Les "enfants de Juju"
Julien Dray, (ancien) agitateur trotskiste, le véritable fondateur de SOS-racisme (pour François Mitterrand, avec l' UEJF), est, pour la présidentielle de 2007, le porte-parole du parti socialiste et le conseiller de Ségolène Royal, puis, en 2008 candidat à la succession, avec beaucoup d'autres, de François Hollande à la tête du parti socialiste.

1er avril 2008. Julien Dray attaque la Chine pour défendre les moines thibétains
Février 2008. Candidat officiel pour contrôler le parti socialiste
Décembre 2007. Calife à la place du calife ...
Novembre 2007. Julien Dray, qui a refusé, avec regrets, de devenir ministre sous Sarkozy, règles ses comptes ...
Septembre 2007. Immigration familiale, le refus des tests ADN et la morale socialiste
Mars 2007. La montée de Bayrou dans les sondages. Sos veut faire juger l'ancien premier Ministre centriste Raymond Barre, qui prétend être une victime du "lobby juif" ; sursis requis ;
Juillet 2006. Présidentielle de 2007. Julien Dray inquiet.
Juillet 2006. Mondial 2006. France-Italie. Le coup de tête de Zidane. SOS Racisme va porter plainte
Avril 2006. Julien Dray, qui espère toujours être "ministre", soutient maintenant Ségolène Royal, en tête dans les sondages pour le deuxième tour de la présidentelle de 2007, devant Nicolas Sarkozy
Janvier 2006. Procédure annulée dans l'affaire Sylla
Septembre 2005. SOS-Racisme prend la défense des gens du voyage, et des africains
Juin 2005. L'ancien président Fodé Sylla dans le crack
Novembre 2004. SOS contre MRAP
Juin 2003. Julien Dray (le "vrai" fondateur de SOS-Racisme pour le président François Mitterrand, et qui "rêve" toujours d'être ministre) se rallie à François Hollande

Décembre 2000. Procès Vauvert : le zèle de SOS racisme
Les témoignages recueillis par l'association s'effondrent.
Par BRIGITTE VITAL-DURAND, Libération, Le mercredi 6 decembre 2000

Dans la nuit du 16 mai 1999, à Vauvert (Gard), Joël Elie a abattu d'une balle Mounir Oubajja qui s'approchait trop près de sa belle voiture. Un crime «raciste», selon SOS.

Le crime de Joël Elie, commis dans la nuit du 16 mai 1999 à Vauvert (Gard), était-il un crime raciste? Quatre témoins l'ont assuré. Noir sur blanc. Ils ont détaillé les injures dans des attestations écrites destinées à la justice, et recueillies sur place, deux jours après la mort du jeune homme, par Samuel Thomas, vice-président de l'association SOS Racisme. Les auteurs des attestations, une jeune femme et trois garçons, ont été appelés à témoigner hier devant la cour d'assises de Nîmes qui juge Joël Elie pour meurtre. Et là, debout à la barre, sous les regards du président, de l'avocat général, dans le silence de la cour, et après avoir juré «en leur âme et conscience» de dire «toute la vérité», aucun des quatre témoins n'était plus certain de rien.

«Plainte farfelue».
C'est le président qui a annoncé en pleine audience que l'avocat de la défense, maître Jean-Robert Nguyen Phung, avait porté plainte contre X pour subornation de témoins. L'affaire est en cours d'instruction. «C'est une plainte complètement farfelue», s'est aussitôt défendu maître Francis Terquem, avocat de la famille Oubajja, et de SOS Racisme. «Il ne s'agit pas de faire le procès de SOS Racisme», a ajouté le magistrat. Il n'empêche...

Deux jours avant la mort de Mounir Oubajja, le 14 mai 1999, des coups de feu avaient été tirés à Vauvert, qui avaient fait cinq blessés parmi la population jeune et arabe de la cité des Bosquets. Depuis des semaines, une petite guerre opposait ceux de la cité HLM aux habitants de la vieille ville de Vauvert, où on ne voulait pas d'eux, ni sur la place du centre-ville qu'ils squattaient, ni dans les cafés où on ne les servait plus. La nuit, des émeutes éclataient sporadiquement. Les voitures étaient brûlées. Les gendarmes et la police municipale débordés. Ce dimanche 16 mai, à 4 heures du matin, la mort de Mounir Oubajja, arabe, jeune, habitant de la cité HLM et tué par un Blanc, venait en point d'orgue, comme une ultime provocation. Si le crime était raciste, il serait plus tragique encore. Et l'histoire plus édifiante sur les sales mœurs des habitants de Vauvert.

Bredouillement. Leila Ben Saïd s'approche la première. Elle habite juste à côté. Elle a entendu le coup de feu, est sortie de chez elle. A la barre, elle maintient. Oui, elle a entendu le tireur et la victime échanger des «injures». Elle est «formelle», elle insiste: «Ce que j'ai écrit, c'est la vérité.» Pressée de questions par l'avocat général - qui ne croit pas une seconde à la véracité des attestations recueillies par SOS Racisme -, elle bredouille, dit qu'elle a «paniqué», qu'elle «s'est embrouillée». «Vous vous êtes laissé impressionner!», achève l'avocat général. Et Leila, piteuse: «Excusez-moi.» La jeune femme n'arrive à se souvenir d'aucune «injure» précise, d'aucun mot échangé entre le tueur et sa victime. Alors, l'avocat de la défense se lève, commence à faire lecture d'une déposition de Leila, qui a été entendue par les enquêteurs après avoir rédigé son attestation: «Deux ou trois jours après la mort de Mounir Oubajja, une réunion s'est tenue, chez les Oubajja, il y avait un homme venu de Paris, prénommé Samuel, qui nous demandait de faire des attestations...»
D'un bond, Francis Terquem se lève du banc des parties civiles, interrompt son confrère. Il veut se défendre, donner sa version, que la cour puisse entendre Samuel Thomas, présent dans la salle d'audience. Le président ne lui laisse pas la parole. Et n'entendra pas le vice-président de l'association.

Mohamed Belaiche, deuxième témoin, deuxième attestation. Il a 20 ans. Le président attaque: «Vous avez écrit: "Nous surprîmes le tireur en train de faire des injures racistes."» Le jeune homme répond: «J'avais écrit cette lettre suite à la colère. J'ai jamais entendu de tels propos de la part de monsieur Elie.»
Francis Terquem se lève à nouveau: «Est-ce qu'on vous en a dicté les mots?» Il jure que non: «J'ai rédigé cette attestation de plein gré. Dans l'appartement, j'avais entendu: "Ecrivez avec vos propres mots."» Quand l'avocat de la défense lui relit la déposition ultérieure qu'il a livrée aux gendarmes, où il disait «j'ai été abusé par le représentant d'une association», Mohamed Belaiche est perplexe: «Qu'est-ce que ça veut dire, abusé?»

Voilà Youssef Errik, le troisième. Lui aussi habite les Bosquets. Lui aussi était là. Il a entendu le coup de feu, vu Mounir s'écrouler. Et rédigé son attestation. Le président: «Leila Ben Saïd a entendu Mounir dire "sale raciste"....» «J'y étais, et j'ai pas entendu ça», lâche le garçon. S'il a rédigé cette attestation, c'est parce qu'il était «sur les nerfs», dit-il. «Sur le coup, j'avais peur...»

Samir Ben Saïd habite aujourd'hui à Nîmes. Pour des raisons indépendantes de l'affaire, un tribunal correctionnel lui a interdit de résider à Vauvert. Mais il est de la cité. Mounir est mort dans ses bras. Il a rédigé et signé la quatrième attestation contestée. Il savait qu'elle était destinée à la justice, il a fourni la photocopie de sa carte d'identité. Debout à la barre, il commence: «Monsieur Elie aurait pu être auprès de sa femme, plutôt qu'auprès de sa fenêtre à surveiller sa voiture.» L'avocat général lève les yeux au ciel. Le président s'agace. Dans son attestation, Samir Ben Saïd a affirmé que Joël Elie, après avoir tiré avec son fusil posté à une fenêtre de son appartement, «était resté à son balcon et avait insulté les jeunes de la façon suivante: "Sales Arabes, je vais tous vous tuer."»
Hier, il a témoigné sous serment que Joël Elie est resté muet: «Il n'a rien dit, il a tiré.» «Avez-vous entendu des injures échangées?», insiste le président. «Non, non, non, et non», répond Samir Ben Saïd.

