Histoire de la gauche caviar, Laurent Joffrin, Robert Laffont, Paris, 2006
Henri Emmanuelli

Novembre 2008 : Tous contre Royal
Avril 2007 : Présidentielle. 2ème tour. Royal contre Sarkozy. Ouverture au centre indispensable. Sabotage en faveur de Sarkozy : pour la création d'un grand parti anti-libéral ...
Novembre 2005 : Congrès socialiste, avec Peillon (?) contre Montebourg ...
Septembre 2005 : Je joue les machos contre Ségolène
Juin 2005 : L'ancien directeur de chez Rothschild veut fédérer les gauches socialistes
Septembre 2004 : L'ancien président de la commission des finances de l'assemblée nationale ne paye presque pas d'impôts ...???
Août 2004 : Non-lieu dans l'affaire Destrade
(27 avril 2004) Sarkozy aurait menacé Emmanuelli

2000 et 2002 : brillantes élections
Un spécialiste des finances

Henri Emmanuelli a élevé mardi (27 avril 2004) une "protestation publique" contre "les menaces" qu'aurait, sans raison apparente, proférées Nicolas Sarkozy à son encontre en regagnant son banc à l'Assemblée. "Fais gaffe à toi, fais gaffe, fais bien attention à toi" aurait déclaré le ministre des Finances.

L'ancien président PS de l'Assemblée nationale Henri Emmanuelli a élevé mardi une "protestation publique" contre "les menaces" qu'aurait proféré Nicolas Sarkozy contre lui, en annonçant qu'il allait en saisir le président Jacques Chirac.
Dans une déclaration à la presse à l'issue des questions au gouvernement, M. Emmanuelli a assuré qu'en regagnant le banc du gouvernement, le ministre des Finances lui aurait lancé: "fais gaffe à toi, fais gaffe, fais bien attention à toi".
"On est en droit d'attendre d'un ministre de la République qu'il garde son sang-froid et qu'il ne prodigue pas des menaces à l'Assemblée nationale envers un parlementaire", a-t-il dit, en affirmant "ne pas savoir pourquoi" Nicolas Sarkozy lui avait dit cela. "Je n'en sais rien", a-t-il insisté.

"Retire ça"

Du haut de la tribune de presse, les journalistes qui assistaient à la séance ont vu Henri Emmanuelli, visiblement furieux, se lever, pointer un doigt accusateur vers Nicolas Sarkozy et lui dire quelque chose, mais sans entendre les paroles du député des Landes. "Je lui ai dit: 'retire ça' ", a expliqué Henri Emmanuelli à la presse.

"J'ai fait passer un petit mot (au président de l'Assemblée) Jean-Louis Debré pour protester et je vais faire une lettre au président de la République", a-t-il poursuivi, ajoutant: "Si ce monsieur Sarkozy a des ruptures nerveuses, il faudrait que cela se passe ailleurs qu'à l'Assemblée nationale".
"Par rapport à toutes celles et ceux qui ont une image du personnage, ce sera intéressant", a-t-il dit. Il a souligné que "ce n'était pas la première fois" que ce type d'incident survenait, mais que "cette fois-ci, on dépassait les bornes". "J'aimerais savoir à quoi je dois faire gaffe, à quoi je dois faire attention et (j'aimerais savoir) s'il peut prendre l'assurance, quand il occupera d'autres responsabilités, qu'il n'aura pas d'autres ruptures nerveuses", a conclu Henri Emmanuelli.
NOUVELOBS.COM | 27.04.04 | 19:07

-------

Henri Emmanuelli obtient un non-lieu Dans l'affaire Destrade

Un non-lieu a été prononcé au bénéfice du député socialiste des Landes Henri Emmanuelli au terme de neuf ans d'instruction dans le cadre de l'affaire Destrade.
Dix-sept autres personnes poursuivies dans ce dossier ont également bénéficié d'un non-lieu.
yahoo.fr, actualités, samedi 7 aout 2004, 13h21

------

(Septembre 2004) Emmanuelli se dégonfle

TRÈS PROLIXE, hier matin (22 septembre 2004) sur RTL, où il a dévoilé que son revenu imposable s'élevait à « 53 704 € avec son épouse retraitée » et qu'il n'allait acquitter que « 902 € d'impôts » (c'est-à-dire beaucoup moins que son assistante nettement moins bien payée que lui), Henri Emmanuelli, le député PS des Landes, n'a pas voulu pousser jusqu'au bout son opération « vérité ». Sollicité par notre journal, l'ancien ministre de Budget a refusé purement et simplement de communiquer sa déclaration de revenus.
Du coup, il est impossible de vérifier ses dires. Et sa démonstration.

