Monseigneur Jacques Gaillot

Mars 2011 : Marie religieusement Yvan Colonna après son mariage civil en prison ; protestation imbécile de l'avocat des Erignac
Avril 2010 : De nouvelles excuses tardives à propos de Vadeboncoeur
Avril 2009 : Les voeux de Monseigneur Gaillot aux marxistes-léninistes iraniens
Avril 2008 : "J'ai honte pour mon pays"
Mars 2007 : La défense de l'assassin présumé du Préfet Erignac
Septembre 2005 : Excuses et regrets pour Vadeboncoeur, qui est condamné à douze ans
Avril 2005 : Portrait d'un anti-pape
16 janvier 2005 : Monseigneur et les femmes
03 décembre 2004 : Monseigneur Gaillot soutient, à Calais, les immigrès illégaux, que la France refuse toujours, officiellement, d'aider, à passer chez nos "amis" anglais ....
29 juin 2003 : Monseigneur Gaillot au chevet des Moudjahidin du peuple iranien (marxistes islamistes)
10 décembre 2000 : Monseigneur Gaillot et Vadeboncoeur
08 juin 2001 : L'évêque orthodoxe de Nice
04 septembre 2001 : Première condamnation d'un évêque depuis la Révolution

C'est très tardivement, à l'automne 2000, et après plusieurs affaires de curés pédophiles, que les évêques de France interviennent publiquement pour condamner leurs brebis galeuses et "conseiller" à celles-ci de se dénoncer, tout en maintenant le principe du secret de la confession.

Il semblerait bien que la loi du silence s'imposait dans l'Eglise, à propos, notamment, des curés pédophiles, et que le principe de précaution n'était pas toujours appliqué.
Par exemple l'affaire d'un curé canadien, le bon père Vadeboncoeur (le mal nommé ?).

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Mgr Gaillot connaissait le passé pédophile d´un prêtre québecois avant son arrivée dans son diocèse.
Xavier Ternisien, Le Monde, 10 décembre 2000.

L´ancien évêque d´Evreux avait d´abord dit ignorer « tout de la gravité des faits » reprochés au père Vadeboncœur.

Jacques Gaillot, a reconnu, vendredi 8 décembre, dans un communiqué, qu´il était au courant du passé du père Denis Vadeboncœur, un prêtre québecois nommé en 1988 à Lieurey (Eure), mis en examen et écroué, le 1er décembre, pour des actes pédophiles. Mgr Gaillot avait déclaré, dans un premier temps, qu´il « ne l´[aurait] pas accepté dans le diocèse [s´il avait] su qu´il avait été condamné pour pédophilie ».
Jacques Gaillot, ancien évêque d´Evreux, destitué par le Vatican en 1995 pour ses positions progressistes, a reconnu, vendredi 8 décembre, qu´il était au courant du passé du père Denis Vadeboncœur, un prêtre québécois mis en examen et écroué, vendredi 1er décembre, pour viols sur mineur de moins de quinze ans et de plus de quinze ans par personne ayant autorité (Le Monde daté 3-4 décembre). Le père Vadeboncœur avait en effet été condamné en novembre 1985 à vingt mois de prison au Québec pour abus sexuels. En 1988, il avait été accueilli dans le diocèse d´Evreux et avait été nommé, par Mgr Gaillot, curé de la paroisse de Lieurey (Eure). Un jeune homme de vingt-cinq ans vient de porter plainte pour viols – des faits qui se seraient produits pendant cette période, avant et après 1990.

Dans un entretien au quotidien Paris-Normandie en date du 6 décembre, l´ancien évêque d´Evreux avait pourtant affirmé qu´il ignorait « tout de la gravité des faits » qui avaient valu sa condamnation au père Vadeboncœur : « Je ne l´aurais pas accepté dans le diocèse si j´avais su qu´il avait été condamné pour pédophilie. » Jacques Gaillot précisait même qu´il avait reçu « une lettre d´accompagnement favorable » émanant des supérieurs du prêtre au Québec. Ces dénégations ont suscité une polémique au Canada. La congrégation des religieux de Saint-Vincent-de-Paul, à laquelle appartient le prêtre, a donc décidé de rendre public, jeudi 7 décembre, l´échange de courriers qu´elle a eu, en 1987 et 1988, avec l´évêché d´Evreux.
Dans une lettre en date du 13 octobre 1987, l´abbé Jean-Jacques Latour, secrétaire de Mgr Gaillot, demande des « renseignements complémentaires » sur le père Vadeboncœur. Le provincial canadien des religieux de Saint-Vincent-de-Paul lui envoie un long courrier, daté du 29 octobre 1987, dont Le Monde a obtenu une copie. Les agissements et la condamnation du prêtre québécois y sont longuement détaillés : « Au tout début du mois de février 1985, le père Vadeboncœur a été arrêté à la suite d´une enquête policière. Il était alors accusé d´actes de grossière indécence et d´agression sexuelle à l´égard de quelques adolescents, âgés de douze à dix-sept ans, et d´un acte de sodomie avec un de ceux-ci. » Le père Pierre Lévesque, signataire de la lettre, estime qu´il n´est pas « déraisonnable d´entretenir certains doutes sur [la] capacité [du père Vadeboncœur] de ne pas récidiver ». Dans un courrier du 24 février 1988, le secrétaire de Jacques Gaillot accuse réception de la lettre. Il explique, à propos du père Vadeboncœur : « Nous espérons comme vous que ce changement de climat permettra un nouveau départ, au service de l´Evangile. »

