07 juillet 2016. Hommage National au (petit) génie (rédigé par lui-même ?)
02 juillet 2016. Unanimité : "Il était génial" ; même Chirac, son ami de jeunesse ...

Janvier 2013. Un donneur de leçons bien salées, "La gauche n'a plus droit à l'erreur" (quatre jours par semaine et pour combien d'heures ???)
Mai 2011. Le socialiste à l'eau de rose choisit la gauche caviar pour 2012
Novembre 2010. Le politicien réformé publie ses "mémoires", 568 pages mégalomaniaqueuses et abscones de conseils universels, un délice : "Si çà vous amuse", Chronique de mes faits et méfaits, Flammarion, Paris, novembre 2010.
Août 2010. Le zozo de Mitterrand crache dans la soupe de son ami Sarkozy
Juillet 2009. Le grand protestant socialiste Rocard, ami du maître radical Borloo, veut taxer le pauvre peuple consommateur, sur le modèle des protestants suédois, et N.S. le suit en septembre
Janvier 2008 : Le "zozo" de Mitterrand, l'homme qui vit avec 14 chats et 6 chiens, n'aime pas Royal
Sylvie Santini. Journaliste à Paris Match. Auteure de Michel Rocard, un certain regret, Stock, Paris, 2005. Ouvrage dans lequel Sylvie Santini essaye de faire la biographie "objective" de Michel Rocard, protestant "gauchiste" reconverti en social-libéral soft, un "zozo" selon le président François Mitterrand.

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(Un "petit capitaliste")
Héritier, celui-ci le fut d'ailleurs au sens financier du terme. Car son faux Nimbus de père, versé à la fin de sa vie dans l'étude du magnétisme, sut organiser son «papillonnage» de manière à assurer le bien-être matériel de sa nichée. Coutumier des «tapirs» - les petits cours donnés à des néophytes - lorsqu'il était étudiant, il se ménagea, à partir des années cinquante, des contrats d'« ingénieur-conseil pour toutes sortes de petites compagnies ».

Un certain pactole lui vint avec la maîtrise d'œuvre du pont de Tancarville - en tant que spécialiste de la dynamique générale des vibrations. Devenu alors, selon ses propres termes, «un petit capitaliste» - bien loin des modestes rémunérations de professeur d'université invoquées par Michel pour accréditer la «modestie» de ses origines -, il se lança dans des aventures foncières, justifiées par l'intérêt supérieur de ses recherches sur la bombe.

Il s'agissait de mailler la France d'observatoires susceptibles d'accueillir des détecteurs sismiques de son invention, capables de repérer toute explosion nucléaire survenant dans le monde. Rien de tel pour cela que de vraies maisons, où loger un technicien et faire étape au cours des innombrables déplacements du professeur.
«Acquises avec mes propres deniers, puisés dans mes ressources du pont de Tancarville, ces masures en ruine étaient ensuite revendues au CEA », explique-t-il benoîtement dans Mémoires sans concessions. Certaines ont été cédées, d'autres non. Séné, en Bretagne, impropre à l'étude sismique, a ainsi été conservée dans le patrimoine familial.
«Le professeur a bien dû acheter une vingtaine de propriétés, souvent des bicoques, mais parfois des châteaux », explique, amusé, son disciple Peter Mechler. A son décès, le 16 mars 1992, Michel Rocard, ex-Premier ministre d'une gauche qui avait inventé l'ISF, s'est retrouvé avec ce qu'il qualifie lui-même de «petite fortune» de dix millions de francs. Seul héritier, sa malheureuse sœur ayant disparu en 1987, à cinquante-cinq ans, victime d'un arrêt cardiaque. «De cette année-là date ma relative aisance. Avant, j'avais régulièrement complété mes revenus - d'environ 15 % - par des conférences ».
Les «rocards» sont d'incorrigibles cumulards.
Michel Rocard, un certain regard, p. 27-28

2
(Un petit scout protestant "de gauche")
Que n'a-t-on brocardé en effet le côté Bibi Fricotin du scout Rocard? «C'était même ce qui horripilait le plus Mitterrand », supposait Michel Castagnet. Jacques Attali confirme: «Il n'y a rien tant qui énervait davantage le Président que les chrétiens de gauche.» Et Stéphane Denis, dans Paris Match en juin 1994 : «Mitterrand ne lui pardonnera jamais d'avoir été le héros de la deuxième gauche, celle des cathos et des cagots, des vertueux et des verbeux.»
Or le scoutisme unioniste assumé et revendiqué par l'éclaireur Rocard est bien l'un des facteurs, selon Patrick Peugeot, de la jonction de la «deuxième gauche» avec la JEC, la Jeunesse étudiante chrétienne. Pour le vétéran marxiste Gilles Martinet, cofondateur du PSU, c'est le phénomène «majeur» : «Rocard était protestant, mais le visage moral qu'il a donné à la gauche lui a rallié les catholiques de base et les militants CFDT, hostiles à la politicaillerie socialiste traditionnelle. Cette mouvance-là formait même, avant 1968, la majorité au parti.»
Rocard lui-même: «Mon histoire? Elle s'inscrit dans celle du catholicisme de gauche...» Et le fidèle Gérard Lindeperg en veut pour preuve le succès non démenti des rocardiens Bernard Poignant ou Louis Le Pensec en Bretagne, terre de foi.

