déclaré.

Le président de la République Nicolas Sarkozy a annoncé le 26 août que les familles des militaires se rendraient dans ce pays "les 12 et 13 septembre prochains" lors d'un voyage organisé par l'armée.

Julien Le Pahun était originaire de Montévrain (Seine-et-Marne). Il s'était engagé en juin 2007 dans le 8e régiment de parachutistes d'infanterie de marine (RPIMa) à Castres (Tarn) et avait rejoint en juillet 2008 les forces de l'OTAN en Afghanistan. (avec AFP)

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JUSTICE Poursuivi pour un "Casse-toi pov'con" adressé à Sarkozy NOUVELOBS.COM | 05.09.2008 | 19:11

Un Mayennais militant proche des mouvements altermondialistes avait brandi au passage de la voiture du président français une affichette sur laquelle était écrite "Casse-toi pov'con". Il est poursuivi pour "offense au chef de l'Etat".

Un Mayennais qui avait brandi le 28 août une affichette en carton portant l'inscription "Casse-toi pov'con" devant la voiture de Nicolas Sarkozy en visite à Laval est poursuivi pour "offense au chef de l'Etat", a-t-on appris, vendredi 5 septembre, de source judiciaire.
Il doit comparaître le 23 octobre devant le tribunal correctionnel de Laval, a indiqué à l'AFP le procureur de la République, Alex Perrin. Pour ce délit, l'ancien travailleur social de 56 ans, aujourd'hui sans emploi, encourt une peine d'amende, a-t-on précisé de même source.
Dans un courrier au site internet Rue89, qui a révélé l'affaire, ce militant proche des mouvements altermondialistes explique avoir été interpellé par deux policiers en civil alors qu'il était juché sur son vélo sur le côté d'un boulevard où la voiture présidentielle s'apprêtait à passer.

Selon lui, alors qu'on lui tenait les bras pour l'immobiliser, il a réussi à brandir sa pancarte, qu'il avait sous ses vêtements, à l'approche de la limousine.

"Je ne suis pas un voyou"

"Tout cela est démesuré. Je ne suis pas un voyou, je suis un militant", a-t-il déclaré à l'AFP.

Pour sa défense, il affirme que l'inscription ne visait pas Nicolas Sarkozy. "Le message était adressé à celui qui voulait bien le prendre pour lui...", a-t-il expliqué, en ajoutant que le président "lui, s'autorise bien ce genre de discours".

Sur une vidéo largement diffusée sur internet, on pouvait voir Nicolas Sarkozy avoir un échange d'invectives, lors du salon de l'agriculture en février, avec un visiteur qui lui avait lancé "ah non touche moi pas" en refusant de lui serrer la main. Le chef de l'Etat lui avait répondu : "Casse-toi alors pauvre con". (avec AFP)

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Géorgie: Moscou souffle le chaud et le froid La Presse Canadienne 9 septembre 2008 11.30

MOSCOU — Moscou souffle le chaud et le froid dans la crise géorgienne. Moins de 24 heures après que le président français Nicolas Sarkozy a arraché la promesse de la Russie de retirer ses troupes de Géorgie, le ministre russe des Affaires étrangères a déclaré mardi que son pays allait maintenir des troupes dans les deux régions séparatistes d'Ossétie du Sud et d'Abkhazie.

Toutefois, a averti Sergueï Lavrov, désormais, ce ne seront pas des soldats de maintien de la paix mais des forces armées. Au cours d'une conférence de presse, il a souligné que le nombre de soldats de maintien de la paix "sera suffisant pour repousser toute tentative nouvelle d'agression". Mais, a-t-il ajouté, "ce nombre ne sera pas exorbitant".

"Les troupes russes resteront sur le territoire de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie à la demande des dirigeants de leurs parlements. Elles y resteront longtemps. Leur présence sur place est nécessaire, au moins pour un avenir proche, pour empêcher tout action agressive", a-t-il souligné.

Le ministre de la Défense Anatoli Serdioukov a précisé au président Medvedev, lors d'une réunion publique, qu'environ 3.800 soldats russes seront basés en Ossétie du Sud, et le même nombre en Abkhazie, soit un total de près de 8.000 hommes.

Dans un geste de relative bonne volonté, les troupes russes se sont retirées mardi d'une position qu'elles occupaient près de l'Abkhazie. Le responsable du conseil de sécurité géorgien, Alexandre Lomaia, a rapporté que les Russes avaient quitté la ville de Ganmoukhouri. Il a précisé qu'ils avaient conservé trois ou quatre véhicules blindés, ainsi qu'une dizaine de soldats dans la localité. Il s'agit selon lui d'une des 24 positions occupées par les Russes à l'extérieur de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud.

Sergueï Lavrov a qualifié par ailleurs de succès pour Moscou l'accord négocié la veille à Moscou par Nicolas Sarkozy et son homologue russe Dimitri Medvedev. Cet accord entérine le principe d'un retrait des troupes russes de Géorgie d'ici un mois, à l'exception des provinces séparatistes, après le déploiement de 200 observateurs européens d'ici au 1er octobre, ainsi que des pourparlers internationaux sur la sécurité et la stabilité en Ossétie du Sud et en Abkhazie devant commencer le 15 octobre à Genève.

"Ce document est basé sur l'approche que la Russie défend depuis le début de la crise", a souligné le chef de la diplomatie russe.

La Russie a par ailleurs établi mardi des relations diplomatiques avec les deux régions. Des accords de coopération notamment militaire pourraient être conclus. "La Russie, l'Ossétie du Sud et l'Abkhazie prendront toutes les mesures nécessaires pour écarter les menaces contre la paix", a souligné le ministre des Affaires étrangères.

Une guerre-éclair a éclaté entre la Géorgie et la Russie le 7 août quand la Géorgie a lancé une attaque pour reprendre le contrôle de l'Ossétie du Sud. Moscou y a alors envoyé des troupes qui ont rapidement dérouté les forces géorgiennes avant d'occuper une partie de la Géorgie.

Le 26 août, alors que les forces russes occupaient toujours des secteurs de la Géorgie à l'issue de cette brève guerre de cinq jours, Moscou reconnaissait l'indépendance des deux provinces sécessionnistes géorgiennes, indépendantes de facto depuis les guerres du début des années 90.

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Edvige : Nicolas Sarkozy veut clore la polémique lefigaro.fr Bruno Jeudy 10/09/2008 | Mise à jour : 07:32 | .

Le président de la République a souhaité mardi que la «concertation» sur le fichier de renseignements Edvige soit «suivie de décisions pour protéger les libertés».

Fin de partie pour le fichier Edvige, dans sa mouture actuelle. Accaparé pendant deux jours par les affaires étrangères, Nicolas Sarkozy a repris en main, mardi soir, le dossier brûlant du nouveau fichier de police permettant de recenser des hommes politiques, des syndicalistes et même des mineurs de 13 ans susceptibles, selon les termes du décret publié le 1er juillet, de porter atteinte à l'ordre public.

Après avoir «fait le point» mardi à l'Élysée avec François Fillon et Michèle Alliot-Marie, le président de la République a demandé à la ministre de l'Intérieur de retirer du fichier Edvige les rubriques qui suscitaient la polémique : le fichage des «personnalités», ainsi que les rubriques qui documentaient la sexualité ou la santé des sujets.

Nicolas Sarkozy a également demandé à Michèle Alliot-Marie de réunir des «personnalités qualifiées» pour «ouvrir rapidement une concertation» qui devra être suivie de «décisions pour protéger les libertés».

MAM est notamment chargée d'inscrire des garanties concernant les libertés dans sa future loi d'orientation et de programmation pour la sécurité intérieure (lire ci-dessous).
Car le président a bien perçu le trouble dans l'opinion mais aussi la brèche dans laquelle s'engouffrent ses opposants pour le critiquer sur le terrain des libertés publiques. «Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'Edvige aurait pu être mieux expliqué», a fait savoir Nicolas Sarkozy à la ministre de l'Intérieur.
Mardi matin, le secrétaire général de l'Élysée, Claude Guéant, ne s'était d'ailleurs pas gêné pour le dire dans une interview à France Soir. Voilà qui a dû faire plaisir à la locataire de la Place Beauvau.

Depuis dimanche, Edvige divise les ministres et la majorité. Le ministre de la Défense, Hervé Morin, a publiquement pris ses distances, le week-end dernier, avec ce fichier. Un joli coup de pub pour l'université d'été de son parti, le Nouveau Centre, qui lui a valu en retour un sérieux rappel à l'ordre de la part du premier ministre. Rappel à l'ordre qui apparaît aujourd'hui décalé après la décision prise mardi soir.

Mais mardi, après Hervé Morin, c'est Rama Yade, la secrétaire aux Droits de l'homme, qui a réclamé des «précisions» et des «clarifications» sur la question des orientations sexuelles des personnes fichées. «Rama est dans son rôle. Contrairement à Morin, elle ne remet pas en cause le principe du fichier», tempérait-on à l'Élysée. Invitée du «Talk Orange-Le Figaro», Valérie Pécresse estimait mardi après-midi qu'il était «sûrement anticonstitutionnel de ficher les orientations sexuelles».

Villepin : «Mal rédigé»

Devant le tollé déclenché par la mise en place de ce fichier, la ministre de l'Intérieur avait dès mardi après-midi tenté de désamorcer la polémique en lâchant du lest. Prenant en considération une des remarques de la Cnil (Commission nationale de l'informatique et des libertés), Michèle Alliot-Marie a annoncé qu'elle était prête à limiter la durée d'inscription des mineurs dans le fichier de police.

L'opposition au nouveau fi­chier des Renseignements généraux avait grandi ces derniers jours. À gauche, le PS avait demandé son annulation, tandis que François Bayrou appelait à un «mouvement de refus républicain». Un ton en dessous, Dominique de Villepin avait tout de même jugé le décret «mal rédigé» et s'était inquiété de «conditions de fichage inacceptables». Disant «comprendre l'émotion» suscitée, Alain Juppé avait réclamé mardi un débat en commission parlementaire. Sans compter la pétition nationale lancée par une centaine d'associations qui a recueilli plus de 130 000 signatures.

Mardi soir, Delphine Batho a salué au nom du PS une «première victoire» dans laquelle elle voit «un désaveu pour François Fillon, qui pensait étouffer le débat qui s'est ouvert jusqu'au sein du gouvernement par des rappels à l'ordre». Les socialistes proposeront à l'Assemblée «que la nouvelle loi mette fin au fichage des citoyens engagés dans la vie syndicale, associative et politique».

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Sarkozy et sa femme accueilleront le pape Source : AFP 10/09/2008 | Mise à jour : 16:29 |

Le président Nicolas Sarkozy et son épouse, Carla Bruni-Sarkozy, iront accueillir vendredi le pape Benoît XVI à l'aéroport d'Orly, a annoncé aujourd'hui un communiqué de l'Elysée. Le couple présidentiel accueillera le souverain pontife au pavillon d'honneur de l'aéroport à 11H00.

Le chef de l'Etat recevra ensuite Benoît XVI à 12H20 au Palais de l'Elysée pour un entretien suivi d'une réception. A cette occasion, le président de la République et le Pape prononceront une allocution, précise le communiqué.

Benoît XVI débute vendredi en France une visite de quatre jours qui le conduira, après Paris, à Lourdes. Il s'agit de son premier voyage dans l'Hexagone depuis son élection il y a trois ans et demi. Il devrait livrer plusieurs messages, en particulier sur la laïcité, et prononcer onze discours et homélies.

Benoît XVI a adressé aujourd'hui un message aux Français, dans lequel il affirme venir "en messager de paix et de fraternité" dans ce pays dont il a salué la "généreuse tradition d'accueil et de tolérance" et la "haute culture humaine et spirituelle".

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Les mises au point du pape face aux évêques français LE MONDE | 15.09.08 | 08h13 • Mis à jour le 15.09.08 | 08h18 Lourdes envoyée spéciale Stéphanie Le Bars

S'adressant, dimanche 14 septembre, aux évêques de France réunis à Lourdes, qu'il quittera lundi pour Rome, le pape Benoît XVI a compati à leurs "nombreuses préoccupations", sans leur apporter de véritables réponses. Entre "soutien et encouragements", le pape a toutefois profité de cette rencontre pour établir quelques mises au point sur des sujets qui lui tiennent à cœur, notamment les délicates relations de l'épiscopat français avec les fidèles traditionnalistes et le rôle de la famille, "cellule primordiale de la société".

Au risque de crisper nombre de croyants et de prêtres confrontés "à la question particulièrement douloureuse des divorcés remariés", le pape Benoit XVI a rappelé que l'Eglise "maintient fermement le principe de l'indissolubilité du mariage". Visant les prêtres qui accueillent les catholiques pratiquants, soucieux de voir leur deuxième union bénie par l'Eglise, le pape s'est montré particulièrement ferme : "on ne peut admettre les initiatives qui visent à bénir des unions illégitimes".

Face à la multiplication du nombre de divorces, certains prêtres accordent une bénédiction à ces couples, sous une forme plus ou moins publique et ritualisée. Ces pratiques sont source de divisions au sein du clergé français, d'autant que l'Eglise n'autorise pas les croyants divorcés à recevoir la communion.

"A partir du moment où l'Eglise est convaincue de l'unicité du mariage, il est difficile d'ouvrir une porte à côté pour célébrer un deuxième ou un troisième mariage", a défendu le cardinal André Vingt-Trois, président de la Conférence des évêques de France. "D'une certaine manière, le pape dit aux évêques, ne comptez pas sur moi pour bouleverser l'institution sur ces questions", juge de son côté, Philippe Levillain, historien du catholicisme.

"MANIÈRE MYSTIQUE D'ABORDER LES PROBLÈMES"

Autre sujet de tensions au sein de l'Eglise, l'accueil des fidèles traditionnalistes au sein des paroisses a donné au pape l'occasion de rappeler aux évêques la nécessité de se mettre au service de "l'unité" entre catholiques. Appelés, en juillet 2007, à libéraliser la messe en latin, qui constitue l'une des revendications de la frange traditionaliste, les évêques y ont diversement répondu. Face à eux, Benoît XVI a insisté : "nul n'est de trop dans l'Eglise. Chacun sans exception doit pouvoir s'y sentir chez lui, et jamais rejeté".

"Sur ce sujet, il semble que le pape ne se rend pas compte du caractère vindicatif des groupes intégristes auxquels les évêques français sont confrontés", relève un bon connaisseur du dossier.

Attendu sur la crise des vocations, fil rouge de ses interventions durant tout le voyage et problème majeur de l'Eglise de France, le pape, sans un mot sur une possible ouverture des ordinations à de nouveaux publics ou sur le rôle accru des laïcs, a lancé aux évêques : "continuez à appeler au sacerdoce et à la vie religieuse".

"Il n'est pas venu en professeur avec des solutions dans sa poche", reconnaît un évêque. "Mais il les cherche en s'appuyant sur la raison, le cœur et la parole de Dieu; il a une manière mystique d'aborder les problèmes".

Mgr Vingt-Trois, qui avait présenté au pape une Eglise de France "bousculée par les changements sociologiques", disposant de "moins de moyens qu'autrefois" et souffrant de "difficultés à accompagner les vocations" s'est félicité du message papal : "il est venu fortifier notre foi et notre ministère", a-t-il assuré, en soulignant le caractère exceptionnel d'une telle rencontre, qui a réuni 170 évêques, dont Jacques Gailllot, ancien évêque d'Evreux qui, en 1995, avait été privé par Rome de sa charge.

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Dimanche 14 Septembre 2008 Le style Benoît XVI séduit les catholiques français Par Olivier JAY Le Journal du Dimanche

Sans complexe mais sans triomphalisme. Exigeant à l'égard de ses ouailles mais sans volonté de régenter la société. Tel est apparu Benoît XVI, le "pape intello", au cours d'une visite qui, jusqu'à ces derniers jours, ne devait pas passionner les Français.

Il a pourtant rassemblé plus de 300 000 personnes à Paris, entre la veillée à Notre-Dame, la procession nocturne vers les Invalides et la messe sur l'esplanade, sans compter les jeunes dans les rues de Paris. On en annonce déjà autant à Lourdes, entre dimanche et lundi.

A Paris, le pape Benoît XVI a rassemblé près de 300 000 personnes.

La France, se demandait-on, allait-elle aimer Benoît XVI? Un vieil homme austère a mis la jeunesse dans les rues de Paris sans sacrifier à tout ce qui fait notre univers médiatique: le culte de l'apparence et les petites phrases.
Il y a vingt-sept ans, pour le premier voyage de Jean-Paul II en France, la foule avait été (mollement) invitée au Bourget. Il était alors impensable d'organiser une messe en plein Paris. Les évêques n'auraient pas osé, les autorités l'auraient craint.
En septembre 2008, personne ne proteste vraiment de voir l'encens monter vers le tombeau de Napoléon et envelopper les canons des Invalides.

Ils sont venus nombreux et de tous âges. Sans incident, avec un service d'ordre discret. Mais pour une cérémonie différente de celles que présidait Jean-Paul II. Benoît XVI avait posé ses conditions, sur la liturgie et les prières en latin. La voix délicate exige l'attention. L'accent germanique s'accorde aux intonations d'une langue française qu'il maîtrise parfaitement.

Jean-Paul II provoquait les applaudissements, ses sermons étaient construits comme des discours. Il suscitait l'enthousiasme. On écoutait la musique autant -plus?- que les paroles. Là, il n'y a plus de musique.
Les pèlerins de Benoît XVI ont écouté un sermon exigeant, sans facilités oratoires. A 81 ans, le pape sait que ses forces sont comptées. Son regard, dense et concentré, ne manque rien de ce qui se passe autour de lui. Mais, en bon universitaire, il quête plus l'entendement, voire la dispute, que l'adhésion spontanée. Le pape sort ses lunettes. Le professeur donne sa leçon.

Les polémiques esquivées

A chaque voyage de Jean-Paul II, les médias guettaient ses injonctions et ses mises en garde: sur le matérialisme du monde moderne, l'avortement, l'euthanasie. Benoît XVI préfère une autre méthode, que certains trouveront habile.
"Semeur de charité et d'espérance", comme il se décrit, il ne reproche pas aux jeunes leurs comportements sexuels mais les invite à un dépassement personnel. Et les met en garde contre "l'idolâtrie".
Il ne reproche pas aux hommes politiques les affrontements sur la laïcité mais souligne les progrès réalisés dans la concorde nationale.

Plutôt que de polémiquer sur les origines chrétiennes de l'Europe, il prend la question de loin et montre comment le monachisme au Moyen Age a enfanté le monde moderne. L'auditoire des Bernardins, assemblée hétéroclite du "monde culturel", de l'Académie française en rang d'oignons à Catherine Millet, Didier Barbelivien ou Nicoletta, a été souvent décontenancé par cette leçon théologique.
Mais Bertrand Delanoë, sans rien concéder sur le fond, est bluffé: "Un grand esprit. Vive les débats entre foi et raison", nous confie-t-il.

Laïcité: la France apaisée

La gauche a massivement boudé la réception à l'Elysée comme la manifestation aux Bernardins, à l'exception notable du maire de Paris. Le pape, lui, a rendu hommage au gouvernement de Lionel Jospin qui a revu les relations entre l'Eglise et l'Etat tout en souhaitant que le gouvernement actuel les approfondisse.

De son côté, le président de la République a dû recadrer son discours du Latran. Nicolas Sarkozy veut faire accepter sa conception de la laïcité par les autres courants de pensée. Il a remisé sa comparaison entre le curé et l'instituteur. Et s'est montré nuancé sur le fanatisme. Mais la sérénité s'installe: "La laïcité positive est en train de devenir un fait, accepté par tous", constate le philosophe Jean-Luc Marion.

Ce voyage est une réussite pour les évêques français et notamment le cardinal Vingt-Trois, président de l'Episcopat et archevêque de Paris. Les divisions internes à l'Eglise ont été mises en sourdine. Les traditionalistes ont été étouffés par les concessions faites par Benoît XVI sur la messe traditionnelle. Demain soir, au terme de ce voyage, les Français auront largement dissipé "le mystère Benoît XVI".

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Lundi 15 septembre 2008 Publié le 13/09/2008 à 15:30 - Modifié le 14/09/2008 à 08:30 Le Point.fr Benoît XVI aux Invalides : "Fuyez le culte des idoles !" Par Jérôme Cordelier

Succès ? Les organisateurs de la visite parisienne de Benoît XVI n'osent pas encore lâcher le mot. Mais ils le pensent très fort. "Il y a eu une très bonne réponse par rapport à ce que nous pouvions imaginer", disent-ils, sybillins. En fournissant les - excellents - chiffres de la Préfecture de Police.
Vendredi soir, 60 000 jeunes se pressaient sur le parvis et aux abords de Notre-Dame. Ils étaient aussi nombreux à 3 heures du matin sur l'esplanade des Invalides, pour passer la nuit en attendant la grande messe célébrée par Benoît XVI, point d'orgue de sa visite à Paris.

Lorsque, à 9h30, la papamobile a traversé l'Esplanade, 260 000 fidèles se massaient sur son passage, et aux abords, agitant des petits drapeaux aux couleurs du Vatican, acclamant le pape en lançant son prénom en italien : "Benedetto".
Devant le gigantesque podium où trone l'autel - sur lequel est inscrit : "Allons à la source de la vie" - entouré de dizaines de prêtres, une cohorte de ministres sont assis aux côtés du chef du gouvernement, François Fillon, et de son épouse ainsi que des présidents des deux Assemblées.

Dans une homélie tonique, le pape lance à la foule, dans un Français impeccable : "Fuyez le culte des idoles !" La phrase est de Saint-Paul, mais pour le chef de l'Eglise "les conseils donnés par l'Apôtre restent d'actualité".
"Le monde contemporain ne s'est-il pas créé ses propres idoles ? N'a-t-il pas imité, peut-être à son insu, les païens de l'Antiquité, en détournant l'homme de sa fin véritable, du bonheur de vitre éternellement avec Dieu ?", interpelle le pape.

"C'est pas la même chose qu'un concert de Madonna!"

Un peu à l'écart de la foule, Pia et Thibault, tous deux 17 ans, habillés mode, suivent ses paroles avec attention. "A notre époque, dit Thibaud, le mot idolâtrer a perdu son sens. On l'utilise pour des personnes connues, qui passent à la télé, alors qu'il devrait être réservé à Dieu". Pourtant, il leur arrive eux aussi, évidemment, de sacrifier à "la mode people", en lisant les magazines qui leur sont dévolus par exemple. "Voir le pape, ce n'est pas la même chose que d'aller à un concert de Madonna, poursuit le jeune homme. Aucune star n'est capable de rassembler plusieurs générations comme lui. C'est un personnage au-dessus des autres".

Pia va plus loin : "A Notre-Dame, Benoît XVI a su nous parler directement, simplement , sans faire de belles phrases. C'est notre pape. Jean-Paul II, c'était celui de nos parents". Au petit jeu des comparaisons, les vieux routiers de la presse religieuse ont bien noté les différences liturgiques avec le pontificat de Jean-Paul II - les chandeliers et le crucifix placés sur l'autel, le "Notre-Père" en latin - mais ils ont été étonnés par "l'intériorité" de la célébration.
"Le pape s'adressait à une foule de 260 000 personnes, et on avait le sentiment de participer à une cérémonie intime", confie l'un."J'ai été impressionné par la justesse avec laquelle le silence a été introduit au cours de la célébration, témoigne Mgr d'Ornellas, évêque de Rennes, et coorganisateur de cette visite. Parvenir à cela, à notre époque, en pleine ville, c'est vraiment étonnant".

A la fin de la cérémonie, alors que la foule quitte les Invalides, Ernest et Solange, enveloppée dans une magnifique robe en tissu africain, partagent leurs impressions. Quand on les titille sur la discrétion de Benoît XVI par rapport à l'extraverti Jean-Paul II, ils répondent : "Mais on s'enlise dans cette comparaison. Ce n'est pas l'essentiel. Les deux personnages sont différents dans leur charisme. Ce qui compte, c'est ce qu'ils transmettent".

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Piraterie Libération des otages: Sarkozy est "fier de l'armée française" Par Romain Rosso, mis à jour le 16/09/2008 à 14:13 - publié le 16/09/2008 LExpress.fr

Après la libération des deux otages français du voilier Le Carré d'as, le président Nicolas Sarkozy a félicité les soldats français de l'opération et lancé un appel à la communauté internationale pour lutter contre la piraterie, "véritable industrie du crime".

Attention, une opération (commando) peut en cacher une autre (séduction) ! Entre Nicolas Sarkozy et les armées, ce n'est plus la crise. Aux yeux du président de la République, les soldats français ne sont plus des "amateurs".

Au contraire, le chef de l'Etat a pris soin de saluer, mardi matin à l'Elysée, le "professionnalisme" des militaires qui ont libéré, dans la nuit de lundi à mardi, les deux otages français du voilier Le Carré d'as, au large des côtes somaliennes. "On peut être fier de l'armée française", a répété Sarkozy, entouré du chef d'état-major des armées, le général Jean-Louis Georgelin, dont il a loué le "sang froid" et les "conseils précieux et avisés", et du Premier ministre François Fillon. Le président a même demandé à Georgelin d'organiser une réception avec les hommes du commando...

Sur le plan extérieur, cette action musclée des forces spéciales est un "avertissement" aux pirates. "La France n'accepte pas que le crime paie", a martelé le président, qui en fait une question de "principe". Les pirates réclamaient une rançon de 2 millions de dollars. "Il n'y a jamais eu de négociations", affirme une source proche du dossier.

Dès demain, un bâtiment de la Marine nationale accompagnera les bateaux européens traversant le golfe d'Aden. "Mais la France seule ne pourra avoir une action déterminante sur l'ensemble de la zone", a expliqué Nicolas Sarkozy. Il a lancé un appel à la mobilisation de la communauté internationale pour lutter contre la piraterie au large de la Somalie, qu'il a qualifiée de "véritable industrie du crime".

Dès le piratage du voilier, le 2 septembre, avec à son bord deux navigateurs français, l'état-major avait regroupé à proximité des moyens nécessaires à un assaut, une opération particulière délicate: la frégate Courbet et son hélicoptère, deux avions Atlantique 2 de reconnaissance et une trentaine de commandos marine, venus de Lorient. "Lorsque j'ai eu la certitude que les pirates cherchaient à rejoindre la zone de Eyl, où sont concentrés la quasi-totalité des navires piratés, l'option militaire s'est imposée", a expliqué le chef des armées.

Après deux jours de vent violent (force 5), qui a empêché la mise à l'eau des bateaux -des zodiacs spéciaux- des commandos, l'ordre a pu être donné hier soir, à 21 heures, tandis que Le Carré d'as se trouvait, selon une source somalienne citée par l'AFP, près de Bargal, au nord-est de la Somalie (région du Puntland).

"A la différence du Ponant, il y a cinq mois, où il fallait montrer nos muscles, nous n'avons jamais mis nos moyens à vue. La discrétion était la clef de la réussite", explique une source proche du dossier.

En liaison avec les services de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), qui ont effectué un important travail de "profilage" des pirates, l'assaut s'est fait en mer, en pleine nuit, après une manoeuvre de diversion. Selon la même source, les pirates étaient armés de lance-roquettes RPG 7 et de kalachnikov. Des coups de feu ont été échangés. Un pirate a été tué. Les six autres ont été arrêtés et seront ramenés en France pour être jugés.

"Il ne pourrait y avoir une discussion avec le gouvernement somalien que dans la mesure stricte où nous serions certains que ces pirates seront jugés, condamnés et qu'ils effectueront leur peine [en Somalie]", a prévenu le président.

Tout s'est déroulé très vite. Selon Sarkozy, dix minutes ont suffi aux militaires pour libérer le couple prisonnier, puis dix autres minutes au Carré d'as pour appareiller vers la base militaire française de Djibouti, qu'il atteindra dans six jours.

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Télé Carla «irrésistible» pour la presse anglaise Leparisien.fr avec AFP 17.09.2008, 14h29 | Mise à jour : 14h52

«Irrésistible»! La presse britannique ne tarit pas d'éloges quand elle évoque, ce mercredi, Carla Bruni-Sarkozy, au lendemain de sa prestation dans une émission de la télévision BBC où elle a chanté en direct.

Selon le Times, Jools Holland, l'animateur de l'émission, «bave» devant Carla Bruni.
«Mais qui peut lui en vouloir? Carla est irrésistible», juge sérieusement le quotidien.
«Techniquement, ce n'est pas la voix la plus forte mais comme Françoise Hardy et Jane Birkin, le ton de Bruni utilise sa vulnérabilité avec un bel effet», ajoute le Times.

«Tentatrice au maximum»

De son côté, The Independent a cru voir l'épouse du président français Nicolas Sarkozy, jouer la «tentatrice au maximum». Le journal, qui décrit la première dame de France «posant sur une chaise de bar, semblant flotter sur Tu es ma came», une des chansons de son nouvel album, regrette néanmoins une chose : que le morceau n'ait pas été accompagné de sous-titres afin, dit-il, d'en «rendre toute la frivolité gauloise».

Le journal britannique note également que Carla-Bruni-Sarkozy a «répondu à quelques questions personnelles», en confiant, par exemple, que son mari «n'était ni fan ni critique». «Mais il est impliqué dans ma musique parce que je joue toute la nuit et je le dérange au milieu de la nuit. (...) Cela ne le met pas en colère, c'est pour lui un monde très différent du sien. Il est très gentil et il écoute tous mes doutes», a-t-elle ajouté.

Enfin, The Independent rappelle que, dans un autre enregistrement qui sera diffusé dans la version intégrale de l'émission ce vendredi soir, Carla Bruni-Sarkozy a souligné sa volonté de «séparer» sa vie d'artiste et celle d'épouse du chef de l'Etat.
«J'ai le monde de mon mari...C'est comme essayer d'être avec lui... sans tout changer de ce que je sais et de ma manière de vivre. Ce n'est pas si difficile, c'est comme jouer dans un film», a-t-elle expliqué.

Carla Bruni-Sarkozy avait charmé les Britanniques lors de la visite d'Etat du couple présidentiel au Royaume-Uni en mars dernier.

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Fiuggi (Italie) Fillon recadre ses ministres Le Parisien Didier Micoine | 19.09.2008, 07h00

IL A LE SOURIRE, mais en réalité François Fillon est très agacé. Il en a assez de voir certains membres de son gouvernement alimenter une surenchère sur de nouvelles taxes vertes ou l’extension du bonus-malus au domaine écologique.
Hier, dans l’avion qui l’emmenait à Rome, le Premier ministre a fait une mise au point claire et nette : « Il n’y aura pas de taxes nouvelles et pas d’extension du bonus-malus dans le Grenelle 1 (NDLR : les lois discutées cet automne au Parlement) .

» Fillon désavoue donc Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d’Etat à l’Ecologie, qui avait annoncé une taxe pique-nique sur les couverts en plastique, mais aussi et surtout Jean-Louis Borloo qui avait parlé d’une extension du bonus-malus à une série de produits d’ici à la fin de l’année. Pas question non plus d’étendre la formule aux factures d’électricité (ce que Borloo avait déjà dû démentir hier).

« Il n’y a pas eu de décision »

« Il y a eu un peu de bagarre, des discussions, des gens qui proposent, mais il n’y a pas eu de décision », assure Fillon, qui insiste : « Dans le Grenelle 1, il n’y aura aucune extension du bonus-malus. S’il doit y en avoir une, ce sera dans le Grenelle 2, qui n’est pas programmé. »

Aujourd’hui, Nicolas Sarkozy doit recevoir à l’Elysée Borloo et Kosciusko-Morizet pour leur passer un savon et mettre un terme à ces couacs. « Je crois que cela va cesser », sourit Fillon, qui a évoqué le sujet hier matin avec le président de la République.
Dans l’avion, il s’est fait un malin plaisir d’annoncer lui-même cet arbitrage. Le Premier ministre, il est vrai, n’assistera pas à l’entretien : après avoir déjeuné avec Silvio Berlusconi, il s’envole cet après-midi pour la Russie.
Quant à la future extension du système de bonus-malus, Fillon précise qu’elle ne pourra se faire qu’après évaluation de la formule appliquée à l’automobile : « L’expérience est intéressante, mais pour l’instant, c’est plutôt une subvention qu’une taxe. » Bref, le système coûte de l’argent à l’Etat et le Premier ministre prévient : « Ce que j’ai dit à Borloo, c’est que, s’il devait y avoir extension, il faudrait que bonus et malus soient structurellement équilibrés. »

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Vendredi 19 Septembre 2008 Edvige: Réactions contrastées Par Flore GALAUD leJDD.fr

Après la forte contestation de ces dernières semaines portée par une majorité de la classe politique, la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie a finalement enterré hier le fichier Edvige sous sa forme actuelle. Après avoir consulté un certain nombre d'organisations, un nouveau décret est sorti de la place Beauvau. Décret qui ne fait toujours pas l'unanimité au sein des syndicats et des partis politiques.

"Une victoire pour la démocratie". C'est en ces termes que François Bayrou a accueilli hier la décision du gouvernement d'un nouveau projet de décret autour du fichier Edvige. "C'est une victoire de la démocratie et la reconnaissance officielle, après bien des dénégations, que ce décret était une aberration et un outrage pour tous ceux qui considèrent comme nécessaire de défendre les libertés publiques", a déclaré le président du Modem. Le gouvernement, sous le feu des critiques aussi bien à droite qu'à gauche depuis plusieurs semaines, a en effet décidé de modifier en profondeur le fichier de police Edvige avec un nouveau projet de décret qui sera soumis aujourd'hui pour avis à la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil).

Le président de la Cnil Alex Türk s'est félicité ce matin sur Europe 1 de la modification du fichier, estimant que l'essentiel des points posant problème avait été réglé. "On a besoin d'environ un mois pour faire le travail correctement", a-il-estimé.

"Les modifications apportées aujourd'hui par Michèle Alliot-Marie sont satisfaisantes, explique pour sa part Christian Demuynck, sénateur UMP de Seine-Saint-Denis et maire de Neuilly-Plaisance qui s'était élevé contre la première mouture du décret. Plutôt que le passage en force, le gouvernement a préféré l'écoute et la pédagogie". La patronne du Medef Laurence Parisot s'est elle aussi réjouie de ces nouvelles modifications à l'issue de la rencontre organisée hier avec la ministre de l'Intérieur et les syndicats.

"Des zones d'ombre"

Dans un communiqué, la CGT se félicite de cette avancée et parle même de "victoire". Toutefois, tous les syndicats n'étaient pas sur la même longueur d'onde à l'issue de la réunion d'hier. "Nous souhaitons toujours que le décret soit abrogé et qu'il y ait un vrai débat parlementaire, mais ça ne semble pas être l'option retenue" a ainsi déclaré le secrétaire général de la CFTC Jacky Dintinger à sa sortie. Le collectif Non à Edvige (plus de 180 000 signatures sur le site), constitué d'associations, de syndicats et de politiques reste pour l'instant divisé sur la question de ce nouveau toilettage.

François Hollande s'est quant à lui félicité de la "marche arrière" du gouvernement hier sur TF1. "Néanmoins, je regrette qu'il n'y ait pas un débat au Parlement parce que c'étaient et ce sont encore des principes essentiels qui sont en cause", a estimé le numéro 1 du parti socialiste, tout en soulignant qu'il restait des "zones d'ombre". "Par exemple, qui va pouvoir consulter ces fichiers et est-ce que les citoyens eux-mêmes vont avoir accès aux éléments qui les concernent?"

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Justice Les avocats et les juges corses contre le fichier Edvige
Paru le mercredi 17 septembre 2008 à 01:00 Jean-baptiste Croce Corse-Matin.com

Me Pierre-Louis Maurel, bâtonnier du barreau de Bastia : «Ce fichier est un embastillement électronique scandaleux». Même édulcoré, le fichier Edvige continue à faire des remous.

À tel point que les avocats insulaires et les membres de l'Union syndicale de la magistrature sont montés au créneau pour s'opposer à ce fichier « portant délibérément atteinte aux libertés individuelles ».

En début de soirée, le conseil de l'Ordre du barreau de Bastia s'est réuni au palais de justice et a adopté une motion qui sera adressée dès aujourd'hui au ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie.

« Ce fichier n'a pas sa place dans une démocratie »

Soutenus par leurs collègues de Corse-du-Sud et le bâtonnier d'Ajaccio Me Philippe Gatti, les avocats bastiais ont dénoncé ce fichier qui présente, selon eux, « un immense danger potentiel auquel les citoyens ne doivent en aucune façon être exposés. Ils soutiennent à cet effet le recours engagé devant le Conseil d'État contre ce décret et fustigent la mise en fiche de données dites sensibles comme les origines raciales ou ethniques, ainsi que celles relatives à la santé et à la vie sexuelle des personnes qui, pour la police, pourraient troubler l'ordre public ».

Selon Me Pierre-Louis Maurel, le bâtonnier du barreau de Bastia, « il est inadmissible qu'un fichier donne à l'État la possibilité d'enquêter sur la vie privée en intégrant le résultat de ces enquêtes dans un fichier sans définition de ses limites ».

Et d'ajouter : « Ce véritable embastillement électronique est en réalité la réponse aux sentiments d'insécurité entretenus par le Gouvernement. On ne peut, au nom de la sécurité, sacrifier chaque jour un peu plus la liberté de chaque individu. Je tiens donc aujourd'hui à dire haut et fort que ce fichier n'a pas sa place dans une démocratie ».

Les juges manifestent aussi leur désapprobation

Du côté des magistrats, beaucoup de juges exerçant dans l'île sont ouvertement opposés au fichier « Edvige ».

À ce propos, Danièle Sbraggia, déléguée régionale adjointe de l'Union syndicale de la magistrature, précise que « Rien ne justifie que l'on procède à un tel fichage. Ni les impératifs de liberté, ni ceux de sécurité ne sont respectés dans ce système. Que la police ait besoin d'avoir des fichiers pour ses missions, nous le comprenons uniquement pour les personnes ayant réellement été mises en cause dans des affaires de violence ».

« Par contre, ce que nous contestons, ce sont les modalités de fichage. Il n'est pas normal que des responsables d'organisations professionnelles, des membres de la société civile ou encore des enfants et des personnalités politiques soient fichées de manière si large ».

L'USM a donc introduit un recours devant le Conseil d'État qui rendra fin décembre sa décision sur la légalité de ce fichier.

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Edvige : le nouveau texte a été transmis à la Cnil
Etienne Guffroy Europe1.fr Créé le 19/09/08 - Dernière mise à jour à 20h23

C'est fait ! Le projet de décret qui doit remplacer celui instaurant le fichier contesté Edvige a été déposé vendredi soir à la Commission nationale informatique et liberté (Cnil).
C'est ce qu'a annoncé le ministère de l'Intérieur. Selon le président de la Cnil, Alex Türk, il faudra environ un mois à la Commission pour faire ses remarques sur la nouvelle version. Puis, avant sa publication, le nouveau décret devra encore être examiné pour avis par le Conseil d'Etat, ce qui pourrait ne prendre que quelques jours si le gouvernement le demande.
Cette nouvelle version a été demandée par le Premier ministre à la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie. François Fillon souhaitait une révision de fond en comble en évacuant les points les plus sensibles.

Le nouveau décret ne prévoira plus de ficher les "informations relatives" aux personnalités qui "exercent un mandat ou jouant un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif". De même, il ne contiendra aucune donnée touchant à l'orientation sexuelle ou à la santé des personnes.
Il conserve en revanche la possibilité de ficher, dès 13 ans, les mineurs "susceptibles de porter atteinte à la sécurité publique". Mais, a-t-on précisé au ministère de l'Intérieur "l'effacement sera automatique à la majorité de l'intéressé, sauf si, entre 16 et 18 ans, le mineur fait l'objet d'un nouvel enregistrement pour des raisons de sécurité publique. Dans ce cas, son effacement du fichier interviendra à l'âge de 21 ans".

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Sarkozy réaffirme l'engagement en Afghanistan L.D. (Lefigaro.fr) 21/09/2008 | Mise à jour : 17:38 |

A la veille du débat au Parlement concernant le maintien ou non des soldats engagés en Afghanistan, le président de la République a adressé une lettre aux parlementaires de gauche pour défendre le déploiement militaire français dans ce pays.

«Je crois qu'il est particulièrement important que la représentation nationale (...) exprime à nos soldats et au peuple afghan le soutien clair qu'appelle leur courage face à la barbarie». C'est ainsi que Nicolas Sarkozy répond dans une lettre adressée aux parlementaires de gauche, aux critiques sur la présence française en Afghanistan, à la veille d'un débat parlementaire sur la question.

«Cet engagement est d'une importance cruciale pour notre pays» écrit Nicolas Sarkozy. C'est un «enjeux majeur», pour trois raisons : «lutter contre le terrorisme», «lutter pour les valeurs humanistes», «pour les hommes et les femmes qui n'aspirent qu'à reconstruire leur pays dans la paix après les années de souffrance (..) du fait des Talibans».

«Nos responsabilités vis à vis de la communauté internationale et du peuple afghan font que nous resterons aussi longtemps que nécessaire et si le gouvernement démocratique d'Afghanistan le souhaite», ajoute-t-il.

Le Parlement français devrait voter lundi en faveur du maintien des soldats engagés en Afghanistan, plus d'un mois après la mort de dix d'entre eux qui a suscité en France des interrogations sur la stratégie de l'Otan face aux talibans.

C'est la première fois que le parlement français va voter sur une opération militaire à l'extérieur depuis que le Constitution a été modifiée cette année afin de permettre ce genre de débat.

La France, qui participe à la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf) de l'Otan et à l'opération américaine Enduring Freedom, a déployé 2.600 hommes en Afghanistan même, et quelque 700 autres dans les pays voisins et dans l'Océan indien.

Le Premier ministre François Fillon devrait défendre le principe d'une poursuite des opérations militaires, conjuguées à des actions de reconstruction de l'Afghanistan, devant députés et sénateurs qui devraient, sans suspense, approuver ce maintien.

François Fillon doit aussi préciser quels moyens supplémentaires seront mis à disposition des troupes françaises sur le terrain (drones, hélicoptères, spécialistes du renseignement...), alors qu'un rapport de l'Otan mettrait en cause le manque de moyens des soldats français.

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Fillon et Poutine pour une coopération économique Lefigaro.fr De nos envoyés spéciaux à Sotchi, Bruno Jeudy et Fabrice Nodé-Langlois 22/09/2008 | Mise à jour : 09:25 |

La crise géorgienne n'a pas entravé la signature à Sotchi d'accords commerciaux.

C'est dans un «contexte particulier», selon le mot de François Fillon, que s'est déroulé le 13e séminaire gouvernemental franco-russe samedi à Sotchi, à quelques kilomètres de la frontière géorgienne.
Six semaines après le déclenchement de la crise dans le Caucase, Vladimir Poutine et François Fillon ont mis en avant le «dialogue franc et nourri» et la «coopération active» entre la France et la Russie.
D'emblée, l'homme fort de la Russie a de nouveau insisté sur le poids de la médiation française dans la crise géorgienne. «La France a prouvé qu'elle était capable de jouer un rôle indépendant», a-t-il déclaré en omettant de citer l'Union européenne.
Il a promis que son gouvernement respectait «parfaitement» les accords signés le 8 septembre qui prévoient, entre autres, le retrait des troupes russes des zones adjacentes à l'Ossétie du Sud et à l'Abkhazie.

«La France a pris acte du retrait des cinq postes sur la ligne Senaki-Poti», s'est réjoui le premier ministre qui voit là un «signe positif» de la part des Russes.

En revanche, Vladimir Poutine considère que le retrait des Russes en Ossétie du Sud et en Abkhazie «est un sujet à part». Moscou est en train de déployer durablement 7 600 militaires dans les deux provinces sécessionnistes.

«Nous avons reconnu l'indépendance de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie, tout comme de nombreux pays de l'UE ont reconnu le Kosovo, ce qui est inacceptable. La boîte de Pandore a été ouverte», a averti Poutine, à la fois constant et intransigeant sur ce point central.
Fillon a répété la position de la France et de l'UE en «condamnant» la reconnaissance des deux provinces et en appelant au respect des frontières de la Géorgie.

Partie de billard

Mais la crise géorgienne n'a pas, selon Vladimir Poutine, «influencé» la relation bilatérale. «C'est business as usual», comme l'a résumé un membre de la délégation française qui comptait plusieurs grands patrons venus signer des accords de coopération.

Différents dossiers ont débouché positivement, notamment dans le spatial (Arianespace), l'énergie (Total et EDF), la grande distribution (Carrefour) et l'équipement des collectivités locales (Dalkia).

Vladimir Poutine s'est réjoui que le volume des échanges entre les deux pays atteigne 1,7 milliard de dollars sur les six premiers mois de l'année. Un résultat jugé insuffisant par François Fillon qui a rappelé que la France n'est que le 9e partenaire commercial et le 7e investisseur en Russie, loin derrière les Allemands et devancé par les Italiens.

Intimidé à son arrivée par la personnalité de son homologue russe, François Fillon a intrigué son interlocuteur. Vladimir Poutine a tenu à dîner en tête à tête avec le bras droit de Nicolas Sarkozy.
Les deux hommes ont eu un long échange dans la résidence estivale du numéro deux russe avant de partager une… partie de billard.
L'anecdote a été racontée par Poutine lui-même sans jamais prononcer le nom de son invité. «Il m'a dit qu'il ne savait pas jouer. Puis, il a marqué un but et il est parti. Il faut faire attention avec les Français !» Un peu surpris, François Fillon s'est alors exclamé : «Ça s'appelle la chance, monsieur le premier ministre !»

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Publié le 22/09/2008 à 09:03 - Modifié le 22/09/2008 à 14:18 Le Point.fr Afghanistan : Hervé Morin minimise la valeur du document de l'Otan Par Ségolène de Larquier

Le "rapport de l'Otan classé secret" au sujet de l'embuscade d'Uzbeen, dans laquelle dix soldats français ont été tués et 21 blessés le 18 août dernier en Afghanistan, reprend des allégations maintes fois démenties par les militaires français. © DR

Alors que le Parlement est appelé à voter lundi en session extraordinaire sur le maintien des forces armées françaises en Afghanistan , le débat autour de l'embuscade d'Uzbeen qui a coûté la vie à dix soldats français, le 18 août dernier, a rebondi samedi avec la publication par le quotidien canadien Globe and Mail d'un document présenté comme "un rapport de l'Otan classé secret".

Interrogé sur le sujet, le ministre de la Défense Hervé Morin a réfuté l'existence d'un "rapport", confirmant ainsi les réserves émises par lepoint.fr dimanche . "Ce qui existe exactement c'est le compte rendu d'un officier du JOC (Joint Operation Center), le centre opérationnel. C'est un compte rendu parcellaire ou effectué à chaud, au lendemain ou dans les 48 heures après l'opération, à partir des éléments dont il disposait. Ce n'est absolument pas un rapport où il y a enquête et où l'on apporte des éléments contradictoires", a-t-il souligné sur RTL . En insistant sur le fait que plusieurs éléments avancés dans le document sont "faux", "comme par exemple le fait que les forces françaises manquaient de munitions", il a rappelé que "l'Otan elle-même a démenti l'existence de ce rapport". Malgré les démentis de l'Otan et des autorités françaises sur l'existence d'un tel rapport, le quotidien canadien a maintenu dimanche soir son information.

Quant au général Jean-Louis Georgelin, chef d'état-major des armées, il a précisé sur Europe 1 que le document était "un compte-rendu normal dans la vie militaire qui a été fait par le chef du détachement de l'élément des forces spéciales américaines, ce qui n'a rien d'extraordinaire". Faisant écho aux propos d'Hervé Morin, il a expliqué : "On essaie de faire passer pour un rapport secret de l'Otan spécifique de cette opération des éléments de comptes rendus à chaud qui ont été faits par des gens qui ont participé à l'action."

Les talibans "cherchent à gagner la bataille de la communication"

La découverte de ce "rapport de l'Otan classé secret" à la veille du débat parlementaire qui a lieu en France n'est pas une coïncidence, selon Hervé Morin : "Derrière tout cela se joue la faiblesse de l'opinion publique occidentale dans le cadre de l'opération que nous sommes en train de mener. Ce que (les talibans) cherchent, c'est à gagner la bataille de la communication pour qu'un certain nombre de pays flanchent. Par la démission d'un certain nombre de pays, c'est toute la communauté internationale qui est en position de faiblesse."

Un argument qu'avait déjà avancé le ministre à l'occasion de la publication d'un reportage sur le commando de talibans auteur de l'embuscade dans Paris-Match , jeudi 4 septembre . Dans ce reportage, les islamistes menaçaient de tuer "tous" les soldats français s'ils restent en Afghanistan et des photos montraient des membres du commando arborant les Famas, les fusils d'assaut des forces françaises, des soldats tués.

L'étrange version du Globe and Mail ne devrait pas avoir d'influence sur le résultat du vote des parlementaires français. Pour Hervé Morin, il n'est pas question de changer de cap et il lance un appel à "l'unité nationale" : "Nous avons besoin d'union nationale dans ce pays qui a tellement l'habitude de se quereller." Une raison justifie ce besoin d'unité, selon lui : "Le combat que nous menons est un combat pour notre propre sécurité. Il vise à éviter au maximum de refaire de l'Afghanistan une base arrière du terrorisme international." Et de poursuivre : "J'en appelle à un sentiment de raison : est-ce que la France ne doit pas être unie derrière ses troupes, derrière son armée, derrière ce combat que nous menons contre le terrorisme ? (...) Ce n'est pas un combat de la France contre une menace hypothétique, mais contre une menace réelle" dans la mesure où la France mène ce combat avec la communauté internationale.

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Fillon annonce l'envoi d'une centaine d'hommes et de moyens supplémentaires en Afghanistan AP | 22.09.2008 | 16:12

François Fillon a annoncé lundi l'envoi d'une "centaine d'hommes" et de moyens supplémentaires en Afghanistan pour renforcer la protection des soldats français sur place après l'embuscade meurtrière du 18 août.

"Nous avons décidé de renforcer nos moyens militaires dans les domaines de l'aéromobilité, du renseignement et de l'apppui. Ces moyens seront sur place dans quelques semaines", a déclaré le Premier ministre en ouvrant le débat à l'Assemblée sur la prolongation du mandat des troupes françaises en Afghanistan.

Concrètement, "des hélicoptères Caracal et Gazelle, des drones, des moyens d'écoute, des mortiers supplémentaires seront envoyés, avec les effectifs correspondants, soit une centaine d'hommes", a précisé M. Fillon, sans donner plus de détails.

Dans son discours, le Premier ministre a défendu la "mission juste" des quelque 2.700 soldats français déployés sur place. "Ne pas agir, ce serait laisser le champ libre aux talibans et à Al-Qaïda. Ce serait laisser le peuple afghan aux mains de ses bourreaux. Ce serait nous exposer à la résurgence du terrorisme international", a-t-il martelé.

Il a défendu la stratégie suivie par la France d'une "afghanisation" progressive du conflit et d'aide à la reconstruction du pays. "Plus vite les Afghans seront en mesure de stabiliser leur pays et de prendre leur destin en mains, plus vite nous nous retirerons", a-t-il dit sans donner aucun calendrier pour le retrait.

Le Premier ministre n'a pas nié les difficultés de cette mission, en ne cachant pas le risque de nouvelles pertes. "Les Français doivent savoir que nous ne sommes nullement en guerre avec le peuple afghan, mais que nos troupes peuvent être engagées ou impliquées dans des opérations de guerre", a-t-il dit.

Comparant l'Afghanistan à l'ex-Yougoslavie, il a soutenu que le "redressement de ce pays est une oeuvre lente et difficile mais qui porte ses fruits". Il a pris l'exemple de la plaine de Shamali, où les soldats français patrouillent depuis 2003, qui "connaît une véritable renaissance".

Alors que le PS s'apprêtait à voter contre, le Premier ministre s'en est pris aux "donneurs de leçons" qui doutent du "bien-fondé" de cette opération. "Ceux qui suggèrent que nous nous retirions d'Afghanistan sont souvent les mêmes, qui, il y a dix ans, s'indignaient de la passivité de la communauté internationale face à la barbarie des talibans", a-t-il lancé.

Il a estimé que la cause afghane était "une priorité, une exigence morale et une opportunité". "La France ne peut tourner égoïstement le dos à un conflit dont les enjeux nous concernent tous. Nul ne doit s'y tromper, nous ne sommes pas à l'abri du terrorisme qui a frappé à New York, à Djerba, Bali, Casablanca, Madrid, Londres, Amman, Alger, Islamabad", a-t-il martelé.

François Fillon a répondu négativement à la demande du PS d'une réorientation de la stratégie alliée en Afghanistan, niant tout "enlisement". Selon lui, "les talibans ont été chassés du pouvoir et l'obscurantisme avec eux, l'Afghanistan n'est plus une plate-forme du terrorisme, la démocratie a été instaurée, les enfants vont à l'école, les femmes ne sont plus humiliées, les hôpitaux ont ouvert".

L'hôte de Matignon a écarté les demandes socialistes sur la mise en place d'un directoire de la coalition et d'un calendrier pour le retrait des forces françaises. "Ce calendrier ferait le jeu de nos adversaires", a-t-il tranché.

Promettant de "tenir le Parlement pleinement informé de l'évolution de la situation", M. Fillon a appelé les députés à prendre leur "responsabilité" en votant pour la prolongation du mandat des troupes françaises. "Un vote positif serait un encouragement à poursuivre nos efforts", a conclu le Premier ministre. Il a été applaudi debout par les députés de la majorité, tandis que la gauche restait silencieuse et assise. AP

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Nicolas Sarkozy, le gotha et le marasme économique LE MONDE | 23.09.08 | 14h35 Arnaud Leparmentier (New York, envoyé spécial) Article paru dans l'édition du 24.09.08

Après huit jours de folie sur la planète financière, Nicolas Sarkozy est sorti de son silence lundi 22 septembre au soir, à New York, demandant des sanctions contre les professionnels de la banque : "Aujourd'hui, des milliers de gens à travers le monde ont peur, pour leurs économies, leur appartement, l'épargne qu'ils ont mise dans les banques", a asséné le président de la République, dans un cadre qui a priori ne s'y prêtait guère.

Il recevait, en effet, au prestigieux restaurant Cipriani, au coeur de Manhattan, le prix humanitaire de la Fondation Elie Wiesel.

"Qui est responsable du désastre ? Que ceux qui sont responsables soient sanctionnés et rendent des comptes et que nous, les chefs d'Etat, assumions nos responsabilités", a-t-il déclaré, dévoilant une partie du discours qu'il devait prononcer mardi au nom des Européens à l'ONU. Selon plusieurs sources, M. Sarkozy devait proposer la convocation d'un G8 sur la crise financière.

Cette "sortie" a permis à M. Sarkozy d'éviter bien des reproches. Le matin, il avait évoqué à l'ONU l'aide à l'Afrique. Dans l'après-midi, il avait préparé son discours aux Français qui sera prononcé jeudi à Toulon, en pleine crise économique.

"ON NE FAIT PAS LA FÊTE"

Et voilà qu'il est reçu par le gotha franco-new-yorkais, dans ce lieu branché, une banque désaffectée aux colonnes corinthienne. Smokings et robes longues : les hôtes ont payé leur place 1 500 à 75 000 dollars, tandis que la planète finance n'en finit pas de s'effondrer. En guest star, Michael Douglas, l'ami d'Elie Wiesel mais aussi le héros du film Wall Street, accompagné de son épouse, l'actrice Catherine Zeta-Jones.

Il y a des amis de toujours, comme Martin Bouygues, et le défilé des patrons du CAC 40 : Maurice Lévy (Publicis), Anne Lauvergeon (Areva), Lindsay Owen-Jones (L'Oréal), etc. On y retrouve les exilés politiques, comme Philippe Douste-Blazy, recasé à l'ONU, ou Renaud Dutreil, à peine embauché par LVMH.
Et des stars déchues, comme l'ancien patron de Vivendi, Jean-Marie Messier. Le show commence par les hymnes nationaux américain et israélien, suivis d'une Marseillaise. On écoute une jeune violoniste et la déclaration d'amour d'Elie Wiesel à la France et à Nicolas Sarkozy.

"Ce prix, je ne le mérite pas : il y a encore tant de choses à faire et le monde va si mal", déclare le récipiendaire, qui se veut modeste : "Pour être un bon président, il faut beaucoup de doute." Devant un public acquis, il rappelle les points fondamentaux de sa politique étrangère (amitié avec l'Amérique, refus de la bombe iranienne, sécurité d'Israël non négociable) et défend son pragmatisme : "On est jugé sur les résultats, pas sur les bonnes intentions." Et ose critiquer la finance à quelques blocs de Wall Street.

A la sortie de la cérémonie, en compagnie de son épouse Carla Bruni, le président, en smoking lui aussi, précise, pour ceux qui ne l'auraient pas compris : "On ne fait pas la fête."

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Compte rendu Nicolas Sarkozy réhabilite l'Etat face aux échecs du marché LE MONDE | 26.09.08 | 14h20 • Mis à jour le 26.09.08 | 17h16 Arnaud Leparmentier Article paru dans l'édition du 27.09.08.

Rassembler la nation autour de l'Etat et d'une critique en règle du capitalisme financier. Et enterrer discrètement ses promesses de campagne et le retour à l'équilibre des finances publiques.
C'est l'exercice auquel s'est livré Nicolas Sarkozy dans un discours d'une quarantaine de minutes prononcé jeudi 25 septembre à Toulon.
Le projet de loi de finances adopté en conseil des ministres vendredi reflète cette politique : le déficit pour 2009 sera de 52 milliards d'euros, soit 2,7 % du produit intérieur brut (PIB), l'équilibre budgétaire ne sera pas atteint en 2012 (0,5 % de déficit prévu). Paris enterre une promesse qui devait être tenue... en 2004.

En pleine faillite du capitalisme financier, le chef de l'Etat a retrouvé, sous la plume de son conseiller Henri Guaino, les accents qui lui avaient permis de séduire les classes populaires et la France du "non" pendant sa campagne électorale. " L'idée que les marchés ont toujours raison est une idée folle", a-t-il asséné. Celui qui jouait les Cassandre depuis deux ans juge que la crise venue d'Amérique lui donne raison. "Nous venons de passer à deux doigts de la catastrophe. Il faut en tirer les conséquences."

Sous les applaudissements, M. Sarkozy a fustigé les parachutes dorés et appelé à "refonder le capitalisme", tout en assurant que "l'anticapitalisme n'offre aucune solution à la crise actuelle". Un discours français, national, qui rassure les gaullistes et empiète allégrement sur les terres socialistes, à un mois et demi du congrès du PS, à Reims.

Peu importe si les solutions concrètes sont prudentes. La dramatisation permet d'aborder un sujet délicat : les promesses de campagne. "Dire la vérité aux Français, c'est leur dire que la crise actuelle aura des conséquences (...) sur la croissance, sur le chômage, sur le pouvoir d'achat", a concédé le président. Ainsi sont reportées à des jours meilleurs les promesses du candidat Sarkozy, qui voulait être le président du pouvoir d'achat, qui entendait aller chercher "avec les dents" le point de croissance qui manquait au pays et atteindre le plein-emploi.

Le nombre de chômeurs a bondi de 30 000 à 40 000 en août, chiffre "très mauvais", selon le secrétaire d'Etat à l'emploi, Laurent Wauquiez, qui a annoncé sur RMC une réunion d'urgence lundi : "Il n'existe aucune solution miracle qui permettrait à notre pays de se dispenser des efforts nécessaires pour surmonter la crise", a concédé M. Sarkozy.

Effort, mais surtout pas rigueur. Pour repartir de l'avant, la première urgence est de restaurer la confiance, alors que "les Français ont peur". L'Etat est là pour cela, alors qu'il convient de "trouver un nouvel équilibre entre l'Etat et le marché".

M. Sarkozy a pris un engagement général que ne prennent habituellement pas les hommes politiques, par crainte de donner un signal d'impunité aux marchés financiers, celui de garantir l'épargne des Français. "Je n'accepterai pas qu'un seul déposant perde un seul euro parce qu'un établissement financier se révélerait dans l'incapacité de faire face à ses engagements." Il s'est engagé à aider les PME en cas de raréfaction du crédit et à prendre des " mesures fortes" pour soutenir les programmes immobiliers en cours.

S'y ajoute, sous le couvert du Grenelle de l'environnement, un plan de grands travaux pour accélérer la mutation énergétique française : il s'agit de renouveler le parc nucléaire, les infrastructures de transport, l'isolation des logements et la recherche. Bref, du pompidolisme sous l'ère Sarkozy, financé par la dette : "Toutes les dépenses nouvelles seront gagées sur les futures économies d'énergie", a expliqué le président.

Que Bruxelles ne vienne pas critiquer son volontarisme au nom du respect de la concurrence. "L'Europe doit être capable de bousculer ses propres dogmes." Et que Bruxelles ne vienne pas critiquer la dérive des finances publiques, inéluctable alors que l'économie ralentit. Certes, le programme d'investissement pourrait être contre-financé par des hausses d'impôts, mais M. Sarkozy n'en veut pas. Il refuse d'augmenter les charges des entreprises. Ce serait refaire la même erreur que dans les années 1970, alors que les entreprises ont besoin de renforcer leur compétitivité.

Il rejette aussi toute augmentation "des impôts et des taxes qui réduirait le pouvoir d'achat des Français". Enfin, il n'est pas question de réduire les prestations sociales, alors qu'il convient de penser "aux plus vulnérables", dont la vie devient "insupportable quand la crise arrive". Au passage, il justifie le financement du RSA par une taxe sur les produits de l'épargne, déclarant que son gouvernement était celui de "tous les Français, pas de quelques-uns". Ces mesures doivent rétablir la confiance perdue des entrepreneurs, des ménages, dont le moral est remonté en septembre après 13 mois de baisse (- 44 contre - 47 en juillet, selon l'Insee) et préserver la paix sociale.

Les économies seront réalisées ailleurs, grâce à une meilleure gestion de l'hôpital et à la réforme de l'Etat régalien. Le président a été applaudi lorsqu'il a annoncé que 30 600 emplois seraient supprimés dans la fonction publique en 2009. Il ouvrira en janvier le chantier de la réforme des administrations locales, qui doit permettre, à terme, des économies suffisantes pour supprimer la taxe professionnelle.

Mais ces réformes, dont M. Sarkozy dit vouloir "accélérer le rythme", ne produiront pas d'économies à court terme. François Fillon s'était réjoui d'avoir empêché tout plan de relance à la fin de l'été. M. Sarkozy ne l'a pas exclu. "Si l'activité venait à reculer fortement, je n'hésiterais pas à prendre les mesures nécessaires pour la soutenir. Aujourd'hui, il faut du sang froid, se garder de réactions précipitées, mais en même temps être prêt à la réactivité", a prévenu le chef de l'Etat, prêt à s'affranchir des règles européennes. Le projet de budget pour 2009 en est la première démonstration.
Arnaud Leparmentier Article paru dans l'édition du 27.09.08.

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Mini-sommet européen samedi dans l'espoir de rassurer les marchés et les opinions 3 octobre 2008 15.00

PARIS (AFP) — Convoqué dans la douleur, le mini-sommet européen voulu par le président français Nicolas Sarkozy va s'attacher samedi à lancer un signal politique fort aux opinions et aux marchés sur la crise financière, mais les mesures concrètes devraient être assez rares.

Ce sommet des quatre grands d'Europe --Allemagne, France, Grande-Bretagne, Italie-- se veut la première étape de la refondation du capitalisme financier, appelée de ses voeux par le chef de l'Etat français, président en exercice de l'Union européenne.

Sa préparation a été marquée par des déchirements franco-allemands. Berlin a taillé en pièces sans ménagement l'idée, prudemment avancée par la France, d'un fonds de sauvetage des banques en difficulté, à l'image du plan Paulson aux Etats-Unis.

Une telle annonce aurait pourtant pu constituer "un signal important", selon une source européenne, à même de frapper les esprits d'Européens angoissés par l'impact de la crise sur leur vie quotidienne.

"La France veut être proactive (...) Elle veut prendre des initiatives, quitte à ce qu'elles ne soient pas toutes suivies d'effet, plutôt que d'être accusée d'immobilisme", a déclaré vendredi Jean-Pierre Jouyet, secrétaire d'Etat aux Affaires européennes.

Evoqué dans un premier temps par la ministre française des Finances Christine Lagarde, ce projet, pour lequel un montant de 300 milliards d'euro a été cité, a été accueilli par un tir de barrage partout en Europe. Qu'il s'agisse du président de la Banque centrale européenne (BCE) Jean-Claude Trichet ou du chef de file des ministres des Finances de la zone euro Jean-Claude Juncker, tous ont rejeté l'idée.

Avant tout, les Européens veulent essayer d'harmoniser leur réponse à la crise. Le gouvernement irlandais, par exemple, a su soulager une opinion publique fébrile en offrant une garantie illimitée sur tous les dépôts dans les six banques irlandaises.

Mais il a irrité ses partenaires. Les Britanniques ont estimé qu'il s'agissait d'une distorsion de concurrence inadmissible. Leurs banques installées en Irlande sont pénalisées, et le risque d'une fuite des capitaux vers l'île voisine est posé.

Le sommet adressera au moins un message implicite aux Irlandais, selon un diplomate français.

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Merkel ne veut pas d’un grand plan
Berlin (Allemagne) Le Parisien Christophe Bourdoiseau | 03.10.2008, 07h00

LES ALLEMANDS sont très énervés.
Surtout Peer Steinbrück, le ministre des Finances, qui répétait fièrement il y a deux semaines que son ministère serait en mesure de présenter un budget à l’équilibre en 2011. La crise financière mondiale a remis en cause ces bonnes nouvelles… un an avant les élections générales.

Mais jusqu’à présent, Berlin refuse catégoriquement tout sauvetage comparable au plan de Bush. L’idée d’un fonds européen, émise par la ministre française de l’Economie, Christine Lagarde, dans une interview au quotidien économique « Handelsblatt » (mais démentie hier par l’Elysée), n’est « pas bonne ».

Peer Steinbrück estime que chacun doit faire le ménage devant sa porte. Quant à Angela Merkel, elle insiste : le gouvernement ne viendra pas à l’aide de tout le monde. « Nous ne ferons pas de chèque en blanc à toutes les banques même si leur comportement s’est avéré irréprochable », prévient-elle.
A la veille du mini-sommet du G 4 à Paris (Allemagne, Grande-Bretagne, Italie, France), cet avertissement souligne les divergences entre les capitales européennes sur les moyens de lutter contre la crise.

La chancelière Merkel réclame plus de contrôles sur les marchés financiers : « Il n’est pas normal que les artisans soient obligés de respecter des normes précises pour travailler alors que d’autres lancent des produits financiers de plusieurs milliards sans être soumis à des règles suffisantes. »

Les Allemands ne sont pas épargnés par la crise. Cette semaine, le gouvernement a dû sauver une deuxième banque de la faillite. Berlin a accordé une garantie de 26 milliards d’euros pour remettre à flot l’un des plus grands établissements bancaires privés (Hypo Real Estate). C’est la plus grande opération de sauvetage dans toute l’histoire économique allemande ! « Avec une telle somme, on pourrait payer tous les médecins conventionnés pendant un an ! » s’indigne la presse.

Les médias mettent en cause le professionnalisme de certains banquiers suite à l’affaire KfW. La banque publique avait réussi « l’exploit » de virer 300 millions d’euros à la banque américaine Lehman Brothers le jour même où elle annonçait sa faillite…

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Le G4 dresse un catalogue de mesures pour faire face à la crise financière
Par Nadège PULJAK AFP - Dimanche 5 octobre, 08h06

PARIS (AFP) - Les quatre membres européens du G8 ont dressé samedi un catalogue de mesures pour faire face à la crise financière et notamment pris l'engagement solennel de soutenir les établissements financiers européens en difficulté.

A l'issue d'un mini-sommet de quelque trois heures samedi à Paris, le président français, entouré de la chancelière allemande Angela Merkel et des Premiers ministres britannique Gordon Brown et italien Silvio Berlusconi, a également indiqué que ces dirigeants souhaitaient un sommet international "le plus tôt possible" pour revoir les règles du capitalisme financier.

M. Sarkozy avait pris l'initiative de ce sommet en tant que président en exercice du Conseil de l'Union européenne.

Tout en assurant les banques en difficultés du soutien des autorités publiques, M. Sarkozy a souligné qu'"en cas de soutien public à une banque en difficulté, chaque Etat membre" du G4 "s'engage à ce que les dirigeants qui ont failli soient sanctionnés".

Concernant les autres initiatives, le président français a affirmé que "la Commission européenne devrait faire preuve de flexibilité dans l'application des règles en matière d'aide d'Etat aux entreprises, comme dans les principes du marché unique".

Plusieurs banques dans différents pays européens ont du être renflouées, voire nationalisées, avec de l'argent public ce qui pourrait, en principe, constituer une entorse aux règlements européens sur la concurrence.

Selon le président Sarkozy, "l'application du pacte de stabilité et de croissance devrait refléter les circonstances exceptionnelles dans lesquelles nous nous trouvons".

Le pacte de stabilité et de croissance doit être respecté "dans son intégralité", a toutefois répondu le Premier ministre luxembourgeois et président de l'eurogroupe Jean-Claude Juncker, lors de la conférence de presse, appuyé dans cette affirmation par le président de la Commission européenne José-Manuel Barroso qui participait également au sommet.

"Je crois que cette rencontre est une contribution importante à la confiance à mettre dans le secteur financier", a affirmé de son côté Mme Merkel en soulignant qu'il fallait "demander des comptes aux responsables et nous doter des règles et dispositifs qui empêcheront ces crises à l'avenir".

Chaque pays doit "prendre ses responsabilités au niveau national" face à la crise des banques mais sans porter atteinte aux intérêts des autres Etats européens, a-t-elle souligné.

Elle a estimé que les plans de sauvetage décidés dans chaque pays devaient respecter les règles d'une concurrence loyales entre banques européennes. la chancelière allemande a dit n'être "pas satisfaite" de l'initiative du gouvernement irlandais d'accorder des garanties à certaines grandes banques irlandaises.

"Nous avons déjà demandé à la Commission européenne et à la Banque centrale européenne de chercher à discuter avec l'Irlande. Il est important d'agir de manière équilibrée, et de ne pas se pas se causer de dommages entre pays, il faut des démarches qui respectent la concurrence", a-t-elle dit.

"Aujourd'hui s'est exprimée avec une grande clarté et détermination la volonté de nos pays de garantir l'épargne des citoyens et de préserver la confiance des citoyens envers le système bancaire, qui doit continuer à soutenir l'économie réelle", a souligné pour sa part M. Berlusconi.

Le mini-sommet de Paris avait été réuni par le président français pour tenter d'établir une riposte européenne commune à la crise financière qui secoue actuellement l'économie mondiale.

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Avec Fortis, BNP Paribas devient la première banque de dépôts de la zone euro
LE MONDE | 06.10.08 | 10h38 Anne Michel et Jean-Pierre Stroobants (à Bruxelles)

C'est un coup de théâtre : dans la nuit du dimanche 5 au lundi 6 octobre, trois jours après avoir nationalisé en urgence la banque belgo-néerlandaise Fortis aux côtés des Pays-Bas et du Luxembourg – la sauvant de justesse de la faillite –, l'Etat belge a annoncé le rachat de l'entreprise par BNP Paribas. La partie néerlandaise de Fortis demeure nationalisée à plus de 99 %.

Au terme d'un long week-end de négociations, la banque française prend le contrôle de Fortis, en acquérant 75 % de ses activités bancaires en Belgique (l'Etat belge conservant les 25 % restants) et 100 % de ses activités d'assurance belges. Elle achète aussi 66 % de Fortis Luxembourg, le solde restant entre les mains du gouvernement luxembourgeois.

Payée pour deux tiers en actions (9 milliards d'euros), cette transaction d'un montant total de 14,5 milliards d'euros a pour conséquence inattendue de faire de l'Etat belge le principal actionnaire de BNP Paribas, avec 11,1 % du capital. La Belgique disposera de deux sièges au conseil de la banque française. De son côté, Le Luxembourg possédera 1,1 % du capital. Il s'agit d'une évolution hautement symbolique pour ce fleuron du capitalisme financier européen même si, souligne-t-on chez BNP Paribas, "nous restons une banque française basée à Paris dont la majorité des actionnaires sont Français".

Cette présence des Etats va "conforter les fonds propres et la solidité" de BNP Paribas, a commenté Baudouin Prot, son directeur général, dimanche, lors d'une conférence de presse à Bruxelles. Le ratio de solvabilité de 7,6 % de l'établissement, que la Commission bancaire jugeait un peu juste, en sortira amélioré.

20,9 MILLIONS DE CLIENTS

S'érigeant en incontestable gagnant de la crise financière, M. Prot s'est satisfait de voir BNP Paribas devenir "la première banque de dépôts de la zone euro", un modèle résistant à la crise de liquidités qui fait rage, avec désormais "quatre marchés domestiques", la Belgique et le Luxembourg, en sus de la France et de l'Italie.

Fortis permet, de fait, à BNP Paribas de porter sa base de dépôts à 600 milliards d'euros (250 milliards d'euros de plus qu'aujourd'hui) et le nombre de ses clients à presque 20,9 millions (5,9 millions de clients supplémentaires). A titre de comparaison, le néerlandais ING et l'allemand Deutsche Bank possèdent respectivement 525 et 460 milliards de dépôts.

Pour faire en sorte que Fortis, victime de la crise des subprimes américains et de la défiance des marchés, voie sa survie définitivement assurée, les diverses parties ont créé une nouvelle holding. Cette structure séparée accueillera les actifs douteux, les fameux "produits structurés", dans lesquels Fortis avait investi à hauteur de 10,4 milliards d'euros.

BNP Paribas ne possédera que 10 % de cette société de défaisance, l'essentiel des risques de ce grand nettoyage financier étant assumé par l'Etat belge. Ces "mesures complémentaires" visent à assurer la "solvabilité de Fortis de manière durable", ainsi que l'emploi, a expliqué le premier ministre belge, Yves Leterme, pour qui la priorité était d'assurer la sécurité des épargnants.

Comme annoncé, la nationalisation de Fortis n'a été que provisoire. BNP Paribas avait déposé une première offre de rachat de Fortis avant son sauvetage public du 3 octobre. Celle-ci avait été jugée insuffisante, mais les tractations n'avaient jamais cessé.

Dès dimanche soir, dans un contexte anxiogène pour les clients des banques partout en Europe, BNP Paribas a adressé une "lettre ouverte" à tous "les salariés et clients" de la banque sur "un grand projet européen".

Le nouveau propriétaire de Fortis leur indique qu'ils rejoignent "une des banques européennes les plus solides. (…) Trimestre après trimestre, il se confirme qu'elle est l'un des établissements européens les moins exposés à la crise, grâce à une politique de risque rigoureuse et un business model centré sur l'économie réelle".

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Publié le 07/10/2008 à 09:58 - Modifié le 07/10/2008 à 10:17 Le Point.fr Par Ségolène de Larquier
Face à la crise financière, les 27 de l'UE affichent une unité de façade

"Face à la crise, l'unité de l'Europe était une nécessité. Cette unité de l'Europe est aujourd'hui réalisée", a assuré lundi Nicolas Sarkozy alors que l'Espagne n'a pas caché son agacement de ne pas avoir été invitée au mini-sommet du G4. © / MAXPPP.

Les dirigeants européens multiplient les engagements sur les mesures à prendre pour tenter d'enrayer la spirale de la crise financière. Bien que face la tempête, ils adoptent le même vocabulaire et le même ton, les marchés attendent toujours la concrétisation d'une réaction commune. Car jusqu'ici, ils ont joué leurs partitions en solo, donnant l'impression d'un véritable désordre.

L'Autriche, le Danemark, le Portugal, l'Islande et la Suède ont ainsi décidé à leur tour de garantir les dépôts de leurs banques, suivant l'exemple de l'Allemagne qui en a pris l'initiative dimanche pour protéger ses épargnants au moment où elle travaillait au sauvetage d'Hypo Real Estate , poids lourd de la finance outre-Rhin. L'unité affichée, samedi, à Paris, par les pays du G4, qui s'étaient engagés à agir de façon concertée pour protéger leurs banques , a été ainsi sérieusement entamée par l'exacerbation de la crise financière. Rassurer les épargnants, inquiets face aux menaces de faillite bancaire, est donc devenu une priorité pour les gouvernements.

L'UE divisée sur un fonds de sauvetage bancaire commun

Les pays européens restent aussi divisés sur l'opportunité de mettre en place un fonds de sauvetage bancaire commun, comme aux États-Unis, où il a été alimenté à hauteur de 700 milliards de dollars. La cacophonie déclenchée la semaine dernière lors de la préparation du mini-sommet du G4 se poursuit, entre adeptes d'une solution nationale et partisans d'un fonds de secours paneuropéen commun. Ainsi, l'Italie a tenté de relancer l'idée avant une réunion des ministres européens des Finances, qui a commencé lundi à Luxembourg. Mais en arrivant au rendez-vous, le ministre néerlandais Wouter Bos s'est montré d'emblée pessimiste : "Je ne pense pas que nous arriverons à quoi que ce soit qui s'approche d'un consensus sur un fonds européen." Initiée par les Pays-Bas la semaine dernière et vue avec bienveillance par la France, cette idée avait été immédiatement tuée dans l'oeuf par la Grande-Bretagne et l'Allemagne, qui ne veulent pas avoir à payer pour les déboires bancaires d'autres pays

Lors de la réunion de Luxembourg, l'Allemagne n'a pas hésité à réitérer sa préférence pour des solutions nationales, par la voix de son secrétaire d'État aux Finances, Jörg Asmussen. Pour sa part, le ministre de l'Économie espagnol Pedro Solbes a jugé l'idée d'un plan commun "assez difficile" à réaliser en Europe, notamment faute d'un budget fédéral suffisant. Un fonds européen est "une idée", mais "il y en a d'autres", a ainsi résumé la commissaire européenne à la Concurrence, Neelie Kroes.

Après le G4, Sarkozy veut associer les 27

Après le G4 de samedi, auquel s'étaient joints le président de l'Eurogroupe Jean-Claude Juncker et le gouverneur de la Banque centrale Jean-Claude Trichet, Nicolas Sarkozy a tenu, en tant que président de l'Union européenne, à associer lundi les vingt-sept membres de l'UE à la stratégie adoptée à Paris. Sur le perron de l'Élysée, il a indiqué avoir pris l'initiative d'une proposition commune, précisant qu'elle avait fait "l'objet d'un accord unanime". "Tous les dirigeants de l'Union européenne déclarent que chacun d'entre eux prendra toutes les mesures nécessaires pour assurer la stabilité du système financier, que ce soit par l'injection de liquidités en provenance des banques centrales, par des mesures ciblées sur certaines banques ou par des dispositifs renforcés de protection des dépôts", a affirmé le chef de l'État français.

"Face à la crise, l'unité de l'Europe était une nécessité. Cette unité de l'Europe est aujourd'hui réalisée", a précisé Nicolas Sarkozy, alors que l'Espagne n'a pas caché son agacement de ne pas avoir été invitée à ce mini-sommet. Une attitude aussi partagée par le Danemark. "Au niveau de l'UE, on n'a pas constaté, malheureusement, de coordination du côté de la France", a ainsi dénoncé lundi la ministre danoise de l'Économie, Lene Espersen, regrettant que "chaque pays [doive] régler ses problèmes au niveau national".

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Ouest-France.fr jeudi 09 octobre 2008 Sarkozy et Medvedev : l'entente renouvelée

Les présidents français et russe sont sur la même longueur d'onde. Le premier s'est rallié à l'idée du second d'un nouveau pacte de sécurité. Lors de la World Policy Conference (WPC), qui a réuni plusieurs chefs d'État ou de gouvernement, les présidents Dmitri Medvedev et Nicolas Sarkozy ont affiché, hier, à Evian (Haute-Savoie), une entente retrouvée.

Nicolas Sarkozy s'est ainsi félicité que son homologue du Kremlin ait « tenu parole » puisque Medvedev a confirmé le retrait des troupes russes des zones tampons adjacentes aux régions séparatistes d'Ossétie du Sud et d'Abkhazie, en Géorgie. Le chef de l'État français, en contrepartie à ce retrait qui sera total vendredi soir, a cédé à une demande russe et annoncé que les discussions sur le Caucase, à Genève à partir du 15 octobre, devront « associer tous les acteurs concernés », laissant entendre que les Ossètes du sud et les Abkhazes pourraient y être admis.

Nicolas Sarkozy a aussi rallié la proposition de son homologue russe Dmitri Medvedev d'un nouveau pacte de sécurité « de Vancouver à Vladivostok », en proposant un sommet pour remettre à plat la sécurité en Europe en 2009.

Le G8 réuni en novembre ?

« Nous pouvons le faire dans le cadre de l'OSCE, seule enceinte qui rassemble sur un pied d'égalité tous les acteurs de la sécurité paneuropéenne, a-t-il ajouté. Je propose qu'un sommet de l'organisation soit spécialement convoqué à cet effet à la fin de l'année 2009. » Là encore, le président français répondait à une idée chère à la Russie. Dmitri Medvedev avait en effet proposé, en juin à Berlin, de travailler sur un « pacte régional » de sécurité européen, pour remplacer les structures héritées de la guerre froide.

La crise financière a été aussi l'occasion pour les deux présidents d'afficher leur entente. Medvedev s'est déclaré favorable à une réunion du G8 élargi « pour régler les problèmes du système financier mondial », réunion proposée par Nicolas Sarkozy qui a estimé que ce sommet international devrait se tenir juste après l'élection présidentielle américaine, début novembre. Medvedev a toutefois profité de l'occasion pour s'en prendre aux États-Unis en dénonçant « l'égoïsme de certains pays » responsables de la crise.

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Marina Petrella a appris par Carla Bruni-Sarkozy qu'elle ne serait pas extradée LEMONDE.FR avec AFP | 13.10.08 | 09h06 • Mis à jour le 13.10.08 | 09h09

C'est par la bouche de Carla Bruni-Sarkozy que l'ancienne brigadiste Marina Petrella a appris que Nicolas Sarlozy avait renoncé à son extradition réclamée par l'Italie. L'épouse du chef de l'Etat et sa sœur se sont rendues à son chevet mercredi.
"On ne pouvait pas laisser cette femme mourir. La situation était devenue intolérable", a confié Carla Bruni-Sarkozy à Libération.fr, se disant "contente" d'une décision officialisée dimanche.

La décision de ne pas extrader Marina Petrella a été confirmée dimanche par l'Elysée, au nom de l'état de santé, très dégradé, de l'ancienne dirigeante de la colonne romaine des Brigades rouges.
Agée de 54 ans, elle est hospitalisée depuis fin juillet à l'hôpital Sainte-Anne, à Paris, dans un état mental et psychique très détérioré, selon les médecins.

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Tribune de Genève. 13 octobre 2008. Les pays de la zone euro adoptent la «boîte à outils» d’Angela Merkel
CRISE FINANCIÈRE | Le sommet de l’Eurogroupe a pris une série de mesures pour sauver les banques et suit l’exemple britannique. Mais sans articuler de montants.

Hier soir, les 15 pays de la zone euro se sont mis d’accord sur les points suivants: les prêts entre banques, les faillites bancaires et la recapitalisation des banques.

Angela Merkel avait donné le ton dès samedi au Mémorial Charles de Gaulle, à Colombey-les-Deux-Eglises, en expliquant ce qu’elle attendait du sommet de l’Eurogroupe d’hier soir, sommet qui avait pour objectif de sortir les banques de la catastrophe: «Nous disposerons d’une boîte à outils commune. Chaque pays de la zone euro pourra y choisir ses outils en fonction de son économie et de son système bancaire. Il faut tenir compte de la caractéristique des Etats tout en assurant entre eux l’indispensable coordination. Nous n’agirons pas en ordre dispersé pour parer à l’actuelle crise financière, mais il n’y aura pas de solution unique appliquée à tous.»

Le poids de l’Allemagne

C’est exactement sur cette politique que les quinze pays de l’Eurogroupe (les Etats qui ont l’euro comme monnaie) se sont entendus hier soir à Paris, au Palais de l’Elysée. D’ailleurs, le président de l’Eurogroupe et premier ministre luxembourgeois, Jean-Claude Juncker, a repris cette image de la boîte à outils pour expliquer l’accord de dimanche. Preuve est ainsi offerte que la crise financière a accru le poids de l’Allemagne au sein de l’Europe. L’Eurogroupe s’est également choisi un autre modèle qui, pourtant, ne relève pas de la zone euro: la Grande-Bretagne, incarnée par son premier ministre, Gordon Brown. Ce dernier a d’ailleurs été reçu par le président français, Nicolas Sarkozy, avant le début du sommet d’hier. Et le chef du gouvernement britannique a détaillé à ses quinze collègues de l’Eurogroupe les mesures qu’il a prises: un plan équivalent à 96 milliards de francs pour entrer dans le capital des banques les plus touchées par la crise, ainsi que la garantie des prêts interbancaires pour un montant équivalent à 483 milliards de francs.

Ce dernier point se révèle vital pour survivre au tsunami financier. En effet, la cause principale des chutes boursières réside dans le fait que les banques, se méfiant désormais les unes des autres, ne se prêtent plus de fonds. C’est en fin de compte toute l’économie — notamment les PME — qui se trouve privée de l’oxygène du crédit. D’où licenciements massifs et faillites. S’inspirant des solutions allemandes et britanniques, les 15 pays de la zone euro sont donc tombés d’accord dimanche soir sur les points suivants:

Les prêts entre banques. Ils seront garantis par les Etats de l’Eurogroupe jusqu’au 31 décembre 2009. Ces garanties d’Etat devront être rémunérées par les banques en fonction des taux du marché.

Les faillites bancaires. Les quinze Etats s’engagent à empêcher leurs établissements à tomber en faillite.

Recapitalisation des banques. Pour les sauver de la faillite, les Etats de la zone euro pourront participer à la recapitalisation de leurs établissements bancaires. En revanche, aucun montant global n’a été articulé. Ce qui s’explique puisqu’il est de la responsabilité de chaque Etat d’appliquer les décisions du sommet. Dès aujourd’hui, la France, l’Allemagne, l’Italie et d’autres pays annonceront les détails et le coût de leurs opérations de sauvetage.

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Sarkozy dépose plainte contre l'ancien patron des RG, Yves Bertrand AFP 17 octobre 2008 9.50

PARIS (AFP) — La publication d'extraits des "carnets secrets" de l'ancien patron du renseignement policier français a déclenché l'ire du président Nicolas Sarkozy, qui a déposé plainte jeudi, tandis que l'ex-Premier ministre Lionel Jospin, également cité, a évoqué "un scandale d'Etat".

M. Sarkozy a déposé plainte jeudi contre Yves Bertrand, directeur des Renseignements généraux (RG, services de renseignement de la police) de 1992 à 2004, pour "dénonciation calomnieuse", après la publication dans la presse d'extraits des carnets personnels de M. Bertrand le mettant notamment en cause le président, et contenant des affirmations touchant à sa vie privée.

La plainte vise aussi les chefs de faux et usage, recel et atteinte à l'intimité de la vie privée, selon cette source.

"Constamment protégé par le président de la République Jacques Chirac de 1995 à 2007, Yves Bertrand était un amateur de basse police", a accusé de son côté jeudi l'ancien Premier ministre socialiste Lionel Jospin, dans une tribune publiée par l'hebdomadaire Le Point, dans laquelle il s'interroge sur un possible "scandale d'Etat".

Selon le site internet de l'hebdomadaire Paris Match, la plainte du président vise des extraits des carnets de M. Bertrand publiés dans Le Point la semaine dernière, selon lesquelles M. Sarkozy aurait "perçu 150.000 francs dans son cabinet" en 2003 alors qu'il était ministre de l'Intérieur. Couvrant une période allant de 1998 à 2003, les agendas manuscrits de l'ancien directeur des RG ont été saisis lors d'une perquisition dans le cadre de l'enquête judiciaire sur l'affaire politico-financière Clearstream.

L'hebdomadaire a affirmé avoir eu accès à ces "carnets secrets" qui fourmillent "d'indiscrétions" et de détails sur des affaires politico-financières récentes, la vie privée et publique du Tout-Paris et des hommes politiques.

Les "carnets secrets" de M. Bertrand relatent encore la "bisexualité" présumée d'un ancien ministre, la vie privée de Nicolas Sarkozy avec son ex-épouse Cécilia, ou l'emploi fictif dont aurait bénéficié une "relation" de M. Jospin. "Alors que j'étais Premier ministre (1997-2002), il a, dans le vain espoir de me compromettre, fouillé dans ma vie, celle de ma famille, de mes amis et de membres de mon cabinet", a souligné M. Jospin jeudi.

La révélation de ces carnets a suscité une vive émotion dans le monde politique et relancé le débat sur certaines méthodes sulfureuses des ex-RG, fondus cette année avec la DST (Direction de la surveillance du territoire, contre-espionnage) dans un service unifié, la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI).

"Ce sont des brouillons dans lesquels je notais aussi les rendez-vous avec mon dentiste. Ils ont un caractère privé, non officiel et non vérifié", s'était défendu M. Bertrand lors de la publication des carnets

"J'ai déposé cette plainte car Nicolas Sarkozy n'entend pas se contenter de droit de réponse dans la presse", a pour sa part déclaré à l'AFP l'avocat du chef de l'Etat, Me Thierry Herzog.

Nicolas Sarkozy a été le premier président français à déposer une plainte pénale, en février dernier, contre le site internet de l'hebdomadaire Le Nouvel observateur pour un article mentionnant le contenu d'un SMS prétendument adressé à son ex-épouse Cecilia. Il avait retiré sa plainte quelques semaines plus tard après des excuses du journaliste.

Surnommés "les grandes oreilles" du gouvernement français, les Renseignements généraux sont réputés avoir constitué un type de service unique en Europe, et ont fait l'objet de critiques récurrentes et d'accusations d'être une "police politique".

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TopNews Reuters Deux arrestations pour le piratage du compte Sarkozy REUTERS | 21.10.2008 | 16:57 Thierry Lévêque, édité par Laure Bretton

PARIS (Reuters) - Une homme et une femme ont été arrêtés mardi matin dans les Yvelines et placés en garde à vue à la brigade criminelle dans l'enquête sur la spoliation du compte bancaire de Nicolas Sarkozy, apprend-on de source policière.

Ces personnes sont soupçonnées d'avoir souscrit des abonnements à des réseaux de téléphonie mobile en utilisant les coordonnées bancaires du chef de l'Etat, a-t-on précisé. Le préjudice est évalué à quelques centaines d'euros.

Les suspects auraient simplement utilisé le numéro de compte personnel de Nicolas Sarkozy pour souscrire ces abonnements, non pas sur internet, mais lors d'une démarche physique chez un commerçant.

L'escroquerie aurait été menée très simplement par les suspects, qui ont aussi fait usage d'une fausse identité et de fausses attestations de domicile dans une sorte de "kit" fourni, avec le relevé d'identité bancaire spolié, par des spécialistes de ce type de manipulations frauduleuses.

Les enquêteurs pensent que les escrocs n'étaient pas conscients de l'identité du titulaire du compte.

Le procureur de Nanterre Philippe Courroye a chargé la brigade criminelle et la brigade financière de l'enquête sur ces faits, découverts après les prélèvements anormaux d'un opérateur téléphonique sur le compte présidentiel.

L'affaire a gagné le plus haut niveau de l'Etat. Dimanche, le secrétaire d'Etat à la Consommation Luc Chatel, convaincu qu'il s'agissait d'un piratage informatique, a estimé dimanche qu'elle ouvrait un débat plus large sur les transactions par internet.

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Les magistrats se mobilisent contre la politique de Rachida Dati LEMONDE.FR Avec AFP | 23.10.08 | 11h50 • Mis à jour le 23.10.08 | 11h54

Les trois principaux syndicats de la magistrature (USM, SM et FO), épaulés par des organisations d'avocats et des personnels de la protection judiciaire de la jeunesse, ont appelé à une grande mobilisation jeudi 23 octobre contre la politique de la ministre de la justice, Rachida Dati. Ils dénoncent "une caporalisation du ministère public" perçue comme une menace sur l'indépendance de l'autorité judiciaire. Les syndicats se plaignent notamment des "pressions hiérarchiques constantes que fait peser le gouvernement, au travers des parquets, sur la magistrature toute entière".

Ils reprochent à la garde des sceaux d'avoir convoqué à la chancellerie cinq procureurs généraux pour leur demander des comptes sur les mauvais résultats de leur cour d'appel en matière de peines-planchers. Autre cas polémique, celui des magistrats priés de s'expliquer, en pleine nuit, sur le suicide d'un mineur à la maison d'arrêt de Metz.

C'est "l'attitude de la garde des sceaux" qui pose problème, expliquent les syndicats qui reprochent à Rachida Dati de rendre systématiquement les magistrats "responsables de tous les dysfonctionnements réels ou supposés de l'autorité judiciaire", tout en refusant de "s'interroger sur les conséquences de sa politique pénale".

Des rassemblements devant les palais de justice et des reports d'audience sont prévus ce jeudi dans toute la France. Une mobilisation soutenue par le Conseil national des barreaux (CNB), qui représente l'ensemble des avocats français. "Il est essentiel de garantir l'indépendance des magistrats, leur liberté de requérir et de juger, et de les mettre à l'abri de toutes les pressions, qu'elles émanent du ministère de la justice ou de l'opinion", estime le CNB dans un communiqué.

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Société Poupées vaudou: le chef de l'Etat demande le retrait de son effigie AP | 23.10.2008 | 12:11

Le juge des référés du tribunal de grande instance de Paris examinera vendredi à 15h la demande de Nicolas Sarkozy qui exige, au nom de son droit à l'image, le retrait de la vente de poupées vaudou à son effigie commercialisées depuis le 9 octobre, a-t-on appris jeudi auprès de l'éditeur.

Le président de la République réclame 1 euro de dommages et intérêts, a précisé Jean-François Kowalski, le directeur général de la maison d'édition K&B qui se déclare surpris que M. Sarkozy "accorde autant d'importance à un projet humoristique" et juge "totalement disproportionnée" cette demande de retrait.

Joint par l'Associated Press, Me Jean-Pierre Mignard, l'avocat de Ségolène Royal, a indiqué qu'il ne poursuivrait pas l'éditeur des poupées vaudou. Cette maison d'édition commercialise également une poupée à l'effigie de la dirigeante socialiste.

L'ensemble se présente sous forme de coffret comprenant une poupée et un manuel vaudou accompagné de 12 épingles, a précisé M. Kowalski. Les deux poupées sont vendues au prix de 12,95 euros. La maison d'édition a édité 20.000 coffrets avec l'effigie de M. Sarkozy et 12.000 à celle de Mme Royal.

"Sauf décision de justice, on restera déterminé à faire vivre nos ouvrages", a déclaré M. Kowalski à l'Associated Press. L'éditeur se déclare "relativement serein" face à cette action judiciaire et espère que la justice "confirmera nos impressions", a-t-il ajouté.

Le 16 octobre, l'avocat du chef de l'Etat, Me Thierry Herzog, avait écrit à l'éditeur lui expliquant que le chef de l'Etat disposait d'un droit à l'image, exclusif et absolu, quelque soit son statut et sa notoriété.

Nicolas Sarkozy, depuis sont élection, a déjà saisi à trois reprises la justice. Une première fois pour s'opposer à une campagne publicitaire de la compagnie Ryanair qui utilisait une photographie du couple présidentiel; la deuxième contre un journaliste du "Nouvel Observateur" et la semaine dernière contre l'ancien directeur des Renseignements généraux Yves Bertrand. Il s'est par ailleurs porté partie civile dans l'affaire Clearstream. AP

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JUSTICE Reçue par Nicolas Sarkozy, l'USM se dit "satisfaite" NOUVELOBS.COM | 28.10.2008 | 10:52

Le chef de l'Etat a exprimé "respect et confiance dans la justice", a affirmé le secrétaire général de l'Union syndicale des magistrats. Rachida Dati, dont le rejet de la politique a provoqué une forte mobilisation des magistrats, n'est apparue qu'en deuxième partie de réunion.

L'Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire) est sortie "satisfaite" de sa rencontre lundi 27 octobre avec le président de la République, Nicolas Sarkozy, qui a exprimé "respect et confiance dans la justice", a affirmé à l'AFP le secrétaire général du syndicat, Laurent Bedouet.

L'entretien a duré une heure à l'Elysée, la dernière demi-heure en présence de la ministre de la Justice Rachida Dati, dont le rejet de la politique a provoqué une forte mobilisation des magistrats, jeudi dans toute la France.

C'est au lendemain de cette journée d'action que l'USM a été invitée à se rendre à l'Elysée lundi, une première pour ce syndicat majoritaire depuis que Nicolas Sarkozy est président.

"Calmer les choses"

Le chef de l'Etat "nous a assuré du respect et de la confiance qu'il a dans la justice. Il s'est inquiété du malaise des magistrats, c'est pour cela qu'il nous a reçu", a déclaré Laurent Bedouet.

"Il a cherché aussi à calmer les choses et nous en sommes satisfaits mais nous attendons la suite et la façon dont Rachida Dati se comportera. Nous attendons un apaisement dans les paroles et les actes" de la garde des Sceaux, a conclu le dirigeant de l'USM.

Les deux principaux syndicats, l'USM et le Syndicat de la magistrature (SM, gauche), avaient fait part de leur "insatisfaction totale" vendredi soir, à l'issue d'une rencontre qualifiée de "dialogue de sourds" avec Rachida Dati, à laquelle les organisations syndicales reprochent de porter atteinte à l'indépendance de la magistrature et de mener une politique "tout sécuritaire" et "tout carcéral".

Il n'y a pas de remise en cause de son action, selon Dati

Du côté de Rachida Dati, elle s'est exprimée après la réunion, en marge d'une visite à la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis, faisant valoir que le chef de l'Etat recevait "systématiquement les syndicats, les partenaires sociaux quand il y a des réformes". Selon elle, la rencontre entre le syndicat majoritaire et Nicolas Sarkozy n'était pas le signe d'une remise en cause de ses réformes ni de sa parole. "On a rappelé les réformes que nous faisions, et qu'il n'y avait aucune mise en cause de l'indépendance des magistrats et en particulier des juges", a-t-elle ajouté.

Face aux journalistes qui lui demandaient si elle était fragilisée, la ministre a répondu : "Je connais vos questions. Ce que vous attendez vous ne l'avez pas. Donc dommage !".

L'Etat se réaffirme comme garant de l'indépendance de la justice

A l'Elysée, la présidence a publié un communiqué, à l'issue de la réunion, assurant qu' "en présence du garde des Sceaux, le président de la République a confirmé son attachement à la poursuite de la modernisation du système judiciaire français et s'est entretenu avec les participants sur les moyens consacrés à la justice, en rappelant l'effort consenti pour les budgets 2008 et 2009". Il a "répondu favorablement à l'invitation qui lui était faite de se rendre en 2009 au Congrès de l'USM", a précisé la présidence. Le chef de l'Etat "a confirmé sa détermination à jouer son rôle constitutionnel de garant de l'indépendance de la justice, essentielle au bon fonctionnement des institutions", indique encore le communiqué.

"Un désaveu important"

Pour l'ancienne ministre de la Justice, Elisabeth Guigou, le fait que Nicolas Sarkozy reçoive à l'Elysée l'Union syndicale des magistrats (USM) est un "désaveu important" pour la Garde des Sceaux.

Si le président de la République convoque le syndicat, "c'est sans doute qu'il ne peut pas faire autrement. A la place de Rachida Dati, je prendrais ça pour un désaveu important quand même", a déclaré la députée socialiste de Seine-Saint-Denis sur France-Info. "Le président de la République doit se sentir obligé de prendre l'affaire en main parce qu'il y a une rupture totale de confiance entre Rachida Dati et l'ensemble des métiers de la justice", a-t-elle estimé.

Le PS a par ailleurs estimé que la garde des Sceaux Rachida Dati avait "échoué à conduire une politique permettant à la Justice de fonctionner" mais il a jugé que la responsabilité incombait d'abord au président Nicolas Sarkozy. Selon Stéphane Le Foll, bras droit de François Hollande, "on voit aujourd'hui une fracture très nette entre l'institution judiciaire et l'exécutif".

Pour le député européen, le fait que Nicolas Sarkozy ait reçu le syndicat de magistrats est "une dérive" et "une anomalie démocratique". Il observe que "tout devient de la responsabilité du président de la République". "Il n'y a pratiquement plus de gouvernement, (...) c'est une hyperprésidence qui prend toutes les décisions à la place du gouvernement et des ministres", a-t-il dit.

"Plutôt un appui qu'un désaveu"

En réponse à Elisabeth Guigou, l'une des porte-paroles de l'UMP, Chantal Brunel, a affirmé que le président de la République "ne se cache pas derrière ses ministres mais assume pleinement" leurs réformes et le fait qu'il reçoive l'USM à l'Elysée, "c'est plutôt un appui vis-à-vis de Rachida Dati qu'un désaveu".

Le président "est garant de l'indépendance de l'autorité judiciaire dans ce pays", et quand il reçoit un syndicat "il est dans son rôle", a estimé un autre porte-parole, Dominique Paillé. Dominique Paillé a également récusé le terme de "désaveu" employé par Elizabeth Guigou, ajoutant que Rachida Dati "a à son actif" des réformes "avec des résultats extrêmement positifs", comme celle de la carte judiciaire.

"Il est extrêmement difficile de travailler dans ce domaine de la magistrature", a ajouté Dominique Paillé, "parce qu'il y a quand même quelques pesanteurs conservatistes qui se font jour, notamment chez un certain nombre de magistrats, parfois même parmi leurs représentants". "Par conséquent, ce coup de pouce du président de la République est le bienvenu sans doute pour Rachida Dati", selon le porte-parole.

"Ce n'est pas à moi de tout faire"

Selon le Parisien du 27 octobre, Nicolas Sarkozy, irrité par la réaction de Rachida Dati après la remise en liberté par erreur du violeur en série Jorge Montes, a passé un savon par téléphone interposé à la garde des Sceaux : "C'était à toi de demander au parquet de déposer une requête pour rectifier l'erreur de procédure, se serait emporté le chef de l'Etat. Ce n'est pas à moi de tout faire". L'invitation par l'Elysée de l'Union syndicale des magistrats (USM), le syndicat majoritaire de la profession, a provoqué la colère du Syndicat de la magistrature (SM, gauche), qui n'a pas été convié alors que cette journée d'actions avait été organisée conjointement.

"Sarkozy divise pour régner", affirme dans un communiqué le SM. "Par ce choix arbitraire, le président de la République fait la preuve qu'il n'est pas le garant de l'indépendance de tous les magistrats", écrit-il.

"On ne refuse pas une invitation du président de la République, même si les autres syndicats ne sont pas invités", a déclaré Christophe Régnard, président de l'USM. (Avec AFP)

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Europe1.fr Créé le 29/10/08 - Dernière mise à jour à 17h36 Poupée vaudou : débouté, Sarkozy fait appel

La justice a débouté mercredi Nicolas Sarkozy. Il réclamait l'interdiction de la poupée vaudou à son effigie, commercialisée depuis trois semaines par la société Tear Prod, et contre laquelle le chef de l'Etat avait engagé une action en référé pour violation de son droit à l'image.

Mais cette poupée n'est "ni une atteinte à la dignité humaine ni une attaque personnelle", a répondu le tribunal de grande instance de Paris.

"J'ai estimé, après avoir pris connaissance de ce jugement, que la décision n'était pas conforme à la jurisprudence", a déclaré de son côté Me Thierry Herzog,l'avocat du président de la République, qui a annoncé son intention de faire appel.

Nicolas Sarkozy, le premier chef de l'Etat français à aller en justice pour des atteintes à son image et à sa vie privée, multiplie depuis le début de son mandat les recours devant la justice.

Une poupée vaudou à l'effigie de Nicolas Sarkozy n'est "ni une atteinte à la dignité humaine ni une attaque personnelle". Ainsi en a décidé le tribunal de grande instance de Paris. La justice s'est donc opposée mercredi au retrait de la vente d'un manuel vaudou accompagné d'une poupée à l'effigie du président et d'épingles permettant de le mortifier symboliquement.

Le tribunal considère que la poupée "s'inscrit dans les limites autorisées de la liberté d'expression et du droit à l'humour". Le chef de l'Etat avait engagé une action en référé pour "violation de son droit à l'image".

Or pour Me Thierry Herzog, l'avocat de Nicolas Sarkozy, certaines mentions du jugement sont "étrangères au droit à l'image". D'où sa décision de faire appel d'une décision qui n'est, selon lui, "pas conforme à la jurisprudence". La nouvelle audience pourrait avoir lieu d'ici la fin de la semaine.

Depuis début octobre, les éditions K&B commercialisent sur internet un ouvrage de 56 pages intitulé "Nicolas Sarkozy, le manuel vaudou", vendu avec une poupée de 20 centimètres à l'effigie du chef de l'Etat.
Outre une biographie humoristique de Nicolas Sarkozy, le livre propose un manuel vaudou décrit comme contenant "un grand nombre de sortilèges magiques concoctés avec amour par le prêtre vaudou de renommée internationale Yaël Rolognese", invitant à planter des aiguilles sur la poupée du président.
Et plus précisément sur certains slogans-clefs ou phrases célèbres du président écrits sur la poupée. Comme "Travailler plus pour gagner plus", "Racaille", "Textos" ou encore "Casse-toi pauv' con".

Alors que ses prédécesseurs s'en abstenaient presque totalement par principe, Nicolas Sarkozy a multiplié depuis son arrivée à l'Elysée les plaintes et les procédures judiciaires. La première remonte à février.
Il avait alors gagné un procès contre la compagnie aérienne Ryanair qui avait publié, à des fins publicitaires, sans autorisation, une photo de son couple.

Le même mois, il avait déposé une plainte contre le Nouvel Observateur pour l'évocation d'un SMS prétendument adressé à son ex-épouse Cecilia. La plainte a été retirée après des excuses du journaliste.
Dernier affaire en date : une plainte pour "dénonciation calomnieuse" contre Yves Bertrand, ex-patron des RG, après la publication d'extraits de ses "carnets" dans la presse.

Une version du manuel concernant Ségolène Royal a aussi été commercialisée, mais cette dernière n'a pas exigé de procédure. "J'ai le sens de l'humour moi, je ne porte pas plainte contre ma poupée vaudou", avait ironisé mercredi matin Ségolène Royal sur Europe 1.
"Si Nicolas Sarkozy porte plainte contre une poupée qui le caricature, bientôt il portera plainte contre le Canard enchaîné, contre Marianne, contre les Guignols de l'Info", a-t-elle affirmé au micro de Jean-Pierre Elkabbach.
Les acheteurs sont invités dans son cas à épingler les mentions "Bravitude", "Ordre juste" ou "Vive le Québec libre". K&B se proposent dans leur promotion d'étendre le concept à d'autres hommes et femmes politiques français s'il "fonctionne".

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Sarkozy s'est entretenu au téléphone avec Obama NOUVELOBS.COM | 07.11.2008 | 10:31

Le président français Nicolas Sarkozy a félicité de vive voix le nouveau président élu, Barack Obama "pour sa brillante victoire".
Lors de la conversation qui a duré 30 minutes, "leur conversation a porté sur les grands dossiers internationaux".

Le président français Nicolas Sarkozy s'est entretenu au téléphone avec le nouveau président élu Barack Obama, a annoncé l'Elysée jeudi 7 novembre.
"Le président de la République vient de s'entretenir pendant 30 minutes par téléphone avec le président-élu Barack Obama pour le féliciter de vive voix pour sa brillante victoire", explique la présidence de la République dans un communiqué.
Elle précise que "leur conversation a porté sur les grands dossiers internationaux et en particulier sur la crise financière".
"Au cours de cet entretien extrêmement chaleureux les deux dirigeants ont convenu de se voir dans un avenir assez proche" a ajouté l'Elysée.

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10 nov. 6h51 liberation.fr Bruni, un couplet anti-Berlusconi Polémique. La première dame critique les propos du chef du Conseil italien sur Obama.
ÉRIC JOZSEF (à Rome) et PAUL QUINIO

Carla Bruni-Sarkozy, une imbécile ? Si Silvio Berlusconi ne se renie pas, c’est la conclusion à laquelle il devrait arriver. Très critiqué la semaine dernière par la gauche italienne après avoir salué la victoire de Barack Obama aux Etats-Unis comme celle d’un homme «jeune, beau et même bronzé», le président du Conseil s’était défendu en qualifiant son commentaire de «plaisanterie affectueuse» et a considéré ses détracteurs comme des «imbéciles».

Un qualificatif qu’il devrait donc appliquer à l’épouse du président de la République qui hier, dans le Journal du dimanche, a fait savoir qu’elle appréciait manifestement assez peu son humour. Avec la victoire de Barack Obama à la présidentielle américaine, «nous sommes tous pleins d’espoir, pleins d’attente», s’enthousiasme Carla Bruni-Sarkozy. «Par contraste, quand j’entends Silvio Berlusconi prendre l’événement à la légère et plaisanter sur le fait qu’Obama est "toujours bronzé", ça me fait drôle», ajoute-t-elle.
Et de conclure : «On mettra ça sur le compte de l’humour… Mais, souvent, je suis très heureuse d’être devenue française !»

Appel.

Hier, les sites des journaux italiens ont immédiatement repris sa déclaration. Selon le Corriere della Sera, le principal quotidien de la péninsule, la première dame«rouvre la polémique». Après l’appel téléphonique vendredi soir de Barack Obama à Silvio Berlusconi, les autorités italiennes pensaient en effet que l’affaire était close.
Si le président du Conseil italien ne figurait pas parmi les tout premiers chefs d’Etat et de gouvernement contactés par le futur locataire de la Maison Blanche, la discussion de vingt minutes entre les deux hommes avait été, selon le communiqué du palais Chigi, «cordiale et affectueuse».

Hier, l’entourage de Silvio Berlusconi a préféré ne pas réagir aux propos de Carla Bruni-Sarkozy. Mais l’ancien président de la République Francesco Cossiga ne s’est pas privé de tacler l’épouse du chef de l’Etat français :
«Nous aussi sommes bien contents qu’elle ne soit plus italienne, je dirais même plus nous en sommes heureux ! Mais, qui sait, dans sa vie tumultueuse, Carla Bruni sera peut-être un jour amenée à redemander la citoyenneté italienne.»

Excuses.

L’opposition de gauche a en revanche préféré ne pas reprendre à son compte les déclarations de l’épouse de Nicolas Sarkozy. D’autant qu’il y a moins d’un mois l’ensemble de la classe politique avait durement jugé la visite de Carla Bruni-Sarkozy à l’ex-terroriste des Brigades rouges Marina Petrella pour lui annoncer qu’elle ne serait pas extradée vers l’Italie.

