Mazarine Pingeot

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Les Français et François Mitterrand 10 ans après : février 2005

Bio-express, 2001
Parcours, 2007
Mars 2003. « Field dans ta chambre »
Juillet 2003. Mazarine bientôt maman

Août 2007. People-isation ferme. Grosse pub sur Paris-Match, avec photos-chocs de Mazarine enceinte, pour un ouvrage sur l'infanticide, un thème qui touche l’écrivain, et l'inspire particulièrement ; une polémique opportune
Juillet 2007. Un roman de 150 pages sur l'infanticide, dont le lancement fait scandale
Mars 2007. Cambriolage ; Je soutiens Ségolène, une femme courageuse
Septembre 2006. Affaire Elkabbach-Sosnowski : Condamnation pour contrefaçon confirmée en appel
Juillet 2005. Mazarine maman d'un garçon.
Mars 2005. Mazarine Pingeot : « C'était un père génial »
Alors que le film « le Promeneur du Champ-de-Mars » rencontre un succès inattendu, Mazarine Pingeot, fille (longtemps cachée) de François Mitterrand, publie « Bouche cousue ».
A 30 ans, la jeune femme, enceinte, raconte son passé. Et son père.

Un peu moins de dix ans après la mort de votre père, vous racontez votre enfance. Pourquoi maintenant ?

Mazarine Pingeot.
L'élément déclencheur, c'est que j'attends un enfant pour le mois de juin.
Je voulais quelque chose de concret à lui raconter plus tard lorsqu'il me posera des questions. J'avais donc envie de remettre à jour ma filiation, de retrouver ma mémoire, les moments forts de ma jeunesse. Et puis sans doute suis-je plus mûre aujourd'hui. Avant, je n'étais pas prête...

Quels souvenirs gardez-vous de votre père ?

Il y a un décalage entre l'image que j'en ai et l'image que les gens s'en faisaient, ou s'en font encore.
En politique, il y a forcément une part de représentation : c'est un univers rude, où l'on est souvent dans le combat. Moi, je me souviens de quelqu'un de très cultivé, qui ne la ramenait jamais. Il n'était ni mégalo ni égoïste. Il écoutait beaucoup les autres. Il avait une immense maîtrise de soi. Je ne l'ai jamais vu, par exemple, se mettre en colère. Et puis il était profondément doux avec les gens qui l'aimaient.
Bref, c'était un père génial.

Qu'avez-vous pensé du film « le Promeneur du Champ-de-Mars » ?

Je ne veux pas dire du mal de son réalisateur Robert Guédiguian, que j'aime bien. Je trouve sa démarche intéressante et estimable. Audacieuse aussi.
Mais je n'ai pas du tout retrouvé le François Mitterrand que je connaissais. Dans le film, il est grincheux et ne parle que de lui. Il est un peu cuistre et ne s'exprime que par citations. Or, ce n'était jamais le cas. En plus, on le voit toujours malade, alors que, dans les trois dernières années de sa vie, il y a eu des moments où il allait bien. Non, l'ensemble n'est pas crédible, mais je suis forcément subjective.

« Oui, enfant, j'ai souffert »

Vous évoquez la haine que François Mitterrand inspirait parfois, une haine qui vous suivrait encore aujourd'hui...

Oui. Mon père a alimenté une série de pseudo-écrivains qui ont écrit des saloperies sur lui pour se faire de l'argent. Il n'a pas eu des relations très simples avec la presse en général. Il y a des gens qui lui vouent une rancune sans limite.
Lorsque je lis ou entends encore aujourd'hui qu'il était antisémite, je deviens folle. Quel contresens !
Et cette haine, j'en ai un peu hérité. Je reçois des lettres anonymes. Dans la rue, parfois, on m'apostrophe, on m'insulte. Heureusement, il y a aussi des gens très sympas. Mais ce n'est pas simple à vivre tous les jours.

On devine que vous avez beaucoup souffert du secret et de la solitude...

J'ai souffert, oui. Enfant, je ne pouvais pas facilement me lier. J'avais du mal à faire confiance. Les émotions ont été un peu gâchées. Lors des victoires électorales de mon père par exemple, ma mère et moi, nous ne pouvions pas manifester notre joie. Ça marque. Alors, on apprend à vivre différemment des autres.

Vous évoquez longuement Gordes, la maison du Vaucluse dans laquelle vous avec vécu avec vos parents...

Ce sera aussi la maison de mon enfant.
Gordes, ce sont des souvenirs du quotidien. Les oeufs au petit-déjeuner. Les côtes d'agneau et les pommes de terre en robe de chambre. Ma mère et ses balades à pied au village avec les chiens. Mon père et son amour des arbres. Il aimait cet endroit. C'était son repaire.

Comment avez-vous réagi lorsque « Paris Match », en 1994, a révélé votre existence en publiant votre photo ?