Revenant sur ses précédentes déclarations, Mgr Jacques Gaillot a affirmé, vendredi 8 décembre, dans un communiqué, qu´il avait été informé du passé du prêtre québécois : « Avant de décider de l´accueil de Denis Vadeboncœur à Evreux, j´ai reçu quelques informations fragmentaires et incomplètes sur la courte détention qu´il avait subie au Québec. (…) Ce n´est que plus tard que j´ai reçu des informations plus détaillées. Néanmoins, face à sa volonté de réinsertion et en l´absence de toute critique de ses paroissiens, je n´ai pas estimé devoir revenir sur cette décision d´accueil. »
Contrairement à ce qui est reproché à l´évêque de Bayeux, Mgr Pierre Pican, mis en examen pour non-dénonciation de crime et d´atteinte sexuelle sur mineur (Le Monde du 2 février), Mgr Gaillot ne semblait en effet pas au courant des agissements reprochés au père Vadeboncœur à Lieurey. Pour autant, l´attitude des évêques français suscite l´étonnement au Québec : « Comment a-t-on pu le nommer en paroisse ? s´interroge Jacques Côté, responsable de la communication de l´archevêché de Québec. Nous avons adopté chez nous le principe de la tolérance zéro : tout prêtre soupçonné de pédophilie est aussitôt signalé à la justice. »

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Le Parisien, 19 décembre 2000, p. 16 : Nouvelle bavure dans l'affaire du curé pédophile.
Selon un chef de service d'un musée de Montréal, M. Eric V., une victime du père Vadeboncoeur, l'évêque de Dreux, Mgr David, aurait été informé, par lettre recommandée du 5 octobre 1997, de l'existence de plusieurs nouvelles victimes du curé en Haute-Normandie, une lettre restée sans effets.

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L'évêque orthodoxe de Nice, Monseigneur Paul, a été mis en examen pour "agression sexuelle sur mineur par personne ayant autorité" et placé sous contrôle judiciaire.
En poste depuis 1992, le recteur du diocèse niçois, âgé de 58 ans, a toujours nié s'être livré à des attouchements.
Il a démissionné le 22 mai dernier (2001).
Les faits incriminés, commis à l'encontre d'un garçon de 11 ans qui a porté plainte, remontent à 1999.
Le Parisien, 8 juin 2001, p.16

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mardi 04 septembre 2001 : Première condamnation d'un évêque depuis la Révolution

CAEN (AFP) - Mgr Pierre Pican, condamné mardi à trois mois de prison avec sursis pour ne pas avoir dénoncé les actes pédophiles de l'abbé Bissey, est le premier évêque dans ce cas, un jugement qui devrait faire jurisprudence en matière de non-dénonciation dans le cadre du secret professionnel.

Mgr Pican, 67 ans, est le premier évêque de France à être condamné par la justice depuis la Révolution française. Un jugement que l'évêque de Bayeux-Lisieux a accueilli sans un mot avant de quitter le tribunal, sans faire de commentaire.

"J'espère que cette condamnation sera l'occasion pour l'Eglise d'une prise de conscience pour ne plus couvrir ce type de faits, de délits et de crimes", a noté mardi à l'issue du jugement Me Jean Chevais, avocat de familles de victimes.

Du côté des parties civiles, cette nouvelle n'a pas soulevé l'enthousiasme mais plutôt un soulagement à l'issue de trois années de combat contre le silence de l'Eglise. Trois années déjà marquées par la condamnation en octobre 2000 de l'abbé René Bissey à 18 ans de réclusion pour viol et atteintes sexuelles sur mineurs de 15 ans entre 1987 et 1996.

"Il faut qu'aujourd'hui la loi canonique suive la loi républicaine", a déclaré Daniel Rebillard, le père de Yann, la victime principale, en sortant de l'audience.

"La protection des enfants passe avant tout et passe surtout avant la défense de l'image de l'Eglise. Je dis l'Eglise, ça pourrait être n'importe quelle institution, le combat aurait été le même", a noté Me Chevais.

Selon l'avocat "le secret professionnel va évoluer, en tous cas c'est une décision qui va faire jurisprudence". Une jurisprudence qui devrait s'appliquer à tout responsable d'institution, quelle qu'elle soit, soumis au secret professionnel.

"Il y a une remise en cause évidente et il y a une réduction du champ du secret professionnel", a commenté Me Thierry Massis, avocat de Mgr Pican, qui considère que "le contexte d'aujourd'hui sur les questions de la pédophilie a sûrement joué un rôle dans l'évaluation de la question du secret".

Un secret professionnel qui était en effet au coeur des débats lors du procès de Pierre Pican les 14 et 15 juin. Mais le tribunal correctionnel de Caen dans ses motivations a été clair: il n'y avait pas eu confession ni confidence à proprement parler entre l'abbé Bissey et Mgr Pican, René Bissey s'étant entretenu avec l'évêque à le demande de ce dernier.

De plus, le tribunal a considéré que Mgr Pican s'était délibérément abstenu de dénoncer son abbé, le protégeant lui plutôt que les enfants.

Lors de l'énoncé du jugement, l'évêque de Bayeux-Lisieux a également été condamné à verser 1 franc symbolique de dommages et intérêts à chacune des quatre parties civiles, une somme conforme à ce qu'elles avaient réclamé.

L'évêque bénéficie d'une période huit jours pour faire appel.

A Paris, le père Stanislas Lalanne, porte-parole de la conférence des évêques de France, a pris "acte avec regret" de la condamnation de Mgr Pican, "même si la peine infligée est moins importante que celle qu'avait réclamée le procureur de la République".

