Dominique Voynet

Mars 2008 : Municipales, gràce au parti socialiste, la "verte" est maire, et veut cumuler ...
Août 2007 : La sénateure-docteure Voynet pour la légalisation du cannabis
Avril/Mai 2007 : Présidentielle 2007 : Résultats très décevants, 1, 57 % des suffrages exprimés au premier tour pour la "Révolution écologique"
Juillet 2006 : Présidentielle, elle bat sont ami Cochet, de 57 voix

Septembre 2004 : Le retour de Dominique. Un fromage du PS pour l'ancienne ministre verte de l'écologie
Voynet: le Sénat pour rebondir. Assurée d'être élue sur une liste PS-verte, elle compte réinvestir le parti écologiste.
Dimanche, elle sera sénatrice.
Sauf improbable coup de théâtre, l'ex-ministre de l'Environnement Dominique Voynet mettra ainsi fin à deux ans de traversée du désert. Et cette élection en Seine-Saint-Denis ne sera que la première étape d'un retour en force sur le champ politique : début décembre, à Reims, elle espère que le prochain congrès des Verts rendra le pouvoir à l'aile «réalo» du mouvement, et notamment à sa composante «voynetiste». Avec ses amis à la direction du parti, la cofondatrice des Verts compte être au coeur des négociations qui s'engagent pour préparer, avec la gauche en général et le Parti socialiste en particulier, l'alternance de 2007.

Ce retour, Dominique Voynet l'a mûri et préparé. En professionnelle. Battue aux législatives de mai 2002, sanctionnée en décembre de la même année par un congrès très remonté contre l'expérience de la gauche plurielle, elle s'était retrouvée, début 2003, sans pouvoir ni responsabilités. Il ne lui restait qu'un mandat : celui de conseillère générale du canton de Dole nord-est, dans le Jura. L'idée de rebondir en Seine-Saint-Denis lui aura été soufflée par quelques fidèles, notamment par son vieux compagnon de route Jacques Archimbaud, son ex-directeur de cabinet au ministère.

Bastion.
Il se trouve, heureuse circonstance, que les socialistes de Seine-Saint-Denis sont eux aussi très accueillants : le PS du département est aux mains de fabiusiens qui piaffent de prendre aux communistes leurs derniers bastions. Pour eux, l'avenir de la gauche est clairement dans l'alliance rose-verte. «Nous avons été exemplaires», insiste la tête de liste Jacques Mahéas, maire (PS) de Neuilly-sur-Marne. Avec ou sans les grands électeurs Verts du département, le PS était, selon lui, assuré d'avoir deux sénateurs. Offrir à Voynet la deuxième place sur une liste Verts-PS c'était faire preuve d'une très forte volonté d'union, puisque, tous seuls, les écologistes ne peuvent prétendre élire un sénateur.

Les conditions étaient donc réunies pour un atterrissage en douceur. A ceux qui s'étonnent de voir ainsi parachutée la représentante d'un parti censé «faire de la politique autrement», Voynet réplique qu'on ne peut pas exiger de chaque candidat «les actes de naissance depuis quatre générations».

Au printemps 2003, elle avait choisi de refaire parler d'elle, en annonçant l'organisation au Mans d'un «séminaire sur le changement». Parmi les invités : Laurent Fabius, alors très soucieux de démontrer son écolo-compatibilité, et l'ex-communiste Jean-Pierre Brard, maire de Montreuil, la commune où Dominique Voynet envisageait justement de replier son parachute.

A Montreuil, la liste écologiste avait recueilli près de 30 % des suffrages aux municipales de 2001. De là à penser que l'ex-ministre pourrait, en 2007, être tentée de prendre la mairie, il n'y a qu'un pas que de nombreux militants sont tentés de franchir. Brard ne veut pas y croire : «Avant de s'installer à Montreuil, elle m'a demandé mon avis. Elle n'est pas du tout dans une logique de confrontation. Je n'ai que 56 ans et j'ai bien l'intention d'être candidat.»