Ce fut un choc terrible. Je suis passée de l'anonymat à l'exposition totale. Avant, j'avais tendance à ne pas trop me montrer, à rester discrète. J'étais invisible et, d'une certaine façon, j'avais appris à aimer ça. Tout à coup, les gens se sont mis à me dévisager, à me déshabiller du regard. J'ai vécu ça comme une sorte de viol.

On a pourtant imaginé que cela pouvait être une forme de libération...

Non. Mais c'était sûrement inévitable. La seule chose un peu positive, c'est que mon père était encore en vie. Je n'aurais pas aimé que cela arrive après sa mort.

Avait-il donné son accord ?

Non. Il était furieux. J'étais encore jeune. Il avait peur pour moi, et pour ma mère. Après, il a peut-être changé d'avis. Il était content qu'on puisse se promener librement, même si nous n'en avons pas assez profité.

« J'aime bien Hollande et Fabius »

On dit qu'il y aurait aujourd'hui une nostalgie Mitterrand...

Le vent tourne. En France, on manque de personnage emblématique, de leader ayant sa stature. François Mitterrand entrera dans l'histoire comme De Gaulle, même si les deux hommes ont bien évidemment un parcours différent.

Vous lancerez-vous un jour en politique ?

On ne peut jamais dire jamais, mais je ne suis pas sûre d'être faite pour ça. La politique est un univers trop brutal. Pour l'instant, je suis chroniqueuse dans l'émission de Michel Field sur Paris Première.
J'écris quelques scénarios. Et je dois passer ma thèse de philo pour recommencer à donner des cours à la fac.

Suivez-vous l'actualité du PS ?

J'aime bien Hollande et Fabius. Mais on vit une époque où le débat politique est minoré, trop formaté. L'économie prime tout. Cela manque de souffle.
leparisien.fr, Paru le : 02/03/2005, p. 7, Propos recueillis par Frédéric Gerschel

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(Mars 2003) Paris Première, 18 h 40/
Mazarine Pingeot : « Je me montre telle que je suis »

« Field dans ta chambre »

UNE JEUNE FEMME à l'aise dans son époque : c'est ainsi qu'apparaît Mazarine Pingeot, 28 ans. Rendez-vous avait été pris dans un restaurant du quartier Montorgueil, à Paris. La fille de François Mitterrand, souriante et toute vêtue de blanc en cette journée presque estivale, ne se formalise pas de votre retard. « Vous savez, dit-elle, j'ai toujours un bouquin avec moi. » Et pour cause : elle est l'une des chroniqueuses du magazine littéraire de Paris Première, « Field dans ta chambre », diffusé à 18 h 40.
La critique et écrivaine parle de tout, sans faux-fuyants : de l'écriture, mais aussi de son image, de ses contradictions et des attaques contre son père.

Pourquoi avoir choisi de vous exposer dans une émission de télévision, alors que vous ne supportez pas que l'on vous vole votre image ?

Mazarine Pingeot.
Je suis l'objet de tant de critiques, parfois extrêmement violentes, du fait de mon statut, de mon héritage et des fantasmes qu'il suscite, que j'ai décidé de me montrer telle que je suis.
En me voyant à la télé tous les quinze jours, les gens peuvent juger sur pièce. J'espère qu'ils se rendent compte que je ne suis ni un monstre ni un génie, mais quelqu'un de normal.

La critique et l'écriture littéraire sont-elles compatibles ?

Presque tous les autres chroniqueurs de « Field dans ta chambre » écrivent aussi. Je ne dis pas que c'est forcément une bonne chose. Ne serait-ce que parce qu'en critiquant les livres des autres on donne des armes aux détracteurs à l'affût de votre prochain ouvrage. Personnellement, je me livre à cet exercice avec humilité, consciente de la souffrance que peut provoquer l'écriture. Même si certains m'ont comparée à Steevy du Loft, je crois avoir une certaine légitimité, notamment parce que j'ai suivi des études de lettres modernes.

Votre nouveau livre sort prochainement. Quel en sera le thème ?

Ce ne sera pas un roman, mais un essai intitulé « Ils m'ont dit qui j'étais » (*)
. C'est à la fois un hommage à la littérature et une réflexion sur la lecture. J'y évoque les dix ouvrages qui ont bouleversé ma vie et qui en ont chacun marqué une étape. Ce livre est plus abouti que les deux précédents, qu'il aurait fallu accueillir comme de simples oeuvres de jeunesse. D'ailleurs, même si je les assume, je ne les écrirais plus aujourd'hui. Le prochain est le premier que ma mère m'a confié aimer.

« Mon père n'est pas un accusé, il n'a pas besoin d'être défendu »

Le livre que l'on attend de vous est celui dans lequel vous répondrez aux détracteurs de votre père...

Un jour, je l'écrirai. Mais je ne veux pas le faire dans le ressentiment et la réaction. Je n'ai aucune envie d'entrer dans l'arène. Il y a des attaques auxquelles il est préférable de ne pas répondre, sous peine de les accréditer.
Cela dit, mon père n'est pas un accusé, il n'a pas besoin d'être défendu.