Le socialisme qui naît avec Rocard dans les années 50 est dépoussiéré des vieilles lunes anticléricales de la SFIO: viscéralement anticolonialiste, profondément humaniste, il est également résolument anticommuniste et se reconnaît dans ce jeune meneur au physique spartiate, au langage pragmatique, clopant comme Bogart et fonçant comme Fangio.
Ibidem, p. 49-50

3
(Un Premier ministre espionné ?)
Monsieur Fidel Castro, n'êtes-vous pas juif ?
Juin 2003. L'appartement d'Ilana la psy, rue d'Assas, est tout proche de celui où Rocard habitait enfant, dans ce périmètre du Luxembourg où il patrouillait en culotte courte, entre École alsacienne et temple de la rue Madame, avec ses copains Westphal et Caquet. Dans un coin du salon, la collection de jeux d'échecs de l'ancien Premier ministre.
Elle a vécu dix ans avec lui et vient seulement de réintégrer son propre domicile, ayant gardé longtemps après la rupture l'usage de la maison de la rue de Coulmiers, dans le XIVe arrondissement, achetée par lui en 1992. L'ex quitte les femmes sans préavis, mais il ne les laisse pas dans la gêne. Goujat, peut-être, mais toujours scrupuleux.
C'est un sexagénaire au faîte de sa carrière qui donnait à Ilana, bien avant de s'installer avec elle, des rendez-vous galants dans le «grand salon» de Matignon, son bureau au premier étage. Comment l'a-t-il rencontrée? «C'était une amie de mon ami Shimon Pérès. » Ilana Schimmel, Israélienne née à Haïfa, vivant en France depuis 1956 et notoirement proche de la gauche de son pays, ne cache pas avoir voulu tester l'antisémitisme supposé de ce Premier ministre que ses amis disaient trop proche des Palestiniens.
«Je savais qu'il connaissait Arafat. Cela pouvait aider à la paix que nous recherchions entre Israël et la Palestine.» Subjuguée par «son intelligence, sa curiosité, le plaisir des discussions en sa compagnie », auxquelles elle prête «une grande valeur érotique », cette mère de deux enfants, séparée mais non encore divorcée d'un compatriote chirurgien, devient sa maîtresse.
Il n'en fallait pas plus pour que nombre de proches du Premier ministre décident qu'elle est un agent du Mossad. Michel Levallois, notamment, en reste convaincu. «En tout cas, elle l'a coupé de son entourage habituel », assure Patrick Peugeot. ....

Un épisode. «Monsieur Castro, n'êtes-vous pas juif?» demande-t-elle le 23 décembre 1997 au Lider Maximo lors d'un dîner donné chez celui-ci à La Havane en l'honneur de l'ancien Premier ministre en vacances. Rocard et son Dubois, infatigable GO, à tu et à toi avec les plus improbables chefs d'État, piquent du nez dans leur assiette. Castro rigole. «Il l'a appelée ma cousine et a flirté avec elle pendant toute la soirée», se souvient l'Ex. «J'ai dû lui plaire», ...
Ibidem, p. 62-63

4
(Un haut fonctionnaire contestataire "démultiplié", et "gauchiste")
Malterre-Servet-Rocard ... trois en un
Non content de se démultiplier, il endosse des identités plurielles. «George Servet» signe les manifestes et conférences inconciliables avec sa qualité de fonctionnaire, «Jacques Malterre» sert à résoudre ses contradictions internes de socialiste: «Tout ce que je pensais d'affreux sur la SFIO, je l'écrivais sous [ce nom-là] », raconte-t-il dans son Rapport sur les camps de regroupement. Le même «Malterre » paraphe des articles dans France Observateur, où il masque plus souvent la plume de son factotum, Hubert Prévot, que la sienne. Pourquoi faire simple...

«Michel Rocard ne voit aucune contradiction à combattre comme militant, sous pseudonyme, un gouvernement qu'il sert, sous son nom, comme fonctionnaire », explique son ami Pierre Encrevé qui a dirigé la publication de ces textes exhumés. ...

Mai 68 est passé par là : mois de toutes les tourmentes pour le raisonnable Rocard. Il relève à peine d'une jaunisse qui ne l'a pas empêché de phosphorer seize heures par jour dans les locaux du PSU, défile au coude à coude avec Krivine, accueille Mendès à Charléty, quitte sa première femme et succombe, par contagion, à la seule dérive gauchiste de son histoire.
«J'ai tenu des propos pas très malins », confesse-t-il, trente-cinq ans plus tard. En mai 1969, campagne présidentielle. Il fait la une aux côtés des autres candidats «révolutionnaires» - Alain Krivine et Jacques Duclos - et derrière des poids lourds socialistes qui ne feront pas tellement mieux que lui. Le tandem Gaston Defferre-Pierre Mendès France obtiendra 5,01 % des voix, lui 3,61 %.
Ibidem, p. 88-89-92

5
(Un gloge-trotter anglophone)
Qui voulez-vous qui s'y colle? répond-il en substance quand on lui demande aujourd'hui pourquoi il rempile encore en vols long-courriers et présidences de comités Théodule interplanétaires. «Jamais la France n'a pris assez en considération les problèmes extérieurs. Les Français ne s'expatrient pas, ou trop peu, ils accordent une faible importance à la politique étrangère - on le sent à la lecture des journaux - et exportent trois fois moins de vin aux Etats-Unis que les Italiens. Résultat? Notre grande nation arrogante perd de son influence. Alors, quand on me demande de participer à une instance internationale, j'accepte. Pour mon pays.»
Va donc pour le think tank d'origine américaine Council for Foreign Relations, dont il est le seul membre français. Et banco pour le Collegium international éthique, scientifique et politique (ou Collège international d'éthique), coprésidé (et fondé) avec l'ancien président slovène Milan Kucan, animé par l'ex-ambassadeur Stéphane Hessel et destiné à rien de moins qu'à «formuler un "dit" éthique sur les problèmes graves de la planète auprès de l'ONU».
Sur la liste des membres, rien que des «copains» : Helmut Schmidt, Fernando Henrique Cardoso, Mary Robinson, Alpha Oumar Konaré, Jusuf Habibi... Anciens chefs d'État pour la plupart ou bien intellectuels de haute volée, Edgar Morin, Henri Atlan, et deux prix Nobel pour faire bon poids: les économistes Joseph Stiglitz et Amartya Sen. La dernière contribution en date s'est faite à Rome en septembre 2004. Le thème: «La reconstruction des nations en capilotade, dont les exemples ne manquent pas à travers le monde, de l'Afghanistan au Sierra Leone en passant par le Rwanda», énumère Stéphane Hessel, qui s'évertue à obtenir de son camarade Rocard un peu plus d'assiduité. «I1 fait toujours trente-six choses à la fois...» Air connu.

