Avril 2014 : Malade, il abandonne tous ses mandats et la présidence de l'UDI

Octobre 2012 : Jean-Louis, au top, enterre Bayrou
Septembre 2012 : Frère Jean-Louis se lance ferme vers 2017
Juin 2012 : Pas mort, le radical repart au Centre
02 octobre 2011 : Catastrophe ! Jean-Louis renonce à l'Elysée
09 août 2011 : L'ami du financier Tapie veut taxer "moralement" les spéculateurs ...

16 juin 2011 : Le mensonge de l'avocat politique
31 mai 2011. Candidat borlooesque à la Présidentielle ?

09 décembre 2010 : Grand Dîner "Maçonnique" avec Bernard Tapie
La jeune "zozotte" rejoint le vieux "zozo" et Fadela Amara, ni pute ni soumise, soutient son "pote"

Maître Jean-Louis Borloo (dit le Rigoloo)

Radical "de droite" visible

Maître Jean-Louis Borloo, très riche avocat d'affaires, ami du comédien et riche homme d'affaires Bernard Tapie , qui fut ministre de la ville sous la présidence de M. François Mitterrand.
En dix ans d'avocat d'affaires Maître Borloo fait fortune.

Maire de Valenciennes, et "ami" de François Bayrou, Maître Borloo abandonne celui-ci pour soutenir Jacques Chirac après le premier tour de la présidentielle de 2002.
M. Jacques Chirac, élu avec 82% des suffrages exprimés (après un score de 19,88% au premier tour), record de la Vème République, le nomme ministre de la ville dans le gouvernement Raffarin. Les "conseils" des amis de "gauche" Bartolone et Tapie.

Désirant être nommé Premier Ministre il abandonne Jacques Chirac pour Nicolas Sarkozy, qui le nomme en mai 2007 à la tête d'un grand ministère des Finances.
Las, il est mal reçu par les fonctionnaires, et entre les deux tours des législatives parle d'une "TVA sociale" à 24,60%, qui aurait coûtée 80 députés à l'UMP, et le voilà ministre d'Etat, et de l'écologie, à la place d'Alain Juppé battu à la législative de Bordeaux.

Désirant toujours devenir Premier Ministre lors du remaniement de 2010 il soigne sa présentation physique et prône un changement "social" qui n'enthousiasme pas les députés sarkozistes, qui lui préfèrent toujours Fillon ... ; n'obtenant pas le Grand Ministère qu'il désire alors à défaut il renonce au gouvernement et se lance par dépit dans la critique politicienne.

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Avril 2011. La vengeance du Grand Ecolo : Il quitte l'UMP et va fonder une "Alliance Républicaine" (et Fraternelle) en vue de la Présidentielle de 2012
Novembre 2010. Amère déception, maître Borloo ne sera pas encore Premier Ministre, ni Grand Ministre d'ailleurs. Il se réserve pour la critique critique ...
Avril 2010. Frère Borloo au secours des victimes de Xynthia, et candidat à la présidentielle de 2012
Décembre 2009. L'avocat international du climat
Avril 2009. Maître Borloo ..., avocat et ami du grand comédien Bernard Tapie, "voudrait" le ministère de la Justice
Octobre 2008. Crise financière mondiale : Maître Greloo veut étendre son Bornelle "au Monde Entier" ; les socialistes soutiennent le Bornelle du frère Greloo
Septembre 2008. L'UMP n'aime pas les taxes écolos de l'avocat d'affaires Borloo
Juillet 2008. Des dixaines de millions pour son ami Tapie
Décembre 2007. Bali. Ecologie. Maître Borloo montre son caleçon bleu à tout le monde. Echec.
Novembre 2007. Nicolas Sarkozy veut gagner encore plus : Borloo Président en 2012 ?
Septembre 2007. OGM : Borloo rigoloo ? ; Borloo en vert à Nantes :"Je veux sauver la Planète"
Juillet 2007. Maître Borloo un GRAND ECOLO ??
18/19 juin 2007. "Vice-Premier Ministre", gràce à l'échec d'Alain Juppé, et à la bourde de la TVA "sociale", avec le "traître" Besson.
18 mai 2007. Déception pour Matignon, mais Bercy quand même ...
07 mai 2007. Après l'élection présidentielle de Nicolas Sarkozy (53% des exprimés) le fraternel avocat d'affaires est le favori du peuple
27 février 2007. A défaut de grive ... Premier ministre de Sarkozy ?
16 décembre 2006. Le programme présidentiel de Me Borloo en deux fois trois points
22 octobre 2006. Maître Borloo défend les 35 heures
30 mai 2006. L'avocat de Tapie plébiscité par les parlementaires de l'UMP, contre Villepin ?
14 mai 2006. Affaire Clearstream : Maître Borloo prêt pour Matignon ... ??
Novembre 2005. Borloo constate l'échec du modèle d'intégration français
Juin 2005. Toujours la fracture dans le gouvernement Galouzeau de Villepin. Mais "couille molle" ?
Juin 2004. 1 milliard d'euros pour replâtrer la fracture sociale.
Mars 2004. Confirmation, Maître Borloo obtient un grand ministère, avec deux ministres délégués et trois secrétaires d'Etat, celui de la "cohésion sociale" ..., un grand ministère pour quelqu'un qui doit contrer l'ascension de Nicolas Sarkozy...
Octobre 2003. Remarqué par Claude Chirac Maître Borloo serait "le chouchou de l'Elysée". L'homme de la "fracture sociale".

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Les conseils de Tapie et Bartolone à Borloo, ministre de la ville

C'ÉTAIT un lundi, le 27 mai (2002), trois semaines après la réélection de Jacques Chirac, un déjeuner en ville, rue Saint-Dominique à Paris. Jean-Louis Borloo, tout nouveau ministre délégué à la ville, maire de Valenciennes, recevait plusieurs de ses prédécesseurs.
Un moment de cohabitation en pleine campagne électorale. La convivialité était de mise, le tutoiement quasi général.

Autour de la table avaient pris place Simone Veil, ministre des affaires sociales, de la santé et de la ville de 1993 à 1995, ancienne présidente du Haut-Conseil à l'intégration et aujourd'hui membre du Conseil constitutionnel ; Eric Raoult, ministre délégué à la ville et à l'intégration de 1995 à 1997, qui, comme candidat RPR, espère bien reconquérir son siège de député de Seine-Saint-Denis ; Bernard Tapie, ministre de la ville, deux fois (d'avril à mai 1992 puis d'octobre 1992 à avril 1993), pour cause de mise en examen, dans le gouvernement de Pierre Bérégovoy, aujourd'hui retiré de la politique ; enfin Claude Bartolone, prédécesseur de M. Borloo, détenteur, avec quatre années dans le gouvernement de Lionel Jospin, du record de durée d'exercice dans la fonction.
Pas tout à fait une bande d'amis, juste de vieilles connaissances.

Pour M. Borloo, qui était entendu le même jour par une commission du Sénat, il s'agissait de solliciter les conseils des anciens.
Tous ont exposé les difficultés du poste, se sont retrouvés pour convenir que "le sort de la République se joue dans les quartiers". Les uns après les autres, devant un nouveau ministre qui a surtout écouté, ils ont évoqué les discriminations qui posent "des problèmes infernaux" ou encore insisté sur le fait que "tout se joue sur l'accès à l'école et à l'emploi".
Ils ont parlé du poids de Bercy ou encore de la concurrence avec le ministre de l'intérieur. "Attention !, a observé l'un des convives. Il faut que tu existes vite, surtout avec Sarkozy qui passe son temps à faire de la communication sur les quartiers..."

"Il n'y avait pas de vrais réacs", raconte M. Bartolone, qui avoue que son "ego a été satisfait". "Mis à part une charge, ou plutôt une argumentation d'Eric [Raoult] sur les zones franches, assure-t-il, tous ont reconnu le travail accompli par le gouvernement Jospin". Le "seul clivage", d'après l'ancien ministre délégué à la ville, a porté finalement sur l'obligation pour les communes de construire des logements sociaux, qui a été critiquée par M. Raoult. Devant les sénateurs, M. Borloo a ensuite confié que cette obligation était "une bêtise".

M. Tapie est surtout intervenu sur les discriminations, mais "il n'a pas fait de grand numéro". "Vous ne réglerez pas les problèmes des quartiers si vous ne légalisez pas la drogue", a cependant estimé l'ancien ministre. "Bernard, tu dérapes !", a répliqué M. Bartolone.

Jean-Louis Borloo semble satisfait de l'exercice, au point d'envisager de recevoir prochainement deux autres de ses prédécesseurs, socialistes, Martine Aubry et Michel Delebarre...
Michel Noblecourt, LE MONDE | 06.06.02 | 14h01, ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 07.06.02, p. 1.

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(21 octobre 2003) Borloo, chouchou de l'Elysée
C'est depuis Valenciennes (Nord), le fief du ministre de la Ville, que Jacques Chirac, pressé par sa majorité de parler, a décidé de s'adresser aujourd'hui (21 octobre 2003) aux Français. Un déplacement qui n'est pas sans risques.

EX-AVOCAT de Bernard Tapie, porte-parole de François Bayrou pendant la dernière présidentielle, l'inclassable Jean-Louis Borloo est en passe de devenir le ministre modèle de Jacques Chirac. Qui l'eût cru ? Rien ne prédestinait en effet l'homme fort de Valenciennes (ville dont il a été le maire de 1989 à 2002) et Jacques Chirac à faire un bout de chemin ensemble.

Borloo, l'avocat d'affaires, féru de social, passionné d'urbanisme, venu à la politique via les centristes, n'a en effet pas grand-chose de commun avec l'énarque Chirac. Avant son entrée au gouvernement, Borloo avoue n'avoir déjeuné qu'une fois à la mairie de Paris, en 1995, avec celui qui deviendra président de la République.

Il faudra attendre le dimanche 21 avril 2002 pour que l'Elysée « flashe » sur Borloo. Ce soir-là, Claude Chirac apprécie ses interventions à la télévision. Son profil atypique, ses cheveux en bataille, son goût pour la fête, son look « de gauche » plaisent à la fille du président. Dans la foulée, l'ami de Bayrou, claquant la porte de l'UDF, entre au gouvernement avec le titre de ministre délégué à la Ville et à la Rénovation urbaine.
Ses débuts sont un peu chaotiques. Distrait, Borloo étonne ainsi ses collègues en laissant sonner son téléphone portable en plein séminaire à Matignon, et même au Conseil des ministres. Il n'hésite pas, d'ailleurs, à passer son portable à son voisin de table Dominique Bussereau, qui raccroche aussitôt, rouge d'émotion. Chirac, lui, semble tout pardonner à ce ministre anticonformiste.

« Je ne suis pas un proche du président. Moi, je suis là pour faire un boulot. »

A 52 ans, Borloo l'admet bien volontiers : « Je suis arrivé au gouvernement sur un strapontin. Je ne suis pas un proche du président. Moi, je suis là pour faire un boulot. » Un boulot qui donne satisfaction au chef de l'Etat. A l'Elysée, on ne tarit pas d'éloges sur son compte : « Borloo apporte une expérience et du souffle. Ce n'est pas par hasard si le président l'a choisi en 2002. Il ne serait pas acceptable que le silence tombe sur les quartiers en difficulté. » Son plan de rénovation urbaine, adopté cet été, est cité en exemple par les conseillers du chef de l'Etat.

Et Borloo, de son côté, reconnaît que Chirac l'a beaucoup aidé pour vaincre les « pesanteurs de la technostructure », comme pour faire accepter sa loi sur le surendettement (qui va permettre en 2004 d'effacer les dettes de 700 000 personnes). Borloo : « La pieuvre, c'est-à-dire la technostructure, est toujours aux aguets. Mais j'ai fait le pari que Chirac avait envie d'une revanche sur la fracture sociale. C'est le seul sujet qui l'intéresse vraiment, avec les questions internationales. »

« Chirac vient à découvert... »

En choisissant Valenciennes, l'Elysée fait aussi d'une pierre deux coups. Mettre en avant Borloo, c'est agacer Bayrou au moment où le patron de l'UDF ferraille contre Raffarin. Borloo, lui, ne croit pas à cette grosse ficelle. Fumant cigarette sur cigarette, il dit avoir le trac : « Valenciennes, ce n'est pas la Côte d'Azur. C'est un coin de grande tension. Cette visite de déambulation du président dans les quartiers est risquée. » Et de jurer : « Rien n'est préparé. Chirac vient à découvert. »
Bruno Jeudy, Le Parisien, mardi 21 octobre 2003, p. 4

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(21 octobre 2003) Jacques Chirac s'inquiète de la "fracture sociale"

Le président Jacques Chirac a fait un retour attendu sur le terrain social en se rendant aujourd'hui à Valenciennes, dans le Nord.

Dans son discours, le chef de l'Etat a jugé "inacceptable" que "le progrès économique ne profite pas à tous" et affirmé son refus d'une "France en marge", où "la fracture sociale menace de s'élargir en une fracture urbaine, ethnique et parfois religieuse". Faisant allusion au port du foulard islamique à l'école Jacques Chirac a également affirmé que «la laïcité n'est pas négociable».
"Il n'est pas acceptable que le progrès économique ne profite pas à tous. Il n'est pas acceptable que, dans un pays doté d'une tradition de service public, certains quartiers tombent en friche", a déclaré le chef de l'Etat. "Les zones urbaines sensibles ne forment pas une France en marge, une France exclue, une France que l'on pourrait ignorer",a-t-il souligné.
"Il n'est pas acceptable que des enfants aient peur d'aller à l'école parce qu'ils risquent d'être victimes de violences ou d'actes antisémites. Il n'est pas acceptable, dans un Etat de droit, que des demandes d'emploi passent à la corbeille en raison des origines maghrébines ou du lieu de vie du demandeur", a-t-il lancé.
"Il n'est pas acceptable, a-t-il poursuivi, que l'insécurité s'impose dans certaines zones, que les valeurs de laïcité et de respect de la femme y soient bafouées. Il n'est pas acceptable, en République, que l'égalité des chances ne soit pas une réalité partagée, ressentie et vécue par tous".

"Ces difficultés, ces drames, cette fracture sociale qui menace de s'élargir en une fracture urbaine, ethnique et parfois même religieuse, ne sont pas des fatalités. Ce ne sont pas des processus irréversibles", a souligné Jacques Chirac.

"Mais ce sont certainement les nouvelles frontières de l'action publique, celles sur lesquelles il faut agir pour défendre les valeurs républicaines, pour écarter la tentation de l'extrémisme, pour combattre les intégrismes qui se nourrissent du désordre, de l'abandon et du désespoir", a-t-il dit.

Le président Jacques Chirac a également affirmé que «la laïcité n'est pas négociable» en indiquant qu'il tirerait «toutes les conséquences» des travaux de la commission Stasi, «en ayant recours, s'il le faut, à la loi». Le président a en outre indiqué que «l'Etat n'acceptera jamais que des contraintes étrangères aux lois de notre démocratie s'exercent sur les coeurs, les esprits et les comportements».

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Borloo poussé pour contrer Sarko
Chirac et Raffarin misent sur cet homme atypique à forte personnalité.

C'était la botte secrète de Raffarin 3. Pour retrouver les électeurs boudeurs, il fallait mettre l'accent sur le social, et pour porter cette nouvelle priorité il fallait une forte personnalité. Jean-Louis Borloo se retrouva ainsi numéro 4 du gouvernement, dans la cour des grands. Avocat un peu foutraque, au visage chiffonné et aux cheveux en bataille, il détonne au milieu des complets gris et des mises sévères. Malgré ­ ou grâce à ­ son look atypique, sa gouaille et son côté fêtard, l'ancien maire de Valenciennes bénéficie d'une ascension exceptionnelle au sein de la Chiraquie. Porte-parole de l'UDF jusqu'en 2002, il lâche, dans la dernière ligne droite, François Bayrou, son «copain», dont il dénonce la stratégie autonomiste. Il est remercié avec un poste de ministre délégué à la Ville. S'il ne connaît pas bien le chef de l'Etat, il a le soutien de sa fille Claude, qui le trouve télégénique et apprécie son franc-parler qui tranche avec les discours formatés des hommes politiques plus traditionnels.

Jean-Louis Borloo voit sa cote exploser en octobre dernier. Le président de la République se rend à Valenciennes en sa compagnie. En tant que maire, Borloo avait pu mettre en pratique quelques-unes de ses idées pour lutter contre la précarité. Les deux hommes passent près de dix heures ensemble. Une journée à valeur de test. Borloo devient l'un des rares noms sur lesquels le locataire de l'Elysée compte pour regonfler son Premier ministre en pleine déconfiture. Et pour montrer qu'il n'y a pas que Nicolas Sarkozy au gouvernement. Nommé à la Cohésion sociale au lendemain des élections régionales catastrophiques pour la droite, il est à la tête d'un véritable pôle de cinq ministres délégués et secrétaires d'Etat. Alors que Matignon misait sur lui pour concurrencer le numéro 2 du gouvernement sur le terrain médiatique, Borloo disparaît alors dans ses dossiers et prépare son plan en silence. Il n'en sort que pour lancer des coups de gueule quand il craint, comme il le dit, de se «faire baiser» dans les arbitrages. «Il est marginal dans le système, constate-t-on à Matignon, il bouscule tout le monde. Son côté échevelé effraie beaucoup les hauts fonctionnaires, et son énergie a besoin d'être canalisée.» Néanmoins, le ministre marque des points. «Il n'a pas fait de grosses fautes ni commis de gaffes», note un proche de Jean-Pierre Raffarin. Bichonné à l'Elysée, il devient un des chouchous du chef du gouvernement.