Comment vivez-vous la violence de certaines critiques à l'encontre de François Mitterrand ?

J'imagine que ce serait dur pour n'importe quel enfant de supporter que l'on tape sur son père avec une telle violence.
Ça n'en finit pas depuis quatorze ans... Evidemment, on me trouvera partiale, mais cela va tout de même trop loin. Je conçois que des gens aient pu ressentir de la déception par rapport à l'oeuvre politique de mon père, mais les plus déçus ne sont pas les plus haineux. Je sais bien qu'il a raté quelques trucs, mais aussi qu'il n'était pas l'homme que certains médias décrivent.
(*) Cet essai de 190 pages sortira chez Julliard le 15 avril (2003).
leparisien.fr, Paru le : 30/03/2003, Propos recueillis par Stéphane Lepoittevin

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(2001) BIO-EXPRESS

18 décembre 1974 : naissance à Avignon de Mazarine, fille d'Anne Pingeot et de père inconnu.
25 janvier 1984 : François Mitterrand, président de la République, reconnaît Mazarine devant notaire.
3 novembre 1994 : Paris Match révèle l'existence de Mazarine au grand public.
Décembre 1994 : après des études au lycée Henri IV à Paris, elle intègre l'Ecole normale supérieure de Fontenay-aux Roses.
8 janvier 1996 : mort de François Mitterrand.
1997 : agrégée de philosophie.
Avril 1998 : sortie de « Premier Roman » (Julliard), suivi par « Zeyn ou la reconquête » en mai 2000
Octobre 2000 : maître-assistant à la faculté d'Aix-en-Provence.
leparisien.fr, Paru le : 06/05/2001

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(Juillet 2003) Mazarine bientôt maman

Le secret était bien gardé.
C'est « Paris-Match », dans son numéro d'aujourd'hui, qui le révèle : Mazarine, la fille (longtemps cachée) de François Mitterrand, aujourd'hui collaboratrice de l'émission littéraire « Field dans ta chambre » sur Paris-Première, sera, à 28 ans, maman pour la première fois au début du mois de novembre.
Le père du futur bébé n'est autre que le compagnon de Mazarine, Mohamed Ulad-Mohnd, réalisateur d'origine marocaine âgé de 32 ans.
Le jeune couple réside actuellement à Paris.
leparisien.fr, Paru le : 03/07/2003

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(Février 2005) Mitterrand entre nostalgie et critiques
SONDAGE Une enquête d'opinion réalisée par BVA pour « Le Figaro » montre, neuf ans après sa mort, l'image que les Français gardent de l'ancien président de la République

Neuf ans après sa mort et dix ans après son départ de l'Elysée, François Mitterrand revient sur le devant de la scène.
Son ombre a plané durant le procès des écoutes de l'Elysée.
On s'abrite derrière son nom au Parti socialiste, que l'on soit partisan ou non de la Constitution européenne.
Il revient au cinéma sous les traits de Michel Bouquet, dans le film de Robert Guédiguian, Le promeneur du Champ de Mars.
Enfin, tandis que le livre interdit du Dr Claude Gubler, médecin de François Mitterrand pendant deux septennats, ressort en librairie demain (Editions du Rocher), sa fille, Mazarine Pingeot, évoquera pour la première fois le souvenir de son père dans un roman, Bouche cousue, qui doit paraître d'ici à la fin du mois.

Les Français conservent un souvenir mitigé de François Mitterrand. S'ils créditent à 60 % l'ancien président de la République d'un bilan plutôt positif (une appréciation qui est plus élevée chez les plus jeunes, les catégories sociales les moins favorisées et les sympathisants de gauche), ils émettent cependant un jugement très nuancé sur son action, mêlant admiration pour certaines qualités de l'ancien président de la République et jugements plus sévères.
Les Français gardent de manière quasi unanime, « le souvenir d'un homme cultivé » (93 %), « volontaire » (86 %), « courageux » (73 %) et « de conviction » (72 %), bien que jugé peu sympathique.
Ils sont cependant très critiques sur sa façon de faire de la politique : seulement 41 % des personnes interrogées le jugent « honnête » et 91 % gardent de lui y compris chez les sympathisants de gauche le souvenir « d'un homme politicien », « opportuniste » (68 % des Français et 67 % des socialistes) et « distant » (67 %).

Par rapport à janvier 1996, et dans tous les domaines, le bilan qu'établissent les Français du double septennat de François Mitterrand s'améliore. Notamment dans les catégories les plus aisées de la population.
75 % des Français (et parmi eux 85 % ayant un niveau d'études supérieur au bac) jugent ainsi que la situation de la France s'est « plutôt améliorée » dans le domaine de la construction européenne, de la politique culturelle (74 %) ou concernant l'image de la France dans le monde (63 %).
En revanche, le bilan est négatif dans les domaines sociaux et sociétaux : c'est vrai en ce qui concerne les inégalités sociales (54 % estiment que la situation s'est plutôt détériorée contre 42 %), le niveau de vie des Français (41 % contre 56 %), la politique de l'éducation (53 % contre 40 %), la politique de l'immigration (54 % contre 39 %) et la sécurité (61 % contre 34 %).