A cette occasion, l’écrivain Claudio Magris avait publié une lettre ouverte intitulée «Nous ne sommes pas un pays de barbares» pour réclamer à Nicolas Sarkozy des excuses au nom des Italiens. Et le magistrat Giancarlo Caselli, ancien substitut à Turin du temps des Brigades rouges, s’était interrogé sur le rôle des deux sœurs Bruni-Tedeschi : «On ne sait pas à quel titre elles interviennent…»

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Publié le 13/11/2008 à 19:44 Catherine Lagrange, Thierry Lévêque, Jean-Baptiste Vey, édité par Yves Clarisse lexpress.fr Nicolas Sarkozy veut une réforme du droit de la psychiatrie
Nicolas Sarkozy a demandé au gouvernement de préparer une réforme du droit de l'hospitalisation psychiatrique, après le meurtre d'un jeune homme par un malade mercredi à Grenoble (Isère).

UN ÉTUDIANT TUÉ À GRENOBLE PAR UN HOMME ÉCHAPPÉ D'UN HÔPITAL PSYCHIATRIQUE

Luc Meunier, 26 ans, étudiant dans une école d'ingénieur de Grenoble est mort des suites d'une blessure au couteau reçue au ventre infligée par un schizophrène qui avait quitté sans autorisation l'hôpital de Saint-Egrève mercredi.

La réforme vise "à mieux encadrer les sorties des établissements, à améliorer la surveillance des patients susceptibles de représenter un danger pour autrui (...), à clarifier le partage des compétences administratives dans le pilotage de ces dossiers", précise la présidence de la République dans un communiqué.

Nicolas Sarkozy avait auparavant reçu les ministres de la Santé, Roselyne Bachelot, de la Justice, Rachida Dati et de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, pour faire le point sur les circonstances du meurtre et examiner les réponses possibles.

Le lancement d'une enquête de l'Inspection générale des affaires sociales a été décidé lors de cette réunion avec pour objectif principal de "déterminer les responsabilités de ce drame dans la perspective de sanctions éventuelles".

Ses conclusions sont attendues dans les 72 heures, ajoute l'Elysée.

A Grenoble, la direction de l'hôpital a annoncé l'ouverture d'une enquête interne mais estime qu'aucun dysfonctionnement n'est mis en lumière par les premières constatations.

Le directeur du centre hospitalier, Michel Gellion, précise que le patient de 56 ans auteur du crime bénéficiait régulièrement de permissions de sortie. Depuis l'apparition des médicaments neuroleptiques, la tendance générale de la psychiatrie est en effet de favoriser la sortie des malades du milieu hospitalier.

DES VOIX ENTENDUES

L'état du patient en cause ne semblait pas inspirer d'inquiétudes au personnel médical de l'hôpital psychiatrique.

"Il était stabilisé, il ne présentait pas de signes de réaction violente, pas de moments féconds", a dit à Reuters le directeur de l'hôpital.

Le patient aurait été victime au moment de son crime "d'un phénomène hallucinatoire" et aurait "entendu des voix", selon lui. A trois reprises, en 1989, 1995 et 2006, cet homme avait agressé des inconnus dans des circonstances analogues.

Le parquet de Grenoble va demander des expertises pour préciser l'état mental de l'auteur du crime et dire s'il est pénalement responsable.

Interpellé à proximité du lieu de l'agression, il a été reconduit en fin de journée à l'hôpital de Saint-Egrève où il a été placé à l'isolement. Parti la veille après une promenade, il a acheté semble-t-il son arme dans un commerce.

Nicolas Sarkozy, qui a souvent lancé des réformes après des faits divers, avait déjà procédé ainsi après une affaire analogue en août 2007. Un malade psychiatrique ayant assassiné deux aides-soignantes à Pau (Pyrénées-Atlantiques) venait d'être déclaré irresponsable pénalement.

Une réforme avait été mise en chantier par Rachida Dati pour permettre une sorte de procès des personnes déclarées irresponsables, avec une possible "déclaration de culpabilité civile", mais le projet avait été abandonné en raison de protestations des psychiatres, des syndicats de magistrats et un avis négatif du Conseil d'Etat.

Ils estimaient qu'on revenait sur un principe intangible du droit international, selon lequel les malades mentaux ne peuvent pas faire l'objet de sanction puisqu'ils n'ont pas leur libre arbitre. Une simple publicité renforcée des audiences habituelles a été finalement décidée.

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Canal Infos Belgique 7sur7 14/11/08 18h15 A la veille du G20, Nicolas Sarkozy accable George Bush

A quelques heures de rallier Washington pour le sommet du G20 sur la crise financière, le président français Nicolas Sarkozy a publiquement égratigné plusieurs fois son "ami" américain George W. Bush, dénonçant notamment son attitude dans la crise russo-géorgienne.

Si dans les premiers mois de sa présidence M. Sarkozy s'était largement affiché comme un partisan du rapprochement avec les Etats-Unis et leur président - s'attirant au passage de nombreuses critiques - il a pris de grandes distances avec l'administration sortante lors de ses dernières sorties publiques.

Recevant jeudi à Paris un "prix du courage politique", le président en exercice de l'Union européenne a longuement défendu sa médiation dans la crise russo-géorgienne, et brocardé l'attitude sur ce dossier de George W. Bush, qui achève son second mandat en janvier.

"Lorsque le 8 août, il a fallu partir pour Moscou et pour Tbilissi, qui a défendu les droits de l'Homme ? Est-ce que c'est le président des Etats-Unis qui a dit c'est inadmissible ? Ou est-ce que c'est la France qui a maintenu le dialogue avec M. Poutine, M. Medvedev et M. Saakachvili?", s'est-il interrogé.

"Je me souviens de l'appel du président américain disant la veille de notre départ à Moscou: N'y va pas, ils (les Russes) veulent aller à Tbilissi, ils sont à 40 km. N'y va pas, dénonce. Nous y avons été avec Bernard Kouchner. Comme par hasard, alors que nous y étions, le cessez-le-feu a été annoncé", a poursuivi Nicolas Sarkozy.

Après cette première salve, le chef de l'Etat français a récidivé vendredi à Nice (sud-est de la France) sur le même thème lors d'un sommet UE-Russie, cette fois sans citer M. Bush. "En tant que président du Conseil européen, je n'ai jamais agité la menace militaire, à la différence d'autres", a-t-il relevé.

"Les agitations dans une mer proche de navires militaires, je ne vois pas ce que ça a amené", a-t-il poursuivi, en allusion à l'envoi pendant la crise de navires militaires américains, officiellement pour transporter de l'aide humanitaire, dans le port géorgien de Poti sur la mer Noire.

Nicolas Sarkozy a également mis en cause vendredi à demi-mots la décision américaine d'installer un bouclier anti-missile en Pologne et en République tchèque, à l'origine de fortes tensions entre Moscou et Washington. "On peut continuer entre la Russie et l'Europe à se menacer de boucliers, de missiles, de marine et caetera, ça n'amènera rien à la Russie, ça n'amènera rien à la Géorgie, et ça n'amènera rien à l'Europe", a-t-il jugé.

Après la période de brouille qui avait marqué les relations franco-américaines pour cause de guerre en Irak, le réchauffement prôné par Nicolas Sarkozy à son arrivée à l'Elysée avait déjà été sérieusement mis à mal par la crise financière.

A plusieurs reprises, le président français a mis en cause la "responsabilité" américaine dans la tourmente qui pèse sur l'économie mondiale. Jeudi, il a lancé une nouvelle pique aux Etats-Unis en affirmant que le dollar ne pouvait plus "prétendre à être la seule monnaie du monde".

Les discussions entre le locataire de l'Elysée et l'hôte de la Maison Blanche s'annoncent donc amères à Washington ce week-end, le premier défendant une "refondation" du système financier international auquel le second a déjà fait savoir qu'il préférait de simples "réformes".

Dans ce climat, l'insistance de Nicolas Sarkozy à "graver dans le marbre" le principe d'un deuxième sommet en février avec son successeur Barack Obama - jugé plus favorable à des réformes de fond - semble confirmer son souhait de tourner rapidement la page Bush. (afp)

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Sommet du G20: la presse américaine peu loquace AFP 16.11.08 | 18h07

La presse américaine se montrait dimanche particulièrement peu loquace sur le sommet du G20 à Washington la veille, les principaux quotidiens du pays se passant d'éditoriaux sur la question.

Le New York Times consacrait sa Une au pillage des richesses de la République démocratique du Congo (RDC) par des rebelles et n'accordait au sommet du G20 qu'une mince colonne, renvoyant aux pages intérieures.

L'article, titré "Les dirigeants de la planète promettent une impulsion commune pour aider l'économie" était aussitôt tempéré par un sous-titre moins enthousiaste: "Les grandes décisions repoussées".

Selon le quotidien, le G20 a repoussé des "décisions épineuses sur la façon de réviser la régulation internationale jusqu'à l'an prochain, promettant un défi précoce pour l'administration Obama".

"Ce qui reste à voir, c'est si en travaillant avec une nouvelle (administration à la) Maison Blanche, les dirigeants parviendront à mettre de côté leurs différends politiques et économiques pour adopter des changements plus radicaux", ajoute le journal.

Le Washington Post se montrait plus convaincu, titrant: "Les dirigeants de la planète s'accordent pour des réformes majeures", évoquant "un plan d'action étendu pour (...) remodeler les institutions financières et réformer la régulation mondiale et les normes comptables".

Quant au Los Angeles Times, titrant "le sommet du G20 promet un travail d'équipe", il relevait que "le sommet était dominé par la certitude que tout projet à long terme dépendait de quelqu'un qui n'était même pas là (le président élu des Etat-Unis): Barack Obama".

Durant le sommet, les chaînes de télévision américaines n'ont guère accordé d'importance à la réunion, éclipsée par les incendies dans la région de Los Angeles et par les spéculations sur l'entrée d'Hillary Clinton dans la future administration du président Barack Obama, au poste de secrétaire d'Etat.

Ce manque d'intérêt contrastait avec la pagaille provoquée par la présence d'une vingtaine de chefs d'Etat et de gouvernement dans les rues de la capitale américaine, qui semblait par moments être en état de siège.

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Cinq cents magistrats réclament des excuses de Rachida Dati Reuters 19.11.08 | 14h58 Henri-Pierre André et Thierry Lévêque, édité par Yves Clarisse lemonde.fr

PARIS (Reuters) - Quelque 534 magistrats français ont signé une pétition pour réclamer des excuses publiques à la ministre de la Justice, Rachida Dati, en raison de son intervention contestée en octobre après le suicide d'un mineur en prison.

Le garde des Sceaux avait mis en cause les magistrats intervenus dans l'incarcération de ce mineur à Metz et ordonné une enquête administrative, ce qui avait amené des interrogatoires en pleine nuit.

Cet épisode avait déjà suscité une journée de mobilisation nationale des magistrats le 23 octobre dernier à l'appel des syndicats, mais la signature de la pétition s'est effectuée à l'initiative d'un magistrat d'Albertville en Savoie.

"Le garde des Sceaux ne peut se contenter d'un soutien général à la magistrature, en mettant individuellement en cause chaque magistrat à chaque occasion", dit le texte de cette pétition dont Reuters a obtenu copie.

"Les magistrats signataires demandent au garde des Sceaux des regrets et des excuses publiques à l'égard de la magistrate de Sarreguemines injustement critiquée", ajoute ce document révélé par Europe 1 mardi.

Dans une interview publiée mercredi par le Figaro, Rachida Dati estime qu'il est "de politique constante" dans une telle affaire qu'une inspection soit ordonnée dans les meilleurs délais par l'administration pénitentiaire.

"INJONCTIONS PARADOXALES"

"Est-il choquant que le garde des Sceaux, sans rechercher de (...) responsabilité sur un plan disciplinaire, ordonne également une inspection afin de connaître les conditions dans lesquelles le mineur a été poursuivi, interpellé, incarcéré ?", demande-t-elle.

De leur côté, l'Union syndicale de la magistrature et le Syndicat de la magistrature soulignent une nouvelle fois, dans un courrier adressé aux premiers présidents de cour et aux procureurs généraux, que le déroulement de l'enquête administrative n'a pas été conforme au engagement pris par l'inspection des services.

"Les magistrats de la Cour d'appel de Metz se sont trouvés démunis face aux inspecteurs qui les auditionnaient", expliquent les deux organisations, qui demandent à la hiérarchie judiciaire de prendre position en faveur du respect des droits des magistrats lors des enquêtes les concernant.

Au-delà de l'affaire de Metz, les magistrats signataires de la pétition dénoncent les "injonctions paradoxales" de la politique pénale, soulignant que des résultats chiffrés sont demandés sur l'application des peines "plancher" minimales pour les récidivistes, ce qui remplit les prisons, tandis qu'est préparée une loi favorisant les aménagements de peine et libérations anticipées.

Affirmant "ne pas comprendre la teneur de cette motion", Dati estime que "la multiplication des réformes en cours (...) crée au sein du corps (de la magistrature) des interrogations compréhensibles".

"Pour autant, si je comprends les difficultés des magistrats, je ne peux accepter les mises en cause", ajoute-t-elle. "En tant que garde des Sceaux, je mets en oeuvre une politique pénale ferme, souhaitée par les Français, votée par le Parlement."

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Les occupants de la villa Clavier condamnés à 500 euros d'amende C.J. (lefigaro.fr) avec agences » INFO FIGARO - Affaire Clavier : le récit du comédien 21/11/2008 | Mise à jour : 18:18 | Commentaires 48 .

Christian Clavier a préféré ne pas assister au procès des militants nationalistes qui ont occupé sa villa corse car il n'a pas été le «témoin direct des faits incriminés». Crédits photo : AFP
Les dix nationalistes, jugés pour avoir occupé fin août le jardin de la villa de Porto-Vecchio de l'acteur, entendent faire appel.

Moins d'une heure aura suffi au tribunal correctionnel d'Ajaccio pour apporter un épilogue à l'affaire Clavier. Le tribunal a condamné vendredi les dix militants nationalistes, qui avait fin août occupé le jardin de la villa de Porto-Vecchio de l'acteur, à verser 500 euros d'amende. Le jugement est plus clément que les 2000 euros réclamés par le procureur. Une réquisition là aussi mesurée puisque les accusés, parmi lesquels figuraient les élus indépendantiste de Corsica nazione indipendente (CNI) Jean-Guy Talamoni, Rosa Prosperi et Véronique Sciaretti et Paul-Félix Benedetti, responsables du mouvement nationaliste du Rinnovu. Ils encouraient «pour violation de domicile» jusqu'à 15.000 euros d'amende et un an de prison. Toutefois, les condamnés ont annoncé leur intention de faire appel du jugement qu'ils jugent trop lourd.

Aucun d'entre eux, ni leurs avocats, ni Christian Clavier n'étaient présents au moment de l'énoncé du jugement, conspué par les militants massés aux abords du palais. Le comédien, qui a porté plainte dans une autre affaire, après avoir reçu des lettres anonymes menaçant de plastiquer sa villa, ne souhaitait pas être instrumentalisé, n'ayant pas assisté à l'occupation de sa villa. Vendredi matin, les dix accusés ont décidé, eux, de ne pas assister à l'audience pour protester contre le déploiement «excessif», de forces de police à l'entrée du tribunal. Des centaines de personnes s'étaient d'ailleurs rassemblées aux alentours pour soutenir les accusés.

Talamoni : «Un parquet soumis à la chancellerie» (Evidemment, c'est la loi constitutionnelle républicaine, notedt)

Au cours d'une conférence de presse improvisée devant le tribunal, Paul-Félix Benedetti a dénoncé une «justice bunkerisée». Jean-Guy Talamoni a déploré une affaire politique, soulignant qu'il n'y avait eu ni violation de domicile, ni violences ni menaces. «Le parquet d'Ajaccio, une fois de plus, s'est ridiculisé en poursuivant sur des bases aussi grotesques. Le parquet, c'est sa nature, est soumis à la Chancellerie, donc au pouvoir politique», a-t-il souligné sur France Info. L'élu a aussi mis en cause les promoteurs du Padduc (Plan d'aménagement et de développement durable pour la Corse) les accusant « d'être pécuniairement intéressés». «Nous ne voulons pas de la mise à l'encan de la terre corse», a-t-il ajouté.

Le jugement de vendredi clôt une affaire qui avait viré à la polémique politique. L'occupation de la villa du héros des «Visiteurs», un proche de Nicolas Sarkozy, avait coûté son poste à Dominique Rossi, le chef des forces de sécurité de Corse. Au courant de l'opération des nationalistes, qui entendaient protester contre la «spéculation foncière, favorisée par certains élus UMP et dopée par l'installation de «people» dans l'île de Beauté, il ne l'avait pas empêchée. Il a depuis été muté à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN).

Signe de la tension autour du développement immobilier en Corse, trois attentats et deux tentatives ont été commis dans la nuit de jeudi à vendredi. Ainsi, un commando composé de six hommes armés et cagoulés a enlevé puis relâché un couple de continentaux et tenté de faire exploser leur maison à Bastelicaccia, près d'Ajaccio.

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Malgré les efforts de Sarkozy, Merkel refuse de financer le plan de relance européen 24 novembre 2008 12.00

PARIS (AFP) — La France et l'Allemagne se sont accordées lundi pour coordonner leurs efforts de relance économique face à la récession, mais Nicolas Sarkozy n'est pas parvenu à convaincre Angela Merkel de mettre la main à la poche pour soutenir le plan européen concocté à Bruxelles.

Après une heure d'entretien avec la chancelière allemande, le président français a conclu le 10e conseil des ministres franco-allemand en résumant d'une phrase lapidaire les positions des deux pays concernant les mesures de soutien que la Commission européenne doit proposer mercredi à ses 27 membres: "la France y travaille, l'Allemagne y réfléchit".

Devant Nicolas Sarkozy, la chancelière a en effet confirmé ses réticences à ouvrir le porte-monnaie pour financer l'élaboration de ce "paquet" de relance économique, d'un montant estimé à 130 milliards d'euros, soit l'équivalent de 1% des produits intérieurs bruts des Européens.

"Le risque que nous courons un peu aujourd'hui, compte tenu d'informations qui ne sont pas toujours faciles (à interpréter), c'est que les événements se précipitent", a-t-elle mis en garde lors d'une conférence de presse.

"L'Allemagne a déjà engagé une bonne partie de ces mesures (de relance)", a poursuivi Mme Merkel, avant de renvoyer au début de l'année prochaine une décision sur son éventuelle participation. "Il y aura une réunion (de son gouvernement de coalition) début janvier et on verra si ce que nous avons fait est concluant", a-t-elle dit.

Défendant bec et ongles son quasi-équilibre budgétaire, la chancelière avait déjà fait savoir qu'elle ne voulait pas "verser un sou de plus" pour le plan de Bruxelles, estimant avoir déjà "fait son devoir" européen en débloquant 32 milliards d'euros sur deux ans pour soutenir son économie.

Partisan d'une "stratégie offensive", Nicolas Sarkozy souhaite, lui, absolument entraîner l'Allemagne, première puissance économique du continent, derrière le plan de Bruxelles, qui doit être proposé à l'adoption des 27 lors du Conseil européen des 11 et 12 décembre.

Face à la position inflexible de sa partenaire, Nicolas Sarkozy a tenté une explication. "Nos organisations ne sont pas les mêmes: il y a d'un côté un pays fédéral, de l'autre côté un pays qui est plus centralisé", a-t-il relevé.

Alors, plutôt que de s'apesantir sur ce sujet de divergence, le président français a préféré insisté devant la presse sur les nombreuses "convergences" du couple franco-allemand.

"Sur la crise financière, on a agi ensemble, sur l'analyse de la gravité de la situation économique, on a fait le même constat (...) on est d'accord sur la coordination, on est d'accord sur la nécessité de prendre d'autres mesures", a-t-il énuméré, "il y plus de convergences que de divergences, beaucoup plus".

Parmi elles, le refus des deux voisins de recourir à l'arme de la baisse généralisée de la TVA, que le Premier ministre britannique Gordon Brown s'apprête à diminuer de deux points.

"Je crois pouvoir dire qu'une baisse générale de la TVA, qui est peut-être la réponse pour certains pays, n'est pas la bonne réponse pour la France et l'Allemagne", a ainsi estimé Angela Merkel. "La France partage l'analyse de l'Allemagne", a abondé Nicolas Sarkozy.

Le président français a également souligné la détermination de Paris et Berlin à défendre leurs industries automobiles. "C'est notre volonté: défendre l'industrie européenne", a-t-il insisté.

A ce sujet, M. Sarkozy et Mme Merkel ont tous les deux insisté sur la nécessité de soutenir l'innovation et la recherche. Un thème sur lequel l'ex-ministre socialiste Claude Allègre a justement été invité lundi à intervenir devant les ministres français et allemands.

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SANS DOMICILE FIXE Forcer l'hébergement des SDF : tollé des associations NOUVELOBS.COM | 27.11.2008 | 09:07

Les associations d'aide aux sans-abri dénoncent une solution inadaptée et une "méconnaissance" des SDF. Le gouvernement envisage d'obliger ceux-ci à être hébergé en cas de grand froid.

Alors que trois SDF ont trouvé la mort ces derniers jours dans le bois de Vincennes, à la périphérie de Paris, la ministre du Logement et de la Ville, Christine Boutin, envisage de contraindre les sans-abri à accepter un hébergement dans les périodes de grand froid

La ministre du Logement et de la Ville Christine Boutin s'est demandé mercredi 26 novembre "si on ne pourrait pas rendre obligatoire l'hébergement des personnes sans-abri quand la température devient trop froide en France", au grand dam des associations d'aide aux SDF qui accusent le gouvernement de ne pas prendre la mesure du problème.

D'après Emmaüs, 265 personnes sans-abri sont mortes "dans la rue cette année en France". Pour Médecins du Monde (MDM), contraindre les sans-abris "ne peut que provoquer la dispersion de ces personnes dans des lieux encore plus éloignés et cachés où on arrivera encore moins à entrer en contact avec eux". L'association réclame des solutions d'hébergement "qui redonnent confiance, qui permettent de se projeter dans le futur".

"Responsabilité du gouvernement"

Alors que Nicolas Sarkozy a "insisté" en conseil des ministres sur le devoir du gouvernement "de ne pas laisser mourir les gens", Christine Boutin a annoncé devant la presse qu'elle allait "lancer une réflexion pour voir si on ne pourrait pas rendre obligatoire l'hébergement des personnes sans-abri quand la température devient trop froide en France". La veille, un sans-abri avait été retrouvé mort dans le bois de Vincennes à Paris, le troisième en quelques semaines.

Pendant sa campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy avait promis, en décembre 2006 à Charleville-Mézières, que "plus personne ne serait obligé de dormir sur le trottoir" d'ici à la fin de 2008. Mercredi, le chef de l'Etat "a tenu à dire que c'était le devoir, la responsabilité du gouvernement, des pouvoirs publics, de ne pas laisser mourir les gens de froid", a rapporté le porte-parole du gouvernement Luc Chatel.

Pour Luc Chatel, il faut "faire en sorte qu'ils puissent aller dans ces centres d'hébergement, recevoir un repas, être logés". "Ensuite, ils peuvent prendre la liberté de quitter ce centre d'hébergement." "C'est à Christine Boutin de voir comment les associations peuvent travailler avec nous sur ce sujet", a-t-il ajouté, reconnaissant que c'est "un sujet horriblement difficile".

"On va les enfermer ?"

Déjà, en janvier 2003, la préfecture de Paris et celle des Bouches du Rhône avaient ordonné de mettre les SDF à l'abri, si nécessaire par la force, "en cas de situation d'urgence extrême et de risques avérés pour la vie des intéressés".

"Comment (la ministre) compte les retenir? On va les enfermer?", a réagi Graciela Robert, chargée de la mission d'aide aux sans-abri à l'association Médecins du Monde, interrogée mercredi par l'Associated Press. Les propos de la ministre "témoignent d'une polémique d'échec parce que les pouvoirs publics n'ont aujourd'hui pas autre chose à proposer", a précisé Graciela Robert, déplorant l'absence "d'hôtels relais, pensions, et hôtels sociaux en plus grand nombre".

Pour l'association, "il faut arrêter ce cercle vicieux qui consiste à proposer des solutions uniquement au moment du froid. On continue à proposer des solutions de très court terme, et uniquement l'hiver dans un contexte émotionnel, pour des personnes ayant des besoins vitaux tout au long de l'année".

Graciela Robert prévient que MDM va "continuer sa distribution de tentes aux SDF", entamée depuis décembre 2005 à Paris pour interpeller les pouvoirs publics et donner une visibilité aux sans-abri. Mais "la tente n'est pas une solution. C'est juste un petit abri, faute de mieux", a-t-elle souligné.

"Une méconnaissance profonde des SDF"

Pour le délégué général de la Fondation abbé Pierre, Patrick Doutreligne, joint mercredi par l'AP, la proposition de Christine Boutin dénote "une méconnaissance profonde des SDF car si on les ramasse de force, ils vont se cacher encore plus et on n'aura même plus de contact avec eux".

"Pourquoi ils vont dans les bois? Parce qu'on leur propose seulement des structures anxiogènes où on leur piquent leurs pompes, même si bien sûr qu'un dortoir c'est toujours mieux que la rue", a-t-il déploré, ajoutant que "les pouvoirs publics n'ont pas pris la mesure du problème".

Selon Patrick Doutreligne, l'urgence serait plutôt un programme d'extension des logements car "il faut d'abord construire des locaux propres avant de proposer cette mesure, qui n'existe que dans un seul pays en Europe, l'Allemagne, sauf que là-bas les villes ont ensuite l'obligation des les héberger".

"La ministre fonctionne à l'envers, elle ignore totalement les problèmes d'addiction et de rejet de la société. En réalité, elle agit ainsi pour protéger l'Etat d'un recours devant les médias et les tribunaux", a-t-il conclu. (avec AP)

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Boutin ou Fillon ? Sarkozy ménage la chèvre et le chou TF1-LCI D.H. (avec agence) - le 28/11/2008 - 14h01

. Face au tollé provoqué par l'idée d'héberger de force les SDF, le président a préconisé vendredi une solution médiane.
. "Je propose (qu'on montre à une personne sans abri) la chambre ou le lit qu'on lui propose. Si elle n'en veut pas, elle s'en va, elle reprend la rue, c'est le respect de la dignité de la personne" de son "autonomie" et de sa "liberté", a-t-il dit.

Il y a deux jours, Christine Boutin déclenchait un tollé en annonçant le lancement d'une réflexion sur l'opportunité de rendre obligatoire la mise à l'abri des SDF quand la température descend sous -6 degrés.

Face à la polémique, elle avait modéré ses propos et François Fillon avait tenté jeudi de clore le débat, affirmant qu'il n'était "pas question d'obliger" les SDF à se rendre dans les hébergements d'urgence (lire notre article).

Vendredi, alors qu'un nouveau SDF a été retrouvé mort à Paris (le 6e en un mois - lire notre article), Nicolas Sarkozy a repris le dossier en main... ménageant la chèvre et le chou, pour proposer une solution 'entre-deux'.

En réponse aux "intégristes de la liberté" et aux "intégristes de la mise d'office en centre d'urgence", le président a préconisé de "mettre les personnes (sans domicile fixe) en situation de décider" en leur proposant une assistance et un hébergement d'urgence qu'ils seront libres de refuser.

"Il faut agir de façon à ce que plus personne ne meure de froid en 2008, dans l'un des pays les plus riches au monde. C'est un scandale", a déclaré le chef de l'Etat. Mais "il y a un équilibre de bon sens à trouver" entre un hébergement obligatoire et laisser le SDF dans une situation de danger, a-t-il affirmé, lors d'un discours sur la politique du logement à Meaux.
Discours lors duquel il a également annoncé éco-prêt de 30.000 euros à taux zéro pour "rénover, isoler, son appartement ou sa maison" (lire notre article).

Fillon "a eu parfaitement raison"

La question est de savoir si cette personne sans domicile "est lucide pour décider de sa vie ou de sa mort". "Est-ce qu'un homme ou une femme en pleine nuit dans le bois de Vincennes, malade, peut-être ayant bu, vivant dans des conditions épouvantables depuis des semaines, est-ce qu'il a la lucidité de savoir s'il veut ou s'il ne veut pas ?" être hébergé, a-t-il demandé.

"Je propose que cette personne-là, on lui donne à manger, on lui propose de la soigner, on lui permette de prendre une douche ou un bain, on lui montre la chambre ou le lit qu'on lui propose. Si elle n'en veut pas, elle s'en va, elle reprend la rue, c'est le respect de la dignité de la personne" de son "autonomie" et de sa "liberté", a-t-il dit.

"Avec cette formule on concilie tout le monde", a-t-il affirmé. "L'hébergement d'urgence ce n'est pas la prison" et "le Premier ministre a eu parfaitement raison de dire qu'on ne peut pas obliger quelqu'un à rester dans un centre d'hébergement s'il ne le veut pas", a ajouté Nicolas Sarkozy.

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Politique Carla Bruni-Sarkozy va être ambassadrice du fonds mondial contre le sida AP | 28.11.2008 | 17:41
Carla Bruni-Sarkozy va s'engager dans la lutte contre le sida en tant qu'ambassadrice du fonds mondial, annonce la première dame de France dans un entretien à paraître lundi dans "Elle".

"J'ai été très honorée qu'ils me le proposent", dit l'épouse de Nicolas Sarkozy, qui doit présenter son engagement lors d'une conférence de presse lundi au côté de Michel Kazatchkine, directeur exécutif du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme. Créé en 2002 pour financer la prévention et l'accès au traitement dans les pays pauvres, le fonds mondial a investi 14 milliards de dollars dans 140 pays. Lundi sera la journée mondiale de lutte contre le sida.

Mme Bruni-Sarkozy va se consacrer plus particulièrement à la transmission du virus par la mère à l'enfant, l'un des enjeux de la lutte contre le sida en Afrique subsaharienne. "Chaque jour, 1.000 enfants sont infectés par le virus et 90% le sont par leur mère. Il y a tout un travail d'éducation à mener", explique-t-elle.

La nouvelle ambassadrice promet d'être "la plus disponible possible pour ceux qui sont sur le terrain avec le Fonds mondial" et de "travailler main dans la main avec eux". "Ils ne sont pas particulièrement médiatisés. Je peux mettre à profit ma propre médiatisation pour une cause utile", dit la première dame.

Pour son nouveau travail, Carla Bruni-Sarkozy compte s'appuyer sur l'équipe de son mari, "qui est formidable", mais surtout aller sur le terrain, en profitant de ses déplacements officiels. "Je ne sais pas si je suis une bonne diplomate, mais je suis pleine d'énergie", dit-elle.

Carla Bruni-Sarkozy confie être "très sensible à la cause du sida", notamment parce que son propre frère est mort de cette maladie. Sa mère a d'ailleurs créé en 2007 une fondation portant le nom de Virginio Bruni-Tedeschi.

La troisième épouse de Nicolas Sarkozy présente cette action comme son "engagement personnel", "porté par sa fonction de première dame". Elle souhaite poursuivre cet engagement lorsque son mari ne sera plus chef de l'Etat.

Carla Bruni-Sarkozy explique avoir d'autres projets en France dans le domaine de l'éducation et plus particulièrement de la lutte contre l'illettrisme. "J'espère pouvoir en parler bientôt plus précisément. Dès le début de l'année prochaine", promet-elle. AP

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6 déc. 6h51 O.M. libération.fr Nouveau camouflet pour Rachida Dati Mineurs. François Fillon a contredit sa ministre.

Elle dit une chose, il dit l’inverse.

Rachida Dati se débat pour appliquer fidèlement la feuille de route - liberticide et répressive - que lui a confiée Nicolas Sarkozy.
Et lui intervient dans la foulée pour la contredire et se poser en défenseur des droits de l’homme.
Si l’exercice, qui dure depuis quelques semaines, n’est pas une manœuvre de l’Elysée pour préparer un départ de la ministre de la Justice, on ne comprend pas à quoi il peut rimer.

Vendredi, c’est François Fillon qui s’y est collé.
Dès midi, l’information circulait que le chef du gouvernement préparait une sortie pour désavouer Rachida Dati sur ses positions à propos de l’incarcération des mineurs de 12 ans.
La tirade, complètement incongrue au milieu d’une conférence de presse sur le plan de relance économique, ne s’est pas fait attendre. «Je suis totalement hostile à ce qu’on mette en prison des enfants de 12 ans», a déclaré le Premier ministre. La chancellerie a eu beau ramer derrière avec un communiqué, le camouflet est assez clair.

Mercredi, Rachida Dati avait reçu le rapport de la commission Varinard sur la délinquance des mineurs, préconisant la possibilité d’incarcérer dès l’âge de 12 ans (au lieu de 13 actuellement) en matière criminelle.
Cette sévérité accrue envers les plus jeunes, Nicolas Sarkozy n’a cessé de l’appeler de ses vœux depuis son passage au ministère de l’Intérieur, rappelant à longueur de discours que la dangerosité n’attendait point le nombre des années.
C’est donc fidèle à son mentor que Rachida Dati a reçu très positivement les conclusions du rapport Varinard allant dans ce sens.

Mais l’application loyale et dévouée de la doctrine sécuritaire sarkozyste par la ministre ne semble plus suffire à l’Elysée. Témoin, le précédent soufflet infligé dans l’affaire Vittorio de Filippis. Appliquant à la lettre les consignes de fermeté, la ministre de la Justice s’était empressée de soutenir la juge responsable de l’arrestation abusive de l’ex-patron de Libération.
Suivant à son tour son objectif de désaveu, le président de la République se précipite alors pour défendre le journaliste.
Dans les semaines qui précédèrent, il y a eu aussi : une réprimande en Conseil des ministres, une intervention de Dati au journal de TF1 supprimée par l’Elysée…

Il y a beaucoup de choses à reprocher à la politique pénale menée par Rachida Dati. Mais que l’instigateur et le véritable donneur d’ordre de cette politique se mette à le faire, pour des raisons qui n’ont rien à voir avec la défense des principes d’une justice démocratique, donne envie de défendre Rachida Dati…

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POLOGNE Rencontre Sarkozy-dalaï lama : "un signal fort" NOUVELOBS.COM | 06.12.2008 | 14:08

"C'est la première fois que le président de la république, ou un président de la république française, reçoit publiquement sa sainteté le dalaï lama", met en avant Wangpo Bashi, représentant du chef spirituel bouddhiste.

Wangpo Bashi, l'un des représentants du dalaï lama, a déclaré samedi 6 décembre sur France-Info que la rencontre prévue samedi entre le président Nicolas Sarkozy et le dalaï lama en Pologne est "un signal très fort" lancé aux Tibétains.
"Cette rencontre sera un signal très fort aux Tibétains, à nos compatriotes qui luttent avec acharnement, avec beaucoup de non-violence (...) depuis très longtemps...", a déclaré Wangpo Bashi, secrétaire du bureau du Tibet à Paris.

"C'est la première fois que le président de la république, ou un président de la république française, reçoit publiquement sa sainteté le dalaï lama", a-t-il souligné.
Lors de son entrevue avec Nicolas Sarkozy, "le dalaï lama insistera sur la question des droits de l'homme et surtout sur la question très urgente du Tibet (...) où la situation est quasiment celle qui ressemble à la loi martiale", a ajouté Wangpo Bashi.

Les cérémonies du 25e anniversaire du Nobel de la Paix à Lech Walesa, événement qui avait secoué à l'époque le pouvoir communiste à Varsovie, pourraient être occultées par la rencontre prévue à Gdansk (nord) entre le président français et le dalaï lama. Le chef de l'Etat français est arrivé à la mi-journée à Gdansk.

L'annonce de la rencontre, bien qu'en dehors de la France, a déjà provoqué une réaction très emportée de la Chine. Dans un geste inédit, Pékin a reporté un sommet annuel prévu le 1er décembre avec l'Union européenne, dont Nicolas Sarkozy est président en exercice.

Le dalaï lama sera l'un des Prix Nobel de la Paix conviés par le chef historique du syndicat Solidarité pour l'anniversaire de son prix, aux côtés de l'ex-président sud-africain Frederik de Klerk et de l'argentin Adolfo Perez Esquivel.

D'autres lauréats, l'ancien numéro un soviétique Mikhaïl Gorbatchev et le président d'Israël Shimon Peres, vont envoyer des messages vidéo à cette occasion.
Nicolas Sarkozy et le président de la Commission européenne José Manuel Barroso seront également présents lors des cérémonies prévues samedi à Gdansk.

Volonté de marginaliser Walesa

Un portrait géant de Lech Walesa, peint sur 150 mètres carrés, décore depuis plusieurs jours la façade d'un HLM du quartier-dortoir de Zaspa à Gdansk. C'est dans cet immeuble que l'ancien électricien des chantiers navals vivait avec sa femme Danuta et leurs huit enfants, quand il s'est vu attribuer le Nobel de la Paix, le 5 octobre 1983.

La nouvelle a choqué la Pologne, traumatisée par la loi martiale que le général Jaruzelski avait imposée à son pays pour mater le syndicat Solidarnosc.

Le pouvoir communiste voulait tous les moyens à marginaliser Lech Walesa et refusait tout dialogue avec son syndicat, réduit à la clandestinité.

"Je suis convaincu que nous finirons par nous asseoir à la table de négociations, que nous allons trouver une entente pour le bien de la Pologne", avait déclaré prophétiquement Lech Walesa quelques heures après l'annonce de son prix.

"Je suis convaincu que le prix Nobel nous aidera à atteindre cet objectif", avait-il dit depuis la fenêtre de son appartement, devant une petite foule de ses admirateurs et de journalistes occidentaux, massés au pied de l'immeuble.

"garçon de course de Reagan"

Sa femme était allée chercher en son nom le prix à Oslo le 10 décembre, Lech Walesa craignant alors que les autorités polonaises ne le laissent plus revenir en Pologne. Les médias polonais contrôlés par le régime avaient mis six heures à annoncer la remise du prix, alors que l'organe du parti communiste Trybuna Ludu continuait à qualifier Lech Walesa de "garçon de course de Ronald Reagan", président américain très critique du régime de Varsovie.

Il avait fallu attendre plus de cinq ans pour que le général Jaruzelski se décide à négocier avec Solidarnosc, ouvrant la voie à la chute du communisme.

Profitant du passage à Gdansk de Nicolas Sarkozy, le Premier ministre polonais Donald Tusk recevra samedi dans cette ville ses homologues hongrois, tchèques, slovaque, bulgare, roumain, lituanien, estonien et letton, pour discuter avec le président français du plan européen controversé de lutte contre le réchauffement climatique.

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L'agence Chine Nouvelle critique l'entretien entre Sarkozy et le dalaï lama 5 décembre 2008 11.00 AFP

PEKIN (AFP) — L'agence officielle Chine Nouvelle a qualifié dimanche de "peu judicieuse" la rencontre entre le président français Nicolas Sarkozy et le dalaï dama, samedi à Gdansk (Pologne), affirmant qu'elle allait miner les relations entre Paris et Pékin.

"Cette rencontre est assurément peu judicieuse et blesse non seulement les sentiments des Chinois, mais mine aussi les relations sino-françaises", écrit Chine Nouvelle.

"Le gouvernement et le peuple chinois ... s'opposent fermement à tout contact d'un dirigeant étranger (avec le dalaï lama) sous quelque forme que ce soit", poursuit-elle. "La partie française, toutefois, sans tenir compte de la grave préoccupation de la Chine et de la situation générale des relations sino-françaises, a pris une initiative opportuniste, irréfléchie et à court terme pour traiter de la question du Tibet", ajoute Chine Nouvelle.

Le président Nicolas Sarkozy a profité d'un déplacement dans la cité hanséatique du nord de la Pologne, où se déroulait une cérémonie réunissant plusieurs Nobel de la Paix autour de Lech Walesa, ancien président polonais et dirigeant historique du syndicat Solidarnosc, pour rencontrer pour la première fois le leader tibétain, nobélisé en 1989. L'entretien qu'il a eu, en tête à tête, avec le dalaï lama, a duré environ une demi-heure et "s'est très bien passé", a-t-il ensuite confié à la presse.

"Le dalaï lama m'a confirmé - ce que je savais d'ailleurs - qu'il ne demandait pas l'indépendance du Tibet, et je lui ai dit combien j'attachais de l'importance à la poursuite de (son) dialogue avec les autorités chinoises", a également déclaré M. Sarkozy.

L'imminence de la rencontre avait déclenché les foudres des autorités chinoises, particulièrement sensibles à la question du Tibet et de son leader spirituel. Pékin a menacé de boycotter les produits français en Chine, et à la veille de la rencontre de Gdansk, les appels au boycottage se sont multipliés sur la toile chinoise.

Au printemps, lors de la sévère répression chinoise contre les manifestants tibétains, le président français s'était déclaré "choqué". Plusieurs semaines de manifestations antifrançaises, notamment contre des magasins de grande distribution Carrefour en Chine, avaient éclaté après que des manifestants pro-tibétains eurent perturbé le passage de la flamme olympique à Paris.

L'entretien qu'il a eu, en tête à tête, avec le dalaï lama, a duré environ une demi-heure et "s'est très bien passé", a-t-il ensuite confié à la presse. Au début de la rencontre, le dalaï lama a posé sur ses épaules le kata, la traditionnelle écharpe blanche tibétaine. "C'est notre tradition", lui a-t-il glissé. "Le dalaï lama m'a indiqué combien il avait soutenu mon voyage à Pékin pour les Jeux olympiques et combien lui-même avait souhaité que les Jeux olympiques soient un succès pour les autorités chinoises", a déclaré M. Sarkozy aux journalistes.

"Les autorités chinoises savaient d'ailleurs parfaitement que ce rendez-vous aurait lieu avant la fin de l'année. Je l'avais toujours dit", a souligné le président français.

Mais le président Sarkozy s'est efforcé de calmer la situation, en prenant soin de ménager les Chinois. "Il faut gérer tout ceci avec sérénité, avec calme. Il faut le faire sur le long terme", a-t-il dit, en laissant entendre qu'il fallait ramener ces événements à leur juste mesure.

"Je souhaite que la Chine prenne toute sa place dans la gouvernance mondiale. Nous avons besoin de la Chine pour résoudre les grands problèmes dans le monde, que la Chine dialogue, comme le président Hu Jintao a commencé, avec le dalaï lama", a-t-il insisté.

Lors d'une conférence de presse, tenue conjointement avec les neuf autres dirigeants européens, peu avant de rencontrer le dalaï lama, M. Sarkozy avait déjà affirmé qu'il convenait de "ne pas dramatiser" cette rencontre. "Ne tendons pas les choses", avait-il insisté.

"Je suis libre en tant que président de la République française de mon agenda" et "en tant que président du Conseil européen, je porte des valeurs, des convictions. C'était mon devoir de le faire, je le fais bien volontiers", avait-il également déclaré. Concernant la situation au Tibet, et avec le même souci de ménager les Chinois, M. Sarkozy a simplement affirmé qu'il avait fait avec le dalaï lama "un large tour d'horizon de cette question", sans développer. "Le dalaï lama m'a fait part de ses inquiétudes, inquiétudes qui sont partagées en Europe", a-t-il toutefois ajouté.

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Brice Hortefeux, l'ex-porte-flingue, sentinelle de la Sarkozie LE MONDE | 09.12.08 | 14h33

Longtemps lieutenant et porte-flingue de Nicolas Sarkozy, Brice Hortefeux se destine, à 50 ans, à un rôle nouveau : celui de sentinelle. Le ministre de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du développement solidaire, qui rejoindra à partir du 24 janvier 2009 la direction de l'UMP au poste de vice-président du conseil national, aura une mission de confiance : surveiller la bonne marche du parti, en s'assurant que la machine tourne au service de M. Sarkozy et d'aucune autre ambition personnelle.

Le chef de l'Etat sait qu'il pourra compter sur son ami de trente-deux ans, qui n'a jamais failli. "Avec Brice, c'est bien, on se met comme dans des pantoufles", a plaisanté le président de la République lors d'un récent conseil des ministres. Les deux hommes se sont rencontrés en 1976 à Neuilly-sur-Seine, la ville natale de Brice Hortefeux. Le jeune Brice, fils d'un banquier, a 18 ans lorsqu'il se rend à un meeting de Jacques Chirac.

Le grand blond tombe sous le charme ; non pas du lion, mais d'un jeune loup aux cheveux longs, Nicolas, 23 ans, déjà les deux pieds en politique. Ils ne se quitteront plus. "Ami à la vie, à la mort", Brice Hortefeux est le témoin du premier mariage de Nicolas Sarkozy, le parrain de son fils Jean. Il grandit dans l'ombre de son aîné : Neuilly, le ministère du budget, l'intérieur, Bercy. Il le suit partout, y compris dans la traversée du désert qui suit la défaite d'Edouard Balladur à l'élection présidentielle de 1995.

Un seul nuage viendra assombrir l'idylle : Cécilia, la deuxième épouse de M. Sarkozy, qui goûte peu la proximité de la "bande" et l'écarte du premier cercle. M. Hortefeux souffre en silence, se désespère parfois, mais tient bon.

En 2005, l'homme de l'ombre surgit sur le devant de la scène au titre de ministre délégué des collectivités territoriales. Il reste entièrement au service du président. "Je suis un homme de mission, pas d'ambition", aime-t-il à répéter. Lorsque M. Sarkozy accède à l'Elysée, en 2007, il accepte le ministère de l'immigration. Par devoir, assure-t-il.

"CONSEIL DE SURVEILLANCE"

M. Hortefeux n'avait pas rêvé de ce poste difficile, impopulaire, "ingrat". Au fils des mois, évitant les chausse-trappes, il y prend goût. Vendredi 5 décembre, quand le président lui propose de succéder à Patrick Devedjian au poste de secrétaire général de l'UMP, le ministre résiste. Il avait assuré l'intérim entre MM. Sarkozy et Devedjian après l'élection présidentielle. Mais, cette fois, le poste l'obligerait à renoncer à son portefeuille ministériel. Il explique au chef de l'Etat qu'il peut encore lui être utile au gouvernement et qu'il n'a pas envie de se consacrer à 100 % au parti.

M. Sarkozy l'a entendu.
Il a nommé Xavier Bertrand, ce jeune ambitieux disposé à quitter le gouvernement, au poste de secrétaire général. Le président n'ignore pas que les futurs numéros un et deux du parti ne s'apprécient guère.

Soucieux d'afficher l'unité de l'UMP face à un PS miné par les divisions, il leur avait demandé de se réconcilier. Les deux protagonistes s'étaient exécutés en organisant, le 24 octobre, un meeting commun à Clermont-Ferrand. "Nous sommes différents mais nous n'avons pas de différends", a plaidé M. Hortefeux. "Bertrand sera le directoire, Hortefeux le conseil de surveillance", analyse un membre de l'UMP.
Sophie Landrin Article paru dans l'édition du 10.12.08

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Elysée Sarkozy est déçu par Rama Yade
Christophe Garach et Nathalie Schuck | 10.12.2008, 07h00 leparisien.fr

IL N’EST PAS « agacé », il est « déçu ».

C’est dire si l’heure est grave pour Rama Yade. Car avec Nicolas Sarkozy, mieux vaut une bonne colère, rarement suivie d’effet, que le désamour.
En annonçant publiquement (dimanche soir sur RTL) qu’elle ne serait pas candidate de l’UMP aux européennes en Ile-de-France comme l’y pressait le président, la secrétaire d’Etat aux Droits de l’homme a pris le risque de se tirer une balle dans le pied.

«Elle a pris la grosse tête »

Première sanction : Sarkozy a fait savoir qu’il ne la nommerait pas aux Affaires européennes, où elle était favorite, à la place de Jean-Pierre Jouyet . Il pourrait nommer le nouveau Monsieur Europe du gouvernement dès vendredi, et le député UMP Bruno Le Maire est le plus souvent cité.

Le président a laissé percer sa déception en termes très vifs. « Elle a pris la grosse tête » en devenant ministre à 30 ans, entendait-on hier à l’Elysée, où l’on reproche à Yade de manquer de sens collectif, de ne pas avoir mesuré l’importance du Parlement européen où elle aurait pu être une « star ».

Plus grave, elle aurait commis une « erreur » qui prouve « qu’elle n’a pas de sens politique ». Elle avait pourtant averti Sarkozy depuis des mois qu’elle n’était pas tentée par le Parlement européen, que certains considèrent comme un cimetière politique, et ne lui avait jamais dit oui.

Mais à l’UMP comme à l’Elysée, on tenait sa candidature pour acquise. « Le président prend ça comme une trahison », s’afflige un de ses visiteurs, soufflé par cette « arrogance ». « Dont acte », répond-on au Palais, où l’étoile de la protégée s’est brutalement assombrie. Un signe : Sarkozy n’a même pas pris la peine de la convoquer…

Pour Yade, c’est la douche froide. « Je ne veux pas être un souci pour lui », se défend-elle. Déjà, certains pronostiquent qu’elle pourrait disparaître lors du grand remaniement attendu autour de l’été. A l’Elysée, on observe qu’elle n’est pas la seule figure de la diversité. Sa seule assurance vie, désormais : sa popularité. Le Parisien

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Critiquée par Bernard Kouchner, Rama Yade défend son bilan LEMONDE.FR avec AFP | 10.12.08 | 07h57 • Mis à jour le 10.12.08 | 15h28

Dans un entretien accordé au Parisien, mercredi 10 décembre, le ministre des affaires étrangères, Bernard Kouchner, a estimé que la création d'un secrétariat d'Etat aux droits de l'homme avait été une erreur, en raison de la "contradiction permanente entre les droits de l'homme et la politique étrangère d'un Etat". Des propos qui interviennent le jour même du 60e anniversaire de la déclaration universelle des droits de l'homme, que doivent célébrer de concert M. Kouchner et... la secrétaire d'Etat aux affaires étrangères, Rama Yade.

Près d'un an et demi après son entrée dans le gouvernement de Nicolas Sarkozy, le chef de la diplomatie française reconnaît donc que l'idée de rattacher ce secrétariat au Quai d'Orsay, une idée qu'il avait pourtant soufflée au président, s'est révélée un échec. La contradiction entre droits de l'homme et politique étrangère "peut être féconde", note M. Kouchner, "mais fallait-il lui donner un caractère gouvernemental en créant ce secrétariat d'Etat ? Je ne le crois plus". "Vous ne pouvez pas tout faire respecter, et par conséquent, vous êtes attaqués en permanence. Même quand vous agissez", regrette-t-il.

M. Kouchner ajoute dans ce même entretien qu'il vise "la structure, pas des personnalités", et donc pas la secrétaire d'Etat Rama Yade, qui "a fait, avec talent, ce qu'elle a pu". "Il est important que Rama Yade s'occupe avec passion des droits des enfants et de ceux des femmes, notamment en matière de violences sexuelles. Il ne faut pas de titre pour être efficace", juge enfin le chef de la diplomatie. Mercredi matin, M. Kouchner a d'ailleurs tenu à réaffirmer, sur Europe 1, que la secrétaire d'État pouvait "être fière". "Elle fait tellement bien son travail", a-t-il ajouté.

Malgré ces précisions, les propos de M. Kouchner ont été interprété comme une attaque contre Mme Yade, benjamine du gouvernement et récemment tombée en disgrâce auprès de Nicolas Sarkozy. Celle-ci a très vite répliqué à son ministre de tutelle, affirmant qu'elle avait "fait beaucoup de choses" depuis sa prise de fonction. "J'ai fait adopter par l'UE un projet de lignes directrices contre les violences faites aux femmes", a-t-elle énuméré dans les colonnes de Metro. "J'ai également fait rallier dix-sept pays à la cause des enfants soldats pour que des mesures concrètes y soient prises contre leur recrutement. A la fin du mois, je vais lancer à l'ONU un appel universel pour la dépénalisation de l'homosexualité."

"VOUS EN TROUVEREZ TOUJOURS POUR RENONCER À CE BEAU COMBAT"

Lors de la remise du prix des droits de l'homme à plusieurs ONG, mercredi à la mi-journée, elle est allée plus loin. "Personne n'est assez naïf pour croire que la politique étrangère se construit uniquement sur des valeurs", mais "la France n'a pas renoncé à être la patrie des droits de l'homme", a-t-elle déclaré, lançant ensuite une pique qui semblait visait M. Kouchner en personne : "Vous en trouverez toujours pour renoncer à ce beau combat. Ceux-là ont le droit d'être dans le renoncement, je suis prête avec vous à reprendre le flambeau car, avec le président, nous restons à vos côtés."

Cette mini-polémique a fait réagir. Parmi les soutiens à Mme Yade, on retrouve le chef de file de l'UMP à l'Assemblée nationale, Jean-François Copé, pour qui les aveux de M. Kouchner ressemblent plus à une "autocritique". "Rama Yade a fait autant et aussi bien qu'elle le pouvait ce qu'on lui a demandé", a-t-il jugé. L'ancien garde des sceaux socialiste Robert Badinter a, quant à lui, estimé que le chef de la diplomatie n'a pas fait "un très agréable cadeau d'anniversaire" à sa secrétaire d'Etat.

Le chiraquien François Baroin s'est en revanche rangé du côté de Bernard Kouchner.

"Rama Yade l'a dit elle-même : lorsque Kadhafi est venu, et qu'elle a montré du doigt la diplomatie de 'paillasson' et que malgré tout on a accueilli Kadhafi avec tous les ors et fastes de la République, elle a constaté très rapidement les limites de l'exercice de son ministère", a pointé l'ancien ministre lors de l'émission Questions d'info.

D'autres, enfin, ont souhaité prendre de la hauteur et juger cette polémique à l'aune du rayonnement humanitaire de la France. Stéphane Hessel, l'ancien ambassadeur qui a co-écrit la Déclaration universelle des droits de l'homme, a estimé que Rama Yade était une jeune femme "très sympathique". "Mais fait-elle assez pour promouvoir les droits de l'homme dans le monde ? Je n'en suis pas absolument convaincu."

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Paquet Énergie-Climat : l'Union européenne est parvenue à un compromis CLIMAT - Actu-Environnement.com - 15/12/2008 S.FABREGAT

Les 27 sont parvenus à un accord sur le paquet énergie climat. Mais si les objectifs pour atteindre les « 3x20 » sont maintenus, les négociations ont abouti à un assouplissement des mesures par rapport à la proposition initiale de la Commission.

Jusqu'au dernier moment, ils ont négocié.

Les 27 sont néanmoins parvenus à un accord sur le paquet énergie climat à l'issue du Conseil européen réunissant l'ensemble des chefs d'Etat et de gouvernement le 12 décembre dernier. Les objectifs de départ sont maintenus (améliorer l'efficacité énergétique de 20 %, porter à 20 % la part de renouvelable dans la consommation finale d'énergie et réduire de 20 % les émissions de CO2 par rapport à leur niveau de 1990) mais certaines propositions de la Commission européenne de mars 2007 ont du être assouplies afin de répondre aux inquiétudes et revendications de certains pays récalcitrants, l'Allemagne, l'Italie et les pays d'Europe centrale notamment.

Des mesures assouplies

La mise en place du mécanisme d'enchère des quotas d'émissions, visant à réduire de 21 % les émissions de gaz à effet de serre de l'industrie, sera progressive. Les industriels devront acheter 20 % des quotas d'émissions à partir de 2013, 70 % en 2020 et 100 % en 2027. Le maintien de l'allocation gratuite des quotas pour les secteurs les plus énergivores exposés aux délocalisations et à la concurrence internationale, souhaitée par l'Allemagne, a été décidé tant qu'un accord international ne sera pas trouvé à ce sujet. Les secteurs non industriels (logement, transport, agriculture…) seront quant à eux contraints de réduire de 10 % leurs émissions.

La répartition des efforts devra être équitable. Les nouveaux Etats membres verront leurs efforts allégés afin de ne pas freiner leur rattrapage économique. Le texte final prévoit également de réserver aux pays les moins favorisés (nouveaux Etats membres, Grèce, Espagne, Portugal) 10 % des quotas européens. Les enchères devraient rapporter 30 milliards d'euros, contre 50 milliards initialement prévus par la Commission européenne.

Dans le domaine de l'électricité, l'accord a validé la mise aux enchères à 100 % dès 2013, mais les nouveaux Etats membres pourront bénéficier de dérogations limitées jusqu'en 2020. Ainsi, les centrales existantes et en construction pourront bénéficier d'une entrée en vigueur progressive sur le marché des quotas (30 % en 2013 pour parvenir à 100 % en 2020) dans certains pays (Malte, Chypre, Pologne, Bulgarie…).

Des réactions partagées

Nicolas Sarkozy, qui menait les discussions (l'Union européenne étant sous présidence française), s'est réjouit de l'accord final : ce qui se passe est historique, il n'y a pas un continent au monde qui soit doté de règles aussi contraignantes que celles que nous avons adoptées à l'unanimité et franchement ça a été beaucoup plus facile à faire qu'on ne le dit. Le ministre d'Etat Jean-Louis Borloo a lui aussi salué l'issue des négociations : c'est une décision historique : pour la première fois, des pays décident d'un véritable changement pour la planète avec un système extrêmement précis et opérationnel de contraintes et d'évaluation pour chacun.

Attendues par la sphère internationale réunie à Poznan pour préparer l'après Kyoto, les conclusions des travaux européens sur le climat ont été accueillies positivement. Selon Yvo de Boer, secrétaire-général de la Convention de l'ONU sur les changements climatiques (CNUCC), l'accord de l'Union européenne est un message clair pour les négociations à Poznan et, à l'avenir, à Copenhague, que les difficultés peuvent être résolues et dépassées. (…) C'est un signe de détermination et de courage de la part des pays développés que le monde attend à Poznan. Cela contribuera à propulser le monde vers un accord fort, ambitieux et qui pourra être ratifié à Copenhague en 2009. Les associations de défense de l'environnement sont quant à elles beaucoup moins enthousiastes sur l'issue des négociations.

Pour Céline Gavand, chargée de campagne climat chez Greenpeace France, Nicolas Sarkozy ose se féliciter d'un « évènement historique » au sujet de l'adoption du paquet énergie climat, mais la seule chose qui est historique aujourd'hui, c'est l'occasion que l'Europe vient de manquer de redessiner son avenir économique et énergétique et de réaffirmer son statut international de leader en matière de lutte contre les changements climatiques. Si tous les pays industrialisés suivaient l'exemple que donne l'Europe aujourd'hui, les températures globales augmenteraient de 4°C.

Sébastien Genest, président de France Nature Environnement, reconnaît qu'une absence d'accord aurait été catastrophique mais souligne que l'accord conclu manque de souffle s'agissant des moyens destinés à atteindre l'objectif des 3 x 20 en 2020. Il encourage d'ailleurs les parlementaires européens, auxquels le texte sera soumis le 16 décembre pour un vote final mercredi 17 décembre, à être plus ambitieux.

Le réseau Action climat France va plus loin en appelant les parlementaires à ne pas voter un tel accord et à l'amender lors de lors vote du 17 décembre.

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CATHERINE CHATIGNOUX ET JACQUES DOCQUIERT L'Europe présidentielle de Nicolas Sarkozy [ 15/12/08 ] Catherine Chatignoux est journaliste aux « Echos » et Jacques Docquiert correspondant à Bruxelles.

La présidence française de l'Union constitue un indéniable succès. Pas un dirigeant européen qui le nie, sauf peut-être l'eurosceptique tchèque Vaclav Klaus, pas un eurodéputé qui le conteste. Même l'opinion publique semble être plus indulgente à l'égard de l'Europe. Ensommeillée et comme abattue par le dernier « non » irlandais, en juin, au traité de Lisbonne, l'Union semblait, avant l'été, être condamnée à l'immobilisme. Six mois après, elle est sortie de sa torpeur. Elle est à nouveau active sur la scène internationale et vient de montrer la voie au reste du monde dans la lutte contre le changement climatique.

Deux événements graves et imprévus menaçaient pourtant de bouleverser le calendrier de la présidence française : en août, le conflit en Géorgie et, quelques semaines plus tard, la chute de Lehman Brothers et le tsunami financier qu'elle a provoqué. Contre toute attente, l'Europe a été au rendez-vous. En quelques jours, elle a arraché un cessez-le-feu au président russe, Dimitri Medvedev. Elle a ensuite su répondre à la crise financière, plus rapidement que les Etats-Unis.

Paradoxalement, ce succès de l'Europe est en trompe-l'oeil. En vérité, c'est celui d'un homme, Nicolas Sarkozy, qui a joué sa partition en solo, en prenant soin, chaque fois, d'associer ensuite l'orchestre européen. Lorsque les troupes russes s'approchent de Tbilissi, il prend, seul, la décision de s'envoler pour une visite éclair à Moscou.

Les Vingt-Sept n'ont plus eu ensuite qu'à se féliciter d'avoir un président aussi réactif. Scénario similaire tout au long de la crise financière : dès les premiers symptômes, Nicolas Sarkozy a organisé des contre-feux, mobilisant toutes les instances possibles et en inventant d'autres, pour éviter le pire : un écroulement du système financier. Il convoque début octobre, en toute urgence, les quatre Européens du G7 à l'Elysée, sans consulter les instances communautaires, pour préparer une riposte commune : son pragmatisme l'a emporté sur la bienséance communautaire. C'est encore de son seul chef qu'il décide quelques jours plus tard de réunir, pour la première fois de son histoire, un sommet des pays de la zone euro, afin de bâtir le plan de sortie de crise des Vingt-Sept.

Chaque fois, Nicolas Sarkozy s'ingénie à parler au nom de l'Europe, en prenant à témoin son fidèle faire-valoir, José Manuel Barroso, associé au succès, mais rarement à ses préparatifs... trop content de préparer ainsi son second mandat à la tête de la Commission.

Cette impatience constructive, cet activisme forcené ont-ils fait durablement progresser l'Europe ? Ils ont en tout cas provoqué des dommages collatéraux. La relation franco-allemande n'a jamais été aussi mauvaise. La méthode à la hussarde du président heurte. Jean-Claude Trichet, le président de la Banque centrale européenne, en a fait les frais, le premier, avant de revenir en grâce. Jean-Claude Juncker, le président de l'Eurogroupe, a suivi et reste, pour l'heure, au creux de la vague. La commissaire Nellie Kroes a également dû en rabattre après les foudres de Paris, l'accusant de dogmatisme à l'heure où les banques européennes devaient être aidées.

L'absence de dialogue préalable est à l'origine de bien des malentendus. Par exemple, l'Union pour la Méditerranée, conçue par l'Elysée, a d'abord été rejetée par la chancelière, à qui le président français avait omis d'expliquer son projet. L'idée d'organiser des sommets réguliers de l'Eurogroupe a été torpillée par un Jean-Claude Juncker qui aurait probablement donné son accord pour peu qu'il ait été consulté. Plus grave, l'affaiblissement de la Commission. Elle a été reléguée au rôle de simple secrétariat de la présidence, alors que les traités lui confèrent un droit exclusif d'initiative. A Bruxelles, vendredi, le chef de l'Etat a proposé une vision toute différente du rôle de cette institution. Une Commission comportant un représentant par Etat membre lui paraît indispensable pour que les gouvernements puissent y faire entendre leurs intérêts. Au risque de tuer un certain esprit européen. Durant sa présidence, il a vampirisé la Commission pour mieux la dominer.

Ce régime présidentiel, imposé par Nicolas Sarkozy, lui survivra-t-il ? Il faudrait pour cela que ses successeurs fassent preuve du même volontarisme politique, ce qui est loin d'être évident, avec les prochaines présidences tchèque et suédoise. Selon lui, son succès plaide pour la désignation rapide d'un président permanent de l'Union, prévue par le traité de Lisbonne. Mais cette perspective condamne la Commission à la portion congrue.

La présidence française aura fait basculer les institutions européennes du côté des Etats, de plus en plus puissants. Si l'Europe est privée de sa principale source d'inspiration : privilégier l'intérêt commun, l'embellie Sarkozy n'aura été qu'un faux-semblant.

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Vifs échanges entre Cohn-Bendit et Sarkozy au Parlement européen 16 décembre 2008 16.00

STRASBOURG (AFP) — Le leader des Verts au Parlement européen Daniel Cohn-Bendit a dénoncé avec véhémence mardi la "girouette" Nicolas Sarkozy à la tête de l'UE, lequel s'est étonné en retour de découvrir un Cohn-Bendit différent de celui des déjeuners à l'Elysée.

"La présidence française, c'est une girouette qui dit à un moment une chose qui est vraie, et a un moment dit une chose qui est fausse", a attaqué l'ancien leader de Mai 68.

Sur le plan européen de protection du climat comme sur le plan de relance économique, la présidence française a "calé" contre le "nationalisme économique allemand" qui aurait empêché à l'Europe d'être plus ambitieuse, a accusé Daniel Cohn-Bendit.

"Sur le paquet climatique, nous étions forts, mais on est passé du trois fois 20 à la légitimité de l'économie 4x4", a-t-il notamment critiqué, en référence au triple objectif de l'UE sur le climat (-20% de CO2, 20% d'énergies renouvelables et 20% d'économies d'énergie).

"Vous réduisez le Parlement européen à un viagra pour gouvernements. Ce n'est pas notre rôle d'être utilisés pour que les autres fassent ce qu'ils ne veulent pas faire", a encore souligné Daniel Cohn-Bendit.

Il s'exprimait après des propos tenus un peu plus tôt par le chef de l'Etat qui avait reconnu avoir "utilisé" la pression exercée par les eurodéputés dans les négociations sur le climat pour convaincre les 27 Etats membres de l'UE d'y souscrire.

Enfin, alors que Nicolas Sarkozy n'a rencontré récemment le dalaï lama qu'en "catimini" après l'avoir une première fois évité lors de sa venue en France, "vous n'avez pas humilié les Chinois, c'est les Chinois qui vous ont humilié", critiqué Daniel Cohn-Bendit.

Face aux Chinois "qui quotidiennement mettent en taule, torturent, l'UE ne dit rien comme l'UE n'a rien dit quand (le président russe Vladimir) Poutine vient d'arrêter des tas de manifestants qui demandaient l'égalité sociale", a souligné M. Cohn-Bendit.

En retour, le président français a tourné en ridicule le fossé qui existe selon lui entre le leader écologiste lors des dîners et déjeuners en privé et la "caricature" qu'il donne de lui en public.

"Vous êtes une personne courtoise, tolérante, sympathique lorsqu'on vous invite à dîner, lorsqu'on vous invite à déjeuner, mais dès qu'il y a une caméra de télévision sous votre nez, on a l'impression que vous devenez comme fou", a-t-il souligné.

"Je vous connais depuis longtemps, on se téléphone souvent, vous êtes venus trois fois à l'Elysée", a-t-il rappelé, soulignant qu'il n'avait "pas refusé" l'escorte de motards la dernière fois, "ce qui montre une certaine capacité à se mettre dans l'ordre républicain".

Auparavant, le président du groupe socialiste Martin Schulz avait déjà tourné en ridicule le fait que la présidence française ait "changé" l'ancien leader de Mai 68, escorté par des policiers lors d'un déjeuner à l'Elysée.

"Regarde comme les temps changent: en 68 c'était la police qui courait derrière toi, maintenant c'est toi qui cours derrière la police", a lancé Martin Schulz à l'intention de Daniel Cohn-Bendit.

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Des sicav françaises prises au piège du scandale Madoff LE MONDE | 18.12.08 | 15h35 Claire Gatinois et Anne Michel Article paru dans l'édition du 19.12.08

L'"affaire Madoff", du nom de cet escroc new-yorkais accusé d'une fraude de 50 milliards de dollars ne touche pas que quelques riches fortunes de Palm Beach aux Etats-Unis.

Les petits épargnants français seront aussi affectés. L'Autorité des marchés financiers (AMF) a indiqué, mercredi 17 décembre, que "certains OPCVM de droit français détiendraient dans des proportions variables des actifs liés à Madoff".
L'AMF (Jean-Pierre Jouyet) évoque une "exposition directe de plusieurs centaines de millions d'euros" qui pourrait atteindre 500 millions d'euros.

Le régulateur ne cite aucun nom mais selon nos informations, il s'agirait, notamment, de Lux Alpha, un fonds géré au Luxembourg par la banque suisse UBS, dont les actifs s'élèvent à un milliard d'euros, ainsi que du fonds irlandais Thema Fund International.

La mise en garde de l'AMF suscitait, jeudi matin, beaucoup d'inquiétudes. Le ministère des finances redoutait que l'imprécision du communiqué de l'autorité boursière ne provoque un vent de panique parmi les petits épargnants.

"Cette communication est pour le moins maladroite", soulignait-on à Bercy. "Si l'on veut faire peur aux gens on ne s'y prend pas autrement !", renchérit un conseiller de Christine Lagarde. Le ministère des finances devait demander des précisions à l'AMF et à son nouveau président, Jean-Pierre Jouyet, sur l'ampleur des dommages créés par l'affaire Madoff pour les clients des banques en France.
Bercy veut connaître la liste de tous les OPCVM concernés pour éviter un retrait massif et précipité des fonds investis par les épargnants.

Sollicitée, l'AMF n'était pas joignable jeudi matin. Mais l'exercice de recensement des produits Madoff est extrêmement délicat. Et c'est à cet exercice que s'attelait encore jeudi matin le gendarme de la Bourse, conformément à sa mission de protection de l'épargne.

Le système échafaudé par M. Madoff, figure éminente de Wall Street, est complexe. L'homme d'affaires ne vendait pas directement des produits étiquetés Madoff, mais utilisait tout un réseau de revendeurs qui "octroyaient à certains gérants le privilège d'investir une partie de leurs actifs dans Madoff", rapporte Cyril Julliard, gérant du fonds de fonds Eraam à Paris.

Parmi ces revendeurs, figure la société américaine Access International Advisors. Celle-ci jouait le rôle d'apporteur d'affaires. Ella a notamment vanté les mérites des produits Madoff auprès d'une clientèle très fortunée en France et les a commercialisés. L'héritière du groupe L'Oréal, Liliane Bettencourt, ferait partie de la liste de ces victimes. "Rien n'indiquait dans la notice des produits financiers le nom de Madoff", indique un représentant de la profession des gérants d'actifs qui préfère garder l'anonymat.

Bénéficiant d'un "passeport européen", le fonds luxembourgeois Lux Alpha a notamment pu être commercialisé en France. Il l'a sans doute été auprès d'une clientèle aisée. Mais d'autres produits "Madoff" ont aussi pu être revendus en France, auprès de petits porteurs, en se nichant dans d'ordinaires SICAV et FCP français, gérés par des établissements français et régulés en France par l'AMF.

L'encours des OPCVM de droit français s'élevait à 808 milliards d'euros fin octobre 2008 selon le cabinet spécialisé Europerformance. Un régulateur se voulait toutefois rassurant : "Je n'ai pas le sentiment qu'il y ait eu un OPCVM Madoff en France".

Toutefois, la réglementation européenne permet aux gérants parisiens d'investir 10 % d'une SICAV ou d'un FCP ordinaire dans des produits risqués qui ne sont pas régulés en Europe. Dans le jargon boursier cela s'appelle le "ratio poubelle", précise Cyril Julliard. Une multitude de fonds destinés à une clientèle de particuliers risquent donc d'être affectés.

Les associations de défense des épargnants, déjà très sollicitées dans le contexte de crise financière, se préparaient jeudi à une vague de protestations. "Dans la notice des produits, nulle part n'apparaît le nom de Madoff", s'emporte Serge Maître, président de l'association des Usagers des banques (Afub) évoquant un "nouveau scandale des banques". "Il faut que les banques nettoient au plus vite leurs fonds de commerce des fruits pourris", ajoute-t-il.

L'association SOS Petits porteurs a, elle, demandé jeudi dans un communiqué "que toute la lumière soit faite" sur les conséquences éventuelles de la fraude Madoff pour les épargnants français. Elle s'interroge : "Pourquoi certaines banques et OPCVM ne se sont pas (...) méfiés ?".

"Comment expliquer que des OPCVM, qui sont des institutions financières, et certaines banques aient pu investir l'argent de leurs clients sur ce fonds ?", questionne l'association. Celle-ci met a contrario en exergue la prudence d'autres banques, comme par exemple la Société générale, qui elle s'est maintenue à distance du fonds Madoff.

L'une des questions posées est de savoir si les épargnants lésés dans cette affaire pourront ou non bénéficier d'une indemnisation. Les mécanismes de garantie des titres ne jouent théoriquement pas dans le cadre d'une escroquerie.

Mais Nicolas Sarkozy avait affirmé, à l'automne, qu'il n'accepterait pas "qu'un seul déposant perde un seul euro" en raison des erreurs des banques.

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VSD 10 décembre 2008 Marie-Adélaïde Scigacz 10/12/2008 15:53 (Le Saint-Tropez de l'Argentine) Buzios : C'est ici que Nicolas Sarkozy et Carla Bruni devraient aller en vacances cet hiver

Après l’Egypte l’hiver dernier, et le cap Nègre cet été, le couple présidentiel a choisi de passer les fêtes de fin d’année à Buzios, une station balnéaire brésilienne non sans charme.
Le président prolonge en fait un voyage officiel prévu les 22 et 23 décembre à Rio. Il était moins une ! La semaine dernière il était à Douai…

La station balnéaire présente l’avantage d’être située à plus de 170 km de Rio de Janeiro, où Nicolas Sarkozy devrait conclure des accords industriels de défense. Sao Paulo, où vit Maurizio Remmert, le père biologique de Carla Bruni-Sarkozy reste un peu loin.
La destination, très prisée par la jet set brésilienne, répond aux critères de sélection auxquels le couple nous a habitué.

Buzios est souvent comparé à Saint-Tropez

Comme le village varois, Buzios a vécu paisiblement de la pêche jusqu’à l’arrivée de Brigitte Bardot en 1964.
A l’époque, l’actrice française jouait les tour operators de luxe, rendant glamour et hors de prix chaque joli patelin dans lequel elle posait le pied. Reconnaissante, la ville a donné son nom à une rue, « Orla Bardot », en bord de mer, dans laquelle a été érigée une statue à son effigie.

Entre 21 et 26 degrés toute l’année

Les forums de tourisme sur Internet incitent fortement les voyageurs à s’équiper de bermudas et de paires de tongs. Pour madame, ils préconisent le port du paréo. Idéal pour se balader sur l’une des 20 plages de la péninsule qui compte 180 km de bord de mer : vert émeraude ou bleu céleste, tiède ou fraîche, on peut y pratiquer aussi bien le farniente que le surf…Nous conseillons au couple présidentiel la plage de Praia Fernandes, « la calanque favorite de Bardot, elle demeure la plus naturelle, la plus intime, une plage de poupée. Le soleil se couche juste en face, sous des accords de guitare et des cliquetis de verres » relate le site « éditions limités », supplément luxe du quotidien Les échos.

Ateliers d'artistes, cafés sophistiqués, restaurants…

La rue principale de la ville, Rua das Pedras, s’étire sur 600 mètres, très animée la nuit. D’après le site Buziosturimso.com, on y mange très bien français : la péninsule accueille principalement des Français et des Argentins. Un paradis facile d’accès grâce à l'aéroport Umberto Modiano : 1300m X 30m de piste, balisé de nuit, revêtue d'asphalte et accueillant les jets privés.

Ecotourisme et balades en vélo

La région, entourée de collines étonnantes par la diversités de sa flore et de sa faune, possède d'innombrables sentiers pour le VTT et le trekking. Et si le président a oublié d’emporter sa bicyclette, il pourra toujours en louer une sur la Rua das Pedras, ainsi que des équipements de randonnées. Autre suggestion : le golf de Buzios, dessiné par Pete et Perry Dye est l’un des plus ardus d’Amérique du sud.

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France-Info 23 décembre 2008, 7.25 Toujours dans la presse étrangère, un titre choc à la une de l’édition brésilienne du magazine Marie-Claire...

Et on a parlé contrats d’armements et gros sous il y a un instant, mais il y a aussi des nouvelles rassurantes venues du Brésil à l’occasion du voyage du couple présidentiel avec cette confidence de Carla Bruni Sarkozy qui s’étale à la une de Marie-Claire au Brésil : "Je ne suis plus une croqueuse d’hommes".

Ouf, on respire à l’Elysée, c’est le Parisien-Aujourd’hui en France qui a lu l’édition brésilienne du magazine français. Car pour les Brésiliens raconte le journal, c’est Carla Bruni-Sarkozy qui est la vraie vedette du voyage présidentiel.

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Noël VU EN DIRECT SUR FRANCE 2 à 20.50 Tapie s'est régalé dans «Oscar» R.B leparisen.fr | 25.12.2008, 23h07 | Mise à jour : 23h35

Bernard Tapie s'est beaucoup amusé, jeudi soir, au théâtre de Paris. «Un bonheur complet», a-t-il lancé à la fin de la représentation d'Oscar, retransmise en direct sur France 2.
Une pièce dont il a tenu à «moderniser» le texte, écrit en 1967 par Claude Magnier et repris au cinéma par Edouard Molinaro.

L'ancien patron de l'OM, ancien ministre de la Ville de François Mitterrand, a ainsi repris la main sur les «affaires» dont il avait récolté des démêlés judiciaires et qui avaient fait la Une durant les années 1990.

Dans la peau de M. Barnier, Tapie, jouant avec sa propre fille Sophie, se montre très attaché à une «valise». Il s'en prend à son futur gendre, un escroc nommé Christian Martin. Barnier s'étouffe quand il trouve le string de la bonne dans la valise. "Il m'a volé les 500 000 euros de la valise" s'écrit-il.

C'est au tour de ses partenaires de lancer quelques allusions à sa vie publique. «Le commissaire, c'était pas un mec qui s'occupait d'un club de foot», commence l'un. Puis, sa fille (à la ville et dans la pièce) s'amuse à son tour avec les bruits qui court en ville...

L'allusion à Nicolas Sarkoy est claire. «Papa est copain ou non avec le président ?» demande t-elle. «Y en a qui disent oui et d'autres non, réplique du tac au tac la mère (jouée par Chantal Ladesous). Quand on lui demande, il se marre..»

Après le traditionnel salut au final, le comédien Tapie et ses camarades en ajoutent encore. Et l'ancien homme d'affaires, conscient qu'il est un bon client pour l'audimat, espère publiquement que les téléspectateurs de France 2 ont été ravis de sa prestation. Et le public du théâtre de Paris aussi.
En tous cas, lui donne l'impression de s'être régalé. Après ses démêlés judiciaires, Tapie, dans la peau d'un certain Barnier, a retrouvé le sourire dans «sa maison sans histoires». leparisien.fr

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V.S. - vendredi 26 décembre 2008 à 14h21 Audiences : score moyen pour Bernard Tapie

Le défi était difficile : faire autant, voire mieux, que Les Fugueuses avec Line Renaud et Muriel Robin, diffusé l'année dernière à la même époque.

Bernard Tapie n'a pas été à la hauteur.

Hier soir, sa pièce de théâtre Oscar, diffusée en direct sur France 2, réunissant entre autres sa fille Sophie et Chantal Ladesou, n'a pas passionné les foules.

3,4 millions de téléspectateurs se sont branchés sur la Deux (soir 16,1%) hier soir. Soit la troisième place de la soirée pour Oscar, derrière TF1 et son Robin de Bois (5,8 millions de défenseurs des opprimés, soit 29,3%) et M6 et son Astérix chez les Vikings (3,8 millions de gaulois, soit 17,7%).

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Le couple Sarkozy profite de la plage l'est-éclair.fr 27 décembre 2008

Le couple présidentiel en plein jogging sur la plage déserte d'Itacare

L'Elysée n'a ni confirmé, ni démenti le lieu de la courte villégiature de Nicolas Sarkozy et son épouse Carla au sud de Salvador de Bahia, grande station balnéaire du Brésil… Mais une agence locale de photographes a surpris, hier, le couple présidentiel en plein jogging sur la plage déserte d'Itacare.

Mais voulant prouver qu'il reste président à 100 %, où qu'il se trouve, le chef de l'État s'est exprimé hier à deux reprises, par voie de communiqués de l'Elysée : le premier pour demander des élections en Guinée, le second pour rendre hommage au prix Nobel de littérature Harold Pinter, mort hier.

Une façon pour lui de répondre aux critiques du socialiste Benoît Hamon sur la vacance du pouvoir et à celles du souverainiste Nicolas Dupont-Aignan sur des vacances « à l'écart des difficultés du pays ».

Architecture traditionnelle

Nicolas Sarkozy et Carla Bruni-Sarkozy sont arrivés mardi à l'aéroport d'Ilheus à bord d'un Falcon 900, avant de prendre un hélicoptère de la marine jusqu'à l'hôtel Txai Resort d'Itacaré : un cinq-étoiles paradisiaque.
« Un des plus élégants du Brésil », affirment les sites touristiques, qui vantent une architecture traditionnelle, fondée sur le bois, entre forêt tropicale et océan, recommandé aux « adeptes de l'écotourisme ».
Composé d'une quarantaine d'appartements et bungalows, ce site, à proximité de l'ancienne capitale du cacao Ilheus, est longtemps resté inaccessible.

Entre sous-marins, hélicoptères et favelas

Juste avant de savourer ces quelques jours de farniente à la plage, le couple présidentiel n'a pas perdu son temps. D'un côté, le président a finalisé la vente de sous-marins et d'hélicoptères pour un montant total de six milliards d'euros, tandis que la Première Dame de France s'est rendue dans les favelas, notamment à Cantagalo qui surplombe la plage d'Ipanema et un des quartiers les plus chics de Rio.

Chemisier et pantalon bleu marine, elle a été accueillie par des enfants qui lui ont chanté Parabens paravôce (bon anniversaire). L'ex-top model et chanteuse, qui a fêté ses 41 ans mardi, était venu soutenir une association franco-brésilienne, Moda Fusion.

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Nicolas Sarkozy prêt, « s'il le faut, à faire davantage » contre la crise économique lesechos.fr [ 02/01/09 ]

Le chef de l'Etat fait de la lutte contre la crise économique sa priorité pour 2009. Après le plan de relance par l'investissement, annoncé début décembre, il a laissé mercredi soir, lors de ses voeux aux Français, la porte ouverte à d'autres actions. La crise économique invite à la gravité. Nicolas Sarkozy, qui se plaît habituellement à surprendre, a choisi le registre du classicisme et du sérieux pour ouvrir l'année 2009, où « les difficultés (...) seront grandes ». Toujours très pessimiste sur la situation économique et sociale des prochains mois, le chef de l'Etat, qui présentait ses voeux aux Français mercredi soir, y a apporté comme principale réponse sa détermination à faire. Très actif durant les six mois de présidence française de l'Union européenne, il le sera tout autant pour combattre la récession sur le terrain national, a-t-il martelé, en revenant longuement sur son rôle dans la crise géorgienne et dans le plan européen de sauvetage des banques.

Réformes : le contenu change

« L'immobilisme serait une faute », « je suis plus décidé que jamais à faire face aux difficultés », a-t-il égrené. Avec un leitmotiv qui lui permet d'affronter la nouvelle situation économique sans donner le sentiment de renoncer à sa thématique de campagne : la crise doit être un levier de changements et de réformes. L'année 2008 s'était achevée sur l'abandon de la réforme du lycée, il lui fallait rectifier le tir.

Reste que si le mot « réforme » est maintenu, le contenu, lui, n'est plus tout à fait le même. Le président n'a évoqué ni la réforme de l'Etat, ni la hausse du pouvoir d'achat, ni bien sûr la baisse des déficits, et a appelé « chacun à faire des efforts ». Un déplacement de curseur qu'a relevé Benoît Hamon, le porte-parole du PS : « Nicolas Sarkozy n'a pas une seconde évoqué la question du pouvoir d'achat... Il oblige les Français à changer, mais sans changer de politique. »

La nouvelle année sera placée sous le signe des réformes de l'hôpital, de la formation professionnelle, de l'organisation territoriale, de la procédure pénale et de la recherche, a indiqué le chef de l'Etat, en promettant également de remettre sur le métier celle du lycée, « indispensable pour éviter l'échec de tant de nos enfants ». Mais la grande priorité sera bien d'aider les Français à traverser la tempête économique de 2009. D'où l'accent mis sur la « solidarité », même s'il ne s'est pas étendu mercredi sur la situation de l'emploi (lire ci-dessous). D'où les initiatives sectorielles qui se poursuivront, via le fonds souverain, « pour préserver notre tissu industriel ». Et si le plan de relance par l'investissement annoncé début décembre ne suffit pas, eh bien, « nous serons pragmatiques, attentifs, réactifs » : « S'il faut faire davantage, nous le ferons mais en gardant notre sang-froid », a annoncé le président.

Polémiques en vue

Le tout est encore suffisamment flou pour laisser sur leur faim ceux qui, dans l'opposition, demandent un plan de relance par la consommation ; mais suffisamment ouvert pour relancer les débats au sein de la majorité. Quelques heures avant l'intervention du chef de l'Etat, Patrick Devedjian, le nouveau ministre chargé du plan de relance, demandait que l'on juge d'abord les résultats du premier plan. « Quand les 26 milliards d'euros auront été injectés dans les circuits, vous pourrez porter un jugement. Avant, c'est un peu se moquer du monde », a-t-il lancé aux journalistes. 2009 s'annonce déjà riche en polémiques. CÉCILE CORNUDET

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PROCHE ORIENT Sarkozy en tournée pour la paix à Gaza leparisien.fr 05.01.2009, 07h29 | Mise à jour : 08h56

Nicolas Sarkozy va-t-il réussir là où les diplomates ont échoué ? Le président français commence aujourd'hui une tournée en Egypte, Cisjordanie et Israël pour chercher «les chemins de la paix» dans la bande de Gaza. Une mission compliquée par l'assaut terrestre lancé samedi par Israël sur le territoire palestinien.

En un peu plus d'une semaine, plus de 500 Palestiniens ont été tués à Gaza par les raids aériens puis l'assaut terrestre.

Pour le moment, les tentatives de mettre un terme au conflit par la voie diplomatique ont toutes échoué. Réuni d'urgence samedi, le conseil de sécurité de l'ONU n'a pas réussi à s'entendre sur un texte appelant à l'arrêt des hostilités du fait de l'opposition de Washington. Les condamnations occidentales sont pourtant quasi unanimes, à l'exception notoire du Premier ministre Tchèque, dont le pays dirige l'Union européenne depuis le 1er janvier, qui évoque une «action défensive d'Israël».

Comme la plupart des responsables, Nicolas Sarkozy condamne à la fois l'«escalade militaire dangereuse», entraînée par l'offensive terrestre israélienne, et l'attitude du Hamas, le mouvement islamiste qui contrôle la bande de Gaza et qui, selon lui, «porte une responsabilité lourde dans la souffrance des Palestiniens de Gaza».

Moubarak, Mahmoud Abbas, Ehud Olmert et Bachar al-Assad

Le chef de l'Etat a un programme de rencontres serré. Lundi, rendez-vous à Charm el-Cheikh (nord-est de l'Egypte) avec Hosni Moubarak, le président égyptien avec lequel il copréside l'Union pour la Méditerranée. Puis direction Ramallah, où il rencontrera le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas. Il y sera rejoint par une délégation européenne pilotée par le ministre des Affaires étrangères tchèque Karel Schwarzenberg. Dimanche, avant son départ pour le Proche-Orient, cette délégation, dont fait partie le ministre des Affaires étrangères français Bernard Kouchner, a appelé à un cessez-le-feu entre le Hamas et Israël.

Le président conclura la journée par un dîner de travail à Jérusalem avec Ehud Olmert, Premier ministre israélien.

Mardi, il rencontrera le président syrien Bachar al-Assad puis le président libanais Michel Sleimane à Beyrouth. Il ira ensuite présenter ses voeux aux soldats français de la Finul dans le sud du Liban, comme programmé à l'origine. Leparisien.fr avec AFP

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L’examen du texte sur le travail du dimanche est encore repoussé la-Croix.com 06/01/2009 18.04

L’examen du texte sur le travail du dimanche est encore repoussé. Si le gouvernement jure qu’il ne renonce à rien concernant l’extension du travail du dimanche, il n’est pas en mesure de dire quand ce texte sera finalement examiné par les députés

Il n’en finit pas d’être repoussé.
Initialement inscrit le 15 janvier au menu des députés, l’examen du texte de loi sur l’extension du travail dominical ne figure plus à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale, fixé par le gouvernement jusqu’au 25 janvier. Officiellement, cet ajournement de plus est lié à l’examen prioritaire d’autres textes jugés plus essentiels par le gouvernement : le plan de relance, d’abord, puis, à partir du 13 janvier, la réforme du travail législatif, dont l’examen par les députés s’annonce houleux.

Le travail du dimanche, la réforme hospitalière, ainsi que le projet de loi de Christine Boutin sur le logement, n’arriveront qu’ensuite dans l’hémicycle. Mais dans quel ordre ? « Le travail du dimanche reste un engagement du président, martèle-t-on dans l’entourage du secrétaire d’État aux relations avec le Parlement, Roger Karoutchi. Un accord a été trouvé au sein de la majorité. Il n’y a aucune raison que ce texte soit abandonné ! »

Reste que le gouvernement est incapable de dire quand le texte sera enfin examiné. « Nous n’avons aucune visibilité », reconnaît-on sans peine dans l’entourage de Roger Karoutchi. À Matignon, on estimait la semaine dernière que ce texte avait peut-être une chance d’être présenté avant les vacances de février. « Ce serait l’idéal », renchérit-on prudemment au secrétariat d’État aux relations avec le Parlement, où l’on laisse entendre que rien n’est moins sûr.

"C’est un spectacle désastreux vis-à-vis des Français !"

Le patron des députés UMP, Jean-François Copé, s’est, de son côté, interrogé sur un report au printemps, quand le nouveau règlement de l’Assemblée nationale, qui prévoit de limiter dans le temps les débats sur chaque texte, sera en vigueur. « Il faut être pragmatique, a-t-il expliqué. Si nous devons nous taper 7 500 amendements du PS, tous plus ridicules les uns que les autres, et en débattre des semaines entières, c’est un spectacle désastreux vis-à-vis des Français ! »

Le texte – qui autorise, sous certaines conditions désormais drastiques, l’ouverture des magasins le dimanche dans les zones touristiques ou frontalières et les agglomérations de plus d’un million d’habitants – n’en finit pas d’empoisonner le gouvernement. Devant l’hostilité conjuguée d’une partie de la majorité, de l’opposition, des syndicats, des Églises et des patrons de PME, le chef de l’État a dû accepter de vider de sa substance la proposition de loi du député UMP Richard Maillé, plusieurs fois réécrite.

Ne voulant pas donner l’impression de reculer sur un engagement de campagne, Nicolas Sarkozy avait imposé que le texte soit inscrit à l’ordre du jour de l’Assemblée avant Noël. La séance n’avait duré que deux petites heures dans la soirée du 17 décembre, dans une ambiance surchauffée. Devant les risques de dérapage, et la détermination de l’opposition, le débat avait été interrompu et reporté à la mi-janvier. « Personne n’a envie de voir revenir ce texte tout de suite », décrypte Hervé Mariton, député UMP de la Drôme. « Ce texte n’est pas une priorité, renchérit Jérôme Chartier, député UMP du Val-d’Oise. La priorité, c’est le plan de relance, dans un contexte international plus qu’inquiétant, au Proche-Orient notamment. » Rentrée à haut risque

Ce nouveau report donne le ton d’une rentrée parlementaire à haut risque pour le gouvernement, confronté à deux écueils : la contestation d’une partie de la majorité sur certains textes – l’obtention d’une majorité sur la loi audiovisuelle est loin d’être acquise au Sénat, par exemple ; et la détermination de l’opposition à mener une guerre d’usure en utilisant tous les leviers d’obstruction. Le projet de loi sur le travail législatif, qui prévoit une limitation des débats parlementaires et du droit d’amendement, devrait poser les premières difficultés. « Ce que veut le gouvernement, c’est faire taire l’opposition », s’est encore indigné mardi 6 janvier, sur Europe 1, le chef de file des députés PS, Jean-Marc Ayrault.

Devant les députés UMP, le premier ministre François Fillon a appelé mardi 6 janvier ses troupes à la « mobilisation » face à l’obstruction systématique de l’opposition. « Vous marquerez la détermination de la majorité par votre présence physique dans l’hémicycle », leur a-t-il enjoint. Nicolas Sarkozy, qui reçoit aujourd’hui les parlementaires à l’Élysée, doit dire à son tour qu’il reste déterminé à mener à bien ses réformes, « non par esprit de système », mais « parce qu’elles sont la condition qui permettra à la France de se faire une place dans ce nouveau monde qui se construit ».
Solenn de ROYER

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L'offensive israélienne entre dans sa troisième semaine à Gaza lemonde.fr 10.01.09 | 09h30

GAZA (Reuters) - L'armée israélienne poursuit ses attaques dans la bande de Gaza, où son aviation a pris pour cible une quarantaine d'objectifs du Hamas aux premières heures de samedi.

L'opération "Plomb durci" est entrée dans sa troisième semaine, en dépit des appels internationaux au cessez-le-feu.

Les médecins palestiniens avancent un bilan avoisinant les 800 morts. Selon des responsables du Hamas, plus du tiers des tués sont des enfants. Côté israélien, dix soldats ont été tués, ainsi que trois civils victimes de tirs de roquettes.

L'armée israélienne indique que 15 militants du Hamas ont péri dans la quarantaine de frappes aériennes aux premières heures de samedi, qui ont visé des bases de tir de roquettes, des tunnels servant à l'acheminement d'armes et des caches d'armes.

Vendredi, les islamistes du Hamas avaient tiré au moins 30 roquettes en direction du territoire israélien. On n'en signalait pas ce samedi pour l'instant.

Le Premier ministre israélien, Ehud Olmert, a jugé vendredi "impossible de mettre en oeuvre" la résolution adoptée jeudi soir par le Conseil de sécurité, qui appelle à un cessez-le-feu "immédiat et durable" dans la bande de Gaza.

La diplomatie semble désormais marquer le pas. Les négociations entamées au Caire en vue d'une trêve dans la bande de Gaza piétinent, selon des sources diplomatiques. Elles achopperaient sur la question de la sécurisation de la limite entre l'Égypte et la bande de Gaza, et les négociateurs israéliens et égyptiens resteraient nettement divisés.

Une délégation de trois dirigeants du Hamas a pu quitter la bande de Gaza vendredi à destination du Caire pour y discuter de l'offre égyptienne de cessez-le-feu. Dans une conversation téléphonique avec Ehud Olmert, le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon a exprimé sa déception de voir les violences se poursuivre sur le terrain en dépit de la résolution du Conseil de sécurité, a déclaré Michele Montas, porte-parole des Nations unies. Le cabinet israélien de sécurité s'est réuni vendredi pour la deuxième fois en trois jours, mais le porte-parole d'Olmert, Mark Regev, s'est refusé à dire si les ministres avaient décidé ou non de modalités d'élargissement de l'offensive terrestre. Version française Eric Faye

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Deux enfants tués dans une école de l'Onu à Gaza Par Reuters, publié le 17/01/2009 à 09:15

GAZA - Des tirs de blindés israéliens ont tué deux jeunes Palestiniens, deux frères, samedi dans une école gérée par les Nations unies à Beit Lahiya, dans le nord de la bande de Gaza, a annoncé un responsable de l'Onu.

De précédentes informations de source médicale palestinienne faisaient état de six morts.
Un porte-parole de l'armée israélienne a déclaré qu'il vérifiait l'information.

Adnan Abou Hasna, porte-parole de l'Unrwa, l'agence de l'Onu chargée de venir en aide aux réfugiés palestiniens, a précisé que 14 autres personnes avaient été blessées dans cette attaque, dont la mère des deux enfants tués.

Dans un quartier résidentiel du nord-ouest de la ville de Gaza, trois autres Palestiniens ont été tués par un obus de char, selon les secours. Un quatrième a succombé dans une autre attaque.

Tsahal a repris ses bombardements sur la bande de Gaza samedi avant l'aube, alors que l'idée d'un cessez-le-feu unilatéral fait son chemin au sein du gouvernement de l'Etat juif.

Après une nuit relativement calme, le grondement des avions de combat s'est fait entendre vers 03h00 GMT, suivi de plusieurs explosions visant principalement le sud et le nord de la ville de Gaza.

L'armée israélienne a rapporté que 50 objectifs avaient été atteints, notamment 16 tunnels, deux mosquées d'où provenaient des tirs, trois bunkers, huit postes de tir de roquettes et six zones minées.

Quelque 45.000 Palestiniens déplacés par les combats des trois dernières semaines ont trouvé refuge dans les écoles gérées par les Nations unies, a indiqué l'organisation. Ori Lewis, version française Guy Kerivel

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Israël songe à déclarer une trêve, ignorant le Hamas Par Reuters, publié le 17/01/2009 à 09:08

GAZA - L'armée israélienne a repris ses bombardements sur la bande de Gaza samedi avant l'aube, alors que l'idée d'un cessez-le-feu unilatéral fait son chemin au sein du gouvernement de l'Etat juif.

Le Premier ministre israélien Ehud Olmert. L'armée israélienne a repris ses bombardements sur la bande de Gaza samedi avant l'aube, alors que l'idée d'un cessez-le-feu unilatéral fait son chemin au sein du gouvernement de l'Etat juif.(Reuters/David Silverman/Pool)

Selon des sources politiques israéliennes, le cabinet de sécurité réuni autour du Premier ministre Ehud Olmert pourrait voter une telle décision dans la soirée.

Après une nuit relativement calme, le grondement des avions de combat israéliens s'est fait entendre vers 03h00 GMT, suivi de plusieurs explosions visant principalement le sud et le nord de la ville de Gaza.

L'armée israélienne a rapporté que 50 objectifs avaient été atteints, notamment 16 tunnels, deux mosquées d'où provenaient des tirs, trois bunkers, huit postes de tir de roquettes et six zones minées.

Une porte-parole de Tsahal n'a pas commenté les informations selon lesquelles deux civils avaient été tués près d'une école.

Quelque 45.000 Palestiniens déplacés par les combats des trois dernières semaines ont trouvé refuge dans les écoles gérées par les Nations unies, a indiqué l'organisation.

Israël a laissé entendre que son offensive lancée le 27 décembre contre les forces du Hamas, qui contrôle l'étroite bande côtière de 1,5 million d'habitants, était entrée "dans son dernier acte".

Plus de 1.150 Palestiniens ont été tués et 5.100 autres ont été blessés en trois semaines. La majorité des morts sont des civils. Dix soldats et trois civils israéliens ont péri durant la même période.

Aux yeux de certains observateurs, Israël ne pourra résister aux appels internationaux en faveur d'un cessez-le-feu au-delà de l'investiture de Barack Obama, qui prendra ses fonctions mardi à la Maison blanche.

Une large majorité des pays membres de l'Assemblée générale des Nations unies a voté vendredi une résolution reprenant les termes de celle votée le 8 janvier par le Conseil de sécurité, appelant à un cessez-le-feu "immédiat et durable".

Les souffrances des civils palestiniens pèsent aussi dans la balance, même si l'offensive est fortement soutenue par l'opinion israélienne.

Une chaîne de télévision israélienne a diffusé vendredi un appel vibrant d'émotion d'un médecin palestinien dont trois enfants ont été tués par des obus israéliens. Tsahal a par la suite transféré les survivants de sa famille.

45.000 DÉPLACÉS

Ignorant la notion de réponse proportionnée, l'armée israélienne a eu recours depuis le début de son offensive à une puissance de feu dévastatrice pour atteindre son objectif de faire cesser les tirs de roquettes du Hamas sur les villes du sud d'Israël. Vendredi, une quinzaine de roquettes et d'obus de mortier se sont encore abattus sur l'Etat hébreu, faisant cinq blessés.

Les frappes israéliennes dans la bande de Gaza ont fait 30 morts dans la même journée, dont un chef du Djihad islamique à Khan Younès, dans le sud du territoire.

L'épouse et cinq enfants d'un activiste du Hamas ont été tués par des tirs de chars près du camp de réfugiés d'Al Boureidj, dans le centre de la bande de Gaza, a-t-on appris de sources médicales.

Selon des sources israéliennes, la médiation égyptienne avec le Hamas ne progresse pas. Mais Israël estime avoir donné une leçon au mouvement islamiste et opterait pour une trêve unilatérale afin de priver le Hamas du bénéfice politique qu'il aurait pu tirer d'un accord en bonne et due forme.

La ministre des Affaires étrangères Tzipi Livni, qui vise le poste de Premier ministre à l'issue des législatives du 10 février, a dit que "la fin ne devait pas dépendre d'un accord avec le Hamas, mais plutôt d'un arrangement contre le Hamas".

Tzipi Livni a signé aux Etats-Unis un accord visant à mettre un terme à la contrebande d'armes à la frontière entre Gaza et l'Egypte, objectif affiché de l'offensive avec l'arrêt des tirs de roquettes.

A Doha, où il a participé aux côtés des présidents syrien et iranien à une réunion organisée par le Qatar pour évoquer la crise de Gaza, le chef du Hamas, Khaled Méchaal, a réaffirmé son hostilité à une trêve aux conditions d'Israël.

Le Hamas a proposé une trêve d'un an, renouvelable, et la réouverture de tous les points de passage du territoire avec Israël et l'Egypte.

Les délégués du Hamas doivent rencontrer à nouveau samedi les médiateurs égyptiens pour débattre de la réponse israélienne à leurs conditions. Version française Jean-Stéphane Brosse et Guy Kerivel

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«Une ère nouvelle dans les rapports avec l'Europe.» Rama Yade secrétaire d'Etat aux Droits de l'homme Le Parisien 18 janvier 2009 p. 3

"AU MOMENT DE l'investiture de Barack Obama, l'Amérique offrira au monde son plus beau visage. On ne se lassera pas de regarder ce long jeune homme s'avancer pour prêter serment sur la Bible, en Eurovision. Ces images seront parmi les plus fortes de ce siècle naissant. Obama a un destin exceptionnel, il est porté par une foule mondiale. Avec lui le pays retrouve son unité nationale, il met en avant ce qui unit les Américains. Les Etats-Unis retrouvent leur devoir d'exemplarité dans un contexte troublé : guerre au Proche-Orient, crise économique ...

L'attente est énorme, c'est un défi. Mais il a montré beaucoup de lucidité pendant sa campagne ainsi que depuis son élection avec ses nominations. Même dans ce contexte de crise, il a des moyens d'action exceptionnels. Bien sûr, il devra répondre aux préoccupations économiques de ses compatriotes. Mais je ne veux pas me placer dans un état d'esprit consistant à penser: Obama va nous décevoir.

Enfin, j'attends avec enthousiasme une ère nouvelle dans les rapports avec l'Europe. » PROPOS RECUEilliS PAR HENRI VERNET

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Gaza s'éveille après une nuit sans affrontements Créé le 19.01.09 | Mis à jour le 19.01.09 à 07h59 | 20 minutes

Deuxième nuit de calme dans la bande de Gaza, après les cessez-le-feu décrétés séparément par Israël puis le Hamas. Tsahal a entamé un retrait «progressif» du territoire palestinien ravagé par 22 jours d'une offensive meurtrière.

Aucun combat ni bombardement n'a eu lieu de puis les accrochages de dimanche, tôt dans la matinée. Israël avait alors répliqué à des tirs de roquettes palestiniens.

7h50: Les convois humanitaires roulent vers Gaza
Israël a autorisé lundi le passage de près de 200 camions d'aide humanitaire destinée à Gaza ainsi que la fourniture de 400.000 litres de fioul. «Un convoi de 120 camions doit apporter de l'aide par le terminal de Kerem Shalom et un autre convoi de 60 à 70 camions à partir du terminal de Karni», a déclaré le commandant Peter Lerner, un porte-parole de l'administration militaire. Il précise que 40.000 tonnes d'aide humanitaire, consistant en aliments et médicaments, sont parvenues dans la bande de Gaza après le déclenchement de l'offensive le 27 décembre.

7h45: L'Iran félicite le Hamas pour sa «victoire» contre Israël
Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a adressé ses félicitations par téléphone à Khaled Mechaal, chef du Hamas en exil à Damas. Il appelle le mouvement islamiste palestinien à poursuivre la résistance, dans un appel téléphonique. «Aujourd'hui, c'est le début de la victoire et avec la persévérance les chaînons de la victoire seront complétés», a déclaré Mahmoud Ahmadinejad, dont le pays est un fidèle allié du Hamas. Selon lui, il faut faire «pression pour obtenir le retrait complet du régime sioniste (de Gaza), l'ouverture des passages, le jugement des criminels sionistes et la rupture des relations avec le régime fantoche sioniste (...) par les gouvernements islamiques».

7h00: Tsahal confirme l'absence d'«activités» nocturnes dans les territoires «Tout est calme, il n'y a eu aucun signalement de quelque activité que ce soit, de toute la nuit», a déclaré un porte-parole de l'armée israélienne au lever du jour.

6h30: Nuit calme à Gaza
Des sources de sécurité palestiniennes évoquent une situation totalement calme dans le territoire, où au moins 1.300 Palestiniens sont morts durant les trois semaines de l'opération «Plomb durci».

En raison des débordements racistes systématiques, nous nous voyons contraints de fermer les articles traitant des événements de Gaza aux commentaires. Merci de votre compréhension. Si vous avez des infos ou des témoignages intéressants, n'hésitez pas à les envoyer au 33320@ 20minutes.fr

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ACCALMIE À GAZA Par Reuters, publié le 18/01/2009 à 22:32 Avec Adam Entous et Ori Lewis à Jérusalem, et Alaa Chahine au Caire, version française Jean-Stéphane Brosse, Guy Kérivel, Clément Guillou et Eric Faye

Les Gazaouis ont retrouvé leurs rues en ruines et parfois des morts après 22 jours passés dans des abris de fortune.

Au moins 1.300 Palestiniens, dont 700 civils, ont été tués depuis le début de l'offensive israélienne, selon les médecins gazaouis. Dix soldats et trois civils israéliens ont péri durant la même période.

Dans la ville de Beit Lahiya, les ambulances palestiniennes ont ramassé dans la matinée une centaine de cadavres, la plupart étant des activistes. Les policiers du Hamas étaient répartis très prudemment dans cette région où les combats continuaient de façon sporadique.

Selon le bureau palestinien des statistiques, 4.000 immeubles d'habitations ou simples maisons ont été réduits à l'état de décombres par les bombes israéliennes.

Olmert a affirmé samedi soir, après le vote du cabinet de sécurité en faveur d'un cessez-le-feu unilatéral, que le Hamas serait "à nouveau surpris" s'il se lançait dans une offensive.

Il a aussi mentionné des accords avec l'Egypte appuyés par la communauté internationale pour empêcher le Hamas de réarmer.

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Pour Sarkozy, un «copain» américain qui sera un rival
Les deux hommes se sont rencontrés en septembre 2006. L'activisme de l'un va devoir s'ajuster au leadership de l'autre. Le Figaro Alain Barluet 20/01/2009 | Mise à jour : 23:47 |

En septembre 2006, Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, rencontre pour la première fois, à Washington, Barack Obama, élu depuis un an sénateur de l'Illinois. Le rendez-vous a été organisé par Jean-David Levitte, l'ambassadeur aux États-Unis, aujourd'hui conseiller diplomatique à l'Élysée. Tout de suite, le ministre, qui ne fait plus mystère de sa candidature, tombe sous le charme. Après cette poignée de main, en sortant du bureau, il lâche avec prémonition : «Celui-là, il ira très loin !» Sans doute le futur chef de l'État a-t-il perçu d'emblée, chez le jeune politicien américain, le charisme, le dynamisme et la volonté de changement qu'il entend lui-même incarner. Comme lui, Obama affiche la décontraction et apprécie le sport. Comme lui, il tire une partie de ses origines hors de son pays et en retire une prédilection pour la diversité et le multilatéralisme.

Deux ans plus tard, en juillet 2008, Nicolas Sarkozy reçoit à l'Élysée le candidat démocrate. L'entretien dure une heure et déborde d'amabilités. «On était d'accord sur tout», se souvient le président de la République. C'est avec ce «copain», comme le qualifie à l'époque le chef de l'État, qu'il aspire à occuper désormais les avant-postes de la scène mondiale. Une aspiration évidente vue de Paris, mais qui l'est moins à Washington. Les tropismes de Barack Obama le tournent vers l'Afrique et l'Asie, avec une attention centrale à la Chine, plutôt que vers l'Europe.

Vents favorables

Certes, entre le Nouveau et le Vieux Continent, les vents sont favorables. «Pour la première fois depuis très longtemps, la question transatlantique n'est pas un problème», souligne le secrétaire d'État aux Affaires européennes, Bruno Le Maire. Après le creux des années Bush, l'ère Obama suscite a contrario une envie d'Amérique dont Nicolas Sarkozy est le chantre enthousiaste.

L'arrivée de Barack Obama lui promet toutefois aussi des difficultés. Ne va-t-elle pas faire de l'ombre au président français ? Lorsqu'on lui pose la question, ce dernier l'écarte d'un revers de main. «Croyez-vous que les défis actuels ne soient pas assez lourds pour devoir être relevés à plusieurs ? Nous avons besoin des Américains», affirme-t-il.

Nicolas Sarkozy se dit aussi «fasciné» par le vide américain qui a prévalu durant la crise en Géorgie, lors du G20 de Washington et tout récemment encore avec le conflit à Gaza. C'est en profitant de ce «vide», que le chef de l'État s'est employé, sous la bannière européenne, à jouer les faiseurs de paix et les réformateurs du capitalisme mondial. «Les États-Unis sont la grande puissance mais plus la seule puissance», estime Nicolas Sarkozy. Son activisme devra dorénavant composer avec l'inéluctable retour du leadership américain. Son talent à gérer l'urgence devra désormais s'articuler avec la «vision» sur laquelle Barack Obama a bâti sa forte image. Et puis, saura-t-on lui dire «non», lorsqu'il demandera à ses alliés, au nom des «valeurs communes», de prendre une plus grande part du fardeau, en Afghanistan ou ailleurs ? Mardi, le président français a adressé à son nouvel homologue ses «voeux de plein succès» et s'est déclaré «résolu à travailler main dans la main» avec lui pour «relever ensemble les immenses défis» du monde.

Rendez-vous le 12 avril

Des rapprochements prometteurs se dessinent sur la question du réchauffement climatique. Les perspectives s'annoncent nettement plus compliquées sur la refonte du capitalisme mondial, le commerce et la réorganisation des grandes institutions (ONU, FMI, OMC…). Dans ses dernières interventions, Nicolas Sarkozy a pris quelques distances en soulignant, sans citer les États-Unis, que les réformes indispensables se feraient avec ou sans eux… Quant à la volonté, prêtée au nouvel occupant de la Maison-Blanche d'ouvrir le dialogue avec l'Iran, elle ne suscite a priori pas l'enthousiasme des Européens.

La première rencontre entre les présidents Sarkozy et Obama est prévue le 2 avril lors du sommet du G20 à Londres. À l'Élysée, on espérait pouvoir anticiper ce rendez-vous. Mais le président de la République sait que, pour son nouveau partenaire, d'abord occupé par les questions domestiques, il ne saurait être une priorité.

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La pire tempête depuis 1999 Créé le 24.01.09 à 19h16 | Mis à jour le 24.01.09 à 19h44 | 20 minutes.fr

SYNTHESE - Le bilan français est de quatre morts et d'1,7 million de foyers sans électricité...

