Patrick et Isabelle Balkany
Isabelle Balkany

Mai 2014 : Re-problèmes judicaires sérieux
Mars 2014 : Municipales, réélu au premier tour

Février 2010 : Pour la démission de Marie-Luce Penchard la "ministre" d'Outre-Mer, soutenue par le gouvernement, après une déclaration d'amour exclusif à la Guadeloupe
Janvier 2010 : Les "vérités" de Balkany
Juin 2009 : Le rapport de la Chambre régionale des comptes
Mars 2009 : Le Président Sarkozy aux obsèques de la lycéenne tuée dans un attentat en Egypte lors d'une colonie de vacances de la Mairie
Janvier 2009 : 100 millions pour un ami
Juin 2008 : Isabelle soutient Jean contre le candidat de l'"ami" Devedjian ...
Mai 2008 : Isabelle Balkany décorée de la Légion d'Honneur par le Président Sarkozy
Mars 2008 : Patrick Balkany, le vieil ami du Président Nicolas Sarkozy, attaque Devedjian ; Isabelle veut sa place au Conseil général des Hauts-de-Seine ; Echec d'Isabelle et reconciliation avec Mao Zedong ...
10 février 2008 : Soutenu par Henri Leconte aux municipales de 2008

29 octobre 2007 : La lettre censurée

Mai 2004 : Conseil à Levallois

22 septembre 2002 : Soutenu par Nicolas Sarkozy, Patrick Balkany est brillamment élu au premier tour, à Levallois-Perret
21 septembre 2002 : Jamais deux sans trois ?

Tout le monde lui dit merci

Juillet 2002 : Balkany n'est plus maire
16 juin 2002 : Patrick Balkany élu député, contre le candidat chiraquien officiel, avec près de 35% des voix
08 février 2002 : Balkany injurié, l'opposant condamné
17 octobre 2001 : Annulation de l'élection de Patrick Balkany
Son élection est contestée par le Préfet, pour inéligibilité, devant le tribunal administratif.
20 mars 2001 : Elu inéligible
11 mars 2001, premier tour des municipales, M. Patrick Balkany obtient 35% des suffrages ; Il est réélu au deuxième tour.

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20 mars 2001 : Patrick Balkany, élu inéligible. Il pourrait céder la mairie de Levallois-Perret à sa femme Isabelle *

Plusieurs fois condamné, Balkany est encore «comptable de fait». La préfecture des Hauts-de-Seine a donc déposé hier (19 mars 2001) un recours contre son élection.

Patrick Balkany, c'était l'homme des paillettes, des combines, des paradis fiscaux. Et des poursuites judiciaires. On peut lui accoler une nouvelle étiquette: celle d'as du bonneteau. En votant pour lui, dimanche, au second tour des élections municipales à 42,88 %, les électeurs de Levallois-Perret ont cru retrouver un maire. Sauf que, tour de passe-passe, ils risquent bien de se retrouver avec une mairesse, Isabelle, épouse Balkany. En se lançant à la reconquête de la ville, perdue en 1995, contre son ennemi juré, le député RPR Olivier de Chazeaux, Balkany savait très bien qu'il ne pourrait savourer une victoire que de très courte durée: il est en effet inéligible.

La préfecture des Hauts-de-Seine a déposé hier un recours contre son élection au tribunal administratif de Paris. Malgré ce handicap prévisible, l'intéressé s'est lancé dans la bataille électorale, sachant qu'il avait plus de chances de drainer des voix que n'en avait sa femme, vice-présidente du Conseil général. Et le calcul du clan Balkany a été vite construit: il serait toujours temps après le second tour de céder la place. Avec de surcroît une bonne chance pour que le poste reste en famille.

Potentiellement inéligible, Balkany l'est à cause de la vieille affaire de ses domestiques: les trois employés municipaux utilisés à son service et à son domicile, comme cuisinier ou maître d'hôtel. La justice pénale s'en était déjà mêlée, en le condamnant pour la période de 1992 à 1995 à quinze mois de prison avec sursis et 200 000 francs d'amende.

Silence.
Fort de cette condamnation passée et de son exil tropical comme animateur de radio, l'ancien maire considérait avoir soldé les comptes. Durant la campagne, il a d'ailleurs écarté toute question triviale sur la gestion des fonds publics, assurant avoir payé ses dettes. Sauf que, justement, il ne les a pas réglées. Car, en dehors des juges du tribunal correctionnel, les magistrats de la chambre régionale des comptes d'Ile-de-France lui ont également demandé de rembourser les salaires des employés municipaux. Pour toute la période, soit de 1986 à 1995.

La note est extrêmement salée: elle s'élève à 3,43 millions de francs. Comme Patrick Balkany est mauvais payeur, s'y ajoutent les intérêts: au total, on lui réclame donc un peu plus de 4 millions de francs. Une somme «qu'il n'est pas près de payer, puisqu'en plus de tout il a organisé son insolvabilité», souligne une source administrative.

Dans le jargon des chambres des comptes, cette situation a un nom: Patrick Balkany est «comptable de fait». Il a trois jugements définitifs sur le dos: l'un du 17 juillet 1997, le deuxième du 28 juillet 1999 et le troisième - confirmation du précédent - du 26 octobre 2000. La traduction électorale des ennuis de Balkany est consignée dans un obscur article du code électoral (231-6) qui régit le sort des conseillers municipaux: les comptables de fait qui n'ont pas rendu les sous sont inéligibles.

Le plus étonnant, c'est que tout le monde - de la candidate socialiste, Elisabeth Gourevitch, à Olivier de Chazeaux, en passant par la préfecture - subodorait l'issue du scrutin. Mais personne n'a agité plus que ça le chiffon rouge d'un scrutin de dupes. La première a mené une campagne en douceur contre les Balkany, le second s'est fait étendre pour avoir trop voulu jouer les chevaliers blancs. Quant à la préfecture, accusée par certains d'avoir été volontairement immobile, elle ne pouvait rien faire: le code électoral donne au préfet le moyen de défaire un élu, pas d'empêcher un candidat de se présenter.

Feuilleton.
Le spectacle et la boxe: son talent pour marier les deux choses était l'un des motifs de notoriété de Balkany, dans le passé. Dans les jours qui viennent, nul doute qu'il saura utiliser ces deux ressorts. Pour jouer les victimes d'un système judiciaro-administratif qui le poursuit malgré son succès. Et distribuer les uppercuts aux téméraires élus du futur conseil municipal qui voudraient des explications. Quoi qu'il arrive, ce nouveau feuilleton durera plusieurs semaines. En attendant, hier après-midi, à la permanence de l'heureux élu inéligible, c'était fête.
Par ARMELLE THORAVAL. Libération, 20 mars 2001, p. 8.

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Balkany injurié, l'opposant condamné

LA JUSTICE a finalement estimé que la prose fleurie de Philippe Wajnglas, premier adjoint de l'ancien maire de Levallois Olivier de Chazeaux, confinait à l'injure publique à l'encontre de Patrick Balkany. L'ancien adjoint a été condamné à 3000 euros (19678 F) d'amende et à la publication de son jugement dans le bulletin municipal de la ville.