Enfin, quand on les interroge sur les mesures qui les ont le plus marqués, les Français citent en premier lieu la suppression de la peine de mort (citée par 54 % des Français), la cinquième semaine de congés payés, la retraite à 60 ans et la réduction du temps de travail de 40 à 39 heures (citée par 27 % des Français).
La signature du traité de Maastricht n'est citée que par 18 % des personnes interrogées et les nationalisations par 3 %.
Anne FULDA, Le Figaro, lundi 14 février 2005, p. 6

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(Juillet 2005) La fille de François Mitterrand a accouché lundi dernier (11 juillet 2005) d'un petit garçon.

Mazarine Pingeot, 28 ans, la fille de François Mitterrand, a accouché lundi dernier d'un petit garçon, a-t-on appris vendredi 15 juillet.
Le père est le compagnon de Mazarine Pingeot, Mohamed Ulad-Mohand, réalisateur d'origine marocaine âgé de 32 ans.
Le jeune couple réside actuellement à Paris et selon France-Inter, devait prendre quelque repos dans le Lubéron puis au Maroc.
NOUVELOBS.COM | 15.07.05 | 11:52

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(29 septembre 2006) L'honneur retrouvé du réalisateur des entretiens Elkabbach-Mitterrand
La condamnation du journaliste, des héritiers du Président et de France 2 est confirmée.

«Je suis content», dit simplement Cadys Sosnowski. Depuis mai 2001, il se battait pour faire reconnaître son statut de réalisateur de François Mitterrand : conversations avec un président, documentaire en cinq volets plus connu sous le nom d'«Entretiens Mitterrand-Elkabbach». Vendredi, la cour d'appel de Paris a confirmé le jugement rendu en 2003 par le tribunal de grande instance : la condamnation pour «contrefaçon» de Jean-Pierre Elkabbach, Mazarine Pingeot, Gilbert et Jean-Christophe Mitterrand et France 2, qui doivent verser 166 000 euros à Sosnowski. Et sa reconnaissance comme «coréalisateur» des entretiens.

L'histoire commence en mars 1993, quand Jacques Pilhan, conseiller en communication de Mitterrand, appelle Cadys Sosnowski pour réaliser des entretiens entre le Président et Jean-Pierre Elkabbach. Il prend la suite d'Agnès Delarive, qui a réalisé les toutes premières rencontres. La réalisation, ce n'est pas du Lelouch: les plans sont fixes, la mise en scène sobre. Depuis les studios de l'Elysée, Sosnowski dirige une équipe technique d'appelés du contingent. Tout le monde est tenu au secret et Sosnowski n'a pas de contrat. Il expliquera avoir passé, à l'époque, un accord oral avec Pilhan : il fera le montage et sera rémunéré en droits d'auteur. Mais à l'été 1994 le tournage s'interrompt : la maladie de Mitterrand ne lui permet plus d'assurer les entretiens.

En 1995, un premier «protocole» est signé entre Mitterrand, Elkabbach et Pilhan, qui fait du Président le «seul propriétaire des bandes [...] et seul titulaire de la totalité des droits». Elkabbach et Pilhan touchant quant à eux 5 % des recettes à titre de «dédommagement». Etrange : d'ordinaire, une personne interviewée n'est pas considérée comme l'auteure de ses propos, à moins qu'elle ne soit à l'origine de l'oeuvre. Or Jean-Pierre Elkabbach a toujours clamé que c'est lui qui avait eu l'idée de ces Conversations . Etrange aussi que des entretiens réalisés avec le personnel et le matériel de l'Etat se retrouvent propriété de Mitterrand, puis de ses héritiers. Un second contrat partage ensuite la propriété du film entre Elkabbach et les héritiers de François Mitterrand.

Archives.

Pendant cinq ans, les 18 heures de rushs dorment dans le coffre-fort de Jacques Pilhan. Un an après la mort de ce dernier, en 1999, Jean-Pierre Elkabbach récupère les bandes auprès de sa veuve. En 2000, les entretiens sont vendus pour 381 122 euros à une société de production, Théophraste, par Elkabbach et les héritiers de l'ex-Président : ses enfants Mazarine Pingeot, Gilbert et Jean-Christophe Mitterrand. En 2001, André Rousselet, exécuteur testamentaire de Mitterrand, crée la société Nil 2001, qui regroupe les «propriétaires de l'oeuvre» , à savoir Elkabbach et les enfants Mitterrand. Nil 2001 devient coproducteur, au côté de Théophraste, des entretiens qui sont montés et enrichis d'archives. Il est prévu que Nil 2001 touche 50 % des droits dérivés (exploitation vidéo, cinéma). France Télévisions affirme avoir acheté les cinq épisodes pour 686 000 euros au total. Sosnowski, lui, n'a toujours rien touché.

