Laurent Dominati, le fils de famille
Décembre 2006. Affaire des faux électeurs. Epilogue, relaxe.
Juin 2002. LE MIRACLE n'a pas eu lieu pour Laurent Dominati.
La « greffe » de ce jeune loup parachuté dans le XVIe arrondissement, avec le soutien de Jacques Chirac, n'a pas pris.
Les électeurs de ce fief de droite n'ont, semble-t-il, pas voulu que les « affaires » viennent « polluer » leur circonscription.
Ils ont préféré garder leur député (DL) sortant Gilbert Gantier, malgré ses 77 ans.
Et pourtant, la famille Dominati a tout fait pour sauver le fils cadet, mis en examen pour « manoeuvre frauduleuse de nature à fausser la sincérité d'un scrutin » dans l'affaire des faux électeurs présumés du IIIe .
Il a abandonné son siège de député du centre de Paris, où il était donné battu, pour se mettre à l'abri dans le XVIe .
Au premier tour, il n'avait pas fait le trou en recueillant 32,38 % contre 29,93 pour Gantier. Un écart ténu, selon le sortant, qui a décidé de se maintenir.
Battu avec 46,91 % contre 53,09 % , Dominati devrait se présenter l'an prochain à un éventuel procès de la fraude électorale en simple conseiller de Paris. Son dernier mandat.
Le Parisien, lundi 17 juin 2002, p. 13