Maître Patrick Devedjian, avocat d'affaires ...

Bio officielle (blog Devedjian)

(Décembre 2012) 100.000 euros demandés dans l'affaire Trierweiler
(Novembre 2009) Evincé de la présidence de l'UMP il accuse le clan Sarkozy
(Décembre 2008) Devedjian, enfin ministre ... pour permettre à Brice Hortefeux de contôler l'UMP pour N.S.
(Juillet 2008) Je veux "nettoyer" les Hauts-de-Seine, protestations d'Isabelle Balkany, amie de N.S.
(Juin 2007) Je traite une ancienne député centriste bayrouiste de "salope" : intolérable selon la ministre de la Justice Rachida Dati
(Mai 2007) Las ! donc secrétaire général délégué de l'UMP ...et Président du Conseil général des Hauts-de-Seine
(Mai 2006) Récompense méritée ? Bientôt ministre sous Sarkozy ?
(Mars 2006) CPE : contre Villepin
(Février 2006)Procureur de Chirac, et de Raffarin ; les lettres du mépris (février 2006) ;

Etudiant en droit il est, dans les années 1960, membre actif du mouvement de la droite radicale Occident, comme notamment Gérard Longuet et Alain Madelin.
Dans les années 1970, contrairement à ses derniers, qui soutiennent Valéry Giscard d'Estaing, Patrick Devedjian rejoint les gaullistes, et devient pendant vingt ans l'avocat de Jacques Chirac.
Mais, en 1995, il soutient, à la suite de son nouveau protecteur, Nicolas Sarkozy, la candidature présidentielle d'Edouard Balladur. Las, contre les sondages, mais ayant fait une merveilleuse campagne électorale basée sur la promesse fondamentale d'une réduction de la "fracture sociale" c'est Jacques Chirac qui est élu président.
Enfin ministre, gràce à Nicolas Sarkozy, de 2002 à 2005 dans les gouvernements Raffarin, il fait à partir de 2005 la campagne présidentielle de son "ami" Nicolas. Qui, élu en 2007, et contrairement à son attente, ne lui redonne pas de ministère, mais la présidence du conseil général des Hauts de Seine.
Ce qui déplaît fortement à Isabelle Balkany, un vieille amie de Cécilia et Nicolas, qui suscite contre lui la montée en puissance de Jean Sarkozy, le fils cadet du Président de la République ...

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(2005) Quarante ans après, les anciens d'Occident revisitent leur passé

Patrick Devedjian, Gérard Longuet, Alain Madelin : ils militaient dans les groupuscules d'extrême droite des années 1960 et faisaient le coup de poing dans les manifestations. Devenus ministres ou députés, ils ne renient rien mais imputent à leur jeunesse le radicalisme de leur engagement

Ils sont ou ont été ministres, chefs de parti, fonctionnaires, députés, membres de cabinets ministériels... ils sont responsables de journaux ou d'agences de communication. Dans les ANNÉES 1960, ils avaient 20 ans et militaient au sein du MOUVEMENT D'EXTRÊME DROITE Occident, créé en 1964 et dissous en 1968. C'est l'itinéraire de Patrick Devedjian, Alain Madelin, Hervé Novelli, Claude Goasguen, Anne Méaux, entre autres, que retrace le journaliste et écrivain FRÉDÉRIC CHARPIER dans son livre Génération Occident. Aujourd'hui, sans renier leur passé, ils cherchent à le minimiser. « J'étais jeune », plaide Hervé Novelli, « Je me suis trompé (...) mais je n'ai cautionné aucun crime », déclare M. Devedjian. D'autres, comme Alain Madelin, préfèrent ne pas en parler et estime que leur histoire « RESTE À ÉCRIRE ».

SUR CETTE PHOTO, c'est leur jeunesse qui frappe, et ce parfum d'années 1960 : les lunettes noires et la gabardine claire de Patrick Devedjian, le sourire juvénile et carnassier d'Alain Madelin. A l'arrière-plan, les comparses anonymes. Le document orne la couverture de Génération Occident (Seuil), livre enquête sur l'histoire et les membres de ce mouvement d'extrême droite, créé en 1964 et dissous en 1968.

Aujourd'hui, sans rien renier de leur passé, ils cherchent pourtant à le minimiser. « C'était un moment de notre vie », explique Alain Robert, un proche du député (UMP) Robert Pandraud. « J'étais jeune », plaide le député (UMP) Hervé Novelli. « Nous étions jeunes et libres, se remémore le sénateur (UMP) Gérard Longuet. Il s'agissait là de rites initiatiques de jeunes gens, un folklore d'aspect paramilitaire. » D'autres, comme le député (UMP) Alain Madelin, préfèrent ne plus évoquer cette période. « Je n'ai pas encore lu ce livre, j'ai d'autres activités », lâche- t-il. Lassitude de devoir se justifier ? « Dès qu'on parle de ça, on assemble des ragots et des historiettes invérifiables. Notre histoire reste à écrire », explique un ancien membre du parti d'extrême droite.

