Roger Hanin (1925-)
Roger Lévy, dit Roger Hanin, comédien et écrivain français né à Alger, communiste millionnaire, beau-frère du président socialiste François Mitterrand, est l'auteur, notamment, de plusieurs romans et d'un "témoignage" Lettre à un ami mystérieux, Grasset, Paris 2001, l'ami en question étant le président Mitterrand lui-même.
En août 2003, pour contester la politique du parti socialiste, il adhère officiellement au parti communiste français.
1
La comparaison de François Mitterrand avec un roi ferait sûrement soupirer l'esprit critique du premier secrétaire du Parti socialiste qu'il a été passionnément. Il aurait tord pourtant de céder à son sens du ridicule car il existe de grands rois et de piètres monarques. Quand je parle de roi, j'entends l'état de roi, son statut, son comportement, sa relation au pays et à l'Histoire.
François Mitterrand a aimé la France, d'un amour exclusif. Exhaustif. Tout ce qui nuisait à la France nuirait à son amour. Il a vécu sa vie, tendu sa vie vers un seul rendez-vous, coeur battant. Tout le reste, amours, amitiés, souffrances, n'avait pas de poids sur lui, guère d'influence.
Lettre à un ami mystérieux, p. 31-32.
2
A peine avait-on déposé la soupière au centre de la table, j'ai voulu faire l'intéressant, jouer les universalistes :
- Vous savez, François, un jour les Juifs disparaîtront.
- Pourquoi dites-vous cela ?
- Regardez autour de vous ... Les Juifs sont en train de se diluer ... Si l'on excepte les milieux religieux, la plupart des Juifs épousent des Françaises catholiques, protestantes, bref non juives ... (Puis j'ai ajouté, croyant faire "genre" intégré:) Dans le fond c'est peut-être mieux ainsi. Au bout de quelques générations, la judaïté disparaîtra et il n'existera que des hommes et des femmes.
François Mitterrand avait réagi avec une force de conviction que je ne lui connaissais pas auparavant :
- Vous avez tord ... Ce serait bien triste, cette uniformité ... Les Juifs doivent garder leur spécificité, leur histoire, leur humour, leur approche philosophique de la vie, leur mémoire, leurs souffrances ... Ils témoignent de l'humanité. Vous avez tord, Roger.
C'est lui qui défendait la survivance et la nécessité. J'avais été convaincu et j'ai simplement répondu :
- Vous avez peut-être raison.
Alors, quand j'entend parler de l'antisémitisme de François Mitterrand, j'ai des envies de meurtre.
Ibidem, p. 37-38.
3
On n'était pas là pour dresser les tréteaux destinés à abriter le procès de René Bousquet. Il avait été jugé, condamné. Quand, comment ? Pourquoi ? ... On le savait.
Le seul procès qui risquait de s'ouvrir c'était celui de François Mitterrand et de l'amour christique. Cela je l'ai compris mais je n'ai jamais essayé de faire partager mon explication ni sollicité l'adhésion.
La seule chose que j'exige parce qu'elle est irrécusable c'est que l'on ne puisse plus dire ni croire que François Mitterrand ait pu aimer ou estimer l'homme qui avait signé la rafle du Vél' d''hiv' au cours de laquelle des centaines d'enfants juifs ont trouvé la mort.
Ceux qui répandent et entretiennent cette rumeur savent qu'ils mentent car au fond d'eux, tout leur dit qu'il est impossible qu'un homme sain de corps et d'esprit ait pu prendre plaisir à savourer une telle fréquentation.
Ibidem, p. 139-140.
4
L'ai-je jamais été ? ... Au plus fort de certaines divergences, j'ai toujours échappé à la condamnation ou à la mise à l'écart. Même lorsque je me suis heurté à des traditions qu'il maintenait à contre-courant du "peuple de gauche" ou plus simplement de la vox populi républicaine.
