Hillary Rodham, future épouse Bill Clinton, brillante diplômée de la Faculté de droit de l'Université Yale, est en 1974, à 26 ans, la plus jeune participante de l'équipe de 39 avocats démocrates qui prépare la procédure de destitution du républicain Richard Nixon ...
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Clinton, nouveau coup de grâce. Le frère d'Hillary a avoué avoir été payé pour inciter Bill à la clémence envers deux délinquants fortunés.*
Dans la famille Clinton, voici maintenant le beau-frère. Avocat à Miami, Hugh Rodham, frère d'Hillary Clinton, a reconnu avoir touché 400 000 dollars (340 000 euros) pour faire du lobbying auprès de Bill Clinton et obtenir sa clémence pour deux délinquants fortunés: la grâce pour Almon Glenn Braswell, homme d'affaires condamné en 1983 pour fraude et parjure, et la sortie de prison de Carlos Vignali, trafiquant de cocaïne. Cette nouvelle affaire complique sérieusement les affaires de l'ex-président. Il a déjà toutes les peines du monde à répondre aux soupçons d'avoir gracié, le dernier jour de son mandat, le milliardaire en fuite Marc Rich.
«Ni Hillary ni moi n'étions au courant de tels versements. Nous sommes profondément troublés par ces informations et nous avons demandé à Hugh de rendre l'argent reçu», a déclaré l'ancien président. «Je suis très troublée d'apprendre que mon frère a reçu des commissions en relation avec deux demande de grâce. Hugh ne m'a jamais parlé de ces demandes», a renchéri la nouvelle sénatrice de New York.
Ces communiqués sont de piètres pare-feu. Une commission d'enquête de la chambre des représentants a demandé toutes les explications sur cette nouvelle affaire.
Le cas Braswell avait déjà fait couler de l'encre car, au moment de sa grâce, le 20 janvier, l'homme d'affaires faisait l'objet d'une enquête portant sur de nouvelles fraudes (évasion fiscale et blanchiment d'argent...).
Vignali, quant à lui, a pu retrouver la liberté le 20 janvier, après avoir purgé six ans de prison. Il avait été condamné à quinze ans ferme. Le frère de Carlos Vignali, Horacio, est l'un des importants donateurs du Parti démocrate en Californie....
* Par PASCAL RICHÉ, Libération, 23 février 2001, p. 10.
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Hillary sénatrice salie par les largesses de Bill président. Quatre des ultimes grâces ont servi de contrepartie électorale.*
Combien de disgrâces se cachent encore derrière les 140 grâces présidentielles accordées par Bill Clinton le jour de son départ? L'enquête de l'Attorney de New York, Mary-Jo White, s'oriente maintenant vers des mesures de clémence accordées par Clinton à quatre hommes - Kalmen Stern, David Goldstein, Benjamin Berger et Jacob Elbaum -, qui ont détourné 40 millions de dollars d'argent public. Les enquêteurs soupçonnent Bill Clinton d'avoir commué la sentence de ces quatre hommes pour rétribuer les voix apportées par la communauté hassidique de New Square à sa femme Hillary, qui se présentait à l'automne dernier aux sénatoriales.
Vote en bloc.
La communauté juive a, en effet, voté en bloc pour la sénatrice. Hillary Clinton a participé, après les élections, à une réunion en présence d'amis des quatre hommes: le 22 décembre, elle a rencontré à la Maison Blanche, pendant quarante-cinq minutes, deux leaders de la communauté hassidique de New Square. Ils ont pris la défense de Stern, de Goldstein, de Berger et d'Elbaum, alors accusés d'avoir créé une école religieuse fictive en vue d'obtenir des subventions du gouvernement.
Leurs défenseurs n'ont pas nié leur culpabilité, tout en insistant sur le fait qu'ils n'avaient pas gardé l'argent pour eux, mais qu'ils l'avaient redistribué à des écoles et à des habitants du quartier. Hillary Clinton a, par la suite, démenti avoir pris part à la décision de commuer leur sentence et a juré ne jamais avoir discuté du sujet avant le scrutin du 20 novembre 2000.
C'est la seconde fois que l'intervention d'une communauté juive de New York est mentionnée dans le scandale. Une autre communauté hassidique a également plaidé, à la Maison Blanche, la cause de Marc Rich, le milliardaire en fuite pour fraude fiscale, ainsi que celle de son complice, Pincus Green. Ces communautés sont généralement influentes, car elles votent souvent d'un seul bloc. Ainsi, dans le bureau de vote de la communauté de New Square, 1 400 voix sont allées à Hillary Clinton contre seulement 12 au républicain Rick Lazio.
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Roger Clinton le gracié.
L'affaire des grâces s'est également enrichie d'un nouveau scandale familial. Après l'«affaire du beau frère» - Hugh Rodham, frère d'Hillary, a intercédé avec succès en faveur d'un trafiquant de cocaïne et d'un escroc au fisc, moyennant 400 000 dollars (voir Libération d'hier) -, c'est au tour du frère de Bill, l'acteur-musicien-bon à rien Roger Clinton, de faire couler l'encre. Selon le New York Times, Roger a usé de son influence sur son «Big Brother», comme il l'appelle, pour qu'il accorde également sa grâce présidentielle à dix de ses bons copains. Le Président a gracié son frère pour une peccadille passée (détention de cocaïne), mais il a refusé d'aider ses amis. Un malheur n'arrivant jamais seul, Roger a été arrêté mercredi, à Los Angeles, pour conduite en état d'ivresse et tapage nocturne.
* Par PASCAL RICHÉ, Libération, 24/25 fevrier 2001.