Selon cet aimable humaniste, Rocard se serait reconverti à l'international après avoir renoncé à toute ambition présidentielle. L'intéressé soutient que «cette dimension a toujours été intégrée à [ses] préoccupations, [sa vie] durant».
«11 aurait été un grand président à l'international », tranche un autre compagnon de route politico-syndical, l'ex-patron de la CFDT Edmond Maire.
Ibidem, p. 108-109

6
(Un égocentré ?)
«Il a toujours été incapable de gérer réseaux et carrières », confirme Bergougnioux. Carcassonne se souvient: «Rocard lui-même répétait sempiternellement à ses groupies cette phrase de L'Enfer de Dante: "Vous qui entrez ici, abandonnez toute espérance..." ». Et d'ajouter: «Il ne renvoie jamais l'ascenseur, ne recase personne et a découvert en 1991, alors qu'il me voyait quasiment tous les jours depuis sept ans, que j'étais agrégé de droit public.» L'ami Philippe Meyer: «Si j'étais malade, il ne viendrait jamais me voir à l'hôpital!»
L'une de ses secrétaires à Paris, Catherine Birnbaum, rémunérée sur ses émoluments de député européen, savait pertinemment que, si son patron ne rempilait pas pour un troisième mandat à Bruxelles, il se soucierait comme d'une guigne de son sort à elle... Marie Bertin, sa chargée de communication à Matignon, n'eut aucune offre de sa part après avoir perdu son job en même temps que lui... Si ce n'est celle de continuer à travailler gracieusement pour son compte! Et le Dr Caquet, son ami d'enfance, n'est-il pas un peu amer? «J'ai passé deux ans au ministère de la Santé, celui d'Edmond Hervé, de 1984 à 1986, mais ça n'a pas été grâce à lui! Et il ne lui serait pas venu à l'idée de me prendre à Matignon!» Principe d'éthique protestante? On ne profite pas de sa position pour procurer des avantages aux amis chers? «Foutaises! lâche Dubois. Il ne fait rien pour les autres, parce que ça l'embêterait!»

La règle, il est vrai, souffre quelques exceptions. Yves Colmou reconnaît que son ex-épouse a été nommée au Conseil d'État sur son intervention. Michel Dubois lui-même a bénéficié d'une nomination au Conseil économique et social. Michel Castagnet également. C'était son seul rêve et il l'avait fait savoir. «Mais c'est Michèl-eu, qui a dû s'en occuper!» souligne Dubois. Martine Frachon, suppléante du député des Yvelines et militante de longue date, avec son mari Daniel, de la cause Rocard, eut elle aussi droit à ce pantouflage de sage. Et André Larquié fut nommé à l'Opéra après avoir quitté le cabinet du Premier ministre. Il en est aussi pour rappeler que, sans son mentor, Jean-Paul Huchon n'aurait pas eu le même destin.
Ibidem, p. 145-146

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(Le "zozo" de Mitterrand)
L'histoire retient ensuite que PMF (Pierre Mendes-France), retranché dans son hautain refus des institutions de la Vème République, se condamne à n'être qu'une référence morale - ô combien respectée - tandis que le «Florentin» Mitterrand poursuit méthodiquement sa stratégie de conquête du pouvoir. Sans considération aucune pour le «zozo» déboulant à intervalles réguliers sur son chemin.
«C'est bien ainsi qu'il appelait Rocard», confirme Attali. Le parcours de Michel Rocard ne peut se lire dès lors que dans ce pas de deux désaccordé, réglé par un chorégraphe fou. Qu'il manifeste la moindre intention de se présenter à une élection présidentielle et le maître du jeu avance ses pions pour l'en dissuader... D'autant plus facilement que l'autre a la trop grande honnêteté de promettre à l'avance de lui laisser la préséance.
«Leur histoire est celle d'une insupportation réciproque et d'une déférence pas du tout partagée », résume Claude Évin, ninistre de la Santé sous le gouvernement Rocard. Malgré en effet une détestation précoce, le porte-drapeau de la deuxième gauche ne put se départir, selon les termes du publicitaire Claude Marti, «d'une étrange soumission, qui alimentait d'autant sa haine».
Il se rapetissait devant lui », confirme son ancien secrétaire d'État à l'Action humanitaire, Bermard Kouchner. Les thuriféraires de Rocard pourtant n'y vont pas par quatre chemins: le plus petit, à leurs yeux, n'est pas celui qu'on croit... «Michel est un homme de rigueur et de morale. Qu'il en ait exaspéré un autre qui ne croyait à rien est évident. Mitterrand était un homme de sac et de corde.» Verdict d'Antoine Veil (note, époux de Simone Veil, ministre de la santé dans le gouvernement Chirac sous la présidence de Valéry Giscard d'Estaing et auteure en 1975 de la loi Veil autorisant l'Interruption Volontaire de Grossesse qui légalise l'avortement sous certaines conditions).
Ibidem, p.189-190

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Rocard: Ségolène Royal, «une certitude de défaite» pour le PS
mardi 15 janvier 2008, 9h00 | leparisien.fr

L'ancien Premier ministre socialiste Michel Rocard, dans une tribune publiée aujourd'hui par le quotidien Libération, affirme que Ségolène Royal «représente une certitude de défaite» pour le PS.