Anachronisme.
Ignorant ces spéculations, l'intéressée poursuit consciencieusement sa campagne, à grands renforts d'apéritifs et de coups de fil aux grands électeurs réputés «hésitants». Elle cache mal sa stupéfaction de se trouver ainsi plongée dans cette campagne anachronique où triomphe le clientélisme. Mais il sera bien temps, lundi, de travailler à la modernisation de la Haute Assemblée.
Libération, 24 septembre 2004, p. 14, Par Alain AUFFRAY, vendredi 24 septembre 2004 (Liberation - 06:00)

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19.07.06 | 17:54 Voynet "candidate de tous les Verts"

La candidate des Verts à la présidentielle de 2007, élue mardi, entend "faire de l'écologie un projet populaire".

Cinquante-sept petites voix: c'est ce qui séparait mardi 18 juillet la candidate désignée des Verts à la présidentielle Dominique Voynet de son rival malheureux Yves Cochet, après plusieurs mois de campagne interne.

A l'issue d'un nouveau tour de scrutin, le précédent n'étant pas parvenu le 30 mai dernier à départager les deux candidats finalistes, l'ancienne ministre de l'Environnement a recueilli 50,59% des suffrages contre 49,41% à Yves Cochet. Sur les 5.295 votes par correspondance exprimés, 2.446 sont allés à Dominique Voynet et 2.389 à son rival.

"J'ai le plaisir de vous annoncer que nous avons une candidate", a donc enfin pu annoncer mardi le secrétaire national des Verts, Yann Wehrling, lors d'une conférence de presse. Dominique Voynet a fait part de son "soulagement" et de sa "conscience des lourdes responsabilités qui (l)'attendent". Mais "à l'issue de ces longs mois de campagne interne, le plus dur est peut-être déjà fait", a-t-elle souri.

"Faire le meilleur score possible"

Ne part-elle pas handicapée dans cette campagne par un score pour le moins étriqué à l'issue de cette primaire? "La forte participation", de 64,9%, "donne une légitimité plus forte encore au candidat des Verts", voulait-elle croire.

Certes, "rien n'est jamais simple chez les Verts", mais "le candidat désigné aujourd'hui est le candidat de tous les Verts", a-t-elle insisté. Elle a rendu hommage à Yves Cochet, en espérant qu'il serait "associé à l'équipe de campagne".

Fair-play, l'intéressé a appelé "tous les Verts (...) à faire campagne avec Dominique Voynet" lors d'une brève déclaration. "Je participerai à la campagne, bien entendu", a-t-il confirmé.

Désormais, Dominique Voynet s'est donné pour objectif de faire "le meilleur score possible" au premier tour de la présidentielle, quand Yann Wehrling, lui, espère un score "au moins équivalent à celui que nous avions fait en 2002". Noël Mamère avait alors recueilli 5,25% des voix. Déjà candidate en 1995, Mme Voynet avait obtenu 3,32% des suffrages.

Mardi, la candidate des Verts a affirmé son intention de "faire de l'écologie un projet populaire, qui s'adresse aux jeunes, aux pauvres, à ceux qui souffrent aujourd'hui des projets de la droite".

Refus d'un candidat unique de la gauche

Dénonçant le "grand vent conservateur qui contamine une bonne partie de la classe politique", elle veut donc "résister à un moment où on a l'impression que certains pourraient être tentés d'épouser les thèses les plus conservatrices". Mais "je ne vise personne", a-t-elle assuré alors qu'on lui demandait si elle faisait allusion à la candidate socialiste à la candidature Ségolène Royal.

Dominique Voynet a par ailleurs balayé les appels du patron du Parti socialiste François Hollande contre la multiplication des candidatures à gauche, au risque de revivre un 21 avril 2002. "Nous tenons à avoir un candidat Vert parce que personne ne porterait à notre place le projet de l'écologie politique", a-t-elle affirmé. Pour le reste, "au candidat de la gauche socialiste d'être bon et de mobiliser pleinement ses électeurs!". "Quand on se présente en général, ce n'est pas pour porter l'eau pour quelqu'un d'autre", a-t-elle prévenu.

