Laurent Fabius

30 novembre 2015. Cop21 : un très excellent discours
Mars 2015 : Contre Obama, toujours pour les sunnites, de fait contre les Chrétiens d'Orient

Février 2014 : Sanctions otanistes contre l'Ukraine

Novembre 2013 : A Genève, pour Israël versus Iran
Août 2013 : Syrie, Fabius et la France toujours pour les sunnites, banquiers généreux du Quatar et d'Arabie ...
Mai 2013 : 440 000 kms en 1 an ; les curieuses affaires de Thomas, le flambeur ; qui n'est pas Laurent

18 septembre 2012 : Un homme de l'Art au Quai
05 juillet 2012 : Fabius inaugure La Maison des Syriens (des Banques Sunnites ???) au Ministère des Affaires Etrangères ...
16 mai 2012 : Ministre des Affaires Etrangères après Juppé. La Syrie et l'Iran demeurent ciblés.
06 mars 2012 : Envoyé par Hollande (?) il est dominé par NS
21 février 2012 : La Chine snobe le soutien et représentant de François Hollande
11 février 2012 : Le Grand Retour, sous Hollande Président ?

17 octobre 2011 : L'amer Laurent
10 octobre 2011 : Primaires socialistes, l'ancien Premier Ministre, et futur ?, Laurent Fabius juge la "ligne" d'Aubry "tout à fait compatible" avec Montebourg (17% indispensable).
24 mai 2011 : Après DSK ... Fabius avec Aubry et Royal contre Hollande

Histoire de la gauche caviar, Laurent Joffrin, Robert Laffont, Paris, 2006
Laurent Fabius

Laurent Fabius a été l'un des favorits du président François Mitterrand, qui le nomme, en 1984, premier ministre à 37 ans (1984-1986).
En 2005 c'est gràce à lui que la France rejette le traité constitutionnel européen rédigé sous la direction du président Valéry Giscard d'Estaing.
En 2006, c'est pour faire croire au "peuple souverain" qu'il est bien "de gauche" qu'il cherche, contre François Hollande et contre Dominique Strauss-Kahn (autre membre people éminent de la gauche caviar, de la grande bourgeoisie juive républicaine, "intégrée"), des appuis à l'extrême-gauche (Attac ...) et notamment auprès du parti communiste français ; puis, comme candidate, survient Ségolène Royal, la "catho" .... qu'il combat vigoureusement pour placer ses "amis" chez Martine Aubry ... Un remarquable démagogue.

Août 2011 : 14 août 2011, Fabius exige le retrait
Mai 2011 : Massacres en Syrie de la minorité alaouite au pouvoir contre les sunnites rebelles, il faut "durcir le ton" ...

Mars 2010 : Laurent Fabius y croît toujours
Janvier 2010: Remise en liberté d'un homme d'affaires bling-bling

Février 2009 : L'Usaphile FaFa s'efforce ... d'exister

Décembre 2008 : Ses amis chez Aubry
Octobre 2008 : Le dérapage de l'impuissante hargne

Septembre 2007 : Le retour (?), après le départ de DSK pour le FMI ...
Juin 2007: Le GRAND SAGE ?
Mai 2007 : Ségolène Royal 47% : Laurent Fabius le dit :"Il est absolument indispensable que la gauche se rassemble"

Novembre 2006 : Laurent Fabius en dernière position avec 18,54 % des voix se "rallie" à Ségolène Royal (?????)
Octobre 2006 : Un remarquable cégétiste ; qui fustige "la catho" ;
Septembre 2006 : Bien reçu par les communistes ;
Août 2006 Vème République : un référendum institutionnel, si ... Furieux contre Ségolène, 7 propositions pour le bonheur des français ..;
Juillet 2006 : Corse, contre Ségolène toujours ; lui est le "véritable" héritier ... muet sur la guerre d'Israël au Liban, contrairement à Ségolène Royal ?
Juin 2006 :C'est Ségolène l'ennemie principale
Mai 2006 : Contre Ségolène, "à gauche toute"
Janvier 2006 : Bien que Ségolène Royal soit très en tête dans les sondages Laurent Fabius maintient sa candidature pour la présidentielle de 2007

Novembre 2005 : Battu par Hollande, et Montebourg ; gràce aux magouilles habituelles, mais avant "corrections politiques" qui le laisse "en course"
Septembre 2005 : Le camarade Fabius fête l'Humanité sous les sifflets
Juin 2005 : Exclu de la direction du parti socialiste
Mai 2005 : Victoire du non gràce à Laurent Fabius : Le non à la "Constitution" européenne obtient 54,87 %

Novembre 2004 : Haro sur Strauss-Khan
Septembre 2004 :Non à la Constitution européenne, non à la Turquie

Novembre 2003 :Fabius, toujours plus sympa, par Alain Rémond
Jusqu'où ira Laurent Fabius pour arriver nulle part?
Parce que c'est bien ce qui le guette: une disparition corps et biens dans le triangle des Bermudes médiatique. Il a écrit un livre pour qu'on le trouve sympa. Maintenant, il court les radios et les télés pour qu'on le trouve encore plus sympa. De plus en plus sympa. Il finira sympa, Fabius. Sympa, mais fini. Essoré par les médias. Recraché par les médias. A poil. Il aura bien sûr droit à toute notre sympathie. C'est fou ce que les losers sont sympas.

Dès sa première interview pour lancer son livre, c'est ce qu'il a dit. Je cite: « Quand ils me voient, les gens me disent deux choses. D'abord que je suis plus grand qu'à la télé. Et puis que je suis plus sympa que l'image que je donne. Je me suis donc dit que j'avais encore du travail à faire. Pas pour être encore plus grand, je présume. Mais pour être encore plus sympa. A la deuxième interview, il redit exactement la même chose. Au mot près. OK, Laurent, on a compris. Grand et sympa, d'accord. La troisième fois, à force de se répéter, il agace. La vingtième fois, on le trouve toujours aussi grand. Mais plus du tout sympa. Trop de sympa tue le sympa.

Là-dessus arrive l'affaire de la moto.
C'est fou ce que la moto est tendance. En Aghanistan, le mollah Omar s'est échappé à moto. Fabius, lui, découvre la France à moto. Une moto de location, a-t-on fini par apprendre (celle du mollah Omar, on ne sait pas). Qu'il a rendue après son tour de piste. La France entière sait qu'il s'agit d'une 125 cm3 «custom ». Et qu'elle n'est pas « pêchue ». Je ne sais pas combien de fois j'ai entendu ces deux mots-là pendant le mois de novembre. Plus, sans doute, que tout au long de ma vie. Etre ou ne pas être custom ? Etre ou ne pas être pêchu ? Là est la question que je ne m'étais jamais posée. Là est la question que les journalistes et les animateurs n'arrêtent pas de poser à Fabius, d'émission de télé en émission de radio. Du coup, c'est lui que ça agace. Il en amarre qu'on le cherche sur sa moto. A mon avis, c'est lui qui l'a cherché. Mais, bon. A chaque fois, Fabius répond la même chose: j'aurais dû marquer« humour». Le coup de la moto, à l'entendre, c'est de l'humour. C'est censé faire rire.

Résumons-nous: Laurent Fabius a loué une 125 cm3, custom mais pas pêchue, à la seule fin de nous faire rire. Je ne sais pas comment vous êtes faits, vous, mais moi, la vue d'une moto me fait rarement rire. Qu'elle soit custom et pas pêchue ne change rien à l'affaire. L'humour intrinsèque d'une moto de location conduite par Laurent Fabius m' échappe complètement.Je suis désolé de lui faire de la peine, de lui couper les jarrets dans sa jeune carrière d'humoriste international, mais je reste de marbre derrière la moto de Laurent Fabius.

A mon grand regret,je dois dire la même chose des carottes râpées sous plastique. Ça aussi, selon Laurent Fabius, qui se voit rappeler tous les jours sa passion pour les carottes râpées sous plastique, c'est de l'humour. Personnellement, il ne m'est encore jamais arrivé d'éclater de rire en mangeant des carottes râpées. (il est vrai qu'elles n'étaient pas sous plastique. il va falloir que je tente l'expérience.) Peut-être, en revanche, la vision de Laurent Fabius essayant de manger des carottes râpées sous plastique au guidon de sa moto 125 cm3 custom mais pas pêchue et se prenant une gamelle me ferait-elle rire. Je ne l'exclus pas. Disons que je demande à voir (avec, même, une certaine gourmandise).

Reste l'épisode "Star Academy". Dans son livre désopilant, Laurent Fabius nous révèle qu'il lui est arrivé de voter par téléphone à « Star Academy». D'après lui, c'était pour nous faire éclater les zygomatiques. Et on n'a rien compris. Mettons les points sur les i. Il n'est pas drôle, Fabius, quand il vote à « Star Academy». Il est ridicule. Il est pathétique. Pas parce qu'il le fait (quoique...). Mais parce qu'il le raconte. Parce qu'il se croit obligé de le raconter. Et pourquoi se croit-il obligé de le raconter? Pour faire sympa. Pareil pour la moto. Pareil pour les carottes. Il est pris à son propre piège, Fabius.

Ce livre, il l'a écrit pour augmenter son coefficient personnel de sympathie (pour parler comme les pros de la corn). C'est lui qui le dit. Qui n'arrête pas de le dire. Mais la moto, les carottes et « Star Ac » lui reviennent en pleine figure comme un boomerang. C'est trop gros. C'est trop je-veux-faire-sympa. Alors il cherche une porte de sortie. Il s'invente après coup des intentions qu'il n'a pas eues. Il veut nous faire croire qu'il l'a fait exprès. Il répète, sur tous les tons: « Humour!» C'est parce qu'il est vexé comme un pou. Il n'avait pas vu venir le coup. Il voit bien que ça foire, son gros truc démago. Alors il prend l'air pincé et il nous fait la leçon: vous ne voyez même pas que c'est de l'humour. Ben non. On ne voit pas. On ne voit que la démagogie. On ne voit que quelqu'un qui nous répète: les gens me trouvent plus grand qu'à la télé et plus sympa que mon image. Qui sacrifie tout à son image. Et qui se retrouve plus petit.
Custom et pas pêchu.
Marianne, 24 au 30 novembre 2003, p. 90

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Le double non de Fabius
A un peu plus de deux mois de la consultation interne sur la Constitution européenne, Laurent Fabius mène campagne tambour battant. Hier (25 septembre 2004), devant les militants jospinistes du Finistère, il s'est aussi prononcé nettement contre l'entrée de la Turquie.

C'est un grand classeur bleu, épais et lourd, hérissé de post-it jaunes, qui ne le quitte jamais. Laurent Fabius sillonne désormais la France avec son gros classeur, qui contient la fameuse Constitution européenne à laquelle les militants socialistes devront dire oui ou non dans deux mois. En VRP convaincu du non.

Il a débarqué hier, la Constitution glissée dans un méchant sac noir en nylon, en pleine terre du oui, dans la fédération rocardienne du Finistère devenue jospiniste au fil des années. Au pays des parlementaires Bernard Poignant et Marilyse Lebranchu.
Avec le seul Kofi Yamgnane comme personnalité défendant le non. Mais, comme l'observe un militant du cru, « c'est avec des catholiques qu'on fait des athées ». Studieusement réunis en « université de rentrée », certains tenants du oui (70 % des militants d'après les experts locaux) auraient bien aimé n'entendre Fabius que sur le thème très consensuel de « l'Etat à la croisée des chemins ».
Mais Fabius est venu, lui, pour avoir un « débat », le premier sur ce sujet, avec des militants socialistes. Il prévient donc d'entrée de jeu : « Comme on n'est pas hypocrite, on parlera de la Constitution. Chacun est libre de sa pensée, mais il serait dommage de ne pas parler ici des sujets dont on parle ailleurs. » Pendant trente minutes, l'ancien Premier ministre, après s'être défini comme « fondamentalement pro-européen », explique, pédago et didactique, sa position.
Argumentation « logique et charpentée », s'inclinera le maire de Brest, François Cuillandre, un tenant du oui. « J'ai négocié l'entrée de l'Espagne et du Portugal, rappelle Fabius. Je me souviens que leur objectif était de faire comme nous, et le plus vite possible. Et ils l'ont fait. Aujourd'hui, les nouveaux pays européens n'ont pas pour objectif de faire comme nous. Ils pensent que c'est par des salaires bas, des impôts bas, une protection sociale minimale qu'ils vont se développer. Bien sûr qu'il y aura une harmonisation. Mais il faut savoir si elle se fera par le bas ou par le haut. C'est l'enjeu posé par ce texte. »
Et d'ajouter, pour résumer sa pensée : « Le débat n'est pas pour ou contre l'Europe, mais sur quelle Europe nous voulons. » Un militant l'interpelle : « J'ai assez mal vécu ton intervention sur France 2. Normalement, les stratégies pour lancer un débat, ça se règle avant, entre dirigeants. En plus, on ne va pas trancher que sur la Constitution, et tu le sais bien. »

« Pourquoi faire entrer la Turquie dans nos mécanismes de décision ? »

« J'ai été un des derniers au PS à me prononcer, et je n'étais pas favorable à ce que l'on aille aussi vite, réplique Fabius, visant Hollande. Et si, à chaque fois qu'une question est posée aux militants, ils répondent à autre chose, on ne va pas s'en sortir. »
Au fil de la discussion, Fabius exprime aussi très nettement son opposition à l'entrée de la Turquie dans l'Union : « Si on dit que l'Europe est plus qu'un grand marché, qu'une zone de libre-échange, alors aidons la Turquie et d'autres par un partenariat puissant. Mais pourquoi les faire entrer dans nos mécanismes de décision ? » Un non, parfois, peut en cacher un autre.
Nathalie Segaunes, Le Parisien, dimanche 26 septembre 2004, p. 4

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(Novembre 2004) Le combat DSK-Fabius

Le 1er décembre (2004), les militants PS vont-ils dire oui ou non à la Constitution européenne ? Le suspense reste entier et la bataille fait rage.
La preuve : la publication de deux livres coups de poing. Les auteurs ne se font aucun cadeau.

AVOCAT DU NON, Laurent Fabius, après avoir hésité, avait décidé de reporter au printemps 2005 la parution du livre auquel il avait commencé de travailler en réunissant un certain nombre de ses discours. Un de ses thèmes-clés : évidemment l'Europe.
Et puis, il y a peu, l'ancien Premier ministre apprend, semble-t-il par une indiscrétion, que son rival Dominique Strauss-Kahn, avocat du oui, s'apprête à publier un essai pugnace, passionné et pédagogique pour plaider sa cause auprès d'une gauche rétive.

Le choc de deux livres

Aussitôt, Fabius décrète le branle-bas de combat, change son fusil d'épaule et, avec l'aide de quelques proches, entreprend de « boucler » au sprint un bouquin aussi enlevé et fiévreux que celui de DSK. Et, cette fois-ci, totalement centré sur l'Europe.

A l'arrivée, le résultat est, d'abord, amusant. Sous le titre « Oui. Lettre ouverte aux enfants d'Europe », Strauss-Kahn publie chez Grasset, sur 174 pages et pour 9 euros, un livre qui dit « oui au oui » et, pour qu'on le comprenne bien, « non au non ».
Il est dédié, notamment, à Léon Blum, « le socialiste qui, face à la pression communiste, exhortait les siens à être eux-mêmes ».
François Mitterrand y est présenté (page 163), comme un « homme d'exception ». Et, tandis qu'il est dit pis que pendre du discours gauchiste et des pratiques droitières de Guy Mollet (qui est visé ?), le bouquin démarre sur une formule digne de Pierre Mendès France : « Puisque nous voulons gouverner, il faut choisir. »
Les socialistes qui hésitent aujourd'hui sont priés de rester fidèles à eux-mêmes, donc à l'Europe.

Au même moment, sous un titre un tantinet gaullien (« Une certaine idée de l'Europe »), Fabius propose chez Plon, sur 125 pages (mais c'est en plus petits caractères) et pour 8 euros seulement, une philippique pas moins passionnée contre une Europe qui, « à force d'être molle », tourne le dos, nous dit-on, au projet des « pères fondateurs » (page 15), et où il n'est plus question (ou presque) que de « marché » et de « concurrence ».
Bref, on glisserait tout droit, si le oui devait l'emporter, vers une « Europe diluée, libérale et atlantique ». Ce faisant, Fabius affirme obéir à ses convictions (qui « ne datent pas d'hier ») et rester fidèle à la « grande figure de François Mitterrand » (page 65). Comme DSK, il invoque, après Hugo et Jaurès, l'héritage de... Blum.

Le choc des deux livres - Fabius répliquant à Strauss-Kahn - est passionnant et instructif.

1.
Plus la campagne avance, plus les positions, ce qui est logique, se radicalisent. DSK est désormais pour le oui à... 120 %. Et Fabius a oublié qu'il avait dit un moment « non, sauf si... ».
2.
La preuve est faite qu'un même texte peut nourrir deux analyses strictement contradictoires. Car, au-delà du « traité Giscard », c'est une vision globale de l'Europe que Fabius invite à sanctionner « la dilution, la division et la démission » tandis que DSK parie, lui, sur les dynamiques de l'Europe.
3.
Au terme du combat et quel qu'en soit le résultat, les deux protagonistes parviendront-ils à se retrouver, puis à se rassembler ? Les coups, aujourd'hui, pleuvent si dru qu'on peut - au moins - s'interroger. Même si les deux hommes, récusant le souverainisme, entendent tous les deux être classés dans la catégorie des européens... authentiques.
Dominique de Montvalon, Le Parisien, 5 novembre 2004, p. 6

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Le PS écarte Fabius et ses amis pour préparer son congrès

PARIS (Reuters) - Une semaine après le rejet de la Constitution européenne, le Parti socialiste a écarté Laurent Fabius et les partisans du "non" au nom de la "cohérence" nécessaire à la préparation de son prochain congrès.
Pour s'être affranchi du vote des militants socialistes - près de 59% avaient voté "oui" lors d'un référendum interne en décembre - Laurent Fabius perd son poste de numéro deux à l'occasion d'un remaniement de la direction.
"Moi je reste fidèle à ma ligne, c'est-à-dire écouter ce que les Français disent, c'est-à-dire rassembler les socialistes et préparer l'alternance", a déclaré l'ex-Premier ministre à sa sortie de l'hôtel Sofitel-Saint Jacques, forçant son sourire à l'attention des caméras.
Il a quitté le conseil national sous les "hourras" de ses partisans qui scandaient son prénom. Claude Bartolone, son plus fidèle "lieutenant", également débarqué, l'a regardé s'éloigner le regard voilé.