«Choisir son prochain premier secrétaire en pensant choisir du même coup son candidat présidentiel, c'est offrir un surcroît de chances à Ségolène Royal. Or le problème est que cette candidate avenante et charismatique n'a à l'évidence pas les capacités nécessaires aux responsabilités qu'elle postule», écrit M.Rocard.

«Elle représente une certitude de défaite, au prix en plus d'une très grave crise dans le parti», assène le député européen qui avait soutenu
Dominique Strauss-Kahn dans la primaire socialiste pour la présidentielle de 2007.

Constatant que Bertrand Delanoë (candidat à sa réélection à Paris) et Dominique Strauss-Kahn (au FMI) ne sont pas disponibles avant «longtemps», M. Rocard estime que le prochain congrès du PS doit décider de fixer à «l'automne 2011 et en aucun cas avant» la désignation de son candidat pour la présidentielle de 2012.

Selon lui, le prochain premier secrétaire du PS devra avoir «comme mandat dominant, sinon exclusif, d'amener le parti à accoucher d'un projet».

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Michel Rocard vit avec quatorze chats et six chiens
Le Parisien, 14 janvier 2008, Essonne, p. V

L'EMISSION' historique de France 3 « Trente Millions d'amis » était samedi à Bougival (Yvelines), chez un éléphant du Parti socialiste : Michel Rocard. Le- ténor de la gauche, 77 ans, et sa femme Sylvie, 61 ans, partagent leur vie et leur magnifique propriété avec quatorze chats et six chiens.

Cette particularité insolite attire naturellement les caméras de l'émission animalière, emblématique du paysage audiovisuel français.
« L'information est venue à nos oreilles après un article dans Paris Match », révèle le réalisateur Benoît Poisson.

« C'est Sylvie qui gère tout»

les chats et chiens du couple Rocard ont intéressé la presse people après l'attaque dont a souffert l'ancien Premier ministre à Calcutta (Inde).
En effet, à son retour d'Asie, le couple a ramené un matou du pays de Gandhi « Bengali était à l'hôpital lorsque je venais voir Michel, raconte Sylvie. Nous avons finalement décidé de le ramener en France.»
Après plus de vingt-quatre heures de négociation avec l'administration aéronautique et une quarantaine, le chat a pu rejoindre l'Hexagone. Famélique et vagabond en Inde, aujourd'hui, le félin roux et blanc vit sur les coussins moelleux du salon et frise l'obésité.
Le réalisateur, un ca­meraman et un preneur de son ne ratent pas une seconde de l'intimité du grand homme de gauche.

La petite équipe filme le couple parmi sa ménagerie.
Ils descendent l'escalier. Ils prennent deux petits chiens roux, victimes d'un trafic d'animaux. La caméra les suit jusqu'à la véranda, où trônent une bonne dizairie de bêtes. •.

« C'est moi qui suis folle des animaux, raconte Sylvie. lorsque Michel a voulu vivre avec moi, il a dûles prendre aussi.»
C'est à l'âge de 70 ans que l'ex-Premier ministre est tombé amoureux de Sylvie et a décidé d'épouser aussi une ribambelle de quadrupèdes. «Quandj'ai vu les animaux chez Sylvie, il ne m'est jamais venu à l'idée de lui dire de s'en débarrasser. Ils sont tellement craquants et affectueux », confie Michel Rocard.

Si l'homme politique reconnaît vivre de bonne grâce avec une telle ménagerie, il avoue aussi ne pas s'en occuper. «Je suis devenu sensible aux caresses, mais je ne prends pas part au travail considérable que représente l'entretien: donner à manger, aller chez le vétérinaire ... » s'amuse-t-il encore.

Cest Sylvie qui gère tout. Elle participe aux activités de la Fondation Brigitte Bardot et à bien d'autres organisations caritatives. « Mais pas pour faire Gna-gna­gna les petits animaux, assure-t-elle. C'est aussi une association qui donne dans le social. Elle s'occupe par exemple de soigner les chiens des SDF.»
Le reportage sera diffusé sur France 3 au début de février. JULIEN CONSTANT

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La taxe carbone en débat mardi 28.07.2009, 17:06 - Chloé Woitier lavoixdu nord.fr

Michel Rocard vient de remettre son rapport sur l'instauration d'une taxe carbone. Retour sur cette mesure controversée, qui vise à modifier les habitudes de consommation d'énergie des Français.

Quel est le principe de la taxe carbone ?

La France s'est engagée à diviser par quatre ses émissions de gaz à effet de serre d'ici 2050. Pour arriver à ce résultat, il faut inciter les entreprises et les ménages à dépenser moins d'énergies polluantes, et donc changer les comportements. Michel Rocard, président de la conférence d'experts sur la Contribution Climat Energie, a proposé l'instauration d'une taxe carbone.

Le but de la taxe carbone est de rendre plus chère la consommation d'énergie fossile - pétrole, gaz, charbon-, et donc d'inciter les ménages à se tourner vers les énergies propres. La tonne de CO2 serait ainsi taxée à hauteur de 32€, somme qui monterait progressivement jusqu'à 100€ en 2030. L'électricité pourrait elle aussi être taxée. Concrètement, cette taxe augmenterait de 7 à 8 centimes le prix du carburant au litre (soit 58€ de plus en moyenne par an et par véhicule), et de 15% le prix du gaz. Une famille vivant à la campagne (et devant donc se servir d'une voiture pour se déplacer) et se chauffant au fioul devrait ainsi payer 300€ de taxe carbone par an, contre 80€ pour un citadin résidant dans un immeuble collectif. La taxe carbone rapporterait 8 milliards d'euros par an à l'Etat. Que deviendra cette manne financière ? La question n'est pas encore tranchée.

Faut-il instaurer un chèque vert ?