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(Juin 2003) Le PS annexe SOS racisme
Julien Dray, cofondateur du mouvement des «potes», se défend d'en tirer les ficelles.

Julien Dray est paranoïaque. Le député socialiste de l'Essonne avait des prédispositions avant de devenir porte-parole du PS. Maintenant qu'il est l'homme-clé du dispositif de François Hollande, il a toutes les raisons de l'être encore un peu plus. Les remous qui secouent SOS Racisme, «toute [sa] vie», relèveraient, selon lui, sinon du complot, du moins des manoeuvres de gens qui «n'ont pas digéré l'arrivée de Malek Boutih au secrétariat national du PS ou ma nomination comme porte-parole».

Proche.
Malek Boutih, très proche du député et nouveau secrétaire national du PS chargé des questions de société, vient d'être remplacé à la tête de l'association antiraciste par Dominique Sopo. Celui-ci, outre ses ex-fonctions au Mouvement des jeunes socialistes (MJS), est un collaborateur de Julien Dray, membre de la direction de feu la Gauche socialiste, le courant qu'a animé pendant de nombreuses années le député de l'Essonne avec son ex-compère Jean-Luc Mélenchon. Un proche (Sopo) succède en quelque sorte à un très proche (Boutih) à la tête de SOS. Résultat, neuf comités locaux viennent de scissionner pour créer SOS Racisme Indépendant (lire ci-contre).

Au PS, des anciens de l'association confirment : «A SOS, c'est Dray qui décide de tout, même si c'était moins vrai sous la présidence de Malek Boutih.» «A chaque fois, on dit : "C'est Dray qui est derrière", se défend le député de l'Essonne. C'est vrai que j'ai formé pendant vingt ans des militants. Car je suis convaincu qu'une bonne formation politique est la meilleure garantie d'indépendance quand on dirige une association ou un syndicat.»

La promiscuité entre SOS Racisme et le PS vient de loin. Elle remonte à la création de l'association, encouragée en 1984 par François Mitterrand. A l'Elysée, Jean-Louis Bianco et François Hollande étaient alors les correspondants de «Juju» et de sa bande. Sur instruction du chef de l'Etat, ils veillaient à fournir une aide logistique et matérielle aux manifestations et autres concerts de l'association.

«Gens de qualité».
Depuis, le PS y a puisé de nombreux cadres. Le plus célèbre, Harlem Désir, cofondateur de SOS, est devenu député européen. Lors du con grès de Dijon, François Hollande a de nouveau trouvé dans ce vivier du sang neuf pour renouveler les instances du PS, Loubna Méliane, porte-parole de l'association, entrant par exemple au conseil national (le «parlement» du parti). «Il est sain que le PS recrute des gens de qualité», revendique Boutih. Au PS, certains s'étonnent pourtant de la rapidité des transferts : «Avant, SOS faisait partie de la nébuleuse. Il y avait un sas de décompression entre SOS et le PS. Là, on donne l'impression d'une association qui a le doigt sur la couture du pantalon.» «Autrefois, SOS était davantage à l'unisson mitterrandienne que dans le parti lui-même», ajoute un dirigeant du PS.

Boutih assure que «tous» les dirigeants PS sont «contents» de son arrivée. Pourtant, sa promotion aurait, selon un élu, «coupé l'herbe sous le pied des fabiusiens» soucieux d'incarner la rénovation avec leurs propres poulains issus de l'immigration. La droite, où l'ancien président de SOS a eu ses entrées, notamment à l'Elysée, pourrait aussi avoir intérêt à voir exploser SOS. «Les interlocuteurs que j'ai rencontrés n'ont pas ce type de comportement», dément Boutih. Dernière solution : Julien Dray, en devenant un poids lourd du PS calé derrière François Hollande, laisse quelques «dépouilles» derrière lui. Après le syndicalisme et le mutualisme étudiant, il y en aurait aussi à SOS Racisme.
Libération, Par Paul QUINIO, mercredi 18 juin 2003, p. 12

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« Pourquoi nous ne manifesterons pas dimanche (07 novembre 2004) »

ORGANISEE par le Mrap (Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples) et la Ligue des droits de l'homme (LDH), une manifestation contre « le racisme, l'antisémitisme et les discriminations » partira dimanche (07 novembre 2004) à 14 h 30 de la place de la République à Paris en direction de la Nation.
Problème : les militants sont divisés puisque SOS Racisme*, qui fêtera ses 20 ans le 20 novembre par un concert au Zénith, et la Licra (Ligue contre le racisme et l'antisémitisme) ont décidé de boycotter la manifestation.
Président de SOS Racisme depuis juillet 2003, Dominique Sopo, 28 ans, agrégé d'économie, nous en donne les raisons.

Pourquoi ne participez-vous pas à la manifestation de dimanche ?

Dominique Sopo.
En tant qu'antiraciste, je ne peux pas aller manifester avec des antisémites. Il y a parmi les signataires de l'appel à manifester, des organisations qui n'ont pas leur place dans le mouvement antiraciste, à savoir des organisations islamistes comme l'UOIF (Union des organisations islamiques de France), le Collectif des musulmans de France, proche de Tariq Ramadan, et le collectif Une école pour tou(te)s.
Ces associations dévoient le discours antiraciste et recherchent une légitimité, une caution à nos côtés qu'elles ne méritent pas.

« La loi sur la laïcité est une bonne chose »

Que leur reprochez-vous exactement ?

L'UOIF n'a mis de l'eau dans son vin à propos de l'application de la loi sur le voile qu'en raison du contexte international né de la prise en otages des deux journalistes français.
L'UOIF a créé le Conseil européen de la fatwa dont le président est Al-Qaradawi, leader européen des Frères musulmans. Non seulement ce conseil soutient les attentats kamikazes au Proche-Orient (y compris contre les civils), mais il explique aussi qu'il ne faut pas frapper les femmes sur le visage - car ça laisse des traces - et qu'il n'y a pas de dialogue possible entre juifs et musulmans, excepté par les armes.
Et je ne parle pas de l'homophobie, sujet sur lequel ces mouvements ne sont pas clairs du tout. Plus généralement, ils analysent les problèmes économiques et sociaux à travers une grille de lecture exclusivement religieuse, alors que la majorité des personnes d'origine maghrébine en France se disent athées ou non pratiquantes et n'ont aucun problème avec la laïcité.

Après l'exclusion de dix élèves voilées de leur collège ou lycée (chiffres communiqués par Hanifa Cherifi, médiatrice de l'Education nationale), quel bilan dressez-vous de l'application de la loi sur les signes religieux à l'école ?

Nous avons soutenu cette loi parce que nous sommes face à des réseaux communautaristes qui, en cherchant à faire sauter le verrou de la laïcité, testent la République. Certes, dix jeunes filles ont été exclues après la phase de dialogue prévue par la loi. Mais j'observe que ce nombre est extrêmement limité. Cette loi est une bonne chose, car elle rappelle qu'on ne va pas à l'école en tant que juif, musulman ou catholique mais en tant qu'enfant de la République.
Encore faut-il avoir la volonté politique de lutter de façon radicale contre les ghettos et les discriminations qui font le lit du communautarisme.

Quel est, à vos yeux, le problème majeur en matière d'intégration aujourd'hui ?

C'est moins un problème d'intégration que d'insertion. Intolérables, les phénomènes de discrimination (que ce soit en termes de logement, d'emploi ou de loisirs) révèlent les difficultés d'insertion des jeunes des quartiers. Ces discriminations constituent les failles de la République qui créent un terreau favorable à ceux qui prêchent le communautarisme.
Attention néanmoins à ne pas se complaire dans un discours victimaire qui n'entraîne qu'abattement ou violence. Au contraire, nous, nous disons aux jeunes : soyez acteurs de votre vie parce que le monde dans lequel on vit, c'est celui pour lequel on se bat. La France doit accepter qu'être français aujourd'hui, ce n'est plus seulement être blanc et catholique mais aussi noir, arabe, juif, asiatique...
Cette recomposition de l'identité française est une formidable richesse.
* SOS Racisme : 01.40.35.36.55. www.sos-racisme.org
Propos recueillis par Philippe Baverel,

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(Juin 2005) Fodé Sylla entendu dans un trafic de crack
L'ancien eurodéputé communiste a été arrêté hier à son domicile.