L'ancien patron du PS voulait prouver qu'il « existe toute une série de niches fiscales, de déductions possibles qui permettent à ceux qui ont des revenus relativement importants de ne plus payer d'impôts alors que les classes moyennes paient l'impôt ».
Faute de certitude sur son cas, l'exercice est partiellement raté.
Le Parisien, jeudi 23 septembre 2004, p. 13

--------

(Juin 2005) Emmanuelli, «sans-culotte» à l'assaut du Parti socialiste
Le député des Landes veut fédérer tous les minoritaires du PS... derrière lui.

Emmanuelli en rassembleur des derniers croyants de la première gauche. Celle qui voulait «changer la vie», celle de François Mitterrand. Samedi, à Paris, dans un gymnase au décorum soviétique, le député des Landes débordait d'amour pour le demi-millier de militants présents. Et même pour ceux qui n'avaient pas fait le déplacement, «ouistes» compris.
Il a ainsi lancé un «appel à l'unité des socialistes pour rendre l'espérance au peuple de gauche». Une «unité» qui passe par la prise du pouvoir au PS lors du congrès de novembre. L'ex-premier secrétaire est même prêt à le redevenir : «Je ne vais pas livrer bataille pour, une fois de plus, témoigner.»

«Clandestin».
Pour vaincre au congrès de novembre, Emmanuelli s'efforce de ne pas stigmatiser ses camarades. Ce n'est pas aisé. Le patron de Nouveau Monde a beau assuré qu'il «n'étrangle personne» et «aime tout le monde», le naturel revient vite au galop.
Il n'aime définitivement pas Lionel Jospin : «Je n'ai connu qu'un révolutionnaire au PS. Et il était clandestin.» Il ne goûte guère François Hollande et sa «direction sociale-libérale», accusés d'être les fossoyeurs du parti : «Si le PS ne se replace pas au coeur des espérances, alors le PS disparaîtra.»

Les camarades d'Emmanuelli font aussi dans le brutal. L'économiste Jacques Généreux fait huer Jospin, Hollande et DSK. Et pronostique : «L'actuelle direction peut gagner le congrès, elle ne peut gagner le pays.»
Venu du NPS de Montebourg et Peillon, Gérard Filoche dénonce par avance «un congrès de malveillance, un congrès bouclé, bâclé». Marc Dolez et ses Forces militantes renchérissent : «Nous aurions souhaité un congrès d'ouverture et de refondation. La direction prépare la fermeture et un congrès d'appareil.» Il propose à ses amis d'«être les sans-culottes de l'unité» pour «construire une majorité alternative à la direction autiste» du PS.

Reproches.
Pour Emmanuelli, cette «majorité alternative» passe par «une motion commune» entre nonistes pour le prochain congrès. Jean-Luc Mélenchon ne dit pas non. Mais, bien que cofondateur de Nouveau Monde, le sénateur n'était pas là samedi et tient à déposer sa propre «contribution» au congrès. Hier, au grand jury RTL-le Monde-LCI, il a estimé que «Fabius n'est pas le plus mal placé pour 2007».
Du côté du NPS, Montebourg, Peillon et les autres ont prévu eux aussi le dépôt d'une motion. Même s'ils se réservent le droit de changer d'avis en septembre. D'ici là, ils auront peut-être fait un sort à Gérard Filoche, un pied à NPS, l'autre chez Emmanuelli. Dans une lettre datée du 16 juin, la direction du courant lui reproche d'avoir «mené campagne ouvertement contre la position de notre parti [...]». Et de «ne pas avoir ensuite respecté et travesti les positions de [son] courant, ça fait beaucoup». On croirait lire un réquisitoire de Hollande contre Fabius...

Plagiat.
Samedi, personne n'a prononcé le nom du député de Seine-Maritime. Tous l'avaient pourtant sur le bout de la langue. A commencer par Germinal Peiro. Volontairement ou non, le député de Dordogne le plagie en lançant : «Il y a une place entre l'économie dirigée et l'économie de marché, c'est la place du socialisme.» Au congrès de Metz, en 1979, Fabius en parfait défenseur de la première gauche raillait Rocard ­ héraut de la deuxième ­ avec ces mots : «On nous dit qu'entre le rationnement et le marché il n'y a rien : si, il y a le socialisme.» Pour ceux qui n'ont pas compris, Généreux a décrypté : «Le candidat de gauche en 2007 ne peut pas être partisan du oui.» Et comme Emmanuelli est déjà pris par le parti...
Par Didier HASSOUX, lundi 20 juin 2005 (Liberation - 06:00)

--------

Synthèse réussie entre motions au congrès du Parti socialiste

Le Parti socialiste est parvenu à une synthèse entre ses trois principales motions d'orientation, lors de son congrès, ont annoncé dimanche à la presse Henri Emmanuelli et le Premier secrétaire du parti, François Hollande.