Jean-Louis Borloo a préconisé en début de mois le versement d'un "chèque vert" pour compenser cette taxe. Ce chèque, d'une valeur estimée de 130€, serait distribué à tous les ménages, selon les recommandations de la Fondation Nicolas Hulot. Ainsi, les foyers qui émettent le moins de CO2 seraient gagnants, tandis que les autres verraient leur taxation compensée, totalement ou partiellement. « La taxe doit être neutre, et ne pas affecter le pouvoir d'achat des Français. L'Etat redistribuera l'intégralité de la taxe », a assuré le ministre de l'Ecologie.

Michel Rocard souhaiterait lui que le chèque vert ne soit pas distribué aux ménages les plus aisés. Mais ce système de compensation est toujours en débat. Selon Christine Lagarde, ministre de l'Economie, le chèque vert est « une piste de recherche, mais certainement pas un aboutissement ». Eric Woerth est quant à lui contre cette solution. « Pour ma part, je ne suis pas favorable à la distribution de nouveaux chèques, verts ou pas : voilà trente ans que l'Etat fait des chèques. Faut-il redistribuer le produit de la taxe carbone ? C'est une autre question. Rien n'est encore arbitré », a déclaré le ministre du Budget. Mais bien avant ces questions de compensation, c'est les modalités d'application de cette taxe qui est mis en débat.

Une taxe controversée

La taxe carbone est loin de faire l'unanimité. Principal grief ? Cette taxation grèverait le pouvoir d'achat des ménages, qui n'ont pas toujours les moyens de passer aux énergies propres : difficile d'abandonner sa voiture quand on vit à la campagne, ou de faire isoler sa maison quand on n'en a pas les moyens. Le NPA d'Olivier Besancenot regrette que le « droit à l'énergie » devienne « de plus en plus un luxe », et estime que ce projet « inefficace écologiquement, injuste socialement » doit être abandonné. Le CPNT (Chasse Pêche Nature et Tradition) dénonce lui une « double peine qui frapperait durement les ruraux ».

Du côté des syndicats et des associations de consommateurs, on est également méfiants vis à vis de l'impact social de la taxe. « Les salariés ne doivent pas payer pour les entreprises », juge FO ; « pas question que (la taxe) accroisse les inégalités », prévient la CGT. UFC-Que Choisir insiste sur une compensation par un dispositif de chèque vert, « seule voie de passage acceptable, où l'ensemble des recettes fiscales est restitué aux consommateurs ».

La Confédération des petites et moyennes entreprises (CGPME) souhaite elle une « étude d'impact économique préalable » et des compensations fiscales. Quant à la Fédération nationale des transports routiers , elle estime que « ce n'est pas à coup de nouvelles taxes purement franco-françaises que l'on sauvera la planète » et que « le développement durable, ce n'est pas du racket fiscal ».

Et maintenant ?

Michel Rocard vient de remettre son rapport à Jean-Louis Borloo. L'administration fiscale devra établir les conditions les plus justes de l'application de cette taxe (reversement des recettes, chèque vert). Le chef de l'Etat devra alors trancher, probablement à l'automne.

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Nicolas Sarkozy veut une taxe carbone à 17 euros la tonne 20 minutes.fr Créé le 10.09.09 à 13h49 | Mis à jour le 10.09.09 à 14h02 |

ENVIRONNEMENT - Le chef de l'Etat a tranché... C'est une mesure «historique» martèle Nicolas Sarkozy. Le président de la République a présenté ce jeudi, à Culoz, dans l'Ain, les modalités de la taxe carbone.

«Tous les consommateurs d'énergie fossile» seront concernés, souligne-t-il. Consommateurs comme entreprises devront donc contribuer à la taxe carbone. L'électricité ne sera pas touchée car elle «émet en France très peu de CO2», détaille le président. «Grâce à notre parc nucléaire, grâce à l'énergie hydraulique, grâce à la biomasse mais aussi, bien sûr, de plus en plus, grâce aux nouvelles énergies renouvelables», a annoncé le chef de l'Etat.

Le montant de la taxe

François Fillon parlait de 14 euros par tonne de CO2; le rapport de Michel Rocard conseillait 32 euros. Nicolas Sarkozy a tranché, en concertation avec Jean-Louis Borloo: ce sera 17 euros la tonne. «Nous avons décidé de nous baser sur la valeur du prix du marché de la tonne de carbone», a expliqué le président de la République.

Concrètement, à la pompe, selon nos calculs, ça fera une augmentation de 3,9 centimes par litre d'essence et de 4,4 centimes par litre de gazole. Pour le fuel, il faudra compter avec une hausse de 4,5 centimes le litre. Sur la base de 17 euros, «la taxe carbone représentera déjà un effort significatif», a estimé Nicolas Sarkozy.

Le prix sera toutefois progressif. «Il est normal que la taxe soit plus élevée dans quelques années lorsque les comportements auront eu le temps de s'adapter», a insisté Nicolas Sarkozy.

Les compensations

Une «commission indépendante» va être créée afin de garantir une «transparence totale» sur les compensations de la taxe carbone.

Pour les ménages, Nicolas Sarkozy promet une compensation sur les impôts. «L'objectif n'est pas de remplir les caisses de l'Etat mais de vous inciter à changer vos comportements», a expliqué le chef de l'Etat. Chaque famille recevra donc une compensation, en fonction du nombre d'enfants et de la zone où elle habite (rurale ou urbaine).

A titre d'exemple, un ménage avec deux enfants, en zone urbaine, recevra dès février une réduction d'impôt de 112 euros, sur son impôt sur le revenu (sur le 1er tiers prévisionnel) ou sous la forme d'un «chèque vert» s'il ne paie pas d'impôts. Pour un même ménage en zone rural, le montant sera de 142 euros.

Pour les entreprises

En 2010, Nicolas Sarkozy rappelle que la taxe professionnelle sera supprimée, ce qui devrait compenser la taxe carbone. Oriane Raffin

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Si çà vous amuse ...

