André Santini, centriste bayrouiste, puis Sarkoziste avant la présidentielle de 2007, puis "ministre" ... après
Juillet 2009. Plainte contre Bakchich
Mars 2008. Affaire Hamon, détournements, Sarkozy cité
Décembre 2007. Les Français jaloux ...
Juin 2007. Après son ralliement à Nicolas Sarkozy Secrétaire d'Etat à la Fonction publique dans le gouvernement Fillon 2 ; mis en cause par la Chambre régionale des Comptes (Le Parisien, 29 juin 2007, p. 18)
Mai 2006. Mise en examen pour prise illégale d'intérêt, faux et usage de faux et détournement de fonds publics dans une affaire de malversations financières présumées, concernant la Fondation d'art contemporain Hamon
ANDRÉ SANTINI, à deux mois des élections régionales - il est chef de file de l'UDF en Ile-de-France -, se serait bien passé de cette convocation judiciaire. Le maire d'Issy-les-Moulineaux, aux côtés de cinq personnes, est renvoyé devant le tribunal correctionnel de Paris dans une affaire d'abus de confiance. Le procès pourrait avoir lieu au printemps.
Dans ce dossier, où 2 millions d'euros auraient été détournés des caisses de la Mutuelle des élus (Mudel), André Santini est poursuivi en sa qualité de président du Mouvement national des élus locaux (Mnel), une association dont il a pris la présidence en remplacement d'Alice Saunier-Seité, décédée en août. « André Santini n'a rien à voir avec cette affaire, il n'était même pas président en 1997 au moment des faits, et n'a jamais été entendu durant l'enquête, indique Me Dominique Ozenne, l'avocat du Mnel.
Il n'est donc impliqué qu'au titre d'actuel président du mouvement, un poste qu'il a accepté courageusement, sachant les ennuis judiciaires qui l'attendaient », précise l'avocat. La juge parisienne Colette Bismuth-Sauron a mené l'instruction à la suite d'un rapport de l'Inspection générale des affaires sociales commencé en 1997. La magistrate vient de décider de renvoyer cinq personnes et trois présidents d'association devant le tribunal correctionnel.
Curieuses pratiques comptables
Principal auteur des détournements présumés, Gérald Guelton. En 1991, cet adjoint UDF à l'ancien maire de Paris devient secrétaire général de la Mudel, une mutuelle gérant les cotisations d'élus locaux de droite.
Présidée par Alice Saunier-Seité, cette mutuelle encaisse les cotisations d'élus de toute la France, complétées par des versements de collectivités locales. Elle gère 38 millions d'euros par an. Mais l'enquête va montrer de curieuses pratiques comptables.
Guelton, aidé par son chauffeur, Sylvain Attia, lui aussi ancien de la mairie de Paris, est soupçonné d'avoir maquillé les comptes en utilisant la signature de la présidente sur des chèques falsifiés et de faux ordres de virement. Voyages, notamment quinze allers-retours en famille Paris-Collioure (Pyrénées-Orientales), restaurants (163 000 F), dépenses personnelles, Guelton aurait détourné environ 2 millions de francs. Son chauffeur environ 1 million.
Deuxième volet, plus politique celui-là, la mutuelle aurait supporté indûment des dépenses pour le compte du Mnel, le Mouvement national des élus locaux. Paiement d'une secrétaire (47 000 €), constitution d'un fichier informatique (92 000 €), factures injustifiées (78 000 €)... La juge estime donc que le Mnel, présidé aujourd'hui par André Santini, a directement profité de fonds illicites en provenance de la mutuelle.
Enfin, autre personne renvoyée devant le tribunal correctionnel, un proche de Charles Pasqua, Alain Robert, chargé de mission au conseil général des Hauts-de-Seine, et ancien membre du conseil d'administration de la Mutuelle des élus. La juge le renvoie devant le tribunal pour complicité d'abus de confiance et complicité de recel, estimant qu'il a « donné des instructions à Gérald Guelton » pour financer le fichier informatique, payer des factures indues ainsi que la mise à disposition de sa secrétaire.
En outre, la justice soupçonne Alain Robert d'avoir perçu indûment deux chèques de 4 573 €, ce qu'il réfute. Au total, l'ordonnance de renvoi chiffre le préjudice à 2,4 millions d'euros. Deux autres associations, proches de Gérald Guelton, le Club de l'élu et l'Institut de recherche et de formation des élus locaux (Irfel), auraient profité des détournements.
Laurent Valdiguié, Le Parisien, samedi 10 janvier 2004, p. 15
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fonction publique
André Santini, le repris de justesse
Malgré une mise en examen, l'ex-UDF entre au gouvernement.