«La bête immonde rôdait, elle est revenue, écrivait Philippe Wajnglas à propos de Patrick Balkany, au lendemain des dernières élections municipales, précisant : «Notre erreur a été de l'avoir laissée blessée au lieu de l'achever. »
Ces considérations avaient été publiquement diffusées par courrier électronique, mais étaient également imprimées sur des tracts, par lesquels Philippe Wajnglas invitait les Levalloisiens à huer le couple Balkany.

« Dégonfler la baudruche »
L'air contrit, l'ancien adjoint s'était employé à "dégonfler la baudruche", lors de l'audience devant la 14 e chambre correctionnelle du tribunal de Nanterre, regrettant, notamment, d'avoir employé l'expression "bête immonde" : « Cette notion, avait-il expliqué, ne s'appliquait pas, dans mon esprit, à Patrick Balkany lui-même... C'était simplement une manière de qualifier sa politique. »
Mais l'argument, rapidement contrecarré par Me Lafarge, l'avocat de Patrick Balkany, n'a pas fait mouche.
D'autant moins que le prévenu n'avait pas hésité à produire au débat le discours d'un sénateur venu rendre hommage aux victimes des nazis d'Oradour-sur-Glane, et qui évoquait lui aussi la « bête immonde » : « Une comparaison inadmissible, avait soutenu le conseil du plaignant, entre la politique menée par Patrick Balkany et l'idéologie fasciste. »
Le tribunal, quant à lui, a estimé que l'injure publique était bel et bien constituée.
Cécile Beaulieu, Le Parisien, vendredi 08 février 2002

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Mai 2004. Ça se passe comme ça à Levallois
La municipalité vote une indemnité au fils du maire, Alexandre Balkany.

Le clan Balkany a battu le rassemblement. Lundi soir, dans la salle du conseil municipal de Levallois (Hauts-de-Seine), les tribunes sont remplies de partisans du maire Patrick Balkany (divers droite) et de sa femme Isabelle, première adjointe. Pour mener un projet immobilier, le maire veut faire voter une indemnité d'éviction commerciale de 75 290 euros à la société Netconnect, cybercafé désormais fermé, qui appartient à son fils, Alexandre Balkany, 23 ans. Elle est établie rue Danton, dans un local loué à la municipalité depuis août 2001, d'où les soupçons de favoritisme.

Ventriloque.
Au moment de discuter ce point, le couple Balkany quitte la salle : «Cette affaire me concerne. Je ne participerai donc ni au débat ni au vote», justifie le maire. C'est le deuxième adjoint, Jean-Yves Cavalini, qui dirige le «débat» : «Si ç'avait été pour Jacques Dupont, personne n'en aurait parlé, mais bon, allons-y.» L'opposant de droite, le conseiller UMP, Loïc Leprince-Ringuet, ouvre les hostilités : «Le prix de la location me semble en deçà des prix du marché, je voudrais savoir sur quelles bases ont été calculées les indemnités.» Tollé dans les tribunes. Un des supporteurs de Balkany imite le cri du cochon. Une dame lui demande de se taire. Il ferme la bouche, les cris continuent. Elle s'étonne : «Vous êtes ventriloque ? Mais c'est pas un cirque ici !»

Selon l'adjoint, la mairie s'apprête à faire une économie en indemnisant le fils du maire. «La société n'est plus en activité et Alexandre Balkany, qui détient la majorité des parts, s'apprêtait à céder son bail à la société Carrefour qui nous aurait demandé une indemnité largement supérieure.»
Encouragements dans le public : «Tiens bon, tiens bon !»
Sous les huées, Leprince-Ringuet insiste : «Si la société n'est plus en activité, on doit l'expulser sans indemnités.» Son voisin reçoit sur la tête une boule de papier. L'adjoint au maire coupe son micro. Il soupire : «Il est fatigant d'avoir toujours à se justifier. Le cybercafé est fermé, mais il suffit d'avoir un bureau et quelqu'un pour répondre au téléphone pour être considéré en activité.»
Applaudissements. On passe au vote. «Qui est pour ? Qui est contre ? Qui s'abstient ? La décision est acceptée.» Le débat est clos, le couple Balkany revient dans la salle sous les applaudissements.
Libération, Par Ivan FRANCHI, mercredi 19 mai 2004, p. 19

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Balkany critique la façon dont Devedjian dirige l'UMP
Reuters - Jeudi 13 mars, 22h14

PARIS (Reuters) - Patrick Balkany, proche du président Nicolas Sarkozy, critique la gestion de l'UMP par Patrick Devedjian et estime que Brice Hortefeux ou Roger Karoutchi feraient de bons dirigeants pour le parti.

Dans un entretien publié dans l'édition de vendredi de France Soir, le député des Hauts-de-Seine revient notamment sur l'inquiétude manifestée par le secrétaire général de l'UMP avant le second tour des élections municipales dimanche.

"J'aurais préféré que Patrick Devedjian manifeste son inquiétude au cours des six derniers mois en secouant les troupes et en multipliant les actions pour mobiliser la droite et ses militants", déclare-t-il.

"Je constate que depuis les législatives, l'UMP est en état de léthargie. Les candidats ont fait un excellent boulot au niveau local, mais la direction a mis du temps à se mettre en route", poursuit Patrick Balkany.

"Il fallait se mobiliser avant la bataille, et pas après !", ajoute-t-il.

Prié de dire si l'après-municipales pouvait être l'occasion de changer la direction de l'UMP, il répond : "Ce n'est pas forcément l'enjeu du scrutin, mais celui-ci peut en effet être l'occasion de faire le bilan de ce qui fonctionne et de ce qui ne fonctionne pas."

"Dans les communes, cela a bien fonctionné, les candidats ont été actifs. On ne peut pas en dire autant de la direction du parti...", ajoute-t-il.

Au journaliste qui évoque les noms de Brice Hortefeux, Roger Karoutchi et de Jean-François Copé pour éventuellement remplacer Patrick Devedjian, Patrick Balkany répond : "Brice Hortefeux et Roger Karoutchi sont des amis. (...) l'un comme l'autre ont toutes les qualités requises pour diriger notre mouvement."
Jean-Baptiste Vey

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Isabelle Balkany évoque un "malaise" au conseil général des Hauts-de-Seine
AFP - 14 mars 2008 16h30

NANTERRE (AFP) - La vice-présidente du conseil général des Hauts-de-Seine, Isabelle Balkany (UMP), a déclaré vendredi qu'il existait selon elle un "malaise" au sein de cette assemblée dirigée par Patrick Devedjian, sans exclure de se porter candidate à la présidence du département.

"Il y a un malaise au sein du conseil général, un malaise lié à de vrais problèmes de choix politiques", a affirmé Mme Balkany, confirmant des propos tenus dans Le Parisien des Hauts-de-Seine de vendredi.

"Depuis huit mois (M. Devedjian est président du conseil général depuis juin 2007, ndlr), le discours a profondément changé (...). Je trouve que c'est une rupture dans le mauvais sens du terme par rapport à la politique menée par Charles Pasqua et Nicolas Sarkozy", ex-patrons du conseil général, a-t-elle ajouté.

"Ce département a des possibilités financières que d'autres n'ont pas (...). Maintenant, on nous explique qu'il faut nous recentrer uniquement sur nos compétences légales", a-t-elle déploré.

Selon Mme Balkany, qui évoque aussi un "problème de gouvernance" et "une rupture menée sans aucune concertation avec les élus concernés", son "analyse est partagée par des élus très compétents" de la majorité départementale.