C'est que le duo exécutif a pour lui de grands projets. Il est l'un des seuls, avec Dominique de Villepin, à pouvoir contrer l'ascension de Nicolas Sarkozy. «Il est en construction mais il fait partie de ceux dont les parcours sont à encourager», reconnaît un chiraquien. «S'ils comptent sur moi pour me lancer contre Sarko, ils se trompent», répond Borloo. Le ministre veut laisser penser qu'il s'«éclate» dans ce qu'il fait et qu'il n'a aucune ambition pour l'avenir. A vérifier.
Par Vanessa SCHNEIDER, mercredi 30 juin 2004 (Liberation - 06:00)

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Borloo replâtre la fracture sociale

Dernier avatar de la fameuse lutte contre la «fracture sociale», dont Jacques Chirac avait fait son cheval de bataille lors de l'élection présidentielle de 1995, le «plan de cohésion sociale» est dévoilé aujourd'hui par Jean-Louis Borloo. Il comporte trois volets : emploi, logement, égalité des chances. Le ministre de l'Emploi, du Travail et de la Cohésion sociale doit le détailler au cours d'une longue communication au Conseil des ministres.

Les mesures d'aide sociale qu'il comporte seront inscrites dans une loi de programmation prévoyant 10 milliards d'euros de dépenses nouvelles en cinq ans, dont 1 milliard en 2005 (lire page 3). Les autres mesures nécessitant une loi seront prises en deux temps. Un premier texte sera débattu à l'automne, pour instaurer le nouveau «contrat d'activité» fusionnant les actuels dispositifs d'aide au retour à l'emploi et les futures «maisons des ressources humaines». Puis un second projet de loi, sur la simplification du droit du travail, les restructurations et le financement des syndicats, sera présenté au Parlement début 2005, afin de laisser aux partenaires sociaux un délai pour en négocier le contenu.

Revirement.
Ce plan Borloo marque un revirement complet de la philosophie du gouvernement Raffarin sur l'action sociale. Le précédent ministre du Travail, François Fillon, rejetait tout «traitement social» et ne jurait que par la dynamique de l'emploi et le dialogue entre partenaires sociaux. Son successeur ne parle plus que de pauvreté et d'exclusion, et laisse le ministre délégué aux Relations du travail, Gérard Larcher, se dépêtrer avec le code du travail et le jeu des rapports de forces entre patronat et syndicats.

Mascotte du président de la République, qu'il a notamment séduit lors d'une virée élyséenne à Valenciennes en octobre 2003 (lire page 4), Jean-Louis Borloo reste, pour les responsables syndicaux et patronaux, un véritable ovni. «La dernière fois qu'il nous a reçus, au bout de dix minutes je l'ai interrompu en lui disant : "Excusez-moi monsieur le ministre, mais je ne comprends pas de quoi vous parlez"», raconte l'un d'entre eux, mimant l'hôte de la rue de Grenelle la veste remontée sur ses cheveux en bataille, vautré dans le fauteuil ministériel. Les partenaires sociaux lui parlent droit du travail. Lui répond logement et exclusion.

Peu avant de quitter son ministère, François Fillon s'inquiétait encore de ne pas atteindre la «masse critique» de mesures qui rendrait crédible la «loi de mobilisation pour l'emploi» promise le 5 janvier 2004 par Chirac. Fillon souhaitait approfondir les mesures étudiées par les rapports Virville et Marimbert, pour simplifier le droit du travail et améliorer le service public de l'emploi. Le texte qu'il préparait n'avait qu'un but : lever les freins pesant sur la création d'emplois, afin d'accompagner le retour de la croissance.

Spirale.
Avec le plan de cohésion sociale de Borloo, tout cela est remis à plus tard. Ce n'est pas un simple changement d'étiquette. Tous les crédits difficilement arrachés à Nicolas Sarkozy sont affectés à l'aide aux plus démunis. «Quatre millions de gens, en France, sont "out", répète à qui veut l'entendre le ministre de la Cohésion sociale. Il faut casser cette spirale pour cesser de considérer comme inéluctable la dégradation du pacte républicain.» Il ne s'agit plus d'inciter à la création d'emplois, mais de mener la guerre à la pauvreté.

Méthodes.
Reste à Jean-Pierre Raffarin à assumer ce changement de cap de la politique sociale de son gouvernement. Hier, sur Europe 1, il s'est défendu de revenir aux bonnes vieilles méthodes de traitement social du chômage. «Le traitement social du chômage, c'est une logique de parking. Nous, nous faisons des passerelles.»

Il a aussi répondu par avance aux critiques sur la disparition des mesures incitant à la création d'emplois : «Nous allons encore avoir des mauvais chiffres du chômage pendant quelques mois, mais, au second semestre, la croissance récréera des emplois.» Le chiffre du chômage du mois de mai sera connu ce matin. Affecté par le rétablissement des droits des «recalculés», il risque d'être négatif, mais peu significatif. En prenant les devants, le chef du gouvernement peut espérer faire oublier que la loi pour l'emploi promise par Raffarin 2 s'est subrepticement muée, sous Raffarin 3, en un plan pour les pauvres.
Par François WENZ-DUMAS, mercredi 30 juin 2004 (Liberation - 06:00)

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(Juin 2005) Borloo renonce à autoriser la location de chambres de moins de 9m2

PARIS (AFP) - Le ministre de l'Emploi et du Logement, Jean-Louis Borloo, a indiqué mercredi, dans un communiqué, qu'il renonçait à autoriser la location de chambres de bonne de moins de 9m2 aux étudiants et aux personnes défavorisées pour éviter "tout malentendu".

Le gouvernement avait annoncé le 25 mai (2005) qu'il allait autoriser la location de chambres de moins de neuf mètres carrés et plusieurs associations s'étaient alors montrées très réservées sur cette mesure.

"Compte tenu des demandes d'un certain nombre de parlementaires et en l'absence de toutes prises de position réitérées de la part des différents organismes à la demande desquels était prévu le dispositif, le gouvernement ne modifiera pas le minimum de surface de 9 m2 définissant un logement décent tel qu'il avait été fixé par le décret du 30 janvier 2002", selon le communiqué.

A l'annonce de cette mesure, il y a trois semaines, la Fondation Abbé Pierre s'était dite choquée que soit adoptée une "mesure d'exception" en matière de logement décent, spécifique aux pauvres.

Cette disposition était insérée dans le texte de loi sur les services à la personne, dont l'examen a débuté mardi à l'Assemblée nationale.

"A la veille de la présentation prévue devant le Parlement des dispositions liées au logement", le ministre "tient à éviter tout malentendu", précise le communiqué du ministère.

"Le projet n'est pas abandonné, mais on se laisse le temps de la concertation", a précisé mercredi une porte-parole du ministère.

"La concertation doit maintenant être rouverte pour que les étudiants et les apprentis puissent, dans les grandes villes, trouver des logements aidés", indique le communiqué.

La disposition devait permettre de louer les chambres entre 7 m2 et 9 m2, avec un bail écrit donnant droit à des allocations logement, en passant par l'intermédiaire d'un CROUS (Conseil régional des oeuvres universitaires, ndlr) ou par l'intermédiaire des associations.

Le ministère tablait alors sur la mise sur le marché d'"au moins 2.000 logements à Paris", où le nombre de ces chambres s'élevait à 105.000 en 1999 (les 3/4 mesurant entre 5 et 9 m2), dont seulement 20.000 louées. En 2004, il y avait environ 10.000 chambres louées, à des prix élevés, selon l'Observatoire des loyers en agglomération parisienne.

La location de ces chambres de service, situées au dernier étage des immeubles bourgeois des grandes villes et souvent très petites, répond à des exigences précises de "décence", dictées dans le décret du 30 janvier 2002, en application de la loi SRU (Solidarité renouvellement urbain) du 13 décembre 2000.
yahoo.fr, actualités, mercredi 15 juin 2005, 14h36

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(Novembre 2005) Borloo constate l'échec du modèle d'intégration français PARIS (Reuters) - Jean-Louis Borloo estime que le modèle français d'intégration a échoué, à la lumière des violences dans les banlieues, et plaide pour une immigration concertée avec les pays d'origine.
"On voit que la France est en train de muter. Elle a cru pendant longtemps que son modèle égalitaire était suffisant. Et bien ce n'est pas vrai!", a dit le ministre de l'Emploi, de la Cohésion sociale et de l'Intégration.

Il s"exprimait en marge de la quatrième conférence ministérielle sur la migration en Méditerranée occidentale qui a réuni, mercredi et jeudi à Paris, autour de lui huit ministres du Travail et des Affaires sociales (Algérie, Libye, Maroc, Mauritanie, Tunisie, Espagne, Italie et Malte).

Pour Jean-Louis Borloo, "il faut accentuer, accélérer" les mesures d'intégration et lutter contre "l'immigration illégale".
"La migration non organisée est fatale pour tout le monde", a affirmé le ministre selon lequel il n'est pas surprenant qu'à un moment donné la France, premier pays d'immigration d'Europe, connaisse des difficultés.

Plaidant pour un traitement du flux migratoire par la concertation, il a estimé que "l'immigration c'est autre chose que : combien tu me donnes de visas et en échange de quoi".
Evoquant les difficultés des jeunes dans les quartiers sensibles, il a plaidé pour du "sur-mesure individuel".
"Est-ce qu'il y a de la discrimination en France? oui", a déclaré Jean-Louis Borloo, stigmatisant une administration qui "par ses concours très formatés ne permet pas d'avoir une administration qui ressemble au pays".
Les jeunes des banlieues "se sentent dévalorisés par rapport à la société traditionnelle qu'ils côtoient", a-t-il dit.

Il faut donc trouver pour chacun d'eux, de leur famille "un parcours personnalisé qui ne soit pas forcément le parcours traditionnel du Gaulois, avec une sur-valorisation du diplôme écrit, de ce type de culture".
"Ce n'est pas forcément faire des études de cinq années à la Fac dans un truc qui ne sert pas toujours", a-t-il estimé, plaidant pour la formule de l'apprentissage.

Jean-Louis Borloo a souligné que le nombre d'apprentis en France était passé de 550.000 il y a vingt ans à 320.000 actuellement. "On a relancé un plan de 200.000 millions pour repasser à 500.000 apprentis. On est à 12% de plus cette année", a-t-il dit.
yahoo.fr, actualités,

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mardi 6 décembre 2005, 9h25 Borloo veut "faire un tandem" avec Rossinot à la tête du Parti radical

PARIS (AFP) - Jean-Louis Borloo, ministre de la Cohésion sociale, veut "faire un tandem" avec André Rossinot à la tête du Parti radical, qui tient son congrès samedi et dimanche à Paris, a-t-il affirmé lundi à l'AFP.
Le Parti radical est associé à l'UMP. M. Rossinot briguera un nouveau mandat de deux ans à sa présidence, lors du congrès de ce week-end.

M. Borloo, qui doit rencontrer M. Rossinot mercredi soir, ne sait "pas encore quelle forme" prendra ce tandem, mais "veut voir" avec l'actuel président du parti radical "comment améliorer la visibilité du parti".
"Certains voudraient que je sois plus visible au sein du parti mais je ne serai pas candidat à sa présidence", a également assuré M. Borloo.
M. Rossinot a confirmé à l'AFP qu'il y aurait bien "tandem" avec M. Borloo, mais a ajouté qu'il n'était "pas en mesure de donner le mode d'emploi de ce qui est en train de se fabriquer".

De nombreux échanges téléphoniques ont eu lieu au cours du dernier week-end entre le ministre et plusieurs parlementaires radicaux valoisiens, qui auraient aimé voir M. Borloo briguer la présidence de leur parti à la place de M. Rossinot.
"Dans le contexte actuel, le pôle social et républicain est en partie déshabité: l'UDF n'a pas joué sa carte humaniste et sociale, le Parti socialiste court après l'extrême-gauche et Nicolas Sarkozy pousse vers la droite. C'est l'occasion pour le Parti radical de jouer son rôle, d'autant que l'UMP a besoin d'une aile gauche", a affirmé Jean Leonetti, maire radical d'Antibes (Alpes-Maritimes).
Le vice-président du groupe UMP à l'Assemblée estime qu'il faut donc "rénover les structures et renouveler les hommes du parti radical".
Selon M. Leonetti, "de nombreux élus radicaux" estiment que le ministre de la Cohésion sociale "pourrait donner une crédibilité" à leur parti.
C'est le cas notamment d'Arlette Fructus, présidente de la fédération du Parti radical des Bouches-du-Rhône, également vice-présidente du parti. "Jean-Louis Borloo m'a appelée ce week-end", a-t-elle assuré, précisant qu'elle soutiendrait son éventuelle "candidature" à la présidence du parti.

Avec ses quelque 6.000 membres, le Parti radical compte trois ministres (outre M. Borloo, Renaud Dutreil aux PME et François Loos à l'Industrie), quatorze députés, six sénateurs et un député européen.
yahoo.fr, actualités, mardi 6 décembre 2005, 9h25

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dimanche 14 mai 2006, 18h47 Borloo dans les starting-blocks pour Matignon, selon son entourage

PARIS (AFP) - "Populaire", "social", "sans ambition présidentielle": pour ses amis du Parti radical qui le dépeignent ainsi, Jean-Louis Borloo, qui a livré dimanche à Paris sa vision de la France pour l'année à venir, s'est "positionné pour Matignon".

Le ministre de la cohésion sociale, également co-président du Parti radical, a toutefois tenu à déclarer à l'AFP qu'il avait parlé, lors d'un colloque de son parti, "exclusivement du fond" afin d'"essayer de comprendre pourquoi il y a des tensions" en France.

"Que mes amis du Parti radical cherchent quelqu'un pour Matignon, c'est possible. Mais moi, je ne suis pas dans ces petits jeux là, je ne spécule pas", a certifié le ministre.
"On est en train de passer à côté de la communauté de destin" qui devrait être celle de tous les Français. or "cette communauté s'effrite. J'essaie d'en déceler les raisons", a-t-il insisté.

Tout au long du week-end, le Parti radical - formation politique la plus ancienne de France, aujourd'hui associée à l'UMP - s'est réuni pour "réfléchir" et proposer une "méthode radicale", particulièrement bienvenue dans une France qui a besoin, à l'heure de l'affaire Clearstream, d'être "apaisée", un mot décliné à plusieurs reprises par M. Borloo.

Dans son discours de clôture, le ministre de la Cohésion sociale a tiré un bilan positif des quatre années écoulées, affirmant qu'il restait "beaucoup à faire".
Depuis la réélection de Jacques Chirac, "il y a eu de grandes mutations", a affirmé M. Borloo, qui a cité trois fois le nom de l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin et pas une seule fois celui de Dominique de Villepin, son successeur à Matignon.
Il a mis en avant les réformes des retraites, de l'assurance-maladie, l'assouplissement des 35 heures, la modernisation de la loi dite de modernisation sociale pour les seniors, la baisse du chômage, les moyens accrus pour la police...

Mais "devant nous, il reste beaucoup à faire", a-t-il souligné, en évoquant la professionnalisation des études, la famille du XXIè siècle, la relance européenne, la réconciliation industrie et écologie.
Au moment où "il ne faut pas laisser la rumeur l'emporter" ni "laisser dénaturer ce quinquennat pour de mauvais romans", a-t-il dit dans une allusion à l'affaire Clearstream, Jean-Louis Borloo a insisté sur le "besoin d'apaisement" de la France.
Le ministre a par ailleurs expliqué que le Parti radical, qui compte aujourd'hui trois ministres, quinze députés et huit sénateurs, avait "eu raison de co-fonder l'UMP", un parti créé pour et par Jacques Chirac en 2002.

Décryptage des amis radicaux du ministre, qui voient en lui le futur locataire de Matignon: "Borloo lance un message rassurant aux Français. Il leur dit: +je connais bien la France. Je sais comment l'apaiser+. De plus, il montre qu'il puise ses racines chez Chirac. En même temps, il rassure Nicolas Sarkozy parce qu'il n'a pas d'ambition présidentielle", affirme un responsable radical.
"Après le CPE et maintenant avec l'affaire Clearstream, on ne peut plus durer très longtemps comme cela. Deux, trois semaines...", pronostique un autre responsable radical.
"De la fracture sociale à la cohésion sociale, seul Borloo permet au président de la République de boucler la boucle", estime le même.
Yahoo.fr, actualités, Par Nadège PULJAK, dimanche 14 mai 2006, 18h47

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30 mai 2006. UMP Jean-Louis Borloo favori de la majorité

L'UMP acclame Jean-Louis Borloo et désavoue le Premier ministre, mais pour le ministre de l'Emploi, "la question" de Matignon "ne se pose pas". Interrogé mercredi 31 mai sur LCI sur son éventuelle accession à Matignon, le ministre de l'Emploi Jean-Louis Borloo a déclaré que "sincèrement la question ne se pose pas".

"Je suis extrêmement heureux dans ce que je fais", a indiqué le ministre de l'Emploi. "Quand on commence à avoir des petits résultats (...) on n'est pas agité pour d'autres fonctions ou d'autres activités."

Pourtant, le ministre a le vent en poupe. Jean-Louis Borloo, dont le nom est souvent mentionné comme successeur potentiel de Dominique de Villepin si Jacques Chirac décidait de changer de Premier ministre, peut se prévaloir d'une nouvelle baisse du chômage (-1,1%) en avril.
"Je suis en train d'accomplir un rêve. C'est que notre pays se mette, comme tous les pays modernes, à considérer que tout demandeur d'emploi est une richesse, qu'en fait il faut qu'on traite la crise du recrutement, qu'il faut qu'on traite aussi la crise de l'intégration et qu'il faut qu'on traite la crise du logement", estime-t-il. "J'ai la chance extraordinaire d'être aux manettes de ça."

