note sur "général De Gaulle en 1969"

Profondément découragé par le comportement des français en mai 1968 et en désaccord avec la politique de conciliation du Premier ministre, M. Georges Pompidou, le général De Gaulle envisageait à la fin du mois d'abandonner le pouvoir et de quitter définitivement la France.

Le 29 mai 1968, alors qu'il part officiellement en hélicoptère pour sa résidence de Colombey les deux Eglises, il se réfugie à Baden Baden, en Allemagne, avec son épouse, où il est rejoint par son fils Philippe, sa belle-fille et ses petits enfants (Philippe de Gaulle, De Gaulle mon père, tome II, La chienlit, p. 399 et 401), auprès du général Jacques Massu, commandant des Forces armées françaises stationnées dans ce pays.

En quatre vingt dix minutes le général Massu réussit à le convaincre de se reprendre, l'assurant du soutien des armées. Le général De Gaulle, dont l'absence avait été signalée, ce qui n'avait pas manqué de déstabiliser le gouvernement Pompidou et de surprendre et/ou d'inquiéter les Français, se pose à Colombey en fin d'après-midi.

Le 30 mai 1968, de retour à Paris, après un Conseil des ministres, le Président de la République prononce un discours radiodiffusé particulièrement ferme dans lequel il annonce la dissolution de l'Assemblée nationale et donc des élections législatives.
Son intervention est immédiatement suivie d'une énorme manifestation de soutien sur les Champs Elysés... (officiellement un million de manifestants).

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Par le référendum du 27 avril 1969 le général De Gaulle, fatigué par l'exercice du pouvoir, trouve une porte de sortie juridique, même si certains de ses "barons" ne pensent pas qu'il ait souhaité l'échec de ce référendum (Alain Peyrefitte, Olivier Guichard).

Le général De Gaulle avait été particulièrement choqué par le fait qu'en mai 1968 la classe dirigeante, et en particulier ses ministres, et notamment le premier, M. Georges Pompidou, ancien directeur de la Banque Rothschild, s'était montrée incapable de faire face à des "évènements" qui, sous le leadership du jeune étudiant de Nanterre, le "juif allemand", Daniel Cohn-Bendit, avait pour objectif affirmé son départ, et pour autre objectif la déconstruction des valeurs traditionnelles.

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