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09h15 le neuf-quinze Rocard veut "rapatrier" DSK Par Daniel Schneidermann le 12/05/2011 http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=11100

C'est une opération minuscule, tweetée aux matinautes par Guy Birenbaum. Un article de France-Soir. Qui lit encore France-Soir ? demanderez vous. Assez d'égarés, faut-il croire, pour provoquer un buzz matinal. Titré "des costumes à 35 000 dollars", l'article détaille le style de vie pharaonique des Strauss-Kahn à Washington.

Costumes, donc, mais aussi une maison "insérée dans un décor avenant de lierre", achetée quatre millions de dollars, et comptant "près de six salles de bains" (le "près de" m'emplit de curiosité. Le palais compte-t-il une demi salle de bains ?) Mais le clou de l'affaire, comme l'a remarqué Guy, c'est que cet article n'est qu'une reprise, sous la même signature, d'un article de feu Bakchich, mis en ligne en octobre dernier.

Et alors ? demanderez-vous. Ce n'est qu'un articulet, dans le journal-danseuse d'un oligarque russe. C'est vrai. Mais ils vont se multiplier. Pas forcément, d'ailleurs, pour flinguer DSK, qui sur le fond, n'a rien pour les inquiéter. Mais parce que, depuis la Porsche, ils ont repéré qu'il y avait un marché. Il faut les voir, tourner autour de ce marché, langue pendante, en se demandant comment en arracher la meilleure part.

Le plus comique est d'ailleurs Barbier, de L'Express, consacrant sa couverture au ryad de Marrakech, et autres somptuosités, tout en se fendant d'un édito dans lequel il relève, réprobateur et lucide, que tous ces sujets "flattent l'antisémitisme". Faudrait savoir, Barbier. Bon, je m'arrête. Ils vont finir par nous obliger à le défendre, ma parole.

Patauger dans ces sujets, et d'un coup, d'un seul, s'élever dans la stratosphère, avec une interview dans Libé de Michel Rocard, pontife des sociaux démocrates. L'intérêt supérieur de la social-démocratie, assure Rocard, exige de "rapatrier Strauss-Kahn". Je cite: "On peut penser, comme citoyen du monde, qu’il y aurait un intérêt à ce que Strauss-Kahn reste à Washington, parce que la mission n’est pas terminée. Mais la résistance politique des banques est telle que (...) je pense désormais, en citoyen français, qu’il vaut mieux rapatrier Strauss-Kahn, et qu’il puisse agir à travers l’écoute dont bénéficie encore la France sur la scène internationale. Non seulement comme membre du Conseil de sécurité mais aussi du fait de son indépendance forte à l’égard des Etats-Unis.
François Hollande ou Martine Aubry ne seraient pas sur une ligne bien différente mais, contrairement à Strauss-Kahn, il leur faudrait un certain temps d’apprentissage, et on ne peut pas perdre le moindre temps, il y a urgence."

J'adore cette manière de voir le monde par les yeux de Google Earth. Ne dites surtout pas à Rocard qu'entre le rapatriement et le boulot, il y a un petit caillou, invisible de Google Earth, qui s'appelle l'élection. Ca briserait son rêve.

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Pierre Larrouturou : " La gauche doit aujourd'hui passer au plan B " Par Anne Bariet pour L'Entreprise.com, publié le 24/01/2013 à 07:30

Lutte contre le dumping fiscal, création d'un impôt européen sur les bénéfices, réinvestissement du fonds de réserve des retraites dans la construction de logements... Dans un livre choc " La gauche n'a plus droit à l'erreur " (1), Michel Rocard et Pierre Larrouturou, membre du bureau national du PS, avancent une série de propositions pour relancer la croissance. Car pour eux, la crise économique est loin d'être terminée. Pierre Larrouturou nous dit pourquoi.

Comment jugez-vous l'accord sur la sécurisation de l'emploi conclu par les partenaires sociaux, le 11 janvier ?

La méthode reposant sur le dialogue social est bonne. Mais ce compromis est-il à la hauteur de la situation ? 30 000 nouveaux chômeurs s'inscrivent chaque mois à Pôle Emploi et, dans le même temps, 80 000 hommes et femmes arrivent en fins de droits ! En 2008, un accord "historique" avait instauré la rupture conventionnelle. Plus d'un million ont été conclues depuis. Mais cet accord a-t-il fait reculer le chômage ? A-t-il amélioré notre compétitivité ?

De même, l'accord "historique" du 31 octobre 1995, qui demandait aux branches professionnelles de négocier sur le temps de travail, devait créer 300.000 emplois selon les signataires. Mais aucune branche n'a négocié. D'où un certain scepticisme même si l'accord propose des avancées, notamment en rattachant les droits (en matière de formation, par exemple) non plus au poste de travail mais à la personne. Il faut aller plus loin, plus vite. Nous devons accepter de nous laisser bousculer par la crise et sortir des sentiers battus.

Vous appelez le gouvernement à revoir sa copie?

Les programmes du PS et de l'UMP ont été rédigés en 2010, quand beaucoup pensaient que la crise touchait à sa fin. Ils prévoyaient le retour de la croissance dès 2013. Visiblement ce n'est pas le cas. Il faut accepter l'idée que la croissance ne sera jamais assez forte pour nous sortir du chômage de masse : malgré des plans de relance pharaoniques et une politique industrielle très ambitieuse, le Japon n'a que 0,7% de croissance en moyenne depuis 20 ans. Miser sur la croissance pour sortir du chômage est une stratégie suicidaire. Il faut inventer un nouveau modèle de développement. La gauche doit très vite adopter un plan B.

Vous défendez pourtant les accords de " maintien dans l'emploi ", actés dans l'accord conclu par les partenaires sociaux et mis en place en Allemagne?