Mais le mythe lui est installé. Alors que l'extrême gauche affiche ses élans révolutionnaires et sa générosité, les militants d'Occident sont du côté des manches de pioche et des discours racistes. Infréquentables. « Pourtant, on a un héritage commun. Je trouve Jean-Christophe Cambadélis très sympa, dit le député (UMP) de Paris Claude Goasguen, ancien président de la Corpo de droit d'Assas, proche d'Occident. Si je l'avais trouvé sur ma route, peut-être serais-je devenu trotskiste. »

Il y eut donc Occident et la Corpo de droit, mais aussi le GUD (Groupe union droit) du député (UMP) Bernard Carayon. Ou encore le GAJ (Groupe action jeunesse), dont se réclamait l'actuel secrétaire d'Etat à l'aménagement du territoire, Frédéric de Saint-Sernin. Autant de structures étroitement liées, ou issues les unes des autres. Un vrai creuset de l'extrême droite, où l'on relève également les noms de François d'Orcival, l'un des responsables de l'hebdomadaire Valeurs actuelles, ou d'Anne Méaux, ancienne attachée de presse de Valéry Giscard d'Estaing et patronne d'Image 7, l'agence de communication du gotha de la politique et des affaires.

« C'est fantastique, s'énerve Alain Robert, inspirateur d'Occident, puis du GUD. Quand on parle de l'extrême gauche, tout est sympa. Mais dès qu'on parle de l'extrême droite, c'est violence et barres de fer. Nous n'aurions été que des adorateurs de Mussolini et de Goebbels, alors que les gauchistes vénéraient Beria ! »

L'affaire est moins manichéenne qu'il n'y paraît. Occident, c'est avant tout l'alliance d'anticommunistes primaires et de colonialistes forcenés, sur fond de défoulement physique. Sous l'influence de Pierre Sidos, un ancien du mouvement franciste, maître à penser de la mouvance nationaliste, financé par Hubert Lambert, le magnat du béton qui allait rendre riche Jean-Marie Le Pen quelques années plus tard, Occident naît en 1964.

« TUEZ LES COMMUNISTES »

Le programme prévoit de bannir le « suffrage universel », mais aussi de combattre « les ennemis de l'intérieur », à savoir « les puissances financières », la franc-maçonnerie ou les « métèques ». On y tient des conversations racistes, dans les arrière-salles des cafés, avant d'aller « taper sur le bolchevique ». L'actuel ministre délégué à l'industrie, Patrick Devedjian, recruté en 1963 à 17 ans, y côtoie M. Longuet et M. Madelin, surnommé « Mado ». Leurs slogans ne font pas dans la nuance : « Tuez tous les communistes où ils se trouvent ! » « Si on ne portait pas une parka avec 253 badges de Mao, on se faisait agresser phy- siquement, assure William Abitbol, ancien député européen (1999- 2004) proche de Charles Pasqua. On s'est beaucoup fritté, j'appelle ça mes années de gymnastique. »

Occident trouve sa triste apogée avec le raid sur le campus de la faculté de Rouen, en janvier 1967. Une dizaine de jeunes gauchistes y sont sérieusement blessés. Une affaire qui vaudra la prison, puis une condamnation judiciaire, à M. Devedjian, M. Longuet et M. Madelin. Progressivement, ces trois-là s'éloignent d'Occident, qui est dissous en 1968. Ils laisseront derrière eux la droite extrême, pour se fondre, pour les uns, dans un libéralisme mâtiné de giscardisme, pour les autres, dans un étatisme à la mode gaulliste.

Quatre années d'une folle errance politique, avec peu de regret, semble-t-il. Si ce n'est celui de s'être égaré. « Je me suis totalement trompé et je l'assume , déclare M. Devedjian, mais je n'ai cautionné aucun crime. » A les en croire, nulle nostalgie, non plus. « J'étais affecté par mes problèmes personnels, explique M. Goasguen, mais je n'ai aucune honte, je n'ai rien fait de délictueux. J'ai seulement perdu beaucoup de temps. » Une vision partagée par M. Carayon, lui qui brûla des drapeaux de l'URSS sur les Champs-Elysées et fracassa la vitrine d'Aeroflot, en 1977, à l'occasion de la venue de Leonid Brejnev à Paris : « Nous n'avons pas été happés par la dérive terroriste, explique le député UMP. Et puis la violence était partagée. » « Quand j'ai reçu un coup, je l'ai rendu, argumente M. Longuet. J'assume avoir été d'extrême droite. On s'est simplement trompés sur le modèle colonial, qui ne pouvait perdurer. »

Aujourd'hui, ces hommes se croisent, souvent, aux détours d'itinéraires politiques contrastés. MM. Devedjian et de Saint-Sernin sont au gouvernement, M. Schuller prépare son procès dans l'affaire des HLM des Hauts-de-Seine, M. Goasguen brigue la Mairie de Paris, tandis que M. Longuet siège au Sénat. Evoquent-ils leurs souvenirs d'étudiants ? « J'en parle parfois avec Guillet, Madelin ou Devedjian, dit M. Carayon, ils ont vécu des années rudes. » Il arrive à M. Devedjian d'aborder le passé, avec M. Longuet. « On en parle parfois. Pour se moquer de nous », explique le ministre délégué à l'industrie. Pas sûr que M. Longuet ait pourtant le coeur à se moquer de lui-même. Il regrette surtout que l'on remue ces souvenirs. « Nous avons passé trois ans à l'extrême droite, et trente ans dans la famille libérale. Si j'étais né en 1945, on m'aurait reproché d'avoir soutenu le maréchal Pétain... »
Gérard Davet et Philippe Ridet, Le Monde, Article paru dans l'édition du 13.02.05

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(Février 2006) Devedjian procureur de Chirac
"Je vous étonnerai par ma démagogie"

Dans son livre*, l'ex-ministre de l'Industrie, qui fut pendant vingt ans l'avocat de Chirac, met à nu les cpntradictions du président. Et explique pourquoi Raffarin a échoué.