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(29 juin 2003) "J'admire ce que vous faites, vous avez beaucoup de courage et Myriam Radjavi (libérée par décision de la cour d'appel de Paris du 2 juillet 2003) a de la chance d'avoir des amis comme vous", chuchote Mgr Gaillot à un sympathisant de l'OMPI. Dès son arrivée à Auvers-sur-Oise, l'ancien évêque d'Evreux a visité, en privé, le siège européen de l'OMPI. Accompagné de l'ayatollah Ganje'i Jallal, il échange ensuite quelques mots avec chacun des grévistes de la faim, allongés depuis douze jours sur les trottoirs de la rue des Gords. ...
Le Parisien, 30 juin 2003, p. 16

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(Décembre 2004) Mgr Gaillot à Calais auprès des réfugiés
L'évêque Jacques Gaillot est venu vendredi soir (4 décembre 2004) aider les associations à servir des repas aux réfugiés de Calais : "On ne peut pas laisser ces gens-là dans la nuit, le froid, vivre dans la rue tout l'hiver. Il y a une certaine hypocrisie des élus qui se reposent sur les associations pour que les refugiés survivent."

Depuis la fermeture en 2002 du centre de la Croix-Rouge de Sangatte, 100 à 300 clandestins continuent d'errer à Calais.
Libération, 4/5 décembre 2004, p. 18

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«Les femmes aussi doivent pouvoir être ordonnées» Mgr JACQUES GAILLOT, évêque de Partenia (Algérie) --

AUTEUR de« Carnets de route», (Editions Gawsewitch, Paris, janvier 2005), Mgr Jacques Gaillot dédicace son livre au salon Religio cet après-midi (16 janvier 2005) à partir de 15 h 30.
Dix ans après son éviction, en janvier 1995, de l'évêché d'Evreux par le Vatican, il reste, à 69 ans, un homme de terrain, toujours aux côtés des exclus et ne désespère pas d'une récon ciliation avec l'Eglise.

Etes-vous toujours favorable au mariage des prêtres et au sacerdoce des femmes?

Mgr Jacques Gaillot. Oui, bien sûr. Il faut laisser les hommes et les femmes libres quant à leur état de vie. la patemité ne doit plus être un obstacle à l'exerciœ du ministère de l'Eglise. L'important, c'est qu'il y ait des prêtres auprès des gens. Aujourd'hui, les femmes ont acquis une responsabilité dans la société: elles doivent donc aussi l'exercer dans l'Eglise. Je ne sais pas pourquoi elles ne pourraient être ordonnées prêtres. C'est en surmontant ses réflexes de peur que l'Eglise changera ses manières de faire.

Quels sont vos combats aujourd'hui?

Mon pain quotidien, ce sont les sans-papiers et les familles mal logées. Je suis aussi très lié à la cause palestinienne. J'aimerais enfin que ce peuple se voie reconnaître un Etat et vive en paix avec Israël.

Vous avez été un évêque altermondialiste avant l'heure...

On ne peut pas continuer dans un monde avec autant d'inégalités et d'injustices, même si la solidarité qui s'est manifestée après le tsunami en Asie me redonne espoir. Non seule ment un autre monde est possible mais il est nécessaire et urgent.

Quelle est votre situation par rapport à l'Eglise de France?

Je suis évêque de Partenia, petite ville d'Algérie qui a disparu au Ve siècle avec l'arrivée des Vandales. Ce siège est symbolique. L'Eglise reste ma famille et je suis rémunéré par la Conférenœ des évêques de France (CEF). Néanmoins, des éclaircies se préparent. Je pense me rendre au Vatican en 2005.

Jean-Paul Il doit-il assumer sa charge jusqu'au bout?

Si c'est sa volonté, qu'il aille jusqu'au bout. Mais je crois qu'il faut limiter la durée des mandats car le pouvoir use et corrompt. Dans la société comme dans l'Eglise, il est important de savoir laisser sa place. PROPOS RECUEILLIS PAR PHILIPPE BAVEREL , Le Parisien Dimanche, 16 janvier 2005, p. 13

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Jacques Gaillot, 69 ans. L'ancien évêque d'Evreux fut sanctionné par Jean Paul II. Benoît XVI ne devrait pas lever le petit doigt pour l'aider dans sa lutte pour les exclus.

Repentir à zéro
Jean Paul II faisait venir à lui les foules par millions. Jacques Gaillot, évêque in partibus, préfère se consacrer aux petits groupes des déshérités, des «sans», des exclus de toute sorte. A sa manière, il est l'antipape. Etonnamment, il n'a pas gardé la moindre rancoeur contre les autorités romaines qui l'ont sanctionné voici dix ans, en le privant de son diocèse d'Evreux. L'homme mélange indéniablement naïveté et facilité à positiver. «Cet événement injuste, cette décision inéquitable m'ont fait comprendre la situation de tous ceux qui sont dans l'exclusion. J'ai été victime d'une injustice, cela me donne du crédit pour aller vers les exclus», dit-il très cléricalement, oubliant que son exclusion, comparée à d'autres, est celle d'un privilégié... Il ajoute : «Jean Paul II m'a mis à la marge mais je viens de passer dix années pleines. Parténia (l'évêché virtuel qu'on lui a attribué, ndlr) est le symbole de tous ceux qui ont le sentiment de ne pas exister, de ne pas être reconnus.»