Les dirigeants socialistes, qui s'efforcent de montrer une image d'unité dans la perspective de l'élection présidentielle de 2007, sont parvenus à cet accord après environ cinq heures de négociations.

"Il y a maintenant un rassemblement de tous les socialistes, nous avons trouvé une dynamique nouvelle, c'est un succès collectif", a déclaré M. Hollande.

"Les socialistes ont fait preuve d'esprit de responsabilité. Il y avait une attente à notre égard, et il fallait opérer le rassemblement à gaucheNous sous sommes tournés vers les Français", a-t-il encore déclaré.

M. Hollande a annoncé que la motion de synthèse faisait notamment référence à un niveau du SMIC porté à 1.500 euros au cours de la prochaine législature en cas de victoire de la gauche, comme le réclamait Laurent Fabius.

Cette synthèse concerne les trois grandes motions d'orientation du congrès du Mans: la motion majoritaire de François Hollande, celle de Laurent Fabius, et celle de Nouveau parti socialiste (NPS) du trio Arnaud Montebourg - Vincent Peillon et Henri Emmanuelli.

"Les Français ne voulaient surtout pas de chicayas", a pour sa part déclaré M. Fabius. "Nos amendements ont été largement pris en compte. Il faut se tourner vers le futur", a-t-il ajouté.
AFP 20.11.05 | 03h55

------

samedi 28 avril 2007, 10h58 PS: Emmanuelli appelle à la création d'un "grand parti progressiste" après la présidentielle

BORDEAUX (AP) - Henri Emmanuelli, député socialiste des Landes, se prononce dans les colonnes du quotidien régional "Sud-Ouest" publié samedi pour la création, après l'élection présidentielle, d'un "grand parti progressiste", antilibéral et réformiste.

Dans une critique implicite de la main tendue par Ségolène Royal aux centristes, qui fait grincer des dents au PS, il explique ne pas croire à "un mixage de la gauche et de la droite". Il appelle néanmoins de ses voeux la victoire de la candidate socialiste.

"Je considère que nous sommes arrivés au bout d'un cycle, entamé avec le congrès d'Epinay" (1971), a-t-il expliqué au journal avant de participer vendredi soir à un meeting unitaire de la gauche "pour la victoire de Ségolène Royal" à Lorcenx (Landes).

"Il est donc temps de bouger et de créer un grand parti progressiste, qui permette de référencer à nouveau la gauche. Un parti de rassemblement, ouvert à toutes celles et ceux qui défendent des valeurs de progrès et de solidarité", précise Henri Emmanuelli, assurant que "la base militante existe".

Si Ségolène Royal est élue le 6 mai, ce qu'il "souhaite", "il lui reviendra de créer ce grand parti progressiste", ajoute le député des Landes. "Dans le cas contraire, ce sera à la direction du Parti socialiste de prendre l'initiative. Le principe devra à mon avis être acté avant les législatives".

Evoquant les "convergences" que Ségolène Royal dit constater avec François Bayrou, Henri Emmanuelli met en garde contre une alliance au centre. "Il est normal qu'une candidate au second tour multiplie les efforts pour rassembler un maximum d'électeurs", concède-t-il. "Mais je ne pense pas qu'une campagne doive être assortie de tractations sur la composition du gouvernement ou le choix du Premier ministre, comme je ne crois pas à un mixage de la gauche et de la droite". AP
samedi 28 avril 2007, 10h58, Yahoo.fr, actualités

-------

Emmanuelli : «Un candidat commun contre Royal» 12.11.2008, 22h57 Propos recueillis par Bernard Mazières Le Parisien

Député socialiste des Landes, ancien ministre et ancien président de l'Assemblée nationale, Henri Emmanuelli est signataire de la motion la plus à gauche du prochain congrès du PS à Reims, celle du député européen Benoît Hamon, 41 ans, candidat à la succession de François Hollande à la tête du Parti socialiste.

Pour Emmanuelli, Ségolène Royal ne peut prétendre à la direction du parti.