L'ancien président de SOS Racisme et ex-député européen Fodé Sylla, 42 ans, a été interpellé hier matin, chez lui, à Montreuil-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). Les policiers, qui enquêtent depuis plusieurs semaines sur un trafic de drogue, avaient trois «objectifs», c'est-à-dire trois personnes à appréhender. Mais, contrairement à ce qui a été annoncé dans un premier temps, ce n'est pas à son domicile qu'ont été trouvées trente galettes de crack, mais chez l'un des deux autres «objectifs».

Selon les enquêteurs, Sylla n'est pour l'heure considéré que comme un simple «usager». Les policiers l'ont placé dans la liste des cibles de leur opération parce qu'il apparaît dans de nombreuses écoutes téléphoniques. Hier soir, il était toujours en garde à vue.

Nommé au Conseil économique et social en septembre 2004, après avoir perdu le siège de député européen (communiste) qu'il a occupé de 1999 à 2004, Fodé Sylla était aussi élu sur la liste Bouge l'Europe, lancée par le PCF et Robert Hue. Il n'avait pas fait ensuite partie des «personnalités» choisies par Marie-Georges Buffet. Il avait alors tenté de se placer sur les listes du parti radical de gauche, sans succès.
En revanche, Fodé Sylla est toujours président, depuis 1993, de la Fédération internationale de SOS Racisme. Cette association s'est d'ailleurs émue, hier, de l'intérêt de la presse quant à cette interpellation, protestant contre «l'information spectacle».
Par Marc PIVOIS, mercredi 08 juin 2005 (Liberation - 06:00)

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(Septembre 2005) Un maire de Seine-et-Marne accusé "d'appel à la haine"
Une lettre du maire UMP d'Emerainville envoyée à ses administrés suscite la colère de SOS Racisme, qui a annoncé son intention de porter plainte. L'élu appelait à la "mobilisation" contre l'installation de caravanes de gens du voyage sur sa commune.

SOS Racisme a accusé samedi (24 septembre 2005) le maire UMP d'Emerainville (Seine-et-Marne) de diffuser, via une lettre adressés aux habitants de sa commune, des "appels à la haine contre les gitans et les Africains". L'association a annoncé son intention de porter plainte dès lundi.

La lettre du maire Alain Kelyor, intitulée "La honte! Nous ne pouvons pas être la poubelle de Seine-et-Marne", a été envoyée à la suite de l'installation, le 16 septembre, sur le territoire de la commune, de 140 caravanes des gens du voyage.
"Si vous êtes Africain et polygame, vous pouvez pratiquer cette forme d'union pourtant interdite et obtenir tous les avantages sociaux. Si vous faites partie des gens du voyage, vous pouvez par la force vous installer n'importe où, sans risque de contrôle fiscal", affirme le maire dans son courrier. "Puisque seules la force et l'intimidation sont respectées en France, je vous engage à vous mobiliser", demande-t-il à ses administrés.

"Dérapages et propos irresponsables"

"Cette lettre est un appel à la haine contre les gitans et les Africains. Nous avons saisi le préfet vendredi pour qu'il fasse stopper la diffusion et prenne toutes les mesures qui s'imposent pour éviter tout incident", a expliqué Samuel Thomas, vice-président de SOS Racisme.
L'opposition municipale (PS-PC-Verts) a de son côté réclamé "la démission rapide du maire", regrettant dans un communiqué, "ces dérapages et propos irresponsables qui, loin d'apporter des solutions, ne font qu'exacerber les tensions entre différentes populations".

Une délégation de SOS Racisme, conduite par son président Dominique Sopo, devait se rendre dimanche matin sur le marché d'Emerainville pour diffuser un tract appelant la population à "faire vivre la fraternité républicaine", selon le vice-président de SOS Racisme.
google, actualités, Créé le 24 septembre 2005, Mis à jour le 24 septembre 2005 à 17h59

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25 janvier 2007. Une écoute irrégulière provoque l'annulation de la procédure visant Fodé Sylla dans une affaire de drogue

LA CHAMBRE de l'instruction de la cour d'appel de Paris a annulé, lundi 23 janvier, la procédure visant l'ancien député européen (PCF) et président de SOS-Racisme, Fodé Sylla, qui avait été suspecté au cours d'une enquête sur un trafic de stupéfiants et avait été placé pendant deux jours en garde à vue par les enquêteurs de la 2e division de police judiciaire (DPJ) de Paris au mois de juin 2005 ( Le Monde du 14 juin 2005).

Une écoute téléphonique irrégulière est à l'origine de la décision des magistrats. Les policiers avaient en effet placé sous surveillance la ligne du principal suspect du dossier - à qui M. Sylla avait donné des cours de français - sans en demander l'autorisation au parquet.
Le Monde, Article publié le 25 Janvier 2006, Par Pascal Ceaux

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(Avril 2006) Julien Dray (PS) soutient Ségolène Royal

Le porte-parole du Parti socialiste, Julien Dray, a affirmé jeudi qu'il soutenait la candidature de Ségolène Royal

"Aujourd'hui, elle est une de celles qui est le mieux à même de battre la droite" à la présidentielle de 2007, a-t-il lancé, a-t-il dit dans une interview à France-Info.
Il soulignait toutefois que cette tendance devait se confirmer, car "il n'est pas sûr que cela dure, ajoutant qu'"il y a des épreuves à franchir, comme pour tous les candidats".

Interrogé sur les déclarations de la députée des Deux-Sèvres sur l'action du Premier ministre britannique Tony Blair, Julien Dray, a affirmé: "Nous ne faisons pas du blairisme à la française et la candidate que je soutiens ne va pas prendre le modèle de Tony Blair".

"On fera du 'royalisme' à la française", a dit le député de l'Essonne, vantant la volonté de Ségolène Royal d'"être pragmatique".

Questionné sur une éventuelle candidature de Lionel Jospin, Julien Dray a répondu que l'ancien Premier ministre a "souvent dit" qu'il n'est "pas là pour gêner" ou "empêcher" les présidentiables socialistes, mais être "un recours" si la gauche n'arrivait pas à avoir un candidat.
Yahoo.fr, actualités, Publié le 13/04 à 20:39

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(Avril 2006) Ségolène Royal battrait Nicolas Sarkozy à la présidentielle, selon un sondage

PARIS (AP) -- Un nouveau sondage donne Ségolène Royal victorieuse d'un duel contre Nicolas Sarkozy: la députée socialiste battrait le président de l'UMP au second tour de l'élection présidentielle avec 53% des voix, contre 47% à son adversaire de droite.

Selon ce sondage CSA pour "Le Parisien", "Aujourd'hui en France" et "i-Télé", rendu public dimanche, Ségolène Royal ferait jeu égal avec Nicolas Sarkozy au premier tour de la présidentielle, avec 31% des voix chacun.

Ils devanceraient Jean-Marie Le Pen (14%), tandis qu'aucun autre candidat ne dépasserait 5% des voix.

Jeudi, un autre sondage TNS-Sofres donnait déjà la victoire au second tour de la présidentielle à Ségolène Royal avec 51% des voix, contre 49% à Nicolas Sarkozy

Le sondage CSA rendu public dimanche a été réalisé par téléphone les 18 et 19 avril auprès d'un échantillon national représentatif de 878 personnes inscrites sur les listes électorales, constitué d'après la méthode des quotas. AP
nouvelobs.com, Lundi 24 avril 2006 - 19h03, AP | 23.04.06 | 23:26

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(Avril 2006) Les leaders étudiants font souvent carrière en politique.
Le CPE (contrat première embauche) enterré, nul n'oubliera Julie Coudry ou Bruno Julliard.
Les mouvements étudiants sont un tremplin politique pour leurs leaders.