L'épouse du député-maire UMP de Levallois-Perret Patrick Balkany n'a ni confirmé ni exclu qu'elle présenterait sa candidature mercredi lors du vote des conseillers généraux de la majorité de droite.

Ce scrutin interne, à bulletins secrets, vise à désigner un candidat pour le vote en séance publique du lendemain, où sera élu un nouveau président du conseil général.

"Nous allons avoir une réunion de majorité. Les candidats divers et variés vont se manifester. Il y a un malaise, ça va se régler par un vote mercredi", a déclaré Mme Balkany.

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Isabelle Balkany serait l'auteure de la lettre censurée par Choc
NOUVELOBS.COM | 29.10.2007 | 19:43

La vice-présidente du conseil général des Hauts-de-Seine affirme que c'est elle qui a écrit la lettre affectueuse que l'on peut voir à la main du chef de l'Etat sur une photo non publiée. Lettre qui serait en fait adressée à Cécilia Sarkozy.

La photo en question (DR)

L'auteure de la lettre que l'on peut voir dans la main de Nicolas Sarkozy, sur une photographie censurée par le magazine Choc, serait en réalité Isabelle Balkany, qui s'adressait non pas à Nicolas mais à Cécilia Sarkozy, rapporte le Parisien vendredi 28 septembre.

C'est le porte-parole de l'Elysée, David Mariton, qui, interrogé par le quotidien, a avancé cette version des faits, tout en précisant : "Pourquoi le chef de l'Etat l'a-t-il avec lui, ça, je ne sais pas".

Vice-présidente UMP du conseil général des Hauts-de-Seine, Isabelle Balkany est une intime du couple Sarkozy, tout comme son mari, le député-maire de Levallois-Perret, Patrick Balkany. Interrogée par Le Parisien, elle affirme être "morte de rire de voir l'émoi que cette lettre a provoqué dans le microcosme". "Je suis simplement une vieille amie de Cécilia", explique-t-elle.

C'est le site Bakchich qui avait rapporté, mercredi, cette nouvelle censure dans un des magazines d'Arnaud Lagardère, le magazine Choc. Le site rapportait qu'une double page aurait été retirée juste avant le passage à l'imprimerie. On y voyait une photographie du président Nicolas Sarkozy (le "frère" d'Arnaud Lagardère) à sa sortie du Conseil des ministres du 12 septembre dernier, portant sous son bras divers documents, dont une lettre.

Un mot d'anniversaire?

Les journalistes de Choc ont déchiffré le document ("un petit mot bien affectueux" selon Bakchich) envoyé du Maroc. On peut y lire: "J’ai l’impression de ne pas t’avoir vu depuis une éternité et tu me manques. Jeudi on part faire notre virée à Essaouira pour mon (illisible). Mais j’aimerais bien réussir à te voir la semaine ou le week-end suivant. Millions de Besitos."

Interrogée sur le mot non lisible, Isabelle Balkany explique : "C'est le mot anniversaire. J'ai fêté mes 60 ans à Essaouira". "Et si vous voulez tout savoir, la signature, que l'on ne voit pas non plus, était Isa". Reste inexpliquée, dans ce cas, une étrange faute d'orthographe : en effet, selon la retranscription de la lettre faite par le journaliste de Choc, l'auteur de la lettre a écrit "j’ai l’impression de ne pas t’avoir vu". Or, si cette lettre s'adressait à une femme, "vu" s'écrirait "vue"…

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Libération 21 mars 2008 p. 15 Les volte-face d'Isabelle Balkany

A l'occasion de l'élection à la présidence du conseil général des Hauts-de-Seine Isabelle Balkany a rappelé à Patrick Devedjian, président sortant et candidat à sa réélection que "Mao Zedong était mort", dénonçant l'autocritique qu'il lui imposait pur la reconduire comme vice-présidente.

La rupture était donc annonçée pour Madame Balkany avec le groupe UMP.

Surprise vers 15 heures avec l'annonce d'une reconciliation.

Sans donner de détails, elle a déclaré que "la liaison devrait durer car il est beaucoup plus bel homme que Mao".

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Le Parisien, 20 mai 2008, p. 7 Isabelle Balkany à l'Elysée

La vice-présidente du conseil général des Hauts-de-Seine sera décorée de la Légion d'honneur le 27 mai en fin d'après-midi dans les salons de l'Elysée.
Cest Nicolas Sarkozy lui-même qui lui épinglera le ruban rouge. « Ce dossier de décoration a été monté derrière mon dos, jure l'épouse de Patrick Balkany, qui sera lui aussi présent lors de la cérémonie.
Mais je suis très fière quand même. Cela fait vingt ans que je m'occupe des questions d'éducation, des écoles, des lycées. Je n'ai rien volé. »

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UMP Les ambitions de Jean Sarkozy Le Parisien Martine Chevalet avec Christine Henry vendredi 13 juin 2008 p. 6

IL A décidément beaucoup d'ambition !
Elu conseiller général de Neuilly en mars dernier, puis patron de la fédération UMP de la ville quelques semaines plus tard, Jean Sarkozy a adressé, hier, une lettre aux conseillers généraux de la majorité UMP-Nouveau Centre des Hauts-de-Seine pour annoncer sa candidature à la présidence du groupe majoritaire.
Celle-ci est vacante depuis les municipales, le sortant Jean-Jacques Guillet (UMP), élu maire de Chaville, ayant été touché par le cumul des mandats.
C'est le maire Nouveau Centre de Meudon, Hervé Marseille, soutenu par Devedjian, qui l'assumait par intérim et faisait figure de favori même si les centristes sont minoritaires (24 UMP pour 4 NC).

« Une nouvelle opération pour déstabiliser Devedjian »

Le fils du président coupe court à cette ouverture aux centristes : « Notre groupe étant à forte majorité UMP, la gouvernance qui en découlera devra en tenir compte », écrit-il.
Jean Sarkozy ajoute, mystérieux, « certains m'ont demandé d'être candidat ».

Son entrée en lice n'est en réalité pas une surprise pour tout le monde. Plusieurs conseillers généraux ont reçu depuis le début de la semaine des appels téléphoniques d'Isabelle Balkany les en informant et faisant valoir qu'il s'agissait d'un souhait de l'Elysée.

L'élue de Levallois (et épouse du maire, Patrick Balkany) récemment décorée de la Légion d'honneur par Nicolas Sarkozy « coache » le fils du président depuis qu'il est élu mais démentait hier toute implication : « C'est un grand garçon qui a pris sa décision tout seul. Il fera un excellent président de groupe et apportera un souffle de jeunesse et de dynamisme. »

Personne n'est toutefois dupe dans les Hauts-de-Seine.
« C'est une nouvelle opération pour déstabiliser Devedjian. Ce que les Balkany n'ont pas réussi en mars avec Alain-Bernard Boulanger (NDLR : ils avaient alors poussé la candidature du maire de Villeneuve-la-Garenne contre Devedjian), ils le tentent à nouveau en utilisant Jean Sarkozy », confie un élu.

En mars, la fronde contre Patrick Devedjian s'était soldée par un improbable psychodrame : Isabelle Balkany à qui Devedjian avait menacé de retirer sa vice-présidence avait annoncé, dans un coup de sang, qu'elle quittait le groupe UMP, traitant au passage le président du conseil général de « Mao Tsé-Toung ».
Un « savon » de l'Elysée à Devedjian avait une heure plus tard calmé les esprits et Isabelle Balkany avait finalement conservé sa vice-présidence.

