Le cardinal Josef Ratzinger, élu pape le 19 avril 2005, prend le nom de Benoît XVI
Avril 2008 : Voyage officiel aux Etats-Unis : pédophilie et ordre moral, droits de l'Homme, judaïsme
Juin 2007 : Pour la messe en latin, afin de remplir les églises ...; nouvelles règles pour l'élection du Pape ; Benoît XVI appelle les communistes chinois au respect d'une "authentique" liberté religieuse
Décembre 2006 : La Turquie en Europe, contre la liberté religieuse, des chrétien d'Orient (??) ; l'avortement ou l'euthanasie constituent une menace pour la paix du monde ; contre le "mariage gay" ;
Novembre 2006 : Le retour de la messe en latin selon un rite "extraordinaire", de plein droit et universel ; l'Eglise de France, libérale et social-démocrate, résiste ... ; Voyage en Turquie : selon le premier ministre islamiste "modéré" le pape allemand aurait accepté d'enturquer l'Europe ... ; Benoît XVI prie tourné vers La Mecque ;
Septembre 2006 : Benoît XVI condamne la "folie" du mariage homosexuel ; "explications" françaises ; sa maison natale attaquée à la peinture ; il dénonce la violence religieuse, les islamistes protestent ; la preuve ? : une religieuse catholique italienne assassinée en Somalie ;
Mai 2006 : Immense succés à Cracovie ; le "fils du peuple allemand" à Auschwitz-Birkenau ; critique du Grand Rabbin de France Joseph Haïm Sitruk ;
Novembre 2005 : Pour les homosexuels pas de prêtrise. Protestations.
Août 2005 : JMJ à Cologne ; visite historique à la synagogue
Juillet 2005 : obsession germanophobe ou vaticanophobe ?
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Cardinal allemand, préfet de la congrégation pour la doctrine de la foi (ancien Saint-Office) de l'Eglise catholique romaine.
1
L'enfer, c'est vivre dans l'absence de Dieu. Là où Dieu n'existe pas, voilà l'enfer. ...
Je suis d'accord avec Nietzsche pour prévoir que "lorsque la nouvelle de la mort de Dieu sera
partout connue, que sa lumière sera définitivement éteinte, ce moment-là ne pourra qu'être effroyable".
Conférence de carême du 8 avril 2001 à la cathédrale Notre-Dame de Paris, cité dans Le Monde, 10 avril 2001 p. 36.
2
Quand on fait du commerce avec les organes humains, quand on fabrique des foetus pour avoir des
organes en réserve ou avancer dans la recherche médicale et préventive, bon nombre considèrent
comme allant de soi le contenu humain de ces pratiques.
Mais le mépris de l'homme qui est sous-jacent ramène, qu'on le veuille ou non, à la descente aux
enfers.
Ibidem.
3
L'Eglise est là pour conjurer la progression de l'enfer sur terre.
Ibidem.
4
La foi n'est pas l'ennemie de la raison, mais elle défend sa grandeur ...
Lutter pour la nouvelle présence de l'intelligence de la foi, c'est la mission urgente que je vois
pour l'Eglise.
Quand la foi et la raison se divisent, les deux en pâtissent : la raison devient froide et perd
ses critères. Elle devient cruelle parce qu'elle n'a plus rien au-dessus d'elle. ...
Mais la foi tombe malade sans le vaste espace de la raison.
Ibidem.
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(19 avril 2005) Les réactions à l'élection du nouveau pape
Réactions internationales : les politiques
Kofi Annan : "une très grande expérience à cette fonction élevée" "Le secrétaire général félicite Sa Sainteté le pape Benoît XVI pour son élection à la Papauté. Sa Sainteté apporte une très grande expérience à cette fonction élevée", a déclaré le porte-parole du secrétaire général de l'Onu. "Les Nations unies et le Saint Siège ont en commun un engagement fort pour la paix, la justice sociale, la dignité humaine, la liberté religieuse et le respect mutuel parmi les religions du monde".
Lech Walesa : "un bon choix" L'élection du cardinal Joseph Ratzinger à la tête de l'Eglise catholique est "un bon choix", a affirmé le chef historique du syndicat polonais Solidarité, un proche du pape Jean Paul II. "Il poursuivra la mission de notre cher pape", a commenté Lech Walesa.
Gerhard Schröder : un "digne successeur de Jean Paul II" "C'est un grand honneur pour l'Allemagne", a déclaré le chancelier allemand lors d'une très brève conférence de presse, en qualifiant Joseph Ratzinger de "digne successeur de Jean Paul II". "Je le félicite au nom du gouvernement et de tous les citoyens allemands. Je me réjouis déjà de pouvoir le saluer lors des Journées Mondiales de la Jeunesse à Cologne", a-t-il ajouté.
"Meilleurs voeux" de la reine d'Angleterre La reine Elizabeth II, chef temporel de l'Eglise anglicane d'Angleterre, et son époux le duc d'Edimbourg ont adressé au nouveau pape un "message personnel avec leurs meilleurs voeux", a annoncé mardi Buckingham Palace.
Silvio Berlusconi salue "avec dévotion" le pape Benoît XVI "Saint Père (...), je désire vous faire parvenir les voeux les plus fervents du gouvernement italien ainsi que les miens. En ce moment aussi important pour le Christianisme et pour le monde entier, j'exprime à Votre Sainteté le voeu d'un Apostolat fécond et sage pour le bien de l'humanité toute entière", écrit le chef du gouvernement italien dans un message au nouveau souverain pontife.
George W. Bush : "un homme d'une grande sagesse" Le président américain George W. Bush a affirmé mardi que le cardinal Joseph Ratzinger, était un homme d'une "grande sagesse et d'une grande culture".
Israël espère que Benoît XVI continuera à lutter contre l'antisémitisme "A la lumière de son histoire personnelle, nous espérons que le nouveau pape sera fidèle à l'engagement pris par l'Eglise catholique de ferme lutte contre l'antisémitisme", a affirmé le ministre israélien des Affaires étrangères Sylvan Shalom dans un communiqué, faisant notamment allusion à nationalité allemande de Benoît XVI. "Nous espérons également que le nouveau pape continuera à oeuvrer en faveur du rapprochement entre l'Etat d'Israël et le Vatican ainsi qu'entre l'église catholique et le peuple juif".
Vladimir Poutine : poursuite du dialogue "La Russie souhaite la poursuite d'un dialogue politique constructif et d'une action commune avec le Saint-Siège, afin d'aider à résoudre les problèmes mondiaux et à renforcer bonté, justice et humanisme", assure le président dans son message.
Réactions internationales : les associations et représentants religieux
Des victimes d'actes pédophiles appellent le pape à une "tolérance zéro" Une organisation représentant les victimes d'actes pédophiles commis par des prêtres aux Etats-Unis a appelé le nouveau pape à sanctionner les évêques qui les ont protégés en ignorant les enfants persécutés. Benoît XVI doit "adopter et faire respecter dans le monde une politique de tolérance zéro", a souligné dans un communiqué Mary Grant, directrice de l'association The Survivors Network of those Abused by Priests (SNAP). Selon l'association, le cardinal Joseph Ratzinger a "étouffé" dans le passé une enquête du Vatican dans une affaire d'abus sexuels sur au moins neuf garçons.
Une élection importante pour tous les chrétiens, selon le chef des anglicans "Il est un théologien de grande stature, qui a écrit des réflexions profondes sur la nature de Dieu et de l'Eglise", a déclaré l'archevêque de Canterbury, Rowan Williams, chef spirituel de l'Eglise d'Angleterre et des Eglises anglicanes dans le monde, et lui-même de la tendance "libérale" de l'Eglise anglicane. "Son élection est d'une grande importance pour les Chrétiens partout. Nous souhaitons la bénédiction du pape Benoît XVI dans les immenses responsabilités qu'il est sur le point d'assumer au nom des catholiques romains dans le monde".
Réactions en France : les politiques
Jacques Chirac félicite "chaleureusement" le nouveau pape "J'adresse au pape Benoît XVI mes félicitations les plus chaleureuses et mes voeux très sincères pour la haute mission qui vient de lui être confiée à la tête de l'Eglise catholique", écrit le chef de l'Etat dans un communiqué.
Jean-Marc Ayrault (PS) : "manifestement pas de signe d'ouverture" Le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale estime que l'élection du cardinal Joseph Ratzinger à la tête de l'église catholique n'était "manifestement pas un signe d'ouverture". Le président du groupe PS a souligné qu'"au-delà des convictions religieuses, la parole d'un pape compte sur la scène internationale".
Jean-Marie Le Pen : "sincères et filiales félicitations" Le président du Front national souhaite "longue vie" au pape et "longue vie à la chrétienté". Dans un communiqué, il "se fait l'interprète de l'ensemble du mouvement du Front national pour apporter ses sincères et filiales félicitations au Saint-Père Benoît XVI".
Réactions en France : les représentants religieux
Mgr Vingt-Trois : "des qualités éminentes" L'archevêque de Paris Mgr André Vingt-Trois s'est déclaré "très heureux" que le cardinal allemand ait été élu pape car "il a des qualités éminentes qui vont se développer dans sa nouvelle mission pontificale". Mgr Vingt-Trois s'est également dit "très heureux de la rapidité avec laquelle le conclave a abouti".
Mgr Jacques Gaillot : des catholiques vont "prendre leurs distances" "Ratzinger a fermé la porte à Vatican II, il a en gardé la lettre et pas la vie. C'est un théologien sérieux et carré mais je crains qu'il ne fasse passer les principes avant la vie, la loi avant l'amour. Mais je ne pense pas qu'il y aura rupture. Il y aura déception et des catholiques, tout en restant catholiques, prendront leurs distances avec l'Institution. Sur la pointe des pieds".