Toujours compliquées, les batailles internes chez les Verts? Yves Cochet a dénoncé mardi le "cliché": "Vous avez aimé les primaires chez les Verts? Vous adorerez les primaires du PS et de l'UMP!", a-t-il lancé. AP
NOUVELOBS.COM | 19.07.06 | 17:54

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«La légalisation favoriserait la prévention »
Dominique Voynet, sénatrice verte de Seine-Saint-Denis, pointe les effets contre-productifs de la prohibition.
Par LAURE EQUY, Libération, QUOTIDIEN : mardi 7 août 2007, p. 4

Dominique Voynet, sénatrice de Seine-Saint-Denis (Verts), explique les raisons pour lesquelles une «légalisation contrôlée» du cannabis permettrait de mettre en place une politique de prévention sur les drogues, notamment auprès des plus jeunes consommateurs.

Restez-vous toujours favorable à la légalisation du cannabis ?

La position des Verts a toujours été en faveur d’une légalisation contrôlée du cannabis.
La politique actuelle de prohibition nous paraît hypocrite et inefficace.
Hypocrite car elle ne tient pas compte des millions de consommateurs en France, occasionnels ou réguliers.
Et surtout inefficace parce qu’elle fait l’impasse sur une véritable politique de prévention en matière de santé publique.

En quoi la légalisation du cannabis permettrait de faire davantage de prévention sur les dangers de sa consommation ?

La légalisation contrôlée ne signifie pas du tout l’encouragement à l’usage. Cela aiderait surtout à lever certains tabous afin de mener une politique de prévention plus juste.
En effet, si le cannabis était considéré comme une drogue légale, au même titre que l’alcool ou le tabac, on pourrait avertir plus clairement sur les dangers, les problèmes respiratoires par exemple, ou dire : «Attention, si vous êtes fragiles psychologiquement, vous êtes plus exposés à des troubles en fumant un joint.»

Actuellement les campagnes de prévention ne touchent pas leur cible et les jeunes ont l’impression d’entendre un message totalement décalé par rapport à la réalité.
Si vous interdisez simplement et si vous n’expliquez rien, les lycéens, par exemple, continueront à fumer des joints entre les cours.
Il vaut mieux les faire réfléchir sur leurs pratiques, leur dire de réserver ce produit à un usage seulement ­récréatif, hors de la sphère des études ou du travail.
Il faut aussi informer les jeunes sur les risques de la consommation de cannabis avant de prendre le volant.

Pourquoi ne pas seulement proposer la dépénalisation du cannabis ?

Parce que la dépénalisation n’empêcherait pas cette économie souterraine et parallèle.
S’il ne légalise pas, l’Etat n’a aucune prise sur les trafics et la composition des produits qui circulent.
Car le mode de production actuel n’a plus rien à voir avec celui du baba cool qui faisait pousser quelques plants de chanvre sur son balcon.

Maintenant, il s’agit de cultures «industrielles» avec un éclairage artificiel servant à enrichir la plante en THC [substance contenue dans le cannabis qui agit au niveau du cerveau, ndlr].
Alors que s’il assumait la responsabilité de la légalisation, l’Etat pourrait notamment avoir un encadrement sur les concentrations en THC de ces produits.

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RESULTATS DE L'ELECTION PRESIDENTIELLE DIMANCHE 6 MAI 2007 France entière (résultats officiels)

Nombre % Inscrits
Inscrits 44 472 733 100,00
Abstentions 7 130 729 16,03
Votants 37 342 004 83,97

Nombre % Votants
Blancs ou Nuls 1 568 426 4,20
Exprimés 35 773 578 95,80

Voix % Exprimés
M. Nicolas SARKOZY 18 983 138 53,06
Mme Ségolène ROYAL 16 790 440 46,94

RAPPEL DES RESULTATS 1er tour DIMANCHE 22 AVRIL 2007

Nombre % Inscrits Inscrits 44 472 834 100,00
Abstentions 7 218 592 16,23
Votants 37 254 242 83,77

Nombre % Votants
Blancs ou Nuls 534 846 1,44
Exprimés 36 719 396 98,56

Voix % Exprimés
M. Olivier BESANCENOT 1 498 581 4,08
Mme Marie-George BUFFET 707 268 1,93
M. Gérard SCHIVARDI 123 540 0,34
M. François BAYROU 6 820 119 18,57
M. José BOVÉ 483 008 1,32
Mme Dominique VOYNET 576 666 1,57
M. Philippe de VILLIERS 818 407 2,23
Mme Ségolène ROYAL 9 500 112 25,87
M. Frédéric NIHOUS 420 645 1,15
M. Jean-Marie LE PEN 3 834 530 10,44
Mme Arlette LAGUILLER 487 857 1,33
M. Nicolas SARKOZY 11 448 663 31,18