Tous les Fabiusiens - cinq personnes - sortent du secrétariat national, l'instance exécutive du parti, dans lequel entrent huit nouveaux membres, dont Jean-Christophe Cambadélis, proche de Dominique Strauss-Kahn, et Manuel Valls, partisan du "non" ayant finalement fait campagne pour le "oui" au nom de l'unité du parti.
Leurs attributions précises seront décidées mardi matin lors de la réunion du secrétariat national, a précisé François Rebsamen, qui reste numéro trois d'un parti qui n'a plus de numéro deux.
Jean-Luc Mélenchon et Henri Emmanuelli, autres ténors socialistes du "non", ont assisté dépités à la réunion du conseil national et voté contre les propositions du premier secrétaire.

VICTOIRE EN TROMPE L'OEIL ?

N'appartenant pas au secrétariat national - issu de la majorité née au congrès de Dijon, en 2003 - les co-fondateurs du courant minoritaire Nouveau monde ne pouvaient pas en être exclus samedi.
La décision de créer une nouvelle direction a été soumise au vote des membres du Conseil national - réuni pendant plus de cinq heures à huis clos dans une ambiance survoltée - en même temps qu'un texte analysant le vote du 29 mai et la proposition de réunir un congrès les 18 et 19 novembre. Les trois points ont été approuvés par 167 voix contre 122 et 18 abstentions.
Premier secrétaire malmené pendant la campagne, François Hollande sort visiblement renforcé de son bras de fer avec Laurent Fabius. Mais les cinq mois qui viennent, avant la réunion d'un "congrès d'orientation et de projet" pour 2007, promettent d'être houleux.

Les deux camps s'estiment "légitimes": le "oui" se réclamant des militants et le "non" des électeurs qui ont rejeté le texte par plus de 54% dimanche dernier. Samedi, les partisans du "non" avaient le sentiment d'avoir fait les frais d'un "règlement de comptes" entre amis qui n'est pas "à la hauteur" de l'issue de référendum.
"C'est un acte de pur appareil, exactement ce que des appareils qui rentrent dans des bunkers sont capables de faire. C'est une injure finalement au vote du 29 mai", a déclaré Arnaud Montebourg, animateur du courant minoritaire Nouveau Parti socialiste.

Face à cette bronca, François Hollande s'est retranché derrière les statuts et les règles du PS. "J'avais conscience que pendant le temps court qui nous sépare du projet, la direction ne pouvait être que cohérente", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse.
A ses yeux, il ne s'agissait pas tant de juger les "différences d'appréciation" qui se sont faites jour entre le "oui" et le "non" au sein du PS. "Ce débat, il a eu lieu, nous sommes devant l'avenir", a-t-il expliqué aux journalistes. Mais "ce que nous ne pouvions pas accepter, c'est l'irrespect de la règle au sein de la même direction", a-t-il insisté.

Lors du prochain congrès, qui devrait avoir lieu en région parisienne, "toute cette direction aura à rendre compte de son mandat". D'ici-là, "le parti sera dirigé et gouverné jusqu'à ce que les militants disent par qui d'autres".
Laurent Fabius pourrait décider de se présenter au congrès sous sa bannière, créant finalement un courant alors qu'il avait refusé de le faire à Dijon.
"Il n'y a pas d'exclusive", a répliqué François Hollande, qui "croit avoir compris" que l'ex-Premier ministre étiquetté social-libéral voulait mettre la barre à gauche. "Nous verrons bien, Fabius à gauche, il faut qu'on s'habitue", a-t-il ironisé.
Le vote "non" était selon lui une "addition de refus" et de "peurs", qui appelle des réponses "claires du PS".

Interrogé sur la place de numéro deux laissée vacante, François Hollande a répondu sur le ton de la plaisanterie : "Tout homme ou femme assis à côté de moi n'est pas nécessairement numéro deux". Avant de trancher: "Il n'y aura pas de numéro deux, on peut faire sans".
yahoo.fr, actualités, samedi 4 juin 2005, 18h52

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Fabius accueilli par des sifflets à la fête de l'Humanité

LA COURNEUVE (AFP) - Laurent Fabius a bravé injures et quolibets de quelques "zozos", selon ses termes, pour prôner "le dialogue et le rassemblement" samedi à la Fête de l'Humanité.

L'ancien Premier ministre socialiste, qui venait pour la première fois à la fête communiste -"parce que, a-t-il dit, je n'ai jamais été invité"- a provoqué une cohue lors de son arrivée sous le vaste chapiteau où il devait participer à un débat sur l'Europe.

Quelques "marginaux" ou "zozos", comme il les a qualifiés, l'ont accueilli par des hurlements : "le sang contaminé, les immigrés, ça fait 20 ans qu'on te connaît", a crié l'un d'entre eux. Un oeuf s'est écrasé sur son crâne, quelques crachats ont volé, le contenu d'un verre de bière.

"On compte sur toi Laurent", rétorquaient des proches du sénateur PS Jean-Luc Mélenchon, qui lui même essayait de faire rempart avec Claude Bartolone, le bras droit de l'ancien Premier ministre. M. Fabius est parti se nettoyer dans les coulisses.

Francis Wurtz, député européen PCF, a pris le micro pour affirmer que "le fait qu'il soit là ne signifie pas qu'on est d'accord avec tout ce qu'il fait et tout ce qu'il va faire", mais que le débat doit être "digne".

Le chahut était tel que la numéro un du PCF Marie-George Buffet, qui n'était pas attendue à ce débat, a pris la parole pour rappeler que les vrais arguments, "c'est la parole". "Je vous demande de respecter le débat et j'accueille avec plaisir Laurent Fabius", a-t-elle ajouté.

En fait de débat, seuls les participants à la table ronde -outre Laurent Fabius, Francis Wurtz, Martine Billard (Verts) et un député européen néerlandais- sont intervenus pour dire une nouvelle fois la nécessité d'un rassemblement à gauche.

"Chers amis, chers camarades...", a commencé M. Fabius, devant une salle apaisée. Et il a poursuivi en soulignant que "le vote du 29 mai n'était pas un point d'arrivée, mais un point de départ", notant au passage que "beaucoup de ceux qui ont voté oui voulaient une Europe sociale".

Un peu plus tard, devant la presse, il s'est félicité d'une atmosphère qualifiée d'"extrêmement chaleureuse". "Ce n'est pas parce qu'il y a trois +zozos+ qui sont là parce qu'ils ne veulent absolument pas que la gauche se rassemble qu'il faut paniquer. Il faut avoir les épaules un peu solides", a-t-il dit.

Tout au long de cette heure passée à la Fête, il a martelé qu'"il n'y aura pas de victoire si la gauche n'est pas rassemblée". "Tout ce qui peut être fait pour rassembler, dialoguer, je le ferai", "je veux faire le maximum pour que la gauche l'emporte en France, une gauche qui soit à gauche", a-t-il déclaré.

"Je suis heureux d'être ici", a affirmé l'ancien Premier ministre, parlant de "fête pluvieuse et donc heureuse".
Venue en début d'après-midi à l'invitation de la direction du PCF, Arlette Laguiller, porte-parole de LO, a lâché: "Laurent Fabius n'est pas mon candidat pour 2007".

Les deux socialistes de la direction venus pour cette même réception -Daniel Vaillant et Bruno Le Roux- ont quitté la Fête peu avant l'arrivée de Fabius. "Ce qui est gênant, c'est qu'il participe à installer l'idée qu'il y ait une gauche du oui et une gauche du non", remarquait M. Le Roux. "C'est mortel pour la gauche", a-t-il dit.
yahoo.fr, actualités, dimanche 11 septembre 2005, 0h13

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(Novembre 2005) Motion Hollande 56%, NPS 24%, motion Fabius 19% (PS, résultats partiels)

La motion Hollande a obtenu 56% des suffrages des militants socialistes, devançant nettement celle du Nouveau parti socialiste (autour de 24%) et la motion Fabius (autour de 19%), selon des résultats non définitifs communiqués par le PS.

Les deux autres motions, Utopia et la motion Bockel, ont obtenu ensemble "près de 2%", a précisé François Rebsamen, secrétaire national aux fédérations, au cours d'un point de presse.

Le résultat porte sur 80% des quelque 100.000 votes. Le PS compte 127.000 adhérents.
Ces résultats sont très proches des premières tendances rendues publiques dans la nuit.
M. Rebsamen a fait valoir que la motion Hollande "porte en elle un large rassemblement" au congrès du Mans.
Il a précisé que la motion Hollande disposait d'une "majorité assurée dans 44 fédérations" sur une centaine.

"Le PS sort renforcé avec une majorité confortée et stable. Cela va lui permettre de se mettre en ordre de marche et de présenter un projet mobilisateur en ayant au coeur et à coeur le rassemblement de la gauche", a-t-il dit.
yahoo.fr, actualités, AFP 10.11.05 | 12h36

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jeudi 10 novembre 2005, 2h50 Congrès du PS: le fabiusien Claude Bartolone dénonce des "irrégularités massives" dans trois fédérations

PARIS (AP) - Le député fabiusien Claude Bartolone a dénoncé tôt jeudi des "irrégularités massives au profit de la direction sortante" lors du vote des militants socialistes pour le congrès du Mans dans les trois fédérations du Pas-de-Calais, des Bouches-du-Rhône et de l'Hérault. Il a annoncé qu'il contestera ces résultats.

"Il me manque une partie du vote des fédérations du Pas-de-Calais, des Bouches-du-Rhône et de l'Hérault, dont les résultats ne m'ont pas été communiqués parce que sont signalées des irrégularités massives au profit de la direction sortante", a-t-il vivement dénoncé dans un entretien à l'Associated Press (AP).

"Si les indications d'irrégularités se confirment", cela traduirait "une situation extraordinairement préoccupante pour tout le PS", a-t-il mis en garde. "Trois fédérations ne peuvent pas détourner à elles seules la portée du vote des militants", a-t-il dit. "Nous allons contester le vote de ces trois fédérations", a-t-il donc annoncé, fustigeant des "chiffres fantaisistes".

"J'ai été très surpris d'entendre les chiffres qui étaient annoncés par la direction", a souligné le bras droit de Laurent Fabius. Selon ses propres pointages, qui portent sur 75 fédérations et 75.128 adhérents (sur 127.414), il affirme que la motion Hollande recueillerait 49,48%, celle du "NPS" 25,73%, celle de Laurent Fabius 23,09%, celle de Jean-Marie Bockel 0,68% et 1,01% pour Utopia.

Selon les résultats fournis par la direction du PS peu avant 1h00, qui portent sur 33% des bulletins dépouillés, la motion Hollande devrait dépasser 55%, le "Nouveau PS" 24 à 25%, la motion Fabius 20% environ et près de 2% pour les deux autres motions. AP
yahoo.fr, actualités,

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Fabius gagne au petit jeu des urnes communicantes
Grâce aux socialistes du Pas-de-Calais, il a passé la barre des 20 % de voix.

Petits arrangements entre ennemis. Après quarante-huit heures de haute lutte, Laurent Fabius a obtenu ce qu'il cherchait : donner le sentiment qu'il gardait toutes ses chances pour la présidentielle. Pour cela, il devait atteindre voire dépasser la barre des 20 % au congrès du Mans. C'est fait depuis vendredi. Comme l'explique son ami, Claude Bartolone : «La politique est faite de symboles. En dessous de 20, le symbole n'était pas bon.» Au-dessus, «c'est une victoire». Mercredi soir, les premiers résultats le créditaient de 19 % des suffrages socialistes. Vendredi, des données «quasi définitives» fournies par le porte-parole du PS, Julien Dray, lui accordaient un généreux 21,21 %. François Hollande et sa motion 1 est crédité de 53,71 % tandis que le NPS du trio Peillon-Emmanuelli-Montebourg (motion 5) descend sous la barre des 25 % à 23,65 %. En quarante-huit heures, c'est le principe des urnes communicantes entre motions qui a fonctionné.

Les marchandages se sont surtout concentrés dans la première fédération du PS, le Pas-de-Calais.
Mercredi soir, les premiers résultats donnent 71 % à Hollande, 19 % aux fabiusiens, 10 % pour le NPS. Jeudi soir, le congrès fédéral entérine les résultats définitifs. Motion 1 : 66,46 %. Motion 2: 25,17 %. Motion 5: 7,05 %. A la tribune, le mandataire fédéral fabiusien, Vincent Léna approuve ces résultats.
Dans l'après-midi, il s'était livré selon son expression à «un petit jeu» avec ses partisans des autres motions. Section après section (le Pas-de-Calais en compte 170), ils ont fait et refait les comptes. «Nous avions mis des assesseurs partout, raconte Vincent Léna. Nous avons mis les incidents sur la table.» Marie-Noëlle Lienemann, conseillère régionale du Nord-Pas-de- Calais, précise : «Laurent [Fabius] m'a demandé de mettre de l'huile sur le feu. L'objectif était de grignoter les voix. Et de passer nationalement la barre des 20 points.»
Petit à petit, les comptes sont ainsi redressés. Et c'est le NPS qui en fait les frais : 200 voix lui sont carottées au profit des fabiusiens. Selon le patron de la fédération pro-Hollande, Serge Janquin et Jack Lang, député du département, «il n'y a eu aucune magouille». La différence entre les premiers résultats annoncés et les «vrais» scores s'expliquent, selon eux, par le retard pris pour collecter les votes des «petites sections rurales et fabiusiennes».

Négociations.
Si, à la base, les tractations se poursuivent, au sommet, des négociations s'ouvrent. Jeudi, Hollande téléphone à Daniel Percheron, président de la région et grand manitou du socialisme du Pas-de-Calais. Le premier secrétaire souhaite que «tout se passe bien». Puis c'est Fabius qui appelle Percheron. Il fait comprendre à son ami Daniel qu'il n'a aucun intérêt à le disqualifier pour la présidentielle. Percheron confirme le premier coup de fil et dément ­ mollement ­ le second. N'empêche. Il affirme : «Ce congrès connaît deux vainqueurs. François Hollande, à condition qu'il reste seulement premier secrétaire. Et Laurent Fabius, candidat à l'élection présidentielle qui remplit parfaitement son rôle.» Percheron-Salomon a parlé et abandonné Jack Lang qu'il avait pourtant adoubé pour 2007... Au final, c'est le NPS qui paie. Dans le Pas-de-Calais, il perd trois points. Etrangement, le NPS local n'en fait pas grand cas, ne soupçonne pas un rééquilibrage en sa défaveur. A Paris, c'est autre chose. Vendredi après l'annonce par Julien Dray de résultats «quasi définitifs», Arnaud Montebourg et Henri Emmanuelli font consécutivement état de leur colère. Le premier s'interroge : «Quel est ce curieux parti où la totalisation nationale réalisée en secret, a donné lieu, d'après des sources concordantes, à des arrangements entre camarades ?» Tous deux revendiquent «au minimum 25 %», «le quart du parti», comme disait Peillon.

Soupçon.
Cette pression verbale ressemble fort à la stratégie déployée, sitôt les premiers résultats connus, par les fabiusiens. Pour eux, elle a réussi. Le numéro 2 du parti, François Rebsamen juge cependant «insupportable» cette ère du soupçon et appelle chacun «à se calmer». Stéphane Le Foll, directeur de cabinet de Hollande, relativise également, faisant remarquer qu'«un point c'est seulement 1 000 voix». «Si nous n'avions rien dit, le congrès se serait fait sur la triche, assure Bartolone. Désormais il se déroulera sur les questions politiques.» Peut-être, mais comme l'affirme un autre fabiusien : «Du congrès du Mans, on retiendra d'abord que la direction a revu ses chiffres. En vingt-quatre heures.» Chrono.
libération.fr, par Didier HASSOUX et Haydée SABERAN, QUOTIDIEN : samedi 12 novembre 2005

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mardi 10 janvier 2006, 13h57 Laurent Fabius plaide pour le changement à gauche

PARIS (Reuters) - L'ancien Premier ministre socialiste Laurent Fabius plaide pour le changement et le rassemblement à gauche et confirme qu'il sera candidat à la candidature du PS à l'élection présidentielle de 2007.
Lors de ses voeux à la presse, il a longuement critiqué le président Jacques Chirac, "dont la voix à l'étranger ne porte guère", a-t-il dit, et le gouvernement.
Il a exposé ce que la gauche devrait faire, selon lui, des 16 mois qui restent avant l'élection présidentielle. L'ancien chef du gouvernement a confirmé au passage qu'il sera bien candidat à la candidature du PS. "La réponse est oui", a-t-il déclaré à des journalistes qui l'interrogeaient sur ses intentions.

Plusieurs autres dirigeants du PS font figure de candidats potentiels, dont les anciens ministres Jack Lang et Dominique Strauss-Kahn. Ils sont toutefois dépassés dans les sondages par Ségolène Royal, présidente de la région Poitou-Charentes et compagne du premier secrétaire du PS, François Hollande.
yahoo.fr, actualités, mardi 10 janvier 2006, 13h57

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(Mai 2006) Fabius mise sur la gauche, rien que sur la gauche
Il exclut toute idée d'alliance avec l'UDF et conspue le «blairisme».

«Ni sarkozyste, ni blairiste», et certainement pas séduit par les centristes. Laurent Fabius a certifié, hier, que pour lui, il ne serait «pas question de gouverner avec l'UDF». La veille, à l'Assemblée nationale, François Bayrou avait voté la motion de censure déposée par les socialistes, faisant resurgir du même coup l'idée d'une possible alliance entre le centre et le PS. «L'idée de faire un tour du côté des centristes est récurrente», a reconnu l'ancien Premier ministre, qui présentait à la presse son équipe de campagne pour sa candidature à la candidature interne au PS.

Plus mitterrandiste que nature, Laurent Fabius a réaffirmé que le PS se devait d'avoir «une ligne claire : le rassemblement à gauche et, si possible, au-delà». Or, explique-t-il, «on ne peut pas rassembler à gauche et proposer une politique de type blairiste». Oublié François Bayrou et pan sur Ségolène Royal ! En 2007, «les Français ne voudront ni du sarkozysme, ni d'une copie du blairisme», pronostique Laurent Fabius, en évoquant le penchant de la députée des Deux-Sèvres pour la politique du Premier ministre britannique.

Liberté totale.
L'ancien partisan du non à la Constitution européenne en appelle de plus en plus à «la France». «Je suis candidat pour être président de la République parce qu'il faut redresser la France», a-t-il d'abord expliqué avant d'ajouter, sur un ton quasiment chevènementiste, qu'«il faut y aller sur une ligne clairement de gauche, sinon la France va dégringoler».

Comme Jack Lang et Dominique Strauss-Kahn, le député de la Seine-Maritime cherche surtout à relancer sa campagne face à une Ségolène Royal toujours au zénith des sondages. Officiellement, il n'est pas inquiet : «Ce n'est pas la réunion du directeur de l'Ifop et du président de la Sofres qui désigne le candidat.» Mieux, ses mauvais scores lui «donnent une totale liberté dans (ses) prises de position» ! Il rappelle qu'un an avant le référendum européen, le oui était à 70 %...