En 2009, l'Allemagne a subi de plein fouet l'effondrement de ses exportations. Pourtant, malgré une récession deux fois plus forte qu'en France, le chômage a augmenté six fois moins outre-Rhin que chez nous : 1 500 000 salariés ont baissé de 31% leur temps de travail en moyenne (avec baisse des salaires mais maintien à 95% des revenus). Il est vital d'encourager ces accords qui peuvent éviter des milliers de licenciements. Mais l'Etat et l'Unedic doivent dire très vite ce qu'ils mettent sur la table pour les financer.

Etes-vous toujours partisan de la semaine des quatre jours ?

Plus que jamais. C'est, d'ailleurs, une réalité pour plus de 400 entreprises dont Fleury Michon, Mamie Nova (Coopérative Even), Monique Ranou ou encore dans des centaines de PME innovantes. Sans augmenter d'un euro les coûts de production et en créant massivement des emplois (130 CDI chez Fleury Michon). En 1997, une étude du ministère du Travail estimait qu'un mouvement général vers la semaine de 4 jours à la carte créerait 1 600 000 emplois (contre 300 000 pour les 35 heures). Ces chiffres sont toujours d'actualité.

Que préconisez-vous ?

Vu les gains de productivité colossaux réalisés depuis 40 ans, il faut absolument négocier un autre partage du travail. Le partage sauvage organisé par le marché (soit tu es au chômage à 0 heure soit tu travailles plein pot à 39 heures) est un non-sens. Il faut relancer le débat et donner la parole à des pionniers. Mais il faut aussi une vraie politique du logement. En utilisant le fonds de réserve des retraites pour financer ces constructions, nous pourrions créer 200 000 emplois, à l'instar des modèles allemands et hollandais. Il faut aussi assurer le financement des PME (ce que permettrait une vraie séparation entre Banques de dépôt et banques d'affaires). Il faut lutter contre le dumping fiscal ou créer un impôt européen sur les bénéfices.

Et en matière d'environnement ?

L'Europe doit investir très massivement dans les économies d'énergie. Nous montrons comment, sans modifier les traités, on peut mettre quelques dizaines de milliards sur la table. Il faut aussi développer les énergies renouvelables. 90% de l'électricité utilisée en Europe pour le chauffage est consommée en France ! Des milliards d'euros ont été mis pour développer le nucléaire, il faut donner au moins autant de moyens pour les énergies alternatives. Enfin, il faut créer un service civil européen ayant vocation à participer à des projets de sauvegarde de l'environnement.

(1) " La gauche n'a plus droit à l'erreur. Chômage, précarité, crise financière : arrêtez les rustines ", Flammarion, janvier 2013.

Parcours

Né en 1964, Pierre Larrouturou a débuté sa carrière, en 1989, comme ingénieur-conseil chez Andersen Consulting (audit) qu'il quitte en 1993 pour se consacrer à ses travaux de recherche et initier la semaine de quatre jours. Il a créé en mars 2012 le collectif " Roosevelt 2012 " avec l'aide de Stéphane Hessel, Edgar Morin et Michel Rocard. Il membre du bureau national du PS depuis novembre 2012

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Michel Rocard, «réformiste», «visionnaire»: les réactions affluent Michel Rocard - Modifié le 03/07/2016 à 09:15 | Publié le 02/07/2016 à 21:08 Le socialiste Michel Rocard est mort ce samedi à l'âge de 85 ans. Les réactions se multiplient pour souligner son goût de la réforme, sa modernité, son sens du compromis...

François Hollande : « Une grande figure de la République et de la gauche vient de disparaître. Michel Rocard ne dissociait jamais son action de ses idées (...) C'était un rêveur réaliste, un réformiste radical, animé par le mouvement des idées, le sort de la planète et de la destinée humaine », a déclaré le chef de l'Etat dans un communiqué publié par l'Elysée.

Manuel Valls : Exprimant son « immense tristesse » de la disparition d'« un militant, un visionnaire et un homme d'Etat », le Premier ministre Manuel Valls a souligné pour sa part, dans un communiqué, s'être « engagé en politique par et pour Michel Rocard, parce qu'il avait dit en 1978 qu'il n'y avait pas de fatalité à l'échec de la gauche, parce qu'il disait avant les autres que le changement passe par la réforme et non par la rupture ».
« Il restera un exemple de droiture, d'intelligence et d'ardeur. Il savait en même temps rêver le monde et tout faire pour le changer », a-t-il encore relevé, rappelant son « parler vrai ».

Lionel Jospin : L'ancien Premier ministre Lionel Jospin salue en Michel Rocard, « un homme d'Etat » épris de dialogue social, dont les positions l'ont emporté du point de vue des politiques économiques mises en oeuvre.
« Le paradoxe, c'est que François Mitterrand a dominé Michel Rocard politiquement et Michel Rocard l'a emporté économiquement, du point de vue des politiques mises en oeuvre ensuite », a-t-il estimé sur France Inter. « C'était un militant et un homme d'Etat, un réaliste, mais pas un cynique, un modernisateur en économie (...), mais ce n'était pas un néo-libéral. C'était un social démocrate épris de dialogue social ».
« Il reste pour beaucoup d'entre nous une référence », a-t-il affirmé. « Quand on a agi, qu'on a eu des succès, qu'on est honoré, on n'est pas passé à côté de son destin », a conclu Lionel Jospin.

Jean-Christophe Cambadélis : Pour le Premier secrétaire du PS: « C'est une partie de nous-mêmes qui s'en va avec Michel. La douleur est immense, l'héritage aussi. Nous continuerons tes combats. #MichelRocard »

Martine Aubry :Pour la maire de Lille et ancienne numéro un du PS: « Ce soir, la gauche française et européenne vient de perdre une de ses grandes figures et nous sommes très nombreux à ressentir une profonde tristesse ». « Michel Rocard, homme de convictions, n'a cessé toute sa vie, du PSU au Parti Socialiste, de vouloir transformer la société, de réconcilier l'économique et le social, et de s'appuyer sur l'Etat comme sur les acteurs de la société pour agir et changer la réalité ». « Jacques Delors, Edmond Maire et Michel Rocard sont les trois personnalités qui m'ont amenée à croire en la politique et à m'y engager ».