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Patrick Balkany entend prendre sa revanche à Levallois-Perret *
- A 53 ans, Patrick Balkany, longtemps englué dans les "affaires", revient en politique en tentant de reconquérir la mairie de Levallois-Perret, qu'il a dirigée pendant 12 ans avant de la perdre en 1995 au bénéfice du RPR Olivier de Chazeaux.

Dans sa permanence électorale, située dans le centre de cette ville de 56.000 habitants, les murs sont tapissés d'affiches datant du début des années 1990, le montrant au temps de sa splendeur.

S'il s'est depuis un peu empâté, l'ancien député et conseiller général, ex-membre du bureau politique du RPR, ex-président du puissant OPHLM des Hauts-de-Seine, n'a rien perdu de son mordant. "Il est battu, presque à terre", dit-il à propos du maire sortant.

Condamné à 15 mois de prison avec sursis et 2 ans d'inéligibilité en 1997 pour avoir employé des agents de la mairie dans ses résidences privées, Patrick Balkany a désormais purgé sa peine. Il a par ailleurs bénéficié d'un non-lieu dans une affaire de détournement de fonds publics, mais demeure sous le coup d'une mise en examen dans le dossier des HLM des Hauts-de-Seine, pour "trafic d'influence".

"Les affaires ? Personne ne m'en parle ! Ce qui préoccupe les électeurs c'est la propreté, la sécurité, les crèches pour leurs enfants", assure l'ancien élu, aujourd'hui sans étiquette. Son credo: "Le maire n'a rien fait, cette ville est mal gérée". Il le martèle inlassablement dans les réunions de quartier, sur les marchés, dans ses tracts électoraux.

Sondage favorable
Et ça marche: selon un sondage BVA commandé en décembre dernier par l'un de ses adversaires, la liste de Patrick Balkany - sur laquelle figure en deuxième position son épouse Isabelle, également candidate (RPF) à sa propre succession aux cantonales - arrive en tête des intentions de vote à droite au premier tour, largement devant la liste d'Olivier de Chazeaux.

De son côté, le jeune député-maire en exercice - il aura 40 ans entre les deux tours - n'a pas de mots assez durs pour parler de son prédécesseur. "Evidemment, quand on tape dans le dos des gens ça marche. Moi je fais de la politique au sens noble du terme", dit-il depuis son bureau de l'hôtel de ville.

"Avec lui (M.Balkany), c'était verroterie et paillettes. Mais il faut savoir que ce personnage n'a pas changé. Il continue de mentir en disant qu'il n'est préoccupé que par le sort des Levalloisiens, alors que son seul projet est d'être un promoteur public", déclare M. de Chazeaux.

Fort de l'investiture du RPR, de l'UDF et de DL - le RPF ne soutient officiellement aucun candidat pour les municipales - le maire défend bec et ongles son bilan. "On a retrouvé la quiétude d'une belle ville, loin de l'urbanisme effréné et des dépenses somptuaires qu'elle a connues", dit-il.

Reste que pour lui la partie s'annonce serrée. En plus de Patrick Balkany, il devra affronter à droite l'un de ses anciens adjoints, Arnaud de Courson (DVD), tandis que la gauche se présente unie (PS, PC, Verts, Radicaux et MDC) derrière la première secrétaire fédérale du PS, Elisabeth Gourevitch, qui mène une campagne extrêmement active.

S'il était élu, Patrick Balkany aurait toutefois à affronter un nouvel obstacle juridique. Déclaré "comptable de fait" de la commune par la Cour des comptes, il ne peut pour le moment pas siéger au conseil municipal, même s'il a le droit d'être candidat. "Nous verrons ça après le scrutin, devant le juge de l'élection. Et ça prendra du temps", dit-il, serein.
* Par Raphaël HERMANO, LEVALLOIS-PERRET (Hauts-de-Seine), 1er fév. 2001 (AFP)

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Le 11 mars 2001, premier tour des municipales, M. Patrick Balkany obtient 35% des suffrages.

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Annulation de l'élection de Patrick Balkany à Levallois-Perret *

Le scrutin municipal qui avait conduit en mars à l'élection de Patrick Balkany (DVD) à la mairie de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) a été annulé, mercredi 17 octobre, par le tribunal administratif de Paris. Me Grégoire Lafarge, avocat de M. Balkany, absent à l'énoncé du jugement, a annoncé à la sortie du tribunal qu'il allait faire appel de cette décision devant le Conseil d'Etat. Cet appel sera suspensif, a-t-il précisé.

Le tribunal administratif avait été saisi par le préfet des Hauts-de-Seine, qui estimait que M. Balkany était inéligible pour avoir jadis bénéficié de manière irrégulière des deniers communaux. L'élu avait en effet été déclaré "comptable de fait" de la commune par un arrêt de la Cour des comptes du 26 octobre 2000. Or, selon le code électoral, "ne peuvent être élus conseillers municipaux (...) les comptables des deniers communaux".

Lors de l'audience, le 3 octobre, la commissaire du gouvernement (magistrat des juridictions administratives dont l'avis est en général suivi par le tribunal), Françoise Barnaba, avait demandé la confirmation de l'inéligibilité de M. Balkany. Elle avait ensuite estimé que le fait d'avoir maintenu sa candidature en dépit de la décision de la Cour des comptes et d'avoir fait figurer son épouse en second sur sa liste constituait de la part de l'élu "une manœuvre indiscutable, manifeste et grossière", qui devait se traduire par "une annulation pure et simple de l'élection municipale".
* Avec AFP, LEMONDE.FR | 17.10.01 | 16h04

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25 octobre 2001 : Balkany, tout le monde lui dit merci *
Réélu en mars malgré ses ennuis judiciaires, déclaré inéligible, le maire de Levallois en rajoute dans le clientélisme.

Dans son jugement du 17 octobre, le tribunal administratif de Paris constate non seulement que Patrick Balkany est «inéligible», mais également que le simple fait de se présenter «a constitué une manœuvre» qui a «altéré la sincérité du scrutin». Patrick Balkany a un mois pour former un recours devant le Conseil d'Etat. Ce qu'il ne manquera pas de faire. Or, la haute juridiction s'interdit de rendre tout jugement à compter de janvier «pour ne pas interférer avec les scrutins législatifs et présidentiel». En conséquence, on estime, place du Palais-Royal, que le jugement concernant l'affaire Balkany «ne pourra être rendu avant le 15 juin 2002». D.H.

Ces jours-ci, la mairie de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) restaure son système d'arrosage. Rien à voir avec du clientélisme politique. Tout juste une histoire de pelouse et de goutte-à-goutte. Pourtant, Patrick Balkany et son épouse, Isabelle, respectivement maire et premier adjoint, «arrosent» bien, et en continu, les 50 000 Levalloisiens. Depuis qu'ils ont été réélus (1), en mars, ils font ce qu'ils ont toujours fait: «On se vend et on vend notre ville», avouent-ils en chœur. D'autant plus qu'ils savaient pertinemment, en reprenant la mairie au RPR Olivier de Chazeaux, que le maire serait déclaré, à court terme, inéligible. C'est chose faite depuis le 17 octobre. Le tribunal administratif l'a jugé «comptable de fait des deniers de la commune». Dans ce cas, il «ne peut être élu conseiller municipal dans les communes situées dans le ressort où il exerce», précise le code électoral (lire ci-dessous). D'appel en recours, Patrick Balkany peut espérer demeurer maire jusqu'au printemps. Au pire jusqu'en septembre. Quoi qu'il advienne, «il aura toujours son bureau en mairie, assure son épouse. Même s'il n'est plus maire administrativement, il le restera de fait...».