L'abbé Pierre : "les hommes changent avec les fonctions qu'ils occupent" "On voit souvent les hommes changer avec les fonctions qu'ils occupent et donc on ne peut pas prévoir ce que sera ce pape", a dit l'abbé Pierre d'après son secrétaire particulier. L'abbé a également affirmer vouloir "se documenter sur la personnalité de Benoît XV car, si le cardinal Ratzinger a pris le nom de Benoît XVI, c'est qu'il veut s'inspirer de son prédécesseur".
L'Opus Dei en France : "une bénédiction" "L'élection de Joseph Ratzinger est une bénédiction pour l'Eglise (...) Le nouveau pape connaît bien les problèmes de l'Eglise universelle", a estimé le vicaire de l'Opus Dei en France, l'abbé Antoine de Rochebrune. "Durant son pontificat, Jean Paul II avait évoqué à plusieurs occasions les signes d'un nouveau printemps de l'Eglise. Avec Benoît XVI, la 'nouvelle Evangélisation' poursuivra son chemin dans le coeur des hommes de bonne volonté".
Fédération protestante de France : "il peut nous surprendre" "On accuse le coup, le cardinal Ratzinger était l'homme qui refusait de reconnaître les autres Eglises", a expliqué le pasteur Daudé, responsable des relations oecuméniques à la Fédération protestante de France. "Il peut nous surprendre, c'est le regard positif que je peux porter", a-t-il affirmé, tout en rappelant que les protestants "feront avec le pape qui leur est donné".
Dalil Boubakeur : "oublier le conservatisme du cardinal Ratzinger" Le recteur de la mosquée de Paris Dalil Boubakeur a souhaité mardi que Ratzinger, devenu le pape Benoît XVI, oublie "le conservatisme du cardinal Ratzinger au profit d'une vision hautement spiritualisée, hautement ouverte, dépassant le cadre des dogmes et de la doctrine".
Le Crif : "garder l'héritage positif de Jean-Paul II"
Le directeur général du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), Haïm
Musicant, a souhaité mardi que le nouveau pape "garde l'héritage positif de Jean Paul II", en
conservant "un dialogue fort et un respect mutuel" avec la communauté juive.
tf1.fr, news, Mercredi 20 avril - Mise à jour : 15h37
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Une jeunesse du IIIe Reich
Joseph Ratzinger avait 12 ans en 1939. Comme ceux de sa génération, le futur pape, inscrit au séminaire à Traunstein, en Bavière, fut membre des Jeunesses hitlériennes. Nulle trace de révolte, ni à l'époque, ni après, lorsqu'il évoquera ces années sombres. Enquête.
Les rues de Traunstein sont étonnamment dépouillées. Aucun signe papal à l'horizon. Pas de poster géant, ni de tee-shirt à l'effigie de Benoît XVI, alias cardinal Joseph Ratzinger, comme on en trouve dans les villes de pèlerinage. Pas de «gelée papale» ou de « bière Ratzinger» comme à Marktl am Inn, la ville natale du souverain pontife. Pourtant, de toutes les communes bavaroises où Ratzinger a passé son enfance, Traunstein est la plus emblématique. C'est dans cette petite ville de Haute-Bavière, située à trente kilomètres de Salzbourg (Autriche), qu'il a fait ses débuts au séminaire. C'est là qu'il a vécu la guerre. Et c'est là aussi qu'il est entré aux Jeunesses hitlériennes.
Soixante ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, le Vatican a élu un pape allemand. La presse britannique l'a aussitôt qualifié de «Panzer Papa», «Gottes Rottweiler» (le rottweiler de Dieu), et de «Kraut», c'est-à-dire «chou», légume que les Anglais associent à Hitler. Benoît XVI, un nazi ? De fait, comme tous les enfants de sa génération, le futur pape a été enrôlé dans le mouvement de jeunesse fondé par Hitler en 1922. Dans deux de ses ouvrages, le Sel de la terre et Ma Vie : souvenirs, celui qui n'était alors que le cardinal Ratzinger a évoqué son appartenance aux «HJ» (Hitler Jugend). Mais l'engagement ne fut pas volontaire, et à Traunstein, historiens, archivistes, prêtres, amis d'enfance, jugent l'accusation «absurde».
Un père très catholique et antinazi
Né le 16 avril 1927 par un samedi saint glacial, Joseph Ratzinger junior est le troisième et dernier enfant de Maria et Joseph Ratzinger. Quand Adolf Hitler, originaire du village autrichien tout proche de Braunau am Inn, arrive au pouvoir en 1933, les frères Ratzinger Georg, également prêtre, qui dirigera pendant trente ans les choeurs de la cathédrale de Ratisbonne, et Joseph ont 8 et 5 ans. Dans cette famille très religieuse, la politique païenne du Führer passe mal. Le père lit Der gerade Weg, un journal antinazi, rempli de caricatures de Hitler, écrit le cardinal Ratzinger dans le Sel de la terre. Quasiment en fin de carrière il est gendarme , Joseph Ratzinger senior aurait, selon ses fils, très mal vécu la montée en puissance du NSDAP (le parti nazi), et se serait mis en congé maladie pour éviter de mettre sa famille en danger. A l'abri de sa maison au crépi rose, au pied de la cathédrale de Ratisbonne, Georg Ratzinger, 81 ans, se rappelle aujourd'hui que leur père «avait réussi à acheter une petite radio pour écouter les informations libres diffusées depuis Katowice et Londres».
«Le nazisme allait contre les convictions de catholique très pratiquant de Joseph Ratzinger, confirme Fritz Haselbeck, archiviste de la commune de Traunstein. Non seulement il allait à la messe en semaine mais il y allait aussi trois fois le dimanche. Ce qui même dans la très catholique Bavière était un régime sévère.» Du côté maternel, pas de prêtres. Mais le grand-père a oeuvré à la construction d'une église à Rimsting, sur le lac bavarois de Chiemsee. Du côté paternel, la généalogie regorge d'ecclésiastiques. Le plus célèbre étant Georg Ratzinger, grand-oncle du pape, député du Parlement régional de Bavière et du Reichstag qui, au XIXe siècle, a défendu les droits des paysans bavarois et s'est battu contre le travail des enfants. Chez les Ratzinger, on ne compte ni communiste, ni résistant, ni prêtres réfractaires à l'ordre nazi au point d'être expédié à Dachau.
Deux hauts faits à Traunstein
Dans son dernier film, le Neuvième Jour, Volker Schlöndorff a montré ce que certains de ces prêtres allemands avaient enduré. Traunstein a vécu l'un de ces épisodes traumatiques. En 1934, Josef Stelzle, le curé de la paroisse, fut arrêté pour avoir refusé de faire le salut hitlérien et avoir osé contrer les idées nazies en prêchant l'égalité des hommes devant le Christ. En signe de protestation, les habitants décrochèrent le battant de l'église Saint-Oswald pour empêcher les cloches de sonner. Le curé put revenir, mais pas officier. L'autre épisode glorieux de la ville se situe en 1941, quand les femmes de Traunstein manifestèrent parce que le NSDAP voulait retirer toutes les croix des écoles.
Car, si dans les grandes villes de Bavière, comme Munich, le mouvement national-socialiste a séduit d'emblée une partie du prolétariat touché par le chômage, les paysans et propriétaires terriens de la Haute-Bavière ont eu une attitude plus mitigée, alors même que Hitler avait installé son nid d'aigle à Berchtesgaden, à 60 km au sud de Traunstein. «Au début des années 20, ils ont vu en Hitler un conservateur nationaliste anti-SPD, anti-KPD (communistes, ndlr) et antiprussien, explique l'historien local Gerd Evers. Mais ensuite ils ont été rebutés par ses valeurs antichrétiennes, de sorte qu'aux élections législatives du 5 mars 1933, le NSDAP n'a pas obtenu la majorité absolue à Traunstein.» Le parti de Hitler a recueilli 31,3 % des voix contre 46 % au niveau national, devancé par le Parti populaire bavarois (BVP), ancêtre de la CSU.
«Jeunesse hitlérienne obligatoire»
En 1939, Joseph Ratzinger a 12 ans. Il est décidé qu'il ira au séminaire, avec son frère aîné. Levés à 5 heures, les séminaristes vont à la messe, puis à l'étude, avant de petit-déjeuner et d'entamer leur journée à l'école communale avec les autres enfants de Traunstein. Le 25 mars de cette même année, l'Etat nazi promulgue une loi obligeant tous les enfants de 10 à 18 ans à rentrer dans les Jeunesses hitlériennes sous peine d'emprisonnement pour les parents récalcitrants. Le séminaire de Traunstein, qui jusque-là avait refusé d'envoyer ses ouailles servir le régime, obtempère. Les élèves qui se destinent à passer le baccalauréat sont très surveillés. «Les HJ étaient l'une des six branches du NSDAP», explique l'historien Michael Buddrus, qui a consacré une volumineuse étude au sujet (1). «L'objectif était de former les esprits dès l'enfance pour construire un Etat totalement SS, car les nazis savaient qu'ils ne pouvaient pas emporter l'adhésion totale chez les plus âgés.»
