Jacques Vergès en 12 dates (2002)
20 avril 1924 (?)
Naissance à Savanna-khet
(actuel Laos).
5 mars 1925 (?)
Naissance à Ubon (actuelle Thaïlande).
1942
Engagement dans les FFL (Forces Françaises Libres).
1955
Prestation de serment d'avocat.
1957
Quitte le PCF (parti communiste français), entre dans le collectif des avocats du FLN (front de libération nationale) algérien.
Mars 1970/Décembre 1978
Disparaît et Réapparaît. ("Conseiller" des Khmers rouges ?)
1982
Défense de Magdalena Kopp.
1987
Procès Barbie.
1994-1995
Défense de Carlos.
Octobre 2002
Publication du «Dictionnaire amoureux de la justice» (Plon), son dixième livre.
Novembre 2002
Procès en appel du préfet Bonnet, pour l'affaire des paillotes.
--------
(2002) Jacques Vergès, 77 ou 78 ans, faux sage et vrai flambeur, est l'avocat d'Omar Raddad, de Milosevic et du préfet Bonnet.
Au-dessus du volcan
Jacques Vergès sourit. Enveloppé de sa propre légende, au coeur de supposées ténèbres. Ravi d'attirer encore une fois la curiosité. A un biographe autorisé, il a confié un jour : «J'ai le culte de moi-même.» Et il s'y consacre, des signes extérieurs de prospérité à la richesse intérieure affirmée. Entouré de ses fétiches - un serpent en cristal offert par Cheyenne Brando, une statue cadeau d'Omar Bongo, une édition de 1888 de Zarathoustra-, il récite Nietzsche et Saint-Just dans le nuage du meilleur havane. Son bureau, à l'étage noble d'un hôtel particulier parisien, est un palais peuplé de géants, des auteurs classés sur les rayonnages aux sculptures africaines. Présences envahissantes, plantées dans la pénombre comme des sentinelles autour du maître. Depuis longtemps, Jacques Vergès demande de fermer les persiennes. Les orchidées, ses fleurs favorites, dépérissent. Et lui s'épanouit, proférant : «Je n'ai pas d'ennemis, je ne connais ni la haine ni l'envie. J'éprouve parfois du mépris et très souvent une grande dose d'indifférence.»
Ainsi n'a pas toujours parlé Me Vergès, grand coléreux, grand ambitieux et grand embrouilleur. La veille encore, il ferraillait contre Me Kiejman lors d'une audience pour la révision du procès Omar Raddad, sa dernière grande cause avec le préfet Bonnet, hormis sa figuration au procès Milosevic. Avec la hargne d'un avocat débutant, loin des citations savantes et du détachement affiché dans son cabinet. Là, il énonce : «Disraeli disait qu'il y a deux types d'hommes, le gentleman qui obéit aux usages de son club, et l'aventurier qui obéit aux caprices de son coeur. Je suis un aventurier, je n'ai jamais eu d'envie de carrière. Il faut faire ce qu'on envie de faire, à l'ébahissement des gens.» Il ne manque pas de rappeler qu'il fut lauréat de la conférence du stage, le grand oral des avocats. Comme Kiejman et Badinter. «Un club très fermé», se coupe-t-il, malgré Disraeli.