Courant 2000, il apprend que les entretiens vont être diffusés sur France 2. Il écrit à Elkabbach pour lui rappeler les accords passés avec Pilhan. Pas de réponse. Puis prend contact avec Théophraste. «Ils m'ont dit , explique-t-il à Libération, que je figurerai au générique sous la rubrique "Réalisation Elysée".» Lors de la diffusion, en mai 2001, vingt ans après l'élection de Mitterrand, son nom n'est mentionné que sous la rubrique «Tournage Elysée». Sosnowski fait un premier référé en justice : il est débouté, n'ayant pas apporté la preuve formelle qu'il a réalisé les entretiens. Commence alors sa longue bataille juridique. Sosnowski doit prouver d'abord qu'il était présent lors du tournage des entretiens. Pas facile : il avance le témoignage de Marc Paris, alors chef du service audiovisuel de l'Elysée, mais la défense présente celui de Christine Cottin, alors chargée de l'image de Mitterrand, qui affirme sous serment n'avoir vu Sosnowski qu'à «trois ou quatre reprises».

Cassation?

Ensuite Sosnowski doit prouver qu'il en est le réalisateur, et non, ainsi que le considère la partie adverse, un simple technicien venu tenir une caméra. «S'il ne s'était agi que d'un simple travail purement technique , rétorque Me Favaro, l'avocate de Sosnowski, point n'était besoin de recourir à un tiers.» Vendredi, la cour d'appel a confirmé le jugement du tribunal de grande instance de Paris : à savoir que les différentes actions (mise en place des caméras, cadrage, mise en scène de Mitterrand et Elkabbach...) effectuées par Sosnowski sur le tournage «sont celles d'un réalisateur». Hier, André Rousselet avouait son «incompréhension absolue» : «Mais je ne me permettrais pas la moindre critique sur une décision de justice.» Quant à l'avocat d'Elkabbach, Jean-Pierre Mignard, il dit vouloir «vraisemblablement» aller en cassation. Sosnowski, lui, respire : «J'étais tellement énervé par le mépris de mes adversaires, sous prétexte qu'ils sont connus et moi non, que j'étais prêt à aller jusqu'au bout.»
Libération, 4 octobre 2006, p. 20, Par Isabelle ROBERTS QUOTIDIEN : Mercredi 4 octobre 2006 - 06:00

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L'appartement de Mazarine Pingeot cambriolé. lefigaro.fr, Publié le 14 mars 2007, Actualisé le 14 mars 2007 : 09h33

L'appartement de Mazarine Pingeot, la fille de François Mitterrand, a été cambriolé mardi en fin d'après-midi. Deux ordinateurs ont été dérobés chez l'écrivain et ancienne chroniqueuse télé: l’un contenait des coordonnées d’amis et de personnalités, l’autre son prochain roman.

De source policière, il ne s’agit pas de l’œuvre d’une officine, mais plutôt d’un «cambriolage standard». Le ou les cambrioleurs se sont introduits vers 18 heures dans son vaste appartement situé dans le 11e arrondissement de Paris. Des traces d'effraction ont été relevées sur les grandes baies vitrées de son domicile. La Deuxième division de police judiciaire (DPJ) a été chargée de l'enquête.
lefigaro.fr, Actualisé le 14 mars 2007 : 09h33

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mercredi 28 mars 2007, 7h25 Mazarine Pingeot soutient Ségolène Royal

PARIS (AP) - "Oui, je soutiens Ségolène Royal", déclare Mazarine Pingeot, fille de François Mitterrand, dans un entretien publié ce mercredi dans "Le Parisien/Aujourd'hui en France".

"C'est d'abord l'évidence puisqu'elle est la candidate de mon parti", explique la fille de l'ancien président. "Je l'ai aussi choisie pour son indépendance d'esprit, la force de son caractère, sa persévérance et son égalité d'humeur, l'indifférence au qu'en-dira-t-on, aux attaques, et son courage enfin".

Mazarine Pingeot estime que "le procès en incompétence" intenté à la candidate socialiste "a un fond machiste". "Il serait bien qu'une femme puisse enfin accéder à la fonction présidentielle", observe-t-elle.

Quant à Nicolas Sarkozy, elle confie que "son manque de maîtrise, son côté chien fou et ses tentations d'extrémisme (l)'inquiètent", et juge "absurde" la tentation de voter François Bayou pour certains socialistes. "Le risque d'un 21 avril bis existe toujours", souligne-t-elle. AP
Yahoo.fr, actualités, mercredi 28 mars 2007, 7h25

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Une pétition contre le roman de Mazarine Pingeot inspiré de l'affaire Courjault
Yahoo.fr, actualités, AP - Lundi 23 juillet, 18h44CHINON -

Quelque 200 personnes ont signé une pétition lancée à Chinon dans la Nièvre (??, notedt: Indre-et-Loire)pour demander la suspension de la publication du cinquième roman de Mazarine Pingeot "Le cimetière des poupées", inspiré par l'affaire dite des "bébés congelés".