JACQUES CHIRAC "PAS DE SOCLE DE CONVICTIONS"
Jacques Chirac n'a jamais assumé l'identité de son camp. C'est un pragmatique, quelqu'un qui a le goût du compromis. En ce sens, il est plutôt issu de la tradition d'Henri Queuille, figure du radicalisme et corrézien comme lui, à qui l'on doit cette formule: "Il n'est aucun problème assez urgent en politique qu'une absence de décision ne puisse résoudre."

La plasticité de Chirac le conduit à surfer sur tout ce qui est à la mode. il n'a pas de socle de convictions.
Il peut donc changer complètement de discours suivant les circonstances et la sensibilité du moment. il prononce l'"l'appel de Cochin") en 1978 parce qu'il sent une tonalité anti-européenne dans l'opinion. En 1986, il était contre l'entrée de l'Espagne dans l'Union européenne, aujourd'hui il est favorable à celle de la Turquie! Toujours en 1986, quand Reagan et Thatcher influencent le climat politique, il prend la voie libérale. Ce qui ne l'empêche pas de déclarer en 2005, comme le rapporte « le Figaro» du 16 mars: "Le libéralisme serait aussi désastreux que le communisme." Pourtant, le libéralisme, lui, n'a jamais tué personne... Et si l'ambiance est à gauche, il tient un discours de gauche, comme lors de la campagne de 1995. [...]

Après avoir été le champion du monde du cumul des mandats (Premier ministre, maire de Paris, président du conseil général de Corrèze et président du RPR), il nous explique maintenant que le cumul empêche d'exercer correctement ses fonctions. Mais il s'abstient cependant de faire une loi. il harcèle Nicolas Sarkozy sur ce point, mais autorise d'autres ministres à cumuler, voire à récupérer leur mandat.
Il accuse les maires de ne pas atteindre les 20% de logements sociaux exigibles dans leur commune; mais Paris, dont il a été maire pendant dix-huit ans, n'en compte toujours que 14%. Pis encore, la capitale n'a cessé de construire des logements sociaux dans des communes de banlieue où elle envoyait ses populations à problèmes.

Enfin, Jacques Chirac reste l'auteur de ce mot d'anthologie prononcé en 1994 lors d'une réunion des députés RPR :« Je vous étonnerai par ma démagogie. » C'est vrai, il n'a cessé de nous étonner. [...]

Depuis trente ans, il incarne la droite française presque malgré lui, dans ce qu'elle a de moins utile au pays: le refus du conflit à travers la recherche du compromis. Jacques Chirac personnifie remarquablement cette aspiration profonde par sa capacité à tenir des discours divergents selon les circonstances. En revanche, il m'a souvent déçu lorsqu'il s'est agi d'avoir une confrontation avec la gauche sur le plan des idées.
Après chacune de nos victoires, il a fragilisé notre capital électoral. il n'est même pas utile de revenir sur la dissolution ratée de 1997.

RAFFARIN «LE PLUS GRAND MAL A TRANCHER»

La communication était l'obsession de Raffarin. La plupart des séminaires du gouvernement auxquels j'ai assisté portaient essentiellement sur ces messages. Le Premier ministre arrivait et lisait un texte tout préparé. Cela durait longtemps. Son discours était une succession de recommandations sur ce que les ministres devaient dire dans leur expression publique. Mais on abordait peu les questions de fond, par exemple la réduction du chômage.
Raffarin faisait ensuite distribuer à chaque ministre un argumentaire appelé "éléments de langage", avec des formules toutes faites que nous étions invités à répéter aux journalistes.

Je ne crois pas à de telles méthodes. La simplicité du Premier ministre était un atout au départ car il tranchait avec le style technocratique habituel. Mais très vite ce langage est devenu une caricature, épinglée par le mot "raffarinade". On ne peut, à mon sens, faire un bon discours si l'on n'a pas une idée claire de ce que l'on veut promouvoir ou défendre. Raffarin semblait faire le contraire: trouver un slogan, puis tenter d'y mettre un contenu. Ça, ce n'était que de la réclame. Or la communication politique implique une véritable volonté de partager. [...]

Le Premier ministre avait le plus grand mal à trancher parmi les différentes options, c'est-à-dire à faire ce qu'on appelle, dans le jargon ministériel, des arbitrages. Au début, quand il fallait faire des choix sur le contenu d'un projet de loi, il réunissait les ministres concernés. Assez rapidement, il a cessé de le faire, préférant déléguer cette fonction aux membres de son cabinet, qui convoquaient les conseillers des ministres concernés. Si bien que le débat se passait essentiellement entre fonctionnaires, écartant les politiques.
(*) «A moi le ministère de la parole! Entretiens avec Emmanuel Kessler », L'Archipel, 238 p., 17,95 euros.
Le Nouvel Observateur, 9-15 février 2006, p. 44

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Devedjian et Raffarin, les lettres du mépris
Les ex-compères gouvernementaux règlent leurs comptes avec une rare violence.

Sanglant. Jean-Pierre Raffarin, ex-Premier ministre, et Patrick Devedjian, son ancien ministre délégué à l'Industrie, règlent leurs comptes depuis quelques jours à travers un échange épistolaire d'une rare violence dont Libération s'est procuré copie. A l'origine de cette guerre, la publication du livre de Patrick Devedjian A moi le ministère de la parole ! (1)

Ce proche de Nicolas Sarkozy, redevenu député UMP des Hauts-de-Seine depuis la nomination de Dominique de Villepin à Matignon, au printemps, y dit tout le mal qu'il pense de la Chiraquie. Du président de la République d'abord, qui n'a, selon lui, «jamais assumé l'identité de son camp». «Il n'a pas de socle de convictions, ajoute-t-il [...] Jacques Chirac reste l'auteur de ce mot d'anthologie prononcé en 1994 lors d'une réunion des députés RPR : "Je vous étonnerai par ma démagogie.'' C'est vrai, il n'a cessé de nous étonner.» De Dominique de Villepin, ensuite, qui «se laisse exalter par ses inspirations ou ses modèles littéraires, ce qui ne va pas sans risques». De Jean-Pierre Raffarin, enfin, sur lequel il s'acharne particulièrement.