Sarkozy «dangereux».
En attendant, Laurent Fabius demande «qu'il puisse y avoir un débat entre les candidats [socialistes, nldr], car on ne peut imaginer un choix aussi important» sans confrontation d'idées. Et de s'inquiéter d'un calendrier interne au parti socialiste qui serait dicté par des «convenances personnelles».

Une tape pour la compagne de François Hollande, mais surtout un grand coup contre Nicolas Sarkozy.
«J'entends l'affronter pour le battre», s'est exclamé l'ancien Premier ministre, car il est «un homme dangereux». Selon lui, le programme du président de l'UMP se résume à trois mots : «libéralisme, communautarisme, atlantisme». «Si la gauche ne gagne pas la présidentielle, ce sera la déferlante de la précarité», a-t-il pronostiqué, citant le cas des suppressions d'emplois à la Sogerma et chez Dim.

Soucieux de cultiver son image d'homme d'Etat («Je sais ce qu'est la gestion d'un grand pays»), Laurent Fabius va se rendre à l'étranger (Allemagne, Italie, Afrique) et s'exprimer sur des questions «qui comptent pour un président de la République, comme la justice, la défense et la culture» en multipliant les déplacements en province. Plus modestement, la semaine prochaine, il transmettra à François Hollande une «note» consacrée au projet socialiste.
Libération, 18 mai 2006, p. 14, par Jean-Dominique MERCHET

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samedi 24 juin 2006, 23h35 Laurent Fabius, "premier opposant" à Ségolène Royal

GRAND-QUEVILLY (Seine-Maritime) (Reuters) - Distancé dans la course à l'investiture présidentielle du PS, Laurent Fabius a transformé son premier grand meeting de campagne interne en festival anti-Ségolène Royal.

Devant plus de 2.000 partisans réunis dans son fief du Grand-Quevilly, en Seine-Maritime, l'ancien Premier ministre n'a pas cité une seule fois le nom de la présidente de Poitou-Charentes à qui il a pourtant destiné la quasi-totalité de ses attaques, réduisant étrangement Nicolas Sarkozy à la portion congrue.
Au cours d'un discours de 45 minutes, il s'est également posé en champion du projet présidentiel du PS, que les militants ont validé jeudi.
"Il reste bien sûr à l'enrichir", a-t-il concédé. "Mais je ne suis pas d'accord avec ceux des dirigeantes et des dirigeants qui, sous prétexte de commenter le projet socialiste, commencent par le contredire et l'amoindrir". Les hostilités étaient ouvertes.

A cinq mois de la désignation du candidat socialiste, que les militants doivent élire fin novembre, Laurent Fabius a fixé ses propres règles de campagne dont il a déjà trouvé l'hymne.

Arrivé seul au volant de sa Safrane au Zénith du Grand-Quevilly - costume bleu marine et dossier vert- il a fait son entrée dans la salle aux formes de hangar métallique sur la chanson de Cali, "C'est quand le bonheur".
"Je refuse (...) une campagne de confusion, où notre porte-parole, l'oeil rivé sur les sondages s'efforcerait de coller à l'ensemble des aspirations dans le cadre d'un discours en zigzag, ajoutant selon les endroits des mots de droite à des adjectifs de gauche", a-t-il fait valoir. "Les Français ne sont pas des parts de marché, le suffrage universel n'est pas l'audimat". Fermez le ban.

"JE TIENS BON"

L'ancien partisan du "non" à la Constitution européenne a estimé qu'on ne pouvait rassembler toute la gauche "que sur un contenu de gauche, c'est-à-dire ni sarkozyste, ni blairiste", traçant un portrait en creux du meilleur candidat du PS, lui-même.

Au coeur de sa démonstration, les propositions musclées de Ségolène Royal sur la sécurité ou plus récemment sur l'immigration.
"L'immigré n'est pas un ennemi (...) Le premier commandement face à l'immigration est donc de comprendre qu'il nous faut agir davantage pour et mieux pour aider les pays pauvres", a-t-il dit à la veille d'un voyage au Mali et au Sénégal.
Pour l'école, il faut se cantonner au "scolaire, pas le militaire", s'est-il emporté, en référence à la proposition "royaliste" de placer les délinquants adolescents dans des établissements sous encadrement militaire dès le premier délit.

Malgré des sondages en berne - il arrive bon dernier des candidats socialistes face à Nicolas Sarkozy dans le dernier baromètre TNS-Sofres -, Laurent Fabius a promis de tenir bon parce qu'il a "toujours donné le meilleur de lui-même dans les tempêtes, face aux bourrasques".

Ses proches ne décolèrent pas: le traitement médiatique que l'on réserve à leur candidat est ridicule face au "procès en béatification", à l'hagiographie" ou "les grandes orgues médiatiques" offertes à Ségolène Royal.

"Les renversements de tendance, c'est quand même une constante dans les sociétés humaines", s'énerve benoîtement Bariza Khiari.

La bataille lancée, le temps presse et l'été "fabiusien" ne comportera donc aucune trêve.

Après son périple africain, l'aspirant présidentiel multipliera les meetings en province, dès dimanche dans l'Aude, puis dans les Pyrénées-Orientales et la Haute-Garonne. Il a même raccourci ses vacances d'une semaine.

Rien à voir avec un emballement de la dernière chance, argumente son lieutenant, Claude Bartolone. "Mais ce serait violence que de donner aux Français qui ne partent pas en vacances le sentiment que tout s'arrête pendant deux mois".
Yahoo.fr, actualités, samedi 24 juin 2006, 23h35

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mercredi 19 juillet 2006, 17h12 Laurent Fabius prend le contre-pied de Ségolène Royal en Corse

AJACCIO (Reuters) - Trois jours après Ségolène Royal, Laurent Fabius a conclu mercredi une visite de quarante-huit heures en Corse, pendant laquelle il a insisté sur le lien entre rétablissement de la sécurité et développement économique de l'île.

Tout au long de son déplacement, le "présidentiable" socialiste a marqué sa différence avec la favorite des sondages, qui n'a pas souhaité lors de sa visite se prononcer sur les questions de sécurité.

Adversaire de la Constitution européenne, Laurent Fabius est en terre amie en Corse, les insulaires ayant largement voté "non" lors du référendum du printemps 2005.
De plus, avant le congrès du Mans, en novembre dernier, les militants de Haute-Corse avaient donné une très forte majorité à son programme "Rassembler à gauche".

Pour Laurent Fabius, "la question de l'évolution institutionnelle ne s'impose plus comme une priorité" en Corse.

Concurrents pour l'investiture présidentielle du PS, Ségolène Royal et Laurent Fabius faisaient tous deux partie du gouvernement Jospin qui a négocié avec les nationalistes corses les accords de Matignon, signés en juillet 2000. Le changement de statut de l'île qu'ils prévoyaient a été rejeté par un référendum en septembre 2003.
"Je respecte le résultat de tous les référendums", s'est amusé Laurent Fabius mardi.

DÉTERMINATION

"Si je suis élu à la présidence de la République, mes deux principales urgences seront la sécurité et le développement économique, qui sont actuellement insuffisamment assurés", a-t-il déclaré lors d'un point de presse dans un village au nord de Bastia. "La sécurité et la tranquillité publique et le développement économique, social et environnemental sont liés".

Balayant les clichés sur une "Corse en proie à la violence, ravagée par les incendies, paralysée par les mouvements de grève", Ségolène Royal a axé sa visite du week-end sur "ce qui marche" dans l'île.
"Ne comptez pas sur moi pour parler de ce qui ne va pas", a-t-elle déclaré à plusieurs reprises quand elle était interrogée sur les questions sensibles.

Dans l'entourage de Laurent Fabius, qui se pose en "premier opposant" à la présidente de Poitou-Charentes dans la course à l'investiture socialiste, on se réjouit presque de la quasi-concomitance des deux déplacements.

"On ne se doutait pas qu'elle allait jouer la grande autruche de France en Corse. On savait bien que les flashes crépiteraient moins pour Laurent mais cette visite est une illustration de plus du fossé, de fond et de forme, qui les sépare", commente un proche de l'ancien Premier ministre.

Insistant sur le retour de la paix civile en Corse, Laurent Fabius a prôné un renforcement des liens entre police et gendarmerie, plus de moyens pour le pôle financier de Bastia ainsi que des "instructions claires" au parquet pour que toutes les plaintes soient suivies d'effet.

"Tout est une question de détermination politique", a-t-il estimé. "La première rénovation en politique, c'est d'apporter des solutions aux problèmes qui se posent".
Yahoo.fr, actualités,

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(25 juillet 2006) A Perpignan, M. Fabius convoque Jean Jaurès pour marquer sa différence avec Ségolène Royal

Chaque année, la commune de Millas, fief de Christian Bourquin, président socialiste du conseil général des Pyrénées-Orientales, célèbre l'anniversaire de l'assassinat de Jean Jaurès. Un millier d'habitants, d'élus et de militants du département défilent dans les rues, au son de l'Internationale derrière la fanfare des Canaillous, avant de se recueillir devant la stèle du leader historique puis de partager un repas sous les platanes.

Invité, lundi 24 juillet, par les dirigeants d'une fédération qui lui est tout acquise, Laurent Fabius s'est laissé porter par la vague lyrique d'un hommage à Jaurès, "défenseur du peuple qui, le premier, a réussi à rassembler toute la gauche, qui était encore plus divisée qu'aujourd'hui". Et, dans la foulée, il s'est posé en "héritier" d'une histoire incarnée par Léon Blum, Pierre Mendès France et François Mitterrand, qui ont réconcilié "le socialisme avec la démocratie, le pouvoir et la durée".

D'Argelès à Perpignan, puis à Millas, M. Fabius, candidat à l'investiture du PS pour l'élection présidentielle de 2007, n'a cessé de répéter la conviction sur laquelle il a bâti sa stratégie de campagne : "Les Français attendent un changement majeur. Nous avons besoin que la gauche soit rassemblée sur la base d'un programme, (...) d'une ligne, de valeurs, et d'alliances clairement de gauche."

Sans jamais les citer, M. Fabius s'en est pris à ces candidats qui tentent d'"atténuer", voire de "travestir" le projet du PS pour 2007 que lui se fait fort d'"enrichir". Et, là aussi en évitant toute référence directe, il a rejeté "cette gauche qui serait tellement du centre qu'on finirait par croire qu'elle est de droite".

Bien qu'il ne se soit pas fixé un calendrier de visites pour l'été en dehors de quelques déplacements amicaux, M. Fabius est pressé d'engager le débat "programme contre programme" avec les autres prétendants et refuse de se référer à "Sainte Sofres ou Sainte Ifop" pour connaître l'avis des militants.

De même, il s'est abstenu de se prononcer sur le ralliement d'Arnaud Montebourg à la candidature de Ségolène Royal. "Le choix doit intervenir sur des bases politiques et non sur des études d'opinion qui n'ont aucune valeur prédictive", assure-t-il, tout en peaufinant l'angle qu'il s'est choisi, celui de principale alternative à gauche à Mme Royal au sein du parti.

Pendant ce temps, ses proches maintiennent la pression sur François Hollande. Dans une lettre envoyée lundi 24 juillet, le député de Seine-Saint-Denis Claude Bartolone s'est ému des modalités de vote des nouveaux adhérents, à 20 euros, en disant craindre une "fraude massive". Pourtant, M. Fabius reste optimiste. Devant les militants, il a fait le serment de mener "une marée humaine de la gauche rassemblée au sommet du Canigou", s'il est élu, bien entendu. Autant que la difficulté de l'exercice, les conditions à réunir avant cette élection rendent sa promesse aléatoire.
Michel Delberghe, Article paru dans l'édition du 26.07.06, LE MONDE | 25.07.06 | 15h15 • Mis à jour le 25.07.06 | 15h15

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dimanche 30 juillet 2006, 10h42 Liban: au moins 51 tués dans le bombardement israélien de Cana

CANA (AFP) - Au moins 51 civils, dont 22 enfants, ont été tués dimanche dans le pilonnage du village de Cana, au Liban sud, notamment dans un abri qui s'est effondré, a indiqué le responsable de la Défense civile pour la région, Salam Daher.

Dans le seul abri, 12 enfants, cinq femmes et quatre hommes ont été dégagés, a-t-il précisé. "Il reste encore entre 15 et vingt personnes bloquées dans les décombres. La majorité d'entre elles sont présumées mortes mais nous avons entendu quelques gémissements", a ajouté M. Daher.

Les opérations de secours se poursuivaient dans la matinée pour tenter de dégager d'autres victimes de ce qui est déjà la frappe la plus meurtrière depuis le début de l'offensive lancée le 12 juillet par Israël contre le Liban. Dans le même temps, l'aviation israélienne a continué à bombarder les abords de Cana, et un missile est tombé sur la route, à quelques centaines de mètres de ce village de l'est de la ville côtière de Tyr.

Le bilan devrait s'alourdir, 63 personnes se trouvant dans l'abri lors du bombardement selon un survivant, et des dizaines de bâtiments ayant été détruits lors du pilonnage opéré pendant deux heures dimanche avant l'aube. Les secouristes travaillaient à mains nues pour dégager les corps et des femmes ont été vues enlaçant leurs enfants en pyjamas quand ils ont été surpris par la mort.

Un porte-parole de l'armée israélienne a rejeté l'entière responsabilité des morts sur le Hezbollah chiite, qu'il accuse d'utiliser Cana comme base de tirs de roquettes contre Israël. "C'est lui qui est responsable si le secteur est devenu une zone de combats", a déclaré le capitaine Jacob Dalal. Depuis la capture le 12 juillet de deux soldats israéliens par le Hezbollah, l'armée tente sans succès de neutraliser les combattants intégristes.

Déjà, le 18 avril 1996, 105 civils avaient été tués dans le bombardement israélien d'une position du contingent fidjien des casques bleus de la Force intérimaire de l'Onu au Liban (Finul), où ils avaient trouvé refuge pour échapper aux violences de l'opération israélienne "les Raisins de la colère".

Cana a été totalement dévasté par les frappes israéliennes qui ont commencé avant l'aube dimanche, et le pilonnage, par air, mer et terre, a duré deux heures, a indiqué la police. Les bombes ont visé trois zones, à l'entrée, au centre et sur un flanc du village. Des dizaines de bâtiments sont effondrés, éventrés ou détruits. L'abri frappé se trouve sous un immeuble de trois étages, bâti sur un flanc de colline. "Il y a eu un premier bombardement à 01h00 du matin (samedi 22H00 GMT)", raconte Ghazi Aïdibi, un survivant.

"Quelques personnes sont sorties de l'abri et une dizaine de minutes plus tard, un deuxième bombardement l'a réduit en ruines", ajoute-t-il. "Après le bombardement, il y avait de la poussière partout", a déclaré un autre habitant, complètement hagard. "Nous ne voyions plus rien. J'ai réussi à sortir et tout s'est effondré. J'ai plusieurs membres de ma famille à l'intérieur, je pense qu'il n'y a plus aucun survivant".

"Le pilonnage était tellement intense que personne ne pouvait bouger. Les secours n'ont commencé que ce matin", ajoute-t-il. "J'ai sorti mon fils et mon mari, cheikh Mohammad, qui avait le genou cassé. Mais quand je suis venue pour sortir ma fille qui était restée dans l'abri, il était trop tard, l'immeuble s'est effondré", raconte, éplorée, Rabab. Naïm Rakka, chef de l'équipe de secours de la Défense civile sur les lieux, âgé d'une cinquantaine d'années, qui venait de retirer le corps de deux enfants morts dans ses bras, a laissé éclater sa colère:

"Je ne veux plus que vous me demandiez des chiffres. C'est bien connu, nous servons de cobayes à leurs armes, les bombes à implosion, on ne voit plus que ça", dit-il en pleurs. Le bombardement de Cana est intervenu alors qu'une dizaine de villages de la région de Tyr, essentiellement du sud de la ville portuaire, étaient soumis à un pilonnage de la marine, de l'aviation et de l'artillerie postée en territoire israélien, a indiqué la police.
Yahoo.fr, actualités, Par Béatrice KHADIGE

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vendredi 11 aout 2006, 17h07 Fabius : un référendum sur les institutions dès septembre 2007 s'il est élu

PICHERANDE (AFP) - Laurent Fabius, candidat à l'investiture socialiste pour 2007, a annoncé vendredi à Picherande (Puy-de-Dôme) que s'il était élu président de la République, il organiserait un référendum dès septembre 2007 qui porterait notamment sur les institutions.

Ce référendum portera sur "le droit de vote des étrangers installés sur notre sol aux élections locales, le renforcement du rôle de l'Assemblée nationale, les éléments constitutionnels de la réforme de la justice", a dit M. Fabius.
Il portera également sur "la responsabilité pénale du chef de l'Etat et la parité introduite au sein du gouvernement", a poursuivi devant des journalistes l'ancien Premier ministre, qui était invité au lac Chauvet, sur la commune de Picherande, par ses amis socialistes du Puy-de-Dôme.
"Ce référendum doit être fait sans tarder pour aboutir à une extension, à une rénovation de la démocratie et à une vraie démocratie parlementaire", a-t-il affirmé.

M. Fabius a réaffirmé la nécessité de la tenue de trois débats entre les candidats socialistes à l'investiture, avant le vote des militants en novembre. Ils devraient porter sur les questions économiques et sociales, de société et d'environnement, et de politique étrangère, a-t-il précisé. Il a également souhaité un quatrième débat, avant un éventuel second tour.
"Même si tous les candidats sont socialistes, ils ont des approches différentes sur certains points", a souligné Laurent Fabius. "Pour moi, le gouvernement, c'est un gouvernement de rassemblement de la gauche. D'autres de mes camarades ont peut-être une idée différente, et je le pressens".
"On ne peut pas pour une élection aussi importante que l'élection présidentielle se contenter de l'apparence, de l'écume des choses", a-t-il estimé.
"Au-delà de l'écume, les Français ne sont pas intéressés par la +pipolisation+ de ceux-ci ou de ceux-là", a-t-il dit : "Ils veulent savoir quel est le projet, est-ce qu'il y aura un pilote dans l'avion et quel sera le chemin de l'avion".
Yahoo.fr, actualités, vendredi 11 aout 2006, 17h07

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mercredi 23 aout 2006, 13h59 Fabius publie sept engagements pour changer la vie des Français

PARIS (Reuters) - Pour gagner en 2007, le Parti socialiste doit proposer des engagements précis pour changer la vie des Français et non des "discours généraux" ou des "concours de look", a estimé Laurent Fabius.