Ainsi lorsqu'il s'est agi du dépôt rituel de la gerbe de fleurs sur la tombe du maréchal Pétain, en tant que héros de Verdun, je soutenais que cette marque de déférence pouvait très bien cesser car le distinguo entre le chef de l'Etat de la collaboration et le soldat de la Grande Guerre n'était pas nettement perçu par les Français qui avaient souffert de la poignée de main de Montoire entre le chancelier Hitler et le maréchal Pétain.
- Beaucoup de nos concitoyens, résistants, communistes, Juifs ne comprennent pas qu'un Président de la République socialiste perpétue cet hommage qu'ils ressentent plus comme une complicité larvée que comme un laxisme détestable.
...Visiblement j'agaçais. Comme toujours dans ces cas-là, je savais qu'il y avait réflexion donc alternative. Dans mon esprit c'était déjà une avancée. Je n'espérais pas, bien sûr, une réponse immédiate. J'eus, plus tard, la fierté d'apprendre que le dépôt de gerbe sur la tombe de Pétain était supprimé ... Vanité, quand tu nous tiens ! ...
Ibidem, p. 171-172 et 174.
5
Encore une fois j'étais ébahi par la tenacité de son éthique. Qu'est-ce qu'il lui prenait de célébrer le mérite de la Wehrmacht ? ...
Alors que les manuels d'histoire et les grands témoins décrivaient au accréditaient l'horreur des carnages et de l'infamie, voilà que le Président de la République française se mettait à dire sa compassion pour ces allemands, hommes et femmes dont la jeunesse avait été flouée par une idéologie terrifiante.
Ces jeunes gens avaient été trompés, envoûtés, enrôlés dans une aventure qui leur avait volé l'innocence, la vertu, dévoré l'insouciance et la candeur auxquelles ils avaient droit, la bonté et la générosité auxquelles ils pouvaient prétendre alors qu'on les jetait dans la boue, le sang, les tortures de la faim, du froid et de la honte ...
Les campagnes de Russie, des Balkans et d'Afrique les avaient bousillés, anéantis. Au lieu de la vie, on leur avait offert l'humiliation. Ils avaient eux-mêmes tué, massacré, ils auraient donc en prime les cauchemars d'une guerre qu'ils menaient vaillamment, sûrs qu'ils défendaient leur patrie.
Ibidem, p. 220-221-222.
6
La passation des pouvoirs prit un air d'ironie dérisoire. François Mitterrand avait vaincu la maladie, il ne s'était pas laissé terrasser par le mal insidieux, il avait tenu jusqu'au terme de ce deuxième septennat mais voilà que sa victoire assistait au spectacle de sa défaite : il rendait le sceptre. ...
François aperçut l'élégance de son successeur qui lui témoigna jusqu'à sa mort et au-delà de sa mort une constance d'égards respectueux. La déclaration à la télévision de Jacques Chirac, le jour de la mort de son rival, restera gravée dans mon coeur et ma mémoire. ...
L'émotion et la sincérité étaient telles que nous nous sommes regardés (note dt :Roger Hanin et Alain Delon) et tels deux vieux briscards nous étions convenus qu'il disait vrai. L'authenticité ne trompait pas. Lorsque d'autres leaders de la gauche faisaient entendre leur médiocre différence, un Président de droite - mais Jacques Chirac est-il de droite ? - parlait de coeur, de grandeur et d'Histoire.
Ibidem, p. 227-228.
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Samedi soir (9 août 2003), le commissaire Navarro était l'invité d'honneur d'un banquet républicain à Antraigues, un petit village d'Ardèche. L'occasion pour le beau-frère de François Mitterrand de critiquer sévèrement le PS et de prendre sa carte au PC.