Bruno Julliard, 25 ans, président de l'Unef, et Julie Coudry, 28 ans, présidente de la Confédération étudiante, ont crevé l'écran, tenu tête aux ministres, parlé d'égal à égal avec les leaders des grands syndicats pendant la longue crise du CPE.
Vont-ils brusquement quitter le devant de la scène et retomber dans l'anonymat? Sans remonter à Mai 68 et à Cohn-Bendit, l'histoire de ces trente dernières années montre que les grands mouvements étudiants ont été des tremplins politiques pour leurs leaders.

Les "enfants de Juju"

L'exemple le plus spectaculaire, c'est, bien sûr, celui de Julien Dray.
Lycéen à Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis), militant de la Ligue communiste, animateur du Mouvement d'action syndicale, il émerge lors des manifestations de 1973 contre la loi Debré.
Il est le premier chef de file étudiant issu de la banlieue.
Converti au socialisme démocratique sous François Mitterrand, fondateur de SOS Racisme en 1984 avec son ami Harlem Désir, co-fondateur du syndicat lycéen FIDL en 1986, il sera le grand frère des animateurs de plusieurs révoltes étudiantes au point qu'on parlera, abusivement, des « enfants de Juju ».

Dray est le chef d'orchestre, plus ou moins clandestin, des manifestations contre la loi Devaquet en novembre et décembre 1986.
Isabelle Thomas, vice-présidente de l'Unef, la star du mouvement, qui s'oppose à la sélection dans les universités, est proche de lui.
C'est encore Dray qui, avec l'accord de François Mitterrand, conseille Nasser Ramdane, Delphine Batho et Cécile Amar, les meneurs du mouvement des Lycéens contre Michel Rocard et son ministre de l'Education, Lionel Jospin, en 1990.

En 1998, lorsque Loubna Méliane, 20 ans, symbole d'une jeunesse pour qui l'école est la meilleure arme contre l'exclusion, incarne la révolte, Dray n'apparaît pas.
Jospin est à Matignon, et c'est son ami Claude Allègre, ministre de l'Education nationale, qui est contesté. Mais c'est lui, en sous-marin, qui cornaque la jeune femme.

Aujourd'hui, Dray n'est plus le grand organisateur des manifestations de jeunes.
La direction de l'Unef est proche d'Henri Emmanuelli, et les minoritaires sont sous l'influence des trotskistes de la LCR ou de Jean-Christophe Cambadélis, député PS, ex-trotskiste, ex-président de l'Unef-ID.

Mais Dray joue un rôle important au PS.
Député de l'Essonne depuis treize ans, il est porte-parole du parti.
Proche de François Hollande, c'est l'un des partisans les plus actifs de la candidature de Ségolène Royal pour 2007.

Que sont devenus « les enfants de Juju »?

A quelques exceptions près, ils sont restés dans la sphère d'influence du PS.

Isabelle Thomas, récompensée par Mitterrand après sa réélection en 1988, sera conseillère à l'Elysée. Secrétaire nationale du PS, conseillère régionale de Bretagne depuis 1998, elle est aujourd'hui proche d'Henri Emmanuelli et de la direction de l'Unef.

L'autre leader des manifestants de 1986, David Assouline, trotskiste alors et porte-parole enflammé des étudiants en colère, a rejoint le PS.
Après la victoire de Bertrand Delanoë en 2001, il devient adjoint au maire de Paris. Depuis 2004, il siège au Sénat.

Delphine Batho, présidente de la FIDL (1990-1994), a poursuivi les luttes jusqu'au milieu des années 90, contre le smic jeunes de Balladur notamment. Elle est aujourd'hui secrétaire nationale du PS chargée de la sécurité.

Nasser Ramdane, porte-parole de la FIDL, vice-président de SOS Racisme, a rejoint le PC en 2000.

Autre leader des manifestations étudiantes des années 90, Benoît Hamon a toujours milité au PS. Ex-président du Mouvement des jeunes socialistes, puis conseiller pour la jeunesse auprès de Jospin de 1995 à 1997, il sera élu en 2004 député socialiste européen.
Il est le parrain de la Nouvelle Gauche, qui est aux commandes du Mouvement des jeunes socialistes et qui contrôle l'Union nationale des lycéens.

Des exceptions

Rares sont les leaders étudiants qui n'ont pas fait carrière en politique.
Parmi les plus connus, Michel Field, ex-trotskiste, membre des Comités lycéens en 1968, meneur du Comité de coordination lycéen en 1973, qui est devenu journaliste.
Tout comme Cécile Amar.
Quant à Loubna Méliane, vice-présidente de SOS Racisme, animatrice de Ni putes ni sourmises, membre du Conseil natiolal du PS, elle anime une émission sur Fun Radio, où elle donne la parole aux ados.

Lorsqu'on demande à Julie Coudry comment elle voit son avenir, elle répond: «La politique? C'est non! » Elle préférerait militer au sein de la société civile. Le syndicalisme, la CFDT dont elle est très proche? Elle y pense.

Bruno Julliard, lui prépare un master de droit, affirme être tenté par une carrière juridique dans la fonction publique.
Mais le fils de militante syndicale et féministe, devenue maire PS du Puy-en-Velay, est tombé jeune dans la marnite socialiste.
Il a montré un tel sang-froid, une telle détermination, un tel sens des responsabilités au long du conflit qu'on le voit mal ne pas se lancer, comme ses prédéceseurs, en politique.
nouvelobs.com, Robert Schneider, CHALLENGES N°31-13 AVRIL 2006

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jeudi 13 juillet 2006, 19h39 Mondial: SOS Racisme va porter plainte contre le sénateur italien Roberto Calderoli

PARIS (AP) - L'association SOS Racisme annonce jeudi qu'elle déposera plainte pour diffamation raciale "dans les jours qui viennent" à l'encontre de Roberto Calderoli, vice-président du Sénat italien et ancien ministre de Silvio Berlusconi, pour ses propos sur les joueurs de l'équipe de France de football.

Au lendemain de la victoire de l'Italie sur la France en finale de la Coupe du monde, ce dirigeant de la Ligue du Nord avait déclaré dans un communiqué que "la victoire de Berlin est une victoire de notre identité, d'une équipe qui a aligné des Lombards, des Napolitains, des Vénitiens et des Calabrais et qui a gagné conte une équipe qui a sacrifié sa propre identité en alignant des noirs, des islamistes et des communistes pour obtenir des résultats".

Pour SOS Racisme, qui a confié le dépôt de cette plainte à Me Dominique Tricaud, "cette affirmation (...) constitue une attaque inacceptable et contraire aux valeurs du sport dont l'équipe de football d'Italie a été porteuse.
Cette équipe ne peut donc pas être associée aux sorties outrancières d'un personnage qui prétend parler en son nom. Tout comme la France ne se réduit pas à Le Pen, l'Italie ne se réduit pas à Calderoli".

SOS Racisme estime que M. Calderoli "est coutumier des propos racistes et que sa dernière déclaration en date ne fait qu'exprimer la haine qu'il nourrit face à tout ce qui pourrait ressembler, à l'image de l'équipe de France, à du mélange et à du métissage". AP
Yahoo.fr, actualités, jeudi 13 juillet 2006, 19h39

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jeudi 20 juillet 2006, 13h47 Présidentielle: "le risque est réel" de voire se reproduire avril 2002, selon Julien Dray

PARIS (AP) - Le porte-parole du Parti socialiste Julien Dray redoute de voir se renouveler à l'élection présidentielle de 2007 le scénario du 21 avril 2002 qui avait vu le candidat du parti, Lionel Jospin, se faire barrer la route du second tour par Jean-Marie Le Pen.

"Le risque est réel", a admis M. Dray dans un entretien paru jeudi dans "Le Parisien/Aujourd'hui en France". "Au début, il y a beaucoup de bonnes intentions mais, dans le feu de l'action, chacun cultive ses différences. Et c'est meurtrier".

"Nous ne voulons pas recommencer à l'identique la gauche plurielle des années 1990", a indiqué le député de l'Essonne, mais plutôt "un accord de gouvernement pour construire une gauche durable".

"Nous voulons être à l'écoute de nos partenaires, en permanence et pas seulement à la veille des élections", a-t-il ajouté, non sans donner "un conseil d'ami" à ces mêmes partenaires: "Les électeurs de gauche veulent l'unité, le rassemblement, et ils se souviennent de 2002. Ils auront le réflexe du vote utile".