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Sénatrice et/ou maire: les Verts divisés sur le cas Voynet
Par Christine POUGET AFP - Samedi 22 mars, 11h24PARIS (AFP) -

Les Verts sont divisés sur le cas de Dominique Voynet, élue samedi maire de Montreuil (Seine-Saint-Denis) qui, selon les statuts du parti, devrait choisir entre son nouveau mandat municipal et celui de sénatrice de Seine-Saint-Denis.

Si Mme Voynet devait renoncer à son siège de sénatrice, celui-ci irait à un socialiste, et non à un Vert, selon le parti écologiste.

L'intéressée n'a pas clairement tranché, tout en lançant à Canal+ jeudi: "Mon parti, il adore couper les têtes dès qu'elles dépassent. Je vais aussi conseiller à mon parti de me laisser faire mon travail de maire et assumer les responsabilités que j'ai prises devant les habitants de Montreuil."

Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts, "très sensible au principe de non cumul", assure qu'elle "fait confiance à ce qu'a déclaré Dominique, que Montreuil avait besoin d'un maire à temps plein".

"Statutairement, elle a un mois pour se décider", remarque-t-elle.

Selon l'"agrément intérieur" des Verts, on ne peut être parlementaire et maire. Le maximum "admis" est de six points: être parlementaire vaut 5 points, maire d'une ville de moins de 20.000 habitants 3 points, entre 20.000 et 100.000 habitants 4 points et plus de 100.000, 5 points.

Noël Mamère est député et maire de Bègles (Gironde), mais relève-t-il, il était maire avant d'adhérer au parti en 1998. Il se targue d'ailleurs d'avoir "apporté une ville aux Verts".

"Ce n'est pas moi, député-maire, qui vais lui reprocher d'être sénatrice et maire", s'amuse-t-il, interrogé par l'AFP. "Aujourd'hui, nous avons très peu de grands élus chez les Verts" (5 sénateurs, 4 députés).

"Il y aura forcément des gardiens du Temple pour nous rappeler à la liturgie des Verts, mais je n'ai pas l'intention de renoncer à mes mandats. Tant qu'il n'y aura pas de réforme du système électoral, que la proportionnelle ne sera pas appliquée à l'allemande et que les Verts sont sous-représentés, je lui recommande chaudement de rester sénatrice et maire", ajoute-t-il.

Jean-Vincent Placé, président des Verts franciliens, est plus radical. "Contre le cumul des mandats", il souhaite que Dominique Voynet "se consacre à plein temps" à Montreuil. Si elle ne le fait pas, le Conseil statutaire "prendra des mesures", menace-t-il.

Ce proche de Mme Duflot souhaite cependant que "Dominique garde toute sa place dans le mouvement". Il prévoit qu'elle conservera ses deux mandats, ne s'occupera plus trop des Verts, "mais en gardant le lien par des proches, un pied dedans, un pied dehors".

Le député François de Rugy, candidat malheureux à la mairie d'Orvault (Loire-Atlantique), appelle à "sortir d'une approche religieuse du cumul des mandats", en faisant observer que cette grille n'est "qu'indicative". "C'est un objectif des Verts" et "je ne vois pas pourquoi (Mme Voynet) abandonnerait son siège de sénateur alors qu'elle vient de conquérir la légitimité démocratique".

"Les Verts se renforceraient s'ils avaient plus de membres à l'Assemblée ou au Sénat. Il est évident qu'un maire ou un sénateur a plus d'entrées qu'un maire seul vis-à-vis du gouvernement", observe-t-il.

Par ailleurs, avec la création d'un secrétariat d'Etat chargé du développement de la Région Capitale, "Dominique va avoir un rôle clé" et "compte tenu de l'affaiblissement des Verts parisiens (9 conseillers), le renforcement des Verts d'Ile-de-France est fondamental", analyse-t-il.

Avant le congrès des Verts prévu fin 2008, "le jeu interne reprend ses droits, comme au PS", observe un élu, fataliste.

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