Projets pour l'emploi

Le ministre de l'Emploi a annoncé sur LCI qu'il va lancer "un ou deux programmes complémentaires", notamment pour les "jeunes de 12-14 à 20-22 ans qui sont vraiment en dehors du train de la République".
"Il nous faut une mesure un peu exceptionnelle que je proposerai au Premier ministre", a ajouté Jean-Louis Borloo, qui s'était montré réservé sur le "contrat première embauche" (CPE) défendu par Dominique de Villepin et finalement retiré sous la pression de la rue.

Plebiscité par l'UMP

Interrogé sur l'ovation que lui ont réservée mardi les députés de l'UMP à l'Assemblée nationale après une réponse musclée au député socialiste Jean-Yves le Bouillonnec sur le logement social, le ministre de l'Emploi a déclaré: "Je l'ai pris comme d'abord une marque d'affection." La majorité l'a longuement applaudi et scandé son nom.
Cette acclamation inédite résonne d'autant plus particulièrement qu'elle s'est tenue la veille du premier anniversaire de l'accession de Dominique de Villepin à Matignon.
Une grande partie de la majorité avait déjà désavoué Dominique de Villepin le 21 mai, quand plus de 200 députés UMP ont quitté l'hémicycle alors que le chef du gouvernement affrontait la motion de censure déposée par le Parti socialiste.

Dominique de Villepin désavoué par sa majorité

Les sarkozystes font leurs choux gras de ce plébiscite. Yves Jego y voit des marques de "respect et d'affection" de l'UMP à l'égard du ministre de la Cohésion sociale, et un véritable "appel". La nomination du Premier ministre "appartient au président de la République", "simplement, il y a des signes, toujours intéressants à analyser" selon le député de la Seine-et-Marne.
Pour un élu qui souhaite rester anonyme, "c'est l'expression pour la majorité des députés UMP que ça suffit, de leur volonté de tourner une page très rapidement. Ce qu'ils veulent c'est que Jacques Chirac prenne une décision très rapidement, change de Premier ministre et que Sarkozy se consacre entièrement à la campagne présidentielle. C'était humiliant pour Dominique de Villepin".
Les villepinistes tempèrent ce point de vue. Hervé Mariton parle d'"enthousiasme un peu potache comme peuvent l'avoir les députés".

Quant à Georges Tron, il estime que "l'excellente réponse" de Jean-Louis Borloo aux socialistes a "entraîné tout naturellement le contentement des députés après une phase un peu tendue", due aux crises rapprochées du CPE et de Clearstream.

"Censure en direct"

Les députés socialistes profitent de l'aubaine. Ils ont ainsi interpellé mardi Jean-Louis Borloo pour qu'il remplace de Dominique de Villepin. Au cours de la séance, ils scandaient son nom afin qu'il réponde aux questions à la place de ses collègues.
Dans les couloirs du Palais Bourbon, les députés ne se sont pas privés d'ironiser.
"C'est la première fois que j'assiste à une censure en direct", a plaisanté Maurice Leroy (UDF). Un autre élu estime que "les grenouilles cherchent un roi". Pour l'UDF Jean-Christophe Lagarde, "Jean-Louis Borloo est nommé Premier ministre par acclamation par le groupe parlementaire et on continue comme si de rien n'était à être gouverné par des gens qui n'ont même plus de majorité au sein de leur propre groupe parlementaire". (avec Reuters)
NOUVELOBS.COM | 31.05.06 | 09:45

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23.10.06 | 09:09 35 h : pas de projet du gouvernement

Le ministre de la Cohésion sociale, Jean-Louis Borloo affirme que la supression des 35h serait "une mauvaise chose".

Jean-Louis Borloo, le ministre de la Cohésion sociale a affirmé dimanche 22 octobre sur Europe 1 que le gouvernement n'avait "pas de projet sur les 35 heures", dont la "suppression" serait, selon lui, "une mauvaise chose".

"Le gouvernement n'a pas de projet sur les 35 heures, il n'y a pas de texte inscrit" d'ici la présidentielle, a déclaré Jean-Louis Borloo. Selon le ministre, la "généralisation autoritaire des 35 heures n'a pas été une bonne chose, ce qui ne veut pas dire que, dans un certain nombre de cas, l'instauration des 35 heures a été une mauvaise chose".
Mais "faire la généralisation dans l'autre sens, c'est-à-dire la suppression, alors que les entreprises sont organisées, me paraît être une mauvaise chose", a estimé le ministre.
"En revanche, qu'on puisse introduire de la souplesse maximale dans les entreprises, pourquoi pas, dans le respect des uns et des autres", dans un objectif "gagnant-gagnant", a commenté Jean-Louis Borloo.

Mailly pas prêt à en rediscuter

Les numéros un du patronat (Medef, UPA, CGPME) et des syndicats (CGT, CFDT, FO, CFTC et CFE-CGC) se retrouvent pour un "échange de vues" sur le marché du travail.
Jean-Claude Mailly, secrétaire général de FO affirme qu'il n'a pas l'intention de "remettre les 35 heures sur la table". "les salariés ont payé les 35 heures à la fois par de l'annualisation, de la flexibilité et de la modération salariale. Maintenant qu'ils l'ont - pas partout d'ailleurs - on va pas les remettre en cause, ce serait de la double peine", a-t-il expliqué.
NOUVELOBS.COM | 23.10.06 | 09:09

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samedi 16 décembre 2006, 20h30 Borloo se pose en champion de "la droite sociale" devant le Parti radical

PARIS (AFP) - Education, environnement, logement... Jean-Louis Borloo s'est posé en champion de "la droite sociale", samedi devant le Parti radical, en espérant peser dans la campagne présidentielle de tout son poids de ministre de la Cohésion sociale qui n'a "rien à vendre" mais des idées à revendre.

"Je suis persuadé que cette élection présidentielle est un énorme danger ou une énorme chance. C'est probablement sur un certain nombre de sujets un rendez-vous providentiel", a lancé M. Borloo, devant un millier de militants, ministres (Xavier Bertrand, Philippe Douste-Blazy, Thierry Breton, Christian Jacob...) et parlementaires venus participer au 107e congrès du Parti radical à Paris.

M. Gilles de Robien, seul ministre UDF, retenu à Amiens, était absent mais a tenu à faire lire un message à la tribune du congrès dans lequel il déplore qu'"aucun candidat" pour 2007 "ne défende les valeurs de la droite sociale".

Avec ses quelque 8.000 adhérents, ses trois ministres - outre M. Borloo, François Loos (délégué à l'Industrie) et Renaud Dutreil (PME) - ses vingt-cinq parlementaires, le Parti radical, associé à l'UMP, a toujours eu en France une influence qui dépasse ses effectifs.

"Je veux plus que jamais être l'avocat de la justice sociale de notre pays", a affirmé M. Borloo, avocat de formation, qui co-préside le Parti radical avec André Rossinot, maire de Nancy.

Le ministre de la Cohésion sociale, qui n'a pas encore dit quel candidat il soutiendrait à la présidentielle, réunira un congrès extraordinaire de son parti en février 2007.

Samedi, il a proposé "cinq grands défis" pour "bâtir un communauté de destins": éducation-formation, réforme du financement de la protection sociale, environnement - "évidemment, il faut soutenir le pacte écologique de Nicolas Hulot", a-t-il lancé - justice sociale territoriale, accompagnement des mutations.

"Il faut une grande réunion sur l'éducation" et réunir "dès l'été" 2007 l'ensemble des partenaires sociaux, a-t-il affirmé, ajoutant: "plus aucun jeune ne doit échapper au couple éducation-formation. Si on remet un tiers de notre jeunesse dans le train de l'innovation, on repasse à 4% de croissance, et on reprend le leadership de l'Europe".

Il a également proposé de mettre en place de "nouveaux modes de financement des sécurités sociales", en transférant les taxes reposant sur le travail sur "la consommation, le patrimoine, le pétrole, l'écologie, l'impôt".

"Oui, ça va gueuler, ce sera difficile, ce ne sera pas sans se heurter à quelques conservatismes, ça bouleversera des intérêts particuliers, des égoïsmes, mais c'est incontournable", a-t-il dit.

"Il nous faut prendre un nouveau souffle (...) Ne nous racontons pas de salades" car "la situation et l'inquiétude sont graves", a-t-il également affirmé.

Il vaut également lancer "un chantier de rattrapage, celui de la justice territoriale" car "l'injustice territoriale est insupportable entre villes riches et villes pauvres".

Si on ne réalise pas ces chantiers, "je vous le garantis, ce ne sera pas un Grenelle des salaires qu'on aura mais un Grenelle d'un autre nom", a-t-il mis en garde.

A ses yeux, "le président ou la présidente" qui sera élu(e) en 2007 "sera forcément quelqu'un qui va être capable de faire bouger tous les acteurs de la société française".

Avant lui, André Rossinot avait pris la parole pour lancer à M. Borloo: "avec toi, la révolution civique que le pays attend doit constituer l'existence fondatrice du contrat républicain (...) que nous devons maintenant négocier avec l'UMP, notre partenaire".
Yahoo.fr, actualités, samedi 16 décembre 2006, 20h30, Par Nadège PULJAK

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mardi 27 février 2007, 16h04 Borloo participera à la campagne présidentielle en publiant un livre

PARIS (AP) - Pressé de dire s'il soutiendrait Nicolas Sarkozy, Jean-Louis Borloo a confié mardi qu'il passait ses nuits à rédiger une contribution écrite au débat présidentiel. Son livre sera publié dans une dizaine de jours, ont précisé ses services. Il proposera "une méthode radicale" pour faire baisser le chômage, a promis le ministre.

"La société des approximations et des commentaires évite d'aller au fond des analyses", a-t-il déploré lors d'un point presse au ministère de l'Emploi, en expliquant qu'il voulait mettre ses réflexions "noir sur blanc".

S'avouant "très immodeste", le ministre de l'Emploi a rappelé son expérience à la mairie de "Valenciennes, où personne ne conteste qu'on a divisé le chômage par deux, que le logement va bien". Et il a fait valoir ses résultats à la Cohésion sociale et au Logement: "Ici, quand même, j'ai multiplié le logement par deux (...) L'emploi s'est réellement amélioré, je crois qu'on n'est qu'au début des effets."

"Il faut aller beaucoup plus loin", a-t-il jugé en estimant qu'il était possible de ramener le taux de chômage entre 5 et 6% de la population active. "Je vais proposer une méthode radicale dans les jours qui viennent et c'est en fonction de ça que je m'exprimerai" sur la campagne, a ajouté Jean-Louis Borloo.

"Je pense que si je dis aux Français 'voilà, ça, on peut vraiment le faire', (...) ils peuvent se dire que c'est possible. Mais pour ça, il faut faire vraiment l'analyse, sans faux-fuyant, sans se raconter que c'est le prix du pétrole, le plombier polonais ou le demandeur d'emploi qui ne veut pas travailler, ou l'entreprise qui est je-ne-sais-pas-quoi. Qu'on regarde vraiment les sujets; je fais cet effort, la nuit, de rédaction. Rendez-vous dans huit jours!" AP
Yahoo.fr, actualités, mardi 27 février 2007, 16h04

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Borloo et Fillon favoris des Français pour Matignon, selon BVA 06.05.07 | 23h20 LeMonde.fr

PARIS (Reuters) - Jean-Louis Borloo et François Fillon sont les favoris des Français pour occuper la fonction de Premier ministre, selon un sondage BVA/Orange pour la presse quotidienne régionale réalisé après l'annonce de la victoire de Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle.

Cité par 34% des personnes interrogées, le ministre de l'Emploi arrive en tête alors que le conseiller politique de Nicolas Sarkozy n'est mentionné que par 25% d'entre elles, Michèle Alliot-Marie arrivant en troisième position (15%).

Jean-Louis Borloo bénéficie en particulier d'une meilleure image auprès des sympathisants de gauche, 39% d'entre eux citant son nom contre 13% pour François Fillon et 12% pour la ministre de la Défense.

La victoire du président de l'UMP suscite par ailleurs une adhésion qui va au-delà de son résultat de second tour, 56% des 820 personnes interrogées se déclarant satisfaites de son élection.
06.05.07 | 23h20 lemonde.fr

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L'Economie rognée pour Borloo. Bercy a été scindé en deux, le radical récupère l'Emploi mais perd le Budget. Par François WENZ-DUMAS, Libération, QUOTIDIEN : samedi 19 mai 2007

Une des premières choses que fit Jean-Louis Borloo en arrivant rue de Grenelle en 2004, fut d'interdire le stationnement des voitures dans la cour du ministère du Travail : rien ne devait perturber la machine à produire des idées que doit, selon lui, être un ministère.

Durant deux ans, des idées, il n'en a pas manqué : le plan de cohésion sociale, les emplois de services, les maisons de l'emploi et autres innovations plus ou moins spectaculaires mais toujours vendues avec passion et lyrisme par son promoteur.

Sa gouaille et son côté bateleur ont fait de lui un des ministres les plus populaires du gouvernement sortant.

Même si ses interlocuteurs syndicaux ont vite compris que pour le service après-vente, il valait mieux s'adresser à son ministre délégué à l'Emploi, Gérard Larcher.
Lors du lancement du Contrat première embauche (CPE), en janvier 2006, ils avaient l'un et l'autre tenté, en vain, de dissuader Dominique de Villepin de l'imposer sans négociation.

Succédant à Thierry Breton avec un ministère élargi à l'Emploi mais sans la tutelle du Budget et des Comptes publics, Borloo, 56 ans, ne devrait pas avoir de difficulté à endosser le rôle de VRP de l'économie française. «C'est une passation de pouvoir entre les deux frisés de la République», s'amusait-il vendredi en prenant possession de son nouveau ministère.
Cette façon bien à lui de ne jamais se prendre tout à fait au sérieux risque de détonner dans les couloirs compassés de Bercy.

Coprésident du Parti radical valoisien, une composante centriste de l'UMP, Borloo a attendu mars 2007 pour annoncer son soutien à Nicolas Sarkozy, en se posant en défenseur de l'aile sociale de la majorité.
Ancien avocat d'affaires spécialisé dans le rachat d'entreprises en difficultés, notamment pour le compte de Bernard Tapie, il s'était lancé en politique en 1989 en emportant, par surprise, la mairie de Valenciennes contre un sortant RPR. Il s'est marié en 2005 avec Béatrice Schönberg, présentatrice des journaux du week-end sur France 2.
Par François WENZ-DUMAS, Libération, QUOTIDIEN : samedi 19 mai 2007

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Haro sur Borloo et la TVA sociale Des élus UMP estiment que la sortie du ministre au soir du premier tour a coûté 80 sièges.
Par Alain AUFFRAY, Nathalie RAULIN, Libération, QUOTIDIEN : mardi 19 juin 2007, p. 6

Un bouc émissaire. Frustrés d'un tsunami sarkozyste, de nombreux militants UMP sont tentés d'en rendre responsable le ministre de l'Economie et des Finances après sa sortie sur la «TVA sociale».

«Il y a une vraie colère», confirmait-on hier dans les couloirs de l'UMP. Le 10 juin, au soir du premier tour, Jean-Louis Borloo, questionné avec insistance par Laurent Fabius sur la TVA sociale, avait répondu qu'il allait «regarder l'ensemble des sujets, y compris, comme nos amis allemands, l'éventualité de la TVA».

«Cher».

En se fondant sur les estimations réalisées au soir du premier tour, certains élus estiment que cette polémique a privé de leur siège près de 80 candidats de droite, ce qui, comme le dit un député UMP, «fait un peu cher le point de TVA». A l'Elysée, le secrétaire général, Claude Guéant, a été assailli, entre les deux tours, de coups de téléphone de candidats UMP affolés par les réactions de leurs électeurs sur la TVA sociale. Hier soir, Borloo était reçu par Sarkozy. A l'UMP, certains spéculaient sur une possible mutation du ministre gaffeur. D'autant que son style semble quelque peu dérouter les services de Bercy.

Nadine Morano, réélue en Meurthe-et-Moselle, a mesuré les dégâts de la TVA sociale : «J'ai envoyé un SMS à Fillon quand je faisais du porte-à-porte pour lui dire de faire quelque chose. Cette histoire de TVA sociale était incompréhensible. Les socialistes en ont profité pour pondre un tract assassin sur le pouvoir d'achat.
Chez moi, c'est populaire : il y a des ouvriers, des employés. Les gens ont pris peur. Quand Nicolas Sarkozy a fait son communiqué, c'était trop tard. En une semaine, j'ai perdu 6 points.»

Dans l'Essonne, Georges Tron estime qu'il y a eu, dans les quartiers populaires, «un effet conjugué de ce débat surréaliste sur la TVA sociale et l'absence de coup de pouce sur le Smic.»
Michel Bouvard (Savoie) regrette lui aussi cette «maladresse» : «Il n'était pas opportun d'évoquer cette affaire-là entre les deux tours.» Toutefois, pour le député, le sujet n'est «pas un tabou» : «Ce n'est pas parce que la TVA sociale a provoqué une crise qu'il faut jeter le bébé avec l'eau du bain. Il faudra y revenir, après avoir dialogué avec les partenaires sociaux.»

«Trouble profond».