Tout faux.
Rien ne trouve grâce à ses yeux. Le slogan de «la France d'en bas» ? «Une formule de lutte des classes à connotation marxiste» qu'il qualifie de «désastreuse». Il décrit son ancien patron comme un homme dont «la communication était l'obsession» et qui «abordait peu les questions de fond». Son fonctionnement, d'après Patrick Devedjian : «Trouver un slogan puis tenter d'y mettre un contenu.» Comme si cela ne suffisait pas, «il avait le plus grand mal à trancher entre les différentes options», raconte l'élu sarkozyste qui conclut : «Pendant trois ans, l'indécision et le flottement ont régné à Matignon.»

C'en était trop pour Jean-Pierre Raffarin qui, du Sénat, a pris sa plus belle plume le 13 février pour remettre l'insolent à sa place. Et l'a fait savoir. Après un «mon cher ministre», faussement amical, il sort le bazooka. L'ancien chef de gouvernement laisse entendre que son détracteur faisait moins le malin quand il était sous ses ordres et pointe son ingratitude en rappelant qu'il l'a, pour sa part, toujours soutenu même quand il «dérapait». Il fait allusion aux couacs gouvernementaux lorsque son nouvel ennemi s'opposait à son ministre de tutelle, Thierry Breton.

Echecs et mat.
Peu soucieux d'apaiser les choses, Patrick Devedjian lui a répondu jeudi dans une lettre postée depuis l'Assemblée nationale. Dans le même style au vitriol, il le renvoie aux échecs électoraux des régionales de 2004 et du référendum sur la Constitution européenne, en mai 2005. Jurant préférer les «arguments de fond aux vaines insinuations», il lui rappelle qu'il a, lui-même, récemment qualifié ses ministres de «chiens» et de «singes». Lors d'un récent déplacement à Versailles, l'ancien locataire de Matignon avait confié qu'une équipe devait être composée d'autant de chats, de chiens et de singes : «Les chiens sont attachés à leur maître, les chats à leur foyer, les singes sautent de branche en branche. J'avais probablement trop de singes !» Ambiance...
(1) Entretiens avec Emmanuel Kessler, l'Archipel, 17,95 euros.
Libération, 25/26 février 2006, p. 13, par Vanessa SCHNEIDER, QUOTIDIEN : samedi 25 février 2006

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«Mon Cher Ministre...»

Je ne vous cache pas que les commentaires que vous répétez sur le gouvernement auquel vous avez appartenu me surprennent.
En effet, trois ans durant, rien ne me laissait penser que vous étiez ministre à regrets. Vous avez sans doute en mémoire l'amitié avec laquelle j'ai réagi à quelques- unes de vos initiatives qualifiées, par certains, de «dérapages».
Quand je lis comment vous traitez ceux que vous avez soutenus, ceux qui vous ont fait confiance, je suis inquier pourceux que vous soutenez aujourd'hui.
Quand on critique avec la même humeur les gouvernements auxquels on a appartenu et, aussi, les gouvernements qui ne vous ont pas retenu, on s'expose à l'insatisfaction durable.
En espérant que votre regard se porte de manière constructive sur l'avenir, Je vous prie de croire, Mon Cher Ministre, à l'assurance de mes sentiments cordiaux.
Jean-Pierre Raffarin (le 13 février 2006)

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«Mon Cher Premier ministre...»

Je comprends votre irritation, mais vous invite à la dépasser. Vous ne sauriez d'ailleurs être surpris que vos ministres, que vous avez vous-même qualifiés de «chiens» et de «singes», aient leur propre jugement sur l'action à laquelle ils ont participé.
Cette analyse me semble particulièrement nécessaire au vu des résultats des élections régionales et du référendum qui ont été de graves échecs pour notre majorité. Cette liberté m'est d'autant plus permise que j'ai refusé d'appartenir au nouveau gouvernement, et que j'ai appliqué loyalement le principe de solidarité gouvernementale pendant ces trois années. Ce qui, comme vous vous en plaigniez, ne fut pas le cas de tout le monde.
Je préfère pour ma part les arguments de fond aux vaines insinuations, car refuser de comprendre le passé c'est renoncer à s'améliorer dans l'avenir, ce qui hélas, nous est arrivé trop souvent.
Votre inquiétude à l'égard de Nicolas Sarkozy me touche, et je vois bien là cette amitié répétée à laquel- le vous vous référez.
Je vous prie de croire, mon cher Premier ministre, en l'expression de mes salutations les meilleures.
Patrick Devedjian (le 23 février 2006)

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mercredi 29 mars 2006, 12h51 CPE: 90% des députés UMP demandent la suspension, assure Patrick Devedjian

PARIS (AP) - Le conseiller politique de Nicolas Sarkozy a assuré mercredi 29 mars 2006) que "90% du groupe UMP (de l'Assemblée nationale) s'est prononcé en faveur de la suspension et d'une négociation" du contrat première embauche, estimant que le gouvernement "doit aussi en tenir compte".