Lors d'une rencontre avec la presse, l'ancien Premier ministre, candidat à l'investiture présidentielle du PS, a renvoyé dos à dos Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal.

Il existe un "contraste et même parfois un fossé" entre les préoccupations majeures des Français et la "minceur des réponses qui sont apportées" actuellement, a-t-il déploré avant de présenter ses "sept engagements pour 2007".

"Vous avez la réponse au Kärcher (...) et vous avez par ailleurs les propos généraux. Vous avez un sentiment que le débat politique (...) est une espèce de concours de look. Je pense que ce n'est pas du tout ce que les Français attendent", a-t-il expliqué, donnant sa version du 21 avril 2002.

Si Lionel Jospin a été éliminé dès le premier tour de la présidentielle, "ce n'est pas parce qu'il y avait trop de candidats mais parce qu'il n'y avait pas assez d'électeurs" séduits par le projet porté par le candidat du PS.

Au mois de juin 2007, "je ne voudrais pas que les Français se réveillent avec la gueule de bois", a-t-il insisté.

Sa profession de foi pour 2007 est rendue publique à huit mois de l'échéance et à trois mois du choix des militants socialistes.

Laurent Fabius a pris soin de préciser que ses propositions se situaient "pleinement" dans le sillage du projet présidentiel du PS, qu'il souhaite "enrichir et préciser" quand d'autres, qu'il n'a pas nommés, le "travestissent ou l'affadissent".

Dans le domaine économique et social, son principal cheval de bataille, il souhaite augmenter le smic de 100 euros par mois dès son arrivée à l'Elysée, créer une prime de transport pour les salariés afin de compenser la hausse des prix des carburants, réformer le régime des stock-options et supprimer les exonérations de cotisations sociales dans les entreprises de plus de 500 salariés.

Fabius, président, permettra aux préfets de reprendre la main face aux maires ne respectant pas la loi sur la construction des logements sociaux et fera adopter une loi quinquennale en matière d'environnement.

Pour l'Europe, l'ancien partisan du "non" au traité constitutionnel combattra "la politique absurde de l'euro cher et du laisser-faire libéral" et militera pour l'adoption d'un traité d'harmonisation sociale.

Il entend revenir sur l'ouverture du marché de l'énergie à la concurrence, prévue au 1er juillet 2007, et veut subordonner tout nouvel élargissement de l'Union à la réalisation d'avancées en matière sociale.
Yahoo.fr, actualités,

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dimanche 17 septembre 2006, 18h55 Fabius revient à la Fête de l'Huma avec un message de rassemblement

LA COURNEUVE (AFP) - Un an après un passage mouvementé à la Fête de l'Humanité qui lui avait valu crachats et jet d'oeuf, Laurent Fabius y est revenu dimanche, porteur d'un message de "rassemblement" et accueilli cette fois avec plus de chaleur.

"Salut Lolo, c'est pour toi qu'il faut voter", "Socialistes! à gauche toute!", ont lancé sur son passage quelques visiteurs. Seules de rares huées ont retenti pendant la promenade d'une heure du candidat à l'investiture socialiste, dans les allées du parc de la Courneuve où, l'an dernier, il avait reçu un oeuf sur la tête.

Entouré d'une nuée de caméras, l'ancien Premier ministre s'est acheté pour 10 euros un T-shirt rouge vif, orné du portrait du poète Arthur Rimbaud.

Il a conversé avec Marie-George Buffet durant quelques minutes, le temps pour les responsables des deux pôles de la gauche, qui se tutoient, de dire tout le mal qu'ils pensent de Nicolas Sarkozy et de sa politique envers les immigrés.

"Il y a un mot qu'il ne faut pas prononcer ici à la fête, c'est Sarkozy", a raconté Mme Buffet tandis que M. Fabius renchérissait: "les gens sont inquiets" devant le "personnage, nous avons une responsabilité" de gagner.

"Cela me fait plaisir d'être à tes côtés pour dire que le rassemblement à gauche est nécessaire", "les Français en ont marre, ils disent mettez-vous d'accord, débrouillez-vous, rassemblez-vous", a insisté M. Fabius.

La dirigeante communiste, qui veut rassembler une gauche radicale, a nuancé : "il faut cette fois une gauche qui vraiment réussisse, c'est notre mot d'ordre".

M. Fabius a précisé devant la presse être "porteur d'un message: c'est qu'il faut rassembler la gauche pour réussir à changer la France". "Il faut au deuxième tour que tout le monde se rassemble, vraisemblablement autour du candidat socialiste, sur une base nouvelle pour changer les choses".

Le député de Seine-Maritime a aussi évoqué l'épisode de l'an passé: "Ce n'est pas toujours facile. L'an dernier, il y avait eu des incidents avec quelques zozos", mais "le rassemblement à gauche est une grande tâche, qui mérite qu'on fasse preuve de détermination". Cette année, "l'accueil est bon enfant, chaleureux", a-t-il commenté.

Au grand oral des présidentiables PS samedi à Lens (Pas-de-Calais), M. Fabius s'était également fait l'avocat du "rassemblement de la gauche", qui "ne peut s'opérer que sur des positions authentiquement de gauche".

Pour le sénateur PS Jean-Luc Mélenchon, la venue de M. Fabius à la fête de l'Huma est "un geste très positif qui va contribuer à détendre les tensions et les crispations entre les forces de gauche".

D'autres socialistes sont venus avec un message d'unité pour leurs camarades communistes. Henri Emmanuelli a ainsi appelé les formations de gauche à "s'asseoir autour d'une table" pour discuter d'un programme commun pour la présidentielle.

Jack Lang, autre présidentiable PS, a fait une visite plus discrète, mais a également été accueilli chaleureusement par des visiteurs qui se faisaient prendre en photo avec lui. Il a fait part de son optimisme, car il sent "une volonté populaire à la base, profonde, de rassemblement".
Yahoo.fr, actualités, Par Elahe MEREL, dimanche 17 septembre 2006, 18h55

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Laurent Fabius : « Je veux gagner en rassemblant la gauche »

Vous partez, dites-vous, à la reconquête des couches populaires. Pourquoi ont-elles déserté la gauche ?

Laurent Fabius.
Elles se méfient du passé, subissent la crise, veulent un espoir. Il existe une continuité entre l’échec de 2002, les mouvements sociaux de 2003, les succès de la gauche aux régionales et cantonales de 2004, le « non » au référendum de 2005, le mouvement contre le CPE en 2006. La présidentielle de 2007 doit offrir un débouché politique aux votes et aux mobilisations populaires.

C’est pourquoi je place ma candidature sous le signe du pouvoir d’achat, de l’emploi, de la lutte contre les délocalisations, de l’éducation, du logement, de la santé.

Pensez-vous que les événements de l’an dernier dans les banlieues signent la fin du modèle républicain ?

Laurent Fabius. Cela signe surtout l’échec de M. Sarkozy. Où sont les améliorations promises ? Le modèle républicain n’est nullement dépassé, il faut le soutenir par des moyens concrets et une volonté politique. En faveur de l’école, du logement, de l’emploi, de la lutte contre les discriminations, de la laïcité, d’une politique de prévention et de sécurité. Les services publics sont le patrimoine de ceux qui n’en ont pas.

En 2000 vous étiez adepte des baisses d’impôt. Quelles sont vos propositions aujourd’hui en matière fiscale ?

Laurent Fabius.
La situation est très différente : les déficits sont importants, les besoins considérables et le gouvernement pratique l’injustice fiscale. Il faudra donc une fiscalité plus juste et des rentrées supplémentaires. Revenir sur les cadeaux aux privilégiés, miser sur la croissance, rééquilibrer la fiscalité du travail et du capital.

Il - faudra aussi mettre en oeuvre le principe « délocaliseur-payeur », prendre en compte les revenus dans le calcul de la taxe d’habitation, pratiquer une vraie péréquation financière : il est anormal que Saint-Denis paie pour Neuilly ! Nous aurons à utiliser l’outil fiscal contre la pollution et pour inciter aux économies d’énergie.

Si la fusion GDF-Suez est entérinée, que faudra-t-il faire pour que l’entreprise revienne dans le giron public ?

Laurent Fabius.
Cette privatisation se traduirait par des augmentations de tarif pour l’usager et elle n’empêcherait pas les OPA sauvages. C’est une faute grave de se priver d’un outil d’indépendance nationale. La gauche devra donc agir en vue d’un rapprochement entre EDF, redevenu complètement public, et GDF.

Plusieurs techniques sont possibles. La privatisation d’aujourd’hui n’est pas irréversible. AREVA, EDF, GDF... Toutes ces entreprises peuvent être le socle d’une vraie politique énergétique française et européenne.

Que devra faire un président de la République de gauche vis-à-vis du processus européen ?

Laurent Fabius.
Dès juin 2007, un sommet européen se réunira. La position française devra être claire en faveur d’une relance et d’une réorientation de l’Europe. En 2008, la France assumera la présidence de l’Union, au moment où la renégociation du traité se posera à nouveau. En dernier ressort, le peuple devra trancher par référendum. Aujourd’hui, la cherté de l’euro conduit Airbus à vouloir délocaliser ses productions dans la zone dollar. En matière économique, nous porterons une nouvelle politique de soutien à la croissance.

Nous devrons proposer une approche commune en matière énergétique et de recherche. Nous aurons à traiter également la question de l’élargissement, en lien avec une nécessaire harmonisation sociale et fiscale de l’Europe sans laquelle la porte serait ouverte à toutes les délocalisations. L’Europe ne doit pas être le cheval de Troie de la mondialisation financière. Elle doit avancer sur des projets concrets, mais elle a surtout besoin d’un grand dessein et d’une vraie réorientation. Je veux porter cela. Pour mener cette bataille politique en Europe et changer le cours des choses, mieux vaut un président de la République de gauche, pro-européen et qui s’oppose à la dérive libérale de l’Union.

Les sondages vous placent derrière les candidats qui ont fait campagne pour le « oui ». Comment expliquez-vous ce décalage ?

Laurent Fabius.
Il y a effectivement une part de mystère. La plupart des Français qui ont voté « non » ont voulu, comme moi, exprimer à la fois leur attachement européen et leur refus des dégâts du libéralisme en Europe. Je veux gagner en rassemblant la gauche, ce qui suppose le respect du vote des Français et le rassemblement de tous. C’est plus important que les sondages !

En 2001, vous déclariez que le PS n’a pas vocation à porter le PCF à bout de bras. Comment voyez-vous désormais le rassemblement à gauche ?

Laurent Fabius.
Je n’ai pas tenu ce propos et ce n’est pas ma pratique. Au niveau national comme dans ma commune de Grand-Quevilly, je pratique le rassemblement à gauche. Je suis socialiste et, en même temps, je sais qu’il existe une authentique sensibilité communiste qui nourrit l’identité historique de la gauche française.

Nous devons nous écouter et travailler ensemble, car les socialistes et les communistes, avec les radicaux, les Verts, les amis de Chevènement, sont les représentants du peuple que nous voulons rassembler. Le PS, et moi-même si je suis élu, nous aurons d’autant plus de responsabilités dans cette démarche que nous sommes la première force du rassemblement.

Il ne s’agit pas de refaire à l’identique l’union de la gauche - façon 1981, ni la majorité plurielle 1997. Nous devons construire un rassemblement, en précisant les - engagements de chacun avec, si possible, une plate-forme commune. Je ne lorgne pas vers le centre, je veux rassembler la gauche, dans une majorité puis au gouvernement. Notre objectif commun doit être de battre Sarkozy et de combattre Le Pen en proposant une politique alternative.

Vous vous êtes prononcé pour une régularisation globale des sans-papiers. Que répondez-vous à ceux qui y voient un « appel d’air » ?

Laurent Fabius.
L’appel d’air vient surtout de la comparaison entre la richesse de certains pays et la misère des autres. La plupart des migrants qui viennent chez nous et se fracassent aux portes de l’Europe le font parce qu’ils n’ont pas d’autre choix pour se nourrir et offrir un avenir à leurs enfants ! Notre première réponse doit donc être le soutien au développement des pays pauvres.
Quant à la question de la régularisation, elle se pose pour les personnes qui sont en non-droit et dont il faudra examiner la situation ; mais elle ne peut pas être un mode de gestion permanent.
Les archives de l'Humanité, Entretien réalisé par Dominique Bègles et Rosa Moussaoui, Mise à jour mardi 17 octobre 2006

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25.10.06 | 09:48 Les propos tenus par Laurent Fabius sont "violents, cela faisait un peu désespéré", selon François Rebsamen

PARIS (AP) -- Le numéro 2 du PS François Rebsamen a estimé mercredi que les propos tenus mardi soir par Laurent Fabius étaient "violents, cela faisait un peu désespéré".

Lors du deuxième débat télévisé entre les trois prétendants à l'investiture socialiste, Laurent Fabius s'en est pris vivement à la proposition de "jurys citoyens" de Ségolène Royal, en mettant en garde contre "une espèce de populisme qui fait le lit de l'extrême droite".

"C'est violent, cela faisait un peu désespéré", a jugé mercredi matin François Rebsamen sur Canal+. "Dominique Strauss-Kahn avait dit 'on a déjà Nicolas Sarkozy, on n'en a pas besoin de deux'. Je pourrais les rappeler quand même à un peu plus de modération", a ajouté le numéro 2 du PS. Et de souligner: "Ca a donné l'occasion d'avoir un débat animé, intéressant où chacun a pu défendre ses positions. Sincèrement, vous pensez qu'en tant que maire de Dijon, j'ai l'air d'un populiste?"

Ségolène Royal a rappelé mardi soir qu'il "y a un désamour à l'égard des politiques et les citoyens ne veulent plus attendre sans rien faire entre deux mandats". Elle n'a pas exclu de rendre publiques les réunions du conseil des ministres.

Mais pour François Rebsamen "elle n'a jamais dit ça. Elle a dit oui à une autre question posée. C'est peut-être une idée à retenir, mais ce n'est pas ce qu'elle a dit. Hier soir, elle a dit 'oui' à la question qui était posée: 'Est-ce que vous penseriez que cela pourrait se faire au niveau national' et 'au conseil des ministres"'.

Et le numéro 2 de marteler: "quand elle a envie de dire: je tiendrai un conseil des ministres ouvert au public, elle le dira et elle ne se le fera pas imposer par un journaliste".

"Ce qui est étonnant, c'est de voir aujourd'hui des élus de gauche redécouvrir ce qu'est la gauche", a poursuivi François Rebsamen. "S'adresser aux citoyens, les mettre en situation, c'est la gauche, c'est même l'histoire de tous les combats de gauche au siècle dernier (...) Je suis très heureux qu'elle rouvre ce débat, fermant ainsi la parenthèse soixante-huitarde". AP
Yahoo.fr, actualités, 25.10.06 | 09:48

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17.11.06 | 11h38 Primaire du PS : Fabius se rallie à Royal, Strauss-Kahn veut "compter demain"

Finalement, les deux candidats malheureux à l'investiture du Parti socialiste pour la présidentielle 2007 sont sortis de leur mutisme, après l'annonce des résultats, dans la nuit du jeudi 16 au vendredi 17 novembre, qui ont placé Dominique Strauss-Kahn en seconde position avec 20,83 % des voix et Laurent Fabius en dernière position avec 18,54 % des voix.

Dominique Strauss-Kahn a été le premier à s'exprimer, vendredi matin, sur LCI. "Je l'ai appelée au téléphone, il faut reconnaître sa victoire", a déclaré le député du Val-d'Oise. S'il a admis que la présidente de la région Poitou-Charentes a "bien gagné", il a tout de même affirmé sa différence. Dominique Strauss-Kahn a fait valoir que son mouvement "a constitué une force dans le Parti socialiste avec laquelle il faudra compter demain".

Plus surprenant, Laurent Fabius, qui s'est exprimé en milieu de matinée depuis l'Assemblée nationale, a indiqué qu'il se ralliait à Ségolène Royal. "Les militants ont tranché. Il lui revient d'assurer le rassemblement de tous les socialistes. J'y suis évidemment prêt", a-t-il affirmé. Il l'avait précédemment "félicitée pour son succès" avant d'ajouter : "Les militants lui ont donné tous les moyens pour l'emporter en 2007. Je lui souhaite bonne chance pour le grand combat contre la droite et l'extrême droite", a-t-il ajouté.

"IL FAUT QUE TOUTE LA GAUCHE SOIT REPRÉSENTÉE DANS CETTE ÉLECTION"

Les autres ténors du PS se sont également rangés derrière leur nouvelle candidate. Après le secrétaire du PS, François Hollande, qui a affirmé, vendredi, que "c'est la victoire de tous les socialistes", la maire de Lille, Martine Aubry, qui n'a pourtant pas caché ses divergences avec Ségolène Royal, a elle aussi mis l'accent sur la nécessité de battre la droite au printemps prochain. Le PS n'a "pas le droit de décevoir", a-t-elle souligné. "Ségolène Royal est aujourd'hui la candidate de tous les socialistes, et je l'espère demain de toute la gauche", a ajouté Mme Aubry. Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, qui n'avait pas émis de préférence après le retrait de son favori, Lionel Jospin, a souligné qu'il s'engagerait "résolument" dans la campagne à venir. Très tôt vendredi matin, le porte-parole de Mme Royal, Arnaud Montebourg, s'était fécilité de cette victoire. "C'est un moment important, les militants socialistes ont voulu tourner la page d'une certaine forme de passé du Parti socialiste, de certaines querelles", a-t-il indiqué. "Nous allons nous donner la main (...) pour rassembler toutes les autres gauches", a-t-il assuré.

Mais dans le camp socialiste, cette victoire fait aussi grincer quelques dents. Jean-Luc Mélenchon, proche de Laurent Fabius, s'est pour sa part dit "très déçu" par ce vote. "Je suis perplexe, ça me met dans un sentiment de consternation", a-t-il déclaré. Pour lui, "la responsabilité des collectifs antilibéraux est plus grande que jamais : ils doivent arriver à dégager un candidat commun entre eux pour qu'il y ait une véritable dynamique de gauche". "Autrement la gauche va être déséquilibrée, si elle est uniquement appuyée sur le centre gauche. Il faut que toute la gauche soit représentée dans cette élection", a-t-il souligné.
LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 17.11.06 | 11h38 • Mis à jour le 17.11.06 | 14h39

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dimanche 6 mai 2007, 22h13 Laurent Fabius déçu par la "défaite" de Ségolène Royal

PARIS (AP) - Le député socialiste de Seine-Maritime Laurent Fabius a déploré dimanche soir "la défaite" de Ségolène Royal. "Il faut une gauche décomplexée, c'est pour moi l'essentiel", a estimé le dirigeant socialiste sur France-2. "Il faut prendre acte de l'élection" de Nicolas Sarkozy. "En même temps, comme il y a défaite, il va y avoir beaucoup de déceptions".