Une journée typique de Jacques Gaillot, c'est une visite à des grévistes de la faim. Un rendez-vous inopiné avec des Africains sans papiers à la Fédération nationale du bâtiment pour plaider la cause de leur embauche : «A quoi bon faire venir des gens avec des quotas puisqu'ils sont sur place ?» Une action contre le chômage avec Droit devant dont il est coprésident ou avec le DAL (Droit au logement). De toute façon, il ne refuse jamais une sollicitation. «C'est sûrement son principal défaut, explique Mehdi, son ancien secrétaire particulier. Il ne peut pas dire non, il veut être partout, à l'écoute des gens.» De fait, depuis sa destitution, Jacques Gaillot s'agite beaucoup, comme s'il voulait gagner son paradis en prouvant qu'il est bien «l'évêque des exclus». Un site Internet, partenia.org, et puis tout dernièrement un livre . «Les gens me demandent souvent ce que je deviens, alors j'ai voulu montrer que je vis intensément, que Jacques Gaillot ne sent pas le renfermé.»

De fait, l'homme est affable. Il est petit, rond, calme, heureux et même radieux. A le voir, en veste et polo noirs, à peine retient-il l'attention. Pourtant, il a un physique de moine bouddhiste, une sérénité aristocratique qui le nimbe d'une espèce de halo. Ses mains ont autant d'expression que son visage, avec des doigts courts mais très blancs, vifs et sûrs, instruments délicats. Aussi fins que son regard bleuté, deux percées d'azur. Récemment, les radios l'ont demandé pour parler du conclave. Il prétend ne pas rechercher la médiatisation mais il est toujours disponible... «Après Evreux, les médias m'ont moins appelé. Cela ne m'a pas manqué. Les médias, ce n'est ni un devoir ni un plaisir. On me sollicite, alors je viens, c'est tout.» Sa personnalité a cristallisé l'intérêt de tous ceux qui cherchent un évêque atypique, ce dont il joue avec ambivalence. Il a reçu plus de 70 000 lettres de soutien... Il vit modestement, avec l'équivalent d'un Smic que lui verse la Conférence épiscopale, dans la maison d'une congrégation du 5e arrondissement de Paris, où il célèbre la messe tous les matins à 7 h 15.

«L'Eglise est appelée à être solidaire des victimes. Elle doit être là où le peuple souffre. C'est là qu'elle devient crédible. Jésus ne s'est pas identifié aux puissants. Il a fait le choix des pauvres», écrit-il dans son dernier opus. Enfant à Saint-Dizier, le futur Mgr Gaillot avait plutôt opté pour la belle liturgie. C'est la beauté des cérémonies chez des soeurs contemplatives où il va servir la messe qui lui fait découvrir sa vocation vers 6 ans. Son père, négociant en vins, pratiquant mais sans plus, ne le destinait pas à un tel choix. Ni sa mère, croyante mais pas batracienne de bénitier pour deux sous... Il attend le bac pour s'inscrire au séminaire et rejoindre cette Eglise dont il se demande aujourd'hui si «elle parviendra un jour à être l'Eglise des pauvres».

Malgré tout, les puissants de l'Eglise recherchent encore sa compagnie. Récemment à Rome, le cardinal Giovanni Battista Re, ministre en charge des évêques, a demandé à le voir. Le cardinal s'attendait à trouver un religieux frappé par sa disgrâce, «il a été surpris de me voir heureux et il a mentionné mon livre en disant qu'il y avait des idées rares dedans... Mais je ne sais pas sur quoi cela va déboucher...», observe Gaillot. A Lourdes, le 15 août dernier, lors de la visite de Jean Paul II, c'est le cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon, qui le reconnaît et l'apostrophe pour l'inviter à célébrer une messe en commun. Retour en grâce ? «Laissez-moi comme je suis, hors les murs. Quand on est dans les marges, on y reste. Je ne me vois pas revenir en arrière, je sens tellement de sympathie autour de moi.»

Alors, incapable de réagir, Jacques Gaillot, résigné devant les événements ? «Quand il y a un obstacle, j'essaie de pousser plus loin.» Son ami, le généticien Albert Jacquard, ne dit pas autre chose : «C'est un faux naïf. Il s'en sert pour défendre les déshérités. Il choisit l'illégalité pour promouvoir un autre type de légitimité. Etre non-violent nécessite beaucoup de lutte contre soi-même. Il n'est pas agressif mais n'obéit à aucun ordre sinon à celui de l'Evangile.» Mais à quoi bon autant de dévouement ? Le résultat est-il au bout de l'action ? «Les temps sont durs, admet l'ex-évêque d'Evreux, mais ensemble, on a relogé des gens, obtenu des papiers. On arrive à faire aboutir des choses tout de même.» Il est tellement convaincu de mener à bien son entreprise qu'il se refuse à en mesurer une certaine vanité. Christian Terras, directeur de la revue catholique contestataire Golias, pense que Gaillot a raté une marche : «Il manque de sens politique. Il aurait dû jouer moins perso, créer un courant au sein de l'épiscopat, jouer un rapport de force. A se désintéresser de l'institution, il a contribué à laisser le champ libre à des éléments conservateurs... A trop insister sur les exclus, on se demande où est sa spécificité d'évêque. Est-il devenu un travailleur social ?»

Pour autant, l'évêque des déshérités ne perd rien de son mordant : «Jean Paul II était un pape de la Restauration. Il a favorisé le centralisme romain. Autant il savait aller vers les autres, autant il a fermé les fenêtres du concile, rétabli la discipline au sein de l'Eglise... Ratzinger, c'est une déception. Je pense à tous ceux qui se sentent exclus dans l'Eglise, les divorcés, les remariés, les théologiens écartés et interdits d'enseignement. Je pense aux homosexuels, aux femmes qui veulent prendre des responsabilités, qui veulent être accueillies comme prêtres... Ratzinger a fermé la porte à Vatican II, il en a gardé la lettre et pas la vie.»

