Celui qui aime les moines
Bertrand Delanoe

Mai 2008 : A la conquête du parti socialiste

Eric Hacquemand avec Rosalie Lucas Le Parisien , dimanche 04 mai 2008 Comment Bertrand Delanoë se prépare à prendre le PS

Face à Ségolène Royal, le maire de Paris s'engage franchement dans la bataille pour la succession de François Hollande en novembre.
Pour la conquête du titre de premier secrétaire, tremplin à une candidature à la présidentielle de 2012.

«Je serai là, je m'engagerai... » Bertrand Delanoë avait prévenu il y a deux semaines dans les colonnes du « Parisien ». Il tient promesse aujourd'hui.
Un premier document de travail pour alimenter la réflexion des socialistes en vue du prochain congrès début novembre, un livre d'entretien, des consultations à tout-va, une grand-messe avec ses soutiens politiques fin mai : le maire de Paris peaufine sa stratégie de conquête du PS et monte en puissance.
C'est, comme le dit le strauss-kahnien Jean-Christophe Cambadélis, « le bouger Delanoë ».

Son atout : la popularité

A vrai dire, le maire de Paris n'a pas réellement le choix.
Au PS, les prétendants à la succession du premier secrétaire, François Hollande, se bousculent au portillon. A l'instar d'un Pierre Moscovici ou d'un Julien Dray, les « quadras » ne cachent plus leurs ambitions.

Quant à Ségolène Royal, sa principale rivale au vu des sondages, c'est elle qui, pour reprendre le dernier slogan de campagne du maire de Paris, a pris « un temps d'avance » en lancant sur Internet sa nouvelle campagne participative.

Quel que que soit le scénario retenu (premier secrétaire du PS ? Candidat en 2012 ? Les deux ?), Delanoë doit bouger pour ne pas se laisser distancer. Il a choisi d'entrer « en phase d'accélération », selon le député parisien Patrick Bloche.

Son image de dirigeant « moderne » couplée à sa réussite à la tête de la capitale lui offre un atout majeur, confirmé par les sondages : il est populaire. Bien au-delà des rangs socialistes. Grâce à son prochain livre, Delanoë veut s'adresser aux Français, leur délivrer sa conception de la France et soigner sa stature de présidentiable.
Et, au sein du PS, il tente de fédérer les socialistes hostiles à la transformation du parti en un « simple club de supporteurs ». « Individuel et collectif : Delanoë marche en crabe », résume un proche. Pour élargir son réseau de sympathie, « Bertrand promet aussi aux uns et aux autres... », glisse un député.
Héritier désigné de Jospin, le maire de Paris ne pourra pas l'emporter avec le seul soutien de son mentor.
Pour l'enfant de Bizerte qui se déplacera en fin de semaine en Tunisie, c'est maintenant ou jamais.

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LEXPRESS.fr mercredi 16 avril 2008, mis à jour à 18:18 Tibet
Delanoë souhaite honorer le dalaï-lama

Lundi prochain, le Conseil de Paris se réunira pour la première fois depuis la réélection de Bertrand Delanoë. Le maire socialiste a annoncé qu'il proposerait à cette assemblée d'attribuer le titre de citoyen d'honneur de la ville au dalaï-lama pour affirmer le soutien des Parisiens à la cause tibétaine.

Bertrand Delanoë a annoncé mercredi qu'il proposerait "d'attribuer au dalaï-lama le titre de citoyen d'honneur de la Ville de Paris" lors du prochain Conseil de Paris, le lundi 21 avril.

Le maire socialiste souhaite "rendre hommage à un combattant de la paix, partisan inlassable du dialogue entre les peuples" et souligne que le prix Nobel de la Paix a "toujours su opposer, aux abus de la force, la sérénité de la tolérance".

Un acte fort pour affirmer le soutien de Paris à la cause tibétaine

"Paris souhaite également, par ce geste, assurer de son soutien fraternel le peuple du Tibet, qui cherche à défendre les plus élémentaires de ses droits : sa dignité, sa liberté, et tout simplement sa vie", précise Delanoë. "C'est leur existence en tant que peuple que les Tibétains tentent d'affirmer", ajoute le maire, affirmant que Paris est "solidaire de cette lutte".

Delanoë voit dans la personne du dalaï-lama "le point d'équilibre qui empêchera que la situation ne dégénère et qui, par sa force morale, sera un acteur déterminant du dialogue et de la paix". Il a expliqué que la ville de Paris souhaitait, à travers cette initiative, adresser un message d'apaisement dans une période "incertaine et troublée".

Le dalaï-lama pourrait rejoindre les cinq personnalités élevées depuis 2001 à la dignité de Citoyens d’honneur par un vote du Conseil de Paris. Parmi celles-ci figurent notamment l'opposante politique birmane Aung San Suu Kyi et la franco-colombienne Ingrid Betancourt, otage des Farc depuis février 2002.

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