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Des "mémoires" en or.
La maison d'édition américaine Alfred A. Knop, filiale de l'allemand Bertelsmann, versera la modeste somme de 10 millions de dollars à "Bill" Clinton pour ses "mémoires", à paraître en 2003, qui seront "corrigés" par Mr Robert Gottlieb, ancien collaborateur de la présidente du Washington Post, et Mr Toni Morrison, prix Nobel de littérature. L'ouvrage devrait être "bien écrit". L'excellente "affaire" est une parfaite illustration du haut niveau de la "morale" libérale.
La "malheureuse" Hillary ne "valait", elle, que 8 millions de dollars pour son ouvrage publié en 2001 chez Simon & Schuster, An Invitation To The White House (At Home With History), (sur Hillary une "adaptation" de Christine Ockrent, La double vie de Hillary Clinton, Laffont, Paris 2001).
D'après Bill Clinton, Des mémoires en or, Libération, 8 août 2001, p. 8.
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(avril 2004) ETATS-UNIS Manifestation massive pour l'avortement à Washington
Mobilisation après le soutien renouvelé par Bush et Cheney aux mouvements «pro-life»
L'image avait des airs de déjà-vu. Plus de trente ans après la décision de la Cour suprême légalisant le droit à l'avortement à travers les Etats-Unis, des centaines de milliers de femmes venues de tout le pays défilaient à Washington en faveur du droit à l'interruption volontaire de grossesse. En marge du cortège, quelques poignées de défenseurs du «droit à la vie» tentaient de contre-manifester.
Aux Etats-Unis, le débat sur l'avortement semble ne pas avoir évolué. Selon le Pew Research Center, avec 58% d'opposés aux restrictions du droit à l'avortement, et 41% en faveur, la population américaine est autant divisée sur le sujet qu'elle ne l'était il y a vingt ans. Pourtant, à côté de quelques enragés, les approches des deux groupes ont pris des apparences moins antagonistes que par le passé. Le grand défilé d'hier, par exemple, d'abord appelé «marche du choix pour la liberté» a été rebaptisé «marche du choix» pour devenir enfin «la marche pour les vies des femmes».
George W. Bush, le principal destinataire de leurs attaques, prend lui aussi soin de ne jamais se dire «opposé à l'avortement» et préfère disserter sur la «culture de la vie». Mais, selon les manifestants de dimanche, son administration avance à petits pas mais dangereusement.
Eux citent en rafale la nomination au ministère de la Justice de John Ashcroft, farouche adversaire de l'avortement, la nouvelle interdiction aux ONG couvrant des programmes de planification des naissances de recevoir des financements du gouvernement américain, la nomination de juges fédéraux opposés à l'avortement, la loi signée ce mois-ci accordant au foetus une personnalité juridique en cas d'agression contre une femme enceinte, et les nouvelles restrictions sur les procédures d'avortements tardifs.
Surtout, ils s'alarment de voir le gouvernement Bush fricoter ouvertement avec les opposants à l'avortement. Mardi dernier, le vice-président Dick Cheney assistait à un dîner du Comité national pour le droit à la vie, une organisation qu'il a saluée parce qu'elle «mène un grand mouvement de conscience». Pour Kate Michelman, présidente de l'association Naral pour l'avortement : «Les Américains ont le droit de savoir ce que M. Cheney a en tête lorsqu'il dit devant des opposants à l'avortement que «l'Amérique a encore du chemin à parcourir» dans ce domaine.»
La marche d'hier était officiellement indépendante politiquement. Même si la Maison-Blanche en était la cible déclarée.
Même si le sénateur Hillary Clinton était chargé d'ouvrir la journée avec un petit déjeuner.
John Kerry, le prétendant démocrate à la Maison-Blanche soutient le droit à l'avortement mais, sur un sujet sensible qui ne respecte pas exactement les lignes de fracture politique, pas de là à se joindre au cortège de manifestants.
La veille, la déclaration d'un cardinal du Vatican opposé à ce que les hommes politiques soutenant le droit à l'avortement puissent communier était venue l'embarrasser. Ses quartiers de campagne ont laissé entendre que sa fille et ses soeurs participeraient à la manifestation.
Alors que Sandra O'Connor et John Paul Stevens, deux juges de la Cour suprême, arrivent à un âge où il est décent de quitter ses fonctions et pourraient être remplacés par des juges déterminés à revenir sur la décision d'il y a trente ans, John Kerry préfère rallier ses électeurs indirectement sur le sujet : «Si vous avez besoin de motivation, je vous donne trois petits mots : la Cour suprême.»
lefigaro.fr, 26 avril 2004]
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La First Lady qui veut être présidente
Le Parisien Dimanche, 13 janvier 2008, p. 6
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• 26 octobre 1947. Naissance d'Hillary Diane Rodham, à Chicago.
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lundi 28 janvier 2008 Publié par Regard sur les Etats-Unis Edward Kennedy soutient Barack Obama
Suite à l’annonce de Caroline Kennedy d’apporter officiellement son soutien à Barack Obama, c’est tout le clan Kennedy qui abat ses cartes de soutien. Edward Kennedy, le frère du président JFK, a beaucoup attendu pour prendre part à la primaire démocrate. Sa décision est désormais prise : il soutiendra Barack Obama pour la course à l’investiture du parti. Cette annonce arrive à point nommé pour appuyer le succès en Caroline du Sud de Barack Obama. Pour autant, cela ne constitue pas réellement une surprise pour Hillary Clinton car le clan Kennedy a depuis longtemps affiché sa préférence pour le candidat démocrate. La guerre des soutiens se poursuit.------