Dix ans après les intempéries de 1999, une tempête d'une ampleur exceptionnelle a balayé samedi le sud-ouest de la France. Au cours de la journée, les vents violents ont fait quatre morts et privé d'électricité quelque 1,7 million de foyers.

Victimes

Quatre personnes sont mortes en France à cause des intempéries. Un automobiliste est décédé entre Bougues et Mazerolles (Landes) à la suite de la chute d'un arbre sur son véhicule. A Saint-Vincent-de-Tyrosse, un homme de 78 ans a été percuté par un débris volant entre sa maison et sa grange. A Losse, une personne a été aussi victime de la chute d'un arbre sur son véhicule. Enfin, une femme de 73 ans qui était sous assistance respiratoire est décédée à son domicile du Verdelais (Gironde) à la suite d'une coupure de courant.

Le bilan humain est beaucoup plus lourd en Espagne, où on compte au moins dix morts, dont quatre enfants âgés de 9 à 12 ans. Selon les médias espagnols, les enfants jouaient au base-ball et sont allés se mettre à l'abri à l'intérieur de l'édifice qui s'est effondré.

Samedi matin, neuf départements ont été placés en vigilance rouge, une alerte réduite à deux départements, l'Aude et les Pyrénées-Orientales, en fin de journée. Dans l'Aude, le préfet a interdit la circulation de tous les véhicules, et dans les Landes, les autorités ont déclenché un plan Orsec qui permet la mobilisation d'importants moyens de secours. Dans les Pyrénées, la plupart des stations de ski ont fermé en raison de risque d'avalanches.

Selon Météo France, cette tempête, comparable à celle de décembre 1999, a déjà battu une série de records historiques de vitesse du vent. «Nous n'avons jamais enregistré de valeurs aussi fortes depuis que les relevés existent», a indiqué Patrick Galois, ingénieur prévisionniste à Météo France. La ville de Perpignan (Pyrénées-Orientales) a ainsi essuyé des pointes à 184 km/h.

Dégâts

Autour de Capbreton, sur le littoral landais, les routes étaient jonchées de branches et de troncs rendant quelquefois la circulation impossible. Autour du bassin d'Arcachon, des bateaux sur cale ont été renversés et se sont retrouvés à terre. De Biarritz à Bordeaux, de nombreux véhicules en stationnement se sont retrouvés ensevelis sous les gravats de murs écroulés ou sous des arbres qui ont cédé au vent. Des palissades, enseignes, éléments de toitures mal arrimés ou stores de magasins n'ont pas résisté aux bourrasques.

La tempête a également fait ployer de nombreux pylônes électriques privant 1,7 million de foyers d'électricité, selon ERDF (Electricité Réseau Distribution France). En fin d'après-midi, 821.000 clients étaient affectés en Aquitaine, 477.000 en Midi-Pyrénées, 362.000 en Languedoc-Roussillon, 53.000 en Poitou-Charentes, 8.000 en Auvergne et 1.200 en Limousin.

A ce sujet, un début de polémique oppose la Fédération nationale des collectivités concédantes et régies (FNCCR) et l’ERDF. «Après la tempête de 1999, ERDF a reconstruit les réseaux à l'identique, alors que nous plaidions pour l'enfouissement car nous avions vu que les réseaux aériens étaient fragiles», a dénoncé la FNCCR, samedi. De son côté, le directeur général adjoint d'ERDF (Electricité Réseau Distribution France), Bernard Lassus, souligne qu'après cet événement, son groupe «s'était engagé à enfouir 95% des nouvelles lignes: c'est ce que nous avons fait».

Nicolas Sarkozy en Gironde

Le chef de l’Etat a annoncé samedi après-midi qu’il se rendrait en Gironde, dimanche, accompagné des ministres Michèle Alliot-Marie (Intérieur) et Michel Barnier (Agriculture) ainsi que des secrétaires d'Etat Dominique Bussereau (Transports) et Chantal Jouanno (Ecologie).

De son côté, le Premier ministre François Fillon a estimé que l’Etat avait «mobilisé tous les moyens à sa disposition» avec «plus de 5.500 personnes au travail». «Si nécessaire, nous ferons appel aux moyens militaires pour permettre un rétablissement le plus rapide possible, au moins sur les points stratégiques, de l'électricité, du téléphone et des communications», a-t-il ajouté.

Face à un bilan matériel qui s’annonce catastrophique pour de nombreux particuliers, la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, a appelé les assureurs à «une mobilisation exemplaire», et souhaité «la mise en place immédiate de cellules de crise afin d'accélérer les procédures d'indemnisation et de réparation». Les 26 et 27 décembre 1999, deux tempêtes meurtrières avaient frappé le Nord et l'Ouest de la France, provoquant la mort de 92 personnes et des dégâts matériels estimés à des dizaines de milliards de francs. Sa. C. avec agence

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Attaque à la roquette contre une gendarmerie en Corse S.L. (lefigaro.fr) avec AFP, AP 28/01/2009 | Mise à jour : 12:08 |

La voiture d'un gendarme a été détruite et deux autres endommagées. L'attaque n'a pas fait de blessés, mais les familles des militaires ont été très choquées.

La brigade de gendarmerie de Corte a été la cible mardi soir d'une attaque à la roquette. Un tir qui n'a pas fait de victimes, mais détruit la voiture personnelle d'un gendarme, selon une source policière.

Le gendarme propriétaire du véhicule, père de trois enfants, «s'apprétait à prendre son véhicule pour accompagner ses enfants au sport». Toujours selon cette source, «les enfants étaient dans l'escalier et s'apprétaient à rejoindre le véhicule».

La roquette, une arme de guerre puissante, a entièrement détruit l'avant du véhicule qui appartient au militaire rattaché au peloton de surveillance et d'intervention de la gendarmerie.

L'explosion a endommagé deux autres véhicules et choqué les trente-deux familles de militaires installées dans cette gendarmerie. «Des risques inouïs ont été pris en raison de la présence d'enfants et d'adultes à proximité », estime la même source.

L'attaque n'a pas été revendiquée. La section antiterroriste du parquet de Paris a été saisie. Michèle Alliot-Marie a condamné un «acte lâche, criminel et irresponsable dont les conséquences auraient pu être dramatiques».

Le général Lizurey, commandant la Légion de gendarmerie de la Corse, ainsi que le préfet de la Haute-Corse Hervé Bouchaert se sont rendus sur les lieux.

Début janvier, le mouvement indépendantiste FLNC avait menacé dans une lettre les élus de l'île de représailles après l'incarcération du chef nationaliste Charles Pieri. En plein marasme, le mouvement terroriste laissait craindre une reprise des attentats.

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Cambriolage 500 000 € dérobés chez Cécilia Attias Le Parisien p. 13 V.M et F.V | 29.01.2009, 07h00

L’ex-première dame de France, Cécilia Attias, s’est fait dérober l’équivalent d’environ cinq cent mille euros en bijoux, colliers et parures dans son domicile des Hauts-de-Seine.
Son appartement, installé dans un hôtel particulier de Neuilly, a été fracturé au début de ce mois.
Un cambriolage classique d’après les premiers éléments de l’enquête.

Les malfaiteurs ont brisé une fenêtre au premier étage pour investir les lieux avant de s’emparer des biens de Cécilia. C’est la femme de ménage qui a découvert le cambriolage au début du mois. Elle l’a signalé dans la foulée au commissariat de Neuilly.

Luxueux appartement de Neuilly

A la demande du procureur de Nanterre, la police judiciaire des Hauts-de-Seine a aussitôt été saisie de l’enquête au regard de la personnalité de la victime et du montant de son préjudice. Des voisins ont été entendus pour savoir s’ils n’avaient rien observé de suspect fin décembre et début janvier.

Les enquêteurs se demandent si les cambrioleurs savaient où ils allaient opérer. Hormis le passage de la femme de ménage, ce luxueux appartement est souvent inoccupé. Cécilia Attias réside aujourd’hui avec son mari à Dubaï où son fils Louis est scolarisé.

A la tête d’une fondation américaine qui lutte contre les violences faites aux femmes, celle-ci se rend souvent aux Etats-Unis pour s’entretenir avec des membres de son organisation. Elle accompagne également son mari, patron d’une société d’événements et de communication.

Une vie de globe-trotteuse qui lui laisse peu de temps pour revenir en France. Elle a toutefois conservé ce logement à Neuilly où elle reçoit amis et proches lors de ses passages en France. Les enquêteurs de la PJ n’ont pas encore entendu Cécilia Attias, actuellement à l’étranger. Le Parisien

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Publié le 03/02/2009 à 19:42 Le Point.fr

Affichette "Casse-toi pov'con" : 1.000 euros d'amende requis en appel lepoint.fr (avec agence)

Munis de stickers "Casse-toi pov'con", une centaine de militants s'étaient réunis devant le tribunal de Laval pour soutenir Hervé Eon, le 23 octobre dernier © Philippe RENAULT / MAXPPP

L'avocat général de la cour d'appel d'Angers a requis 1.000 euros d'amende contre Hervé Eon, poursuivi pour "offense au chef de l'État" après avoir brandi une affichette en carton portant l'inscription "Casse-toi pov'con" devant la voiture de Nicolas Sarkozy à Laval, le 28 août dernier. En première instance, il avait été condamné le 6 novembre par le tribunal correctionnel de Laval à une "amende de principe" de 30 euros avec sursis, avant de faire appel. Son avocate, Me Dominique Noguères, a plaidé la relaxe, estimant que le délit d'offense, très peu utilisé sous la Ve République, "ne correspondait plus à la réalité d'aujourd'hui".

L'avocat général Hervé Drevard a en revanche estimé que l'inscription portée sur l'affichette était "pour le moins constitutive d'une expression de mépris qui qualifie le délit d'offense". Les récentes modifications en 2000 et 2004 de la loi de 1881 sur le délit d'offense montrent bien la volonté du législateur de protéger la fonction présidentielle, a-t-il argumenté. "Si vous aviez l'impression d'avoir offensé le chef de l'État, est-ce que vous seriez prêt à lui faire des excuses ?", a demandé de son côté le président de la cour à Hervé Eon, en indiquant que dans ce cas il pourrait être dispensé de peine et ne pas voir d'inscription sur le bulletin numéro 1 du casier judiciaire.

"Au fond de moi-même, je n'ai pas le sentiment d'avoir offensé le chef de l'État" et "je n'irai pas m'excuser", a répondu ce chômeur de 56 ans, proche des mouvements altermondialistes et désormais membre du bureau national du Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon, venu le soutenir avec une centaine de personnes. La phrase "casse-toi pauvre con" a été popularisée par une vidéo diffusée en 2007 sur Internet, où l'on voyait Nicolas Sarkozy prononcer ces mots au Salon de l'agriculture à l'adresse d'un visiteur qui refusait de lui serrer la main en lui disant "Ah non, touche-moi pas". La date du délibéré a été fixée au 24 mars.

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Politique Mise à jour 6 février 209 01:36 Pouvoir d'achat : ce que propose Sarkozy Samuel Potier (lefigaro.fr) 06/02/2009 | Mise à jour : 01:36

Nicolas Sarkozy, jeudi soir lors d'une émission exceptionnelle de 90 minutes en direct du Palais de l'Elysée.

Suppression de la taxe professionnelle, éventuel allègement des impôts sur le revenu, meilleure indemnisation du chômage partiel ... Le président de la République a ouvert plusieurs pistes et a proposé aux syndicats d'en discuter le 18 février. Retrouvez toutes les annonces du chef de l'Etat. LIRE AUSSI - Le pouvoir d'achat s'invite dans l'«agenda social»

21h52 : Des «doutes» pour la présidentielle de 2012. Nicolas Sarkozy hésite-t-il à se représenter en 2012 ? «Oh que oui… oh que oui…», souffle-t-il. Pourquoi ? «Parce que mon métier est très difficile, il faut beaucoup d'énergie, beaucoup de force pour le faire et je consacre toutes mes forces à le faire le mieux possible», argumente-t-il. «Il y a encore trois ans et demi», observe le président. «Aucun engagement, ni dans un sens ni dans un autre. On fait un deuxième mandat parce qu'on a la force de porter un nouveau rêve et que les gens nous font confiance». «Ce serait extrêmement choquant que j'aie pu (prendre) une décision aussi importante alors même que je ne suis même pas à la moitié de mon premier mandat», ajoute-t-il encore. Il en profite pour rappeler qu'il est à l'origine de la réforme constitutionnelle qui limite à deux le nombre maximum de mandats présidentiels possibles.

21h49 : Dati pas «sanctionnée», Yade pas «pardonnée». Nicolas Sarkozy dément avoir sanctionné sa garde des Sceaux en lui demandant de quitter le gouvernement pour mener la campagne des européennes avec Michel Barnier en Ile-de-France. «Elle a fait un boulot remarquable : les peines-planchers, et la réforme de la carte judiciaire que personne n'avait fait depuis 1958». Selon lui, Rachida Dati «ira faire son travail en Europe et reviendra un jour au gouvernement.» Situation plus sombre en perspective pour Rama Yade, l'actuelle secrétaire d'Etat aux Droits de l'Homme. Pas question de lui «pardonner» son refus d'être tête de liste UMP en Ile-de-France, comme le demande un journaliste ? «Je trouvais dommage qu'elle ne saisisse pas cette chance. Rama Yade a beaucoup de talent et je crois elle-même qu'elle avait compris qu'elle avait eu tort».

21h46 : Propos «choquants» de l'évêque intégriste. Le président de la République juge «invraisemblables» et «choquants» les propos niant la Shoah de l'évêque intégriste anglais, Mgr Richard Williamson, récemment réintégré par le pape Benoît XVI dans l'Eglise catholique. «Qu'il puisse se trouver au XXIe siècle quelqu'un qui ose contester les chambres à gaz, la Shoah, le martyre des juifs, c'est inadmissible», affirme le chef de l'Etat. «Quand, de surcroît, cet homme, qui conteste ça, se prétend pasteur, non pas au sens protestant mais au sens évangélique, c'est encore plus choquant (...) Franchement, ce monsieur, ça ne donne pas envie de le connaître».

21h44 : «Le service minimum, ça marche !». «Lors de la grève générale, la France n'était pas paralysée. Le service minimum, ça marche ! Y compris dans les écoles, dans 75% des cas», se réjouit-il. Avant de critiquer vertement Bertrand Delanoë en direct : «J'ai été très choqué par le maire de Paris, par sa volonté de ne pas appliquer la loi pour des raisons idéologiques. Qui peut croire qu'à Paris on ne puisse pas trouver un animateur» qui garde les enfants, s'offusque-t-il. «La France n'est pas paralysée, c'est une rupture», redit-il alors avec un sourire.

21h42 : Il assume l'éviction du préfet de la Manche. Nicolas Sarkozy assume : selon lui, les évictions du préfet de la Manche et du directeur de la sécurité publique après une visite présidentielle chahutée à Saint-Lô sont justifiées. «Ce n'est pas à cause des manifestations qu'ils ont été déplacés», raconte le chef de l'Etat. «Quand il y a un dysfonctionnement, il faut désormais assumer. Il y a eu une erreur : il (le préfet, NDLR) avait tous les effectifs à sa disposition, et n'a pas pris toutes les mesures pour assurer l'ordre public. Quand quelqu'un n'assume pas ses responsabilités, il en assume les conséquences… Cela s'applique aussi aux hauts fonctionnaires. L'histoire responsable mais pas coupable», ce n'est pas sa conception des choses, tranche-t-il.

21h35 : Sarkozy soutient «totalement» Kouchner. Le président de la République ne lâchera pas son ministre des Affaires étrangères. Le soutient-il vraiment dans la tourmente médiatique actuelle, alors qu'il est mis en cause dans un livre où il est accusé de conflit d'intérêts ? «Oui, totalement. Bernard Kouchner a-t-il des ennuis avec la police, avec la justice ? Non». «Le petit système médiatique s'emballe… Je ne suis pas un homme à lâcher les gens parce qu'il y a un livre qui lance une rumeur. Je crois que c'est un homme qui mérite ma confiance», assure-t-il.

Nicolas Sarkozy est également interrogé sur une information du Nouvel Observateur selon laquelle soit dans son entourage, soit des gens proches de l'Elysée auraient alimenté le livre de Pierre Péan contre Bernard Kouchner. Il ironise alors également sur la «crédibilité» qu'il accorde à l'hebdomadaire. «Le Nouvel Observateur, c'était ce journal qui était sûr que j'avais envoyé un SMS. Vous voyez la crédibilité que je lui fais».

21h31 : Barack Obama en France début avril. Interrogé sur sa première rencontre avec le nouveau président américain, il dévoile une date : début avril. «Barack Obama viendra en France. Son élection, c'est fantastique. C'est un changement considérable. On a besoin que les Etats-Unis d'Amérique portent le changement» dans le monde.

21h24 : La baisse du nombre de fonctionnaires continuera. Un million de fonctionnaires supplémentaires depuis 1981. Un chiffre dénoncé par le président, qui prévient les syndicats, déjà très irrités : la règle du non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux est maintenu. «On reviendra au niveau de 1992, à l'époque de Mitterrand. Je n'ai pas souvenir qu'alors la France était sous-administrée», ironise le chef de l'Etat, qui ne changera donc pas de cap dans la poursuite des réformes.

21h15 : «Le devoir» d'une position commune de l'UE face à la crise. Nicolas Sarkozy réenfile ses habits de président de l'Union européenne, comme lors du second semestre 2008. «La France peut, et l'Europe doit pouvoir. Je veux que dans la zone euro, on coordonne nos efforts. On a la même monnaie, les mêmes institutions, c'est un devoir». Il fixe plusieurs objectifs à ses partenaires : «Que l'Europe ait une position commune» lors du G20 en avril à Londres. «Il faut refonder le capitalisme, le moraliser». Deuxième point : «Plus aucune institution financière qui ne soit contrôlée, et trancher la question angoissante du hors bilan». Troisième objectif : les paradis fiscaux. «Nous devons exiger la transparence sur la provenance et la destination des fonds», exige-t-il, évoquant «une dette immense que nous ne voulons pas payer pour des gens malhonnêtes».

21 h 11 : «Changer» le système de rémunération des «traders». Le chef de l'Etat annonce qu'il veut «changer» le système de rémunération des «traders» mais se dit sceptique sur un plafonnement systématique du salaire des dirigeants. «J'ai vu ce que Barack Obama a décidé, je suis en train d'y réfléchir, moi je ne suis pas trop pour une règle générale», a-t-il ajouté. «Mettre tout le monde sous la toise, je ne suis pas sûr que ce soit la meilleure formule». «J'ajoute que Barack Obama a prévu un système d'actions gratuites derrière une rémunération bloquée, j'aimerais en savoir un peu plus», a-t-il encore souligné.

21h08 : Nicolas Sarkozy retournera à Gandrange. «Je n'ai pas menti». Le chef de l'Etat ne laissera pas l'opposition dire qu'il a abandonné l'usine Arcelor Mittal de Gandrange et ses salariés, et qu'il n'a pas tenu ses promesses. «La production de l'acier a été divisée par deux dans le monde, il faut en tenir compte. J'avais fixé quatre engagements à monsieur Mittal : remettre 30 millions d'investissement dans le site, créer une école de formation, mettre 10 millions de sa poche pour revitaliser le site, et faire des études géologiques. C'est fait». «Je retournerai sur le site» voir les salariés, annonce-t-il.

21h00 : Suppression de la taxe professionnelle en 2010. L'annonce va faire grand bruit : la taxe professionnelle sera totalement supprimée dès l'année prochaine. Le but ? Eviter les délocalisations. «Je souhaite qu'on garde des usines en France», confie-t-il. Il veut que des entreprises «relocalisent» en France. «Je vais engager des conversations avec les élus locaux», affirme-t-il. Il chiffre la mesure à 8 milliards d'euros.

20h54 : Le partage des profits est «sur la table». Face à ce qu'il qualifie de sentiment d'«injustice majeure» des Français, il met les pieds dans le plat en pointant du doigt le mauvais «partage du profit à l'intérieur de l'entreprise». Il évoque le «souhait de l'actionnaire de gagner de l'argent et les souhaits légitimes des salariés. Le compte n'y est pas.» Il parle encore de «bénéfices invraisemblables» qui ont choqué. Exemple concret : les 85 milliards d'euros de bénéfices nets des entreprises du Cac 40 en 2008. «Ils doivent être sur la table !», tonne le chef de l'Etat.

20 h 47 : Une tranche de l'impôt sur le revenu supprimée ? «Je ne tranche pas, je mets sur le table, on en discutera avec les syndicats». Nicolas Sarkozy ne veut pas froisser les partenaires sociaux quelques minutes seulement après leur avoir lancé une invitation. Il donne plusieurs pistes : «Faut-il supprimer la première tranche de l'impôt sur le revenu pour aider les classes moyennes, ou supprimer le deuxième tiers de l'impôt dès cette année, ou alors augmenter les allocations familiales ?» Tout est ouvert à la discussion.

20h40 : Rencontre avec les syndicats le 18 février. Le chef de l'Etat fixe rendez-vous aux partenaires sociaux au 18 février, pour qu'ils parlent de mesures pour l'emploi. Pour illustrer cette première annonce de la soirée, il prend l'exemple du chômage partiel. «Le chômage partiel sera indemnisé à 60% du salaire brut (contre 50% actuellement, NDLR). Ce n'est pas assez !» estime-t-il. «La question cruciale, c'est l'emploi. On doit mobiliser tous les moyens possibles pour garder la croissance nécessaire et créer des emplois». Il cite une série de chiffres alarmants à l'étranger, comme les 200.000 chômeurs de plus en un mois en Espagne, qu'il compare aux 45.000 à 60.000 chômeurs mensuels supplémentaires en France.

20h32 : La réforme du lycée reportée car «pas assez claire». Xavier Darcos doit revoir sa copie sur la réforme du lycée, Nicolas Sarkozy avouant lui-même : «Je trouvais qu'on n'avait pas été assez clairs, je ne comprenais pas tous les tenants et aboutissants». Mais il rappelle dans la foulée une autre réforme, jugée à l'époque périlleuse et finalement réussie : celle des régimes spéciaux de retraite. «J'ai tenu bon», assure-t-il. Fin de l'introduction générale de l'émission, place aux sujets thématiques.

20h25 : L'argent prêté aux banques n'a «pas coûté un centime aux Français». Le chef de l'Etat veut mettre fin au fantasme des milliards d'euros donnés aux banques sans contrepartie. «Nous avons mobilisé des moyens importants pour sauver les banques. A la minute où je parle, ça n'a pas coûté un centime d'euro aux Français. Nous récupérerons 1,4 milliard d'euros d'intérêt dès 2009 pour financer des mesures sociales. L'argent prêté aux banques a rapporté de l'argent. Nous avons sauvé toutes les banques parce que nous avons sauvé toute l'épargne des Français. Nous avons évité la catastrophe». Le président de la Cour des comptes Philippe Seguin sera par ailleurs chargé de «conduire un certain nombre d'enquêtes» sur la bonne utilisation des fonds accordés aux banques.

20h18 : Nicolas Sarkozy comprend «l'inquiétude» des Français. L'émission s'ouvre avec un montage vidéo où s'enchaînent des témoignages de Français. «C'est toujours les mêmes qui trinquent», lâche l'un d'entre eux. L'inquiétude sur le pouvoir d'achat est omniprésente. «Que les gens soient inquiets, je l'entends, je le comprends», assure le chef de l'Etat. «C'est une crise de confiance, économique, et d'une brutalité totale. C'est la crise du siècle, elle est sans précédent». «Les manifestants ont dit des choses très raisonnables, mais je dois aussi écouter ceux qui n'ont pas manifesté», ajoute-t-il dans la foulée.

20h14 : L'émission s'apprête à commencer à l'Elysée. Nicolas Sarkozy a choisi de consacrer ce soir une émission d'une durée exceptionnelle de 90 minutes à l'explication de ses réformes et mesures anti-crise dans l'espoir d'apaiser la grogne des Français. Cette intervention intitulée «Face à la crise» a été décidée après la journée de grève et de mobilisation massive qui a rassemblé il y a une semaine entre un million et 2,5 millions de personnes réclamant une inflexion de la politique du chef de l'Etat, la défense de l'emploi, du service public et du pouvoir d'achat.

Mais le président, qui répondra en direct aux questions de quatre journalistes - Laurence Ferrari (TF1), David Pujadas (France 2), Guy Lagache (M6) et Alain Duhamel (RTL) -, devrait surtout faire de «l'explication» et «de la pédagogie», selon son entourage. L'opposition de gauche, comme les syndicats, sont à l'affût. Très critiques du plan gouvernemental de 26 milliards d'euros annoncé en décembre, inadapté et insuffisant selon eux, ils réclament des mesures pour le pouvoir d'achat. Ils ne manqueront pas de réagir dès la fin de l'émission.

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samedi 7 février 2009 12h33 MUNICH, 7 février (Reuters) - Le lancement mardi par l'Iran de son premier satellite de fabrication nationale est une "extrême mauvaise nouvelle", a déclaré samedi Nicolas Sarkozy.

Le président français, qui s'exprimait dans le cadre de la 45e conférence de Munich sur la sécurité, avait auparavant estimé que le refus de l'Iran de renoncer à son programme nucléaire militaire était "vraiment un des grands problèmes du monde".

"On a besoin que les Russes nous aident pour que les sanctions contre l'Iran soient efficaces", avait-il ajouté. (Emmanuel Jarry)

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L'Iran insiste sur le caractère scientifique du lancement de son satellite 2009-02-06 08:22:20

TEHERAN, 5 février (Xinhua) -- Le porte-parole du gouvernement iranien, Gholam-Hossein Elham, a insisté jeudi sur le caractère scientifique du lancement du premier satellite iranien, a rapporté l'agence de presse officielle IRNA.
"Le lancement du satellite Omid (Espoir) en orbite est totalement scientifique et n'a rien à voir avec des fins militaires", a insisté M. Elham, et d'ajouter que les remarques formulées par certains pays ne cherchent qu'à détourner l'Iran de son chemin.
"L'Iran avance à grande vitesse dans les domaines scientifiques", a-t-il déclaré, indiquant que "la république islamique possède une force culturelle, car la puissance militaire s'est montrée inutile dans le monde".
Lundi, l'Iran a lancé avec succès son premier satellite fabriqué sur place dans l'espace. Cet événement a suscité les inquiétudes de l'Europe, des Etats-Unis et d'Israël, qui redoutent que l'Iran n'associe ses programmes satellitaires à ses travaux en matière de missiles et de technologie nucléaire.
M. Elham a souligné que l'Iran agit en accord avec ses principes, à savoir la justice, la dignité humaine, le respect de l'indépendance des pays et de l'égalité des gouvernements.
"Les activités nucléaires iraniennes ont pour but de produire de l'électricité", a-t-il ajouté.
Mercredi, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Hassan Qashqavi, a fait savoir que le satellite récemment lancé n'avait pas de fins militaires, le qualifiant de réalisation scientifique et technique.
Les Etats-Unis et ses alliés affirment que l'Iran se sert de ce programme comme couverture pour développer des armes nucléaires, mais l'Iran insiste sur le fait qu'il ne cherche à développer l'énergie nucléaire qu'à des fins pacifiques.

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Le retour de la France dans l'OTAN fait des remous à l'UMP AP | 11.02.2009 | 18:14

Le retour programmé de la France dans le commandement intégré de l'OTAN fait des vagues à l'UMP. Une partie des députés de la majorité ont exprimé mercredi leur opposition à la décision prise par Nicolas Sarkozy, réclamant un vote du Parlement avant son officialisation début avril lors du sommet du 60e anniversaire de l'Alliance.

Samedi à Munich, Nicolas Sarkozy a confirmé sa décision de réintégrer la France dans l'ensemble des structures militaires de l'OTAN. Le retour de la France, sortie du commandement intégré sur décision du général de Gaulle en 1966, devrait être officialisé lors du sommet de l'Alliance à Strasbourg et Kehl les 3 et 4 avril prochains.

Mais ce tournant dans la politique étrangère de la France passe mal dans la classe politique. A gauche comme à droite, en passant par le centriste François Bayrou, des voix s'élèvent pour dénoncer la fin de l'indépendance française et un "alignement" sur les Etats-Unis. Tandis que M. Bayrou demande un référendum, les socialistes exigent un débat et un vote au Parlement.

Le gouvernement a donc décidé de multiplier les rencontres afin de préparer les esprits. Les commissions des Affaires étrangères et de la Défense de l'Assemblée auditionneront jeudi matin le secrétaire général de l'OTAN Jaap de Hoop Scheffer. Un groupe de travail interne au groupe UMP a entamé parallèlement des auditions.

Mercredi matin, une trentaine de députés UMP a rencontré pendant près de deux heures le secrétaire d'Etat aux Affaires européennes Bruno Le Maire. Durant la réunion, le souverainiste Jacques Myard a protesté contre la décision de Nicolas Sarkozy. D'autres députés ont émis des réserves, selon un participant.

Les opposants n'ont pas été convaincus par les arguments du ministre. "Ce qui nous dérange, c'est l'aspect symbolique", explique le souverainiste Lionnel Luca. "Pour un grand nombre de pays arabes, le fait que la France soit dans l'OTAN, c'est un mauvais signal".

En pointe, les villepinistes dénoncent, à l'image de Jean-Pierre Grand, cet "arrimage plein et entier aux Etats-Unis". "Il y a plein de questions qui se posent, et on n'a pas les réponses", a déploré le député de l'Hérault.

"Il y a dans le monde entier des pays qui attendent de la France qu'elle demeure une transition, une passerelle, et qu'elle ne s'aligne pas sur les Etats-Unis. Cette décision aujourd'hui risque de donner le sentiment de façon un peu rapide d'être alignée sur les Etats-Unis", a renchéri Georges Tron.

Ces deux proches de l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin ont demandé un débat suivi d'un vote du Parlement avant le sommet des 3 et 4 avril. Ils souhaitent aussi que l'ancien ministre des Affaires étrangères soit auditionné par les députés UMP. Celui qui incarna le "non" français à la guerre en Irak en 2003 est opposé au retour de la France dans le commandement intégré.

"C'est un faux débat", a répondu Bernard Deflesselles, vice-président du groupe UMP et animateur du groupe de travail. Reprenant les arguments de Nicolas Sarkozy, le député des Bouches-du-Rhône a assuré que la France conserverait "toute son autonomie et toute son indépendance". Il est ainsi "hors de question" d'intégrer la force de dissuasion nucléaire dans l'OTAN. De plus, "à l'OTAN il faut pour engager des troupes l'avis exprès du pays concerné".

Les responsables de la majorité font valoir que la France participe déjà aux opérations militaires de l'OTAN, que ce soit au Kosovo, en Bosnie ou en Afghanistan.

M. Deflesselles, qui va aussi auditionner Jean-David Levitte, conseiller diplomatique de Nicolas Sarkozy, Pascale Andreani, ambassadeur française auprès de l'OTAN, et M. de Hoop Scheffer, a cependant admis la nécessité d'un "travail d'explication" sur ce sujet. Une réunion spécifique du groupe UMP sur le sujet est prévue mardi prochain en présence des ministres Bernard Kouchner (Affaires étrangères) et Hervé Morin (Défense).

En réponse à ces demandes, le président de l'Assemblée Bernard Accoyer s'est déclaré favorable à un débat dans l'hémicycle, qui pourrait se tenir fin mars. Mais il ne s'est pas prononcé sur la question d'un vote.

Même si beaucoup s'interrogent à l'UMP, les opposants ne se font pas d'illusion sur leurs chances de bloquer le processus. "On a avalé tellement de trucs depuis 25 ans", soupire Lionnel Luca. AP

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Un bonus pour le gendarme de la Bourse Le Parisien 16/02/2009 | Mise à jour : 09:15 | lefigaro.fr flash actu

Alors que les chefs d'entreprise et les banquiers sont invités à lorgner sur leurs bonus, c'est d'un joli pactole que le président de l'Autorité des marchés financiers (AMF) Jean-Pierre Jouyet vient d'hériter.

L'ancien secrétaire d'Etat aux Affaires européennes, qui a quitté le gouvernement le 15 décembre dernier, vient de voir sa rémunération annuelle en tant que gendarme de la Bourse passer de 149.000€ brut à 220.000€, révèle aujourd'hui Le Parisien. Une rallonge de 71.000€ paraphée le 19 janvier par le ministre du Budget Eric Woerth et publiée ce week-end au Journal officiel.

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Crise en Guadeloupe Nuit de violence à Pointe-à-Pitre l'express.fr Par Pierre-Yves Lautrou, publié le 17/02/2009 07:27 - mis à jour le 17/02/2009 08:47

La tension est encore montée d'un cran en Guadeloupe. Dans la nuit de lundi à mardi, des jeunes, pour la plupart, ont érigé de nombreux barrages aux alentours de Pointe-à-Pitre. Certains ont également caillassé les forces de l'ordre et notre envoyé spécial. Témoignage.

Lundi 16 février, 22h00 (heure locale) au Créole Beach, l'un des tous derniers hôtels de Gosier encore ouvert. La soirée s'écoule tranquillement. Ce soir au dîner, les touristes ont eu droit au service minimum: une partie du personnel n'a pu se rendre à son travail en raison des barrages, qui, déjà, ont rythmé la journée. Plusieurs coupures de courant, très courtes, interviennent pendant le repas. Une équipe de France 2 quitte précipitamment la salle: ça barde dans les rues de Gosier et de Pointe-à-Pitre, nous dit-on. Avec, Thierry, un photographe de Sipa, nous décidons d'aller voir ce qui s'y passe.

Un hangar à bateaux a été incendié dans la nuit de lundi à mardi.

Dès la sortie de l'hôtel, le ton est donné: l'hélicoptère de la gendarmerie sillonne le ciel, déchirant la nuit de son puissant projecteur. Ambiance... A la sortie de la Pointe de la Verdure, où sont tous les hôtels, la rue est jonchée de détritus, poubelles renversées, pierres. 200 mètres plus loin, un premier barrage est en feu, devant une petite foule qui assiste au spectacle.

Nous contournons l'obstacle en montant sur le trottoir. Derrière, un autre barrage, en feu lui aussi, puis un troisième: une camionnette renversée brûle, dégageant une forte chaleur. Nous continuons à avancer et croisons un peloton de gendarmes mobiles, à l'abri derrière leurs camions grillagés, ils avancent vers le barrage.

Ni pompier, ni forces de l'ordre dans la rue

En approchant de la rampe d'accès à la rocade qui contourne Pointe-à-Pitre, un nouveau barrage: c'est le quatrième en moins de 800 mètres. Celui-ci est composé de branches d'arbres, et, comme pour les autres, une petite troupe de spectateurs stationne à proximité.

Sur la rocade, le spectacle est incroyable: pas une voiture, la route est couverte d'objets en tout genre, notamment des barrières de sécurité arrachées et disposées en travers de la chaussée. Il faut zigzaguer pour progresser, emprunter les bas-côtés. Sur l'autre voie, une cinquantaine de personnes ont réparti des obstacles encore plus nombreux et plus gros: une nouvelle camionnette est renversée en travers.

Au bout de 300 mètres, la route se dégage, nous avançons vers Pointe-à-Pitre, distante de 3 kilomètres, et croisons des véhicules qui roulent à contre-sens. Sortie CHU, direction le centre-ville par le boulevard de l'Hôpital. Tout semble calme au début, mais très vite, on aperçoit de nouveaux barrages en feu, dans la plupart des rues perpendiculaires.

Au niveau de la darse, on distingue un incendie plus important que les autres: direction Carénage, le quartier sensible, à l'ouest de cette darse. Là, un hangar à bateau -qui appartient à un Béké, nous dit-on- se consume dans une épaisse fumée qu'accompagnent d'immenses flammes. Les coques en plastiques fondent dans de sinistres craquements. Les habitants massés dans la rue assistent au spectacle silencieusement, filmant la scène avec leur téléphone portable.

Demi-tour et route vers le quartier de l'Assainissement en passant par Baimbridge. Là encore, les barrages de flamme sont nombreux: poubelles renversées, pneus, panneaux indicateurs, plots, tout est bon pour barrer les routes et il faut régulièrement emprunter les trottoirs. Une heure que nous tournons et toujours pas un membre des forces de l'ordre ni un pompier en vue. J'ai compté jusque là plus d'une dizaine de voitures brûlées. Visiblement, les barrages sont en place depuis au moins une heure.

De nombreux Pointais sont dans la rue: la plupart sont pacifiques, mais le dialogue n'est pas toujours facile. "Dégagez, donne ta voiture, demain ça va chier!" Dans une contre-allée d'un ensemble HLM, une pierre atterrit sur le toit de la voiture. Ça commence à être chaud...

Dans Pointe-à-Pitre, le chaos règne

Nous tentons de repartir vers Gosier. Sous un pont, juste avant la sortie vers la Marina, un épais barrage de branches d'arbres obstrue le passage. Impossible de passer. Sur le pont, on entend des cris: "Des blancs, des blancs!" Des pierres s'abattent sur la voiture tandis qu'un cocktail molotov s'écrase juste derrière nous. Demi-tour, vite! La route du retour est bloquée, nous repartons vers Basse-Terre, histoire de tenter de faire le tour, mais ça ne passe pas. Nous repartons vers le centre-ville. Nouveaux barrages, fait de palettes, de caddies, de morceaux de béton arrachés au mobilier urbain. Il faut s'arrêter à plusieurs reprises pour dégager le bas de caisse de la voiture.

Nous essayons alors de contourner les obstacles en prenant la route de l'aéroport. Même pas 200 mètres parcourus et un barrage en construction nous empêche de passer. Thierry, le photographe, sort de la voiture pour prendre des photos en précisant qu'il est journaliste. Il est fermement repoussé: "Dégagez, dégagez!" Un jeune guadeloupéen le ramène à la voiture, avant de shooter dans la portière. Il faut partir.

La tension monte.
Pointe-à-Pitre semble en feu, le chaos règne, l'ambiance est électrique. Toujours aucun policier ni gendarmes en vue. Nous croisons notre premier camion de pompiers vers minuit. Nouvelle tentative pour regagner l'hôtel, cette fois en empruntant la rocade à contre-sens, histoire d'éviter le piège précédent sous le pont. La route est dégagée, plus âme qui vive. Nous retrouvons nos morceaux de barrières de sécurité de l'aller, nouveau zigzags, la rampe d'accès à contresens, mais un arbre, abattu à la tronçonneuse, empêche tout passage.

Avec les passagers des deux voitures qui nous font face, nous parvenons finalement à dégager l'arbre. Encore deux barrages en feu à éviter en repoussant les poubelles renversées et nous retrouvons deux voitures de pompiers. Retour à l'hôtel, où tout semble si calme.

Vers 3h30 du matin (heure locale), les gendarmes mobiles rentraient à leur hôtel. Signe que la situation commençait à se calmer? "C'est toujours le bazar", soupirait l'un d'entre eux.

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Société Guadeloupe: "la paix peut revenir si la justice est là", estime Ségolène Royal AP | 22.02.2009 | 08:34

Ségolène Royal est arrivée en Guadeloupe où elle doit assister dimanche aux funérailles du syndicaliste tué cette semaine dans cette île des Antilles. "Je suis venue, d'abord, pour rendre hommage à un syndicaliste tué. Le sang a coulé ici" et "pour marquer aussi la présence ici de tous celles et ceux qui veulent que la justice pour que la paix revienne", a déclaré la candidate socialiste à la dernière présidentielle.

Pour Ségolène Royal, "la paix peut revenir si la justice est là, et si on s'écoute mutuellement, et si le respect revient en direction des peuples antillais et guyanais qui ont été très patients".

"Des solutions existent", a-t-elle souligné sur France Info, exprimant le souhait que "tous les enfants qui naissent ici, sur le territoire français des Antilles et de la Guyane, puissent avoir un avenir et que les parents puissent se dire: 'pour nos enfants, nous pouvons espérer le meilleur'".

Ségolène Royal va assister aux obsèques de Jacques Bino, le syndicaliste de la CGTG tué par balle dans la nuit de mardi à mercredi à Pointe-à-Pitre, à l'invitation de Jacques Bangou, le maire de Pointe-à-Pitre, ainsi que des leaders syndicaux", a précisé l'équipe de la candidate du PS à la dernière présidentielle sur son site "Désirs d'avenir".

La présidente de la région Poitou-Charentes doit aussi rencontrer le leader du collectif guadeloupéen LKP Elie Domota au cours de son déplacement.

Le corps de Jacques Bino a été exposé samedi pendant plusieurs heures au palais de la Mutualité de Pointe-à-Pitre. Les obsèques du syndicaliste doivent avoir lieu dimanche après-midi à Petit-Canal dans l'enceinte du stade où la dépouille a été présentée samedi après-midi pour une veillée mortuaire. AP

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Jégo: le RSA transformé pour l'outre-mer atteindra entre 80 et 100 euros 26 février 2009 10.00

PARIS (AFP) — Le secrétaire d'Etat à l'Outre-mer Yves Jégo a indiqué jeudi sur RMC que le RSA transformé pour l'outre-mer "en revenu supplémentaire temporaire d'activité" atteindrait "entre 80 et 100 euros" pour les bas salaires.

"On va réorganiser de façon temporaire le RSA pour le transformer en revenu supplémentaire temporaire d'activité pour fixer une base entre 80 et 100 euros pour tous les bas salaires", a déclaré M. Jégo.

A l'issue de plus de dix heures de négociations dans la nuit de mercredi à jeudi, l'Etat, le patronat et le collectif LKP qui mène la grève en Guadeloupe depuis le 20 janvier, sont parvenus à un accord définitif sur une hausse de 200 euros des bas salaires, principale revendication des grévistes.

Juste avant le début de la réunion, Matignon avait proposé un Revenu supplémentaire temporaire d'activité (RSTA) avec 80 euros mis par l'Etat jusqu'"à l'horizon 2011" avant un retour au revenu de solidarité active (RSA).

"Ce qui sera appliqué en Guadeloupe sera possible dans les quatre départements" ultramarins, a-t-il ajouté. "Il faudra ensuite que le patronat fasse sa part (...) pour qu'au-delà d'un an et demi, deux ans, trois ans éventuellement, ce soit l'entreprise qui prenne à sa charge ce qui sera un revenu RSA et qui redeviendrait un revenu de salaire", a-t-il expliqué.

M. Jégo a espéré qu'à la reprise des discussions à Pointe-à-Pitre, prévue à 14H30 locale (19H30 heure de Paris) "on va arriver à sortir enfin de ce conflit de six semaines".

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Selon un sondage OpinionWay-Le Figaro Magazine, 51% des Français de métropole sont favorables à l'indépendance de la Guadeloupe.
Guadeloupe : le sondage qui dérange Le Figaro-Magazine Albert Zennou 26/02/2009 | Mise à jour : 08:09 |

51% des Français de métropole sont favorables à l'indépendance, selon un sondage Opinion Way-Le Figaro Magazine.

C'est le sondage qui dérange, en métropole comme aux Antilles. Alors que la grève générale en Guadeloupe ne semble pas prendre fin, le sondage OpinionWay à paraître samedi dans Le Figaro Magazine donne une nouvelle dimension à ce conflit. À une courte majorité (51%), les Métropolitains se déclarent en effet favorables à l'indépendance de la Guadeloupe.

Les résultats sont encore plus nets auprès des électeurs de Nicolas Sarkozy au premier tour de l'élection présidentielle qui se prononcent à 58% en faveur de la sécession. Preuve que le conflit a durablement frappé les esprits hexagonaux.
À l'inverse, les habitants de la Guadeloupe sont très majoritairement attachés à la France avec plus de 80% d'opinions défavorables sur le sujet.

Paradoxalement, une nette majorité des Français de métropole (68%) considèrent la Guadeloupe comme un atout pour la France, car elle contribue à son rayonnement international. Ils ne sont que 32% à la percevoir comme un poids financier. Là aussi, l'appartenance politique est déterminante.

46% des électeurs de Sarkozy estiment que l'île est un poids contre 16% de ceux qui ont voté Royal en 2007. Et si les Métropolitains sont 50% à croire que l'Hexagone aide suffisamment l'île, les Antillais sont, eux, 63% à penser le contraire.

Plus généralement, les causes de ce conflit sont dues, pour 74% des Métropolitains contre 87 % des Guadeloupéens, aux inégalités et à la vie chère. À noter que l'héritage colonial et la ségrégation ne sont perçus comme cause essentielle que par 13% des habitants de l'Hexagone.

Les Antillais sont, eux, deux fois moins nombreux (5%) à y voir les raisons de l'embrasement social actuel. Les propositions du gouvernement pour sortir du conflit sont-elles adaptées ? 47% des Métropolitains les jugent insuffisantes, une proportion qui grimpe à 66% chez les Caribéens.

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Ouest-France.com mardi 03 mars 2009 Aux Antilles, le conflit qui dure, qui dure...

« Il faut savoir finir une grève », souligne le préfet de Guadeloupe. Mais le mouvement connaissait,hier, encore quelques « soubresauts ». Dimanche soir, espoir. En Guadeloupe, le LKP, le « collectif contre l'exploitation », semblait alors prêt à suspendre son mouvement qui dure depuis six semaines. Un record pour les Antilles. L'essentiel des revendications de l'intersyndicale ayant été satisfait. En particulier, la hausse de 200 € des bas salaires.

Cependant, côté patronal, seules des organisations minoritaires ont signé cet accord. Pas le Medef qui représente les principales activités économiques de l'île. Il prévient que les entreprises auront beaucoup de mal à se substituer, au bout de deux ans, aux primes de l'État et des collectivités locales pour assurer les 200 €.

Lundi, le LKP durcit le ton.
Du coup, les amis d'Élie Domota ont promis de passer « d'entreprise en entreprise » pour faire signer cet accord. Lundi matin, les partisans du LKP ont manifesté devant un vaste centre commercial, à 8 km de Pointe-à-Pitre. Mais ils ont trouvé portes closes et un hypermarché protégé par des gendarmes mobiles.

Méthodes musclées.
Des méthodes que le président du Medef en Guadeloupe, Willy Angèle, qualifie de « musclées ». Il affirme qu'« il n'y a pas eu de grève générale en Guadeloupe, mais une fermeture par la force des entreprises ». Le patronat redoute aussi les dépôts de bilan à venir. « Ils devraient se traduire par 10 000 à 14 000 suppressions d'emplois. »

L'UMP s'en mêle. À Paris, le parti du Président a réclamé un effort au patronat local qui, selon lui, « n'est pas le plus progressiste de France ».

Le préfet optimiste.
Le préfet Desforges veut pourtant croire qu'il s'agit de « derniers soubresauts ». Il a affirmé que le document contenant l'accord salarial était « prêt » à être communiqué au LKP. Pour lui, « il faut savoir finir une grève ».

Confusion en Martinique.
L'accord, qui paraissait jeudi à portée de main, continue d'achopper. Il varie entre 200 et 250 € d'augmentation des bas salaires. Et le président du Collectif du 5 février lie maintenant l'accord sur les salaires à un accord sur les prix dans la grande distribution...

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4,5 milliards de dollars pour reconstruire Gaza C.J. (lefigaro.fr) avec AFP 02/03/2009 | Mise à jour : 20:01 | Plus de 4.000 maisons ont été détruites à Gaza lors de l'offensive israélienne.

Ces fonds seront versés à l'Autorité palestinienne et non au Hamas. Les 75 donateurs ont pressé Israël de rouvrir «immédiatement» les points de passage avec le territoire.

La conférence de Charm El-Cheick sur la reconstruction de la bande de Gaza a «dépassé nos attentes », s'est réjoui lundi le chef de la diplomatie égyptienne. Alors que l'Autorité palestinienne réclamait 2.8 milliards de dollars pour la reconstruction du territoire dévasté par l'offensive israélienne « Plomb Durci » en janvier, les 75 donateurs, rassemblés dans la cité balnéaire égyptienne, ont promis 4,481 milliards de dollars pour les deux années à venir. Si on compte les engagements pris par le passé par les donateurs, le montant des sommes allouées atteint 5,2 milliards de dollars

Ces fonds, ont souligné les donateurs, devront être distribués grâce à des mécanismes déjà en place, via l'Autorité palestinienne et non par le Hamas islamique, maître de Gaza depuis son coup de force de 2007. Un isolement forcé mal perçu par le Hamas. Le mouvement islamiste a rejeté «toute exploitation politique» de l'aide, affirmant que les donateurs iraient «dans la mauvaise direction» en essayant de le contourner.

Parmi les grands donateurs, figurent les Etats-Unis avec une aide de 900 millions de dollars. La Commission européenne s'est engagée à débloquer une aide de 554 millions de dollars en 2009, alors que l'Italie a annoncé une contribution de 100 millions de dollars sur quatre ans. Les monarchies du Golfe devraient quant à eux donner 1,65 milliards de dollars sur cinq ans, dont un milliard provenant d'Arabie saoudite. La France a signé pour un déblocage immédiat de 25 millions d'euros d'aide budgétaire.

Sarkozy pour un sommet de relance de la paix

Sur le plan diplomatique, les donateurs ont pressé Israël de rouvrir «immédiatement» les points de passage avec Gaza pour permettre sa reconstruction. Ils ont aussi fait part de « leur inquiétude devant l'absence d'un accord de trêve» consolidant le cessez-le-feu qui a mis fin le 18 janvier à l'offensive israélienne. Les participants ont également insisté sur la nécessité d'une «réconciliation» entre le Hamas et l'Autorité palestinienne et de la résurrection du processus de paix entre les Palestiniens et Israël, où le gouvernement le plus à droite de l'histoire du pays est en cours de formation.

Le président français Nicolas Sarkozy a préconisé la tenue en Europe «d'un sommet de relance de la paix» en vue d'un accord sur un Etat palestinien viable. La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a souligné qu'»en accordant une aide humanitaire à Gaza, nous cherchons aussi à promouvoir les conditions dans lesquelles un Etat palestinien pourra aboutir».

L'Autorité palestinienne envisageait, avant la tenue du sommet de Charm El-Cheick, d'affecter au moins 1,3 milliard de dollars pour la reconstruction et le développement économique à Gaza et de consacrer 1,5 milliards pour combler le déficit budgétaire 2009. «Un simple retour au statu quo ante ne suffira pas. Nous devons mettre Gaza sur le chemin de la prospérité durable», a d'ores et déjà admis le premier ministre palestinien Salam Fayyad.

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MAIL INJURIEUX Insulte envers Rachida Dati : un mois avec sursis requis NOUVELOBS.COM | 04.03.2009 | 15:48

Un informaticien de 25 ans est jugé pour avoir envoyé un mail injurieux à l'un des collaborateurs de Rachida Dati. Plus que le contenu du courriel, il lui est reproché d'avoir utilisé une adresse mail grossière.

Un mois de prison avec sursis a été requis mercredi 4 mars, devant le tribunal de Paris, à l'encontre d'un informaticien de 25 ans, pour avoir injurié Rachida Dati dans un courriel envoyé à un de ses collaborateurs à la mairie du 7e arrondissement, dirigée par la ministre.

"Naze, naze, naze, le peuple aura votre peau!", avait écrit Damien Chiboub dans un e-mail envoyé le 31 juillet 2008 avec une adresse électronique utilisant des termes grossiers et insultants à l'égard de la garde des Sceaux (note dt, rachida-la-grosse-pute@wanadoo.fr selon Le Parisien, 5 mars 2009 p. 14).

Ce n'est pas le contenu du message, mais l'aspect jugé injurieux de l'adresse qui a incité à un dépôt de plainte au nom de la ministre de la Justice pour "outrage sur une personne dépositaire de l'autorité publique", a rappelé le président de la 28e chambre correctionnelle du tribunal.
Le jugement a été mis en délibéré au 29 avril.

"Traitement énergique"

Me Gilbert Collard, l'avocat du prévenu, absent à l'audience, a demandé la nullité de la procédure en fustigeant le "défaut d'impartialité de l'autorité d'enquête", en l'occurrence le procureur de la République soumis hiérarchiquement à la Chancellerie.

"Ce sont les agents de Mme Dati qui ont diligenté une affaire qui intéresse directement leur patron", a protesté Me Collard, rappelant le "traitement particulièrement énergique" subi par son client : garde à vue, perquisition à son domicile, saisie de son ordinateur personnel... La procureure Françoise Champonneaux a repoussé les arguments de Me Collard et de Damien Chiboub, qui avait expliqué aux enquêteurs avoir voulu "tester les limites de la liberté d'expression".

"C'est un outrage un peu gratuit. S'il est déçu des politiques, il peut rejoindre une association ou un parti politique", a-t-elle affirmé.

Interpellé chez son employeur, qui l'a ensuite licencié, Damien Chiboub avait très vite reconnu être l'émetteur du message et assuré regretter son geste.

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Créé le 04/03/09 - Dernière mise à jour le 05/03/09 à 19h11 Fin de la grève en Guadeloupe après 44 jours de crise

Le leader du LKP Elie Domota et le préfet Nicolas Desforges ont signé mercredi soir un accord appelant "à la reprise de l'activité normale" en Guadeloupe, après 44 jours de grève générale.

C’est la fin de 44 jours de grève générale en Guadeloupe. Vers 20H (locales) dans la salle du Port autonome de Point-à-Pitre, a eu lieu la signature du document appelant "à la reprise de l’activité normale."

Ce texte, extrêmement détaillé , compte 165 articles, et traite de sujets aussi divers que le prix de la baguette, l'embauche d'enseignants ou l'octroi de billets d'avions à prix réduits. Il récapitule les avancées obtenues depuis le dépôt, le 20 janvier, des 146 revendications du LKP pour accroître le pouvoir d'achat. L'accord "Jacques Bino", signé par les organisations patronales minoritaires, qui prévoit une augmentation de 200 euros des bas salaires, lui est annexé. Au total, l'effort financier de l'Etat pour répondre à la crise sociale aux Antilles, se chiffre à 847,9 millions d'euros, qui s'ajoute à l'enveloppe de quelque 16,5 milliards d'euros inscrite dans le budget 2009, selon le gouvernement.

"Aujourd'hui, c'est la lutte qui paye", a réagi M. Domota, à l'issue de la signature : "il faut continuer à rester mobilisés. Nous militons toujours pour l'extension de l'accord (Bino) dans toutes les entreprises de Guadeloupe", a-t-il souligné. Dimanche, il avait dit son intention d'aller "d'entreprise en entreprise" pour faire signer l'accord qui a notamment été rejeté par le Medef. Entre temps, l'organisation patronale avait fait un pas. Elie Domota, qui a porté le mouvement de contestation en Guadeloupe, a déclaré, à la signature de l'accord : "Ce sont les Guadeloupéens qui aspirent à transformer la vie et nous les accompagnons dans cette mission".

Par ailleurs, le préfet Nicolas Desforges s'est lui dit "soulagé, ému et content". Le secrétaire d'Etat à l'Outre-mer, Yves Jégo s'est réjouit de cet accord estimant que "le chemin pour aboutir à ce résultat aura été long et douloureux."

Il s'agit d'un "accord historique", selon Victorin Lurel, président PS du conseil général de Guadeloupe, qui "permet d'envisager une sortie par le haut de la crise sociale qu'a connue la Guadeloupe durant six semaines". "Le mouvement initié par le LKP est parvenu à obtenir ce que les parlementaires se sont épuisés en vain à demander au gouvernement, en particulier un contrôle renforcé des prix et des produits et services de première nécessité ou encore la mise en oeuvre du RSA (revenu de solidarité active) dès 2009", a-t-il écrit dans un communiqué.

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Publié le 08/03/2009 à 09:25 - Modifié le 08/03/2009 à 09:44 Le Point.fr Guadeloupe : ouverture d'une enquête judiciaire après les menaces de Domota lepoint.fr (source AFP)

Le Medef, tout comme trois autres organisations patronales, a dénoncé un "climat d'intimidation et de violences" de la part du LKP et de son leader Élie Domota, fer de lance de la grève générale en Guadeloupe.

Guadeloupe : Domota menace les chefs d'entreprise

"Soit (les chefs d'entreprise) appliqueront l'accord, soit ils quitteront la Guadeloupe. (...) Nous ne laisserons pas une bande de békés rétablir l'esclavage."
C'est en raison de ses propos tenus jeudi soir sur Télé-Guadeloupe qu'une enquête judiciaire pour provocation à la haine raciale a été ouverte contre Élie Domota, leader du Collectif contre l'exploitation LKP.

L'enquête - ouverte aussi pour tentative d'extorsion de signature pour l'accord sur la hausse des salaires - a été confiée aux gendarmes de la section de recherche de Pointe-à-Pitre. Ces derniers ont d'ailleurs saisi, samedi, les enregistrements des propos tenus par Élie Domota.

"J'ai ouvert une enquête (vendredi). C'est une enquête qui est relative aux propos tenus par M. Élie Domota (...) dont les termes sont de nature à constituer un délit", a précisé le procureur de la République de Pointe-à-Pitre, Jean-Michel Prêtre. Les menaces du leader du LKP Élie Domota à l'égard des chefs d'entreprise ont suscité l'indignation.

"Des propos de menaces vis-à-vis des chefs d'entreprise tels qu'ils ont été prononcés ne sont pas acceptables", a souligné samedi le secrétaire d'État à l'outre-mer Yves Jégo, contacté par lepoint.fr. Le préfet de Guadeloupe Nicolas Desforges et le porte-parole de l'UMP Frédéric Lefebvre se sont aussi inquiétés des dérapages verbaux d'Élie Domota.

Ce dernier a dénoncé les "opérations d'intimidation" menées par "des sortes de tontons macoutes du LKP en Guadeloupe", une allusion à la milice paramilitaire créée par un ancien dictateur de Haïti au début des années 1960 et connue pour son extrême violence envers les opposants politiques et les populations civiles.

Une "provocation", selon le LKP

Un des avocats du LKP, Me Patrice Tacita, a indiqué samedi soir ne pas être au courant de l'ouverture de cette enquête, estimant qu'une telle action judiciaire relèverait de la "provocation".

Si elle est confirmée, "nous allons déposer plainte nommément contre ceux qui ont déposé plainte, pour révisionnisme", a-t-il dit, estimant que les propos d'Élie Domota sur les békés reflétaient "la réalité historique".

Le LKP entend contraindre les entreprises à leur faire signer l'accord signé sur la hausse des bas salaires de 200 euros et a multiplié les menaces en ce sens cette semaine. Le Medef et d'autres organisations patronales refusent en effet d'appliquer l'accord.

Le dirigeant local du Medef Willy Angèle ne cesse de justifier son refus de signer ce document qui prévoit le financement d'une hausse salariale de 50 euros par les entreprises, 50 euros par les collectivités locales et 100 euros par l'État.

"Après ce que nous venons de vivre, il est très difficile pour les entreprises de prendre l'engagement de se substituer au bout de deux ans aux primes de l'État et des collectivités locales" et de verser la participation de 100 euros, répète Willy Angèle. Néanmoins, pour sortir de la crise, il a accepté le versement "de primes de vie chère qui évolueront entre 50 et 100 euros, de manière que cette problématique de bas salaires soit traitée".

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Le séjour des Sarkozy chez un banquier milliardaire au Mexique fait des vagues 20 minutes.fr Créé le 11.03.09 à 20h03 | Mis à jour le 12.03.09 à 11h28 |

POLEMIQUE - L'opposition mexicaine a saisi les autorités du pays pour obtenir des explications....

Après les vacances à Malte et celles à Wolfeboro, voilà une nouvelle escapade présidentielle qui ne manque pas de faire polémique. Les médias s'interrogent: qui a bien pu payer le week-end de Nicolas et Carla Sarkozy dans une résidence de luxe du sud-ouest mexicain avant la visite officielle à Mexico?

Le socialiste Mario di Constanzo, une figure de l'opposition mexicaine, annonce ce jeudi sur RTL avoir saisi les autorités de son pays pour obtenir des explications.

Séjour tenu secret

Ce séjour n'avait pas été révélé à la presse pour «des raisons de sécurité», selon l'Elysée. Mais Carla Bruni a éventé le secret, indiquait lundi le «Daily Telegraph», affirmant lors d'un gala de charité jeudi après-midi qu'elle s'envolait pour le Mexique dans la soirée.
Du coup, l'Elysée avait été contrainte de confirmer à l'AFP que le couple était bien arrivé dès le vendredi 6 mars dans la station balnéaire de Manzanillo, un rendez-vous touristique très couru au bord du Pacifique.

Or, selon RTL, le luxueux complexe du Tamarindo dans lequel le chef de l'Etat français et son épouse ont séjourné appartient au banquier milliardaire Roberto Hernandez Ramirez, l'une des plus grosses fortunes mexicaines.
La radio affirme d'ailleurs ce mercredi que le couple aurait d'abord séjourné dans l'hacienda du milliardaire, membre du conseil d'administration de Citigroup (une des plus grandes institutions financières de la planète).

«50.000 euros»

Montant de la note, selon «Mediapart» (article payant): 50.000 euros. L'Elysée affirme que ce séjour privé s'est déroulé «à l'invitation du président Caldèron».

Nicolas et Carla Sarkozy n'ont pourtant rejoint le président mexicain et sa femme que le dimanche midi pour un déjeuner «privé» aux alentours de Mexico. Interrogé par RTL, «un haut diplomate mexicain» affirme ainsi que «ce n'est sûrement pas la présidence du Mexique qui a payé pour un séjour hors d'une résidence de l'Etat mexicain».
Le couple a-t-il été invité aux frais de Roberto Hernandez Ramirez? Lequel serait soupçonné, selon Rue89, de s'être livré à des activités de narcotrafiquant dans les années 1990. C. F.

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OTAN : les justifications de Nicolas Sarkozy LE MONDE | 12.03.09 | 10h02 • Mis à jour le 12.03.09 | 10h06

Pour justifier sa décision de faire revenir la France dans la structure militaire intégrée de l'Alliance atlantique, Nicolas Sarkozy devait faire une triple démonstration : ce rapprochement ne brade en rien l'indépendance nationale ; il ne constitue pas une rupture avec ses prédécesseurs ; enfin, ce retour complet dans l'OTAN n'affaiblira pas la défense européenne.

Le président de la République, qui s'exprimait, mercredi 11 mars, lors d'un colloque organisé à l'Ecole militaire par la Fondation pour la recherche stratégique (FRS), a longuement insisté sur les deux premiers points, glissant rapidement sur le troisième.

Cette intervention du président, qui précède le débat formel prévu à l'Assemblée nationale le 17 mars, a pris la forme d'une longue réfutation, souvent agacée, des accusations dont il est l'objet.

La plus sensible est celle d'une trahison de l'héritage du général de Gaulle, puisque c'est le chef de la France libre qui avait décidé, en mars 1966, de quitter le commandement militaire de l'Alliance. "Qui peut prétendre savoir aujourd'hui ce que ferait le général de Gaulle ?", a demandé le chef de l'Etat.

Citant à plusieurs reprises Jacques Chirac et François Mitterrand qui, selon lui, ont initié ce rapprochement avec l'Alliance atlantique, M. Sarkozy a longuement évoqué les étapes de ce "processus continu" qui s'est fait "sans le dire" (la France a recommencé à siéger au comité militaire de l'Alliance en 1995). Lui, a-t-il souligné, abat ses cartes dans la transparence.

M. Sarkozy a consacré une grande part de son discours à réfuter l'accusation d'un "alignement" sur les Etats-Unis, et à expliquer que la décision symbolique pour la France de reprendre "toute sa place" dans l'OTAN, ne remet pas en cause l'indépendance nationale. Il n'a pas d'états d'âme à appartenir à la "famille occidentale", et estime que ce serait "folie" que de s'affranchir d'un accord de sécurité avec les Etats-Unis, via l'article 5 (le mécanisme de défense collective) du Traité de Washington.

Visiblement irrité, le président de la république s'est inscrit en faux contre la thèse selon laquelle la France aurait été obligée de participer à la guerre contre l'Irak, en 2003, si elle avait fait partie, à l'époque, de la structure militaire intégrée : "Mensonge ! Mensonge ! Contre-vérité !", s'est-il exclamé, en faisant manifestement allusion à Dominique de Villepin, alors ministre des affaires étrangères, qui a défendu cette thèse.

ÉCONOME D'EXPLICATIONS SUR LA DÉFENSE EUROPÉENNE

Il est temps pour la France de revenir dans la structure militaire intégrée, a assuré M. Sarkozy, parce que "c'est l'intérêt de la France et c'est l'intérêt de l'Europe", et parce que ce retour "conforte l'indépendance nationale". Une fois rentrés, a-t-il insisté, nous aurons notre place dans les grands commandements de l'OTAN.

Il n'a pas été plus précis, bien que l'on connaisse l'intention des Américains de confier à des généraux français le Commandement allié pour la transformation (de l'Alliance), basé à Norfolk, et le commandement régional de Lisbonne, chargé de la Force de réaction rapide (NRF).

Le premier est un commandement stratégique dont le rôle est important s'agissant de la modernisation de l'Alliance, alors que le second a perdu de sa pertinence, depuis que les alliés ne sont plus capables d'apporter des contributions militaires suffisantes à la NRF.

M. Sarkozy a été économe d'explications concernant la défense européenne, dont il avait dit, il y a un an, que sa relance était la condition du retour dans le commandement militaire de l'OTAN. "C'est fait", s'est-il borné à constater.

Or, au-delà des petites avancées européennes longuement rappelées par les ministres des affaires étrangères et de la défense, Bernard Kouchner et Hervé Morin, les deux projets qui incarneraient une véritable autonomie de la défense européenne - un quartier général chargé de la conduite et de la planification des opérations européennes, ainsi qu'une agence européenne de défense dotés de moyens substantiels - restent embryonnaires.

Nicolas Sarkozy ne s'est pas montré plus prolixe pour expliquer en quoi le retour de la France dans la structure militaire intégrée permettra une relance de la défense européene, laquelle bute sur une carence de capacités militaires. Si nous ne les développons pas, a-t-il constaté, celle-ci sera "une défense de papier". Il ne s'est pas davantage appesanti sur le risque, pourtant réel, que les alliés européens interprètent la décision française comme un constat d'échec de la défense européenne. Laurent Zecchini

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Elargissement. L'Alliance atlantique compte vingt-six membres. Elle doit accueillir la Croatie et l'Albanie, lors de son sommet de Strasbourg et Kehl, les 3 et 4 avril. D'autre pays, notamment l'Ukraine et la Géorgie, mais aussi la Bosnie, la Macédoine et le Monténégro, veulent rejoindre l'OTAN.

La situation de la France. Elle assiste au comité militaire depuis 1992, et le chef d'état-major des armées y siège depuis 1996. En 2004, des militaires français ont été insérés dans la structure militaire intégrée. Paris n'a pas de représentant au Comité des plans de défense (DPC), ni au groupe des plans nucléaires (NPG). La France est le quatrième contributeur financier et militaire de l'Alliance atlantique.

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Publié le 19/03/2009 08:23 - Modifié le 19/03/2009 à 21:54 | LaDepeche.fr Sarkozy en guerre contre les bandes violentes À Gagny, le chef de l'État annonce 16 mesures.

Nicolas Sarkozy a présenté 16 mesures visant à sanctuariser les écoles contre les bandes au commissariat de Gagny.
Une semaine après l'invasion violente par une vingtaine de jeunes, du lycée professionnel Jean-Baptiste Clément (12 blessés), Nicolas Sarkozy est revenu à Gagny en banlieue parisienne, pour annoncer une batterie de seize mesures destinées à lutter contre les bandes violentes et « sanctuariser » les établissements scolaires.
À commencer par le durcissement des peines encourues par les par leurs membres : jusqu'à 3 ans d'emprisonnement pour appartenance à une bande « en connaissance de cause. »

222 groupes identifiés en France

Concernant les intrusions dans les établissements scolaires, le chef de l'État a signifié qu'elles ne devaient plus être classées comme contravention pour devenir délit. « Ce qui s'est passé à Gagny doit nous servir de leçon », a-t-il déclaré. Le filtrage et le contrôle aux entrées des établissements seront renforcés.
75 systèmes municipaux de vidéo protection et surveillance de quatre cents établissements scolaires seront mis en place. Un fichier des violences urbaines sera créé et les cent à deux cents établissements scolaires les plus touchés devront être identifiés sous dix jours.

D'autres mesures prévoient la mise en place d'une police d'agglomération et la création de « groupes spécialisés » pour traiter les violences urbaines et des bandes.
D'ici fin 2010, une centaine d'unités territoriales de quartier (Uteq, comme il en existe déjà huit en France) verront le jour ainsi que 23 compagnies de sécurisation de fonctionnaires chacune, formés au maintien de l'ordre dans les quartiers sensibles.

Il y aurait 222 groupes organisés de ce type en France, soit environ 2 500 membres permanents, et autant d'«occasionnels » selon le ministère de l'Intérieur. La plupart sont installées en région parisienne (80 %) et sont constituées pour moitié de mineurs, de personnes désocialisées, promptes à attaquer « tout ce qui représente l'autorité, l'État et notamment les policiers », a précisé Michèle Alliot-Marie, ministre de l'Intérieur, qui accompagnait hier le chef de l'État, ainsi que les ministres de l'Éducation, Xavier Darcos, et de la Justice, Rachida Dati.

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liberation.fr 19/03/2009 à 23h18 Nicolas Chapuis et Marie Piquemal Fin de manif sous les lacrymos à Paris A la tombée de la nuit jeudi, les CRS sont intervenus pour disperser les derniers manifestants, place de la Nation à Paris. Près de 300 personnes ont été interpellées selon la préfecture de police.

Il est toujours difficile d'arrêter des manifestants en colère. A Paris, jeudi soir, la protestation s'est terminée par l'intervention musclée des CRS. Et de nombreuses interpellations. Récit.

17h30, place de la Nation.

Les bus des fédérations syndicales repartent dare-dare vers la banlieue. Et avec eux le gros des troupes et leurs banderoles géantes. Restent les autres, qui arrivent à Nation par petits groupes décousus. Fatigués d'avoir marché et crié toute l'après-midi, certains -surtout des jeunes- s'assoient à même le sol, sur le terre-plein central de la place, près de la fontaine.

Tout en trempant leurs chips dans une sauce au guacamole, deux jeunes étudiants restent sur leur faim. «C'est bizarre les manifs chez vous, vous marchez pendant des heures, et puis rien. Tout le monde se casse, comme ça.» Geneviève est québécoise, elle étudie le théâtre à Montréal. De passage à Paris, elle n'a pas raté une miette de la manif. Epatée de voir autant de monde dans la rue: «à Montréal, le maximum qu'on ait fait, c'est 200 000 personnes, contre la guerre en Irak». Mais un peu déçue que rien ne soit organisé pour clôturer la journée. «Chez nous, il y a toujours une scène avec de la musique et des gens qui lisent des textes engagés...»

«J'avais besoin de gueuler un bon coup»

Sur le parapet, les places sont chères. Dalida, 46 ans: «J'ai soif après avoir tant crié, et je peux même pas me payer un coca. On compte tout, on se plaint tout. Les vacances, le cinoch, et même un cornet de frites à la manif. C'est pas une vie.» Elle est sans emploi depuis 2006, enchaîne les petits boulots au black quelques heures par-ci par-là. «Aujourd'hui, j'avais vraiment besoin de gueuler un bon coup. Ça fait du bien. Mais on a beau faire du bruit, le gouvernement ne nous écoute pas.»

Pendant ce temps, plusieurs jeunes jouent les singes en escaladant la fontaine, histoire de poser avec leur pancarte devant les photographes. S'il fallait en choisir une: «Non au bouclier fiscal, oui au bouclier social».

Posé sur un coin de pelouse avec ses potes, Guillen, 28 ans, a les joues rouges (à cause du soleil de la journée, et de l'alcool aussi). Il est infirmier urgentiste à l'hôpital Bichard, à Paris. «On est débordé, dégoûté et découragé». Voilà pour résumer, son état d'esprit aujourd'hui. Il travaille depuis un an tout juste et pense déjà à se réorienter. «On est en train d'étouffer l'hôpital public, en poussant le personnel à se tourner vers le privé. Je ne veux pas continuer à assister à ça.»

19h30, les CRS chargent

La nuit commence à tomber, le froid aussi. Toujours perchés sur la fontaine, une poignée de jeunes lancent des classiques: «et ils sont où, et ils sont où les CRS». Pas très loin, en fait. Sans que personne ne s'en aperçoive, les camions des forces de l'ordre ont en effet encerclé la place, bloquant méthodiquement chaque accès. La police laisse les manifestants partir, mais personne ne peut entrer.

La tension est vite montée. Des poubelles en feu, et des bouteilles en verre qui volent. Il est 19h30 environ quand les CRS commencent à charger, utilisant à plusieurs reprises les gaz lacrymo.

Les manifestants rebelles sont vite encerclés et maîtrisés par les CRS bien plus nombreux. Près de 300 personnes ont été interpellées selon les chiffres de la Préfecture, dont un homme violemment traîné par terre sur plusieurs mètres avant d'être menoté. 49 manifestants font l'objet d'une procédure judiciaire, les autres sont laissés libres après des procédures de vérification d'identité. 21 heures 30, les dernières poubelles en feu sont éteintes, la place de la Nation a retrouvé son calme.

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Sarkozy à Saint-Quentin : un meeting à 400.000 euros ? S.L. (lefigaro.fr) avec AFP, AP 25/03/2009 | Mise à jour : 19:04

Un député PS, spécialiste des dépenses de l'Elysée, estime que le déplacement du chef de l'Etat mardi soir à Saint-Quentin à coûté plusieurs centaines de milliers d'euros.

Combien coûte un déplacement de Nicolas Sarkozy, comme celui effectué mardi soir à Saint-Quentin, dans l'Aisne? Pour le député apparenté socialiste René Dosière, qui s'est fait connaître par ses chiffrages des dépenses de l'Elysée, il faut compter environ 400.000 euros.

«C'est un ordre de grandeur», précise-t-il. Pour obtenir ce chiffre, René Dosière a additionné le coût du déplacement des 1.300 policiers, CRS et gendarmes (300.000 euros) à celui des frais annexes : invitations envoyées à plus d'un millier de militants UMP de la région, cocktail à l'issue du discours... «Le président de la République s'est adressé au cours d'un meeting aux allures électorales à 4.000 sympathisants UMP qui avaient tous reçu par la poste un carton d'invitation», fustige le parlementaire.

Manque à gagner dans les commerces

Autre information qui n'est pas comptée par l'élu : le manque à gagner pour les commerces de Saint-Quentin, dont le centre-ville a été bouclé une partie de la journée (lire le récit des mesures dans la ville sur le site du journal l'Union). «Est-il honnête, est-il moral d'utiliser autant de moyens publics pour un déplacement dont la finalité était partisane?», a demandé René Dosière à Michèle Alliot-Marie.

Réponse de la ministre : «Mon rôle, c'est de permettre à chacun de participer à des événements ou à des manifestations sans qu'il y ait de violence, et par conséquent, il me revient, en liaison avec les préfets, d'apprécier ce que sont les moyens nécessaires».

Quant au coût avancé par le député, «il est inscrit tout naturellement dans le budget que vous votez chaque année», a expliqué la ministre, sans faire plus de commentaire sur le chiffrage. Les services de l'Elysée n'ont pas non plus fait de déclaration ni contesté ce chiffre.

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Sarkozy prône une «éthique du capitalisme» Charles Jaigu lefigaro.fr 25/03/2009 | Mise à jour : 10:23 |

Nicolas Sarkozy a défendu les valeurs de «l'effort, de la responsabilité, de l'honnêté», devant 4 500 personnes, mardi à Saint-Quentin.
Mardi soir, à Saint-Quentin, le chef de l'État a fait la pédagogie de son plan de relance.

Quand l'économie va mal, il faut se tourner vers les «valeurs». Nicolas Sarkozy, mardi soir, à Saint-Quentin, est revenu aux deux valeurs qui ont été au cœur de sa campagne : le travail et la responsabilité. Il s'est longuement réclamé de l'une et de l'autre pour accuser ceux qui les discréditent : les capitalistes sans scrupules, les entrepreneurs qui ne sont pas «responsables», mais aussi les manifestants qui, en Guadeloupe, choisissent «l'intimidation» et «menacent la sécurité des biens et des personnes», ou les «voyous» qui «rouent de coups un professeur». Ou encore ceux qui seraient tentés de «céder à la démagogie» et au «populisme» en ne pensant qu'à leurs «difficultés et leurs intérêts».

Nicolas Sarkozy a plusieurs fois appelé au retour à une «éthique du capitalisme», qui serait une «éthique de l'effort, de la responsabilité, de l'honnêteté». «La dictature des marchés, ce n'est pas la liberté», s'est-il exclamé. Les dirigeants qui «préparent un plan social» et perçoivent malgré tout de «grosses rémunérations» sous forme de «bonus» ou de «parachutes dorés», «cela n'est pas responsable, pas honnête», condamne le chef de l'État, qui a réclamé un «devoir d'exemplarité ». Et si l'exemplarité venait à faire défaut, Sarkozy s'est dit prêt à intervenir. En particulier, il proposera à l'automne une loi sur le partage des profits, faute d'accord entre patronat et syndicats sur ce thème d'ici à juin. De quoi contrarier fortement la présidente du Medef, Laurence Parisot, qui refuse toute négociation sur le sujet.

Le gouvernement n'a «pas commis d'erreurs»

Ce grand discours de la crise, prononcé mardi devant environ 4 500 personnes, intervient six mois après le discours de Toulon, en septembre au début de la crise. Un exercice de pédagogie qui a été l'occasion de dresser la longue liste des initiatives déjà prises par l'État depuis la chute de la banque d'affaires américaine Lehman Brothers. Avec, en leitmotiv, l'affirmation que le gouvernement n'a «pas commis d'erreurs» depuis septembre. Au moment où les premières mesures de solidarité entrent en application, Sarkozy a retracé l'historique des dépenses supplémentaires consenties par l'État. Il a expliqué qu'elles préparent aussi la France pour «la sortie de crise»

Et il a brocardé, au passage, l'opposition. «Comme elle paraît dérisoire aujourd'hui la polémique sur l'argent que l'État a prêté aux banques», a-t-il lancé, en soulignant que cet argent allait rapporter «en année pleine, 1,4 milliard d'euros». Il a aussi jugé «étrange» la «perte de sang-froid de ceux qui en pleine panique financière me demandaient de nationaliser toutes les banques», quand finalement «l'État n'a eu à prendre le contrôle que d'une banque».

Il s'est félicité d'avoir dégrippé le crédit et il a promis d'utiliser le Fonds stratégique d'investissement, créé en décembre, pour «investir 10 millions d'euros dans Heuliez». Des initiatives qui, selon Sarkozy, sont conçues «pour la France qui travaille malgré l'angoisse» et pas seulement pour ceux «qui protestent». «Si la situation devait se dégrader encore, nous ferions davantage», a-t-il promis.

Mais, en attendant, le président a tenté mardi de convaincre les Français que les investissements consentis par le plan de relance étaient «l'occasion historique de rattraper nos retards». Qu'il s'agisse par exemple du système de transport francilien - à propos duquel il s'exprimera le 29 mars - ou des restructurations industrielles, il a annoncé la création de «commissaires à la réindustrialisation». Le président s'est dit en outre favorable à une «taxe carbone» qui «permettra de faire participer les importations au financement de notre protection sociale» et de lutter contre le «dumping environnemental».

Dans ce discours sur les «valeurs», Sarkozy a voulu rassurer ses électeurs de droite, en promettant qu'il continuerait de «réduire la bureaucratie» en ne remplaçant pas un fonctionnaire sur deux, et qu'il maintiendrait le bouclier fiscal.

Mais, mardi, Nicolas Sarkozy ne s'est pas voulu de droite. Au nom du rassemblement, il avait d'abord en tête «cette majorité silencieuse qui n'a pas les moyens de se mettre en grève (ou) de manifester» qui l'a porté au pouvoir.

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Vendredi 27 Mars 2009 Sarkozy, "la Françafrique décomplexée" Propos recueillis par Marianne ENAULT leJDD.fr

Lors de son discours prononcé devant le Parlement congolais à Kinshasa jeudi, Nicolas Sarkozy a proposé "une nouvelle donne" aux Africains. Déjà, au Cap en février 2008, il avait dit vouloir "changer le modèle des relations entre la France et l'Afrique". Qu'en est-il réellement? LeJDD.fr a posé la question à Jean "Denard"*, co-fondateur de la Cellule Françafrique (voire note).

Nicolas Sarkozy a encore une fois proposé "une nouvelle donne" aux Africains. Depuis le discours du Cap, celle-ci s'est-elle concrétisée?

Certaines choses évoluent, comme par exemple la renégociation des accords de défense, même si les conditions de la transparence ne sont pas réunies. Pour le reste, on assiste à la continuité d'une politique guidée exclusivement par des intérêts économiques.

Le président veut "abolir ce que le passé a laissé d'obscurité" sans pour autant prôner "la liquidation d'une relation ancienne et fraternelle"...

Sarkozy refuse, selon ses mots, la repentance. Or, il n'y a pas de relation possible avec l'Afrique si on ne regarde pas le passé. Au Tchad, au Rwanda, au Congo Brazzaville, la France s'est rendue complice de régimes criminels. Aller dire à Denis Sassou-Nguesso [le président du Congo Brazzaville, ndlr] qu'il ne faut pas s'appesantir sur le passé, lui qui dans les années 1990 a participé à l'épuration ethnique dans son pays, c'est donner un blanc-seing à ce genre de pratiques.

En janvier, Nicolas Sarkozy a évoqué le nécessaire "partage des richesses" de la République démocratique du Congo avec ses voisins. Face au tollé provoqué par ces propos, il s'est contenté jeudi d'évoquer une "mise en commun des ressources"

Depuis 15 ans en RDC, la guerre a fait plus de 3 millions de morts, l'équivalent d'un 11-Septembre tous les jours. Le peu d'attention politique et médiatique autour de cette région est consternant. Le fait que Nicolas Sarkozy, mais aussi Barack Obama, se penchent aujourd'hui sur cette question est en soi positif. Mais il faut bien sûr regarder le contenu.
Le sentiment des Congolais est légitime: depuis dix ans, leur territoire est pillé et aujourd'hui on voudrait inscrire ce pillage dans la loi. Mais est-ce qu'il ne faut pas en passer par là pour que cesse le bruit des armes? La priorité est de contrôler les ressources issues de l'extraction minière.
On ne résoudra pas le conflit sans s'attaquer à la dimension économique de la guerre. Mais il y a une volonté évidente de la France d'une présence plus forte de ses entreprises dans la région.

"Un soutien au chef d'Etat congolais"

Le président s'est ensuite rendu au Congo, à quelques semaines de l'élection présidentielle. Il a tout fait, pourtant, pour nier le caractère politique de cette visite...

Le régime congolais représente ce qui se fait de pire sur le continent africain. Le président soudanais, Omar el-Béchir, n'a rien à lui envier. Sa place est davantage devant la Cour pénale internationale qu'à l'Elysée. Le fait que Sarkozy aille lui décerner la palme de la stabilité démocratique, ça fait mal. Et ce d'autant plus que cette visite intervient alors que la justice française doit se prononcer sur la recevabilité de la plainte concernant les biens mal acquis de certains dirigeants africains, dont Denis Sassou Nguesso. La visite est immanquablement perçue comme un soutien au chef d'Etat congolais.

A Brazzaville, Sarkozy a déclaré que la démocratie et les droits de l'Homme faisaient partie "de notre héritage commun".

C'est hallucinant. Mais ce double discours n'est pas nouveau. En Afrique, la France a toujours défendu la démocratie tout en soutenant des régimes peu recommandables. Sarkozy se situe dans la continuité de ses prédécesseurs.

Ces derniers temps, la société civile congolaise a fait l'objet d'une violente répression...

La situation est délétère. Des incendies extrêmement suspects ont visé les maisons de plusieurs opposants. La femme et les enfants d'un journaliste franco-congolais, Bruno Ossebi, sont morts dans un incendie. Blessé, il est étrangement mort la veille de son rapatriement sanitaire en France. La maison d'un autre membre de la société civile congolaise a été incendiée près d'Orléans...
Nicolas Sarkozy a beau dire que la France n'a pas de candidat au Congo, quand on rend visite à un dictateur à quelques semaines d'une échéance présidentielle, ça ressemble à un soutien.

Troisième pays visité par le président, le Niger, où Areva doit exploiter la plus grande mine d'uranium au monde...

Il est évident que le sort des populations du Niger préoccupe moins Sarkozy que les parts de marché d'Areva. Anne Lauvergeon [la P-DG d'Areva, ndlr] est de toutes les sauteries présidentielles. Il n'est pas un voyage sans qu'elle ne signe un gros contrat. Avec Sarkozy, on est, comme le dit l'association Survie**, dans une Françafrique décomplexée. Avant, on cherchait à masquer sa stratégie de domination par un discours sur le développement, aujourd'hui non.

Dans une logique du pire... la Françafrique décomplexée pire que la Françafrique?

Ce qui nous préoccupe, c'est le sort des populations. Pour elles, que cette politique se cache ou non derrière de bonnes intentions importe peu. Pendant la campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy a promis la rupture avec la Françafrique. Au soir de sa victoire, il a dit qu'il ne laissera jamais tomber un défenseur des droits de l'Homme. Aujourd'hui, au nom du cynisme et des intérêts supérieurs des grandes multinationales, le silence prévaut.

Joyandet défend "les intérêts économiques" de la France

Tout en maintenant ce lien avec ses anciennes colonies, la France cherche aussi à se développer ailleurs en Afrique...
Il est évident qu'à partir du moment où la politique française en Afrique est essentiellement dominée par un souci d'expansion économique, la France ne va pas s'arrêter à ses anciennes colonies. Il y a une volonté claire de s'implanter dans les pays anglophones. C'est ce qu'il faut comprendre quand Alain Joyandet, secrétaire d'Etat à la Coopération, s'émeut que l'aide au développement française en Tanzanie ne serve pas aux entreprises françaises.

Aurait-il oublié l'intitulé de sa fonction?

Il ne l'a pas oublié, il n'est jamais entré dedans. Pour plaire, vraisemblablement à Omar Bongo [le président du Gabon, ndlr], Sarkozy a écarté Jean-Marie Bockel, qui n'avait pourtant fait que répéter les propos du candidat Sarkozy.
Pour le secrétariat d'Etat à la Coopération, le président a cherché un fidèle allié, quelqu'un sans connaissance - ni préoccupation - des questions de développement. Il a été nommé en raison de sa docilité envers l'Elysée. Et en tant qu'ancien homme d'affaires, il défend les intérêts économiques de la France en Afrique.
Mais quand un gouvernement dit que l'aide au développement ne doit pas servir au développement mais aux entreprises françaises, il n'y a personne pour s'émouvoir.

*Plusieurs citoyens français, dont certains membres d'ONG ou d'associations, ont fondé pendant la dernière campagne présidentielle la Cellule Françafrique, allusion pas du tout voilée à la "Cellule Afrique" de l'Elysée, au sein de laquelle ils dénoncent la politique de la France en Afrique. Tous ont pris des noms "d'éminents membres de la Françafrique". Jean "Denard", du nom du mercenaire français Bob Denard, est l'un des fondateurs de cette cellule. Il est également spécialiste des questions de développement en Afrique au sein d'une grande ONG française.

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Le G20 sanctionnera les paradis fiscaux non coopératifs lefigaro.fr Aurélie Pagny (avec AFP) 02/04/2009 | Mise à jour : 17:22 |

Les paradis fiscaux ne partageant pas leurs informations fiscales seront sanctionnés. L'OCDE va publier dans les heures qui viennent une liste des paradis fiscaux, a annoncé Nicolas Sarkozy à l'issue du sommet de Londres.

Le G20, réuni à Londres depuis jeudi, devrait décider de sanctionner les paradis fiscaux non coopératifs. «Je pense que le sommet du G20 décidera des sanctions contre les pays qui ne coopèrent pas», a indiqué Stephen Timms, le secrétaire au Trésor britannique. Il a en outre ajouté que «le moment venu, nous produirons une liste des pays qui ne coopèrent pas». Selon une source diplomatique, «le dossier est très compliqué». Certains pays, qui ne sont pas membre de l'OCDE, auraient des difficultés avec la publication d'une liste. «Il y a des discussions sur les critères et sur la légitimité de ceux qui font la liste», a confié cette source diplomatique, évoquant un problème «d'appropriation du process par certains membres du G20». En l'occurrence, ces propos, confirmés par une autre source diplomatique, viseraient la Chine.

Publication prochaine de trois listes

Les chefs d'Etat et de gouvernement ont en outre autorisé l'Organisation pour la coopération et le développement économique (OCDE) à publier prochainement des listes des paradis fiscaux en fonction de leur degré de respect des normes de transparence, a-t-on appris de source diplomatique européenne. «Le G20 a accepté que l'OCDE soit chargée de publier cette liste de façon imminente», a déclaré ce diplomate. La France et l'Allemagne avaient particulièrement insisté sur la nécessité d'un accord sur ce point particulier. Jeudi matin, la Chine, par la voix de son ministère des Affaires étrangères, s'était dite prête à soutenir cet effort particulier, tout en soulignant qu'elle n'envisageait pas que ses territoires de Hong Kong et Macao soient considérés comme des paradis fiscaux.

L'organisation Oxfam France a appelé les dirigeants du G20 à publier une liste noire des paradis fiscaux, estimant que «sans liste, aucune sanction n'est possible», alors que cette question fait fortement débat au sommet du G20. Oxfam a déploré que le G20 semble prêt à «renoncer à cette publication» alors qu'une liste est nécessaire pour «définir l'ensemble des paradis fiscaux selon les différentes formes d'opacité qu'ils offrent, seul moyen de mettre en oeuvre par la suite une série de sanctions efficaces».

Assouplissement du secret bancaire en Europe

En mars, l'OCDE avait fourni à la présidence du G20 une liste d'une trentaine de paradis fiscaux incluant la Suisse, le Luxembourg, l'Autriche, Hong Kong et Singapour. Les pays visés par cette liste sont «ceux qui ne fournissent pas d'information bancaires aux autorités fiscales des autres pays dans le cadre d'une affaire d'évasion fiscale», selon l'OCDE. Dans la foulée de cette liste, plusieurs pays concernés, dont la Suisse, le Luxembourg ou encore l'Autriche ont annoncé des mesures visant à assouplir leur secret bancaire. Le Liechtenstein, Andorre et Monaco, les trois pays européens à faire partie de la liste noire des paradis fiscaux non coopératifs ont également pris des engagements pour l'échange d'informations fiscales. La petite principauté alpine a commencé mercredi les négociations avec le Royaume-Uni sur l'échange d'informations fiscales.

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03 avril 2009 lemonde.fr Des paradis fiscaux sur liste et ailleurs

Quelques heures après la fin du G20, l’OCDE a publié jeudi soir 2 avril des listes de paradis fiscaux et autres juridictions plus ou moins coopératifs. Ni Macao ni Hong Kong n’y figurent. Les critères diplomatiques l’ont donc emporté sur les critères fiscaux et bancaires. Pékin veillait au grain.

En revanche, trois pays membres de l’Union européenne – Autriche, Belgique et Luxembourg – sont, avec la Suisse, les incontestables vedettes d’une liste remarquable. Huit pays appelés « autres centres financiers » : on ne saurait donc les confondre avec de vulgaires paradis fiscaux, appellation dont la Suisse se défend bec et ongle depuis presque aussi longtemps qu’elle en est un.

Ces huit pays, tout comme Macao et Hong Kong, ont tout récemment informé l’OCDE de leur intention de se ranger à ses principes. Ils se sont engagés à renégocier leurs conventions bilatérales, afin de s’y engager à répondre favorablement aux demandes de renseignements fiscaux de ses partenaires, lorsque ceux-ci peuvent étayer leurs soupçons à l’égard d’un contribuable donné.

Mais cette bonne volonté a été jugée trop récente. Il est vrai qu’elle ne s’est pas encore traduite par la signature de nombreuses conventions bilatérales : cinq pour Brunei, une pour la Belgique. Avec treize conventions déjà signées, Jersey, Guernesey et l’Ile de Man, ont fait leur entrée dans la liste des quarante pays vertueux, comme l’Allemagne, les Etats-Unis, la France, ou la Chine.

La Chine ?

Oui, la Chine, lestée toutefois de cet amusant renvoi de note : « Excluant les zones administratives spéciales qui se sont engagées à appliquer les normes fiscales internationales ». Et voilà comment Hong Kong et Macao sont anonymement exclus de la liste blanche, sans entrer toutefois dans la liste grise. Le paradis, c’est « ailleurs ».

Enfin il y a une liste noire : Costa-Rica, Malaisie, Philippines et Uruguay, qui n’avaient pas eu la présence d’esprit de faire connaître leurs bonnes intentions avant la réunion du G20. Quant à Israël, qui figura jusqu’en 2003 parmi les pays blanchisseurs d’argent sale, il n’est nulle part lui non plus : ni blanc, ni gris, ni noir.

La publication de ces listes constitue-t-elle un progrès ? Pas pour l’Union européenne, en tous cas, dont les conflits fiscaux internes se règlent désormais… au G20. On n’en serait pas là si la France et l’Allemagne avaient été moins laxistes en 2001, lorsque fut conclu l’accord européen sur la fiscalité de l’épargne : l’Autriche, la Belgique et le Luxembourg furent alors dispensés de l’échange automatique de renseignements fiscaux entre Etats membres, jusqu’à ce que la Suisse, Andorre, Saint Marin, Monaco et le Liechtenstein y consentent eux-mêmes – ce qui peut faire longtemps.

Enfin le communiqué du G20 proclame un peu hâtivement que « l’ère du secret bancaire est révolue ». Or le Royaume Uni figure dans la liste blanche, bien que la City soit le premier centre offshore du monde ; et que les riches étrangers établis à Londres bénéficient d’une exonération fiscale totale de leurs revenus.

En réalité, l’initiative du G20 fige pour très longtemps la situation créée par les travaux de l’OCDE. L’échange automatique d’informations fiscales - la seule mesure qui vaille comme on le sait depuis quatre-vingts ans – va devenir très vite une notion obsolète. C’est la demande au cas par cas qui prévaut, interdisant la « pêche aux renseignements ». Ce n’est pas la fin du secret bancaire, seulement une légère porosité, quasiment mesurable : 250 fraudeurs américains coincés en Suisse pour 53.000 intouchables.

Quant aux entreprises multinationales, dont l’optimisation fiscale guide maintenant la conception même des produits, elles continueront de jouer une partie très inégale contre les administrations fiscales. Comment ces dernières nourriront-elles leurs dossiers de demandes de renseignements fiscaux ? Ce sont les mêmes cabinets d’audit qui certifient leurs comptes et leurs conseillent les meilleurs techniques d’évasion.

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Paradis fiscaux: les grandes places échappent à la liste noire 3 avril 2009 8.00 AFP

PARIS (AFP) — Dans la foulée du G20 de Londres, l'OCDE a publié jeudi une liste noire des pays "fiscalement non coopératifs" dont sont absents les paradis fiscaux les plus connus, qui avaient cédé à la pression internationale ces dernières semaines en assouplissant leurs législations.

Lors du sommet de Londres jeudi, les pays du G20 se sont engagés à "agir" contre les juridictions non-coopératives, dont les paradis fiscaux, laissant le soin à l'OCDE de publier la liste des pays concernés.

Dans la soirée, l'Organisation de coopération et de développement économiques a rendu publique une "liste noire" de quatre pays n'ayant pris aucun engagement de se plier aux standards internationaux sur le plan fiscal : le Costa Rica, la Malaisie, les Philippines et l'Uruguay.

Les places financières habituellement les plus visées en matières d'évasion fiscale figurent, elles, sur une deuxième liste regroupant les pays ayant pris des engagements mais ne les ayant pas "substantiellement" mis en oeuvre.

Cette liste "grise" de 38 pays comprend notamment Monaco, le Liechtenstein, la Suisse et le Luxembourg.

Au cours des dernières semaines, plusieurs Etats dans le collimateur de la communauté internationale ont donné des gages de bonne volonté pour éviter d'être épinglés par l'OCDE dans la liste "réactualisée" que les grands pays lui réclamaient.

La question des paradis fiscaux, "trous noirs de la finance", avait ressurgi en novembre 2008, au plus fort de la crise financière, lors d'une réunion de 17 pays à Paris, organisée à l'initiative de l'Allemagne et de la France. Les Etats participants avaient demandé à l'OCDE de "réactualiser" d'ici à mi-2009 sa "liste noire" des paradis fiscaux non coopératifs, à laquelle Berlin souhaitait alors ajouter la Suisse.

Une précédente liste avait été publiée au début des années 2000 par l'OCDE. Mais elle ne comptait plus que trois pays -- Monaco, Andorre et le Liechtenstein--, de nombreux Etats ayant, au fil des ans, été rayés de ce classement après avoir pris des engagements de transparence.

Redoutant de figurer sur la liste "réactualisée", la Belgique, l'Autriche, le Luxembourg ou la Suisse, mais aussi le Liechtenstein ou Andorre, ont ainsi annoncé coup sur coup un assouplissement de leurs législations nationales sur le secret bancaire.

Le Luxembourg et l'Autriche ont de leur côté accepté de coopérer avec les autres pays en échangeant des informations bancaires en cas de soupçons de fraude fiscale. Monaco a, pour sa part, accepté de négocier un accord d'échange de renseignements en matière fiscale avec l'Union européenne.

Quant à la Suisse, elle a annoncé qu'elle allait se conformer aux standards de l'OCDE.

"Quatre pays seulement figurent sur la liste noire" et la liste grise "est étonnamment longue", a souligné l'association Oxfam-France dans un communiqué, déplorant que "les gages minimum donnés ces dernières semaines (aient), semble-t-il, suffi à convaincre les leaders du G20".

Immédiatement après la publication de la liste, le président de la banque centrale de l'Uruguay, Mario Bergera, a vivement réagi. "L'Uruguay n'est pas un paradis fiscal", a déclaré M. Bergera au cours d'une conférence de presse.

Quatre critères sont d'ordinaire retenus par l'OCDE pour définir un paradis fiscal: des impôts insignifiants ou inexistants, l'absence de transparence sur le régime fiscal, l'absence d'échanges de renseignements fiscaux avec d'autres Etats et le fait d'attirer des sociétés écrans ayant une activité fictive.

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Publié sur Rue89 (http://www.rue89.com) Quand Sarkozy l'avocat ne méprisait pas les paradis fiscaux Par David Servenay Créé 04/02/2009 - 01:46 Lorsqu'il exerçait comme avocat, Nicolas Sarkozy accompagnait ses clients fortunés pour gérer leurs affaires en Suisse.

Il y a à peine dix ans, un avocat français accompagnait parfois ses fortunés clients en Suisse, au bord du lac Léman. Nicolas Sarkozy traversait son désert politique, il avait alors repris sa robe d'avocat. Une autre vie, où le président français trouvait bien des avantages au paradis fiscal helvétique. Certains banquiers de Genève n'ont pas oublié.

La carrière d'avocat de Nicolas Sarkozy reste méconnue. Elle mérite pourtant quelques détours, pour comprendre les idées du politique. Après une année à Sciences Po et un DEA à Nanterre, l'étudiant entre au cabinet du bâtonnier Guy Danet, comme stagiaire, puis collaborateur après sa prestation de serment en 1981.

Un jeune avocat au « plan de carrière » bien défini
Jacques Copper-Royer, associé de Danet, se souvent parfaitement de ce garçon très intelligent, volontaire, « bon juriste » et surtout, très ambitieux :

« La volonté de Nicolas Sarkozy était, dès le départ, de faire une carrière politique. Je dirais même qu'il avait une ambition : devenir président de la République. Il avait donc un “plan de carrière”. Etre avocat, cela lui permettait d'avoir des relations dans le milieu des affaires. »

Pendant six ans, rue Georges-Berger, près du parc Monceau, maître Sarkozy apprend son métier avec talent. A l'école de Guy Danet, l'un des grands bâtonniers de l'époque, qui est, entre autres, l'avocat de Paris Match et a des correspondants en Suisse. Droit des affaires, contrats avec les grands groupes : l'avocat Sarkozy n'est pas un « civiliste » ordinaire, mais un avocat d'affaires. Il cultive son réseau, aidé par son élection à la mairie de Neuilly-sur-Seine en 1983, où il commence à côtoyer le gotha du show-business.

Il bâtit alors une vraie clientèle, composée aussi de people comme on ne les appelle pas encore ainsi. Jacques Copper-Royer :
« Ce sont des contrats de sponsoring, pour défendre de grands chanteurs, de grands sportifs. Ce sont aussi les négociations pour de grandes sociétés. Très vite, Nicolas a ses entrées dans ce monde. Cela correspond à l'évolution du métier où, de plus en plus, on discute avant de plaider. L'avocat devient un intermédiaire, pour éviter le contentieux. »

En 1987, profitant du déménagement du cabinet Danet, Nicolas Sarkozy créé son propre cabinet [1] avec deux associés : Michel Leibovici et Arnaud Claude. Ce dernier s'est spécialisé dans le droit immobilier. Il a notamment récupéré dans sa clientèle la ville de Levallois-Perret, dont il règle tous les contentieux d'expropriation.

Les tribulations de l'ami Henri Leconte à Genève

Elu député en 1988, Nicolas Sarkozy continue sa carrière d'avocat. En accompagnant parfois ses riches clients vers des cieux fiscalement plus cléments [2]. C'est le cas d'Henri Leconte. Le joueur de tennis fait partie des amis du jeune loup du RPR. Comme la plupart des sportifs professionnels [3], il décide de s'exiler en Suisse.

A Genève, Leconte va jouer de malchance.
Nicolas Sarkozy l'introduit chez Jacques Heyer, gestionnaire de fortune qui va escroquer quelques-uns des deux cents « happy few » lui ayant confié leurs économies. Si les pertes sont difficiles à évaluer, l'un de ses proches évoque le chiffre de 23 millions de dollars évanouis dans des placements bidons aux Etats-Unis. Le site Bakchich a raconté le mécanisme de la carambouille [4].

Sur les bords du lac Léman, un proche du banquier Heyer se souvient de cet « homme sympathique » :
« Il venait régulièrement, c'étaient des visites professionnelles en tant qu'avocat. C'était surtout un ami d'Henri Leconte. Il l'accompagnait lors de ses visites chez Jacques Heyer. »

En 1997, le scandale éclate : Heyer Management SA est liquidée. Son gérant inculpé de « gestion déloyale aggravée ». L'indélicat a grugé de nombreux clients, dont une brochette de VIP. Certains s'en tirent bien : Johnny Halyday ou Jean-Claude Killy. D'autres perdent beaucoup, beaucoup d'argent. Comme le racontait Libération pendant la campagne présidentielle de 2007 [5], Leconte est sorti lessivé de l'histoire. Il l'a d'ailleurs évoqué dans un livre :

« Un sale jour, j'ai reçu un coup de fil d'un avocat. Il a été clair : “Henri, tu n'as plus rien ! ” Non seulement, l'ami arnaqueur était parti avec des millions, mais […] il m'escroquait tranquillement, façon petite fourmi, depuis des années. »

Ruiné, Henri Leconte aura même droit à un appartement dans les HLM de Levallois-Perret, grâce aux bons soins du maire RPR Patrick Balkany, qui a aussi fréquenté les bureaux de Jacques Heyer à Genève. Condamné à deux ans de prison ferme en première instance, la peine de Jacques Heyer a été réduite à deux ans avec sursis par le tribunal fédéral suisse. Depuis, l'homme vit sous le soleil de Saint-Tropez où il joue au golf.

A Genève, l'actuel discours anti-Suisse de Sarkozy énerve

Dans les cabinets d'avocats de Genève ou au palais de justice, le discours de Nicolas Sarkozy sur les paradis fiscaux [6] est jugé au mieux moralisateur, au pire franchement hypocrite. Le 25 mars à l'Elysée, devant des députés UMP, le président tempête [7] :

« Je veux une liste des paradis fiscaux et je veux les sanctionner ! »

Puis, il menace :
« Je veux que les banques ne travaillent plus avec les îles Caïman, Hongkong et Macao. Je démissionnerai de mon poste de co-prince d'Andorre (si les choses n'avancent pas). Monaco doit aussi s'aligner : j'en parlerai au prince Albert. Même la Suisse a cédé. »

A Genève, on s'amuse de ces foucades. Comme de nombreux avocats d'affaires, Nicolas Sarkozy n'a jamais hésité à user au mieux des failles du système financier. L'affaire Heyer en offre un bon exemple. Derrière la Banque financière de la Cité, sur laquelle s'appuyait le gestionnaire de fortune, il y avait la BFC… Caïman, discrète succursale gérée par de non moins discrets administrateurs helvètes. Comme l'indique un enquêteur ayant travaillé sur le dossier :

« Les recherches ont buté sur la coopération avec les îles Caïman. Les banquiers suisses disaient : “ça, on ne peut pas vous en parler car ça concerne les îles Caïman.” »

Les enquêteurs suisses n'arriveront jamais à identifier les flux et tous les ayant-droits des comptes gérés par Jacques Heyer. Refus des îles Caïman. Et si la rumeur a souvent couru les bords du lac, personne n'a jamais prouvé que Nicolas Sarkozy avait aussi un compte en Suisse chez Jacques Heyer. Comme ses amis des Hauts-de-Seine, des « proches de Charles Pasqua », rappelle-t-on là-bas…

Liens: [1] http://www.claude-associes.com/le_cabinet/ [2] http://www.liberation.fr/societe/010199371-le-banquier-suisse-que-sarkozy-voudrait-oublier [3] http://www.rue89.com/2009/03/26/madame-bachelot-quid-des-sportifs-des-paradis-fiscaux [4] http://www.bakchich.info/De-beaux-etats-de-services-de.html [5] http://www.liberation.fr/societe/010199371-le-banquier-suisse-que-sarkozy-voudrait-oublier [6] http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/03/01/01011-20090301FILWWW00130-g20-la-suisse-paradis-fiscal-sarkozy.php [7] http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5ipb7Dv0hpQHDr-B0TZC0XvGTA9cw [8] http://www.rue89.com/tag/paradis-fiscaux [9] http://www.rue89.com/2008/10/17/ces-petits-paradis-fiscaux-francais-quon-laisse-prosperer [10] http://www.rue89.com/2009/03/26/madame-bachelot-quid-des-sportifs-des-paradis-fiscaux [11] http://www.liberation.fr/societe/010199371-le-banquier-suisse-que-sarkozy-voudrait-oublier [12] http://www.bakchich.info/De-beaux-etats-de-services-de.html

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Publié le 03/04/2009 à 11:09 - Modifié le 03/04/2009 à 19:57 Le Point.fr Otan - À Strasbourg, Obama loue le "leadership" de Sarkozy lepoint.fr (source AFP)

Otan À Strasbourg, la France concrétise son grand retour dans l'Alliance

Après le G20 , l'Otan. Nicolas Sarkozy reçoit Barack Obama vendredi, à Strasbourg, à l'occasion du sommet du 60e anniversaire de l'Organisation du traité de l'Atlantique nord . Le président américain et son épouse Michelle ont été accueillis par Carla et Nicolas Sarkozy à leur arrivée au palais de Rohan. Après quelques mains serrées à des Strasbourgeois arborant de petits drapeaux aux couleurs américaines et françaises et l'écoute des hymnes nationaux - la main sur le coeur pour le locataire de la Maison-Blanche -, les deux chefs d'État se sont retrouvés en tête-à-tête pour leur premier entretien bilatéral. Ils ont par la suite répondu aux questions de la presse sur les sujets qu'ils ont officiellement abordés ensemble : l'Afghanistan, l'avenir de l'Otan et la fermeture du centre de détention de Guantanamo.

Nicolas Sarkozy a ainsi annoncé l'accueil prochain d'un détenu de Guantanamo pour accompagner la fermeture du camp d'ici fin janvier 2010. "Pour le mettre en prison ici", en France, a-t-il ajouté. "Guantanamo, c'était pas conforme aux valeurs des États-Unis, en tout cas, à l'idée que je m'en fais", a dit le président français. Il s'agirait d'un détenu algérien accueilli, notamment, en raison "des liens historiques entre la France et l'Algérie", selon un responsable américain. Deux détenus algériens de Guantanamo ont été blanchis par la justice américaine et sont "libérables" depuis fin novembre : Lakhdar Boumediene, 42 ans, en grève de la faim depuis plus de deux ans - et alimenté de force, selon l'organisation Amnesty International - et Saber Lahmar, 39 ans.

Barack Obama a fait valoir que le réseau terroriste Al-Qaeda représentait une menace encore plus grave pour l'Europe que pour les États-Unis, en raison de la proximité de ses bases arrière en Afghanistan et au Pakistan. "La France comprend que le fait qu'Al-Qaeda opère dans des sanctuaires qui peuvent être utilisés pour des attaques terroristes représente une menace non seulement pour les États-Unis, mais pour l'Europe", a ajouté le président américain, alors que l'engagement militaire de son pays dans la région devrait croître. Nicolas Sarkozy a déclaré que la France, qui a déployé des renforts militaires en Afghanistan l'année dernière, n'en enverrait pas plus. En revanche, a-t-il dit, "nous sommes prêts à faire davantage" pour former la police et la gendarmerie afghane.

"Il y a une parfaite identité de vues" (Sarkozy)

La conférence a aussi été l'occasion d'un échange appuyé d'amabilités. Selon le président américain, la France, plus vieille alliée des États-Unis, a "une fois de plus joué un rôle de leadership extraordinaire dans l'Otan", grâce au président Sarkozy, "courageux sur tellement de fronts". "Il ne cesse de faire preuve d'imagination, de créativité" et "il est présent sur tellement de fronts qu'on a du mal à suivre", a poursuivi le président américain, ajoutant : "Sans son leadership, ce sommet (du G20) n'aurait pas été celui qu'il a été." Entre la France et les États-Unis, "il y a une parfaite identité de vues", a renchéri le président français, soulignant avoir apprécié "l'ouverture d'esprit" de Barack Obama.

Barack Obama a ensuite participé à une séance de questions-réponses avec 3.000 à 4.000 personnes, essentiellement des jeunes, rassemblées dans une salle de spectacle de Strasbourg. En fin d'après-midi, le chef d'État américain a gagné Baden-Baden, en Allemagne, où il a été reçu par la chancelière Angela Merkel, pour ses premiers entretiens bilatéraux avec les deux hôtes du sommet. Vendredi soir, un dîner devait réunir les 28 homologues de l'Alliance atlantique.

C'est la première fois que Nicolas Sarkozy rencontre le locataire de la Maison-Blanche depuis son arrivée à la tête des États-Unis. Le président français l'a déjà reçu en juillet dernier avant qu'il n'accède, en janvier, à la fonction suprême. " Obama ? C'est mon copain (...)", avait-il alors lâché . La prochaine venue du président américain sur le territoire français est programmée pour le 6 juin, date anniversaire du débarquement allié. Nicolas Sarkozy a promis vendredi que la France lui ferait à cette occasion "un accueil extraordinaire".

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L'Empereur et son vassal

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04/04/2009 16:49 la-Croix.fr François d’ALANçON, à Strasbourg

Anders Fogh Rasmussen : un Danois à la tête de l’Otan

Anders Fogh Rasmussen, le premier ministre danois, sera le prochain secrétaire général de l'OTAN, la Turquie ayant levé ses réserves

Ankara a résisté jusqu’au bout vendredi et samedi 4 avril aux pressions de ses partenaires, avant d’accepter sa désignation comme successeur du néerlandais Jaap de Hoop Scheffer.