"Ce n'est pas en culpabilisant les électeurs des autres familles politiques dont le candidat socialiste aurait besoin", avait déclaré mercredi Dominique Voynet, candidate des Verts.
"Que le candidat socialiste soit bon, qu'il défende un projet socialiste, qu'il mobilise les électeurs socialistes", c'est la "seule façon de conjurer le risque" d'être émiminé au premier tour. AP
Yahoo.fr, actualités, jeudi 20 juillet 2006, 13h47

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jeudi 8 mars 2007, 15h29 Bayrou progresse encore et talonne à présent Royal et Sarkozy Par Eric BASSI

PARIS (AFP) - François Bayrou a confirmé sa progression spectaculaire dans deux sondages publiés mercredi, au point de talonner Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, jusqu'ici favoris de la présidentielle.

Le candidat UDF, qui bataille inlassablement contre le clivage droite-gauche et promet de former un gouvernement d'union nationale s'il accède à l'Elysée, a gagné 7 points dans le dernier sondage CSA et 4 dans le dernier BVA.

Parti de 6% en début d'année, M. Bayrou est crédité de 24% d'intentions de vote par CSA et n'est plus devancé que d'un point par Ségolène Royal (25%, - 4) et de deux par Nicolas Sarkozy (26%, - 3).

Le président de l'UDF est crédité de 21% par BVA, qui accorde 24% à Mme Royal (-1) et 29% à M. Sarkozy (-2). Il est cependant plus bas (19%) selon le baromètre quotidien IPSOS.

M. Bayrou apparaît désormais "qualifiable" pour le second tour présidentiel, soulignent les sondeurs. Ce qui explique les attaques de ses principaux rivaux.

La forte progression de M. Bayrou tiendrait pour partie, selon Jean-Daniel Lévy (CSA), à un basculement de 15 points des employés et des ouvriers qui avaient l'intention de voter jusque là pour M. Sarkozy et Mme Royal. Un mouvement relevé aussi par LH2.

Elle tient également, pour CSA, à un déplacement de plus de 10 points des jeunes qui comptaient apporter leurs voix à M. Sarkozy.

Il s'agirait de diplômés, mais aussi de "jeunes en situation d'attente ou d'incertitude à l'égard de leur avenir professionnel" séduits par "le discours cohérent" du leader centriste (motion de censure contre Villepin, refus du budget, stratégie d'indépendance et désaccord avec PS et UMP).

La question est maintenant de savoir si M. Bayrou, parvenu à la hauteur de M. Sarkozy et de Mme Royal, va poursuivre sa percée et les dépasser.

"Ce qui est assez net, c'est que depuis ce matin l'ensemble des compteurs sont remis à zéro", estime M. Lévy. "Il n y a plus de favoris".

Selon lui, les électeurs vont regarder de près le projet porté par M. Bayrou, qui "s'est pour l'instant construit en contre", Mme Royal ne pourra pas se contenter de dire "Je suis de gauche", et M. Sarkozy devra "rassurer sur sa capacité à être l'artisan d'un changement profitable à tous".

Pour Jérôme Sainte-Marie (BVA Opinion), "la dynamique politique principale de la campagne est aujourd'hui, sans conteste, celle qui porte la candidature de François Bayrou".

"En compétition en début d'année avec Jean-Marie Le Pen pour le titre de troisième homme", il "n'est pas loin aujourd'hui de devenir le deuxième", affirme-t-il.

"Dans une telle hypothèse, qui sans être la plus probable est désormais vraisemblable", Bayrou battrait Sarkozy par 55% contre 45%, grâce à d'importants reports de voix de gauche, qui n'aurait pas de candidat au second tour, comme en 2002 et en 1969.

La gauche pourrait apporter ses voix à M. Bayrou, car "pour la plupart de ses électeurs", "Bayrou et Sarkozy, c'est pas bonnet blanc et blanc bonnet", estime Emmanuel Rivière (Sofres).

M. Sarkozy serait "victime de l'implosion de la gauche", selon M. Sainte-Marie, "cette configuration résidant avant tout dans la faible crédibilité de Mme Royal dans l'opinion quant à ses qualités pour exercer la fonction présidentielle".

Si Mme Royal était au second tour face à lui, M. Bayrou la battrait aussi par 54%, selon un récent IFOP.

Reste qu'à 50 jours du premier tour, un électeur sur deux n'a pas arrêté son choix, selon CSA, et qu'on ne peut négliger Le Pen, qui n'a jamais été aussi populaire, souligne Fréderic Dabi (IFOP).
Yahoo.fr, actualités, jeudi 8 mars 2007, 15h29

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mardi 6 mars 2007, 21h44 Affaire Barre: SOS Racisme demande à Pascal Clément d'engager des poursuites

PARIS (AP) - SOS Racisme a demandé mardi au garde des Sceaux Pascal Clément d'engager des poursuites contre l'ancien Premier ministre Raymond Barre qui, dans un entretien diffusé jeudi dernier sur France Culture, a pris la défense de Maurice Papon et Bruno Gollnisch, tout en dénonçant la campagne qu'aurait menée contre lui en 1980 le "lobby juif le plus lié à la gauche".

"L'association se réserve évidemment le droit d'engager des poursuites si les autorités devaient rester silencieuses", précise SOS Racisme dans un communiqué.

Les propos tenus par Raymond Barre "sont indignes de l'homme qui les a proférés et des hautes fonctions qu'il a exercées dans le passé", souligne l'association, en affirmant qu'il ressort de cette interview "la banalisation des crimes commis pendant la Shoah, la réhabilitation du régime de Vichy, le déni fait aux juifs d'être des victimes dans les attentats qui les visent ainsi que l'accusation à leur encontre d'organiser un lobby capable de monter des opérations indignes".

"Il y a une clique qui depuis 1979 me poursuit pour me faire apparaître antisémite. Je dois vous dire que les procédés sont très singuliers mais que cela me laisse totalement indifférent et c'est mon indifférence qui les outrage", a déclaré l'ancien Premier ministre jeudi sur RTL, réagissant aux accusations d'antisémitisme qui pèsent sur lui.

"Je dois vous dire qu'au moment du procès de Monsieur Papon, nous avons été deux à témoigner, non pas sur le passé mais sur ce que nous connaissions, c'était Olivier Guichard et moi-même. On ne peut pas nous soupçonner de quelque façon que ce soit d'être collaborationnistes, ni d'être antisémites, je tiens à le dire", a ajouté Raymond Barre.

Dans un communiqué, La Ligue des droits de l'homme (LDH) déplore pour sa part le "silence assourdissant" des "héritiers politiques de Raymond Barre". "Sans doute cinq années de lepénisation des esprits, y compris parlementaires, ont-elles fait leur preuve malfaisante. Mais ceux qui se taisent face aux propos déshonorants de leur ancien mentor en sont nécessairement complices", ajoute la LDH. AP

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Le Parisien, Paru le : 30/03/2007, p. 17 Violences conjugales Sursis requis contre l'avocat de SOS Racisme

FRANCIS et Sylvie se sont aimés. Aujourd'hui, ils se déchirent dans un divorce douloureux où chacun s'accuse du pire.

Le très médiatique avocat Francis Terquem, fondateur de SOS Racisme, grand pourfendeur des violences policières et auteur de quelques pamphlets sur le « coup d'Etat judiciaire », est accusé d'avoir voulu étrangler son ex-épouse, Sylvie Benard, une docteur ès lettres, avec la laisse de leur chien.

Cette dernière est en arrêt maladie depuis ce jour, le 2 février. L'avocat était venu chercher leur fils, Benjamin, pour passer le week-end avec lui. Un petit garçon âgé de 8 ans qu'il n'a pas vu depuis six mois.

Le parquet a requis hier six mois de prison avec sursis à l'encontre du célèbre avocat, présenté comme un « conjoint violent », mais qui a contesté farouchement les faits.

« Curieusement, les policiers n'ont noté aucune trace de strangulation, tout juste une rougeur sur le cou, au cours de l'audition de la plaignante. D'ailleurs, les constatations sont incompatibles avec les violences décrites », note d'emblée M e Nathalie Carrère, le conseil de Francis Terquem, visiblement éprouvé par ces accusations, affirmant devant le tribunal « n'avoir jamais exercé la moindre violence sur quiconque ». Il désigne même Sylvie comme la « femme de sa vie ».

