Gérard de Villiers et sa quatrième épouse

Octobre 2010. Condamnation en appel pour dénonciation calomnieuse
Novembre 2004. Echec en première instance
Mai 2004. Gérard de Villiers, le père de SAS, au tribunal
LAURENT VALDIGUIÉ, Le Parisien, 5 mai 2004, p. 16
Le père de SAS vit un mauvais polar. Va-t-il réussir, comme son héros Malko à la fin de chaque roman, à se sortir avec classe et humour de ce bras de fer avec sa quatrième épouse? Pour l'heure, l'écrivain, qui rentre de Moscou pour la rédaction de son prochain livre, traverse une mauvaise passe.
Les relations avec sa femme Christine sont polaires et le parquet de Paris a décidé de le renvoyer en correctionnelle à la suite d'une plainte de son épouse pour « violence, menace de mort et harcèlement téléphonique ». Le dossier, confie-t-on au parquet, est à l'audiencement dans l'attente d'une date de comparution.

Dans cette affaire, Christine de Villiers a raconté aux enquêteurs les pressions dont elle aurait été victime de la part de son mari, certificats médicaux à l'appui. En novembre, devant les policiers, Gérard de Villiers, 74 ans, a réfuté en bloc. Interrogé hier soir sur ce contentieux, le romancier balaye d'un revers de main les accusations de son épouse, qu'il qualifie « d'invention de toutes pièces », et «refuse d'évoquer davantage sa vie privée ».

Soupçonné par son épouse d'avoir perçu trop de droits d'auteur

Pourtant, au-delà des questions personnelles, le différend qui oppose le père de SA5 à sa femme concerne la gestion des Editions Gérard de Villiers, société qui édite SAS et gère cette « mine d'or de l'édition». Christine de Villiers en est la gérante, confirmée dans son rôle par 1e tribunal de commerce. C'est elle qui signe les chèques, surveille les comptes et décide des orientations de l'entreprise;
« Au début de l'été dernier, je me suis rendu compte que de l'argent manquait, et que Gérard de Villiers était parti en vacances avec la traite de juillet, explique-t-elle. J'ai été obligée de lui retirer la signature bancaire pour éviter les chèques sans provision, et il n'a pas supporté. J'ai voulu récupérer l'argent de la société sur son compte personnel. Cela l'a rendu fou de mge, il m'a appelé au téléphone jusqu'à 13 fois par heure. »

Depuis leur séparation de l'été dernIer, l'épouse-gérante a quitté l'appartement de l'avenue Foch et vit dans un hôtel modeste de la région parisienne. Elle s'est plongée dans les comptes de l'entreprise et « va de découverte en découverte », relon sa propre expression. « Ma confianœ a été abusée depuis plusieurs années », indique-t-elle. Soupçonnant son mari d'avoir perçu trop de droits d'auteur, jusqu'à 1 million d'euros, via notamment des remboursements de frais indus, Christine de Villiers n'a pas hésité à s'entourer des conseils du bâtonnier de Versailles, Me Frédéric Landon. « Ma cliente est à bout, confie l'avocat, elle a pris la décinon de divorcer et de faire juger les comportements répréhensibles de son mari. » Depuis sa chambre d'hôtel, elle continue de gérer la société d'édition et répond aux questions des impôts qui ont entamé un contrôle fiscal approfondi.

Dimanche dernier, pour la prernière fois depuis leur séparation, Gérard de Vllliers s'est présenté à l'hôtel. Son épouse, refusant tout contact, a aussitôt appelé la police . . . Elle avait fait la même chose lors des dernières vacances de Pâques, à Serre-Chevalier (Hautes-Alpes), lorsque le romancier s'était présenté à la réception. Une ambianœ de polar...
LAURENT VALDIGUIÉ, Le Parisien, 5 mai 2004, p. 16

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Le Parisien, jeudi 25 novembre 2004, p. 15 Gérard de Villiers perd un procès contre sa femme

LE PERE DE « SAS » perd une manche en justice. Gérard de Villiers a été débouté hier par le tribunal correctionnel de Paris dans un procès qu'il avait intenté à son épouse, gérante des Editions Gérard de Villiers. Les deux époux, depuis plusieurs mois, se disputent la gestion de la société commune sur fond de divorce conflictuel.

Dans cette affaire, l'auteur de polars à succès réclamait près de 164 000 € au titre des avances sur droits d'auteur qui lui auraient été dus pour le premier semestre 2004. Le tribunal a estimé que sa demande était indue et a condamné l'auteur à payer 2 500 € et les frais de justice. Les ennuis s'accumulent pour Gérard de Villiers. En marge du conflit avec son épouse, le romancier est également poursuivi par le fisc. Après plusieurs mois de vérifications, les impôts réclament aux Editions Gérard de Villiers une somme globale de l'ordre de 150 000 €, aux titres des rappels d'impôt, des intérêts de retard et des majorations, pour les années 2001, 2002 et 2003.

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Bonjour Monsieur,
Mme Gérard de Villiers (christine LONCLE) a été condamnée par la cour d'appel de Versailles (délibéré du 04/10/2010) à :
- 3 mois de prison avec surcis
- 2000 euros d'amende
- 7000 euros de dommages et intérêts
- 1500 euros de frais d'avocats
pour dénonciation calomnieuse [ENVOYE PAR INTERNET]

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