La première génération de HJ, celle qui s'était engagée volontairement à partir de 1933 et formait des cadres pour les SA et les SS, était qualifiée de Stamm HJ, c'est-à-dire les «Jeunesses hitlériennes de souche». Tandis que la Pflicht HJ, la Jeunesse hitlérienne obligatoire celle de Joseph Ratzinger comprenait tous ceux qui ne s'étaient pas encore inscrits. Ces derniers n'étaient pas obligés de se faire confectionner un uniforme car leur «service» était beaucoup plus limité que celui des «vraies» Jeunesses hitlériennes. «On leur demandait juste d'aider à ramasser du bois dans la forêt, ou autre tâche subalterne», raconte Herbert Kaiser, 76 ans, qui a connu le pape dans la cour de récréation. «Ils ne participaient pas aux parades, aux marches hebdomadaires, ils n'avaient pas de cours de formation dans les secteurs de la marine, de l'aviation ou de l'information.» Il ne s'agissait pas de se mettre à dos la population, mais au contraire de la convaincre des bienfaits de l'idéologie nazie. «D'abord il y avait un appel interminable, se souvient Georg Ratzinger. Puis nous marchions pendant des heures dans la forêt, par rangées de trois, en chantant des chansons nazies. Ensuite nous revenions en ville, et c'était fini.»
Pas de traces de révolte enfantine
Dans ses écrits, le pape dit être entré dans les HJ en 1941, à l'âge de 14 ans. Au terme de la loi, il aurait déjà dû être membre des Jungvolk. Mais le groupe des «10-14 ans» n'avait pas d'appel, de sorte que les contrôles étaient plus lâches. A partir de 14 ans, en revanche, la formation, qui comprenait aussi des cours sur les races, devenait plus intensive. Selon le dernier chiffre disponible, les HJ comprenaient en mai 1939 8,7 millions de jeunes Allemands, soit 85,1 % de la population de 10 à 18 ans. Parmi les 15% restants se trouvaient les non-inscrits, les apprentis dispensés en raison de leurs horaires de travail, ceux qui se faisaient porter malade, et ceux que le Reich n'estimait pas assez forts. «Dans les grandes villes, on pouvait peut-être passer entre les gouttes, estime Alfred Staller, 75 ans. Mais à Traunstein, tout le monde se connaissait. Et l'organisation était assez souple.» Le cardinal Ratzinger raconte que son professeur de maths, qui était pourtant nazi, lui a conseillé d'y aller une fois ou deux, pour être tranquille. En 1943, le séminaire a été transformé en hôpital militaire, et le futur pape n'a plus remis un pied aux HJ.
Sur ses sentiments, sur ses pensées, Joseph Ratzinger n'a pas écrit grand-chose. Aucune mention du sort fait aux Juifs. Pas de trace de révolte enfantine ou de nausée comme celle décrite par l'écrivain autrichien Thomas Bernhard (qui a passé lui aussi son enfance à Traunstein) dans son roman autobiographique Un enfant. Le garçon de 9 ans poussé par sa famille à entrer en 1939 dans les Jungvolk marquait son opposition en n'exécutant pas correctement le salut nazi, ce qui lui valait des châtiments corporels. Considérés comme très réservés et très fermés sur leur famille, les frères Ratzinger, d'après leurs camarades de l'époque, avaient adopté une attitude en public «neutre». De sorte que ni eux, ni leur famille n'ont jamais été inquiétés.
En 1943, comme tous les élèves de sa classe, Joseph Ratzinger a été incorporé d'office comme auxiliaire de la DCA (défense antiaérienne) à Munich. En septembre 1944, il entre dans la Wehrmacht sous les ordres de la légion autrichienne qu'il qualifie dans ses écrits de «vieux nazis» et d'«idéologues fanatiques qui [les] tyrannisaient fortement». Un jour, ils le sortirent de son lit pour lui demander de se porter volontaire pour entrer dans les SS. Après avoir expliqué qu'il voulait devenir prêtre, il dit avoir été «congédié à coups d'insultes et de moqueries (...) mais ces insultes avaient bon goût, car elles nous libéraient de la menace de nous porter soi-disant volontaires et de toutes les conséquences que cela impliquait.» Ce sont ses seuls commentaires critiques sur la période nazie.
Profitant du chaos qui règne dans les troupes à l'approche des Alliés, Joseph Ratzinger, 18 ans, quitte l'armée et rentre chez lui début mai 1945. Identifié comme soldat, les Américains l'internent dans un camp avant de le libérer le 19 juin 1945. Egalement fait prisonnier, son frère Georg revient un mois plus tard. Les frères Ratzinger n'étaient certainement pas des nazis. Mais, comme les millions d'Allemands nés avant 1930, ils ont servi le IIIe Reich.
(1) Michael Buddrus, Totale Erziehung für den Krieg. Hitlerjugend und nationalsozialistische Jugendpolitik, Munich, K.G. Saur Verlag, 2003.
Par Odile BENYAHIA-KOUIDER, mercredi 29 juin 2005 (Liberation - 06:00), p. 34-35
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JMJ. Benoît XVI a prié pour les victimes de la Shoah
Cela restera l'un des moments forts de la visite papale. Hier, dans la synagogue de Cologne, Benoît XVI a dénoncé « le crime inouï » des nazis contre les Juifs. Un symbole puissant pour cet Allemand, ancien membre des Jeunesses hitlériennes.
DANS L'HISTOIRE des relations compliquées
entre juifs et catholiques, ce vendredi
19 août (2005) est à marquer d'une pierre blanche. Dix-neuf
ans après Jean-Paul II, qui fut le premier pape à se recueillir dans une synagogue à Rome, Benoît
XVI, élu au trône de Pierre il y a quatre mois jour pour jour, a accompli un geste historique
en se rendant hier à midi à la synagogue de Cologne, la plus ancienne d'Allemagne, détruite
par les nazis en 1938 lors de la Nuit de cristal et reconstruite en 1959.
La portée de cette
visite effectuée par un pape allemand, qui fut lui-même enrôlé dans les Jeunesses hitlériennes,
est d'autant plus importante qu'elle a lieu dans le pays où fut perpétré le génocide des Juifs
par le totalitarisme nazi.
« Une folle idéologie raciste »
Arrivé jeudi dans la cité rhénane pour les Journées mondiales de la jeunesse (JMJ), le Saint-Père a condamné le « crime inouï et jusque-là inimaginable » de la Shoah, dénonçant « une folle idéologie raciste de conception néopaïenne ». Tout en appelant juifs et chrétiens à se rapprocher pour combattre « les forces du mal », il a invité chacun à la vigilance face à l'émergence « de nouveaux signes d'antisémitisme et de diverses formes d'hostilité généralisée envers les étrangers ».
Accueilli
sur le seuil de la synagogue par le rabbin Netanel Teitelbaum, Benoît XVI a prié en silence
devant le mémorial érigé en mémoire des six millions de Juifs victimes du nazisme, dont 11 000
habitaient Cologne.
Dans la salle principale de la synagogue où 500 personnes avaient pris place,
parmi lesquels l'ambassadeur d'Israël en Allemagne et le ministre allemand de l'Intérieur, Otto
Schily, le souverain pontife s'est installé dans un grand fauteuil en bois pour écouter les
discours du rabbin et d'Abraham Lehrer, l'un des quatre présidents de la communauté juive de
Cologne qui compte environ 5 000 personnes.
Avant de prendre lui-même la parole pour appeler
juifs et chrétiens à « un dialogue sincère et confiant » et leur demander de témoigner ensemble
de leurs valeurs communes, notamment la défense des droits de l'homme et le « caractère sacré
de la vie humaine ». Très applaudi par l'assistance debout, le pape a salué plusieurs rabbins
d'Allemagne et d'Europe de l'Est et échangé quelques mots avec l'ancien archevêque de Paris,
le cardinal Jean-Marie Lustiger, lui-même juif converti.
Président du consistoire central des juifs d'Allemagne, Paul Spiegel s'est dit « extrêmement heureux et impressionné » par cette condamnation « sans restriction aucune » des crimes nazis. De son côté, Abraham Lehrer a demandé au chef de l'Eglise catholique, qu'il a salué comme un « constructeur de ponts entre les religions », d'ouvrir complètement les archives du Saint-Siège concernant la Shoah. Non sans rappeler que Josef Ratzinger, alors le préfet de la congrégation pour la doctrine de la foi, avait contribué à l'ouverture partielle de ces archives il y a sept ans.
Placées sous le signe du dialogue entre
les religions, ces JMJ ont aussi permis à Benoît XVI, qui a déjeuné hier avec quelques jeunes,
de présider en fin d'après-midi une rencontre oecuménique. Demain, il a rendez-vous avec la
communauté musulmane puis se rendra à Marienfield, ancien site minier, situé à une trentaine
de kilomètres de Cologne où il participera à la veillée avec les jeunes. Avant la messe finale
dimanche matin, à 10 heures, au terme de laquelle il doit annoncer le lieu où se dérouleront
les prochaines JMJ. A Cologne, la rumeur dit que ce sera à Sydney, en Australie...
leparisien.com, Philippe Baverel, Paru le : 20/08/2005
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(02 décembre 2005) Pour le meilleur et pour le pire.
Benoît XVI, pape du meilleur et surtout du pire
Les « vaticanistes » le trouvaient trop discret, à la limite de l’effacement. En quelques jours, Benoît XVI a montré qu’il avait gardé intacte la volonté de son prédécesseur Jean-Paul II de faire peser l’Église dans les affaires du monde et particulièrement celles du Vieux Continent.
Le meilleur, c’est cette déclaration faite mercredi, pendant ses audiences hebdomadaires, sur le génocide des juifs par le régime nazi. L’ancien leader spirituel de l’Église allemande y a vu un « projet de mort infamant qui restera comme une tache indélébile dans l’histoire de l’humanité ». Jamais Benoît XVI n’avait aussi virulent contre l’Holocauste. Sa discrétion sur le sujet avait même été pointée du doigt lors de son élection alors que les médias révélaient sa courte appartenance, adolescent, aux Jeunesses hitlériennes.
Le pire, cela a été cette semaine cette directive lancée par le Vatican contre l’ordination de prêtres homosexuels dans ce qui ressemble à une véritable chasse aux sorcières.