A force d'être l'évêque des «sans», Jacques Gaillot s'est peu à peu éloigné de cette Eglise qui l'a mis à l'index. Enchâssé dans son anticonformisme, il prend le risque d'enfermer son sacerdoce dans une croisade qui tourne au tête-à-tête entre lui et les exclus. Mais l'évêque de Parténia revendique cette relégation. Etdit : «Mon combat, ce sont les sans-papiers, les prisonniers politiques, etc. Les problèmes d'Eglise sont seconds.»
liberation.fr, Par Daniel LICHT, jeudi 21 avril 2005

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Jacques Gaillot en 5 dates

1935 Naissance à Saint-Dizier (Haute-Marne).
18 mars 1961 Ordonné prêtre.
20 juin 1982 Nommé évêque d'Evreux.
13 janvier 1995 Nommé évêque de Parténia in partibus (sans fonction réelle).
Janvier 2005 Carnets de route (éditions Jean-Claude Gawsewitch).

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Denis Vadeboncoeur reconnu coupable est condamné à douze ans de réclusion

EVREUX (AP) - Après deux heures de délibéré, le verdict de la cour d'assises de l'Eure a été sans appel. L'abbé Denis Vadeboncoeur a été reconnu coupable mercredi d'agressions sexuelles sur un mineur de moins de quinze ans et condamné à douze ans de réclusion criminelle.

Cette condamnation correspond à la peine requise dans la matinée par l'avocat général Jean Berkani. Au cours de son réquisitoire, il a une nouvelle fois dénoncé le rôle joué par l'Eglise dans la nomination du religieux canadien comme curé de Lieurey (Eure) et vicaire épiscopal du diocèse d'Evreux, alors qu'on connaissait son passé pédophile.

Denis Vadeboncoeur, arrivé en France en 1987, avait en effet déjà été condamné le 25 octobre 1985 par la cour des sessions de la paix du Québec à 20 mois de prison après avoir été reconnu coupable d'abus sexuels sur quatre adolescents.

"Dans quelles conditions le diocèse d'Evreux a-t-il donné son aval et favorisé la décision de l'évêque (Jacques) Gaillot de procéder à l'encardination de Denis Vadeboncoeur?", s'est-il interrogé

"Deux lettres successives ont été adressées à Mgr Gaillot lui expliquant le passé judiciaire de Vadeboncoeur. Ces lettres ont été adressées en juin 1987 et en octobre 1987. La décision de l'évêque de nommer le prêtre à Lieurey n'est intervenue qu'en juin 1988. Comment Denis Vadeboncoeur a-t-il fait pour convaincre Mgr Gaillot de lui confier une paroisse? C'est parce qu'il a un pouvoir d'envoûtement, de séduction sur ses interlocuteurs", a poursuivi M. Berkani.

Un "envoûtement" également exercé sur les habitants de Lieurey qui, en décembre 2000 lors de la mise en examen de Denis Vadeboncoeur, ont préféré se taire et soutenir leur curé. L'avocat général a souligné la complexité de l'enquête en raison de l'omerta, notant même que les dossiers avaient disparu à l'évêché. Il a ensuite annoncé la perversité du personnage: "Tout le monde dit qu'il faisait un excellent travail et qu'il n'y avait rien à lui reprocher. Mais Denis Vadeboncoeur avait le visage d'un homme de foi le jour, toujours là pour aider et écouter, et celui d'un criminel la nuit".

L'avocat général s'est ensuite tourné vers Jean-Luc, la victime. S'adressant à lui avec un ton plein de compassion, il a dit: "Il faut saluer votre courage. Vous êtes arrivés à vous en sortir. Relevez la tête, respectez-vous car nous, nous devons tous vous respecter. Vous pouvez vous regarder dans une glace, car vous avez gagné le combat. Maintenant, c'est une belle page blanche qui s'ouvre". Un discours qui a touché Jean-Luc, des larmes coulant sur son visage.

Plus tôt dans la matinée, Me Laurence Gottscheck, avocate de la victime, avait félicité dans sa plaidoirie certaines lâchetés, visant sans le nommer Mgr Gaillot. "Il y a ceux qui n'ont rien vu, rien entendu et ceux qui jouent avec les mots. Bravo à celui qui sait et qui ne dit rien car il n'a pas de preuve. Mais surtout, mes félicitations à celui qui a pris, le coeur léger, le risque de livrer en pâture vos enfants à Denis Vadeboncoeur avec la bénédiction de Dieu".

A l'énoncé du verdict, le visage de Denis Vadeboncoeur s'est fermé. L'air abattu, il s'est levé calmement et a regagné sa cellule sous contrôle de l'escorte. "C'est très dur pour le père Vadeboncoeur. Il a du mal à accepter, il est accablé. Je ne pense pas qu'il fera appel. Ce genre d'acte a été sévèrement sanctionné. Maintenant, il va mettre à profit sa peine pour réfléchir. C'est effectivement sévère: ce procès est fondé sur beaucoup de suppositions des agissements de M. Vadeboncoeur et ça a dû peser", a expliqué son avocat, Me Xavier Hubert.