C'est Renaud Dutreil, adversaire notoire de Borloo, qui cogne le plus fort. Le ministre de l'Economie «devra s'expliquer sur cette erreur majeure de communication», a estimé dimanche soir l'ex-ministre des PME.
Interrogé par Libération, Dutreil estime que Borloo s'est exprimé de manière «floue et imprécise», ce qui a «jeté un trouble profond» dans l'électorat. Une «erreur de pédagogie» qui va à l'inverse «de la clarté et de la précision de la méthode Sarkozy».

Un proche de Borloo, consterné par «les méthodes de voyous et le manque de dignité» de ceux qui tentent de faire porter le chapeau au ministre de l'Economie, souligne que ce dernier n'a rien fait d'autre que répéter que l'instauration d'une TVA sociale serait «mise à l'étude», comme le dit le projet UMP et comme l'ont répété les leaders du parti pendant la campagne présidentielle.
Et le même de faire remarquer que «ce n'est pas Jean-Louis Borloo qui a évoqué une hausse de 5 %». De fait, c'est le Premier ministre, François Fillon, qui, entre les deux tours, a avancé sur France 2 que l'ordre de grandeur «pourrait être de 5 points».
Pour tenter de désamorcer la polémique, il avait ajouté : «Au fond, il ne faut pas parler de TVA sociale, il faut parler de TVA antidélocalisations.» Mais le mal était fait. Et cette déclaration n'a sans doute pas moins pesé que celle de Borloo auprès des électeurs.
Par Alain AUFFRAY, Nathalie RAULIN, Libération, QUOTIDIEN : mardi 19 juin 2007, p. 6

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Juillet 2007. Borloo se voit en héraut de la révolution écolo
Environnement. Présentation de la feuille de route du superministère de l’Ecologie.
Par Laureen Ortiz, Libération, QUOTIDIEN : samedi 30 juin 2007, p. 16

«Bienvenue dans ce nouveau ministère» : «un ministère révolutionnaire», «le ministère du passage à l’acte».
Si le ministre de l’Ecologie, du Développement et de l’Aménagement durables (Medad), Jean-Louis Borloo, récuse l’expression de «superministère», il ne lésine pas sur les formules pour montrer comme son ministère est vraiment super.

Pourtant des centaines d’ampoules brûlaient, vendredi, sur les lustres de l’hôtel de Roquelaure, à Paris, quand le numéro 2 du gouvernement a émis le souhait de limiter la consommation d’énergie avant d’exposer ses orientations en vue du «Grenelle de l’environnement» prévu fin octobre. Il n’est plus à une faute de forme près, l’expression «Grenelle» faisant déjà sourire, héritée de Mai 68 et du «Grenelle des salaires», cette étape de l’histoire fustigée par le chef de l’Etat.

«Leviers».

Reste que le sujet tient à cœur à Borloo, seul membre du gouvernement à avoir le rang de ministre d’Etat. «Nous avons des objectifs ambitieux et précis, et ce ministère permet d’avoir tous les leviers pour mener ces objectifs à bien.» Comme celui de reporter d’un quart le trafic routier vers d’autres modes de transport.
Le Medad aura une «capacité d’influence, voire d’autorité, sur l’ensemble des actions menées par les différents ministères», s’est-il vanté. Et Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d’Etat à l’Ecologie, de renchérir : «Plus que des moyens financiers, nous avons les moyens institutionnels de mettre en œuvre une politique environnementale transversale.»

C’est sur ce point que l’attendent les écologistes. «Nous restons vigilants sur le découpage des ministères et la réelle influence de Borloo sur l’Agriculture, l’Education nationale ou l’Economie», indique les Amis de la Terre, l’une des neuf ONG associées à la préparation du fameux Grenelle. Selon elle, les discussions, qui seront lancées la semaine prochaine dans le cadre de six groupes de travail (climat, biodiversité, santé, aménagement rural, compétitivité, gouvernance écologique), porteront notamment sur la rénovation thermique (l’isolation) des logements, deuxième cause d’émissions de CO2 après les transports. «Nous attendons moins des mesures fiscales que des efforts sur la formation dans le bâtiment», explique-t-elle. D’où le besoin d’un vrai impact sur l’Education nationale.

Rien de concret.

Autre sujet : «l’agriculture, notamment la qualité de l’eau et les OGM». Hormis la création d’un parc naturel de 3 500 km2 à la pointe Bretagne, Borloo n’a pour l’instant rien de concret à annoncer . «Aucune grande décision ne sera prise avant le Grenelle», a-t-il rappelé. Il a fait la liste des cinq pôles de son ministère : lutte contre le réchauffement, transports, biodiversité et ressources naturelles, aménagement durable de l’espace et prévention des risques techniques et sanitaires. Des grands thèmes axés autour d’une «triple exigence» : responsabilité, compétitivité et solidarité avec les générations futures.

Des mots, et même de grands mots. «La révolution écologique est une révolution économique», a affirmé Borloo, ajoutant que «les économies qui auront raté le virage écologique seront vouées à disparaître». L’Etat sera donc exemplaire, et tous ses bâtiments feront l’objet d’un audit carbone, pour vérifier leur bilan énergétique, a-t-il promis. Côté budget «nous sommes très détendus», a-t-il assuré sans plus de détails. Egalement soucieux de l’après-Kyoto, cet homme qui se dit «lent et besogneux», «obsédé des programmes», a décrété l’urgence. Mais sans précipitation.
Par Laureen Ortiz, Libération, QUOTIDIEN : samedi 30 juin 2007, p. 16

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Yahoo.fr, actualités, jeudi 20 septembre 2007, 12h04 Jean-Louis Borloo favorable au gel des cultures OGM

PARIS (Reuters) - Jean-Louis Borloo laisse entendre que le gouvernement s'apprête à geler les cultures transgéniques ainsi que la commercialisation des semences OGM en France dans l'attente d'une nouvelle loi. Le seul OGM commercialisé en France est une semence de maïs vendue par le groupe agrochimique américain Monsanto.

"Sur les OGM tout le monde est d'accord: on ne peut pas contrôler la dissémination. Donc on ne va pas prendre le risque", explique le ministre de l'Ecologie dans Le Monde daté de vendredi.

Selon le quotidien, Jean-Louis Borloo a déclaré à un groupe de parlementaires lundi que le gouvernement préparait un gel de la commercialisation des semences OGM tout en autorisant la poursuites des recherches en laboratoire.

Le groupe OGM du "Grenelle de l'environnement" qui doit se tenir à Paris en octobre a acté cette semaine le principe d'une nouvelle loi, annoncée fin août par Jean-Louis Borloo.

Le texte durcira le contrôle sur les cultures OGM, encadrera "beaucoup plus rigoureusement" leurs autorisations et instituera une Haute autorité sur les biotechnologies, écrit le journal.

"La question du moratoire est activée discutée et envisagée mais le mot recouvre différentes réalités juridiques", précise au Monde la secrétaire d'Etat à l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet.
Le gouvernement réfléchit à une interdiction de cultures, des essais en plein champ, "sur tel ou tel OGM, par non renouvellement des autorisations etc. Rien n'est définitif", ajoute-t-elle.

La culture commerciale d'OGM - 22.000 hectares de maïs en 2007 en France - mérite une "évaluation après dix années d'autorisation en se posant la question du bénéfice global pour notre société", a également déclaré au Monde le ministre de l'Agriculture, Michel Barnier.

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Borloo défend "la même cause" que les Verts
lefigaro.fr, De notre envoyé spécial à Nantes RODOLPHE GEISLER. Publié le 29 septembre 2007Actualisé le 29 septembre 2007 : 21h09

OPÉRATION communication réussie.

Oui, mais pour qui ? Pour Jean-Louis Borloo, invité vedette des Verts qui tenaient hier leur journée parlementaire de rentrée à Nantes ?
Ou pour les dix députés, sénateurs et eurodéputés présents - sur les quatorze que compte le parti écologiste - qui peinent à exister médiatiquement depuis la « claque électorale » reçue par leur candidate, Dominique Voynet, le 22 avril (1,57 %) ?

Autre question, qui a été hier au centre de toutes les discussions : était-il opportun d'inviter le ministre d'État chargé de l'Environnement ?

Cécile Duflot, la secrétaire nationale du parti, a tranché : elle a repris un train pour Paris avant l'arrivée de Borloo. Pour elle, « Borloo reste un ministre de Sarkozy, qui s'est révélé, on l'a vu à New York, être le meilleur VRP du nucléaire civil ».

Mais pour d'autres, l'essentiel était que la presse nationale soit représentée en nombre : « Du jamais-vu depuis la campagne présidentielle », s'est félicité un cadre écolo. Il y a deux ans, à Clermont-Ferrand, la journée parlementaire des Verts avait fait long feu faute de... couverture médiatique.

Une démarche républicaine

Pour le député de Paris Yves Cochet, qui est à l'origine de l'invitation faite à Borloo, « cette audition d'un ministre par des députés est une démarche républicaine normale ».

Sa collègue du Sénat, Dominique Voynet, ne dit pas autre chose : « Nous sommes pleinement dans notre rôle de parlementaires en organisant un dialogue avec ceux qui sont chargés des politiques publiques. »

Député de Paris, Martine Billard se montre moins enthousiaste. « Au niveau des dates, nous sommes en plein dans le plan com de Borloo », grince-t-elle.

Quant à Jean-Louis Borloo, qui a lancé avant-hier la deuxième phase du processus du « Grenelle de l'environnement », il s'est montré très à l'aise. Qu'il n'y ait « pas d'ambiguïté » : sa venue « n'est pas une opération politique ou d'ouverture ».
Pour lui « au fond du fond, on milite pour la même cause, l'essentiel est de mobiliser 61 millions de Français en faveur du développement durable ».
Il est même parvenu à se faire applaudir par l'assistance, en déclarant qu'il n'était « pas indispensable d'augmenter l'offre routière et autoroutière ».

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A Nantes, Borloo vient s’en remettre aux Verts
Le ministre était, vendredi, l’invité du parti. Très divisé sur sa présence.
Par éCOIFFIER MATTHIEU, Libération, QUOTIDIEN : samedi 29 septembre 2007

Jean-Louis Borloo chez les Verts ou l’histoire d’une récup finalement réciproque.

Après un beau pataquès. Juste avant l’arrivée du ministre de l’Ecologie, Cécile Duflot, la secrétaire nationale des Verts, est repartie de Nantes (Loire-Atlantique), où se tenait vendredi la journée ­parlementaire du parti. «Pas envie de rester faire la claque et de participer à son plan com , lâchait-elle.
Pour le moment les associations sont super contentes [après la ­phase 1 du Grenelle de l’environnement, ndlr].»

Frayeurs.

Arguant du risque de «brouillage», une partie de la direction des Verts a donc ­boycotté Borloo. «Personne n’était d’accord. Voynet et Cochet étaient pour, de Rugy pas très chaud, Blandin et Billard contre…» raconte un élu. Si une première invitation du ministre à l’université d’été avait finalement avorté en juillet, cette fois, Dominique Voynet et Yves Cochet ont emporté le morceau, histoire de tenter de relancer des Verts affaiblis électoralement.

De son côté, l’ancien maire de Valenciennes s’est fait quelques frayeurs : «Il a failli se désister jeudi soir. Cochet lui avait vendu une audition devant des parlementaires.
Et quand il a découvert qu’il y aurait des questions des militants dans la salle, il a eu peur d’un gros traquenard», relate un cadre. Dans le TGV qui le menait à Nantes, le ministre confirme à Libération «n’avoir pas su si cette réunion était publique ou pas». Et se prépare à brosser ses interlocuteurs dans le sens du poil : «On ne ­fera pas la mutation écologiste sans les écologistes.»

«Ecrin».

Une fois assis à la tribune, Borloo a fait du Borloo : consensuel et séducteur sur l’opportunité «de mobiliser 60 millions de Français pour sauver la planète». Mais refusant aussi de répondre aux questions qui fâchent.

Ainsi, quand Noël Mamère dénonce un «Sarkozy qui vend le nucléaire civil au monde entier à l’ONU», le numéro deux du gouvernement cite «la première proposition de la candidate verte à la présidentielle : La meilleure énergie est celle qu’on ne dépense pas ».

Ou lorsque l’eurodéputée Marie-Hélène Aubert pointe «l’abstention, il y a deux jours, à Bruxelles, de Michel Barnier, le ministre de l’Agriculture, qui va permettre l’autorisation de trois maïs OGM», Borloo semble découvrir un nouveau coup bas de son collègue. Et reste coi. «On lui a offert un écrin vert. Il en profite très peu. Ce débat nous prépare à la contestation qui suivra les arbitrages du Gre­nelle», voulait croire Ronan Dantec, élu nantais.

Conclusion de Mamère : «C’est du gagnant-gagnant. Cette opération s’inscrit bien dans le plan de com de Borloo qui accroît sa légitimité écolo. Et pour les Verts, c’est une bulle d’air.»

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Jean-Louis Borloo se verrait bien en haut
Ghislaine Ottenheimer, Magazine Challenges | 22.11.2007 , p. 7

Borloo pense avoir une chance de devenir président : Sarkozy pourrait ne pas se représenter, il n'y a pas de socialiste très crédible, et lui, il est si populaire.

Serait-ce-l'effet du Grenelle de l'environnement ?
Jean-Louis Borloo se sent des ailes de géant.
Elu le 18 novembre à la présidence du Parti radical dit «valoisien», il a déclaré vouloir faire de sa formation, dont on a coutume de dire qu'elle tiendrait dans une cabine téléphonique, «l'un des premiers partis de France» ! Il veut tripler le nombre d'adhérents, qui sont 10 000.
Fédérer les radicaux de gauche, le MoDem, les écolos. Organiser des débats. Fabriquer des documents qui aient valeur de programme. «Je suis convaincu que ce qu'on va faire en dérangera plusieurs parmi nos amis, at-il ajouté. Mais il faut le faire dans l'intérêt de notre pays.»

Au départ de cette stratégie de conquête, trois constats.
Un, il n'est pas certain que Nicolas Sarkozy soit candidat à sa succession.
Deux, il n'y a pas au PS de présidentiable incontestable.
Trois, il est, lui, Borloo, le troisième homme politique le plus populaire de France.

Pour avoir une chance d'être président, il lui suffit donc de développer son potentiel.
D'ailleurs, Borloo est convaincu que la vie politique va s'émanciper du climat post-présidentiel. De nouvelles problématiques vont surgir. Et l'UMP risque d'être un peu à court pour impulser un nouvel élan.

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Confidentiel Magazine Challenges | 22.11.2007 p. 7

Nicolas Sarkozy veut gagner encore plus.

Recevant le directeur d'un institut de sondage, le chef de l'Etat s'est laissé aller à la confidence : il ne ferait qu'un mandat et après il gagnerait de l'argent. En reprenant sa casquette d'avocat.
Dans son entourage, certains constatent que les obligations protocolaires d'un chef d'Etat l'ennuient mortellement.

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Jean-Louis Borloo mouille le caleçon pour planter du corail à Bali
AFP - Jeudi 13 décembre, 11h58BANGUNAN (AFP) -

Le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo, lors d'une visite jeudi d'un site de reconstitution de massifs coralliens à Bali, a quitté chemise et pantalon pour aller planter un morceau de corail sur le fond marin.

Ce plongeon n'avait pas été prévu, comme l'a fait remarquer M. Borloo qui n'avait pas emporté avec lui de maillot de bain. Il s'est jeté à l'eau en caleçon et avec un masque.

Le ministre participe à Bali aux négociations clé pour tenter de jeter les bases d'un régime climatique prolongeant après 2012 le protocole de Kyoto.

Les discussions semblaient jeudi proches de l'impasse et M. Borloo a eu des mots sévères pour la position des Américains.

Il a estimé que certains refus de transfert des technologies propres vers les pays émergents se fondaient sur des raisons "incompréhensibles".

"Comment le plus grand (pays industrialisé) du monde peut dire à sa jeunesse qu'il n'aurait pas les capacités technologiques pour faire un progrès propre alors que c'est un levier de croissance évident?", s'est interrogé le ministre.

"On est vraiment sur un sujet d'incompréhension extrêmement fort", a-t-il ajouté.

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AFP 28 juillet 2008 Tapie recevra bien des millions de l'Etat français, point final à l'affaire

PARIS (AFP) — L'Etat ne déposera pas de recours contre un arbitrage très controversé l'ayant condamné dans le dossier Adidas, ce qui met un point final au volet judiciaire de cette affaire pour laquelle Bernard Tapie touchera in fine entre 20 et 50 millions d'euros.

Bercy a annoncé lundi que le Consortium de réalisation (CDR), qui gère le passif du Crédit Lyonnais, ne déposerait pas de recours. Quinze ans après les faits, un tribunal arbitral avait condamné le CDR le 7 juillet à verser 285 millions d'euros à M. Tapie.

Ce dernier s'estimait floué d'une plus-value conséquente réalisée par la banque lors de la vente d'Adidas en 1993.

Le montant de l'indemnité et la voie de l'arbitrage, choisie pour régler l'affaire, avait suscité une volée de critiques, venue tant de juristes, telle l'ancienne magistrate Eva Joly, que d'hommes politiques de gauche et du Modem.

"Il a fallu que cette décision soit prise au plus haut niveau de l'Etat et qu'elle traduise ainsi des ententes et des connivences de toute nature", a accusé lundi le président du parti centriste, François Bayrou, alors que M. Tapie, avait appelé à voter pour Nicolas Sarkozy en 2007.

Le chef de file des députés PS, Jean-Marc Ayrault, a fustigé "le copinage d'Etat" tandis que Julien Dray, porte-parole du Parti socialiste, dénonçait "un arrangement opaque". Le PS demande une commission d'enquête parlementaire pour que soit mis au jour le rôle éventuel du président de la République.