Michel Sapin : Pour le ministre des Finances, Michel Rocard était une « personnalité de référence de la gauche française, avec lequel j'ai longuement milité et partagé de nombreux combats politiques ».
"Michel Rocard a su réconcilier la gauche et l'économie, il a su établir un dialogue fécond entre la gauche et l'entreprise. Son réalisme économique était une ambition pour notre pays et pour nos valeurs. Michel Rocard ne séparait jamais l'exigence de vérité et de réforme de l'impérieuse nécessité de la justice et du dialogue social. « Sa disparition est une perte immense. Mais son engagement politique laisse une oeuvre décisive pour l'avenir de la gauche et de la France ».

Emmanuel Macron : Pour le ministre de l'Economie: « Michel Rocard est parti. Il est resté passionné, engagé, lucide et optimiste jusqu'au bout. Il aura été un homme d'Etat et un homme de convictions. Au-delà de la France, il aura marqué les sujets climatiques, de l'Afrique aux Pôles ».
« Précurseur et militant il aura changé le visage de la gauche, réconcilié l'Etat avec la société civile, et repensé l'économie sociale de marché. Européen passionné, il aura pour elle mené nombre de batailles. Il va manquer au pays. Il va manquer aux engagés. Ses idées doivent lui survivre et être servies ».

Pierre Moscovici : Pour le commissaire européen Pierre Moscovici : « Profonde tristesse après la mort de Michel Rocard: un homme de sincérité, un innovateur, un grand socialiste, une source d'inspiration ».

Najat Vallaud-Belkacem : Pour la ministre de l'Education: "La France vient de perdre l'un de ses plus grands serviteurs, un géant de cette seconde moitié du XXe siècle qui a donné tout son sens aux mots égalité et solidarité.
Michel Rocard a porté avec une volonté inlassable la réforme de l'État pour plus de justice sociale. (...) Sa dernière interview m'avait encore marquée, l'ancien Premier ministre avait donné à voir encore toute la finesse de son esprit, vif, critique, constructif et la vision qu'il avait pour notre pays."

Harlem Désir : Pour l'ancien Premier secrétaire du Parti socialiste: « Immense tristesse d'apprendre la disparition de Michel Rocard ». « Hommage au grand socialiste, à l'homme d'Etat exceptionnel, à l'intellectuel engagé, à l'Européen convaincu et au militant infatigable ».
« Michel Rocard était un géant du mouvement socialiste, il alliait l'engagement politique à l'exigence éthique. Son oeuvre est immense, il aura marqué de façon exceptionnelle l'histoire du mouvement socialiste. »

Jean-Luc Mélenchon : « Des milliers de personnes engagées sont en deuil. Un éclaireur nous a quittés. Sa vie est une leçon. À chacun de la méditer. (...) En ce temps-là, tous les socialistes étaient de gauche même très différemment ». (tweets)

Alain Juppé : « Rocard, esprit agile, culture historique, goût du débat sans concessions mais sans sectarisme. Entre nous,des divergences mais de l'estime » (tweet)

Jean-Louis Borloo : « Michel Rocard était un scout moderne et socialiste. Père du RMI, de la CSG et des accords de Nouméa, il était un homme de vérité, de vision et de coeur ».

François Bayrou : Son décès « affecte profondément tous ceux qui ont reconnu en lui un innovateur politique et un homme de rassemblement. Il a incarné ce qu'on appelait la deuxième gauche, il a choisi de rompre avec les idéologies fermées et l'esprit de sectarisme. Il a constamment voulu que la vie politique prenne en compte les réalités économiques et sociales et très souvent choisi de faire des pas en direction de ceux qui partageaient les mêmes valeurs sans avoir les mêmes étiquettes. Cet homme généreux et ouvert va beaucoup nous manquer ».

Bruno Le Maire : « Très attristé par la mort de Michel #Rocard, un homme politique qui restera dans notre histoire par son honnêteté et sa droiture. » (tweet)

Xavier Bertrand : « La France perd, avec le décès de Michel #Rocard, un homme d'Etat et de réformes, un homme de convictions et d'apaisement, un esprit créatif. » (tweet)

Marine Le Pen : « Sincères condoléances à la famille et aux proches de Michel Rocard, premier ministre de la France, homme de convictions. »

Jean-Claude Boulard : Le maire socialiste du Mans avait travaillé avec lui sur le RMI : « C’est un ami fidèle, mais aussi un homme qui a apporté beaucoup à la pensée de la gauche sur le plan de la vérité. Et aujourd’hui, il y a un immense besoin de vérité vis-à-vis des politiques. Il faut donc penser à lui comme un homme d’actualité, que l’on ne peut pas oublier. »

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Mort de Rocard. Chirac salue «l'ami de jeunesse» et «l'homme d'Etat» Michel Rocard - Modifié le 03/07/2016 à 11:06 | Publié le 03/07/2016 à 10:50 http://www.ouest-france.fr/politique/michel-rocard/mort-de-rocard-chirac-salue-lami-de-jeunesse-et-un-homme-detat-4344195

L'ancien président de la République Jacques Chirac a rendu hommage dimanche à son "ami de jeunesse" Michel Rocard, décédé la veille à 85 ans, saluant en lui, dans une déclaration écrite à l'AFP, "un homme d'Etat".

« La France perd un homme d'État qui unissait, de manière rare, le goût des concepts et la capacité d'action et de réalisation », déclare Jacques Chirac, qui connaissait Michel Rocard depuis le début des années 1950. Les deux hommes s'étaient cotoyés à l'ENA.

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