"Nous avons été très choqués en apprenant dans un magazine (NDLR "Le Point") que Mazarine Pingeot s'est inspirée de l'affaire Courjault pour son nouveau roman", explique Marie-Françoise Canal, qui est à l'origine de la pétition. "C'est indécent, car l'affaire n'est même pas encore jugée et l'instruction criminelle n'est même pas bouclée! C'est pour cette raison que nous avons décidé, avec quelques amis de lancer une pétition pour suspendre la parution du livre".

"La famille Courjault, qui est très appréciée en Touraine, a déjà été suffisamment affectée", a-t-elle expliqué. "Nous pensons aussi aux deux enfants de Jean-Louis et Véronique Courjault qu'il faut protéger".

Christiane, une des signataires, estime "choquant" et "cynique" que Mazarine Pingeot "utilise le nom Courjault à des fins mercantiles". Martine, la tenancière de L'hôtel de France, en centre ville, est formelle: "je vais signer cette pétition!".

Selon elle, "Mazarine Pingeot, la fille de l'ex-président de la République, a été longtemps protégée des médias, elle devrait tout de même comprendre! Il faut avant tout penser aux conséquences que ce livre peut avoir, notamment sur les enfants".

Geneviève Courjault, la mère de Jean-Louis Courjault s'est dit à la fois "touchée" et "réconfortée" par cette initiative, même si elle n'en est absolument pas à l'origine. Elle n'a d'ailleurs envoyé d'exemplaires de cette pétition à personne, même pas aux éditions Julliard. Elle a en revanche adressé un courrier d'indignation à Mazarine Pingeot qui ne lui a pas répondu.

"Le cimetière des poupées", dont la parution est annoncée par les éditions Julliard le 22 août, met en scène une femme qui du fond de sa cellule, écrit à son mari pour lui expliquer comment elle en est venue à tuer leur nouveau-né et à dissimuler le corps dans un congélateur.

L'affaire dite des "bébés congelés" est en cours d'instruction à Tours. Le procès pourrait se tenir au cours du second semestre 2008.

Il y a un an, Jean-Louis Courjault découvrait les corps de deux bébés dans le congélateur du domicile familial à Séoul en Corée-du-Sud. Le 12 octobre, son épouse Véronique a été mise en examen le 12 octobre 2006 pour trois infanticides. Elle est accusée d'avoir étouffé deux bébés nés de manière clandestine en 2002 et 2003 à Séoul et dont les corps ont été découverts en juillet 2006. Elle a aussi déclaré avoir, en août 1999 à Villeneuve-la-Comtesse (Charente-Maritime), accouché clandestinement d'un bébé, né viable, qu'elle a étranglé avant de le brûler dans la cheminée de la maison qu'elle occupait avec son mari. AP
Yahoo.fr, actualités, AP - Lundi 23 juillet, 18h44CHINON -

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Mazarine Pingeot la "people" de la famille
Ariane Chemin LE MONDE | 02.01.06 | 15h03 • Mis à jour le 02.01.06 | 16h35

Elle préface les dialogues entre François Mitterrand et Marguerite Duras, Le Bureau de poste de la rue Dupin et autres entretiens (Gallimard).
Elle a confié ses photos intimes et une introduction à François Mitterrand : les images d'une vie (Phyb), l'album que Yann-Brice Dherbier et Pierre-Henri Verlhac consacrent à son père.
Elle introduit un ouvrage au titre d'une bienveillance sans ambiguïté, Mitterrand, une affaire d'amitié (L'Archipel), du journaliste Stéphane Trano.
Elle se raconte enfin dans Le Secret, diffusé vendredi 6 janvier sur France 3.

En ce 10e anniversaire de la mort de son père, Mazarine Pingeot est partout.

Quand, hier, on misait sur la popularité d'un Jack Lang pour vendre les ouvrages consacrés à l'ancien président de la République, c'est aujourd'hui Mazarine qu'on demande sur la couverture.
Dans les coulisses, Hubert Védrine, actuel président de l'Institut François-Mitterrand, se frotte les mains : même respect scrupuleux de la vulgate officielle et des inimitiés déclarées, mais une signature plus jeune et plus glamour.

Le conseiller Jacques Attali ?

"Mon père ne me parlait pas des gens qui le décevaient", confie la fille du président à Pierre Péan dans Dernières volontés, derniers combats, dernières souffrances (Plon, 2002).

Le journaliste Georges-Marc Benamou ?

"Je ne peux pas le sacquer. C'est quand même une sorte de... Je ne connais personne qu'il n'ait trahi." (France Soir du 3 mars 2005).

Voilà quelques années déjà que Mazarine Pingeot a choisi de s'afficher.

Une chronique — peu convaincante et vite interrompue — dans Elle, quatre ouvrages chez Julliard, un rendez-vous dans la sympathique émission de Michel Field, "Ça balance à Paris", où elle joue le rôle de la khâgneuse appliquée et montre un visage lumineux.
"Pas par désir d'apparaître, mais comme travail : je fais de la critique littéraire, pas de la télévision, théorise la jeune femme dans le quotidien suisse Le Temps, le 16 décembre 2005. J'ai accepté de le faire pour banaliser mon image."