«En famille».
Les électeurs des Balkany, comme ses adversaires, en sont persuadés: «Monsieur ou madame, c'est pareil, ça reste en famille», témoigne Nicole, la soixantaine BCBG. Accompagnée de Poupy, son saucisson à pattes, cette ancienne gestionnaire en immobilier, constate qu'en six mois, «monsieur Patrick a repris les choses en main. Avant il y avait beaucoup de pitbulls et - il faut bien le dire - beaucoup d'étrangers. Et puis, du temps de l'ancien maire, les motos-crottes ne passaient pas. Personnellement, je ramasse... mais tout de même». Anna, trentenaire pimpante, sort du marché Henri-Barbusse, au centre-ville. Après les courses avec Victoria qui roupille dans la poussette, elle file chercher Christian-Frédéric à la maternelle. «C'est vraiment mieux à l'école. Pour la cantine, les activités périscolaires, nous avons une carte avec un code-barres. Inutile d'aller en mairie, à chaque fois, redire quels sont nos revenus, remplir des tas de formulaires. Et puis, question sécurité, je me sens plus tranquille: on voit plus les policiers municipaux. Une fois arrivés en mairie, monsieur et madame Balkany s'y sont mis tout de suite.» «C'est vrai, Balkany a une classe formidable», siffle Léon, le vendeur d'aspirateurs qui, pourtant,«n'a pas voté pour lui. C'est un commerçant. Faut le reconnaître: de Chazeaux, lui, aurait fait un mauvais camelot».

Pour leur commerce électoral, les Balkany n'oublient personne. Surtout pas leurs adversaires. L'ancien responsable des sports est devenu directeur de cabinet. L'ex-chef de cabinet d'Olivier de Chazeaux a gardé son poste. Quant à un colistier de la municipalité sortante, il a été recasé comme chargé de mission dans une association paramunicipale, Levallois-Jeunesse. Salaire mensuel sur treize mois et demi de cet expert-comptable: 46 700 francs bruts (7 119 euros). Un niveau sans commune mesure avec les appointements pratiqués dans le milieu associatif...

Colis.
Les électeurs aussi sont servis. Le troisième âge, par exemple. De Chazeaux avait supprimé une habitude ancestrale, instaurée par les communistes lorsqu'ils «tenaient» la ville, avant 1983. Les personnes âgées avaient droit à deux «colis» l'an: un pour la Noël, l'autre pour le 14 Juillet. L'ex-maire RPR a aboli la distribution du second. En mars 2001, les Balkany se sont empressés de rétablir le petit cadeau de la fête nationale. Les commerçants aussi ont été soignés. Ils se plaignaient que leurs clients ne pouvaient stationner près du marché sans ramasser un PV. D'où moins de clients, donc moins de recettes et plus de mécontents. Sitôt revenu en mairie, le couple Balkany a ordonné à ses policiers municipaux d'arrêter de verbaliser. Enfin, un effort, semble-t-il, a été fait pour l'entretien de la ville: de nouvelles machines de nettoyage ont été achetées.

Service après-vente.
«La ville n'est pas forcément plus propre, nuance Elisabeth Gourevitch, l'opposante socialiste aux Balkany. Mais, à force de dire qu'elle l'est, elle le devient. C'est pareil avec la modernisation de la piscine: c'était un point fort de notre programme. Ils ont compris que c'était une bonne idée et l'ont reprise à leur compte... Les Balkany sont de formidables communicants.» Ce que ne semblait pas être Olivier de Chazeaux. Le jeune séguiniste avait cru trouver un créneau: faire de l'anti-Balkany. Mal lui en prit. «C'était peut-être plus honnête, raille un de ses anciens supporters passé à l'ennemi, mais pas plus efficace.» Le député n'a pas renoncé. Il se dit «prêt», en cas de nouvelles élections. Il a déjà «recensé les erreurs, les errements, les dérives» de l'actuelle municipalité.

Il aura fort à faire. La méthode Balkany est parfaitement au point. Dans le couple, les tâches sont partagées. Isabelle s'occupe des dossiers, Patrick de la représentation. Elle de la fabrication, lui du service après-vente. Deux fois par semaine, il arpente «sa» ville. Serrer des pognes, balancer un sourire aguicheur et surtout voir «ce qui déconne, la plaque d'égout, le caniveau, n'importe quoi». Puis «gueuler» auprès des services municipaux pour que les réparations interviennent. Une méthode qui a ses limites. Surtout lorsqu'elle échoue au commissariat de police de la ville. Le 15 juin, Patrick Balkany déboule «à 22 h 20» chez les policiers. Le maire croit savoir que «le commissariat était pris d'assaut par de nombreux jeunes». Il n'en est rien. Et le policier de faction de notifier à ses supérieurs: «M. Balkany avait le visage rouge, criait fort et sentait l'alcool. Afin d'apaiser la situation, ne l'avons pas gardé au poste de dégrisement...». Si en plus la victoire le grise....
* Par DIDIER HASSOUX, Libération, 25 àctobre 2001, p. 17
(1) Patrick Balkany a entamé en mars son troisième mandat de maire. Il avait été élu de 1983 à 1995 avant de connaître des déboires judiciaires.

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Législatives de 2002 : Patrick Balkany, le paria (et la revanche)

LA CAMPAGNE aura été dure jusqu'au bout et, avec 617 voix d'avance, Balkany revient finalement à l'Assemblée nationale.
Affiches arrachées, permanences taguées, une véritable guerre de tranchées a eu lieu dans les rues de Levallois entre les deux frères ennemis, Patrick Balkany, l'actuel maire ex-RPR, et Olivier de Chazeaux, l'ancien maire RPR aujourd'hui UMP.
Pourtant arrivé en tête au premier tour, de 119 voix, Patrick Balkany, exclu du mouvement gaulliste pour cause de condamnations judiciaires, a bien cru qu'il allait être rappelé dans son ancienne famille.
Mais le retour de son ami Didier Schuller, mis en examen à ses côtés dans l'affaire des HLM des Hauts-de-Seine, a donné des arguments à ses nombreux adversaires.
Malgré le soutien discret de Sarkozy, Balkany n'est pas parvenu à obtenir le départ de son rival de Chazeaux, qui a été soutenu par deux ministres du gouvernement Raffarin.
Résultat, Balkany est le seul candidat divers droite arrivé en tête au premier tour à ne pas avoir bénéficié de l'investiture UMP.
Sa victoire, avec 34,47 % des voix, contre 32,72 % à son rival, a des allures de revanche.
Le Parisien, lundi 17 juin 2002, p. 13

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Balkany n'est plus maire

LA TUMULTEUSE histoire politique de Patrick Balkany s'est enrichie hier (29 juillet 2002) d'une nouvelle péripétie : l'annulation par le Conseil d'Etat de son élection du 18 mars 2001 à la mairie de Levallois-Perret. Motif de la décision ? A l'époque du scrutin, il était inéligible. Le Conseil d'Etat a donc confirmé en appel le jugement du tribunal administratif qui, en première instance le 17 octobre 2001, avait ordonné l'annulation de l'élection.