QU'ON SE LE DISE : le militantisme - et le bénévolat - existe toujours au Parti communiste français. Il en fallait pour organiser au mieux le gigantesque banquet républicain qui a réuni samedi 9 au soir plus d'un millier de personnes sur la place d'Antraigues (Ardèche) tapissée de bleu-blanc-rouge. Dix-huit agneaux, une super broche conçue pour l'occasion, 500 litres de vin, des chanteurs, des acteurs, des musiciens, une délégation palestinienne, Marie-George Buffet, la numéro un du Parti, Alain Bocquet, le président du groupe à l'Assemblée... Résultat : une soirée réussie. Et une adhésion officielle en or pour un parti malade : celle de Roger Hanin, alias commissaire Navarro, invité d'honneur des agapes, qui s'en explique au lendemain de cette nuit de folie.
Alors, vraie décision ou chaleur communicative du banquet ?
Roger Hanin.
Vraie décision. J'adhère. Je prends ma carte. Je vais aller à une
réunion de cellule. L'expression « compagnon de route » commençait à m'énerver, cette fois je
deviens militant. C'est le parti le plus proche des réalités du pays, celui qui répond le mieux
à l'indispensable notion de partage. Qu'est--ce qu'ils veulent les Français aujourd'hui ? Un
logement, du travail, une couverture sociale et des loisirs. Ce parti doit représenter pour
eux les meilleurs moyens de les obtenir.
Qu'aurait pensé François Mitterrand, votre beau-frère, de cette décision ?
Je ne sais pas ce qu'il en aurait pensé, mais je suis sûr qu'il l'aurait respectée.
Dans quel état trouvez--vous le PS ?
Calamiteux. Jospin a fait l'inventaire des années Mitterrand, mais qui fera l'inventaire des années Jospin ? La défaite face à Le Pen, c'est la faute de Mitterrand ? La figure si charismatique de M. Hollande à la tête du parti, c'est la faute de Mitterrand ? Moi d'ailleurs aujourd'hui, je dis PS et non pas Parti socialiste parce qu'il ne mérite plus qu'on lui colle cette étiquette.
Aucun de ces leaders ne trouve grâce à vos yeux ?
Si, Jack Lang. C'est un vrai politique qui travaille beaucoup. Je le vois bien faire un galop d'essai à la prochaine présidentielle. Face à Chirac, il perdra mais il ressuscitera le parti. Et le coup d'après sera le bon.
Et la droite ?
Ce dont je suis sûr, c'est qu'on ne peut plus dire qu'elle est la plus bête du monde. Sur l'immigration, la sécurité, la double peine, elle a adopté des positions que les socialistes n'ont jamais osé prendre.
« J'ai encore beaucoup de projets »
Que pensez--vous du mouvement des intermittents du spectacle ?
J'en parle en tout cas en connaissance de cause. D'abord, parce que je suis moi-même un intermittent même si c'est un intermittent surpayé. Ensuite, parce que le festival que je dirige, celui de Pau, a été l'un des premiers annulés. Je comprends leur inquiétude et je l'approuve. Mais il aurait fallu discuter. Or, à quoi a- t--on assisté ? A un double blocage. Celui du ministre Jean-Jacques Aillagon et celui des militants. Si tout le monde bloque, c'est bloqué comme aurait dit M. de La Palice, le plus grand philosophe français. Dans ces cas-là, il n'y a qu'une seule solution : parler, négocier, parler encore jusqu'à ce qu'on trouve une solution.
Vous qui vous définissez comme « juif de la tête aux pieds », qu'avez--vous pensé de la présence au banquet hier soir d'une délégation palestinienne et des propos qu'elle a tenus ?
J'ai approuvé la présence. J'ai regretté les propos. Je les ai trouvés haineux à l'égard d'Israël. Les enfants des deux camps souffrent de la même façon de cette situation. Il faut parler d'amour, pas de vengeance.
Et à part la politique, vous avez d'autres activités ?