Maintenant "on va s'interroger aux raisons multiples" de la défaite, "au fait que nous n'avons pas convaincu suffisamment que notre candidate pouvait être chef de l'Etat", a précisé Laurent Fabius.

"Nous avons des échéances devant nous et notamment les élections législatives dans un mois. Il est absolument indispensable que la gauche se rassemble", a-t-il ajouté. "Il faut une gauche décomplexée, c'est cela pour moi l'essentiel".

Alors que Dominique Strauss-Kahn s'est dit "disponible" pour mettre en oeuvre "la rénovation sociale-démocrate", Laurent Fabius a conclu en précisant qu'il faut que "la gauche se rassemble". "Il faut relever le Parti socialiste, la question n'est pas de savoir qui va le relever".

Sur TF1, il a estimé que Ségolène Royal "a fait le maximum" pendant sa campagne. Avant d'estimer que "la gauche, c'est 'le nous', ca n'est pas 'le je'". "Il y aura une refondation", a-t-il noté, appelant à une "gauche décomplexée", mais aussi à "ne pas confondre sa gauche et sa droite". AP
dimanche 6 mai 2007, 22h13, Yahoo.fr, actualités

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Juin 2007. Le député de Seine-Maritime va quitter le bureau national du Parti socialiste.
Laurent Fabius prend la posture du grand sage
Par David REVAULT D'ALLONNES, Libération, QUOTIDIEN : vendredi 29 juin 2007, p. 10

En retrait. Mais, surtout, en hauteur.
Dans la complexe géopolitique du Parti socialiste, entre double défaite à digérer, exacerbation de la compétition interne et chantier colossal de la «rénovation», telle est la position que Laurent Fabius s'efforce, jour après jour, de dessiner pour lui-même. Le député de Seine-Maritime vient d'en donner une illustration, avec l'annonce de son prochain départ du bureau national (BN), une des instances de direction du parti. Sur le mode : place aux jeunes. Pour lui succéder, l'ancien Premier ministre avance le nom de Guillaume Bachelay, 32 ans, sa «plume» depuis plusieurs années.

Dominique Strauss-Kahn avait déjà fait de même, au surlendemain du second tour des législatives. «Il y a quand même un parallélisme des formes étonnant, commente, sceptique, un socialiste. C'est complètement superficiel : ce n'est pas en laissant sa place au BN qu'on renouvelle les générations. Pourquoi n'ont-ils pas laissé leur place dans leurs circonscriptions ?» Un de ses proches, à l'inverse, vante la portée du symbole : «Le renouvellement, c'est comme l'amour : il n'y a que des preuves. Et plutôt que de faire des dissertations, il en donne une manifestation. Le signe est assez fort, surtout quand on reconduit François Hollande et Jean-Marc Ayrault...»

«En forme».

Prendre du recul et le faire savoir.
Voilà donc l'actuelle posture de Fabius, qui pourtant l'assure : «Je n'ai pas du tout l'intention de me mettre aux abonnés absents.» «En forme», comme en témoigne le bon coup de la TVA sociale, probablement le seul de la campagne socialiste, et sur lequel il ne manque pas de tenter de capitaliser, Laurent Fabius serait «très frappé par l'atmosphère extrêmement négative, les rivalités». «Je voudrais ne pas être trop mêlé aux histoires picrocholines, aux petites querelles, dit-il. Je voudrais réfléchir à des sujets plus intéressants que la composition du groupe socialiste, comme la mondialisation, sans me mêler du corps-à-corps quotidien.» A l'évidence, l'ancien président de l'Assemblée nationale cultive sa spécificité. «Il veut participer activement mais différemment, souligne un proche. A la fois à la vie du parti, à la réflexion des socialistes sur la rénovation et à la mobilisation contre la droite.»

En surplomb, donc.
Mais toujours attentif aux affaires de la rue de Solférino. Laurent Fabius nourrit toujours des ambitions élevées pour son parti : un score autour de 35 %, susceptible, selon lui, de préserver le PS de la périlleuse question des alliances. Un objectif qui ne passe pas, à ses yeux, par une conversion à l'option sociale-démocrate portée par DSK, qu'il juge désuète. «Laïcité contre clash des civilisations, solidarité contre inégalités, développement durable contre pollution, internationalisme contre repli identitaire : les valeurs du socialisme sont parfaitement cohérentes avec le monde qui vient», explique-t-il.

Une certaine hauteur de vues idéologiques, qui, à en croire ses proches, le distinguerait de ses petits camarades. «Laurent Fabius n'est pas un apparatchik, assure un ami politique. C'est un homme d'Etat.» Seul problème : la posture du «sage actif», qu'il a théorisé ces derniers jours, n'est guère raccord avec certains propos peu amènes à l'égard de Ségolène Royal (lire ci-dessous), notamment sur la «présidentialité» de l'ex-candidate. Lesquels lui ont valu, ces dernières quarante-huit heures, de vives réactions. «Le sage actif se montre très réactif, et cogne quand même comme un sourd, commente un élu. Il y a un souci dans le scénario...»

Lassitude.

A quoi pense Fabius ? «Laurent a un problème, estime un de ses partisans. Il a 61 ans, et en aura 66 en 2012. Il devrait se consacrer au parti et à sa rénovation plutôt qu'à être candidat.» L'ex-candidat à l'investiture, qui n'a pas souhaité se présenter à la présidence du groupe malgré le soutien des partisans de DSK, et dont les partisans ont vertement critiqué le shadow cabinet formé par Jean-Marc Ayrault, concède quelque lassitude après plusieurs mois de campagne. La réunion des sympathisants fabiusiens, prévue en juillet, a été reportée après les vacances. Quant à la prochaine présidentielle, Laurent Fabius assure, à l'image des Français, ne pas y songer un instant : «J'ai rencontré beaucoup de monde pendant ces campagnes. Personne ne m'a parlé de 2012.»
Par David REVAULT D'ALLONNES, Libération, QUOTIDIEN : vendredi 29 juin 2007, p. 10

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Juin 2007. Rebsamen contre-attaque Par David REVAULT D'ALLONNES QUOTIDIEN : vendredi 29 juin 2007, p. 10

Après que Laurent Fabius a évoqué, dans le Monde, le «triple déficit de présidentialité, crédibilité, collégialité» de Ségolène Royal, François Rebsamen, directeur de campagne de l'ex-candidate, a dégainé, hier, contre «les procès en crédibilité qui sont une injure faite à 17 millions d'électeurs, les procès en présidentialité qui ne sont que l'expression de l'amertume personnelle [...] créée par le choix des 250 000 militants socialistes, et enfin les procès en collégialité difficiles à admettre venant de ceux qui se sont affranchis de nos règles collectives».

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Fabius se pose en "responsable engagé" pour la reconstruction de la gauche
Yahoo.fr, actualités, Par Elahe MEREL et Christine COURCOL AFP - Samedi 29 septembre, 19h47PARIS (AFP) -

Silencieux depuis l'été, Laurent Fabius est revenu samedi sur le devant de la scène, se posant en "responsable engagé" de la reconstruction de la gauche devant plusieurs centaines de socialistes dont certains d'autres sensibilités, à l'exception des partisans de Ségolène Royal.

M. Fabius, qui avait été silencieux depuis l'été -un "temps de latence" qui lui semblait nécessaire après la défaite- a organisé dans les locaux de l'Institut d'études politiques une réunion sur le thème "Reconstruire la gauche", devant quelque 700 personnes.

Les fabiusiens étaient en nombre, mais avaient aussi été invités des représentants des autres sensibilités, tels le strauss-kahnien Jean-Christophe Cambadélis, Anne Hidalgo, une proche du maire de Paris Bertrand Delanoë, ou encore le sénateur Jean-Luc Mélenchon.

M. Fabius a rassuré ses partisans en assurant qu'il serait "un responsable engagé". Il a indiqué qu'il ne voulait plus être, comme il l'avait dit avant l'été, "un sage actif", parce que selon lui on retient trop le premier mot, mais "un actif sage".

Refusant de participer à "des luttes intestines et fratricides" au PS, il a assuré néanmoins : "Je ferai entendre ma voix dans le débat politique de demain". "Nous avons besoin de déconstruire la droite et de reconstruire la gauche", a affirmé l'ancien Premier ministre.

M. Fabius n'a récusé aucune de ses convictions -"nos valeurs n'ont pas pris une ride"- tout en assurant que "certaines de nos propositions concrètes devront s'adapter", notamment sur l'innovation et la compétitivité. Il a aussi mis en garde la direction du PS sur la stratégie d'alliance en vue des municipales, rejetant tout accord avec le MoDem de François Bayrou.

L'ancien Premier ministre sort du bois au moment où son ex-rival Dominique Strauss-Kahn s'en va à Washington pour diriger le FMI, et que Lionel Jospin est de retour avec son livre "L'Impasse", très acéré contre Ségolène Royal.

Cette réunion des fabiusiens vient après une réunion similaire organisée il y a deux semaines autour de Lionel Jospin.

Le but affiché est de "rassembler" tous les socialistes mais aucune personnalité proche de Ségolène Royal ne participait à cette "journée d'échanges et de réflexions".

"N'ont été conviés que les responsables politiques qui ont montré qu'ils avaient envie de discuter avec nous" en matière "de conception du parti et de stratégie", précise Claude Bartolone, lieutenant de l'ancien Premier ministre.

Le premier secrétaire François Hollande n'était pas invité : "On attend de lui qu'il clarifie sa position", dit un des organisateurs.

Arnaud Montebourg, ancien porte-parole de Ségolène Royal, a souligné à son arrivée que "les socialistes sont trop divisés et doivent s'unir". Affichant "sa fidélité et son amitié" envers Mme Royal, il a pris ses distances devant la presse : "J'ai aussi un goût particulier pour ma liberté".

Benoît Hamon, un des quadras montants du PS, s'est dit "content que ce dialogue existe". "Ségolène n'est pas invitée, mais est-il nécessaire d'inviter ceux qui ne seraient pas venus ?", dit-il. "On a besoin de renouveler l'orientation et l'image du PS", affirme ce proche de Henri Emmanuelli.

Pour les strauss-kahniens, sans chef de file depuis le départ de DSK, l'heure est à la réflexion : "Les socialistes doivent moins s'occuper des présidentiables que de faire la clarté sur les idées", affirme Jean-Christophe Cambadélis, dans une allusion aux ambitions de Ségolène Royal.
Il a trouvé le discours de Fabius "oecuménique et recentré".

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Fabius dérape sur Canal+: coupez lui le son! lexpress.fr le 29 octobre 2008 11h58 | par Renaud Revel

Laurent Fabius aime l’ordre ciré et sans poussière et les journalistes godillots: seulement, quand ils sont de gauche…

Invité hier soir du Grand journal de Michel Denisot, l’ancien premier ministre nous a gratifié d’une sortie qui mériterait que la profession toute entière lui rentre dans le lard. Et que l’on boycotte ce responsable politique qui s’est allègrement essuyé une nouvelle fois les pieds sur les journalistes, traditionnels bouc-émissaires…

Comme à l’accoutumé, son front était haut, sans doute plus enflé que nature étant donné le coté radical et pontifiant du propos. Alors que Jean-Michel Aphatie mettait en pièces, depuis quelques minutes, et avec de l’à-propos, l’idée totalement saugrenue, émise la veille par le publicitaire et conseiller de Nicolas Sarkozy, Thierry Saussez, (l’instauration d’une émission de propagande gouvernementale sur le petit écran), on entendit Fabius se payer soudainement les journalistes.

Une caste accusée de rouler, « à quelques exceptions près », pour le chef de l’Etat. Très en verve, Laurent Fabius s’en est pris, ensuite, à TF1, cette chaîne qui « dégouline de Sarkozy » , asséna t-il, sous le regard perplexe d’un Denisot coi.

Outrancier, insultant, caricatural, le propos de Fabius a d’autant plus de quoi faire réagir que ce dernier a laissé un bien piteux souvenir à l’ensemble de mes confrères, qui eurent maille à partir avec lui, à l’époque où il régnait sur Matignon.

Je me souviens des chasses aux sorcières dans les rédactions et du cabinet noir qu’il avait installé, rue de Varennes: une cellule de journalistes, venus du Matin de Paris, chargée, notamment, à l’époque, au sein de qui était devenu une petite officine, de verrouiller les médias.
Et de hacher en bons et bas morceaux les journalistes classés selon leurs opinions politiques supposées.

Vingt cinq plus tard, l’homme nous ressert le même refrain, telle une antienne frelatée. Mais coupez lui donc le son !

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Parti socialiste: une direction à peine resserrée et bien verrouillée AP | 06.12.2008 | 17:33

Présenté samedi par Martine Aubry, le nouveau secrétariat national du PS, constitué des seuls amis de Martine Aubry, Bertrand Delanoë et Benoît Hamon, fait une large place aux alliés de la Première secrétaire.

Contrairement aux promesses de la nouvelle Première secrétaire, le nouveau gouvernement du PS, constitué de deux pôles (secrétaires thématiques et de responsables de l'organisation), est à peine resserré, puisqu'il compte 38 membres, contre une quarantaine à l'époque de François Hollande. Une vingtaine de secrétaires nationaux adjoints s'y ajouteront dans les prochaines semaines, a précisé Martine Aubry. Le total sera donc largement inférieur aux 160 membres de la pléthorique direction sortante, mais loin des promesses des aubrystes d'un gouvernement d'une vingtaine de membres.

Le nouveau secrétariat national respecte en revanche totalement la parité hommes-femmes, et compte 20% de représentants des "minorités visibles". Il comporte "60% de nouveaux visages et 40% de moins de 40 ans", a calculé la Première secrétaire.

Symbole de ce renouvellement, le jeune député européen Benoît Hamon, révélation du congrès de Reims, sera le porte-parole du parti. L'ancien leader étudiant Bruno Julliard s'occupera de l'éducation, l'ex porte-parole de "Sauvons la recherche" Bertrand Monthubert suivra les questions de recherche.

Parmi les responsables issus de l'immigration, Farida Bouadaoud suivra le mouvement associatif, Cécile Ha Minh Tu les transports, Sibeth N'Diaye la petite enfance. La socialistes hongroise Zita Gurmai veillera aux droits des femmes.

Mais derrière ce message de rénovation, les caciques de la rue de Solférino contrôlent les postes-clés. Bras droit de Martine Aubry, François Lamy sera conseiller politique auprès de la Première secrétaire, chargé de la communication. Le fabiusien Claude Bartolone et le strauss-kahnien Jean-Christophe Cambadélis, les deux artisans du rassemblement des "reconstructeurs", premiers soutiens de la nouvelle Première secrétaire, s'occuperont des relations extérieures et de l'international. Le delanoïste Harlem Désir est chargé de la coordination, le strauss-kahnien Christophe Borgel des secteurs-clés des fédérations et des élections.

Arnaud Montebourg, autre membre fondateur des reconstructeurs, sera chargé d'organiser les assises de la rénovation promise par Martine Aubry. Son ami Christian Paul présidera le "laboratoire des idées" nouvellement créé. Marylise Lebranchu, amie personnelle de la Première secrétaire, s'occupera du Forum des territoires, autre création de la nouvelle Première secrétaire. Elisabeth Guigou suivra la réforme de l'Etat.

Les aubrystes représentent la moitié du secrétariat national, les amis de Bertrand Delanoë et de Benoît Hamon se partageant les autres postes. AP

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Laurent Fabius: Nicolas Sarkozy a décidé "tout seul" du retour de la France dans le commandement intégré de l'OTAN AP | 16.02.2009 | 09:53

Laurent Fabius a regretté lundi que Nicolas Sarkozy ait décidé "tout seul" du retour de la France dans le commandement intégré de l'OTAN, et souhaité un vote du Parlement sur la question.

"M. Sarkozy, tout seul, décide de rompre un consensus qui existait depuis 40 ans", a estimé l'ancien Premier ministre sur Europe-1, ajoutant que Nicolas Sarkozy venait "inventer" une tension là où il n'y en avait pas.

"On avait besoin d'un président de vision, et on a en fait un président de tension. C'est-à-dire qu'à chaque fois qu'il voit une difficulté, au lieu d'essayer de la résoudre, il l'aggrave", a poursuivi M. Fabius, pour qui le président de la République "se met à 'attraper', pour employer un mot neutre, la terre entière".

"J'espère bien que le Parlement sera appelé à voter. Quand on fait un choix aussi important, il faut que le Parlement vote", a ensuite déclaré le député de Seine-Maritime, pour qui le retour de la France dans le commandement intégré de l'OTAN "serait une erreur stratégique majeure" qui "ne nous apportera aucun avantage supplémentaire" et "ruinera la défense européenne qui est une nécessité".

Le retour de la France dans le commandement intégré de l'OTAN doit être officialisé les 3 et 4 avril au sommet du 60e anniversaire de l'OTAN à Strasbourg et Kehl. AP

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Thomas Fabius remis en liberté
Le Parisien 07.01.2010, 09h58 | Mise à jour : 13h26

Thomas Fabius, fils de l'ex-Premier ministre Laurent Fabius, visé par plusieurs plaintes pour escroquerie a été remis en liberté mercredi soir après une journée passée en garde à vue.

«L'enquête se poursuit en préliminaire, il y a encore des vérifications à faire», a déclaré une source judiciaire.

Chef d'entreprise, le fils de l'ancien Premier ministre socialiste est visé depuis septembre 2009 par plusieurs plaintes pour «abus de confiance» et «escroquerie» déposées par deux chefs d'entreprises.

Les deux plaignants, qui furent un temps partenaires en affaires de Thomas Fabius dans un projet de cartes à puces, auraient déposé à plusieurs reprises au restaurant Le Fouquet's (VIIIe arrondissement) des sommes en espèces de plusieurs milliers d'euros qui lui étaient destinées.
Les trois hommes ont été confrontés pendant plusieurs heures mercredi en fin de journée, selon un des deux plaignants.

Conduite sous la houlette du parquet, l'enquête préliminaire en cours ne requiert pas de juge d'instruction, seul à même de mettre éventuellement en examen une personne.
Elle peut se conclure par un classement sans suite ou par une citation directe de la personne mise en cause devant le tribunal correctionnel.

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08/01/2010 à 00h00 Libération Le fils Fabius, l’hôtel bling-bling et la vache à lait

Le fils de l’ex-Premier ministre a été mis en garde à vue puis relâché, après la plainte d’un associé visant sa gestion fantaisiste.
Par GUILLAUME DASQUIÉ

A l’origine des ennuis judiciaires de Thomas Fabius, 28 ans, la course au jackpot dans le secteur des nouvelles technologies. Et des pratiques comptables légères, mais pas franchement délictueuses. Libération a reconstitué les éléments qui ont provoqué la garde à vue du fils de l’ex-Premier ministre, mercredi, dans les locaux de la brigade financière, avant qu’il recouvre la liberté sans être mis en examen.