Le texte soumis par le Vatican affirme que « l’homosexualité apparaît comme un inachèvement et une immaturité foncière de la sexualité humaine ».
Le Vatican, qui reprend ici les thèses d’un prêtre français, Tony Anatrella, relève les conduites « douteuses » et « narcissiques » des gays.
Il appelle non seulement à ne pas ordonner les prêtres homosexuels, mais aussi ceux qui présentent des « tendances » et ceux qui soutiennent la « culture gay ». Une mesure qui devrait toucher avant tout les pays européens et les États-Unis.
Benoît XVI confirme par cette directive d’une rare violence qu’il reste le garant, au sein de l’Église, de la ligne dure en matière de moeurs. L’ancien maître de la Congrégation pour la doctrine de la foi, héritière au Vatican de l’Inquisition, avait déjà signé en 2004 un texte condamnant le féminisme et l’homosexualité.
Cette semaine, il a aussi confirmé, à l’occasion de la Journée mondiale sur le sida, qu’il restait hostile à toute autre forme de protection que l’abstinence et la fidélité pour éviter la propagation de la maladie.
Son texte, lu devant plus de 20 000 pèlerins rassemblés place Saint-Pierre, ne comprend pas une seule fois le mot de « préservatif ».
P. F., L'humanité, Article paru dans l'édition du 2 décembre 2005
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CRACOVIE (AFP) - Après un immense succès populaire avec une grande messe célébrée devant 900.000 fidèles dimanche matin à Cracovie, Benoît XVI termine son voyage réussi en Pologne par la visite très symbolique d'un pape allemand à l'ancien camp nazi d'Auschwitz-Birkenau.
Devant la foule massée à perte de vue sur la gigantesque esplanade de Blonia, près du centre de Cracovie (Sud), le souverain pontife a appelé les Polonais à défendre la place de la religion chrétienne en Europe et dans le monde.
"Je vous demande de partager avec les autres peuples d'Europe et du monde le trésor de la foi", a-t-il dit en conclusion de son homélie.
La Pologne, qui est entrée il y a deux ans dans l'Union européenne progressivement élargie à tous les pays du vieux continent, compte plus de 90% de catholiques. L'Eglise y pèse encore de tout son poids dans la vie publique, à la différence de nombreux autres pays européens.
Benoît XVI a souligné qu'avec le pontificat du pape polonais Jean Paul II, la Pologne était "devenue une terre de témoignage particulier de la foi en Jésus Christ".
Il a demandé aux Polonais de rester fidèles à la mémoire de son prédécesseur, "votre compatriote" qui, a-t-il dit, a défendu la foi "avec une force et une efficacité extraordinaires".
Benoît XVI leur a rappelé l'appel à "rester forts, de la force que donne la foi" que leur avait lancé Jean Paul II lors de son premier voyage en tant que chef de l'Eglise catholique en Pologne en 1979.
Ce premier voyage du pape polonais dans son pays natal avait accéléré le processus d'affaiblisssment du régime communiste. Les Polonais qui vénèrent Karol Wojtyla à l'égal d'un saint lui attribuent un rôle essentiel dans l'effondrement du système soviétique qui a commencé par leur pays.
Jean Paul II a par la suite bataillé ferme, mais sans succès, pour que l'Union européenne intègre à sa Constitution une référence à ses racines chrétiennes.
"Cracovie de Jean Paul II est aussi ma Cracovie", s'est exclamé dimanche Benoît XVI devant la foule enthousiaste, la plus importante depuis le début de son pèlerinage entamé jeudi à Varsovie, la capitale, où la grand-messe de vendredi n'avait rassemblé que 270.000 personnes.
Samedi soir à Cracovie, sur cette même esplanade de 48 hectares, Benoît XVI avait déjà rencontré plus de 600.000 jeunes fidèles qui lui avaient fait un triomphe. Beaucoup ont dormi sur place malgré la pluie et le froid. Dimanche matin, d'autres fidèles sont arrivés de toute la Pologne.
Zofia Jaskolska, 25 ans, a ainsi fait sept heures de route à partir de Poznan, dans l'Ouest du pays.
"Nous sommes reconnaissants envers Benoît de tous ses efforts afin de se rapprocher de nous. J'avais peur qu'après la mort de Jean Paul II, les choses ne soient différentes mais je vois que rien n'a changé. Jean Paul II était très proche des jeunes. Benoît est pareil", confie-t-elle.
Après la messe, Benoît XVI, dont c'était le deuxième voyage à l'étranger (le premier avait eu lieu en Allemagne) depuis le début de son pontificat il y a treize mois, se rend en fin d'après-midi, avant de repartir en avion pour Rome, sur le site d'Auschwitz-Birkenau. Environ 1,1 million de personnes ont péri dans ce camp d'extermination entre 1940 et 1945, dont un million de juifs, pour la plupart gazés dès leur arrivée.
Le pape allemand achève ainsi son voyage en Pologne par un geste très attendu qu'il veut accomplir "avant tout comme catholique" pour prier à cet endroit, symbole de l'Holocauste des juifs, à la mémoire de toutes les victimes de la barbarie nazie.
La nationalité et le passé du pape Joseph Ratzinger, qui fut enrôlé pendant la guerre dans les jeunesses hitlériennes comme tous les adolescents allemands, donnent cependant à cette démarche une signification particulière.
Le porte-parole du Vatican Joaquin Navarro-Valls l'a admis samedi soir et déclaré que Benoît XVI allait à Auschwitz "en tant que fils du peuple allemand", de même que Jean Paul II s'y était rendu en 1979 "en tant que fils du peuple polonais".
Yahoo.fr, actualités, Par Martine NOUAILLE
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dimanche 28 mai 2006, 23h55 Visite historique de Benoît XVI à Auschwitz après un triomphe à Cracovie
OSWIECIM (Pologne) (AFP) - Benoît XVI a clos dimanche un voyage réussi en Pologne par une visite chargée d'émotion à l'ancien camp nazi d'Auschwitz-Birkenau, après avoir remporté un immense succès populaire avec une messe célébrée à Cracovie devant 900.000 fidèles.
Le pape a quitté la Pologne dimanche soir pour Rome, à l'issue d'une cérémonie d'adieux à l'aéroport Cracovie-Balice, lors de laquelle il a une dernière fois demandé aux Polonais de "sauvegarder l'héritage chrétien".
L'étape majeure d'Auschwitz était d'autant plus difficile pour Benoît XVI qu'il vient d'Allemagne et qu'il est assez vieux pour avoir été enrôlé à l'adolescence dans les Jeunesses hitlériennes.
Le souverain pontife a franchi seul la porte du camp, surmontée de l'inscription "Arbeit macht frei" (Le travail rend libre). Il a avancé à pied en soutane blanche vers le Mur des fusillés.
Le visage grave, légèrement décoiffé par le vent, il a prié seul à l'endroit où ont été exécutés des milliers de prisonniers, avant d'y allumer une simple bougie.
Puis il a salué un à un 32 rescapés, représentant les différents groupes, déportés et massacrés dans le camp. Parmi eux figurait Henryk Mandelbaum, juif polonais de 83 ans, un des six rescapés du Sonderkommando chargé de vider les chambres à gaz et de brûler les cadavres.
Benoît XVI s'est recueilli dans l'étroite cellule noire de Maksymilian Kolbe, un prêtre polonais mort à Auschwitz le 14 août 1941 après avoir obtenu des nazis de remplacer un père de famille condamné à mort. Ce religieux a été canonisé par Jean Paul II en 1982.
Le pape s'est ensuite rendu dans l'usine de la mort de Birkenau. Construit à partir de 1941 par des prisonniers soviétiques réduits en esclavage, le camp de Birkenau est situé à 3 kilomètres du premier camp d'Auschwitz.
Sous un ciel noir zébré d'un arc-en-ciel, il s'est longuement recueilli en silence devant un monument massif à Birkenau, commémorant en différentes langues les victimes des différentes nations.
Après un kaddish, la prière juive des morts, le pape a récité en allemand une brève prière qui commençait par les mots: "Seigneur, tu es le Dieu de la paix, tu es la paix elle-même".
Le pape a ensuite tenu un discours, en langue italienne cette fois, pour dire la difficulté "pour un chrétien et pour un pape allemand" de parler des crimes "sans équivalent dans l'histoire" qui y ont été commis par le régime nazi.
Après Jean Paul II, venu à Auschwitz en 1979 "comme fils du peuple polonais", Benoît XVI a précisé qu'il accomplissait ce pèlerinage "comme fils du peuple allemand".
Contrairement à son prédécesseur, il a employé le mot de Shoah, sur ce lieu du génocide des juifs d'Europe. Plus de 1,1 million de personnes sont mortes là entre 1940 et 1945 dont un million de juifs.
Mais il a provoqué une certaine gêne (??, notedt : le peuple juif est-il responsable de la mort du juif Yeshoua ben Yoseph dit Jesus de Nazareth ??) quand il a semblé dédouaner le peuple allemand de toute responsabilité dans les crimes nazis. Il les a attribués à "un groupe de criminels" qui par la démagogie et la terreur ont "abusé" du peuple allemand pour s'en servir "comme instrument de leur soif de destruction et de domination".
La visite à Auschwitz a été l'accent final du pèlerinage de Benoît XVI sur les traces de son prédécesseur polonais, dont il a vu tous les lieux-clés de la vie.
Au fil des étapes de ce voyage de quatre jours, qui était son deuxième à l'étranger depuis le début de son pontificat il y a treize mois, la ferveur des foules venues à sa rencontre n'a cessé de grandir, pour culminer dimanche à la grande messe de Cracovie.