Isabelle Coutant-Peyre, son ancienne disciple, aujourd'hui épouse du terroriste Carlos, a la dent dure : «C'est un faux intellectuel. Il apprend des trucs par coeur tous les jours. Quand il donne l'impression de faire un éclat, en fait, c'est préparé. Mais il est quand même exceptionnellement intelligent.» Et son parcours est exceptionnellement tortueux. Vergès a défendu le FLN et Klaus Barbie, Magdalena Kopp, la terroriste d'extrême gauche, et Louise-Yvonne Casetta, la trésorière occulte du RPR. Il a eu la foi (l'islam) et n'a plus pour loi qu'une prétendue morale d'avocat. Il a été gaulliste, stalinien, tiers-mondiste, et ne vote plus. Il s'est enrichi au service de dictateurs africains. Et reçoit toujours des centaines de dossiers, bouteilles à la mer lancées par le petit peuple des justiciables, qui l'a élu avocat des pauvres. Vergès écrit des livres politiques avec Bernard Debré (le Suicide de la France), dont le père a voulu sa peau. Et aussi des poèmes touchants. Toujours là où on ne l'attend pas, guettant «l'ébahissement des gens». Que sont ses idéaux devenus ? «C'est l'époque qui n'a plus d'idéaux, pas moi.» Ni regrets ni remords : «Ce que tout ça m'a apporté me demeure.» Thierry Jean-Pierre, l'ancien juge, auteur d'un livre d'entretiens avec les frères Vergès (Paul est sénateur communiste de la Réunion), est un admirateur : «Heureusement qu'il existe. On vit une époque sans héros, ni positifs ni négatifs. Vergès est précieux.» Un détail a inquiété Jean-Pierre, réunionnais lui aussi : «Il croque des piments oiseau sans broncher.»
A 77 ans, Vergès garde le visage lisse de ses 12 ans, quand il se rêvait «général en chef ou écrivain». Il chahutait alors, au lycée de Saint-Denis de la Réunion, mortifié de courir derrière le premier de la classe, nommé Raymond Barre. Son héros s'appelait aussi Raymond, c'était son père, «le pater». Deux fois veuf, quatre fois père, plusieurs amours, plusieurs carrières, sur plusieurs continents. Raymond fut ingénieur agronome en Chine, poilu dans les tranchées, consul de France en Thaïlande, médecin à la Réunion, fondateur du parti communiste de l'île. Une existence plus romanesque que celle de Jacques, par la fidélité de ses engagements. Raymond avait épousé Khang, mère vietnamienne de Jacques et Paul, au prix de sa réputation dans les colonies, sauvant ses supposés jumeaux de l'orphelinat de bonnes soeurs où finissaient les métis. Supposés, car le consul aurait fait un faux, en déclarant la naissance le même jour de Jacques et Paul, en fait distants d'un an. Le secret de famille a été éventé trois quarts de siècle plus tard par Bernard Violet, biographe limier, honni de Me Vergès. Le savait-il ? «Non. Et je m'en fous royalement.» Aucun souvenir. Ni de l'Asie, ni de Khang, si belle, emportée par une crise de paludisme quand il avait 3 ans. Jacques était métis, et fils de notable, dedans et en dehors de la société coloniale : «Un être double, de culture française et de sensibilité du tiers-monde», dit-il. Un être singulier, sûrement. Aguerri par «le pater» dans des tonneaux d'eau glacée, bercé de discours anticolonialistes, nourri aux auteurs des Lumières. A 17 ans, il s'engage avec son frère dans les Forces françaises libres, avec la bénédiction paternelle. Première émancipation, première posture. Il revient «enchanté par trois années de tourisme guerrier». Et stalinien pour douze ans, ambassadeur du PCF dans les pays frères. Devenu avocat, Vergès défend le FLN et épouse sa première cliente algérienne, Djamila Bouhired, condamnée à mort puis graciée. Après l'indépendance, ses clients seront des fedayin palestiniens. «Le seul engagement de sa vie, c'est l'anticolonialisme, estime Thierry Jean-Pierre, c'est très profond chez lui, depuis l'enfance.»
Un jour de mars 1970, Jacques Vergès disparaît. Plante son métier et sa famille, une femme et trois enfants, pour huit ans. Ils n'ont, dit-il, posé aucune question. Mais depuis vingt-quatre ans, on parle du mystère Vergès, même si le seul mystère demeure que personne n'ait élucidé l'histoire. Bernard Violet avance une affaire de gros sous au Katanga. Thierry Jean-Pierre, une fuite en avant : «A l'époque, il est mal. Michel Debré veut sa peau, et le Mossad veut le tuer car il défend des Palestiniens. Il part du jour au lendemain, en Asie, agent des services secrets chinois. Ils l'utilisent au Cambodge et au Vietnam.»