Selon ses détracteurs, le recours à un tribunal de type privé, alors qu'il s'agit d'argent public, a été un moyen d'obtenir une décision plus favorable à l'ancien homme d'affaires.

"Est-ce que vous croyez que j'ai une tête à être copine avec Bernard Tapie?", s'est défendue lundi la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, démentant toute intervention de l'Elysée.

"Lorsque nous avons décidé de recourir à l'arbitrage en octobre 2007, il n'y a pas eu une ligne de commentaire à l'époque", a-t-on souligné lundi à Bercy. Cette affaire a déjà coûté 10 millions d'euros en frais d'avocats à l'Etat et il convenait d'y mettre un terme au plus vite, selon le gouvernement.

En outre, une fois pris en compte les intérêts, la fiscalité et les créances du CDR, l'ancien homme d'affaires devrait toucher entre 20 et 50 millions d'euros, avance-t-on au ministère de l'Economie, et non pas 285 millions.

Bernard Tapie s'est d'ailleurs engagé "à rendre public le montant net lui revenant" qu'il estime "se situer dans la fourchette de 20 à 40 millions d'euros", ont indiqué lundi ses avocats.

L'Etat avait, de fait, peu de marges de manoeuvre dans le cadre de la procédure d'arbitrage. Les parties ayant renoncé à l'appel, le seul recours possible était celui en annulation, qui ne peut intervenir que dans des cas extrêmement précis (non-respect du principe du contradictoire, violation de l'ordre public).

Après avoir consulté des juristes, Bercy affirme avoir jugé les chances de succès d'un recours trop limitées. Le ministère souligne cependant que la menace d'un recours a permis d'obtenir des "concessions" de la part de Bernard Tapie, notamment un accord sur la fiscalité applicable à l'indemnité, qui permettra à l'Etat de récupérer 45 millions d'euros.

"Nous avons estimé que l'intérêt financier de l'Etat était donc de ne pas faire de recours", a-t-on indiqué au ministère.

Le CDR a dépensé 285 millions d'euros en frais d'avocats depuis qu'il a été créé pour régler 4.000 dossiers, avance-t-on à Bercy. L'affaire Tapie était son dernier dossier.

"On va pouvoir fermer le CDR", se félicitait lundi un conseiller de Christine Lagarde.

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Fiscalité Les députés UMP irrités par les taxes écolos leparisien.fr 17.09.2008, 13h24 | Mise à jour : 13h45

Echaudés par la taxe sur les revenus du capital pour financer le RSA, les députés UMP digèrent mal l'annonce de nouvelles taxes écologiques, notamment le bonus-malus sur l'électricité qu'envisagerait Jean-Louis Borloo..

Du coup c'est la levée de boucliers. Le premier d'entre-eux, Jean-François Copé a déjà, mardi sur LCI, «mis en garde» le gouvernement.

«Je préfère des mesures incitatives à de nouvelles taxes», a-t-il averti, un peu plus tard, en soulignant le risque que de nouvelles taxes «ne soient pas bien comprises». Nombreux sont ses collègues UMP qui ne cachent pas leur inquiètude sur la pertinence du dispositif avancé par le ministre de l'Ecologie. «Nous allons rencontrer Jean-Louis Borloo pour en parler avec lui», a t-il affirmé.

A l'UMP, la grogne est d'autant plus audible que Bernard Accoyer, président de l'Assemblée nationale, a critiqué, ce mercredi, la nature des prélèvements, après l'annonce d'une «taxe pique-nique», et l'éventualité -démentie par Borloo- d'une extension du bonus-malus à la consommation d'électricité.

Bernard Accoyer a, ainsi, ironisé sur I-télé : «Sur les bonus-malus, il y a un petit côté concours Lépine. Je taxe ceci, je détaxe cela». Il se dit partisan de «clarifier la politique de la majorité» et souhaite que «l'on cesse des annonces en tous sens». De son côté, Dominique Perben estime que «l'État n'a pas vocation à fixer les prix».

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Jeudi 9 octobre 2008 Les Echos [ 09/10/08 ] Environnement : Borloo fait du Grenelle une arme anticrise

A l'issue du débat sur la crise financière, les députés auront peut être retrouvé le moral avec le démarrage du débat sur le projet de loi de programme du Grenelle de l'environnement.
Dans son discours prononcé hier à l'Assemblée nationale, Jean-Louis Borloo, ministre de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement durable et de l'Aménagement du territoire, a déclaré que cette feuille de route « doit permettre à notre société de faire un saut qualitatif ».

Dans le contexte de crise économique et de retournement des marchés, le ministre affirme haut et fort que la crise « implique inéluctablement que le monde se tourne vers cette nouvelle croissance ».
Une croissance alimentée par les 400 milliards d'euros d'investissements injectés dans l'appareil de production d'ici à 2020 qui devraient générer 0,8 point de croissance et 500.000 emplois à terme.
A lui seul, le chantier thermique représente des investissements annuels moyens de 16 milliards d'euros et près de 235.000 emplois.

A ceux qui ne manqueront pas de pointer du doigt le coût de tels investissements, le ministre a répondu par avance que l'essentiel du processus est fondé sur des économies d'énergie, de mobilité individuelle et des économies d'intrants agricoles. « C'est avec ces économies que nous financeront les nouvelles infrastructures, les travaux de rénovation thermique grâce à un effet de levier massif », a-t-il ajouté.

De son côté, la ministre de l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, a martelé : « Economie et écologie ne doivent pas être confrontée. Ce projet de loi est un véritable outil de transition. »
Les jours qui viennent permettront de savoir si les députés ont compris le message et acceptent d'avaliser les engagements pris par le président de la République dans le cadre des discussions du Grenelle.

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Politique Le PS vote pour le projet de loi sur le Grenelle de l'environnement AP | 21.10.2008 | 12:27

Les députés socialistes voteront pour le projet de loi de mise en oeuvre du Grenelle de l'environnement lors du scrutin solennel de mardi après-midi, a-t-on appris à l'issue de la réunion du groupe.

"On est vraiment dans la traduction législative du Grenelle", a expliqué le député PS Philippe Martin. Il a précisé que cette position avait été décidée "à l'unanimité" et sans "aucune réticence". "C'est un texte qui doit être voté pour donner de la force à la France dans les négociations internationales", a dit le député du Gers.

Les socialistes ont été satisfaits de l'adoption de 150 amendements déposés par leur groupe lors du débat de la semaine dernière. Ils souhaitent néanmoins que l'hypothèque du financement des mesures soit levée lors de l'examen du budget 2009.

Les députés communistes et Verts ont pour leur part décidé de s'abstenir afin d'appeler le gouvernement à "faire mieux en deuxième lecture", selon Noël Mamère. Certains communistes voteront contre, a précisé Jean-Pierre Brard. AP

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Où est passé Borloo ? leparisien.fr Nathalie Schuck | 20.04.2009, 07h00

« Borloo a disparu de l’écran radar ! » murmure-t-on à l’Elysée. Numéro 2 du gouvernement, seul à avoir le rang de ministre d’Etat, le Monsieur Ecologie de l’équipe Fillon se fait très discret. « Quand Sarkozy était numéro 2 du gouvernement, on l’entendait tous les matins ! » compare un de ses détracteurs.

A l’UMP, dont il est vice-président, on accuse le patron du Parti radical valoisien de jouer les hommes invisibles. « Je fais ma quote-part », répond Borloo, qui se tient à l’écart des « petites phrases ».

« Il bosse ! » répliquent ses proches. « Surentraîné », comme il dit, après les Grenelle de l’environnement français et européen et « trois tours du monde », Borloo confie qu’il est à fond dans la préparation du sommet sur le climat prévu au Danemark en décembre pour donner une suite au protocole de Kyoto. « La troisième manche, la plus passionnante ! » Après avoir réuni des ministres européens à Paris il y a peu, pour caler une position commune, il évoquera le sujet en Sicile, cette semaine, au G 8 environnement, puis ira négocier aux Etats-Unis fin avril, et au Kenya fin mai. « Si cette négociation échoue, vos enfants ne verront pas la fin de l’histoire ! » menace-t-il. Il a aussi dans ses cartons des projets sur la croissance verte. Bref, il le jure : « Je suis un ministre assez heureux ».

« J’ai l’impression d’avoir 250 ans »

Et pourtant, dans les coulisses du pouvoir, on dit qu’il est « déprimé », qu’il rêve d’un nouveau défi. Lui-même a cette drôle de formule : « J’ai l’impression d’avoir 250 ans ». Sa popularité s’érode : dans le dernier baromètre Ifop pour « Paris Match », il n’est plus que le 4 e ministre le plus populaire. « Il est dans un placard doré. On se demande s’il y a eu un Grenelle ! Le plan de relance passe par l’autoroute, le président vend du nucléaire partout. Il incarne quoi aujourd’hui ? Une coquille vide ! » regrette le Vert Noël Mamère, qui avait fondé Génération écologie avec lui et Brice Lalonde en 1991. Pour les amis de son ex-secrétaire d’Etat, Nathalie Kosciusko-Morizet, avec qui Borloo ne s’entendait guère, la « dynamique » n’est plus là…

Quand on lui demande s’il a des fourmis dans les jambes, l’électron libre du gouvernement, 58 ans, assure que non, mollement. Après la colère de Nicolas Sarkozy contre ses ministres ambitieux, il ne fait pas bon afficher ses desiderata… « Ce n’est pas moi qui décide », élude-t-il. Avant d’ajouter : « Si le président a un énorme défi, je pense qu’il est pour moi. » Un rendez-vous avec Sarkozy a été pris. Il y a peu, Borloo a calculé qu’il avait occupé « deux tiers » des postes gouvernementaux en sept ans, sous les gouvernements Raffarin, Villepin et Fillon. « Il a un petit côté inoxydable, pépère ! » rigole-t-il en parlant de lui-même.

A l’aube du remaniement, son nom a été cité pour la Justice, l’Education ou même un ministère… de l’Intelligence. Mais, à l’Elysée, on laisse entendre qu’il ne bougera pas tout de suite. Et Premier ministre ? S’il fait partie du club fermé des candidats éventuels, peu y croient. « Immaîtrisable », juge l’un. Sarkozy lui-même aurait eu cette phrase avant la présidentielle : « Je ne vais pas nommer Gainsbourg à Matignon ! » Borloo se console en soulignant que « la sortie de crise passe par le développement durable » et que son ministère, de l’Energie à l’Environnement, pèse « 39 % » du PIB. Un petit Matignon, en somme…

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Jean-Louis Borloo, l'avocat international du climat Marielle Court lefigaro.fr 04/12/2009 | Mise à jour : 21:54 |

Jean-Louis Borloo, ministre d'État, de l'Écologie et du Développement durable, dans le fjord d'Ilulissat, au Groënland, en 2007.
Le ministre de l'Écologie sera lundi à Copenhague pour l'ouverture de la 15e conférence internationale sur le climat. Un événement pour lequel «la France s'est investie comme jamais», assure-t-il.

«Mais qu'est-ce que vous faites à Poznan ? C'est à Bruxelles que ça se passe…» C'était il y a un an. Jean-Louis Borloo exulte au téléphone. Alors que les journalistes suivent pas à pas, en Pologne, la quatorzième conférence internationale sur le climat, le ministre de l'Écologie installé dans la capitale belge ne s'y intéresse guère. Seule compte à ses yeux la signature des 27 pays de l'Union européenne sur le «paquet climat énergie» qu'il vient d'obtenir au côté de Nicolas Sarkozy. Un texte qui fixe les règles que l'Europe s'impose jusqu'en 2020 sur le climat.

En janvier 2009, retour aux grands rendez-vous internationaux : «Cette année, je vais consacrer toute mon énergie à la quinzième conférence sur le climat de Copenhague», affirme-t-il. Aujourd'hui on y est. Le sommet de Copenhague débute lundi et s'achèvera dans deux semaines en présence d'une centaine de chefs d'État et de gouvernement. Le ministre d'État y sera dès l'ouverture avec quelques allers retours à Paris. «Il est épuisé mais à fond dans l'événement», commente un de ses proches. «Je suis concentré», précise l'intéressé.

Jean-Louis Borloo est ainsi : «séquentiel», «besogneux», rappelle-t-il souvent, un brin cabotin. Il s'est d'abord ­occupé du Grenelle de l'environnement, puis de l'accord européen, enfin il s'est jeté sur le monde avec le même enthousiasme, persuadé que seul l'ajout de bonnes volontés peut faire tomber les préventions pour aboutir à un accord historique. Cela fait des mois qu'il sillonne la planète. Au point que certains conseillers de ministères voisins s'étonnent ouvertement d'un agenda parisien qui leur paraît vide. Mais Borloo consulte tous azimuts, organise des rencontres bilatérales, participe à des réunions officieuses, monte des conférences téléphoniques… Tout son temps, ou presque, est dédié à la négociation climatique. Aujourd'hui encore, le ministre fait un saut à Moscou.

«Ma première croisade a été pour que les chefs d'État soient présents à Copen­hague. C'est irréversiblement acquis», se félicite-t-il. «La deuxième idée, c'est que tout le monde peut-être gagnant.» Le propos n'a pas toujours été aussi positif. Lors des premières rencontres officielles, «il n'y avait que des discours émaillés des mots “ambitieux”, “leadership”, “urgence d'aboutir”…On était entre gens bien élevés», ironise-t-il. Et puis est apparue une autre antienne : «Pour beaucoup, préparer Copenhague, c'était préparer la rhétorique pour expliquer l'échec. Je l'entendais partout.» Sans oublier le moment où, au milieu de l'été, les textes élaborés par les négociateurs de l'ombre étaient devenus illisibles. «Les traducteurs n'arrivent même plus à les traduire», s'énervait Yvo de Boer, le chef des négociateurs onusiens.

Mais Jean-Louis Borloo continue d'y croire.
On le voit alors apparaître à l'automne avec deux dossiers sous le bras. Le «plan justice climat» tout d'abord. Plusieurs centaines de pages qui détaillent pays par pays, en Afrique, les moyens d'apporter de l'énergie, 100 % renouvelable. «II faut raccrocher ce plan à la négociation de Copenhague. C'est notre responsabilité. Qui peut dire qu'il est contre une telle ­architecture ? », demande­­-t-il, faussement naïf.

Une ébauche d'accord

Dans l'autre main, c'est un document au titre un peu ronflant, «Copenhague : un projet pour le monde», qu'il s'échine à faire circuler dans l'enceinte onusienne. Un draft comme on dit dans le jargon, qui propose une ébauche d'accord. Il en est au moins à sa quarantième version. Mégalo Jean-Louis Borloo ? «Je ne suis pas en train de vous dire que cela va marcher, mais il faut essayer de trouver un chemin», explique-t-il. «C'est un texte de bonne foi comme un dossier de plaidoirie», ajoute l'ancien avocat.

Pour l'heure, le texte reste plutôt confidentiel, mais le ministre n'en a cure, car «il y a une rumeur positive» dans les délégations des 192 pays qui se retrouvent au Danemark. «Un changement d'état d'esprit. C'est aussi le fait de ceux qui ont mouillé leur chemise depuis des mois et des mois», plaide-t-il. Nicolas Sarkozy se rendra dans la capitale danoise avec les chefs d'État les 17 et 18 décembre. «La France s'est investie comme jamais. On ne fait pas les malins, mais on s'est donné du mal.» Un accord à Copenhague et la boucle serait bouclée.

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COR-Les sinistrés de Xynthia attendent des gestes concrets Par Reuters, publié le 16/04/2010 à 15:04
Correction: bien lire qu'il s'agit d'associations du littoral charentais dans le 10e paragraphe.

BORDEAUX (Reuters) - Les associations de sinistrés de la tempête Xynthia en Charente-Maritime exhortent le gouvernement à passer de la parole aux actes, au lendemain de la visite de Jean-Louis Borloo.

La délégation emmenée par le ministre de l'Ecologie jeudi en Vendée et en Charente-Maritime a permis de faire retomber un peu les tensions nées à l'annonce du tracé des "zones noires" où plus de 1.500 habitations sont vouées à la destruction.

Le gouvernement, qui préfère désormais parler de "zones de solidarité nationale", a insisté sur le traitement au cas par cas des dossiers des riverains et annoncé l'envoi de "délégués de la solidarité" dans les communes touchées à partir de lundi.

"L'expropriation pour des raisons de sécurité, ça ne se fait en France que sous le contrôle des juges, avec une expertise contradictoire", a souligné sur Europe 1 Jean-Louis Borloo, démentant toute marche arrière du gouvernement.

"Vous pouvez avoir une zone globalement à risque qui ouvre droit à cette solidarité mais dans cette zone, telle ou telle maison particulière peut ne pas être en danger (...). C'est ce que je suis allé préciser avec les maires", a-t-il ajouté.

Une dizaine d'associations de victimes de Charente-Maritime sont désormais regroupées au sein d'un collectif, qui a vu le jour jeudi soir, afin d'organiser toutes les actions nécessaires à la défense des sinistrés.

Ils attendent avant tout "des actes concrets et non des paroles", a prévenu Christian Brunet, président de l'Association des sinistrés de Port-des-Barques, au cours d'un entretien à Reuters.

"Nous ne manquerons pas de nous rappeler au bon souvenir du gouvernement si des décisions sensées ne font pas suite aux discours dans la semaine à venir", précise le premier communiqué du collectif, diffusé jeudi soir.