Oui, rassurez--vous. J'ai neuf épisodes de
« Navarro » à tourner d'ici à avril 2005. Entre-temps, je vais jouer dans une adaptation du
« Roi Lear » pour France 2 sous la direction de Josée Dayan. J'enchaînerai avec une trilogie
autour de l'oeuvre de Jean Giono. Puis sans doute avec une comédie où j'aurai pour partenaire
Line Renaud. Bref, à mon âge, si je n'ai peut-être pas d'avenir, j'ai encore beaucoup de projets.
Le Parisien, 11 août 2003, p. 5, Propos recueillis par Jacques Esperandieu
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Mercredi 27 septembre 2006 à 21:46 L’avant-première du film « Ô Jérusalem » à Paris
Le 26 septembre, le Palais des Congrès a accueilli l’avant-première parisienne du film de Elie Chouraqui « Ô Jérusalem » en présence d’une partie de l’équipe du film. Près de quatre mille personnes, dont des élus, des artistes et des responsables communautaires, ont découvert l’adaptation cinématographique du best-seller de Dominique Lapierre et Larry Collins en présence de l’équipe du film.
« Après Monaco et Bruxelles, nous allons vibrer ensemble, partager des émotions intenses en voyant « Ô Jérusalem ». Trente-cinq ans après sa publication, Elie Chouraqui redonne vie à cette œuvre magistrale », a annoncé Elisabeth Tordjman en présentant cette soirée au Palais des Congrès.
Organisée par Les amis du CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France), L’université hébraïque de Jérusalem-France, dont l’un des responsables est Yoram Cohen, et l’ASI pour Atidim, cette avant-première a lancé la rentrée à Paris.
Elle avait réuni un public populaire et des personnalités diverses : Marie-Laure de Villepin, épouse du Premier ministre Dominique de Villepin, des édiles tels Rudy Salles (UDF), président du groupe d’amitié France-Israël à l’Assemblée nationale, Eric Raoult (UMP), président d’ADELMAD (Association des élus amis d'Israël), et l’ancienne Premier ministre socialiste Edith Cresson, des dirigeants d’associations juives au premier rang desquels Roger Cukierman, président du CRIF, des artistes - le réalisateur Patrick Braoudé, l’acteur Roger Hanin - et des journalistes (Anne Sinclair).
Invité remarqué, S.E. Daniel Shek, nouvel ambassadeur d’Israël en France, faisait là l’une de ses premières apparitions publiques. Il était accompagné de David Kornbluth, ambassadeur d’Israël près de l’Unesco.
« L’université du futur »
Avant de présenter le film qui sortira en France le 18 octobre, un court métrage a souligné l’importance de l’université hébraïque de Jérusalem ouverte en 1925 sur le mont Scopus : 24 000 étudiants, 1 200 enseignants titulaires, quatre campus, 33% de toute la recherche civile en Israël est menée par des chercheurs de cette université, 14 juges sur les 15 qui forment la Cour suprême sont diplômés de cet établissement, 30% des parlementaires y ont été formés, etc.
Cette université est une des partenaires du projet Atidim (en français, avenirs) qui est soutenu par l’ASI présidée par Gil et Karen Taïeb. Ce programme permet à des personnes méritantes, issues de milieux défavorisés, de réaliser leurs rêves professionnels et de former les futurs leaders d’Israël. C’est ainsi qu’il bénéficie notamment à Shira Shato, une étudiante d’origine éthiopienne qui se spécialise en sciences politiques et en relations internationale à l’université hébraïque de Jérusalem.
Une histoire de persévérance et d’amour
C’est en 1990 que le producteur André Djaoui acquiert les droits cinématographiques du best-seller de Dominique Lapierre et Larry Collins « Ô Jérusalem ». Ces deux auteurs décrivent la période précédant la recréation de l’Etat d’Israël et racontent la guerre causée en 1948 par le refus des Etats arabes et des Arabes palestiniens de la résolution de l’Organisation des Nations unies instituant un plan partageant la Palestine mandataire en deux Etats : un Etat juif, un Etat pour les Arabes palestiniens.