Ce qui est certain, c'est qu'il y a un avant et un après à ces «grandes vacances», comme Vergès nomme sa parenthèse. Parti idéaliste, et surtout maoïste, Jacques revient fataliste. Et fauché, affirme Isabelle Coutant-Peyre, devenue son associée au début des années 80 : «On s'aimait bien, à l'époque. Il se passionnait pour de petites affaires de droit commun, disant que dans tout dossier, il y a un roman. C'était un séducteur, à sa manière. Il aimait passionner les gens. Surtout les femmes. Après, avec le procès Barbie, il est devenu prétentieux.» Depuis Barbie, Vergès pratique l'art d'être Vergès, l'avocat du diable. Pourquoi ? «Les amis de Carlos ne sont pas assez nombreux, cela ne peut plus être l'activité principale d'un cabinet.» Il rit encore. Un petit rire asiatique, pour soi-même : «Je m'amuse. Si vous saviez comme je me suis toujours amusé...».
Libération, Par Pascale NIVELLE, mercredi 30 octobre 2002
--------
(26 juillet 2006) Cent valises de cocaïne et un prince saoudien invisible
Mercredi, au tribunal de Bobigny, une affaire où apparaissent le cartel de Medellín et le gendre d'un ministre de Riyad a été à nouveau reportée.
Un prince saoudien, un avion privé, deux tonnes de cocaïne. C'est le drôle de polar qui s'annonçait, ce mercredi caniculaire, au tribunal correctionnel de Bobigny.
Sous le coup d'un mandat d'arrêt international, le prince Nayef al-Shaalan n'était pas là, mais représenté par son frère jumeau, Saoud, et par Me Jacques Vergès.
Las ! pour la deuxième fois en deux mois, l'affaire a été reportée. Hors de la salle d'audience, Jacques Vergès se risque à un rapprochement : «Comme la boulangère d'Outreau, mon client est victime d'un montage judiciaire.»
A entendre l'avocat, le prince Nayef al-Shaalan, gendre du vice-ministre de la Défense saoudien, est la cible d'un complot ourdi par les Américains, pour des motifs qui restent peu clairs. Les tonnes de cocaïne, en revanche, ont indiscutablement existé.
Un chimiste sur place
Le 6 juin 1999 aux aurores, alertés par le «tuyau» d'un indic, des policiers de la brigade des stups et de la brigade de répression du banditisme investissent une maison de Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis) où ils pensent tomber sur une cargaison de haschich. En fait, ils découvrent une centaine de valises, pour la plupart vidées de leur contenu. Mais il reste 800 kg de cocaïne et, par déduction, les policiers estiment que la livraison initiale portait sur deux tonnes.
Sur place, ils trouvent aussi un chimiste colombien, chargé de conditionner la cocaïne pure. L'homme décide de coopérer et raconte qu'il travaille pour un cartel de Medellín, que la drogue est arrivée dans un aéroport militaire parisien dans les soutes de l'avion d'un prince saoudien, via le Venezuela et l'Arabie Saoudite. L'enquête s'accélère grâce à des informations venues des Etats-Unis. Depuis 1998, la DEA (Drug Enforcement Administration) mène une spectaculaire opération baptisée Millenium pour mettre hors d'état de nuire les principaux barons de la drogue colombiens. Certains d'entre eux décident de négocier avec le procureur de Floride, pour solder les comptes : en échange d'informations sur leurs trafics, la justice allège considérablement leurs peines.
Or plusieurs de ces repentis confessent la fourniture des deux tonnes de cocaïne qui atterrissent à Noisy-le-Sec : Oscar Campuzano Zapata, Carlos Ramón Zapata et Juan Usuga, l'homme qui déclare avoir mené les négociations avec le prince, pour le compte du cartel. Doris Mangeri Salazar, ex-condisciple de Nayef al-Shaalan à l'université de Miami, aurait joué les intermédiaires entre le prince et les barons de Medellín. Chez elle, les policiers de la DEA découvrent des photos prises à Marbella ou dans le désert saoudien, lors des séances préparatoires à l'opération.