«Honoraire».

Tout commence le 20 février 2009. Ce jour-là, Thomas Fabius, via sa société TF Conseil, signe un contrat avec un ancien diplomate, Patrick Ulanowska, patron de la société Unipay’s, au terme duquel le jeune homme s’engage à lui trouver des investisseurs. L’entreprise luxembourgeoise de Patrick Ulanowska développe un système de cartes de paiement innovant pour l’Afrique, baptisé Maatcard. Ulanowska a naguère occupé des fonctions officielles auprès d’Abdou Diouf, l’ancien président du Sénégal, et il espère bien associer plusieurs dirigeants africains à son projet, en particulier avec la famille du président camerounais, Paul Biya. L’accord de cinq pages, que nous avons consulté, prévoit au profit de Thomas Fabius«un honoraire de succès fixe et forfaitaire égal à 10% des fonds levés».

Peu après, le 8 avril, un autre homme les rejoint dans l’aventure, Ali Hamidi, un petit entrepreneur, gérant une société de graphisme. Patrick Ulanowska, qui s’est endetté auprès de ce dernier, lui propose de convertir sa créance en une participation dans le projet Maatcard.

Au fil des mois, Thomas Fabius multiplie les démarches auprès des investisseurs, sans trop de réussite. Le Crédit agricole exprime par écrit son intention de participer au projet, commande une version pilote mais décide d’attendre. Le multimillionnaire Tony Murray, roi des extincteurs, envisage un temps de mettre quelques millions sur la table, après une réunion tenue le 1er juillet 2009 à Montreux, en Suisse. Puis renonce. Les résultats mitigés ne découragent pas Thomas Fabius et Patrick Ulanowska qui roulent grand train et fréquentent les hôtels de luxe. Convaincus qu’un investisseur miracle déversera un jour des millions sur le compte-courant de la société Unipay’s, ouvert au Crédit du Nord, rue Vanneau à Paris.

Dans cette attente, Ali Hamidi joue les vaches à lait. On lui fait miroiter des millions de dividendes et on le convainc de remettre au pot pour assumer les menues dépenses nécessaires au lancement. Selon des procédés comptables exotiques : Hamidi doit remettre 80 000 euros en liquide auprès de la conciergerie du Fouquet’s à Paris, l’établissement des Champs-Élysées repaire des tribus bling-bling et annexe de Thomas Fabius. Il y effectue trois versements en liquide, entre le 27 juin et le 17 juillet 2009, comptabilisés et photographiés par une employée du Fouquet’s, avant d’être récupérés par Thomas Fabius. Comme l’indiquent des pièces comptables dont Libération a obtenu copie.

Arriérés de loyer.

Thomas Fabius ne dissimule pas l’argent sous son matelas et ne le distribue pas à des intermédiaires occultes. Au contraire, il le dépose sur des comptes en banque, en particulier au Crédit du Nord de la rue Vanneau. La responsable clientèle de l’agence y enregistre un versement de 11 000 euros en espèces des mains du jeune homme, au crédit du compte d’Unipay’s. Thomas Fabius se comporte comme un directeur financier et gère en toute fantaisie. L’argent remis par Ali Hamidi sert ainsi à payer des arriérés de loyer pour l’appartement privé d’Ulanowska dans le quartier de La Défense. Mais, en août, de nouvelles déconvenues enveniment les relations entre les trois hommes. Hamidi veut récupérer ses économies. Les deux autres se renvoient la responsabilité et s’échangent des courriels furibards, avant de déposer deux plaintes le 4 et le 10 septembre, éveillant la curiosité de la brigade financière.

Pour Cyril Bonan, avocat de Thomas Fabius, son client «s’est expliqué auprès des enquêteurs et leur a fourni les éléments démontrant que les plaintes déposées contre lui […] étaient sans fondement».

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Laurent Fabius invente le "troisième tour" dimanche 07 MARS 2010, 16:03 Politique SFR news

Le leader socialiste assure que l'issue des régionales pèsera sur la politique du gouvernement.

A une semaine du premier tour des élections régionales, Laurent Fabius a affirmé que le scrutin possédait un double enjeu. "Il y un enjeu régional bien sûr qui est prioritaire, et il y a un enjeu national", a déclaré l’ancien Premier ministre dimanche dans le cadre du Grand Rendez-Vous Europe1-Le Parisien/Aujourd’hui en France.

"Il y a ce que j’appelle le troisième tour", a précisé le député de Seine-Maritime. "Nicolas Sarkozy a annoncé qu’il y aurait un certain nombre de décisions, en matière de retraite, d’emplois publics, de collectivités territoriales… S'il y a un succès de la droite, vous verrez Nicolas Sarkozy dire : "la population me fait confiance" et donc, tour de vis. En revanche, si nous l’emportons, nous serons placés pour dire qu’il faut une inflexion. Un gouvernement ne peut pas faire n’importe quoi en opposition avec la population et la politique suivie ne sera pas exactement la même selon que la gauche ou que la droite l’emporte."

Alors que les sondages donnent la gauche grande gagnante du scrutin, Laurent Fabius a félicité Martine Aubry pour son travail à la tête du Parti socialiste. "Il y a un climat d’unité, dû en particulier au travail de Martine Aubry. S’il y a un succès, ce sera dû à la fois aux candidats locaux, et au parti politique et donc à Martine Aubry." Sans oublier "un certain rejet du pouvoir actuel. Les gens voient des discours pas de résultats. Avec Nicolas Sarkozy, les discours et les promesses volent, les problèmes restent."

Des régionales à la présidentielle de 2012, il n’y a qu’un pas que Laurent Fabius a refusé de franchir totalement. "Ne confondons pas tous les horizons. Nous sommes dans les élections régionales", a-t-il tempéré, avant de confirmer l’existence d’un axe fort. "Entre Dominique Strauss-Kahn, Martine Aubry et moi-même, il y aura certainement unité. Nous sommes suffisamment intelligents et sensés pour comprendre que l’une des grandes raisons par laquelle la gauche a perdu ces dernières années, c’est la division." Et de dire du bien, encore, de Martine Aubry. "A partir du moment où quelqu’un est élu premier secrétaire, qu’elle réussit, et a les qualités pour briguer la fonction suprême, il faudrait être vraiment aveugle ou sans expérience pour ne pas voir que ça peut se produire." (Source Europe 1)

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Syrie: Il faut "durcir le ton" (Fabius) lefigaro.fr AFP 26/04/2011 | Mise à jour : 09:00

L'ancien Premier ministre socialiste, Laurent Fabius, au même titre que le secrétaire national du PS à l'international, Jean-Christophe Cambadélis, a exhorté mardi la France à "durcir le ton" contre le régime syrien, qui réprime dans le sang la contestation populaire.

"Il faut une intervention de l'ONU rapide", a estimé Laurent Fabius sur Europe 1. Après avoir relevé la "situation (géopolitique) particulière" de la Syrie, il a réclamé "dès maintenant la saisine des biens de la famille Assad à l'étranger". "Il faut en même temps interdire de faire du commerce avec ces pays-là et il faut enjoindre M. Assad (le président syrien, ndlr) de stopper les massacres de la population sous menace de la Cour pénale internationale (CPI)", a ajouté l'ancien premier ministre.

Si la France ne peut "intervenir militairement partout", Laurent Fabius a conclu qu'il fallait "durcir le ton". "Il faut des sanctions sur la Syrie, il faut hausser le ton", a également jugé sur Canal + Jean-Christophe Cambadélis. "Je suis très étonné que la France soit en deçà de la main par rapport à la Syrie. On est très dur à juste raison vis-à-vis de (Mouammar) Kadhafi et on ne dit rien vis-à-vis de la Syrie, c'est incompréhensible", a déploré le secrétaire national du PS à l'international.

Alors qu'on lui demandait si la France devait réclamer le départ du président Bachar al-Assad, M. Cambadélis a implicitement répondu par la positive. "Si je prends les critères qui étaient ceux de M. Juppé, un dirigeant qui tire contre son peuple ne peut plus être le représentant de son peuple, on y est. A l'évidence il faut hausser le ton", a-t-il souligné.

La répression contre la révolte populaire a fait près de 400 morts depuis le 15 mars en Syrie, et le régime de Bachar al-Assad semble avoir opté pour la solution militaire afin d'écraser ce mouvement de contestation sans précédent.

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Le Point.fr - Publié le 24/05/2011 à 20:50 - Modifié le 25/05/2011 à 08:43 L'ancien Premier ministre a estimé qu'il était nécessaire d'avoir une "expérience gouvernementale" pour être candidat à la présidentielle.

Laurent Fabius a apporté mardi son soutien à Martine Aubry pour la primaire socialiste en vue de la présidentielle de 2012, un renfort de poids qui renforce le front en cours de formation contre François Hollande.

L'ancien Premier ministre a choisi d'annoncer sa préférence au moment précis où Ségolène Royal et Martine Aubry s'affichaient ensemble à Poitiers pour donner une image unie des deux rivales d'hier après la chute de l'ex-favori des sondages, Dominique Strauss-Kahn, inculpé pour tentative de viol.

Invité sur TF1, il a expliqué que lui-même n'était pas "dans la perspective" de briguer la présidence, pour laquelle il faut selon lui des qualités comme une expérience gouvernementale et être en capacité de "rassembler la gauche et au-delà".

"Aujourd'hui, Martine Aubry possède ces qualités", a-t-il dit. "Elle a une troisième qualité, c'est que ça peut être la première femme présidente de la République." La référence à l'expérience gouvernementale apparaît comme une pique à l'égard de François Hollande, candidat et favori actuel des sondages, qui en est totalement dépourvu, contrairement à Martine Aubry, ministre des Affaires sociales de 1997 à 2000 dans le dernier gouvernement socialiste. Martine

Aubry et Ségolène Royal étaient les adversaires du congrès de Reims de novembre 2008, qui vit la première élue de justesse premier secrétaire au détriment de la candidate du PS à l'élection présidentielle un an plus tôt.

Une soixantaine de journalistes d'une quarantaine de médias différents ont suivi cette "rencontre du changement", l'une des dernières organisées avant l'adoption du projet PS pour 2012, samedi en convention nationale à Paris.

Martine Aubry, qui a fait un pas vers une candidature en parlant dimanche à la télévision de son "envie de faire gagner la gauche" et "d'être utile à (s)on pays", est selon les sondages en capacité de battre Nicolas Sarkozy en 2012.

"Tout sauf Hollande"

En retard dans les enquêtes d'opinion, Ségolène Royal, candidate à la primaire depuis fin 2010, poursuit ses rencontres au plus près des Français. A l'approche du dépôt officiel des candidatures à la primaire - du 28 juin au 13 juillet, pour un scrutin prévu en octobre -, une ligne semble donc se dessiner au PS entre les partisans de François Hollande et les autres, membres officieux d'un courant "Tout sauf Hollande" apparu ces derniers jours.

De fait, l'affiche de Poitiers sonne comme un front commun mettant en scène un premier secrétaire qui reprocha naguère à son prédécesseur de lui avoir laissé un parti en mauvais état. Si elle a donné des signes d'apaisement envers Martine Aubry, Ségolène Royal n'en a pas fait autant pour François Hollande, son ancien compagnon, le père de ses quatre enfants.

Le couple, qui s'était rencontré à l'Ena dans les années 1970, s'est officiellement séparé après la campagne de 2007. Dans un communiqué, Ségolène Royal s'élève contre cette interprétation de la réunion de Poitiers, soulignant qu'il s'agissait d'une réunion de travail prévue de longue date.

"Toute interprétation visant à opposer des socialistes les uns aux autres est sans fondement et tire vers le bas le débat politique", affirme-t-elle. Pour Marylise Lebranchu, proche du premier secrétaire, un rapprochement entre Martine Aubry et Ségolène Royal est "jouable". "Le rapprochement s'est fait depuis longtemps. Le congrès de Reims est digéré", a dit l'ancien ministre mardi à des journalistes.

Face au duel Aubry-Hollande qui semble se profiler pour la primaire, Arnaud Montebourg, également candidat, a des mots durs pour l'un comme pour l'autre. "Ce sont les mêmes qu'il y a dix ans. Ce sont ceux qui nous ont fait perdre en 2002, qui avaient déjà rédigé le projet à cette époque qui sont candidats en 2012", déclare-t-il dans Libération. En 2002, le candidat socialiste Lionel Jospin avait été éliminé dès le premier tour de la présidentielle au profit du président du Front national, Jean-Marie Le Pen. Le Point.fr

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Thomas Fabius condamné pour abus de confiance Publié le 01-06-11 à 16:20 Modifié à 16:42 lenouvelobs.com

Le fils de l’ancien Premier Ministre a été condamné par le tribunal correctionnel de Paris à 15.000 euros d'amende dont 10.000 euros avec sursis.

Thomas Fabius arrive, le 1er juin 2011 au Tribunal de Grande Instance de Paris (c) Afp

RéagirThomas Fabius a été condamné le mercredi 1er juin, à 15.000 euros d'amende, dont 10.000 euros avec sursis, dans le cadre d'une procédure de "plaider-coupable".

La comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC), dite "plaider-coupable", a pour objet d'éviter un procès à condition que l'intéressé reconnaisse sa culpabilité et accepte la ou les peines proposées.

Mercredi, lors d'une audience de quelques minutes devant le juge homologateur, Thomas Fabius a reconnu avoir "détourné des fonds d'un montant de 90.000 euros qui lui avaient été remis" par un investisseur pour co-financer un projet de cartes à puce sécurisant les paiements à distance.

"Vous reconnaissez les faits?" "Oui"

Depuis septembre 2009, Thomas Fabius est visé par deux plaintes pour abus de confiance, l'une par un entrepreneur avec lequel il avait monté son projet et la seconde par un investisseur.

L'investisseur qui était celui concerné par la procédure jugée mercredi reprochait à Thomas Fabius d'avoir fait disparaître les 90.000 euros qu'il lui avait confiés pour son projet de cartes à puce. "Je devais trouver des partenaires financiers et présenter ce projet aux banques", a expliqué mercredi Thomas Fabius, ajoutant que le projet avait finalement échoué, car "la technologie n'était pas assez solide". Selon lui, les 90.000 euros auraient été utilisés par la société en création afin de "joindre les deux bouts".

La plainte ne sera pas inscrite au casier judiciaire

A l'issue d'un accord avec la partie civile, celle-ci a abandonné sa plainte. Thomas Fabius qui a indiqué au tribunal être maintenant "dans l'immobilier" a alors négocié sa peine avec le parquet, peine qui a été homologuée mercredi.

"Nous sommes très satisfaits de l'issue de ce dossier et de l'accord que nous avons trouvé avec le plaignant et avec le procureur, qui met un terme définitif à cette affaire, où chacun reconnaît sa part de culpabilité", a réagi l'avocat de M. Fabius, Me Cyril Bonan. Le NouvelObservateur - AFP

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Afghanistan: Fabius exige le retrait lefigaro.fr AFP Mis à jour le 14/08/2011 à 18:29 | publié le 14/08/2011 à 18:29

L'ancien Premier ministre socialiste Laurent Fabius a demandé "le retrait rapide" des troupes engagées en Afghanistan après l'annonce de la mort d'un soldat français dans la Kapisa, dans un communiqué diffusé aujourd'hui.

"Avec le onzième soldat français tombé en Afghanistan en un mois, je veux m'incliner respectueusement devant le courage et l'abnégation exceptionnels de nos militaires, écrit-il. Mais je veux aussi demander a nouveau avec force au pouvoir exécutif le retrait rapide de nos troupes d'Afghanistan en renonçant a s'obstiner sur la date de 2014 porteuse de conséquences humaines sans cesse plus dramatiques".

Le PS, qui a rendu hommage à la mémoire des deux soldats français tués ces derniers jours en Afghanistan, rappelle dans un communiqué "qu'il demande l'organisation rapide d'un débat au Parlement sur les objectifs, la nature et la poursuite de l'intervention française en Afghanistan".

"Le Parti socialiste rappelle qu'il souhaite que le retrait de l'armée française d'Afghanistan puisse s'opérer sans attendre la fin 2014, et que la date de ce départ ne doit pas être subordonnée aux décisions d'une autre puissance, alors que la vie de nos soldats est quotidiennement exposée et que le principe du retrait est désormais admis par le gouvernement lui-même".

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Publié le 10.10.2011, 08h46 leparisien.fr Fabius juge la "ligne" d'Aubry "tout à fait compatible" avec Montebourg

L'ex-Premier ministre Laurent Fabius, soutien de Martine Aubry à la primaire socialiste, a jugé lundi sur France Info que la "ligne" suivie par la maire de Lille était "tout à fait compatible" avec les propositions d'Arnaud Montebourg, arbitre du second tour dimanche prochain.

"Les choses sont parfaitement ouvertes, je pense même qu'il y aura plus de votants dimanche prochain", a déclaré M. Fabius. Selon lui, "le rassemblement, ce n'est pas le fourre-tout, qui déboucherait sur le flou et donc sur le déception". La "ligne" défendue par Mme Aubry, arrivée deuxième à la primaire, "est tout à fait compatible avec les principales thématiques d'Arnaud Montebourg, la lutte contre les délocalisations, une Europe offensive et défensive..."

Interrogé sur l'inimitié supposée entre Mme Aubry et M. Montebourg entretenue par l'affaire Jean-Noël Guérini, M. Fabius a assuré que les deux sont "des responsables politiques qui savent qu'il faut travailler ensemble". "Au deuxième tour, je pense que le rassemblement se fera très bien et nous sommes nombreux à y veiller", a poursuivi M. Fabius. "Du côté de Martine Aubry, il n'y a pas de négociation particulière, les électrices et électeurs veulent être libres de leur vote", a fait valoir l'ancien Premier ministre.

Il a vanté les qualités de rassembleuse de Mme Aubry, qui "a eu l'intelligence d'avoir autour d'elle des gens qui ont voté oui comme elle et non comme moi" au référendum de 2005 sur le Traité européen. "Quelle que soit la personne battue, il y aura un bloc autour du vainqueur", a assuré M. Fabius, qui a rendu hommage à la campagne "digne et courageuse" de Ségolène Royal, arrivée 4e au premier tour.

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Laurent Fabius, le "serial loser" de l’Elysée Publié le 17-10-11 à 13:09 Modifié à 20:48 par Le Nouvel Observateur Renaud Dély

Depuis une vingtaine d’années, les socialistes se sont escrimés à choisir le candidat qui n’a jamais été celui de l'ancien Premier ministre.