« Victoire de la morale »

En fait, pour comprendre la décision d'hier, il faut remonter à 1997 et à la condamnation de Balkany par la cour d'appel de Versailles dans l'affaire des emplois fictifs de la mairie de Levallois. Condamné pénalement, ce dernier avait aussi été reconnu par la chambre régionale des comptes « comptable de fait des deniers de la commune », ce qui juridiquement l'empêchait d'être élu. Mais aujourd'hui, la loi a changé. Depuis le 21 décembre 2001, les personnes reconnues comptables de fait ne sont plus automatiquement inéligibles. Résultat : Balkany qui, en juin, a reconquis son siège à l'Assemblée est prêt à repartir à l'assaut de l'hôtel de ville. « Annuler les élections, c'est faire fi de la démocratie et du suffrage universel », tempête l'homme fort de la ville depuis sa première élection à la mairie en 1983. Pour autant, le scrutin qui se profile à l'automne ne l'effraie guère. « En général, dans un tel cas de figure, la liste qui l'avait emporté est reconduite et réalise même un score encore meilleur », estime-t-il, confiant mais furieux contre le Conseil d'Etat.
Du côté du Parti socialiste et de sa principale opposante Elisabeth Gourevitch, le discours est évidemment tout autre. « C'est une grande victoire du droit et de la morale », se réjouit celle dont le recours a été validé. Mais la victoire juridique aura du mal à se transformer en une victoire politique tant Patrick Balkany semble bien implanté dans sa ville.
Battu coup sur coup aux municipales et aux législatives, Olivier de Chazeaux réserve, quant à lui, sa décision. Sera-t-il candidat à nouveau ? Mystère. « L'arrêt du Conseil d'Etat est une sanction forte du comportement déloyal de Patrick Balkany », se contente-t-il de dire.
Timothée Boutry, Le Parisien, mardi 30 juillet 2002, p. 4

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21 septembre 2002 : Balkany à Levallois : jamais deux sans trois
Invalidé, il part favori pour les municipales de dimanche.

Sur le marché Henri-Barbusse de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), les passants qui tentent de se frayer un chemin parmi des militants survoltés ne prêtent même plus attention aux volées d'insultes qui s'échangent. Et pourtant, ce matin-là, c'est la guerre. Arborant fièrement leur tee-shirt bleu et blanc «Je vote Balkany», une quarantaine de militants s'époumonent pour soutenir le maire sortant (divers droite). Lequel salue l'arrivée de son challenger de droite, Olivier de Précigout, d'un «salut les travelos» très accueillant.

Embarqués dans ce face-à-face théâtral, les «travelos» en question ­ en fait, une trentaine de militants de bonne famille ­ ne se démontent pas. Revêtus de leur tee-shirt jaune «L'union pour Levallois» et armés de leurs pancartes à l'effigie de leur leader, ils occupent le terrain : «Cette fois, lance Précigout à ses acolytes, on ne lâche rien.» Alors, les militants bombardent le «clan» Balkany d'invectives : «Voleur, crapule, il faut libérer Levallois.» Il en faut plus pour faire reculer Isabelle Balkany, très crédible en Xavière Tiberi locale : «Après de Chazeaux, voilà de Précigout et de Courson. Vous êtes les précieuses ridicules, retournez à la cour de Versailles !» Pendant que Précigout rétorque timidement : «On ne choisit pas son nom», l'épouse du sortant prend dans ses bras une petite fille noire et s'exclame : «C'est la vie des gamines comme ça qui m'intéresse. C'est pour elles qu'on fait de la politique.» «Populistes !» répond Précigout. «Racistes ! Xénophobes !» s'énerve Isabelle Balkany. En retrait, debout sur un banc, Elizabeth Gourévitch, la tête de liste (PS) de gauche, assiste aux débats. En spectatrice. «C'est ça, la politique ? Ils sont tous de la même famille et c'est le cirque.»

«Croisade.»
Scène de vie ordinaire à Levallois-Perret, où le premier tour de l'élection municipale se tient dimanche. Une partielle qui fait suite à l'annulation par le Conseil d'Etat du scrutin de 2001. Considéré comme «comptable de fait des deniers de la commune», suite à sa condamnation à quinze mois de prison avec sursis pour avoir employé, à titre privé, trois agents municipaux en 1997, Balkany, viré du RPR, était à l'époque inéligible.

Peu lui importe. Sûr que les Levalloisiens vont «confirmer le suffrage universel» en l'élisant «dès le premier tour», il fonce bille en tête dans cette «campagne inutile». Celui qu'Olivier de Chazeaux, maire de 1995 à 2001, appelle «le Jean-Marie Messier de la politique», veut être le petit père de Levallois : «J'aime que les Levalloisiens m'aiment.» «Ses» administrés, il les cajole, les touche, les caresse. Il embrasse les femmes, enlace les enfants et flatte tout ce qui détient une carte d'électeur. Un passant vient à sa rencontre : «Et pour mon logement ?» Balkany prend son nom. Plus loin, il croise trois jeunes filles : «Ah ! regardez comme c'est beau Levallois, vous êtes magnifiques.» Raté, les trois demoiselles s'enfuient en courant.

Face à ce «clientéliste exacerbé à l'extrême», Précigout mène «une croisade» pour rétablir «la démocratie à Levallois où l'opposition est muselée, harcelée et physiquement menacée». Il se plaint de l'équipe Balkany qui «a enduit les panneaux électoraux de cire d'abeille pour que nos affiches ne collent pas» et veut croire en ses chances : «Balkany a peur de nous.» Méthode Coué pour une opposition habituée à se partager les miettes. Discutant ensemble, à la marge d'un marché, Précigout et Gourévitch reconnaissent même qu'au premier tour ils se battent pour la deuxième place... en attendant un hypothétique second tour.

Car, depuis qu'il a pris la mairie aux communistes en 1983, c'est la cinquième fois que Balkany se lance à l'assaut de Levallois. Et il n'a échoué qu'une fois. En 1995 sur fond d'affaires, Olivier de Chazeaux lui ravit la place. Pas pour longtemps : Balkany prend sa revanche aux municipales en 2001 et aux législatives en 2002. Cette fois, Chazeaux a décidé de ne pas se présenter. Il compare la situation «à l'impasse politique qu'a connue De Gaulle en 1947» et se voit déjà en héros «d'un 13 mai 1958 à la sauce levalloisienne» en étant «le principal artisan de la refondation à Levallois». Belle profession de foi, mais la vérité est ailleurs : depuis plusieurs jours, Chazeaux rencontre les dirigeants de l'UMP pour être investi dans la 3e circonscription des Yvelines, où l'UDF Anne-Marie Idrac vient d'abandonner son siège pour prendre la présidence de la RATP.