De son côté, le visage beaucoup plus radieux, Jean-Luc a regardé sa mère. Un sentiment de soulagement planait lorsqu'il a embrassé son avocate. Pour elle, "le verdict est dans la norme des faits qui lui sont reprochés". Et d'ajouter: "Mon client est content que ça soit terminé. Ca va lui permettre de tourner la page, de mettre un point final et d'avancer (...) C'est la fin d'une histoire douloureuse et pénible. Jean-Luc espérait que le travail d'écoute se fasse, le verdict est désormais à la mesure de ses attentes". AP
yahoo.fr, actualités, mercredi 21 septembre 2005, 17h08

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L'évêque connaissait le passé pédophile du prêtre québécois Vadeboncoeur

EVREUX, France (AP) - Le procès du religieux québécois Denis Vadeboncoeur, 65 ans, jugé pour des viols sur un mineur, s'est ouvert lundi devant la cour d'assises de l'Eure. Alors que certains s'étonnaient qu'on ait laissé cet homme, déjà condamné pour des faits similaires au Québec, officier en France, Mgr Jacques Gaillot, ancien évêque d'Evreux, a avoué avoir fait une erreur et a présenté ses excuses.

Vêtu d'un blouson de cuir et d'un pantalon sombre, l'ancien vicaire épiscopal du diocèse d'Evreux et ancien curé de Lieurey (Eure) s'est présenté avec calme et sérénité. Il n'a pas contesté les faits qui lui sont reprochés. "J'assume la responsabilité de ce qui s'est passé. Maintenant, je dois assumer les conséquences de mes actes", a-t-il dit.

La matinée a été consacrée à l'étude de sa personnalité, un homme décrit comme "intelligent" et ne présentant "aucune déficience mentale". Les experts ont reconnu que depuis sa mise en examen, il était dépressif, pleurant souvent.

Denis Vadeboncoeur, arrivé en France en janvier 1988, avait déjà été condamné le 25 octobre 1985 par la cour des sessions de la paix du Québec à 20 mois de prison après avoir été reconnu coupable d'abus sexuels sur quatre adolescents.

L'une des victimes canadiennes, un homme âgé aujourd'hui d'une quarantaine d'années, a été entendu comme témoin dans l'après-midi. "Dès que je refusais les relations sexuelles, Denis s'éloignait de moi. Je ne le supportais pas, alors c'était le prix à payer pour être avec lui. Denis était très affectueux, il faisait figure de père. C'était un espoir de vie", a confié la victime, les larmes aux yeux.

Très attendu, Mgr Gaillot, 70 ans, ancien évêque du diocèse d'Evreux, a été entendu lui aussi par les jurés dans l'après-midi. C'est lui qui a accueilli Vadeboncoeur à son arrivée en France. Ce n'est que quelques mois plus tard qu'il dit avoir été informé par les religieux canadiens du passé judiciaire du prévenu. En connaissance de cause, il a néanmoins pris la décision de le nommer en juin 1988 à Lieurey et de lui confier onze paroisses.

"Il est vrai que je savais. J'étais soucieux de la nomination de Denis Vadeboncoeur et je l'ai nommé à Lieurey avec réticence. J'ai pris le risque de l'aider à se réinsérer. Il avait la confiance des gens. Aujourd'hui, je reconnais avoir fait une erreur en le nommant seul car il était encore plus livré à lui-même. J'ai ma part de responsabilité et je m'en excuse", a confié Mgr Gaillot.

Jean Berkani, l'avocat général, a reproché à Mgr Gaillot d'avoir pris sa décision seul, sans en avoir informé les membres du diocèse lors de la réunion épiscopale. "Ma légèreté a été hautement préjudiciable. J'ai eu tort, je n'ai pas pris la mesure de mes actes", regrette-t-il face aux accusations.

Son successeur, entendu comme témoin, a rappelé le contexte de l'époque. "Le départ de Mgr Gaillot du diocèse d'Evreux a été violent. Je n'ai pas été informé que Denis Vadeboncoeur avait eu des problèmes avec des jeunes car, pour des raisons qui m'échappent, le dossier du vicaire avait disparu", a expliqué Mgr Jacques David.

Mis au courant des faits par la victime canadienne, l'évêque qui a succédé à Mgr Gaillot a fait venir l'abbé Vadeboncoeur à l'évêché avant de lui conseiller de se livrer à la justice.

L'ancien vicaire, placé sous contrôle judiciaire dans une communauté religieuse de l'Isère, encourt 20 ans de réclusion. Le procès doit s'achever mercredi soir.
à 15h41 HAE, le 19 septembre 2005.

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Paru le : 19/03/2007 Assassinat du préfet Erignac M g r Gaillot à la rescousse d'Yvan Colonna

L'OCCASION est rare et il devrait profiter de cette tribune pour défendre sa cause. Yvan Colonna, détenu depuis juillet 2003, a obtenu l'autorisation de soutenir la plainte qu'il a déposée contre Nicolas Sarkozy, ministre de l'Intérieur, pour « atteinte à la présomption d'innocence ». Il s'agit aujourd'hui de la première grande « sortie » en public de l'assassin présumé du préfet de Corse, Claude Erignac, le 6 février 1998. L'audience se déroulera ce matin dans l'enceinte sécurisée de la 31 e chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Paris, qui remplace les locaux habituels des procédures en référé. Sur les bancs, se presseront ses cinq avocats, sa famille, mais aussi quelques membres de son comité de soutien, notamment M g r Jacques Gaillot. L'évêque de Partenia a rallié la cause du berger de Cargèse l'été dernier.

