La petite demoiselle et autres affaires d'Etat, Christian Prouteau, colonel-préfet, Michel Lafon, Paris, mars 2010

Une admiratrice de Fidel (Ariane Chemin, avec Géraldine Catalano, Une famille au secret, le Président, Anne et Mazarine, Stock, Paris, 2005, pp. 179-180, extraits, voir note 10)
"Dure" avec son père (Daniel Gamba, Interlocuteur privilégié, j'ai protégé Mitterrand, JC Lattès, Paris, 2003, pp. 155-156, extraits, voir note 8)

Mazarine Pingeot Mitterrand, normalienne, agrégée de philosophie

« Papa ne faisait jamais ça... »
"Il manque à la France"

(Mars 2007) Soutien à Ségolène
(Septembre 2006) Contrefaçon en appel
(Février 2006) Mazarine députée ?
(Février 2005) François Mitterrand en monarque vacillant et nu
Les socialistes se sont rués aux avant-premières du Promeneur du Champ-de-Mars.
La plupart saluent la « prestation époustouflante » de Michel Bouquet, « qui a la même façon de placer ses mains et ses pieds que l'ancien président, comme un paysan », note M. Fabius.
Pour Jack Lang, député du Pas-de-Calais, il ressort du film de Robert Guédiguian « une image plutôt positive de Mitterrand ».

Mais, en même temps, les socialistes soulignent que le film n'apporte guère d'éclairage sur l'homme d'Etat. « Je ne suis pas rentrée dans le film », avoue Mme Guigou.
Même les proches n'ont pas toujours reconnu la face privée du président.

« Mazarine Pingeot a trouvé que Michel Bouquet citait beaucoup d'auteurs. Papa ne faisait jamais ça, m'a-t-elle dit... », raconte M. Glavany.
lemonde.fr, ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 16.02.05

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Anniversaire 2006 « Mitterrand manque à la France »

A LA VEILLE du dixième anniversaire de la mort de François Mitterrand, le 8 janvier, qui sera marqué par de nombreuses manifestations et émissions de télévision (voir page télévision), sans parler d'une production éditoriale déjà sans précédent, sa fille Mazarine Pingeot parle de son père.
« Il est encore en moi, dit-elle. J'y pense tous les jours. »

Comment expliquez-vous l'engouement autour de votre père, dix ans après sa mort ?

Mazarine Pingeot. Ce qu'il faudrait expliquer, c'est pourquoi il a été aussi violemment attaqué après 1996. La manière dont on l'a traité était abjecte. Les attaques contre l'homme, ces rumeurs dégueulasses : tout cela a été très difficile à supporter pour moi. Que n'a-t-on pas dit sur lui ? Qu'il était antisémite, affairiste, qu'il avait une chambre à l'année chez je ne sais plus quel entrepreneur...
On a vraiment cherché à le tuer une seconde fois.
Alors, évidemment, ce qui se passe aujourd'hui me ravit. C'est un rééquilibrage de son image. Disons que le temps s'est écoulé, que les polémiques s'estompent. On est passé de l'actualité à l'histoire. Et son personnage s'impose.

« J'en ai eu marre qu'on parle à ma place »

Selon un sondage, les Français placent François Mitterrand en tête des présidents de la Ve, devant le général de Gaulle...

C'est drôle et génial à la fois. Je suis très contente, bien sûr. On peut toujours émettre des critiques sur sa politique mais les gens reconnaissent au moins qu'il avait une vraie stature d'homme d'Etat. Malgré son âge, mon père était un président moderne, jeune dans sa tête, courageux. Il a amené la gauche au pouvoir, l'a réconciliée avec l'économie. Il y a eu beaucoup de choses faites sous sa présidence.
Il manque à la France, c'est certain.

Vous dites cela au regard de la situation actuelle ?

Je ne veux pas entrer dans la polémique. Mais il est clair qu'on aurait aujourd'hui besoin d'un grand homme qui mène la France dans le monde. Qui lui donne une image belle et forte. C'est aussi une des raisons de cette nostalgie qui entoure mon père.

Vous avez participé à un film et à de nombreux livres dont celui de Stéphane Trano (« Mitterrand une affaire d'amitié », Ed. L'Archipel). On a l'impression que vous vous livrez davantage...

C'est une maturation, en effet. En 1994, je suis sortie de l'anonymat sans l'avoir voulu (NDLR : après la photo publiée dans « Paris-Match »).
Ensuite, je n'ai pas quitté les pages « people » des magazines mais à mes dépens. J'en ai eu marre qu'on parle à ma place, qu'on dise des choses qui ne correspondent pas à la réalité. Alors, j'ai accepté de sortir de ma coquille. Petit à petit, je me suis sentie capable de parler de mon père, le sujet est devenu moins douloureux. Au début, je m'étais interdit d'évoquer cette période. Finalement, je crois qu'on a le droit de tout dire du moment qu'on s'inscrit dans une démarche littéraire. Et puis cela m'a aidé à retrouver le fil de ma propre vie.

Récemment, vous avez rencontré Jacques Chirac...

C'était à l'Elysée, au moment du tournage du film de mon compagnon Mohamed Ulad-Mohand qui sera diffusé vendredi sur France 3 (« le Secret »). Lui et sa fille Claude ont été très gentils et nous ont facilité la vie. C'était vraiment élégant de leur part.
Avec Jacques Chirac, on a discuté de François Mitterrand. De quelques souvenirs politiques entre eux deux. C'était très courtois. Je n'oublie pas qu'il avait prononcé un discours très fort en 1996 après la mort de mon père.

« Sarkozy, c'est un dur »

Suivez-vous toujours l'actualité politique ?