Par Nathalie RAULIN, Libération,
QUOTIDIEN : mercredi 20 juin 2007
La balance élyséenne a penché en faveur de Santini & Co. A 66 ans, André Santini, député maire d'Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), qui rêvait à haute voix de décrocher une ultime timbale au gouvernement, devient secrétaire d'Etat chargé de la Fonction publique.
Par un ricochet qui ne doit rien au hasard, son suppléant, Frédéric Lefebvre, ancien conseiller parlementaire de Nicolas Sarkozy son «porte-flingue» pour certains , va pouvoir siéger au Palais-Bourbon. Pour Santini, ce ticket-là valait de l'or. L'ancien vice-président de l'UDF avait certes su faire allégeance : début février, il avait tourné le dos à son ami François Bayrou pour rallier le candidat de l'UMP, alors ministre de l'Intérieur, entraînant dans son sillage quelques-uns de ses amis centristes. Mais Santini devait compter avec son boulet judiciaire : sa mise en examen, le 30 mai 2006, pour prise illégale d'intérêt, faux et usage de faux et détournement de fonds publics dans une affaire de malversations financières présumées, concernant la Fondation d'art contemporain Hamon. Le chef de l'Etat a finalement décidé de passer outre, rompant ainsi avec la jurisprudence Bérégovoy-Balladur, qui veut que tout citoyen en délicatesse avec la justice ne peut exercer de responsabilités gouvernementales.-------
Yahoo.fr, actualités "Les gens sont peut-être un peu jaloux" de la liaison Sarkozy/Bruni AFP - Lundi 31 décembre, 09h43PARIS (AFP) -
André Santini, secrétaire d'Etat à la Fonction publique, a estimé lundi que "les gens sont peut-être un peu jaloux" de la liaison entre Nicolas Sarkozy et l'ancien mannequin Carla Bruni. "Quand il montre sa nouvelle conquête, les gens sont peut-être un peu jaloux, ça il faut le dire", a déclaré sur RTL M. Santini (Nouveau Centre). Il a estimé que François Bayrou ou François Hollande, qui ont dénoncé la "peopolisation" de la vie privée de Nicolas Sarkozy et une "confusion permanente des genres", "feraient mieux de s'abstenir". Interrogé sur la polémique entourant les vacances en Egypte du chef de l'Etat, M. Santini s'est exclamé: "C'est extraordinaire, on n'a que ça à foutre, s'occuper des vacances du président?". "Il est parti quoi ? trois jours, et ça n'a rien coûté au contribuable", a-t-il affirmé, ajoutant que l'homme d'affaires Vincent Bolloré, qui lui a prêté son jet privé, ne "vend pas d'armes, il ne vend pas de bâtiments ou autres à l'Etat". M. Santini a par ailleurs jugé "sympathique" que M. Sarkozy ait invité lundi soir à l'Elysée les ministres présents à Paris: "on nous a dit, +si vous êtes là à 19h45, ça serait bien de passer, parce que le président de la République va diffuser en direct ses voeux". "Je trouve ça très sympathique, on est là, et bien on vient entre copains", a-t-il dit.-------
DETOURNEMENT DE FONDS
Le nom de Sarkozy serait cité dans l'affaire Hamon
NOUVELOBS.COM | 27.03.2008 | 19:02
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La mairie d’Issy-les-Moulineaux, dirigée par André Santini, a porté plainte notamment pour "vol" et "recel" de documents. Anaëlle Verzaux, une journaliste travaillant pour le site internet Bakchich.info et Siné Hebdo, a été entendue par la police judiciaire des Hauts-de-Seine vendredi, après la parution d'un article qui a déclenché plusieurs plaintes de la mairie d'Issy-les-Moulineaux, notamment pour "vol" de documents. La journaliste, qui a invoqué le "droit au secret des sources" pour ne pas répondre aux questions des enquêteurs, avait publié, mercredi 1er juillet, un article titré " Dédé Santini, par Issy les amis fayots", consacré à la gestion de deux associations de voyages et de loisirs subventionnées par la mairie d'André Santini (Nouveau Centre) et présidées par l'une de ses adjointes, Claire Guichard. L’article était accompagné de fac-similés de documents (courrier, facture, contrat) pour étayer "les relations tout à fait légales mais un brin incestueuses entre la mairie et les deux associations", selon le directeur de publication du site internet, Xavier Monnier. Selon lui, cette convocation est "une tentative d'intimidation un peu stupide d’André Santini, qui était tout à fait au courant de cet article". La rédaction de Bakchich précise, dans un texte publié samedi 25 juillet sur son site internet, qu’André "Santini aurait déposé [...] trois plaintes", pour "diffamation" et "atteinte à la personne", en plus de celle pour "vol et recel".-------