Quatorze mois après la disparition de Jean Paul II, ses compatriotes semblent avoir enfin adopté Benoît XVI comme leur nouveau pape. "Il a conquis nos coeurs", résumait samedi en gros titre le quotidien populaire Fakt. Et d'ajouter: "C'est déjà clair: c'est notre pape. Nous nous sommes mis à l'aimer de tout notre coeur".
Yahoo.fr, actualités, dimanche 28 mai 2006, 23h55, Par Martine NOUAILLE
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Le grand rabbin de France Joseph Haïm Sitruk, Le Parisen, 12 juin 2006, p. 9
Comment avez-vous ressenti le discours du pape à Auschwitz le 28 mai ?
Je suis un petit peu déçu parce que je croyais que les relations judéo-chrétiennes avaient franchi des pas décisifs.
A Auschwitz, où plus d'un million de Juifs ont été exterminés, j'aurais préféré que le pape se taise. Une visite silencieuse aurait-été plus parlante qu'un discours.
L'Eglise officielle ne se sent pas à l'aise sur cette période. Il y a eu un silence coupable ; il ne faudrait pas qu'il y ait des paroles accablantes.
Ce qui m'a le plus choqué dans le discours de Benoît XVI, c'est qu'il évoque les six millions de Polonais morts, de 1940 à 1945, sans préciser que trois milions étaient juifs.
Un pape allemand doit avoir le courage de reconnaître que la communauté juive de Pologne a été exterminée à 98 %.
Même si j'ai été le premier à saluer et admirer la démarche de pardon de l'Eglise catholique auprès des juifs, on a l'impression que c'est la valse-hésitation, qu'on ne veut pas aller trop loin. En compliquant le discours on le rend incompréhensible.
Extraits des propos recueillis par Philippe Baverel, Le Parisen, 12 juin 2006, p. 9
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Vendredi 8 septembre 2006 - 17:12
Le pape Benoît XVI condamne la "folie" du mariage homosexuel
CITE DU VATICAN (Reuters) - Le pape Benoît XVI a déclaré que les hommes politiques catholiques ne devaient pas se laisser influencer par les sondages d'opinion et les tendances sociales concernant l'avortement et la "folie" du mariage homosexuel.
Devant des évêques canadiens, le pape a rappelé avec vigueur la position de l'Eglise sur ses sujets.
"Au nom de la 'tolérance', votre pays a dû supporter la folle redéfinition des conjoints et au nom de 'la liberté de choix', il est confronté à la destruction quotidienne d'enfants qui ne sont pas nés", a-t-il déclaré. "Quand le plan divin du Créateur est ignoré, la vérité de la nature humaine est perdue."
Le Canada a légalisé le mariage gay l'année dernière mais le parlement doit organiser un vote à la fin de l'année pour décider, éventuellement, de renoncer à cette loi qui rencontre l'opposition des Conservateurs.
Le souverain pontife, qui a déjà manifesté plusieurs fois son opposition aux unions homosexuelles, a condamné le comportement des hommes politiques catholiques qui choisissaient de soutenir de telles législations malgré leurs convictions.
"Ceci est particulièrement dommageable quand des dirigeants chrétiens sacrifient l'unité de la foi et entérinent la désagrégation de la raison et des principes de la morale naturelle en cédant à d'éphémères tendances sociales et aux réclamations spécieuses des sondages d'opinion."
Yahoo.fr, actualités, REUTERS : Vendredi 8 septembre 2006 - 17:12
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(09 seprembre 2006) Joseph Ratzinger en Bavière : retour sur son passé controversé
Les souvenirs, comme autant de vieux démons - la guerre, son passage aux Jeunesses hitlériennes, ses années chahutées d'enseignement -, accompagneront le pape, de Munich à Ratisbonne sur les routes de sa Bavière natale, du samedi 9 au jeudi 14 septembre.
Joseph Ratzinger est né le 17 avril 1927 à Marktl-am-Inn, la même année que l'écrivain Günter Grass qui vient de révéler à une Allemagne sous le choc son passé dans les Waffen SS. Les deux ont dû se plier au décret de 1939 enrôlant tous les jeunes de douze ans dans les Jeunesses hitlériennes. Leurs voies ont ensuite divergé.
Le futur Prix Nobel (1999), né à Dantzig (Gdansk, désormais), explique s'être porté volontaire, à 15 ans, non par amour des Waffen SS, mais pour servir dans un sous-marin et échapper à l'étouffant cocon familial.
Quant au futur pape, en juillet 1943, il est mobilisé et affecté à la défense antiaérienne de Munich. Libéré un an plus tard, il est versé dans le Service du travail obligatoire dans le Burgenland à la frontière austro-hongroise.
Dans Ma vie (1927-1977), Joseph Ratzinger raconte qu'il était terrorisé à l'idée d'être recruté par les agents de la Waffen SS. Séminariste et de santé fragile, le jeune Ratzinger aura beau jeu d'expliquer aux agents recruteurs de la Waffen SS que sa vocation n'est pas celle de l'uniforme militaire.
La différence avec le cas de Günter Grass réside surtout dans l'enracinement bavarois du futur pape. Un peu de connaissance de son passé familial et de la spécificité politique et religieuse de la Bavière auraient d'ailleurs suffi à éviter les commentaires entendus après son élection sur le présumé passé pronazi de Benoît XVI.
Günter Grass est issu de la Pologne orientale sous la menace de l'Armée rouge.
Joseph Ratzinger vient de la Bavière et, plus exactement, de ce courant austro-bavarois, francophile et catholique, qui alors damait le pion dans cette région à l'autre courant nationaliste et allemand.
A Traunstein - où le futur pape, fils d'un commandant de gendarmerie, a aussi vécu -, le parti nazi aux élections de mars 1933 ne rassemble que 31 % des voix (contre 46 % au niveau national), battu par le Parti populaire bavarois (BVP).
Ce patriotisme bavarois ne fraie pas avec le nationalisme populiste, antisémite et antichrétien de Hitler.
Le jeune Ratzinger gardera le souvenir des attaques du régime contre l'école confessionnelle, les couvents, l'enseignement de la religion. Et c'est cet enracinement catholique bavarois qui lui vaudra d'être identifié à la Resistenz, cette forme de refus de la dictature nazie qui ne comprend toutefois aucune résistance active.
Bien plus tard, en 1977, Mgr Ratzinger sera promu archevêque de Munich, successeur du cardinal Faulhaber, l'une des voix catholiques contre le régime nazi.
Auparavant, il avait subi une autre épreuve du feu. Après mai 1968, effaré par les sit-in contestataires à l'université de Tübingen (Bade-Wurtemberg) où il enseigne, le professeur Ratzinger bat en retraite à Ratisbonne.
A cette époque, le Suisse Hans Küng, son collège, est très populaire. Ratzinger, lui, est chahuté. Dans ses mémoires, Küng, devenu le chef de file de l'opposition catholique à Rome, décrit le "choc durable" que fut 68 pour Ratzinger et le "refus viscéral de tout ce qui vient de la base" qu'il manifestera ensuite au Vatican.
Théologien progressiste à Vatican II, Ratzinger deviendra l'ennemi d'une interprétation progressiste des textes conciliaires. Et c'est en accord avec cette ligne que Jean Paul II, en 1981, viendra l'arracher à Munich et à la Bavière pour le nommer préfet de la doctrine de la foi. Avant qu'il ne lui succède il y a dix-huit mois.
Henri Tincq, Le Monde, Article paru dans l'édition du 10.09.06, LE MONDE | 09.09.06 | 13h46 • Mis à jour le 09.09.06 | 14h47
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dimanche 10 septembre 2006, 13h12 La maison natale du pape en Bavière "attaquée" à coups de peinture
BERLIN (AFP) - Deux pots de peinture bleue ont été lancés contre la facade de la maison natale du pape Benoît XVI à Marktl-am-Inn en Bavière où il doit se rendre lundi, au troisième jour de sa visite dans sa région natale, a annoncé la police.
Selon les premiers éléments de l'enquête, la maison située sur la place principale du petit village a été "attaquée" à coups de peinture entre 4H30 (2H30 GMT) et 5H00 (3H00 GMT) locales.
Le pape Benoît XVI, arrivé samedi à Munich (sud), doit se rendre lundi après-midi durant une heure dans son village de 2.700 âmes où il vit le jour le 16 avril 1927. Joseph Ratzinger a vécu ses deux premières années à Marktl.
Yahoo.fr, actualités, dimanche 10 septembre 2006, 13h12
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vendredi 15 septembre 2006, 11h30 Le monde musulman continue de dénoncer les propos du pape Benoît XVI
CITE DU VATICAN (AFP) - Les réflexions du pape Benoît XVI sur l'islam pendant son voyage en Allemagne suscitent des remous dans le monde musulman, contraignant le Vatican à faire une mise au point sur le sens des propos du chef de l'Eglise catholique.
Le pape, théologien réputé, qui s'était exprimé mardi devant un parterre d'universitaires et de chercheurs à l'université de Ratisbonne, avait cité pour illustrer son propos un empereur byzantin du 14ème siècle interrogeant un savant musulman sur la guerre sainte (jihad) et la violence dans sa religion.
Benoît XVI a fait une distinction claire entre le christianisme et l'islam dans leur rapport entre la foi et la raison. Il a cité un universitaire selon lequel "pour la doctrine musulmane, Dieu est absolument transcendant. Sa volonté n'est liée à aucune de nos catégories, pas même à celle de la raison".
Le directeur de la salle de presse du Saint-Siège, le père Federico Lombardi, a déclaré jeudi soir dans un communiqué que Benoît XVI n'avait "pas eu l'intention de se livrer à une étude approfondie du jihad et de la pensée musulmane sur la question, et encore moins d'offenser la sensibilité des croyants musulmans".