"C'est la majorité parlementaire elle-même qui, sur ce point, a changé d'avis", a affirmé Patrick Devedjian, interrogé sur France-Info au sujet du CPE. "Hier (mardi) 90% du groupe UMP s'est prononcé en faveur de la suspension et d'une négociation", a-t-il précisé, "ça le gouvernement doit aussi en tenir compte".

Le député UMP des Hauts-de-Seine a souhaité qu'une négociation s'ouvre entre le gouvernement et les syndicats. "Il faut sortir de cette situation et c'est par une négociation qu'on peut y arriver", a-t-il dit, accusant le gouvernement de ne pas s'impliquer suffisamment dans la reprise du dialogue. "Si on a un ultimatum d'un côté et une intransigeance de l'autre, c'est comme ça qu'on a des tensions", a-t-il dit.

Pour Patrick Devedjian, "il faudra trouver à un moment ou un autre les moyens de suspendre" le CPE. Il a renvoyé la balle au président de la République qui "peut se donner les moyens d'ouvrir une négociation".

Alors que Nicolas Sarkozy prend de plus en plus nettement ses distances avec le Premier ministre sur ce dossier, Patrick Devedjian a assuré que le président de l'UMP est "solidaire du gouvernement". Mais "il a le droit de dire son mot dans la stratégie que doit avoir ce gouvernement", a-t-il dit. "Quand on est le président du parti majoritaire, (...) on a le droit de donner son sentiment sur la manière de sortir d'une crise."
AP, Yahoo.fr, actualités, mercredi 29 mars 2006, 12h51

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(après le gouvernement de la rue et le lynchage médiatique de Dominique de Villepin) lundi 8 mai 2006, 15h33 Sarkozy irait à Matignon sous conditions, estime Devedjian

PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy pourrait accepter d'aller à Matignon à condition d'avoir une très grande liberté d'action et de moyens, estime l'un de ses conseillers, Patrick Devedjian.

"Si le président de l'UMP devait accepter la charge de Premier ministre, ce ne pourrait être que pour mener la politique qu'il croit indispensable à l'intérêt de la France. Il devra avoir une forte liberté d'action et de moyens", déclare le député UMP des Hauts-de-Seine dans Le Monde paru lundi.

L'ancien ministre reconnaît qu'aller à Matignon serait risqué pour le président de l'UMP, qui n'a jamais caché son désir d'être candidat à la présidentielle du printemps prochain.

"Quand on s'engage en politique c'est pour servir son pays sans attendre, surtout lorsqu'il connaît d'aussi grandes difficultés que le nôtre", estime Patrick Devedjian. "L'intérêt personnel passe après, car il est vrai qu'être Premier ministre empêcherait Nicolas Sarkozy de démissionner du gouvernement pour engager sa campagne présidentielle".

Pour Patrick Devedjian, le ministre de l'Intérieur "est le seul qui porte la perspective d'un profond changement que les Français attendent, en même temps qu'au-delà des clivages, il est celui qui est le plus en phase avec leurs aspirations".

Le député des Hauts-de-Seine se dit convaincu que Jacques Chirac "mesure que Nicolas Sarkozy est désormais la seule chance de la droite en 2007".

Depuis plusieurs jours, des rumeurs circulent sur un éventuel remplacement de Dominique de Villepin par Nicolas Sarkozy après les remous créés par l'affaire Clearstream.

L'entourage du chef de l'Etat a affirmé samedi que Jacques Chirac gardait une confiance "pleine et entière" dans le Premier ministre et qu'il n'était pas question de remanier le gouvernement dans l'immédiat.
Yahoo.fr, actualités, lundi 8 mai 2006, 15h33

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Patrick Devedjian nommé secrétaire général délégué de l'UMP (22/05/2007 - 14:17)

PARIS (Reuters) - Patrick Devedjian a été nommé secrétaire général délégué de l'UMP, annonce son président délégué, Jean-Claude Gaudin, dans un communiqué.

L'ancien ministre de l'Industrie remplace Brice Hortefeux, nommé ministre de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du Co-développement.

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POLEMIQUE Devedjian traite Comparini de "salope" et s'excuse
NOUVELOBS.COM | 29.06.2007 | 12:28

L'ex-députée y voit "une atteinte à la dignité des femmes" et demande que les excuses du patron de l'UMP soient publiques. Le chef de l'Etat estime que "ce n'est pas une façon de parler aux femmes", la ministre de la Justice qualifie l'insulte d'"intolérable".

Traitée de "salope" par Patrick Devedjian dans un reportage diffusé par la chaîne de télévision lyonnaise TLM et relayé sur Internet, Anne-Marie Comparini a demandé vendredi 29 juin que le secrétaire général délégué de l'UMP "s'excuse publiquement".

"Ces propos, je les trouve choquants, déplorables. Comment peut-on, dans notre pays, créer la culture du débat si on parle ainsi de ceux qui défendent des valeurs différentes?", a souligné l'ex-députée UDF du Rhône sur Europe-1.

"Une atteinte à la dignité des femmes"

"Pour les femmes, en politique, c'est très difficile si on peut les traiter ainsi", a-t-elle ajouté. "Ces propos témoignent là aussi d'un manque de respect à toutes les femmes, parce que ce mot qu'il a prononcé, c'est une atteinte à la dignité des femmes". Anne-Marie Comparini a précisé que, "pour le combat des femmes", Patrick Devedjian "ferait bien de s'excuser publiquement".