« J'ai croisé des amis corses à Paris qui m'ont demandé si je voulais rejoindre le comité de soutien, raconte-t-il. En juin, je suis passé voir ses parents à Cargèse. Ils m'ont reçu chaleureusement. J'ai été très impressionné. La mère d'Yvan Colonna n'avait jamais imaginé que son fils puisse aller en prison. Elle pleure à chaque fois qu'elle va le voir. Elle n'y va, d'ailleurs, plus. Son père, qui connaît le dossier d'instruction par coeur, fait tout ce qu'il peut pour le sortir de là. »

« Je lui fais confiance. Il a toujours clamé son innocence. Je le crois »

Quelle est la motivation de Jacques Gaillot ? L'homme d'Eglise assure avant tout vouloir défendre le principe du « procès équitable » : « Lorsque Nicolas Sarkozy parle d'un acte odieux en désignant Yvan Colonna, je comprends que ce dernier dépose plainte. Un homme n'a pas à être jugé avant d'être condamné. Regardez ce qu'il s'est passé avec l'affaire Outreau ! »

Au fil des mois, M g r Gaillot a noué des liens de confiance avec la famille d'Yvan Colonna, mais aussi avec le prisonnier lui-même : « Je suis allé le voir en prison, relate-t-il. J'ai trouvé un homme très en forme. Il allait mieux que moi ! Il occupe son temps en faisant du sport. Il a appris l'italien, l'espagnol... J'admire son courage. » Les deux hommes communiquent désormais régulièrement par courrier. L'évêque lui a envoyé - à sa demande - deux livres : le premier sur les Indiens d'Amérique et le second sur le concept de décroissance : « Il est passionné par la culture de l'Amérique latine. Il est allé au Pérou lorsqu'il était jeune. Par ailleurs, il est très ouvert sur ce qui se passe dans le monde. »

M g r Gaillot a-t-il une conviction concernant la culpabilité d'Yvan Colonna ? « Je lui fais confiance, soutient-il. Il a toujours clamé son innocence. Je le crois. » Il assure ne pas se sentir instrumentalisé : « J'essaie de servir le droit. Quand bien même il serait condamné, je ne regretterai pas mon engagement, qui peut être utile pour d'autres. » Au total, le comité de soutien a recueilli plusieurs milliers de signatures, notamment de la part d'élus de droite comme de gauche.

M g r Gaillot comprendrait-il que la famille du préfet Erignac soit choquée par son engagement ? « Je respecte infiniment les victimes comme M m e Erignac. Elle doit également admettre que l'on ne doit pas accuser sans preuve. »
Le Parisien, 19 mars 2007, Christophe Dubois

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Rassemblement en hommage au sans-papiers mort en se jetant dans la Marne Le Monde 06.04.08 | 20h04

Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées dimanche à Joinville-le-Pont (Val-de-Marne) pour rendre hommage à Baba Traoré, sans-papiers décédé vendredi en se jetant dans la Marne pour échapper à un contrôle de police, a constaté une journaliste de l'AFP.

En tête du cortège silencieux, d'environ 300 personnes selon la police et formé notamment par des militants de Réseau Education Sans Frontières (RESF), du 9e collectif de sans-papiers, de la Ligue des droits de l'homme, du Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples et d'élus locaux de gauche, se trouvaient des membres de la famille de Baba Traoré.

Maïmouna Traoré, la soeur de M. Traoré, qui s'est effondrée en larmes à l'approche du lieu où son frère a trouvé la mort vendredi, a expliqué que son frère était venu en France en 2004 pour lui donner un rein.

"Il m'a sauvé la vie, il s'est sacrifié pour moi", a-t-elle déclaré, en sanglots, en précisant qu'elle ne "sait pas pourquoi il s'est jeté dans l'eau" et n'avait pas connaissance d'un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière (APRF) à l'encontre de son frère.

"Le message de la vie de Baba est un message d'amour et de solidarité car il a donné un rein à sa soeur à l'âge de 25 ans", a affirmé Guillaume Diallo, l'oncle de M. Traoré, qui a ajouté que les démarches administratives pour sa venue en France avaient été effectuées "par l'hôpital" et son billet d'avion "payé par le ministère de la Santé".

RESF, à l'initiative de ce rassemblement, a dénoncé "la politique du chiffre mortifère à l'origine de ce drame". "Si Baba Traoré n'avait pas craint d'être envoyé en centre de rétention, il ne se serait pas jeté dans la Marne", a fustigé Pablo Krasnopolsky, de RESF.

"Il faut arrêter la chasse aux étrangers, qui sont enfermés dans la peur. J'ai honte pour mon pays", a dit pour sa part à l'AFP Mgr Jacques Gaillot.

Baba Traoré, 29 ans, de nationalité malienne et sous le coup d'un APRF depuis janvier dernier selon la préfecture du Val-de-Marne, est décédé vendredi après s'être jeté dans la Marne pour échapper à un contrôle de police à la station RER. Repêché inconscient et en choc cardiaque par la Brigade fluviale, il est décédé quelques heures plus tard à l'hôpital de Lariboisière à Paris.
Une enquête a été confiée à l'Inspection générale des services (IGS, "la police des polices").

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Conseil national de la résistance iranienne Commission des Affaires Etrangères
Bon chemin à mes amis d’Achraf, bon soleil – Jacques Gaillot | mardi, 24 mars 2009

CNRI – Pour la nouvelle année iranienne qui a débuté avec l’arrivée du printemps, Mgr Jacques Gaillot a adressé ses vœux à la présidente élue de la Résistance iranienne, Maryam Radjavi, en portant une attention toute particulière à la Cité d’Achraf :

Madame la Présidente,

Vous recevez en ce jour de printemps un magnifique bouquet de vœux, émanant de tous vos amis.

J’ajoute une petite fleur à ce bouquet pour vous souhaiter de tout cœur un Norouz plein d’espoir.

Cette année, vous n’avez pas ménagé votre peine en multipliant les interventions et les messages. Vous avez été sur tous les fronts de la résistance pour que celle-ci puisse retrouver dignité et fierté.