Angela Merkel avait pris publiquement fait et cause vendredi soir 3 avril pour le chef de gouvernement danois, demandant que la décision de le nommer soit prise lors du dîner. Juste avant le début du sommet de l’OTAN, la chancelière allemande avait insisté pour que soit désigné, dès vendredi soir, le futur secrétaire général de l’Alliance. Et ce malgré le tir de barrage de la Turquie, seul pays musulman de l’Alliance, en raison du scandale des caricatures de Mahomet survenu au Danemark en 2005.

La Turquie s'y est opposée, invoquant l'appui donné par le chef du gouvernement de Copenhague au journal danois qui avait publié les caricatures de Mahomet et le respect dû au monde musulman.

Réunion à huis-clos

Silvio Berlusconi a tenté, samedi matin, de convaincre le Premier ministre turc Erdogan de ne pas continuer à s'opposer seul à cette nomination du danois. Mais il a fallu attendre une réunion à huis clos, en fin de matinée, des vingt-huit chefs d’Etat et de gouvernement de l’Otan, à la demande de Barack Obama, pour trouver un accord.

« On va le payer plus tard » commentait un haut responsable de l’Otan, sous couvert de l’anonymat, en évoquant des compensations pour la Turquie, y compris sous la forme d’un poste de secrétaire général adjoint de l’Otan. François d’ALANçON, à Strasbourg

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Publié le 04/04/2009 à 16:05 - Modifié le 04/04/2009 à 17:00 Le Point.fr Portrait - Rasmussen, allié fidèle des États-unis, à la tête de l'Otan

Anders Fogh Rasmussen, qui s'était rangé derrière l'ex-président américain George W. Bush dès son arrivée au pouvoir en 2001, a engagé le Royaume du Danemark au côté des USA en Irak et en Afghanistan.

Le Premier ministre danois Anders Fogh Rasmussen, finalement désigné samedi pour prendre en août le poste de secrétaire général de l'Otan malgré des réticences de la Turquie, est l'un des plus fidèles alliés de Washington et un homme politique chevronné.

Après plus de sept ans à la tête du gouvernement de centre-droit danois, à 56 ans, cet homme froid et austère mais charismatique, à la stature svelte de marathonien, est reconnu comme "un bon organisateur, un tacticien émérite, qui a une grande maîtrise de lui-même", selon le commentateur politique danois Hans Engell.

Maniant aussi bien le français que l'anglais - un atout à l'Otan -, il est réputé pour sa capacité de compromis, même s'il sait faire preuve de fermeté, comme il l'a montré pour défendre la liberté d'expression - "pierre angulaire de la démocratie" selon lui - dans l'affaire des caricatures de Mahomet en 2005.

Il avait alors défendu bec et ongles les dessins satiriques publiés par le quotidien danois Jyllands-Posten, malgré les violentes protestations contre le Danemark qu'ils avaient suscitées dans le monde musulman.

Cet ultra-libéral devenu pragmatique a aussi été très actif dans le domaine de la politique étrangère et de sécurité. Son grand succès international aura été l'élargissement de l'Union européenne aux pays de l'Est, décidé au sommet européen de décembre 2002, à l'issue de la présidence danoise de l'Union européenne.

Très loyal envers Washington, il s'est rangé dès son arrivée au pouvoir en 2001 derrière l'ex-président américain George W. Bush, en devenant un de ses proches amis. "Un de ses boys", ironisera l'opposition danoise de gauche, critiquant sa politique "calquée aveuglément" sur celle de l'ancien locataire de la Maison-Blanche.

Anders Fogh Rasmussen, qui louait le "combat pour la démocratie" de George W. Bush et sa décision d'enfermer des centaines de terroristes présumés à Guantanamo, a rencontré huit fois l'ex-président américain, un record pour un dirigeant nordique.

En rupture avec la tradition de neutralité du Danemark

"Dans la guerre contre le terrorisme, il s'agit de protéger les États de droit démocratiques", avait-il affirmé devant le Parlement en 2003, estimant que "les terroristes devaient être enfermés aussi longtemps qu'ils constitueraient une menace".

Il avait rompu avec plus de 100 ans de tradition pacifiste en faisant de son petit royaume un État combattant en Irak et en Afghanistan. En mars 2003, il engageait le Danemark dans la guerre en Irak, avec le soutien d'une étroite majorité au Parlement, en dépit d'une opposition hostile et d'une opinion divisée. Le Danemark a été également parmi les premiers pays à s'engager en Afghanistan.

Actuellement premier contributeur aux forces de l'Otan au regard du nombre de soldats rapporté au nombre d'habitants, le Danemark est aussi le pays qui a enregistré à ce jour les pertes en soldats les plus élevées.

Rasmussen, économiste de formation, était entré au parlement en 1978, gravissant les échelons pour devenir plusieurs fois ministre dans le gouvernement du conservateur Poul Schlüter (1982-1993), puis président du parti libéral depuis 1998.

Il a accédé et gardé, à force de compromis, le pouvoir depuis novembre 2001 en se basant sur le soutien incontournable du Parti du peuple danois (extrême droite).

Marié et père de trois enfants, récemment devenu grand-père, il pratique la course à pied quotidiennement, le ski et le kayak. Francophile, il aime passer ses vacances dans le sud-ouest de la France où il a acheté une maison il y a une quinzaine d'années.

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Afghanistan: l'Otan prête à déployer jusqu'à 5.000 soldats de plus 4 avril 2009 17.00 AFP

STRASBOURG (AFP) — Les membres de l'Otan sont prêts à déployer jusqu'à 5.000 soldats de plus en Afghanistan, a assuré samedi la Maison blanche à l'issue du sommet de l'Alliance atlantique à Strasbourg.

Le porte-parole du président américain Barack Obama, Robert Gibbs, a déclaré devant la presse que parmi eux figureraient 3.000 soldats déployés pour la période des élections prévues cette année dont 900 Britanniques, 600 Allemands et autant d'Espagnols.

Toutefois, selon le Premier ministre espagnol José Luis Zapatero, ce sont en fait 450 soldats qu'enverra son pays.

De 1.400 à 2.000 autres militaires seraient dépêchés en Afghanistan pour constituer 70 équipes d'instructeurs de l'Armée nationale afghane (ANA) comptant chacune 20 à 40 membres, a indiqué le porte-parole de la Maison Blanche.

Il a également annoncé que le sommet de Strasbourg avait décidé de créer une mission alliée afin d'améliorer l'entraînement des forces de l'ANA et de la police afghane.

Selon un communiqué, plusieurs nations se sont engagées à contribuer à apporter plus de 300 instructeurs destinés à la formation de la police.

L'Alliance atlantique a aussi décidé, lors du sommet de son 60e anniversaire, de doter davantage un fonds de soutien à l'ANA, avec un acompte de plus de 100 millions de dollars (74 millions d'euros).

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04/04/2009 liberation.fr Magasins, hôtel et poste frontière en feu en marge du sommet de l’Otan

Ça chauffe à Strasbourg. En marge du sommet de l’Otan, des actes de violence importants se sont déroulés à l’Est de la ville, près de la frontière allemande. Des violences qui tranchent avec les anti-Otan pacifistes, rassemblés à deux pas des incidents.

Dans le quartier du port du Rhin, entre les bassins industriels de Strasbourg et la frontière allemande, des manifestants s’en sont pris à un petit centre commercial, composé notamment d’une pharmacie et d’une banque. Ils ont brisé les vitres à coup pierres ou de poteau de signalisation, qui ont servi de bélier. Les casseurs ont ensuite mis le feu aux magasins.

L’ancien poste de frontière français, vide, installé au début du pont frontière de Kehl, a également été la cible des manifestants. Ils y ont mis le feu. Depuis 13 heures, le poste brûle. A 14h15, les flammes n’étaient toujours pas éteintes. Un autre feu a été allumé sur le pont. Plusieurs nuages de fumée noire s’élèvent dans le quartier.

Une chappelle du quartier est aussi touchée. Sur le toit, on peut lire: "La religion n’est autre chose que l’ombre portée de l’univers sur l’intelligence humaine. Hugo Victor".

Plus tôt, vers 12h15, la police a laissé les manifestants avancer jusqu’au quartier du port du Rhin, point de départ de la manifestation, alors qu’elle les bloquait depuis ce matin. Sur le chemin, la boutique d’une station-service a été cassée et dévalisée. Des manifestants sont montés sur des voix ferrées pour s’approvisionner en ballaste, utilisé comme projectile.

Dans le quartier du port du Rhin, la police a mis environ une heure et quart avant intervenir, à coup de lacrymogènes. Seuls les policiers allemands, installés sur le pont frontière, sont présents depuis le début mais uniquement pour bloquer le passage des manifestants du côté allemand comme du côté français.

On dénombrait 20 blessés à la mi-journée, dont un a été hospitalisé, à la suite des échauffourées de la matinée, selon l'équipe médicale des anti-Otan. Les blessures étaient dues à des gaz lacrymogènes et des tirs de flashball, a-t-elle précisé.

Vers 14h30, c’est l’hôtel Ibis du port du Rhin qui commençait à être dévasté à son tour par les flammes. Le rez-de-chaussée a été ravagé. Les pompiers ont pu intervenir avant que le feu ne se propage à l'étage supérieur.

Les manifestants, habillés de noir et cagoulés pour certains, s’en prennent de nouveau aux medias audiovisuels. Une équipe de télévision allemande a reçu des coups de pied.

A 200 m des incidents, les manifestants pacifistes se relaient au micro, sur un podium monté spécialement pour l’occasion. «We want peace», lance une femme. Ils forment un cordon de sécurité pour empêcher les manifestants violents de troubler leur rassemblement. En début d’après-midi, la manifestation, prévue à 13 heures, a finalement pu commencer. T.C.

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Turquie: Nicolas Sarkozy répond à Barack Obama Créé le 05.04.09 à 13h31 | Mis à jour le 05.04.09 à 18h58 | 20minutes.fr

POLITIQUE - Le président français a redit son hostilité à l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne, contrairement à ce qu'a dit Obama un peu plus tôt...

Nicolas Sarkozy et Barack Obama ne sont pas d’accord sur la Turquie. Le sujet n’est pas nouveau, mais la passe d’armes a eu lieu à quelques heures d’intervalles. Dimanche matin, lors de son discours à Prague, le président américain a soutenu l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne, ce qui enverrait selon lui «un signal important» à ce pays musulman et serait un moyen «d'ancrer fermement» ce pays dans la sphère européenne.

Que nenni, a répondu à 13h Nicolas Sarkozy lors d’une interview accordée à TF1, en duplex depuis Prague. En direct, en regardant la caméra dans les yeux, le chef de l’Etat français a redit son opposition à l'intégration de la Turquie dans l’Union européenne, «partenaire privilégié» de l’Europe, mais pas «membre» de l’Europe.

Opposition

«Je travaille main dans la main avec le président Obama, mais s'agissant de l'Union européenne, c'est aux pays membres de l'Union européenne de décider», a-t-il déclaré. «J'ai toujours été opposé à cette entrée et je le reste. Je crois pouvoir dire qu'une immense majorité des Etats membres (de l'UE) est sur la position de la France».

Nouvelle ère

Claire Chazal, la présentatrice du 13h de la première chaîne, a alors demandé à Nicolas Sarkozy comment s’était passée sa rencontre avec le couple Obama. Sourire du président de la République lorsque la journaliste évoque à l’antenne le cadeau qu’a fait Michelle Obama à Carla Bruni-Sarkozy. «On était très heureux de les recevoir, cela s’est très bien passé», a répondu Nicolas Sarkozy.

Selon lui, Obama est un «homme ouvert»: «Cela fait du bien de voir un président américain qui sait que le monde ne s’arrête pas aux frontières de son propre pays». Dimanche en fin d'après-midi, les époux Obama ont quitté Prague pour la Turquie, où ils doivent effectuer une visite de deux jours, dernière étape de leur première tournée à l'étranger.

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Liberation.fr 06/04/2009 à 16h49 (mise à jour à 17h15) Sarkozy père a d'«excellentes relations» avec son Président de fils

L'élection de son fils a été «l'accomplissement de la réussite de la famille Sarkozy en France», se félicite-t-il dans une interview.

«Un homme exceptionnel, un grand politique, un communicateur extraordinaire, un homme (capable de) renverser une salle hostile (…) très intelligent.» Le destinataire de tant d'éloges ? Nicolas Sarkozy. Vu par son père, ceci expliquant sans doute cela. Pal Sarkozy a fait «l'amitié» de donner une interview à une webTV, Omega TV. Rien de moins qu'une heure d'«émission vérité», selon la chaîne, dans laquelle Sarkozy père, originaire de Hongrie, s'étend longuement sur son parcours et celui de ses enfants. Morceaux choisis.

— Qu'a représenté pour lui l'élection de son fils à la présidence ? «L'accomplissement de la réussite de la famille Sarkozy en France.» «C’était un grand moment pour moi, qui suis arrivé comme réfugié et ai commencé dans la rue, de voir son fils président de la République.»

— Sur ses mauvaises relations supposées avec son fils: «Deux ou trois fois, je suis allé en voyage officiel en Hongrie avec Nicolas quand il était ministre. Vous voyez à quel point nous avons de mauvaises relations!» «C’est lui qui intervient au Val-de-Grâce (hôpital des armées, ndlr) pour que je sois bien soigné.»

— Sur son éloignement de sa famille après son divorce: «J’ai divorcé. Je n’ai jamais abandonné ma famille, je voyais mes enfants pour les vacances et trois fois par semaine». «Ca m’est arrivé de divorcer plusieurs fois, comme ça arrive aux enfants de divorcer plusieurs fois». Avec Nicolas, «nos relations sont excellentes», insiste-il en soulignant que Dadu, sa première femme et mère de Nicolas, et lui, ont «toujours été les meilleurs amis du monde».

— Et la crise, dans tout ça? C'est simple, la peur de l’avenir des gens est due «en grande partie» aux médias qui «amplifient» les craintes. Quant à l’action de son fils dans ce contexte, «il n’a pas de chance, la crise a éclaté quelques mois après (son élection). Il n’avait vraiment pas besoin de cela».

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Vacances pascales au Cap Nègre pour le couple présidentiel 10 avril 2009 11.00

LE LAVANDOU (AFP) — Le président de la République Nicolas Sarkozy et son épouse Carla Bruni-Sarkozy, sont arrivés vendredi soir vers 21H20 à la résidence de la famille Bruni-Tedeschi du Cap Nègre au Lavandou (Var) pour le week-end pascal, a constaté un journaliste de l'AFP.

Le couple présidentiel a atterri à l'aéroport d'Hyères-Toulon à bord d'un avion de ligne d'Air France. Il a rejoint le Cap Nègre en voiture.

Samedi, Carla Bruni-Sarkozy, sa mère Marisa et sa soeur Valéria sont attendues à l'école de voile de Cavalière où sera donné le départ de la première épreuve du 1er Trophée Virginio Bruni-Tedeschi, une régate, prévue en plusieurs manches sur trois jours à la mémoire du frère et fils disparu en 2006 à l'âge de 46 ans.

Le chef de l'Etat devrait s'associer à ce rendez-vous nautique, dans lequel sont engagés dix catamarans "Raid 22", (6,80 m), qui sera marqué par des réceptions et se terminera lundi par la remise du Trophée à l'équipage vainqueur. Les épreuves - neuf manches au total - se dérouleront dans la baie de Cavalière - Le Lavandou.

Concepteur du catamaran "Raid 22", l'organisateur Eric Roi, chef de la base nautique de Cavalière, située à quelques centaines de mètres du Cap Nègre, a dit à l'AFP avoir voulu rendre hommage à Virginio, "un amoureux de la mer, un passionné de régate, de traversées de l'Atlantique en solitaire" qui venait le voir "en voisin".

Après la mort de Virginio Bruni-Tedeschi, sa famille a créé en février 2007 à Turin (Italie) une fondation qui porte son nom au profit de la recherche médicale, en particulier contre le sida. En 2008, la famille Bruni-Tedeschi a versé à la Fondation la plus grande partie du bénéfice (plusieurs millions d'euros) de ses ventes mobilières et immobilières.

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16/04/2009 à 18h17 Appel des 25 sur l'hôpital: Bachelot défend sa réforme
La ministre de la Santé appelle à éviter les caricatures alors que 25 professeurs hospitaliers signent un appel contre son texte. Bernard Debré, lui, dénonce une «mauvaise loi».

Roselyne Bachelot obligée de se fendre d'urgence d'une explication de texte. Dans une tribune publiée jeudi sur lefigaro.fr, elle renvoie à son projet de loi pour contrer les critiques. «Que les médecins lisent la loi au lieu de la caricaturer. Ils verront alors que le pouvoir médical est désormais organisé et protégé (alors qu’) il n’était jusqu’alors qu’aux mains de quelques uns dans une organisation des pouvoirs opaque.»

La réforme de la ministre de la Santé a subi jeudi une charge sans anesthésie. «Si cette loi n’est pas amendée, elle s’appliquera sans nous», préviennent les chefs de services d’hôpitaux qui ont signé un «appel des 25» contre le texte. Baptisé «Hôpital, Patients, Santé, Territoires» (HPST), le projet de loi, déjà adopté par les députés, doit être examiné par les sénateurs à partir du 11 mai.

En cause: son volet sur l'hôpital qui renforce sensiblement les pouvoirs des directeurs d'établissements. Il est accusé par ces pontes d'hôpitaux parisiens de porter «la disparition» de la médecine hospitalière «au profit d’une médecine mercantile». Et de caler «l’hôpital sur l’entreprise» en renforçant un directeur qui «pourra n’avoir aucune compétence médicale». «Dans le même temps on organise des suppressions massives et injustifiées d’emploi d’infirmiers et d’aides-soignants», ajoutent les signataires de l’appel, paru jeudi dans le Nouvel Observateur, qui réclament la tenue «d’états généraux de l’hôpital public».

Parmi eux, le gynécologue-obstétricien René Frydman, le neurologue Olivier Lyon-Caen, l’endocrinologue Arnaud Basdevant ou encore le diabétologue André Grimaldi, exerçant dans des établissements de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP).

S’il n’a pas signé l’appel - parce qu’on ne le lui «a pas demandé» -, le professeur de médecine et député UMP, Bernard Debré, s’est mis au diapason. «Nous pensons que cette loi est une mauvaise loi», a-t-il déclaré sur France Info, craignant lui aussi qu’elle instaure à l’hôpital «un patron qui n’est pas un médecin et qui a tous les pouvoirs, même les pouvoirs médicaux». «Nous croyons que le pouvoir qu’ont les médecins de proposer un projet médical pour l’hôpital ne leur appartiendra pas. Ce sera le directeur (qui l’aura) avec une vision uniquement comptable», dénonce Debré.

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vendredi 17 avril 2009 ouest-france.fr Espionnage: Greenpeace demande la suspension du patron d'EDF

Stéphane Jadot, ex-directeur de campagne de Greenpenace demande la mise en examen d'EDF en tant que personne morale L'affaire d'espionnage présumé ayant visé Greenpeace et l'association Sortir du nucléaire prend de l'ampleur après de nouvelles révélations.

Greenpeace a demandé jeudi la suspension du PDG d'EDF, Pierre Gadonneix et la mise en examen de l'entreprise en tant que personne morale. "L'espionnage ordonné par EDF à l'encontre de Greenpeace remonte au moins à 2004 et impliquait toutes sortes d'opérations de surveillance, physiques comme informatiques", affirme Greenpeace, dans un communiqué qui cite des "éléments du dossier d'instruction" dont elle a "pris connaissance".

Suspension demandée de Pierre Gadonneix

Soulignant "l'extrême gravité de ces nouveaux éléments", Greenpeace demande au ministre de l'Energie, Jean-Louis Borloo, "de suspendre" Pierre Gadonneix, et de mettre en place une commission indépendante d'évaluation de l'industrie nucléaire en France.
L'ex-directeur des campagnes de Greenpeace France Yannick Jadot, en première ligne dans cette affaire d'espionnage, puisque son ordinateur aurait subi des intrusions, a demandé au juge d'instruction "la mise en examen d'EDF en tant que personne morale" dans le cadre de l'affaire d'espionnage informatique. M. Jadot a été entendu jeudi par le juge d'instruction Thomas Cassuto.

Commission d'enquête parlementaire

Sur France Info, le député Verts Noël Mamère va plus loin, puisqu'il demande la mise en examen de Pierre Gadonneix, écoquant "des méthodes de barbouzes". Les députés écologistes vont demander une commission d'enquête parlementaire.

Contacté par l'AFP, EDF n'a pas souhaité faire de commentaire, "une instruction judiciaire étant en cours".
Toutefois, EDF a suspendu vendredi dernier deux hauts responsables de la sécurité du groupe par "mesure de précaution" dans le cadre de cette enquête pour espionnage.

Sortir du nucléaire aussi

De son côté, l'association Sortir du Nucléaire s'est constituée partie civile par un courrier adressé au juge d'instruction de Nanterre chargé de l'affaire. L'avocat mentionne aussi un article du site Mediapart du 31 mars faisant état "d'infiltration" d'associations dont Sortir du Nucléaire par une "cellule" de renseignements d'EDF. Le 8 avril, le Canard enchaîné affirmait aussi qu'EDF avait fait espionner Stéphane Lhomme par une entreprise suisse, Securewyse.

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vendredi 17 avril 2009 ouest-france.fr Des propos de Sarkozy choquent la presse mondiale

Nicolas Sarkozy aurait tenu des propos peu amènes sur des dirigeants étrangers, dont le chef du gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero. Propos prêtés hier par le quotidien français Libération.

Lors d'un déjeuner privé à l'Elysée avec des parlementaires, le chef de l'Etat aurait dit que son homologue espagnol n'était "peut-être pas intelligent...". Il aurait également loué "l'esprit subtil" du président Obama tout en soulignant son manque d'expérience et se serait félicité qu'Angela Merkel se soit rangée à ses vues sur la crise économique.

L'Elysée a beau démentir. La presse mondiale relaye les petites phrases prononcées par le chef de l'Etat français.

"Stupide, immature"

En Espagne, où le président français se rendra en visite officielle dans dix jours, la presse reprend en choeur la pique supposée de Sarkozy mettant en doute l'intelligence de Zapatero, critiquant à l'instar d'ABC (droite) "le complexe de supériorité" du dirigeant français. "Fasciné par les commérages, Sarkozy donne la véritable mesure de son altière - et trompeuse - figure politique", commente ABC.

En Catalogne, El Periodico glose "sur le caractère fanfaron" du président français, La Vanguardia doutant "que ce soit la meilleure manière de préparer" sa visite en Espagne.

El Mundo compte sur la présence prochaine à Madrid de Carla Bruni-Sarkozy pour "alléger les tensions et contenir les légèretés auxquelles se livre son époux quand il se sent à l'aise et desinhibé".

En Angleterre, The Guardian titre en Une "Stupide, immature, hors de propos: le jugement de Sarkozy sur ses homologues".

Pour le Times, "Sarkozy est irrité par l'adulation dont jouit un dirigeant américain sans expérience, dont la popularité a éclipsé (sa) réputation de sauveur du monde".

En Allemagne, la presse aborde l'épisode factuellement, comme celle d'Italie qui s'amuse de la "gaffe de Sarkozy" (La Republicca).

Aux Etats-Unis, Le New York Times titre : "Un repas avec Sarkozy : brochettes de dirigeants au menu". "Le président Nicolas Sarkozy est connu pour son amour de l'action", écrit le quotidien. "Mais il aime également se vanter et se moquer de ses collègues dirigeants du monde".

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UMP Copé décrit sa relation avec Sarkozy dans un livre à paraître vendredi NOUVELOBS.COM | 23.04.2009 | 10:05

Jean-François Copé, patron de députés UMP, livre sa vision du nouveau rôle de "l'hyperparlement", dans "Un député, ça compte énormément !", un livre qui sort vendredi 24 avril (2009), en librairie.

L'ancien ministre du Budget qui n'a jamais caché son ambition élyséenne, y détaille également sa relation avec le chef de l'Etat, Nicolas Sarkozy, passée par "toutes les couleurs de l'arc-en-ciel". Il revient notamment sur sa non reconduction au sein du gouvernement après la présidentielle de 2007.

"Vraie cassure"

Reçu par le nouveau président après sa victoire : "Je vais alors vivre un moment que beaucoup ont vécu et que beaucoup vivront après moi: un licenciement sans préavis", relate-t-il. "Comme toujours avec Nicolas Sarkozy, les choses ont le mérite d'être claires et rapides (...) Il me fit remarquer, à juste titre, que personne n'est irremplaçable, qu'il avait connu ça avant moi".

"Le choc est brutal et je réagis à peine lorsqu'il finit notre entretien en me lançant: 'Pourquoi est-ce que tu ne serais pas candidat à la présidence du groupe UMP à l'Assemblée nationale ?'", poursuit le député-maire de Meaux.

Pendant la campagne des régionales de 2004, une "vraie cassure" était survenue avec celui qui est alors ministre de l'Intérieur. Malgré une réconciliation deux ans plus tard, "notre relation n'a plus rien à voir avec les temps d'amitié de la fin des années 1990", explique Jean-François Copé. "Tout est professionnel. Il est sans doute déçu de savoir que je lui serai jamais entièrement soumis".

La cause parlementaire

Concernant la révision constitutionnelle de 2008, Copé, "militant tardif" de la cause parlementaire, longtemps convaincu "qu'il n'y avait pas d'ascension politique possible hors du gouvernement", affirme désormais que la majorité doit "se saisir de nouveaux débats", "exercer sa mission de contrôle", "aiguillonner le gouvernement, sans contester les réformes engagées". Une "ligne de crête" parfois "étroite".

"Pour la première fois depuis que j'ai commencé ma vie politique, je ne pense pas au poste qui suit juste après", assure celui qui figure au rang des prétendants pour 2017. Se donnant pour mission de "réveiller" le parlement, Jean-François Copé prévoit que quand cela se produira, "on osera dire tout haut que la République est passée de V à V bis", "notre démocratie marchera sur ses deux jambes".

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Publié le 28/04/2009 à 14:06 - Modifié le 28/04/2009 à 14:10 Le Point.fr FRANCE/ESPAGNE - Sarkozy annonce la création d'un état-major commun sur la sécurité

Devant le parlement espagnol, le président Nicolas Sarkozy a promis que "chaque fois que la démocratie espagnole aura besoin de lutter contre les assassins, elle pourra compter sur la République française".

Nicolas Sarkozy, en visite d'État en Espagne depuis lundi, doit coprésider mardi, en milieu de journée, un sommet bilatéral avec le président du gouvernement espagnol José Luis Zapatero. Avant ce sommet, le 21e entre les deux pays, le chef de l'État français a réaffirmé devant les parlementaires espagnols le "soutien" de la France à l'Espagne dans sa lutte contre le terrorisme, notamment face à l'organisation indépendantiste basque ETA.

Dans la foulée, le président de la République a annoncé la création d'un "véritable état-major commun sur la sécurité pour combattre tous les terrorismes, pour engager une lutte sans merci contre les trafiquants de drogue qui gangrènent nos sociétés".

"Chaque fois que la démocratie espagnole aura besoin de lutter contre ces assassins, elle pourra compter sur la République française", a lancé Nicolas Sarkozy. Il faut que "l'Espagne et la France soient à l'avant-garde du combat contre tous les trafics. Car de surcroît, les terroristes se nourrissent, se financent par les trafics", a-t-il ajouté. "La France, patrie des droits de l'homme, se déshonorerait en mettant un sanctuaire pour les terroristes. La France combat les assassins", a-t-il encore déclaré.
"En démocratie, la bataille des idées se mène dans les urnes. Ceux qui prétendent l'emporter en démocratie, en se dissimulant derrière des cagoules, en faisant exploser des bombes et en tuant des innocents ne sont rien d'autre que des assassins. La France les combattra jusqu'au dernier", a-t-il insisté.

"Vous pouvez compter sur la démocratie française, quels que soient les gouvernements que vous choisirez démocratiquement (...). Lorsque la démocratie espagnole montre le visage des deux grandes forces politiques, le Parti populaire (droite) et le Parti socialiste, capables de surmonter leurs différences pour parler d'une même voix contre les terroristes, c'est toute l'Europe qui applaudit et qui admire la démocratie espagnole", a-t-il souligné, rappelant que l'Espagne était "de tous les pays d'Europe celui qui a payé le plus lourd tribut au terrorisme".
L'ETA est tenue pour responsable de 825 morts en Espagne en bientôt 41 ans d'attentats pour l'indépendance du Pays basque. L'Espagne a en outre été endeuillée par les attentats islamistes du 11 mars 2004 à Madrid, qui ont fait 191 morts et plus de 1.800 blessés.

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Quand Carla rencontre Letizia... Créé le 28.04.09 à 12h50 | Mis à jour le 28.04.09 à 12h54 | 20 minutes.fr Maud Descamps (avec agence)

Comme deux bonnes copines, elles se sont fait la bise. Carla Bruni-Sarkozy a embrassé sur les deux joues lundi soir la princesse Letizia, épouse du prince héritier Felipe. Une rencontre attendue avec gourmandise par la presse espagnole comme le «duel de l'élégance et du glamour».

Violet foncé contre rose framboise

Les deux tenues portées dans la matinée par la première dame française, une robe noire courte rehaussée d'un boléro blanc signée Azzédine Alaïa, et une robe courte à manches longues violet foncé avec des chaussures noires à petits talons, ont aussi largement été commentées et comparées à la robe framboise et aux talons vertigineux de Letizia.
Toutes deux ont été littéralement mitraillées de dos par les photographes lorsqu'elles gravissaient côte à côte les marches du perron du palais de la Zarzuela.

«Je ne savais pas qu'une Italienne devenue française pouvait représenter si bien la France aujourd'hui à Madrid», a commenté le président Sarkozy devant la communauté française à la résidence de l'ambassadeur de France en Espagne.

«Carla Bruni s'inspire de la première dame des Etats-Unis, Michelle Obama», souligne ce mardi «El Mundo». «Apparemment elle aurait décidé de varier les couturiers et de ne plus s'en tenir qu'à un seul, comme elle le faisait avant avec Dior», note le quotidien espagnol en soulignant également la «grande élégance» de l'épouse du chef d'Etat français.

La presse espagnole succombe

La presse espagnole a donc littéralement succombé au charme de la première dame française, mais souligne que si Nicolas Sarkozy est «enchanté» du succès de son épouse, c'est «lui qui dirige le spectacle».
Pour «El Pais», l'ancienne mannequin vedette semble vivre dans «un défilé permanent» et se consacre désormais à «conquérir le monde avec son élégance qui manque toutefois de naturel».

Plus charmé, le journal «La Razon» évoque une «merveille de la nature qui ne peut être comparée à personne» et estime que Carla Bruni-Sarkozy a été «le seul intérêt de cette visite». Mais, «si Sarkozy l'emmène partout, c'est bien pour quelque chose», poursuit «La Razon».
Pour «El Pais» en effet, les deux époux «forment un bon tandem» et «le fait qu'elle accapare tous les flashs ne dérange pas le Président qui, bien au contraire, suit volontiers son jeu».

En «réalité, c'est Carla Bruni qui a visité Madrid, accompagnée de son mari», assure «El Mundo». Le quotidien ose même une comparaison historique: «Madrid a résisté à Napoléon mais 200 ans après, la ville a succombé à sa réplique, ou plutôt à l'épouse de sa réplique.
A l'évidence, Napoléon commit une erreur en envoyant le général Murat envahir la capitale de l'Espagne. S'il avait envoyé Joséphine, l'histoire aurait peut-être été différente»... Maud Descamps (avec agence)

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L'Espagne et la France proposent une conférence sur la Somalie 28 avril 2009 15.00

MADRID (AFP) — L'Espagne et la France vont proposer la tenue d'une conférence internationale sur la Somalie, ravagée par près de 20 ans de guerre civile et devenue un havre pour la piraterie maritime, a annoncé mardi le chef du gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero.

"Nous avons décidé, le président (Nicolas) Sarkozy et le gouvernement espagnol, de proposer la tenue d'une conférence internationale sur la Somalie", a déclaré M. Zapatero à l'issue d'un sommet franco-espagnol à Madrid.

Il s'agirait d'"apporter une réponse large, pas seulement de sécurité et militaire, à la piraterie dont souffrent nos deux pays et d'autres, mais une réponse intégrale, politique, de sécurité, civile, pour l'avenir de ce pays", a déclaré M. Zapatero lors d'une conférence de presse commune avec M. Sarkozy.

Le chef du gouvernement espagnol n'a pas apporté de précisions sur le format et le cadre de cette réunion souhaitée par Madrid et Paris.

La France et l'Espagne ont été à l'origine de l'origine de l'opération aéronavale européenne Atalante, de prévention et de lutte contre la piraterie au large des côtés somaliennes, qui a été lancée en décembre 2008.

Les attaques et les détournements de navires étrangers par des pirates somaliens armés se sont multipliés depuis 2008 au large de la Somalie, dans le golfe d'Aden et dans l'océan Indien.

Au total, 16 navires et plus de 250 marins sont actuellement aux mains des pirates en attendant l'issue de négociations pour le versement de rançons.

La communauté internationale a réagi en dépêchant une vingtaine de bâtiments de guerre sous différents commandements pour patrouiller la zone, sans parvenir à décourager les pirates de lancer de nouvelles attaques.

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Chronologie. De la grippe espagnole à la mexicaine: les pires épidémies depuis 1918 Par Catherine Gouëset, publié le 28/04/2009 18:22 - mis à jour le 30/04/2009 16:04 lexpress.fr

La grippe mexicaine, qui aurait déjà fait plus de 150 morts au Mexique, a "clairement un potentiel pandémique", selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Rappel des épidémies de ce genre les plus meurtrières du siècle passé.

La grippe espagnole (1918-1919) a tué entre 20 et 50 millions de personnes. On sait, grâce à la biologie moléculaire, qu'il s'agissait d'une grippe A (H1N1), comme l'actuelle grippe mexicaine, mais on ne sait pas d'où elle est venue et combien de personnes elle a touchées. On pense qu'elle aurait été causée par un virus recombiné d'origine mixte, aviaire et humaine. Elle fut particulièrement mortelle chez les nourrissons et les adultes jeunes.
(notedt, serait née dans une ferme de l'Arkansas et importée lors de la Première guerre mondiale par les soldats américains arrivés en France en 1917 ; a fait plus de victimes que la Première guerre mondiale elle-même)

La grippe asiatique (1957-58), 1 à 2 millions de morts, grippe A (H2N2), partie de la Chine centrale, dans la province du Kweichow. Bien que le nombre de personnes infectées ait été considérable, la mortalité a été inférieure à celle enregistrée dans d'autres épidémies. L'analyse de son génome a montré qu'elle était composée d'un virus humain ayant déjà circulé et d'une partie provenant d'un virus aviaire.

La grippe de Hongkong (1968-70), 1 à 2 millions de morts. Ce virus H3N2, recombiné avec un mélange de gènes d'origine humaine et aviaire, s'est étendu rapidement à toute l'Asie puis à l'Australie, aux Etats-unis et à l'Europe.

La grippe russe (1977-1978), causée par un virus A (H1N1) qui avait déjà circulé vingt ans auparavant, a eu un taux d'attaque et une virulence faible. Partie du nord de la Chine, elle a frappé la Sibérie et la Russie européenne avant de s'étendre au reste du monde.

La grippe aviaire (1997-2009) (plus de 250 victimes humaines): en 1997, une sévère épizootie de cette grippe H5N1 ravage les élevages de poulet à HongKong. 6 personnes proches d'un centre avicole meurent du virus. Le virus est passé directement à l'homme, sans hôte intermédiaire comme le porc. Le virus a de nouveau franchi la barrière des espèces lors des récentes flambées qui ont commencé en décembre 2003. A l'heure actuelle, aucun cas de transmission entre humains du virus H5N1 n'a encore été mis en évidence.

Le Sras (2003-2004): le syndrome respiratoire aigu sévère qui a touché trente pays et tué environ 800 personnes, est apparu dans la province chinoise du Guangdong. Il s'agit d'un virus jusqu'alors inconnu, de la famille des coronavirus (il ne s'agit pas d'une grippe, mais la tranmission s'effectue, comme pour le virus de la grippe, par les voies respiratoires). Jusqu'alors, cette famille de virus n'était à l'origine, chez l'homme, que de rhumes sans gravité.

Rappelons que les épidémies annuelles de grippe sont également redoutables car ce virus à mutation très rapide produit régulièrement de nouvelles souches contre lesquelles l'homme n'a pas d'immunité. Ces grippes tuent chaque année entre 250 000 et 500 000 personnes dans le monde, selon l'OMS, dont 6000 en France.

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Compte rendu Pour Nicolas Sarkozy, le Grand Paris devra s'étendre jusqu'au Havre LE MONDE | 30.04.09 | 13h53 • Mis à jour le 30.04.09 | 13h53 Béatrice Jérôme Article paru dans l'édition du 02.05.09

Le décor se prêtait à un discours oecuménique. Sous la réplique en plâtre du portail roman de l'église de Moissac (Tarn-et-Garonne), représentant le christ, entouré des quatre évangélistes, Nicolas Sarkozy a prêché, mercredi 29 avril, à la Cité du patrimoine et de l'architecture, pour la réalisation du Grand Paris avec tous les élus d'Ile-de-France. Il s'est efforcé de les enrôler dans son projet de bâtir la capitale du XXIe siècle et de l'après-Kyoto dans "les dix ans".

"Cette nouvelle page de l'histoire de Paris, nul ne peut l'écrire seul, nous devons l'écrire avec tous les élus d'Ile de France" a insisté le chef de l'Etat en se tournant vers Bertrand Delanoë, le maire PS de Paris et Jean-Paul Huchon, le président (PS) de la région. En retour, tous les élus franciliens de gauche présents ont salué la volonté du chef de l'Etat de "sortir d'une posture d'affrontement" avec eux sur le sujet. Mais la volonté de l'Etat d'être "partenaire" doit se traduire aussi "dans les actes", a prévenu M. Delanoë.

Désireux de communier aussi avec les architectes et les urbanistes présents, pour l'inauguration de l'exposition de leurs travaux sur le Grand Paris à la Cité, M. Sarkozy a rappelé sa volonté, exprimée, en 2007, dans les mêmes lieux, de faire de "l'architecture le point de départ" de l'élaboration de son projet de Grand Paris tant "la beauté d'une ville est une part indicible mais bien réelle du bonheur de ceux qui l'habitent".

Après ses propos iréniques, M. Sarkozy a situé son projet dans le temps : "On ne peut pas dire aux gens, "rêvez au Grand Paris, vous ne le verrez pas de votre vivant !"" a-t-il pointé. Il a rappelé qu'il entendait se donner 10 ans pour achever la future rocade de métro autour de Paris. Selon l'Elysée, les grands travaux d'aménagement devront tous être achevés en 2022.

S'il s'est fixé un calendrier serré, il s'est en revanche affranchi des limites spatiales. Le grand Paris va "bien au-delà des limites de l'Ile-de-France" a-t-il énoncé. "Pour rester au premier rang" des capitales mondiales, "il faut voir loin, il faut voir grand", a-t-il poursuivi. Pour le chef de l'Etat, Le Havre doit devenir "le port du Grand Paris et la Vallée de la Seine, l'axe autour duquel la métropole a vocation à s'ordonner".M.Sarkozy a ainsi repris à son compte les travaux de l'équipe de l'architecte Antoine Grumbach. M. Sarkozy s'est engagé à "mettre Le Havre à une heure de Paris" grâce un train à grande vitesse. "Un projet réalisable d'ici 2015", espère M. Grumbach.

M. Sarkozy a appelé à fonder une "ville écologique" en ayant le souci de préserver les ressources en eau et en espaces verts de l'Ile-de-France. Il a retenu l'idée de l'architecte néerlandais Winy Maas de planter une forêt d'un million d'arbres à Roissy pour capturer les émissions de carbone autour de l'aéroport.

Pour le chef de l'Etat, le Grand Paris existerait le jour où "on ne parlera plus de banlieue, plus de zones urbaines sensibles". Il s'est prononcé en faveur du déménagement dans les cinq ans de l'université de Dauphine, actuellement dans le 16e arrondissement à la Défense.

Il s'est prononcé pour l'implantation de la future "cité judiciaire" dans le quartier des Batignolles, situé dans le 17e, mettant ainsi un terme à un différend qui dure depuis des années avec le maire de Paris sur l'emplacement du futur tribunal de grande instance de la capitale. Le Grand Paris passe aussi par la dérégulation du droit de l'urbanisme. Pour parvenir à créer 70 000 logements, soit près de la moitié de plus qu'aujourd'hui, M. Sarkozy estime possible de mobiliser les 200 km2 de réserves foncières supplémentaires dans la région.

Un discours "habile", "malin" ont salué les architectes qui se sont tous reconnus dans le "coupé collé" que le chef de l'Etat a fait dans leurs propositions pour le Grand Paris. Mais malgré sa volonté de faire communier dans une même vision les élus et les architectes, le chef de l'Etat n'a pas ôté les doutes et les clivages. "La technique Sarkozy, c'est celle du tamis relevait l'architecte David Mangin. Il met en route tous les projets et secoue pour voir ce qui reste".

M. Huchon s'est félicité d'entendre M. Sarkozy reprendre son projet de plan de transports qu'il évalue à 18 milliards et qui devra être complété par celui présenté par Christian Blanc, le secrétaire d'Etat à la région capitale. M. Delanoë a salué la reconnaissance par le chef de l'Etat de l'intérêt du syndicat Paris-Métropole. M. Sarkozy a indiqué : "Nos sucesseurs réfléchrions à la question de la gouvernance."
Béatrice Jérôme Article paru dans l'édition du 02.05.09

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Les examens restent incertains dans une dizaine d'universités 5 mai 2009 18.40
PARIS (AFP) — Une vingtaine d'universités restent perturbées et la tenue des examens est encore incertaine dans au moins la moitié d'entre elles, alors que les autres établissements ayant connu grèves ou blocages ont généralement décidé de repousser les examens entre fin mai et début juillet.

Selon un décompte des bureaux de l'AFP portant sur 60 des 79 universités de la métropole, une vingtaine d'universités sont toujours perturbées à des degrés divers, à la quatorzième semaine du mouvement.

En pointe de la contestation, Aix-Marseille-I, Bordeaux-III, Paris-IV et Toulouse-II Le Mirail sont bloquées ou en grève quasi-totale.

D'autres sont en grève partielle, les cours y étant perturbés dans certaines facultés, souvent de lettres ou sciences humaines: Amiens, Artois, Besançon, Caen, Dijon, Lille-I, II et III, Lyon-II, Lorient, Orléans, Paris-III, VIII, X et XII, Poitiers, Toulon, Toulouse-III et Tours.

Résultat, dans une dizaine d'universités au moins la tenue des examens est incertaine ou encore non programmée, selon les bureaux de l'AFP: Aix-Marseille-I, Bordeaux-III, Lille-III, Paris-III, IV, VIII et XII, Toulouse-II et III.

En demandant mardi la reprise des cours et des examens avant l'été, la Confédération étudiante a estimé que ce sont encore "près de 300.000 étudiants" qui n'ont pas cours et "aucune idée de ce qui va se passer d?ici fin juin".

L'incertitude sur les examens est complète à Toulouse-II Le Mirail où "la plupart des cours n'ont pu se dérouler" depuis le début du blocage le 4 mars, selon son président, Daniel Filâtre. Dans ce bastion de la contestation, l'intersyndicale a appelé enseignants et autres personnels "à ne pas organiser les examens jusqu'à satisfaction des revendications", à l'instar de l'appel lancé la semaine dernière par la Coordination nationale des universités.

Dans un autre bastion, Paris-IV Sorbonne, enseignants lundi, étudiants et autres personnels mardi ont reconduit la grève. La direction a affirmé qu'elle ferait le "maximum" pour organiser les examens d'ici juillet mais, si ce n'était pas possible, elle "neutraliserait" le deuxième semestre.

Cela veut dire que, "en dernier recours", les étudiants de licence (trois années) seraient "jugés sur cinq semestres au lieu de six", selon Paris-IV.

A Bordeaux-III (arts, lettres, langues), après un vote lundi reconduisant le blocage, le président Patrice Brun a menacé de fermeture administrative, auquel cas ce serait selon lui "la fin des cours, la fin des examens".

A Lille-III (lettres), la présidence n'a pas encore pris de décision sur les examens mais les enseignants grévistes ont décidé de ne pas tenir les examens tout en instituant la "note politique": la même pour tous, entre 15 et 20.

Quant à Paris-XII Val-de-Marne, où une AG est prévue jeudi, une enseignante a affirmé à l'AFP qu'un "certain nombre" d'enseignants de lettres et sciences humaines ou de sciences et technologie ont décidé de ne pas tenir les examens.

A l'inverse, des bastions du mouvement comme Rennes-II ou Montpellier-III ont choisi de reprendre les cours.

Et d'autres universités ont décidé de décaler les examens, entre fin mai et début juillet, pour qu'ils puissent se tenir: Amiens, Artois, Besançon, Evry, Grenoble-II et III, Le Mans, Lille-II, Lorient, Montpellier-III, Nantes, Pau, Poitiers, Nice, Paris-I, VII, XI et XIII, Rennes-II et Tours.

Mardi, la ministre Valérie Pécresse a assuré à l'Assemblée nationale qu'il n'y aurait pas cette année "de diplômes bradés ou de diplômes sans rattrapage".

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Universités : l'influence de l'extrême gauche Delphine de Mallevoüe et Marie-Estelle Pech lefigaro.fr 04/05/2009 | Mise à jour : 22:20 |

Des étudiants participant à la coordination nationale étudiante arrivent pour assister à la séance d'ouverture, le 14 février 2009 à l'Université de Rennes 2
Quelques individus souvent proches du Nouveau Parti anticapitaliste d'Olivier Besancenot, parfois issus de la mouvance autonome, sont à l'origine des blocages dans les facultés.

D'assemblée générale en assemblée générale, le mouvement qui embrase certaines universités depuis treize semaines a évolué. Centré, au départ, sur les réformes du statut des enseignants-chercheurs et la formation des professeurs, le mécontentement s'est radicalisé avec la présence de plus en plus active d'étudiants lors d'actions de blocages, notamment.

Les mots d'ordre des contestataires ciblent l'ensemble de la politique gouvernementale. Les slogans directement inspirés par l'extrême gauche sont fréquents. Au menu des AG figurent «l'échéance 2012» pour faire échec à Nicolas Sarkozy, l'abolition du capitalisme ou la «convergence des luttes» avec les sans-papiers, les hôpitaux et les postiers.

La crise financière et la montée du chômage constituant, bien sûr, un terreau idéologique particulièrement favorable. Patrice Brun, président de l'université Bordeaux-III, explique que le dialogue est particulièrement difficile avec ces étudiants : «Pour eux, une année d'études perdue, ce n'est rien en comparaison de leur vie future qu'ils envisagent de façon extrêmement pessimiste.»

Dans la vingtaine d'universités aujourd'hui partiellement perturbées, ce sont à chaque fois quelques dizaines d'individus qui tentent des actions de blocage, voire de violences : ces dernières ont connu un pic en avril avec les séquestrations d'une poignée de présidents d'université.

À ces étudiants souvent issus de filières de sciences humaines se mêlent parfois des personnes extérieures, qui s'efforcent de souffler sur les braises. Ainsi, à Rennes-II, les jeunes bloqueurs sont menés par une cinquantaine d'autonomes et radicaux, eux-mêmes pilotés par quelqu'un qui n'est pas étudiant, «un intellectuel spécialiste de la subversion», selon le président Marc Gontard. L'homme avait d'abord tenté de créer des troubles à Nantes, l'an dernier, contre la loi LRU, ce qui n'avait pas marché. Arrivé à Rennes-II cette rentrée, «il a voulu prendre sa revanche».

Militants d'extrême gauche, intermittents du spectacle, précaires, ces «Khmers rouges», comme les a qualifiés un jour Marc Gontard, sont souvent proches des idées du NPA, le parti d'Olivier Besancenot. À Paris-IV, c'est l'association générale des étudiants de Paris-Sorbonne (Ageps) qui mène la danse.

Après avoir fait scission avec l'Unef, jugée trop modérée, ces derniers sont désormais «très proches des trotskistes», affirme Jean-Robert Pitte, ancien président de Paris-IV. Certains contestataires peuvent aussi se revendiquer du syndicat SUD ou, bien plus souvent, se proclamer totalement hors système. Ceux-ci sont nombreux à honnir tout parti politique ou syndicat et à revendiquer leur «indépendance» à l'image de ce que l'on a pu voir lors de séquestrations dans les entreprises.

Le double langage du PS

Les représentants de l'Unef, syndicat étudiant proche du Parti socialiste, sont quant à eux considérés comme des traîtres, d'autant plus qu'ils ont négocié la loi sur l'autonomie des universités, il y a deux ans. Ce syndicat ne maîtrise absolument pas les actions étudiantes même s'il ne va pas jusqu'à les condamner formellement…

Le Parti socialiste pratique aussi parfois un double langage. La «ronde infinie des obstinés», une marche permanente de protestation lancée par les enseignants de l'université Paris-VIII, le 23 mars autour de l'hôtel de ville de Paris a ainsi bénéficié dimanche de l'aide de la mairie. Cette dernière a mis à disposition une scène sur laquelle ont été organisés plusieurs concerts et chorégraphies. Bertrand Delanoë a en revanche porté plainte lundi après qu'environ 150 personnes ont brièvement occupé l'hôtel de ville vendredi soir et provoqué «quelques dégradations».

Bertrand Delanoë a « condamné fermement ces comportements aussi absurdes qu'agressifs, qui, loin de toute rationalité, ont visé la maison commune des Parisiens». Selon le maire, ces manifestants appartenaient à un collectif «de mouvance autonome». Un groupe similaire a déjà occupé la Sorbonne, avant d'être délogé sans incident par la police. Un des occupants de la mairie a expliqué que ce type d'actions était destiné «à pousser les salariés et étudiants à se mobiliser jusqu'à la grève générale».

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8 mai : l'hommage de Sarkozy aux combattants africains leparisien.fr 08.05.2009, 11h35 | Mise à jour : 14h10

«Les troupes de débarquement sont américaines et françaises. Parmi elles, il y a les spahis, les tabors, les tirailleurs sénégalais. Je veux leur rendre un hommage particulier». Sur la plage de La Nartelle à Sainte-Maxime (Var) Nicolas Sarkozy a rendu un hommage particulier ce vendredi aux soldats africains qui ont débarqué aux côtés des Américains en Provence en août 1944.

Accompagné du Premier ministre François Fillon, d'Hervé Morin, ministre de la Défense et du secrétaire d'Etat aux Anciens combattants Jean-Marie Bockel, le chef de l'Etat commémorait l'armistice du 8 mai 1945.

Parmi les «250.000 soldats français» engagés aux côtés des Américains, a rappelé M. Sarkozy, «les troupes coloniales montrent un courage admirable».

«La France n'oubliera jamais leur sacrifice»

«Tout le temps qu'ils participeront à l'épopée de la 1ère Armée, ils se battront pour la France comme s'ils se battaient pour leur mère-patrie. Ils ne seront économes ni de leur peine, ni de leur sang. La France n'oubliera jamais leur sacrifice». De juin 1940 à mai 1945, 55 000 Algériens, Marocains, Tunisiens et combattants d'Afrique noire furent tués. 250 000 d'entre eux servaient dans les rangs de l'Armée d'Afrique.

«Apprendre à nos enfants à être fier de leur patrie»

«C'est ici, sur les plages de Provence, que recommence la conquête de la France par elle-même », a insisté Nicolas Sarkozy avant d'inviter les nouvelles générations à ne jamais renier le souvenir. «Nous devons apprendre à nos enfants à ne pas vivre dans le passé. Mais nous devons aussi apprendre à nos enfants à être fier de leur patrie. (...) La France libre, la Résistance, c'est une partie de l'identité nationale. Ne plus haïr, mais ne rien oublier. Pour demain ne pas subir».

Depuis son élection en 2007, Nicolas Sarkozy organise la cérémonie nationale du 8 mai «non plus seulement à Paris mais aussi dans les hauts lieux de notre mémoire qui symbolisent la lutte de la France combattante pour sa liberté et contre la barbarie», a-t-il expliqué dans un communiqué. L'année dernière, il avait présidé les commémorations du 8 mai 1945 sur la plage normande de Ouistreham. En 2008 également, il avait également décentralisé la cérémonie nationale du 11 novembre à Douaumont (Meuse).

Après une cérémonie militaire sur la plage de La Nartelle, le chef de l'Etat a présidé une revue navale aux larges des côtes, avec défilé aérien. Une revue navale est constituée de bâtiments et d'aéronefs défilant en ligne de file, les uns derrière les autres. De 1958 à 2004, sept revues navales ont été présentées aux chefs de l'Etat.

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14.05.2009 Philippe Val à Radio France : "la théorie du zoo"

Ce n’était donc pas une blague, comme le facétieux Charlie Hebdo aime à en faire. Philippe Val arrivera donc bien à Radio France à une fonction à ce jour encore indéterminée.

Une arrivée surprenante.

Philippe Val ne manque guère de qualités journalistiques, loin s’en faut. Mais son ancrage à gauche de l’échiquier politique n’en faisait pas, a priori, le candidat le plus logique du président de la République. Il n’entre pas dans le portrait robot des cadres dirigeants, souvent hauts fonctionnaires, qui se succèdent depuis plusieurs décennies aux manettes de la maison ronde.

Le plus grand dénominateur

Mais voilà, on le sait, Nicolas Sarkozy aime surprendre ses amis et ses ennemis. Il y a évidemment dans la nomination de Philippe Val, par ailleurs ami de Carla Bruni-Sarkozy, comme dans celle de Jean-Luc Hees la volonté de désarmer les personnels de Radio France, classés à gauche, qui attendaient le président de la République au tournant.

Faisant référence à la nouvelle procédure de nomination des patrons de l’audiovisuel public par le président de la République, Jean-Luc Hees montrait d’ailleurs la semaine dernière, au cours d’un déjeuner informel, qu’il n’était pas dupe. « J’étais le plus grand dénominateur commun pour que cette loi ne soit pas scélérate », confiait-il.

Théorie du zoo

Mais il y a peut-être plus subtil ou plus machiavélique de la part du président de la République. C’est ce que ma collègue Ghislaine Ottenheimer, rédactrice en chef à Challenges et fine analyste de la politique hexagonale, appelle la « théorie du zoo ». Une stratégie maline, qui consiste à marquer clairement la maison à gauche à l’intention des auditeurs. Une manière de mettre en cage les journalistes de Radio France, en signalant aux visiteurs leur couleur politique. Imparable…

Deux ans après son arrivée au pouvoir, Nicolas Sarkozy a maintenant l’expérience des délicates nominations dans les médias : l’audiovisuel extérieur de la France dévolu à Alain de Pouzilhac et Christine Okrent, Public Sénat à Gilles Leclerc, La Chaîne parlementaire à Gérard Leclerc, Radio France à Jean-Luc Hees.
Philippe Val joue dans cette série un rôle de marqueur politique précieux avant d’autres échéances. En 2010, prendra fin le mandat de Patrick de Carolis à la tête de France Télévisions. Un dossier bien plus sensible encore que celui de Radio France.

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Radio France - Une nouvelle ère : Jean-Luc Hees Stéphane Haïk, le mardi 12 mai 2009 à 04:00 France-Soir.fr

Le nouveau président devra se montrer fin stratège, en maintenant la liberté de ton des antennes sans provoquer l’exaspération du pouvoir politique.

A marquer d’une pierre blanche. En succédant, aujourd’hui, à Jean-Paul Cluzel à la tête de Radio France, Jean-Luc Hees devient le premier président d’un groupe de l’audiovisuel public à être désigné selon le processus souhaité par Nicolas Sarkozy : après l’avoir lui-même choisi, l’Elysée a dû faire valider sa candidature auprès des sages du CSA, puis des membres des commissions culturelles de l’Assemblée nationale et du Sénat, avant de le nommer, officiellement, en Conseil des ministres.

Une procédure au long cours, mais dont l’issue ne faisait guère de doute : pour que son nom fût rejeté, il eût fallu l’opposition des trois cinquièmes des députés et des sénateurs. Une hypothèse plus qu’improbable.

Reste que les enjeux auxquels Jean-Luc Hees devra rapidement faire face sont aussi nombreux que divers, et son plaisir d’un retour au bercail par la grande porte, après que Jean-Paul Cluzel l’a licencié en 2004 pour « divergences de vue », de courte durée.

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Publié le 15/05/2009 à 16:10 - Modifié le 15/05/2009 à 17:42 Le Point.fr SURPRISE DU CHEF - Hees prend le micro, les syndicats râlent... Par Emmanuel Berretta

Baptême du feu pour Jean-Luc Hees. À peine quatre jours après sa nomination, le nouveau patron de Radio France suscite son premier communiqué syndical. Le premier d'une longue série, sans doute...
En l'occurrence, c'est le SNJ (Syndicat national des journalistes) qui s'émeut de sa subite prise de parole, ce matin. L'histoire est en effet peu banale. Ce matin, alors que Jean-Luc Hees est dans sa voiture, il entend sur France Inter Edwy Plenel, le patron du site Mediapart, mettre en cause la nomination des pdg de l'audiovisuel public par l'exécutif...

Ni une ni deux, Jean-Luc Hees arrive à France Inter, monte dans les étages et fait irruption dans le studio où le brave Plenel achève sa démonstration sur les menaces à la liberté d'expression.
Très tranquillement, Hees prend place autour de la table et, avec le ton bonhomme qu'on lui connaît, vient gentiment remettre l'invité d'Inter à sa place : "Je comprends votre vigilance et ce combat nécessaire. Nous sommes alliés, c'est ce que je suis venu vous dire", répond Hees, qui poursuit : "On vous entend sur cette antenne de service public (...) Ça prouve quelque chose et on va vous entendre encore Edwy Plenel, vous êtes ici chez vous, comme tout le monde. Vous êtes la preuve que ce soupçon, en ce qui concerne la nomination des présidents de l'audiovisuel public, est infondé."

Plenel, très amusé par cette visite impromptue, rebondit avec entrain : "Il vaut mieux aboyer fort, déranger que d'être indifférent." Échange sympathique qui chagrine toutefois le SNJ. Le syndicat national des journalistes n'a guère goûté cette surprise du chef. Selon l'organisation, cette "prise directe de l'antenne est de même nature que la nomination directe. Elle ne s'encombre pas de nuance. Elle bouscule les distances et les règles. Elle dit : 'J'ai le pouvoir donc je fais ce que je veux.' C'est une grande nouveauté. Une nouveauté troublante."
Le SNJ estime qu'elle crée "un précédent" qui "créera mécaniquement un climat d'inquiétude" et "poussera à l'autocensure". "La question du mode de désignation du pdg de Radio France est bel et bien un problème énorme." Le syndicat souligne que la "seule alternative (pour Hees) c'est de couper le cordon ombilical avec celui qui l'a fait roi, en résistant, y compris à lui-même". En somme, pas touche au micro...

"En sortant du studio, Jean-Luc Hees a dit que cette première " intrusion " serait la dernière, relève, pour sa part la société des journalistes de France Inter. Les journalistes de Radio France attendent qu'il respecte cette parole."

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jeanmarcmorandini.com, 16 mai 13.30 Hees présente ses excuses pour son intervention sur Inter

Jean Luc Hees était ce midi sur Canal Plus, invité de l'émission "+ Clair". L'occasion pour lui de présenter ses excuses après son intervention sur l'antenne vendredi matin. Une intervention qui avait suscité l'émotion de certains syndicats.

« Je voulais simplement saluer Edwy Plenel qui était invité de l'émission. J'étais derrière la vitre, en régie et un journaliste m'a fait signe

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Sarkozy en décontracté sur Facebook AFP De Nadège PULJAK – 22 mai 16.30

PARIS (AFP) — Le président Nicolas Sarkozy utilise le site de socialisation Facebook pour donner de lui une image plus décontractée, avec séquences sans façon et dialogues familiers à destination des quelque 101.000 supporters déclarés sur sa page.

Jusqu'ici très institutionnelle, avec la mise en ligne de communiqués officiels, la page Facebook du président, créée il y a neuf mois, s'est égayée cette semaine en se donnant des airs beaucoup plus jeunes, en tous les cas plus conformes à ce que l'on trouve en général sur Facebook.

"J'actualise mon profil avant le jeudi de l'Ascension avec mes dernières lectures: "Pierre et Jean" de Maupassant et "Le Lièvre de Patagonie" de Claude Lanzmann. Dernièrement, j'ai aussi vu l'inoubliable film "Les Feux de la Rampe" de Charlie Chaplin", confiait le président, dans un message posté le 19 mai.

Selon l'Elysée, "le président répond ainsi à une forte demande" du public, comme tentent à le montrer les nombreux messages qui lui sont adressés. Vendredi, ils étaient déjà plus de plus de 101.000 supporters enregistrés. Mais pour lire la page de Nicolas Sarkozy, nul besoin est de se déclarer supporter. Il suffit d'entrer son nom et de cliquer.

Plusieurs vidéos ont été publiées dans lesquelles M. Sarkozy apparaît décontracté, embrassant dans l'une son épouse Carla qui l'appelle "Chouchou", à l'occasion d'une rencontre entre la Première dame et cinq lectrices du magazine Femme Actuelle.

Une autre évoque les trois chiens du couple présidentiel, Clara, Toumi et Dumbledore, rappelant le couple présidentiel américain Barack et Michelle Obama qui ont largement médiatisé l'arrivée de "Bo", un chien d'eau portugais au pelage frisé noir.

Une nouvelle photo a également été accrochée en haut de page: celle d'un Sarkozy tout sourire, légèrement halé, en chemise blanche à col ouvert. Pas de cravate.

"Cette page a été enrichie pour mieux répondre à votre demande d'information et de transparence. N'hésitez pas à me dire ce que vous aimeriez y voir", écrit vendredi M. Sarkozy dans un "message personnel" à l'adresse de ses plus de 101.000 supporters.

"Le temps me manque mais soyez persuadé que je me tiens informé des échanges qui ont lieu sur cette page et que j'apprécie les témoignages de sympathie que vous m'envoyez. Merci pour votre soutien. Faisons vivre ce lien entre nous", écrit-t-il également.

Succès assuré: mis en ligne aux environs de 16h30, le message avait suscité, une petite heure plus tard, plus de 300 commentaires divers et variés: "un président qui utilise Facebook est un président bien dans son époque", assure un internaute. "Vous n'avez pas peur que votre vie privée soit bafouée en vous étalant sur facebook?", s'interroge un autre.

"Il ne s'agit pas de montrer un Sarkozy intime, le président reste le président. Ce qu'on veut, c'est monter une image plus personnelle de lui", assure-t-on dans l'entourage du chef de l'Etat.

"Au fur et à mesure, on alimentera son profil, avec des photos, des vidéos. Ce n'est pas le président qui postera lui-même tous les messages à chaque fois. Mais tout viendra de lui. On n'inventera rien", promet-on dans son entourage.

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Europe Sarkozy aux Emirats pour inaugurer une base militaire AP | 25.05.2009 | 18:48

Nicolas Sarkozy arrive ce lundi pour une courte visite à Abou Dhabi, aux Emirats arabes unis, où il inaugurera mardi une base militaire française, alors que de grands groupes français négocient toujours d'énormes contrats pour la vente d'avions Rafale ou de centrales nucléaires.

La base française d'Abou Dhabi, la première base permanente installées par la France depuis une quarantaine d'années, sera essentiellement navale.

Elle sera installée à quelques encablures des côtes iranienne et constitue un signal envoyé à Téhéran, qui persiste à ne pas renoncer à son programme nucléaire. "La crise iranienne (...) est l'une des plus grave menaces qui pèse sur la sécurité du monde", affirme le président français dans un entretien publié lundi par l'agence de presse officielle des Emirats WAM.

Les autorités iraniennes doivent "choisir entre le retour dans la communauté internationale et l'isolement croissant", menace M. Sarkozy. Un diplomate français présente d'ailleurs la nouvelle base émiratie comme un élément de "dissuasion".

Ce sera aussi un moyen de renforcer la lutte contre les pirates qui sévissent dans l'océan Indien à partir de la Somalie et de protéger les routes du pétrole, a expliqué lundi le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner, arrivé sur place avant Nicolas Sarkozy. Elle sera située à proximité immédiate du Golfe d'Ormuz, par lequel transite environ 40% du commerce mondial de pétrole.

Ces sujets devaient être à l'ordre du jour des discussions entre Nicolas Sarkozy et le prince héritier Mohammed ben Zayed al-Nahyan, qui dînent ensemble lundi soir.

La visite de Nicolas Sarkozy dans un pays qui est un très bon client des entreprises française sera aussi marquée par les importantes négociations commerciales en cours, même si aucun gros contrat ne devrait être signé dans l'immédiat.

Les Emirats sont en train de plancher sur l'attribution d'un contrat en vue de la construction de 12 à 16 centrales nucléaires pour un montant d'environ 40 milliards de dollars (30 milliards d'euros). Total, GDF-Suez et Areva se sont associés pour proposer leurs services, mais sont en concurrence avec des offres d'entreprises américaines et coréennes.

Autre négociation en cours, celle sur le renouvellement des avions de combats de l'armée de l'air des Emirats, qui se sont dits intéressés par l'achat d'une soixantaine de Rafale. Dassault, dont quatre dirigeants figurent dans la délégation emmenée par Nicolas Sarkozy, a confirmé qu'aucun contrat n'était imminent.

Le président français doit aussi participer mardi à une cérémonie concernant le lancement symbolique de la construction d'une succursale du musée du Louvre à Abou Dhabi. AP

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Violences scolaires - Sarkozy veut mettre fin à "l'angélisme" LCI.fr Alexandra GUILLET - le 28/05/2009 - 13h39

Fouilles des cartables, présence policière : le chef de l'Etat a validé jeudi matin la plupart des mesures présentées la veille par Xavier Darcos pour endiguer la violence en milieu scolaire.
Face à une délinquance qui progresse - "les chiffres de mai seront sans doute difficiles", a-t-il noté - il a fait de la "reconquête des quartiers sensibles" une priorité.

Nicolas Sarkozy a promis jeudi matin de lutter "sans état d'âme et sans concession" contre la délinquance, dénonçant au passage "l'angélisme" qui a prévalu pendant des décennies, lors d'un discours sur la sécurité prononcé depuis l'Elysée. Particulièrement attendu sur la question des violences en milieu scolaire, le chef de l'Etat a dénoncé une "nouvelle forme de délinquance du crime voire de la barbarie".

Face à la "banalisation de la présence et de l'usage des armes en milieu scolaire", le chef de l'Etat s'est dit favorable à la proposition de Xavier Darcos, ministre de l'Education nationale d'installer des portiques à l'entrée des établissements. "Bien sûr qu'il est difficile d'en arriver là, mais comment agir autrement dans un tel contexte ? Faut-il attendre qu'un drame se produise ?", s'est-il interrogé... sans pour autant préciser si l'installation de ces portiques devrait être généralisée à tous les établissements ou faite au cas par cas.

Estimant les violences envers les professeurs et les élèves "intolérables", il a annoncé une réforme de la qualification pénale des actes commis dans les écoles. Ainsi, "les intrusions dans les écoles seront désormais punies comme des délits" et "les violences commises sur un agent de l'Education nationale constitueront un facteur aggravant aussi bien dans qu'au-dehors del'école". Par ailleurs, les personnels de directions et d'encadrement recevront une "habilitation pour ouvrir et fouiller les sacs des élèves" et des "équipes mobiles d'agents" seront mises en place auprès des recteurs d'académie.
Ces deux dernières mesures avaient elles aussi été présentées par Xavier Darcos, et le ministre de l'Education nationale a précisément annoncé qu'un texte législatif donnant habilitation aux responsables d'établissements scolaires pour la fouille des cartables sera prêt "dans les premiers jours de juillet". Le président a également souhaité jeudi que soit "étudiée" la "possibilité d'ouvrir la réserve civile de la police nationale" (retraités, volontaires) pour des missions de "sécurisation des établissements scolaires et de leurs abords".

"Je le dis avec gravité, le 11 mars dernier, en Allemagne, il y a eu 17 morts dans un établissement scolaire. Chacun d'entre nous est donc désormais placé devant ses responsabilités" a rappelé le chef de l'Etat, comme un avertissement à l'intention de tout contestataire à ces mesures. C'est pourquoi, aussi, "184 établissements parmi les plus sensibles vont faire l'objet d'un diagnostic de sécurité à l'issue duquel seront adoptées toutes les mesures nécessaires à leur protection contre les intrusions", a dit le chef de l'Etat.

Lors de son discours, le chef de l'Etat a, par ailleurs, dressé un bilan général de la délinquance en France et annoncé, là aussi, un renforcement des mesures de lutte :

VIDEOSURVEILLANCE

La "vidéo-protection" est un "moyen fondamental de la politique de sécurité", selon le chef de l'Etat. Nicolas Sarkozy compte mettre en place "75 systèmes municipaux types" et "assurer, là où c'est nécessaire, la protection des établissements scolaires".

QUARTIERS DIFFICILES

Nicolas Sarkozy a annoncé une "mobilisation complète des forces de l'ordre" sur la reconquête des quartiers sensibles, d'abord les 25 plus difficiles (21 en région parisienne, 4 en province). "Aucune rue, aucune cave, aucune cage d'escalier ne doit être abandonnée aux voyous".

Il prévoit une multiplication immédiate des opérations coups de poing dans les cités. Préfets, procureurs, inspecteurs d'académie doivent se rendre dans ces quartiers "pour y manifester l'autorité de l'Etat". Egalement annoncé, un renforcement des effectifs des forces de sécurité, dont "200 sans délai" en Seine-Saint-Denis.

FINANCES, FISC, DOUANES

"Nous devons frapper les trafiquants au portefeuille", a annoncé le chef de l'Etat. "Deux fonctionnaires spécialisés devront être spécialement affectés dans chacun des 25 quartiers les plus sensibles" pour "détecter les signes extérieurs de richesse indue". Les douanes auront une mission prioritaire "sur les cités sensibles". Le ministre du Budget Eric Woerth va réfléchir à une meilleure "appréhension fiscale des sommes provenant d'activités illicites".

CAMBRIOLAGES

Un "plan de lutte contre les cambriolages" est annoncé dans "la dizaine de départements concernés", et "1000 officiers de police judiciaire supplémentaires seront formés".

COORDINATION

Dans chaque département, "un état-major de la sécurité regroupant les principales autorités concernées" se réunira chaque mois pour définir la politique publique de sécurité.

PREVENTION, VICTIMES

Le Premier ministre présentera "dès septembre un plan gouvernemental de prévention de la délinquance et d'aide aux victimes". Nicolas Sarkozy a annoncé les trois réformes qu'il souhaitait mener "rapidement" avec le Premier ministre : donner de "nouveaux outils d'action pour les forces de l'ordre" avec la Loppsi, le "rattachement de la gendarmerie au ministère de l'Intérieur", et "la création avant l'été de la police d'agglomération", les criminels ne connaissant pas les frontières administratives.

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Bayrou attaque Sarkozy sur les cérémonies du 6 juin en Normandie Par Reuters, publié le 31/05/2009 à 13:54 Sophie Louet

PARIS - Nicolas Sarkozy a commis "une grossièreté" en omettant d'inviter la reine Elizabeth d'Angleterre aux cérémonies du 65e anniversaire du débarquement allié en France, a déclaré dimanche François Bayrou.

Le but, a-t-il affirmé, "c'est qu'il n'y ait que Nicolas Sarkozy et Barack Obama de reconnaissables sur la photo".
Le président du Mouvement Démocrate (MoDem) accuse le chef de l'Etat de transformer les festivités du 6 juin en Normandie, auxquelles participera le président américain Barack Obama, en "une organisation électorale" à la veille des européennes du 7 juin.

"Je trouve l'organisation de cette cérémonie très choquante pour l'image de la France", a-t-il dit sur Radio J.
"Le fait qu'on ait refusé d'inviter la reine d'Angleterre (...) est à la fois un acte d'ingratitude et une grossièreté du point de vue international", a-t-il souligné. "L'image de la France en est atteinte".

Le but, a-t-il affirmé, "c'est qu'il n'y ait que Nicolas Sarkozy et Barack Obama de reconnaissables sur la photo". "C'est une organisation électorale d'un événement qui devrait échapper à l'électoralisme", a-t-il ajouté.

Dans un entretien au Parisien-Aujourd'hui en France Dimanche, Martine Aubry, premier secrétaire du Parti socialiste, dit redouter "un show médiatique orchestré par le président".

Son prédécesseur, François Hollande, s'est réjoui sur le mode ironique, sur Europe 1, de la venue de Barack Obama aux côtés de Nicolas Sarkozy sur les plages du débarquement : "On va voir la différence!".

Les autorités françaises se défendent d'avoir commis un impair diplomatique en omettant d'inviter Elizabeth II d'Angleterre, alors qu'elle avait été conviée aux 50e et 60e anniversaires du débarquement.

C'est le Premier ministre Gordon Brown qui sera présent. "Il n'appartient pas à la France de désigner la représentation britannique", a déclaré le 27 mai le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel.

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Cohn-Bendit, nouvelle «institution» médiatique Éric Zemmour lefigaro.fr 11/06/2009 | Mise à jour : 09:35 | Commentaires 129 | Ajouter à ma sélection

Daniel Cohn-Bendit, lundi à Paris, commentant, devant la presse, le succès électoral de la liste Europe Écologie. À 64 ans, le chef de file des écologistes a prouvé sa maîtrise des rouages de la politique française.

Daniel Cohn-Bendit est un amoureux averti du football. L'autre soir, sur France 2, alors que François Bayrou le tançait pour ses impudicités avouées jadis à l'égard des enfants, il n'a pas pu ne pas songer au «coup de boule de Zidane», lors de la finale de la Coupe du monde de 2006. Car Cohn-Bendit avait jusque-là joué parfaitement le rôle du joueur italien Materazzi. Celui qui insulte, exaspère, irrite tant l'adversaire qu'il en devient fou de rage. Et perd ses nerfs et la coupe du monde.

La rouerie, jusqu'au cynisme ; la décontraction jusqu'à la séduction ; le tutoiement chaleureux jusqu'au mépris. Cohn-Bendit est tout cela à la fois. Quand on observe son parcours depuis quarante ans, on songe que les «enragés de Mai 1968» ne se sont pas trompés en le choisissant comme incarnation de leur révolte. Icône médiatique de leur génération. Avec ses talents et travers. Ses contradictions, et apostasies. Sa réalité sans fard. Libertaire dans les années 1970, libéral dans les années 1980. Français et Allemand selon les moments. Pacifiste, mais pour la guerre contre la Serbie. Au nom des «droits de l'homme». De la Révolution jusqu'au Marché, mais toujours internationaliste. Sa vision inspirée de «l'Europe du Rhin au Bosphore» qui inclurait la Turquie correspond exactement aux frontières de l'Otan et aux desiderata de l'Administration américaine, de Bush à Obama. Un hasard sans doute.

Un rebelle devenu bourgeois

Finalement, une seule constante idéologique, cette hostilité sourde à l'État-nation, le français, surtout, comme matrice de tous les autres, coupables d'enrégimenter les individus dans des carcans à la fois sociaux et patriotiques. «Le nationalisme, c'est la guerre», comme disait Mitterrand.

Cohn-Bendit est cet enfant de la guerre qui ne voudra jamais voir que l'Allemagne nazie combattait elle aussi au nom de l'Europe.

Au fil des années, le rouquin a perdu des cheveux, mais arbore des lunettes rondes, derrière lesquelles vibrionne son sempiternel regard bleu. À 64 ans, l'héritier rebelle est devenu un bourgeois respecté, dans lequel se reconnaissent les fameux bobos. L'insolent trublion souriant à la face d'un «CRS-SS,» s'est transformé en politicien habile et retors.

Le référendum de 2005 sur la Constitution européenne fut son chemin de Damas. Il fait campagne pour le oui, mais s'abouche très vite avec les partisans du non. Son alliance avec José Bové est le mariage de la carpe et du lapin, du «grand marché» et de l'altermondialisme. Mais les électeurs ne sont pas trop regardants. Cohn-Bendit fait de José Manuel Barroso un parfait bouc émissaire, dont il soutenait pourtant naguère les choix «européens». Il brocarde sans vergogne son ancien «copain» de Strasbourg, François Bayrou, «touché par la Vierge» et obsédé par la présidentielle. Lui qui appela, au lendemain du premier tour de la présidentielle de 2007 son cher «François» à rejoindre «Ségolène», se fait désormais l'allié objectif de Nicolas Sarkozy.

Il savoure sa revanche

Le résultat du 7 juin valide ses choix tactiques. Le soir, à la télévision, il jubile, plastronne, entre narcissisme et savoir-faire médiatique. Il savoure sa revanche. Les Verts, qui le détestaient pour son vedettariat et son libéralisme, sont contraints de l'acclamer ; en une campagne, il a redonné vie au plus vieux fantasme politique des écologistes, mais auquel ils avaient fini par renoncer : remplacer le PS comme celui-ci s'est substitué au PCF. Au nom du sens de l'Histoire. Mais Cohn-Bendit n'est pas Mitterrand. Il ne rêve pas d'être président de la République ni «faiseur» de parti. Trop de contraintes, de responsabilités. Séduire, convaincre, combattre, détruire : tout cela est dans ses cordes. Mais pas diriger, façonner, construire. Être l'homme d'influence, le parrain, l'oncle, qui conseille, oriente, catalyse. Mais surtout pas incarner la figure honnie du pater familias. Jusqu'au bout, une certaine incarnation de sa génération.

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Publié le 18/06/2009 à 14:42 - Modifié le 18/06/2009 à 15:38 Le Point.fr UNION EUROPÉENNE Devant Sarkozy, Cohn-Bendit plaide contre la réélection de Barroso AFP

Daniel Cohn-Bendit a plaidé jeudi devant Nicolas Sarkozy le report de l'élection du président de la Commission européenne, arguant que le Portugais José Manuel Barroso, seul candidat à se présenter, n'était "pas l'homme" qu'il fallait en temps de crise. Le député européen Verts a été reçu à quelques heures du Conseil européen, alors que le président de la République a consulté ces derniers jours tous les dirigeants des partis représentés à Strasbourg (sauf Jean-Marie Le Pen, président du Front national, qui a refusé).

Tête de liste d'Europe Ecologie lors du scrutin européen du 7 juin, Daniel Cohn-Bendit était accompagné de Cécile Duflot, secrétaire générale des Verts, et Pascal Durand, porte-parole d'Europe-écologie. "J'ai expliqué que pour l'instant, d'après tout ce que je comprends de ce qui se passe au Parlement européen, il n'y a pas de majorité pour confirmer le président de la Commission, M. Barroso, en juillet", a affirmé celui-ci à l'issue de son entretien avec le président. "Il faut qu'il trouve une solution qui repousse ce vote, sinon (il y aura) un vote négatif", a-t-il ajouté.

Selon lui, le président Sarkozy "a bien compris que de passer en force avec Barroso en juillet, ça se fera pas. [Les partisans de l'actuel président de la commission] vont maintenant trouver une méthode pour justement gagner une majorité au Parlement. Ça ne se fera pas en juillet, ça sera septembre ou octobre", a-t-il pronostiqué. "M. Barroso est quelqu'un qui n'est pas fort, qui ne contrôle pas ses commissaires. Dès qu'il y a un conflit, il est aux abonnés absents. Pour nous ce n'est pas l'homme juste au poste juste à ce moment historique." Or, pour le député vert, "parce que le conseil veut être fort, il faut un contrepoids à la commission fort, capable de gérer et de proposer. Il faut un Parlement qui puisse accepter et se reposer et croire en ce que fait et dit la Commission et non pas avoir quelqu'un qui donne raison au dernier à qui il a parlé".

Nicolas Sarkozy et la chancelière allemande Angela Merkel ont apporté leur soutien "sans ambiguïtés" au Portugais, exigeant cependant qu'il propose un "programme" pour faire face à la crise.

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Arrivée princière à Versailles France-Soir.fr Christine Ollivier, le mardi 23 juin 2009 à 04:00

10 heures. Les premiers cars chargés de parlementaires arrivent à Versailles. Nicolas Sarkozy « aurait pu faire une émission de télévision », il a préféré le Congrès, se réjouit le secrétaire général de l’UMP Xavier Bertrand. Le décorum est quand même un peu luxueux ? « Si on avait fait ça dans un Algeco, qu’est ce que vous auriez dit ? Que c’était pas à la hauteur. »

10 h 30. Roulements de tambours. Entre deux rangs de gardes républicains au garde-à-vous, le président de l’Assemblée nationale Bernard Accoyer fait son entrée. Sénateurs et députés découvrent leur nouveau voisin d’Hémicycle. Car à Versailles ils sont assis par ordre alphabétique, et non par groupes politiques. C’est déjà l’heure des premières passes d’armes. Lorsque Nicolas Sarkozy s’exprimera, « nous ne serons qu’un élément du décor », lance le chef de file des députés socialistes, Jean-Marc Ayrault. « Le président ne vient pas pour un dialogue avec nous, mais pour parler au-dessus de nous. » Les socialistes assisteront au discours de Nicolas Sarkozy mais ne participeront pas au débat qui suivra.

11 heures. La modification du règlement du Congrès qui autorise la venue de Nicolas Sarkozy est adoptée à mains levées. Il faut encore qu’elle soit validée par le Conseil constitutionnel, sinon le chef de l’Etat devra rester à la porte. Exceptionnellement, les sages siègent donc pendant le déjeuner des parlementaires. Députés et sénateurs, eux, profitent du parc du château, fermé au public.

12 h 30. Conférence de presse des parlementaires socialistes devant la salle du Jeu de paume, à quelques mètres du château, « là où les députés du tiers état ont refusé en 1789 de se soumettre au roi de France » le 20 juin 1789. Ils demandent que le Premier ministre François Fillon fasse une déclaration de politique générale la semaine prochaine au Parlement, suivie d’un vote cette fois. Parallèlement, le chef de file des députés UMP Jean-François Copé, encadré par Xavier Bertrand et par le porte-parole de l’UMP Frédéric Lefebvre, fustige le silence « incompréhensible et extravagant » du PS.

13 heures. Crise oblige, les parlementaires ont été priés de mettre la main à la poche pour leur déjeuner. Selon Bernard Accoyer, la facture du Congrès devrait quand même avoisiner les 400.000 euros.

13 h 30. Le quartier est bouclé par les forces de sécurité, présentes en nombre.

14 h 50. Nicolas Sarkozy et son épouse Carla Bruni, toute de noire vêtue, descendent de voiture. Ils sont accueillis par Bernard Accoyer, le président du Sénat, Gérard Larcher, et le Premier ministre, François Fillon.

15 heures. Du haut de sa tribune, Bernard Accoyer s’adresse aux parlementaires : « J’invite mesdames et messieurs les membres du Congrès à accueillir monsieur le président de la République. » Pas de roulements de tambours pour le chef de l’Etat, mais des applaudissements nourris. Nicolas Sarkozy fait son entrée dans l’Hémicycle. Les parlementaires sont debout.
Devant lui au premier rang : François Fillon, le ministre d’Etat Jean-Louis Borloo, la ministre de l’Intérieur Michèle Alliot-Marie, le secrétaire d’Etat aux Relations avec le Parlement Roger Karoutchi et le président du Sénat, Gérard Larcher. Les autres ministres sont dans les tribunes, faute de place. Ils sont nombreux, à la veille d’un remaniement annoncé. Les sièges des parlementaires Verts et communistes restent vides.

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Nicolas Sarkozy remanie en profondeur Créé le 24.06.09 à 13h00 | Mis à jour le 24.06.09 à 16h36 | 20 minutes.fr

POLITIQUE - Au menu des victimes, les femmes, la diversité et l'ouverture...

Il avait promis au départ un simple ajustement, pour remplacer les heureux ministres élus aux élections européennes. C'est finalement un remaniement en profondeur que la présidence de la République a présenté mardi: huit ministres s'en vont, huit nouveaux arrivent et neuf changent de poste. Un remaniement marqué également par un changement aux ministères clés de la Justice, de l'Intérieur, du Travail et de l'Education et l'arrivée surprise de Frédéric Mitterrand à la Culture. Comme le précédent, le gouvernement Fillon IV compte 38 ministres.

Et de ce ballet savamment orchestré ressortent plusieurs points. Tout d'abord, la promesse du Premier ministre François Fillon, quand il était en campagne pour la présidentielle de 2007, d'avoir un gouvernement resserré à l'anglo-saxonne est une fois de plus oubliée, tout comme son goût pour la stabilité gouvernementale (Hortefeux quitte le Travail où il était arrivé le 15 janvier).

Les femmes et la diversité oubliées

Tout comme la parité, qui prend un coup dans l'aile. Non seulement on passe de 25 femmes à 13, mais en plus de 7 ministres à 4 avec les départs de Christine Boutin, Christine Albanel et Rachida Dati. Une perte pour les femmes qui rappelle étrangement la disparition des «Juppettes» dans le gouvernement Juppé II de novembre 1995.

La diversité, elle, n'est pas plus à l'honneur. S'il y a désormais trois représentantes (que des femmes d'ailleurs) de la diversité (Rama Yade, Nora Berra et Marie-Luce Penchard), «il n’y a plus de ministre de plein exercice symbolisant la diversité», comme le regrette le Conseil représentatif des associations noires (Cran).

Honneur à l'écologie

Autre coup de frein: l'ouverture. Pas de belle prise à gauche dans ce gouvernement Fillon IV. Si les anciennes figures de gauche attrapées restent (Eric Besson, Bernard Kouchner, Jean-Marie Bockel), pas de nouvelle icône. A part Frédéric Mitterrand, dont seul le nom de famille est symbolique, ou Michel Mercier, mais qui est au MoDem et non au PS. Il faut dire que vue l'état du Parti socialiste après les européennes, le Président a du estimer qu'il n'était pas la peine de tirer sur l'ambulance. De plus, sa politique d'ouverture ne lui a pas permis d'engranger des voix à gauche.

Enfin, en élargissant encore le ministère de l'Ecologie à la Mer, aux Technologies vertes et aux Négociations sur le climat, Nicolas Sarkozy répond à l'ampleur du vote écologie lors des élections européennes du 7 jiun. D'autant plus que Jean-Louis Borloo conserve son titre de numero 2 du gouvernement et de ministre d'Etat. Au final, pas de coup d'éclat politique, pas de grande surprise ou de manoeuvre dans ce gouvernement qui s'ouvre surtout... aux sarkozystes.

Un remaniement en attendant un autre

De quoi resserer les rangs dans la perspective des régionales de mars 2010. Scrutin au cours duquel Nicolas Sarkozy espère bien récupérer des régions à la gauche (pour mémoire lors des précédentes régionales, l'ensemble de l'Hexagone a basculé à gauche Alsace exceptée).

Et scrutin qui devrait donner lieu à un nouveau remaniement en profondeur, puisque le Premier ministre François Fillon devrait laisser sa place. Autant dire qu'une lutte sans merci s'engage dès aujourd'hui entre les prétendants à Matignon, dont Xavier Darcos, Brice Hortefeux, ou encore Xavier Bertrand. Clémence Lemaistre

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Culture Michael Jackson, Peter Pan triste de la pop, s'éteint à l'âge de 50 ans AP | 26.06.2009 | 17:12

Michael Jackson disparaît avant ses adieux. Fragile icône, le Petit prince de la pop est mort quelques jours avant de remonter sur scène, un ultime choc pour ses millions de fans. L'enfant-vedette était devenu la plus grande star qu'ait jamais connu la musique, avec "Thriller", à ce jour l'album le plus vendu de la planète. Criblé de dettes et poursuivi par les rumeurs, créature fantomatique métamorphosée par la chirurgie esthétique, ce fan de Peter Pan s'efface à 50 ans, à l'aube d'un "come-back" aussi monumental qu'hypothétique.

Star excentrique et ambiguë, Michael Jackson s'éteint quatre ans après son acquittement dans le long procès pour pédophilie devenu le symbole d'un douloureux et parfois grotesque déclin après l'apogée des années 80, quand ce chanteur et danseur au rythme inégalé, lançait l'ère MTV.

Après l'épreuve du procès pour pédophilie qui l'avait laissé criblé de dettes, le coeur du "King of pop", un slogan de Sony, s'est arrêté de battre jeudi à Los Angeles, où il préparait des adieux en forme de renaissance, une série de 50 concerts à l'O2 Arena à Londres, qui devait démarrer le 13 juillet.

Sa mort a laissé Quincy Jones, Madonna ou encore Liza Minnelli inconsolables comme des millions de fans. Michael Jackson avait vendu 750 millions d'albums, plus qu'aucun autre artiste au monde. Joyau de sa discographie, son sixième album solo, "Thriller", enfilade de tubes produits par Quincy Jones, de "Beat It" à "Billie Jean", était sorti en 1982 pour prendre la tête de tous les charts. Il reste à ce jour l'album le plus vendu de l'histoire avec plus de 100 millions d'exemplaires.

Michael Jackson y danse comme il chante, maîtrisant un rythme qui n'appartient qu'à lui, saccadé, élastique, sexuel. Il invente les figures chorégraphiques, dont le fameux "moonwalk", pas de danse extraterrestre emprunté au mime Marceau, qui deviendront sa signature comme les chaussettes blanches dans les mocassins noirs et le gant pailleté à une main.

Mais le public américain était tombé sous le charme de sa voix des années plus tôt, quand il était enfant, à la fin des années 60. Né le 29 août 1958 à Gary dans l'Indiana, Michael avait commencé à chanter à quatre ans, entouré de ses frères, Marlon, Jermaine, Jackie et Tito: c'était le plus petit et le plus connu des "Jackson 5". Le père Joe, que l'on dit violent, transforme d'une main de fer sa progéniture en machine à tubes, "I Want You Back", "ABC" ou "I'll Be There".

Dès 1972, Michael entame une carrière solo parallèle. Avec son premier album "adulte", "Off the Wall", il devient le premier artiste solo à placer quatre singles issus du même album dans le top 10.

La consécration planétaire viendra avec "Thriller". Le jeune artiste noir réussira à faire plier la jeune chaîne musicale MTV, qui refusait de diffuser le clip de "Billie Jean" en raison de sa programmation musicale plutôt blanche. Peu après, la légendaire vidéo de "Thriller", mini-film d'horreur signé John Landis, fera l'objet de diffusion toutes les heures avec sa cohorte de morts-vivants.

Premiers déboires en 1984: ses cheveux s'enflamment lors du tournage d'une publicité pour Pepsi Cola. Commence alors une série d'opérations chirurgicales qui vont modifier peu à peu le visage du chanteur. En 1985, il écrit avec Lionel Ritchie le tube "We Are the World" dont les bénéfices sont reversés aux victimes de la famine en Ethiopie.

Après "Thriller", qui remportera huit Grammy Awards, Jackson récidive cinq ans plus tard avec "Bad", qui s'écoule à 22 millions d'unités. En 1991, il signe un contrat record de 65 millions de dollars avec Sony.

Mais déjà la star et ses lubies font plus parler que sa musique. Dix ans plus tard, en octobre 2001, son dernier album, "Invicible", entame une carrière prometteuse, avec deux millions d'exemplaires vendus, avant de plonger rapidement dans les profondeurs des charts.

Michael Jackson avait été projeté tout jeune dans un monde d'adultes, qu'il avait passé le reste de sa vie à fuir, devenant en vieillissant un être asexué, à la voix de petite fille, un "Bambi" inquiétant dont les excentricités faisaient la joie de la presse.

Au fil des ans, son nez s'affine et se raccourcit, sa peau blanchit, et le chanteur, qui dit souffrir d'une maladie de peau, le vitiligo, apparaît le plus souvent caché derrière un masque chirurgical. Il vit reclus dans son domaine baptisé "Neverland", le pays de Peter Pan, un parc d'attraction géant où il s'entoure d'enfants et s'affiche avec son chimpanzé Bubbles.

En 1993, il est accusé d'abus sexuels sur un mineur, une affaire qu'il aurait réglé à l'amiable moyennant le versement de 15 à 20 millions de dollars, tout en clamant son innocence.

L'année d'après, le roi de la pop épouse la fille du "King", Lisa Mary Presley, un éphémère et médiatique mariage. Tout juste divorcé, il se remarie en 1996, cette fois avec son infirmière, Debbie Rowe, totalement inconnue du grand public. Ils ont un garçon, Michael Joseph Jackson Jr, surnommé Prince Michael, aujourd'hui âgé de 12 ans, puis une fille, Paris Michael Katherine Jackson, 11 ans. En 1999, il se sépare de son épouse.

Michael Jackson avait eu un troisième enfant, Prince Michael II, aujourd'hui âgé de sept ans, présenté comme son fils biologique né d'une mère porteuse. En novembre 2002, il avait fait scandale en exhibant le bébé devant ses fans au balcon d'un hôtel berlinois, balançant dangereusement le nourrisson dans le vide.

Michael Jackson touchera le fond du sordide avec son procès fleuve pour pédophilie en 2003. Il y apparaît souvent comme un zombie, arrivant même en pyjama à l'audience. Blanchi mais criblé de dettes, estimées à 400 millions de dollars, il avait annoncé en mars dernier une série de concerts à Londres, baptisée "This is It". Quelque 900.000 billets s'étaient arrachés en quelques jours. AP

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Les raisons de l'entente Sarkozy-Nétanyahou Par Pierre Rousselin le 25 juin 2009 18h59 | lefigaro.fr

EDITO Benyamin Nétanyahou est reparti satisfait de ses entretiens à Paris. Il n'a pas convaincu Nicolas Sarkozy de l'utilité de poursuivre la colonisation en Cisjordanie ni de la nécessité pour l'État palestinien à venir d'être « démilitarisé », mais il a le sentiment d'avoir été entendu et de disposer à l'Élysée d'un ami sur qui compter.

Pour les relations franco israéliennes, il y a là quelque chose d'assez remarquable. Sur la forme, l'entente a rarement été aussi bonne. Avec un interlocuteur aussi coriace que Nétanyahou, cela tient du prodige diplomatique.

Trois raisons expliquent l'embellie franco israélienne.

La première est évidente : c'est le refroidissement israélo-américain. Nétanyahou sait qu'il ne peut pas se battre sur tous les fronts. En difficulté face à un Barack Obama qui insiste pour qu'Israël arrête « totalement » la colonisation et qui ne va pas mollir sur ce point, le chef du Likoud a besoin de montrer aux Israéliens, aux Américains et à tous les autres qu'il lui reste des amis. Il ne va pas s'étendre sur les divergences de fond, bien réelles, avec la France. Pour Nicolas Sarkozy, les tensions entre Israël et les États-Unis ouvrent le jeu au Proche-Orient en faveur de la France et à l'Europe. Les bonnes dispositions de Nétanyahou en sont un premier signe.

La deuxième raison, c'est l'Iran. Sur cette question-là, Nicolas Sarkozy est en pointe. Israël apprécie la fermeté de la France qui, à la différence des États-Unis, dénonce la fraude électorale à la présidentielle du 12 juin, condamne sans réserves le durcissement du régime des mollahs et appelle à des sanctions renforcées contre Téhéran. Nétanyahou voit d'un très mauvais œil les offres de dialogue de la Maison-Blanche. Il pense qu'Obama serait plus coulant avec Israël s'il ne s'était pas mis en tête de bâtir une coalition avec les pays arabes pour isoler Téhéran. Nétanyahou se trompe parce qu'au-delà de l'Iran, Obama s'est donné pour mission de rétablir l'image de l'Amérique dans le monde musulman, quitte à affaiblir les liens avec Israël.

La troisième raison tient au fait que Sarkozy et Nétanyahou pensent à l'avenir. S'il doit céder aux pressions américaines sur la colonisation, comme cela est vraisemblable, Bibi Nétanyahou devra changer d'alliés politiques en Israël. Un vrai gouvernement d'unité nationale, avec la participation de Kadima, le parti de Tzipi Livni, serait alors en mesure de conduire des négociations de paix. C'est alors que les choses sérieuses commenceront. Chacun s'y prépare et relativise les divergences du moment présent.

Nétanyahou a accepté la notion d'un État palestinien. Les conditions qu'il pose sur Jérusalem, sur la « démilitarisation », sur le refus absolu de tout « droit au retour » sont des positions de départ. L'important est que les négociations puissent un jour commencer. Mais nous n'en sommes pas encore là.

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La France humiliée par Tsahal Libération, 25 juin 2009, p. 7 Jean-Pierre Perrin
Si Nicolas Sarkozy fait beaucoup d'efforts " pour se rapprocher de l'Etat hebreu, on ne peut pas dire que la reciproque soit vraie. A preuve la multiplication des «bavures» commises par les forces de securite israéliennes à l'encontre de ressortissants français en mission et soigneusement etouffées par Ie Quai d'Orsay.

Lundi, la directrice du centre culturel français de Naplouse (Cisjordanie) a ete sortie de son vehicule, jetee a terre et rouee de coups par des militaires israeliens pres de Jerusalem. «Je peux te tuer, a lance en anglais l'un des soldats. Sa voiture portait pourtant des plaques diplaamatiques. Depuis, on lui a deconseille de porter plainte pour ne pas «gëner» la visite de Netanyaahou.

Mardi, c'est Ie directeur du centre culturel de Jerusalem-0uest, Olivier Debray, qui, a bord d'un vehicule pourvu de plaques consulaires, a ete insulte par des policiers.

Miette. D'une façon generale, Ie corps consuulaire français se plaint de la violation reguliere par les policiers et les soldats israeliens des usages consulaires.
Le 11 juin 2008, Catherine Hyver, consule adjointe a Jerusalem, avait ete retenue dix-sept heures sans une goutte d'eau ni une miette de pain par la securite israelienne a un point de passage de la bande de Gaza.

Excrements. Mais 1'incident le plus choquant est 1'occupation du domicile de 1'agent consuulaire français, Majdi Chakkoura, a Gaza pendant 1'attaque israelienne de janvier.
En son absence, les soidats israeliens ont completement ravage les lieux -pourtant signales a 1'armee israelienne, volé une grosse somme d'argent,les bijoux de son epouse, son ordinateur et detroit la these sur laquelle il travaillait.
Et ils ont souille d'excrements le drapeau français.
Le Quai d'Orrsay n'a, la encore, eleve aucune protestation.

Une occupation semblable s'est produite au domicile d'une professeure palestinienne du centre culturel français. Avec ce tag ecrit en français sur la bibliotheque devastee: «Sale arabe, ont va revenir te tuer». C'est, dit-on à Gaza, la faute de français -le «t» en trop qui a choqué l'enseignante.

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Un pro­Turquie à l'Europe Libération 24 juin 2009 p. 6

Etrange choix que celui de Pierre Lellouche, 58 ans, pour s'occuper du dossier européen. A l'inverse de Nicolas Sarkozy, c'est un partisan fervent de l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne.

«Nous serions fous de dire non à la Turquie. Ce serait une erreur stratégique majeure. L'objectif de l'Union n'est pas de fabriquer un club chrétien ni un club de riches, mais de réunifier l'Europe dans la paix et la prospérité», déclarait-il en 2004 au Parisien.

Pro-israélien et pro-américain tendance néo-conservateur, il a soutenu l'invasion de l'Irak par les Etats-Unis en 2003, regrettant à l'époque, que la position de la France eût contribué à «l'éclatement du front européen». L'atIantiste revendiqué a accompagné la rencontre à la Maison Blanche, en 2006, entre George W. Bush et Sarkozy. Il présidait alors l'assemblée parlementaire de l'Otan (2004­2006).
Depuis quelques mois, il s'occupait de la question afghano-pakistanaise, en tant que représentant spécial de la France pour l'Afghanistan et le Pakistan.

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M. Sarkozy consultera les Martiniquais sur l’autonomie LEMONDE.FR | 27.06.09 | 11h13 • Mis à jour le 27.06.09 | 11h23 FORT-DE-FRANCE, CORRESPONDANT

Sortie par la porte en 2003, l'autonomie des Martiniquais est réapparue à la fenêtre, vendredi 26 juin, à l'initiative de Nicolas Sarkozy, au deuxième et dernier jour de sa visite aux Antilles. "Je vous annonce clairement que je consulterai les Martiniquais sur l'évolution institutionnelle de leur territoire, comme la Constitution m'y autorise", a lancé le président de la République dans le hall de l'aéroport de Fort-de-France après avoir baptisé les lieux du nom d'Aimé Césaire.

Après la longue crise sociale de l'hiver qui a secoué la Guadeloupe et la Martinique, le chef de l'Etat a créé la surprise en proposant cette nouvelle consultation au département, dont les habitants devront choisir, à une date encore indéterminée, entre le statu quo, la création d'une collectivité unique associant la région et le département dans le cadre de l'actuel article 73 de la Constitution, ou le statut d'autonomie de l'article 74.

DU GRAND ART

Du neuf avec du vieux, mais du grand art : les élus de tous bords étaient présents vendredi matin – même ceux à qui il arrive de boycotter les réunions avec "la France". Et ils affichaient une mine réjouie. Pas seulement parce que M. Sarkozy avait distillé des mots suaves en parlant du poète Césaire, mais parce qu'il avait préparé avec soin cette annonce avec les élus, qui l'attendaient. Raison supplémentaire de cette satisfaction générale : le président a donné des gages à tout le monde.

"Le débat dont nous parlons n'est pas celui de l'indépendance, a martelé le chef de l'Etat. (…) C'est celui du juste degré d'autonomie. (…) La Martinique est française et le restera, d'abord parce qu'elle le veut, et aussi parce que la France le souhaite." Puis il a conforté les plus pressés qui voudraient passer très vite à l'article 74, position adoptée lors du Congrès des élus le 18 juin.

En même temps, il a laissé quelques espérances à ceux, qui comme Serge Letchimy, député et maire (PPM) de Fort-de-France, réclament deux étapes : "On pourrait imaginer, a détaillé M. Sarkozy, dans un premier temps, la création d'une collectivité unique de l'article 73, assortie d'un pouvoir normatif renforcé. Après plusieurs années, et à l'issue d'une évaluation du fonctionnement de cette collectivité unique, une seconde étape, vers plus d'autonomie, pourrait être engagée." Modeste, le successeur d'Aimé Césaire assure : "Je n'ai pas à être conforté. C'est au peuple de l'être ou pas." Ses adversaires ne sont pas moins satisfaits : "Le président a mis quelques points sur quelques “i”", déclare Alfred Marie-Jeanne, président indépendantiste du conseil régional et chantre désormais de l'autonomie à la sauce 74. "Il n'a pas zombifié l'article 74, il n'a pas fait peur aux gens." "Je n'en attendais pas plus", estime son allié, Claude Lise, président du Conseil général, en rupture avec le parti hérité d'Aimé Césaire.

Reste à connaître l'opinion des Martiniquais. Beaucoup redoutent qu'il s'agisse d'un premier pas vers l'indépendance. Les élus, eux, sont convaincus qu'ils ont toutes les qualités nécessaires pour exercer davantage de pouvoir. Autre inconnue : la date à laquelle le référendum aura lieu. Ce sera l'objet de discussions entre l'Elysée et les élus. Les partisans du passage à l'article 74 souhaitent qu'il intervienne le plus tard possible afin de bien rôder leurs arguments auprès des électeurs. Ils proposent même que la consultation se tienne en lieu et place des élections régionales de mars 2010. Quoi qu'il en soit, la date de ce "référendum" devrait être connue au plus tard au mois d'octobre, au moment de conclure les Etats généraux de l'outre-mer.

Rien de tel en Guadeloupe, où Nicolas Sarkozy est resté sept heures, évitant tout contact imprévu, protégé par un déploiement de forces de l'ordre inédit. Dans ce département où la rue a appartenu pendant 44 jours au collectif LKP, le chef de l'Etat est surtout venu conforter les élus qui ont subi, pendant le mouvement social, une perte de légitimité et de crédit considérable.

Il les a d'ailleurs reçus d'emblée à huis clos, dès son arrivée à l'aéroport de Pointe-à-Pitre. Tutoyant tout le monde, usant des prénoms, le chef de l'Etat était certes dans son style habituel, mais il ne câlinait pas sans calcul. Il a même poursuivi ces démonstrations d'amitié en public, lors d'une séance de "restitution" des Etats généraux devant un peu plus de 1500 personnes, à Petit-Bourg.

EFFET GARANTI

"Victorin" par-ci, "Chère Lucette" par là : il désignait Victorin Lurel, président socialiste du conseil régional, ou l'inusable Lucette Michaux-Chevry (UMP), mère de la nouvelle secrétaire d'Etat à l'outre-mer. Effet garanti. La gauche se gonfle d'importance, la droite se rengorge, le public de Guadeloupéens (trié sur le volet) se sent flatté. Il a déjà oublié que le président l'a lui-même oublié pendant des semaines.

D'ailleurs, ce dernier le jure à la tribune: "Il ne s'est pas passé un jour où je n'ai pas suivi ce qui se passait ici avec la plus grande attention." L'objectif est d'isoler le LKP et surtout son populaire porte-parole, Elie Domota, invité sans l'être. Le convier aux Etats généraux, boycottés par le LKP, signifiait clairement qu'il n'était pas attendu. "Comment dire qu'on aime la Guadeloupe et refuser d'en parler?", glisse alors M. Sarkozy. Le président éprouve une telle hâte de tourner cette page qu'il ne cite pas une fois le nom de son ancien secrétaire d'Etat, Yves Jégo. Mais il a pour lui, en creux, des paroles très dures. Il s'offre aussi le luxe de critiquer à plusieurs reprises son prédécesseur, Jacques Chirac. "Je veux tourner la page d'une économie tournée vers l'assistanat et la consommation", dit-il.

Son discours se durcit encore lorsqu'il évoque à mots couverts l'invasion du congrès par le LKP le 7 mai : "Je serai très ferme sur les principes républicains. Je n'accepterai pas que sur le territoire de la République, on menace ouvertement des responsables publics ou que l'on constitue des groupes d'intimidation violents." Alors que le collectif se divise sur la participation, ou non, aux élections, le président insiste sur ce point délicat. "Que ceux qui ont un projet alternatif de société pour la Guadeloupe l'exposent! Qu'ils se présentent devant les électeurs, qui feront alors leur choix librement!" Interrogé par Le Monde, Elie Domota, qui n'était pas venu écouter le chef de l'Etat, ne s'énerve guère : "C'était prévu. L'essentiel est que Nicolas Sarkozy ait repris à son compte la dénonciation des inégalités et des discriminations que nous avons mis au jour." En Guadeloupe, le débat sur les institutions est loin d'être au centre des préoccupations. Béatrice Gurrey avec Patrice Louis

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Christiane Taubira : "Il faut un nouveau schéma de partage des responsabilités" LE MONDE | 27.06.09 | 16h10 • Mis à jour le 27.06.09 | 16h10 Fort-de-France Envoyée spéciale

Les Martiniquais voteront bientôt sur leur degré d'autonomie. Qu'en pensez-vous ?

Je pense que Nicolas Sarkozy a enfin entendu une demande récurrente de nos territoires, où ce débat a lieu depuis des années. Les congrès des trois départements, Guadeloupe, Martinique, Guyane, se sont réunis récemment et se sont prononcés sur cette question, certains pour un changement de statut relevant plutôt de l'article 74 de la Constitution.

La démarche vaut-elle pour tous les outre-mer ?

Cela fait des années que nous demandons un statut à la carte. La demande pour l'un ne vaut pas forcément pour l'autre. Mais la consultation populaire est une nécessité commune. L'article 74 de la Constitution permet une grande souplesse dans l'autonomie. L'article 73 permet aussi l'autonomie, à condition de définir le contenu des compétences et leur périmètre.

Plus une collectivité est autonome, plus elle doit assumer ses choix devant ses électeurs, a souligné le chef de l'Etat. Cet équilibre vous paraît-il juste ?

Il coule de source : il faut répondre de son action. Il y aura moins facilement de dégagements contre l'Etat. Tout cela est déjà très présent dans la tête des élus, et surtout des citoyens.

Nous n'avons pas le droit de faire croire que l'Etat est seul responsable de tout. S'il se désengageait plus encore, tout n'irait pas mieux par miracle. Aider l'Etat à nous repenser où nous sommes, et tels que nous sommes, suppose un nouveau schéma de partage des responsabilités. Il faut sortir de la schizophrénie entre le maintien dans la République par assistanat ou le largage par exaspération. Les deux postures sont fantasmatiques. D'ailleurs, en rompant avec ses outre-mer, la France perdrait 90 % de son patrimoine écologique, elle deviendrait la 40e puissance maritime, alors qu'elle est aujourd'hui la 3e. Sa force de frappe dans les grandes instances internationales provient très largement de ses outre-mer.

Quels enseignements tirez-vous de la grève générale de cet hiver ?

En Guadeloupe, le mouvement a été suffisamment long et profond pour laisser percer la complexité des attentes. Il a mis en lumière une contradiction majeure : les habitants des outre-mer sont dans une logique républicaine d'égalité, dans des territoires régis par la dérogation et par le principe même d'inégalité. La dérogation est devenue une règle, presque sur chaque loi. Le principe en soi n'est pas contestable s'il sert à prendre en compte les réalités géographiques, sociologiques, historiques, ce que nous réclamons très souvent. Mais l'exécutif n'est pas dans cette logique : il est dans la soustraction et l'exception. Dès qu'une mesure économique ou sociale est intéressante, son application dans nos pays est différée ou modulée. On entend ressasser que l'outre-mer coûte cher, alors que l'Etat se désengage et cède au privé des espaces d'action publique, comme le logement social. La dérogation sert à l'usage abusif d'ordonnances, à la défiscalisation ou à banaliser les transgressions du droit par les puissants.

Une société équitable est-elle possible quand les fonctionnaires touchent un salaire majoré de 40 % ?

C'est un sujet qu'il faut avoir le courage de traiter, car c'est une des sources d'inégalité. En 1950, appliqué aux seuls fonctionnaires venant de métropole, c'était une façon de les inciter à investir nos territoires. Les luttes sociales sur place ont abouti à l'extension du dispositif, motivée par le coût de la vie. En boomerang est revenu l'effet inflationniste. L'inégalité est au fondement même de la société, dans le milieu où l'on attend la plus grande rigueur démocratique : la fonction publique.

Fermeture d'entreprises, accords non appliqués : l'économie antillaise peut-elle repartir ?

Pas sur les mêmes bases : une société de dépendance et d'inégalité. Sinon, nous prenons rendez-vous pour une prochaine déflagration plus grande encore. La génération qui a porté le mouvement détient une culture syndicale, des règles, des principes, des méthodes. Mais, au regard de la situation dramatique des jeunes, je crains qu'il soit difficile de leur faire entendre raison. On ne pourra rien opposer de rationnel ni de raisonnable à leur révolte.

La récession mondiale a-t-elle joué un rôle dans la crise des Antilles ?