Dominique Lapierre a évoqué ses souvenirs des préparatifs du livre, quand il recueillait les témoignages de Ben Gourion, rencontré dans son kibboutz alors qu’il tondait un mouton, un personnage qui lui ouvre ses archives et l’emmène dans la vieille ville de Jérusalem s’entretenir avec un autre témoin : Golda Meir, égrenant ses souvenirs tout en mangeant des beignets dans sa cuisine emplie de la fumée du tabac.
Et de rappeler cette anecdote :« Golda Meir s’est rendue aux Etats-Unis en 1947 avec un seul billet de 20 dollars. Le douanier la prévient : « On ne peut pas vivre en Amérique avec cette somme ». Golda Meir le rassure : « Ne vous en faites pas. J’ai de la famille ici ».Et, en trois mois, elle a récolté des fonds pour des armes pour Israël ». « Soyez objectif ! Soyez impartial ! » Ces injonctions revenaient comme des leitmotiv de la part des interlocuteurs que les auteurs interrogeaient. « Qu’est-ce qu’être objectif ? », a finalement interrogé Dominique Lapierre à la traductrice après s’être entretenu avec le roi Hussein de Jordanie. La réponse a fusé : « C’est être pro-arabe ! » Cette anecdote a suscité nombre de sourires parmi le public chaleureux.
Il fallut la persévérance de André Djaoui pour mener à terme ce projet, en association avec Jean Frydman et Jean-Charles Lévy et avec le soutien de Paul Besnainou. Malheureusement, Larry Collins mourut prématurément, d’une hémorragie cérébrale, le dernier jour du tournage du film.
Pour le réalisateur Elie Chouraqui, il était crucial de remonter à la genèse du conflit pour « relativiser les choses » et expliquer la « tragédie au Proche-Orient depuis 30 ans ». L’un des comédiens principaux, Patrick Bruel, a rappelé brièvement la responsabilité des Britanniques dans ce conflit. Puis il a enchaîné sur l’union symbolique de comédiens tels J.J. Feild, Saïd Taghmaoui, d’origine marocaine, Shirel, actrice débutante, et lui-même. Evoquant l’initiative de Genève, il a conclu : « Il faut vouloir la paix. Un Etat palestinien est une évidence ». Quant à l’acteur Saïd Taghmaoui, il a révélé son ironie … au détriment de la maîtresse de cérémonie. Lors du festival du Caire (Egypte), il a reçu la Pyramide d’or et Omar Sharif a reconnu en lui son « héritier cinématographique ».
GIN présentera une critique de ce film. Il a demandé à quelques personnalités de lui confier un souvenir marquant lié à Jérusalem. Voici cinq confidences recueillies :
Edith Cresson, ancienne Commissaire européenne : « Je me suis rendue à plusieurs reprises à Jérusalem. J’ai toujours trouvé cette ville très belle. Pour moi, c’est la place, le Mur des Lamentations, le Tombeau. Il y a là quelque chose de magique que je ne retrouve nulle part ailleurs. La lumière… Les pierres un peu ocres… »
Roger Cukierman, président du CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France) : « En juin 1967, je me suis rendue à Jérusalem peu après la guerre des Six-Jours avec le baron Edmond de Rothschild, Gilbert Trigano, Jean-Paul Elkann, Théo Klein. Je me souviens qu’on débouchait d’une ruelle très étroite et brusquement on découvrait le Kotel. C’était extraordinairement émouvant. C’était un symbole du judaïsme qu’on ne pensait pas pouvoir voir ».