Tout récemment encore, vous avez écrit au Président Obama, avec des paroles d’or, prenant fait et cause pour la cité d’Achraf.

Comme vous les aimez ces résistants d’Achraf ! Ils ne sont pas à l’étroit dans votre cœur.

Aujourd’hui, pour Norouz, comment peut-on se réjouir sans eux ?

Comment peut-on faire la fête alors qu’ils connaissent l’insécurité et la violence ?

S’ils sont maltraités, nous sommes blessés.
S’ils sont humiliés, nous souffrons avec eux.
S’ils sont menacés, nous avons peur pour eux.

Norouz ne peut enlever l’espoir de ceux qui ont connu la longue épreuve. Bon chemin à mes amis d’Ashraf. Bon soleil. Bonne lutte.

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Publié le 06/04/2010 08:36 | LaDepeche.fr Pédophile : Mgr Gaillot confesse son erreur

L'ancien évêque d'Evreux, a reconnu hier son « erreur » d'avoir accueilli pendant les années 1980 dans son diocèse normand un prêtre pédophile, expliquant qu'à l'époque « l'Eglise fonctionnait ainsi ».

« On rendait service. On vous demandait d'accueillir un prêtre indésirable et vous l'acceptiez. C'est ce que j'ai fait. C'était une erreur. »

En 1988, Mgr Jacques Gaillot avait nommé curé un Canadien qu'il savait pédophile, le mettant de surcroît en contact avec des enfants. L'individu avait malheureusement récidivé, avant d'être lourdement condamné. Mgr Gaillot assure qu'aujourd'hui l'Eglise « sort peu à peu de cette culture du secret ».

Lors de la prière du lundi de Pâques, le pape a, quant à lui, insisté sur l'importance du rôle des prêtres - malmenés par de nouveaux scandales. « Comme tous les baptisés nous recevons pour mission d'être des anges » mais « les prêtres, ministres du Christ, en sont chargés de manière spéciale », a souligné Benoît XVI.

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Yvan Colonna s'est marié en prison lefigaro.fr 03/03/2011 | Mise à jour : 14:48

Yvan Colonna, 50 ans, qui sera jugé à partir du 2 mai pour l'assassinat du préfet de Corse Claude Erignac, s'est marié ce matin avec une femme de 38 ans à la prison de Fresnes (Val-de-Marne) en présence notamment de Mgr Jacques Gaillot.

"Yvan Colonna s'est marié en présence de l'adjoint au maire de Fresnes, de Monseigneur Gaillot, de 4 témoins, d'une CIP (conseillère d'insertion et de probation, ndlr) et d'un visiteur des prisons", a indiqué Vincent Le Dimeet, représentant FO à Fresnes.
La cérémonie, qui a eu lieu aux alentours de 10h dans une salle de réunion de la maison d'arrêt, s'est "très bien passée", a-t-il ajouté.

La mariée, une Corse de 38 ans prénommée Stéphanie, a ensuite bénéficié d'un parloir de plusieurs heures avec son nouvel époux, a précisé le délégué FO, affirmant qu'elle disposait en temps normal d'"au moins deux parloirs par semaine". Les deux futurs époux se sont rencontrés avant l'arrestation du berger en 2003 et ont noué depuis une intense relation amoureuse. Selon le Nouvel Observateur, Yvan Colonna a envoyé pas moins de 450 lettres à sa future épouse pour la seule année 2010.

Une rencontre "bénéfique"

"C'est un mariage d'amour, la rencontre avec cette jeune femme a été très bénéfique pour Yvan Colonna, elle a modifié sa personnalité de manière spectaculaire", avait affirmé mercredi Me Garbarini, jugeant son client "beaucoup moins renfermé".
Mi-février, le parquet général de Paris avait fait savoir qu'il n'avait pas d'opposition de principe à ce mariage.

Yvan Colonna avait été arrêté en Corse le 4 juillet 2003 et condamné en mars 2009 en appel à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une période de sûreté de 22 ans.

Sa condamnation avait été annulée le 30 juin par la Cour de cassation pour vice de procédure. Fin juillet, la Cour d'appel de Paris avait rejeté sa demande de remise en liberté

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Yvan Colonna se marie en prison Publié le 03/03/2011 à 17:06 - Modifié le 03/03/2011 à 17:07 lepoint.fr

PARIS (Reuters) - Yvan Colonna, condamné à la prison à perpétuité en première instance pour l'assassinat du préfet de Corse Claude Erignac en 1998, s'est marié jeudi à la prison de Fresnes (Val-de-Marne), a-t-on appris auprès d'un de ses avocats, Pascal Garbarini.

Le berger a épousé une amie originaire de Corse, apicultrice dans son village de Cargèse, qu'il a connue avant son incarcération en 2003.

Selon plusieurs médias, le couple a été uni par l'adjoint au maire de Fresnes avant un mariage religieux célébré par l'ancien évêque d'Évreux Jacques Gaillot.

Yvan Colonna doit être jugé pour la troisième fois aux assises de Paris du 2 mai au 1er juillet prochains pour l'assassinat du préfet, qu'il nie. La Cour de cassation a annulé pour vice de forme en juin 2010 sa condamnation en appel à la réclusion à perpétuité assortie de 18 ans de sûreté.

L'avocat de la veuve du préfet, Me Philippe Lemaire, a critiqué le mariage. "C'est un plan de communication car il faut faire parler de lui. Tout ce battage me paraît assez inacceptable", a-t-il dit sur i>Télé. Thierry Lévêque, édité par Patrick Vignal

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