La crise mondiale a moins joué qu'ailleurs. C'est une économie d'enclave, elle n'est pas exposée à tous les vents des subprimes, des bulles, des soubresauts financiers. L'Etat protège les intérêts, les réseaux et une forme d'organisation économique. Il n'a jamais exigé du système bancaire qu'il fasse son métier ! Il n'a cessé de fournir des filets de sécurité aux banques, aux détenteurs de capital et de patrimoine. Les aides profitent à ceux qui sont le mieux organisés pour les capter.

Un autre modèle de développement peut-il voir le jour ?

Il est indispensable ! Nous sommes dans une spirale folle. Les hausses de salaire vont se répercuter sur les prix. Or nous ne sommes pas suspendus entre Vénus et Mars : nous avons des voisins, qui ont les mêmes ressources. Il faut raisonner sur la géographie et recommencer à penser nos problèmes sociaux et économiques à partir de ce que nous sommes : en Guyane, une sociologie sud-américaine. Nous sommes confrontés à trois réalités : des flux migratoires sur un continent où la tradition est de circuler ; des économies interlopes par impuissance des Etats, y compris l'Etat français, incapable de protéger la forêt amazonienne ; une économie informelle vivace.

Au lieu d'affrontements larvés avec le Suriname et le Brésil, il faut concevoir des politiques coordonnées pour sécuriser les espaces communs, la mer et ses ressources, la forêt et ses atouts. La Martinique et la Guadeloupe devraient engager des coopérations dans l'arc caraïbe. Il existe une base matérielle. Il ne vous a pas échappé que pendant ces 44 jours où toute la grande distribution était fermée personne en Guadeloupe n'est mort de faim...
Propos recueillis par Béatrice Gurrey Article paru dans l'édition du 28.06.09

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Nicolas Sarkozy reconnaît des erreurs et affirme avoir changé De Jean-Louis DE LA VAISSIERE – 12.00 AFP 01 juillet 2009

PARIS (AFP) — Deux ans après son arrivée à l'Elysée, Nicolas Sarkozy admet des erreurs dans son style présidentiel, qualifié de "bling bling" par ses détracteurs, et assure être devenu "avec l'âge plus tolérant, plus ouvert et plus serein".

Dans une interview au Nouvel Observateur, le chef de l'Etat s'efforce de polir sa nouvelle image de président moins flamboyant et plus consensuel, qu'il a voulu imprimer dans son discours devant le Congrès à Versailles.

Récemment L'Express avait annoncé une "révolution culturelle" du président. Un long article où on le montrait, peut-être sous l'influence de Carla Bruni, se mettre à savourer "Mort à Venise" et à s'intéresser davantage à l'art.

Une nouvelle image et une hauteur présidentielle qui semblent plutôt lui réussir, puisque, même s'il reste majoritairement impopulaire (51% de mauvaises opinions contre 45% de bonnes), sa cote est remontée de deux points en juin, selon un dernier sondage BVA.

"L'ommi-président" fait cette fois une confession inhabituelle à un journal qui ordinairement le ménage peu.

Nicolas Sarkozy y fait son mea culpa : "J'ai commis des erreurs. Est-ce que tout ce qui m'est reproché l'est injustement ? Non. Il faut un temps (...) pour se hisser à la hauteur d'une charge qui est, croyez-moi, proprement inhumaine".

Parmi les critiques, il n'élude pas celles sur son côté "bling bling", comme la fameuse soirée au Fouquet's le soir de son élection et ses amitiés avec les grands patrons. "Je n'avais pas attaché à cette soirée une importance considérable. J'ai eu tort. En tout état de cause, à partir du moment où quelque chose n'est pas compris et fait polémique, c'est une erreur. Et si erreur il y a, ce n'est pas la peine de la recommencer".

Il dit aussi avoir réalisé que "la retenue et la transparence" sont exigées désormais du président de la République. Tout en rappelant avec une pointe de malice qu'on n'avait pas la même exigence à l'égard de François Mitterrand.

Autre auto-défense en forme de pique en direction de l'ère Mitterrand, il se défend de recourir au "fait du prince" : "Je ne pourrai plus nommer aujourd'hui, comme l'avait fait François Mitterrand, mon directeur de cabinet à la tête d'EDF. C'est la fin du fait du prince", assure-t-il, sans faire mention de la nomination de son secrétaire général adjoint François Pérol à la tête de l'ensemble Caisse d'Epargne-Banque populaire.

Nicolas Sarkozy s'explique aussi sur ses discours sur la "rupture". "Ai-je jamais proposé d'être en rupture avec la République?", se défend-il. Il admet avoir pu avoir des "expressions qui ont suscité la polémique".

"Jamais il ne faut se raidir, jamais il ne faut se bunkériser, jamais il ne faut détester", ajoute le chef de l'Etat.

Face aux "centaines de livres, d'articles" qui l'attaquent, il affirme "n'avoir jamais réagi", "quoique j'en pense". Néanmoins, M. Sarkozy a plusieurs fois saisi la justice pour des atteintes à son image (une publicité, une poupée vaudou à son effigie...).

Selon Frédéric Dabi, directeur du département d'opinion publique de l'Ifop, Nicolas Sarkozy a déjà déclaré par le passé avoir changé et reconnu des erreurs, notamment avant son élection.

"Cette stratégie vise à apparaître moins comme un président dans le champ partisan mais comme un président qui reprend de la hauteur. Et les Français apprécient qu'un homme politique reconnaisse ses erreurs", observe M. Dabi.

Mais le politologue considère que l'impact de ce nouveau langage restera faible : "Ce n'est pas le coeur des attentes des Français" qui attendent d'abord l'Elysée et Matignon sur les mesures face à la crise.

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DECORATION Nicolas Sarkozy remet la légion d'honneur... à son avocat NOUVELOBS.COM | 06.07.2009 | 18:08

Au cours d'une cérémonie à l'Elysée, Thierry Herzog, l'avocat du président de la République, a été décoré de la Légion d'Honneur. L'avocat défend notamment Nicolas Sarkozy dans l'affaire Clearstream.

Le chef de l'Etat, Nicolas Sarkozy, a remis jeudi 2 juillet les insignes d'officier de la Légion d'Honneur à son avocat, Me Thierry Herzog.
Le site Rue89 raconte que la cérémonie a eu lieu à l'Elysée, en présence de quelques dizaines d'avocats. Dont Paul Lombard, Jean-Yves Le Borgne, Eric Dupont-Moretti, Hervé Témime, Jean-Louis Pelletier, Pierre Haïk, Gilles Portejoie et d'autres.
Figurait également parmi les décorés du jour : Patrick Ouart, conseiller Justice à l'Elysée.

Retentissement médiatique du SMS

Thierry Herzog est l'avocat personnel et l'ami de Nicolas Sarkozy.

C'est lui qui prend en main l'épineux dossier Clearstream, lorsque Nicolas Sarkozy, en janvier 2006, alors ministre de l'Intérieur, se porte partie civile.
Lui aussi qui représente le président de la République dans l'affaire des carnets d'Yves Bertrand, ancien patron des renseignements généraux.
Il prend également en charge la défense de Nicolas Sarkozy lors de la plainte déposée (puis retirée), contre le site du Nouvel Obs, à la suite du retentissement médiatique du SMS que Nicolas Sarkozy aurait envoyé à son ancienne femme, Cécilia Sarkozy.
Lors du procès de Jean Sarkozy, pour délit de fuite et dégradations commises avec un scooter, l'avocat de la famille se charge également de la défense du fils du chef de l'Etat.

Couple Tibéri

Thierry Herzog bénéficie d'une influence croissante dans les instances judiciaires. En témoigne sa participation à la commission Léger sur la révision de la procédure pénale. Qui pourrait supprimer le juge d'instruction.

Dans le cadre d'un reportage de France 2 en janvier 2009, ses propos avaient d'ailleurs créé la polémique. L'intime du président de la République étant interviewé en temps que "simple" avocat.

D'autres personnalités se sont attachées les services du pénaliste : le couple Tibéri, ou encore Christian Bîmes (ex-président de la fédération française de Tennis), mais aussi des grandes entreprises (Thales, Française des jeux).

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Créé le 10/07/09 - Dernière mise à jour à 14h43 Enrope1.fr Carla Bruni accusée d'avoir "déserté" le G8

L'épouse du président français est accusée par le journal de la famille Berlusconi d’avoir "snobé" le programme concocté par l’Italie.

"Celle qui ne se mélange pas avec les autres". La charge d’Il Giornale, le journal de la famille Berlusconi contre Carla Bruni-Sarkozy, vendredi, est virulente.

Dans les colonnes du quotidien, l’épouse du président français, arrivée en Italie jeudi soir, à la veille de la clôture du sommet du G8, se voit accusée d’avoir "déserté", "sans honte", tous les rendez-vous organisés pour les épouses des dirigeants participant au sommet, "de la rencontre avec le pape à celle avec les sinistrés du séisme". "Quelqu'un devrait dire à la première dame (en français dans le texte) que le snobisme à la puissance dix, chez nous s'appelle la goujaterie", accuse encore le quotidien.

Au risque de créer l’incident diplomatique, Il Giornale se risque même à un jeu de mots osé, surfant sur la proximité entre "buona" (gentille) et "bona" (sexy) : "Peut-être voulait-elle vraiment sembler la plus gentille du sommet ? En faisant ce qu'elle fait, elle reste ce qu'elle est. Seulement la plus sexy", écrit le quotidien.

La réponse de l'épouse du chef de l'Etat n'a pas tardé : "Je ne suis jamais blessée par les commentaires de la presse", a-t-elle expliqué, vendredi dans la matinée, ajoutant que si les médias ne comprenaient pas sa démarche c'était "réciproque". Sur le fond, elle a affirmé que "[s]on mari ne me demande jamais de venir aux réunions de travail, aux grands sommets internationaux".

La presse italienne s’est passionnée pour la visite de Carla Bruni : vendredi 10 juillet peu avant 14 heures, la version italienne du portail Google News recensait 538 articles publiés comportant le nom de la première dame française depuis l’ouverture du sommet, mercredi 8 juillet.

Plusieurs titres de droite reprochent à l'épouse du président français, elle-même d'origine italienne, son soutien à l'ex-terroriste de gauche Cesare Battisti, réfugié au Brésil et dont Rome exige l'extradition.

La venue de Carla Bruni passionne en tout cas les internautes italiens : l’observation des requêtes formulées sur les moteurs de recherches montre une véritable explosion des recherches, multipliées par quatre en quelques jours.

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Comment le gouvernement a retourné sa veste sur Orelsan Par LEXPRESS.fr, publié le 15/07/2009 13:56 - mis à jour le 15/07/2009 18:11

Après la déprogrammation du rappeur Orelsan des Francofolies de la Rochelle, le nouveau ministre de la culture Frédéric Mitterand a pris la défense de l'artiste, comparé à Rimbaud. Il ya quelques mois, deux autres ministres, Valérie Létard et Christine Albanel, tentaient de faire interdire sa chanson par tous les moyens...

"Dépit amoureux" ou "apologie sordide de la brutalité envers les femmes" ? La position du gouvernement à l'égard du rappeur Orelsan, diffère selon ses ministres.
Interrogé par RTL mercredi 14 juillet, le nouveau ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, a pris la défense du rappeur Orelsan et jugé la "polémique ridicule": "Orelsan exprime le dépit amoureux, avec des termes qui ne sont pas les miens (...). Je ne trouve rien de choquant ni de répréhensible à la manière dont il le chante".

"Rimbaud a écrit des choses bien plus violentes et qui sont devenues des classiques, a ajouté le ministre. C'est beaucoup d'agitation pour rien, (Orelsan) a le droit tout à fait légitime de composer sa chanson et de la chanter où il veut".

Le chanteur a été déprogrammé des Francofolies de La Rochelle, une annulation qui relançe le débat autour de son titre "Sale Pute".

S'appuyant sur les propos du créateur des Francofolies, Jean-Louis Foulquier, Frédéric Lefebvre et Dominique Paillé, deux porte-parole de l'UMP, ont clairement accusé dimanche 12 juillet la présidente de Poitou-Charentes Ségolène Royal de censure. Selon Foulquier, elle aurait fait pression sur le festival pour qu'Orelsan ne se produise pas, menaçant de couper la subvention de la région. Une version démentie tant par Ségolène Royal que par Gérard Pont, le directeur des Francofolies.

Tout à leur joie d'attaquer l'ex-adversaire de Nicolas Sarkozy à la présidentielle, les spadassins de l'UMP en oublient un peu vite que la polémique sur Orelsan est née dans les propres rangs du gouvernement.

Le 26 mars, alertée par des blogs féministes, la secrétaire d'Etat à la Solidarité, Valérie Létard, avait ainsi appelé "à la responsabilité des dirigeants des sites de vidéo en ligne pour qu'ils retirent immédiatement" la chanson litigieuse, dont les paroles, selon Valérie Létard, incitent "à la violence envers les femmes".

Quelques jours plus tard, Christine Albanel, alors ministre de la Culture, lui avait emboité le pas, en se déclarant "révoltée" par cette chanson, "apologie sordide de la brutalité envers les femmes, d'une cruauté inouïe". "La liberté d'expression s'arrête où commencent l'incitation à la violence et la manifestation de la haine la plus nauséabonde", écrit dans un communiqué la ministre, plaidant pour "un internet civilisé".

En visite au Printemps de Bourges le mois suivant, Christine Albanel rappelle devant la caméra de L'Express.fr qu'elle "souhaite que la chanson ne soit plus diffusée mais sans plus" précisant qu'elle n'a jamais demandé d'interdiction.

Les plateformes de partage Dailymotion et Youtube ont ensuite limité l'accès au clip litigieux. De son côté le chanteur a présenté le 29 mars des excuses au sujet de sa chanson.

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Carla chante pour Mandela NEW YORK (ETATS-UNIS), SAMEDI. leparisien.fr 20.07.2009, 07h00

La salle du Radio City Hall a délivré une standing ovation à l’issue de la performance de Carla Bruni et de Dave Stewart lors du concert du Mandela Day samedi soir.
Rouge de satisfaction, Nicolas Sarkozy a applaudi sa femme avec ferveur.

Vêtue de noir, la guitare à l’épaule, la première dame de France a délivré une prestation sobre, à l’opposé du torrent d’énergie et d’exubérance dégagé samedi soir par la reine de la disco Gloria Gaynor, par Paul McCartney ou encore par Stevie Wonder.

Accompagnée par Dave Stewart, l’ancien membre du groupe Eurythmics, Carla Bruni-Sarkozy a chanté « Quelqu’un m’a dit », puis la chanson de Bob Dylan « Blowin’in the Wind ».

Dès la fin de sa performance, une flopée de gardes du corps disséminés dans toute la salle se sont levés et le couple présidentiel a quitté les lieux. Le président et sa femme ont pris un vol de nuit pour rentrer à Paris.

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ANNIVERSAIRE DE MANDELA Quand le Times critique la prestation de Carla Bruni NOUVELOBS.COM | 21.07.2009 | 14:54

Pour le Times, la prestation de Carla Bruni-Sarkozy, lors du 91e anniversaire de Nelson Mandela à New York, n'avait rien d'inoubliable. Le journal britannique juge lundi 20 juillet l'interprétation de la Première dame "figée", "comme son visage"'.

Sa voix est comparée à "une conversation d'oreiller". "Carla Bruni est peut-être la Première dame de France, mais elle n'a aucune chance de devenir une grande diva", est-il écrit.

Le journal trouve malvenu le choix de la chanson "Blowin' in the Wind", hymne contestataire des années 60, alors que Carla Bruni-Sarkozy est mariée à un président conservateur et que sa riche famille a fui les Brigades rouges en Italie lorsqu'elle était enfant.

La chanteuse a également interprété son titre-phare "Quelqu'un m'a dit" lors de la soirée.

Le journal critique également le départ précipité des époux Sarkozy, qui ont raté la chanson finale en l'honneur de Nelson Mandela ,"Happy Birthday", interprétée par Stevie Wonder, entouré de tous les participants à l'événement.

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Nicolas Sarkozy se mobilise pour la libération de Clotilde Reiss Par Reuters, publié le 10/08/2009 à 14:51

PARIS/TEHERAN - Nicolas Sarkozy "multiplie les interventions" pour obtenir une libération rapide de la jeune Française jugée en Iran Clotilde Reiss, annonce l'Elysée.

Selon l'Elysée, Nicolas Sarkozy "multiplie les interventions auprès de tous ceux qui peuvent exercer une influence" pour obtenir une libération rapide de Clotilde Reiss, jeune universitaire française jugée en Iran. Sa remise en liberté est "l'objectif prioritaire" du chef de l'Etat dans cette affaire, précise-t-on. (Reuters/Fars News/Ali Rafiei)

La libération de l'universitaire française, emprisonnée pour espionnage depuis début juillet après les troubles qui avaient suivi la réélection de Mahmoud Ahmadinejad à la présidence de la République islamique, est "l'objectif prioritaire" du chef de l'Etat dans cette affaire, a indiqué la présidence.

"Il multiplie les interventions auprès de tous ceux qui peuvent exercer une influence en vue d'un règlement rapide et de sa libération", a déclaré l'Elysée sans autre précision.

L'Elysée avait déjà réclamé la libération de Clotilde Reiss début juillet en dénonçant comme "hautement fantaisistes" les accusations portées à son encontre.

Le Quai d'Orsay a réitéré cette demande après la comparution ce week-end de Clotilde Reiss et de deux employés des ambassades de France et de Grande-Bretagne à Téhéran devant un tribunal qui jugeait aussi des dizaines de personnes en liaison avec les manifestations de la fin juin.

A Téhéran, le ministère des Affaires étrangères a qualifié lundi d'"illégaux, illogiques et surprenants" les propos tenus durant leur procès par Clotidle Reiss ainsi que par la Franco-Iranienne et le ressortissant iranien travaillant respectivement aux ambassades de France et de Grande-Bretagne.

"LAISSER TRANQUILLE NOTRE PAYS"

Pour le porte-parole du ministère, Hassan Qashaqavi, ces propos démontrent l'existence d'une ingérence étrangère.

"Cette Française affirme enseigner le français à Ispahan (...), et elle participe à des manifestations, prend des photos et des films. Cela n'a rien à voir avec l'enseignement de la langue française", a-t-il fait valoir lors de son point de presse hebdomadaire.

Pour lui, les confessions de Hossein Rassam, employé à l'ambassade de Grande-Bretagne et accusé d'espionnage, "n'ont pas été extorqués sous la pression".

Plus largement, le porte-parole iranien a accusé les Occidentaux de s'immiscer dans les affaires publiques de son pays en critiquant les procès en cours de réformateurs inculpés de trahison et en tentant de renverser le régime islamique après l'élection présidentielle du 12 juin.

"Est-ce que nous nous ingérons dans les affaires de pays tiers ?", s'est-il interrogé. "Pourquoi devraient-ils (les Occidentaux) alors s'immiscer dans les nôtres ? L'Iran résistera avec la dernière énergie à semblables ingérences".

Il a poursuivi: "Mais pourquoi donc ne peuvent-ils pas laisser tranquilles notre pays et son peuple ?".

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A Varsovie, 80.000 fans fêtent le 51e anniversaire de Madonna (AFP) – 16 août 2009 15.30

VARSOVIE — Plus de 80.000 fans venus samedi soir à Varsovie au concert de la chanteuse américaine Madonna ont fêté son 51e anniversaire qu'elle célèbre le 16 août.

Les fans ont brandi des milliers de coeurs blancs en carton et chanté le Happy birthday, joyeux anniversaire en anglais, ainsi que sa version en polonais "sto lat" (Cent ans).

Visiblement touchée, Madonna a lancé: "J'adore ce que je fais et vous, vous changez ma vie. C'est le plus beau cadeau d'anniversaire que j'ai jamais eu".

La chanteuse américaine est venue pour la première fois chanter en Pologne, dans le cadre de sa tournée "Sticky and Sweet".

Alors qu'elle chantait son tube "Holiday", Madonna a rendu hommage à Michael Jackson, décédé fin juin. Une photo blanc et noir avec "Jacko" et un danseur imitant le roi de la pop avec sa chanson "Billy Jean" l'ont rappelé au public.

"Ce fut le mec le plus fantastique au monde", a-t-elle lancé.

Commencée le 23 août 2008, la tournée "Sticky and Sweet" (Collant et sucré) vise à promouvoir le dernier album de Madonna, "Hard Candy", qui a reçu un accueil tiède de la critique.

En Pologne, un groupuscule d'ultra-catholiques avait protesté contre la tenue du concert de Madonna le même jour que la fête de l'Assomption de la Vierge, une grande fête religieuse.

Le concert de Madonna, selon un "Comité de défense de la foi et de la tradition ++Pro Polonia++", est blasphématoire en ce jour de fête des catholiques.

Seules quelques personnes âgées sont venues protester samedi contre le concert à proximité de l'aéroport de Bemowo, un quartier varsovien où il était organisé.

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Publié le 15/08/2009 à 12:14 - Modifié le 16/08/2009 à 19:42 Le Point.fr VOILES DE LA DISCORDE Fadela Amara : "Il faut interdire la burqa pour éradiquer le cancer de l'islam radical"

L'interdiction de la burqa permettrait d'éradiquer le "cancer" que représente l'islam radical, estime la secrétaire d'État française à la Ville, Fadela Amara, dans une interview au quotidien Financial Times de samedi.
"La vaste majorité des musulmans sont contre la burqa. La raison est évidente. Ceux qui ont participé à la lutte pour les droits de la femme chez eux, je pense en particulier à l'Algérie, savent ce que ça représente et quel projet d'obscurantisme politique ça dissimule, visant à étouffer les libertés les plus fondamentales", déclare la ministre d'origine algérienne.

Le port de la burqa ou du niqab (voile intégral ne laissant apparaître que les yeux) représente "l'oppression de la femme, sa réduction à l'esclavage et son humiliation". La femme, en plus de l'exploitation sexuelle et de la pauvreté, subit une "troisième forme d'oppression : l'extrémisme religieux, l'existence d'organisations fondamentalistes qui continuent à diffuser leur discours", ajoute la secrétaire d'État, ancienne responsable d'une organisation de défense des droits de la femme.

Une déformation du message de l'Islam

La France, patrie d'un islam progressiste, se doit de combattre la "gangrène, le cancer que représente l'islam radical qui déforme complètement le message de l'islam", juge Fadela Amara.
"La burqa ne représente pas simplement un morceau de tissu, mais la manipulation politique d'une religion qui réduit les femmes à l'esclavage et va à l'encontre du principe d'égalité entre les hommes et les femmes", poursuit-elle.

Le débat sur le voile intégral a fait irruption dans l'actualité française début juin lorsqu'un député communiste avait réclamé une enquête à ce propos. Le 22 juin, le président Nicolas Sarkozy a déclaré que le voile intégral n'était pas "le bienvenu sur le territoire de la République".
Une mission d'information parlementaire doit rendre un rapport sur le phénomène fin janvier 2010. La France, pays à forte tradition laïque, a fait interdire par la loi en 2004 le port du foulard islamique à l'école.

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Violences sporadiques alors que les Afghans se rendent aux urnes Par Reuters, publié le 20/08/2009 à 07:10 - mis à jour le 20/08/2009 à 11:11

KABOUL - Deux insurgés taliban ont été tués jeudi dans une fusillade à Kaboul, alors que des millions d'Afghans se rendent aux urnes pour des élections présidentielle et provinciales que les islamistes ont promis d'ensanglanter. Des millions d'Afghans se rendent aux urnes ce jeudi pour des élections présidentielle et provinciales que les taliban ont promis d'ensanglanter.

La fusillade survenue dans la capitale entre des policiers et trois kamikazes présumés qui occupaient un bâtiment constitue l'incident le plus grave signalé depuis le début de cette journée d'élections sous haute tension.

Des attaques sporadiques se sont produites en divers endroits du pays, essentiellement dans le Sud et l'Est, où des bureaux de vote ont été pris pour cible.

Les Nations unies ont cependant estimé que les premiers signes de la participation étaient encourageants.

"La grande majorité des bureaux de vote ont pu ouvrir et ont reçu les matériels de vote", a déclaré le porte-parole de la mission de l'Onu à Kaboul, Alim Siddique.

"Il y a eu un certain nombre d'attaques, particulièrement dans le sud et l'est du pays. Mais nous voyons des files d'attente se former dans les bureaux de vote dans le Nord, dans la capitale, ainsi que - c'est encourageant - dans l'Est", a-t-il ajouté.

Le président Hamid Karzaï a été un des premiers à voter, peu après le début de cette élection qui constitue sans doute le test le plus délicat pour son gouvernement et pour la fragile démocratie afghane.

Hamid Karzaï est donné favori par les sondages pour sa réélection, mais pourrait ne pas atteindre la barre des 50% dès le premier tour en raison de l'opposition de son ancien ministre des Affaires étrangères, Abdullah Abdullah.

Les résultats préliminaires ne sont pas attendus avant deux semaines et un éventuel deuxième tour se tiendrait sans doute en octobre.

KARZAÏ PAS INQUIET

Hamid Karzaï a déposé son bulletin dans l'urne sous la surveillance de nombreux gardes de sécurité dans un bureau installé dans un lycée proche du palais présidentiel à Kaboul et a dit espérer une large majorité dès le premier tour.

"Qu'il n'y ait qu'un seul tour serait dans l'intérêt du pays", a-t-il déclaré à la presse. Prié de dire s'il craignait des violences, il a répondu ne pas être inquiet.

La veille, les insurgés taliban ont affirmé dans une série de déclaration avoir infiltré une vingtaine de kamikazes à Kaboul.

Deux d'entre eux ont été tués dans une fusillade qui a opposé les activistes à des policiers, a dit à Reuters Abdullah Uruzgani, un chef de bataillon. D'autres sources ont rapporté qu'un des militants avait déclenché sa ceinture explosive et que le second avait été abattu.

Dans la province de Baghlan, dans le nord du pays, des activistes ont pris d'assaut un poste de police, tuant un officier local.

Des responsables régionaux ont confirmé que des roquettes s'étaient abattues sur les villes de Kandahar, dans le Sud, sur Kunduz, Ghazni et Laskar Gah. A Gardez, un responsable de la police a affirmé que deux kamikazes à moto s'étaient fait exploser, sans faire de victimes.

Dans la province de Takhar, dans le Nord, une bombe a explosé au quartier général de la police provinciale, causant d'importants dégâts mais pas de victimes, a dit la police.

Le porte-parole de la mission de l'Onu a pour sa part fait état d'une explosion de bombe en bord de route dans la province de l'Helmand et de plusieurs bureaux de vote attaqués à Khost.

L'ampleur des violences qui pourraient marquer cette deuxième élection de l'histoire de l'Afghanistan est difficile à prédire. Si les attaques se sont accrues dans les semaines qui ont précédé les scrutins, la sécurité y est meilleure qu'elle ne l'était lorsque l'Irak a organisé ces premières élections après la chute du régime de Saddam Hussein.

L'émissaire américain dans la région, Richard Holbrooke, s'est rendu dans plusieurs bureaux de vote de Kaboul et ce qu'il y a vu, a-t-il dit, était "ouvert et honnête".

"Jusqu'ici, toute les prédictions de catastrophe se sont avérées fausses", a-t-il ajouté.

Les élections afghanes sont un test majeur pour les Etats-Unis de Barack Obama, qui a envoyé des milliers de troupes en renforts et donné sa priorité militaire à ce pays.

Il en a résulté des avancées importantes dans plusieurs zones jadis tenues par les taliban, mais aussi une augmentation du nombre de soldats étrangers tués - dont le bilan depuis mars dépasse celui de la période 2001-2004.

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Au moins 95 morts dans des attentats au coeur de Bagdad Par LEXPRESS.fr avec AFP, publié le 19/08/2009 15:09 - mis à jour le 20/08/2009 12:02

Au moins 95 personnes mortes et près de 600 blessés après une vague d'attentats au coeur de Bagdad. Deux d'entre eux ont été planifiées dans la très sécurisée zone verte. Les autorités ont accusé les baassistes et les extrémistes.

Au moins 95 personnes ont été tuées dans une série d'attentats à l'explosif, au coeur de Bagdad, touchée par les violences les plus meurtrières depuis le retrait américain des villes du pays fin juin. Deux d'entre eux visaient les ministères des Affaires étrangères et celui des Finances, inmeubles situés dans la très sécurisée zone verte.

Selon les ministères de l'Intérieur et de la Défense, la série d'explosions a également fait près de 600 blessés. Les autorités ont aussitôt accusé les baassistes et les extrémistes d'avoir perpétré ces attaques.

"L'alliance des baassiste et des extrémistes islamistes est responsable de ces opérations terroristes qui visent à saper la situation sécuritaire et politique", a indiqué Qassam Atta, le porte-parole du commandement militaire de la capitale.

Un cratère de trois mètres

L'attentat le plus meurtrier s'est produit dans le centre de la ville où un camion piégée a explosé devant le ministère des Affaires étrangères. Au moins 47 personnes ont été tuées et 195 blessés dans ce seul attentat.

Un journaliste de l'AFP sur place a vu huit corps calcinés et des amas de chair gisant sur le sol. Plusieurs corps étaient encore enchevêtrés dans leurs voitures qui circulaient devant le ministère au moment de l'explosion.

L'attentat a provoqué un cratère de trois mètres de profondeur et dix de largeur, à quelques mètres de l'entrée de la zone verte, qui abrite l'ambassade des Etats-Unis et le siège du gouvernement irakien.

Dans un rayon de 300 mètres, toutes les voitures ont été détruites, les fenêtres brisées, les façades endommagées et les arbres calcinés, une scène de chaos au coeur de la capitale qui est venue rappeler la fragilité de la situation sécuritaire en Irak malgré la baisse du niveau des violences.

"Ou est la sécurité?"

"Le gouvernement nous dit que la sécurité est revenue mais où est-elle? L'attentat s'est produit devant le ministère des Affaires étrangères, au coeur de Bagdad", s'est emporté l'homme dans le parking de l'immeuble, recouvert d'une épaisse fumée noire provoquée par l'incendie de dizaines de véhicules.

Les secours s'affairaient à extraire les corps des décombres et aider les blessés tandis que des agents de la police scientifique collectaient des indices sur le sol pour l'enquête.

"J'étais à mon bureau dans le ministère quand l'explosion a eu lieu. Le bâtiment a tremblé", a lancé Hassan un employé du ministère, le visage ensanglanté et recouvert de bandages.

"J'étais chez moi avec ma famille. Le plafond s'est écroulé", a ajouté encore sous le choc Hamid, 46 ans, un habitant d'un immeuble situé à quelques centaines de mètres de l'explosion.

"Où sont les secours! Appelez des ambulances!", lançaient des habitants aux fenêtres des bâtiments, inondés par l'eau de citernes situées sur les toits qui ont été transpercées par des débris.

Un ministère ravagé pour la deuxième fois

Un autre attentat, qui visait le ministère des Finances, a causé la mort de 28 personnes alors que 95 ont été blessées, selon les ministères. Le camion était placé sous le pont d'une voie rapide reliant le nord au sud de la capitale. Un tronçon de 30 mètres du pont s'est effondré et des voitures ont été précipitées dans le vide, a affirmé un policier sur place.

C'est la seconde fois depuis 2007 que ce ministère est totalement ravagé. "Le souffle de l'explosion m'a projeté à cinq mètres de ma place. Le faux plafond s'est effondré sur nos têtes", a affirmé Mohammed Sale, un employé du ministère des Finances, hospitalisé à la Cité médicale.

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Irak: Paris condamne les attentats AFP 19/08/2009 | Mise à jour : 13:04 |

Le chef de la diplomatie Bernard Kouchner a condamné mercredi à Paris les attentats meurtriers survenus le même jour à Bagdad qui ont "visé des symboles de la souveraineté irakienne". "Je condamne avec la plus grande fermeté les attentats meurtriers perpétrés aujourd’hui dans le centre de Bagdad, à proximité de bâtiments de l’administration irakienne, en particulier du ministère des Affaires étrangères et du ministère des Finances", a déclaré M. Kouchner.

Quarante-cinq personnes au moins ont été tuées, et 300 blessées dans six explosions, dont deux énormes attentats au camion piégé, selon le ministère de l'Intérieur irakien.
Le premier camion était garé sous le pont d'une voie rapide, non loin du ministère des Finances. Quelques minutes plus tard, un autre camion piégé explosait en face au ministère des Affaires étrangères.

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liberation.fr 26/08/2009 à 06h52 Sarkozy tape sur les banquiers à coup de règles
La réglementation annoncée hier contraint BNP Paribas à réduire ses bonus de 50 %. Par CHRISTOPHE ALIX

Une division par deux des futurs bonus des traders de BNP Paribas. C’est le premier résultat très concret de la septième rencontre en un an des banquiers avec Nicolas Sarkozy qui s’est tenue hier après-midi à l’Elysée. Noyé au milieu du communiqué lu sur le perron par le directeur général de la banque, Baudouin Prot, ce rétropédalage à 500 millions d’euros ne rendait pas peu fier le président de la République, simplement «satisfait de cette diminution de 50 % en une seule réunion». La preuve, selon Nicolas Sarkozy venu en personne détailler les résultats de la rencontre, qu’il «est possible de changer les règles du capitalisme financier».
Une rencontre d’une heure, «sans la moindre contestation» d’après un participant, au cours de laquelle le Président a traité «certains» traders de «fous furieux» et taxé de «tissu de bêtises» les arguments de ceux qui s’inquiètent des conséquences d’une réglementation sur l’attractivité de la place de Paris.

«Leçons».

Non, promis, juré, a martelé un Nicolas Sarkozy «scandalisé de voir les leçons de la crise si vite oubliées»,«ça ne recommencera pas comme avant, c’est une question de morale et de stabilité financière».«Rien n’était négociable et rien ne fut négocié», selon le même participant, à part la promesse de revoir les banquiers après le sommet du G20 à Pittsburgh en septembre, «pour faire le point». Les banques, qui ne voulaient pas de l’instauration d’un malus sur les bonus (lire ci-contre), avaient fini par céder au terme des innombrables allers-retours qui ont précédé la réunion. L’Elysée est, en revanche, passé en force sur la nomination d’un «super-contrôleur» - l’ancien directeur général du FMI, Michel Camdessus - chargé de contrôler les rémunérations des traders dans les établissements qui ont reçu un soutien de l’Etat. «On avait le choix entre psychorigidité et mouvement, commente un banquier. On a choisi le mouvement, un peu contraints.»

Mais il faudra faire bien plus, a expliqué le Président, selon lequel une «partie décisive» se jouera à Pittsburgh. L’objectif ? Parvenir à convaincre les chefs d’Etat du G20 de s’engager sur une limitation des bonus. Autrement dit, fixer à la fois un plafond pour les bonus les plus élevés et une enveloppe maximale pour chaque banque. «L’unique solution réellement efficace, expliquait la ministre de l’Economie pour que les traders ne contournent pas les dispositifs en allant s’installer ailleurs».

Mauvaise foi.

Fort de ces avancées françaises, qualifiées par Nicolas Sarkozy de «plus vigoureuses à ce jour au monde», la France entend convaincre dès dimanche les Allemands de les suivre. Apparemment pas assez, selon Martine Aubry. La première secrétaire du Parti socialiste n’a pas trouvé d’autre pirouette qu’une certaine mauvaise foi pour affirmer qu’il s’agit «d’une énième réunion pour pas grand-chose. Ce soir, les Français sont en colère», a conclu la patronne du PS.

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Publié le 29/08/2009 à 15:23 - Modifié le 29/08/2009 à 11:16 AFP lepoint.fr

PS: A la Rochelle, Aubry donne un coup de fouet à la rénovation et lance les primaires Par Christine POUGET et Elahe MEREL

Martine Aubry s'est employée, vendredi à La Rochelle, à reprendre la main sur un PS en effervescence, en abordant d'emblée la question brûlante des primaires -les militants trancheront dès le 1er octobre- et du MoDem, auquel elle n'a pas fermé la porte.

Ouvrant l'université d'été des socialistes devant son ex-rivale Ségolène Royal et les ténors du PS comme Bertrand Delanoë et Laurent Fabius au premier rang, la Première secrétaire a donné sa "feuille de route" à un PS qu'elle veut rénover de "C comme cumul" des mandats à "P comme primaires".

"On la veut cette rénovation? Alors on va y aller !", a-t-elle lancé sous les applaudissements.

Première étape, la patronne du PS a annoncé une "consultation militante" le 1er octobre avec un vote pour "fixer le cap" de la rénovation, demandant aux adhérents leur accord sur des primaires ouvertes pour désigner le candidat à la présidentielle de 2012, une première en France.

La primaire aurait lieu au premier semestre 2011, un an avant l'élection présidentielle.

Le Parti est divisé sur le périmètre de cette consultation - pour désigner un candidat commun à la gauche ou seulement le champion socialiste.

La maire de Lille voit dans des primaires ouvertes une "chance extraordinaire" pour le parti. Elles peuvent "nous amener à la victoire" et doivent "être une opportunité pour nous, pas un problème entre nous".

Ardent partisan de ce processus de désignation, le député Arnaud Montebourg, secrétaire national à la rénovation, a aussitôt remercié Mme Aubry pour son "audace" et son "courage" dans le "grand chantier de la rénovation".

Mme Aubry prévoit de consulter les militants sur le non-cumul des mandats également le 1er octobre. "Mandat unique des parlementaires? ou limiter "le nombre de mandats exercés simultanément ou successivement?", a-t-elle lancé. L'assistance a clamé "oui" aux deux options.

Elle propose également une charte d'éthique pour garantir le civisme et la solidarité entre socialistes", voulant faire cesser cacophonie et incartades.

Une convention extraordinaire des statuts du parti aura lieu avant l'été 2010 pour graver dans le marbre ces changements.

Pour elle, "la refondation des idées et de notre parti" vont "de pair". "Rien ne nous fera dévier, ni tintamarre, ni injonction, ni yo-yo des sondages".

Le projet, assure-t-elle, "a toujours précédé des alliances, c'est incontournable".

Sans exclure un possible rapprochement avec le MoDem, Mme Aubry a averti : "Si des démocrates et humanistes souhaitent nous rejoindre, cela doit être fait dans la clarté, nous sommes ouverts, mais c'est à François Bayrou d'apporter la clarté, si c'est sa conviction".

Interpellant directement ce "cher François Bayrou", elle lui a demandé s'il était "prêt" à les "rejoindre pour un projet économique, social et écologique" et s'il voulait "soutenir des listes de gauche pour les régionales".

Mme Aubry s'est aussi demandée si "l'objectif de François Bayrou n'est pas d'être candidat contre Sarkozy en 2012".

En tant que puissance invitante, Ségolène Royal avait parlé avant son ex-rivale. Elle avait défendu avec force, à six mois des régionales, son bilan notamment écologique, de présidente de Poitou-Charentes, région qu'elle dirige depuis 2004, répétant en leitmotiv son credo de "politique par la preuve".

Arrivées ensemble dans la salle, les deux dirigeantes ne sont pas reparties de conserve.

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Le G20 divisé sur le plafonnement des bonus De notre correspondant à Londres, Cyrille Vanlerberghe 04/09/2009 | Mise à jour : 21:39 | lepoint.fr

Alistair Darling, ministre britannique des Finances, a jugé vendredi «difficilement applicable» la position française sur les bonus des banquiers.
Réunis depuis vendredi à Londres, les ministres des Finances du G20 peinent à trouver une position commune sur les rémunérations des banquiers.

Malgré le soutien public de Gordon Brown à la position très tranchée de Nicolas Sarkozy et Angela Merkel en faveur d'une limitation des bonus des banquiers, il n'est pas certain qu'un accord puisse être trouvé dès la réunion préparatoire des ministres des Finances du G20 qui se déroule samedi à Londres, en amont du sommet de Pittsburgh les 24 et 25 septembre.

Les principales oppositions à l'idée de plafonner les montants des primes versés quand les banques font d'importants profits viennent de Washington, mais la position britannique n'est pas aussi claire que les déclarations de Brown le laissent entendre. L'International Herald Tribune a ainsi révélé que le ministre des Finances britanniques, Alistair Darling, avait pour sa part refusé de signer la lettre préparée par ses principaux homologues au sein de l'Union européenne. Le ton du document était en effet très virulent, dénonçant le fait que les banques «profitaient des bons résultats du premier trimestre pour prétendre que la crise n'était qu'un accroc mineur. Ces pratiques sont non seulement dangereuses mais aussi impropres, cyniques et inacceptables». Des propos apparemment trop durs pour le chancelier de l'Échiquier, toujours très attentif à ne pas contrarier les intérêts de la City de Londres, de loin la première place financière en Europe.

Vendredi, Alistair Darling n'a pas hésité à critiquer la position française, qu'il juge difficilement applicable. «Les Français sont venus avec une proposition sur la limitation des bonus. Personnellement, je ne pense pas que ce soit une proposition commode alors que d'autres solutions existent», a-t-il estimé.

La position britannique reste donc toujours ambiguë. La limitation de la rémunération des banquiers est un thème politiquement porteur pour le parti travailliste de Gordon Brown, à un moment où il tente de faire remonter sa côte de popularité qui est au plus bas. Même si les Britanniques finissaient par se rallier totalement à la position franco-allemande, un accord ne pourra pas être trouvé sans la coopération des Américains. Or, comme les propos du secrétaire au trésor, Timothy Geithner, l'ont rappelé cette semaine, Washington ne croit pas à la possibilité de trouver d'accord international ferme sur les bonus lors de la réunion de Pittsburgh.

Renforcer le capital des banques

Présente vendredi à Londres pour un grand dîner avec les autres ministres des Finances du G20, Christine Lagarde a réaffirmé la détermination de la France à trouver un accord sur la rémunération des financiers mais aussi plus largement sur la réforme de la réglementation financière internationale. «Cette réunion arrive à un moment clé, a-t-elle précisé vendredi lors d'une conférence de presse. Cinq mois après le sommet de la crise financière, la tentation est désormais de retourner au “business as usual”. Mais personne ne veut que ça recommence, et nous avons absolument besoin que les règles changent». Afin de vaincre les réticences des pays qui craignent que leurs banques ne soient désavantagées par rapport à d'autres places moins contraignantes, la ministre a insisté sur la nécessité de trouver un accord qui mette en place «un terrain de jeu avec des règles équivalentes et justes».

Pour l'Administration Obama, la priorité de la réunion de Pittsburgh fin septembre sera de trouver un cadre réglementaire international pour renforcer la capitalisation des banques. Avec l'obligation de détenir plus de capitaux propres, les grandes institutions financières seraient en effet moins fragiles lors des crises futures. Une position sur laquelle les Britanniques sont assez proches, estimant par ailleurs que des règles prudentielles plus strictes sont au moins aussi importantes que le contrôle des rémunérations pour éviter des comportements risqués de la part des banquiers.

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Asie-Pacifique Décès à l'hôpital militaire de Ramstein (Allemagne) d'un soldat français blessé en Afghanistan AP | 06.09.2009 | 17:00

Un soldat français grièvement blessé vendredi lors d'une attaque en Afghanistan est décédé des suites de ses blessures à l'hôpital militaire américain de Ramstein (Allemagne) où il avait été transporté, a annoncé dimanche le ministère français de la Défense.

Nicolas Sarkozy a fait part de sa "grande émotion" après avoir appris le décès du soldat. Dans un communiqué, il a aussi fait part de son soutien "à ses compagnons d'armes qui sont blessés, certains dans un état grave", leur souhaitant "de se rétablir rapidement".

Le ministre de la Défense Hervé Morin a exprimé pour sa part dans un communiqué sa "plus grande reconnaissance à l'égard de ce militaire" du 3e Régiment d'infanterie de marine de Vannes "qui a courageusement donné sa vie au service de la France et de la paix. Il s'associe pleinement à la douleur de sa famille".

Ce décès porte à 31 le nombre de soldats français tués en Afghanistan depuis 2001. Un autre militaire français du 3e Régiment d'infanterie de marine de Vannes a été tué vendredi lors de l'attaque perpétrée avec un "engin explosif improvisé", qui visait selon le ministère un véhicule blindé du groupement tactique interarmes (GTIA) de Kapissa en "mission de sécurisation" dans la région de Showkhi entre les bases de Nijrab et Bagram, au nord-est de Kaboul. AP

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Le Brésil offre au Rafale de Dassault l'espoir de son premier contrat à l'export La Tribune.fr - 07/09/2009 | 21:03 -

LE PRÉSIDENT BRÉSILIEN PARLE DE NÉGOCIATIONS

Bien placé aux Emirats arabes unis, en lice en Libye et en Suisse, le dernier avion de combat français, le Rafale de Dassault (avec Thales, Safran, MBDA, filiale d'EADS pour les missiles....) pourrait bien emporter son premier contrat à l'exportation au Brésil.

Au cours de la visite éclair que vient d'y effectuer Nicolas Sarkozy, proche du président Lula, un accord a en effet conclu en vue de négociations exclusives pour l'achat par l'armée de l'air brésilienne, la FAB, de 36 Rafale pour 4,5 à 5 milliards d'euros. Ils devraient être livrés à partir de 2013 pour une période de six ans.

Les deux parties se sont données neuf mois pour faire aboutir les négociations. Soit en même temps que la finalisation attendue pour l'achat - via un prêt de plusieurs grandes banques, essentiellement françaises - de quatre sous-marins conventionnels français par le Brésil quoi aussi acheter des hélicoptères franco-allemands d'Eurocopter, autre grande filiale d'EADS.

En échange, le Brésil a obtenu des transferts de technologie qui devrait lui permettre à terme de fabriquer et de vendre des Rafale en Amérique du Sud. La France s'est aussi engagée à acheter 10 à 12 futurs avions militaires brésiliens de transport et de ravitaillement Embraer KC390 pour 500 millions d'euros.

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Dominique de Villepin offensif au début du procès Clearstream
Par Reuters, publié le 21/09/2009 à 07:17 - mis à jour le 21/09/2009 à 18:18

PARIS - Dominique de Villepin a dénoncé "l'acharnement" de Nicolas Sarkozy contre lui dès le début du procès où il est jugé avec quatre autres suspects pour un supposé complot contre le président français en 2004.

Avant d'entrer dans la salle d'audience du tribunal correctionnel de Paris qui siégera pendant un mois, l'ancien Premier ministre s'est adressé aux journalistes avec gravité, entouré de ses trois enfants et de son épouse.

"Je suis ici par la volonté d'un homme, par l'acharnement d'un homme, Nicolas Sarkozy", a-t-il déclaré.

Evoquant les droits de l'homme, fustigeant un "procès politique" et un "abus de pouvoir", il a conclu : "La justice est un bien précieux et est aussi un bien fragile. Je sais que la vérité triomphera."

Le chef de l'Etat est en effet partie civile dans ce procès, avec une quarantaine d'autres personnalités de tous les milieux, ce qui transforme l'audience en une bataille politique sans précédent au plus haut niveau de l'Etat.

Le dossier vise un faux fichier de comptes bancaires secrets de la société luxembourgeoise Clearstream, où les patronymes hongrois de Nicolas Sarkozy "Nagy" et "Bocsa" figuraient.

La transmission de cette liste à un juge en juin 2004 avait perturbé la marche de Nicolas Sarkozy vers sa candidature à la présidentielle de 2007, qu'il allait cependant remporter.

Devant le tribunal, les avocats de Dominique de Villepin, qui nie toute implication dans la manipulation, ont demandé aux juges de déclarer irrecevable la constitution de partie civile du chef de l'Etat, irrégulière selon eux.

Me Henri Leclerc a rappelé que le président était notamment, selon la Constitution, "garant de l'indépendance de la magistrature" et avait autorité indirecte sur le parquet et certains magistrats, un rôle jugé incompatible avec celui où il sollicite des juges réparation et condamnation.

"CROC DE BOUCHER"

L'avocat a aussi rappelé les propos prêtés au chef de l'Etat, et jamais démentis, où il aurait promis que les auteurs de la manipulation finiraient sur "un croc de boucher".

"C'est d'une violence inouïe. Le président ne peut pas nier qu'il est passionné par cette affaire, que tous les journaux parlent de sa colère froide", a-t-il dit.

Le procureur Jean-Claude Marin a répondu qu'il ne s'intéressait pas aux propos rapportés dans les journaux et s'est prononcé contre la demande de la défense, soutenant donc la validité de la constitution de partie civile du président.

Il n'y a pas de problème puisque la plainte de Nicolas Sarkozy n'est pas à l'origine de l'enquête, a-t-il estimé.

Le tribunal a renvoyé sa décision sur ce point au jugement sur le fond de l'affaire, si bien que Me Thierry Herzog, avocat de Nicolas Sarkozy, participera au procès.

"M. Nicolas Sarkozy est une partie civile comme les autres", a plaidé Me Herzog. Le chef de l'Etat n'a jamais fait de demande d'acte et n'est jamais intervenu dans l'enquête, il veut simplement que la lumière soit faite, a-t-il expliqué.

Le tribunal a convoqué une vingtaine de témoins, dont l'ancien Premier ministre de 2002 à 2005 Jean-Pierre Raffarin.

Dominique de Villepin encourt jusqu'à cinq ans de prison et 45.000 euros d'amende pour "complicité de dénonciation calomnieuse et d'usage de faux, recel d'abus de confiance et recel de vol".

Des dépositions le mettent en cause, notamment celle de Jean-Louis Gergorin, vice-président d'EADS au moment des faits.

Ce dernier, jugé pour avoir remis les listes au juge Renaud Van Ruymbeke en 2004, dit l'avoir fait sur ordre de Dominique de Villepin. Imad Lahoud, mathématicien recruté à EADS par Gergorin et soupçonné d'être le falsificateur, reconnaît ces faits et a lui aussi dit fin 2008, après de multiples autres versions, que Dominique de Villepin connaissait la manoeuvre.

Un ex-consultant, Florian Bourges, et un journaliste, Denis Robert, à l'origine de l'affaire pour avoir obtenu des documents authentiques de Clearstream, matrice des faux, sont aussi jugés. Leurs avocats ont demandé l'annulation de leur renvoi devant le tribunal, estimant qu'ils n'avaient commis aucun délit.

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PARIS Villepin va assigner Sarkozy pour atteinte à la présomption d'innocence Par AFP, publié le 24/09/2009 à 11:14 - mis à jour le 24/09/2009 à 11:20

PARIS - L'ex-Premier ministre Dominique de Villepin, jugé dans l'affaire Clearstream, va assigner le président de la République Nicolas Sarkozy pour atteinte à la présomption d'innocence, a-t-on appris jeudi auprès d'un de ses avocats, Me Olivier Metzner.

"Nous assignons le président de la République pour atteinte à la présomption d'innocence", a déclaré à l'AFP Me Metzner, indiquant que cette assignation -civile- devant le tribunal de grande instance de Paris devrait être formellement déposée vendredi.

Le président Nicolas Sarkozy a provoqué la fureur des avocats de l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin, principale personnalité poursuivie dans le procès Clearstream, en parlant mercredi soir de "coupables" à propos des prévenus de cette affaire.

"Au bout de deux ans d'enquête, deux juges indépendants ont estimé que les coupables devaient être traduits devant un tribunal correctionnel", a-t-il affirmé sur TF1 et France 2.

Tout prévenu à un procès est présumé innocent tant qu'il n'a pas été définitivement condamné.

Le chef de l'Etat bénéficiant d'une immunité, une telle assignation ne pourrait être examinée qu'à l'issue de son mandat.

L'affaire Clearstream est une vaste histoire de manipulation, dans laquelle des listings bancaires ont été falsifiés et transmis à la justice afin de faire croire que certaines personnalités, dont Nicolas Sarkozy, détenaient des comptes occultes.

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France Télécom : Lagarde soutient Lombard Les Echos [ 01/10/09 - 10H52 - actualisé à 15:12:00 ]

La ministre de l'Economie a reçu jeudi matin le PDG de l'opérateur historique pour entendre ses explications après le nouveau suicide d'un salarié.

Elle lui a renouvelé "sa pleine et entière confiance", alors que la gauche réclame sa démission.

Alors que sa tête est réclamée par la gauche -entre autres-, Didier Lombard, le PDG de France Télécom, a reçu jeudi le soutien plein et entier de la ministre de l'Economie.
Christine Lagarde avait convoqué le patron de l'opérateur historique pour lui demander des "explications" après le nouveau suicide d'un salarié, portant à 24 le nombre de décès volontaires au sein du personnel du groupe en l'espace de dix-huit mois.

"Je veux le voir pour savoir de quelle façon il va remonter le courant, redonner confiance aux salariés et vraiment prendre à bras-le-corps ces problèmes", avait-elle indiqué mercredi soir, précisant chercher à "savoir s'il aura la détermination et la force de mettre en oeuvre" les mesures annoncées.

Le PDG a dû savoir trouver les mots qu'il faut, la ministre ayant décidé jeudi de lui renouveler "sa pleine et entière confiance pour faire traverser à l'entreprise cette période difficile et douloureuse".
Didier Lombard avait fait le point sur les renforcements du plan d'action décidé ces derniers jours, organisé en trois axes : intensifier le dispositif mis en place pour prévenir tout nouveau suicide, accompagner les familles et travailler au nouveau contrat social chez France Telecom.

Annoncé le 15 septembre dernier, le processus de "définition collective du nouveau France Télécom" associera l'ensemble du groupe, en étroite concertation avec les organisations syndicales et les instances représentatives du personnel, a assuré le PDG.

Les mobilités internes n'auront "rien à voir"

En attendant, les mobilités internes, pointées du doigts par de nombreux salariés, resteront gelées jusqu'au 31 octobre. Mais pas au-delà, a fermement répété le groupe mercredi, alors que les syndicats plaidaient pour leur arrêt... et des embauches.

"Les projets de réorganisation seront réexaminés et feront l'objet d'un bilan d'étape" avant la reprise des mouvements internes début novembre, a indiqué le directeur des ressources humaines, Olivier Barberot, mercredi lors d'une présentation des mesures prises pour remédier au malaise social dans l'entreprise.
Mais, a-t-il assuré, les nouvelles mobilités n'auront "rien à voir" avec ce que les salariés ont connu jusqu'à ce jour. Il en a donné pour preuve la nomination d'un médiateur des mobilités.

Bien que conforté par la ministre, Didier Lombard reste fragilisé. Les élus socialistes et communistes réclament en effet sa démission, au nom d'une éthique de responsabilité, tandis que certains dans la majorité, qui tente globalement de dépersonnaliser le débat, renvoient le PDG à "sa conscience". Les syndicats, quant à eux, ne désarment pas, dénonçant le climat social détérioré d'une entreprise en perpétuelle restructuration.

Ils critiquent les objectifs de "déflation des effectifs" et la mobilité interne imposée, et ont décidé de porter plainte contre X pour mise en danger de salariés au travail. Les six organisations syndicales du groupe ont appelé jeudi l'ensemble du personnel à deux journées d'actions, les 6 et 7 octobre, pour dénoncer "le mal-être au travail et les suicides".

Deuxième actionnaire derrière l'Etat, l'Association pour la défense de l'épargne et de l'actionnariat des salariés de France Télécom (Adeas), qui détient 4% du capital du groupe, a pour sa part plaidé jeudi pour un "capitalisme à visage humain".

L'association a demandé à la direction de France Télécom des "gestes forts" pour "tourner le dos à une logique de court terme". Appelant l'Etat actionnaire à prendre "toutes ses responsabilités", elle a exigé notamment "la baisse immédiate du niveau des dividendes, qui saignent actuellement l'entreprise, au détriment de l'investissement et du désendettement", et "l'arrêt de la distribution de stock-options, qui a dévoyé le management de l'entreprise".

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Rondot témoigne contre Villepin au procès Clearstream Lundi 5 octobre, 21h45 Edité par Yves Clarisse et Jean-Loup Fiévet Reuters

Le général Philippe Rondot a témoigné à charge lundi contre Dominique de Villepin au procès du complot Clearstream, qui aurait visé Nicolas Sarkozy, mais la défense est parvenue à relativiser sa déposition. Lire la suite l'article

Détachant bien ses mots, il a dit penser qu'on s'était servi de lui dans les manoeuvres menées en 2004 avec de faux listings de comptes bancaires de la société luxembourgeoise, confirmant ce qu'atteste ce carnet saisi et versé au dossier.

Philippe Rondot a déclaré que, contrairement à ce qu'affirmait le prévenu la semaine dernière, il avait été question de Nicolas Sarkozy lors d'une réunion le 9 janvier 2004 sur ces listings, organisée au ministère des Affaires étrangères par Dominique de Villepin, alors locataire des lieux.

"Le nom de Nicolas Sarkozy a été cité par les uns et par les autres. M. Jean-Louis Gergorin (alors vice-président d'EADS-NDLR) a évoqué un compte couplé sur un certain Bocsa le liant à Nicolas Sarkozy", a-t-il précisé.

Les noms de Bocsa et Nagy, patronymes hongrois de Nicolas Sarkozy, figuraient parmi des centaines d'autres sur les listes produites déjà fin 2003 par Jean-Louis Gergorin et sur lesquelles Rondot avait commencé à enquêter.

Villepin a dit ce 9 janvier agir sur instructions du président Jacques Chirac, selon le général, qui dit avoir cherché à voir ce dernier mais sans succès.

Le militaire s'est senti manipulé. "On me confie une enquête et je vois débarquer Dominique de Villepin, je ne dis pas qu'il s'empare de cette affaire mais au minimum il s'y intéresse et donne des instructions. Donc, on se sert de moi", a-t-il dit.

"JE N'AI PAS UN QI DE PÉTONCLE !"

Philippe Rondot a affirmé que Dominique de Villepin l'avait appelé au téléphone en mars 2004 pour qu'il demande la remise en liberté d'Imad Lahoud, auteur présumé des faux listings, alors en garde à vue pour une autre affaire.

Rondot a par ailleurs confirmé que de Villepin lui avait dit en juillet 2004 à propos de l'affaire: "Si nous apparaissons, le président de la République et moi, nous sautons".

Enfin, le militaire a expliqué que le ministre lui avait "donné son accord" pour détruire des notes synthétiques sur l'affaire, quand la supercherie a été démontrée.

Cette déposition est gênante pour Dominique de Villepin, poursuivi pour "complicité de dénonciation calomnieuse" et qui nie la réalité de tous ces épisodes.

Le général Rondot a rapporté de surcroit que Jean-Louis Gergorin lui avait dit en avril 2004 avoir transmis les listings au juge financier Renaud Van Ruymbeke - l'acte constitutif de la "dénonciation calomnieuse" - sur demande de Dominique de Villepin.

Selon lui, c'est en juillet 2004 que Dominique de Villepin a reçu un rapport de sa part catégorique sur la falsification, mais il aurait souhaité néanmoins poursuivre l'enquête.

Philippe Rondot a défendu son rôle dans l'affaire. "Je sais qu'en France, les militaires n'ont pas bonne réputation (...) Tout de même, je n'ai pas un QI de pétoncle !", a-t-il dit.

La défense de Dominique de Villepin, questionnant le général Rondot, a fait apparaître que selon le témoin, rien ne permettait de dire que l'ex-Premier ministre savait que les listings étaient faux, avant juillet 2004, ce qui exclurait toute dénonciation calomnieuse de sa part.

Me Gabriel Metzner, avocat de Dominique de Villepin, a lu aussi cette autre note personnelle prise par le général Rondot le 3 mai 2004 : "confirmation de la volonté de Nicolas Sarkozy de pulvériser Dominique de Villepin". C'est Imad Lahoud a qui a dit cela, a expliqué le général Rondot.

Imad Lahoud disait alors avoir rencontré Nicolas Sarkozy. Sur ses notes, le général a aussi noté au même moment : "contact Madhi (Lahoud-NDLR)-Sarko. Retournement, effet boomerang". Edité par Yves Clarisse et Jean-Loup Fiévet

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13/10/2009 11:08 la-Croix.fr Yves Bertrand nie toute implication dans l’affaire Clearstream

L’ancien patron des Renseignements généraux a été entendu lundi 12 octobre comme témoin dans le procès Clearstream

Le procès Clearstream tourne presque au vaudeville. C’est au tour d’Yves Bertrand de témoigner. L’ancien patron des Renseignements généraux (RG) prête serment à la demande du président, lève la main droite et dis : « Je le jure. » Et ajoute, ce qui n’est pas prévu : « Je dirai toute la vérité ! », suscitant des rires dans la salle.

Bertrand demande ensuite à s’asseoir, pour des raisons médicales. Petit homme trapu, à l’air à la fois buté et malin, cheveux blancs coupés court et petites lunettes posées sur le nez, il fait face au tribunal, très à l’aise. « Alors, commence-t il avec son accent chantant et sa gouaille, sur l’affaire Clearstream, puisque nous sommes dans le procès Clearstream… »

Mi-amusé, mi-agacé, le président Pauthe a du mal à canaliser son témoin. L’ancien patron des RG a été cité par l’une des parties civiles, l’avocat fiscaliste Alain Guilloux. Ce dernier le soupçonne d’avoir participé à la manipulation. De son côté, Nicolas Sarkozy a toujours pensé que l’ancien conseiller de Jacques Chirac à l’Élysée, Philippe Massoni, et l’ex-patron des RG formaient un « cabinet noir » destiné à empêcher son ascension vers l’Élysée.

« Sur ces listings, on trouve tout et le contraire de tout »

Yves Bertrand nie toute implication. Il explique qu’un journaliste lui a montré un « listing authentique » provenant de la chambre de compensation luxembourgeoise « fin 2003, début 2004 ». « Il n’y avait rien d’intéressant, assure Bertrand. Pas de noms de personnalités politiques ou économiques susceptibles de m’intéresser. Sinon, j’aurais rendu compte à ma hiérarchie. » Yves Bertrand, qui a quitté la DCRG en janvier 2004, affirme qu’il n’a plus entendu parler de Clearstream jusqu’à ce que l’affaire sorte dans la presse, en juillet 2004.

Le président Pauthe : « Comment expliquez-vous que des noms qui apparaissent sur ces listings se trouvent aussi dans vos carnets (NDLR : saisis pendant l’enquête) ? » Bertrand : « Que voulez-vous que je vous réponde ? S’ils se trouvent dans mes carnets, c’est qu’ils étaient liés à d’autres affaires… Je ne parle pas de l’abbé Pierre ou de Sœur Emmanuelle. Je parle de personnes qui ont un certain profil… » Plus loin, il assure : « Je ne suis pour rien dans les faux. Sur ces listings, on trouve tout et le contraire de tout. On se croirait dans le film Louis la Brocante… ! » Nouveaux rires dans la salle.

Le président l’interroge ensuite sur la scène décrite par Imad Lahoud au début de ce procès. Le mathématicien affirme s’être rendu dans le bureau d’Yves Bertrand au ministère de l’intérieur, avec Jean-Louis Gergorin, pour y introduire, sur la pression de celui-ci, les noms de Nagy et Bocsa : « Jean-Louis Gergorin me harcelait pour faire ça. Il était hystérique, prétend Imad Lahoud, j’avais du mal à dire non. »

Le président tente de maîtriser le témoin

L’ancien numéro deux d’EADS dément. Yves Bertrand aussi. « Une fable totale et rocambolesque, dit-il. Je n’ai jamais rencontré Lahoud. » Il se retourne vers le prévenu : « Vous m’avez rencontré, dites-moi ? » Pauthe tente de maîtriser le témoin : « Non, non, adressez-vous au tribunal ! » Bertrand : « Monsieur le Président, m’autorisez-vous à poser une question ? S’il est venu, qu’il décrive mon bureau ! »

Interrogé, Imad Lahoud dit qu’il s’est trouvé dans un « bureau banal » dont il ne garde aucun souvenir précis. «Les affabulateurs et les mythomanes sont des gens dangereux, glisse Bertrand . Ils peuvent vous conduire dans des prétoires!» Solenn de ROYER

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Affaire Jean Sarkozy Rama Yade attaque l'AFP Par LEXPRESS.fr, publié le 16/10/2009 17:28 - mis à jour le 16/10/2009 18:44

La secrétaire d'Etat aux sports a démenti les propos qui lui ont été attribués par l'AFP. Elle dit n'avoir pas critiqué l'arrivée du fils de chef de l'Etat à la présidence de l'Epad. La Secrétaire d'Etat aux sports se défend face à l'AFP. Invitée mercredi sur TV5 Monde, elle avait évoqué plusieurs sujets d'actualité comme la polémique autour de la venue de Jean Sarkozy à la tête de l'Epad et l'affaire Polanski.

Une dépêche AFP est alors diffusée reprenant plusieurs propos de la secrétaire d'Etat. Le dépêche dit notamment: "La secrétaire d'Etat aux sports, Rama Yade a souligné, à propos des polémiques sur les ambitions de Jean Sarkozy et sur les écrits de Frédéric Mitterrand, qu'il ne fallait pas donner à l'opinion le sentiment d''une coupure entre les élites et les petits'".

L'AFP lui attribue aussi ces propos: "Nous n'aurions pas intérêt à laisser le Front national profiter de ce contexte-là pour se remettre en selle et vouloir incarner la majorité silencieuse."

"Une instrumentalisation pure et simple"

Des propos que dément Rama Yade. Dans un communiqué diffusé ce vendredi, elle parle d'une dépêche"manifestement destiné(e) à entretenir la polémique" et qui "traduit une instrumentalisation pure et simple" de ses propos. Selon elle, ses dires sur la "coupure entre les élites et les petits" "portaient uniquement" sur l'affaire Polanski.

Philippe Massonet, directeur de l'information de l'AFP, a répliqué: "Il n'y a eu ni mensonge ni volonté d'entretenir la polémique. L'AFP a cité des propos de Mme Yade qui était interrogée sur la controverse autour de Jean Sarkozy."

Ce n'est pas la première fois que la majorité attaque l'agence. En mai 2008, le porte-parole de l'UMP Frédéric Lefebvre avait accusé l'AFP de ne pas reprendre ses communiqués.

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Julien Dray admet la «légitimité» de Jean Sarkozy leparisien.fr 13.10.2009, 12h01 | Mise à jour : 12h17

A contre-courant de certaines figures du parti socialiste, Julien Dray estime que la polémique a assez duré autour de l'éventuelle candidature de Jean Sarkozy à la présidence de La Défense. «Je n'aime pas ces curées-là, parce que j'en ai été victime et quand on est victime de cela on se rend compte de ce que cela veut dire», a déclaré le député de l'Essonne mardi matin sur Canal +.

«A partir du moment où des électrices et des électeurs ont accepté de l'élire conseiller général des Hauts-de-Seine, il a une légitimité et il peut prétendre à toutes les fonctions», a-t-il ajouté.Julien Dray considère que Jean Sarkozy est «en train de payer malheureusement à ses dépens le fait que depuis quelques mois, l'ensemble des nominations posent problème parce qu'elles donnent le sentiment de l'installation d'une sorte de toile d'araignée (du pouvoir, ndlr) (...) C'est un peu injuste parce que le procès qui lui est fait c'est finalement qu'il s'appelle Sarkozy et qu'il a 23 ans», a-t-il ajouté.

«Il faut juger Jean Sarkozy sur les actes»

«Je dis à tous ceux qui sont en train de s'en prendre à Jean Sarkozy qu'ils ont peut-être mon âge, donc des enfants, et que demain leurs enfants vont aussi peut-être être amenés à faire de la politique et qu'ils n'aimeront pas les uns et les autres que parce qu'ils portent un nom, dès le départ, ils soient victimes d'une sorte de cabale».

«Il faut juger Jean Sarkozy sur les actes: soit il sera un bon président de l'Epad, tant mieux pour l'Epad et tant mieux pour lui, soit il ne sera pas un bon président de l'Epad et on pourra le juger là-dessus», a conclu Julien Dray, estimant qu'«il a visiblement quand même un certain talent».

Par ailleurs, le député PS de l'Essonne a annoncé qu'il était candidat aux élections régionales en Ile-de-France. «Je suis candidat, ce sont les militants qui vont décider, on va discuter, mais je serai dans la bataille (...) Je ne suis pas prêt à renoncer à quoi que ce soit», a-t-il insisté.

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Affaire Clearstream Pérol dément tout soutien à Imad Lahoud Par Jean-Marie Pontaut, publié le 21/10/2009 12:30 - mis à jour le 21/10/2009 16:16

En marge du procès Clearstream, Nathanaël Majster, ancien magistrat spécialisé dans les dossiers financiers, dénonce le soutien dont aurait bénéficié l'informaticien franco-libanais auprès d'un proche de Nicolas Sarkozy, François Pérol. Ce dernier dément.

Imad Lahoud, personnage clef de l'affaire Clearstream, a-t-il bénéficié du soutien de membres de la haute administration française proches du pouvoir?

Un homme, qui est à l'origine de ses premiers ennuis judiciaires, en est convaincu. Nathanaël Majster, 42 ans, avait été détaché de la magistrature en 1999 pour devenir chef de mission à la Commission des opérations de Bourse (la COB, devenue, depuis, l'AMF).

C'est dans ce cadre qu'il a eu à enquêter sur l'informaticien d'origine libanaise. Il lui reproche aujourd'hui d'entretenir des liens avec un proche de Nicolas Sarkozy, François Pérol, patron du groupe Banques populaires Caisses d'épargne (BPCE). Interrogé par LEXPRESS.fr, ce dernier conteste vigoureusement ces accusations et y voit la "calomnie" de Majster, récemment révoqué de BPCE.

Selon celui-ci, l'histoire commence en juin 2000, à la COB. "A cette époque, raconte Nathanaël Majster, on me confie l'enquête sur le fonds d'investissement Volter Fund Limited, situé dans les îles Vierges britanniques, qui dépend de la société HL Gestion. Créé en 1997, ce fonds, qui avait reçu l'agrément de la COB, était dirigé par François Heilbronner, un inspecteur des finances, proche du président Jacques Chirac, et par son gendre, Imad Lahoud.
Nous savions que ce dernier avait épousé la fille de Heilbronner, elle-même brillante inspectrice des finances. L'enquête, ouverte à la suite des plaintes de gros épargnants institutionnels, révèle alors que plus de 40 millions de dollars [soit presque 27 millions d'euros] ont disparu sans laisser de traces."

Le 11 septembre 2000, l'enquêteur remet son rapport. Il affirme "démontrer les escroqueries commises par Lahoud" et met en doute l'agrément accordé par la COB. "J'indiquais qu'il avait été certainement donné dans des conditions irrégulières, puisque le fonds ne disposait d'aucun dépositaire; autrement dit, aucune institution bancaire ne garantissait l'existence, le dépôt ou la restitution des sommes évaporées."

Autre découverte: la personne qui a géré ce dossier à la COB serait, selon Majster, une amie de l'épouse de Lahoud, Nathalie Guggenheim, mariée à un haut fonctionnaire, François Pérol. Ce dernier deviendra par la suite directeur adjoint du cabinet de Nicolas Sarkozy au ministère des Finances (2004), puis secrétaire général adjoint de l'Elysée (2007-2009). Il dirige désormais le groupe BPCE, où il a été nommé dans des conditions controversées.

Lahoud était très proche des services de renseignement libanais

Qu'est devenu l'argent du fonds Volter? "Je m'étonne qu'on n'ait pas recherché sa destination, poursuit l'ancien magistrat. Nous disposions pourtant, à la COB, d'informations indiquant que Lahoud était très proche, par son père et son parrain, des services de renseignement libanais et que cela pouvait être une piste de recherche."

Les années ont passé. Imad Lahoud, emporté entre-temps par la tourmente Clearstream, n'a jamais été condamné dans ce dossier, qui est toujours à l'instruction. Cela n'a pas empêché Nathanaël Majster de suivre son parcours. "Ses relations haut placées ne faisaient que croître, notamment avec François Pérol, explique-t-il. Du coup, j'ai préféré me mettre en disponibilité de la magistrature pour devenir conseiller juridique de Charles Milhaud, président des Caisses d'épargne. Juste avant de partir, et de céder justement la place à Pérol, Charles Milhaud m'a nommé à la tête d'une filiale au Maroc. Quelques mois après son arrivée à la direction du groupe, et bien que le conseil d'administration n'eût rien à redire à ma gestion, Pérol a diligenté, par-dessus la tête du conseil et de son président, trois inspecteurs chargés de m'imputer une faute. Et l'on m'a révoqué, le 8 octobre."

Imad Lahoud, personnage clef de l'affaire Clearstream, a-t-il bénéficié du soutien de membres de la haute administration française proches du pouvoir?

Nathanaël Majster assure que son éviction est due à ce qu'il appelle les "liens toujours serrés" entre Lahoud et Pérol, et au "contexte du procès Clearstream". "Mes sources me signalent la volonté de Lahoud que le dossier HL Gestion ressorte aujourd'hui, nous indique-t-il. Pour lui, c'est une manière de rappeler sa force de frappe, ses liens avec les services secrets, les milieux d'affaires et les commis de l'Etat au plus haut niveau."

François Pérol s'insurge contre ces propos qu'il qualifie de "mensonges". Sa réaction intervient alors que son nom est souvent cité lors du procès Clearstream. Le 9 octobre, l'avocat de Dominique de Villepin, Me Olivier Metzner, s'était étonné du fait qu'un "haut commis de l'Etat [François Pérol]" soit allé "dîner 15 fois avec un gars [Imad Lahoud] soupçonné d'avoir piqué 42 millions de dollars". Se référant à des informations du site Mediapart, l'avocat s'était interrogé sur les liens entre les dossiers Volter et Clearstream.

Pérol : "On cherche à me nuire"

"Ce monsieur est un menteur." François Pérol est catégorique. Le directeur général du groupe Banques populaires Caisses d'épargne (BPCE) se dit victime d'une opération de déstabilisation et de calomnie de la part de Nathanaël Majster, ancien magistrat de la Commission des opérations de Bourse (COB), devenu directeur d'une filiale immobilière du groupe BPCE au Maroc.

Pour étayer sa démonstration, l'ancien secrétaire général adjoint de l'Elysée s'appuie d'abord sur la chronologie. En 1997, la COB donne l'agrément au fonds Volter, dont Imad Lahoud, personnage clef de l'affaire Clearstream, est l'un des dirigeants. Nathalie Guggenheim, aujourd'hui épouse de François Pérol, est alors au service de gestion de la COB. Pour Majster, la preuve est faite: elle est intervenue en faveur de Lahoud, car elle entretient des relations d'amitié avec l'épouse de celui-ci.

Seulement voilà, à la date évoquée par Majster, Nathalie Guggenheim ne connaît pas encore son futur mari, pas plus que le couple Lahoud. "C'est bien la démonstration qu'il s'agit d'une machination aberrante", explique à L'Express François Pérol. De fait, les liens entre les époux Pérol et le couple Lahoud sont plus tardifs et ont cessé en 2005.

L'ancien conseiller du président affirme en outre que lui-même n'avait jamais rencontré Majster avant sa nomination à la tête de la BPCE, en mars 2009. Cette désignation avait suscité une controverse en raison des fonctions à l'Elysée de François Pérol. "Majster est alors venu me voir, raconte Pérol, pour me proposer ses services dans cette polémique avec l'aide d'un célèbre avocat de la place. Son ton était presque menaçant. Je l'ai courtoisement éconduit." Par la suite, la gestion par Majster de la filiale marocaine a été entachée de fautes lourdes. Ce dernier s'était notamment engagé, sans l'autorisation nécessaire, dans des opérations immobilières qu'il n'avait pas le droit de réaliser. Ces faits ont provoqué sa révocation.

"A travers ma femme, conclut François Pérol, très indigné, on cherche à me nuire par un montage scandaleux." Il compte d'ailleurs porter plainte.

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L'Allemagne 20 ans plus tard
Publié le 10 novembre 2009 à 06h11 | Mis à jour le 10 novembre 2009 à 06h12 Claude Picher La Presse (Montréal)

Les Allemands fêtent le 20e anniversaire de la chute du mur de Berlin, et ces célébrations reçoivent une énorme attention médiatique. Il y a de quoi: la chute du mur demeure le symbole le plus puissant de l'effondrement de l'empire soviétique.
De fait, moins d'un an plus tard, les deux Allemagnes, séparées par le rideau de fer pendant 40 ans, allaient de nouveau être réunies.

En 1989, tous les espoirs étaient permis.

L'Allemagne de l'Ouest formait déjà une puissance économique, commerciale et financière de premier plan. L'Allemagne de l'Est apparaissait aux yeux des économistes occidentaux comme le plus avancé des pays communistes. À l'époque, on ne pouvait qu'imaginer quel géant sortirait de cette réunification.

Mais les choses ne se sont pas passées comme prévu.

Certes, 20 ans plus tard, l'Allemagne demeure un acteur économique de première importance. Mais à l'intérieur même de l'Allemagne, il existe toujours un fossé entre l'Ouest et l'Est.
D'abord, la crevasse démographique: depuis la réunification, Berlin-Est et les cinq États qui correspondent à l'ancienne Allemagne de l'Est, la très mal nommée République démocratique, ont perdu 12% de leur population, principalement au profit de l'Allemagne de l'Ouest. C'est une véritable saignée.

Pourtant, le régime de terreur établi par la redoutable Stasi est bel et bien disparu, et les Allemands de l'Est jouissent depuis deux décennies des mêmes droits démocratiques que leurs frères de l'Ouest. Ils n'auraient donc, en principe, plus aucune raison de fuir un régime qui n'est plus qu'un mauvais souvenir.

L'exode s'explique essentiellement par les conditions économiques beaucoup plus difficiles à l'Est.

Pourtant, la riche Allemagne de l'Ouest n'a pas ménagé les efforts pour aider les États pauvres de l'Est. En 20 ans, au rythme moyen de 150 milliards pas année (tous les montants, dans cette chronique, sont exprimés en dollars américains), pas moins de 3000 milliards de dollars ont été transférés à l'Est pour améliorer les infrastructures, construire des logements décents, moderniser les installations industrielles, soutenir le commerce, relancer le système bancaire. Et il est prévu que l'aide se poursuivra jusqu'en 2019.

Malgré cette avalanche, l'économie de l'ex-Allemagne de l'Est continue de traîner la patte.

En 2008, le produit intérieur brut (PIB) par habitant se situait à 44 900$ dans l'ensemble de l'Allemagne. Or, ce montant n'atteignait que 32 400$ à l'Est, comparativement à 47 600$ à l'Ouest. L'écart est considérable.

Disparités régionales

Il existe aussi d'importantes disparités régionales. Ainsi, en Mecklembourg-Poméranie, le plus pauvre des États allemands (situé comme de raison en ex-Allemagne de l'Est), le PIB par habitant n'atteint que 29 900$, comparativement à 78 900$ à Hambourg, le plus riche des États allemands. À l'intérieur du même pays! Ici, on ne parle plus de fossé, mais d'abîme.
Même chose pour le taux de chômage: 6,2% à l'Ouest, 12,7% à l'Est.

Pourquoi de tels écarts subsistent-ils, 20 ans après la chute du mur?

En 1989, l'Allemagne de l'Est était loin d'être aussi avancée que ne le croyaient les Occidentaux. Cette méprise découle surtout des comptes nationaux tordus des pays communistes. L'Allemagne de l'Est ne mesurait pas la taille de son économie en calculant le PIB, mais en utilisant un autre outil, le produit matériel net (PMN), lui-même dérivé du produit social global (PSG). Ces méthodes absconses avaient entre autres pour effet détestable de comptabiliser certaines productions en double, voire en triple.

En outre, le mark est-allemand n'était pas convertible, c'est-à-dire qu'il n'avait aucune valeur en dehors de ses frontières. Les économistes occidentaux de-vaient s'arracher les cheveux pour tenter de convertir le PMN en PIB au meilleur de leur connaissance, tâche d'autant plus périlleuse qu'ils n'avaient aucune idée de la valeur réelle du mark est-allemand.

Finalement, tous, y compris les spécialistes ouest-allemands, se sont fait royalement avoir. Comme les performances étonnantes de ses athlètes olympiques, la supposée puissance économique de la République «démocratique» ne reposait que sur du vent et des mensonges. Lors de la réunification, la Bundesbank (l'équivalent allemand de la Banque du Canada) a échangé le mark est-allemand sur une base de parité avec le mark ouest-allemand. On s'est aperçu plus tard que le mark est-allemand valait à peine 10% de sa contrepartie de l'Ouest.

Dans ces conditions, on comprend que les grands espoirs de 1989 se soient vite transformés en désillusions. On s'est vite aperçu qu'il faudra beaucoup plus de temps que prévu pour sortir l'Est du trou.

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Nicolas Sarkozy et Angela Merkel commémorent ensemble l'armistice du 11-Novembre AP | 11.11.2009 | 14:20

Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont ravivé mercredi matin la flamme du soldat inconnu sous l'Arc de Triomphe: un "geste historique" salué par le président français qui a voulu transformer les commémorations de l'armistice de la guerre 1914-1918 en journée de l'amitié franco-allemande, avec la présence, pour la première fois, d'un chef de gouvernement allemand.

Deux jours après le 20e anniversaire de la chute du mur de Berlin, où les dirigeants étaient côte à côte devant la porte de Brandebourg, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont remonté ensemble mercredi les Champs-Elysées avant de passer en revue les troupes françaises et allemandes installées autour de la place de l'Etoile. Puis de déposer des gerbes sur la tombe du soldat inconnu, avec deux élèves du Lycée franco-allemand de Buc (Yvelines), et de raviver la flamme.

"En ranimant ensemble la flamme du souvenir, nous avons exprimé symboliquement, Madame la Chancelière, la volonté commune de nos deux peuples de garder à jamais vivant ce souvenir dans leur coeur", a déclaré ensuite Nicolas Sarkozy devant des soldats français et allemands, d'anciens combattants et des élèves des deux pays, ainsi que devant le Premier ministre, François Fillon, l'ancien président Valéry Giscard d'Estaing ou encore son épouse Carla Bruni-Sarkozy.

"En ce 11 novembre, nous ne commémorons pas la victoire d'un peuple contre un autre, mais une épreuve qui fut aussi terrible pour l'un comme pour l'autre", a souligné le président de la République regrettant que les deux pays n'aient pas su faire la paix en 1918 "non seulement parce que les vainqueurs manquèrent de générosité, mais aussi parce qu'ils refusèrent de voir le destin tragique qui les liait aux vaincus et que l'indicible horreur de la guerre venait de révéler".

"Nous sommes ici réunis en toute conscience de notre histoire, qui nous lie, Français et Allemands, depuis des siècles, aux périodes heureuses comme aux périodes sombres. Nous n'oublierons jamais à quel point les Français ont dû souffrir à cause des Allemands durant la première moitié du XXe siècle", lui a répondu la Chancelière. "Il existe cependant une force qui peut nous aider à supporter les événements qui ont eu lieu: c'est la force de la réconciliation. D'elle peut naître la confiance, et même l'amitié", a ajouté la Chancelière.

"Profondément émue" par la cérémonie, la Chancelière a insisté sur le rôle déterminant de l'Europe et de l'amitié franco-allemande en Europe pour maintenir la paix et la prospérité. "Ensemble, nous avons accompli bien de choses en Europe et pour l'Europe: aujourd'hui, nous ne sommes plus séparés par des frontières. Nous utilisons la même monnaie. Nos soldats risquent leur vie ensemble, côte à côte, pour défendre notre sécurité", a insisté Mme Merkel qualifiant la relation franco-allemande d'"unique".

Vingt-cinq ans après l'image mythique de François Mitterrand et Helmut Kohl se tenant la main lors de la 70e commémoration de la bataille de Verdun, sur le lieu même de la bataille la plus meurtrière de la Première guerre mondiale, le 22 septembre 1984, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont probablement voulu marquer les esprits par un nouveau symbole.

Nicolas Sarkozy a également rendu hommage aux poilus et notamment au dernier d'entre eux, Lazare Ponticelli, décédé en mars 2008. "Il était un parmi des millions, connus ou inconnus, qui pendant quatre ans se sont battus dans la boue infecte des tranchées, accablés et fatigués, la peur au ventre, tuant pour ne pas être tués", a martelé le chef de l'Etat.

Pour terminer la cérémonie, les choeurs de l'armée ont chanté l'"Hymne à la joie" pour symboliser l'Europe. La Chancelière et le président ont ensuite serré les mains de plusieurs spectateurs et répondu aux questions de la presse avant que le couple présidentiel ne regagne l'Elysée en voiture, Angela Merkel partant dans sa voiture. AP

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Rama Yade fait plier la majorité pour les régionales De Philippe ZYGEL (AFP) – 23 novembre 2009 9.00

PARIS — Régulièrement rappelée à l'ordre pour son manque de sens "collectif", Rama Yade a tenu bon et fait plier la majorité en imposant sa volonté de se présenter dans les Hauts-de-Seine pour les régionales de mars en Ile-de-France.

Les réticences de la secrétaire d'Etat aux Sports, pressentie dans le Val-d'Oise, avaient agacé jusqu'à l'Elysée, où avait germé l'idée de son implantation dans ce département populaire, dépourvu de personnalités.

S'insurgeant contre un "parachutage ethnique", la jeune femme d'origine africaine a maintenu son souhait de conforter son implantation dans les Hauts-de-Seine, où elle a récemment ouvert une permanence dans la municipalité socialiste de Colombes, dont elle est élue d'opposition depuis 2008.

Chef de file de la majorité présidentielle en Ile-de-France, Valérie Pécresse, qui a longtemps tenté de la convaincre de se frotter à un "baptême du feu" dans le Val-d'Oise, a fait marche arrière.

"Nous sommes tous d'accord pour dire que c'est plus cohérent pour Rama d'aller dans les Hauts-de-Seine", a annoncé lundi la ministre de l'Enseignement supérieur, qui l'a choisie comme porte-parole.

Mme Yade sera en deuxième position sur la liste départementale dirigée par le député Nouveau Centre André Santini, dont la désignation a permis de sceller un accord UMP/NC en Ile-de-France.

"C'est très bien parce qu'elle s'investira à fond dans cette campagne", a-t-elle poursuivi, s'efforçant de dédramatiser la polémique autour de sa collègue de 32 ans, qui a déjà provoqué l'ire présidentielle après son refus de se présenter aux européennes.

Sa collègue à la Famille, Nadine Morano, proche de Sarkozy, avait relayé avec fracas ce mécontentement, en appelant Rama Yade à respecter "la stratégie collective".

"Quand on est ministre, il faut aussi aller au feu sur le terrain", avait ajouté dit le sénateur Jean-Claude Gaudin, président de la commission des investitures de l'UMP.

En privé, on reconnaît dans la majorité que ce revirement dans l'"affaire Yade" obéit à la cuisine électorale interne. "On ne pouvait pas faire autrement, d'abord parce que les élus du Val-d'Oise lui étaient très hostiles", dit à l'AFP un responsable de l'UMP.

"Ensuite, notre parti avait besoin d'une forte personnalité en numéro deux dans les Hauts-de-Seine, car il ne faut pas qu'un éventuel succès soit attribué seulement à Santini", ajoute-t-il.

Le porte-parole Frédéric Lefebvre a déclaré lundi faire partie de ceux qui "pensent que Rama Yade est un atout pour les Hauts-de-Seine".

C'est là sans doute que réside son principal argument: la popularité insolente de la benjamine du gouvernement, sacrée personnalité politique préférée des Français pour le quatrième mois consécutif dans le baromètre Ipsos/Paris Match.

"On a absolument besoin de Rama pour les régionales, s'en priver serait une grave erreur", déclarait récemment un cadre de l'UMP, en pariant sur un scrutin très serré en Ile-de-France.

A long terme, la droite pourrait miser aux législatives sur la secrétaire d'Etat qui veut profiter de son implantation à Colombes pour y défier le député communiste Roland Muzeau.

"Elle souhaite s'installer dans cette circonscription, la reprendre, c'est un combat politique extrêmement difficile", a rappelé Mme Pécresse.

Le pari risque d'être à double tranchant pour Rama Yade qui confie n'avoir "plus envie de jouer les seconds rôles".

En cas d'échec, à commencer par les régionales, les couteaux ne devraient pas tarder à ressortir.

"Elle n?a jamais prouvé sa capacité politique", déclare un ministre, persuadé que l'ancienne protégée de Nicolas Sarkozy va "gicler au prochain remaniement".

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Carla Bruni accepte de tourner pour Woody Allen Par Ludmilla INTRAVAIA le 24 novembre 2009 à 10:22 TF1 News

Invitée de Canal +, lundi soir (23 novembre 2009), l'épouse du chef de l'Etat a confirmé avoir "dit oui" au cinéaste pour son prochain film. Elle s'est également confiée sur son mari et sur les polémiques du moment.

Carla Bruni-Sarkozy a annoncé avoir accepté la proposition du cinéaste Woody Allen de tourner dans son prochain film. "Il m'a proposé de tourner dans son prochain film. Je ne sais pas pour quel rôle mais j'ai dit oui", a déclaré l'épouse du chef de l'Etat, lundi soir, sur Canal +. "Je fais tout un peu à l'aveugle, sinon je ne ferais rien", a-t-elle confié sur le plateau du Grand journal de Canal +.

"Je ne suis pas du tout actrice. Peut-être que je serai absolument nulle mais je ne peux pas, dans ma vie, louper une occasion comme ça. Quand je serai grand-mère, je voudrais avoir fait un film avec Woody Allen", a-t-elle ajouté. Carla Bruni-Sarkozy a estimé que c'était une occasion "franchement fantastique même si (elle) n'est absolument pas actrice", a-t-elle répété. "Woody Allen m'a gentiment demandé de ne pas faire de film avant le sien. Si jamais ça se concrétise, ce sera une expérience pour moi", a-t-elle conclu.

"Mon mari fait ce qu'il veut"

Carla Bruni-Sarkozi était invité sur le plateau du Grand Journal, en compagnie d'Harry Connick JR, avec lequel elle a interprété, en duo live, une chanson des Beatles And I love her. Ce titre est un bonus de l'album de reprises du chanteur Your songs, enregistrée le 18 septembre dernier. Carla Bruni-Sarkozy a expliqué que son époux était passé la voir, en studio, à cette occasion : "Mon mari vient parce que cela lui fait du bien de voir mon métier, d'écouter de la musique et de découvrir les gens avec qui je travaille, pendant une heure. Enfin, une heure, non. Il est resté une demi-heure, le pauvre."

Carla Bruni-Sarkozy a répondu aux questions de l'animateur de l'émission, Michel Denisot, sur l'influence éventuelle qu'elle pourrait avoir sur le chef de l'Etat. D'après elle, si elle l'influence, "ce n'est pas dans son travail". "Dans les autres domaines, oui, sans doute", souligne-t-elle, répondant également à une question de la journaliste Ariane Massenet sur "le régime de cet été" de son époux. "Je ne mets personne au régime", déclare-t-elle, précisant : "Je suis moi-même très peu modérée. Je n'impose pas de régime à mes proches et à mon entourage." En parlant de son époux Nicolas Sarkozy, Carla Bruni observe : "Il est grand, il fait ce qu'il veut tout seul." "Je veux habiter chez elle" a enchérit Harry Connick JR.

Carla Bruni Sarkozy a, enfin, réagit sur plusieurs polémiques qui suscitent l'intérêt des Français, pour l'instant. Sur les propos de l'écrivain Marie Ndiaye (voir l'article "Cet élu UMP qui veut museler les prix Goncourt, ici), la première dame de France estime que "tout le monde a le droit de dire ce qu'il pense et que la moindre censure est inacceptable". Sur les déclarations de l'homme d'affaires Pierre Bergé sur le Téléthon (voir l'article '"Le Téléthon parasite la générosité des Français", selon Pierre Bergé', ici), Carla Bruni-Sarkozy explique : "Il me semble que le Téléthon est fait par de très honnêtes gens, que le Sidaction est fait par de très honnêtes gens. J'ai toujours participé aux deux, en tant qu'artiste et dans ma nouvelle fonction." Sur la main de Thierry Henry (voir l'article "L'Irlande veut rejouer le match", ici), elle souligne : "Il y a des règles. L'arbitre ne l'a pas vu. Pas vu, pas pris."

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Sarkozy déçu par son «copain» Obama
Le chef de l’Etat français espérait entretenir un dialogue privilégié avec son homologue américain. Mais leur relation est marquée par une réelle froideur.
Frédéric Gerschel et Nathalie Schuck | 26.11.2009, 07h00 Le Parisien

Nicolas SARKOZY aurait tant voulu construire une relation privilégiée avec Barack Obama. Pouvoir lui téléphoner quand il le souhaite, le rencontrer régulièrement en tête à tête lors des sommets internationaux, échanger idées et stratégies. « Quand Obama sera en fonction, je le vois plutôt comme une aide que comme un problème. Vous avez vu le monde, il est vaste, on peut être deux, trois ou quatre », disait-t-il à son propos, début 2009.
Mais, depuis l’installation du président américain à la Maison-Blanche, le locataire de l’Elysée a dû se faire une raison : il est traité comme un leader parmi d’autres, ni plus ni moins. « Au début, cela l’a affecté, reconnaît un proche. Maintenant, il en a pris son parti, mais une forme d’irritation persiste encore. »

Le chef de l’Etat trouve que l’opinion internationale est bien trop clémente envers Obama qui, pour l’instant, n’a pas montré grand-chose. En privé, Sarkozy ne loupe pas une occasion d’égratigner le président américain, celui qu’il appelait son « copain » pendant la campagne présidentielle. Au début du mois, devant quelques journalistes, il se lâche : « Obama est au pouvoir depuis un an et il a déjà perdu trois élections partielles. Moi, j’ai gagné deux législatives et les européennes. Qu’est-ce qu’on aurait dit si j’avais perdu ? » Et d’ajouter à propos de la façon de gouverner de son homologue : « Le niveau de pression dans une société est le même, que vous fassiez une réforme ou dix. Mais, si vous n’en faites qu’une, la pression se met sur cette réforme. C’est ce qui se passe avec Obama et la réforme de la santé. »

Le président américain «est froid avec tout le monde, c’est dans sa nature »

Sur le plan international, les critiques de l’Elysée sont féroces. « Lui accorder le prix Nobel de la paix était une erreur, assène un conseiller. Sa politique de la main tendue vis-à-vis des pays jusqu’ici tenus à l’écart ne lui a valu que des claques en retour. La Corée du Nord, l’Iran : il n’a que des échecs. »

A quelques jours de l’ouverture du sommet de Copenhague (du 7 au 18 décembre), Paris trouve Washington bien trop timide au sujet de la lutte contre le réchauffement climatique. Hier pourtant, la Maison-Blanche a annoncé qu’Obama se rendrait le 9 décembre à Copenhague « afin de donner un élan aux négociations ». Nicolas Sarkozy, qui se rend aujourd’hui à Manaus (Brésil) et demain à Trinité-et-Tobago, dans les Caraïbes, veut convaincre les pays amazoniens et ceux du Commonwealth de faire pression sur les Etats-Unis. Avec comme objectif final une « réduction mondiale d’au moins 50 % d’ici à 2050 par rapport à 1990 » des émissions de gaz à effet de serre. Pas gagné.

Néanmoins, même si les frictions se multiplient, la guerre est loin d’être déclarée entre les deux pays. « Sur de nombreux dossiers antiterrorisme, traque policière, renseignement, retour des investisseurs en Irak , le couple Sarkozy-Obama fonctionne parfaitement, observe Nicole Bacharan, politologue, spécialiste de la relation franco-américaine. Pour Obama, Sarkozy reste un allié indispensable. Il est froid avec lui, mais il est froid avec tout le monde, c’est dans sa nature. »

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08.12.09 - 17:45 Thomas Nagant RTBF En plein débat sur "l'identité nationale", la France a accueilli le résultat de la votation suisse sur les minarets de manière très contrastée. Dans une tribune à paraître dans Le Monde du 9 décembre, le président français prend à son tour position.

C'est peu dire que le résultat du référendum suisse conduisant à l'interdiction des minarets a eu un fort impact en France. Entre un ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, se disant "un peu scandalisé", le secrétaire général du parti présidentiel de droite UMP disant ne pas croire qu'il faille "modifier les règlements d'urbanisme pour permettre qu'il y ait des minarets d'une certaine taille", ou encore un Front National ragaillardi, un certain désarroi était clairement perceptible dans la classe politique.

Dans l'opinion publique, ce balancement entre condamnations et compréhension, a manifestement contribué à un durcissement des attitudes. Un sondage Ifop publié par Le Figaro indique que 41% des Français seraient opposés à l'édification de mosquées lorsque des croyants musulmans le demandent, contre 19% qui y seraient favorables et 36% indifférents. Juste après le 11 septembre 2001, ils n'étaient encore que 22% à y être opposés. Opposition plus nette encore à la construction des minarets: ils seraient 46% à y être opposés et 40% à y être favorables.

"Le minaret vient heurter [un paysage culturel pétri de christianisme], pour imposer un pluralisme religieux, qui passe mal. Les Français, comme les Européens, ont une réaction souverainiste, une réticence à la mondialisation, économique, culturelle et religieuse", explique au Figaro le le sociologue des religions Jean-Paul Willaime dans une tentative de décodage de ce sondage.

Une intervention attendue et périlleuse

L'intervention du chef de l'Etat français était donc attendue. Et il marche sur des oeufs à quelques encablures à peine des élections régionales, qui pourraient voir le Front National reprendre des couleurs à la faveur du débat sur l'identité nationale et du débat créé par le vote surprise venu de Suisse.

S'exprimant dans Le Monde, Nicolas Sarkozy n'évite pas le fond du débat et rappelle les valeurs d'ouverture et de tolérance de la France, dans le "respect mutuel". Il rappelle d'ailleurs qu'il a été, à l'époque comme ministre de l'Intérieur, celui qui a créé le Conseil français du culte musulman.

D'emblée, Nicolas Sarkozy dit sa conviction que l'on ne peut répondre de manière tranchée à une question qui "touche à des choses aussi profondes". Il estime, pour éviter ce qu'il appelle des "malentendus douloureux" ou "un sentiment d'injustice", qu'un tel problème "doit pouvoir être résolu au cas par cas dans le respect des convictions et des croyances de chacun". C'est donc, pour lui, une fin de non-recevoir à ceux qui le pressent, y compris dans l'opinion, d'embrayer sur l'exemple suisse.

Mais immédiatement après, le président français stigmatise les "réactions excessives, parfois caricaturales" de "certains milieux médiatiques et politiques" français contre le choix des Suisses, y voyant une "méfiance viscérale pour tout ce qui vient du peuple". Il faut "essayer de comprendre", dit Nicolas Sarkozy, qui poursuit: "Au lieu de condamner sans appel le peuple suisse, essayons aussi de comprendre ce qu'il a voulu exprimer et ce que ressentent tant de peuples en Europe, y compris le peuple français."

Le métissage contre le communautarisme

Suspecté à l'avance par la gauche française de chercher à récupérer l'affaire des minarets dans la cadre du débat -très critiqué- qu'il a lui-même lancé sur l'identité nationale, Nicolas Sarkozy n'y va en effet pas par quatre chemins: "L'identité nationale c'est l'antidote au tribalisme et au communautarisme (...) Cette sourde menace que tant de gens dans nos vieilles nations européennes sentent, à tort ou à raison, peser sur leur identité, nous devons en parler tous ensemble de peur qu'à force d'être refoulé ce sentiment ne finisse par nourrir une terrible rancœur", assène-t-il tout en soulignant que les Suisses et les Français savent que "pour rester soi-même, il faut accepter de changer".

"Le métissage c'est la volonté de vivre ensemble. Le communautarisme c'est le choix de vivre séparément. Mais le métissage ce n'est pas la négation des identités, c'est pour chacun, vis-à-vis de l'autre, la reconnaissance, la compréhension et le respect", dit-il encore.

Au-delà, pour le président français, "respecter ceux qui arrivent" implique en retour de "respecter ceux qui accueillent", c'est-à-dire "s'efforcer de ne pas les heurter, de ne pas les choquer, c'est en respecter les valeurs, les convictions, les lois, les traditions, et les faire - au moins en partie - siennes".

Il rappelle enfin que "dans notre pays où la civilisation chrétienne a laissé une trace aussi profonde", ce qui apparaîtrait comme un défi à cet "héritage" serait voué à l'échec. Il en appelle dès lors les croyants à la pratique de leur culte avec "l'humble discrétion" qui témoigne à ses yeux du "respect fraternel" vis-à-vis de leurs concitoyens.

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Sommet sur le climat Copenhague : une aide de 7,2 milliards d'euros pour les pays pauvres Leparisien.fr | Réagir 11.12.2009, 14h51 | Mise à jour : 16h24

Voilà une annonce qui devrait faciliter les négociations au sommet de Copenhague sur le climat la semaine prochaine. Les pays de l'Union européenne ont décidé vendredi de verser une aide aux pays pauvres de 7,2 milliards d'euros sur trois ans, en 2010, 2011 et 2012, pour les aider à faire face à l'impact du réchauffement climatique. La contribution globale de la France sera de 1,26 milliard d'euros, a précisé Nicolas Sarkozy. Celle de Londres atteindra 1,32 milliard d'euros.

Cette aide pour mermettre de mettre en place des économies faiblement polluantes était un point d'achoppement important. «Cela dépasse ce qui pouvait être attendu de la part de l'UE, et est au-dessus en tout cas des évaluations qui avaient été faites il y a quelques mois», fixant un objectif de quelque 6 milliards d'euros, a déclaré le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso. Il a souligné que cette enveloppe serait particulièrement importante «pour les pays pauvres et vulnérables» d'Afrique.

Au final, les Européens vont contribuer à hauteur d'un tiers du total des aides mondiales immédiates prévues pour les pays pauvres, dans le cadre des négociations internationales en cours sur la lutte contre le réchauffement climatique.

«Mélange d'argent déjà programmé et d'argent frais»

Toutefois, certaines ONG se montrent sceptiques sur les promesses européennes, en soulignant qu'une partie des fonds sont en fait recyclés à partir de programmes d'aide nationaux au développement déjà budgétés.

«C'est un mélange d'argent déjà programmé et d'argent frais», a reconnu le Premier ministre suédois Fredrik Reinfeldt, qui préside l'UE.

Le chèque européen doit venir financer à la conférence de Copenhague un pot mondial d'aide aux pays pauvres, abondé par les seules nations riches, et évalué à 10 milliards de dollars par an pendant trois ans (soit près de 7 milliards d'euros par an).

A partir de 2013, un mécanisme pérenne doit prendre le relais, associant fonds publics et privés. Les besoins mondiaux sont évalués à 100 milliards de dollars d'ici 2020.

Par ailleurs, les Européens ont réaffirmé vendredi leur proposition de relever de 20% à 30% d'ici 2020, par rapport à 1990, leur objectif de réduction d'émission de gaz à effet de serre. Une condition : que les autres grands pays développés «fassent les mêmes contributions», a précisé Fredrik Reinfeldt, tout en soulignant que l'Europe ferait preuve de «flexibilité».

«L'objectif retenu par l'Europe c'est 30% de réduction en 2020, c'est la proposition que met l'Europe sur la table, bien sûr avec conditionnalité», a également déclaré le président français Nicolas Sarkozy.

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320 SDF morts depuis début 2009 leparisien.fr | Réagir 07.12.2009, 11h56 | Mise à jour : 13h06

Isabella, 28 ans, morte le 26 mai 2009 à Avignon, Yannick, 34 ans, mort le 13 octobre 2009 à Rennes... Au total, le collectif des Morts de la rue a dénombré 320 décès de sans domicile fixe (SDF) en France depuis le début de l'année 2009.

Au cours des deux dernières semaines, 14 personnes sont décédées dans la rue. Parmi elles, un homme de 40 ans, a été trouvé mort le 2 décembre sur un matelas dans un renfoncement d'immeuble à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), «Patoche», 40 ans, est décédé le 23 novembre près de l'Ecluse des Repentis dans le canal de l'Escaut à Valenciennes (Nord).

En 2008, l'association avait dénombré 399 décès de personnes effectivement mortes dans la rue, mais aussi des conséquences d'une vie «à la rue».

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LIPDUB Le clip des jeunes UMP est "dégoulinant de bêtise" NOUVELOBS.COM | 10.12.2009 | 16:53

L'ancien ministre Luc Ferry qualifie de "ridicule" et "consternant" le clip musical des jeunes de l'UMP, qui met en scène plusieurs membres du gouvernement (Lagarde, Darcos, Yade, Devedjian...) se déhanchant sur du play-back.

Le gouvernement est décidément ten-dance. Comme toute bonne entreprise soucieuse d'améliorer l'entente entre ses salariés, plusieurs membres du gouvernement se sont prêtés à la réalisation d'un "lipdub", à l'initiative des jeunes UMP, et qui circule déjà sur internet, jeudi 10 décembre. Lipdub, comprenez un clip promo chantant, sous-forme d'une vidéo réalisée en plan séquence, et en playback.

"Plus de 250 jeunes, et 17 grandes personnalités du monde politique, artistique, sportif et associatif ont contribué à ce grand projet pour soutenir notre cause", nous vend le communiqué des jeunes UMP. Parmi lesquels : Rama Yade, Christine Lagarde, Xavier Darcos, Gilbert Montagné, David Douillet…

"Le show-biz le plus bête s'introduit dans la politique"
Les réactions n'ont d'ailleurs pas tardé à tomber, pas franchement emballées. Le premier, l'ancien ministre de la Jeunesse, de l'Education et de la Recherche Luc Ferry a jugé le clip "ridicule" et "consternant". Interrogé sur le Talk Orange-Le Figaro, il est d'abord incrédule : "Non ce n'est pas vrai, vous me faites une blague ? Ils n'ont pas fait un truc aussi nul, ce n'est pas possible".

Pour lui, ce clip est "dégoulinant de bêtise. Comment peut-on faire un truc aussi médiocre ?", demande-t-il, se disant "consterné" : "Pour le coup, cela me choque vraiment. Cela me fait de la peine que le show-biz le plus bête, le plus médiocre s'introduise dans la politique comme cela, c'est désespérant".

Bon plan com'
Le clip, présenté par les jeunes UMP sur leur site comme "le clip officiel des Jeunes Populaires pour l’année 2010", bénéficie en tout cas d'un plan com' de première main. Une soirée de lancement "en avant première et en exclusivité" est prévue à Paris le vendredi 11 décembre. En bons communicants, les jeunes UMP ont déjà mis en ligne sur leur site le teaser, destiné à nous vendre le clip. Un bandeau s'affiche sur fond noir, avec une accroche à la syntaxe douteuse : "Le pire risque, c'est celui de ne pas en prendre". S'ensuivent des flashs plus ou moins flous censés nous mettre l'eau à la bouche. Mais le clip dans son intégralité est circule déja sur internet en version piratée. Et vaut son pesant de cartes d'adhérents à l'UMP.

Sur un air rappelant les Enfoirés appelant à notre bon coeur au début de l'hiver, les ministres du gouvernement se succèdent, entourés de jeunes UMP, chantent en cœur un refrain qui a le mérite d'accrocher – voire de coller sacrément au crâne.

"Tous ceux qui veulent changer le mon-deu..."
C'est parti, sur les airs de "tous ceux qui veulent changer le mon-deu/Venez chanter, venez danser/ Tous ceux qui veulent changer le mon-deu/ Venez marcher z-à mes côtés". Préparez-vous à avoir la larmette à l'œil. Premier plan, apparaît Rama Yade chantant en play-back qui ondule au sein de rangées de jeunes UMP ; puis lui succède Christine Lagarde, qui se déhanche follement le doigt en avant perchée sur une estrade ; Patrick Devedjian, lui, part en solo en murmurant "dans un chant de fraternité" ; à prendre au premier degré ou pas, s'avance ensuite Rachida Dati qui murmure en play-back "j'entends la révolte qui gronde", puis monte d'un octave et s'élance en arrière et les bras en l'air sur un parterre de jeunes UMP .

"...Toujours l'avenir recommen-ceu"
Et ça continue avec Jean-Pierre Raffarin qui chante dans l'herbe, David Douillet contre un arbre, Laurent Wauquiez qui relance le refrain en promettant l'œil aguicheur "venez marchez z-à mes côtés" ; "laissez fleurir à la ronde les chemins de la liberté", chante, en crooner qui se tient, Frédéric Lefebvre, qui termine sa prestation en mettant ses mains en cœur ; Chantal Jouanno sur son vélo, Eric Woerth le pointé de doigt un brin coincé… jusqu'au final en beauté, Xavier Bertrand et Nadine Morano, qui passent en frétillant sous une haie d'honneur des jeunes. Il n'y a pas à dire, si le gouvernement voulait nous convaincre de ses qualités en matière de synchronisation de déhanchement et pointé du doigt, on est décidément convaincu. Ils sont en tout cas rodés pour la soirée de présentation du clip vendredi, car, promettent les jeunes UMP, " le son Dancefloor vous accompagnera jusqu’à la fin de la nuit !" En attendant la sortie CD du tube du gouvernement, allez, encore un p'tit coup pour la route : "Mourir d'amooouuur et mourir d'espérance/ Toujours l'avenir recommen-ceu,/ Je viens te dire à mon tour / Tous ceux qui veulent changer le mon-deuuu/ Venez marcher z-à mes côtés… (Sibylle Laurent - Nouvelobs.com)

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Copé tacle le clip de l'UMP, une «initiative du parti» leparisien.fr | Réagir11.12.2009, 11h52 | Mise à jour : 12.12.2009, 13h34

Ils chantent, ils dansent... et ils n'amusent pas leurs collègues.
Le lip dub (un clip vidéo chanté en play-back) des jeunes Pop de l'UMP, qui ont enrôlé des ministres pour l'occasion, ne suscite pas beaucoup d'enthousiasme, y compris dans le camp présidentiel.

Après l'ancien ministre de l'Education, Luc Ferry, dénonçant la «bêtise» de l'exercice, et y voyant «le show-biz le plus bête, le plus médiocre (qui s'introduit) dans la politique» au Talk Orange-«Le Figaro», c'est au tour de Jean-François Copé de déplorer l'initiative ce samedi.

«Ah, non, il ne m'a pas fait rire»

«Qu'est-ce que vous voulez que j'en dise de ce clip... Ah, non, il ne m'a pas fait rire, non !», a-t-il déclaré sur Europe 1.

«Je ne sais pas dans quelles conditions tout ça a été fait. Je sais que c'est une initiative du parti», sous-entendu avec l'aval de son rival Xavier Bertrand, secrétaire général de l'UMP. «Franchement, s'il y a bien un sujet sur lequel vous ne me trouverez pas très bavard, c'est celui-là. C'est vrai que ça ne m'a pas convaincu».

Vendredi, l'ancien ministre de l'Outre-mer, Yves Jégo, avait estimé que l'initiative des Jeunes populaires avaient été une «erreur».

«Je trouve que c'est complètement décalé avec ce qu'attendent nos concitoyens dans cette période de crise», a estimé sur Canal + le fraîchement désigné conseiller politique de l'UMP, qui n'aurait pas donné son aval à cette initiative si on lui avait demandé son «avis». «Voir des ministres qui chantent en play-back, ça n'a pas de sens politique», a-t-il dit.

Lepage n'est pas fan

La vice-présidente du MoDém Corinne Lepage n'est pas non plus fan : «Ca se veut branché» mais «je ne suis pas sûre que ce soit convainquant», a-t-elle jugé sur i-Télé. «Ce n'est pas en dansant sur des tables qu'on donne de la confiance et de l'espoir, c'est en étant fidèle à ses convictions», a-t-elle ajouté, assurant qu'elle «ne chanterait certainement pas pour le MoDem».