La médiatisation est sa psychanalyse. Comment ne pas comprendre, après cette enfance si compliquée, fille cachée du président de la République française pendant près de vingt ans ? "Quelqu'un de plus complaisant à ses névroses serait mort", estime son ami Jean-François Kervéan, journaliste à Canal+ et à Gala.

Désormais, elle veut s'attaquer à François Mitterrand.

Il y a deux ans, elle a en effet commencé à lire les livres consacrés à son père. Et constaté qu'elle ne l'y retrouvait pas. "Je viens de finir le livre de (Pierre) Péan, Une Jeunesse française, et les deux volumes du livre de (Jean) Lacouture, François Mitterrand, une histoire de Français, racontait-elle à Elle, en avril 2003. Cela m'amuse de voir que même ceux qui essaient d'être sincères se trompent. Ils construisent rétrospectivement une personnalité mais ratent l'essentiel."

L'essentiel ? L'homme intime, le temps passé avec elle, ce que n'ont pas raconté les journaux.

"Ce n'est pas à moi de faire le travail historique sur le parcours de mon père, ni le travail politique (...), je ne suis pas assez objective", mais "il est important que mon père existe en tant que soi", poursuit-elle dans Le Temps. "Elle veut récupérer son père aux yeux du monde", résume M. Kervéan.

Cela donne Bouche cousue, un best-seller vendu à près de 200 000 exemplaires en 2005, de loin son livre le plus réussi, et un documentaire où elle demande qu'on comprenne qu'elle est l'héritière des droits affectifs autant que moraux.
C'est de ces derniers qu'elle avait hérités à la mort de son père, le 8 janvier 1996. Un magnifique gage de confiance et d'amour paternel, mais aussi un sale boulot de procédurière.

Trois mois après la mort de François Mitterrand, elle adresse une première lettre au Monde : on apprenait que Michel Charasse lui en avait passé commande (Le Monde du 3 avril 1996).
Elle assigne ensuite en diffamation Pierre Marion, le patron de la DGSE, pour un livre intitulé Mémoires de l'ombre (Flammarion) ; on attend le jugement en appel. Dans les colonnes des journaux, on lit alors partout : "Mlle Pingeot nous écrit", "Mlle Pingeot nous répond"...

Mais "Mlle Pingeot" en a vite marre de jouer à la méchante sur les autres.

Petit à petit, Mazarine tente donc de s'affranchir de la pesante tutelle de la "mitterrandie". André Rousselet reste le tuteur, le référent, mais la voilà en froid avec Michel Charasse, celui qui en Auvergne veillait sur la "seconde famille" de François Mitterrand.
A son avocat clermontois, Gilles-Jean Portejoie (le conseil de Jacques Mellick, de Christian Pierret, de Claude Bartolone ou de Bernard Tapie), spécialisé dans ces affaires politiques, sont venus s'ajouter des spécialistes parisiens du droit de la presse et de l'édition, comme Emmanuel Pierrat ou Jean-Claude Zylberstein, qui veillent à l'image de "Maza".

Côté politique, elle est aussi la fille de son époque.

"J'appartiens à une génération peu motivée", confiait-elle à France Soir, en avril 2003. En juin 2005, elle a voté oui au référendum sur l'Europe. "J'espère qu'elle ne va pas nous manquer une seconde fois et choisir Ségolène Royal contre Fabius", sourit Me Portejoie.

Lionel Jospin, en tout cas, "déprime" la fille de l'ancien président. "Son comportement, notamment son départ, m'a énormément choquée, voire écoeurée. C'est indigne d'un leader de mettre ainsi son orgueil en avant."

La "fille" reste très au fait des guerres de courants au sein du PS, puisque son compagnon, le réalisateur Mohamed Ulad-Mohand, a reçu de la rue de Solférino l'autorisation de tourner un documentaire sur l'évolution du PS.

A 19 ans, elle avait vécu la révélation de son existence dans Paris Match comme un "viol".

A 31 ans, elle a pardonné.

Mazarine Pingeot est changeante comme une star, souvent mal à l'aise avec sa nouvelle notoriété, embarrassée par ses encombrants paradoxes.
Une ultime anecdote en témoigne : fallait-il, oui ou non, laisser les plans du visage de son bébé à la fin du documentaire Le Secret ? Le film lors de la présentation à la presse les avait conservés, ils devraient finalement être coupés.

Elle pose enfin dans Elle, raconte aux magazines et dans un livre qu'elle vient de se pacser. Pour ses photos, Mazarine Pingeot choisit H & K, l'agence people la plus chic et glamour du marché.
Ariane Chemin, Le Monde, Article paru dans l'édition du 03.01.06.