Caramba, encore raté ! Le résultat de la "primaire citoyenne" sonne comme un nouveau rendez-vous raté de Laurent Fabius avec l’élection présidentielle. Probablement le dernier. Etrange destin que celui de l’ancien Premier ministre, sans doute le plus brillant dirigeant socialiste de sa génération, promis aux plus hautes fonctions par son mentor François Mitterrand, et dont la trajectoire politique fut celle d’un "serial loser" de la conquête élyséenne…

Depuis une vingtaine d’années, non seulement Laurent Fabius n’a jamais réussi à franchir le stade des préliminaires pour gagner le droit de conquérir lui-même mais, en plus, les socialistes se sont escrimés à choisir le candidat qui n’était pas le sien.
A chaque échéance présidentielle, c’est la même mécanique : Fabius joue auprès de son camp le rôle d’une boussole qui indiquerait le Sud. Machine à perdre ? Chat noir ? Il a conduit à leur perte tous ceux qui se sont assuré son soutien. Pour la victoire, merci de suivre la direction inverse…

Avec la défaite de Martine Aubry, le député de Seine-Maritime enregistre donc, à 65 ans, son troisième échec dans la compétition suprême, qu’il l’ait subi directement ou par procuration. L’affront est d’autant plus cruel qu’il se solde par le triomphe de ce François Hollande qu’il n’a jamais pris au sérieux, cet hurluberlu qu’il traitait, entre autres, de "Monsieur petites blagues" ou de "Fraise des bois".
"Hollande président ? Soyons sérieux tout de même…" persiflait-il il y a quelques semaines encore. Une perfidie qui résonnait comme en écho du cinglant "Qui va garder les enfants ?" balancé lorsque Ségolène Royal s’était lancée en 2006. Laurent Fabius a le mépris facile.
Cette arrogance l’aura trop souvent gâchée…

En 1995, empêché par la tragédie du sang contaminé, c’est Laurent Fabius qui, déjà, avait forcé la main d’Henri Emmanuelli, alors premier secrétaire, pour l’exhorter à combattre son pire ennemi, Lionel Jospin. Mal lui en prit : Jospin fut plébiscité par les deux tiers des militants socialistes.

En 2006, revigoré par la victoire du non au référendum sur la Constitution européenne l’année précédente, l’ancien ministre de l’Economie s’est résolu à partir lui-même au combat. Il obtint moins de 20 % des suffrages militants et fut laminé par la performance de Ségolène Royal désignée dès le premier tour avec 60% des suffrages.

Protagoniste de l’équipage des "reconstructeurs" qui porta Martine Aubry à la tête du PS au congrès de Reims de novembre 2008, puis du "pacte de Marrakech" qui visait à garantir un adoubement sans douleur à Dominique Strauss-Kahn, Laurent Fabius s’était mis sans barguigner en vue de 2012 au service de l’ancien directeur général du FMI.
Il fut le plus zélé des supporters de DSK. Et prit de plein fouet le naufrage de son champion le 14 mai dernier.

Bon soldat, Laurent Fabius s’est ensuite rangé sans coup férir derrière Martine Aubry et s’est dépensé sans compter pour l’aider à faire barrage à François Hollande.
Avec toujours la même obsession, celle de défendre l’orthodoxie de la ligne et l’appareil du parti face à l’hérésie, incarnée, à tour de rôle, par l’un des membres de l’ex-couple Hollande-Royal.

Nouvel échec cinglant. Reste un (petit) lot de consolation : Aubry a gardé 500 voix d’avance dans son fief de Seine-Maritime où elle obtient 50, 48% des suffrages… Un motif de réconfort bien modeste, pour une fois. Renaud Dély - Le Nouvel Observateur

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Fabius : "Hollande porte les vraies valeurs de la République" | 11.02.12 | 10h19 • Mis à jour le 11.02.12 | 16h07 lemonde.fr

Laurent Fabius, ancien premier ministre socialiste, est chargé de réfléchir aux mesures à mettre en place pendant la première année du quinquennat si le PS remporte les élections présidentielle et législatives.

François Hollande se situe à un niveau très élevé dans les sondages. Peut-il encore perdre l'élection présidentielle ?

Ce niveau résulte à la fois d'un puissant désir de changement – la France veut tourner la page Sarkozy –, de l'excellente entrée en campagne de François Hollande et de l'unité du Parti socialiste animé par Martine Aubry. Pour autant, il faut rester prudent. Il reste près de trois mois avant l'élection. L'imprévu peut se produire à tout moment, il faut éviter les erreurs.

Redoutez-vous l'entrée en campagne de M. Sarkozy ?

Vous vous souvenez des frères Jacques, qui à la fin de leur carrière faisaient leurs adieux tous les mois ? M. Sarkozy, lui, présente périodiquement depuis plusieurs semaines sa vraie fausse déclaration de candidature. Ce qui, au passage, lui permet de squatter la télévision hors contingent de temps de parole et de multiplier les déplacements aux frais du contribuable.

Sur quel terrain l'attendez-vous ?

Avec son bilan rare – un million de chômeurs en plus, 600 milliards supplémentaires d'endettement, un déficit commercial sans précédent et un quinquennat d'injustices –, le président sortant est pris en tenailles. Ou bien il propose des idées nouvelles – autres que l'augmentation calamiteuse de la TVA et la démolition du contrat de travail –, il devra alors expliquer pourquoi il ne les a pas appliquées avant. Ou bien il persiste, et toute personne raisonnable lui demandera pourquoi les résultats futurs pourraient être meilleurs que passés.

Que pensez-vous de la méthode référendaire à laquelle le chef de l'Etat entend recourir ?

Chaque Français va avoir prochainement l'occasion de s'exprimer : cela s'appelle l'élection présidentielle.

Qu'est-ce que les annonces du président de la République, en particulier sur le chômage et l'immigration, préfigurent de sa campagne à venir ?

Elles confirment qu'il veut masquer l'étendue de ses échecs par l'édification de clivages artificiels. Mais, au-delà des slogans et des phrases qui claquent, c'est très court et très à droite. On ne prépare pas l'avenir d'un grand pays en ciblant les immigrés et en stigmatisant les chômeurs. Au point d'aboutir à ce paradoxe saisissant : c'est le président sortant qui divise et le candidat entrant qui rassemble.

Comment contrer M. Sarkozy ?

En répondant, nous, aux interrogations réelles des Français. M. Sarkozy sait que sur ce terrain-là il sera battu, il cherche donc à déplacer le débat vers ce qu'il appelle "les valeurs" et qui sont en réalité des clivages qu'il suscite afin de rameuter l'extrême droite.

Le matin en se levant, peu de Français s'interrogent sur le tribunal compétent pour décider les expulsions d'étrangers. Ils veulent plus simplement des réponses à leurs questions quotidiennes et un horizon pour sortir de la crise. Notre candidat se situe sur ce terrain-là. Il porte les vraies valeurs de la République : liberté, égalité, fraternité, laïcité.

François Hollande, après Martine Aubry, vous a demandé de réfléchir à la première année du quinquennat. Comment voyez-vous le calendrier ?

Je travaille avec l'équipe de campagne sur la traduction gouvernementale de la plate-forme présidentielle. Si François Hollande l'emporte, nous serons prêts. Avant juin, l'Assemblée nationale ne se réunissant pas, il y aura néanmoins des décisions importantes à prendre. Par exemple, lors de la réunion du G8 et du sommet de l'OTAN à Chicago fin mai : nous les préparons. En juillet, le nouveau gouvernement devra présenter une loi de finances et une loi de financement de la Sécurité sociale rectificatives : elles se bâtissent.

En octobre, il y aura le budget 2013, mais aussi un nouvel acte de la décentralisation et, après concertation, les textes nécessaires sur l'emploi, l'éducation et les questions sociales ; diverses négociations seront engagées : nous anticipons tout cela. Notre candidat souhaite commencer par les réformes de structure tout en agissant immédiatement sur le plan financier de façon sérieuse et juste, afin de redresser les comptes, de dégager des marges de manœuvre et d'améliorer la croissance. Voilà l'esprit de la "mission première année".

Vous revenez d'une tournée au Proche-Orient. Quelles pourraient être les grandes lignes de la politique étrangère de la gauche au pouvoir ?

Nous portons à la fois une ambition mondiale et une singularité, une certaine idée de la France, de l'Europe, du développement multilatéral et de la sécurité. Notre ambition mondiale, ce sont nos principes, notre langue, notre puissance économique, scientifique, culturelle, notre rayonnement, ces atouts que nous voulons amplifier et faire partager.

Notre singularité, c'est de n'être à la remorque de personne : nous avons des alliés mais nous ne sommes pas alignés. Nous voulons une Europe des projets, une Union réorientée économiquement, socialement, écologiquement. Nous sommes un pays riche malgré nos difficultés, nous devons nous battre pour le développement des pays pauvres, pour une vraie réciprocité commerciale qui protège nos emplois et nos savoir-faire, pour la défense concrète des libertés.

Nous entendons refaire de la France un pays ouvert aux étudiants, aux chercheurs, aux artistes et aux créateurs du monde entier. Nous croyons à une diplomatie nationale active, mais nous plaidons pour une ONU plus efficace au service de la paix et pour la création d'une Organisation mondiale de l'environnement.

Cet universalisme et cette singularité ont parfois été oubliés ces dernières années, à cause du tropisme atlantiste de M.Sarkozy et de certaines erreurs : était-il pertinent d'accueillir en grande pompe à Paris M. Kadhafi et M. Bachar Al-Assad, de passer envers la Chine de la virulence à la platitude, de découvrir si tardivement qu'il existait une société civile en Tunisie ? C'est bien de faire preuve d'énergie et nous avons approuvé plusieurs décisions présidentielles, mais une politique étrangère ne peut pas être une succession de "coups" ou de "deals". Elle ne se conduit pas à la manière d'un avocat d'affaires, qui, selon les dossiers, changerait de client ou d'adversaire.

Il y a un poste auquel on songe pour vous, c'est le Quai d'Orsay…

Je me suis fixé une règle : concentrer mon énergie sur ce qu'il faut faire pour gagner. Je m'y tiens.

Vous avez été pendant des années l'un des meilleurs adversaires de François Hollande au sein du PS. Quel est, aujourd'hui, l'état de vos relations ?

Excellent. François Hollande et moi avons traversé des périodes diverses. Longtemps nous avons travaillé ensemble, puis nous nous sommes opposés sur le traité constitutionnel européen. Les dérives et les lacunes européennes que je redoutais, chacun désormais les constate : cette phase est derrière nous. Il a remporté brillamment la primaire et porte une grande responsabilité pour faire gagner la gauche et changer la France. Il le fait avec talent. Et moi, j'ai choisi de l'aider. Propos recueillis par David Revault d'Allonnes et Thomas Wieder Article paru dans l'édition du 12.02.12

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Fabius écourte sa visite en Chine Par Europe1.fr avec AFP Publié le 21 février 2012 à 10h53

L’ancien Premier ministre français Laurent Fabius a écourté mardi sa visite en Chine où il n’a été reçu par aucun des hauts dirigeants en tant que représentant du candidat socialiste à la présidentielle François Hollande, a-t-on indiqué dans son entourage.

Arrivé lundi en mi-journée à Pékin, Laurent Fabius est reparti mardi en milieu d’après-midi pour Tokyo au lieu de mercredi matin, annulant une conférence de presse prévue en soirée.

Il a eu à Pékin des entretiens avec des responsables du Bureau du liaison du Parti communiste chinois (PCC) et un vice-gouverneur de la Banque centrale, mais aucun des hauts dirigeants chinois ne l’a reçu dans le cadre de sa mission pour le candidat socialiste à l’élection présidentielle d’avril et mai.

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lexpress.fr VIDEO. Sarkozy-Fabius: Christophe Barbier refait le débat Par Christophe Barbier, publié le 07/03/2012 à 15:30, mis à jour à 15:52

Face à Laurent Fabius, Nicolas Sarkozy a été bon dans l'émission Des paroles et des actes mardi soir.
Sans doute sa meilleure prestation télé depuis plusieurs années. Il était à l'aise en mélangeant les propositions et les attaques. Immigration, taxation des grands groupes français... Tout cela appelle le débat. Mais pourquoi ces propositions n'ont elles pas été faites avant?

Dominé dans le débat, Laurent Fabius a, de son côté, trouvé la faille, avec une formule qui fait mouche: "Sarkozy, son bilan, c'est son boulet".

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Syrie: Fabius veut l'application du plan Annan 26/05/2012

Le nouveau ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a demandé samedi l'application immédiate du plan de paix de Kofi Annan en Syrie et dénoncé le "régime " du président Bachar al Assad après l'attaque de la ville de Houla.

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La Maison du Peuple Syrien Boursorama, 5 juillet 2012 Laurent Fabius, ministre des Affaires Etrangères, inaugure la Maison du peuple syrien à Paris, jeudi 5 juillet.

Le ministre des Affaires Etrangères Laurent Fabius a inauguré ce matin la Maison du peuple syrien à Paris, située dans une annexe du ministère, à la veille d'une réunion internationale à Paris censée discuter du sort du président syrien Bachar al-Assad. Durée: 01:18

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Créé le 18-09-2012 à 21h00 - Mis à jour à 21h02 http://tempsreel.nouvelobs.com/culture/20120918.AFP9253/neuf-toiles-exposees-au-quai-d-orsay-le-canard-enchaine-epingle-fabius.html Neuf toiles exposées au Quai d'Orsay: le Canard enchaîné épingle Fabius

Le Canard enchaîné épingle dans son numéro de mercredi le chef de la diplomatie Laurent Fabius pour une exposition organisée dans son ministère de toiles impressionnistes prêtées par le Musée d'Orsay, une opération qui revient à 85.000 euros, selon l'hebdomadaire.

Interrogé par l'AFP, le Quai d'Orsay n'avait pas réagi mardi soir.

Selon le Canard enchaîné, la facture pour le ministère est d'abord d'environ 40.000 euros pour la fabrication des cimaises, le recours à un architecte-scénographe et la sécurité des neuf toiles exposées qui incluent un Boldini et des Renoir.

S'y ajoutent 10.000 euros d'installation par une entreprise spécialisée, 5.000 euros pour un livret destiné aux visiteurs ainsi que d'autres frais divers non détaillés par l'hebdomadaire.

Les toiles sont exposées jusqu'au 31 décembre dans les salons attenant au bureau du ministre des Affaires étrangères, précise le journal, en rappelant que Laurent Fabius est un grand amateur d'art.

Elles auront été accessibles au public uniquement lors des deux journées annuelles du Patrimoine organisées le week-end dernier en France, souligne l'hebdomadaire.

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30 avr. 2013 Le Parisien (Val de Marne) 440 000 km au compteur de Fabius http://www.pressdisplay.com/pressdisplay/fr/viewer.aspx Le ministre des Affaires étrangères est en train de battre des records : depuis sa nomination au Quai d’Orsay, ses services ont calculé qu’il avait effectué 67 déplacements, visité 51 pays et parcouru 440 000 km, soit environ 11 tours du monde. Et ce n’est fini : l’année qui vient sera également chargée. D’ici juillet, Laurent Fabius se rendra notamment à Hongkong, au Japon, en Tunisie, en Ethiopie, en Espagne, au Brésil et au Mexique.

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Thomas Fabius, l'héritier qui cherchait à exister LE MONDE | 03.05.2013 à 09h22 • Mis à jour le 04.05.2013 à 13h21 Raphaëlle Bacqué http://www.lemonde.fr/societe/article/2013/05/03/thomas-fabius-l-heritier-qui-cherchait-a-exister_3170351_3224.html

Thomas Fabius porte des costumes de prix et un nom qui lui a longtemps ouvert les portes. Deux procédures judiciaires ont terni sa réputation et son comportement de flambeur lui a valu d'être interdit de casino. Mais il n'a pas totalement perdu son entregent. Comment aurait-il pu, sinon, acheter un appartement de 280 m2 au cœur de Paris pour quelque 7 millions d'euros, comme l'a révélé Le Point, lui qui ne paye pas d'impôt sur le revenu, et sans que l'administration fiscale ne cherche à en savoir plus ?

En 2004, alors qu'il venait de fonder à 23 ans sa première société, "People and Baby", Thomas Fabius assurait à L'Express : "Mon nom est un avantage comparatif. D'abord, il suscite la curiosité de mes clients potentiels et m'ouvre des portes. C'est le bon côté du statut d''enfant de'. Si vous faites quelque chose de votre vie et si vous n'êtes pas totalement antipathique, on parle de vous." Il avait cependant ajouté un codicille : "Le mauvais côté, c'est que je resterai un 'fils de' tant que je ne me serai pas forgé ma propre légitimité."

Depuis, ce statut lui a valu une publicité bruyante à chacun de ses faux pas. Et a obligé son père à prendre ses distances avec son aîné. Après la révélation des curieuses conditions d 'achat de cet appartement, dont la valeur excède d'un million le patrimoine que le ministre des affaires étrangères a déclaré, le parquet de Paris a ordonné une enquête préliminaire et Laurent Fabius a dû se justifier. Le ministre a assuré au Monde qu'il n'avait "contribué en aucune façon à l'acquisition de cet appartement". Ni en offrant sa garantie à la banque qui aurait accordé un prêt. Ni par une donation tirée de la fortune familiale constituée par quatre générations de marchands d'art

La porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, a dû à son tour rappeler jeudi 2 mai que "cette affaire concerne M. Fabius, prénom Thomas, qui n'est pas membre du gouvernement. Il est important de ne pas tout mélanger."

ETONNANTE LÉGÈRETÉ AVEC L'ARGENT

Rien, cependant, n'explique les conditions d'achat de cet appartement dont le prix semble, "nettement surévalué", affirme Le Point, alors que Thomas Fabius a toujours fait preuve d'une étonnante légèreté avec l'argent. Né en 1981, à l'arrivée de la gauche au pouvoir, il n'a d'abord connu que le milieu aisé et cultivé de ses parents, Laurent Fabius et Françoise Castro, productrice de films.

Bachelier à 16 ans, il prépare HEC avant d'abandonner. A la demande de son père, Jean-Marc Espalioux, le président du directoire d'Accor, l'embauche en 2001. Il a tout juste 20 ans. "Il n'a pas laissé le souvenir d'un très grand bosseur, mais il était inventif et sociable", dit-on chez Accor. Il devient tout de même directeur adjoint du Novotel des Halles, à Paris, mais part au bout de trois ans voler de ses propres ailes.

En 2004, Thomas Fabius fonde donc People and Baby, destinée à aider les entreprises à créer des crèches pour leurs salariés. Mais la société n'a pas suffisamment de clients pour survivre. Très vite, les photographes saisissent le jeune PDG dans les fêtes parisiennes, au Fouquet's, au festival de cinéma de Deauville ou dans les tribunes de Roland-Garros, où il s'affiche avec des mannequins qui le dépassent d'une tête. Il s'est mis à jouer assidûment au poker et à fréquenter les cercles de jeux à Monaco. Un soir de réveillon, il a gagné 3 millions d'euros au casino de Monte Carlo et laissé 20 000 euros de pourboire aux croupiers, raconte un proche.