PAS DE RASSEMBLEMENT SAMEDI

Le collectif exige la redéfinition des "zones noires" en fonction d'expertises "sérieuses et contradictoires, et non sur la base de décisions arbitraires".

Pas question "de payer les carences et la précipitation de l'Etat", soulignent les membres du collectif, formé par huit associations du littoral charentais, touché par la tempête du 28 février, auxquelles s'est jointe une association de victimes en cours de formation.

Trois autres associations en cours de constitution devraient rejoindre le collectif des sinistrés de Xynthia.

Pour la présidente de Poitou-Charentes, Ségolène Royal, le gouvernement a opéré un simple "changement de vocabulaire" mais "le problème reste entier" sur le littoral atlantique.

"Il y a eu une parole d'apaisement, c'est déjà pas mal", a déclaré la dirigeante socialiste sur France Inter avant de réclamer la suspension du plan de zonage des régions sinistrées.

"Ce qu'on demande, c'est très simple, c'est de connaître les expertises qui ont permis ce zonage (...) et regarder ensemble les aberrations", a-t-elle insisté.

Le collectif de Charente-Maritime dément toute organisation d'un rassemblement samedi, après la diffusion d'informations faisant état d'un blocage du pont de l'Ile de Ré en préparation.

"Notre volonté est avant tout de défendre les sinistrés, pas de faire une opposition systématique à qui que ce soit, et d'obtenir du gouvernement qu'il rende ses droits à chaque citoyen concerné", a dit à Reuters Christian Brunet.

Michel Le Bozec, président de l'association Sauvegarde du village des Boucholeurs, a précisé que le gouvernement ferait connaître mercredi prochain de nouvelles décisions.

Le collectif se réunira dans la foulée pour envisager "toute forme d'action nécessaire", a-t-il ajouté.

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La candidature de Borloo suscite des interrogations Par Jean-Baptiste Garat 16/04/2010 | Mise à jour : 12:12 lefigaro.fr

Pour un élu de l'UMP «si Jean-Louis Borloo était candidat, les radicaux devraient quitter l'UMP, et le mouvement entamerait son explosion.» Crédits photo : Le Figaro L'UMP et le Nouveau Centre sont réservés sur la présence possible du ministre d'État à la présidentielle de 2012.

L'hypothèse Jean-Louis Borloo ne suscite pas un enthousiasme démesuré à droite. La possible candida­ture du ministre de l'Écologie et président du Parti radical à la présidentielle de 2012, qui permettrait de rassembler le centre, est au mieux observée avec circonspection au Nouveau Centre, au pire franchement écartée dans les rangs de l'UMP. Seul le ministre de la Jeunesse, Marc-Philippe Daubresse, proche de Borloo, est intervenu ce jeudi soir sur la radio RCF pour dire que «Jean-Louis Borloo est une vraie valeur ajoutée pour la majorité et doit jouer un rôle important pour 2012». Le porte-parole du parti présidentiel Dominique Paillé considère, lui, que «la vie politique ne se résume pas à des considérations tactiques. Il y est aussi question de convictions et de projets».«Si Jean-Louis Borloo a un projet différent de celui de Nicolas Sarkozy, qu'il en fasse état», poursuit-il.

D'autres cadres et élus de l'UMP font preuve de moins de compréhension que Dominique Paillé. «Si Jean-Louis Borloo était candidat, estime l'un d'eux, les radicaux devraient quitter l'UMP, et le mouvement entamerait son explosion.» «Pourquoi les amis centristes de Pierre Méhaignerie n'iraient pas voir ailleurs, eux aussi ?» s'alarme un ancien de l'UDF. Beaucoup craignent que la multiplication des ambitions dans la majorité conduise à un «21 avril de la droite», qui verrait son principal candidat ne pas se qualifier pour le second tour. «Si Borloo est candidat et Bayrou reste dans les choux, qu'est-ce qui empêcherait les centristes de l'UMP de faire campagne pour lui ?» s'inquiète-t-on.

S'ils se gardent de débaucher ouvertement «chez nos partenaires de la majorité», les centristes du Nouveau Centre gardent la porte ouverte. Y compris pour Borloo. Le porte-parole du parti d'Hervé Morin, Maurice Leroy, se dit ainsi «pas a priori défavorable» à une candidature du radical. «Mais cela ne peut se faire que s'il quitte le gouvernement et si le Parti radical abandonne l'UMP», ajoute-t-il comme «conditions incontournables pour qu'une telle candidature ne paraisse pas pilotée par l'Élysée». «Rassembler les centristes, ce n'est pas une question de marketing, ajoute-t-il. Moi, je suis pour la suppression du bouclier fiscal, je n'ai pas entendu Borloo se prononcer là-dessus.»

Le président exécutif du Nouveau Centre, Jean-Christophe Lagarde, est encore plus circonspect. «Il s'est passé quelque chose et on ne m'aurait rien dit ?» s'amuse le député maire de Drancy. «Borloo fait partie de notre famille, poursuit-il. S'il se décide à partir de l'UMP pour participer à notre rassemblement, il sera le bienvenu. C'est ensuite seulement que se posera la question de savoir quel sera le candidat le plus apte à défendre nos valeurs en 2012.»

Pour l'instant, semble-t-il, aucune démarche de rapprochement du Parti radical avec le centre n'a été entamée. Et ils sont plusieurs à parier qu'il n'en sera rien. «J'ai de bonnes raisons de penser que l'Élysée n'est pas favorable à une candidature Borloo», assure ainsi Jean-Christophe Lagarde.

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jdd.fr 14/11/2010 - 13:59 Remaniement: Borloo veut un grand ministère

Selon les informations de La Voix du Nord , Jean-Louis Borloo n'accepterait de rester dans la nouvelle équipe Fillon que s'il est nommé à la tête d'un grand ministère de l'économie, des finances et de l'industrie.
L'ex-ministre de l'Ecologie a rencontré Nicolas Sarkozy en fin de matinée, alors que François Fillon venait d'être reconduit à son poste de Premier ministre.

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Borloo : «Je préfère retrouver ma liberté de proposition et de parole» 14.11.2010, 17h23 | Mise à jour : 17h23 leparisien.fr

Voici le texte de la déclaration de Jean-Louis Borloo, dans laquelle il annonce avoir «choisi de ne pas appartenir» au futur gouvernement Fillon :
«J'ai informé le président de la République des raisons pour lesquelles j'ai choisi de ne pas appartenir à la prochaine équipe gouvernementale.

Je préfère, en effet, retrouver ma liberté de proposition et de parole au service de mes valeurs, qui ne sont pas de circonstances, au premier rang desquelles je place la cohésion sociale.

J'ai vivement remercié le président de la confiance qu'il m'a accordée au cours des trois dernières années. Grâce à lui la France a pris un virage décisif vers une croissance durable.

Par ailleurs, j'ai personnellement félicité François Fillon et lui ai adressé tous mes voeux de succès au service des Français».

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Au dîner géant de Jean-Louis Borloo, la République en plat principal vendredi 10.12.2010, 05:09 - PAR HERVÉ FAVRE lavoixdunord.fr

Jean-Louis Borloo et Fadela Amara, remerciée lors du dernier remaniement, sont tombés dans les bras l'un de l'autre.

Un banquet bien dans la tradition radicale, mais sans le cassoulet : c'est le cadre choisi hier soir par Jean-Louis Borloo pour son retour sur la scène politique, après une brève cure de silence depuis son départ du gouvernement. Ce « dîner de la République » devait célébrer le 105e anniversaire de la loi de 1901 de séparation de l'Église et de l'État, grande conquête radicale.

Rien à voir avec l'éventuelle séparation du parti radical et de l'UMP qui sera au menu du prochain congrès du parti radical l'année prochaine. Hier soir, Jean-Louis Borloo accueillait quelque huit cents personnalités de tous horizons, politique, syndical, associatif de Jean-Pierre Chevènement à Xavier Bertrand en passant par le patron des radicaux de gauche Jean-Michel Baylet. Mais officiellement, il ne faisait pas de politique !

Le Grenelle du centre qu'il espère piloter, ce sera pour plus tard. En attendant, le recalé de Matignon s'est fait un plaisir de montrer à ceux qui l'ont brocardé sous les traits d'un incorrigible dilettante son pouvoir d'attraction médiatique et politique.

Sous les feux des caméras, il accueille un par un ses invités les plus symboliques d'un dîner sans frontières idéologiques et religieuses. Mais les symboles politiques sont aussi éclatants quand il tombe dans les bras de Fadela Amara, remerciée par François Fillon pour avoir clamé trop tôt sa flamme pour son rival. Pour l'ex-ministre de la Ville, « Borloo, c'est bien le meilleur ».

Autre star écartée de l'ancienne équipe, Rama Yade salue le « courage » de celui qui a choisi de retrouver sa liberté pour défendre ses idées à l'extérieur du gouvernement.

Bernard Tapie aussi est là en vieux pote du héros du jour : « L'amitié est le seul moteur de ma présence ce soir. Je lui apporte mon soutien au moment où il en a le moins besoin. » Dans la salle, les Nordistes sont là autour de Valérie Létard, venue écouter Jean-Louis Borloo parler « d'autre chose que de la cuisine politique, des valeurs et des idées pour un projet de société ».

Jean-Noël Verfaillie, secrétaire départemental du Parti radical, est venu avec une cinquantaine de militants. Pour lui, comme pour Dominique Riquet, empêché hier, Jean-Louis Borloo doit rester dans la majorité présidentielle mais y faire entendre sa différence. À Valenciennes, Jean-Louis Borloo a fait sa première expérience politique et il en parle avec émotion. C'est là qu'il a compris que « l'élu du peuple est celui qui unit et qui fédère, celui qui rassemble. Celui qui, dans le travail, ne regarde plus les appartenances partisanes ».

Cette méthode qu'il a reprise ensuite au ministère de la Cohésion sociale puis au Grenelle de l'environnement, il aurait voulu la poursuivre à Matignon.

Nicolas Sarkozy en a décidé autrement. Alors l'électron libre de la politique exerce aujourd'hui le ministère de la parole. « J'ai retrouvé mon indépendance, ma liberté de parole, je les utiliserai pleinement, bien sûr. » Jean-Louis Borloo dit ne « rien revendiquer pour lui ». Son grand sujet, qu'on se le dise, c'est la République, pas la présidence !

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Rama Yade rejoint le Parti radical de Jean-Louis Borloo leparisien.fr Henri Vernet | 15.12.2010, 17h08 | Mise à jour : 16.12.2010, 00h16

Rama Yade rejoint Jean-Louis Borloo et le Parti radical, annonce-t-elle dans une interview à paraître jeudi dans «Le Parisien». L'ancienne secrétaire d'Etat aux Sports, écartée du gouvernement lors du dernier remaniement du 14 novembre, souhaitait mener, au sein de l'UMP, une mission sur la cohésion sociale. Mais elle n'a pas obtenu de réponse satisfaisante de la part du nouveau patron du parti présidentiel, Jean-François Copé.

Elle rallie donc le Parti radical, présidé par Jean-Louis Borloo, l'ancien ministre de l'Ecologie qui partage, dit-elle, «sa nature humaniste et progressiste». Pour autant, Rama Yade reste «sarkozyste»... et ne quitte pas l'UMP puisque ce parti lui est affidé.

Elle se montre cependant critique envers le parti de la majorité : «Tout à la sécurité et à la course avec le Front national, on en oublie de voir ce qui intéresse les Français », dit-elle, en regrettant que son camp ne porte pas un important «message social». «Que dit-on aux classes moyennes qui ont peur de décrocher ? Aux travailleurs précaires ?» lance-t-elle.

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17 Décembre 2010 leJDD.fr Borloo, le "pote" d’Amara

Alors que Rama Yade a rejoint le Parti radical, Fadela Amara réaffirme son soutien indéfectible à Jean-Louis Borloo et se dit prête à travailler à ces côtés. Selon ses proches, l’ex-secrétaire à la Ville souhaiterait même devenir l’une des porte-paroles de la confédération des centres, lorsque celle-ci verra le jour.

Après Rama Yade, Fadela Amara rejoindra-t-elle le parti de Jean-Louis Borloo? En tout cas, l’ancienne secrétaire d’Etat à la Ville – évincée tout comme l’ex-benjamine du gouvernement lors du dernier remaniement – ne cache pas ses affinités avec le président du Parti radical, qu’elle appelle même son "pote". Vendredi matin sur RMC, Fadela Amara a en effet assuré qu’elle pourrait revenir en politique à ses côtés. "C’est un homme pour lequel j’ai une admiration et beaucoup d’affinités. Nous sommes très attachés aux valeurs de la République (…), à un vrai sens de la justice sociale. Et donc, à ses côtés, on veut construire vraiment quelque chose qui fasse qu’on rassemble l’ensemble des républicains de ce pays de gauche et de droite", a déclaré l’ancienne présidente de Ni putes ni soumises.

L’entente entre Jean-Louis Borloo et Fadela Amara ne date pas d’hier. "Fadela est depuis le début une amie de la famille", assure le secrétaire général du Parti radical, Laurent Hénart, au JDD.fr. "Elle a toujours été prête à participer et clairement soutenu les combats politiques de Jean-Louis Borloo", renchérit-il, finalement peu étonné des propos de Fadela Amara. Dans la course au poste de Premier ministre, en novembre dernier, elle avait d’ailleurs fermement soutenu l’ex-ministre de l’Ecologie face au chef du gouvernement sortant, François Fillon. Sans succès. "J’étais convaincue et je reste convaincue que Borloo était l’homme de la situation, celui qui pouvait ramener plus de cohésion sociale plus de justice sociale (…) Il a un bilan extraordinaire", faisait-elle valoir à l’époque, n’hésitant pas par ailleurs à traiter François Fillon de "bourgeois de la Sarthe".

"Construisons déjà la Confédération"

Mais de là à rentrer au Parti radical, il y a un pas que Fadela Amara n’est pas forcément prête à franchir, tout du moins pour l’instant. Sur cette question, celle qui n’est pas encartée à l’UMP reste prudente, réaffirmant seulement qu’elle "est prête à aider Jean-Louis Borloo à construire cette confédération (…) parce que la France a besoin de ça". Sur le site du Point, l’un de ses proches – dont le nom n’est pas cité – assure que l’arrivée de Fadela Amara au sein de Parti radical "n’est pas à l’ordre du jour". Son entourage confirme cependant qu’elle "soutiendra Borloo sans hésitation et sans concession". De quoi compliquer encore un peu la donne… Lors du dîner républicain organisé, début décembre, par le président du Parti radical, la principale intéressée avait, quant à elle, affirmé, évasive: "C’est l’avenir qui le dira."

Car, au fond, l’ancienne secrétaire d’Etat rêverait, toujours selon ses proches, de devenir l’un des porte-parole de la confédération des centres, une fois que celle-ci aura vu le jour. "Elle aimerait assurer cette fonction", confie l’un d’entre eux au Point.fr. Cette nouvelle structure est actuellement en pourparlers entre Jean-Louis Borloo et Hervé Morin (Nouveau Centre), en vue de l’élection présidentielle de 2012. "Ce qui est intéressant, c'est de voir qu'une organisation plus équilibrée de la majorité la rend plus attractive (...) et permettra de voir s'engager des personnalités comme Fadela Amara", estime Laurent Hénart. Et d'ajouter: "Sur beaucoup de sujets, sa voix portera. Après il faut faire les choses dans le bon ordre." Mais le secrétaire général vante la "notoriété, la crédibilité et la popularité" de Fadela Amara.

"Construisons déjà la confédération. Structurons avant tout cette grande famille du centre", clame la vice-présidente du Nouveau Centre, Valérie Létard, contactée par leJDD.fr. "Ensuite, il faudra organiser une équipe de gens de qualité", ajoute la sénatrice du Nord. Tout en précisant qu’effectivement Fadela Amara fait partie de ces personnes-là, car sa "longue expérience de terrain et ministérielle est très précieuse". Mais, avant tout, Valérie Létard se réjouit "de voir que Fadela Amara confirme son attachement à un rapprochement des familles du centre", dont la sénatrice est une fervente défenseur. Et de conclure: "Tout ceux qui se reconnaissent dans cette famille de pensée ont vocation à se retrouver". Reste encore, pour l’heure, à savoir comment.

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08/04/11 08:02 lenouvelobs.com Borloo annonce son départ de l'UMP et fait un pas vers sa candidature en 2012

Le radical Jean-Louis Borloo, figure emblématique de la confédération centriste en gestation, a annoncé jeudi soir son départ et celui de son parti de l'UMP, et fait un pas vers sa candidature à la présidentielle, ce qui pourrait compliquer la donne pour Nicolas Sarkozy.

André Rossinot a estimé auprès de l'AFP jeudi soir que Jean-Louis Borloo, qui lui a succédé à la tête du Parti radical, est l'homme qui peut mettre la majorité présidentielle "à l'abri d'un 21 avril" en 2012, "sans la fragiliser".

"Le parti radical a proposé d'organiser l'aile sociale, humaniste de la majorité", a expliqué M. Borloo, lors de l'émission "A vous de juger" de France 2, en référence à la confédération des centres en cours de construction à laquelle sa formation participe aux côtés du Nouveau centre, de la gauche Moderne et de l'Alliance centriste.

Plusieurs dirigeants de ces partis étaient présents sur le plateau dont Hervé Morin (NC) et Jean-Marie Bockel (GM).
"On va organiser cette formation politique avant l'été. Evidemment, c'est à l'extérieur de l'UMP et par voie de conséquence, nous allons, je quitte l'UMP", a déclaré M. Borloo. Le parti radical était un des partis fondateurs du parti présidentiel. "Cela sera soumis au congrès du parti radical les 14 et 15 mai. Mais vous pouvez considérer qu'il y a une nouvelle formation, une alliance républicaine", a-t-il dit.