Sa première épouse, Arlette Vierton, une enseignante d'anglais, mère de sa fille aînée, est venue témoigner en sa faveur : « C'est inconcevable. Il n'a jamais levé la main sur moi en quinze ans de vie commune. J'ai été choquée d'apprendre cela. »

Même son de cloche chez son associée depuis quinze ans, M e Marie-Paule Pioli, qui décrit l'avocat comme un « homme parfois bourru mais certainement jamais violent ».

« Les faits sont pourtant établis », rétorque Richard Koplewicz, l'avocat de Sylvie Benard, tout en fustigeant « les calomnies et mensonges » proférés à l'égard de sa cliente, présentée comme une « consommatrice de drogue » par Fodé Sylla, l'ex-président de SOS Racisme et intime du couple, mis hors de cause dans une ténébreuse affaire de trafic de stupéfiants.

« Pitoyable, et jusqu'où va-t-on aller ? » lui renvoie l'avocat, qui préfère mettre en avant « la spirale de violences ininterrompue dans le couple depuis octobre 2005 ». Sur le banc de la défense, on évoque aussi la « délatrice d'habitude » qui a aussi déposé plainte contre son employeur pour agression sexuelle et est présentée comme malade et dépressive.

« Un conjoint dans le déni de ses violences »

L'avocate de Francis Terquem, mis en cause dans un précédent dossier, toujours pour violences conjugales, bondit pour soulever le « faux témoignage » de la nounou du couple Terquem. L'occasion aussi pour M e Carrère de démonter encore une fois le témoignage apporté par cette garde d'enfant très proche de Sylvie Benard : « Alors qu'elle était enfermée dans les toilettes, elle aurait entendu la plaignante dire à Francis : Arrête de m'étrangler ! Et cela alors même que Sylvie Benard déclare aux policiers qu'elle ne pouvait ni respirer ni parler... »

La procureure ne s'en laisse pas conter. Elle voit dans l'avocat, déjà condamné à « six reprises », « un conjoint dans le déni de ses violences », faisant « régner un climat nauséabond à l'audience » et constate la « détresse » de Sylvie Benard.
Sèchement, elle a demandé six mois de prison avec sursis, dont dix-huit mois de mise à l'épreuve contre Francis Terquem « en plein drame ». Jugement en délibéré au 26 avril.
Jean-Marc Ducos, Le Parisien, vendredi 30 mars 2007, p. 17

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Tests ADN: SOS Racisme appelle "à sortir de l'état d'anesthésie morale" AFP - 20 septembre 2007 14h20PARIS (AFP) -

Après l'adoption de l'amendement autorisant le recours aux tests ADN voté avec le projet de loi sur l'immigration, SOS Racisme appelle jeudi, dans un communiqué, "chacun à sortir de l'état d'anesthésie morale dans lequel le pays a semblé se trouver".

"Face à la surenchère démagogique d'une partie de la majorité parlementaire, affirme le communiqué de SOS Racisme, une période de mobilisation citoyenne est indispensable. Car, non seulement il n'est guère admissible qu'à l'occasion d'un amendement introduit en catimini, des considérations éthiques soient tranchées en quelques dizaines de minutes, mais en outre, l'amalgame +immigré=fraudeur+ permis par le vote de cet amendement relève d'un approfondissement d'une ligne populiste et démagogique".

SOS Racisme considère encore que le vote de cet amendement "contient en lui de redoutables potentiels d'extension dans toutes les couches de la population et dans tous les domaines de la vie en société".

Par le vote de cet amendement, il est autorisé un recours facultatif et expérimental, jusqu'au 31 décembre 2010, aux tests ADN pour apporter une preuve de filiation d'un candidat au regroupement familial originaire d'un pays "dans lequel l'état civil présente des carences" et "en cas d'inexistence de l'acte d'état civil" ou "de l'existence d'un doute sérieux sur l'authenticité de celui-ci". Le test est effectué après "consentement express" du demandeur.

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nonfiction.fr, Rémi Raher, Julien Dray règle ses comptes[13/11/07] Essais politiques Règlement de comptes Julien Dray Éditeur : Hachette Littératures

Résumé :Le pamphlet de Julien Dray taille un costard aux éléphants, à Hollande et à Jospin. On pourrait reprocher à Dray de régler ses comptes... mais il assume. Et a failli se retrouver ministre de Sarkozy.

Julien Dray n'est pas le plus populaire des socialistes. C'est une tautologie de la sociologie politique : les portes-flingues et les snipers des différents partis n'ont jamais une grande côte d'amour.

Pourtant, l'homme a une belle carrière : enseignant-chercheur, ancien président de SOS-Racisme, député depuis 1988 et vice-président du Conseil régional d'Île-de-France. Bon, il grossit parfois un peu le trait, comme sur la 4e de couverture de Règlement de comptes où il est bombardé conseiller spécial de Ségolène Royal pendant la campagne présidentielle alors qu'il était en fait conseiller chargé de la coordination des portes-paroles. Mais ceci n'a pas grande importance : les titres ne sont que des surnoms, comme l'écrivait Thomas Paine.

Le sixième livre de Julien Dray s’intitule donc Règlement de comptes. Pourquoi ce titre ? « Tant qu’à faire, soyons clairs » explique l’auteur. Chose promise, chose due : le porte-parole du PS règle bel et bien ses comptes dans ce livre, publié ce mercredi 14 novembre chez Hachette-Littératures.

Réaction à L'Impasse de Lionel Jospin, ce livre est un pamphlet qui taille un costard aux éléphants, à Hollande et à son prédécesseur, dont « la fuite devant l’insupportable humiliation » de 2002 n’évoque que mépris pour Julien Dray, qui confirme par ailleurs que Ségolène Royal a proposé à François Hollande d'être son directeur de campagne pour la présidentielle et que celui-ci a refusé d’un simple mot : « impossible ». On y apprend aussi que Nicolas Sarkozy a proposé au député de l’Essonne d'entrer au Gouvernement, le jour même du second tour des législatives, deux heures avant le résultat des élections.

Sur la forme, on remarque que l’ouvrage a sans doute été écrit à plusieurs mains et qu’il souffre d’un trop grande envie de briller. A commencer par les latinismes : un toutes les deux pages dans l’introduction et ça continue ensuite : pro domo, in fine, mutatis mutandis, ex-voto, horresco referens… Un peu lassant, tout ça. S’accumulent aussi pas mal de virgules et de notes de bas de pages, comme un étudiant le ferait dans un mémoire de maîtrise. On se demande à quoi ça sert : Dray n’a pas besoin des références bibliographiques (surtout de celles de ses camarades socialistes) pour que son point de vue soit entendu.

La dame en blanc

D’entrée de jeu, l’auteur justifie son livre par une réaction épidermique au dernier livre de Lionel Jospin et aux « arguments d’une bassesse inhabituelle » employés par ce dernier qui ajoute au moulin de ceux qui stigmatisent Ségolène Royal comme un personnage de droite. Dray rappelle à juste titre que le candidat de 2002 lui-même reconnaissait que son programme n’était pas vraiment de gauche et pas du tout socialiste : le droit d’inventaire devrait donc s’appliquer aussi à celui qui le revendiquait tant vis-à-vis de Mitterrand.

Julien Dray relate la genèse de la candidature de Ségolène Royal. Entre le congrès de Dijon qui fut « un rendez-vous raté » et François Hollande qui ne se prononce « jamais clairement » sur une éventuelle course à l’Elysée, certaines opportunités naissent et des écuries se créent. Autour de Laurent Fabius, porte-étendard du non au referendum européen. Autour de Dominique Strauss-Kahn, qui entend jouer sa popularité pour s’imposer. Concernant Ségolène Royal, cela semble plus long : dans les débats entre amis, elle propose de nouvelles idées pendant que François Hollande mise sur le rejet de la droite, qui semble inéluctable. Un soir, la présidente de Poitou-Charentes commence à s’imaginer un destin national (page 28).