Le Vatican a ainsi cherché à calmer le jeu alors que des représentants musulmans de plusieurs pays avaient interprété les propos du pape comme un jugement négatif porté sur l'islam.
Le parlement pakistanais a adopté vendredi une résolution demandant à Benoit XVI de "retirer ses propos" liant l'islam à la violence, tandis que le ministère pakistanais des Affaires étrangères a dénoncé "l'ignorance" du souverain pontife sur la religion musulmane.
La commission nationale pour les minorités en Inde a jugé que les propos du pape Benoît XVI sur l'islam sonnaient comme un appel aux "Croisades du Moyen Âge". "Les mots utilisés par le pape résonnent comme ceux de ses prédécesseurs du Moyen Âge qui ont lancé les Croisades," a estimé Hamid Ansari, président de cette commission.
Le guide spirituel des Frères musulmans, le principal groupe de l'opposition en Egypte, Mohammad Mehdi Akef, a lui appelé jeudi le pape Benoît XVI à s'excuser, estimant que ses propos sur l'islam jetaient de "l'huile sur le feu".
L'Organisation de la conférence islamique (OCI) a demandé au Vatican que le Vatican exprime sa véritable position à l'égard de l'islam et de ses préceptes".
Au Koweït, le secrétaire général du parti islamiste Oumma (Nation islamique), Hakem al-Mutairi, a appelé tous les pays musulmans à rappeler leurs ambassadeurs auprès du Vatican "jusqu'à ce que le pape présente des excuses pour le tort porté au prophète et à l'islam". Le chef du Rassemblement des oulémas chiites au Koweït, Sayed Mohammad Baqer al-Mohri, a également réclamé des excuses de la part du chef de l'Eglise catholique.
En Turquie, le directeur du département des affaires religieuses auprès du gouvernement, Ali Bardakoglu, a déclaré ne voir "aucun intérêt pour le monde musulman à la visite en Turquie d'une personne ayant de telles convictions pour l'islam et son prophète".
Benoît XVI est attendu en Turquie du 28 au 30 novembre à l'invitation des autorités politiques et du patriarcat orthodoxe.
Plusieurs représentants des partis islamistes pakistanais ont jugé les propos du pape "malheureux", "regrettables", voire "irresponsables".
"Dans le climat politique actuel, de telles réflexions peuvent être exploitées par ceux qui s'efforcent de nuire aux musulmans et à l'islam", a relevé Khurshid Ahmed, chef d'un institut affilié au parti islamiste Jamaat Islami.
Le secrétaire général du Conseil central des musulmans d'Allemagne, Aiman Mazyek, a estimé pour sa part que l'Eglise catholique était mal placée pour critiquer les dérives extrémistes de l'islam en raison de son histoire.
Quant au président du Conseil français du culte musulman (CFCM), la plus haute instance de l'islam en France, Dalil Boubakeur, réputé pour sa modération, il a réclamé jeudi "une clarification" des propos du souverain pontife.
Au Vatican, le cardinal Paul Poupard, président du conseil pontifical pour la Culture, a mis en garde contre une "instrumentalisation" du discours du pape.
"Le grand professeur Joseph Ratzinger a fait une leçon doctorale sur les rapport entre raison et foi", a déclaré le prélat français à l'AFP, ajoutant: "ne réduisons pas son discours à des stéréotypes".
Le prêtre missionnaire Justo Balda Lacunza, recteur de l'Institut pontifical d'études arabes et islamiques, a souligné que le pape avait "exprimé la vision catholique de la foi et posé des questions à l'islam".
"Le problème", a estimé le père Lacunza, "c'est que la foi musulmane est aujourd'hui prise en otage par les politiques".
"Il faut avoir le courage d'affronter la réalité. Il y a actuellement dans le monde musulman un problème de la violence au nom de la religion", a relevé le religieux, soulignant que "ce sont des musulmans eux-mêmes qui le disent".
Yahoo.fr, actualités, vendredi 15 septembre 2006, 11h30
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17/09/2006 22:36 MOGADISCIO, 17 sept 2006 (AFP) - Une religieuse italienne tuée par balle à Mogadiscio
Une religieuse catholique italienne a été tuée dimanche par des hommes armés non identifiés dans un hôpital de la capitale somalienne Mogadiscio, où un responsable religieux avait appelé la veille les musulmans à "se venger" du pape pour ses propos sur l'Islam.
Deux assaillants ont pénétré discrètement dans l'hôpital pour enfants SOS (financé par l'Autriche), dans le district de Huriwa (sud de Mogadiscio).
Se fondant dans la foule des patients en attente d'une consultation, ils ont ouvert le feu sur la religieuse et le garde-du-corps qui l'accompagnait alors qu'elle se rendait à pied d'un immeuble à un autre de l'hôpital, après un cours à des étudiantes en médecine, selon des témoins.
Elle est morte peu après des suites de ses blessures, au cours d'une opération chirurgicale tentée pour la sauver.
Depuis Rome, le ministère des Affaires étrangères italien a confirmé son décès.
Le garde somalien est quant à lui mort sur le coup.
Très connue au sein de la population locale, la soeur catholique, âgée de près de 70 ans, appartenait à l'ordre des missionnaires de la Consolation. Elle vivait et travaillait en Somalie depuis de nombreuses années.
Dans un communiqué, plusieurs associations de défense des droits de l'Homme somaliennes ont précisé que la religieuse s'appelait "soeur Leonella". Elle a été atteinte de trois balles au dos, à la poitrine et à l'estomac.
Le Vatican a immédiatement dénoncé cet "acte horrible", espérant que cela resterait un "acte isolé".
"Nous suivons avec préoccupation les conséquences de la vague de haine" provoquée par les propos controversés du pape Benoît XVI sur l'islam, "en espérant qu'elles n'auront pas de conséquences graves pour l'Eglise dans le monde", a commenté le directeur de la salle de presse du Vatican, le Père Federico Lombardi.
Les déclarations du pape mardi dernier lors de son déplacement en Allemagne, posant la question du rapport entre religion et violence, ont provoqué une vague d'indignation dans le monde musulman.
Samedi, le nouveau secrétaire d'Etat du Vatican, le cardinal Tarcisio Bertone, avait exprimé les sentiments "attristés" du pape et affirmé que Benoît XVI avait été mal compris. Dimanche, Benoît XVI s'est déclaré lui-même "vivement attristé" par la vague d'indignation soulevée par ses propos.
Un chef religieux de la capitale somalienne lié au puissant mouvement des tribunaux islamiques qui contrôlent la ville depuis juin dernier avait appelé samedi les musulmans à "se venger" du pape.
"Quiconque offense notre prophète Mahomet devrait être tué par le musulman se trouvant (physiquement) le plus proche de lui", avait lancé ce religieux dans une mosquée du sud de Mogadiscio, secteur où la soeur a été tuée, appelant "toutes les communautés islamiques du monde entier à se venger".
Les tribunaux islamiques, réunis au sein du Conseil suprême islamique de Somalie (SICS), ont condamné le "meurtre barbare" de la religieuse.
"C'est un acte barbare et contraire aux enseignements de l'Islam", a déclaré à l'AFP Cheikh Muktar Robow, vice-responsable de la sécurité du SICS.
"Nous sommes désolés de ce qui vient d'arriver", a ajouté ce responsable, précisant que l'un des deux assaillants avait été arrêté et était actuellement interrogé par les services de sécurité.
"L'un des deux tueurs est en prison (...). Nous espérons la capture prochaine du deuxième homme", a-t-il affirmé.
Des miliciens en charge de la sécurité de l'hôpital ont riposté et poursuivi les deux assaillants, capturant l'un d'entre eux pour le remettre ensuite aux hommes du SICS, ont confirmé des sources médicales.
Les islamistes, qui souhaitent rétablir l'ordre en Somalie en imposant la charia (loi islamique) dans les territoires sous leur influence, contrôlent Mogadiscio, plusieurs régions du Sud et une partie du centre de la Somalie, près de la frontière éthiopienne.
Les institutions de transition somaliennes, mises en place en 2004, se sont jusqu'ici avérées impuissantes à rétablir l'ordre dans ce pays, livré au chaos depuis le début d'une guerre civile en 1991.
la-Croix.com, 17/09/2006 22:36
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06.11.06 | 14h21 • Mis à jour le 06.11.06 | 14h21 Les évêques de France résistent au Vatican sur la messe en latin
Une mini-crise a éclaté entre l'épiscopat français et le Vatican à propos de la réintégration de prêtres schismatiques et d'un projet prêté à Benoît XVI de "libéraliser" la messe en latin pour apaiser les catholiques traditionalistes.
Réunis en assemblée à Lourdes (Hautes-Pyrénées) jusqu'au 9 novembre, les évêques ont exprimé leur crainte que, par ces concessions à l'aile intégriste de l'Eglise, le Vatican ne revienne sur les acquis du concile Vatican II (1962-1965).
Dès l'ouverture des débats, samedi 4 novembre, le cardinal Jean-Pierre Ricard, archevêque de Bordeaux et président de la Conférence des évêques de France - qui a rendu visite au pape le 26 octobre -, a affirmé que la décision de Benoît XVI d'étendre le droit pour les prêtres de célébrer la messe en latin n'a pas encore été arrêtée : "Le motu proprio (décision personnelle, sans consultation) du pape, qui a été annoncé, n'a pas été signé. Son projet va faire l'objet de consultations diverses. Nous pouvons donc faire part, dès maintenant, de nos craintes et de nos souhaits."