Nicolas Dupont-Aignan, le président de Debout la République, s'est étonné dans un communiqué : «Comment Christine Lagarde, Xavier Darcos, Valérie Pécresse, Eric Woerth, etc., ont-ils pu participer à cet exercice d'abaissement de la politique et de l'Etat ?»

Dans le clip en question, «un lip-dub», une pléiade de personnalités de l'UMP et de ministres chantent et dansent avec plus ou moins de bonheur sur un tube de Luc Plamondon, composé en 1976 et intitulé «Tous ceux qui veulent changer le monde».

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Propos de Morano "parfaitement condamnables", selon Arnaud Montebourg (AFP) – 15 décembre 2009 10.00

PARIS — Le socialiste Arnaud Montebourg a jugé mardi "parfaitement condamnables" les propos de la secrétaire d?Etat à la Famille, Nadine Morano, sur les jeunes musulmans, estimant qu'elle renoue avec une "conception ethnique de la nation" qui a "donné lieu finalement à Vichy".

"De la part d'un ministre et d'une autorité de la République, stigmatiser une catégorie de Français est parfaitement condamnable intellectuellement, c'est de la malhonnêteté politique pure", a déclaré M. Montebourg sur RMC et BFM-TV. "C'est renouer avec la conception ethnique de la nation, celle qui d'ailleurs a donné lieu finalement à Vichy", a-t-il ajouté.

"Dans les années 30, quand on a commencé à stigmatiser tous les juifs qui fuyaient les persécutions de l'Est de l'Europe et qu'on a commencé à dire +ils ne peuvent pas s'intégrer+ ça s'est terminé comme vous le savez", a ajouté le député de Saône-et-Loire.

Selon lui, "c'est une opération politique qui a pour but de monter les Français les uns contre les autres et de créer une guerre identitaire et culturelle entre Français, c'est inadmissible parce que ça porte atteinte au vivre ensemble et à la République".

Nadine Morano participait lundi soir à un débat sur l'identité nationale à Charmes (Vosges), la ville natale de Maurice Barrès.

A un jeune homme qui l'interrogeait sur la compatibilité de l'islam avec la République, la secrétaire d'Etat a répondu: "On ne fait pas le procès d'un jeune musulman. Sa situation, moi je la respecte. Ce que je veux, c'est qu'il se sente français lorsqu'il est français. Ce que je veux, c'est qu'il aime la France quand il vit dans ce pays, c'est qu'il trouve un travail, et qu'il ne parle pas le verlan. C'est qu'il ne mette pas sa casquette à l'envers. C'est qu'il essaye de trouver un boulot, et qu'on l'accompagne dans sa formation", d'après un enregistrement réalisé sur place.

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Morano réclame "des excuses" Europe1.fr Créé le 16/12/09 - Dernière mise à jour à 9h38
Après une polémique dont elle est le centre, la secrétaire d’Etat dénonce, mercredi sur Europe 1, une "caricature" et " une malhonnêteté intellectuelle".

"Je ne me sens pas victime. Si victime je suis, je le suis par la malhonnêteté intellectuelle d’un journaliste", a dénoncé mercredi sur Europe 1, la secrétaire d'Etat à la Famille, Nadine Morano revenant sur la polémique dont elle fait l’objet depuis mardi.

Lundi soir, lors d'un débat sur l'identité nationale à Charmes, dans les Vosges, la secrétaire d'Etat à la Famille avait affirmé attendre d'un jeune musulman français, "qu'il aime la France quand il vit dans ce pays, qu'il trouve un travail, et qu'il ne parle pas le verlan. Qu’il ne mette pas sa casquette à l'envers. Qu'il essaye de trouver un boulot, et qu'on l'accompagne dans sa formation".

"J’accepte l’analyse mais la caricature et la malhonnêteté intellectuelle, j’ai du mal à l’accepter (…) Comment voulez-vous résumer en un quart de phrase un débat qui a duré trois heures", a martelé Nadine Morano qui regrette que le débat ait été réduit à une petite phrase. "J’ai plutôt envie que ce soit le correspondant de l’AFP qui vienne me faire des excuses", a-t-elle ajouté

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Afghans : Amara contre les expulsions AFP 16/12/2009 | Mise à jour : 09:09 |

La secrétaire d’Etat chargée de la politique de la ville, Fadela Amara, a déclaré aujourd'hui au micro de France Info qu'elle était opposée au renvoi des clandestins afghans tant que leur pays est en guerre.
"Je suis contre les expulsions d'Afghans, ce n'est pas la France que j'aime, je souhaite qu'on les garde jusqu'à la fin de la guerre dans leur pays", a-t-elle déclaré. "Je n'ai aucune info sur le charter, j'ai dit que j'étais pour la maîtrise de l'immigration, pour la lutte contre les filières de l'immigration clandestine", a-t-elle ajouté.

Le ministère de l'Immigration a refusé ce matin de confirmer ou d'infirmer si une dizaine d'Afghans avait ou non été expulsés mardi soir. "Nous ne confirmons pas, nous n'infirmons pas cette information", a déclaré un porte-parole du ministère.

Selon la Cimade, seule organisation humanitaire autorisée à se rendre dans les centres de rétention, huit réfugiés afghans, qui étaient en rétention au centre de Coquelles (Nord), auraient été transférés vers Paris en vue de leur expulsion hier soir. Un neuvième Afghan avait été transféré auparavant de Lyon.
Un avion de la compagnie aérienne britannique BMI a été vu mardi soir sur les pistes de l'aéroport de Roissy, entouré de cars de police, sans que l'on sache s'il s'agissait de l'avion utilisé pour ces expulsions programmées.

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Climat : Copenhague s'achève dans la confusion S.L. (lefigaro.fr) avec agences 19/12/2009 | Mise à jour : 11:05 |

Feuilles éparpillées au sol de la salle de presse du sommet.
L'accord à minima annoncé vendredi soir par Obama et Sarkozy n'a pas été adopté en séance plénière, mais reconnu par l'ONU. Les débats se poursuivent, sur un constat d'échec.

Le sommet de Copenhague sur le climat se dirige vers l'échec. L'accord à l'arraché annoncé vendredi soir par Nicolas Sarkozy et Barack Obama n'a pas été adopté, et la confusion règne encore samedi matin, alors que s'achève la réunion.

Vendredi soir, plusieurs chefs d'Etat de pays du Nord, donc Barack Obama et Nicolas Sarkozy, ont annoncé la conclusion d'un accord minimaliste. Cette déclaration politique, proposée par 26 pays industrialisés, dont la Chine, n'était pas à la hauteur des ambitions du sommet. Elle se contentait de confirmer l'objectif d'une limitation à 2°C de la hausse des températures, sans fixer aucun objectif à 2020 ou 2050, notamment dans la baisse des émissions de CO2, ni instaurer d'Organisation mondiale de l'environnement, comme le souhaitait l'Europe.

L'accord politique prévoit également, sans entrer dans le détail, la création d'un fonds spécial et d'une enveloppe de 30 milliards de dollars à court terme (années 2010, 2011 et 2012), qui monterait ensuite à 100 milliards de dollars d'ici à 2020, destinée en priorité au profit des pays les plus vulnérables.

Obligé - ironie du sort - par la météo à décoller plus tôt que prévu pour Washington, Barack Obama avait salué un accord «significatif» et «sans précédent». Moins positif, Nicolas Sarkozy avait quant à lui fait part de sa déception, tout en estimant «positif» cet accord, «même s'il n'est pas parfait». Selon les deux chefs d'Etat, l'un des points à retenir était le consensus trouvé par les 192 pays qui participaient au sommet. «La totalité de ces engagements chiffrés sera présentée au mois de janvier», avait expliqué le chef de l'Etat, qui est reparti dans la nuit pour Paris.

Un accord annoncé trop vite

Mais les deux chefs d'Etat ont sans doute parlé un peu trop vite d'un accord : dans la nuit, nombre de déclarations sont venues démentir ce consensus. A la tête de la contestation, le petit archipel de Tuvalu, dont l'existence même est mise en danger par le réchauffement climatique, et qui estime que cet accord est «une poignée de petite monnaie pour trahir notre peuple et notre avenir».

La Bolivie a critiqué «les méthodes employées» pour obtenir cet accord, estimant que le premier ministre danois Lars Loekke Rasmussen, président de la conférence, avait «fait obstacle à la démocratie et à la transparence». La déléguée du Venezuela l'a quant à elle accusé d'avoir «conduit un coup d'état contre les Nations unies».

Cuba s'en est pris à Barack Obama, accusé de «s'être conduit comme un empereur et d'avoir «annoncé un accord qui n'existe pas». De fait, contrairement aux annonces des pays du Nord, les 193 pays participant à la conférence n'ont pas approuvé la proposition.

C'est du Soudan, représentant l'Afrique, qu'est venu l'attaque la plus violente. Son délégué, Lumumba Stanislas Dia-Ping, a estimé que l'accord proposé «appelle l'Afrique à signer un pacte suicidaire». «C'est une solution fondée sur des valeurs qui ont envoyé six millions de personnes dans les fours en Europe», a-t-il poursuivi, sous les protestations des délégués européens et américains.

Confusion sur la fin du sommet

Principal grief du Sud : les conditions dans lesquelles cet accord a été trouvé. Le Nord aurait négocié en secret, en contradiction avec les règles des Nations Unies, où le multilatéralisme prévaut. «Il s'agit d'un accord politique entre chefs d'Etat, pas d'un contrat, par lequel les dirigeants ont tenté de relancer la machine», reconnaissait dans la nuit Jean-Louis Borloo.

Mais ces décisions doivent être transformées en «décisions de la conférence» pour être rendues «opérationnelles», a rappelé samedi à l'aube, en séance plénière, le ministre britannique de l'Environnement Ed Miliband. «C'est la meilleure chose à faire, sinon nous ne pourrons pas activer ces fonds, ce qui désavantagerait beaucoup de gens à travers le monde».

Samedi matin, l'accord n'est toujours pas signé à Copenhague, où le sommet doit pourtant s'achever incessemment. Le Premier ministre danois, hôte du sommet, Lars Loekke Rasmussen, estime que l'absence de consensus signifie que le texte ne pourrait pas être adopté.

Cependant, la conférence des Nations unies a «pris note» samedi matin de l'Accord de Copenhague contre le réchauffement climatique. Un geste qui, selon Alden Meyer, directeur de l'Union of concerned scientists, «donne un statut légal suffisant pour rendre l'accord opérationnel sans avoir besoin de l'approbation des parties».

Associations et écologistes sont consternés. Pascal Husting, directeur de Greenpeace France, a dénoncé un «désastre», et un «recul» par rapport à Kyoto, avec un projet d'accord ayant «la substance d'une brochure touristique». Nicolas Hulot a jugé «affligeant» et «consternant» le résultat de la conférence. «Garder l'espoir, ça va devenir un acte de bravoure», a-t-il lancé sur France Info samedi matin.

Pour la plupart des participants, il faut maintenant attendre l'an prochain et une nouvelle conférence, à Mexico, pour espérer faire avancer la lutte contre le réchauffement.

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Pour la cour d’appel de Versailles (8 janvier 2010), le chef de l’Etat est une victime comme les autres Pascale Robert-Diard LE MONDE | 09.01.10 | 10h42 • Mis à jour le 09.01.10 | 11h01

A vingt jours du jugement dans l'affaire Clearstream, cet arrêt confirme la recevabilité de Nicolas Sarkozy à se constituer partie civile pendant la durée de son quinquennat.

C'est à un immigré clandestin d'origine sénégalaise que l'on doit un débat approfondi sur l'épineuse question du statut de justiciable du président de la République. En se rendant coupable d'une escroquerie à la carte bancaire sur le compte de Nicolas Sarkozy, en septembre 2008, pour un montant de 176,80 euros, Ama M'Bodji a conduit successivement deux juridictions à se prononcer sur la recevabilité de la constitution de partie civile du chef de l'Etat.

Ce n'est certes pas la première fois depuis son élection que M. Sarkozy, rompant avec la tradition de ses prédécesseurs, demande aux tribunaux de lui rendre justice. Mais Ama M'Bodji tient une place toute particulière dans le parcours judiciaire présidentiel.

Le premier jugement le concernant a été prononcé par le tribunal correctionnel de Nanterre en juillet 2009, à quelques semaines de l'ouverture du procès Clearstream, et le second, rendu vendredi 8 janvier par la cour d'appel de Versailles, intervient tout juste vingt jours avant le dénouement attendu de cette affaire. Cette proximité de calendrier ne pèse pas pour rien dans le soin apporté par les juges à la rédaction de leur décision.

Deux questions se posaient à eux: à la première – Nicolas Sarkozy est-il victime de l'escroquerie à la carte bancaire reprochée à Ama M'Bodji et à ses coprévenus – le tribunal de Nanterre et la cour d'appel de Versailles ont répondu "oui". Les faits sont établis et reconnus. Sur la seconde – le président de la République est-il une victime comme les autres? –, leurs appréciations divergent. Non, ont estimé les juges de Nanterre. Oui, ont répondu ceux de Versailles, en accordant à M.Sarkozy l'euro symbolique de dommages et intérêts qu'il sollicitait et 2500 euros pour frais de justice.

Le 7 juillet 2009, le jugement rendu par le tribunal de Nanterre avait provoqué un certain trouble chez les juristes et chez l'avocat de Nicolas Sarkozy, Me Thierry Herzog, tout occupé à préparer la défense de son client dans le dossier de dénonciation calomnieuse qui allait l'opposer notamment à l'ancien premier ministre, Dominique de Villepin.

En réponse aux conclusions déposées par l'un des avocats des prévenus, Me Pierre Degoul, qui avait soulevé l'irrecevabilité de la constitution de partie civile du chef de l'Etat, le tribunal, présidé par Isabelle Prévost-Desprez, avait ouvert une brèche en constatant que "le lien entre le président de la République et les magistrats peut laisser croire aux justiciables qu'ils ne bénéficieraient pas d'un tribunal indépendant et impartial, conformément à l'article 6 de la Convention européenne des droits de l'homme".

Mais les juges de Nanterre étaient restés à mi-chemin, en admettant la constitution de partie civile du chef de l'Etat, tout en décidant de surseoir à statuer, jusqu'à l'expiration de son mandat, sur les demandes de réparation de son préjudice moral. Le parquet, comme Me Herzog, avait aussitôt fait appel.

Ce débat sur l'irrecevabilité de M. Sarkozy à se constituer partie civile pendant la durée de son quinquennat avait ouvert le procès Clearstream. A l'appui de leurs conclusions, selon lesquelles le président de la République n'est pas un justiciable ordinaire, en raison de "l'importance considérable de ses responsabilités dans le fonctionnement même de l'autorité judiciaire", les avocats de M. de Villepin avaient bien évidemment brandi devant les juges du tribunal correctionnel de Paris le jugement rendu par leurs collègues de Nanterre.

La polémique a donc rebondi devant la cour d'appel de Versailles, présidée par Jean-Pierre Getti et appelée à juger à son tour Ama M'Bodji et ses coprévenus. Leurs avocats ont notamment fait valoir que, dans ce dossier d'escroquerie, l'ordonnance du juge d'instruction est le "copié-collé" du réquisitoire du parquet, signé de Philippe Courroye, procureur de la République de Nanterre, dont les liens d'amitié avec le président de la République sont connus. Un élément supplémentaire, selon eux, dans l'atteinte au principe de l'égalité des armes.

Autant dire que la réponse apportée par les juges de Versailles était attendue sur plusieurs points. D'abord sur le rôle joué par le parquet de Nanterre. Si les juges relèvent que la qualité de la victime a conduit le procureur de la République à déployer "un zèle manifeste" dans l'enquête, ils estiment que cela n'a pas pour autant porté préjudice aux droits des personnes mises en cause. Ils écartent également l'argument tiré de la proximité du procureur de la République avec M. Sarkozy, en observant que "rien n'établit que le ministère public ou l'autorité de nomination des magistrats ont pu porter atteinte, d'une quelconque façon, à l'indépendance ou à l'impartialité des juges". En conséquence, souligne l'arrêt, les prévenus "ne peuvent contester le pouvoir d'agir du président de la République comme citoyen ordinaire".

Les juges de Versailles ont cependant pris soin d'ajouter, en conclusion de leur arrêt: "A supposer que l'organisation judiciaire française et la Convention européenne soient incompatibles, seule la réforme de la Constitution serait en mesure de résoudre cette contradiction." Prudence ou parapluie ? On attend désormais l'appréciation du tribunal correctionnel de Paris dans l'affaire Clearstream. En attendant, Ama M'Bodji a été condamné à deux ans de prison, dont neuf mois avec sursis.
Pascale Robert-Diard

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Un téléspectateur sur trois a regardé Nicolas Sarkozy sur TF1 | leparisien.fr 26.01.2010, 09h26 | Mise à jour : 14h29

Pour sa première grande intervention télévisée de l'année, Nicolas Sarkozy a réuni 8,8 millions de téléspectateurs lundi soir, pendant le journal de Laurence Ferrari soit près d'un téléspectateur sur trois (33,5%) selon les chiffres de l'institut Mediamétrie publiés ce mardi matin. C'est un bon score pour le chef de l'Etat puisqu'en moyenne, le journal télévisé de TF1 rassemble 7,8 millions de téléspectateurs depuis le début de l'année.

En face, le journal de David Pujadas n'a rassemblé «que» 18% des téléspectateurs sur France 2.

La seconde partie de l'émission - animée par Jean-Pierre Pernaut, a, elle-aussi, été très suivie avec encore près de 8,6 millions de téléspectateurs soit 32,4% de part de marché. France 2, qui proposait un épisode inédit de FBI portés disparus, a plutôt bien limité les dégâts avec 20,6% de part de marché soit plus de 5,6 millions de téléspectateurs.

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Les principales déclarations du président de la République, lundi 25 janvier, sur TF1 LE MONDE | 26.01.10 | 14h14 • Mis à jour le 26.01.10 | 14h14 Pierre Jaxel-Truer

Voici les principaux thèmes, outre l'emploi, abordés par le président de la République lundi 25 janvier, lors de son passage sur TF1.

Retraites.
"Avant la fin de l'année, nous aurons pris les décisions qu'il faut", a affirmé le président de la République, qui espère, sur le sujet, "le consensus le plus large possible". M. Sarkozy a précisé que " les décisions concerneront tout le monde ", salariés du privé comme fonctionnaires mais qu'il ne changerait pas le régime par répartition. Il a écarté la piste d'une baisse du montant des pensions, déjà "trop basses", et confirmé que l'augmentation de la durée des cotisations faisait partie des hypothèses de travail.

Immigration. Interrogé sur les 123 migrants kurdes qui ont débarqué en Corse il y a quelques jours, M. Sarkozy s'est voulu ferme. "Je le dis très simplement, nous soignons ces personnes, nous les nourrissons, nous les réconfortons (...) et nous les raccompagnerons chez eux ", a-t-il déclaré, à propos de ceux qui n'obtiendront pas l'asile. "Parce que si nous ne faisons pas ça, alors les esclavagistes du monde entier et les réseaux criminels du monde entier tireront la conclusion qu'on peut faire débarquer n'importe comment des pauvres gens sur les plages de France." Même si le placement en rétention des réfugiés kurdes a été jugé illégal, M. Sarkozy a estimé que le dossier avait été "bien géré" par le ministre de l'immigration

Taxe carbone. Le président de la République a réaffirmé qu'il voulait "que la taxe carbone s'applique en France" et qu'il se battrait pour qu'il y en ait une "aux frontières de l'Europe", pour "rééquilibrer les conditions de la concurrence".

Ce système, qui consisterait à taxer les produits provenant de pays qui ne s'imposeraient pas les mêmes contraintes de réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre, ne fait pas l'unanimité en Europe. "Mais on ne va pas imposer à nos industriels une taxe carbone et importer en France des produits fabriqués dans des pays où ils ne font rien pour protéger l'environnement", plaide M. Sarkozy.

Fonction publique. Le président de la République s'est déclaré "prêt à envisager la titularisation progressive des contractuels" dans la fonction publique. " (Leur) situation, de mon point de vue, est profondément anormale. L'Etat ne peut pas dire aux entreprises : faites des CDI (contrats à durée indéterminée), plutôt que des CDD, (contrats à durée déterminée), et proposer des contractuels." La fonction publique compte actuellement 15 % de contractuels, soit 841 709 (chiffres de fin 2007). Nicolas Sarkozy veut également diversifier "les voies d'accès à la fonction publique", qui se fait aujourd'hui sur concours.

Délocalisations.
M. Sarkozy a réaffirmé qu'une partie de la future Clio de Renault serait produite dans l'usine de Flins (Yvelines). "Les véhicules électriques de chez Renault seront fabriqués en France et la Clio 4, pour la partie vendue en France et dans la périphérie de notre pays, ce sera à Flins", a-t-il déclaré. "Je n'accepte pas que des voitures qui sont vendues en France soient construites à l'étranger, a-t-il insisté. La stratégie de Renault de ces dix dernières années, je ne l'accepte pas."

Agriculture.
"Je veux poser la question de la répartition de la plus-value dans la chaîne de production (...), les producteurs agricoles doivent en avoir plus par rapport aux distributeurs" a déclaré Nicolas Sarkozy.

Elections régionales.
"M'engager dans la campagne, au sens partisan, ce n'est pas mon rôle, (ce n'est pas) la place du président de la République", a affirmé M. Sarkozy. Le président s'était pourtant investi personnellement, en faisant un discours, lors du Conseil national de l'UMP, le 30 novembre. Concernant un éventuel renouvellement du gouvernement après les régionales, le chef de l'Etat s'est montré évasif : "Quand des millions de gens votent, mon devoir c'est de les écouter", a-t-il assuré, mais "le moment n'est pas arrivé" d'en tirer les conséquences pour son gouvernement.

Présidentielle de 2012.
M. Sarkozy a expliqué qu'il se décidera le "moment venu". "Les perspectives électorales qui me concernent ne rentrent en rien en ligne de compte dans mes décisions", a-t-il assuré.

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Henri Proglio devra se consacrer "à 100 % à EDF"

En réponse à la polémique sur la double casquette d'Henri Proglio - le nouveau patron d'EDF, également président de Veolia -, Nicolas Sarkozy a affirmé que cela ne durerait que "quelques mois", sans fixer de date. "Lorsque la transition sera faite, il se consacrera à 100 % à ses fonctions" à la tête d'EDF, a assuré le président de la République. Revenant sur les motivations qui l'avaient poussé à choisir M. Proglio, le chef de l'Etat a déclaré : "Mon choix, avec le gouvernement, c'est le choix du meilleur pour la meilleure des entreprises, EDF." Pour justifier la nécessité d'une transition, M. Sarkozy a brandi, lors du débat face aux 11 Français choisis par TF1, un communiqué diffusé lundi par l'intersyndicale de Veolia pour dénoncer la "campagne de dénigrement" contre leur groupe et leur ancien patron. "Ce matin même (...) toutes les organisations syndicales de Veolia ont demandé que M. Proglio puisse faire la transition", a fait valoir le chef de l'Etat.

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Romandie news RPT/WEF 2010 / Nicolas Sarkozy a appelé Davos à "changer la vision du monde" répétition de la veille, synthèse du jour

Davos (awp/ats) - Nicolas Sarkozy a tonné mercredi contre les dérives du capitalisme lors de son discours inaugural du Forum économique mondial (WEF) à Davos (GR). Il a appelé l'assistance à "changer la vision du monde". Quelques minutes plus tôt, en coulisses, la France et la Suisse avaient trouvé un accord dans l'affaire HSBC.

Nicolas Sarkozy n'avait pas fait le déplacement seul: pour son voyage dans les Grisons, le président français avait convié ses ministres de l'économie et du budget pour des rencontres à haut risque avec les conseillers fédéraux Doris Leuthard et Hans-Rudolf Merz.

Le président français a rapidement laissé derrière lui résolue la crise franco-helvétique pour s'en aller délivrer devant l'assistance un discours inaugural façonné de fermeté et d'avertissements. "C'est notre vision du monde qui a été à un moment défaillante (...) il nous faut la corriger", a déclaré le président français.

"Nous avons créé une économie qui a fonctionné à rebours des valeurs qu'elles préconisaient. En mettant la liberté du commerce au-dessus de tout, on a affaibli la démocratie", a déploré le chef d'Etat.

"Ce n'est pas une crise du capitalisme mais une dénaturation du capitalisme", selon Nicolas Sarkozy. "Tout a été donné au capital financier, tout, et presque rien n'a été donné au travail."

Le président français a mis en avant l'intervention des Etats pour éviter l'effondrement du système financier, relevant avec une pointe d'ironie qu'avec la crise, "les banques les plus globalisées ont redécouvert qu'elles avaient une nationalité, elles ont retrouvé le bon guichet".

Globalement, il a appelé à une sortie de crise prudente. "Il faudra gérer prudemment la sortie des mesures de soutien à l'activité et le retrait du trop-plein de liquidités injectées pendant la crise", a dit le président français.

Nicolas Sarkozy a de nouveau demandé une réforme du système monétaire international. "Il n'y aura pas de remise en ordre de la finance et de l'économie si on laisse persister le désordre des monnaies", a dit le président français.

"On ne peut pas avoir d'un côté un monde multipolaire et de l'autre une seule monnaie de référence à l'échelle planétaire", a-t-il ajouté en se référant au dollar.

Le discours de Nicolas Sarkozy a été précédé par l'ouverture du Forum par Klaus Schwab et la Présidente de la Confédération Doris Leuthard.

Cette dernière a déploré le "décalage entre le discours et la réalité" au moment de rebâtir l'économie mondiale. La présidente de la Confédération a notamment pointé les banquiers "qui tentent même de se dérober à leurs responsabilités".

Quelques minutes à peine avant le discours inaugural de Nicolas Sarkozy, Hans-Rudolf Merz a annoncé que la crise entre les deux pays était finie concernant l'affaire HSBC.

"Nous avons désormais trouvé un accord concernant les données volées" de la banque HSBC à Genève, a dit le chef du Département fédéral des finances (DFF) devant la presse après une rencontre avec Nicolas Sarkozy, la ministre de l'économie Christine Lagarde et celui du budget Eric Woerth, en marge du Forum économique mondial (WEF).

La France a d'abord transmis à la Suisse des copies de ces données. "Deuxièmement, on nous a promis que Paris ne demanderait pas d'assistance administrative sur la base de ces documents", a expliqué le conseiller fédéral.

Troisièmement, Paris a assuré à la Suisse qu'elle l'informerait si elle devait livrer ces données à d'autres Etats. La France s'est aussi dite prête à demander à ces pays de ne pas utiliser ces informations dans une procédure d'entraide administrative avec la Suisse.

En marge du Forum de Davos, le groupe pharmaceutique bâlois Roche et la Royal Bank of Canada sont cette année les "lauréats" des Public Eye Awards, décernés comme chaque année à Davos. La Déclaration de Berne (DB) et Greenpeace les sanctionnent pour leurs pratiques sociales et écologiques jugées "irresponsables". ats/rp (AWP/28 janvier 2010 06h22)

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Le parquet fait appel, Dominique de Villepin se pose en victime d'une justice aux ordres samedi 30.01.2010, 05:04 - PAR ÉRIC DUSSART lavoixdu nord.fr
Pour Dominique de Villepin, il n'y a «pas l'ombre d'un doute» : la décision a été prise «à l'Élysée».

Hier matin, à la première heure, le procureur de la République de Paris a annoncé à la radio son intention de faire appelde la relaxe de Dominique de Villepin. Une décision juridiquement légitime, mais pourtant largement considérée comme une forme d'acharnement. Et qui poseà nouveau le problèmede l'indépendance du parquet dans la procédure judiciaire française.

Entre le moment où le président Dominique Pauthe a lu la décision de relaxe à l'audience, jeudi midi, et la sortie de Dominique de Villepin dans la grande salle des pas perdus, il s'est écoulé au moins trois quarts d'heure. De longues minutes d'attente durant lesquelles journalistes et magistrats - parmi les plus fameux de la justice française - en convenaient ensemble : « Il n'y aura pas d'appel. C'est impossible. »

Liens avec le ministère

Pas juridiquement, bien sûr. Mais de fait, il est très rare qu'il soit fait appel d'une relaxe. Et puis, même si certains rappelaient que le procureur Jean-Claude Marin avait requis une condamnation, à l'audience, il faut également se souvenir qu'en tout premier lieu, en 2008, il avait requis le non-lieu, pour Dominique de Villepin. C'est-à-dire qu'il préconisait alors qu'on ne le renvoie même pas devant le tribunal, faute d'éléments contre lui. Et puis, il avait changé d'avis. Finalement, il fallait bien le renvoyer, et même le condamner, donc, fut-ce en cette bizarre qualité de complice par abstention. Comment s'y retrouver ?

Déjà, au moment des premières réquisitions de Jean-Claude Marin, on avait évoqué les liens qui unissent les procureurs et le ministère - donc l'Élysée. Et, depuis hier, ces liens-là sont revenus au beau milieu d'une polémique inévitable. Les procureurs dépendent directement du ministère de la Justice, qui les nomme et gère leur carrière. Il est normal, dans la procédure, qu'ils reçoivent des instructions : poursuivre dans tel dossier, faire appel dans tel autre - c'est l'usage.

Le problème, ici, c'est bien la crédibilité de la décision de Jean-Claude Marin. Parce que, parmi les parties civiles, il y a bien un justiciable pas comme les autres - quoi qu'il en dise - parce qu'il est aussi président de la République. « Ce qui me gêne, c'est que, comme d'habitude, les suspicions sont généralisées sur les décisions prises par le parquet, parce qu'il est dépendant du pouvoir politique », soulignait Christophe Régnard, président du principal syndicat de magistrats, l'USM. « C'est l'image de la justice qui en est éclaboussée ».

Et l'avocat général Philippe Bilger renchérissait : « Ce qui me paraît grave, c'est le fait que personne ne croira que Jean-Claude Marin a agi librement et spontanément. » Nicolas Sarkozy est bien trop souvent intervenu - dans cette affaire comme dans d'autres - et avec bien trop d'imprudence pour cela. Alors, Dominique de Villepin a beau jeu de se présenter en victime : « On préfère me voir occuper la scène juridique que la scène politique.

» Et hier soir, sur Canal+, il lâchait : « Le procureur n'a pas l'autorité pour prendre une telle décision. Il y a eu une réunion hier (jeudi) à l'Élysée où cette décision a été prise. C'est un fait. J'ai été sept ans secrétaire général de l'Élysée. Je connais l'État, je connais la fonction publique... Et donc, je vous le dis, je vous l'affirme. Je n'ai pas l'ombre d'un doute. » Il y aura de l'ambiance, jusqu'au procès en appel, dans un an. •

« C'est de l'hypocrisie » « C'est de l'hypocrisie »

Le PS déplore le « soupçon » pesant sur la décision du parquet de faire appel du jugement, le jugeant « extrêmement malsain », a expliqué hier la députée socialiste Élisabeth Guigou, ancienne ministre de la Justice.

Celle-ci s'est dite « choquée, consternée » de « voir la justice prise en otage par les règlements de compte personnels ». « Sur le parquet pèse une grande suspicion. Tout le monde se demande si l'appel interjeté » par le procureur de la République de Paris « a été fait sur instruction ou pas ».

Les proches de l'ancien Premier ministre, après avoir affiché leur « soulagement », jeudi, ont attendu l'annonce de l'appel du parquet pour lancer la charge contre le chef de l'État. « Personne n'est dupe », a jugé le député UMP François Goulard. « C'est de l'hypocrisie de la part du chef de l'État, qui se donne apparemment le bon rôle, hier, et envoie son procureur faire appel ce matin sur une radio », a-t-il critiqué. « C'est aussi un instrument politique, car il y a une crainte réelle du chef de l'État que Dominique de Villepin soit un rival, qui le menace demain. »

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Carla Bruni-Sarkozy "stupéfaite" par Villepin Par LEXPRESS.fr, publié le 30/01/2010 à 16:15 - mis à jour le 30/01/2010 à 16:31

L'épouse du chef de l'Etat croit en "l'indépendance de la justice". Et Carla Bruni assure à propos du procès Clearstream: "les faits sont têtus".

Carla Bruni-Sarkozy s'est dite samedi "très étonnée par le peu de confiance" accordée à la justice française à propos des critiques qui ont visé le parquet de Paris et son appel contre la relaxe prononcée en faveur de Dominique de Villepin dans l'affaire Clearstream.

Interrogée lors du "Journal inattendu" de RTL, l'épouse du président de la République a assuré: "je suis très étonnée par le peu de confiance que, bien sûr, M. de Villepin, mais aussi visiblement les médias, accordent à la justice française, le peu d'indépendance qu'on lui attribue".

"Je crois fondamentalement dans l'indépendance de la justice, je crois que nous sommes dans des Etats de droit et je suis stupéfaite par ce genre d'allégations", a poursuivi la première dame de France, jugeant tout cela "stupéfiant".

"On peut aussi tout dire", a-t-elle observé, se disant "un peu décontenancée d'être prise un peu en otage sur ce thème" de Clearstream, d'une "manière pas supercourtoise".

Assurant ne pas avoir "les compétences pour commenter cela", Carla Bruni-Sarkozy a ajouté: "cela ne m'intéresse en rien".

"Les faits sont têtus, vous savez malheureusement", a-t-elle également déclaré à propos de ce procès. "Je suis très stupéfaite parce ce qu'on dit de politique sur ce procès. C'est un procès pénal, vous comprenez, il s'agit d'une affaire pénale, pas politique".

Interrogée sur des déclarations de l'ancien Premier ministre UMP jugeant vendredi soir qu'il n'aurait pas été "anormal" que Nicolas Sarkozy l'appelle, puisqu'ils se connaissent bien et que "son épouse est une amie de ma femme", Carla Bruni-Sarkozy a observé qu'elle la connaît "effectivement". "Je n'ai pas eu de contact avec Marie-Laure de Villepin, que j'aime bien, depuis au moins cinq ou six ans", a-t-elle remarqué.

L'ancien Premier ministre UMP a accusé l'Elysée d'être responsable de l'appel contre sa relaxe.

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Achetez du Sarkozy ! Pauline Simons Le Figaro Magazine 08/01/2010 | Mise à jour : 18:44

Venu tardivement à la peinture, Pal Sarkozy a vu sa cote grimper depuis que son fils est à l'Elysée. L'Espace Cardin lui consacre une exposition. Attention les yeux...

Dans la famille Sarkozy, choisissez le père. Pal, octogénaire fringant et charmeur, n'a jamais été aussi célèbre depuis que son fils est Président et qu'il est lui-même entré en peinture. Une vocation tardive puisqu'il est passé à l'acte à l'âge de 78 ans, et qu'il a eu la prudence d'œuvrer en tandem. Pal Sarkozy s'est associé à Werner Hornung, de vingt ans son cadet. Les deux hommes se connaissent bien pour avoir travaillé ensemble dans la publicité. De ce jeu à quatre mains sont nées des productions d'une efficacité sans détour, qui ressemblent plus à des montages photographiques qu'à des œuvres où perlent les repentirs. Si ces derniers existent, ils sont numériques et sans états d'âme : Pal Sarkozy pond des dessins au crayon ou au feutre. Werner Hornung les scanne et y incorpore la couleur et les photos. Puis les deux artistes peaufinent en ping-pong. Le résultat final est une impression digitale tirée sur toile et éditée à six exemplaires. Les sources d'inspiration sont de la même eau : un néo-surréalisme mâtiné d'onirisme et d'érotisme.

«La position de mon fils m'aide énormément»

André Breton doit toutefois se retourner dans sa tombe. «Cela ne va pas jusqu'à l'obsession mais les femmes nous plaisent», confiait Werner Hornung au quotidien espagnol El País dans le cadre de leur première exposition en 2008, à la Casa de Vacas du Retiro, à Madrid. Elle fut inaugurée en grande pompe par Alberto Ruiz-Gallardón, le maire de la ville qui, dit-on, abandonna une séance du conseil municipal pour se rendre à l'exposition du père de Nicolas Sarkozy.

Le nom du Président ne sonne-t-il pas comme une cloche de rappel ? Sous le titre de « Out of Mind », l'accrochage réunissait 35 œuvres dont la pièce phare était un portrait de Nicolas. Pal lui avait offert cette œuvre à l'occasion de son élection. «Elle représente toute la vie de mon fils, depuis sa petite enfance jusqu'à son élection en 2007. Je me suis servi de quelque 80 photos tirées de l'album de famille. Je voulais lui faire un cadeau qui lui permette de survoler sa vie en un coup d'œil. Nicolas était très heureux. La position de mon fils m'aide énormément. Sans lui, je n'aurais jamais été reçu à Madrid comme je l'ai été, reconnaît-il toutefois. J'ai transmis à mes enfants le goût du travail, la volonté et le sens de la réussite. Ainsi que le goût des belles femmes, bien sûr.» Bon sang ne saurait mentir ! On murmure que Carla Bruni-Sarkozy a beaucoup œuvré pour retisser des liens familiaux longtemps distendus.

Lors de la prochaine exposition, qui se tiendra le 24 avril prochain à l'Espace Cardin - à un trait de plume de l'Elysée -, on découvrira une Carla à la crinière serpentine grattant une guitare, assise sur un piano dans un paysage stratosphérique. Dans l'angle du piano tronqué - le surréalisme autorise toutes les audaces -, on aperçoit le Président assis dans son bureau. Ce fut le cadeau de mariage de Pal Sarkozy à sa belle-fille. «Il y a également une rose rouge sur le piano, symbole de l'ouverture de Nicolas à la gauche mais aussi emblème de l'amour.» On appréciera la légèreté du symbole !

Pal et Werner semblent avoir trouvé le bon filon qu'ils exploitent à coups de lieux communs. Naïveté ou marketing ? L'un et l'autre n'ont pas d'œillères mais, en attendant, la griffe fait recette. Il y a deux semaines, trois de leurs toiles furent couronnées aux enchères dans une salle de ventes hongroise à 800 000 forints pièce (un peu plus de 3 000 euros). Avant Paris, les deux compères s'exposeront à Budapest le 7 février, puis en septembre à Bruges. Les visiteurs retrouveront l'essentiel de l'exposition madrilène, enrichie d'une vingtaine de nouvelles créations puisées aux meilleures sources de l'inspiration : «Une télévision qui explose ou "Les Quatre Saisons"», dixit Pal Sarkozy... Ainsi qu'un autoportrait. L'artiste a réécrit sa vie au computer en affichant une vision drolatique des heurs et malheurs des émigrés. Un portrait qu'il souhaitait voir figurer en couverture de son autobiographie (prévue au printemps). Plon, son éditeur, en a décidé autrement.

La plupart de ses nouvelles toiles sont en vente (compter 8 500 euros en moyenne). Peut-être un placement d'avenir... tant que Nicolas Sarkozy est à l'Elysée.

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Le père de Nicolas Sarkozy exposera à Paris au printemps 08.02.2010, 22h55 | Mise à jour : 09.02.2010, 17h00 Médias et People
Zoom PARIS / ESPACE CARDIN

A Budapest (Hongrie), la galerie d'art Abigail expose depuis dimanche des portraits de famille que les Parisiens pourront découvrir au printemps, à l'Espace Cardin, du 24 avril au 9 mai. L'artiste, d'origine hongroise, n'est autre que Pal Sarkozy, père du président de la République. Et parmi ses modèles figurent Carla et Nicolas.

Dans une tapisserie de grandes dimensions, Pal Sarkozy montre ainsi la première dame, sa belle-fille, assise sur un piano, grattant sa guitare, tandis que le chef de l'Etat apparaît dans une sorte d'éclaté, assis à son bureau.

«Il y a une rose posée sur le clavier, note l'artiste dans sa description de l'oeuvre, comme symbole de l'ouverture de Nicolas vers la gauche, mais aussi comme emblème de l'amour». Cette création était le cadeau de mariage de son auteur à celle qu'il qualifie de «fille adorable».

Un autre portrait montre Nicolas Sarkozy avec la Légion d'honneur en guise de boucle d'oreille, un cadeau du père à son fils après la victoire à l'élection présidentielle en mai 2007. En arrière-plan, le clan Sarkozy figure aux côtés de la chancelière allemande Angela Merkel, du Premier ministre russe Vladimir Poutine et de l'ex-président américain Georges W. Bush.

Budapest, puis Le Caire et Paris

Selon la responsable de la galerie, Vera Varadi, cinq ou six tableaux, sur une cinquantaine, ont été vendus depuis l'ouverture de l'exposition dimanche. Celle-ci présente des tableaux traitant du changement climatique, mais aussi des portraits-collages ou des compositions réalisées sur ordinateur à partir de photos.

Pal Sarkozy, qui peint depuis son arrivée à Paris en 1948, se rattache au courant surréaliste et a déjà exposé à Barcelone. Il partage l'exposition de Budapest avec un artiste allemand, Werner Hornung. Certaines de leurs oeuvres sont mises en vente entre 3.000 et 14.000€. Avant d'atteindre Paris, l'exposition passera aussi par Le Caire. «Je ne voulais pas commencer avec la France à cause de mon fils», confie Pal Sarkozy, 82 ans.

Le père de Nicolas Sarkozy a quitté sa Hongrie natale en 1948. Il a vécu de la vente de ses tableaux entre 1949 et 1950 en France puis a continué à peindre pour son entreprise de publicité. Il avait quitté le foyer familial alors que son fils avait trois ans, pour se remarier avec la fille d'un diplomate. Il vit aujourd'hui avec sa quatrième épouse.

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"La France doit aider les Haïtiens à reprendre le contrôle de leur destin" LEMONDE.FR | 17.02.10 | 15h18 • Mis à jour le 17.02.10 | 16h15

Le peuple haïtien est meurtri, le peuple haïtien est épuisé mais le peuple haïtien est debout !", a lancé Nicolas Sarkozy, mercredi 17 février, en visite à Haïti, un peu plus d'un mois après le séisme qui a tué au moins 217 000 personnes dans le pays. "L'aide internationale doit être massive, mais c'est aux Haïtiens et à eux seuls de définir un véritable projet national et ensuite de le conduire. Le rôle de la France est de les aider à reprendre le contrôle de leur destin", a déclaré le chef de l'Etat lors d'une allocution à Port-au-Prince.

"Nous devons créer les conditions d'un développement durable, endogène, pour libérer progressivement les Haïtiens d'une dépendance à l'égard de l'aide internationale", a-t-il ajouté. "Je suis venu dire aux Haïtiens que la France restera solidement à leur côté pour les aider à se relever et à ouvrir une nouvelle page heureuse de leur histoire", a insisté M. Sarkozy.

Le président français a également rendu hommage aux équipes de secours françaises, ainsi qu'au "concours déterminant" de l'armée française. "Nous n'oublierons pas le travail harassant, opiniâtre, dévoué, de l'ensemble du personnel de santé français", a-t-il dit.

"PAS QUE DE BONS SOUVENIRS"

Le chef de l'Etat a par ailleurs souligné qu'il fallait que la reconstruction "profite à tous" et "pas seulement à une petite partie, pas seulement à Port-au-Prince". "Le 12 janvier, il n'y a pas que le sol qui a tremblé : les lignes de la société haïtienne ont bougé. Nous vivons un moment charnière, un moment de vérité pour Haïti", a-t-il ajouté.

Nicolas Sarkozy est le premier président français à se rendre en Haïti depuis l'indépendance de l'île en 1804. Il a d'ailleurs rappelé qu'il ne fallait pas "tourner le dos au passé, à une histoire commune riche mais aussi douloureuse". "Ne nous voilons pas la face, notre présence ici n'a pas laissé que de bons souvenirs", a déclaré le président français. "Un peuple comme celui-là ne peut pas mourir, soyez fiers, [vous les Français], de l'avoir secouru. Vive la France, vive la république et vive Haïti", a conclu le président français. Le Monde.fr

-------------------------------------------------------------------------------- 326 millions d'euros d'aide et annulation de la dette Nicolas Sarkozy a également annoncé que la France allait verser une enveloppe de 326 millions d'euros d'aide à Haïti, somme qui comprend l'annulation de la dette de 56 millions d'euros.

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Le pari russe de la France Par Pierre Rousselin le 28 février 2010 18h45 | lefigaro.fr

C'est un choix stratégique qui a été fait. La France et la Russie resserrent leurs liens dans tous les domaines. La visite d'État de Dmitri Medvedev à Paris pour le lancement de l'année France-Russie est l'occasion de célébrer une inflexion délibérée de notre diplomatie.

En fait, les deux pays reviennent à une vieille tradition, puisqu'ils entretiennent depuis un lointain passé des relations étroites en matière culturelle. Mais ils font surtout un pari sur l'avenir. La France comme la Russie ont de bonnes raisons de penser qu'elles peuvent avoir besoin l'une de l'autre dans un monde transformé par la crise financière.

En novembre, le séminaire gouvernemental franco-russe avait jeté les bases d'une nouvelle coopération économique. En cette période de vaches maigres, notre pays entend profiter des possibilités offertes par le marché russe et ne peut se permettre de laisser le champ libre à l'Allemagne, qui, depuis déjà des années, a fait le choix que nous faisons aujourd'hui.

La Russie, de son côté, veut se lancer dans un vaste programme de modernisation de son économie. Elle a peut-être besoin de machines allemandes, mais aussi du concours de ces grands groupes qui font la force de notre industrie. Septième investisseur en Russie et neuvième exportateur, la France doit absolument faire mieux. Il y a matière à un partenariat beaucoup plus ambitieux, qui doit dépasser la sphère de l'économie, si tant est que Dmitri Medvedev parvienne à imposer sa vision d'une Russie dynamique, libérale et ouverte sur le monde extérieur.

C'est là que la dimension personnelle intervient. Face à Vladimir Poutine, premier ministre, incarnation de l'héritage nostalgique et plutôt rouillé de la puissance soviétique, Dmitri Medvedev, président, porte l'avenir d'une Russie à la recherche de sa modernité.

Les dégâts engendrés par la crise économique ont mis à mal le système Poutine, basé sur un capitalisme d'État peu compétitif, et apportent de nouveaux arguments aux projets réformateurs de Medvedev.

Qu'il y ait entre les deux hommes un partage des rôles ou bien une sourde rivalité, il est souhaitable que ce soit la Russie novatrice qui l'emporte sans heurts. La volonté affirmée de la France d'établir des relations de confiance avec Moscou et la réussite de la visite à Paris de Dmitri Medvedev peuvent contribuer à une telle évolution.

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Ouverture d'une enquête sur une possible entente des grands hedge funds contre l'euro LEMONDE.FR avec Reuters | 03.03.10 | 13h53 • Mis à jour le 03.03.10 | 13h53

e département de la justice américain veut faire la lumière sur le rôle des hedge funds dans la baisse de l'euro. Citant une source proche du dossier, le Wall Street Journal annonce, dans son édition du 3 mars, l'ouverture d'une enquête pour savoir si les plus grands et célèbres fonds spéculatifs américains ont bien agi de concert contre la devise européenne comme l'affirmait le quotidien financier dans son édition du 26 février.

Dans une lettre, justement datée du 26 février, le département de la justice aurait demandé aux hedge funds SAC Capital Advisors, Greenlight Capital, Soros Fund Management et Paulson & Co de conserver les registres d'opérations et les courriers électroniques qui auraient un lien avec l'euro.

COLLUSION ?

Au cœur de l'enquête, des réunions entre les principaux hedge funds américains qui ont eu lieu à Manhattan au début février sur la question de l'euro. Les enquêteurs du département de la justice veulent notamment savoir si ces réunions sont allées au-delà du simple partage d'informations, jusqu'à la collusion, une accusation rare, rappelle le journal, car il est souvent difficile de prouver que des sociétés ont intentionnellement agi d'un commun accord. C'est en tout cas ce qu'avançait le Wall Street Journal du 26 février, qui écrivait que ces réunions auraient été l'occasion pour les grands fonds spéculatifs de se fixer un challenge : faire glisser l'euro jusqu'à un niveau de parité avec le dollar.

Cette enquête intervient alors même que certains établissements financiers, comme Goldman Sachs, sont l'objet d'enquêtes, notamment de la part de la Réserve fédérale, dans leurs opérations sur les dérivés avec la Grèce. La devise européenne, fragilisée par la crise grecque, a perdu plus de 10 % de sa valeur depuis le mois de novembre. Son cours était mardi a 1,36 dollars.

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Les quotidiens régionaux pointent l'abstention et un FN regonflé LEMONDE.FR | 15.03.10 | 11h55 • Mis à jour le 15.03.10 | 13h00

La surprise des résultats du scrutin de dimanche réside dans leur "ampleur", note La Charente libre. En premier lieu, les chiffres d'une abstention record, qui tiennent entre autres, selon le quotidien, au fait que "pour la première fois, ces régionales ne bénéficiaient pas d'un booster, d'un scrutin auxiliaire". Le quotidien relève à droite la sanction de la politique menée par Nicolas Sarkozy, au centre la déconfiture du MoDem et l'"échec stratégique doublé d'un échec moral et politique : alors que Sarkozy rêvait de dissoudre le FN, le voici regonflé". Pour La Charente libre, le grand gagnant du scrutin est évidemment le Parti socialiste, "un PS qui hier, à l'image de sa première secrétaire Martine Aubry et de Ségolène Royal – qui a fait un carton en Poitou-Charentes et se redonne du coup une légitimité présidentielle –, avait l'intelligence de la jouer modeste et prônant l'union vis-à-vis de ses partenaires d'Europe Ecologie et du Front de gauche", "la base du pack de gauche destiné à remporter le vrai match, que tout le monde a en tête, celui de 2012", conclut le journal.

"Il est clair que l'UMP est la grande perdante de ce scrutin", souligne Sud-Ouest, qui "ne peut désormais compter que sur la mobilisation des abstentionnistes". "Rarement la gauche a atteint un tel niveau dans ce pays : plus de 48 % des voix, et même plus de 51 % si l'on inclut l'extrême gauche. Pour mémoire, la gauche ne recueillait 'que' 40 % au premier tour de 2004 (45 % avec l'extrême gauche)", explique Sud-Ouest, qui voit se dessiner une "tranquille réélection" pour les présidents de gauche sortants. Les bons scores du Front national sont à mettre sur le compte de l'échec de la politique menée par M. Sarkozy, qui, "en lançant le débat sur l'identité nationale et faute de résultats probants sur la sécurité, a remis le FN dans le jeu".

Pour La Dépêche du Midi, Georges Frêche fait cavalier seul et "s'impose sur tous les terrains régionaux, dans tous les départements et dans toutes les villes, y compris des fiefs de l'UMP, sauf Béziers". Le quotidien y voit "l'échec de cette offensive manquée [du PS] contre la Frêchie, qui sort aujourd'hui renforcée dans toute la région".

Pour La Montagne, le "vrai message des abstentionistes" est à l'adresse du chef de l'Etat qui doit "repenser les fondamentaux de son action". "L'ouverture n'a pas été efficace et le parti unique va bientôt se craqueler", souligne le journal. "S'il veut remobiliser les Français, le chef de l'État doit envoyer les signes d'une volonté de changement d'orientation. On ne construit pas une politique de droite en s'entêtant sur une stratégie unique de la sécurité mais avec une politique industrielle créatrice d'emplois", conclut-il.

"Dans la majorité gouvernementale, la stratégie de la liste d'union UMP-Nouveau Centre a permis d'éviter le pire, c'est-à-dire d'être devancée par le Front national comme en 2004 (...). En tant que secrétaire d'Etat, Valérie Létard cumule probablement les effets d'un vote-sanction et la bouderie d'une partie de l'électorat gaulliste qui, à l'image de Thierry Lazaro, a jugé son profil centriste trop suspect", juge La Voix du Nord. Le quotidien nordiste souligne par ailleurs que la perte d'audience du FN "n'est plus d'actualité", "Marine Le Pen semble légitimée pour succéder à son père à la tête de son parti".

En PACA, la surprise vient du FN, qui "talonne la droite" avec 20,3 %, rappelle La Provence, pour qui "la stratégie de Thierry Mariani de mener une campagne très à droite pour, à l'image de Nicolas Sarkozy en 2007, siphonner les voix du Front national n'a pas fonctionné".

Le FN toujours, qui "retrouve en Franche-Comté une large partie de l'électorat aspiré par le candidat Sarkozy à la présidentielle. Avec 13,14 % des suffrages exprimés, le parti d'extrême droite est nettement en position de se maintenir au second tour", selon L'Est républicain. Le journal rappelle que "cette triangulaire renvoie à un scénario déjà connu. Elle ouvre un boulevard aux forces de gauche. Et condamne pratiquement les espoirs de la majorité présidentielle, qui avait classé la Franche-Comté parmi les rares régions 'prenables'".

En Bretagne, le PS creuse l'écart dès le premier tour, indique Ouest-France, qui relève la disparition du MoDem au conseil régional, un "événement dans une terre qui a été longtemps un creuset du centrisme. Cette fois, le MoDem est même devancé par le Front national". Le Monde.fr

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leparisien.fr Sarkozy à l'intronisation de Simone Veil à l'Académie 12 réactions | 18.03.2010, 10h05 | Mise à jour : 16h10

Nicolas Sarkozy se rendra finalement jeudi à l'intronisation de Simone Veil à l'Académie française, a annoncé l'Elysée, alors que le chef de l'Etat avait indiqué la veille par lettre à l'ex-ministre qu'il n'y assisterait pas, suscitant des interrogations.

«Le président de la République se rendra, à 15 heures, à la cérémonie d'intronisation à l'Académie française de Mme Simone Veil, ancien Ministre d'Etat. Mme Simone Veil, est la sixième femme à être accueillie parmi les «Immortels», indique un communiqué de la présidence diffusé peu avant 10 heures. La veille pourtant, l'Elysée avait rendu publique une lettre du chef de l'Etat à Mme Veil, expliquant qu'il n'assisterait pas à sa réception sous la coupole en raison de «contraintes» non précisées. «Malheureusement, il ne me sera pas possible, en raison des contraintes de mon emploi du temps ce jour-là, d'assister à ce moment si solennel», écrivait-il.

Simone Veil avait critiquée le fait qu'aucune femme n'avait été désignée au conseil constitutionnel

Le président, qui s'est rendu jeudi matin en Seine-et-Marne pour rencontrer la famille du policier tué mardi dans une fusillade, n'avait rien sur son agenda officiel dans l'après-midi. Mais il avait des rendez-vous qui n'y étaient pas inscrits, avait précisé l'Elysée. Mme Veil avait activement participé à la campagne électorale de M. Sarkozy en 2007.

Le Figaro écrit jeudi dans un confidentiel que M. Sarkozy aurait pris ombrage de critiques formulées par Mme Veil, ex-membre du Conseil constitutionnel contre les nominations de trois hommes au sein de cette haute juridiction. Le 9 mars, Mme Veil avait déploré que le Conseil ne compte plus qu'une seule femme, affirmant ne pas comprendre cette «erreur».

«Je suis restée longtemps au Conseil constitutionnel: nous avons été quelquefois trois, quelquefois deux. Maintenant il en reste une seule et je n'arrive pas à comprendre pourquoi on a agi de cette façon», avait-elle commenté. «C'est très décevant» et «je trouve que c'est une erreur».

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Régionales : la Réunion et la Guyane passent à droite Christelle Viguier - DOMactu.com [ mardi 23 mars 2010 à 00:05:07 | DOMactu.com | Par Christelle Viguier ]

Deux des quatre départements d'Outre-mer, la Guyane et la Réunion, seront désormais dirigés par un Conseil Régional de droite. A la Réunion, le communiste Paul Vergès, âgé de 85 ans, a sans doute livré et perdu sa dernière bataille politique en obtenant seulement 35,55% des voix. Les différends avec le parti socialiste n'ont pas pu se résoudre. Après 11 ans à la tête de l'exécutif régional, il laisse donc la place à son adversaire de l'UMP, Didier Robert, qui l'emporte avec 45.46% des voix.

En Guyane, Christiane Taubira (DVG, 43,89 %) perd contre Rodolphe Alexandre (UMP, 56,11%). Rappelons qu'initialement Rodolphe Alexandre faisait partie du camp des divers gauche.

En Martinique, Serge Letchimy l'emporte contre Alfred Marie-Jeanne du camp indépendantiste. Les élections régionales se seront ainsi déroulées de façon totalement différente dans les quatre départements d'Outre-mer.

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Politique / Social - Économie - Article paru le 22 mars 2010 Jean-Paul Piérot Après le camouflet le coup de massue

Une large majorité pour la gauche rassemblée. La Corse passe ′à gauche.′à peine un électeur sur trois soutient Sarkozy. Les Français veulent du changement !

Nicolas Sarkozy, qui était muet depuis le soir du premier tour, espérait sans doute que le coup d’accélérateur d’une campagne de peur du terrorisme et de l’insécurité allait atténuer l’effet de la claque du 14 mars. En ce premier jour du printemps, les Français ont au contraire voulu remettre le couvert. Les résultats non définitifs sonnent comme un terrible réquisitoire. Les listes UPM-NC n’ont recueilli que 33 % des suffrages, contre 55 % pour les listes de gauche. Le Front national, réactivé par la politique du président de la République et sa campagne sur l’identité nationale, avait provoqué douze triangulaires. Au total, il recueille autour de 9 % des suffrages.

après le premier tour, dynamique à gauche

On mesure l’ampleur de la défaite dès les premiers chiffres annoncés. EN Île-de-France, la région capitale, la liste PS-Europe Écologie-Front de gauche obtient plus de 57 % des voix, Valérie Pécresse mord la poussière, or elle est ministre de l’Enseignement supérieure et incarne ainsi le sarkozysme. Le président de la République avait averti  : « Élections locales, conséquences locales. » Autodéfense qui prête à sourire, car les Français avaient en tête l’avenir des retraites et le chômage quand ils ont déposé leur bulletin dans l’urne. Et, selon l’institut BVA, ils ne se font pas de grandes illusions, à 55 %, sur la volonté du chef de l’État d’entendre le message des urnes. Aussi était-il nécessaire de brandir à nouveau le carton rouge. Cette gifle magistrale survient dans un climat de morosité, d’inquiétude et d’incompréhension qui s’est confusément traduit par un taux d’abstention record, à peine amélioré par rapport à dimanche dernier.

L’entre-deux-tours ne fut guère plus incitatif pour redonner de l’éclat au débat politique que les trois mois précédents. Après le premier tour, la dynamique se trouvait du côté de la gauche dont les principales composantes disposaient d’une confortable avance (PS  : 29 %, Europe Écologie  : 12 % et Front de gauche  : 6 %). Des accords ont permis de fusionner les listes de la gauche rassemblée dans la plupart des régions, à la notable exception du Limousin et de la Picardie, où le PS a joué la désunion et en Bretagne, où socialistes et écologistes ne sont pas parvenus à s’accorder. Dans l’île de La Réunion, la liste socialiste s’est maintenue contre Paul Vergès, président sortant (PCR), facilitant puissamment la tâche de l’UMP, ce qui a entraîné la perte, pour la gauche, de ce département d’outre-mer. Dans le Limousin, où la liste du Front de gauche avait obtenu plus de 10 % au premier tour, il semble que les électeurs aient soutenu sa démarche unitaire et lui aient accordé plus de 19 % des voix.

Le Front national, qui a été réactivé par la relance de thèmes xénophobes par l’Élysée et par la campagne de divisions sur le thème de l’identité nationale, n’aura guère servi les intérêts électoraux de Nicolas Sarkozy mais la remontée des Le Pen, père et fille. Présents dans douze triangulaires, les listes d’extrême droite étaient créditées en début de soirée de 9 %. Mais le président du FN dépassait les 24 % en Paca, alors que sa fille Marine obtenait autour de 22 % dans le Nord - Pas-de-Calais.

La gauche sort renforcée des élections. On ne connaissait pas, hier, à l’heure du bouclage, l’issue du scrutin en Alsace. Symbole de la victoire des listes de gauche, la Corse tourne le dos à la droite et un communiste, Dominique Bucchini, devrait au terme des accords devenir le président de l’Assemblée territoriale alors que le radical de gauche, Paul Giacobbi, dirigera l’exécutif. Le besoin d’unité et de riposte a contribué au succès des listes de la gauche rassemblée. Le Front de gauche a contribué à donner de la combativité à une campagne atone. Une nouvelle étape s’ouvre aujourd’hui.

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Remaniement : Sarkozy mise sur l’ouverture à droite France Info - 23 mars 2010 06:20 Céline Asselot

L’un est Chiraquien, l’autre Villepiniste, le dernier centriste. Les trois nouveaux membres du gouvernement, nommés hier soir, ne sont pas des proches de Nicolas Sarkozy. Le chef de l’Etat semble avoir décidé de jouer la carte du rassemblement de l’UMP.

Calmer les tensions au sein du parti majoritaire. Rassembler toutes les sensibilités représentées à l’UMP. Faire taire les critiques, aussi. Voilà sans doute la volonté de Nicolas Sarkozy et de François Fillon. Car ce remaniement limité fait entrer au gouvernement trois membres de l’UMP - finie, l’ouverture à gauche - qui n’ont jamais été des proches du chef de l’Etat.

François Baroin, tout d’abord. Le chiraquien député-maire de Troyes n’a pas caché ses critiques ces derniers mois sur l’action du gouvernement, fustigeant notamment la réforme de la taxe professionnelle et l’ouverture à gauche.

François Barouin, nouveau ministre du Budget, n’a jusqu’ici pas ménagé ses critiques à l’encontre des choix du chef de l’Etat. (1'00")

Des reproches qu’il va devoir taire, en tant que ministre du Budget. François Baroin prend en effet la place d’Eric Woerth, qui part au ministère du Travail remplacer un Xavier Darcos tombé en disgrâce.

Marc-Philippe Daubresse, ensuite. Le député du Nord, qui se dit proche de Jean-Louis Borloo, devient ministre de la Jeunesse et des Solidarités Actives. Ce centriste remplace à ce poste Martin Hirsch, l’un des symboles de l’ouverture à gauche.

Avec Marc-Philippe Daubresse, c’est un centriste qui remplace Martin Hirsch, symbole de l’ouverture à gauche. (0'40")

Geste d’apaisement envers Dominique de Villepin ?

Georges Tron, enfin. Ce fidèle de Dominique de Villepin devient secrétaire d’Etat à la Fonction publique, alors qu’il n’avait pas non plus épargné Nicolas Sarkozy : il avait qualifié sa première année de présidence d’année "de surprises et finalement de déception".

Georges Tron, le nouveau secrétaire d’Etat à la fonction publique, avait réclamé l’ouverture à droite. (0'54")

Le nouveau membre du gouvernement voit dans sa nomination "un geste d’apaisement" à l’égard de Dominique de Villepin, l’ennemi juré de Nicolas Sarkozy. Mais est-ce vraiment le cas ? Jeudi, Dominique de Villepin lance son parti politique avec la volonté affichée de s’installer à l’Elysée en 2012. Difficile de voir dans la nomination de l’un de ses principaux lieutenants un simple hasard de calendrier.

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E. F., Les Echos Xavier Darcos sacrifié [ 23/03/10 ]

Le ministre du Travail paie sa contre-performance en Aquitaine et sa relation difficile avec le conseiller social du chef de l'Etat, Raymond Soubie.

Nicolas Sarkozy remanie légèrement et confie à Eric Woerth la réforme des retraites

Xavier Darcos l'a sans doute mauvaise. C'est pour obéir au voeu de Nicolas Sarkozy qui souhaitait que ses ministres aillent au feu électoral qu'il s'est engagé dans la bataille d'Aquitaine, sans espoir de victoire. Et c'est à cause de sa contre-performance -28 %, la moitié du score du socialiste Alain Rousset -qu'il perd son portefeuille de ministre du Travail à la veille de la très sensible réforme des retraites. « Ce n'est pas dû à un dossier qui aurait été mal géré. Après les élections, il fallait un bouc émissaire, une victime expiatoire », déplore son entourage. Plus consensuel, l'intéressé a déclaré « garder toute confiance dans l'action de Nicolas Sarkozy et de son gouvernement ».

Il y a encore un an et demi, Xavier Darcos était classé parmi les premiers ministrables et appartenait, alors qu'il avait la haute main sur l'Education nationale, au premier cercle des ministres « les plus politiques » réunis par Nicolas Sarkozy dans son fameux G7. C'était avant le recul imposé par le chef de l'Etat en décembre 2008 sur la réforme des lycées. Un calvaire pour cet agrégé de lettres qui avait fait toute sa carrière administrative et politique à l'Education nationale -en commençant par le cabinet de François Bayrou en 1994-1995 avant d'entrer au gouvernement par l'Enseignement scolaire (2002-2004) puis de décrocher un ministère plein en 2007. Mais sur fond de suppressions de postes dans l'Education et de réformes tous azimuts, ses relations avec les syndicats enseignants s'étaient rapidement dégradées. Lorsqu'il hérita du ministère du Travail et des Affaires sociales en juin 2009, Xavier Darcos espérait se refaire. « Ici, les syndicats sont beaucoup plus sérieux sur la forme et sur le fond que les organisations d'enseignants. » Il aura juste eu le temps de faire adopter la loi sur le travail dominical et de déminer l'épineux dossier de la retraite des mères.

Tout sauf effacé

Gros travailleur, Xavier Darcos avait son franc-parler. Ses réserves sur le débat sur l'identité nationale n'étaient un mystère pour personne. Malgré leur amitié, François Fillon n'avait pas apprécié son classement des entreprises en fonction de leur engagement sur le stress, qui avait déclenché un tollé chez les employeurs. Tout sauf effacé, le ministre avait surtout des relations compliquées avec le tout-puissant conseiller social de l'Elysée Raymond Soubie. Les syndicats, eux, ne réclamaient pas sa tête. Après son départ, ils devront se familiariser avec un quatrième ministre en à peine trois ans.

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La fin de la parenthèse Martin Hirsch [ 23/03/10 ] LesEchos.fr

L'ex-haut commissaire aux Solidarités actives et à la Jeunesse avait demandé dès fin 2009 à Nicolas Sarkozy de quitter son poste.

L'ambiance avait changé depuis plusieurs mois déjà.
Et Martin Hirsch ne faisait pas mystère de son intention de ne pas rester dans l'équipe gouvernementale trop longtemps, alors que la proximité de l'élection présidentielle va accentuer la polarisation droite-gauche.

L'ex-haut commissaire aux Solidarités actives et à la Jeunesse a déclaré hier qu'il avait demandé dès la fin de 2009 à Nicolas Sarkozy de quitter son poste. Il indique au passage sa « reconnaissance » au chef de l'Etat pour « avoir soutenu ses projets » et « respecté » sa « singularité » et ses « convictions ».

Même si Martin Hirsch part de son plein gré, cela envoie un signal à l'électorat et aux élus UMP, qui goûtaient de moins en moins l'ouverture.
De fait, il aura été le plus remuant des hommes de gauche au sein du gouvernement, en créant le revenu de solidarité active et, récemment, le service civique, qu'il va continuer de suivre en devenant président de l'Agence du service civique.

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Vu de Genève: régionales, 13% d’abstention à droite? élections régionales, UMP, france, Politique Par hommelibre le 15/03/2010 à 08:37 LePost

Le Parti socialiste est en tête, à plus de 3% devant l’UMP. Le FN reste solide. les Ecologistes s’installent avec un score plus qu’honorable, portés par l’air du temps.

Peut-on imaginer une telle bascule d’électeurs entre 1998 et 2010? Avec un tel changement de vision politique? Change-t-on de camp si facilement? J’ai quelque peine à le penser. Alors comment interpréter ce résultat?

Il y a l’abstention d’une part. 13% de votants en moins qu’en 2004, c’est environ ce qui manque à l’UMP pour reprendre la main. Il serait intéressant de savoir si ce sont principalement des électeurs de Sarkozy qui ont boudé les urnes.

Il y a le PS, victorieux sans programme. Un PS que l'on disait moribond, étranglé par ses luttes intestines, déstructuré, et qui rebondi sur un simple effet d'abstention de la droite. Ce n'est pas une victoire, c'est un pis-aller. Ce PS clamant qu'il va résoudre la crise alors que d'autres le font déjà, ça ne mange pas de pain. Mais il faut dire que faire campagne sur le passé est pour le moins original.

Il y a la bonne tenue du FN bien qu’il soit en recul. La politique du gouvernement actuel n’a pas su reprendre cette part de l’électorat. L’effet Mitterrand, qui avait utilisé le FN pour diviser la droite, fonctionne encore.

Il y a l’installation des écologistes d’EE. Ceux-ci semblent bénéficier de l’air du temps plus que d’une implantation de longue haleine. L’écologie serait-elle vraiment à gauche et non au centre? Sert-elle de cheval de Troie à un crypto-marxisme ou est-elle une pensée politique en elle-même? Curieusement, le volontarisme du président - qui a mis en avant une politique plus verte - sert plus EE que l’UMP.

Il y a aussi les déçus de Sarkozy, et ceux qui ne trouvent pas la lisibilité de sa politique. Et enfin, ceux qui ne savent pas à quoi sert la région et qui n’ont pas cherché à s’informer. Mais je ne crois pas ces derniers si nombreux. Les français votent à gauche aux municipales et aux régionales, pour la politique locale et quand il y a de l’argent et des subventions à recevoir, et à droite pour l’orientation générale du pays. Schizophrénie ou opportunisme? Ou une manière de gérer l’ambivalence et l’alternance?

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À New York, Nicolas Sarkozy fait la leçon aux États-Unis Par Dépêche le 29/03/2010 - 19:43

En visite aux États-Unis, le président français a appelé son homologue américain à travailler de concert avec les Européens pour sortir de la crise. Les deux hommes doivent s'entretenir lors d'un dîner organisé ce mardi à la Maison Blanche. AFP - Le président français Nicolas Sarkozy a entamé lundi une visite de deux jours aux Etats-Unis en exhortant son homologue américain Barack Obama à travailler main dans la main avec l'Europe pour réguler l'économie et réformer la gouvernance mondiales.

Lors d'un discours totalement improvisé suivi d'un bref échange avec des étudiants de l'université Columbia de New York, M. Sarkozy s'est livré à une petite "leçon de choses" à l'endroit de M. Obama, estimant qu'il n'y avait "pas un pays au monde au XXIe siècle qui peut diriger tout seul le monde".

"Europe et Etats-Unis, nous pouvons inventer les règles de l'économie de demain", a-t-il d'abord insisté. "Nous avons besoin que le grand peuple américain comprenne que l'absence de règles tue la liberté".

"La régulation économique mondiale ne peut plus demeurer ce qu'elle est. Nous ne pouvons plus accepter un système capitaliste où il n'y a pas de règles, il n'y a pas de régulation (...) L'économie de marché et le marché sans règles, ce sera la mort du capitalisme", a plaidé Nicolas Sarkozy.

Parmi les chantiers qu'il souhaite ouvrir pendant la présidence française du G20 en 2010 et dont il parlera mardi avec M. Obama à la Maison Blanche, il a cité la "stabilité des prix des matières premières" et "la définition d'un nouvel ordre monétaire international".

"Le dollar n'est plus la seule monnaie du monde", a-t-il tranché sous la coupole de l'ancienne bibliothèque de l'université Columbia, qui a accueilli de nombreux prix Nobel d'économie américains.

Nicolas Sarkozy a également demandé l'assistance des Etats-Unis pour mettre en place une "nouvelle gouvernance" du monde et y "faire place aux continents de demain", après l'échec du sommet de Copenhague sur le climat en décembre.

Quelques heures après le double attentat du métro de Moscou qui a fait au moins 38 morts, il a étendu le champ de la nécessaire coopération transatlantique à la lutte contre le terrorisme.

"Quand New York a été attaqué, ce sont toutes les démocraties du monde qui ont été attaquées. Et quand Moscou est attaqué, c'est nous tous qui sommes attaqués. Face au terrorisme nous ne pouvons pas nous diviser", a-t-il insisté. Les soldats français resteront "à vos côtés en Afghanistan", a-t-il promis une nouvelle fois.

Tout au long de son propos, Nicolas Sarkozy a pris soin de souligner sa complicité avec le président américain, avec l'intention de tordre le cou aux commentaires sur les petites tensions qui ont accompagné les premiers mois de ses liens avec Barack Obama.

Il a salué un chef d'Etat "en avance" sur son pays. "Ne soyez pas en retard par rapport à votre président sur la régulation économique, sur la défense de l'environnement", a-t-il demandé à son auditoire.

Surtout, le président français a rendu un hommage appuyé à Barack Obama pour avoir réussi à imposer au Congrès sa réforme historique de l'assurance santé, dont il s'était plu naguère à souligner les difficultés.

"Il voulait la réforme, il l'a menée, qu'il en soit félicité", a-t-il déclaré, sous les applaudissements polis des quelque 300 étudiants venus l'écouter. Des félicitations au goût acide toutefois, puisqu'il n'a pu s'empêcher de relever l'avance de la France en la matière. "Bienvenue dans le club des Etats qui ne laissent pas tomber les gens malades", a-t-il lancé, un brin condescendant.

Après New York, Nicolas Sarkozy aura l'occasion de répéter directement son propos à Barack Obama, pour une première rencontre très attendue à la Maison Blanche conçue pour célébrer la bonne entente entre les deux pays.
Signe supplémentaire de cette amitié, les deux présidents dîneront ensemble, avec leurs seules épouses Michelle et Carla, mardi soir dans les appartements privés de la Maison blanche. Une première.

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la-Croix.com Jeudi 1 avril 2010 posté par François d'Alançon à 10:13
Obama-Sarkozy: la preuve par les troupes

« Le président français Nicolas Sarkozy a obtenu presque tout ce qu’il pouvait espérer de sa visite aux États-Unis cette semaine. Maintenant, il doit retourner la faveur en augmentant de manière significative la force de combat française en Afghanistan » affirme le New York Times dans un éditorial.

« Au plus bas dans les sondages et après son échec aux élections régionales, Monsieur Sarkozy avait besoin de se relancer. Et il a été reçu comme un ami à Washington. Lui et sa femme, Carla Bruni-Sarkozy, ont eu droit à un diner privé avec les Obama, ce qui ne peut que jouer favorablement à Paris. Il a aussi obtenu la promesse présidentielle d’un processus de sélection ‘libre et juste’ pour les avions ravitailleurs de l’armée de l’air américaine. Et le président Obama et ses collaborateurs n’ont gracieusement fait aucune mention publique du refus de la France de prendre sa juste part dans l’envoi de troupes pour combattre un ennemi commun en Afghanistan ».

« Monsieur Sarkozy a marqué des points politiques supplémentaires en déclarant à l’université de Columbia que l’Amérique devait ‘réfléchir à ce que cela signifie d’être le numéro un mondial’ et être un pays ‘qui écoute’ » poursuit l’éditorial. « C’est vrai. Et la France doit être un pays qui fait plus que donner la leçon ».

Le New York Times affirme que « la France est un des rares membres de l’Otan qui peut fournir des forces de combat robustes et efficaces » et conclut en enfonçant le clou: « Monsieur Sarkozy affirme régulièrement qu’il soutient fortement l’effort de l’Otan en Afghanistan. Il l’a répété cette semaine. La meilleure façon de prouver ce soutien serait d’envoyer plus de troupes de combat ».

N. B. : Paris a résisté jusque là aux demandes de renforts formulées par Washington en se contentant d’envoyer 80 gendarmes supplémentaires pour la formation des forces de police afghanes. Mardi, l’Élysée faisait savoir que la France était prête à accroître son effort de formation des forces de sécurité afghanes, éventuellement en dehors du territoire afghan, une hypothèse confirmée hier par le ministre de la Défense Hervé Morin.

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La justice française saisie de l'affaire des rumeurs sur Sarkozy Reuters 4 avril 2010 15.00

La justice française a été saisie d'une plainte visant à déterminer l'origine des rumeurs sur de supposés problèmes dans le couple présidentiel, qui ont fait le tour du monde et provoqué la colère de l'Elysée.

LA JUSTICE FRANÇAISE SAISIE DE L'AFFAIRE DES RUMEURS SUR LE COUPLE SARKOZY

C'est le Journal du dimanche, lui-même relais via son site internet mi-mars de ces rumeurs, qui a déposé plainte pour "introduction frauduleuse de données dans un système informatique", a révélé le Nouvelobs.com ce week-end.

Une enquête préliminaire de police a été ouverte par le parquet de Paris.

Le groupe Lagardère a déjà poussé à la démission un responsable de Newsweb, filiale éditant le site internet du JDD, et un autre employé, non journaliste, soupçonné d'avoir publié l'article sur un blog hébergé par le site.

Un conseiller du chef de l'Etat, Pierre Charron, s'est exprimé sur le site Rue89.fr dans un entretien publié dimanche pour lancer un avertissement aux auteurs éventuels de la rumeur, avec l'idée d'un possible complot contre l'Elysée.

"Maintenant, ça suffit les conneries de la part de tous ceux qui colportent ça. Ça dépasse l'entendement ! Le fait que ça se retrouve sur un site comme celui du JDD, ça dépasse le stade de la rumeur. C'est inadmissible", a-t-il dit.

"En disant que la peur doit changer de camp, j'exprime une colère face à un tsunami d'ignominies", a-t-il ajouté.

Selon le Journal du dimanche, l'Elysée a mandaté les services de renseignement pour identifier l'origine des rumeurs, ce qui aurait abouti à soupçonner l'ancienne ministre de la Justice Rachida Dati.

Cette accusation serait selon le journal à l'origine de la décision de retirer le 14 mars à Rachida Dati l'escorte de quatre policiers et la voiture officielle dont elle bénéficiait, décision confirmée par le ministère de l'Intérieur mais imputée à un programme plus général sur ces avantages.

CAMPAGNE DE PRESSE INTERNATIONALE

Les rumeurs de problèmes de couple entre Nicolas Sarkozy et Carla Bruni, qui se répétaient alors chez les journalistes parisiens, ont été alimentées par un article publié sur le site internet du Journal du dimanche le 10 mars.

Malgré son retrait rapide, ce texte, ainsi que des échanges sur Twitter dépourvus de sources, ont servi de fondement à des médias du monde entier pour faire état des supposés problèmes de couple Sarkozy.

La presse française est restée silencieuse, à l'exception d'un magazine "people". D'autres médias internationaux ont ensuite, pour relater la rumeur, pris appui sur une phrase de Nicolas Sarkozy interrogé à Londres le 12 mars en marge d'une visite officielle et parlant "d'élucubrations".

Carla Bruni a ensuite pris position plusieurs fois pour dénoncer cette méthode des médias.

"Cela me semble être une dérive pour la démocratie et une mise en péril des lettres de noblesse d'un métier dont le sens même est l'intégrité de l'information", a-t-elle dit au Figaro Madame fin mars.

Le conseiller du président Pierre Charron souhaite que la police fasse la lumière. "Pour que la peur change de camp, il fallait qu'il y ait une procédure judiciaire. Maintenant, on va voir s'il n'y a pas une espèce de complot organisé, avec des mouvements financiers, pourquoi pas", dit-il à Rue89.

La France compte plusieurs chercheurs spécialisés dans l'étude des rumeurs, dont certaines sont célèbres dans l'histoire du pays, comme la "Grande peur" de 1789.

Le spécialiste Jean-Noël Kapferer soutient que les rumeurs sont, sauf exception, une production sociale spontanée, sans stratégie particulière, similaire à celle des histoires drôles.

Le public se saisit de l'histoire imaginaire car elle revêt une signification pour lui ou parce qu'elle fournit une apparence d'explication à divers phénomènes, explique ce chercheur. Thierry Lévêque, édité par Jean-Stéphane Brosse

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Rumeur sur les Sarkozy: le Président veut croire au complot publié le 05/04/2010 21:18

Après un conseiller de Nicolas Sarkozy, son avocat, Me Thierry Herzog, n'exclut pas une "machination" derrière la propagation sur internet de rumeurs sur le couple présidentiel. La garde sarkozyste prend position. Après le conseiller élyséen Pierre Charon vendredi dans Rue89, c'est au tour de l'avocat de Nicolas Sarkozy, Thierry Herzog, de s'exprimer sur les rumeurs qui courent depuis plusieurs semaines sur le couple présidentiel.

La justice souhaite établir si ceux qui ont fait paraître ces rumeurs "l'ont fait pour eux-mêmes ou l'ont fait étant instrumentalisés, soit par des officines, soit des particuliers qui auraient souhaité déstabiliser la vie de couple Sarkozy", a-t-il déclaré sur RTL.

Pour l'avocat, le simple fait que deux rumeurs croisées soient publiés dans le même temps, l'une concernant Carla Bruni, et l'autre Nicolas Sarkozy, "à qui ont prête pour chacun une liaison totalement infondée, permet de penser que ce n'est certainement pas neutre".

"Je ne peux pas exclure une machination ou que certaines personnes aient eu envie, soit par intérêt personnel, soit par intérêt financier ce qui serait encore plus immoral, de tenter de déstabiliser le président de la République et son épouse", ajoute Thierry Herzog.

Vendredi, dans un article mis en ligne sur le site Rue89, Pierre Charon, conseiller en communication de Nicolas Sarkozy, s'était déjà demandé si ces rumeurs ne seraient pas "une espèce de complot organisé avec des mouvements financiers".

Il avait estimé qu'une procédure judiciaire était indispensable pour mettre un terme à cette "ignominie".

"Nous voulons aller jusqu'au bout pour que cela ne se reproduise plus jamais. Comme on dit, la peur doit changer de camp", expliquait Pierre Charon.

Rachida Dati dément toute implication

Dans un communiqué, lundi, la société des journalistes du JDD a cependant jugé "inacceptable le ton menaçant et inquisiteur de ces propos sans précédent" tenus par le conseiller du chef de l'Etat.

Elle a souligné que les deux salariés mis en cause avaient quitté leurs fonctions et que le directeur du journal avait écrit une lettre d'excuses au couple présidentiel.

De son côté, l'ancienne ministre de la Justice Rachida Dati a démenti avoir colporté les rumeurs sur le couple présidentiel.

Dans un communiqué, la députée européenne "proteste avec indignation contre les allégations de certains organes de presse lui prêtant une quelconque responsabilité dans la propagation de rumeurs absurdes et inadmissibles sur la vie privée du couple présidentiel".

Elle dit également se réserver le droit d'agir en diffamation contre ceux qui reprendraient cette allégation, "la reliant de surcroît à la suppression naturelle de sa protection policière, présentée comme une sanction".

Le Canard Enchaîné avait évoqué une possible disgrâce de Rachida Dati en révélant mercredi dernier que la députée avait été forcée, au soir du premier tour des élections régionales, de se séparer de sa voiture de fonction et de son escorte de trois policiers, restés à sa disposition après son départ du gouvernement.

Le ministère de l'Intérieur avait alors affirmé qu'il ne s'agissait pas d'une mesure personnelle mais d'une réorganisation globale des équipes de protection.

Le Journal du dimanche (JDD) est cependant revenu à la charge ce week-end, avançant que l'Elysée avait mandaté les services de renseignement pour identifier l'origine des rumeurs sur Nicolas Sarkozy et son épouse Carla.

Selon l'hebdomadaire, ces investigations auraient conduit à soupçonner l'ancienne ministre de la Justice.

Dans un communiqué, Dominique Sopo, président de SOS-Racisme, s'est étonné que "le nom de Rachida Dati soit jeté en pâture".

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Rachida Dati n'a "pas peur" Mercredi 7 avril, 15h56 LePoint.fr

On la dit indésirable au palais de l'Élysée. "Le président de la République ne veut plus voir Rachida Dati", dit Claude Guéant mercredi dans Le Canard Enchaîné . Pourtant, l'intéressée assure être persuadée d'avoir toujours la confiance du président de la République. "Je ne l'ai pas vu récemment, mais j'espère le voir très bientôt", a-t-elle déclaré mercredi matin sur RTL .

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Sur les propos - rapportés dans la presse - de proches conseillers de Nicolas Sarkozy, au premier rang desquels Pierre Charon, la mettant en cause dans la propagation de rumeurs sur la vie privée du couple présidentiel, Rachida Dati lâche : ""Ça suffit, il faut que ça s'arrête." Et l'ancienne garde des Sceaux affirme "faire la différence entre le président de la République et son entourage". "Le président de la République, je peux vous dire qu'il ne peut pas cautionner ce que dit Monsieur Pierre Charon, ni dans ses argumentaires, ni dans ce qu'il peut dire, ni dans les affirmations encore les plus récentes", a-t-elle déclaré.

Et, quant à l'existence - évoquée par le Journal du dimanche - d'une enquête des services de renseignements français pour tenter de débusquer l'auteur de ces fuites, elle n'y croit pas non plus. "On est dans un État de droit et ça ne peut pas exister : ni l'enquête des renseignements généraux, ni une quelconque écoute téléphonique. Je connais assez bien le président de la République. J'étais auprès de lui lorsqu'il était ministre de l'Intérieur et il a toujours combattu ce genre de pratique", a-t-elle avancé.

"Je n'ai peur de rien"

Rachida Dati s'estime au contraire victime d'une campagne de déstabilisation. "Je peux comprendre la position du président de la République parce que moi aussi, j'ai souffert pendant près de trois ans des rumeurs, des calomnies et je n'ai pas réagi (...) mais maintenant ça suffit !", a-t-elle lancé. "Les rumeurs, les calomnies, les ragots sur la vie personnelle en général sont absolument inadmissibles et scandaleux. Moi, je suis...... lire la suite de l'article sur Lepoint.fr

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Rumeurs sur le couple Sarkozy : Benjamin Biolay assigne France 24 LEMONDE.FR avec AFP | 09.04.10 | 16h18

Le chanteur Benjamin Biolay a décidé d'attaquer en justice, pour atteinte à la vie privée, la chaîne d'information continue France 24, lui reprochant d'avoir relayé une rumeur selon laquelle il entretiendrait une liaison avec Carla Bruni-Sarkozy.

L'auteur-compositeur, soulignant que les événements rapportés sont "inexacts", estime que la chaîne a porté "atteinte à sa vie privée". Il réclame 20 000 euros de dommages et intérêts pour compenser ces "graves préjudices".

L'audience se tiendra lundi à 14 heures devant le juge des référés du tribunal de grande instance de Paris, Nicolas Bonnal. Le 10 mars, rappelle l'assignation, France 24 "consacrait sa revue de presse journalière à la rumeur concernant la relation qu'entretiendrait Benjamin Biolay avec la première dame de France, Carla Bruni-Sarkozy". La chaîne avait évoqué des articles de la presse britannique faisant état d'"une mésentente" entre le chef de l'Etat et son épouse.

"L'allusion à cette hypothétique relation sentimentale est clairement constitutive d'une atteinte à la vie privée de Benjamin Biolay, a affirmé l'avocate du chanteur, Me Isabelle Wekstein, qui a rédigé l'assignation. M. Benjamin Biolay s'oppose à toute divulgation concernant sa vie privée."

Selon l'avocate, l'interprète est "personnellement très affecté par toutes ces atteintes répétées à son intimité et à sa vie sentimentale". Elle déplore une atteinte "d'autant plus grave" que la chaîne a diffusé une photographie de Benjamin Biolay en regard d'une photographie de Carla Bruni.

Les rumeurs autour du couple présidentiel ont pris un tour médiatique avec la publication, il y a un mois, de la note d'un blog hébergé sur le site Internet du Journal du dimanche. Depuis, le JDD a annoncé avoir porté plainte contre X...

Durant le week-end pascal, un conseiller du président, Pierre Charon, avait relancé l'histoire quasi oubliée en évoquant "un complot" contre le couple présidentiel. Mercredi, Carla Bruni-Sarkozy est intervenue sur Europe 1 pour affirmer qu'elle et "son mari" n'accordaient aucune importance à ces rumeurs.

Deux fois récompensé aux dernières Victoires de la musique, Benjamin Biolay, 37 ans, a travaillé textes et musiques pour de grands noms de la chanson française comme Henri Salvador, Juliette Gréco, Françoise Hardy ou encore Carla Bruni.

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Ce très étrange M. Hebbadj Par dominique hervouet lefigaro.fr 26/04/2010 | Mise à jour : 00:08 Réactions (702)

Le commerçant ayant pignon sur rue est connu depuis longtemps pour ses prises de position religieuses.

Lorsqu'Anne, la jeune automobiliste nantaise verbalisée pour avoir conduit avec son niqab dans les rues de Nantes au début du mois, a tenu une conférence de presse, vendredi après-midi, il était à ses côtés, sûr de lui et la dominant de toute sa stature.

Portant la barbe, vêtu à la pakistanaise d'un khamiss, la tête recouverte d'une calotte et d'un turban, Liès Hebbadj, le compagnon de cette Française convertie à l'islam, ne passe pas inaperçu à Rezé-les-Nantes, une commune de la banlieue nantaise. Né à Alger il y a 34 ans mais arrivé tout jeune enfant dans la grande ville de l'ouest de la France, Liès Hebbadj est connu pour ses prises de position religieuses et son action à la tête de l'association culturelle qu'il a fondée afin d'obtenir des élus locaux l'autorisation de créer une grande mosquée dans la ville où il vit et travaille depuis une dizaine d'années.

Mouvement Tabligh

Liès Hebbadj est, en effet, un commerçant ayant pignon sur rue et il s'occupe de la boucherie-alimentation El Kaouthar, un magasin flambant neuf et fort bien tenu. Mais il est aussi un membre très actif du mouvement Tabligh, ce mouvement prosélyte et ostentatoire dont l'épicentre est le Pakistan où il s'est déjà rendu à plusieurs reprises par le passé. Ses déplacements à l'étranger, notamment à Londres, ont d'ailleurs fait l'objet d'une surveillance suivie de la part des services de renseignements.

Éventuelle escroquerie aux prestations sociales

Mais ce que lui reproche Brice Hortefeux tient surtout à sa vie privée. Liès Hebbadj, qui a obtenu la nationalité française par un mariage contracté en 1999 avec une Nantaise, est suspecté de polygamie. Il aurait quatre épouses officieuses, mariées religieusement dont des Françaises converties à l'islam. Des femmes qui lui auraient donné douze enfants.

Pour l'instant, les autorités restent muettes sur l'éventuelle escroquerie aux prestations sociales versées au titre de l'allocation de parent isolé à ses compagnes qui portent toutes le niqab et vivent dans une sorte de gynécée réparti entre trois maisons contiguës situées dans un agréable quartier pavillonnaire de Rezé-les-Nantes. Liès Hebbadj a fait dresser autour d'elles une grande palissade pour soustraire la communauté au regard des voisins.

Désormais sur la défensive après la menace du ministre de l'Intérieur de le faire déchoir de sa nationalité française, Liès Hebbadj s'est entretenu très brièvement avec la presse, samedi devant son magasin. Entouré de deux amis à la carrure imposante, il a simplement déclaré qu'il ne parlerait qu'après s'être entretenu avec son avocat dans les jours qui viennent, laissant au trésorier de son association, Abdel Chauborou, le soin de dire que l'islam était attaqué à travers lui : «En fait, c'est l'islam qui dérange.»

Une réaction similaire à celles des associations représentantes des cinq mosquées nantaises qui «regrettent que l'islam soit encore stigmatisé » à travers la verbalisation de l'automobiliste voilée avant d'affirmer que cette «stigmatisation systématique va à l'encontre des valeurs de la République».

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France-Chine : le temps du réalisme LE MONDE | 30.04.10 | 14h31

La visite d'Etat de trois jours que Nicolas Sarkozy vient d'effectuer en Chine aura été utile. Elle a permis de tourner une page brouillonne des relations entre Paris et Pékin.

En 2008, le président français avait conditionné sa venue aux Jeux olympiques de Pékin à la reprise du dialogue entre le dalaï-lama et les autorités chinoises. Ressentie comme un camouflet inacceptable par le gouvernement chinois, cette mise en demeure publique avait provoqué une sérieuse crispation entre les deux pays. M. Sarkozy a tiré la leçon de cet épisode. "Il est improductif de s'accuser les uns les autres", a-t-il assuré devant ses hôtes, lors du dîner d'Etat, mercredi 28 avril.

Le président français a compris que le gouvernement chinois ne croit qu'aux rapports de forces, n'a d'estime que pour ceux qui lui tiennent tête, mais ne supporte pas d'être pris par surprise. Place au réalisme, donc, et à une relation dépassionnée, plus cohérente et plus durable. C'est positif. Il est bon que le président français, obsédé par l'action, accepte le temps long et se soit résolu à passer trois jours sur le sol chinois, rompant avec les voyages éclairs qui sont sa marque de fabrique.

Pour autant, il ne faut pas trop attendre des relations entre les deux pays. Un éditorial du China Daily, quotidien anglophone destiné à faire passer des messages pour les étrangers, remarquait, le 29 avril, que M. Sarkozy n'avait été accueilli à Pékin "ni par des réactions de colère ni par des marques de ferveur : il a commencé son voyage de manière réaliste. La lune de miel entre la France et la Chine, engagée durant la présidence de Jacques Chirac, est achevée. Les compliments que s'adressaient les deux pays ont été remplacés par des échanges politiquement rationnels, au nom du pragmatisme et des intérêts mutuels".

Intérêts mutuels ? La Chine, qui suscite de sérieuses craintes, peut gagner à nouer une relation saine avec Paris. Et éviter ainsi, selon l'expression de l'ancien ministre des affaires étrangères Hubert Védrine, la formation d'une "coalition mondiale des inquiétudes" face à sa puissance grandissante. Quant à la France, elle se doit de préparer soigneusement, en y associant Pékin, la présidence du G8 et du G20, qu'elle assurera en 2011.

Dans ce contexte, la France, comme l'Europe, ne peut conditionner son rapport à la Chine à la situation au Tibet et au traitement - inique - des dissidents embastillés. Mais elle doit toujours rappeler son attachement aux droits de l'homme et son opposition à la nature du système chinois en la matière. Il lui faut donc trouver le ton juste : Pékin ne cède jamais sous la pression, mais n'a pas à imposer ses oukases au reste du monde. En clair, la realpolitik ne se justifie que par son efficacité sur tous les plans.

En outre, si elle ne peut évidemment faire l'impasse sur la Chine, la France sait bien qu'elle n'a aucun espoir, seule, de l'influencer durablement. Face à ce géant d'aujourd'hui, plus encore de demain, les Européens seraient bien inspirés de parler d'une même voix.
Article paru dans l'édition du 02.05.10

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nouvelobs.com 06/05/10 12:27 Trois ans après son élection, Nicolas Sarkozy déçoit

Près de sept Français sur dix jugent le bilan du chef de l'Etat globalement mauvais, notamment en matière de pouvoir d'achat, de réduction des inégalités, de lutte contre le chômage et l'insécurité.

Nicolas Sarkozy fête le 6 mai 2010 ses trois ans à la tête de la France. ((Reuters) Près de 70% des Français jugent mauvais le bilan de Nicolas Sarkozy au bout de trois ans à la présidence de la République, selon un sondage BVA pour la "Matinale" de Canal + diffusé jeudi 6 mai. Sur les 69% exactement d'opinions négatives, 33% des sondés trouvent le bilan "très mauvais" et 36% "assez mauvais", tandis que 29% des personnes interrogées le trouvent "assez bon", et 2% "très bon".

Le PS, ni mieux, ni moins bien

Dans le détail, les Français sont les plus sévères sur le domaine du pouvoir d'achat, jugeant la politique menée par Nicolas Sarkozy depuis trois ans "plutôt mauvaise" à 87%, contre 12% de "plutôt bonne".

Les sondés qualifient également cette politique de "plutôt mauvaise" en matière de réduction des inégalités (85%), de lutte contre le chômage (81%) ou de lutte contre l'insécurité (62%), le jugement le moins sévère étant celui sur l'environnement (55%).

Sur la moyenne de dix domaines testés, les personnes interrogées estiment à 31% que le PS ferait "mieux", à 49% qu'il ne ferait "ni mieux ni moins bien", et à 20% qu'il ferait "moins bien".

Une popularité qui augmente mais toujours aussi basse

Cependant, selon un sondage TNS-Sofres Logica pour Le Figaro Magazine rendu public mercredi, la cote de popularité de Nicolas Sarkozy a augmenté de deux points en mai par rapport à avril, à 30% d'opinion favorables, et celle du Premier ministre François Fillon a gagné un point. 30% des personnes interrogées affirment faire confiance au chef de l'Etat, contre 28% il y a un mois, son plus bas niveau mesuré par ce baromètre depuis son élection. Celles d'un avis contraire sont nettement majoritaires à 67% (-3). 3% sont sans opinion

Le Premier ministre bénéficie d'une cote de confiance de 38%, en hausse de un point par rapport au baromètre précédent. Les méfiants sont 57%, en baisse de 2 points. 5% sont sans opinion

DSK et Aubry plébiscités

Par ailleurs, Martine Aubry (PS) et le directeur du FMI Dominique Strauss-Kahn restent en tête des personnalités à qui les Français souhaitent voir jouer "un rôle important au cours des mois et années à venir", à égalité avec 45% malgré une baisse de un point chacun. Ils sont suivis du maire de Paris Bertrand Delanoë (40%, -1) et du ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner (37%, inchangé). La benjamine du gouvernement Rama Yade, 5ème, perd 3 points à 36%.

A gauche, Cécile Duflot (18%) cède 5 points et Ségolène Royal (32%) 4 points. Daniel Cohn-Bendit (31%) et Olivier Besancenot (30%) perdent 3 points. En revanche Manuel Valls (18%) gagne 4 points et François Hollande un point point à 31%.

A droite, Eric Besson (19%), Brice Hortefeux (19%), et Philippe de Villiers (16%) gagnent 3 points.

Jean-Marie Le Pen ferme le classement avec 11% (-1).

- Sondage BVA pour Canal + : Enquête réalisée les 4 et 5 mai par internet auprès d'un échantillon de 1.047 personnes, représentatif de la population française âgée de 15 ans et plus, selon la méthode des quotas.

- Sondage TNS-Sofres Logica pour Le Figaro Magazine : Enquête réalisée les 29 et 30 avril auprès de 985 personnes interrogées en face à face à leur domicile (méthode des quotas). (Nouvelobs.com)

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Publié le 07/06/2010 à 21:06 - Modifié le 08/06/2010 à 12:34 Le Point.fr Un 43e soldat français tué en Afghanistan Par Jean Guisnel

Dans un communiqué diffusé lundi soir, l'Élysée annonce la mort en Afghanistan d'un quarante-troisième soldat français. Ce sergent du 2e régiment étranger de parachutistes de Calvi a été tué au cours d'une opération de reconnaissance déclenchée lundi au sud de Tagab : alors qu'il participait à une mission de couverture, le sous-officier a été mortellement blessé par un éclat de roquette antichar tirée par des insurgés. Trois autres soldats ont été blessés au cours de la même opération.

L'état-major des armées a précisé que le GTIA (Groupement tactique interarmes) de Surobi était engagé depuis le 5 juin avec un kandak de l'ANA (soit environ 700 hommes en tout) dans l'opération Altor Libecciu, qui vise à contrôler le sud de la vallée de Tagab (province de Kapisa) et à organiser tout le long de cette vallée des opérations civilo-militaires d'aide à la population, d'assistance médicale et des rencontres (shuras) avec les notables locaux.

Trois autres sous-officiers blessés

En milieu d'après-midi, alors que les équipes médicales françaises recevaient une centaine de patients à Payendakhel, une trentaine d'insurgés se sont infiltrés dans la zone, et sont tombés sur des unités placées en couverture face au nord, à l'entrée de la vallée de Diram Diram, à proximité du COP (Combat Outpost) 51, établi en avril dernier. L'accrochage a été très violent, et les Français pris à partie ont reçu l'appui de deux hélicoptères de combat Tigre et de deux chasseurs-bombardiers F15. C'est au cours de cet accrochage que le sergent du 2e REP a été mortellement touché. Trois autres sous-officiers ont été blessés par balle, et mis à l'abri avant d'être évacués par hélicoptère sur l'hôpital militaire français de Kaia. L'EMA précise que les insurgés "durement éprouvés ont été mis en fuite", mais ne donne pas de bilan sur des pertes éventuelles de leur côté.

Onze soldats français sont morts en 2009 en Afghanistan, et ce décès porte déjà à sept le bilan pour l'année 2010. Quatorze soldats français sont morts en Kapisa, dont sept au cours d'accrochages, quatre par des IED et trois des suites d'un incident occasionné par de fortes intempéries.

Le GTIA Surobi est composé de militaires du 2e REP de Calvi, du 1er régiment de hussards parachutistes de Tarbes et du 17e régiment de génie parachutiste de Montauban.

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02/06/2010 à 11h34 (mise à jour à 12h37) liberation.fr Fadela Amara héberge des proches dans son logement de fonction

Selon «Le Canard Enchaîné», l'un des frères de la secrétaire d'Etat à la Ville loge depuis un mois dans l'appartement du VIIe arrondissement, mis à disposition par le ministère, que Fadela Amara n'habite pas.

La secrétaire d’Etat chargée de la Politique de la Ville, Fadela Amara, le 10 avril 2009 à Paris (© AFP Bertrand Guay)

Les portes de son secrétariat d’Etat à la Ville ouvertes à ses proches. Fadela Amara a occasionellement hébergé des membres de sa famille dans l’appartement de fonction qui lui est réservé mais qu’elle n’habite pas. Ses services ont ainsi confirmé une information du Canard enchaîné.

«Personne n’habite à plein temps dans cet appartement de fonction mais certaines chambres sont utilisées de temps en temps», Fadela Amara «y héberge parfois sa famille», a expliqué à l’AFP une porte-parole.

La ministre, elle, n’habite pas dans le logement de fonction, prévu par le ministère, dans le VIIe arrondissement, «elle a préféré garder l’appartement qu’elle occupe depuis plusieurs années dans le XIIe» loué à la ville de Paris.

Dans son édition de mercredi, le Canard Enchaîné révèle que «l’ex-présidente de Ni putes ni soumises héberge, depuis un mois dans cet appartement de fonction, un de ses frères» qui devrait y rester «au moins jusque début juillet». L’an dernier, un autre frère de la secrétaire d’Etat «avait élu domicile dans cet appartement», toujours selon l'hebdomadaire, qui ajoute qu’«à l’occasion, ces heureux sous-locataires ont le droit de profiter des talents du cuistot mis à la disposition de la sous-ministre et d’un maître d’hôtel». (Source AFP)

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Publié le 07/06/2010 à 18:22 Reuters Unanimité contre Rama Yade après ses propos sur les Bleus

PARIS (Reuters) - Le gouvernement, l'opposition et la Fédération française de football (FFF) ont vivement répliqué lundi à Rama Yade, qui avait critiqué le luxe de l'hôtel occupé par l'équipe de France de football en Afrique du Sud.

La secrétaire d'Etat aux Sports avait jugé dimanche que les Bleus manquaient de "décence" en temps de crise en s'installant pour le début de la Coupe du monde dans un hôtel "clinquant" et leur avait recommandé de se distinguer plutôt en gagnant.

Les instances dirigeantes du football français ont souligné que la Fifa, organisatrice du Mondial, prendrait en charge le séjour au Pezula, l'un des établissements les plus réputés du pays, situé à Knysna, dans la province du Cap-Occidental.

Le directeur général adjoint de la FFF, Jean-Louis Valentin a expliqué qu'il ne pouvait plus garantir un bon accueil à Rama Yade si elle rendait visite aux Bleus lors du Mondial.

"C'est à Rama Yade d'apprécier l'opportunité de sa venue. En ce moment, il est difficile de lui garantir un triomphe", a-t-il déclaré sur France Info.

Le président de la FFF Jean-Pierre Escalettes s'est dit dans un communiqué publié lundi "très surpris" par ces déclarations et s'est félicité de la mise au point de la ministre de la Santé et des Sports Roselyne Bachelot.

La ministre de tutelle de Rama Yade a coupé court à la polémique dès dimanche soir et a été relayée par le porte-parole du gouvernement Luc Chatel lundi.

"Ce qui est important aujourd'hui, c'est que tous les Français, et y compris les membres du gouvernement, soient mobilisés derrière leur équipe", a-t-il dit sur France Inter.

500 EUROS LA NUIT

Le porte-parole du Parti socialiste Benoit Hamon a reproché de son côté à Rama Yade d'avoir, alors qu'elle s'indigne du luxe de l'hôtel, favorisé plusieurs mesures qui selon lui poussent le football professionnel vers la course à l'argent.

Il a mentionné un régime fiscal plus favorable pour les joueurs et la libéralisation des paris sportifs en ligne.

"C'est bien de se préoccuper de la défense ou des conditions dans lesquelles on a logé nos joueurs. J'observe qu'elle est la secrétaire d'Etat qui a permis les pas plus importants en matière de transformation du football en un foot-business de plus en plus lié à l'argent", a-t-il estimé.

Le quotidien L'Equipe, "bible" des milieux sportifs français, critique aussi son intervention dans un éditorial lundi, parlant de "démagogie" et de "posture politicienne".

L'équipe de France est arrivée samedi en Afrique du Sud, où elle disputera vendredi son premier match face à l'Uruguay.

Sur un domaine d'un millier d'hectares entouré de collines boisées, l'hôtel Pezula dispose notamment d'une plage privée et ses clients peuvent y jouir d'une vue sur l'océan.

Le vice-président de la FFF en charge des affaires économiques, Noël Le Graet, a souligné sur Europe 1 que la Fifa prenait en charge le prix de cet hébergement.

Le prix des chambres est selon lui "voisin" de 500 euros la nuit mais reste "dans l'enveloppe de la Fifa", a-t-il assuré.

Après des qualifications difficiles conclues par un barrage très litigieux contre l'Irlande, avec un but entaché d'une main de Thierry Henry, et des matches amicaux médiocres, l'équipe française se prépare dans un climat de doute.

Ses joueurs ont affirmé lundi qu'ils ne se préoccupaient pas de la polémique sur leur hôtel. Clément Guillou et Thierry Lévêque, édité par Yves Clarisse

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Publié le 09/06/2010 à 07:32 Reuters Christine Boutin confirme être chargée de mission par l'exécutif

PARIS (Reuters) - Christine Boutin, ex-ministre du Logement, confirme avoir été chargée d'une mission sur la justice sociale et la mondialisation mais conteste la présentation qu'en fait Le Canard enchaîné.

Dans son édition de mercredi, qui révèle cette mission, l'hebdomadaire la présente comme "le prix payé par Sarko pour calmer Christine Boutin".

"La rémunération est effectivement de 9.500 euros net par mois", confirme l'ancienne ministre dans un communiqué diffusé tard mardi soir.

Mais elle se défend de bénéficier d'un passe-droit en la matière et dément l'interprétation qu'en fait l'hebdomadaire.

"Cette mission, écrit-elle, correspond à un travail de fond à mener dans la perspective de la présidence française du G20 (novembre 2010-novembre 2011)."

Quant à la rémunération, elle a été "fixée par le secrétariat général du gouvernement, sur la base de textes réglementaires qui encadrent la rémunération des ministres, secrétaires d'État et hauts commissaires".

"Elle s'apparente à celle d'un directeur d'administration, d'un conseiller maître à la cour des comptes ou d'un conseiller d'Etat", poursuit-elle. Christine Boutin précise que ses travaux ont débuté début 2010, en liaison avec les ministères du Travail, des Affaires étrangères et des Finances. Elle rendra un "pré-rapport" en octobre 2010.

L'ancienne ministre, qui s'était déclarée publiquement "très choquée" par son éviction du gouvernement en juin 2009, a fait entendre à plusieurs reprises sa différence au sein de la majorité.

En septembre dernier, elle estimait que l'électorat de droite était "déboussolé" puis jugeait, à la fin de l'année dernière, qu'une loi interdisant le port du voile intégral en France serait "très difficile".

Le Canard enchaîné écrit que l'ancienne ministre a obtenu une revalorisation de sa rémunération en faisant "savoir habilement qu'elle envisageait de se présenter à la présidentielle de 2012".

Christine Boutin se défend et affirme ne pas avoir été "bridée dans son rôle de chef de parti politique (ndlr, le Parti chrétien-démocrate)". Henri-Pierre André pour le service français

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10/06/2010 16:40 lefigaro.fr Christine Boutin sommée de renoncer au cumul de ses revenus

Le gouvernement souhaite mettre au plus vite un point final à la nouvelle polémique liée au salaire de l’ancienne ministre du logement

Halte au feu.

La polémique autour du salaire de Christine Boutin, rémunérée 9 500 € net par mois pour une mission sur la mondialisation, a forcé le gouvernement à changer de pied jeudi 10 juin : les critiques sur le montant de la rémunération en tant que telle mais aussi le cumul de cette dernière avec d’autres sources de revenus (une retraite de parlementaire de 6 000 € et une indemnité d’élue du conseil général des Yvelines de 2 600 € brut) se multipliaient, à droite comme à gauche.

Après le soutien apporté avant-hier par le porte-parole du gouvernement Luc Chatel, « à tout travail correspond une rémunération » assurait-il, le ministre du travail, Éric Woerth, a indiqué jeudi qu’il allait demander à Christine Boutin de renoncer au cumul entre sa pension de retraite et sa rémunération. Il a ajouté qu’il réfléchissait en outre à « rendre non cumulable la retraite de parlementaire et une rémunération liée à une fonction publique ». De son côté, le président de l’Assemblée nationale, Bernard Accoyer, a appelé l’ancienne ministre pour lui conseiller de renoncer d’elle-même à sa retraite d’ex-députée pendant la durée de sa mission à l’Élysée. La polémique tombe mal pour le gouvernement

Si la mission sur « les conséquences sociales de la mondialisation » lui a été confiée par l’Élysée, Christine Boutin est rattachée administrativement au ministère du travail. Elle est assistée dans son travail par trois collaborateurs auxquels s’ajoutera un quatrième à partir de juillet, pour un montant total de salaires de 22 000 € par mois, selon La Charente libre . Elle dispose de bureaux parisiens et d’une voiture avec chauffeur. Christine Boutin a justifié son traitement par « l’importance » de sa mission. Dans un entretien au Parisien de jeudi, elle ajoute « comprendre » que son salaire puisse « choquer », mais le justifie par « la loi ».

La polémique tombe mal pour le gouvernement dans un contexte de crise, et alors que les Français sont appelés aux sacrifices. Elle intervient aussi après plusieurs révélations sur le train de vie des ministres : Christian Estrosi a dû expliquer récemment pourquoi il occupait deux appartements de fonction, tandis que Fadela Amara justifiait l’occupation de son appartement de fonction par des membres de sa famille. De son côté, le secrétaire d’État à la coopération, Alain Joyandet, s’était fait critiquer pour avoir utilisé un avion privé (coût : 116 500 €) pour se rendre à une conférence internationale en Haïti.