Extrait :
« Ségolène provoque François :
- Alors, quand est-ce que tu vas te décider à annoncer ta candidature, puisqu’il paraît que tu es le seul à pouvoir rassembler le parti ?
Son compagnon rit et lui rétorque :
- Honneur aux dames.
Un ange passe. Très calme, Ségolène répond :
- Et pourquoi pas…
Ce soir là, elle est habillée tout en blanc. J’y repense aujourd’hui. »

Ségolène et François

Le député de l’Essonne est un ami du couple depuis 1984, son regard est donc intéressant sur les deux personnalités. François Hollande, on le sait, est un apparatchik brillant et cultivé. Ségolène par contre s’ennuie ferme dans les réunions d’appareils et mise sur son contact avec le public, ce qui lui permet de devenir une des personnalités politiques préférées des Français bien avant 2004 ; cette information invalide au passage la thèse de Jospin selon laquelle « la Madone du Poitou » serait une création des sondages en 2006.

Le congrès du Mans, en 2005, vise clairement la candidature Hollande en 2007 avec la mise en place d’un « contrat de gouvernement ». Mais le Premier secrétaire se fait désirer… et devancer, faute d’action : « arrivé sur les rives du Rubicon, il s’est contenté de contempler l’onde amère ». Pour autant, et malgré les difficultés du couple (déjà connues de tous en 2006, selon Dray), Ségolène Royal souhaite que le chef du PS soit son directeur de campagne. Mais ce dernier refuse (« impossible ») et la pagaille commence chez les socialistes : pas d’organigramme officiel, pas de corrélation entre le parti et l’équipe de campagne, etc.

Le troisième chapitre est l’occasion d’une nouvelle charge contre Jospin, « faux modeste qui prépare son retour en 2005 », après avoir déjà fait explicitement comprendre à Julien Dray qu’il souhaitait revenir lors d’un déjeuner… en 2003 ! S’ensuit donc une attaque en règle du réquisitoire jospinien et des détracteurs de Ségolène Royal. Comme Jean-Luc Mélenchon qui l’accuse de profiter des adhérents à 20€, qui ne sont pour lui que des « koulaks ». Ou comme Claude Allègre, qui reproche à la candidate de « suivre l’avis de Mme Michu ». Pourtant, Royal l’assume parfaitement : Mme Michu l’intéresse, car elle vote et elle parle vrai.

Selon Julien Dray, la démocratie participative est la clé de la popularité de Ségolène Royal : « la ferveur populaire s’est purement et simplement nourrie de la proximité retrouvée ». Car il insiste : Ségolène Royal a bel et bien fait une campagne sociale. Favoriser les emplois sécurisés, lutter contre la vie chère, rompre avec l’assistanat… Autant de mesures inscrites dans le projet collectif du PS, pourtant descendu en flammes par ses auteurs !

Les éléphants

Le moins que l’on puisse dire, c’est que Julien Dray n’est pas tendre avec les « enfants gâtés du mitterrandisme » avec qui il n’est « jamais question d’idées, mais toujours de pouvoir » et qui ont torpillé la campagne présidentielle au motif qu’ils n’y trouvaient pas leur place ni leur futur marocain ministériel. Allègre avouera même qu’il est prêt à « tout faire pour la faire battre » tandis que Fabius joue la vierge effarouchée et méprisée. De son côté, DSK traite la candidate de « bonne femme creuse » avant, en plein cœur de la campagne, de partir deux semaines au Canada pour faire du ski.

Mais le député de l’Essonne ne fait-il pas partie de ces pachydermes ? « Pour ce qui est du physique, je le reconnais (sourire) ». (Oui oui, les parenthèses sont dans le texte…) Et puisqu’il se veut lucide, Dray reconnaît que les torts sont partagés et qu’il règne autour de Ségolène Royal une « inorganisation rampante », entre une absence d’organigramme clair et une bicéphalité bancale avec François Hollande. En effet, il serait difficile de prétendre le contraire…

De Versailles à Villepinte, en passant par la gare du Nord

Après avoir jeté des pavés et des fleurs, force est de reconnaître que Sarkozy a réussi sa mutation en présidentiable lors de son investiture à la candidature UMP, en parvenant à mettre en scène un gaullisme social qui lui est bien étranger. A ce triomphe sarkozyste s’ajoute pourtant une nouvelle bévue socialiste : François Hollande jette le trouble sur les questions de fiscalité en déclarant qu’il n’aime pas les riches ! Il ajoute même qu’on est riche à partir d’un revenu de 4000€ par mois. Et les socialistes, dans un concours d’intelligence, s’engueulent dans tous les sens, en comparant le coût de la vie à Paris et à Tulle. On ne pouvait imaginer pire scénario.

Ah si, on pouvait imaginer pire en la personne d’Arnaud Montebourg qui déclare que le défaut de Ségolène Royal, c’est son compagnon. La petite phrase, largement relatée dans les médias par le biais d’une Nadine Morano « jamais en reste d’une vacherie », contribuera largement à entretenir la pagaille entre Solférino et le « 2-8-2 », QG de campagne des ségolénistes. Malgré tout cela, Julien Dray dédouane François Hollande et met sa phrase sur le compte de l’erreur plutôt que du calcul : « je n’ai jamais cru à un François Hollande complotant contre sa compagne et organisant ainsi sa défaite ».

La campagne zappe d’un thème à l’autre, mais l’un d’entre eux est récurrent : la sécurité. Et les émeutes du 27 mars 2007 à la gare du Nord ne vont rien arranger, surtout quand Sarkozy saisit la balle au bond pour vilipender « le laxisme de la gauche » et que les ténors socialistes encouragent leur candidate à laisser tomber le thème de la sécurité pour se recentrer sur le social. Julien Dray enrage : c’est un spécialiste des questions de sécurité et il n’a jamais accepté que les socialistes pensent qu’il s’agit là d’un thème de droite alors que « la finance génère le désordre pour mieux se déployer ».

Selon l’auteur, l’ordre juste a un sens : créer un ordre public social et produire de la justice. « Quand la gauche prend en charge les problèmes de sécurité, elle ne fait pas une incursion sur le terrain de la droite ». Car la gauche met la sécurité au cœur de son projet de société au même titre que l’aide sociale : une société où l’on peut vivre tranquillement sans haïr ni craindre son voisin. Il va même jusqu’à saluer Manuel Valls qui « a raison de dire qu’il y a des contradictions à surmonter » chez les socialistes.

Derniers combats… puis Sarkozy

Le soir du 1er tour, c’est la douche froide : Sarko franchit les 30%. Forte participation donc pas de réserve chez les abstentionnistes et très peu de voix à gauche pour assurer un report triomphant. Julien Dray est clair : « il ne fallait pas être grand clerc pour comprendre que c’est autour de l’électorat de Bayrou que résiderait une partie de la solution ». Il s’annonce ainsi comme farouche partisan d’un rassemblement arc-en-ciel qui va de Bové à Bayrou mais là encore, il considère les socialistes comme trop hésitants. On connaît la suite.

Selon Dray, diaboliser Sarkozy lui rend service car il peut alors jouer la victime au lieu de justifier ses choix : « ne lui faîtes pas l’honneur d’un procès en sorcellerie ». Il insiste, même : Sarko n’est ni un facho ni un nazi, « pas même en version light » ; c’est un homme pragmatique qui prend ce dont il a besoin là où il a besoin, dans une stratégie de « coup d’éclat permanent », selon le bon mot de François Hollande. Et il précise également que pour le nouveau président de la République, l’ouverture n’est pas une idée neuve : elle remonte à 1994 quand il débauchait des personnalités de gauche au profit de Balladur. C’est pourquoi il n’a pas été plus étonné que cela lorsque Nicolas Sarkozy l’appela le 17 juin 2007 pour lui proposer un ministère (page 177). Chose qu’il n’acceptera jamais, précise-t-il ensuite.

