Présidentielle
Les Verts ne font qu'un contre Sarkozy
Réunis hier, les dirigeants écolos se sont fédérés derrière le PS, en évitant l'autocritique.
Par Matthieu ECOIFFIER, Libération,
QUOTIDIEN : jeudi 26 avril 2007
Face au péril Sarkozy, les Verts tentent d'oublier leur nombril. Oui, le score de Dominique Voynet au premier tour (1,57 %) est «un accident électoral fâcheux, mais ce n'est pas la catastrophe écologique du siècle», a tenté de relativiser Cécile Duflot, leur secrétaire nationale. «Mais aucun écologiste ne peut tergiverser. Pour la planète et la solidarité, nous devons faire battre Nicolas Sarkozy.»
Réunis hier à Paris en conseil extraordinaire au musée des Arts populaires, les Verts ont préféré s'empaffer sur les modalités de leur soutien à Ségolène Royal plutôt que de sortir les couteaux sur le bilan de leur propre campagne. «Les électeurs écologistes attendent des signes du PS. Et ne peuvent pas uniquement se mobiliser dans une croisade anti-Sarkozy. Ségolène Royal doit se positionner contre [le réacteur] EPR, dire qu'on ne fera pas l'incinérateur de Fos ou qu'on ne plantera pas d'OGM au printemps», a énuméré Voynet à la tribune.
Une posture dénoncée par Noël Mamère comme une «coquetterie» : «Comment voulez-vous que ces revendications soient entendues d'ici le 6 mai ? Rajouter un toit végétal sur l'EPR, ce n'est pas le moment !»
L'après-midi, les Verts, pour la plupart chauffés à blanc par les appels du pied de Royal en direction de l'UDF, ont discuté leur participation à la campagne entre deux tours. «Le PS nous dit : "Mettez les logos des Verts sur nos tracts où il y a l'ordre juste et la sécurité durable. Et venez aux meetings locaux avec vos drapeaux au premier rang, mais sans parler." Merci bien !» s'indigne Stéphane, un jeune militant.
Voynet pourrait néanmoins aller aux meetings de Ségolène Royal à Paris et à Lille, mais attend de voir «si le PS joue vraiment la gagne». Elle approuve la décision de François Bayrou d'accepter de débattre avec Ségolène Royal, jugeant légitime que la socialiste «prenne au mot» le patron de l'UDF quand il veut «procéder à une refondation de l'offre politique».
Le matin, les délégués du parti étaient tout de même revenus sur la campagne de leur candidate, applaudie debout.
Sauf par la poignée de Verts qui ont fait la campagne de Bové.
Et Yves Cochet, son rival défait lors des primaires.
Le député de Paris a certes rendu hommage à la «pugnacité» de Voynet, mais il a dézingué sa campagne, qui n'a pas su échapper au vote utile. «Hulot n'a pas fait bouger Dominique, il y a eu 253 sondages où elle était à 1 %, 2 %, 1 %, avant, pendant et après Hulot», a-t-il déclaré.
A la tribune, Cécile Duflot a dénoncé deux dirigeants verts partis «sur le plateau d'i-Télé», juste avant l'annonce du retrait de l'animateur d' Ushuaïa, «avec en poche un référendum pour appeler au retrait de la candidate verte. Quand on monte au cocotier, il faut veiller à avoir la culotte propre !» Dans la salle, les bovétistes sont dépités.
Par Matthieu ECOIFFIER, Libération,
QUOTIDIEN : jeudi 26 avril 2007
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Dominique Voynet constitue une majorité sans Yves Cochet
Article publié le 05 Décembre 2006
Par Sylvia Zappi
Source : LE MONDE
Réunis en congrès à Bordeaux les 2 et 3 décembre, les Verts ont conforté leur candidate dans son choix de se maintenir face à l'option Hulot.
Elle n'a pas de « vague à l'âme » ni d'hésitations.
Dominique Voynet est la candidate des Verts à l'élection présidentielle de 2007 et entend le rester.
L'ancienne ministre de l'environnement l'a martelé devant les quelque 540 délégués réunis pour leur congrès à Bordeaux, les 2 et 3 décembre. Répondant ainsi aux appels insistants de Jean-Luc Bennahmias, député européen, à se rallier à une éventuelle candidature de Nicolas Hulot, Mme Voynet a relayé une volonté de la base de son parti de participer en solo à la course présidentielle.
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Soirée de soutien
à Cesare Battisti nouvelobs.com, 26 juin 2004
Fred Vargas, Lio et Jacques Bravo ont réuni samedi soir de nombreuses personnalités devant une salle pleine pour soutenir l'écrivain et ancien activiste d'extrême gauche menacé d'extradition vers l'Italie.
De nombreuses personnalités se sont réunies samedi 26 juin au théâtre de l'Oeuvre à Paris pour soutenir l'écrivain Cesare Battisti, ancien activiste d'extrême gauche des années de plombs et condamné à perpétuité, menacé d'extradition vers l'Italie.