"Il faut qu'il explique les raisons qui ont motivé ce mot", a-t-elle déclaré en précisant qu'il lui avait téléphoné jeudi soir "très tard". Interrogée sur le contenu de cet appel, elle a répondu: "Demandez-lui. Ce n'est pas moi qui ai soulevé la tempête, c'est lui".

Sarkozy : "Ce n'est pas une façon de parler aux femmes"

Le président Nicolas Sarkozy a commenté vendredi matin, en marge d'un déplacement à Lyon, les propos de son lieutenant: "Ce n'est pas une façon de parler aux femmes, ni à qui que ce soit", a-t-il dit.

Le chef de l'Etat a été accueilli à l'aéroport de Lyon-Bron par le président du Conseil général, Michel Mercier. Lui aussi membre du MoDem, Michel Mercier avait demandé au président de la République un geste pour qu'il se démarque des propos tenus par le secrétaire général délégué de l'UMP.

De son côté, la ministre de la Justice Rachida Dati a estimé vendredi que l'insulte faite à Anne-Marie Comparini était "intolérable".

"Il est intolérable qu'on puisse qualifier (ainsi) une femme, politique ou pas", a dit Rachida Dati, interrogée par la presse lors d'une visite qu'elle effectuait au Palais de Justice de Paris. Interrogée pour savoir si Patrcik Devedjian pouvait être passible de poursuites, elle a refusé de s'exprimer davantage sur ce sujet, soulignant qu'elle n'avait pas entendu les propos de Patrick Devedjian.

"Interjection déplacée"

Dans un communiqué diffusé jeudi soir, Patrick Devedjian affirme qu'il "regrette son interjection déplacée à l'égard de Mme Anne-Marie Comparini à qui il renouvelle son estime et toute son amitié". Il dit "déplorer la diffusion sur Dailymotion d'images volées lors d'une conversation privée", images diffusées mercredi dans un reportage sur TLM.

Dans ce reportage consacré aux nouveaux députés du Rhône, Renaud Muselier, député UMP des Bouches-du-Rhône, présente Michel Havard à Patrick Devedjian, en soulignant qu'il a battu Anne-Marie Comparini (MoDem) lors des législatives. Après avoir félicité le nouvel élu, Patrick Devedjian ajoute en parlant de l'ex-députée UDF: "Cette salope..."

Cadre privé

"Le mieux, c'aurait été qu'il ne tienne pas ce type de propos", a réagi la vice-présidente du MoDem, Marielle de Sarnez, vendredi sur Europe-1. "Je sais que Patrick Devedjian a dit, comme si c'est une excuse, que ces propos, il les avait tenus dans un cadre privé", a-t-elle observé. "Je pense que tout cela est, évidemment, absolument pas une excuse. Ce qu'il appelle le cadre privé, je crois que c'était place du Palais Bourbon".

Marielle de Sarnez a ajouté qu'elle ne faisait "pas de la politique pour entendre des propos comme ceux-là. Que Patrick Devedjian retire ces propos et le plus vite sera le mieux", a-t-elle dit. (avec AP)
NOUVELOBS.COM | 29.06.2007 | 12:28

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M. Devedjian affirme vouloir faire le ménage dans les Hauts-de-Seine Par Andrea BAMBINO AFP - Mercredi 16 juillet, 23h27 NANTERRE (AFP)

En difficulté à la tête des Hauts-de-Seine où il a succédé à Nicolas Sarkozy, Patrick Devedjian a contre-attaqué en déclarant vouloir nettoyer "les écuries d'Augias" et laver la réputation sulfureuse de son département, au risque de déclencher une nouvelle polémique avec sa majorité.

Pour la première fois depuis qu'il a pris en juin 2007 la présidence du "département le plus riche de France", le secrétaire général de l'UMP a évoqué publiquement dans un entretien à L'Express publié jeudi des "anomalies anciennes" trouvées "en ouvrant les placards" et des "bizarreries" dans le "fonctionnement des services".

Alors qu'il s'était contenté jusqu'à présent de promettre plus de rigueur financière et juridique, il enfonce le clou en rappelant que "trois procédures judiciaires pénales lourdes" sont engagées dans le département, sans donner de détail.

"Dans la continuité de ce qu'avait engagé Nicolas Sarkozy, je suis amené à nettoyer les écuries d'Augias", poursuit M. Devedjian, qui avait déjà dit au Monde daté de mercredi: "toutes les attaques dont je suis l'objet résultent de ma lutte contre la corruption".

La vice-présidente UMP du conseil général, Isabelle Balkany, qui entretient de très mauvaises relations avec M. Devedjian, a déclaré à l'AFP être "scandalisée" et "extrêmement choquée" par ces propos.

"S'il cherche un clash qui était sous-jacent avec sa majorité, je pense qu'il va le trouver", a dit Mme Balkany.

Selon son entourage, Jean Sarkozy, président du groupe UMP au conseil général, a qualifié les déclarations de M. Devedjian de "malheureuses et blessantes".

"Mais Jean (Sarkozy) veut essayer de maintenir l'unité du groupe et de calmer le jeu pour préparer les dossiers de la rentrée", a-t-on ajouté.

Plusieurs enquêtes judiciaires en cours, issues des années où Charles Pasqua a présidé les Hauts-de-Seine (1988-2004), portent sur la gestion du département, notamment la création avortée d'un centre d'art à Issy-les-Moulineaux, qui aurait donné lieu à des détournements de fonds publics.
Charles Pasqua, toujours influent dans le département et qui n'apprécie guère M. Devedjian, et l'actuel secrétaire d'Etat à la Fonction publique, André Santini, sont mis en examen dans ce dossier.