François Léotard, ancien ministre : « En 1991, lors de la 1ère guerre du Golfe, [alors député et maire] je me trouvais Jérusalem le matin. Je me souviens d’un monsieur âgé qui a relevé la manche de sa chemise et m’a montré son numéro tatoué. Il m’a dit : « On a essayé de me tuer avec des gaz. Cette fois-ci, on ne m’aura pas. On a un Etat ». C’est quelque chose qui m’a touché. Je me suis rendu l’après-midi à Tel Aviv. Les Scuds tombaient sur cette ville. Jean Frydman m’a invité un soir à rester dans sa maison. J’ai contacté El Al qui m’a indiqué que si je restais, je ne trouverais pas un billet de retour avant une dizaine de jours. J’ai donc décliné cette invitation et pris l’avion pour rentrer à Paris. Le soir-même, un Scud détruisait la maison de Jean Frydman. J’y ai vu un signe ».
Samuel Pisar, rescapé des camps, avocat international et écrivain : « En 1967, quand j’ai vu les images de la libération de Jérusalem, cela a provoqué une immense émotion en moi. Dans mon livre « Le sang de l’espoir », j’ai évoqué une image, celle du moment où tout le train à bestiaux destiné à Auschwitz était finalement arrivé à destination ».
Rudy Salles, député : « Mon impression la plus forte ? Il y en a tellement. La plus belle image, c’est certainement celle que l’on observe depuis le mont Scopus au coucher du soleil. On voit se dégager toute la force spirituelle de cette ville à travers ses monuments et son architecture. Du mont Scopus, on a d’un côté Jérusalem et la mer Morte. On est à Jérusalem et nulle part ailleurs. Israël est un pays de miracles. Où que l’on se tourne, on remarque la main de l’homme qui a façonné le pays, avec courage et en restant attaché à ses valeurs. Je me suis rendu à Massada par une température caniculaire. Le chef des insurgés s’appelait Eléazar Ben Yaïr. C’est le nom de ma mère. Donc mon impression était très particulière. J’ai été baptisé catholique. Ma mère a été baptisée en 1942, pour les raisons que vous savez. Ma famille maternelle est juive. Je fais les fêtes avec eux, ce qui me donne une culture œcuménique. Les Juifs ne sont pas prosélytes. Dimanche, j’assisterai à Nice à un office de prières à la mémoire des déportés et lundi je me rendrai dans les synagogues pour adresser mes vœux pour Kippour ».
Bureau européen des amis de l’université hébraïque de Jérusalem : http://amis-fr-univ-jerusalem.typepad.com/
Les amis du CRIF : http://www.crif.org/?page=articles_display/detail&aid=5864&artyd=74
Les universités israéliennes bien classées dans un palmarès mondial : http://www.guysen.com/topnews.php?tnid=1048
« Ô Jérusalem » : http://www.ojerusalem-lefilm.com/
Lapierre (Dominique) et Collins (Larry), Ô Jérusalem. Paris, Robert Laffont, 2006, 635 p. ISBN : 9 782221 105962
Guysen.com, Par Véronique Chemla pour Guysen Israël News, Mercredi 27 septembre 2006 à 21:46
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Roger Hanin pourrait voter Sarkozy au 2e tour NOUVELOBS.COM | 03.02.2007 | 09:34
"Je trouve l'homme sympathique", a déclaré l'acteur lors de l'enregistrement de l'émission "l'Arène de France" sur France 2.
Dans l'émission "l'Arène de France", qui sera diffusée sur France 2, mercredi 7 février (2007), l'acteur Roger Hanin déclare qu'il pourrait voter pour Nicolas Sarkozy au second tour.
Le beau frère de François Mitterrand. "Je ne voterai jamais pour un candidat issu du PS quand je vois le comportement ignoble qui a été celui du PS envers François Mitterrand", a-t-il déclaré lors de l'enregistrement de l'émission.
Sur Nicolas Sarkozy, l'acteur affirme : "je trouve l'homme sympathique, et il faut lire le discours de Périgueux avant de le juger. Il faudrait même le lire dans les écoles. Si ce discours devient son vade-mecum, je voterai Nicolas Sarkozy". Au premier tour, l'acteur affirme qu'il votera pour Marie-Georges Buffet.
NOUVELOBS.COM | 03.02.2007 | 09:34
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