Chiens antidrogue
Dans un livre publié en 2004 (1), Fabrice Monti, ancien policier des stups reconverti dans le journalisme, a raconté sa version de cette épopée : «Le 16 mai 1999, un Boeing 727 régulièrement utilisé pour les déplacements officieux du gouvernement saoudien [...] s'est posé sur l'aéroport du Bourget pour y décharger deux tonnes de cocaïne pure !»
Et de fournir en annexe les cartes de désembarquement du prince et de ses proches, les mémos échangés entre les enquêteurs français et américains... «C'est un scénario à la manière d'Hollywood», rétorque Saoud, le frère jumeau. Dans l'avion de son frère, il n'y avait que 20 valises, toutes reniflées par des chiens antidrogue qui n'ont rien repéré.
Et si son frère se retrouve en photo avec des barons de la drogue, comme Juan Usuga, c'est qu'ils étaient en relation d'affaires : les Colombiens s'étaient présentés comme des investisseurs potentiels pour un complexe pétrochimique en Arabie Saoudite. Mais le prince avait coupé court, après avoir pris ses renseignements... qui n'étaient pas bons.
Mauvaise adresse
Peu avant l'audience, Jacques Vergès avait contesté la validité du mandat d'arrêt émis à l'encontre de son client, en février 2003, et par conséquent celle de toute la procédure. On n'a pas cherché à entendre le prince en le convoquant, aucun procès-verbal de «recherches infructueuses» ne figure au dossier, et le mandat d'arrêt a été envoyé à une mauvaise adresse : la villa d'un des frères du prince à Divonne-les-Bains (Ain).
Tout cela viole les droits de la défense, assure Vergès. A la demande du parquet qui estimait avoir besoin d'un peu de temps pour étudier ces arguments, le tribunal a renvoyé l'examen du dossier au 29 novembre, sous les sarcasmes du défenseur du prince. «Si moi j'étais incapable de répondre à un argument de droit, je rendrais ma robe !» a lancé Vergès à la procureure.
(1) La Coke saoudienne, au coeur d'une affaire d'Etat, Flammarion.
Libération, 28 juillet 2006, p. 13, Par Jacqueline COIGNARD
QUOTIDIEN : Vendredi 28 juillet 2006 - 06:00
---------------
mardi 30 janvier 2007, 16h28 L'avocat Jacques Vergès mis en cause dans le dossier du terroriste Carlos Par Pierre ROCHICCIOLI, Yahoo.fr, actualités
PARIS (AFP) - Le très médiatique avocat Jacques Vergès, qui fut le défenseur de Klaus Barbie et Milosevic, est mis en cause sans preuves matérielles par un tiers, cité dans un réquisitoire du parquet de Paris, comme ayant fourni au terroriste Carlos des informations ayant servi à l'attentat de 1982 contre le train le "Capitole".
Le réquisitoire du dossier Carlos, rendu le 27 novembre, évoque également le rôle qu'aurait pu jouer l'avocat dans une tentative d'évasion de deux membres du groupe, Magdalena Kopp et Bruno Bréguet, après avoir négocié officieusement une réduction de leur peine avec les autorités françaises, peu après leur condamnation en 1982, a indiqué mardi le parquet confirmant une information du Parisien.
Le document constate cependant qu'aucune élément matériel n'est venu corroborer ces accusations formulées par un membre présumé du groupe Carlos ou provenant des services secrets est-allemand, a précisé le parquet.
Interrogé par l'AFP, Me Vergès a formellement démenti ces mises en cause en qualifiant d'"un peu primaire" et de "nostalgique" la pratique qui consiste à tenter de confondre l'avocat et son client. "J'y suis habitué, lorsque je défendais Klaus Barbie, on m'avait classé à l'extrême droite", a-t-il ajouté.