Une autre procédure, instruite à Nanterre, concerne des fraudes présumées aux marchés publics de fournitures informatiques des collèges du département.

"Je faciliterai les investigations de la justice. Evidemment, cela ne plaît pas à tout le monde", a ajouté M. Devedjian.

Le président du conseil général contre-attaque ainsi aux critiques persistantes d'élus de sa majorité, en tête desquels Isabelle Balkany.
Ces derniers lui reprochent une gestion autoritaire et un recentrage trop rigoureux des dépenses du département, en rupture avec les "années Pasqua".

Dans ce contexte, l'offensive-éclair du fils cadet du président de la République, Jean Sarkozy, réputé proche d'Isabelle Balkany, pour prendre la tête du groupe UMP au conseil général il y a un mois a un peu plus affaibli le patron du département.

"La stratégie de Patrick Devedjian est difficile à comprendre, car il est en train de se couper de ses derniers soutiens", estime un élu de la majorité, qui souhaite conserver l'anonymat.

"C'est peut-être un baroud d'honneur, ou alors il espère provoquer une nouvelle polémique pour braquer les projecteurs sur les Hauts-de-Seine, en espérant que Nicolas Sarkozy interviendra pour le soutenir", a-t-il analysé.

Dans son interview, M. Devedjian s'est présenté comme "l'homme du président" auquel il voue "une fidélité absolue".

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letelegramm.com Gouvernement. Devedjian à la Relance

Le numéro un de l'UMP , Patrick Devedjian va faire son entrée au gouvernement. Il pilotera le plan de relance économique. Brice Hortefeux devrait lui succéder à la tête de l'UMP.

Patrick Devedjian, 64 ans, sera donc le ministre chargé de la relance économique . C’ est un poids lourd de la politique, plusieurs fois ministre, député, président du conseil général des Hauts-de-Seine, secrétaire général du parti présidentiel, qui va prendre les commandes de ce plan d ’ investissement « massif » détaillé jeudi par Nicolas Sarkozy.

Après l ’ élection de son mentor à la tête de l ’ Etat, cet homme, qui ne cachait pas son désir de devenir ministre de la Justice, avait ironisé sur l ’ entrée de personnalités de gauche au gouvernement. Il se déclarait favorable , au travers d’une petite phrase restée depuis un morceau choisi de la politique française, à une « ouverture y compris jusqu ’ aux sarkozystes ».

Avocat, Patrick Devedjian a rejoint le mouvement gaulliste à la fin des années 1960, après avoir milité au mouvement d ’ extrême droite Occident de 19 à 22 ans. Pour remplacer Patrick Devedjian à la tête du parti présidentiel, Nicolas Sarkozy aurait choisi un de ses plus fidèles lieutenants, Brice Hortefeux, ministre de l ’ Immigration.

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Hortefeux appelé à devenir le nouvel homme fort de l'UMP Judith Waintraub lefigaro.fr 05/12/2008 | Mise à jour : 21:18 | Ajouter à ma sélection .

La direction du parti ne sera remaniée que le 24 janvier, mais le ministre de l'Immigration devrait en être le n° 1.

La nomination de Patrick Devedjian a été annoncée vendredi à 15 heures par l'Élysée. Vingt minutes plus tard, il démissionnait de sa fonction de secrétaire général de l'UMP. C'est dire sa hâte de quitter un poste dont il a si souvent répété qu'il le trouvait «ingrat» !

Son successeur, lui, ne devrait être nommé que le 24 janvier. Frédéric Lefebvre, porte-parole du parti présidentiel, l'a affirmé pour couper court aux rumeurs sur la nouvelle direction. Il s'est contenté de dire qu'elle serait «collégiale». Et que Nicolas Sarkozy n'avait «jamais pris position ni pour ni contre le cumul entre une fonction ministérielle et le secrétariat national de l'UMP». La précision est importante. Elle confirme que, quoi qu'en dise Lefebvre, la réflexion de Sarkozy sur le futur organigramme de l'UMP est déjà bien avancée.

Selon toutes probabilités, Brice Hortefeux sera le nouvel homme fort du parti, celui qui exercera la réalité du pouvoir. L'ami de trente ans du président est considéré par l'Élysée comme «le plus désintéressé». «Hortefeux, c'est le fédérateur, celui qui ne donnera pas le sentiment de rouler pour lui-même», résume un membre de l'actuel état-major de l'UMP, qui ajoute : «Xavier Bertrand, lui, n'offre pas les mêmes garanties.» Nicolas Sarkozy peut ainsi garder parmi les «premiers ministrables» le ministre du Travail, qui avait publiquement manifesté son intérêt pour la fonction de secrétaire général.

Reste à habiller la décision. Avant l'été, Brice Hortefeux proclamait haut et fort que la fonction de secrétaire général de l'UMP était «un travail à temps complet», incompatible avec un portefeuille ministériel. À l'époque, Xavier Bertrand paraissait le mieux placé pour succéder à Patrick Devedjian, et son collègue de l'Immigration n'aurait pas été fâché de contribuer à le pousser hors du gouvernement. Ironie de l'histoire : en édictant l'incompatibilité en principe, Brice Hortefeux, qui rêve du ministère de l'Intérieur, a compliqué sa propre promotion à l'UMP.

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Devedjian accuse Sarkozy d'avoir orchestré sa défaite Par Jim Jarrassé lefigaro.fr 19/11/2010 | Mise à jour : 14:43

L'ex-ministre de la Relance dénonce vendredi une «campagne orchestrée» contre lui par Nicolas Sarkozy, destinée à lui faire perdre la présidence de la fédération UMP des Hauts-de-Seine.