PLEIN DE BAGOUT

Au fond, cet héritier à la fois fragile et plein de bagout cherche un moyen de plaire, de s'enrichir et d'exister. La télé-réalité a cru pouvoir décrocher ce fils d'ancien premier ministre pour l'émission "Je suis une célébrité, sortez-moi de là". "J'avais donné mon accord de principe, dira-t-il au Parisien. Mais j'ai finalement été surchargé de travail." Un temps chroniqueur au côté de Benjamin Castaldi, dans "Langue de VIP", sur TF1, il opte finalement pour les affaires.

En 2009, un ancien diplomate, Patrick Ulanowska, patron d'Unipay's, qui développe un système de cartes de paiement à puce pour l'Afrique, lui propose une association. Le nom de Fabius ouvrira, pense-t-il, d'autres portes. Et, en effet, le Crédit agricole, comme le multimillionnaire Tony Murray, roi des extincteurs, envisagent une participation avant de renoncer. En attendant, Thomas Fabius et Patrick Ulanowska mènent grand train sur le dos d'Ali Hamidi, un petit entrepreneur qui finira par porter plainte.

Thomas Fabius a reconnu en juin 2011, et sur le conseil de son père, avoir "détourné des fonds à hauteur de 90 000 euros" lors d'une procédure de plaider coupable qui lui permet de négocier sa peine (15 000 euros d'amende dont 10 000 avec sursis) sans inscription au casier. Depuis, le trentenaire a conservé sa société TF Conseils, censée faire de l'intermédiation. Mais l'affaire tourne au ralenti. Pourquoi, alors, prendre le risque d'éveiller les soupçons en achetant un appartement aussi spectaculairement au-dessus de ses moyens déclarés ? Raphaëlle Bacqué

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Thomas Fabius, flambeur des tables monégasques Publié le vendredi 03 mai 2013 à 07h19 http://www.nicematin.com/derniere-minute/thomas-fabius-flambeur-des-tables-monegasques.1244648.html

Le fils ainé du ministre des Affaires étrangères, qui serait non-imposable mais possède un appartement parisien à sept millions d'euros, est un habitué de la Côte d'Azur.

Au casino de Monte-Carlo, on les appelle les "privés". Des salons richement meublés pour joueurs VIP. "Je n'avais pas placé ma mise ici !" La scène, racontée par un témoin, se serait déroulée en 2011 à Monaco. Cheveux ras, teint hâlé et bien soigné, un jeune homme tape l'esclandre. "Il était particulièrement nerveux." Le croupier, aidé d'un commissaire de jeux, le calme toutefois sans trop de difficultés.

Ce type de comportement n'est pas complètement inhabituel en ce lieu, où le montant des sommes jouées - plusieurs millions d'euros en une mise - fait parfois perdre la tête aux "gamblers" les plus fortunés.

Le jeune homme, de 30 ans à l'époque (il en a aujourd'hui 32), qui piquait ainsi une colère n'est autre que Thomas Fabius, fils aîné de l'actuel n° 2 du gouvernement, Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères.

Exonéré d'impôts ?

Selon le magazine Le Point, la justice s'intéresse aujourd'hui aux conditions d'achat d'un somptueux appartement de 280 m2 à Paris, acquis en 2012 pour sept millions d'euros. L'ancien repaire de Claude Zidi. Rien d'illégal en soi. Mais le parquet de Paris voudrait comprendre comment Thomas Fabius a pu s'offrir un tel bien alors que, résident fiscal en France, il n'y paye pas d'impôts, selon Le Point.

Thomas Fabius a affirmé au magazine "l'avoir acheté comme tout le monde, avec un prêt bancaire » et avoir « contracté un emprunt couvert par une garantie." Ses gains aux jeux auraient été évoqués à un agent immobilier.

Selon Le Point, Thomas Fabius n'a fait l'objet d'aucune enquête fiscale. Malgré un signalement de Tracfin, le service chargé de repérer les circuits financiers clandestins. "Il faut laisser la justice faire son travail", a déclaré jeudi la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem.

L'entourage de Laurent Fabius précise que Thomas « n'a bénéficié d'aucune donation ou héritage familial ».L'appartement du fils, en valeur, dépasse à lui seul le patrimoine de six millions d'euros déclaré par son père il y a un mois…

Un joueur invétéré

L'aîné de la famille Fabius est, cela n'a rien d'un mystère, un joueur invétéré. À Monaco, Fabius junior est même considéré comme un enfant terrible, connu comme le loup blanc.

Selon une source proche des croupiers, "il appelle même les inspecteurs des jeux par leur prénom". Plutôt orienté vers les jeux européens (roulette, trente et quarante), Thomas Fabius débarque souvent à l'improviste en Principauté, à bord d'un jet privé. Une limousine le conduisait de Nice à Monte-Carlo. Et il y aurait craqué des sommes colossales.

"Lors d'un réveillon, il a joué trois millions d'euros en une seule soirée", affirme un témoin. "C'était compulsif, il était assez agité, pas particulièrement discret. Il a beaucoup perdu, mais finalement regagné deux millions d'euros. Ce soir-là, il avait laissé 200.000€ de cagnotte." La "cagnotte", c'est le pourboire offert aux croupiers.

Lorsqu'il joue, les inspecteurs des jeux l'encadrent étroitement. "Les croupiers prennent la peine de bien lui faire répéter ce qu'il souhaite jouer, histoire d'éviter toute contestation", confirme cette même source. On est loin des ressources supposées d'un contribuable exonéré d'impôts sur le revenu en France. Contacté sur ces différents points, son avocat, Me Cyril Bonan, n'a pas répondu à nos sollicitations.

Thomas Fabius fréquente aussi les nuits tropéziennes. On l'a notamment vu à une Soirée blanche du chef Christophe Leroy. Il a également eu l'intention d'ouvrir une crèche d'entreprise à Ramatuelle. En 2007, on pouvait le croiser au Festival de Cannes, invité d'une soirée VIP chez les Ardisson, entre les bougies parfumées Jo Malone et les vitrines Van Cleef & Arpels.

En 2011, son passage dans un casino marocain lui avait valu une plainte pour « escroquerie et faux ». Il aurait, selon l'accusation, laissé une fausse montre de valeur en gage. Thomas Fabius serait, depuis quelque temps, interdit de casino sur le territoire français.

Mais, selon nos sources, pas à Monaco, ou dans les établissements étrangers qu'il a l'habitude de fréquenter… "Un bon client comme lui, ça ne se refuse pas", sourit-on en Principauté.

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«Thomas Fabius n'est pas Laurent Fabius» 2 mai 2013 à 15:39 http://www.liberation.fr/politiques/2013/05/02/thomas-fabius-n-est-pas-laurent-fabius_900429

Il faut laisser la justice «faire son travail», a déclaré jeudi la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, interrogée sur les informations selon lesquelles la cellule de renseignement financier Tracfin avait été saisie après l’achat par Thomas Fabius, fils du ministre des Affaires étrangères, d’un appartement de 7 millions d’euros.

«Je crois qu’il faut tout simplement laisser la justice faire son travail, suivre son cours en toute indépendance et bien entendu, nous veillerons à fournir toutes les informations utiles pour qu’elle puisse faire son travail», a déclaré la porte-parole lors d’un briefing de presse à l’issue du Conseil des ministres. «Cette affaire concerne M. Fabius, prénom Thomas, qui n’est pas membre du gouvernement. Il est important de ne pas tout mélanger», a-t-elle ajouté. «Sur l’affaire en question, je n’ai pas de commentaires à faire, je n’ai pas d’informations précises», a encore déclaré Najat Vallaud-Belkacem.

Une source proche du dossier a indiqué que Tracfin, qui s’intéresse aussi à la fraude fiscale et sociale, a reçu un signalement après l’acquisition par Thomas Fabius, fils de Laurent Fabius, le ministre des Affaires étrangères, d’un appartement à 7 millions d’euros à Paris.

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Laurent Fabius souhaite une «réaction de force» en Syrie Home ACTUALITE International Par lefigaro.fr Mis à jour le 22/08/2013 à 15:10Publié le 22/08/2013 à 10:34

Si l'emploi d'armes chimiques par Damas est avéré, la communauté internationale doit répliquer avec «une solution de force» qui exclut pour l'heure tout envoi de troupes au sol, a plaidé le ministre des Affaires étrangères.

Si les faits sont vrais, alors il est temps d'agir, a déclaré en substance Laurent Fabius ce jeudi matin sur RMC. Face à un massacre qui aurait été perpétré avec des armes chimiques mercredi dans la banlieue de Damas, le ministre des Affaires étrangères a évoqué la nécessité d'«une réaction de force» des principaux pays occidentaux, en excluant toute intervention au sol.

Mais, avant d'en venir à une éventuelle solution armée, Laurent Fabius a mis en avant la solution diplomatique. Des enquêteurs de l'ONU étant actuellement à Damas, «le régime doit laisser ces enquêteurs enquêter» sur les lieux du drame supposé, afin de vérifier sa véracité. «L'enquête doit avoir lieu. Pour Bachar el-Assad, c'est simple: en les laissant aller sur place, il peut démontrer son innocence», explique le ministre. «Si les Syriens refusent, ça veut dire qu'ils sont pris la main dans le sac.»

Une formule bien mystérieuse

Si l'utilisation d'armes chimiques est avérée, alors même que des enquêteurs de l'ONU sont présents dans le pays, «cela signifie “Moi, Bachar, je me moque de la communauté internationale”», estime Laurent Fabius. Ce dernier rappelle que le massacre supposé a eu lieu «un an et un jour après la célèbre phrase d'Obama sur le fait que l'utilisation d'armes chimiques en Syrie était la ligne rouge à ne pas franchir». Si la mort de ces 1300 personnes par de telles armes est réelle, «alors Bachar considère qu'il a une impunité absolue».

Laurent Fabius plaide pour une solution internationale, qui doit être «une réaction de force» incluant les Américains, les Anglais, les Français, «et pourquoi pas les Russes», si les faits sont avérés. Tout en excluant clairement l'envoi de troupes au sol, le ministre des Affaires étrangères n'a pas voulu expliciter ce qu'il entendait par la formule «réaction de force». «Je me comprends», a-t-il simplement déclaré.

«Il faut que les Russes prennent leurs responsabilités. Eux-mêmes condamnent, en théorie, les armes chimiques», a poursuivi le ministre. «S'il y a un doute, alors il faut le lever.» Si les Russes opposent un veto à une réaction de la communauté internationale, «à ce moment-là les décisions doivent être prises d'une autre façon». Comment? «Je n'irai pas plus loin», a conclu Laurent Fabius.

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Netanyahou : tout accord sur le nucléaire iranien serait "une erreur historique" http://www.france24.com/fr/20131108-nucleaire-iranien-accord-geneve-fabius-erreur-historique-israel

Le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, doit participer, vendredi à Genève, aux négociations visant à sceller la première étape d'un accord sur le programme nucléaire controversé de l'Iran. Israël s'y oppose.

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Les négociations sur le nucléaire iranien échouent à Genève Le Monde.fr | 07.11.2013 à 22h59 • Mis à jour le 10.11.2013 à 04h47 http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2013/11/07/nucleaire-iranien-des-progres-lors-des-negociations-a-geneve_3510368_3218.html

Les négociations sur le nucléaire iranien n'ont pas abouti à Genève, dans la nuit du samedi 9 au dimanche 10 novembre, date de la fin du sommet, a affirmé Laurent Fabius au sortir d'une réunion pleinière qui s'était éternisée dans la nuit. "Il y a encore quelques questions qui restent à traiter", a précisé M. Fabius.

Les ministres des affaires étrangères de l'Iran et du groupe 5+1 (Etats-Unis, Russie, France, Grande-Bretagne, Allemagne, Chine, qui a dépêché un vice-ministre), se séparent donc après avoir semblé toucher du doigt un accord. Une prochaine session, la troisième depuis l'élection du modéré Hassan Rohani à la présidence iranienne, doit se tenir dans dix jours, le 20 novembre.

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VIDÉO. Ukraine - Laurent Fabius : il y aura "probablement" des sanctions Le Point.fr - Publié le 19/02/2014 à 11:06 - Modifié le 19/02/2014 à 11:52 http://www.lepoint.fr/monde/ukraine-laurent-fabius-il-y-aura-probablement-des-sanctions-19-02-2014-1793674_24.php

Le chef de la diplomatie française s'est exprimé à l'issue d'un conseil des ministres ordinaire à l'Élysée, précédant le conseil franco-allemand.

Le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, a annoncé mercredi à Paris qu'il y aurait "probablement" des sanctions européennes contre l'Ukraine. Il y aura une "délibération avec nos amis allemands et probablement sanctions", a déclaré Laurent Fabius, s'exprimant à l'issue d'un conseil des ministres ordinaire à l'Élysée avant celui qui doit réunir les dirigeants et gouvernements français et allemand. La chancelière allemande Angela Merkel se trouve à Paris. Le président François Hollande doit par ailleurs s'entretenir au téléphone avec le Premier ministre polonais, Donald Tusk, selon l'Élysée.

"On ne va pas rester dans l'indifférence", a enchaîné Laurent Fabius, "la France a bien l'intention d'agir". Il réagissait aux violences qui ont fait 25 morts lors d'affrontements entre les forces de l'ordre et les manifestants d'opposition qui occupent le centre de Kiev depuis près de trois mois. Cette situation se produit "à quelques centaines de kilomètres de chez nous", a-t-il relevé. "Ce qui s'est passé cette nuit..., c'est évidemment une horreur et cela ne peut que susciter l'indignation. Il faut retourner le plus vite possible à une situation apaisée et que les uns et les autres arrivent au dialogue", a poursuivi le ministre. "Mais les gens qui sont responsables de cela ne peuvent pas rester impunis", a-t-il insisté.

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Syrie: négocier avec Assad serait "un cadeau scandaleux" à l'EI, affirme Fabius AFP 16/03/2015 L'Orient-Le Jour Lundi 16 Mars 2015 http://www.lorientlejour.com/article/916010/syrie-negocier-avec-assad-serait-un-cadeau-scandaleux-a-letat-islamique-fabius.html

Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a affirmé lundi que négocier avec le président syrien Bachar el-Assad, comme l'a envisagé son homologue américain John Kerry, reviendrait à "faire un cadeau absolument scandaleux" au groupe Etat islamique.

"La solution" au conflit syrien, "c'est une transition politique qui doit préserver les institutions du régime, pas M. Bachar el-Assad", a déclaré M. Fabius à l'issue d'une réunion à Bruxelles.

"Toute autre solution qui remettrait en selle M. Bachar el-Assad serait un cadeau absolument scandaleux, gigantesque aux terroristes de Daech", l'acronyme en arabe de l'Etat islamique (EI), a-t-il ajouté. "Les millions de Syriens qui ont été persécutés par M. Assad se reporteraient pour soutenir Daech", a fait valoir le ministre. "C'est évidemment ce qu'il faut éviter."

M. Kerry a affirmé dimanche qu'"au final, il faudra négocier" avec M. Assad pour mettre fin au conflit qui a fait plus de 215 000 morts en quatre ans. "S'il est prêt à engager des négociations sérieuses sur la façon d'appliquer (le processus de paix de) Genève I, bien sûr", a-t-il ajouté.

Une porte-parole du département d'Etat a toutefois précisé qu'il n'y avait eu aucune modification de la position américaine et qu'il "n'y a pas d'avenir pour un dictateur brutal comme Assad en Syrie".

M. Fabius a indiqué qu'il s'était entretenu lundi matin avec John Kerry, et que celui-ci "a assuré qu'il n'y avait absolument rien de nouveau dans la position américaine sur la Syrie".

"Dont acte", a dit le ministre français. "Mais de toutes les manières, la France est un pays indépendant et notre politique extérieure par rapport au drame épouvantable qui se passe en Syrie n'a pas changé". Selon lui, "la seule solution réaliste" est "une transition politique" qui doit "intégrer bien sûr l'opposition", tout en préservant les institutions du régime.

La chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, a pour sa part rappelé la position de l'Union européenne, indiquant que "travailler à une solution durable" au conflit syrien passait "évidemment (...) par des représentants du régime d'Assad". "J'imagine que M. Kerry s'est exprimé dans ce sens. Je ne pense pas qu'il faisait référence à M. Assad lui-même", a-t-elle ajouté.

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COP21: pour Fabius "le succès pas encore acquis mais à notre portée" 30 Nov. 2015, 10h33 | MAJ : 30 Nov. 2015, 10h33 http://www.leparisien.fr/flash-actualite-politique/cop21-pour-fabius-le-succes-pas-encore-acquis-mais-a-notre-portee-30-11-2015-5326115.php

Laurent Fabius, le ministre des Affaires étrangères français, a estimé que le succès n'était "pas encore acquis" mais qu'il était "à notre portée", à l'ouverture à Paris de la conférence historique sur le climat qu'il préside pendant deux semaines.

"Nous avons une obligation de succès" car "l'enjeu est beaucoup trop important et la menace climatique beaucoup trop grande pour que nous puissions nous contenter d'un accord minimal", a-t-il déclaré au début de la conférence à laquelle assistent plus de 150 chefs d'Etat et de gouvernement.

Le ministre français a reçu de son prédécesseur, le Péruvien Manuel Pulgar-Vidal, un maillet en bois avec lequel il déclarera adopté l'accord espéré le 11 décembre.

Les 195 pays ont jusqu'au 11 décembre pour sceller un accord historique pour limiter le réchauffement de la planète dont la vitesse est inédite et les impacts (fonte des glaciers, montée des eaux, évènements climatiques extrêmes, etc.) de plus en plus graves.

"Face à l'adversité, face aux menaces de toutes sortes, Paris doit être là où le monde s'unit", a déclaré Christina Figueres, la secrétaire générale de la Convention climat de l'Onu, deux semaines après les attentats qui ont fait 130 morts et 350 blessés dans la capitale française. "Jamais une responsabilité aussi grande n'avait été dans les mains de si peu de gens, le monde vous regarde, le monde compte sur vous", a-t-elle lancé aux représentants des 195 pays participant aux négociations.

Le Prince Charles a ensuite pris la parole en français pour rendre hommage aux victimes des attentats de Paris puis en anglais pour souligner que le changement climatique "menace notre capacité à nous nourrir, à demeurer en bonne santé (...) et à éviter le désastre des migrations de masse et des conflits de plus en plus nombreux". "En modifiant le climat, nous devenons les architectes de notre propre destruction", a-t-il dit.

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