Bien sûr. Beaucoup glosent sur le bordel au PS. Mais, même du temps de mon père, il y a eu des batailles d'hommes et d'ambitions. C'est humain finalement.
Une personnalité se dégagera après le vote des militants et on sera tous derrière elle. Je participerai à la campagne présidentielle à ma place. Si on me le demande, bien entendu. Mais attention à la droite ! Sarkozy, c'est un dur. Le contraire d'un enfant de choeur.

Que pensez-vous de la montée en puissance de Ségolène Royal ?

Je l'aime bien. Je la trouve tout a fait respectable et intelligente. Mais il y aussi d'autres candidats. On verra bien.

Quand vous pensez à votre père, quels sentiments prédominent ?

Fierté, bonheur et plaisir. Il y aussi des moments de regrets et de manque. C'est parfois douloureux. En réalité, je n'ai pas l'impression qu'il m'ait quittée: il est encore en moi. J'y pense tous les jours.
leparisien.fr, Paru le : 04/01/2006, Propos recueillis par Frédéric Gerschel

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(Février 2006) Mazarine députée ?

Plusieurs mitterrandistes historiques ont sondé discrètement Laurent Cathala pour savoir s'il serait prêt à prendre, comme députée suppléante en 2007, Mazarine Pingeot, la fille de l'ancien président.
Elu dans la 2e circonscription du Val-de-Marne depuis 1981 et maire de Créteil depuis 1977, l'ancien secrétaire d'Etat à ta Famille et aux Personnes âgées, fidèle de Mitterrand et baron du courant Fabius, verrait d'un bon œil l'arrivée de Mazarine. Avec l'idée, à terme, de lui passer le relais.
Mais, pour l'heure, Mazarine, plutôt réticente à sauter le pas en politique, réfléchit.
leparisien.com, 1er février 2006, p. 5

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(mercredi 1 février 2006, 11h23 Aux Etats-Unis, "American Vertigo" de BHL créé la controverse

WASHINGTON (AFP) - "American Vertigo" de l'écrivain français Bernard-Henri Lévy, un voyage sur les pas d'Alexis de Tocqueville en Amérique, suscite la controverse chez les critiques littéraires aux Etats-Unis, où il est sorti plusieurs semaines avant sa parution en France.
Fruit d'un voyage commencé en juillet 2004 et terminé en avril 2005, portrait de l'Amérique à travers des personnages connus et inconnus croisés par l'auteur, le livre était "risqué intellectuellement", a estimé dès le 20 janvier le "Los Angeles Times".
"C'est un livre sur les Etats-Unis, originellement écrit en français (...) mais qui s'adresse principalement à une audience américaine (...) et lire les impressions d'un étranger sur ses propres terres peut être irritant", a poursuivi pour ce journal l'écrivain Brendan Bernhard.
Paru le 24 janvier, avec plusieurs semaines d'avance sur la version française programmée en mars, il doit aussi supporter la comparaison avec Tocqueville, un mythe aux Etats-Unis pour son "De la démocratie en Amérique", paru dans les années 1830, a encore estimé ce journal.

La liste des entretiens proposés à BHL dans journaux, radios et télévisions n'a cessé de s'allonger, avec des entretiens planifiés ou réalisés avec une trentaine de médias, dont Fox News, CNN, la radio NPR, le New York Times, Vanity Fair ou encore l'édition américaine d'Elle.
Mais BHL n'a pas toujours convaincu: un deuxième article du Los Angeles Times, le 22 janvier, cette fois sous la plume de Marianne Wiggins, affirme qu'il a beau être enthousiaste sur le pays (il se présente comme un anti-anti-américains) il ne saisit pas pour autant sa "réalité quotidienne".
Dans le Wall Street Journal, Harvey Mansfield, traducteur de Tocqueville, écrit le 27 janvier qu'il manque de gratitude pour la démocratie en Amérique, et le livre du même nom.

Le prestigieux supplément littéraire du New York Times, va beaucoup plus loin.
"Sur plus de 300 pages, personne ne blague, personne ne semble travailler, personne ne se met à table et semble profiter du repas", y affirme Garrison Keillor, écrivain qui n'a pas apprécié les reportages peu représentatifs selon lui de son pays choisis par Bernard-Henri Lévy.
"Comme toujours pour les écrivains français, Lévy est court sur les faits et long sur les conclusions", a-t-il ajouté avant de dénoncer son amour "infantile" pour les paradoxes: l'Amérique est magnifique mais folle, avare mais modeste, ivre de matérialisme et religieuse, puritaine et scandaleuse.
La photo de BHL fait cependant la Une, sur une pleine page, du supplément, ce qui devrait lui apporter plus de publicité pour son livre initialement tiré à 75.000 exemplaires selon des sources proches de l'édition.

Interrogé par l'AFP Bernard-Henri Lévy se félicite de ces critiques, y compris les plus dures, estimant qu'elles sont "le signe d'un malaise" et que son but était atteint.
"Cela a un vrai sens, cela veut bien dire que c'est un livre qui est fait pour avoir des effets dans le débat politique et intellectuel américain", a-t-il déclaré depuis Chicago (nord).
"C'est le livre d'un ami de l'Amérique, qui critique les Américains sans tourner le dos à la grande vocation démocratique de l'Amérique", a-t-il ajouté.

La controverse ne fait apparemment que commencer puisque dans un article à paraître jeudi l'hebdomadaire de gauche The New Republic prend passionnément la défense de l'auteur sous la plume de Martin Peretz, son rédacteur en chef, qui estime que BHL est "du bon côté de tous les débats fondamentaux auxquels font face les sociétés avancées".
yahoo.fr, actualités, mercredi 1 février 2006, 11h23

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