«Résistants.» Pour sortir du tête à tête qui oppose Balkany et Précigout, Elizabeth Gourévitch se pose en seule alternative au système en place : «Le passage de la droite anti-Balkany à la mairie de 1995 à 2001 n'a pas changé grand-chose.» Sur les marchés, ses partisans distribuent «des tracts antidotes» et se réconfortent en accueillant le Vert Noël Mamère ou Arnaud Montebourg, député PS. Le premier est un peu résigné : «Les Français disent que tous les politiques sont pourris, mais quand un pourri se présente, ils l'élisent.» Le second, plus combatif, est venu pour «soutenir les résistants, parce qu'ils sont peu soutenus au sein d'un PS qui investit Mellick et accueille Dumas».

«Retour de l'île d'Elbe.»
Balkany aussi est fier de ses soutiens. Fumant un havane, installé au fond de sa permanence à côté d'une photo de Chirac serrant la main de Pasqua, il aime à rappeler qu'il compte chez lui un célèbre Levalloisien, le père du ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy. Surtout, il ne cache pas sa joie en lisant l'avis à la population envoyé par Joëlle Ceccaldi, députée de Neuilly et suppléante de Sarkozy. Une ode à Balkany : «Son retour à la mairie sera aussi triomphal que le retour de l'île d'Elbe. (...) Seul, il peut sauver Levallois de la régression. Seul, il peut écarter l'orage qui menace la ville. Balkany appartient à ce petit cercle des hommes d'exception.» En face, Précigout est bien seul. Il n'a pas reçu l'investiture de l'UMP et aucune personnalité de droite n'a répondu favorablement à ses invitations. Pour Gilles Catoire, maire PS de la commune voisine de Clichy, tout ça n'a pas d'importance, «de toute façon, Balkany sera élu».
Libération, Par Stéphane JOURDAIN, samedi 21 septembre 2002

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Patrick Balkany élu au premier tour

Patrick Balkany ne s'en cachait pas la semaine dernière : c'est une réélection dès le premier tour qu'il visait à Levallois-Perret, à l'occasion de cette élection municipale partielle consécutive à l'annulation du scrutin de 2001 par le Conseil d'Etat. Pari réussi ! Redevenir, sans contestation cette fois, maire de la ville, au cours du week-end qui a vu la constitution de l'UMP, va lui permettre de regagner auprès de l'état-major chiraquien les galons perdus sans gloire entre 1995 et 2000. Sa réintégration, jusqu'à présent en butte à l'hostilité de quelques poids lourds du défunt RPR, tel le président de l'Assemblée nationale, Jean-Louis Debré, n'est désormais plus qu'une formalité. D'autant plus qu'elle a été précédée par celle d'Alain Carignon, lui aussi écarté de la vie politique en raison de son passé judiciaire et de nouveau admis dans les structures de l'UMP départementale de l'Isère, grâce au soutien du ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy.

Un Nicolas Sarkozy dont le nom a été souvent utilisé au cours de la campagne par Patrick Balkany, comme sésame de son retour en grâce dans les premiers cercles du pouvoir. Il n'a pas pu échapper aux électeurs de Levallois-Perret que les parents du ministre de l'Intérieur, Levalloisiens de longue date, avaient donné procuration au couple Balkany pour ce premier tour auquel ils ne pouvaient participer. Les Balkany, le maire Patrick et son épouse et première adjointe Isabelle, le racontaient à la moindre occasion, sans jamais être démentis.

Face au maire invalidé en raison de sa situation de « comptable de fait » de la commune au moment des élections de mars 2001, Olivier de Précigout et Arnaud de Courson ont proposé aux Levalloisiens de donner à la ville « un coup d'hygiène politique ». Sans guère de résonnance dans un électorat aux aspirations contradictoires, à la fois prompt à s'indigner du manque de rigueur de la gent politique vis-à-vis de l'argent, mais n'hésitant pas à réélire, lorsqu'il s'agit de leur commune, les élus sanctionnés par la justice en raison de pratiques douteuses par le passé.

A cet égard, la réélection haut la main, dès le premier tour la semaine dernière à Béthune, de l'ancien maire socialiste Jack Mellick – un temps écarté de la vie politique en raison de son implication judiciaire dans l'affaire OM-VA – était de bon augure pour Patrick Balkany. A l'évidence, ses électeurs lui ont pardonné sa condamnation, en 1997, à 15 mois de prison avec sursis pour avoir employé à titre privé trois agents de la mairie –, condamnation à l'origine de son inéligibilité constatée, a posteriori, par le Conseil d'Etat.

Le pari des anciens adjoints de l'éphémère Olivier de Chazeaux, maire RPR de 1995 à 2001, était de mobiliser sur leur nom les électeurs de droite non balkanistes. « C'est un échec au regard du taux d'abstention, qui est de 47 % contre 30 % au second tour de 2001 », reconnaît l'UDF Arnaud de Courson. Patrick Balkany a fait le plein de ses voix de 2001, mais pas plus. Rapporté au faible nombre de votants, son score lui assure une confortable victoire (53,68 %) face à Olivier de Précigout (27,57 %) et à la candidate socialiste, Elisabeth Gourévitch (18,57 %).

Aucune des listes de droite n'avait obtenu l'investiture de l'UMP. Patrick Balkany n'avait rien à gagner à la demander : il aurait ravivé l'hostilité qu'inspire encore sa personnalité dans certains cercles chiraquiens. Olivier de Précigout et Arnaud de Courson l'ont sollicitée sans succès, attribuant à Nicolas Sarkozy, encore lui, la « frilosité » de ce parti en gestation, soucieux par ailleurs de ne pas entacher son acte de naissance par une défaite électorale : Patrick Balkany était en effet donné largement favori.
lefigaro.fr, Pascale Sauvage, [23 septembre 2002]

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Municipales 2008 A Levallois, Henri Leconte roule pour Balkany
Olivier Beaumont dimanche 10 février 2008, 11h22 | leparisien.fr

Henri Leconte bat la campagne des municipales !
Après une carrière de sportif plutôt bien remplie, celui qui fut n°5 mondial en 1986 a remisé sa raquette pour s'engager sur un autre terrain : celui de la politique.

Candidat sur la liste de son "ami Patrick Balkany", le maire UMP de Levallois-Perret, Henri Leconte assume ce nouveau challenge.

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Le coup de main de l'Elysée à Balkany Par Ludovic Vigogne, publié le 15/01/2009 07:00 LExpress.fr

Dans le cadre du plan de relance, qui concerne aussi les collectivités locales, la ville de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), très endettée, a bénéficié d'un prêt de 100 millions d'euros de la part de la Caisse des dépôts et consignations (CDC), afin d'assurer le financement de grands projets immobiliers, notamment la construction de deux tours.

C'est Claude Guéant lui-même qui a appelé le directeur du développement territorial de la CDC pour régler le dossier de Patrick Balkany, intime du président. "On a aidé Levallois", reconnaît le secrétaire général de l'Elysée, qui ajoute : "Il nous arrive d'aider des communes dont les maires ne sont pas nos amis !"

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Six mille personnes aux obsèques de la lycéenne tuée dans un attentat en Egypte AFP 2 mars 2009

LEVALLOIS-PERRET (AFP) — Une foule imposante et émue, et de nombreuses personnalités politiques dont le président Nicolas Sarkozy, ont assisté lundi en fin d'aprés-midi à Levallois-Perret aux obsèques de Cécile, la lycéenne de 17 ans tuée le 22 février dans un attentat au Caire (Egypte).