Pour Mgr Ricard, il n'y aura donc pas de libéralisation immédiate, ni arbitraire, de l'ancien rite de la messe en latin. A l'entendre, le projet du pape ne s'inscrit pas dans une volonté de remettre en cause la réforme liturgique du concile Vatican II (1962-1965) qui avait introduit la messe "moderne" (en langue locale) et qui, en France, avait été un champ de bataille entre traditionalistes et modernistes.
ÉMOTION DU CLERGÉ FRANÇAIS
"Les livres liturgiques, rédigés et promulgués à la suite du concile Vatican II, sont la forme ordinaire du rite romain", souligne Mgr Ricard. Le scénario envisagé au Vatican consiste à faire de la messe en latin - aujourd'hui soumise à l'autorisation de l'évêque diocésain - un rite "extraordinaire", de plein droit et universel. D'où l'émotion du clergé français : le droit élargi à la messe en latin va devenir une source de confusion pour les fidèles et de pression pour les intégristes.
Le pape cherche une solution au schisme ouvert par la consécration illégale, en 1988 à Ecône (Suisse), de quatre évêques par Mgr Lefebvre, évêque rebelle du concile, excommuniés depuis. "Le pape sait que plus les années passent, plus les relations se distendent et les positions se durcissent, explique Mgr Ricard. Benoît XVI souhaite faire son possible pour que la main soit tendue et qu'un accueil soit manifesté, au moins à ceux qui sont de bonne volonté et qui manifestent un profond désir de communion."
L'inquiétude des évêques français a été aggravée par la création, à Bordeaux, d'un Institut autonome, accueillant une dizaine de prêtres intégristes. Cette fondation a été approuvée par le pape, sans consultation de l'épiscopat français qui, depuis longtemps, est victime de campagnes agressives menées par ces prêtres, notamment l'abbé Laguérie, ancien curé de Saint-Nicolas du Chardonnet, à Paris.
Sur ce point aussi, Mgr Ricard, à Lourdes, s'est fait rassurant. "Non, l'Eglise ne change pas de cap. Contrairement aux intentions que certains lui prêtent, le pape n'entend pas revenir sur le cap que le concile Vatican II a donné à l'Eglise", a-t-il dit, avant de rappeler que Benoît XVI s'était engagé, dès son élection, à faire de Vatican II la "boussole" du catholicisme.
Henri Tincq, lemonde.fr, Article paru dans l'édition du 07.11.06. LE MONDE | 06.11.06 | 14h21 • Mis à jour le 06.11.06 | 14h21
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Le pape Benoît XVI est arrivé, mardi 28 novembre, à Ankara où il a débuté une visite de quatre jours en Turquie. Selon le protocole, il aurait dû être accueilli au pied de l'avion par un ministre d'Etat, Besir Atalay, avant de rejoindre le premier ministre, Recep Tayyip Erdogan, dans un salon de l'aéroport. Mais M. Erdogan est venu le chercher lui-même. Un geste diplomatique important de sa part, alors qu'il avait été soupçonné de vouloir éviter de rencontrer le souverain pontife après la violente polémique déclenchée par ses propos sur l'islam. Cet entretien avait été programmé in extremis, M. Erdogan devant se rendre dans la foulée au sommet de l'OTAN à Riga.
A l'issue de son échange avec Benoît XVI, le premier ministre turc a affirmé avoir obtenu son soutien sur l'entrée de son pays dans l'Union européenne. "Je lui ai demandé son soutien sur notre chemin vers l'Union européenne. Il a dit 'nous voulons que la Turquie fasse partie de l'Union européenne' (...). C'est une recommandation honorable", a-t-il expliqué.
Un porte-parole du Vatican avait en effet déclaré, à la veille de cette visite papale, que la Turquie devrait être autorisée à entrer dans l'Union européenne si elle remplit tous les critères fixés par les Vingt-Cinq. Mais, en 2004, sous le pontificat de Jean Paul II et alors qu'il était l'un des principaux personnages du Vatican, le cardinal Joseph Ratzinger avait publiquement déclaré que l'admission de la Turquie dans l'UE serait "une grande erreur", une opinion personnelle qui ne reflétait pas la position officielle du Vatican.
RENCONTRE DÉLICATE AVEC LE DIRECTEUR DES AFFAIRES RELIGIEUSES DU GOUVERNEMENT
A bord de l'avion qui le menait à Ankara, le pape a insisté sur l'importance, pour l'Europe comme pour la Turquie, de la laïcité, qu'il a opposée au laïcisme, c'est-à-dire "une séparation totale" entre la vie publique et les valeurs "qui ont fondamentalement comme origine la religion". Il a affirmé aborder ce voyage avec "une grande confiance et espoir", qualifiant la Turquie de "pont entre les cultures" occidentale et musulmane.
Les principales artères de la capitale ont été pavoisées avec les drapeaux jaune et blanc du Vatican et rouge et blanc de la Turquie dans une relative indifférence de la population, avant tout irritée par les mesures draconiennes de sécurité. Après les violentes réactions suscitées dans le monde musulman par le discours du pape à Ratisbonne, quand il avait semblé assimiler islam et violence, Ankara veut éviter tout incident, afin de donner une bonne image du pays au moment où il négocie difficilement son entrée dans l'Union européenne.
Après sa rencontre avec M. Erdogan, le pape s'est rendu au mausolée d'Atatürk, le fondateur de la Turquie moderne. Il a ensuite été reçu, en tant que chef de l'Etat du Vatican, par le président de la République, Ahmet Necdet Sezer. Le moment le plus délicat de cette première journée devrait être sa rencontre avec Ali Bardakoglu, directeur des affaires religieuses au sein du gouvernement. Ce dernier avait tenu des propos très durs contre le pape après son discours à Ratisbonne, estimant que de tels propos reflétaient "la haine que [le pape] a dans son cœur" contre l'islam.
LEMONDE.FR avec AFP | 28.11.06 | 15h19 • Mis à jour le 28.11.06 | 16h11
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01/12/2006 10:00
ISTANBUL, 1 déc 2006 (AFP) - Benoît XVI à la mosquée d'Istanbul: "moment fort" du voyage (Etchegaray)
La visite de Benoît XVI jeudi à la Mosquée bleue d'Istanbul, où il s'est recueilli pour une prière intime à côté d'un religieux musulman, a été "le moment fort" du voyage du pape en Turquie, a estimé vendredi le cardinal français Roger Etcheragay.
"Je comparerai cette visite au geste de Jean Paul II au Mur des Lamentations de Jérusalem" en 2000, a déclaré le cardinal à des journalistes avant la messe célébrée vendredi matin par le pape dans la cathédrale catholique du Saint-Esprit à Istanbul.
"Ce sont deux moments symboliques très importants et dans les deux cas, on ne les attendait pas", a souligné le prélat, témoin de ces deux événements.
Le 26 mars 2000, lors de son pèlerinage en "Terre Sainte", le pape Jean Paul II s'était rendu au Mur des Lamentations, vestige du grand temple de Jérusalem et lieu sacré pour les juifs.
Il avait prié à voix basse face au mur et glissé entre les pierres le texte d'une demande de pardon pour les souffrances infligées aux juifs au cours de l'histoire. Il avait posé la main sur le mur puis fait un signe de croix en signe de bénédiction dans sa direction.
Lors de sa première visite dans une mosquée (la seconde d'un pape dans un lieu de culte musulman après celle de Jean Paul II à Damas en 2001), Benoît XVI s'est arrêté sur l'invitation du mufti d'Istanbul Mustafa Cagrici devant le kiblah, la niche indiquant la direction de La Mecque.
Debout, les bras croisés, il s'est livré à une méditation, qualifiée de "prière intime" par le porte-parole du Vatican, à côté du mufti, avant de s'incliner légèrement en direction de La Mecque.
Benoît XVI a fait avec les musulmans ce que Jean Paul II a fait avec les juifs, a estimé le cardinal Etchegaray.
la-Croix.com, 01/12/2006 10:00
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01.12.2006 09:51 Turquie: le pape termine sa visite après un geste de paix important
ISTANBUL - Le pape a quitté la Turquie après un geste exceptionnel de "paix" à l'intention des musulmans. Mais Benoît XVI est resté ferme sur les conditions d'une entrée d'Ankara dans l'UE en appelant au respect de la liberté religieuse.
Moins de trois mois après la violente polémique générée par son discours de Ratisbonne, Benoît XVI a su faire le geste susceptible d'apaiser les tensions avec le monde musulman.
Sa photo se recueillant en direction de La Mecque, à la mosquée bleue, était à la Une de toute la presse turque. Prompte à condamner le pape en septembre, elle louait vendredi un geste "historique et de paix".
La prière de Benoît XVI "est encore plus significative qu'une excuse", a estimé le mufti d'Istanbul Mustafa Cagrici. "Il a bien compris qu'il avait blessé les musulmans. Il a tenté de réparer", a commenté le professeur Beyza Bilgin de la faculté de théologie d'Ankara.
"Je comparerais la visite du pape à la mosquée bleue aux gestes de Jean Paul II devant le Mur des Lamentations", a commenté le cardinal Roger Etchegaray, vice-doyen du Collège cardinalice, en faisant allusion au déplacement à Jérusalem du précédent pape.
Tout en cherchant à mettre un point final à la polémique, le pape n'en a pas moins rappelé les conditions d'un dialogue avec l'islam à l'occasion de son premier voyage dans un pays musulman. "Le meilleur moyen d'aller de l'avant est un dialogue authentique entre chrétiens et musulmans, basé sur la vérité et inspiré du désir sincère de se connaître mieux l'un l'autre", a-t-il souligné mardi.
Sur l'autre dossier de l'intégration de la Turquie dans l'Union européenne, le pape a apparemment fait montre d'ouverture, tout en posant des conditions. Alors qu'il était encore cardinal, Joseph Ratzinger s'était prononcé en 2004 contre une entrée de la Turquie dans l'UE, un pays qui a selon lui, "historiquement et culturellement", "peu à partager avec l'Europe".