Mercredi, le porte-parole du gouvernement a démenti le lien entre la mission confiée à Christine Boutin et les critiques formulées par l’ancienne ministre depuis son éviction du gouvernement, en 2009, et mises en sourdine depuis peu. La « cellule politique » de l’Élysée confie très régulièrement des missions à des parlementaires, un moyen de les valoriser et de les fidéliser. Pour plus de « transparence », la ministre de l’enseignement supérieur, Valérie Pécresse, a proposé que soit publiée la liste des personnalités ayant reçu une mission du gouvernement, et les modalités financières de ces travaux. Solenn DE ROYER

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Quatre collaborateurs de Christine Boutin touchent entre 4.700 et 6.000 euros (AFP) – 10 juin 2010

BORDEAUX — Quatre collaborateurs de l'ex-ministre Christine Boutin, dans le cadre de sa mission gouvernementale, touchent entre 4.700 et 6.000 euros nets mensuels, a indiqué jeudi le quotidien La Charente Libre, citant l'un d'entre eux.

Pour cette mission de deux ans sur les conséquences sociales de la mondialisation, l'ancienne ministre du Logement (2007-2009) est assistée de trois collaborateurs auxquels s'ajoutera un quatrième à partir de juillet pour un montant total de salaires de 22.000 euros par mois, précise le quotidien régional.

Le rapporteur de la mission, Vincent You, conseiller régional d'opposition de Poitou-Charentes, explique au journal, être le moins bien payé des quatre avec 4.740,67 euros. "Je suis le seul fonctionnaire mis à disposition. Ce salaire correspond à mon traitement de directeur adjoint d'hôpital", ajoute l'ancien chef de cabinet de Mme Boutin lorsqu'elle était ministre du gouvernement Fillon, cité par La Charente Libre.
Deux des autres collaborateurs sont rétribués 6.000 euros nets par mois et un troisième perçoit 5.000 euros, précise le journal.
Christine Boutin, présidente du Parti chrétien-démocrate (PCD), est sous les feux des projecteurs après les révélations de l'hebdomadaire Le Canard enchaîné sur son salaire de 9.500 euros nets par mois, dans le cadre d'une mission sur les conséquences sociales de la mondialisation.

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16.06.2010 | 10:54 L'édition spéciale Mondial 2010 de Challenges.fr Mondial : Rama Yade se justifie sur le choix de son hôtel

L'hôtel en Afrique du Sud réservé pour le séjour du secrétaire d'Etat aux Sports affiche des tarifs supérieurs à ceux de la résidence des Bleus, pourtant appelés à davantage de "décence" par Rama Yade.

L'arroseur serait-il arrosé? A en croire Le Canard enchaîné du mercredi 16 juin, la chambre d'hôtel de la secrétaire d'Etat aux Sports en Afrique du Sud aurait coûté plus cher que celles de l'équipe de France.

Selon l'hebdomadaire satirique, la benjamine du gouvernement avait initialement réservé deux nuits dans un hôtel cinq étoiles de Georgetown, dans une "junior suite" à 667 euros par jour. Cinq autres chambres à 340 euros avait également été réservées pour des membres de son cabinet.

Chambre annulée mais payée

Après avoir reproché aux Bleus "le clinquant" de leur hôtel - où la chambre double de chaque joueur coûte 589 euros -, la secrétaire d'Etat a préféré annuler cette réservation mais le ministère de la Santé avait déjà payé la facture qui ne pourra pas être remboursée, affirme le journal.

Toujours selon Le Canard Enchaîné, Rama Yade a passé finalement deux nuits dans la résidence du consul de France et une troisième nuit dans une chambre d'hôte à 120 euros. L'hebdomadaire estime que le séjour en Afrique du Sud de la secrétaire d'Etat a coûté au minimum 45.000 euros, dont 37.000 euros en billets d'avion en classe affaire sur Air France pour elle et ses collaborateurs.

"Payer d'une manière ou d'une autre"

Rama Yade s'est expliqué sur le sujet et indiqué que l'ambassade de France avait fait un choix en mai pour une chambre dans un hôtel, un choix "par précaution" qu'elle n'avait pas validé. Elle a précisé avoir demandé à séjourner à la résidence française au Cap, même si des travaux étaient en cours. Quant au vol, seule la portion entre Londres et le Cap, la principale cependant, a été faite en classe d'affaires.

"Il n'y a pas de problème, absolument aucun", a assuré Rama Yade, qui ignorait cependant si les chambres retenues ont bien dû être payées comme l'affirme le Canard. "S'il y a un dédit, ce sera réglé le moment venu par qui doit les régler quel que soit le montant", a-t-elle ajouté.

"On voit qu'on ne touche pas impunément aux intérêts financiers les plus lourds sans que l'on cherche à vous les faire payer d'une manière ou d'une autre", a déclaré la benjamine du gouvernement.

"Vous savez que je ne suis pas connue pour les excès de quelque sorte qu'ils soient. On dit même que je m'habille bon marché et que cela se voit. Vous m'avez déjà vue dans les robes, les soirées, les machins, ce n'est pas mon genre. Quand on touche impunément à des intérêts aussi lourds, cela peut déranger", a insisté la secrétaire d'Etat.

Un peu de décence

Le dimanche 6 juin, la secrétaire d'Etat avait pourtant éprouvé un certain plaisir à critiquer le choix d'un hôtel de luxe pour héberger les Bleus pendant la première phase de la Coupe du monde. Elle avait alors "appelé les instances du football à la décence". Rama Yade avait même déclaré qu'elle n'aurait pas choisi cet hôtel, en l'occurrence le Pezula Resort Hotel, où le premier prix pour une nuit démarre à 500 euros.

L'affaire avait alors fait grand bruit, à quelques jours de l'ouverture du Mondial 2010. Sa ministre de tutelle, Roselyne Bachelot avait coupé court à toute polémique, en cherchant à clore l'affaire. Le mal était fait, les Bleus ayant fait savoir leur irritation à l'encontre de Rama Yade. "Je n'ai pas de problème avec l'équipe de France" a-t-elle déclaré après une visite dans un township à Knysna, dimanche, près du camp de base des Français. Une visite sans l'équipe de France, qui était passée avant elle...

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Déjeuner chinois entre Sarkozy et le couple Chirac Par Bruno Jeudy lefigaro.fr 16/06/2010 | Mise à jour : 08:28

Ces retrouvailles interviennent à quatre jours du lancement du parti de l'ancien premier ministre Dominique de Villepin.

À l'Élysée, on le jure la main sur le cœur.

Non, le déjeuner entre Nicolas Sarkozy et son prédécesseur Jacques Chirac, qui s'est déroulé mardi chez Tong Yen, l'un des restaurants asiatiques favoris de l'ancien président, n'a aucun lien avec le lancement, samedi, du parti de Dominique de Villepin. «Rien à voir avec Villepin. Pas plus qu'avec Merkel ou la réforme des retraites», assure un conseiller du président de la République.

«Cette rencontre s'inscrit dans le cadre des relations normales qu'entretient un chef de l'État avec un ancien président», banalise-t-on dans l'entourage de Jacques Chirac en faisant remarquer que son épouse, Bernadette, était présente. L'ex-première dame est un soutien constant de Nicolas Sarkozy.

Carla Bruni-Sarkozy, elle, était absente. Le timing imposé par l'Élysée pour ces nouvelles retrouvailles (c'est seulement leur quatrième déjeuner en trois ans) entre Nicolas Sarkozy et Jacques Chirac tombe pile poil. L'œil rivé sur 2012, l'actuel hôte de l'Élysée poursuit son travail de sape pour perturber «l'appel du 19 juin» que prépare son éternel rival Dominique de Villepin, lui-même candidat potentiel à la prochaine présidentielle.

Mardi, Nicolas Sarkozy et Jacques Chirac n'ont bien sûr pas abordé l'avenir politique de l'ancien premier ministre.

Des «petites opérations»

Le hasard avait pourtant placé, dans le même restaurant, à quelques mètres de la table présidentielle, un témoin de choix: le député UMP de l'Hérault Jean-Pierre Grand, qui déjeunait avec Micheline Chaban-Delmas. Ce lieutenant de Dominique de Villepin a salué Jacques Chirac. «Je n'ai pas vu Nicolas Sarkozy, il y avait trop de monde autour de lui», raconte-t-il. Jean-Pierre Grand est l'un des rares parlementaires villepinistes à ne pas avoir été reçu par le chef de l'État.

Depuis une semaine, Nicolas Sarkozy a pris le temps de recevoir successivement Hervé Mariton, Guy Geoffroy, François Goulard et Marie-Anne Montchamp. La porte-parole du Rassemblement de Dominique de Villepin a eu droit à un tête-à-tête, mardi, juste avant que Nicolas Sarkozy n'aille déjeuner avec Jacques Chirac. «J'ai été reçue à sa demande. J'ai exposé nos différences de perception sur certains sujets. Le président a été attentif. Je suis sortie de son bureau aussi libre que j'y suis entrée», confie la députée du Val-de-Marne.

D'autres villepinistes ont, semble-t-il, été plus sensibles aux arguments du président. Hervé Mariton a d'ores et déjà pris ses distances avec le parti villepi­niste. «Il n'y a évidemment pas de hasard dans la conjonction de la réception à l'Élysée de plusieurs villepinistes et le déjeuner entre Chirac et Sarkozy», constate Goulard qui sera présent samedi à la Halle Freyssinet. Jean-Pierre Grand dénonce des «petites opérations» dont le but est de «discréditer» le futur mouvement de Dominique de Villepin.

Mardi, dans une lettre aux membres de son Club, l'ancien premier ministre a appelé ses partisans à se mobiliser: «À l'heure où se multiplient les entraves, les pressions et les manœuvres pour empêcher la naissance de notre mouvement, notre rendez-vous du 19 juin prend une importance politique encore plus grande.»

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19 Juin 2010 JDD.fr 18-Juin: Sarkozy occupe le terrain

Pour les 70 ans du général de Gaulle, le président de la République s'est frotté à la mémoire du grand homme. Une manière de couper l'herbe sous le pied de Dominique de Villepin.

18 ou 19 juin?

La coïncidence pourrait ne ressortir que du hasard du calendrier si, en politique, les symboles n’avaient autant d’importance. Depuis des semaines, peaufinant son image d’irréductible, Dominique de Villepin prépare son appel du 19 juin. Il lance ce samedi son mouvement, ni à gauche ni à droite, au-dessus des partis, exactement comme à la Libération le gaullisme naissant et triomphant.
Tout dans le style et le parcours de l’ancien Premier ministre rappelle la geste gaulliste, du discours de l’ONU dont il parie aujourd’hui qu’il pourra lui attirer les faveurs des banlieues à ses récentes prises de position sur le blocus de Gaza dans la lignée de la politique arabe du Général.

Depuis des semaines, Nicolas Sarkozy s’active pour décourager ses futurs rivaux à droite et ne pas se retrouver dans la position de Lionel Jospin en 2002, en tête d’un camp éparpillé et minoritaire.
Dans la cohorte concurrents, Dominique de Villepin occupe une place de choix: moins pour son potentiel électoral très incertain que parce qu’il vient de la famille gaulliste. Le Président peut bien avoir rompu avec le grand ancêtre, se situer en bas du classement des héritiers du général de Gaulle, comme l’indiquait notre sondage publié la semaine dernière, il sait bien qu’à droite on ne badine pas avec l’héritage.
Le gaullisme a beau paraître dépassé pour deux tiers des Français, il peut toujours servir de clé oratoire dans ces batailles internes avant 2012.

Visite au studio où de Gaulle enregistra son appel

Cela s’appelle couper l’herbe sous le pied de son rival.
Nicolas Sarkozy a commencé par l’asphyxier en attirant ses principaux soutiens: Bruno Le Maire et Georges Tron au gouvernement; œillades au député Hervé Mariton; jusqu’au proche conseiller, Frank Melloul, à qui Xavier Bertrand offre une mission sur le développement de la France sur la scène internationale, sujet dont pourra s’inspirer une autre missionnée… Christine Boutin.
Dans l’entreprise de containment, il fallait aussi s’occuper de Jacques Chirac. Après l’avoir vertement critiqué devant les députés UMP, Nicolas Sarkozy invite à déjeuner son prédécesseur dans un de ses restaurants asiatiques préférés et ce qui compte, c’est la sortie devant les caméras.

La séquence se conclut par un fastueux 18-Juin dans la plus grande tradition mémorielle: pèlerinage dans le Londres de la France libre avec plusieurs centaines d’anciens combattants et une Carla Bruni au faîte de sa splendeur; visite à l’ancien quartier général de Carlton Gardens et au studio où de Gaulle enregistra son appel; discours d’exaltation des valeurs du gaullisme, au premier rang desquelles le refus de la résignation qui pourrait s’apparenter à l’esprit de rupture; décoration de six anciens combattants français et britanniques; dépôt de gerbes à Paris au pied des statues de De Gaulle et de Churchill en présence des héritiers du Général et, pour finir, cérémonie au mémorial du mont Valérien en compagnie de Jacques Chirac. On ne pouvait faire plus en une seule journée.

Que restera-t-il ce samedi au malheureux Villepin?

Deux ou trois mille partisans réunis à la Halle Freyssinet pour la fondation de République solidaire et beaucoup de compagnons absents. Un discours de rupture avec le sarkozysme au pouvoir et beaucoup de récriminations contre "les coups bas" portés contre la naissance de son mouvement. Sarkozy-Villepin… Ce week-end, c’était la séquence nostalgie. D’autres épisodes sont à venir, probablement moins ragoûtants.

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AFGHANISTAN La mort d'un 44e soldat français par La Rédaction du DL | le 20/06/10 à 05h02

Il est le 44e à trouver la mort depuis l'intervention de la France dans ce conflit. Un soldat français du premier régiment de hussards parachutistes de Tarbes (Hautes-Pyrénées) a été tué vendredi en Afghanistan.

Le brigadier, qui serait un Guadeloupéen âgé de 27 ans, se trouvait sur un poste de combat lorsqu'il a été atteint par un tir d'artillerie d'insurgés. Selon l'état-major des armées à Paris, l'incident s'est produit sur un "poste de combat" avancé situé au sud de la base française de Tagab et à une soixantaine de kilomètres au nord-est de Kaboul. "Ce poste de combat a été vraisemblablement atteint par un tir de canon sans recul, une arme anti-char", a précisé l'amiral Christophe Prazuck, de l'état-major.

Le tir a blessé très grièvement le brigadier ainsi qu'un interprète afghan. Le militaire a ensuite succombé à ses blessures à l'hôpital militaire français de l'aéroport international de Kaboul.

Un tir d'artillerie d'insurgés

Nicolas Sarkozy a présenté à la famille de la victime et à ses proches "ses plus sincères condoléances", ses pensées allant aussi "à ses compagnons d'armes". François Fillon et le ministre de la Défense Hervé Morin ont également exprimé leur émotion.

Ce nouveau décès d'un soldat français survient peu après la mort d'un légionnaire le 7 juin dernier.

Un mois de juin particulièrement meurtrier pour les forces de l'Otan. La journée de vendredi a ainsi à elle seule coûté la vie à cinq militaires. En plus du Français, un Britannique a notamment été tué dans une explosion. Et récemment, pas moins de 30 soldats sont morts au cours d'une seule semaine.

Conséquence, ces derniers décès portent à 274 le nombre de soldats étrangers tués depuis le début de 2010 en Afghanistan. Ce qui signifie que ces derniers mois, un à deux militaires des forces de l'Otan meurent en moyenne chaque jour dans le pays.

À Washington, on estime que la hausse du nombre de victimes est liée au renforcement de la présence militaire dans le pays. Mais il existe aussi un autre paramètre. Hier, le secrétaire général de l'Onu Ban Ki-moon a annoncé que le nombre de bombes artisanales posées par les insurgés a doublé entre les premiers mois de 2009 et ceux de 2010. L'Onu note par ailleurs que les attaques "complexes et coordonnées" se multiplient, démontrant "la capacité croissante des réseaux terroristes locaux liés à Al-Qaïda".

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Le Progrès.fr LA COURNEUVE Insultes à Sarkozy : 35 heures de travaux d'intérêt général 17h31 | Mise à jour : 23h21

Mohamed Bridji a été condamné vendredi à effectuer 35 heures de travaux d'intérêt général pour outrage au Président de la République et aux forces de l'ordre, et pour rébellion.
Le jeune homme comparaissait devant le tribunal de grande instance de Bobigny. Mercredi soir, à Saint-Denis, le jeune homme de 21 ans avait lancé à Nicolas Sarkozy, en visite-dans le département : «Va te faire enculer connard, ici t'es chez moi».

Le procureur avait requis 210 heures de travaux d'intérêt général ainsi qu'une privation des droits civiques.

A proximité de la gare de Saint-Denis, le jeune homme avait réussi à franchir le dispositif de sécurité avant d'insulter le chef de l'Etat. Il a été interpellé et arrêté dans la foulée. Blessé au visage lors de son arrestation, il s'est vu prescrire neuf jours d'interruption totale de travail (ITT).

«C'est une très bonne décision», a estimé vendredi l'avocat du jeune homme. Ce dernier ne fera pas appel. L'avocat des policiers, en revanche, regrette une sanction «très clémente». Le syndicat de police «Alliance 93» s'indigne d'une décision qu'il trouve inadmissible : «Cela ne donne vraiment pas envie aux collègues de s'investir», a déclaré Sébastien Bailly, représentant du syndicat.

Nicolas Sarkozy était notamment à La Courneuve mercredi soir, pour une visite surprise, accompagné du ministre de l'intérieur Brice Hortefeux, du préfet de police Michel Gaudin, du directeur de la police nationale Frédéric Péchenard et du nouveau préfet de Seine-Saint-Denis, Christian Lambert.

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Joyandet et Blanc démissionnent du gouvernement dimanche 04 juillet 2010 Ouest-France Reuters

Le secrétaire d'État à la Coopération et son collègue chargé du Grand Paris avaient été au coeur de plusieurs polémiques. Leur départ a été annoncé par l'Élysée, hier, en fin d'après-midi.

« Certains comportements ne m'ont pas plu du tout », avait lancé Nicolas Sarkozy, mercredi, devant les députés UMP. Il avait prévenu qu'il en tirerait les conséquences « sévèrement ». Le président de la République annonçait un remaniement ministériel pour octobre. Le calendrier s'est accéléré. Alain Joyandet et Christian Blanc, directement visés par Nicolas Sarkozy, se savaient en sursis. Le Président et son Premier ministre leur ont demandé, hier, de démissionner.

Exemplarité

Secrétaire d'État à la Coopération et à la Francophonie, Alain Joyandet était dans le collimateur de l'Élysée après avoir été mêlé à deux polémiques, ces derniers mois. Le Canard Enchaîné avait révélé, en mars, qu'il avait eu recours à la location d'un avion privé pour participer, en Martinique, à une conférence internationale sur la reconstruction d'Haïti. Coût : 115 500 € à la charge de l'État. Sur ce point, il avait fait son mea culpa. En juin, le secrétaire d'État a aussi été soupçonné d'avoir bénéficié d'un permis de construire illégal pour agrandir la maison qu'il possède à Grimaud (Var), près de Saint-Tropez.

Alain Joyandet a été le premier à annoncer sa démission sur son blog, hier, en fin d'après-midi. « L'homme d'honneur que je suis ne peut accepter d'être victime d'un amalgame, écrit-il. Pas un euro public n'a été détourné pour mon enrichissement personnel ou celui de mes proches. En 1995, année de ma première élection comme maire de Vesoul, je faisais déjà campagne sur le thème de l'exemplarité. Toute mon action publique est en conformité avec cette exigence et avec les impératifs de l'intérêt général. Je n'ai jamais eu besoin de la politique pour vivre. »

Christian Blanc a, lui aussi, été la cible du Canard Enchaîné à propos d'une facture de 12 000 € de cigares payés par les derniers publics. Le secrétaire d'État au Grand Paris a remboursé 4 500 € correspondant, selon lui, à sa consommation personnelle. Pour le reste, il a accusé son ancien chef de cabinet d'avoir « organisé un système » pour mettre des cigares à disposition dans ses services, ce que l'intéressé a démenti, hier. François Fillon a toutefois sommé son ministre de payer avec « ses deniers personnels la totalité de la dépense ».

Nicolas Sarkozy avait été particulièrement agacé par cette affaire de cigares. « Moi, je ne suis pas le genre à faire ça », a-t-il déclaré, jeudi, lors d'un déplacement dans l'Aveyron.

Cette double démission intervient dans un contexte difficile pour le gouvernement, dont plusieurs membres ont été la cible de polémiques. En sacrifiant Alain Joyandet et Christian Blanc plus tôt que prévu au nom de « l'exemplarité », Nicolas Sarkozy espère probablement alléger la pression autour de son ministre du Travail, Éric Woerth, mis en cause pour conflit d'intérêts dans l'affaire Bettencourt.

Les fonctions d'Alain Joyandet seront exercées par Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères, et celles de Christian Blanc par Michel Mercier, ministre de l'Espace rural.

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Exclusif: les «carnets Bettencourt» enfin révélés dans Marianne Laurent Neumann | Vendredi 9 Juillet 2010 à 05:01 | Lu 27400 fois

Marianne a pu se procurer l'un des désormais célèbres cahiers de caisse sur lesquels l'ex-comptable des Bettencourt consignait tous les retraits qu'elle effectuait en liquide. Et pas n'importe lequel : celui qui couvre la période correspondant aux derniers mois de la campagne électorale de Sarkozy en 2007. Voici ce qu'on y apprend.

Accusation de «fascisme» contre Mediapart: l'UMP n'a vraiment honte de rien
Comment l'affaire Woerth a réveillé les journalistes

Les médias aboient, la caravane UMP passe, les gens s'en foutent? Dans son édition à paraître samedi 9 juillet (1), Marianne publie en exclusivité les fameux « carnets Bettencourt », ces cahiers de caisse sur lesquels Claire T., l'ex-comptable de la richissime héritière du géant des cosmétiques L'Oréal, notait scrupuleusement chaque retrait d'argent liquide (environ «50.000 euros par semaine») en précisant à qui cet argent était destiné. Un carnet de bord qu'elle a tenu au jour le jour, avec une incroyable minutie, de la date de son embauche en mai 1995 jusqu'à celle de son licenciement en novembre 2008.

Marianne s’est en effet procuré l'un de ces cahiers, le plus instructif sans doute, celui de l'année 2007. Et plus précisément les pages qui concernent les mois de janvier à avril, c'est-à-dire les quatre mois qui précédèrent l'élection présidentielle et la victoire de Nicolas Sarkozy.

Ces carnets de caisse, qui sont depuis mercredi dernier entre les mains des policiers de la Brigade financière et de la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP), comportent, mois par mois, de façon manuscrite, la date de chacune des opérations réalisées en liquide, la désignation de l’opération et, bien sûr, les recettes (l’argent liquide tiré à la banque) et les dépenses. Avec, à la fin de chaque mois, une balance des opérations.

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Vendredi 9 juillet 2010 lepoint.fr AFGHANISTAN Un sous-officier français tué mardi AFP

Le décès porte à neuf le nombre de soldats français tués en 2010 en Afghanistan © Abaca

Un sous-officier français du 13e régiment du génie de Valdahon (Doubs) est décédé mardi en Afghanistan des suites de ses blessures après l'explosion d'un engin explosif improvisé (IED), ce qui porte à 45 le nombre de militaires français tués depuis 2002 dans ce pays.

Ce sergent-chef, dont le nom n'a pas été divulgué, a été grièvement blessé par l'engin alors qu'il sécurisait la "route logistique Vermont" au nord-est de Kaboul, lors d'une opération de reconnaissance, et il est décédé à l'hôpital de Kaboul, a annoncé l'Élysée dans un communiqué. Il est le 45e militaire français à avoir perdu la vie en Afghanistan depuis l'engagement des troupes françaises dans ce pays en janvier 2002.

Les forces françaises stationnées en Kapisa, à une soixantaine de kilomètres au nord-est de Kaboul, conduisaient "une opération de présence" à quelques kilomètres au sud de la base française de Tagab en soutien à une unité afghane, a indiqué à l'AFP l'amiral Christophe Prazuck, de l'état-major des armées à Paris. "Au cours de la phase de reconnaissance, un IED a explosé, le militaire français grièvement blessé étant d'abord évacué vers Tagab puis par hélicoptère vers l'hôpital militaire de Kaboul où il a succombé à ses blessures", a-t-il précisé.

Toujours selon l'amiral Prazuck, une cinquantaine d'IED ont été découverts depuis le début de l'année dans cette région dont un tiers ont été révélés aux militaires français par la population afghane. Les IED sont la première cause de mortalité parmi les soldats de la coalition internationale en Afghanistan, mais les civils afghans paient le plus lourd tribut avec plus d'un millier de morts en 2009.

Un légionnaire grièvement blessé vendredi

Nicolas Sarkozy a présenté à la famille et aux compagnons d'armes de la victime ses "plus sincères condoléances". "Ce sergent-chef a payé de sa vie l'engagement de la France au service de la paix et de la sécurité du peuple afghan", a ajouté la présidence. Dans un communiqué où il a fait part de sa "grande émotion", le Premier ministre François Fillon a expliqué que "la charge avait explosé alors que ce sous-officier démineur effectuait une reconnaissance pour préparer une opération d'actions civilo-militaires au profit de la population". Le chef du gouvernement a précisé que l'explosion avait eu lieu "au sud de Tagab, au niveau de la vallée de Bedraou".

Présentant "ses plus sincères condoléances à la famille et aux proches du sous-officier", François Fillon a, en outre, "salué le dévouement et le professionnalisme des unités (françaises) engagées aux côtés des forces afghanes, pour la sécurisation et la reconstruction de l'Afghanistan", et rendu "un hommage particulier au courage et à l'action des démineurs". Le ministre de la Défense, Hervé Morin, a exprimé, dans un communiqué, "sa grande peine et sa reconnaissance à l'égard de ce militaire français qui a donné sa vie dans l'accomplissement de sa mission", et s'est "associé étroitement à la douleur de sa famille".

Ce décès survient alors qu'un légionnaire du 1er régiment étranger de Laudun-l'Ardoise (Gard) a été grièvement blessé vendredi dans la même région lors d'un accrochage avec les talibans. Rapatrié à Paris, son pronostic vital était encore jugé "engagé" lundi. Mardi, la force internationale de l'Otan a annoncé la mort de quatre de ses soldats en Afghanistan, portant à 335 le nombre de militaires étrangers tués depuis le début 2010, qui s'annonce déjà comme l'année de loin la plus meurtrière en près de neuf ans de guerre.

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Sarkozy prend ses aises avec les faits lenouvelobs.com 13/07/10 12:51

Plusieurs sites se sont penchés sur la véracité des propos de Nicolas Sarkozy, lundi 12 juillet, sur France 2.
Simples erreurs ou mensonges volontaires ? En tout cas, l'argumentation du président de la République manque souvent de rigueur :

"Sarkozy, plus c’est gros, plus ça passe", titre ainsi Jean-François Couvrat, sur lemonde.fr. Le journaliste relève plusieurs affirmations erronées.
"Le bouclier fiscal existe en Allemagne depuis plus de vingt ans", affirme Nicolas Sarkozy. Lemonde.fr rappelle au contraire que "cette disposition fiscale a disparu outre-Rhin depuis 2006".

Niveau des impôts

La France est "avec la Suède, le pays d’Europe où les impôts sont les plus élevés", selon Nicolas Sarkozy.
Encore faux, comme le montre ce tableau d'Eurostat, l'office européen de statistiques, cité par lemonde.fr.

Courroye, juge d'instruction Le site Mediapart estime pour sa part que Nicolas Sarkozy est "fâché avec les chiffres et avec les mots". En parlant de Philippe Courroye, le président a ainsi confondu les fonctions de juge d'instruction et de procureur.

Taux de chômage

Médiapart signale aussi une erreur de Nicolas Sarkozy sur le taux de chômage : 9,5% selon le président. C'est vrai pour la métropole, mais le taux de chômage monte à 9,9% selon l'Insee, si l'on prend en compte l'Outre-Mer. David Pujadas a d'ailleurs repris le président sur ce point.

Des régions laxistes ?

Nicolas Sarkozy a par ailleurs mis en cause la gestion des régions. "Il n'y a aucune raison que l'Etat s'impose une gestion rigoureuse et que les collectivités territoriales, notamment les régions, continuent une politique d'augmentation du nombre de fonctionnaires : 34.000 chaque année depuis 10 ans à compétence constante", a déclaré le chef de l'Etat.

Réponse de Martin Malvy, porte-parole (PS) de l'association des régions de France : "Tous les rapports y compris ceux de la Cour des Comptes ont démontré que si les effectifs des personnels des Régions ont augmenté c'est parce que l'Etat leur a transféré plus de 80.000 agents au cours de ces dernières années".

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Par Reuters, publié le 14/07/2010 à 14:04 Un défilé "africain" du 14 juillet contesté aux Champs-Elysées

Les armées de 13 pays africains ont défilé pour la première fois sur les Champs-Elysées pour le 14-Juillet, une initiative contestée par des organisations de défense des droits de l'homme qui redoutaient la présence dans leurs rangs de criminels.

Souvent en tenue chamarrée, les unités des anciennes colonies françaises ont défilé avec les corps français habituellement présents.

Le célèbre "Chant des Africains", ancien air traditionnel des armées d'Afrique, a ainsi été joué en ouverture de la cérémonie au pied de l'Obélisque, place de la Concorde, qui s'est parfois déroulée sous un rideau de pluie à l'allure tropicale.

Les chefs d'Etats africains avaient pris place dans la tribune officielle avec Nicolas Sarkozy et leurs épouses, aux tenues également très colorées, ont assisté au défilé avec Carla Bruni, épouse du chef de l'Etat français.

Les couleurs des 13 pays d'Afrique ont au terme de la cérémonie été présentées à Nicolas Sarkozy, qui a salué d'anciens combattants africains, invités à la tribune officielle. L'événement a été imaginé pour célébrer le cinquantenaire des indépendances octroyées sous le général de Gaulle. La veille, Nicolas Sarkozy avait annoncé que les pensions militaires françaises versés à des Africains ayant combattu dans les armées françaises seraient alignées sur celle des Français, mettant fin à une injustice d'un demi-siècle, à la suite d'une décision du Conseil constitutionnel. "C'est un honneur de faire défiler nos troupes, qui sont les héritières des troupes noires d'hier qui ont participé aux différentes grandes guerres en France", a dit sur France 2 le président malien Amadou Toumani Touré.

DES CRIMINELS SUR LES CHAMPS ?

Des défenseurs des droits de l'homme s'inquiètent de la possible présence parmi les détachements africains de militaires cités dans des procédures pour crimes de guerre. Plus de 80 associations ont organisé une petite manifestation mardi soir place de la République, à Paris. Ces organisations affirment que les troupes qui ont défilé "ont du sang sur les mains en ayant participé aux massacres de leurs propres peuples". Elles critiquent l'accueil fait aux "dictateurs" de pays comme le Tchad, le Togo, le Centrafrique, le Congo, le Gabon, le Burkina Faso, Djibouti ou le Cameroun.

La Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH) a demandé de son côté à Nicolas Sarkozy de rendre publique la composition des délégations étrangères invitées à l'occasion du 14-Juillet.

L'Elysée n'a pas publié de liste mais a répondu mardi que la France avait vérifié "qu'aucune personne intéressant la justice ne participe au défilé".

Des critiques se sont élevées en France contre la persistance de ce qui est appelé la "Françafrique", une diplomatie d'influence française sur le continent faite d'intermédiaires clandestins au service d'intérêts économiques.

Le remplacement en 2008 au poste de secrétaire d'Etat à la Coopération de Jean-Marie Bockel, qui avait critiqué ce système, par Alain Joyandet, avait été vu comme le retour de ce mode de fonctionnement diplomatique.

Jean-Christophe Rufin, qui vient de quitter son poste d'ambassadeur de France au Sénégal après des relations difficiles avec le pouvoir sénégalais, a critiqué la politique de l'Elysée en la matière dans plusieurs interviews publiées au début du mois.

Selon lui, c'est le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, qui pilote la politique africaine et des réseaux" officieux continuent de régner à l'Elysée. "Il s'agit de réseaux de lobbying qui cherchent à faire valoir les intérêts de tel ou tel régime africain auprès des autorités françaises. Je pense qu'ils sont trop écoutés", a-t-il dit au Monde.

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A New York, Henry est comme chez lui
France-Soir De notre envoyé spécial dans le New Jersey, Alexis Buisson 16/07/10 à 09h24

Lors de sa première conférence de presse comme attaquant des New York Red Bulls, le Français n’a que brièvement évoqué la déroute française en Afrique du Sud et souhaité bonne chance au nouveau sélectionneur.

Il a beau être à des milliers de kilomètres de Paris, Thierry Henry garde les mâchoires serrées quand il évoque le fiasco sud-africain. Contrairement à Nicolas Anelka, qui revenait mercredi dans France-Soir sur l’épisode, l’ex-Bleu est reste laconique, jeudi, lors de sa première apparition devant la presse avec les couleurs rouges et blanches des New York Red Bulls, le club de New York.
« L’équipe (de France) a mal joué, nous n’avons pas été efficaces. Il ne faut pas chercher plus loin, a-t-il dit. Beaucoup de contre-vérités ont été dites. Il y avait une bonne atmosphère dans le groupe. Maintenant il faut passer à autre chose. »

Il n’a pas été plus bavard sur sa mystérieuse entrevue avec Nicolas Sarkozy à son retour en France. « Ça reste entre lui et moi », a-t-il dit à propos de sa conversation avec le chef de l’Etat.

« Bonne chance à Lolo »

Thierry Henry, 123 sélections en équipe de France, est en revanche revenu sur sa décision de mettre un terme à sa carrière internationale annoncée dans la foulée de sa signature avec le club new-yorkais, mercredi. « Je l’avais prise avant le Mondial mais je ne voulais pas qu’elle plane sur l’équipe de France pendant la compétition, a-t-il indiqué. Ne croyez pas que c’est à cause de ce qui s’est passé en Afrique du Sud. A un moment donné, il faut savoir s’arrêter. Il y a les jeunes qui poussent et il faut leur laisser la place. »

« Je souhaite bonne chance aux Bleus, bonne chance à Lolo (Laurent Blanc), a-t-il poursuivi. J’espère que l’équipe de France va pouvoir se qualifier et remonter le niveau du football français. Connaissant la qualité des joueurs, je pense qu’ils se qualifieront pour l’Euro […] J’ai porté le maillot 123 fois, écouté La Marseillaise 123 fois, je l’ai toujours chantée avec fierté et défendu nos couleurs haut et fort. »

Nouveau départ

Henry, nouveau numéro 14 des New York Red Bulls, a été présenté à la presse new-yorkaise dans stade flambant neuf du club, le Red Bull Arena. L’attaquant a signé pour quatre ans et demi, selon les dirigeants du club. Le montant du transfert n’a pas été communiqué.

A propos de son transfert, l’attaquant a reconnu y songer depuis « 4-5 mois » et avoir reçu le soutien de Youri Djorkaeff, qui a porté les couleurs du club. « Je suis très content d’être ici. J’adore cette ville que je visite régulièrement depuis 1996. Je voulais venir depuis longtemps et je suis enfin heureux de réaliser mon rêve. »

« Cela marque un nouvel épisode dans ma vie et ma carrière. Mon seul but pendant mon séjour ici est d’aider le club à remporter son premier championnat. »

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EX-OTAGE DES FARC Ingrid Betancourt aurait demandé une indemnisation à la France 45 réactions | 18.07.2010, 18h30 | Mise à jour : 19.07.2010, 00h35

Après avoir renoncé mardi à sa demande d'indemnisation en Colombie, Ingrid Betancourt a refusé samedi l'offre proposée par la France pour les six années au cours desquelles elle était l'otage des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc). Des réparations que la Franco-Colombienne aurait également sollicitées...

En parallèle de ses démarches auprès des autorités de Bogota, Ingrid Betancourt bataillait secrètement pour obtenir également des indemnités de Paris. C'est ce qu'a révélé, dans son édition du 18 juillet, «Le Journal du dimanche». L'ex-otage aurait d'ailleurs obtenu la somme de 450 000 euros de ce fonds, financé par des cotisations obligatoires sur les contrats d'assurance de responsabilité civile. Selon le JDD, elle ne les a pas touchés, jugeant la somme insuffisante compte tenu du préjudice subi. Le conseil d'administration du fonds devait se pencher à nouveau sur son cas en septembre.

Samedi, l'ex-otage a fait parvenir à l'AFP un communiqué de presse affirmant : «Ayant renoncé à entamer une sollicitation d'indemnisation en Colombie, Ingrid Betancourt tient à agir en conséquence avec la France qui l'a soutenue grandement pendant les six années de sa séquestration et depuis sa libération». Ainsi elle «renonce à l'offre du Fonds de garantie des victimes et remercie l'Etat français d'avoir reconnu généreusement son droit à une réparation».

Tollé général en Colombie

Avait-elle peur de faire l'objet d'une polémique en France ? En Colombie, sa demande avait provoqué un tollé, alors qu'elle avait sollicité le 30 juin une indemnisation de près de 8 millions de dollars. Elle estimait qu'en tant que candidate écologiste, sa sécurité avait été négligée le 23 février 2002, jour de son enlèvement sur une route du département de Caqueta, dans le sud-est du pays, qu'elle avait empruntée en dépit de recommandations contraires des forces de l'ordre.

Le sentiment d'indignation que sa requête a suscité a été général en Colombie. Le vice-président Francisco Santos avait attribué à Ingrid Betancourt le «prix mondial de l'ingratitude», tandis que le ministère de la Défense rappelait que l'ex-candidate à la présidentielle de 2002 avait été libérée lors d'une opération militaire durant laquelle «des femmes et les hommes avaient risqué leur vie», le 2 juillet 2008.

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21/07/2010 à 10h58 Violences: Sarkozy nomme un nouveau préfet et pointe les «problèmes» liés aux Roms (REUTERS/Lionel Bonaventure/Pool)

Nicolas Sarkozy a décidé mercredi de remplacer l'actuel préfet de l'Isère par Eric Le Douaron, aujourd'hui préfet de la Meuse, annonçant vouloir mener «une véritable guerre» contre la criminalité après les violences à Grenoble et dans le Loir-et-Cher, selon un communiqué de l'Elysée.

Il a aussi annoncé la tenue d'une réunion le 28 juillet prochain sur les «problèmes que posent les comportements de certains parmi les gens du voyage et les Roms»

«Des événements d'une extrême gravité viennent de se produire ces jours derniers dans l'Isère et le Loir-et-Cher marquant une escalade de la violence, en particulier envers les forces de l'ordre», a affirmé le chef de l'Etat dans une déclaration en Conseil des ministres communiquée à la presse.

«Lutte implacable contre la criminalité»

«Ces événements ne sont pas acceptables», a-t-il ajouté. «Le gouvernement mène une lutte implacable contre la criminalité. C'est une véritable guerre que nous allons livrer aux trafiquants et aux délinquants. L'autorité de la loi doit être respectée sur l'ensemble du territoire national», a également dit Nicolas Sarkozy.

«C'est pourquoi j'ai décidé de nommer préfet de l'Isère Eric Le Douaron, un policier de métier, préfet de la Meuse, qui a été durant six ans un très remarquable directeur de la sécurité publique à Paris, de la même façon que j'ai nommé voici quelques semaines préfet de Seine-Saint-Denis un autre grand policier en la personne de Christian Lambert», a annoncé le président.

Il a précisé qu'il irait lui-même installer le nouveau préfet le 30 juillet. L'actuel préfet préfet de l'Isère depuis décembre 2008 est Albert Dupuy.

Expulsions à venir

Nicolas Sarkozy a également annoncé en Conseil des ministres la tenue d'une réunion le 28 juillet à l'Elysée sur les «problèmes que posent les comportements de certains parmi les gens du voyage et les Roms», après les violences survenues à Saint-Aignan (Loir-et-Cher), où deux personnes ont été arrétées ce mercredi.

«Je tiendrai une réunion à ce sujet le 28 juillet. Cette réunion fera le point de la situation de tous les départements et décidera les expulsions de tous les campements en situation irrégulière», a-t-il ajouté.

Le porte-parole du gouvernement Luc Chatel a assuré mercredi que Nicolas Sarkozy ne voulait pas «stigmatiser une communauté» en convoquant cette réunion.

Des violences sont survenus le week-end dernier et en début de semaine dans plusieurs points de la vallée du Cher, après la mort d'un jeune de la communauté du voyage, tué dans la nuit de vendredi à samedi par un gendarme après avoir forcé un contrôle. (Source AFP)

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Sarkozy accusé de "stigmatiser" les Roms le 21 juillet 2010 à 16h16, mis à jour le 21 juillet 2010 à 16:26 tf1news

En consacrant la semaine prochaine une réunion aux "comportements" des gens du voyage et des Roms, le président les "stigmatise" et en fait des "boucs émissaires", a dénoncé mercredi la Ligue des Droits de l'Homme, de même que d'autres associations.

Sarkozy en "guerre" contre la criminalité

"C'est sidérant : on est dans la désignation de boucs émissaires après des faits divers." La Ligue des droits de l'homme (LDH) s'est élevée mercredi contre ce qu'elle considère comme une "stigmatisation" des Roms par Nicolas Sarkozy, qui a annonçé une réunion le 28 juillet fera le point sur la situation des gens du voyage et des Roms dans l'ensemble des départements et "décidera des expulsions de tous les campements en situation irrégulière".

Le chef de l'Etat a affirmé dans une déclaration que les violences du week-end dernier à Saint-Aignan (Loir-et-Cher) "soulignent les problèmes que posent les comportements de certains parmi les gens du voyage et les Roms" (lire notre article).

"On prend les gens du voyage en exemple d'une population insécurisée", a déclaré à Reuters Malik Salemkour, chargée de la question au sein de la LDH. "Il ne faut pas faire une réunion pour stigmatiser une ethnie car ça donne l'impression que tous les gens du voyage et tous les Roms sont des criminels et des délinquants", a-t-il souligné.

A Saint-Aignan, une cinquantaine de gens du voyage armés de haches et de barres de fer ont saccagé la gendarmerie et s'en sont pris ensuite à des édifices publics de communes voisines pour protester contre la mort d'un des leurs tué par les gendarmes lors d'une fusillade après un cambriolage. Tout en jugeant ces violences "inacceptables", Malik Salemkour a estimé qu'il ne fallait pas pour autant "généraliser à l'ensemble des gens du voyage".

Chatel répond

De son côté, l'association La Voix des Roms a estimé que Nicolas Sarkozy "cherche à détourner l'opinion vers des cibles faciles". "La France va mal, votre président va mal. Il cherche à détourner l'opinion publique vers des cibles faciles", a dit à l'AFP, Saimir Mile, porte-parole de la Voix des Roms. "Nous nous préparons à en prendre plein la gueule comme ça a toujours été le cas pendant les crises politiques mais cette fois-ci, encore un peu plus", a-t-il ajouté. "La situation est très grave", a poursuivi M. Mile. "Le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux a été condamné pour injures raciales et il est toujours au gouvernement", a-t-il déploré.

Pour Coralie Guillot, de l'association Parada France, qui travaille avec les Roms de Seine-Saint-Denis, "ce n'est pas la peine qu'ils se réunissent car c'est déjà décidé: on n'a jamais vu autant d'évacuations en Ile-de-France que depuis deux ou trois mois". "Après ces expulsions, ils vont en Roumanie quelques semaines puis reviennent en France ou bien ils s'installent ailleurs", dit-elle. "Cela ne fait que créer plus de précarité", assure Coralie Guillot. Pour Olivier Peyroux de l'association Hors la rue qui s'occupe des jeunes en situation d'errance, M. Sarkozy "fait encore une fois l'amalgame entre les Roms, les gens du voyage et la délinquance". "C'est une réponse sécuritaire qui va renforcer les clichés alors qu'on n'a pas besoin en temps de crise d'exacerber les fantasmes des uns et des autres", a-t-il dit.

En réponse, le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel, a estimé que Nicolas Sarkozy "ne cherche pas à stigmatiser une communauté mais cherche à répondre à une problématique". "On a beau être Rom et gens du voyage, parfois même français, au sein de ces communautés, on doit respecter les lois de la République", a-t-il dit à la presse.
Dans sa "déclaration sur la sécurité" publiée par l'Elysée, Nicolas Sarkozy annonce la prochaine tenue d'une réunion où sera décidée l'expulsion de "tous les campements en situation irrégulière".

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liberation.fr 24/07/2010 à 00h00 (mise à jour à 11h01) André Santini délaisse la région

Fraîchement élu, mercredi, à la présidence de la nouvelle Société du Grand Paris, André Santini, député-maire UMP d’Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), a renoncé vendredi à sa charge de conseiller régional, réglant ainsi son problème de cumul des mandats.

La gauche n’avait pas participé à cette élection, Bertrand Delanoë, maire de Paris, et Jean-Paul Huchon, président de la région, ne s’étant même pas déplacés.

Toutefois, selon le Figaro, Delanoë a été approché par l’Elysée pour présider l’Atelier international du Grand Paris regroupant les dix équipes d’architectes, ce qu’il a refusé.

L’Hôtel de Ville confirmait ces informations vendredi, pour ce qui concerne le maire. Mais «son analyse, précisait son entourage, est que le profil le plus adapté serait celui d’un élu qui fasse consensus. Et pourquoi pas un Parisien» ?S.V.

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Nicolas Sarkozy avec Carla sur le plateau de Woody Allen

Le chef de l’Etat s’est rendu sur le tournage du cinéaste américain, à Paris, pour assister à la prestation —hésitante— de sa femme. leparisien.fr ALAIN GRASSET | 29.07.2010, 07h00

Un président de la République sur un plateau de cinéma, c’est très rare. Une première dame de France aussi. Pourtant, c’est bien ce qui est arrivé dans la capitale, lors du tournage de « Midnight in Paris », que met en scène Woody Allen.

Dans le Ve arrondissement, du côté de la rue de la Montagne-Sainte-Geneviève, Nicolas Sarkozy s’est rendu sur le plateau aux environs de 2 heures du matin, dans la nuit de mardi à mercredi, afin d’assister au tournage de ce nouveau long-métrage dans lequel son épouse, Carla Bruni-Sarkozy, fait ses débuts d’actrice aux côtés d’Owen Wilson, Rachel McAdams et Marion Cotillard.

Le président n’a donc pas voulu rater les premiers pas de comédienne de sa femme. Il est même resté près de deux heures sur le plateau pour la voir tourner et a salué le célèbre réalisateur new-yorkais qui la dirigeait. Le couple a quitté le plateau à 4 heures du matin. Après le mannequinat, l’écriture et une carrière de chanteuse, la première dame de France ajoute aujourd’hui le métier d’actrice à son palmarès.

Avant-première possible pour Cannes 2011

Hier soir, Carla Bruni-Sarkozy devait encore tourner de nouvelles séquences avec Woody Allen. Le magazine américain « People » rapportait hier sur son site Web que la première journée de la femme de Nicolas Sarkozy avait été très chargée, avec notamment plusieurs prises réclamées par Woody Allen, dont on sait qu’il est assez exigeant sur la qualité de ses séquences.

Selon le journal, une scène où Carla Bruni-Sarkozy marche dans une rue avec une baguette de pain à la main a fait l’objet de… 32 prises! Pas moins. Ce qui a provoqué l’hilarité de la presse anglaise.

« Midnight in Paris », produit par la sœur de Woody, Letty Aronson, se déroule dans les années 1920. C’est-à-dire les Années folles, où le jazz était extrêmement populaire. On le sait, Allen est lui-même un grand amateur de jazz et joue régulièrement de la clarinette à New York.

Le film alterne images d’aujourd’hui et flash-back sur les Années folles. Carla Bruni-Sarkozy tient cependant un très petit rôle, celui d’une directrice de musée à Paris, dont l’employée est jouée par Marion Cotillard.

Quand verra-t-on « Midnight in Paris »? Peut-être au prochain Festival de Cannes. On murmure avec insistance qu’une projection en avant-première mondiale pourrait avoir lieu en mai 2011. Le Parisien

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Sécurité et immigration : Sarkozy monte d'un cran ouest-france.fr samedi 31 juillet 2010

En déplacement à Grenoble, le chef de l'État a durci son discours. Il a annoncéplusieurs mesures spectaculaires, aussitôt dénoncées par l'opposition. Le président de la République est venu, hier, installer officiellement le nouveau préfet de l'Isère. Éric Le Douaron a été nommé à la suite des graves violences, survenues mi-juillet, dans un quartier populaire de la ville. L'occasion de promettre un nouveau renforcement de l'arsenal répressif contre les délinquants, tout en déplorant « l'échec » du modèle d'intégration français depuis cinquante ans.

Retrait de la nationalité

Le Président a demandé à ce que la nationalité française puisse « être retirée à toute personne d'origine étrangère qui aurait volontairement porté atteinte à la vie d'un policier, d'un gendarme ou de tout autre dépositaire de l'autorité publique ». « Nous allons réévaluer les motifs pouvant donner lieu à la déchéance de la nationalité française. » D'après lui, « quand on tire sur un agent chargé des forces de l'ordre, on n'est plus digne d'être français ». Le chef de l'État a également souhaité que « l'acquisition de la nationalité française par un mineur délinquant, au moment de sa majorité, ne soit plus automatique ». Extension des peines planchers

Nicolas Sarkozy a ensuite proposé que « les peines plancher, qui ne s'appliquent qu'aux multirécidivistes, soient désormais étendues à toutes les formes de violences aggravées ». Il a rajouté que « l'instauration d'une peine de prison incompressible de 30 ans pour les assassins de policiers ou de gendarmes soit discutée au Parlement dès la rentrée ».

Les ratés de l'immigration

En insistant sur l'échec, selon lui, de la politique d'immigration, il a exprimé le souhait que soient « réévalués les droits et les prestations auxquels ont aujourd'hui accès les étrangers en situation irrégulière ». Il est revenu sur le dossier des Roms, et a jugé nécessaire de combattre les comportements hors-la-loi de certains d'entre eux. « Dans les trois mois, je veux qu'au moins la moitié des implantations sauvages de ce type aient disparu du territoire français. »

Le PS s'indigne, l'UMP valide

L'Union syndicale des magistrats s'inquiète « des problèmes éthiques et constitutionnels » que posent de telles mesures. La Ligue des droits de l'Homme dénonce une « stratégie de la tension, pour retrouver un électorat perdu ». Le Parti socialiste voit dans ces annonces « du spectacle », « une recette qui ne marche pas ». L'UMP, de son côté, souligne « les bons résultats du gouvernement en terme de lutte contre la délinquance ». Quentin LESIOURD.

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31/07/2010 à 00h00 Sarkozy dégaine les clichés et cible les immigrés
Le Président a établi un parallèle hasardeux entre délinquance et immigration, vendredi à Grenoble, proposant de retirer la nationalité française aux «truands» d’origine étrangère. liberation.fr Par Nicolas CORI Envoyé spécial à Grenoble

Vendredi à Grenoble, le chef de l’Etat a, pour la première fois de son mandat, explicitement lié délinquance et immigration en évoquant «cinquante ans d’immigration insuffisamment régulée qui ont abouti à mettre en échec l’intégration». Et souhaité que la nationalité française soit retirée à certains délinquants d’origine étrangère. Des propos que l’on n’avait pas l’habitude d’entendre dans la bouche d’un homme se prévalant jusqu’alors de ses racines hongroises et qui avait mis fin à la double peine pour les étrangers.

«Guerre».
C’était pourtant, à l’origine, un discours destiné à remotiver les forces de l’ordre qui était attendu. Sarkozy venait à Grenoble mettre en place le nouveau préfet, Eric Le Douaron, haut gradé de la police, après avoir débarqué son prédécesseur, jugé responsable des émeutes du quartier de la Villeneuve, il y a dix jours, suite à la mort d’un braqueur de casino. Et les policiers espéraient une réaction énergique de sa part, après que certains de leurs collègues grenoblois, ayant fait l’objet de menaces, eurent demandé leur mutation.

Le programme était avant tout axé sur cette thématique. A 11 heures, Sarkozy est à l’hôtel de police de Grenoble pour voir la hiérarchie et les syndicats. A 12 h 30, il tient à la préfecture une réunion de «lutte contre l’insécurité». Aucune des deux rencontres n’est ouverte à la presse. Puis, vers 13 heures, vient le discours. Cela commence par un laïus classique sur les «voyous», les «truands» contre qui il faut mener «une véritable guerre» et les policiers qui n’ont fait «que leur devoir» en tuant un braqueur. La Seine-Saint-Denis est citée en exemple : là aussi, un préfet ancien policier a été mis en place. Et le Président de s’en prendre à «l’angélisme» de la gauche.

Devant le maire de Grenoble, Michel Destot (PS), qui avait émis l’idée d’organiser un «Grenelle de la sécurité», il répond, faussement ouvert, «pourquoi pas ?», pour ajouter aussitôt : «On a tiré à balles réelles sur les policiers. Si j’avais répondu "on organise un colloque", qui m’aurait pris au sérieux ?» Le Président fait ensuite la liste des solutions destinées à combattre la délinquance : celles déjà prises (loi antibandes, suspension des allocations familiales) et celles à mener (extension des peines planchers aux auteurs de violences aggravées, réforme du droit pénal pour les mineurs). C’est dans ce cadre qu’interviennent les mesures visant les immigrés et leurs enfants : «La nationalité française doit pouvoir être retirée à toute personne d’origine étrangère qui aurait volontairement porté atteinte à la vie d’un policier, d’un militaire de la gendarmerie ou de toute autre personne dépositaire de l’autorité publique.» Et de compléter la mesure vis-à-vis des jeunes, en émettant le souhait que «l’acquisition de la nationalité française par un mineur délinquant ne soit plus automatique au moment de sa majorité».

Cliché.
Quelques instants après, le Président explique sa philosophie : «Il y a un problème de transmission des valeurs de la culture française» pour les «arrivants dans notre pays», mais aussi pour les deuxièmes ou troisièmes générations qui se «sentent moins français[es] que leurs parents ou leurs grands-parents». Et d’avancer la solution : «Il faut impérativement maîtriser le flux migratoire.» Et de citer la première partie de la célèbre phrase de Michel Rocard sur la «misère du monde» que la France ne peut pas accueillir.
Pour finir en beauté, il en rajoute dans le cliché de l’immigré fraudeur, en déclarant souhaiter qu’on évalue les «droits et prestations auxquels ont aujourd’hui accès les étrangers en situation irrégulière». Car, assure le président de République, une «situation irrégulière ne peut conférer plus de droits qu’une situation régulière».

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Discours de Sarkozy. Aubry dénonce une «dérive antirépublicaine» 2 août 2010 - letelegramm.com

La Première secrétaire du PS a dénoncé hier «la dérive antirépublicaine» de Nicolas Sarkozy.

Martine Aubry a dénoncé hier dans un communiqué «la dérive antirépublicaine» de Nicolas Sarkozy et de sa majorité sur les thèmes de la sécurité et de l'immigration «qui abîme la France et ses valeurs». «Nous ne laisserons pas masquer les échecs comme les affaires qui touchent la droite par un écran de fumée jouant sur les peurs», affirme la maire de Lille. «On ne peut pas bâtir une société en ne maniant que la répression, la punition ou le châtiment. Ne croire qu'à la force, c'est avoir une vision myope de l'éducation et contribuer à fabriquer une société de haine qui ne fait que préparer les drames de demain», conclut le communiqué.

L'UMP «extrêmement choquée»

Le secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand, a jugé hier «extrêmement choquante» la déclaration du PS. «Martine Aubry et le PS ne sont ni compétents ni crédibles pour parler sécurité», a-t-il ajouté. Le PS «oublie que la première des libertés dans la République, c'est la sécurité et que le PS, quand il était au pouvoir, a laissé exploser la délinquance, Lionel Jospin reconnaissant lui-même que la gauche avait fait preuve de naïveté sur la question», a-t-il dit. De son côté, le porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre, a estimé que «le PS, qui vient de se prendre un camouflet à travers le rapport du FMI, dirigé par Dominique Strauss-Kahn, qui rend hommage à la politique du gouvernement contre la crise», «met en place un contre-feu».

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Kahn, "voyou de la presse" (Ollier) lefigaro.fr 10/08/2010 | Mise à jour : 12:43

Selon le député et conseiller politique de l'UMP, Patrick Ollier, Jean-François Kahn, co-fondateur de Marianne, s'était conduit en "voyou de la presse" en qualifiant Nicolas Sarkozy de "voyou de la République" à la Une du magazine.

"Marianne et Jean-François Kahn, qui donnent dans la provocation permanente, dépassent aujourd'hui ce que peut autoriser la liberté de la presse en France", a estimé le député des Hauts-de-Seine.

"Vouloir faire des titres, souhaiter attirer le maximum de lecteurs pour renforcer les équilibres financiers que l'on sait délicats pour ce journal, conduit Jean-François Kahn à confondre le côté spectaculaire d'un titre et le respect que l'on doit à la fonction présidentielle et à Nicolas Sarkozy qui l'exerce au nom des Français", poursuit M. Ollier.

De son côté, Francoise Hostalier, députée UMP du Nord, qu'"attaquer ainsi la personne du président de la République, élu au scrutin universel, c'est insulter la France et insulter tous les Français".

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Publié le 22/08/2010 à 14:33 - Modifié le 22/08/2010 à 15:03 Le Point.fr 159 ROME Le pape exhorte des pèlerins français à accueillir les hommes de toutes les origines Source AFP

Le pape Benoît XVI a exhorté, dimanche, des pèlerins français à accueillir les hommes de toutes origines, quelques jours après le rapatriement par le gouvernement français de plus de 200 Roms vers la Roumanie et la Bulgarie.

"Les textes liturgiques de ce jour nous redisent que tous les hommes sont appelés au salut. C'est aussi une invitation à savoir accueillir les légitimes diversités humaines, à la suite de Jésus venu rassembler les hommes de toute nation et de toute langue", a déclaré le pape lors de la prière de l'Angelus, en s'adressant en particulier à des pèlerins francophones et à des étudiants venus d'une paroisse de Paris.

Benoît XVI, qui s'exprimait depuis sa résidence d'été de Castel Gandolfo, près de Rome, a exhorté les parents à élever leurs enfants dans la tolérance. "Chers parents, puissiez-vous éduquer vos enfants à la fraternité universelle", a-t-il dit.

La France a renvoyé en fin de semaine des Roms vers Bucarest et Sofia, en motivant cette action par la lutte contre l'insécurité. Ces expulsions ont été critiquées notamment par le Conseil de l'Europe, qui a dénoncé une action "risquant d'attiser la xénophobie

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23 août 2010 07h37 sud-ouest.fr Le pape critique les expulsion des Roms en France Une partie du clergé français fait écho à la désapprobation exprimée par Benoît XVI.

Le pape Benoît XVI a exprimé hier sa désapprobation après les expulsions de Roms par les autorités françaises, dans le cadre de la politique sécuritaire renforcée de Nicolas Sarkozy.

Devant des pèlerins français, à sa résidence d'été de Castel Gandolfo, le pape a appelé à l'accueil des hommes de toutes origines. « Les textes nous redisent que tous les hommes sont appelés au salut. C'est aussi une invitation à savoir accueillir les légitimes diversités humaines, à la suite de Jésus venu rassembler les hommes de toute nation et de toute langue », a déclaré Benoît XVI lors de la prière de l'Angélus, ajoutant : « Chers parents, puissiez-vous éduquer vos enfants à la fraternité universelle. »

Le pape n'avait pas encore pris position sur les renvois de Roms en Roumanie et en Bulgarie, leurs pays d'origine. Mais les mesures françaises avaient été critiquées vendredi par le secrétaire du Conseil pontifical pour les migrants et les gens du voyage. Agostino Marchetto avait déclaré que « les expulsions en masse de Roms vont à l'encontre des normes européennes »

Émotion et colère

La réaction du Vatican au démantèlement des camps illégaux de Roms et à l'annonce que certains criminels d'origine étrangère puissent être déchus de leur nationalité française intervient alors que ces mesures, qui établissent un lien entre immigration et insécurité, ont commencé d'être mises en application avec l'expulsion vers la Roumanie et la Bulgarie de plus de 200 Roms.

Hier, en écho aux propos de Benoît XVI, deux hommes d'Église français ont confié leur émotion et même leur colère.

Le père Arthur, un prêtre de Lille, a fait savoir qu'en signe de protestation contre le sort réservé aux Roms, il avait écrit au ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux pour refuser la médaille de l'ordre national du Mérite, l'une des plus hautes distinctions, qui lui a été attribuée.

« Je prie, je vous demande pardon, pour que M. Sarkozy ait une crise cardiaque », a-t-il même déclaré dans un premier temps. « Depuis trois mois, c'est une guerre que cette communauté subit », a ajouté le père Arthur, très engagé dans la défense des Roms, avant d'assurer un peu plus tard dans la journée qu'il regrettait ces propos. « Mon désir, c'est que Dieu parle à son cœur. Je ne veux pas sa mort », avait-il corrigé. « Nous n'approuvons pas ces propos et nous ne pouvons pas les cautionner », a réagi le diocèse de Lille, tout en déplorant la situation des Roms qui « provoque la conscience de nombreux chrétiens et d'hommes de bonne volonté ».

De son côté, l'archevêque d'Aix-en-Provence et d'Arles, Mgr Christophe Dufour, a raconté avoir été témoin du démantèlement d'un camp de Roms, jeudi dernier. « Des caravanes ont été détruites. Je ne mets pas en cause les forces de police qui obéissent aux ordres. Mais je demande le respect des personnes et de leur dignité », a-t-il déclaré hier dans un communiqué, ajoutant : « Les discours sécuritaires qui peuvent laisser entendre qu'il y a des populations inférieures sont inacceptables. Ces personnes, citoyens européens, vivent pour la plupart paisiblement ici. »

La position de fermeté du gouvernement français a été rappelée au cours du week-end par Brice Hortefeux, pour qui elle « rassemble les Français ». Les critiques, assure-t-il, émanent essentiellement du « petit milieu politico-médiatique parisien » et de la « gauche milliardaire ».

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Afghanistan : le débat sur la présence française relancé Par Isabelle Lasserre lefigaro.fr 25/08/2010 | Mise à jour : 09:30

Après la mort de deux militaires, lundi, de nombreuses voix demandent le retrait des forces françaises.

La mort de deux soldats, lundi, en Afghanistan a relancé le débat sur l'engagement français et provoqué une poussée de fièvre dans la classe politique. Les socialistes, qui avaient soutenu l'envoi des troupes françaises en 2001, exigent un «calendrier de retrait» et veulent convoquer une « conférence internationale» sous l'égide de l'ONU. L'ancien ministre de la Défense Paul Quilès, qui regrette le retour de la France dans l'Otan, exhorte le gouvernement à « sortir par le haut de ce bourbier».

À droite, le député souverainiste Nicolas Dupont-Aignan aimerait que les ministres de la Défense et des Affaires étrangères soient entendus à l'Assemblée nationale. Quant à l'ancien premier ministre Jean-Pierre Raffarin, il prône un retrait des troupes françaises en 2012. «L'idée selon laquelle on resterait là-bas en perdant des hommes et sans qu'il y ait de véritables avancées politiques est au fond une dimension qui n'est pas celle de la France», a-t-il affirmé.

La guerre d'Afghanistan a jusque-là été assez peu meurtrière pour les militaires français, dont 47 sont tombés en neuf ans. En jargon militaire, cela s'appelle un conflit de basse intensité. Par comparaison, la guerre de Bosnie, dans les années 1990, avait fait environ 80 morts en trois ans côté français. Quant à la guerre d'Algérie, elle s'était soldée par la disparition de 28.000 militaires…

Le problème est le contexte, particulièrement mauvais. Premier retrait d'un gros contributeur à la force internationale, le départ des soldats néerlandais, cet été, pourrait servir d'exemple au Canada l'an prochain. Ces fissures dans la coalition interviennent en plein débat sur la stratégie américaine, alors que le site WikiLeaks inonde le monde de documents classifiés relativisant - c'est un euphémisme - les succès des forces internationales en Afghanistan.

Alors que la politique de contre-insurrection ne donne pas pour l'instant les résultats escomptés, les déclarations des responsables américains ajoutent à la confusion. Le nouveau commandant des forces militaires en Afghanistan, le général Petraeus, a récemment émis des doutes sur l'opportunité de retirer les troupes à partir de juillet 2011, comme Barack Obama l'avait promis. Mardi, le général chargé de l'entraînement de l'armée et de la police afghanes, Bill Caldwell, a prévenu que les forces locales ne pourront pas assurer correctement leur rôle avant le 31 octobre 2011. Pire: selon le chef des marines américains, le général James Conway, les États-Unis devront rester en Afghanistan plusieurs années…

Fissures dans la coalition

À Paris, dans les milieux de la défense, on regrette que la guerre en Afghanistan soit trop souvent traitée en France «comme un vulgaire fait divers». Les militaires revenant de Surobi ou de la Kapissa insistent sur les succès obtenus par les soldats français. «Si les forces internationales quittaient l'Afghanistan, ce serait le chaos. Aujourd'hui plus que jamais, alors que les dramatiques inondations au Pakistan risquent de profiter aux talibans…. Allons-nous refaire Munich? Refuser de nous battre et attendre que le danger arrive à nos frontières?», déplore un officier proche du dossier.

Mais ce discours est de moins en moins audible en Occident, où ceux qui croient encore à une possible victoire sont de moins en moins nombreux, même à Washington.

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Publié le 27/08/2010 à 12:30 Le Point.fr 59 COULISSES France Télévisions : "la liste noire" de Nicolas Sarkozy Par Emmanuel Berretta

Éric Zemmour, Patrick Sébastien et Laurent Ruquier sont dans le collimateur de Nicolas Sarkozy

Patrick de Carolis avait gardé le silence sur son tête-à-tête avec Nicolas Sarkozy, en juin, lorsque sa succession se jouait. Évincé par le chef de l'État, on en sait un peu plus désormais sur les exigences du président de la République à l'égard du service public. Le chef de l'État, qui n'a jamais caché son intérêt pour les programmes télévisés, avait demandé, en termes abrupts, qu'un certain nombre d'animateurs-producteurs quitte les antennes publiques.

La "liste noire" du Président comprend deux "poids lourds" de l'antenne, connus comme étant ses opposants notoires : Laurent Ruquier et Patrick Sébastien. Le premier n'a jamais fait mystère de ses engagements à gauche. Le second, forte tête incontrôlable, est allé jusqu'à fonder, fin mars, son mouvement politique, le Dard (Droit au respect et à la dignité), avant de le dissoudre le 24 juin. L'animateur avait affirmé avoir subi des pressions.

Zemmour dans le collimateur

Nicolas Sarkozy ne veut également plus de Guillaume Durand, dont l'amitié ancienne avec Dominique de Villepin nourrirait l'animosité du Président. Franz-Olivier Giesbert, directeur du Point, est aussi dans le collimateur. Enfin, on compte sur cette liste le polémiste Éric Zemmour, dont l'Élysée souhaiterait qu'il cesse de tirer sur tout ce qui bouge, et notamment sur Nicolas Sarkozy, du haut de sa tribune chez Laurent Ruquier.

Naturellement, il n'a jamais été dans l'intention de Patrick de Carolis de se soumettre aux injonctions présidentielles. Mieux : Patrice Duhamel, patron des programmes du groupe, a résisté aux pressions en accordant à Laurent Ruquier une seconde émission d'humour, sur France 2, à 18 heures. Il s'agira, cette fois, de découvrir de nouveaux talents comiques, comme autrefois Le Petit Théâtre de Bouvard.

Les favoris du Président

À l'opposé, d'autres animateurs ont les faveurs du pouvoir, lequel souhaiterait qu'il leur soit accordé plus de place sur les grilles de France Télévisions. Il s'agit de Patrick Sabatier, ami de longue date du Président, de Daniela Lumbroso, des frères Bogdanoff, de Didier Barbelivien (associé dans la production à Mémé Ibach)...

Rien ne dit que Rémy Pflimlin, nouveau pdg de France Télévisions choisi par Nicolas Sarkozy, réponde complètement aux voeux du Président. Il a toujours su faire preuve de beaucoup d'habileté. Même doté des meilleures intentions, il doit cependant composer avec une tutelle qui peut décider, à tout moment, de réduire sa dotation financière et, ainsi, de compromettre ses projets.

Le président de la République dispose également d'un pouvoir de révocation pour "faute grave". Scénario tout de même très improbable compte tenu du scandale que cela déclencherait, y compris au sein de la majorité présidentielle. Rémy Pflimlin, qui a juré de préserver "l'indépendance" du groupe, marche, comme on le voit, sur une poudrière à moins de deux ans de la présidentielle...

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30 Août 2010 Jdd.fr Ivan Porspoder - leJDD.fr Lundi 30 Août 2010 L'Iran insulte Carla Bruni

Pour avoir affiché son soutien à Sakineh Mohammadi-Ashtiani, cette Iranienne menacée d'être exécutée par lapidation, Carla Bruni-Sarkozy se voit violemment prise à partie par un quotidien de Téhéran.
L'épouse du chef de l'Etat s'y fait traiter de "prostituée", comme Isabelle Adjani qui a également signé la pétition. Crise diplomatique en vue.

"Les prostituées françaises rejoignent la lutte des droits de l'homme".

C'est le titre d'un article paru dans le quotidien iranien Kayhan , contrôlé par la régime islamique. Ces "prostituées françaises" ne sont autres que Carla Bruni-Sarkozy et Isabelle Adjani.
Pourquoi ces insultes? Parce que les deux femmes ont signé récemment une pétition pour dénoncer le sort réservé à Sakineh Mohammadi-Ashtiani en Iran où elle est condamnée à mort par lapidation.

Dans cette diatribe d'une violence inouïe, l'épouse "infâme" du chef de l'Etat dont la télévision d'Etat iranienne a également évoqué "l'immoralité", se voit accusée d'avoir "brisé le mariage de Sarkozy (pour) devenir la première dame de France". Pour sa part Isabelle Adjani est présentée comme une " actrice française à la morale corrompue ".

Le 24 août dernier, Carla Bruni-Sarkozy, dans une lettre ouverte, avait joint sa voix à toutes celles qui s'élèvent de par le monde contre la lapidation prévue de Sakineh, notamment à travers une pétition internationale lancée par Bernard-Henri Lévy.
"Vos yeux pleins de douleur et de dignité, votre front, votre cerveau, votre âme… transformés en cible pour des lanceurs de pierres, explosés, pulvérisés, en miettes! Effroi et consternation!", s'indignait l'ancienne top-model.
"Je ne vois pas le bien qui peut sortir de cette cérémonie macabre, quelles que soient les justifications juridiques avancées. Répandre votre sang, priver vos enfants de leur mère, mais pourquoi? Parce que vous avez vécu, parce que vous avez aimé, parce que vous êtes une femme, une Iranienne? Tout en moi se refuse à l’accepter", poursuivait-elle avant de préciser: "Mon mari plaidera votre cause sans relâche et la France ne vous abandonnera pas".

Pour le moment, L'Elysée n'a pas réagi officiellement à ces insultes.Difficile d'imaginer toutefois qu'elles resteront sans suite.

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Sondage. Villepin rivalise avec Sarkozy comme candidat préféré à droite letelegramme.com 14 septembre 2010 à 17h25

Selon un sondage CSA pour Le Parisien, Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy sont les deux meilleurs candidats de la droite pour les prochaines présidentielles.
15 % des personnes interrogées font de l'actuel président de la République est leur candidat préféré, soit le même score que l'ancien premier ministre de Jacques Chirac.
Le premier ministre François Fillon arrive en troisième position avec 13 % des réponses.

Autre enseignement de ce sondage : en cas de duel au second tour avec l'un des représentants de la droite, Dominique Strauss-Kahn réaliserait systématiquement un meilleur score que Martine Aubry.

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Sarkozy enjoint Reding d'accueillir des Roms Par Flore Galaud lefigaro.fr 15/09/2010 | Mise à jour : 16:41

La France contre-attaque mercredi face à la critique virulente de la commissaire européenne Viviane Reding. «Il ne s'agit pas de polémiquer, ni avec la Commission, ni avec le Parlement. Cependant, certains propos ne sont tout simplement pas acceptables», a estimé la présidence française, à la veille d'un sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne (UE) à Bruxelles.

Nicolas Sarkozy a pour sa part suggéré mercredi à Viviane Reding d'accueillir des Roms au Luxembourg, son pays d'origine. «Il a dit que notre politique était la bonne et qu'il était scandaleux - il s'en expliquera d'ailleurs demain - que l'Europe s'exprime de cette façon sur ce que fait la France», a rapporté le sénateur de Haute-Marne, Bruno Sido, à l'issu d'un déjeuner avec le chef de l'Etat. «Il dit qu'il ne faisait qu'appliquer les règlements européens, les lois françaises et qu'il n'y avait absolument rien à reprocher à la France en la matière mais que si les Luxembourgeois voulaient les prendre, il n'y avait aucun problème».

Des propos qui ont fait bondir le Luxembourg.
«Elle ne parle pas pour le Luxembourg et n'a pas pris d'instructions au Luxembourg. Faire cet amalgame là de la part de Nicolas Sarkozy entre la nationalité de la commissaire et le Luxembourg est quelque chose de malveillant», a indiqué en fin de journée Jean Asselborn, ministre luxembourgeois des Affaires étrangères.«Il faut réagir à cet amalgame (...) je sais que Nicolas Sarkozy a des problèmes avec les Luxembourgeois, mais il ne faut quand même pas exagérer». Avant d'ajouter : «Quant au fond, moi personnellement je suis entièrement sur la ligne qui est conduite par la Commission».

Barroso soutient Reding

L'Elysée réagissait aux déclarations la veille de Viviane Reding, chargée de la Justice et des Droits fondamentaux au sein de l'exécutif européen, notamment ulcérée par la dissimulation de l'existence d'une circulaire française ciblant expressément les Roms pour les expulsions. «J'ai été personnellement interpellée par des circonstances qui donnent l'impression que des personnes sont renvoyées d'un Etat membre (de l'UE) juste parce qu'elles appartiennent à une certaine minorité ethnique. Je pensais que l'Europe ne serait plus le témoin de ce genre de situation après la Seconde Guerre mondiale», avait-elle déclaré mardi. Des propos qui ont aussitôt déclenché la polémique, à tel point que le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a apporté mercredi son soutien «personnel» à Viviane Reding, tout en affirmant qu'elle n'avait pas voulu faire un parallèle avec les déportations pendant la guerre.

Un «dérapage», pour Pierre Lellouche

Le secrétaire d'Etat aux Affaires européennes Pierre Lellouche a pourtant estimé mercredi que ces propos constituaient un «dérapage». La Commission «ne peut s'ériger en censeur des Etats», a-t-il estimé sur RTL. «Je ne peux pas laisser Mme Reding dire que la France de 2010, dans le traitement des Roms, c'est la France de Vichy (...) Roissy n'est pas Drancy». Le ministre de l'Immigration, Eric Besson, lui a fait écho sur Europe 1. «Elle dérape, si j'ose dire, c'est-à-dire qu'elle utilise une expression qui est à la fois choquante, anachronique et qui procède d'amalgames», a-t-il déclaré.

L'opposition a pour sa part déploré la politique d'exclusion entreprise par le gouvernement. Pour Martine Aubry, «l'image de la France est abîmée, pas seulement en Europe, partout». «C'est une véritable honte dans notre pays de pourchasser des hommes et des femmes tout simplement parce qu'ils appartiennent à une ethnie et pas parce qu'ils ont commis des délits», a-t-elle déclaré sur France Inter. «Tout ça pour quoi ? Pour faire peur, pour diviser, pour opposer. Ça me fait vraiment mal».

«Viviane Reding nous traite de nazis» (FN)

François Bayrou a lui aussi pris position sur cette polémique, estimant que l'influence de la France était atteinte. «La France, pilier de l'Union européenne, pays de référence, est aujourd'hui un sujet d'émotion, de troubles, de scandales et ceci est une atteinte profonde à l'influence de notre pays», a expliqué le président du MoDem sur la chaîne Public Sénat.

Pour le député européen Daniel Cohn-Bendit, la réaction de Viviane Reding a été d'autant plus vive que le gouvernement français «a menti» à propos de la circulaire sur les Roms. «Mme Reding s'est mise en colère parce qu'elle rencontre des hommes plus ou moins charmants comme Pierre Lellouche et Eric Besson qui lui racontent des bobards et elle se réveille le matin et elle lit dans les journaux qu'il y a cette circulaire», a-t-il expliqué sur France Info. «Elle se dit ‘ils se sont foutus de ma gueule'. C'est pour ça qu'elle est furieuse».

Marine Le Pen a quant à elle accusé mercredi l'UE «d'esprit totalitaire». Viviane Reding, «entre les lignes, limite, nous traite de nazis, ce qui est quand même extrêmement grave», a estimé la vice-présidente du Front national (FN).

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La politique française envers les Roms fait aussi tousser Washington De Christophe SCHMIDT (AFP) – 16 septembre 2010

WASHINGTON — L'expulsion des Roms par la France fait aussi tousser aux Etats-Unis, où l'administration Obama a emboîté le pas mercredi au Congrès, aux médias et à une ONG inquiète pour les droits des Roms.

"A l'évidence, les droits des Roms sont importants pour nous, et nous invitons la France et d'autres pays à (les) respecter", a déclaré à la presse un responsable du département d'Etat, sous couvert de l'anonymat.

La critique est sobre et peu détaillée, mais n'en est pas moins exceptionnelle de la part des Etats-Unis envers un allié aussi proche que la France. C'est la première fois que l'administration prend officiellement position dans ce dossier qui empoisonne les relations entre Européens.

La source, très haut placée au sein de la diplomatie américaine, a ajouté ignorer si Washington avait contacté Paris à ce sujet.

Plus explicite, une commission de parlementaires américains a qualifié les expulsions de "manoeuvres politiques inopportunes", et visé directement l'attitude du gouvernement français.

"Les minorités font partie intégrante de la société, et il y a un risque, quand ceux qui cherchent à diviser pour obtenir un avantage politique ont la possibilité de prendre les commandes", a déclaré le représentant Alcee L. Hastings, (démocrate, Floride), coprésident de la Commission pour la sécurité et la coopération en Europe.

"La situation des Roms en Europe ne sera pas résolue en cherchant à les cacher ou à les déplacer", a encore asséné M. Hastings, appelant "la France, et d'autres pays", à "se concentrer sur l'intégration des Roms là où ils se trouvent".

L'ONG américaine Human Rights Watch (HRW), avait exhorté dès mardi le gouvernement français à se plier à la demande de la Commission européenne de cesser d'expulser des Roms de son territoire.

"La France doit immédiatement mettre fin aux expulsions et soumettre sa politique à une analyse indépendante", avait expliqué HRW dans un communiqué.

"Le gouvernement doit également s'assurer que le démantèlement de campements illégaux de Roms ne prive personne de toit", ajoutait l'organisation.

Le New York Times, souvent prompt à donner des leçons de démocratie, avait accusé dès le 6 août le président français Nicolas Sarkozy d'"attiser dangereusement les sentiments anti-immigrés".

Dans un éditorial consacré surtout au projet de retrait de la nationalité française à certains délinquants d'origine étrangère, le prestigieux quotidien new-yorkais s'en prenait aussi au démantèlement des camps illégaux de Roms et au renvoi de leurs occupants en Roumanie et en Bulgarie, "deux pays membres de l'Union européenne".

La défense des droits des Roms contre les discriminations dont ils sont la cible en Europe est une priorité de l'administration Obama, avait affirmé le 8 avril Hillary Clinton, la chef de la diplomatie américaine. C'était bien avant le début de la polémique à ce sujet en France.

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Roms : Angela Merkel contredit Nicolas Sarkozy leparisien.fr 16.09.2010, 20h43 | Mise à jour : 17.09.2010, 07h19

Angela Merkel n'a pas parlé de camps de Roms en Allemagne avec Nicolas Sarkozy, «ni lors du Conseil européen, ni lors d'entretiens en marge», a déclaré le porte-parole de la chancelière allemande jeudi soir à Berlin, récusant ainsi les les propos tenus par le chef de l'Etat français, à l'issue du sommet européen qui s'est tenu à Bruxelles.
L'Elysée n'a pas souhaité réagir, peu après l'annonce du démenti.

Le président de la République avait annoncé au cours d'une conférence de presse vouloir poursuivre le démantèlement des camps. Comme pour appuyer le bien-fondé de sa politique, il a annoncé : «Mme Merkel m'a indiqué sa volonté de procéder dans les prochaines semaines à l'évacuation de camps, nous verrons à ce moment là le calme qui règne dans la vie politique allemande.» «Je dois dire que j'ai été très sensible au soutien complet, total et entier une fois encore d'Angela Merkel sur cette question comme sur tellement d'autres», a-t-il ajouté.

Un diplomate allemand avait déjà accueilli cette annonce avec circonspection : «L'Allemagne n'a, à aucun moment, au cours du sommet européen, fait de quelconques déclarations sur de quelconques camps de Roms ou d'évacuations en Allemagne».

L'Allemagne soutient la France sur le ton et la forme

Le démenti officiel est tombé vers 20h20 : «La chancelière Merkel n'a parlé ni lors du Conseil européen, ni lors d'entretiens en marge du Conseil avec le président français Sarkozy de prétendus camps de Roms en Allemagne, et en aucun cas de leur évacuation», a déclaré in extenso le porte-parole du gouvernement, Steffen Seibert, dans un communiqué.

La chancellerie a par ailleurs indiqué que «le gouvernement (NDLR : allemand) soutient la France en ce qui concerne les critiques sur la forme et le ton des propos de la commissaire européenne Reding», qui avait regretté ses propos mercredi. Cette dernière avait dressé un parallèle entre les expulsions de Roms et les déportations pendant la Seconde Guerre mondiale.

Des Roms kosovars en Allemagne

Berlin a déjà procédé à des reconduites de Roms d'origine kosovare dans ce qui ne fait pas partie de l'Union européenne, contrairement à la Roumanie et à la Bulgarie, où des règles spécifiques sur la libre circulation des citoyens sont prévues. Un accord entre Berlin et Pristina a été trouvé en avril. Il ouvre la voie au «retour» de quelque 12000 ressortissants de diverses communautés, en situation irrégulière.

L'Allemagne avait accueilli de nombreux réfugiés de la guerre du Kosovo, dont beaucoup de Roms, puis les a encouragés activement à rentrer volontairement dans leur pays après la fin de la guerre en 1999. Si plus de 20 000 Kosovars ont été expulsés vers leur pays d'origines, plus de 90 000 sont rentrés volontairement.

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UNION EUROPéENNE Roms : «un échange mâle et viril» entre Sarkozy et Barroso 16.09.2010, 16h08 | Mise à jour : 23h58

La rencontre au sommet des dirigeants des 27 pays de l'Union européenne s'est, comme prévue, focalisée sur la politique française concernant le renvoi de Roms roumains et bulgares.

Selon le Premier ministre luxembourgeois, «un échange mâle et viril» aurait eu lieu entre Nicolas Sarkozy et José Manuel Barroso, le président de la Commission européenne qui avait menacé l'Hexagone de poursuites judicaires. A l'issue du sommet, le président de la République est resté évasif sur ce sujet précis face aux journalistes.

«S'il y a quelqu'un qui n'a pas proféré de propos excessifs, c'est bien moi», a déclaré le président de la République, sans donner plus de détails. Il a centré son discours, sur l'affront fait à la France par la commissaire européenne à la Justice Viviane Reding. Elle avait établi un lien entre les renvois de Roms roumains et bulgares dans leur pays aux déportations de la Deuxième guerre mondiale, des propos qu'elle avait regrettés dès mercredi.

Le président français a déclaré que «la totalité des chefs d'Etats et de gouvernement ont été choqués» par les insinuations de la commissaire, de nationalité luxembourgeoise. «Ses raccourcis historiques ont choqué chacun de nos compatriotes», a-t-il insisté. «José Manuel Barroso s'est désolidarisé des propos blessants» de Viviane Reding, a poursuivi le locataire de l'Elysée.

Un diplomate : «On entendait tout à l'autre bout du couloir»

Les propos outranciers «très violents» entre José Manuel Barroso et le chef d'Etat français auraient été prononcés au cours d'un déjeuner de travail, selon Premier ministre bulgare. Face aux critiques de Nicolas Sarkozy contre Bruxelles, «José Manuel Barroso a rappelé, et vigoureusement défendu l'institution et le rôle de la Commission», selon une source diplomatique. Il a indiqué qu'il ne voulait «pas se laisser distraire de son travail» par des querelles. Interrogée sur ce repas, la chancelière allemande a déclaré laconiquement : «Au moins, la nourriture était bonne», rapportent les médias allemands.

De l'avis du Premier ministre luxembourgeois, Jean-Claude Juncker, «ça a été un échange mâle et viril». «Les éclats de voix étaient si forts qu'on entendait tout à l'autre bout du couloir», a rapporté un diplomate. Un peu plus tôt, dans la matinée, le chef de l'Etat français avait pris a la parole pour lancer, selon une autre source diplomatique : «La Commission a blessé la France».

La France n'est pas la seule victime de propos dérangeants. Jean-Claude Juncker a estimé «il n'est pas convenable, quand une commissaire (NDLR: européenne) est ressortissante d'un pays, qu'on charge le pays d'origine». Nicolas Sarkozy avait suggéré mercredi à d'accueillir des Roms au Luxembourg. Le chef de gouvernement du Grand Duché a cependant concédé que les propos de sa compatriote étaient «excessifs».

A l'issue du sommet, le président de l'Union européenne, Herman Van Rompuy, a bien souligné que «le rapport entre les Etats et les institutions européennes doit se faire sur la base du respect». Tentant de calmer le jeu dans cette crise inédite qui ébranle l'Europe, l'ancien Premier ministre belge a déclaré qu'il y avait un consensus parmi les pays européens pour interdire «toute forme de discrimination» sur la base de la nationalité et de l'ethnicité. Il a conclu qu'il s'agissait d'un élément «fondateur de l'Union européenne».

La Commission européenne avait menacé la France de poursuites en justice. En cause, notamment une circulaire envoyée le 5 août aux préfets où les Roms avaient été nommément cités, reformulée depuis. La France va continuer à démanteler «tous les camps illégaux» quelle que soit l'origine de ceux qui les occupent, a affirmé Nicolas Sarkozy, dans le respect du droit européen.

Angela Merkel dément les propos de Nicolas Sarkozy

Il a appuyé le bien-fondé de sa politique en annonçant que «Mme Merkel (NDLR : la chancelière allemande) m'a indiqué sa volonté de procéder dans les prochaines semaines à l'évacuation de camps, nous verrons à ce moment là le calme qui règne dans la vie politique allemande». «Je dois dire que j'ai été très sensible au soutien complet, total et entier une fois encore d'Angela Merkel sur cette question comme sur tellement d'autres», a-t-il ajouté.

Un diplomate allemand s'était étonné : «L'Allemagne n'a, à aucun moment, au cours du sommet européen, fait de quelconques déclarations sur de quelconques camps de Roms ou d'évacuations en Allemagne». Vers 20h20, la chancelière a démenti les dires du président de la République. Angela Merkel n'a pas parlé de camps de Roms en Allemagne avec Nicolas Sarkozy, «ni lors du Conseil européen, ni lors d'entretiens en marge», a déclaré son porte-parole jeudi soir à Berlin.

Infraction éventuelle de la France : une décision dans deux semaines

Ce jeudi, les dirigeants de l'Union européenne ont davantage cherché à jouer l'apaisement pour ne pas donner l'image de leurs divergences lors du sommet. Un projet de déclaration commune sur la nécessité de mieux intégrer les Roms a été un temps envisagé jeudi, selon des diplomates, avant d'être abandonné.

Le Premier ministre bulgare a confirmé que «rien n'a été décidé» au cours du sommet sur la question des Roms et que les dirigeants européens chercheront «lors d'un prochain sommet» à mettre au point «une stratégie sur le long terme pour trouver une solution à ce problème».

L'exécutif européen doit décider dans deux semaines d'entamer ou non une procédure d'infraction envers la France.

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Devant l'ONU, Nicolas Sarkozy relance l'idée d'une taxe sur les flux financiers 21.09.10 | 10h51 • Mis à jour le 21.09.10 | 10h51

Nicolas Sarkozy a tout fait pour être le premier à réitérer son engagement en faveur de la lutte contre la pauvreté.

Déjouant un malencontreux tirage au sort grâce à la courtoisie du prince Albert de Monaco, qui lui a cédé sa place, le président de la République a pu, juste après le président du Honduras, être le deuxième orateur de la session d'ouverture du 10e anniversaire des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD), qui s'est ouvert, lundi 20 septembre, au siège des Nations unies, à New York.

M.Sarkozy a ainsi annoncé que la France octroierait, au cours des trois prochaines années, 180 millions d'euros supplémentaires au Fonds mondial de lutte contre le sida, le paludisme et la tuberculose. Ce qui, traduisait le directeur du Fonds, Michel Kazatchkine, permettra d'acheter 12 millions de moustiquaires par an ou de soigner 600 000 malades du sida.

Tout en saluant cette annonce, l'organisation non gouvernementale Oxfam s'est permis d'ajouter que "la France nous a appris à nous méfier des annonces généreuses". "Ce que le président Sarkozy ne précise pas, c'est que la moitié de cette somme promise au Fonds mondial peut être comptabilisée dans l'initiative du G8 en faveur de la santé maternelle et infantile annoncée en juin, a précisé Sébastien Fourmy, d'Oxfam-France. En augmentant sa contribution au Fonds mondial, la France, avec les mêmes fonds, règle une partie de sa note du G8, et recycle sans le dire ses annonces." "Nous n'avons pas le droit de nous abriter derrière la crise économique pour faire moins", a déclaré le chef de l'Etat, en exhortant l'ensemble des pays industrialisés à suivre l'exemple de la France.

DISCOURS INCANTATOIRES

Nicolas Sarkozy s'est aussi livré à un nouveau plaidoyer en faveur d'une taxe sur les transactions financières pour combler les besoins de financement des OMD, et s'est engagé à en défendre l'idée lors de sa présidence du G20, qui débutera en novembre, puis du G8, à partir de janvier 2011. Le premier ministre espagnol José Luis Zapatero, s'est aussidéclaré favorable à cette taxe, toujours controversée même si elle est mentionnée dans le projet de déclaration finale du sommet.

Les orateurs de cette journée inaugurale – en grande majorité des représentants des pays en développement – ont tous promis de redoubler d'efforts pour éradiquer la pauvreté. Devant ce flot de discours incantatoires, l'immense salle des séances plénières s'est vidée de la moitié de ses occupants, ce qui a semé le trouble sur la réalité de cette mobilisation en faveur de la lutte contre la pauvreté annoncée par les plus hautes instances des Nations unies. Le "suspense" risque de durer jusqu'à mercredi, jour de la clôture : c'est alors que prendront la parole le Brésil, les Etats-Unis, la Chine, le Japon, le Royaume-Uni et l'Inde.

L'Union européenne a par ailleurs fait savoir qu'elle allait annoncer, à l'occasion de ce sommet, l'octroi d'un milliard d'euros pour financer les OMD

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Roms: Bruxelles pose un ultimatum à la France 29.09.2010 14:44 - mise à jour: 30.09.2010 08:55 tsr.ch

La Commission européenne a décidé mercredi d'engager mi-octobre une procédure contre la France pour non respect de la législation de l'UE après les renvois de Roms. C'est la commissaire à la Justice Viviane Reding qui l'a annoncé mercredi sur France 24.

Cette mesure peut être évitée d'ici là si le gouvernement français donne des garanties fermes et montre que ces actions ne sont pas discriminatoires. "La Commission a décidé aujourd'hui d'entamer une procédure d'infraction contre la France (...) car elle prive les citoyens des garanties procédurales essentielles, et cela doit être corrigé", a annoncé, en français, Viviane Reding, la commissaire à la Justice en charge du dossier.

Cette procédure, pouvant éventuellement conduire à une saisine de la Cour de justice européenne, concerne une directive sur la libre circulation des citoyens de l'UE de 2004. Ce texte prévoit des garanties précises pour ceux qui sont expulsés.

Un sursis pour Paris

"Nous avons pris la décision politique aujourd'hui. La France va en être informée et la décision définitive sera prise" mi-octobre, en fonction des réponses de Paris, a-t-elle expliqué à l'issue d'une réunion avec ses collègues commissaires. La France de facto dispose d'un sursis pour éviter cette action, mais "elle est sous le couperet de la guillotine", a résumé un membre de la Commission sous couvert de l'anonymat.

Bruxelles n'a pas ouvert une autre procédure d'infraction envisagée un temps contre la France pour discrimination au sujet des renvois de Roms. Mais Viviane Reding a annoncé avoir "écrit aujourd'hui (mercredi) au gouvernement français pour lui demander d'éliminer les doutes" sur des pratiques discriminatoires lors des expulsions visant les Roms. "J'ai demandé une réponse pour le 15 octobre", a-telle ajouté.

Viviane Reding, commissaire européenne à la Justice, entend mettre ses menaces contre Paris à exécution. [AFP] Viviane Reding a récusé toute reculade face à la France, malgré l'absence d'ouverture immédiate de procédure. "J'aurais reculé si j'avais annoncé que le dossier était clos", a-t-elle assuré. "Une infraction pour discrimination est possible", a-t-elle affirmé.

"Nous avons des affirmations et des garanties politiques données au plus haut niveau qu'il n'y a pas eu de discriminations. Mais nous avons certains doutes et ils doivent être éliminés", a-telle déclaré.

"Nous avons demandé aux autorités françaises de nous fournir des preuves, des documents très précis, comme les dossiers d'expulsions et les documents fournis aux citoyens européens expulsés", a-t-elle ajouté. Dans son collimateur figure une circulaire française du 5 août ciblant les évacuations des Roms.

La fermeté affichée par Viviane Reding, engagée depuis deux semaines dans un bras de fer avec Paris, ne se retrouve toutefois pas dans le communiqué officiel sur le sujet de la Commission, qui cherche manifestement davantage l'apaisement avec la France. Le texte indique simplement que "la Commission enverra une lettre de mise en demeure à la France" pour demander "un projet de mesure de transposition (de la directive de 2004) et un calendrier précis pour son adoption avant le 15 octobre 2010".

"La Commission de façon unanime a suivi à la lettre la proposition de Viviane Reding", a toutefois assuré le président de la Commission européenne José Manuel Barroso en réponse aux interrogations sur ces divergences de présentation des décisions du collège. "L'objectif des décisions prises mercredi est de contraindre la France à se mettre en conformité", a expliqué un membre de la Commission sous couvert de l'anonymat.

Le gouvernement français s'est dit soulagé de ne pas être poursuivi pour discrimination. Les groupes socialiste et Verts du Parlement européen ont salué la fermeté montrée par la Commission avec la décision de lancer une procédure d'infraction et lui ont demandé de ne pas céder sur les "présomptions de violations des directives anti-discrimination". La porte-parole de la Commission européenne a indiqué que Bruxelles analysait la situation dans les autres Etats membres. Selon des sources diplomatiques européennes, cinq pays seraient visés par la possibilité d'une procédure d'infraction.

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Une procédure de longue haleine

La procédure d'infraction est le principal moyen mis à la disposition de l'exécutif européen pour sanctionner les Etats qui ne respectent pas le droit européen. La procédure, qui peut durer des années, suit des étapes très précises et peut aboutir à faire comparaître un Etat devant la Cour européenne de justice de Luxembourg. Celle-ci a la possibilité de le condamner.

La mise en demeure représente la première étape de la procédure. La Commission européenne demande à l'Etat mis en cause de lui faire part, dans un délai déterminé, de ses observations sur un problème d'application du droit de l'Union. A ce stade, l'objectif est la mise en conformité volontaire de l'Etat mis en cause. Durant cette phase, l'Etat a le droit de présenter ses observations et ses arguments.

Si ces observations ne sont pas jugées suffisantes par la Commission, la deuxième étape est l'envoi d'un avis motivé, qui constate l'existence d'une infraction, aux yeux de la Commission, et demande à l'Etat d'y mettre fin dans un délai imparti. L'avis motivé contient un exposé détaillé des raisons ayant amené la Commission à la conviction que l'Etat a manqué à l'une des obligations qui lui incombent en vertu du traité.

Faute de réponse à l'avis motivé ou si elle n'est pas jugée satisfaisante, la Commission peut alors saisir la Cour de justice. Elle n'en a pas l'obligation mais dans la pratique elle considère qu'un Etat qui ne suit pas un avis motivé et ne met pas sa législation en conformité avec le droit européen doit comparaître devant la Cour.

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08/10/2010 à 00h00 liberation.fr Nicolas Sarkozy à Rome pour ramener à lui les brebis égarées

Alors que l’électorat catholique prend ses distances avec lui, le Président rencontre le pape ce matin. Par Nicolas Cori et Catherine Coroller

Comme d’autres vont à confesse pour se laver de leurs péchés, Nicolas Sarkozy rend visite au pape ce matin pour faire oublier aux catholiques sa «séquence» sécuritaire de l’été. Même si, officiellement, la rencontre entre les deux hommes ne portera pas sur les Roms - mais sur la situation des chrétiens au Moyen-Orient -, l’objectif est de clore les polémiques de l’été sur les fermetures de camps et les expulsions. Une phrase de Benoît XVI, dite en français, sur l’accueil des «légitimes diversités humaines» avait été interprétée comme une critique voilée adressée à Paris. Aussi, c’est en quatrième vitesse que l’Elysée et le Vatican ont organisé ce rendez-vous.

Cérémonial.

Pour éviter tout risque de faire repartir la polémique, aucune intervention publique de Nicolas Sarkozy n’est prévue, et les entretiens avec le pape ou son secrétaire, le cardinal Tarcisio Bertone, seront à huis clos. Au programme, aussi, une visite privée de la basilique Saint-Pierre et «un moment de recueillement à la Chapelle Sainte-Pétronille», du nom d’une martyre romaine considérée comme une «protectrice de la France».

Là, le Président devrait écouter le cardinal Jean-Louis Tauran lire une épître de saint Paul. Et pour ne pas faire tache dans ce cérémonial au goût de grenouille de bénitier, le chef de l’Etat a soigneusement choisi les membres de sa délégation. Pas de Jean-Marie Bigard, comme lors de sa dernière visite, mais des représentants catholiques moins bling-bling : Jacques Barrot, membre du Conseil constitutionnel, Bruno Frappat, ancien directeur de la Croix ou la journaliste Alix de Saint-André.

Cette rencontre devrait clore la «quinzaine spirituelle» de Nicolas Sarkozy, selon le mot de Philippe Verdin, religieux dominicain lui aussi du voyage. Le 30 septembre, le Président s’était rendu à la basilique de Vézelay (Yonne), et le lendemain il s’était fait projeter à l’Elysée Des hommes et des dieux, qui raconte les derniers jours des moines de Tibéhirine. Pas certain cependant que cela suffise à convaincre les «cathos» de voter pour lui. «En 2007, un catholique pratiquant sur deux avait voté pour lui au premier tour, cela fait longtemps qu’on n’avait pas vu cet électorat se prononcer aussi massivement pour l’UMP ou son équivalent», souligne Jean-Pierre Denis, directeur de la rédaction de la Vie.

Depuis, la déception a succédé à l’enthousiasme. Christine Boutin, présidente du Parti chrétien-démocrate, parle de «désamour».«La situation est jugée suffisamment inquiétante pour que Sarkozy ait estimé indispensable, comme tous les chefs d’Etat en difficulté, d’aller faire sa petite photo avec le pape», ironise Jean-Pierre Denis. Mais le malaise n’est pas récent. Dès le début de son quinquennat, le goût affiché du nouveau président pour l’argent et les puissants avait choqué les catholiques. Puis, «les polémiques de l’automne 2009 sur l’homosexualité de Frédéric Mitterrand, le double salaire du PDG d’EDF et la nomination de son fils Jean à la Défense ont durablement brouillé l’image du Président chez les catholiques», note Jérôme Fourquet de l’Ifop. La séquence sécuritaire de l’été n’a rien arrangé.

«Le chef de l’Etat a un réel souci avec l’épiscopat. Les évêques ont explicitement condamné le discours de Grenoble et notamment le passage sur les Roms», reconnaît Philippe Verdin. «Une frange très engagée des catholiques n’a pas du tout apprécié l’affaire des Roms, ajoute Gérard Leclerc, éditorialiste à l’hebdomadaire France catholique.Et je ne parle pas seulement des cathos de gauche mais de tout le spectre caritatif : des équipes vincentiennes [qui se réclament de l’héritage de Saint-Vincent-de-Paul, ndlr], aux charismatiques comme la communauté de l’Emmanuel, qui est très liée aux gens du voyage.»

Plus largement, beaucoup de catholiques critiquent la politique d’immigration du gouvernement. Notamment les dispositions restreignant le droit de vivre en famille et d’asile, et punissant le délit de solidarité. Mardi, le Conseil d’Eglises chrétiennes en France, qui regroupe catholiques, protestants et orthodoxes, a publié un communiqué encourageant les fidèles «à persévérer dans leur solidarité avec les migrants».

Diplômes.

Enfin, les catholiques sont déçus par le peu de traductions concrètes du discours sur la laïcité positive que Nicolas Sarkozy avait prononcé lors de sa première visite au Vatican, en décembre 2007. La seule mesure qui en a découlé est l’accord entre la France et le Saint-Siège sur la reconnaissance mutuelle des diplômes de l’enseignement supérieur. «Pour les évêques, c’est hyperimportant, mais c’est pas très vendable auprès de l’opinion publique», conclut Philippe Verdin.

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12/10/2010 à 17:56 - Modifié le 13/10/2010 à 06:49 Le Point.fr 100 RETRAITES - Une participation record aux manifestations

La journée de mobilisation contre la réforme des retraites a également mobilisé à Marseille

Les manifestations organisées mardi, en France, contre la réforme des retraites, pour la quatrième fois depuis la rentrée, ont rassemblé "près de 3,5 millions de personnes, soit une hausse de 20 % par rapport aux journées précédentes", a annoncé la CFDT. Un chiffre similaire à celui avancé par la CGT, qui considère que la mobilisation a atteint un niveau "exceptionnel".

La participation annoncée par les syndicats reste toutefois nettement supérieure à celle enregistrée par les services de police. À la mi-journée, le ministère de l'Intérieur estimait à 500.000 le nombre de manifestants. Selon les chiffres définitifs du ministère, la journée de mobilisation aurait rassemblé 1.230.000 personnes dans toute la France, un chiffre record depuis le début du mouvement. Le 2 octobre, la police a compté 997.000 manifestants et les syndicats, un peu moins de 3 millions. Voici le point sur les manifestations en France.

Paris

Entre 89.000 personnes (chiffre définitif donné par la préfecture de police) et 330.000 personnes (selon l'intersyndicale citée par la CFDT) ont manifesté contre la réforme des retraites mardi, à Paris. Un chiffre en hausse puisque les syndicats avaient compté 300.000 manifestants le 23 septembre dernier et la préfecture de police, 65.000. La manifestation parisienne est partie à 13 h 30 de Montparnasse, sur la rive gauche de la Seine, pour arriver à Bastille en fin d'après-midi en passant par la rue de Rennes et le boulevard Saint-Germain. Une autre partie de la manifestation devait rejoindre Bastille par le sud et le boulevard Montparnasse. La préfecture de police a prévu une dispersion place de la Bastille aux alentours de 20 heures.

Marseille

À la mi-journée, la manifestation à Marseille a réuni 230.000 personnes selon les syndicats, 24.500 selon la police. Un chiffre en hausse par rapport aux précédentes journées d'action. La manifestation du 23 septembre avait réuni 220.000 personnes selon les organisateurs. Les 220 agents grévistes du port de Marseille, qui refusent la réforme portuaire, ont symboliquement ouvert le cortège des manifestants aux côtés des salariés des quatre raffineries du pourtour de l'étang de Berre.

Lyon

Entre 18.500, selon la préfecture, et 45.000 personnes, selon les syndicats, se sont mobilisées mardi à Lyon contre la réforme des retraites. Des chiffres en hausse par rapport à la mobilisation du 23 septembre, où la police comptait 18.000 participants tandis que les syndicats en dénombraient 36.000. Le défilé lyonnais comptait de très nombreux lycéens, qui doivent se retrouver jeudi en assemblées générales pour décider de la suite à donner à leur mouvement.

Lille

Entre 12.500 - selon la police - et 30.000 - selon les syndicats - personnes ont manifesté à Lille contre la réforme des retraites. Une participation en hausse puisque, lors de la journée d'action du 23 septembre, la police recensait 12.000 manifestants, contre 27.000 pour les syndicats.

Toulouse

Près de 145.000 personnes selon les organisateurs, 30.000 selon la police, ont défilé mardi, à la mi-journée, dans les rues de Toulouse. Cette participation constitue un record puisque les organisateurs avaient annoncé des chiffres de participation de 110.000 à 125.000 personnes pour les précédentes manifestations nationales (de 25.000 à 32.000 pour la police). "On ne peut que se féliciter de cette mobilisation historique, a déclaré Joseph Belanca, délégué régional FO en Midi-Pyrénées. Il faut maintenant prévoir la suite et l'organiser puisque le gouvernement s'obstine dans son erreur."

Nantes

La manifestation contre la réforme des retraites à Nantes a réuni plus de participants que le 23 septembre avec entre 39.000 (préfecture) et 95.000 manifestants (syndicats), dont près d'un millier de jeunes selon la police. "Cette mobilisation plus forte s'explique par la présence des jeunes, analyse Marie-Claude Robin, secrétaire de la CGT en Loire-Atlantique. À Nantes, ils formaient un cortège de 1.800 personnes, soit trois fois plus que la dernière mobilisation du 2 octobre."

Montpellier

À Montpellier, la manifestation a rassemblé entre 12.000 (préfecture) et 70.000 personnes (syndicats), contre une fourchette de 18.000 à 60.000 lors de la journée de mobilisation du 23 septembre. La CGT se félicite que la mobilisation "ne cesse d'enfler".

Strasbourg

À Strasbourg, la journée d'action a rassemblé 8.000 personnes selon la police, 25.000 selon les syndicats. Deux chiffres en hausse par rapport à la journée d'action du 23 septembre, où la police avait recensé 7.700 manifestants et les syndicats, 22.000.

Bordeaux

Entre 35.000 personnes, selon la police, et 130.000, selon les syndicats, ont manifesté à Bordeaux. La mobilisation s'est maintenue à un niveau élevé dans la métropole régionale après les 31.500 à 130.000 personnes constatées le 2 octobre, et les 37.000 à 120.000 manifestants du 23 septembre.

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Raffinerie de Grandpuits : bataille en justice sur le droit de grève Par TF1 News, le 23 octobre 2010 à 09h06, mis à jour le 23 octobre 2010 à 09:11

Saisi en référé, le tribunal administratif de Melun avait suspendu le soir même l'arrêté préfectoral de réquisition des salariés grévistes de Grandpuits, jugeant que cet arrêté avait "porté une atteinte grave et manifestement illégale au droit de grève et que son exécution à ce titre doit être suspendue".
Le juge administratif reprochait au préfet d'avoir réquisitionné "la quasi-totalité du personnel de la raffinerie", ce qui "a eu pour effet d'instaurer un service normal" au sein de l'entreprise. Réponse de la préfecture : un nouvel arrêté de réquisition.

Un "jeu du chat et de la souris" avec les autorités

La situation à la raffinerie est donc la suivante : le dépôt alimentera des camions-citernes tout le week-end, la justice ne pouvant pas se prononcer de nouveau avant lundi. Qu'arrivera-t-il alors ? Les grévistes ont bon espoir que le nouvel arrêté sera à son tour sanctionné. Toutefois, le tribunal administratif de Melun, en suspendant le premier arrêté, avait estimé que "cette décision ne fait pas obstacle à ce que le préfet puisse, le cas échéant, faire usage" de ses pouvoirs, dans les limites prévues par la loi. Et Franck Manchon, délégué CGT de la raffinerie Total, reconnaît que le nouvel arrêté est "plus motivé et circonstancié" que le premier. Sans plus de détails.
Le dernier mot reviendra en tout cas au juge... lundi ; et le syndicaliste parle d'un "jeu du chat et de la souris" avec les autorités. "Face à l'autisme du gouvernement, nous sommes obligés de mener ce type d'action. Il n'y a que ça qui peut marcher face à ce gouvernement qui préfère passer en force sans tenir compte des aspirations des salariés", a déclaré Thierry Gaignon, militant FSU de Seine-et-Marne.

Les grévistes de Grandpuits ont d'ores et déjà reçu le soutien de plusieurs partis de gauche. Olivier Besancenot (Nouveau Parti Anticapitaliste) a proposé "aux premiers responsables" des partis politiques, associations et syndicats de "réagir ensemble" face à ce qu'il a décrit comme une "attaque du droit de grève".
Le Parti communiste français a dénoncé une "évacuation scandaleuse", "violente", et "une très grave remise en cause du droit de grève". Martine Billard, porte-parole du Parti de Gauche, a évoqué une "guerre sociale" menée par Nicolas Sarkozy, "ami décomplexé du Medef". Par TF1 News le 23 octobre 2010 à 09:06

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02.11.2010 | 14:58 challenges.fr Borloo défend un Grenelle de la fiscalité

Jean-Louis Borloo n'est pas candidat pour Matignon. C'est ce qu'il assure dans un entretien accordé au Parisien à quelques jours du remaniement, dans lequel l'actuel ministre de l'Ecologie livre pourtant sa méthode qui ressemble fort à un programme de politique générale. "Non, répond l'homme politique, c'est simplement ma façon de voir les choses, notamment après la crise". Sur le fond, Jean-Louis Borloo se dit favorable à ce que la méthode du Grenelle de l'environnement soit étendue à d'autres projets de réforme, à commencer par celui sur la fiscalité. "Près de 90% des Français approuvent cette méthode de négociation à cinq entre Etats, associations, collectivités, syndicats, entreprises. Le Grenelle est non seulement devenue une formidable marque de fabrique mais surtout le symbole de la démocratie participative... pour de vrai", assure l'homme du Grenelle de l'environnement. "Aujourd'hui, les mesures fiscales sont parfois vécues par les Français comme opaques et injustes. Si on doit réformer la fiscalité en profondeur, ça ne peut pas être l'affaire uniquement de spécialistes", ajoute le président du Parti radical. "Ce sont des choix sociaux-économiques tellement cruciaux qu'il faut y associer dans le cadre d'un Grenelle le monde économique, les syndicats, les collectivités pour définir ensemble les grands choix de la France et ne pas se limiter à la question de l'ISF ou du bouclier fiscal".

Et aussi...
Le remaniement de l'Élysée est lui déjà engagé, affirme La Tribune, selon qui "le choix du successeur de Raymond Soubie, le conseiller social de l'Elysée, est déjà arrêté: il s'agit, de Jean Castex". "Repéré il y a déjà plusieurs semaines par le conseiller aux Affaires sociales de l'Elysée pour lui succéder, ce conseiller référendaire à la Cour des comptes, ancien élève de l'ENA (promotion Victor Hugo) et de Sciences-Po, est un ancien collaborateur de Xavier Bertrand dont il a été le directeur de cabinet à deux reprises, au ministère de la Santé puis ministère du Travail", ajoute le journal économique.