Extrait :
« - Si tu veux me présenter tes condoléances pour ma défaite, attends encore deux heures !
- Tu vas être réélu car il y aura un rééquilibrage et c'est normal. Mais là, je veux te parler de toi.
Ca me fait rire.
- Tu veux gagner ton pari, c'est ça ?
- Oui, je veux que tu entres au gouvernement. Je veux que mon élection soit utile pour le pays. Je veux faire des réformes sur lesquelles il peut y avoir des majorités d'idées, pour cela, j'ai besoin des meilleurs et je ne veux pas m'en priver. Mes amis sont bien sympathiques, mais on n'y arrivera pas si on continue la logique bloc contre bloc. Je suis désormais au-delà de ça. J'ai besoin de toutes les compétences avec moi. Tu feras ce que tu veux.
- J'espère que tu ne te fais pas trop d'illusions.
- Non, mais réfléchis, on ne sait jamais. »

Et maintenant ?

Après avoir brocardé les uns et encensé les autres, reste le difficile exercice de la perspective. Mais Dray assume, et propose, aux antipodes d’un gauchisme qui lui a valu tant de critiques. Pour lui, il y a trois piliers majeurs dans l’avenir du PS et de la France. Le premier : il faut encourager la démocratie participative avec un retour du peuple au centre des préoccupations. Le second : il faut oublier les foules et reconnaître les individus pour ce qu’ils sont. Le troisième : il faut une VIème République qui mette en place un régime parlementaire et une décentralisation intelligente qui valorise « l’intelligence des territoires ».

Ainsi, Julien Dray rejoint les rénovateurs du PS. Selon lui, il faut conserver le dispositif des adhérents à 20€ et encourager encore plus de gens à venir grossir les rangs socialistes. On peut même s’étonner lorsqu’il condamne les vieilles pratiques d’un parti qui s’effondre avec ses codes et ses jeux d’appareils ne visant que le pouvoir. Car il ne fut pas le dernier à fomenter des coups de Jarnac. Mais, semble-t-il, le député a retenu la leçon : « il faut changer, ou mourir ».

* Disclaimer : Rémi Raher est chercheur en science politique.
Pendant la campagne présidentielle, il travaillait comme conseiller technique au sein du cabinet du président de la Région Pays de la Loire, où il est actuellement chargé de mission.

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Dray, Calife à la place du Calife
http://www.bakchich.info/article2144.html jeudi, 13 décembre 2007 | par Serge Faubert
Julien Dray en a marre de jouer les éminences grises. Il veut maintenant devenir le patron du PS

Il y pense, et pas qu’en se rasant. Julien Dray se verrait bien Calife à la place du Calife. Entendez premier secrétaire du PS en remplacement de François Hollande. Depuis quelques jours, les lieutenants de Juju testent discrètement l’idée dans les couloirs de la rue de Solférino et du groupe socialiste à l’Assemblée nationale. Point fort de l’argumentation : l’extrême-gauche marque des points dans l’électorat socialiste et menace l’existence même du parti ; il n’y a qu’un ancien trotskyste – Dray a fait ses classes à la LCR - qui puisse endiguer la surenchère du très envahissant trotskyste Besancenot.

Les mêmes zélateurs expliquent que la candidature de leur patron est la seule qui préserve l’unité du parti, déjà sérieusement effiloché sur sa droite par les ralliements à Nicolas Sarkozy. Car c’est maintenant le flanc gauche qui se lézarde. Lassé de ferrailler contre les éléphants, le sénateur Jean-Luc Mélenchon et ses amis de « Pour une république sociale » envisagent très sérieusement d’aller faire éclore les roses ailleurs. Sauf si… Julien Dray prend la direction du PS (voir vidéo ci-dessous).

Dernier argument avancé par les missi dominici du candidat, Dray n’a aucune ambition présidentielle. Tous ceux qui, au sein du PS, se voient un destin national – et ils sont nombreux par les temps qui courent, si, si… – n’ont, par conséquent, rien à craindre.

Bref, Juju est le candidat idéal. Question programme, chacun est sûr de s’y retrouver. Le député de l’Essonne est en effet partisan d’une gauche Arc-en-ciel qui va de José Bové à François Bayrou. Difficile de faire mieux, sauf à inclure Nicolas Sarkozy…

Un positionnement dont les téléspectateurs de « À vous de juger », l’autre soir sur France 2, ont pu découvrir un avant-goût. Tout au long de l’émission, Dray n’a cessé d’expliquer qu’il n’y avait qu’une seule gauche, englobant bien sûr Olivier Besancenot qui était également présent sur le plateau. La « radicalité » de l’ancien conseiller de Ségolène Royal n’aurait rien à envier à celle du porte –parole de la LCR. La ligne de partage passerait entre ceux qui se contentent de « témoigner » devant l’histoire – la LCR – et ceux qui, comme le député de l’Essonne, se confrontent au réel. Dray était tellement sûr de son fait qu’il n’a pas hésité à distribuer un poste au facteur dans son futur gouvernement Arc-en ciel ! Besancenot en est resté comme deux ronds de flan.

Mercredi soir, à Sciences po, Juju, qui débattait devant les étudiants avec Jean-Luc Mélenchon, a été encore plus explicite : « La crise du PS se réduit à la crise de sa direction, a-t-il martelé. Il est temps de balayer les éléphants et de construire une nouvelle direction. »

Si l’éminence grise de Ségolène Royal sort ainsi du bois, c’est parce qu’il est fermement décidé à ne pas répéter les erreurs de la campagne présidentielle. A l’entendre, - et, surtout, à lire son dernier bouquin Règlements de comptes [1] – Ségolène Royal s’est plantée, parce qu’elle a trop écouté François Rebsamen et Jean-Louis Bianco, ses directeurs de campagne et pas assez Julien. Un Julien en quelque sorte victime de sa modestie, puisque c’est volontairement qu’il serait resté dans l’ombre. A quoi tiennent les grands destins…

Notre stratège entend jouer désormais les premiers rôles. Et pour qu’on comprenne bien que les choses ont changé, il a publiquement invité, la semaine dernière, son ancienne égérie, Ségolène, à ne pas briguer la direction du PS « car cela risquerait de rouvrir une sorte de confrontation entre deux ou trois personnalités ».

Mieux, il négocie déjà son soutien pour 2012 : « Peut-être qu’il faut que se constitue une direction du Parti socialiste, a-t-il renchéri dans la même déclaration, avec une nouvelle génération qui ait pour mandat de préparer les conditions d’(une) primaire au sein de toute la gauche pour choisir un candidat unique à la prochaine élection présidentielle ». En clair, laisse-moi prendre le parti et je t’aiderai – peut-être ! - à prendre l’Élysée.

Dray se donne encore quelques semaines pour compter ses partisans. S’il se décide à y aller, l’offensive devrait débuter avant les élections municipales.

Ca commence mal pour Juju : Dominique Bouissou, son assistante parlementaire depuis 20 ans, et à laquelle il rend un hommage appuyé dans son livre - il ne pourrait pas prendre de décisions importantes sans qu’elle soit présente ! - vient de le quitter pour rejoindre…Ségolène Royal. [1] Hachette Littératures

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Julien Dray «prêt» à être 1er secrétaire du Parti socialiste
L.D.(Lefigaro.fr) Avec AFP 17/02/2008 | Mise à jour : 21:23

Le député de l'Essonne et porte-parole du PS pourrait briguer la succession de François Hollande.

Il ne veut pas briguer ce poste par «caprice» ou «parce que c'est son tour», mais parce que «le Parti socialiste, c'est sa vie». Le député de l'Essonne Julien Dray s'est dit «prêt» dimanche, sur Europe 1, à briguer le poste de premier secrétaire du Parti socialiste pour succéder à François Hollande, qui abandonnera son mandat au congrès de 2008.

Ségolène Royal a déjà laissé entendre également qu'elle pourrait briguer ce poste. Julien Dray, son conseiller spécial pendant la campagne présidentielle, deviendrait donc un concurrent.

Celui-ci a récusé avoir pris ses distances avec l'ex-candidate, tout en se demandant si c'était dans l'intérêt de Ségolène Royal «d'entrer dans une bataille dont il n'est pas sûr qu'elle va sortir gagnante».

«Il s'agit de porter un «projet collectif», a assuré Julien Dray. « J'ai appris à être rassembleur, comment travailler ensemble et collectivement. Voilà ce que j'ai appris de François Hollande», a -t-il ajouté.

Le nouveau premier secrétaire du PS doit être désigné lors d'un prochain congrès qui doit avoir lieu en 2008, vraisemblablement à l'automne.

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