Mardi, au premier jour de sa visite, il a donné son appui à un rapprochement lors d'un entretien avec le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan. "Le Saint Siège regarde positivement et encourage le chemin de dialogue, de rapprochement et d'intégration en Europe" de la Turquie, "sur la base de valeurs et de principes communs", a indiqué le porte-parole du Vatican, le père Federico Lombardi. (ATS)
tsr.info.ch,
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Les tensions et injustices provoquées par la course aux sources d'énergie ainsi que les "attentats à la vie" comme l'avortement ou l'euthanasie constituent une menace pour la paix du monde, estime le pape Benoît XVI dans son message annuel pour la paix publié mardi.
Dans ce message diffusé en prévision de la journée mondiale de la paix le 1er janvier, le pape insiste sur le caractère potentiellement dramatique des questions écologiques, en soulignant que "toute attitude irrespectueuse envers l'environnement porte préjudice à la convivialité humaine".
Il relève également "que l'on ne peut pas disposer de la personne selon son bon plaisir", prenant partie dans le débat qui agite l'Italie et plusieurs autres pays occidentaux sur la possibilité de légiférer sur l'euthanasie.
Outre "les victimes des conflits armés, du terrorisme et des multiples formes de violence", il dénonce "les morts silencieuses provoquées par la faim, l'avortement, l'expérimentation sur les embryons et l'euthanasie".
Le souverain pontife a intitulé son message: "la personne humaine, coeur de la paix".
"Je suis en effet convaincu qu'en respectant la personne on promeut le paix et qu'en bâtissant la paix on jette les bases d'un authentique humanisme intégral", explique-t-il.
Pour la première fois aussi clairement, Benoît XVI dénonce "la destruction de l'environnement, son usage impropre ou égoïste et la mainmise violente sur les ressources de la terre", et notamment "la course aux ressources disponibles sans précédent" provoquée par "la raréfaction des approvisionnement énergétiques".
"Que deviendront les populations de ces régions", demande le chef de l'Eglise catholique. "Quelles injustices et quelles oppositions provoquera la course aux ressources d'énergie ? Et comment réagiront les exclus de cette course ?".
Le pape insiste aussi sur l'importance de la liberté religieuse comme facteur de paix et ajoute que "dans certains Etats" les chrétiens sont même "persécutés".
Il dénonce par ailleurs "une certaine conception de Dieu (...) à l'origine de pratiques criminelles", quand la religion "s'est transformée en idéologie".
"C'est un point qu'il faut rappeler avec clarté: une guerre au nom de Dieu n'est jamais acceptable", souligne Benoît XVI.
Face aux "formes inédites de violence" comme le terrorisme, il demande aux Etats de préserver les populations civiles du conflit, dans une référence au récent conflit au Liban.
la-Croix.com, 12/12/2006 13:37
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vendredi 22 décembre 2006 Le Pape dénonce les «théories funestes» des partisans du mariage gay
Au cours d'un discours de vœux de Noël, Benoit XVI a une nouvelle fois violemment critiqué le principe du mariage homosexuel • La question fait l'objet d'un vif débat en Italie depuis l'arrivée de la gauche au pouvoir
Par D.Dq (avec agences)
LIBERATION.FR : vendredi 22 décembre 2006
Benoit XVI n’apprécie pas le mariage gay, c’est une évidence. Mais il est monté d’un cran vendredi au Vatican, en dénonçant les «théories funestes» sur le mariage homosexuel dans son discours de vœux de Noël devant la Curie romaine. Une manière d’imposer la voix de l’église catholique dans une Italie divisée devant la volonté des partis de gauche de la coalition de Romano Prodi de légaliser le mariage homosexuel.
Pour le pape, accorder une reconnaissance juridique aux couples non mariés représente une menace pour le mariage traditionnel qui requiert un niveau supérieur d’engagement. Mais il a réservé ses mots le plus durs pour ceux qui pensent que les couples homosexuels peuvent être mis sur le même plan que les couples hétérosexuels. «Cela accrédite tacitement ces théories funestes qui refusent toute pertinence à la masculinité et à la féminité de la personne humaine, comme s’il s’agissait d’un fait purement biologique». Benoit XVI a ajouté que les théories «selon lesquelles l’homme serait capable de décider de façon autonome ce qu’il est et ce qu’il n’est pas» finissent par l’amener à détruire sa propre identité.
Deux élus du petit parti «Rose au poing», membre de la coalition de centre gauche au pouvoir, avaient scandalisé leurs collègues mercredi en plaçant quatre poupées représentant des couples homosexuels enlacés, près de l’enfant Jésus dans la crèche du parlement à Rome. Au-delà des cris des élus de la droite italienne, même le parti communiste, membre dans la coalition Prodi, a pris ses distances avec l’initiative, la qualifiant de «grave erreur politique» qui n’aiderait en rien les homosexuels.
Début décembre, le Parlement canadien avait rejeté une résolution du gouvernement conservateur visant à interdire le mariage homosexuel dans le pays, légal depuis juin 2005. L’union gay est également autorisée en Espagne, aux Pays-Bas et en Belgique.
Par D.Dq (avec agences), LIBERATION.FR : vendredi 22 décembre 2006
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Benoît XVI veut libéraliser la messe en latin
lacadienouvelle.com
Mise à jour le vendredi 29 juin 2007
Par: AP
L'abandon de la messe en latin selon le rite de Saint Pie V, dit "tridentin" et remontant au XVIe siècle, avait été entériné après le concile Vatican II (1965).
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la-Croix.com, 26/06/2007 14:44 CITÉ DU VATICAN, 26 juin 2007 (AFP) - Election du futur pape: majorité des 2/3 même après 33 tours (Benoît XVI)
Benoît XVI a introduit mardi une légère modification dans le texte régissant l'élection d'un nouveau pape, en supprimant la possibilité de recourir à la majorité simple au lieu de la majorité des deux tiers après le 33ème tour sans résultat. Benoît XVI a édicté un "motu proprio" (décret) qui annule une disposition introduite par Jean Paul II en 1996: dans sa Constitution apostolique Universi Dominici Gregis, celui-ci prévoyait que les cardinaux puissent en cas d'impasse élire le pape à la majorité simple au lieu de la majorité des deux-tiers requise. Dans son "motu proprio" en latin, Benoît XVI restitue donc le caractère obligatoire de la majorité des deux-tiers.-----
samedi 30 juin 2007, 12h58 Yahoo.fr, actualités Benoît XVI appelle Pékin au respect d'une "authentique" liberté religieuse
CITE DU VATICAN (AFP) - Benoît XVI demande à Pékin "le respect d'une authentique liberté religieuse" et rejette l'idée d'une Eglise soumise aux autorités chinoises et indépendante du Vatican, dans une lettre au clergé et aux catholiques de Chine publiée samedi. Le pape se déclare "ouvert aux négociations" avec le gouvernement chinois mais souligne qu'il faudra "du temps et de la bonne volonté des deux parties" pour parvenir à "la normalisation des relations avec la République populaire de Chine". Le Saint-Siège et la Chine n'entretiennent plus de relations diplomatiques depuis 1951 et la reconnaissance de Taïwan par le Vatican. Dans sa lettre très attendue, Benoît XVI assure que l'Eglise "invite les fidèles à être de bons citoyens, des collaborateurs respectueux et actifs en faveur du bien commun de leur pays". Mais, "il est également clair" que l'Eglise "demande à l'Etat de garantir à ces mêmes citoyens catholiques le plein exercice de leur foi, dans le respect d'une authentique liberté religieuse". Benoît XVI demande ainsi à Pékin la liberté de nommer les évêques et souligne que l'idée "d'une Eglise indépendante" du Vatican "est incompatible avec la doctrine catholique". Il souhaite cependant "que l'on trouve un accord avec le gouvernement pour résoudre certaines questions concernant soit le choix des candidats à l'épiscopat", soit la façon de rendre publique "la nomination des évêques, soit la reconnaissance du nouvel évêque de la part des autorités civiles". Il assure tous les catholiques chinois, divisés entre une Eglise clandestine fidèle au Vatican et une Eglise officielle, de sa "proximité fraternelle" et les appelle à "l'unité" et à la "réconciliation" sous son autorité. Dans un souci d'unité, le souverain pontife assure que tous les évêques, même ceux qui n'ont pas demandé leur reconnaissance par le Vatican, "exercent valablement leur ministère". Mais il ne reconnaît aucune légitimité au collège des évêques catholiques de Chine constitué sous l'autorité du pouvoir politique, ni à "l'association patriotique" qui contrôle l'Eglise officielle. "La prétention de certains organismes, voulus par l'Etat et étrangers à la structure de l'Eglise, de se placer au-dessus des évêques et de guider la vie de la communauté, ne correspond pas à la doctrine de l'Eglise", répète-t-il. Cette lettre du pape "aux évêques, aux prêtres, aux personnes consacrées et aux fidèles laïques de l'Eglise catholique en République populaire de Chine", était attendue depuis le 20 janvier, quand s'était tenue au Vatican une réunion sur la situation de l'Eglise en Chine, où vivent huit à 12 millions de catholiques. Elle a été préalablement envoyée aux autorités chinoises, a récemment fait savoir le Vatican.------
A Washington, Benoît XVI a reçu des victimes de prêtres pédophiles
LE MONDE | 18.04.08 | 15h05 • Mis à jour le 18.04.08 | 15h05
WASHINGTON ENVOYÉE SPÉCIALE
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Benoît XVI se rend dans une synagogue américaine
NOUVELOBS.COM | 19.04.2008 | 08:02
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