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Parcours

1974 Naissance à Avignon.
1984 Son père signe son acte de reconnaissance, le 25 janvier, chez Robert Badinter, à Paris.
1994 Elle fait la "une"de Paris Match le 3 novembre.
2006 Diffusion, le 6 janvier, d'un documentaire sur sa vie.

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Les défis de Mazarine dans "Paris Match"
Yahoo.fr, actualités - Vendredi 17 août, 12h03

Enceinte de son deuxième enfant, Mazarine Pingeot publie son cinquième roman, Le cimetière des poupées, l'histoire... d'un infanticide.

Un crime fascinant, "celui que j'imagine dans mon livre est un acte d'amour, explique la jeune femme à Paris Match.
D'amour malade, mais un acte d'amour. Il s'agit de tuer pour conserver. La logique est inversée."

Sur un registre plus personnel, la fille - longtemps cachée - de François Mitterrand parle aussi de son envie d'entrer dans la banalisation.
Ce qu'elle fait avec cette grossesse : "Enfin, je sors de l'histoire où tout était singulier. C'est la fin de l'unique, dit-elle. (...) Faire comme tout le monde, voilà l'originalité ! C'est génial. Ne pas être dans la singularité, c'est entrer dans la vie. Et puis je ne voulais pas d'enfant unique. Pour moi, les frères et soeurs restent un fantasme."

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Bébés congelés : Mazarine Pingeot "étonnée de cette polémique"
Choc.fr, Par Rédaction, mercredi 25 juillet 2007 à 15:25

"Ce livre n’a rien à voir avec cette affaire", a expliqué Mazarine Pingeot, au micro de France-Info. "Ca m’a beaucoup étonnée, cette polémique", a-t-elle poursuivi, à la suite d’une pétition lancée par les proches des époux Courjault.

"Je n’ai absolument pas voulu faire quelque chose d’historique, ni un documentaire, ni une enquête ou quelque chose de journalistique", a-telle continué.

"C’est parce que je m’appelle Mazarine Pingeot. Si ça avait été un autre écrivain, on n’en aurait jamais entendu parler".

Le thème de l’infanticide, omniprésent dans son cinquième roman, "Le cimetière des poupées", n’a donc pas été choisi pour romancer les probables infanticides de Véronique Courjault. Il s’agirait plutôt d’un thème qui touche l’écrivain, et l'inspire particulièrement.

"Pour moi le thème de l’infanticide, c’est un thème qui remue métaphysiquement des questions extrêmement importantes(…) notamment pour une femme".

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Une polémique bien fraîche pour le nouveau Mazarine Pingeot
Eco.net, Posté par Easywriter le 17.08.07 à 12:05 | tags : news, julliard, roman

Quoi de mieux qu'une polémique pour se distinguer sur le pléthorique marché littéraire de la rentrée ?

Celle qui entoure depuis un mois la parution (prévue aujourd'hui si je ne m'abuse) du Cimetière des poupées de Mazarine Pingeot est un modèle du genre.

Le livre raconte le repentir d'une mère infanticide. Elle explique par lettre à son mari pourquoi elle a tué l'un de ses bébés.

Quelque part en Indre-et-Loire, la fiction résonne familièrement aux oreilles de quelques-uns. A Chinon, on s'émeut de la ressemblance entre l'histoire du Cimetière des poupées et d'un fait divers particulièrement atroce.

Souvenez-vous de ce couple de Français expatrié à Séoul dans le congélateur duquel on avait retrouvé deux nourissons congelés. C'est le mari qui avait signalé son affreuse découverte et toujours nié sa paternité, affirmant, après avoir été confondu par les tests ADN, qu'il n'était au courant de rien. Son épouse Véronique Courjault est détenue aujourd'hui à Orléans en attente d'un procès.

La famille et les proches s'émeuvent des conséquences d'une large médiatisation du livre sur les deux enfants qui vivent toujours avec leur père. Deux cents personnes signent une pétition envoyée fissa aux éditions Julliard. "Nous n'avons rien contre Mazarine Pingeot mais [...] cette petite a sans doute apprécié que les médias la laisse tranquille durant son enfance. Pourquoi ne fait-elle pas de même ?".

Il faut vraiment être de l'Indre-et-Loire pour penser qu'une pétition et une mobilisation locale ne vont pas provoquer le contraire des effets escomptés.

Evidemment, Julliard publie le livre quand même, évidemment celui-ci profite d'une publicité inespérée et évidemment, nos amis du 37 passent pour des cons en voulant censurer a priori un livre qu'ils n'ont pas lu.

Mazarine se défend d'avoir voulu se mêler de la vie privée de qui que ce soit et l'avocate de Véronique Courjault a indiqué au Monde qu'il n'était pas question d'entamer une procédure.

Dans le cimetière des poupées, la mère meurtrière garde son bébé près d'elle, dans un endroit réfrigéré. De Corée du Sud ou d'Indre-et-loire il n'est jamais question apparemment. Ben non, nous non plus on ne l'a pas lu, évidemment.
Le cimetière des poupées, Mazarine Pingeot, Julliard, Paris, août 2007

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