C'est une semaine noire qui s'achève pour Patrick Devedjian. Après avoir perdu son poste de ministre de la Relance lors du remaniement, il n'a pas été réélu lundi soir à la tête de la fédération UMP des Hauts-de-Seine. Une défaite qu'il attribue à la «campagne orchestrée» contre lui à Nicolas Sarkozy.

L'ancien ministre, qui a vidé son sac dans un entretien au Monde, accuse le chef de l'Etat d'avoir manœuvré au motif qu'il aurait perturbé les ambitions politique de Jean Sarkozy dans le fief familial.

«Le 15 octobre, j'ai été convoqué en urgence par Nicolas Sarkozy à l'Elysée. Il s'est ému que cinq candidats se présentent contre son fils Jean aux élections internes de l'UMP à Neuilly», raconte-t-il au quotidien du soir. «Il m'en a rendu responsable. J'ai dit que c'était faux. Il ne m'a pas cru et, très mécontent, m'a dit que j'aurais bientôt ‘une surprise'».

Patrick Devedjian raconte ensuite par le menu les pressions exercées, selon lui, par l'Elysée pour favoriser l'élection de son adversaire Jean-Jacques Guillet à la présidence de la fédération UMP des Hauts-de-Seine. «Quelque temps après, j'ai appris qu'Olivier Biancarelli, attaché parlementaire de l'Elysée, et Eric Cesari, directeur général de l'UMP, téléphonaient aux principaux responsables politiques des Hauts-de-Seine pour leur dire de voter pour Jean-Jacques Guillet qui venait, oh surprise!, de se déclarer candidat contre moi», raconte Devedjian.

Prochain épisode aux cantonales

«Le point culminant a été le 10 novembre quand Pierre-Christophe Baguet, député et maire de Boulogne-Billancourt, m'a appelé à 23h30, interloqué, pour me dire que le président de la République lui-même venait de lui demander, par téléphone, de donner ‘un coup de pouce' à Guillet», rapporte-t-il.

Le jour du scrutin, «les électeurs étaient accueillis par Patrick et Isabelle Balkany», proches du président et protecteurs de Jean Sarkozy, «qui leur demandaient pour qui ils allaient voter».

Patrick Devedjian a été battu par 319 voix contre 180, et très largement dans les circonscriptions de Neuilly et Levallois, fiefs respectifs de Jean Sarkozy et du couple Balkany.
L'Elysée n'a souhaité faire aucun commentaire sur cette affaire.

L'histoire pourrait ne pas s'arrêter là. L'ancien ministre craint désormais de perdre de la même manière son poste de président du conseil général après les élections cantonales au printemps 2011.

«J'ai écouté avec intérêt Patrick Balkany expliquer le 16 novembre sur iTélé que Jean Sarkozy ne voulait pas prendre la présidence du Conseil général avant l'élection présidentielle. D'ici à là, n'importe quel conseiller général pourrait faire l'intérim à partir de mars 2011. Et je ne doute pas que pour me faire battre à la présidence du Conseil général, ils utiliseront la même méthode qu'aujourd'hui», assure-t-il. Ambiance…

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La Frondeuse: Devedjian porte plainte Lefigaro.fr Mis à jour le 11/12/2012 à 08:24 | publié le 11/12/2012 à 07:14

Le Parisien annonce aujourd'hui que Patrick Devedjian porte plainte pour diffamation contre les auteurs de La Frondeuse, après Valérie Trierweiler dont le procès contre eux s'est ouvert hier . L’élu UMP des Hauts-de-Seine "réclame 100 000€ de dommages et intérêts à Yves Derai, le directeur des Editions du Moment", écrit le quotidien. L'audience a été fixée au 30 mars.

Patrick Devedjian, qui est avocat de formation, a aussi attaqué l'hebdomadaire "Point de vue", qui avait relayé les déclarations d'un des deux auteurs. Il lui réclame 40.000 euros.

Mis en cause dans le livre « la Frondeuse » — les auteurs affirment qu’il aurait entretenu une relation avec Valérie Trierweiler —, l’ex-ministre UMP Patrick Devedjian a lui aussi saisi la justice.

Selon nos informations, il a porté plainte pour diffamation et réclame 100 000 € de dommages et intérêts (plus 5000 € pour frais de justice) à Yves Derai, le directeur des Editions du Moment où a été publié l’ouvrage, et aux deux journalistes auteurs, Christophe Jakubyszyn et Alix Bouilhaguet.

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Valérie Trierweiler attaque «Point de vue»
Vie privée : Valérie Trierweiler réclame 85.000 euros aux auteurs de sa bio

AUDIO. Patrick Devedjian : «Je fais mes courses à Antony, moi» Avocat de formation, Devedjian, qui connaît la procédure, a pris soin de bien respecter les délais. L’audience a été fixée au 30 mars, à 13h30, devant la 17e chambre du tribunal de grande instance de Paris. Le député UMP des Hauts-de-Seine, en lice pour sa réélection contre le chevènementiste Julien Landfried (le second tour aura lieu dimanche), a également attaqué l’hebdomadaire « Point de vue » qui avait relayé les déclarations d’un des deux auteurs. Il réclame cette fois 40 000 €. Face à l’avalanche de procédures, les journalistes se veulent sereins. « Nous sommes impatients d’en venir au fond de l’affaire et de nous expliquer, se défend Alix Bouilhaguet. Nous avons fait une enquête dont nous n’avons pas à rougir. Chaque entretien a été retranscrit au mot près

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