Toujours parmi les candidats possibles... mais pour la présidentielle de 2010 cette fois, Eva Joly présente dans Libération les orientations économiques d'Europe Ecologie. L'eurodéputé estime qu'"un budget économe, juste et stratège" devrait permettre de dégager 28 milliards d'euros, et que la moitié serait dédiée à la réduction de la dette. Ses recettes proviendront de la suppression des "niches fiscales socialement inefficaces", telles que le bouclier fiscal, la baisse de la TVA sur la restauration ou les crédits d'impôts sur les intérêts d'emprunts immobiliers, détaille Eva Joly. Côté impôts, elle veut créer "une fiscalité plus juste", indiquant que "les riches ne payent en moyenne que 20% d'impôts sur le revenu, un des plus bas niveaux d'Europe". "Nous reviendrons à une imposition de 50% pour les revenus supérieurs à 70.000 euros par an", assure-t-elle en promettant aussi de mieux lutter contre la fraude fiscale "en augmentant de 25% le nombre de contrôleurs d'impôts". Eva Joly veut également favoriser une fiscalité écologique en supprimant les exonérations sur les pesticides et les agrocarburants et en augmentant le malus des voitures dévoreuses d'essence.

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17/11/2010 Nora Berra soupçonnée de conflit d'intérêts libélyon.fr

POLITIQUE - Nora Berra, secrétaire d'Etat chargée de la Santé et députée européenne du Rhône, a dû répondre, peu après sa nomination au gouvernement à cette nouvelle fonction, des accusations du député socialiste Gérard Bapt, qui la soupçonne de conflit d'intérêts avec l'industrie pharmaceutique et demande sa démission.

Lundi, au lendemain de sa nomination, le député de Haute-Garonne - ainsi que l'association Act Up Paris - s'interrogeaient sur ses liens avec les laboratoires, pour lesquels elle a travaillé pendant dix ans jusqu'à son arrivée au gouvernement en 2009, comme secrétaire d'Etat aux aînés. Mme Berra a travaillé successivement pour Boehringer Ingelheim, Bristol-Myers Squibb et Sanofi Pasteur MSD Europe.

Interrogée sur le sujet par France 5, elle avait estimé que c'était "un atout" d'avoir travaillé pour des laboratoires parce que cela lui permettait de connaître "les problématiques auxquelles ils sont confrontés". Et "l'intérêt général prime", disait-elle.

Mercredi, Gérard Bapt est revenu à la charge après des déclarations de la ministre sur i-Télé à propos du Mediator, un médicament anti-diabète du laboratoire Servier qui, selon les estimations des autorités sanitaires, a fait au moins 500 morts en 33 ans. La ministre avait déclaré : "Il faudra voir la relation d'imputabilité entre le médicament et ses effets. Donc il y a un gros travail de compilation de données, de connaissance et d'expertise à faire sur ce dossier".

Mme Berra "conforte les communiqués de dénégation du laboratoire Servier", a estimé le député, qui s'est dit "scandalisé". Pour lui, le Premier ministre François Fillon "devrait constater qu'il n'a pas nommé Madame Berra au bon poste et lui demander de démissionner, sous peine que le gouvernement ne soit à nouveau empêtré dans un conflit d'intérêt interminable".

Nora Berra a réagi avec une certaine véhémence dans une lettre ouverte à Gérard Bapt, où elle s'étonne de ses "insinuations malveillantes" et de la "polémique politicienne stérile" engagée. "Je m'étonne de la violence de (vos) propos (...) lorsque vous appelez à ma démission au prétexte que je connais bien le secteur dont je m'occupe, dit-elle. Je ne pense pas qu'un brevet d'incompétence sur les sujets dont on a la charge soit la meilleure garantie pour répondre aux attentes des Français, qui plus est sur un sujet d'une telle importance".

Estimant que "l'heure n'est pas à la polémique politicienne stérile", elle souhaite à l'avenir pouvoir travailler avec Gérard Bapt "de manière constructive et non sur la base d'insinuations malveillantes" et espère qu'il aura à coeur "d'aller au-delà des postures partisanes".

Mme Berra s'adresse à lui en disant "Monsieur le Député et cher confrère". Médecin, elle a été attachée pendant près de 20 ans au service d'immunologie clinique de l'hôpital Edouard Herriot à Lyon, tandis que Gérard Bapt est cardiologue. AFP

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Karachi : révélations sur l’homme clé des commissions N.J. | 26.11.2010, 07h00 leparisien.fr

Les fronts judiciaires se multiplient dans l’affaire Karachi. Désormais c’est une nouvelle juridiction qui s’y intéresse : les prud’hommes de Paris! Jean-Marie Boivin, présenté comme l’homme clé de montages financiers ayant permis le transfert des commissions et rétrocommissions en marge de la vente de sous-marins au Pakistan, attaque en effet son ex-employeur, la Direction des constructions navales (DCN). Il réclame notamment la somme de 80000 € au titre des frais d’avocats dépensés ces derniers mois sur ses fonds propres. La DCN lui refuse tout soutien et affirme que Boivin aurait agi de son propre chef dans l’organisation des montages financiers occultes. Or, les documents que révèle « le Parisien » - « Aujourd’hui en France » semblent prouver qu’il a bel et bien agi sur ordre de la DCN.

Le rôle de Jean-Marie Boivin.

Il a été mis en examen pour espionnage et corruption au début de l’été dans un des volets du dossier Karachi. Mais la justice s’intéresse plus particulièrement à lui pour sa gestion de deux sociétés luxembourgeoises, Heine et Eurolux. C’est par ces structures qu’auraient transité les millions d’euros de commissions liées à plusieurs contrats d’armement. Boivin assure qu’il n’a jamais agi pour son propre compte, mais pour celui de la DCN,

Une fausse démission en 2002.

Du 29 août 1994 au 21 janvier 2002, Jean-Marie Boivin était officiellement employé comme « juriste » par la branche internationale de la DCN, dénommée DCN-I. S’il démissionne « officiellement » en 2002, c’est pour « s’occuper des sociétés offshore mises en place par la DCN au Luxembourg, développe son avocat, Me Philippe Lauzeral. Jean-Marie Boivin a toujours agi sous la subordination directe de sa hiérarchie », et ce même après son départ. Sa démission serait donc de pure forme comme semblent l’attester plusieurs documents internes à la DCN que nous nous sommes procurés. Ils montrent que l’ex-juriste a conservé après 2002 non seulement son bureau, mais aussi sa ligne téléphonique, un badge d’accès et sa carte de parking.

Une lettre de mission du patron de la DCN.

Dès 1994, comme le prouve une lettre du patron de la DCN-I de l’époque, Dominique Castellan, Jean-Marie Boivin a « tout pouvoir pour gérer, selon les instructions de DCN-I, la société de développement international Heine SA ». Une gestion qui va perdurer dans le temps, puisque, selon le courrier qu’il adresse en septembre 2007 à l’ex-patron de DCN-I, Philippe Japiot, Jean-Marie Boivin souligne que « depuis le 10 février 2004, j’ai rencontré à 154 reprises votre représentant ». Il rappelle que « DCN et l’Etat français sont conjointement, et solidairement, les bénéficiaires économiques de Heine », ce que confirme une autre attestation en notre possession. Ensuite, il demande à Philippe Japiot de se « pencher sur ma situation personnelle dans quatre pays : Luxembourg, Suisse, Singapour, Malaisie »…

La fin de non-recevoir de la DCN.

A travers plusieurs courriers ces derniers mois, elle a opposé à Jean-Marie Boivin une fin de non-recevoir. Le 10 septembre, elle considérait sa demande comme « surprenante ». « Quoi qu’il en dise, il n’était plus salarié de la DCN au cours de la période visée », explique une juriste spécialisée. La direction du groupe affirme par ailleurs tout « ignorer des faits pour lesquels M. Boivin est mis en examen ». Le Parisien

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Wikileaks: Sarkozy, "susceptible" et "roi nu" pour les Américains Par LEXPRESS.fr, publié le 29/11/2010 à 08:34, mis à jour à 12:43

Les révélations de Wikileaks apportent quelques détails sur le regard que les Etats-Unis pose sur les principaux dirigeants.

"Autoritaire", "susceptible", "roi nu"... S'il ne s'en doutait pas, Nicolas Sarkozy, le président de la République a pu vérifier ce que les responsables américains pensent de lui. La divulgation ce dimanche de 250 000 câbles de la diplomatie américaine par Wikileaks, outre des révélations internationales, ont aussi apporté leur lot de qualificatifs acides qui devraient créer un certain malaise entre les grands dirigeants ces prochains jours.

Sur la France, quelques petites phrases du conseiller diplomatique de l'Elysée ont également fuité. Jean-David Lévitte a notamment qualifié l'Iran d'"Etat fasciste". Il a également estimé que Hugo Chavez était fou et allait transformer le Venezuela, dont il est le président, en "autre Zimbabwe".

Autre cible: la chancelière allemande Angela Merkel, qualifiée de dirigeante qui évite de prendre de risques et manque souvent d'imagination. Quant au président du Conseil italien Silvio Berlusconi de dirigeant incapable et inefficace, notamment à cause de son "penchant pour les soirées et la fête, qui signifie qu'il ne se repose pas assez".

Les Américains qualifieraient d'ailleurs le président russe Dmitri Medvedev de "pâle" et "hésitant" avant de dépeindre le Premier ministre Vladimir Poutine comme un "mâle dominant". Le président russe est également qualifié de "Robin du Batman joué par Poutine" par l'ambassade des Etats-Unis à Moscou.

Le président afghan Hamid Karzaï est qualifié "d'extrêmement faible". Le colonel Mouammar Kadhafi est quant à lui "bizarre et toujours accompagné d'une plantureuse infirmière ukrainienne". Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad est "comme Hitler" et le leader coréen Kim Jong-il souffre d'un "traumatisme physique et psychologique".

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Sarkozy, son lapin, son épouse et la guerre en Irak Par LEXPRESS.fr, publié le 01/12/2010 à 17:37

Les télégrammes diplomatiques des Etats-Unis révélés par Wikileaks dresse un portrait ambivalent du chef de l'Etat français, entre anecdotes et révélations.

"Sarkozy l'Américain" vu... par les Américains. Tel est donc l'objet de la dernière sélection du Monde piochée dans les télégrammes diplomatiques des Etats-Unis mis à disposition par Wikileaks.

Un Sarkozy que l'ambassadeur Charles Rivkin qualifie en 2009 de "pragmatique brillant, impatient, non diplomate, imprévisible, charmant, innovant" pour lequel "le rapport personnel a un impact" sur la relation politique. D'autres télégrammes font état du "mauvais caractère" du président français, parfois décrit comme "frénétique" ou "impulsif", "autoritaire" et "susceptible".

Sur le plan politique, ces messages rappellent la position de Nicolas Sarkozy à propos de la guerre en Irak, décidée par les Etats-Unis. S'il était hostile à l'invasion de 2003, celui qui était alors ministre de l'Intérieur n'en critiquait pas moins devant des responsables américains la politique de son propre gouvernement et de son président de la République... Il qualifiait ainsi de "réaction injustifiable et excessive" l'utilisation en février 2002 du droit de veto français au Conseil de sécurité des Nations-Unies. En matière de solidarité gouvernementale, on a connu mieux...

L'information la plus croustillante concerne le projet d'envoi en Irak d'une force internationale, incluant des troupes françaises, évoqué en 2006 par Sarkozy lors de sa rencontre avec le ministre américain de la Justice, Alberto Gonzales. Sur France-Inter ce mercredi matin, le chroniqueur Bernard Guetta a toutefois relativisé la portée de cette anecdote, déjà publiée dans la presse française à l'époque.

Il n'empêche, les diplomates américains ne peuvent que s'enorgueillir du fait que ce ministre français leur ait annoncé dès août 2005 sa décision d'être candidat à la présidentielle de 2007, décision qu'il ne rendra officielle qu'en... novembre 2006.

D'autres informations dévoilées par Wikileaks offrent une vision plus personnelle de Nicolas Sarkozy. Comme celle de la course-poursuite avec un lapin devant l'ambassadeur américain ou cette phrase à propos de son ex-femme, Cécilia: "Ma source de force et mon talon d'Achille". Une expression qu'il utilisait déjà en 2004 lors des régionales en Île-de-France, lorsqu'il envisageait la candidature de sa femme sur la liste UMP.

"Moins qu'aimable" pour les Saoudiens

Un autre télégramme américain dévoilé par The Guardian prend un plaisir un brin cruel à raconter la déception des Saoudiens après la visite présidentielle à Ryad janvier 2008. Arrivé sans Carla Bruni, dont la venue heurtait la "culture conservatrice" saoudienne face à un couple non marié, le chef de l'Etat est apparu à ses hôtes "moins qu'aimable", notent les Américains, qui soulignent son refus de goûter à la nourriture locale et l'ennui affiché

Selon le document américain, lors de cette visite avant tout commerciale, "le président Sarkozy n'a pas pu remplacer le président Chirac aux yeux des Saoudiens".

Pour ses interlocuteurs du Département d'Etat, le président français reste donc à la fois fascinant et difficilement cernable. Dans un télégramme intitulé "Personne pour lui dire non", un diplomate raconte une anecdote savoureuse. Des conseillers élyséens auraient détourné l'avion présidentiel pour éviter que Nicolas Sarkozy voit la Tour Eiffel illuminée aux couleurs de la Turquie, dont le Premier ministre Recip Erdogan était l'invité de la mairie de Paris...

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WikiLeaks : la volonté affichée de M. Sarkozy de rompre avec la "Françafrique" a réjoui les Etats-Unis pour Le Monde.fr | 04.12.10 | 12h07 • Mis à jour le 04.12.10 | 21h32

En affichant sa volonté de "rupture" avec la vieille "Françafrique", Nicolas Sarkozy a aiguisé l'intérêt de Washington à l'égard de la politique de la France en Afrique.

Cette orientation nouvelle réjouit les Américains pour une raison simple que révèlent les télégrammes diplomatiques obtenus par Wikileaks et analysés par Le Monde : la France, en allégeant sa présence et en normalisant ses relations avec le continent, va "donner aux Etats-unis des occasions d'étendre leur influence en Afrique sans rencontrer de résistance" de la part des Français.

Les Américains analysent aussi les ambiguïtés de l'attitude du président français à l'égard des anciennes colonies françaises. Ils constatent que les chefs d'Etat africains qui profitent de la "Françafrique" figurent parmi les obstacles au changement, et que les vieilles habitudes françaises ont aussi la vie dure.

Les télégrammes révèlent aussi les tiraillements suscités par certains propos de Nicolas Sarkozy sur l'Afrique. Ils dévoilent la genèse du discours de Dakar prononcé en juillet 2007. En déclarant que "le drame de l'Afrique, c'est que l'homme africain n'est pas assez entré dans l'Histoire", le président français avait alors fait scandale Philippe Bernard

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French President Sarkozy, Bruni visit Taj Mahal By MANISH SWARUP,Associated Press - Sunday, December 5.

AGRA, India – French President Nicolas Sarkozy and his wife Carla Bruni spent nearly 45 minutes at the Taj Mahal over the weekend, during an official visit to India, officials said.

France's first couple headed to the 17th century-white marble edifice on Saturday evening shortly after their arrival in Agra where the Taj Mahal is located. They were originally scheduled to visit the famed monument to love on Sunday. It was not clear why they brought their visit forward.

Officials stopped the sale of tickets to Indian and foreign tourists before the couple arrived, said Alok Shekhar Tiwari, a protocol officer. Security forces cleared the grounds of the monument. It was a private visit and photographers and television cameramen weren't allowed inside. Sarkozy visited the Taj Mahal alone during an official visit to India in 2008. At the time, India made it clear that Bruni, who was then his girlfriend, would not be welcome on the visit if the two were not married. Sarkozy will leave Sunday for New Delhi, some 125 miles (200 kilometers) to the north, where Prime Minister Manmohan Singh will host a dinner. The official talks are scheduled for Monday with Sarkozy expected to try to drum up business for French companies in India. An agreement between Areva and India's Nuclear Power Corp. on building nuclear power plants in India is likely to be signed, said T.P. Seetharam, a top official in India's Ministry of External Affairs.

India is planning about 20 nuclear power plants to help satisfy its burgeoning energy needs.

Sarkozy arrived on his four-day visit on Saturday, accompanied by his defense, foreign and finance ministers and nearly 60 business leaders.

Although no defense agreements are expected during the visit, he is likely to push for French companies to win contracts to supply military hardware.

French companies are negotiating to upgrade 51 Mirage-2000 jet fighters in the Indian air force. India is also in the market to buy 126 fighter jets, a deal worth $11 billion, and about 200 helicopters worth another $4 billion.

According to defense experts, India is expected to spend $80 billion between 2012 and 2022 to upgrade its military.

He will visit Mumbai, India's financial and entertainment capital, before returning home on Tuesday.

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Côte d'Ivoire: la Maison Blanche apporte son soutien à Ouatarra 07.12.2010, 08h14 | Mise à jour : 08h18 leparisien.fr

Laurent Gbagbo, le président ivoirien autoproclamé, vient de perdre un soutien de poids, celui de Barack Obama. La Maison Blanche vient au contraire d'apporter son soutien au grand rival du président sortant battu à la dernière élection présidentielle : Alassane Ouattara. Ce dernier représente aux yeux de Washington le «vainqueur légitime» de l'élection présidentielle en Côte d'Ivoire, a indiqué sous couvert d'anonymat un responsable de la présidence américaine à l'AFP.

M. Gbagbo avait été proclamé vendredi vainqueur de la présidentielle du 28 novembre avec 51,45% des suffrages par le Conseil constitutionnel, qui avait invalidé les résultats de la commission électorale donnant son rival en tête avec 54,1%.

Vendredi, le président américain Barack Obama avait félicité M. Ouattara «pour sa victoire» et appelé M. Gbagbo à «reconnaître et respecter» ce résultat.

«Je félicite Alassane Ouattara pour sa victoire à l'élection (présidentielle) du 28 novembre. La commission électorale indépendante, des observateurs dignes de foi et accrédités, ainsi que les Nations unies, ont tous confirmé ce résultat et certifié sa fiabilité», avait affirmé M. Obama dans un communiqué.

Lundi, le président de la République français, en déplacement en Inde, avait rappelé la position de l'ONU et de la communauté internationale, pour demander à Laurent Gbagbo de «laisser le pouvoir» à son rival démocratiquement élu.

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Publié le 06/12/2010 à 10:33 - Modifié le 06/12/2010 à 15:36 Par Le Point.fr Inde, la grande moisson de la France

L'Élysée a annoncé 15 milliards d'euros de contrats avec l'Inde, dont 7 milliards pour la livraison de deux réacteurs EPR Areva.

La France a annoncé pour environ 15 milliards d'euros d'accords "signés ou sur le point d'aboutir" avec l'Inde, dont des accords-cadres pour deux réacteurs nucléaires EPR, à l'occasion de la visite du président Nicolas Sarkozy en Inde.

Lors d'une conférence de presse commune avec le Premier ministre indien Manmohan Singh, Nicolas Sarkozy s'est félicité de la signature d'accords-cadres pour l'installation en Inde par Areva de deux EPR, dans l'ouest de l'Inde. Ces accords portent sur "environ 7 milliards d'euros", selon l'Élysée et Areva. Ils ont été signés par la patronne du géant français du nucléaire, Anne Lauvergeon, et par le président de l'entreprise publique NPCIL (Nuclear Power Corporation of India Limited). Il s'agit d'un pas supplémentaire dans le processus de signature définitive. Un protocole d'accord bilatéral avait été conclu en février 2009 pour la construction de 2 à 6 EPR, de 1.650 mégawatts chacun, prévue à Jaitapur, dans l'État du Maharashtra (ouest).

Négociations sur le prix de l'énergie

"Nous allons nous mobiliser pour que cela se fasse le plus rapidement possible. Nous sommes d'accord, y compris sur le prix de l'énergie", a affirmé Nicolas Sarkozy. Manmohan Singh a toutefois estimé qu'il restait "des choses à négocier, y compris sur les prix". Anne Lauvergeon a précisé de son côté que "les contrats signés permett(ai)ent le début des travaux en 2011 et le début de la production de l'électricité en 2018". "Il reste à discuter des sujets concernant le montage financier", a-t-elle ajouté. L'Inde compte actuellement 17 réacteurs nucléaires en activité, dont deux construits par les Russes, qui fournissent 3 % de l'électricité avec une capacité de 4.120 mégawatts. Le poids lourd asiatique voudrait porter la part du nucléaire à 25 % à l'horizon 2050.

La France a par ailleurs annoncé des accords en vue de deux "contrats de leasing pour la location" de 14 Airbus pour les compagnies Air India et Jet Airways, pour près de 3 milliards d'euros. Cette annonce n'a pas été confirmée par Airbus à Paris. "Nous ne faisons jamais aucun commentaire sur les discussions que nous pouvons avoir avec tel ou tel client", a-t-on affirmé.

"Partenariat stratégique" (Sarkozy)

Dans la défense, "trois contrats ont avancé de manière significative" pour un montant de 5 milliards d'euros, a également fait valoir l'Élysée, citant la modernisation par Dassault et Thales de 51 Mirage 2000 de l'armée indienne, le codéveloppement de missiles pour les équiper, le codéveloppement également d'un missile sol-air et d'un moteur pour avion de chasse. "La signature va intervenir dans les jours qui viennent pour certains, dans les semaines qui viennent pour les autres", a assuré l'Élysée. "C'est un partenariat politique et stratégique que la France est venue proposer à l'Inde, plus un partenariat économique majeur", a souligné Nicolas Sarkozy.

Le président français a de nouveau plaidé pour que l'Inde devienne membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU. "C'est une question d'équilibre mondial", a-t-il dit, estimant qu'"aucune grande décision du monde ne pourra être résolue sans la participation de l'Inde au plus haut niveau". Le président français devait rencontrer lundi la présidente de l'Inde, Pratibha Patil, puis prononcer un discours devant la communauté française, à l'ambassade de France. Mardi, il s'envolera pour Bombay où il prononcera un discours devant la Conférence économique franco-indienne et rendra un hommage aux victimes des attentats de novembre 2008 qui avaient fait 166 morts.

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La barre des 700 soldats étrangers tués franchie en Afghanistan Source : reuters.com - 19/12/2010 | 09:46 - Michelle Nichols, Henri-Pierre André pour le service français | KABOUL (Reuters) -

Un soldat des forces sous commandement de l'Otan a été tué dimanche en Afghanistan, portant à 700 le nombre de soldats étrangers tués cette année.

Dans un communiqué, l'état-major de la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf) indique que ce 700e soldat tué depuis le début de l'année a été victime de l'explosion d'une bombe au bord d'une route du sud du pays.

L'année 2010 est de loin la plus meurtrière pour les forces étrangères engagées sur le théâtre afghan depuis le renversement du régime des taliban, fin 2001.

Ces pertes s'expliquent par l'augmentation et l'intensification des opérations contre les insurgés taliban au cours des dix-huit mois écoulés.

En 2009, jusque-là l'année la plus sanglante pour les contingents étrangers, 521 soldats avaient péri en Afghanistan.

Depuis le début de la guerre, on estime que 2.270 soldats étrangers ont été tués en Afghanistan. Les deux tiers des pertes environ ont frappé le contingent américain. Les forces françaises ont perdu elles 52 soldats, dont un sous-officier tué dans la nuit de vendredi à samedi lors d'un accrochage dans la vallée de Tagab, à l'est de Kaboul.

Les pertes enregistrées par les forces afghanes de sécurité sont bien plus élevées. Les civils ont également connu une année noire en 2010.

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17 Décembre 2010 leJDD.fr L'ultimatum de Sarkozy à Gbagbo. Le chef d'état français veut voir Gbagbo quitter le pouvoir "avant la fin de la semaine".

La pression s'intensifie sur Laurent Gbagbo. Le président sortant de Côte d'Ivoire doit se plier sans délai au verdict des urnes sous peine d'encourir des sanctions européennes et d'avoir affaire au tribunal pénal international, a déclaré vendredi Nicolas Sarkozy.

Trois jours.

C'est ce qu'il reste à Laurent Gbagbo pour quitter un poste qu'il occupe "en violation de la volonté du peuple ivoirien", a déclaré vendredi Nicolas Sarkozy lors d'une conférence de presse à l'issue du Conseil européen.

Le président de la République a appuyé cette déclaration avec des menaces: Laurent Gbagbo doit se plier sans délai au verdict des urnes "avant la fin de la semaine" sous peine d'encourir des sanctions européennes et d'avoir affaire au tribunal pénal international, a ajouté le chef de l'Etat.

Même tonalité à Washingtion, qui a signifié à Gbagbo qu'il disposait d'un "temps limité" pour quitter le pouvoir. Alors le président ivoirien sortant et son épouse "ont leur destin entre leurs mains" et savent à quoi s'en tenir.

Mais cet ultimatum peut-il contraindre réellement celui que les Ivoiriens surnomment le "boulanger d'Abidjan" en raison de sa capacité à rouler tout le monde dans la farine?

Nicolas Sarkozy a en tout cas annoncé que Laurent et Simone Gbagbo, la "dame de fer" du régime, seraient "nommément sur la liste des sanctions" européennes s'ils n'accédaient pas aux exigences de l'Union.

Les ministres des Affaires étrangères européens ont décidé lundi d'imposer des sanctions ciblées contre Laurent Gbagbo et ses proches, qui refusent de reconnaître la victoire d'Alassane Ouattara à l'élection présidentielle du 28 novembre. Les visas vers l'Union européenne de ces personnes seraient interdits et leurs avoirs gelés.

Menaces de procès

Le Conseil européen a confirmé vendredi dans ses conclusions la détermination de l'UE à prendre de telles mesures "contre ceux qui continueraient à faire obstruction à la volonté souveraine exprimée par le peuple ivoirien".

Le Conseil a rappelé aussi que la Cour pénale internationale (CPI) peut poursuivre les personnes responsables d'actes de violence, comme ceux qui ont fait jeudi au moins une vingtaine de morts à Abidjan, selon un porte-parole du président sortant.

Nicolas Sarkozy a lui-même rappelé cette possibilité et souligné que c'était à Laurent Gbagbo de choisir l'image qu'il voulait laisser dans l'Histoire: "Est-ce qu'il veut laisser l'image d'un homme de paix? Il est encore temps mais le temps presse et il doit partir. Ou est-ce qu'il veut laisser l'image de quelqu'un qui a fait tirer sur des civils parfaitement innocents? Et, dans ce cas-là, il y a des juridictions internationales comme la Cour pénale."

L'armée, un pion essentiel dans la résolution de la crise

Au-delà des menaces, l'Union européenne tente aussi de déstabiliser le pouvoir en place en sapant les soutiens de Gbagbo. Les dirigeants de l'UE ont donc appelé l'armée à se placer sous l'autorité du président élu, Alassane Ouattara. Ce "transfert de puissance" mettrait sûrement un terme à la crise et chaque partie le sait très bien.

Ainsi, après les heurts violents de jeudi, le Premier ministre de Ouattara, Guillaume Soro, indiquait que les tirs sur la foule avaient été l'œuvre de la garde républicaine et de mercenaires libériens. Selon lui, les chefs de la gendarmerie et de la police avaient refusé de "participer au massacre". S'il est quasiment acquis que la tête de l'armée suivra Gbagbo, les sous-officiers, des jeunes ivoiriens comme les autres, peuvent être sensibles aux appels du camp Ouattara. C'est en tout cas le pari que fait ce dernier et ses soutiens internationaux.

Reste que les militants de l'ancien Premier ministre ont perdu une bataille ce vendredi. Les appels à reprendre la marche vers la Radio télévision ivoirienne (RTI) entamée jeudi et vers le palais du Premier ministre ont fait chou blanc après les violences de la veille.

Les rues d'Abidjan étaient calmes ce vendredi, selon un reporter de l'agence Reuters, et seuls quelques tirs se sont faits entendre à Cocody, théâtre des plus violents affrontements la veille. L'armée a pris position aux principaux carrefours de la ville et bloque l'accès à l'hôtel du Golf où est installé Alassane Ouattara et son gouvernement. L'échec de ses partisans semble montrer que Laurent Gbagbo contrôle fermement l'appareil militaire.

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23/12/10 | 07:00 | Rama Yade, rebelle récompensée CECILE CORNUDET, Les Echos

Un beau poste : parisien, prestigieux, bien rémunéré. Rama Yade, le « cheval sauvage », comme la qualifiait François Fillon au début du quinquennat, a été fort bien traitée par Nicolas Sarkozy, malgré son éviction du gouvernement.

A trente-quatre ans, l'ancienne secrétaire d'Etat aux Droits de l'homme (2007-2009) puis aux Sports (2009-2010) a été nommée hier en Conseil des ministres ambassadrice de la France à l'Unesco, comme le lui avait proposé le chef de l'Etat lors d'un récent rendez-vous.

Au PS, François Hollande a aussitôt estimé que « l'utilisation des fonctions d'Etat à des fins de réaffectation de ministres sans emploi, c'est tout sauf l'exigence d'une République irréprochable ».

Connue pour son francparler et sa liberté de ton, Rama Yade n'a donc pas hésité à amputer quelque peu cette liberté en acceptant un poste qui la rend redevable au chef de l'Etat. Une fois de plus. Elle ne l'a pas nié hier, en jugeant sur RTL que « ambassadeur à l'Unesco à trente-quatre ans, c'est énorme ! »
Même si elle a aussi juré qu'elle aurait été prête à prendre un emploi dans le privé, « grâce à ses relations ».

La nomination d'hier n'est bien sûr pas répréhensible en soi. Mais elle témoigne d'une conception du pouvoir curieusement… immuable. De la part de la jeune génération notamment, qui donne au fond le sentiment de se battre davantage pour exister médiatiquement que pour incarner une autre façon de faire de la politique.

S'opposer à la visite de Kadhafi mais ne dire mot de la politique contre les Roms, tenir tête à Nicolas Sarkozy mais accepter le poste à l'Unesco : en trois ans, Rama Yade a souvent donné le sentiment qu'elle ne défendait des idées que dans la mesure où elles lui permettaient d'instaurer un rapport de force avec le président de la République.

Quant à Nicolas Sarkozy, il n'est lui-même pas totalement sorti de cette logique. Après avoir longtemps avantagé les rebelles -Eric Besson, Rachida Dati…. -, il s'essaie depuis peu à un management plus rassembleur et plus apaisé.

Les ministres trublions ont tous fini par quitter le gouvernement au profit de « professionnels », comme Alain Juppé ou Michèle Alliot-Marie…

Las, il aura suffi que Rama Yade, portée par sa popularité, frappe à la porte de Jean-Louis Borloo pour que Nicolas Sarkozy lui offre un poste en or susceptible de la maintenir dans le rang… espère-t-il.

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Le Point.fr - Publié le 01/01/2011 à 13:27 Amara, Boutin et Charasse nommés chevaliers Les trois anciens ministres figurent dans la promotion du nouvel an de l'ordre national de la Légion d'honneur.

La cycliste Jeannie Longo, les anciens ministres Fadela Amara, Christine Boutin et Michel Charasse, et l'écrivain René de Obaldia figurent dans la promotion du nouvel an de l'ordre national de la Légion d'honneur qui compte plus de 700 noms, publiée samedi au Journal officiel.

Élevé à la dignité de grand-croix, le neurobiologiste Jean-Pierre Changeux, 74 ans, membre de l'Académie des sciences et professeur honoraire au Collège de France, est aussi un amateur d'art très éclairé et a organisé plusieurs expositions. Il est président de la commission interministérielle d'agrément pour la conservation du patrimoine artistique national, dite commission des Dations.

Également élevé à la dignité de grand-croix, l'homme d'affaires Marc Ladreit de Lacharrière, 70 ans, président du groupe de services financiers Fimalac, est aussi membre de l'académie des Beaux-Arts. Il a créé la Fondation culture et diversité, qui vise à mettre la culture "au service de la cohésion sociale et de l'égalité des chances". Grand-croix aussi, la biologiste Nicole Le Douarin, 80 ans, dont les recherches ont porté principalement sur l'embryologie et le développement, est secrétaire perpétuel honoraire de l'Académie des sciences et professeur honoraire au Collège de France. C'est la neuvième femme à accéder à cette dignité.

Didier Migaud promu commandeur

Geneviève de Galard, 85 ans, ancienne infirmière et convoyeuse de l'air à Diên Biên Phu, à qui le président Eisenhower avait attribué en 1954 la médaille de la Liberté, est élevée à la dignité de grand officier. Sont promus commandeurs la championne cycliste Jeannie Longo, Didier Migaud, premier président de la Cour des comptes et ancien député PS, Yves-Thibault de Silguy, ancien commissaire européen et vice-président du conseil d'administration du groupe Vinci, Jean-Marc Sauvé, vice-président du Conseil d'État.

L'écrivain René de Obaldia, 92 ans, auteur de pièces de théâtre (Genousie, Du vent dans les branches de Sassafras), de romans et de poèmes et récipiendaire de nombreux prix, dont un Molière du meilleur auteur, est promu officier. De même que Marie-Claude Tjibaou, veuve du leader kanak assassiné Jean-Marie Tjibaou, l'écrivain Florence Delay, le cuisinier Michel Guérard et la présidente d'Hadopi Marie-Françoise Marais.

Les trois anciens ministres Fadela Amara, Christine Boutin et Michel Charasse (ancien PS nommé récemment par Nicolas Sarkozy au Conseil constitutionnel) sont nommés chevaliers, de même que le climatologue Hervé Le Treut, le comédien Max von Sydow, le pianiste brésilien Nelson Freire et le président du Conseil français du culte musulman, Mohammed Moussaoui.

Une des trois promotions annuelles à titre civil

La promotion compte nombre d'anciens résistants ou d'anciens déportés, tels Pierre Gascon et Denise Netter, des ambassadeurs, des directeurs de sociétés, des meilleurs ouvriers de France, des religieux (tel Mgr Joseph Doré, ancien archevêque de Strasbourg, commandeur).

La promotion du nouvel an est l'une des trois promotions annuelles à titre civil (1er janvier, Pâques et 14 juillet). Pour obtenir cette plus haute décoration française, il faut être proposé par un ministre qui fait son choix parmi les dossiers présentés par des préfets, des associations ou par un groupe de cent particuliers. Pour être chevalier, il faut justifier de vingt années d'activité "assorties de mérites éminents", selon la Grande Chancellerie. Pour monter dans la hiérarchie des décorations, il faut faire la preuve de "mérites nouveaux". La décoration doit être achetée par le décoré.

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05/01/11 13:05 nouvelobs.com Fadela Amara nommée inspectrice générale des Affaires sociales

PARIS (Reuters) - L'ancienne secrétaire d'Etat à la Politique de la ville Fadela Amara a été nommée mercredi en conseil des ministres inspectrice générale des Affaires sociales.

La fondatrice du mouvement Ni Putes Ni Soumises n'avait pas été reconduite dans ses fonctions lors du remaniement de novembre après s'être notamment prononcée très clairement en faveur de la nomination du ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo au poste de Premier ministre.

Autre figure emblématique de l'ancien gouvernement, l'ex-secrétaire d'Etat aux Droits de l'Homme puis aux Sports Rama Yade avait été pour sa part nommée fin décembre ambassadrice de France auprès de l'Unesco.

Interrogée sur la chaîne Public Sénat, Fadela Amara a déclaré mercredi avoir accepté de rejoindre l'Inspection générale des Affaires sociales (Igas) pour "continuer à regarder ce qui se passe politiquement, à évaluer les politiques publiques notamment sur les secteurs qui m'intéressent, la cohésion sociale, les questions de santé et d'accès aux droits".

"C'est la continuité du combat que je mène depuis très longtemps", a-t-elle dit. Yann Le Guernigou, édité par Yves Clarisse

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Après l’assassinat de 2 français au Niger, le Sahel interdit à nos ressortissants ? Toulouse7.com Ecrit par admin A la Une jan 10, 2011

Le rallye du Dakar n’y passe plus depuis plusieurs années. Plusieurs otages travaillant pour des entreprises françaises au Niger avaient été enlevés à l’automne. Ils sont toujours captifs. Deux jeunes français enlevés à Niamey ont été assassinés ce week end. Occupé par un maquis composé de combattants se revendiquant de la mouvance Al Qaeada, le Sahel est il un territoire interdit pour les ressortissants français ?

Les deux otages français ont été enlevés par quatre hommes armés alors qu’ils dînaient dans le restaurant « le toulousain » de Niamey. Le groupe a immédiatement été pris en chasse par la garde nationale nigérienne pour lui interdire de rejoindre une zone refuge, « ce qui constituait une menace grave pour nos otages » a précisé le ministère de la défense.

Après un premier accrochage dans la nuit au cours duquel le chef de détachement de la garde nationale nigérienne a été blessé, les terroristes ont poursuivi leur progression en direction du Mali. Alors qu’ils se trouvaient dans la zone frontalière, l’opération engagée, coordonnée avec des éléments français présents dans la région, a permis à ces derniers d’intercepter les terroristes à la frontière avec le Mali et de neutraliser certains d’entre eux.

A l’issue de cette action, les corps des deux otages ont été découverts sans vie.

Le Président de la République, le ministre de la Défense, l’ancienne candidate socialiste à l’élection présidentielle et de nombreuses personnalités politiques de droite et de gauche ont aussitôt présenté leurs condoléances aux familles des victimes et à leurs proches.

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Sarkozy et Obama unis face au défi du terrorisme Par Laure Mandeville lefigaro.fr 11/01/2011 | Mise à jour : 07:55

Alors que le président américain qualifie la France de «partenaire exceptionnel» dans la lutte contre ce fléau, son homologue français souligne que toute «faiblesse serait profondément coupable».

C'est dans un contexte intérieur et international particulièrement troublé que Nicolas Sarkozy et Barack Obama se sont retrouvés lundi, à Washington, pour des consultations sur le G20 et le G8 et pour un tour des grands dossiers internationaux, dont celui, brûlant, du terrorisme islamiste.

Juste avant l'arrivée de son hôte français, le président américain avait observé un moment de silence après la tragédie de Tucson, samedi en Arizona, où un jeune déséquilibré de 22 ans, qualifié d'«extrémiste» par Hillary Clinton, a ouvert le feu sur la représentante démocrate au Congrès Gabrielle Giffords, la blessant grièvement ainsi que quatorze autres, et tuant six personnes dont une petite fille de 9 ans.
L'affaire secoue l'ensemble de la classe politique américaine, qui s'interroge sur les effets pervers de la violence du débat politique ces derniers mois. Le pays est «en état de choc», a reconnu Obama.

Nicolas Sarkozy est quant à lui confronté à un nouveau drame dans la région sahélienne, après l'enlèvement au Niger, probablement par la branche maghrébine d'al-Qaida (Aqmi), de deux jeunes Français, qui ont péri samedi au cours d'une opération militaire franco-nigérienne.

Présentant ses condoléances à son homologue pour la mort des deux hommes, Barack Obama a qualifié la France de «partenaire exceptionnel» dans la lutte contre le terrorisme, une «question clé» dans ses discussions avec Nicolas Sarkozy, qui a lui aussi loué l'excellente coopération bilatérale en la matière.

Les deux présidents ont évoqué l'Afghanistan, où leurs hommes sont engagés côte à côte, mais également l'arc du terrorisme dans la région sahélienne (Niger, Mauritanie, Mali), devenu un sujet central. Selon une note de WikiLeaks, les Français ont demandé il y a quelques mois aux Américains de plus s'impliquer dans la lutte contre al-Qaida au Maghreb. Paris et Washington, de même que Londres, jugeraient toutefois important de rester discrets sur ce front antiterroriste et de s'appuyer sur le contre-terrorisme local.

«Les Américains et les Français sont déterminés à être des alliés sur ces sujets, a dit lundi le président français. La faiblesse serait profondément coupable et nous n'avons pas d'autre choix que de combattre les terroristes où qu'ils se trouvent.» «Les démocraties ne peuvent pas céder, les démocraties doivent se défendre quand des valeurs aussi fondamentales sont en cause», a ajouté le chef de l'État français.

La question d'Internet

Après avoir testé ensemble les idées de la France en matière de réforme du système monétaire international, qui semblent laisser Barack Obama assez tiède, les deux hommes ont également profité d'un déjeuner de travail pour évoquer ensemble les dossiers de la Côte d'Ivoire et du Soudan, sur lesquels ils se disent parfaitement en phase.

La conversation a été «approfondie» sur le dossier du Proche-Orient, au sujet duquel le président français a notamment expliqué à son interlocuteur la logique de son ouverture vers la Syrie. Les deux hommes ont aussi parlé du Liban et de la nécessité de permettre au tribunal spécial sur l'affaire Hariri de poursuivre ses travaux.

Ils ont aussi évoqué la question d'Internet, le chef de l'État français souhaitant en faire un thème phare de la prochaine rencontre du G8. Barack Obama aurait jugé intéressante l'idée d'inviter «des acteurs d'Internet» à participer aux travaux du sommet des huit pays industrialisés.

Nicolas Sarkozy a rejoint New York dans la foulée de ses entretiens à la Maison-Blanche. Outre une visite privée, il devait y rencontrer le roi Abdallah d'Arabie saoudite et le premier ministre libanais, Saad Hariri.

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Le Point.fr - Publié le 02/02/2011 à 10:36 - Modifié le 02/02/2011 à 11:47 ÉGYPTE - Sarkozy appelle Moubarak à une transition "sans tarder"

Le souhait de renouvellement "exprimé avec force par la population" doit être entendu, selon Paris.

Nicolas Sarkozy a souhaité, mercredi, dans un communiqué que la transition politique s'engage "sans tarder" et "sans violence" en Égypte, au lendemain de l'annonce par le président Hosni Moubarak selon laquelle il abandonnerait son fauteuil en septembre.

"À la suite du discours du président Moubarak, le président de la République réitère son souhait qu'un processus de transition concret s'engage sans tarder et permette de répondre au désir de changement et de renouvellement exprimé avec force par la population", indique un communiqué de l'Élysée. Le chef de l'État "appelle tous les responsables égyptiens à tout faire pour que ce processus crucial se déroule sans violence", poursuit le texte. "Liée à l'Égypte par une ancienne et profonde amitié, la France renouvelle son appui aux aspirations des Égyptiens pour une société libre, démocratique et diverse. Elle sera aux côtés de tous ceux qui entendent conserver un caractère pacifique et exemplaire à l'expression et à la satisfaction de ces attentes légitimes", conclut le chef de l'État.

Mardi soir, au terme d'une journée de mobilisation géante de plus d'un million d'Égyptiens dans tout le pays, Hosni Moubarak, 82 ans, au pouvoir depuis 29 ans, a annoncé dans un discours télévisé qu'il restait en place, mais qu'il ne serait pas candidat à la présidentielle de septembre.

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Lettre d'un magistrat avant son suicide : "J'ai tout donné à la justice" Par TF1 News, le 10 février 2011 à 07h31, mis à jour le 10 février 2011 à 07:34

Le site internet du Nouvel Observateur publie ce jeudi la lettre d'un magistrat qui s'est suicidé en septembre dernier en expliquant qu'il était impossible de faire face à la charge de travail.

Article suivant dans France : Jour de colère chez les magistratsAu matin de la journée nationale d'action des magistrats, qui protestent contre la mise en cause de la justice et de la police par Nicolas Sarkozy dans l'affaire Laetitia, le Nouvel Obs.com publie ce jeudi un témoignage à charge exceptionnel contre la politique du gouvernement en matière judiciaire - un témoignage post-mortem : des extraits de la lettre de Philippe Tran Van, 45 ans, juge d'instruction au tribunal de grande instance de Pontoise, dans laquelle il expliquait les raisons de son suicide le 16 septembre 2010.

Sarkozy sur TF1 pour reconquérir l'opinionPublié le 10 février 2011 Confronté à une cote de popularité en berne et à une série de polémiques, le chef de l'Etat va tenter ce soir de répondre aux préoccupations des Français lors de la deuxième édition de "Paroles de Français".

Ce jeudi marque le point d'orgue d'une semaine de mobilisation déclenchée par des propos de Nicolas Sarkozy mettant en cause le suivi judiciaire de Tony Meilhon, après la mort de la jeune Laetitia. Les magistrats doivent descendre dans la rue de nombreuses villes.

Mort de Laetitia : gardes à vue levées, nouvelles recherches du corps

Les deux hommes interrogés sur la mort de Laetitia Perrais ont été remis en liberté sans qu'aucune charge ne soit retenue contre eux. L'un d'eux reste toutefois placé sous contrôle judiciaire pour une affaire de cambriolage. La recherche des parties manquantes du corps de Laetitia se poursuit.

"J'ai tout donné à la justice et à la magistrature", écrivait-il. "On dit que je suis incompétent pour gérer mon cabinet alors qu'avec la meilleure volonté du monde, il est impossible de faire face à la charge de travail", poursuivait le magistrat.

Combien de suicides chez les magistrats ?

En novembre 2010, les magistrats réunis en congrès à Rennes s'étaient inquiétés d'une augmentation du nombre de suicides depuis le début de l'année dans la profession, signe selon eux d'une "souffrance" accrue au travail. Lors de ce congrès, le président de l'Union syndicale des magistrats, Christophe Régnard avait souligné que "quand la désespérance est profonde, elle conduit parfois à des extrémités terribles". Selon les membres du bureau du congrès, il y a eu "au moins quatre ou cinq (suicides) depuis début 2010". C'est au moins le double de ce dont ils avaient eu connaissance les années précédentes.

L'actuel mouvement de révolte des magistrats, qui n'a cessé de monter en puissance depuis jeudi dernier, atteint une ampleur inégalée: presque tous les tribunaux et cours d'appel, soit 170 sur 195, ont voté un renvoi des audiences non urgentes, selon l'Union syndicale des magistrats. Ce jeudi, la manifestation nationale prévue à Nantes, foyer de la révolte, devrait rassembler, au-delà des magistrats, les travailleurs et surveillants pénitentiaires, les avocats et même des policiers. Dans le même temps, des rassemblements se tiendront devant les palais de justice de toutes les régions de France.

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Le Point.fr - Publié le 10/02/2011 à 20:29 - Modifié le 11/02/2011 à 07:17 Égypte, sécurité, justice, enseignement : ce qu'a dit Nicolas Sarkozy aux Français Le chef de l'État a répondu aux questions de neuf Français, sélectionnés par la chaîne TF1.

Le Point.fr Nicolas Sarkozy a participé jeudi soir, pour la deuxième fois, à l'émission Paroles de Français sur TF1. Le locataire de l'Élysée a fait face à un panel de neuf "vraies gens" qui l'ont interpellé sur leurs difficultés dans la vie quotidienne. Un exercice de pédagogie qui était destiné à regagner du terrain, à quinze mois de l'élection présidentielle. Revue de détail des annonces présidentielles.

Égypte - "C'était inéluctable"

L'émission était consacré aux problèmes des Français mais Nicolas Sarkozy a tout de même dû réagir à la principale information de la soirée : la décision de Hosni Moubarak de déléguer une partie des pouvoirs au vice-président Omar Souleïmane mais de conserver les pouvoirs de président. "C'était inéluctable", a-t-il dit. "Je souhaite une chose pour la démocratie égyptienne naissante : que les Egyptiens prennent le temps de se trouver des structures. Nous ferons tout ce que nous pourrons pour aider l'Egypte, la Tunisie à cheminer vers la démocratie".

Sécurité - Mise en place de jurés populaires "avant l'été"

Nicolas Sarkozy a de nouveau plaidé pour la présence de jurés populaires dans les tribunaux correctionnels et a annoncé que la réforme initialement prévue pour la fin de l'année serait mise en place "avant l'été" : "Vous les Français, vous serez appelés une semaine par an par tirage au sort sur les listes électorales à siéger vous-mêmes pendant une semaine dans le tribunal correctionnel de votre département", a déclaré le chef de l'État, qui était interrogé par une pharmacienne victime de quatre cambriolages. Nicolas Sarkozy a précisé que ces citoyens "aux côtés de magistrats professionnels" seraient amenés "à apporter une réponse et à définir la sanction s'agissant de la délinquance que vous vivez".

Ensuite, le président a annoncé de nouvelles mesures "avant l'été" concernant la délinquance des mineurs, un domaine dans lequel il a admis n'avoir "pas réussi". Il n'a pas précisé la nature de ses mesures.

Vacances ministérielles - "Pas la meilleure idée que d'aller en Tunisie"

Nicolas Sarkozy a pris la défense de son Premier ministre et de sa ministre des Affaires étrangères, épinglés pour leurs vacances en Égypte et en Tunisie, affirmant que, dans les deux cas, "pas un centime d'argent public n'a été détourné". "La politique étrangère de la France n'a été impactée ni par le déplacement en Tunisie, ni par le déplacement en Égypte", a déclaré le chef de l'État. "Sans doute, si nous en avions parlé Michèle Alliot-Marie et moi, nous aurions convenu que ce n'était pas la meilleure idée que d'aller en Tunisie, même si c'est plus facile à dire après qu'avant", a-t-il cependant précisé.

Pour François Fillon, en revanche, "le Premier ministre français est invité par le président égyptien, pays central pour la politique arabe de la France, pays immense, pays ami de la France. Est-ce que c'était une faute d'y aller ? Je ne le pense pas", a ajouté Nicolas Sarkozy, qui a ajouté "comprendre que cela puisse choquer".

"Je leur ai recommandé de passer leurs vacances en France, ce qui permet de ne pas être trop loin de son bureau", a souligné le président. "J'ai demandé que lorsqu'un membre du gouvernement est invité par l'un de ses collègues, il veuille bien préciser, déclarer au secrétariat général du gouvernement les conditions de cette invitation pour que cela se fasse en toute transparence", a-t-il encore rappelé.

Colère des magistrats - La grève n'est pas "une réponse"

Nicolas Sarkozy a demandé au garde des Sceaux, Michel Mercier, d'engager dès vendredi une "consultation très ouverte" sur le "malaise" des magistrats, qui ont manifesté dans toute la France leur colère après leur mise en cause par le chef de l'État dans l'affaire Laëtitia. Le chef de l'État s'est également défendu d'exploiter l'émotion suscitée par ce dossier, estimant qu'il devait "garder (une) part d'humanité" face aux victimes. Rappelant que leurs effectifs avaient augmenté de 16% depuis 2002, il a répondu aux magistrats que "tout n'est pas qu'une question de moyens" et que leur grève ne saurait être une "réponse" à leurs doléances.

Malaise des enseignants - "Je connais la difficulté de leur tâche"

Nicolas Sarkozy a annoncé qu'il allait rencontrer les syndicats enseignants à propos de leur formation pratique car, a-t-il dit, "il faut qu'on renforce la partie stage professionnalisant" de la formation des professeurs. "La solution c'est de vous former mieux, et de vous payer mieux plutôt que d'embaucher toujours plus", a-t-il précisé. "Je veux dire aux enseignants que je connais leur mal être et la difficulté de leur tâche. Mais on va vous faire faire des heures supplémentaires, et vous rendre la moitié des économies qu'on fait sur les postes. Notre objectif : arrêter la paupérisation du métier".

Lutte contre le chômage - "Un demi-milliard d'euros" supplémentaire pour l'emploi

Nicolas Sarkozy a annoncé sa décision "de rajouter au budget du ministre de l'Emploi un demi-milliard d'euros" cette année, notamment pour mieux aider les chômeurs de longue durée. "Cet argent va nous permettre de faire recevoir par Pôle emploi dans les trois mois tous les chômeurs de longue durée et de proposer à tous les chômeurs de longue durée soit une formation qualifiante, soit un emploi pour ne pas les laisser chez eux", "s'éloigner du marché" du travail, a expliqué le chef de l'État. Il a précisé que ce demi-milliard pourrait être débloqué grâce des économies réalisées "sur l'ensemble des autres ministères".

Par ailleurs, il a annoncé la mise en place d'un système de "bonus malus" afin d'encourager les entreprises à respecter leurs obligations en matière d'embauche d'apprentis.

Dépendance - Cinquième protection "cet été"

Nicolas Sarkozy a confirmé la création "cet été" d'une cinquième protection de la sécu sur la dépendance, au côté de la maladie, de la retraite, des accidents du travail et de la famille. Côté financement, aucune hypothèse ne sera exclue, a-t-il dit. "Est-ce que c'est l'assurance ? Est-ce que c'est la reprise sur succession pour les familles qui ne s'occupent pas de leurs personnes âgées ? Est-ce que c'est un jour férié en moins ? Est-ce que c'est la CSG ? Nous en parlerons, je ne ferme aucune piste", a-t-il dit.

"Après avoir réglé la question des retraites, je souhaite que toutes les familles françaises puissent se dire : si je suis malade un jour, si j'ai à supporter les peines du grand âge, je dois pouvoir terminer ma vie dignement, soit à mon domicile en étant aidé, soit en permettant à quelqu'un de ma famille d'abandonner son travail, d'être défrayé pour s'occuper du malade, soit en ayant une place en maison de retraite médicalisée", a-t-il fait valoir.

Fiscalité du patrimoine - Opposition à "la taxation des plus-values sur la résidence principale"

Nicolas Sarkozy s'est dit "opposé à la taxation des plus-values sur la résidence principale", l'une des pistes évoquées pour la réforme de la fiscalité du patrimoine. Il a invoqué "une raison assez simple" à savoir le "rêve d'être propriétaires" et la garantie offerte par la propriété de ne pas être "mis dehors" en cas de maladie ou de chômage. "Quand on est propriétaire la première fois, on vend son logement pour en acheter un plus grand parce qu'il y a un enfant qui arrive dans la famille, et naturellement c'est la plus-value qu'on fait qui permet d'acheter", a-t-il également fait valoir.

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Le Point.fr - Publié le 20/02/2011 à 11:23 - Modifié le 20/02/2011 à 16:54 Par Jean Guisnel Un 54e soldat français tué en Afghanistan Cent cinquante mille militaires composent les forces de l'Otan en Afghanistan. Parmi eux, 4 000 français sont déployés dans la région.

Vers 20 h 30, samedi 19 février, un groupe constitué essentiellement de soldats du 7e bataillon de chasseurs alpins de Bourg-Saint-Maurice, appartenant à la base avancée de Nijrab, a été pris sous le feu d'insurgés solidement armés, à l'entrée du village de Landakhel, aux abords de la vallée d'Alasay, en Kapisa. Une arme antichar a frappé un véhicule de l'avant blindé (VAB), provoquant la mort d'un soldat de première classe.

On apprend sur le site de l'état-major des armées que le soutien médical était présent au sein de l'unité : "L'élément santé qui se trouvait avec l'unité est immédiatement intervenu pour leur prodiguer les premiers soins et un hélicoptère a été dépêché sur zone pour les évacuer. Malgré la rapidité des secours mis en place, un des militaires touchés a succombé à ses blessures avant son évacuation."

L'Afghanistan exsangue

Il est le 54e soldat français mort en Afghanistan depuis le début de la présence française dans ce pays, qui est entrée dans sa dixième année. Un deuxième soldat, caporal au 132e bataillon cynophile de l'armée de terre de Suippes (Marne), a été très grièvement blessé aux membres inférieurs.

L'Élysée conclut son communiqué annonçant ce décès par la formule rituelle : "Le chef de l'État réaffirme son soutien au peuple afghan et aux autorités afghanes. Il exprime la détermination de la France à continuer d'oeuvrer au sein de la Force internationale d'assistance à la sécurité. Cette force, mandatée par l'ONU, a reçu la mission de contribuer au retour de la stabilité, au rétablissement de la paix et au développement en Afghanistan." Stabilité, paix, et développement ? Ces mots ont-ils encore un sens dans un Afghanistan déchiré et exsangue, où - pour ne prendre que cet exemple - les insurgés ont provoqué 35 morts ce même samedi en attaquant une banque ?

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Sarkozy célèbre l'héritage chrétien Par Charles Jaigu 03/03/2011 | Mise à jour : 20:47

Le président a donné, jeudi au Puy, le coup d'envoi de sa tournée dans les lieux de mémoire de la France.

«La France des racines, c'est la France que nous aimons.»

En ajoutant à son discours cette petite phrase, Nicolas Sarkozy a conscience qu'il doit muscler le discours qu'il a prévu de prononcer sur le patrimoine. «La chrétienté nous a laissé un magnifique héritage, je suis le président d'une République laïque, mais je peux dire cela parce que c'est la vérité, je ne fais pas du prosélytisme», a-t-il continué.

Nicolas Sarkozy voulait célébrer jeudi la France des églises. Il était au Puy-en-Velay, pour une visite de la cathédrale médiévale. Le Puy, rendez-vous des chrétiens depuis le haut Moyen Âge, est l'une des étapes capitales de cette route de la foi, point de départ de la «Via podiensis» vers Saint-Jacques-de-Compostelle. L'héritage de la chrétienté? «Nous sommes obligés par cet héritage. Nous devons non seulement le transmettre mais l'assumer sans complexes», a-t-il assuré. Érigeant même «la protection de notre patrimoine» en «devoir politique», il a rappelé les sommes consacrées, grâce au plan de relance, à la restauration des bâtiments classés. Patrimoine chrétien, racines chrétiennes. Mais aussi, pour faire bonne mesure, racines juives. Le chef de l'État est en effet revenu sur les «racines juives de la France», dont il avait déjà parlé devant le Crif il y a quinze jours.

Au moment où l'UMP renoue avec une laïcité de combat, notamment pour justifier l'adaptation de l'islam aux lois de la République, le chef de l'État a retrouvé les accents qui étaient les siens lorsqu'il vantait «la laïcité positive», cette laïcité qui, tout en veillant à la liberté de croire et de ne pas croire, «ne considère pas que les religions sont un danger, mais plutôt un atout», selon la formule du discours de Latran de décembre 2007. «Je crois qu'il est des pèlerins qui font le pèlerinage sans avoir la foi, mais ils ont l'espérance», a assuré jeudi Nicolas Sarkozy, en retrouvant au passage les sujets sur lesquels il avait tenté de trancher dans son son livre publié en 2003, La République, les religions, l'espérance.

Mise en scène apaisée

Jeudi, Nicolas Sarkozy a aussi lancé sa tournée d'immersion dans les lieux de mémoire de la France millénaire (nos éditions du 3 mars). Il l'a fait en se glissant dans une mise en scène volontairement apaisée. Il a monté à pas comptés vers la cathédrale du Puy-en-Velay, serré les mains de la petite foule massée le long de la rue étroite, fait une pause et échangé une brève conversation avec les journalistes. Il est accompagné de son ministre chargé des Affaires européennes, Laurent Wauquiez, maire du Puy, et le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand. «Monsieur Mitterrand!», lancent les photographes, faisant un lien entre le quatrième et le sixième président de la Ve République. François Mitterrand avait le talent de ces excursions dans la France profonde, au rythme du promeneur. Mais, de passage au Puy, il n'avait pas visité la cathédrale. Nicolas Sarkozy, lui, grimpe les marches qui mènent à l'intérieur de cette église du XIe siècle.

Un peu plus tard, dans la petite salle du conseil général de Haute-Loire, le président a prononcé son discours devant un pan de mur coupé par un morceau de paysage: une image qui a rappelé aux connaisseurs la déclaration de candidature de Jacques Chirac en Avignon, en février 2002. Tout était fait, jeudi, pour placer le président au point le plus haut de la «cathédrale» républicaine, loin des polémiques parisiennes.

Au passage, Laurent Wauquiez enfonce avec zèle le clou contre Dominique Strauss-Kahn: «La Haute-Loire, ce n'est pas Washington, ce n'est pas le Potomac, ce ne sont pas les mêmes racines.» Dans son discours, Nicolas Sarkozy a ainsi résumé son propos: «Ces paysages qui nous entourent représentent l'identité de la France.» Cette identité souvent au cœur de polémiques, il l'a défendue à nouveau: «Je le dis aux tenants de la diversité, il n'y a pas de diversité sans identité».

Fidèle à la règle qu'il s'est fixée de déjeuner sur place chaque fois qu'il le peut, Sarkozy a été ensuite reçu par l'évêque du diocèse, Mgr Henri Brincard, qui l'accueillait en présence du clergé régulier et séculier.

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Sondage - Présidentielle : Marine Le Pen en tête au premier tour J.Cl. | Publié le 05.03.2011, 13h42 | Mise à jour : 19h37 leparisien.fr

Coup de tonnerre sur la présidentielle ? Selon un sondage réalisé par l'institut Harris Interactive pour «le Parisien» -«Aujourd'hui en France» à paraître ce dimanche, Marine Le Pen arrive en tête des intentions de vote au premier tour de la présidentielle avec 23%. Elle devance Nicolas Sarkozy et Martine Aubry, crédités tous deux de 21%. SUR LE MÊME SUJET

Si le premier tour du scrutin se déroulait dimanche prochain, le scénario du 21 avril 2002 serait même dépassé. Jean-Marie Le Pen était arrivé en seconde position au premier tour après Jacques Chirac et devant Lionel Jospin.

Bayrou crédité de 8%, Villepin et Joly de 7%

Dans cette enquête, le président du MoDem, François Bayrou, arrive en quatrième position des intentions de vote (8%), suivi au coude à coude par l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin, qui a rendu sa carte de l'UMP, et l'eurodéputée Europe Ecologie-Les Verst Eva Joly, crédités de 7%. Olivier Besancenot (LCR) et Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche) obtiennent 5%.

Sur le terrain, le capital sympathie de l'héritière du FN progresse

La nouvelle présidente du Front national, qui a succédé à son père mi-janvier et annoncé, dans la foulée, qu'elle se sentait légitime à représenter le FN dans la course à l'Elysée, avance ses pions depuis des semaines, séduisant de plus en plus parmi les classes populaires.

Sur le terrain, l'héritière de Jean-Marie Le Pen «passe bien», son capital sympathie augmente. Ainsi au salon de l'Agriculture, sa visite a-t-elle été très suivie, et ne s'est pas accompagnée des remarques désobligeantes habituelles. Elle semble bénéficier d'une actualité politique dense, voire cacophonique : à la démission de Michèle Alliot-Marie sur fond de révolution tunisienne, se sont ajoutés le débat sur la laïcité, qui se concentre sur la place de l'islam en France, et l'inquiétude de vagues d'immigration du Maghreb vers l'Europe et la France.

Ce sondage devrait en tout cas renforcer ceux qui, à droite, jugent dangereux que la majorité présidentielle lance tous azimuts ces discussions, destinées à couper l'herbe sous le pied des frontistes. Patrick Devedjian par exemple, craint que le FN ne devienne «le centre de gravité» de ces débats.

Enquête réalisée en ligne par l'institut Harris Interactive du 28 février au 3 mars 2011. Echantillon de 1618 individus issus de l’access panel Harris Interactive, représentatifs de la population française âgée de 18 ans et plus. Méthode des quotas et redressement appliquée aux variables suivantes : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle de l’interviewé et taille d’agglomération et vote au premier tour de l’élection présidentielle de 2007.

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La France devient le premier pays à reconnaître l'opposition à Kadhafi De Philippe ALFROY et Nadège PULJAK (AFP) – 10 mars 2011 12.00

PARIS — Critiquée pour ses atermoiements face aux révoltes en Tunisie et en Egypte, la France est devenue jeudi le premier pays à reconnaître l'opposition armée au régime du colonel Mouammar Kadhafi comme le seul "représentant légitime" du peuple libyen.

A l'issue d'un long entretien avec Nicolas Sarkozy à l'Elysée, trois émissaires du Conseil national de transition (CNT) libyen ont annoncé que Paris avait décidé de faire de leur organisation son unique interlocuteur libyen et d'envoyer un ambassadeur à Benghazi, le siège de la contestation au colonel Kadhafi, à un millier de kilomètres à l'est de Tripoli.

"Sur la base de cette reconnaissance, nous allons ouvrir une représentation diplomatique, donc notre ambassade à Paris, et un ambassadeur de France sera envoyé à Benghazi", a déclaré un de ces émissaires, Ali Essaoui: "il sera installé de façon transitoire à Benghazi, avant de retourner à Tripoli".

Ces déclarations ont été confirmées dans la foulée par l'entourage de Nicolas Sarkozy, qui a raccompagné ses trois invités sur le perron de l'Elysée et leur a longuement serré la main pour les photographes et les télévisions. "C'est une action politique importante", a-t-on insisté.

A l'issue de leur entrevue avec le chef de l'Etat français, les représentants de l'opposition libyenne ont aussi indiqué que leur hôte allait proposer vendredi à Bruxelles aux chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne (UE) un "plan global" sur la crise libyenne.

Tout en confirmant son existence, l'Elysée n'a pas livré les détails de ce plan mais en avait déjà esquissé quelques grandes lignes mercredi, avant le rendez-vous du président avec les opposants libyens.

Selon l'entourage du président, la France souhaite renforcer l'action humanitaire déjà engagée avec l'ONU en Libye dans la zone contrôlée par les rebelles et que l'UE examine la question d'un embargo sur le pétrole libyen. Paris veut aussi aborder avec ses partenaires européens la question du "danger migratoire" suscité par l'insurrection libyenne.

Hors du cadre européen, Paris et Londres travaillent aussi à l'ONU à un projet de résolution du Conseil de sécurité, qui permettrait d'imposer une zone d'exclusion aérienne au-dessus de la Libye.

En choisissant clairement le camp des rebelles à la veille du sommet de Bruxelles, Nicolas Sarkozy, qui a réclamé plusieurs fois le départ du colonel Kadhafi, souhaite entraîner le reste des pays européens, jusque là prudents et divisés dans leur attitude face à la crise libyenne.

Jeudi, le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, a souhaité à Bruxelles que, comme la France, les Européens engagent le dialogue avec "les nouveaux responsables libyens". Il s'est dit "en phase" sur ce thème avec son collègue allemand Guido Westerwelle.

Nettement plus prudente, la chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, a refusé mercredi de soutenir la demande du CNT d'être reconnu comme seule autorité légitime en Libye, appuyée par le Parlement européen.

La position très ferme de la France sur la Libye intervient après les sévères critiques visant sa retenue excessive face aux soulèvements populaires ayant emporté les régimes "amis" de Zine El-Abidine Ben Ali, en Tunisie, et Hosni Moubarak, en Egypte.

Après la décision française, la riposte du colonel Kadhafi, que M. Sarkozy avait reçu en grande pompe fin 2007 à Paris, ne s'est pas fait attendre. L'agence officielle libyenne Jana a assuré jeudi qu'un "grave secret", en lien avec "le financement de sa campagne électorale", allait "entraîner la chute" du président français.

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Le Point.fr - Publié le 11/03/2011 à 06:46 - Modifié le 11/03/2011 à 07:11 Source Reuters Le président français et le Premier ministre britannique travaillent ensemble à une résolution du Conseil de sécurité sur la Libye.

Nicolas Sarkozy et David Cameron estiment que "Muammar Kadhafi et sa clique" doivent partir, préconisent un signal politique clair et n'excluent pas la mise en place d'une zone d'exclusion aérienne.

Dans une lettre au président du Conseil de l'Union européenne, Herman Von Rompuy, le président français et le Premier ministre britannique proposent sept mesures en vue du sommet extraordinaire de vendredi sur la situation en Libye.

"Il est clair pour nous que le régime a perdu toute la légitimité qu'il avait pu avoir", écrivent-ils, en précisant s'adresser également à leurs alliés ainsi qu'à leurs amis arabes et africains. "Afin de mettre fin à des souffrances supplémentaires du peuple libyen, Muammar Kadhafi et sa clique doivent partir", ajoutent-ils.

La France est devenue la première puissance occidentale à reconnaître le Conseil national libyen proclamé à Benghazi par les insurgés. Londres a suivi une ligne proche en le qualifiant d'"interlocuteur valable" avec lequel le gouvernement britannique souhaite "travailler étroitement".

Mais les ministres européens des Affaires étrangères réunis à Bruxelles, même s'ils ont réaffirmé leur souci de voir Kadhafi quitter le pouvoir, sont apparus divisés sur cette question.
À la veille du sommet de Bruxelles, Nicolas Sarkozy et David Cameron estiment que les Européens doivent "soutenir les efforts du Conseil national intérimaire de transition afin de préparer un gouvernement représentatif et responsable".
"Nous devrions envoyer le signal politique clair que nous considérons le Conseil comme un interlocuteur politique valable, et une voix importante pour le peuple libyen dans cette phase", disent-ils.

Prêts à toute éventualité

Les deux dirigeants soutiennent "la poursuite de planifications afin d'être prêts à apporter un soutien dans toutes les éventualités, en fonction de l'évolution de la situation, sur la base d'une nécessité avérée, d'une base légale claire et d'un soutien régional ferme".
Ceci pourrait "inclure une zone d'exclusion aérienne ou d'autres options pour empêcher les attaques aériennes, et nous y travaillons avec nos alliés et nos partenaires, en particulier ceux de la région", ajoutent-ils. Paris et Londres précisent travailler ensemble sur les éléments d'une résolution du Conseil de sécurité.

Nicolas Sarkozy et David Cameron appellent aussi les Nations unies à évaluer et surveiller de près la situation humanitaire en Libye et à formuler des propositions pour assurer un accès complet pour les organisations humanitaires.

Ils demandent à tous les pays de mettre en oeuvre complètement l'embargo sur les armes, y compris en interdisant la fourniture de personnels armés mercenaires.

Nicolas Sarkozy a évoqué jeudi devant des dirigeants de son parti la possibilité de frappes ciblées en Libye, dans certaines conditions, pour neutraliser l'aviation de Muammar Kadhafi.

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Libye. Après la résolution de l'Onu, explosion de joie à Benghazi vendredi 18 mars 2011 AFP ouest-france.com

Explosion de joie à Benghazi, où les jeunes insurgés brandissent des drapeaux français aux côtés de l'étendard libyen.

Peu de temps après le vote du Conseil de sécurité de la résolution autorisant le recours à la force, la mesure a été salué par une explosion de joie à Benghaszi, le fief des insurgés au régime de Kadhafi. Du côté du régime libyen, on indique que l'on est prêt à un cessez-le-feu, des propos qui tranchent avec ceux du «guide la révolution» qui déclarait cette nuit qu'il s'apprêtait à nettoyer Benghazi jusque dans ses moindres ruelles.

Benghazi, après la résolution de l'Onu, on attend désormais l'intervention militaire occidentale, alors qu'une attaque imminente des forces pro-Khadafi était redoutée après des propos menaçants du dirigeant libyen.

Aussitôt après l'annonce de la décision de l'ONU, des centaines d'habitants de la ville ont laissé exploser leur joie dans ce bastion des rebelles. Pleurs, embrassades, concert de klaxons, des milliers de libyens, jeunes pour la plupart ont laissé é claté leur joie et exprimé leur espoir., brandissant des drapeaux libyens mais aussi français.

«C'est le plus beau jour de ma vie. C'est grâce aux Occidentaux, mais surtout au président Sarkozy. Nous n'oublierons jamais ce que la France a fait pour nous», dit, ému, Marij Bourahim, un employé du secteur pétrolier. «Désormais, nous pouvons combattre jusqu'au dernier homme, voire jusqu'à la dernière femme», dit-il quelques minutes après le vote.

Des frappes aériennes, mais quand?

Ce vote en faveur d'un recours à la force contre les troupes pro-Kadhafi, ouvre la voie à des frappes aériennes après plus d'un mois d'une insurrection réprimée dans le sang. La résolution autorise «toutes les mesures nécessaires» pour protéger les civils et imposer un cessez-le-feu à l'armée libyenne. Elle prévoit aussi une zone d'exclusion aérienne pour empêcher l'aviation du colonel Mouammar Kadhafi de pilonner ses opposants.

Le texte a été adopté par 10 voix sur les 15 membres du Conseil de sécurité. La Chine, la Russie, l'Allemagne, le Brésil et l'Inde se sont abstenus.

En revanche, le ministre australien des Affaires étrangères a espéré que la résolution n'arrivait pas «trop tard», ajoutant que «si la zone d'exclusion aérienne était imposée» l'Australie pourrait «envisager une participation».

Le Canada va de son côté fournir six avions de chasse CF-18 pour la mise en oeuvre de la résolution, selon des médias canadiens. Reste à savoir désormais quand ses frappes vont avoir lieu. Elle pourraient intervenir dans les heures qui viennent. Selon, Jean-Dominique Merchet sur son blog Secret Défense, les forces françaises sont prêtes, les différentes options également. Toujours est-il que Nicolas sarkozy, Barack Obama et David Cameron se sont entretenus cette nuit pour coordonner une stratégie.

Au niveau de l'Otan, les représentants des 28 pays membres examineront vendredi les conséquences de cette résolution, selon un diplomate de l'Otan.

Changement de stratégie des pro-Kadhafi

Peu avant le vote à l'ONU, le leader libyen a annoncé que les forces gouvernementales allaient attaquer dans la soirée de jeudi Benghazi dans un message sonore retransmis par la télévision libyenne.

Mais plus tard dans la nuit, CNN a affirmé avoir reçu un appel d'un des fils de Kadhafi, Seif Al-Islam, selon qui le colonel aurait changé de tactique pour des raisons humanitaires et ne prévoyait plus d'entrer dans Benghazi dans l'immédiat mais de prendre position autour.

Un porte-parole du ministère libyen de la Défense avait auparavant indiqué que toute opération militaire étrangère allait «exposer tout le trafic aérien et maritime en Méditerranée au danger».

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Libye/ONU: le PS se félicite AFP 18/03/2011 | Mise à jour : 07:11

Martine Aubry, Première secrétaire du Parti socialiste, s'est félicitée dans la nuit de la résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies, appelant "à sa mise en oeuvre immédiate".

"Le Parti Socialiste appelle à une mise en oeuvre immédiate de cette résolution par la communauté internationale, et en particulier par la France, l'Union européenne et les Etats de la Ligue Arabe, notamment l'instauration d'une zone d'exclusion aérienne et des mesures de protection des populations civiles contre les forces de répression du régime Kadhafi", indique Mme Aubry dans un communiqué.

"L'urgence est extrême : il faut maintenant rattraper le temps perdu pour éviter de nouveaux drames, assurer la protection effective des populations civiles et permettre au peuple libyen de défendre son droit à la liberté, à la justice et à la démocratie", poursuit la Première secrétaire dans ce texte, précisant que "le Parti socialiste se félicite de la résolution votée ce soir par le Conseil de sécurité de l'ONU, qu'il appelait de ses voeux depuis plusieurs semaines."

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Libye. La France lance les hostilités 20 mars 2011 Publié le 20/03/2011 08:00 - Modifié le 20/03/2011 à 09:09 | LaDepeche.fr

Il était 16 h 45, hier, lorsque des avions de reconnaissance, français, ont survolé l'espace libyen, prélude aux frappes qui devaient intervenir une heure plus tard. Peu après l'entrée en matière de la France, les autres forces de la coalition lançaient leurs missiles.

La France aux avant-postes.

L'opération aérienne au-dessus de la Libye a débuté samedi avec les premières frappes des avions de chasse français sur des véhicules blindés des forces pro-Kadhafi. Un premier tir a été effectué vers 17h45 sur un véhicule «clairement identifié comme appartenant aux forces pro-Kadhafi». Dans l'heure qui a suivi, les avions, Rafale et Mirage 2000, ont procédé à trois autres tirs, détruisant plusieurs blindés dans la région de Benghazi. Les opérations devaient se poursuivre dans la nuit. Les tirs ont été conduits dans les premières heures essentiellement par les forces françaises, les autres composantes de la coalition, notamment britannique et américaine, restant en retrait. Les attaques aériennes contre la Libye sont «coordonnées» à partir d'un quartier-général américain basé en Allemagne.

Une première vague de 110 missiles.

Les États-Unis et la Grande-Bretagne ont lancé hier 110 missiles de croisière Tomahawk sur la Libye. Ces armes ont été envoyées depuis des navires et des sous-marins et ont touché plus de 20 objectifs parmi lesquels des systèmes de défense anti-aérienne et des noeuds de communication stratégiques, tous situés sur la côte.

Kadhafi dénonce «l'agression des Croisés». Une foule de Libyens s'est rassemblée au QG du dirigeant Mouammar Kadhafi à Tripoli juste avant les premières frappes françaises. Un millier de personnes, portant des drapeaux verts, étaient massées dans l'imposante résidence de trois hectares (30.000 m²). La fille du colonel Kadhafi, Aïcha, a harangué la foule à bord d'un 4X4. En soirée, après les premières frappes, le dirigeant libyen est intervenu à la télévision pour dénoncer «l'agression des Croisés» et a réitéré ses menaces contre des objectifs «civils et militaires» en Méditerranée. Il a également affirmé que les dépôts d'armes étaient ouverts pour défendre la Libye. Un haut responsable libyen avait affirmé un peu plus tôt que l'opération menée par la coalition avait fait de «nombreuses victimes» et de «graves dégâts matériels».

La ville natale du «Guide» bombardée.

Syrte, la ville natale du dirigeant libyen, a été la cible de missiles et de raids aériens. Les villes côtières de Tripoli, Misrata, Zouara et Benghazi ont aussi été la cible de raids. Des installations militaires (essentiellement des sites de missiles anti-aériens SA-5, des radars et centres de commandement des forces du colonel Kadhafi), ont été visées.

Avion français abattu : info ou intox ? La télévision officielle libyenne a affirmé qu'un avion français avait été abattu hier par la défense antiaérienne libyenne dans la région de Tripoli. L'état-major des armées a démenti cette information en soirée. «Tous les avions qui sont sortis aujourd'hui sont rentrés», a précisé le porte-parole de l'état major des armées, le colonel Thierry Burkhard.

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le 24/02/2011 17:03 - Modifié le 24/02/2011 à 17:26 ladepeche.fr La Libye, un pays riche en pétrole et marqué par les traditions tribales

Séparée entre l'Est aux mains de l'opposition et l'Ouest sous la coupe de Kadhafi, la Libye est historiquement un carrefour du Maghreb et du Machrek, marquée par des traditions tribales et passée à l'âge moderne au XXe grâce à ses immenses réserves pétrolières.

Longtemps occultée par l'écrasante personnalité de son leader et "Guide", le colonel Mouammar Kadhafi, la Libye est en proie à une insurrection sans précédent qui la projette sur le devant de la scène internationale.

Indépendant depuis 1951 avec l'accession au pouvoir du roi Idriss al-Senoussi, le pays est dirigé par l'ancien capitaine Mouammar Kadhafi, promu colonel à la faveur du coup d'Etat de septembre 1969.

Ironie de l'Histoire, le coup d'Etat de Kadhafi et de la soixantaine d'officiers séditieux avait débuté à Benghazi, épicentre aujourd'hui de la contestation.

Tripoli, l'ancien carrefour des routes de commerce, caravansérail pour pirates et marchands d'esclaves avant l'ère moderne, est la capitale de ce vaste Etat - 1.760.000 km2 - désertique à 93%.

Avec une population de 6,3 millions d'habitants, dont 1,5 million d'immigrés, essentiellement africains, concentrée sur les côtes de la Méditerranée, la Libye tire ses richesses de son sous-sol, riche en hydrocarbures, notamment dans l'est du pays.

Jusqu'au milieu du XXe, le pays vivait de l'agriculture et était soumis aux caprices du climat. Pays pauvre, la Libye vivait sous perfusion de l'aide internationale.

La découverte en juin 1959 par des géologues du géant américain Esso (aujourd'hui Exxon) d'un gisement pétrolier à Zaltan, dans l'ouest du pays, change la donne. Le colonel Kadhafi ordonne la nationalisation de ses gisements pétroliers. Mais le pays reste dépendant du savoir-faire et des techniciens des entreprises internationales pour l'exploitation de l'or noir.

Membre de l'Opep, la Libye est l'un des principaux producteurs pétroliers en Afrique, avec 1,8 million de barils par jour. Ses réserves sont évaluées à 42 milliards de barils. Le pétrole représente plus de 95% des exportations et 75% du budget de l'Etat.

Le pays, qui a entrepris depuis la levée de l'embargo en 2003 une série de réformes pour libéraliser l'économie, a enregistré une croissance de 10,3% en 2010.

Il a accordé ces dernières années des contrats d'équipement à de nombreuses sociétés multinationales.

Située entre la Tunisie, à l'ouest, et l'Egypte, à l'est, la Libye est historiquement l'addition de la Tripolitaine (ouest), la Cyrénaïque (est) et le Fezzan (sud).

La Cyrénaïque, aujourd'hui aux mains des insurgés et des militaires qui ont lâché le dirigeant libyen, est historiquement tournée vers l'Egypte et vers le Machrek. C'est une région qui a parfois montré de l'hostilité à l'égard du pouvoir central.

Au sud, Fezzan, une zone plus désertique et plus tribale, a ménagé les contacts avec la Tripolitaine, tournée vers le Maghreb, et avec la Cyrénaïque.

Sous l'impulsion du colonel Kadhafi, le pays avait aboli les institutions parlementaires, prôné l'anti-impérialisme, le panarabisme et l'islam.

Issu d'une famille appartenant à une petite tribu, le colonel Kadhafi a connu depuis 40 ans plusieurs oppositions: leaders tribaux supplantés par les technocrates, leaders religieux en désaccord avec son approche de l'islam, étudiants de Benghazi manifestant en 1976, monarchistes nostalgiques de la royauté, voire de militaires qui ont fait défection à la fin des années 80.

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Elections cantonales. Fillon appelle à voter "contre le FN" 21 mars 2011 à 18h39 - letelegramme.com

Contrairement à ce qu'avait annoncé Jean-François Copé, qui n'avait pas donné de consigne de vote aux électeurs UMP, le Premier ministre François Fillon aurait ce soir appelé à "voter contre le FN", en cas de duel PS-FN au second tour des cantonales.

Le Premier ministre François Fillon aurait pris le contrepied du chef de l'UMP Jean-François Copé, et même de la stratégie du "ni, ni" de l'Elysée, lors d'une réunion, ce soir, devant le bureau politique du parti. Il a, selon des participants à cette réunion à huis clos, appelé les électeurs de la majorité à voter "contre le FN" en cas de duel PS-FN au second tour.

"Il ne faut pas tomber dans tous les pièges que l'on nous tend. D'ici à dimanche, nous devons d'abord mobiliser les abstentionnistes. Et là où il y a un duel entre le PS et le FN, nous devons d'abord rappeler nos valeurs et rappeler que nos valeurs ne sont pas celles du Front national", a-t-il notamment déclaré.

Et pour les électeurs qui seraient rebutés à l'idée de "mêler leurs voix à celles de l'extrême gauche", François Fillon a laissé la porte ouverte à l'abstention ou au vote blanc. Et de conclure : "Aucune voix de la droite et du centre ne doit se porter sur l'extrême droite. Ce choix, nous l'avions annoncé dès le premier tour."

L'ex-secrétaire général de l'UMP Xavier Bertrand a lui appelé ce soir à "voter blanc" en cas de duel PS-FN.

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Les deux vérités de Claude Guéant Par Yves Thréard le 18 mars 2011 14h01 | lefigaro.fr

La police de la pensée a encore frappé. Sa cible, Claude Guéant. Qui a dit sur Europe 1 : "Les Français, à force d'immigration incontrôlée, ont parfois le sentiment de ne plus être chez eux". Une lapalissade qui déclenche les foudres de la gauche et des commentateurs du spectre médiatique français qui sont, autre évidence, presque tous de gauche.

La phrase du ministre de l'Intérieur n'a rien d'haineux, ni de raciste. Elle constate. Dire que la France ne parvient pas à freiner l'immigration clandestine depuis des années est la stricte réalité. Par définition, les clandestins sont difficiles à recenser, même si l'on pense qu'ils doivent être quelque 500 000 sur le territoire. On devrait s'inquiéter d'eux tant leurs conditions de vie sont souvent précaires.

Guéant ajoute que les Français acceptent parfois mal leur présence. Il a raison. C'est même un truisme. Chacun sait que l'immigration clandestine est un dangereux ferment de xénophobie. C'est comme ça. Aucun gouvernement n'est parvenu à régler le problème. Guéant dresse donc un constat d'échec honnête. Comme Rocard, qui avait naguère reconnu que la France ne pouvait pas accueillir toute la misère du monde.

Mauvais procès donc. Ce n'est pas le ministre de l'Intérieur qui fait monter Marine Le Pen dans les sondages en tenant pareils propos, mais bien ceux qui le critiquent. Les censeurs sont d'un aveuglement insensé.

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Claude Guéant accusé d'être en «croisade islamophobe» 26 commentaires Créé le 25.03.11 à 12h18 -- Mis à jour le 25.03.11 à 13h28 20minutes.fr

POLÉMIQUE - L'opposition tombe à bras raccourcis sur le ministre de l'Intérieur qui multiplie les petites phrases à quelques jours du débat sur la laïcité... Claude Guéant est-il «le ministre qui murmurait à l’oreille du FN»? C’est en tout cas l’avis du patron des députés PS Jean-Marc Ayrault, réagissant à la dernière sortie du ministre de l’Intérieur sur les usagers des services publics, priés de cacher une «quelconque préférence religieuse». Le conseiller spécial de Nicolas Sarkozy Henri Guaino a eu beau voler au secours de son ancien camarade de L’Elysée ce vendredi, dénonçant le «climat d'hystérie» autour de ces déclarations, le ministre est sous le feu d’un tir nourri de reproches.

Croisade islamophobe

«Membre du gouvernement depuis seulement 26 jours, Claude Guéant a déjà largement égalé Brice Hortefeux dans le registre des petites phrases douteuses, voire nauséabondes», s’est outré Europe écologie - Les Verts, accusant le ministre de mener une «en croisade islamophobe» sous prétexte de préparer le débat sur la laïcité organisé par l’UMP le 5 avril.

«Nous ne sommes pas en croisade en Libye et il n'y a pas en France d'obligation pour les usagers du service public, ce sont des citoyens libres», a de son côté lancé Dominique de Villepin. L’ancien Premier ministre a dénoncé «la tentation du côté de l'UMP de redessiner une France aux couleurs du FN». «Personne n’est dupe», a répondu l’ancien président du parti frontiste. Car pour Jean-Marie Le Pen, «ils essaient de réparer les pots cassés entre les deux tours (des cantonales, ndlr), en essayant de faire croire que dans le fond, sinon M. Sarkozy, M. Guéant au moins, qui est son bras-droit, dit des choses que M. Sarkozy ne peut pas dire».

«On ne peut pas tous les jours avoir à s'exprimer sur les propos de M. Guéant»

Si le socialiste Razzy Hammadi a dénoncé une «obsession chronique» du ministre pour la question musulmane, Martine Aubry a estimé qu’«on ne peut pas tous les jours avoir à s'exprimer sur les propos de M. Guéant qui au lieu d'unir les Français - c'est son rôle, il est ministre de l'Intérieur - les divise, les oppose et tient effectivement les thèses proches du Front national». «Je demande une chose à M.Guéant : qu'il s'occupe des Français et de leur sécurité.», a réclamé la patronne du PS.

L’intéressé a accusé le PS de «tronquer» et de «déformer» ses propos. Son ami Henri Guaino reproche ce vendredi à l’opposition de les «caricaturer». Sorti de toute considération sémantique, le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé, a de toute façon tranché en affirmant qu’il n’est «pas question de remettre en cause» la possibilité de porter des signes religieux pour les usagers des services publics. —J. M.

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Rama Yade quitte l'UMP pour rejoindre Borloo LEMONDE.FR avec Reuters | 08.04.11 | 09h30 • Mis à jour le 08.04.11 | 12h35

Rama Yade a annoncé, vendredi 8 avril, son départ de l'UMP par solidarité avec Jean-Louis Borloo, qui envisage une candidature présidentielle en 2012.

L'ancien ministre de l'écologie a officialisé sa défection du parti présidentiel jeudi soir. "C'est une page de l'histoire politique qui se tourne", a déclaré sur RMC et BFM TV l'ancienne secrétaire d'Etat Rama Yade. L'actuelle ambassadrice de France auprès de l'Unesco, qui avait rejoint le Parti radical de Jean-Louis Borloo en décembre 2010, a expliqué qu'il était "fondamental de tracer un chemin d'espérance". "L'aile gauche de la majorité (...) a besoin d'être entendue, respectée, considérée", a-t-elle fait valoir pour expliquer sa décision.

Selon elle, les élections cantonales ont prouvé "que l'UMP rétrécie sur ses bases ne permet pas de battre la gauche". A ses yeux, Jean-Louis Borloo, qui s'est présenté jeudi soir sur France 2 en "homme atypique mais en homme d'Etat", est "prêt et déterminé" pour la présidentielle. "Je pense qu'il ne sera pas là pour faire de la figuration ni servir de supplétif", a prévenu Rama Yade, pour qui "Jean-Louis Borloo n'est pas un candidat autorisé, mais il est un candidat libre".

"PRINCIPE DE RÉALITÉ"

Les réactions se sont multipliées dans la classe politique depuis l'annonce du départ de M. Borloo. L'ex-porte-parole de l'UMP Dominique Paillé a affirmé, vendredi, que le départ de Jean-Louis Borloo de l'UMP devait logiquement "déboucher sur une candidature" à la présidentielle de 2012, et a imputé cette rupture au "comportement présidentiel". Le président du groupe parlementaire UMP, Christian Jacob, a exprimé son "plus grand respect pour Jean-Louis Borloo", mais l'a invité "au principe de réalité", estimant que s'il y avait eu des candidats "RPR et UDF" aux cantonales, le résultat aurait été "catastrophique" pour la majorité.

Pour le président de la fédération de Paris du Parti radical, Patrice Gassenbach, le patron des radicaux "a mis la charrue avant les bœufs". Si "l'idée d'avoir un candidat à la présidentielle, avec M. Borloo qui est notoirement aimé des Français", est "certainement un élément moteur", dit M. Gassenbach, "il y a aussi la réalité politique". De plus, ajoute-t-il, M. Borloo "n'est pas le seul", selon lui, à vouloir incarner le pôle centriste à la présidentielle.

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Reuters - Publié le 09/04/2011 à 23:22 Avec Elizabeth Pineau à Paris, version française Jean-Loup Fiévet et Guy Kerivel

ABIDJAN (Reuters) - Des tirs de mortier ont visé samedi l'hôtel du Golf à Abidjan, où est installé depuis plus de quatre mois sous protection de l'Onu Alassane Ouattara, reconnu par la communauté internationale comme vainqueur de l'élection présidentielle ivoirienne de novembre.

Un porte-parole de l'Onuci, l'opération des Nations unies en Côte d'Ivoire, a déclaré que ces tirs provenaient de positions proches de la résidence où est retranché le président sortant Laurent Gbagbo, qui refuse de céder le pouvoir.

"C'était une attaque directe des forces de Gbagbo qui ont tiré au mortier et au lance-roquettes sur l'hôtel du Golf à partir de positions près de la résidence de Gbagbo", a dit Hamadoun Toure, précisant qu'un casque bleu avait été blessé.

"Nous avons riposté en ouvrant le feu sur ces positions", a-t-il poursuivi, soulignant toutefois que la résidence de Gbagbo n'avait pas été visée.

Les échanges de tirs ont été violents mais le calme est revenu au bout d'une heure, a déclaré une habitante du quartier.

Les forces loyales au président sortant, que l'on disait au bord de la défaite il y a trois jours, ont gagné du terrain dans les quartiers administratifs du Plateau et diplomatique de Cocody, tout en se rapprochant de l'hôtel du Golf.

A la demande d'Alassane Ouattara, les soldats français de la force "Licorne" qui appuient l'Onuci ont sécurisé samedi le port d'Abidjan et confirmé que les quartiers de Cocody et du Plateau étaient toujours âprement disputés entre les deux camps.

"Elles (les forces de Gbagbo) ont progressé la nuit dernière mais ont de nouveau perdu ce matin le terrain qu'elles avaient gagné", a dit Frédéric Daguillon, porte-parole de la force "Licorne", ajoutant que les soldats du président sortant avaient apparemment repris en partie confiance.

LES FRANÇAIS DE "LICORNE" SÉCURISENT LE PORT D'ABIDJAN

Les militaires français dépêchés au port étaient appuyés par des gendarmes ivoiriens fidèles à Alassane Ouattara.

Alain Le Roy, secrétaire général adjoint de l'Onu chargé des opérations de maintien de la paix, a déclaré que les partisans du président sortant avaient profité d'une pause, mardi dernier, dans les combats pour des pourparlers de paix afin de renforcer leurs positions.

Samedi, la cité lagunaire était une ville fantôme, avec de rares habitants se risquant dans les rues à la recherche de nourriture et d'eau ou tentant de fuir avant une reprise des combats.

La France a annoncé que des partisans de Laurent Gbgabo avaient ouvert le feu vendredi soir sur la résidence de France, qui jouxte celle du président sortant à Cocody, déclenchant une contre-attaque d'hélicoptères français.

Laurent Gbagbo, qui s'accroche à son poste malgré la victoire de son opposant nordiste Ouattara validée par la quasi-totalité de la communauté internationale, demeure isolé dans son bunker situé au sous-sol de sa résidence.

Il y a trois jours, sa défaite semblait pourtant imminente et les deux camps avaient engagé des pourparlers en vue d'une sortie honorable pour Laurent Gbagbo.

A Paris, son porte-parole, Toussaint Alain, a démenti que la résidence de l'ambassadeur de France ait été attaquée.

"La France cherche une bonne raison d'en finir avec le président Gbagbo et nous mettons en garde contre le projet de la France d'assassiner le président Gbagbo", a-t-il dit.

Le porte-parole de l'état-major français à Paris, le colonel Thierry Burkhard, a démenti ces informations.

ABANDON D'UNE OPÉRATION D'EXFILTRATION

Autre signe de l'influence retrouvée du camp Gbagbo - la Radio-télévision ivoirienne (RTI), silencieuse depuis le début des combats à Abidjan, a repris ses émissions et lancé un appel à la population. "Le régime de Gbagbo est toujours en place, une forte mobilisation de la population est nécessaire", a-t-elle dit.

Laurent Gbagbo, au pouvoir en Côte d'Ivoire depuis 2000 bien qu'il n'ait été élu que pour un quinquennat, est retranché sous la protection d'un millier de combattants - la garde présidentielle et les Jeunes Patriotes plus, d'après le camp Ouattara, des civils en armes.

Des témoins ont raconté que des hélicoptères français ont tiré vendredi en fin de journée sur le complexe de la résidence présidentielle quelques heures après une attaque des forces de Gbagbo contre la résidence de France.

Le porte-parole de "Licorne" a déclaré que les efforts militaires déployés pour évacuer le personnel d'une mission diplomatique dont l'identité n'a pas été révélée ont été abandonnés dans le secteur en raison de la présence de nombreux combattants de Gbagbo.

"Le commandant de la force a jugé que les conditions n'étaient pas réunies pour extraire ces personnes", a-t-il expliqué, ajoutant qu'au moins un véhicule blindé de transport de troupes a été détruit lors d'un échange de tirs entre les hélicoptères français et les forces de Gbagbo.

Par suite, des habitants de Cocody ont fait savoir que la situation était redevenue calme.

Un journaliste de l'agence Reuters dans le quartier nord de Gesco a rapporté que les seules personnes à s'aventurer dans les rues étaient celles à la recherche d'eau et de nourriture, ou bien celles qui voulaient fuir les violences.

Les vols commerciaux entre Paris et Abidjan, suspendus depuis le 1er avril, ont repris. Un premier vol ayant quitté Paris vendredi soir est arrivé samedi matin dans la capitale économique ivoirienne. Un deuxième vol était prévu dans la soirée au départ de Paris, a précisé Air France.

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Mort d'un soldat réunionnais au cours d'une opération en Afghanistan Jeudi 21 Avril 2011 - 06:42 Lilian Cornu zinfos974.com

L'information est donnée par le JIR de ce matin : Le soldat français mort hier en Afghanistan après que son véhicule blindé ait été touché par une mine, était originaire de notre ile. C'est le 4ème Réunionnais à mourir dans ce pays depuis le début des opérations.

Alexandre Rivière, un Sainte-Marien de 23 ans, est mort hier au cours d'une opération à l'est de Kaboul. Marié et père d'une petite fille, le jeune homme appartenait au 2ème Rima. Sa section était engagée dans une mission de contrôle proche du village de Payendakehl lorsque son véhicule blindé a été touché par l'explosion d'une mine artisanale (IED).
Le Réunionnais était en Afghanistan depuis décembre 2010. C'est le 4ème soldat français à être tué depuis de début de l'année dans cette région.

Le caporal Rivière est décédé avant que les secours n'aient pu intervenir. Dix hommes étaient à bord du véhicule, les neuf autres ont tous été blessés, dont trois grièvement.

56ème soldat français mort en Afghanistan

56 militaires français sont déjà morts en Afghanistan, c'est le 4ème Réunionnais. Le président Nicolas Sarkozy a présenté ses condoléances à la famille. Dans un communiqué, il a a assuré de "la détermination de la France à continuer d’œuvrer au sein de la Force Internationale d'Assistance à la Sécurité".
Le ministre de la défense Gérard Longuet et le premier ministre François Fillon ont également témoigné de leur émotion et de leur soutien aux forces françaises engagées en Afghanistan.

Le porte-parole de l'état-major a souligné une "recrudescence d'utilisation d'engins explosifs improvisés" qui feraient également beaucoup de victimes auprès de la population.

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Le Point.fr - Publié le 10/05/2011 à 17:34 - Modifié le 10/05/2011 à 20:28 Un militaire du rang est décédé dans l'explosion d'un engin explosif improvisé.

Un soldat français a été tué mardi, peu après midi, dans une explosion dans la vallée de Tagab, dans l'est de l'Afghanistan.

Le jeune Loïc Roperh, 24 ans, célibataire, sapeur de 1ère classe au 13e régiment du génie de Valdahon (Doubs), a trouvé la mort mardi matin au cours de l'opération Colmar du Battlegroup Richelieu, dans l'explosion d'un engin explosif improvisé, en Afghanistan, dans la vallée de Tagab.

Conformément aux usages, l'annonce de ce décès a été faite par un communiqué de l'Élysée. Ce soldat est le 57e militaire français mort en Afghanistan depuis le début de l'intervention française dans ce pays en 2001. Les circonstances dans lesquelles ce jeune homme a trouvé la mort illustrent les conditions dans lesquelles oeuvrent les sapeurs des DOIP (détachements d'ouverture d'itinéraires piégés). Ils agissent au profit des autres troupes pour "reconnaître" des axes routiers ou des pistes. Après avoir cruellement manqué de matériels adaptés et subi des pertes significatives, ces unités très exposées ont finalement reçu des engins adaptés : Buffalo, le Souvim, et l'Aravis. Le problème, c'est que les fouilles aux abords des axes doivent se faire à pied, comme cela s'est produit ce matin sur l'axe Neptune, une piste à l'est de la MSR (Main Supply Road) Vermont. Loïc Roperh s'était engagé pour trois ans en mars 2009. Il se trouvait en Afghanistan depuis cinq semaines seulement, au sein de la section protection-dépollution du DOIP.

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Publié le 11 mai 2011 à 16h20 Mis à jour le 11 mai 2011 à 16h33 france-soir.fr Michel Mercier contre l'accueil de l'ex-femme de Dutroux en France

Le ministre français de la Justice, Michel Mercier, s’est dit opposé ce mercredi à l’accueil de l'ex-épouse de Marc Dutroux, Michelle Martin, en France.

Elle avait demandé à être accueillie dans un couvent en France qui avait accepté. Mais, Michelle Martin ne viendra sûrement pas dans l'Hexagone. En effet, le garde des Sceaux, Michel Mercier, interrogé à la sortie du Conseil des ministres ce mercredi a expliqué : « Nous n'avons pas été saisis par la Belgique ». Mais, quand ce sera fait, « on appliquera la convention qui lie la Belgique et la France, on regardera les choses ». Et surtout, il a donné son avis : « Je n'ai pas l'intention de dire oui, pour ma part ».

Michelle Martin est donc libre. La loi lui permet en effet de bénéficier de cette liberté anticipée après avoir purgé le tiers de sa peine. Cette ancienne institutrice de 51 ans a été condamnée en 2004 par la cour d'assises d'Arlon, au sud-est de la Belgique, à 30 ans de prison. Elle avait participé aux crimes commis dans le milieu des années 1990 par son ex-époux. Marc Dutroux a, lui, été condamné à la perpétuité, sans possibilité de libération anticipée.

Emotion et réactions

Cette libération a bien évidemment ému les familles des victimes. Claude Eerdekens, député belge et vice-président de la commission d'enquête dans l'affaire Dutroux, avait lui exhorté Paris à refuser l'accueil de Michelle Martin mercredi matin sur Europe 1. « Je me mets à la place du peuple de France qui subit une décision d'un tribunal belge d'application des peines. Les autorités judiciaires françaises pourraient peut-être, c'est un espoir que je formule pour les familles des victimes, ne pas accepter cette personne sur son territoire », a-t-il confié tout en déplorant que la loi belge ne prévoit pas « de procédure d'appel ».

Preuve - parmi d'autres - du dégoût que Michelle Martin inspire encore, une éphémère page Facebook « Contre la libération de Michelle Martin » avait recueilli mardi près de 80.000 fans et suscité des centaines de commentaires de haine (dont des appels au meurtre), avant d'être supprimée. Par M.-E. W.-J.

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Afghanistan: Un soldat français tué et quatre blessés Mis à jour le 19.05.11 à 08h11—Reuters 20 minutes.fr

Un soldat français a été tué et quatre autres ont été blessés mercredi dans une explosion en Afghanistan, dans le sud de la province de Kapisa, a annoncé ce jeudi le ministre de la Défense dans un communiqué. Il s'agit du 58e militaire français tué en Afghanistan depuis le début de l'intervention alliée en 2001.

Le soldat, qui appartenait au 2e régiment d'infanterie de marine du Mans, a été tué par l'explosion accidentelle d'une munition, qui a aussi blessé quatre militaires du même régiment qui se préparaient à embarquer à bord d'un véhicule blindé, annonce Gérard Longuet dans un communiqué. Les blessés ont été évacués vers l'hôpital militaire de Kaboul. Leurs jours ne sont pas en danger.

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Le G8 promet 40 milliards de dollars aux pays arabes Publié le 27.05.2011, 16h25 | Mise à jour : 17h24 leparisien.fr

La Tunisie et l'Egypte révolutionnaires, mais aussi trois pays africains considérés comme exemplaires, ont reçu vendredi à Deauville les encouragements du G8, avec l'espoir qu'ils se concrétisent par une aide économique substantielle.

A l'issue du sommet du G8 à Deauville, les chefs d'Etat et de gouvernement des huit puissances industrielles mondiales ont notamment promis de soutenir financièrement le printemps arabe. Par ailleurs, la Russie s'est imposée en médiateur potentiel dans le conflit libyen.

40 milliards de dollars pour le monde arabe.

L'aide promise par le G8 devrait être constituée essentiellement de prêts des organisations financières internationales, Fonds monétaire international (FMI) et Banque mondiale en tête.
La France accordera pour sa part un milliard d'euros à l'Egypte et la Tunisie, particulièrement frappées par la chute de la fréquentation touristique et une croissance proche de zéro.
Avant d'arriver à Deauville, ces deux pays avaient chiffré leurs besoins : le Caire avait besoin de 10 à 12 milliards de dollars d'ici à mi-2012 et a déjà appelé à l'aide le Fonds monétaire international (FMI); Tunis avait chiffré ses besoins à 25 milliards de dollars sur cinq ans.

Moscou lâche Kadhafi et se pose en médiateur.

Sous la pression des Etats-Unis, de la France et de la Grande-Bretagne, la Russie s'est résolue à réclamer le départ de Mouammar Kadhafi. «Oui, nous sommes prêts à l'admettre... il doit partir», a déclaré le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Riabkov.
La déclaration du sommet reflète d'ailleurs ce changement spectaculaire de posture en affirmant que le leader libyen «n'a pas d'avenir dans une Libye libre et démocratique». Après avoir offert à ses partenaires sa médiation dans le conflit libyen, le président russe Dmitri Medvedev a par ailleurs annoncé l'envoi d'un émissaire à Benghazi.
Plus tôt ce vendredi, Nicolas Sarkozy avait affirmé qu'il comptait lui aussi se rendre dans le fief de la rébellion libyenne, avec le Premier ministre britannique David Cameron.

Le G8 hausse le ton contre le leader syrien.

Nicolas Sarkozy a dit être en accord avec Barack Obama pour appeler le président syrien Bachar Al-Assad à diriger la transition ou à se retirer du pouvoir.
Selon la déclaration finale, les dirigeants du G8 ont prévenu la Syrie qu'ils envisageraient d'«autres mesures» si la répression continuait.
Dans une version antérieure de la déclaration, ils s'étaient faits plus menaçants, parlant d'une «action au Conseil de sécurité» de l'ONU, mais il est probable que la Russie s'y soit opposée. Selon le vice-ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Riabkov la situation en Syrie est «radicalement différente» de celle en Libye.

Promouvoir la démocratie en Afrique.

Alassane Ouattara (Côte d'Ivoire), Alpha Condé (Guinée) et Mahamadou Issoufou (Niger), qui viennent d'accéder au pouvoir au terme de parcours démocratiques jugés exemplaires par la France, étaient aussi à Deauville. Ces pays ont fait savoir qu'ils espéraient une aide sonnante et trébuchante du G8.
«La Côte d'Ivoire a besoin de 15 à 20 milliards d'euros pour les cinq prochaines années», avait déclaré vendredi Alassane Ouattara, dont le pays vient de traverser 5 mois de violences post-électorales. LeParisien.fr

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02 juin, 2011 Guillaume, 59e soldat français tué en Afghanistan, le doute s’installe. Jean-Paul Ney lesgrandesoreilles.com

Hier, Guillaume est tombé pour la France en Afghanistan. Pourquoi ce conflit dérange la presse et les intellectuels.

Pas facile à expliquer. Alors que la guerre contre les Talibans est à bout de souffle et que Ben Laden a été liquidé, une majorité silencieuse d’experts dans les questions de défense commence à se faire entendre quant à l’utilité de ce conflit.

Né le 26 décembre 1980 à Albi, Guillaume Nunes-Patego décide de s’engager au 17e régiment du génie parachutiste (17e RGP – Montauban) en octobre 2000 à l’âge de 19 ans.

Durant ses 10 années de service, le caporal-chef Nunes-Patego sert successivement en Ex-Yougoslavie (2002), deux fois en Nouvelle-Calédonie (2003 et 2010), à La Réunion (2004), au Gabon (2006), à Mayotte (2006) et en Afghanistan (2008). Au cours de ce dernier séjour opérationnel, il est cité à l’ordre de la brigade avec attribution de la croix de la valeur militaire avec étoile de bronze.
Déployé pour la deuxième fois en Afghanistan depuis mai 2011, au sein de la Task Force Lafayette – GTIA Kapisa, le caporal-chef Nunes-Patego participait à une opération de reconnaissance et de recherche de caches d’armes conduite par l’armée nationale afghane (ANA) et le GTIA Kapisa, armé par le Battle Group (BG) Raptor.

Ce mercredi 1er juin en fin de matinée, une compagnie du BG Raptor était postée à proximité du village de Shinzaï, en vallée d’Alasay, quand elle a été engagée par un groupe d’insurgés. Au cours des combats, le caporal-chef Nunes-Patego a été mortellement touché et trois autres militaires français ont été blessés.

Guillaume est le 59e militaire français mort en Afghanistan depuis 2001. Cité à l’ordre de la brigade, il était décoré de la croix de la valeur militaire, de la médaille de la défense nationale échelon argent avec agrafes Troupes AéroPortées-Mission d’Assistance Extérieure, de la médaille commémorative française avec agrafes Ex-Yougoslavie et Afghanistan. Agé de 30 ans, il était pacsé et père d’un jeune enfant.

La presse divisée

« Il n’y a que les journalistes spécialisés dans les questions de défense qui en parlent ouvertement » pouvait-on entendre lors d’une réunion de l’Association des journalistes de défense à l’école militaire (Paris). Dans cette asso, qui n’est pas encore dans les mains de l’extrême droite française, se croisent journalistes, experts et communicants d’origines diverses et variées et ayant en commun les questions stratégiques, de défense et de sécurité. Ce qui fait la force de l’AJD, c’est bien la diversité « politique » de ses journalistes. On peut y croiser un ancien de Libération passé aujourd’hui patron chez Marianne comme on peut y voir un reporter du Figaro: « les questions militaires n’ont aucune coloration politique » disait en 2005 son président, Frédéric Pons, rédacteur en chef à Valeurs Actuelles.

Peu à peu, les sensibilités de gauche et de droite se rejoignent pour examiner la réalité des choses« Ça fonctionne quand même en vase clos ce machin, explique un ancien adhérent, si vous n’êtes pas d’accord avec le bureau, ils vous expulsent manu-militari ! ». Ce vieux routard qui connait bien l’Afghanistan est aujourd’hui contre cette guerre qui, selon lui, n’apporte plus rien, et « rien n’a changé depuis 2001, les femmes sont toujours aussi mal traitées, la criminalité, les viols, les enlèvements et je ne vous parle pas des cultures d’opium qui ont plus que triplé… Alors à quoi bon ? ».

« Ils ont besoin de nous, nous devons les soutenir, c’est leur job », explique un caméraman. Aujourd’hui donc, les journalistes « spécialisés défense » doutent… et doutent beaucoup. Ils ne sont pas les seuls, à l’autre bout, un membre des forces spéciales, rencontré plusieurs fois en reportage, évoque la « lassitude » et « l’exaspération » du « sous-emploi » des forces spéciales en Afghanistan : « Nous sommes un outil formidable, mes gars s’emmerdent et ne se sentent pas utiles. J’ai du en retenir plusieurs qui avaient d’autres possibilités de carrières, notamment dans le privé. »
Il évoque alors les 59 tués, l’embuscade d’Uzbin « qui ne passe pas ».

Combien de temps encore là-bas ? Combien de nos gars vont encore y laisser la vie pour des gens qui ne le méritent pas ?

Peu à peu, les sensibilités de gauche et de droite se rejoignent pour examiner la réalité des choses, comme l’explique ce journaliste de télévision, qui a longtemps soutenu nos troupes: « Ils ont besoin de nous, nous devons les soutenir, c’est leur job, mais de là à les envoyer à la boucherie pour une cause qui devient de plus en plus confuse, je n’arrive pas à comprendre ».

Les intellos, journalistes et politiques doutent. Ils doutent en silence et « en off ».

« Ma mission aujourd’hui, est de parler de nos soldats, de raconter leur vie là-bas. Éveiller les consciences pour qu’ils reviennent plus vite, et qu’on se désengage une bonne fois pour toutes, et Dieu sait combien je ne suis pas anti-militariste, et encore moins un gauchiste », argumente un reporter plusieurs fois embarqué sur le front avec nos soldats.

Une pensée frise tous les esprits: Nous ne voulons pas d’un soixantième tué…

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08/06/2011 à 07h56 Les rivalités Dati-Fillon déchirent la droite parisienne

L'ancienne garde des Sceaux, Rachida Dati, sur la plateau de LCP le 4 mai 2011. (© AFP Pierre Verdy)

La préparation des prochaines échéances électorales vire à la foire d’empoigne au sein de la droite parisienne, la candidature possible de François Fillon aux législatives de 2012 suscitant les protestations de certains élus comme Rachida Dati ou Claude Goasguen.

Le secrétaire d’Etat au commerce extérieur Pierre Lellouche, conseiller de Paris, a affirmé mardi pouvoir «confirmer» que le Premier ministre briguera un mandat de déput