Mais surtout, alors que le président Nicolas Sarkozy est au plus bas dans les sondages, l'ex-ministre de l'Ecologie a fait un pas de plus vers sa candidature à la présidentielle.

"On a évidemment vocation à avoir un candidat" à la présidentielle", a-t-il affirmé. "Cela me paraît tout à fait normal, c'est (la) vocation" de cette confédération. "Elle sera une alternative au PS et à l'UMP", a-t-il prévenu.

Questionné sur sa candidature, Jean-Louis Borloo, qui fêtait jeudi ses soixante ans, a lancé: "Je suis prêt".

"Si mes amis le souhaitent et s'ils pensent que c'est moi qui doit plutôt l'incarner. Alors, j'aurai à prendre ma décision personnelle", a-t-il dit en ajoutant: "ce n'est pas une combine politicienne". "Je sais à quoi cela engage et je garderai en dernier ressort ma décision parce qu'elle est lourde, grave, parce qu'on n'est pas dans un jeu de rôle politique".

Soupçonné par certains d'être le sous-marin de Nicolas Sarkozy chez les centristes, M. Borloo a réfuté toute intention de porter une candidature d'appoint à celle du chef de l'Etat. "Vous connaissez, vous, quelqu'un qui est candidat pour aider quelqu'un? Vous croyez que les Français sont assez stupides", a-t-il lancé.

Quant à l'éventualité de devancer Nicolas Sarkozy au premier tour? "C'est les Français qui décideront", a-t-il répondu, allant même jusqu'à douter de la volonté du président de se représenter: "est-ce que vous savez s'il sera candidat?".

Interrogé sur ses éventuels concurrents en 2012, M. Borloo a tendu la main à Dominique de Villepin qui a quitté lui aussi l'UMP: "Evidemment, il est le bienvenu Dominique!".

"Nicolas Hulot est quelqu'un que j'estime", a-t-il ajouté. Quant au président du MoDem, François Bayrou, il a jugé que "son problème, c'(était) d'avoir laissé se disperser sa famille politique". Mais, a-t-il ajouté, "on a besoin évidemment de lui et puis, on cheminera ensemble, on verra bien"

Questionné sur les candidats socialistes qu'il pourrait affronter en 2012, il a répondu: "Si c'est Martine Aubry, ce sera un derby du Nord, si c'est François Hollande, ce sera Intervilles entre Valenciennes et Tulle!".

A l'UMP, Jean-François Copé, interrogé par l'AFP, n'a pas souhaité réagir.

La déléguée générale, Nadine Morano, a prévenu qu'"il ne faudrait pas reconstituer la droite la plus bête du monde, la droite divisée d'avant 2002 (date de fondation de l'UMP) qui nous a menés à des échecs".

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Jean-Louis Borloo donne des gages sur sa candidature Par Jim Jarrassé 31/05/2011 | Mise à jour : 13:12 lefigaro.fr

La pression monte sur Jean-Louis Borloo à moins d'un an de la présidentielle. La semaine dernière, dans les colonnes du Monde , Hervé de Charette, président de Convention démocrate, un mouvement associé à la Confédération des centres, lançait un appel pressant à destination du président du Parti radical : «Il faut accélérer le mouvement. Il est temps qu'il réponde à l'attente de ses amis, qu'il fasse savoir à l'opinion publique qu'il est clairement déterminé et qu'il se prépare à être candidat».
Une position partagée par bon nombre des partenaires centristes de l'ancien ministre de l'Environnement, qui ont pris leur distance vis-à-vis de l'UMP et craignent désormais d'être lâchés en rase campagne.

C'est d'abord pour les rassurer que Jean-Louis Borloo multiplie les signaux dans la presse. Vendredi dernier, en marge d'un déplacement dans le Val de Marne, il laissait ainsi entendre au Point.fr et au Jdd.fr qu'il se préparait à annoncer officiellement sa candidature à la présidence de la République.

«J'avance, j'accélère. Je m'occupe de la campagne», expliquait-il. Rebelote dans La Voix du Nord de mardi : «Je me prépare pour gagner !», y assure Jean-Louis Borloo. Et d'évoquer - preuve de sa détermination - «une préparation, physique et mentale à mener» ainsi qu'une «réflexion sur le président (qu'il) souhaite incarner».

«Cela fait des années que je me prépare à cette éventualité et j'ai le sentiment que c'est le moment, que la présidentielle va se gagner au profit de celui ou celle qui anticipe mieux les évolutions de la société française et qui va correspondre à ses attentes», poursuit l'ex-numéro 2 du gouvernement. «J'ai à la fois encore la fraîcheur, la générosité et l'énergie et une expérience politique, nationale aussi bien qu'internationale», affirme-t-il encore pour justifier sa «légitimité à présider le pays». Et pas question de lui parler du risque d'un 21 avril à l'envers qu'il ferait courir à Nicolas Sarkozy en se présentant : les «éventuelles pressions qui pourraient me faire renoncer, ça n'existe pas !», assène Borloo.

Un calendrier encore vague

Le message a le mérite d'être clair. Les modalités de sa déclaration de candidature demeurent en revanche beaucoup plus floues. Inchangé depuis le 7 avril, lorsqu'il avait annoncé son émancipation de l'UMP sur le plateau d'A Vous de Juger, son calendrier reste vague : Jean-Louis Borloo assure vouloir sauter le pas dans son fief de Valenciennes «entre l'été et l'automne».

Trop tard selon certains centristes qui, à l'instar d'Hervé de Charette, voudraient voir leur champion se déclarer avant les vacances d'été. Une stratégie qui permettrait à la confédération des centres de bénéficier d'une exposition médiatique accrue et, pourquoi pas, d'attirer dans son giron certains strauss-kahniens déboussolés. En témoigne la main tendue de Jean-Marie Bockel, autre figure de la Confédération, à ses anciens «camarades socialistes».

Depuis la chute du directeur du FMI, Jean-Louis Borloo est devenu la personnalité politique préférée des Français. Mais le président du Parti radical ne veut pas se presser. «Je suis totalement en phase avec le calendrier que je m'étais fixé et personne ne m'en imposera un autre», rétorque-t-il. «C'est normal qu'il y ait des impatiences. Mais j'ai ma cohérence et mes étapes».

Hésitation ou temporisation ? Jean-Louis Borloo assure simplement vouloir mettre toutes les chances de son côté pour être à la hauteur du défi qu'il s'apprête à relever. «Quand vous prétendez aux plus hautes responsabilités, par respect pour vos concitoyens, vous devez avoir un niveau de préparation très élevé», fait-il valoir dans La Voix du Nord. «Je ne m'engage pas aujourd'hui pour faire parler de moi, comme un aboutissement de carrière ou par défaut de notoriété et de popularité. Je le fais en mon âme et conscience pour les Français».

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MARIAGE GAY Quand Borloo perd la memoire ••• Le Parisien, 16 juin 2011, p. 09 Nathalie Schuck

Jean-Louis Borloo aurait-il des trous de memoire?

Interrogé sur la proposition de loi du PS sur Ile mariage homosexuel, Ie patron du Parti radical et possible candidat a la presidentielle a affirme avoir « voté pour, comme pour le pacs » (pacte civil de solidarité).

Seulement voila: lors des quatre scrutins publics qui se sont tenus a lAssemblée entre fin 1998 et fin 1999 sur ce texte emblématique des années Jospin, Borloo n'a jamais voté pour le pacs, bien au contraire !

En premiere lecture, Ie 9 décembre 1998, comme lors du vote définitif, Le 13 octobre 1999, il s'est abstenu lors du vote en deuxième lecture le 7 avril 1999, il n'est pas venu.
Pis encore: a l'issue d'une nouvelle lecture le 15 juin 1999, Borloo a carrément vote contre le pacs, comme le reste du groupe UDE.

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Crise financière: "moment historique" pour taxer les transactions selon Borloo (AFP) – 09 août 2011 20.00

CHAMONIX (Haute-Savoie) — Le président du Parti radical, Jean-Louis Borloo, a estimé mardi que le "moment" était "historique" pour mettre en place une taxe sur les transactions financières, lors d'un déplacement à Chamonix (Haute-Savoie).

"C'est très facile à faire, en 15 jours. Il faut simplement se dire: +aujourd'hui on passe à l'acte+", a assuré l'ancien ministre de l'Ecologie, favorable à la mise en place d'un fonds anti-spéculatif alimenté par une taxe sur les transactions financières.

"J'en appelle au président de la République. Il doit proposer à toutes les économies occidentales de passer à l'acte pour mettre en place cette taxe sur les transactions financières", a estimé Jean-Louis Borloo lors d'une conférence de presse sur le sommet du Brévent à Chamonix.

"C'est moralement indispensable", a-t-il poursuivi.

Le président du Parti radical a par ailleurs appelé la France à revenir au "plus petit déficit" des comptes publics dès 2012.

"Au lieu d'accepter en France 4,6%, je propose qu'on revienne à 3%. Car 3% c'est le petit équilibre", a-t-il dit, sans préciser comment y parvenir

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Borloo renonce à l'Elysée, mais peut-être pas à Matignon Par Christophe Giltay dans Divers , le 3 octobre 2011 06h10 | RTLInfo.be

L’ancien ministre de l’écologie, le très médiatique Jean Louis Borloo a annoncé hier soir sur TF1 qu’il ne se présenterait pas à l’élection présidentielle. C’est une surprise, il s’y réparait depuis des mois. Sa décision serait motivée notamment par la volonté de ne pas faire le jeu du Front National .

Jean Louis Borloo, ancien maire de Valenciennes, ancien ministre, époux de la journaliste Béatrice Schönberg; l’œil brillant, le sourire aux lèvres la mèche en bataille, un bonheur pour les photographes. Il avait quitté le gouvernent en novembre 2010, alors qu’il avait raté Matignon de peu. Depuis le chef du Parti Radical, une petite formation centriste, laissait dire qu’il se présenterait en 2012. Certains poids lourds avaient commencé à le rejoindre, et la tout aussi médiatique Rama Yade était déjà annoncée comme sa future porte parole.

Le syndrome Delors ?

Et puis patatras ! Un peu comme Jacques Delors il y a 17 ans , Borloo annonce qu’il n’ira pas. Explication officielle il ne veut pas ajouter de la confusion à une situation déjà très compliquée pour la droite. Diviser son camp ce serait aussi augmenter les chances de Marine Le Pen de se qualifier au second tour. Borloo jure ses grand dieux qu’il n’a pas négocié, qu’il n’a subi aucune pression qu’on ne lui a rien promis etc…C’est un peu difficile à croire

Les sondages n’y étaient pas.

En fait il y a deux explication plausibles, d’abord les sondages n’avaient pas réellement décollés, il pouvait espèrer tout au plus une dizaine de %, un score suffisant pour gêner la droite, mais pas assez pour se qualifier au second tour et provoquez la surprise. Cette candidature parasite aurait courroucé fortement Nicolas Sarkozy, qui l’aurait fait payer très cher au candidat radical. En revanche ce retrait sera sans nul doute récompensé. Quelques postes de députés supplémentaires pour les radicaux, un retour au gouvernement peut être dés les semaines à venir, et qui sait après la victoire éventuelle de Sarkozy la succession François Fillon au poste de premier ministre. Borloo peut nourrir de grands espoirs…

Primaires à gauche, débat à droite.

On le voit les deux camps se mettent en ordre de bataille, et l’on sent que les choses bougent à droite, à quelques jours du premier tour des primaires socialistes. Après avoir moqué la démarche du PS, les barons de la droite constatent que les français apprécient l’exercice.

On sent donc une volonté de lancer aussi le débat côté UMP, et si la rumeur court que Nicolas Sarkozy pourrait ne pas se représenter c’est aussi une manière d’occuper le terrain et de ne pas laisser aux socialistes le monopole de la parole. Maintenant il reste trois candidats possibles au centre : François Bayrou, Hervé Morin, et Dominique de Villepin.

Je vous parie que d’ici peu il n’y en aura plus qu’un seul, et que Bayrou sera celui là !

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leparisien.fr Publié le 02.10.2011, 21h51 | Mise à jour : 03.10.2011, 07h38 Borloo renonce à 2012 : la déception de ses amis politiques

Se disant «triste» du renoncement de Jean-Louis Borloo, mais «compréhensive», Rama Yade estime que «sur le fond rien ne change» et que «le combat continue pour l'émergence d'une force progressiste, qui porte un projet différent de celui de l'UMP».

«Les temps sont suffisamment troublés pour ne pas ajouter de la confusion à la confusion.» Jean-Louis Borloo, président du Parti radical et leader de l'Alliance des centres, a annoncé dimanche au JT de 20 Heures de TF1, qu'il renonçait à être candidat à l'élection présidentielle. Une décision qui suscite le soulagement à l'UMP et la déception de ses amis.

- Rama Yade : «Jean-Louis Borloo fait le sacrifice de sa candidature pour la majorité, il lui donne une ultime chance de se refaire. Aujourd'hui, l'UMP ne peut plus accuser les autres de ses difficultés et doit prendre en compte notre sensibilité progressiste». Se disant «triste» mais «compréhensive», elle estime que «sur le fond rien ne change» et que «le combat continue pour l'émergence d'une force progressiste, qui porte un projet différent de celui de l'UMP». «Le Parti radical s'était prononcé en avril lors d'un congrès pour une candidature à la présidentielle. Je souhaite qu'un nouveau congrès soit convoqué rapidement pour savoir qui le parti soutient à l'élection présidentielle», ajoute-t-elle. Interrogée pour savoir si désormais, une éventuelle candidature du président du Nouveau centre, Hervé Morin, se trouvait renforcée, elle a répondu: «Je ne sais pas, je ne vois pas en quoi c'est une conséquence».

- Jean-Christophe Lagarde, président exécutif du Nouveau centre, proche de Borloo : «Comme des dizaines de milliers de militants et des millions de Français, je suis profondément triste et déçu ce soir parce qu'un Français sur cinq sera privé de choix crédible lors de l'élection présidentielle. Mais, le renoncement d'un homme ne fait pas la mort d'une idée, d'un combat ni de valeurs. Si les Français n'ont pas ce choix à la présidentielle, nous allons nous organiser pour qu'ils l'aient aux législatives et que de 2012 à 2017, quelles que soient les circonstances, leurs voix soient entendues.»

- Hervé de Charette, cofondateur de l'Alliance des centres : «C'est une décision qui déçoit ses amis. Mais, en même temps, c'est une décision responsable car il est vrai que la situation politique de la France ne permettait pas que la voix du centre soit entendue dans des conditions conformes à l'intérêt de la majorité.»

- Hervé Morin : «Je viens d'apprendre que Jean-Louis Borloo ne serait pas candidat, ma détermination n'a jamais été aussi forte», écrit le président du Nouveau centre, sur son compte Twitter.

- Jean-Marie Cavada et Philippe Vigier, porte-parole du Nouveau Centre (NC) : «Il est indispensable de poursuivre et d'amplifier le rassemblement de tous les centristes autour d'un projet politique porteur d'une vision nouvelle de la société pour sortir la France et l'Europe de leurs difficultés actuelles. Le NC se prononcera dans les prochaines semaines, à l'occasion d'un Congrès extraordinaire, sur sa stratégie et le choix de son candidat pour la présidentielle.»

- Laurent Hénart, secrétaire général du Parti Radical (PR), a annoncé dimanche soir qu'un congrès du PR aurait lieu «début 2012» pour se «prononcer» en vue de l'élection présidentielle, après le renoncement de Jean-Louis Borloo à participer au scrutin. «Je comprends aussi cette décision face à une montée du populisme et de l'extrémisme. Pour autant, une nouvelle force politique plus humaniste et plus progressiste doit se construire et permettre d'équilibrer la vie politique française et la majorité», poursuit le numéro 2 du Parti Radical, qui se dit «déçu».