Cette soirée, organisée à l'initiative de l'archéologue et écrivain de polars Fred Vargas, de la chanteuse Lio et du maire socialiste du IXe arrondissement parisien Jacques Bravo, a réuni notamment l'écrivain Philippe Sollers, l'élu Verts Yves Cochet, la communiste Nicole Borvo, le socialiste Julien Dray, mais aussi Bernard-Henri Levy, Pierre Vidal-Naquet, Dan Franck, Georges Moustaki ou Jacques Higelin.
Pendant cinq heures ils se sont relayés pour chanter ou lire des textes d'espoir de voir bientôt Cesare Battisti libre de toutes poursuites sur le territoire français.
Extradition
Tous demandent en effet que la justice française refuse de répondre favorablement à la demande italienne d'extrader cet ancien activiste condamné dans son pays à contumace à la perpétuité pour deux meurtres et une complicité d'assassinat.
Ils contestent en effet les procédés de la justice italienne durant les années de plomb envers les activistes d'extrême gauche, constatant que la justice actuelle ne permet pas, en Italie, à un nouveau procès lorsque le premier a eu lieu par contumace.
La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris rendra mercredi sa décision. Lors de l'audience, le parquet s'était déclaré favorable à l'extradition de l'ex-dirigeant du "mouvement des prolétaires armés pour le communisme" (PAC), estimant que la demande de l'Italie "ne souffr(ait) aucune discussion". Pour la défense de Cesare Battisti, une extradition serait "illégale" car la justice française a déjà rejeté une première demande présentée pour les mêmes faits en 1991.
Installé en France depuis le début des années 90, Cesare Battisti y a refait sa vie, devenant gardien d'immeuble et auteur de romans policiers.
nouvelobs.com, 26 juin 2004
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France: une proposition de loi pour interdire le chauffage en terrasse
AFP 7 novembre 2008 16.50
PARIS (AFP) — Trois députés Verts ont déposé une proposition de loi visant à interdire le chauffage des terrasses des bars et restaurants, symbole selon eux d'un "gaspillage énergétique considérable", a indiqué vendredi à l'AFP l'un des auteurs du texte, Yves Cochet.
L'article unique de cette proposition de loi, déposée le 29 octobre par M. Cochet et ses collègues Martine Billard et Noël Mamère, vise l'"interdiction pour les maires d'autoriser les terrasses qui sont chauffées", a déclaré M. Cochet, confirmant une information du Parisien.
"Le maire ne peut ni octroyer ni renouveler, pour les activités commerciales en terrasse pour le compte de personnes physiques ou morales, un permis de stationnement sur la voie publique ou une autorisation de voirie, si cette occupation est accompagnée d'une installation de chauffage contrevenant aux normes de déperdition thermique (...)", dispose le texte, cité par le député.
"On n'est pas contre les terrasses, mais (on refuse) les terrasses où il y a des braseros électriques ou à gaz", parce que cette façon de "chauffer la rue" est "symbolique" d'un "gaspillage occidental bête", a-t-il expliqué.
"Pour une petite terrasse de 12 m2, il faut deux radiateurs", a précisé M. Cochet. Or, "pour un seul radiateur à gaz, la dépense énergétique est d'environ 1 kg de propane à l'heure, et les émissions en gaz à effet de serre sont de 3kg de CO2 à l'heure", a-t-il affirmé.
Démentant toute conséquence négative pour les commerces dont les terrasses sont très courues depuis l'interdiction de fumer dans les cafés et restaurants en vigueur depuis janvier, M. Cochet a fait valoir qu'"il y a 10 ans il n'y avait pas de braseros et (que) le commerce se portait aussi bien, sinon mieux".
"Ca ne détruira pas de l'emploi", a-t-il ajouté, proposant aux fumeurs de "garder leur manteau" en terrasse, ou de recourir aux "plaids et couvertures".
Dans un communiqué publié vendredi, le groupe de tabac britannique British American Tobacco (BAT), numéro deux mondial, critique l'"initiative" des trois députés écologistes, soulignant qu'elle fait suite à l'adoption par les députés européens, fin janvier 2008, d'"un rapport demandant à la Commission européenne le retrait des chauffages extérieurs".
Dans une lettre au Premier ministre datée de jeudi, la filiale française du groupe appelle François Fillon à "rejeter ces demandes d'interdiction, au nom de la pérennité économique" des "quelque 250.000 lieux de convivialité (bars-tabac, cafés, hôtels, restaurants, discothèques, casinos) que compte la France".
"Une étude de l'assureur-crédit Euler Hermes SFAC fait état d'une +nette augmentation+ des faillites sur les six premiers mois de l'année. Les débits de boisson (bars-tabac, cafés) sont les plus touchés par ces fermetures. Au premier semestre, 610 de ces établissements auraient mis la clef sous la porte, soit une augmentation de 56% sur un an, selon cette étude", affirme BAT France.
La filiale française précise avoir lancé une "pétition" pour obtenir que les projets européen et français sur le chauffage des terrasses n'aboutissent pas.
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