"Mais, je n'ai jamais été entendu et, a fortiori, jamais été mis en examen pour ces faits qui datent de 1994-1995", a déclaré l'avocat. "M. Bruguière (juge antiterroriste en charge du dossier, ndlr) n'y a pas vu l'infraction pénale mais une faute déontologique. Il avait transmis des pièces au Conseil de l'ordre des avocats. J'ai été entendu par un rapporteur mais l'affaire n'a pas eu de suite", a-t-il précisé. M. Vergès reconnaît en revanche avoir eu des contacts avec le ministère de l'Intérieur, à la demande des autorités françaises, pour "arranger l'affaire" de Kopp et Bréguet après leur arrestation à Paris en 1982, alors que Carlos menaçait la France de représailles. Selon le parquet de Paris, M. Vergès a été accusé par un mis en examen d'avoir fourni des informations au groupe Carlos sur la fréquentation du train Toulouse-Paris, "le Capitole", par Jacques Chirac, alors maire de Paris, qui aurait été la cible de l'attentat (5 morts en 1982). Le nom de l'avocat est également cité à propos d'un projet d'évasion de Kopp et Bréguet dans des documents des services secrets est-allemand, a-t-on précisé de même source. "On a choisi de passer en revue ces mises en cause pour qu'on ne puisse pas nous accuser d'occulter certains éléments du dossier", a justifié le parquet en reconnaissant qu'ils sont "insuffisants pour mettre en cause un avocat, dont la mission est d'être en contact avec ses clients". Défenseur controversé des causes perdues, Jacques Vergès, adepte de la défense de rupture (l'accusé se fait accusateur et prend l'opinion à témoin) a défendu les militants du FLN durant la guerre d'Algérie, l'ancien chef de la Gestapo Klaus Barbie, Omar Raddad, le préfet Bonnet, Carlos et le président Milosevic. Le dossier Carlos est actuellement entre les mains du juge antiterroriste Jean-Louis Bruguière qui devrait prochainement signer l'ordonnance renvoyant l'ancien terroriste aux assises pour une série d'attentats commis entre 1982 et 1983.--------
«La police a mis en danger la vie de cet enfant»
A Amiens, la famille d’Ivan est défendue notamment par Me Vergès.
Par PATRICIA TOURANCHEAU. Libération,
QUOTIDIEN : mercredi 15 août 2007, p. 8
--------
la-Croix.com 19/11/2007 08:45 PHNOM PENH (AFP) - Cambodge: arrestation de l'ancien khmer rouge Khieu Samphan, défendu par Jacques Vergès
Khieu Samphan, ancien chef de l'Etat cambodgien sous les Khmers rouges (1975-1979), a été arrêté lundi sur ordre du tribunal parrainé par l'ONU et chargé de juger les crimes les plus graves commis sous le régime ultra-communiste, a annoncé un porte-parole de la cour. Khieu Samphan, qui aurait 76 ans, "a été arrêté et présenté au tribunal", a déclaré à l'AFP ce porte-parole, Reach Sambath, sans préciser sous quel chef d'inculpation il était poursuivi. Le célèbre avocat français Jacques Vergès s'est présenté lundi à ce tribunal. En juillet dernier, alors que les informations se multipliaient sur la probable inculpation de Khieu Samphan, celui-ci avait indiqué que Jacques Vergès qu'il connaît de longue date le représenterait comme avocat étranger. Outre Me Vergès, Khieu Samphan, qui a été arrêté lundi sur ordre du tribunal chargé de juger des responsables Khmers rouges, devrait également être défendu par un célèbre avocat cambodgien, Say Bory, selon une source proche de la cour. Khieu Samphan, qui a étudié en France, et Jacques Vergès s'étaient connus dans les années 1950 à Paris où ils fréquentaient tous deux les cercles marxisants du mouvement anti-colonialiste. L'ancien chef de l'Etat du "Kampuchéa démocratique" avait été hospitalisé mercredi dernier à l'hôpital Calmette de Phnom Penh après avoir souffert d'hypertension et il a quitté l'établissement lundi matin sous escorte policière. Des témoins ont indiqué qu'une trentaine de membres des forces de sécurité étaient arrivés en milieu de matinée à l'hôpital Calmette et que Khieu Samphan avait quitté l'établissement à bord d'un convoi de la police.-------
Jacques Vergès avocat de Khieu Samphan
Le Parisien, 20 novembre 2007, p. 11, Catherine Tardrew
-------
Tribunal Khmers rouges: Jacques Vergès a claqué la porte
Cambodgesoir.info 21-02-2008
-------