- Jean-Pierre Grand, président de République solidaire : «Le choix de Jean-Louis Borloo est logique dans la mesure où il a participé à quasiment tous les gouvernements de Nicolas Sarkozy. Le courant politique qu'il représente, républicain, social, humaniste, se retrouvera tout naturellement aux côtés de Dominique de Villepin» (communiqué)

- Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la République et candidat à la présidentielle: «Les fausses alternatives vont s'évanouir. En 2012, je porterai un projet radicalement différent.» (compte twitter officiel)

- Christian Estrosi, député-maire UMP de Nice, évoque «un ami responsable et intelligent qui doit retrouver toute sa place dans la majorité. J'ai toujours respecté JL Borloo. Ceux qui dans ma famille politique lui ont jeté la pierre doivent le regretter aujourd'hui». (compte twitter officiel)

- Jean Leonetti, ministre des Affaires européennes, membre du Parti radical de Jean-Louis Borloo, «prend acte de (sa) décision de ne pas être candidat à la présidence de la République» et «juge cette attitude responsable compte tenu de la situation à laquelle notre pays est confrontée. Ce contexte exige l'union la plus totale et le plus vaste rassemblement possible pour défendre l'intérêt général et nos valeurs communes (...) Il est plus que jamais nécessaire que l'UMP fasse entendre toute sa diversité et que la sensibilité humaniste et républicaine sociale s'exprime clairement au sein de l'UMP». (communiqué)

- Sébastien Huyghe, député UMP du Nord, «salue la clairvoyance de Jean-Louis Borloo (...) La situation, engendrée par la crise, de notre pays nécessitait de ne pas ajouter de la confusion politique à la confusion économique et financière. Les idées portées par Jean-Louis Borloo et ses amis doivent avoir toute leur place dans le programme de l'UMP en cours d'élaboration. Nous devons être tous ensemble derrière Nicolas Sarkozy pour l'élection présidentielle de 2012, si celui-ci déclare sa candidature à un second quinquennat.» (communiqué)

- Marc-Philippe Daubresse, secrétaire général adjoint de l'UMP «salue le sens de la responsabilite de Jean-Louis Borloo (...) Il appelle ses amis de l'UMP à prendre en compte le projet modéré et humaniste élaboré au cours de ces derniers mois par Jean-Louis Borloo avec ses amis centristes. Dans un monde agité par de multiples tempêtes, la majorite présidentielle a besoin de toutes ses forces vives pour gagner autour de Nicolas Sarkozy (...). Elle a notamment besoin de retrouver l'expression d'une droite modérée, sociale et écologiste. Dans ce contexte, on aurait tort de se priver du talent de Jean-Louis Borloo» (déclaration à l'AFP)

- François Sauvadet, ministre de la Fonction publique, membre du Nouveau centre: «Jean-Louis a fait preuve d'un très grand esprit de responsabilité en plaçant l'intérêt de la France devant ses propres ambitions. Je tenais à saluer son courage et lui dire que je compte sur lui, sa très grande expérience et sa vision de la société française nous seront très utiles dans le débat présidentiel.» (communiqué)

- Christine Boutin, candidate à la présidentielle du Parti chrétien-démocrate (PCD): «Jean-Louis Borloo ne sera pas candidat, comme je l'avais prévu. Il a dit que la crise conduira à des coalitions. Je pense au contraire qu'elle appelle à un changement de paradigme et au courage. C'est pourquoi je continuerai sans relâche à proposer un big-bang fondé sur des racines chrétiennes.» (sur son profil Facebook)

- Valérie Rosso-Debord, déléguée générale-adjointe de l'UMP: Jean-Louis Borloo «a analysé de façon pertinente tant l'éclatement des centres dans notre pays que le risque de voir les extrêmes monter. Jean-Louis Borloo a beaucoup à apporter à la majorité présidentielle, son engagement humaniste et écologiste est un atout évident pour la France de demain». (communiqué)

- Pierre Moscovici, coordinateur de la campagne de François Hollande à la primaire, «imagine le désarroi des Radicaux qui ont fait semblant de ne plus être de droite, certains l'ont même cru.» (sur twitter) LeParisien.fr

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la-Croix.com 20/6/12 - 16 H 25 mis à jour le 20/6/12 - 17 H 18

Le président du Parti radical a été élu président d’un nouveau groupe parlementaire, l’Union des démocrates et indépendants.

Cette dernière est présidée par Jean-Louis Borloo, ancien numéro deux du gouvernement Fillon. Pour la première fois depuis dix ans, il est parvenu à fédérer l’ensemble des partis positionnés au centre droit : le Parti radical de Jean-Louis Borloo, le Nouveau Centre d’Hervé Morin et la plus modeste Alliance centriste de Jean Arthuis.

deux partis d’importance similaire

La constitution de l’UMP, en 2002, avait bouleversé la donne au sein d’une droite longtemps composée de deux partis d’importance similaire, le RPR de Jacques Chirac d’un côté, l’UDF de Valéry Giscard d’Estaing et Jean Lecanuet de l’autre.

À sa création, l’UMP est parvenue à rallier une grande partie de l’UDF – comme Philippe Douste-Blazy, Pierre Méhaignerie ou le Parti radical – avec l’ambition d’être le parti unique de la droite. Mais elle n’est en réalité jamais parvenue à atteindre cet objectif.

un rapport de force inégal

Aux côtés de l’UMP, l’UDF maintenue par François Bayrou puis le Nouveau Centre d’Hervé Morin ont en effet continué à incarner une sensibilité indépendante de centre droit.

Il n’en demeure pas moins que le rapport de force entre les deux composantes de la droite est devenu très inégal : 29 députés UDF contre 365 UMP en 2002 ; 22 Nouveau Centre contre 320 UMP en 2007 ; 22 Union des démocrates et indépendants contre 197 UMP cette année, en attendant la composition définitive des groupes.

93% ont voté pour la rupture avec l’UMP

Surtout, la création de ce nouveau groupe marque l’ascendant pris par Jean-Louis Borloo sur Hervé Morin. Il y a cinq ans, c’était le Nouveau Centre d’Hervé Morin qui représentait la droite modérée.

À l’époque, le Parti radical de Jean-Louis Borloo n’était en effet qu’une composante de l’UMP. Tout a changé depuis le congrès du Parti radical de mai 2011, au cours duquel 93 % des militants ont voté la rupture avec l’UMP, même si ses députés sont restés jusqu’à la fin de la législature membres ou apparentés au groupe UMP.

Dès lors s’est engagée au centre droit une compétition entre les deux anciens ministres, celui de la défense et celui de l’écologie, pour être le chef de file de cette sensibilité.

Hervé Morin a cru pouvoir incarner le centre droit

Outre une plus grande notoriété dans l’opinion publique, c’est la défection en deux étapes d’une partie du Nouveau Centre qui a permis au président du Parti radical de prendre l’avantage.

Première étape : l’élection présidentielle. Après la décision de Jean-Louis Borloo de ne pas être candidat, Hervé Morin a cru pouvoir incarner le centre droit à la présidentielle.

Peine perdue : les ministres membres de son parti, François Sauvadet et Maurice Leroy, ont pointé les mauvais sondages pour annoncer leur soutien dès le premier tour à Nicolas Sarkozy. L’intéressé ne pouvait dès lors que renoncer à son tour à sa candidature.

Seconde étape : les élections législatives. Une partie des députés du Nouveau Centre avaient décidé, sous l’impulsion de Jean-Christophe Lagarde, de ne plus se rattacher à l’association de financement de leur parti, mais à celle créée par le Parti radical. L’investiture leur avait alors été retirée.

création de l’Union des démocrates et indépendants

Les électeurs ont ensuite tranché : avec sept élus fidèles, Hervé Morin n’était plus en mesure de former un groupe indépendant du Nouveau Centre.

Contrairement aux radicaux, qui, avec l’appoint des cinq dissidents du Nouveau Centre et de divers droite, ont pu créer l’Union des démocrates et indépendants, sous la direction de Jean-Louis Borloo (président), François Sauvadet (vice-président) et Jean-Christophe Lagarde (porte-parole).

Les proches d’Hervé Morin n’ont donc eu comme seule alternative que de s’y rallier.

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Politiques Borloo rêve d’un centre nerveux 18 septembre 2012 à 22:26 http://www.liberation.fr/politiques/2012/09/18/borloo-reve-d-un-centre-nerveux_847283

Le radical valoisien a réuni hier à Paris tous les mouvements centristes pour le lancement officiel de l’Union des démocrates et indépendants, héritière directe de la défunte UDF. Par CHRISTOPHE FORCARI

Et si Jean-Louis Borloo était sur le point de réussir ? Pas un représentant des petits partis centristes ne manquait à l’appel, hier à Paris, pour le lancement d’une nouvelle formation, l’Union des démocrates et indépendants (UDI), qui les réunirait tous sous une même bannière.
Hervé Morin, patron du Nouveau Centre, celui de l’Alliance centriste, Jean Arthuis, et Jean-Marie Bockel, à la tête de la Gauche moderne, sont venus porter l’enfant sur les fonts baptismaux.
Même quelques Modem, comme le sénateur Jean-Marie Vanlerenberghe, fidèle d’entre les fidèles de François Bayrou, Olivier Henno, conseiller général du Nord, ou Alain Dolium, tête de liste Modem en Ile-de-France, étaient là. Ainsi que l’ancien garde des Sceaux Michel Mercier, autre proche de Bayrou.

«Famille».

Une UDF version XXIe siècle donc, avec toujours avec un Giscard d’Estaing dans ses rangs : Louis, candidat UMP battu aux dernières législatives dans le Puy-de-Dôme et fils de l’ancien président de la République fondateur de l’UDF. «Nous sommes ici pour annoncer la création de l’union des indépendants et du centre, une formation politique centrale de plein exercice.
Nous allons devenir la première force politique de notre pays», a lancé l’ancien ministre de l’Ecologie, Jean-Louis Borloo, à l’origine de l’initiative, devant près de 300 personnes et l’ensemble des députés du groupe UDI et des sénateurs du groupe centriste. «C’est la refondation d’une famille», a poursuivi Jean-Louis Borloo qui, au lendemain des législatives, avait créé le groupe UDI à l’Assemblée.

Pour le président du Parti radical valoisien, «cette journée a quelque chose d’irréelle après tant de désunions, mais c’est la simple expression d’une nécessité. L’objectif n’est pas de réunir des élus pour poser pour la photo, mais de fonder une formation de manière irréversible pour les années qui viennent». Un parti politique «indépendant», a-t-il précisé, ayant pour vocation «de bâtir une coalition du centre et de la droite républicaine».
Mais «indépendance ne veut pas dire isolement et flou dans les alliances», a-t-il ajouté, jetant une pierre dans le jardin de François Bayrou. «C’est la fin de l’aventure Modem», prédit Eric Azière, longtemps proche collaborateur du Béarnais et nommé directeur général de cette nouvelle formation. Pour lui, «le centre qui ne s’allie avec personne est voué à la disparition. On ne peut pas avoir raison seul contre tous».

Chiens de faïence.

Jean-Louis Borloo n’a pas cessé, en tout cas, de marteler que la charte fondatrice de ce mouvement avait été adoptée à l’unanimité, que la création de cette nouvelle formation s’était faite «dans un climat de bienveillance, avec l’envie de construire». A se demander pourquoi les centristes n’étaient pas parvenus à se rassembler plus tôt. A la différence de l’ancienne UDF, qui fonctionnait en confédération, l’UDI accueillera partis, clubs, associations et personnes physiques avec comme règle un parti, un homme, une voix. Un meeting de lancement se tiendra le 21 octobre.

Borloo, qui était sorti un peu affaibli et légèrement décrédibilisé de son retrait de la course à l’Elysée, vient donc de redorer son image en parvenant à rassembler non seulement la nébuleuse centriste, mais des hommes qui se regardaient en chiens de faïence. «Il faut donner toute sa chance à cette initiative. C’est la dernière. Il n’y en aura plus d’autre. C’est pour cela que je garde ma boutique, le Nouveau Centre», prévient Hervé Morin.

Cette initiative isole un peu plus François Bayrou, centriste excentré.

Hier soir, un bureau politique du Modem devait examiner la possibilité pour ses membres d’avoir une double appartenance, Modem et UDI, de façon à enrayer la fuite de ses dernières troupes. L’aile gauche du Modem, représentée par son vice-président, Jean-Luc Bennahmias, va lancer son propre courant au sein du Modem, «les démocrates dans la majorité présidentielle».

François Bayrou, lui, se dit «ouvert à tout ce qui peut être signe de rassemblement, tout en étant intransigeant sur les principes. Le centre ne peut accepter de se situer d’un seul côté. Il n’y a rassemblement que si toutes les tendances du centre sont rassemblées». Et comme celle qu’il représente, un centre indépendant de la droite et de la gauche, n’y est pas, le Béarnais ne s’y retrouve pas.

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Borloo réussit une démonstration de force pour le lancement de son nouveau parti l'UDI http://www.20minutes.fr/politique/1026896-borloo-reussit-demonstration-force-lancement-nouveau-parti-udi Créé le 22/10/2012 à 07h09 -- Mis à jour le 22/10/2012 à 08h48

Jean-Louis Borloo a réussi dimanche une démonstration de force pour le lancement de son nouveau parti, l'UDI, en captant l'héritage symbolique de l'ex-UDF, avec les soutiens de Valéry Giscard d'Estaing et Simone Veil, et en obtenant le ralliement de l'ex-ministre UMP Chantal Jouanno.

L'ex-ministre de l'Ecologie n'avait pas caché ces derniers jours son ambition de faire de l'Union des Démocrates et Indépendants (UDI) "l'UDF du XXIe siècle" et "le premier parti de France", tout en refusant de se projeter vers la présidentielle de 2017.

Dimanche, pour le lancement officiel de son mouvement -qui a adopté ses statuts et l'a élu président-, plus de 3.000 personnes ont fait le déplacement à la Mutualité (Ve arrondissement de Paris) où une grande scène avait été installée dans un décor bleuté.

"L'UDI est née, c'est une bonne nouvelle pour tous ceux qui veulent une France ouverte sur l'Europe, le monde, pour les libertés et l'humanisme", a dit Jean-Louis Borloo dans son discours de clôture. Lui qui ne cache pas sa volonté d'avoir le leadership au centre face au MoDem mais aussi de prendre le pas sur l'UMP, a assuré qu'il s'agissait d'une "coalition gagnante".

Des ambitions qui ont suscité une certaine ironie chez le partenaire UMP. Son patron Jean-François Copé a mis en garde contre la tentation de l'UDI de vouloir "se faire plus grosse que le boeuf", comme la grenouille de la fable de La Fontaine.

A la Mutualité, devant un parterre d'anciens ministres - Hervé Morin, François Sauvadet, Maurice Leroy, Michel Mercier, Jean-Marie Bockel ou Rama Yade -, la première surprise de la journée a été l'annonce du ralliement de l'ex-ministre des Sports de Nicolas Sarkozy, Chantal Jouanno.

Une prise de choix au moment où des élus UMP laissent entendre qu'ils pourraient quitter leur parti pour l'UDI en cas de victoire de Jean-François Copé à la présidence du premier parti d'opposition. Très applaudie, l'ex-championne de karaté âgée de 43 ans a expliqué avoir "l'ambition de faire de l'UDI le premier parti écologiste de France".

"Mon choix de l'UDI est aussi affectif", a-t-elle dit, évoquant le plaisir "de rejoindre un homme créatif" (Jean-Louis Borloo, ndlr) et celui de bénéficier d'une "liberté de parole et de pensée".

L'UMP de Paris a aussitôt dénoncé une "rupture des engagements" voire une "trahison" de Mme Jouanno.

Autres surprises à la grand-messe UDI, le soutien exprimé dans un message vidéo par l'ex-président Giscard d'Estaing, 86 ans, et la présence dans la salle de Simone Veil, 85 ans, figure de la construction européenne et de l'amélioration de la condition des femmes.

Une manière aussi pour Jean-Louis Borloo de capter l'héritage de l'ex-UDF, sorte de paradis perdu des centristes. Niveau modernisation "ça envoie du rêve", a raillé un élu MoDem de Paris, Jean-François Martins, sur son compte twitter. François Bayrou a pour sa part estimé que la création de l'UDI équivalait à "faire repartir la guerre des droites pour conquérir la prééminence sur ce camp".

Dans la salle et sur scène, les anciens ministres voisinaient avec des parlementaires, eurodéputés et élus locaux des sept mouvements co-fondateurs de l'UDI, dont le Parti radical et le Nouveau centre. Le MoDem était représenté par le sénateur Jean-Marie Vanlerenberghe. Le commissaire européen Michel Barnier et l'ancien ministre de l'Economie Thierry Breton étaient aussi venus.

Evoquant les perspectives électorales de l'UDI, M. Borloo a expliqué que son parti devait se préparer à gouverner car "nul ne connaît le jour et l'heure". Il avait même récemment envisagé une possible dissolution de l'Assemblée par un pouvoir socialiste à bout de souffle avant 2017 suivie d'une victoire de l'UDI lors de législatives anticipées. Le premier secrétaire du PS Harlem Désir a qualifié la nouvelle formation de "rassemblement d'anciens ministres sarkozystes".

"C'est une opération marketing et médiatique dont les Français ne sont plus dupes", a lancé le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan (Debout la République).

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Malade, Jean-Louis Borloo met fin à ses fonctions et mandats politiques Publié le 06.04.2014, 17h29 | Mise à jour : 18h23

Jean-Louis Borloo a été hospitalisé le 26 janvier dernier pour une pneumonie aigüe frontale. L'homme politique était sorti de l'hôpital parisien le 4 février. A ce moment, son entourage évoquait une «période de convalescence» de quelques mois.

Yves Jégo avait parlé d'une absence, convalescence comprise, entre deux et trois mois pour Jean-Louis Borloo. Il avait aussi indiqué qu'il assurait l'intérim, c'est-à-dire la coordination des réunions de l'UDI. Tous les cadres de l'UDI expliquaient pendant l'hospitalisation que leur patron restait présent via les appels téléphoniques et les sms.

Très symboliquement, Jean-Louis Borloo, ancien maire de Valenciennes (Nord) de 1989 à 2002, s'est présenté lors des dernières élections municipales à la 43e et dernière position sur la liste UMP-UDI conduite par le maire UDI sortant Laurent Degallaix.

Homme clé de la galaxie centriste, Jean-Louis Borloo a été plusieurs fois ministre. Sous la présidence de Jacques Chirac, il a été successivement ministre délégué à la Ville et à la Rénovation urbaine, ministre de l'Emploi, du Travail et de la Cohésion sociale et ministre de l'Emploi, de la Cohésion sociale et du Logement.

«Sarko-compatible», Jean-Louis Borloo, a aussi figuré dans les gouvernements de François Fillon, sous la présidence de Nicolas Sarkozy. Ephémère ministre de l'Economie, il est nommé en juin 2007 ministre de l'Ecologie. Il reste dans les mémoires l'homme du «Grenelle de l'environnement», cet ensemble de mesures présentées comme un plan de lutte contre le réchauffement climatique.

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