Une candidature de Ségolène Royal serait-elle bonne pour le PS ou serait-elle une candidature d'«affrontement», comme le disent certains ?

Henri Emmanuelli. Sa candidature est un problème de choix politique et de stratégie. Et je ne partage ni ses choix ni sa stratégie. Ils ne sont pas bons pour notre parti.

Mais concrètement que lui reprochez-vous ?

Sa stra-té-gie! Je ne l'ai quand même pas rêvé, lors de la présidentielle, elle a proposé à François Bayrou d'être Premier ministre. C'est le problème n°1, il est essentiel.

Ce n'est quand même pas François Bayrou qui va faire la pluie et le beau temps au congrès socialiste !

Justement, non! Je ne le veux pas. Ce n'est pas moi et 70% des socialistes qui font des appels du pied aux centristes.

Autrement dit, pour vous, une candidature alternative s'impose...

Evidemment ! Depuis le vote des militants, on assiste à quelque chose de stupéfiant. Tout le monde se met à penser dans ce pays que lorsque que l'on fait moins d'un tiers des voix, on est majoritaire ! Ce n'est pas le cas. La motion Royal a fait seulement 29% au sein du PS, on comprend bien dans ces conditions qu'il y aura d'autres candidatures.

Souhaitez-vous d'autres candidatures, en dehors de celle de Benoît Hamon que vous soutenez ?

Je soutiens celle de Benoît Hamon, s'il devait y en avoir d'autres, j'aviserai. Mais, pour le moment, il n' y en a pas d'autres.

Appelez-vous à un front «anti-Ségolène» ?

Mais ce n'est pas un front ! Chacun a le droit de défendre ses options politiques. Je ne comprends pas cet acharnement, qui devient d'ailleurs suspect, à présenter les 70% des militants qui n'ont pas voté Royal comme des «anti». Ce sont plutôt les minoritaires, c'est-à-dire les royalistes, à qui on pourrait faire ce reproche. Il y a une volonté de présenter ce congrès en termes d'affrontement de personnes que je désapprouve totalement. Je le répète avec force : 70% de ceux qui ont une stratégie commune ont le droit d'avoir un candidat commun. Cela me paraît la moindre des choses.

Seriez-vous prêt à soutenir la candidature de Martine Aubry?

Pour le moment, je ne connais qu'un candidat déclaré : Benoît Hamon.

Justement, ne trouvez-vous pas anormal qu'à deux jours de l'ouverture du Congrès de Reims, aucun autre leader ne se soit déclaré pour devenir le chef de l'opposition ? Ne dramatisons pas ! Ce n'est pas la première fois. Rappelez-vous l'histoire du PS. A la veille du congrès d'Epinay (ndlr: congrès fondateur en 1971), François Mitterrand n'était pas candidat et il est devenu premier secrétaire trois jours après. On connaît la suite.

Mais aujourd'hui, personne ne s'impose. Le vote des militants, le 6 novembre, le démontre. Il y a une crise de leadership...

Est-ce que Nicolas Sarkozy était président de l'UMP quatre ans avant la présidentielle? Non. Depuis quand est-il devenu urgent d'avoir un candidat à la présidentielle? Qui l'a décrété? Personne.

A vous entendre, le PS serait donc en parfaite santé ? Genre «circulez, il n'y a rien à voir»...

Non, je ne dis pas cela. Il y a eu un rejet des personnes que l'on a sans doute trop vues. Il faut qu'elles cèdent la place, c'est le sens du vote des militants. Il faut un renouvellement. Quant à savoir si le PS est malade, c'est un peu surréaliste. Je vous rappelle que les socialistes, cette année, n'ont perdu aucune élection. Au contraire. Or on parle de lui comme s'il avait été un grand vaincu.

Reconnaissez qu'à deux jours de votre congrès, ce psychodrame autour des candidatures au siège de François Hollande fait désordre...

Il n'y a aucun psychodrame. Un congrès du PS, ce n'est pas la Star Ac ! Je le répète : 30% veulent une alliance avec le centre et 70% n'en veulent pas. Les choses sont claires. Il faut donc un candidat commun à ces 70%.

Redoutez-vous des dérapages au congrès de Reims ? Un peu comme à Rennes, il y a presque vingt ans, avec l'affrontement Jospin-Fabius...

C'est une situation pas facile. La solution pour sortir par le haut est de présenter un candidat commun issu des motions Delanoë-Aubry-Hamon pour contrer la candidature de Ségolène Royal.

--------

Retour Première page