Dans l'église Saint-Justin, où s'est déroulée la cérémonie religieuse, s'élevaient, au-dessus de l'autel, en grand, trois photos: celle du milieu montre Cécile, souriante, sur celle de gauche, elle pose à côté de son père, sur celle de droite, elle se tient, complice, face à sa mère.

Environ 300 personnes, essentiellement la famille, les amis, ainsi que les autres participants à cette colonie de vacances et leurs familles, étaient présentes, pour dire adieu à la jeune fille. Certains des jeunes, blessés lors de l'attentat, assistaient à la cérémonie en chaise roulante.

Dans l'église bondée, le père Luc Kandem, a notamment parlé de la multiplication des attentats terroristes depuis le 11 septembre 2001, et a rappelé la nécessité de ne pas faire d'amalgames. Des représentants des religions chrétienne, juive et musulmane assistaient à l'office.

Des amis de Cécile ont pris la parole, évoquant "le rire", "l'écoute", "l'intelligence" de la jeune fille, qui aurait fêté ses 18 ans le 2 juin.

Roses blanches à la main, les participants se sont dirigés vers les jardins de l'Hôtel-de-Ville de Levallois-Perret, où se tenait une cérémonie publique. Derrière le cercueil, blanc lui aussi, se tenaient, visages fermés, les parents de Cécile.

Le président de la République Nicolas Sarkozy, le maire de Levallois-Perret Patrick Balkany et son épouse Isabelle, le président du Conseil général Patrick Devedjian, le secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement, Roger Karoutchi, le ministre de l'Education Xavier Darcos, mais aussi le secrétaire d'Etat à la Fonction publique, André Santini, l'ancien ministre de l'Intérieur Charles Pasqua, ou encore Philippe Courroye, procureur de la république de Nanterre,sont venus de 17 heures à 17H45.

Ils n'ont fait aucun discours. Après avoir observé une minute de silence, un pianiste a joué "Candle in the Wind", chanté par Elton John lors des obsèques de la princesse Lady Di.

Dans l'assistance composée de 6.000 personnes selon la police, de nombreux Levalloisiens, témoignaient: "Je ne connaissais pas Cécile, mais ma fille, qui a 14 ans, était inscrite dans la même colonie, pour partir en Egypte. J'avais annulé au mois de novembre", confie Maria, 49 ans.

"Nous sommes tous parents, et ça aurait pu être nos enfants ou nos petits-enfants", ajoutent Françoise Martin, 68 ans, et Angèle Feneux, 78 ans.

Cécile a ensuite été inhumée au cimetière de Levallois-Perret. Le lycée Léonard-de-Vinci de Levallois-Perret, où Cécile était en classe de Terminale S, avait suspendu les cours lundi à partir de 12 heures, pour permettre à ceux qui le souhaitaient d'assister à la cérémonie. Une minute de silence avait été observée lundi matin.

Cécile Vannier, 17 ans, a trouvé la mort dans un attentat commis le 22 février près du bazar emblématique de Khan el-Khalili au Caire. Cet attentat, qui n'avait toujours pas été revendiqué lundi, a fait un mort et 24 blessés, à savoir 17 Français, 3 Saoudiens, 3 Egyptiens et un Allemand. Il s'agissait de la première attaque terroriste contre des Occidentaux en Egypte depuis 2006.

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Un rapport épingle les finances de Levallois-Perret, la ville de Balkany Créé le 30.06.09 à 07h37 | Mis à jour le 30.06.09 à 09h11 | 20minutes.fr

ECONOMIE - Un rapport épingle les finances de Levallois-Perret...

Un rappel à l'ordre sans équivoque de la chambre régionale des comptes (CRC). Hier, le conseil municipal de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) devait débattre d'un rapport de la CRC qui épingle les finances de la ville de 1994 à aujourd'hui sur plusieurs points.

Entre « anomalies constatées sur l'attribution de compléments de rémunération excédant les limites posées par les textes », « directeur de cabinet qui cumulait des fonctions », « procédures de mise en concurrence non conformes aux exigences d'égalité des candidats et de transparence » ou « dépenses en frais de réception qui n'indiquent pas le nom des convives ni le nombre de repas pris », le mode de gestion du maire (UMP), Patrick Balkany, en prenait pour son grade. Le tout sur fond de hausse des impôts.

Vaste blague

Pour Patrick Balkany, il s'agit d'une vaste blague. « Ils cherchent des poux dans la tête là où il n'y en a pas. Il n'y a rien dans ce rapport. Il n'y a même plus de réceptions à la mairie. Moi, je n'ai aucune note de frais. Sur les appels [d'offres], tout est faux. Si c'était pour nous dire que la ville est endettée, on le savait. Ils enfoncent des portes ouvertes. »

Les débats avaient donc tout pour virer au pugilat. Anne-Eugénie Faure, élue (PS) d'opposition, comptait bien en découdre. « C'est la concrétisation du clientélisme en chiffre, avec 1 million d'euros de cocktails, ces voitures de fonction, ces cartes d'essence... L'opacité des finances de la ville est mise au grand jour, quand le maire vit grassement alors qu'il augmente les impôts. »

Hier soir, des policiers avaient été appelés en renfort pour assurer l'ordre durant la séance. Le débat devait avoir lieu très tard dans la nuit, l'adoption du plan local d'urbanisme de Levallois ayant été mis en premier à l'ordre du jour. « On ne baissera pas les bras. S'il le faut, nous y passerons la nuit », promettait la gauche. Magali Gruet

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Les "vérités" de Balkany Par LEXPRESS.fr, publié le 28/12/2009 à 12:49 - mis à jour le 28/12/2009 à 14:20

Le bruyant député maire de Levallois-Perret, Patrick Balkany, publie ses mémoires courant janvier.

Fans de la vie politique dans les Hauts-de-Seine, prenez vos agendas: le 21 janvier doivent en effet paraître chez Michel Lafon les mémoires du député maire de Levallois, l'inénarrable Patrick Balkany.
Un ouvrage dans lequel ce pilier de la dynastie Pasqua-Sarkozy dans le 92 livrera –peut-être- quelques uns des secrets d'une carrière entamée en 1976.

Maire de Levallois de 1983 à 1995, puis réélu depuis 2002, Patrick Balkany est l'un des hommes clés de l'UMP dans les Hauts-de-Seine.

Ami de longue date du chef de l'Etat, avec qui il partage des origines hongroises, chaperon autoproclamé avec sa femme Isabelle de Jean Sarkozy, l'homme traîne une réputation sulfureuse, autant à cause de son implication dans la Françafrique que de ses condamnations.

Le titre de ces confessions a quelque peu varié. Envoyé aux distributeurs sous le "Tous les coups sont permis", l'ouvrage aurait selon le Parisien, failli s'appeler "J'ai un témoin", l'une des répliques phares de Balkany aux Guignols. Selon sa maison d'édition, le titre retenu sera finalement "Une autre vérité: la mienne". On aura ainsi échappé à sa phrase "Je suis l'homme le plus honnête du monde", déjà retenue par le prix 2009 de l'humour politique.

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Balkany attaque Penchard, Fillon la défend Par LEXPRESS.fr avec Reuters, publié le 17/02/2010 à 09:40 - mis à jour le 17/02/2010 à 17:44

Après le PS qui demande la démission de la secrétaire d'Etat à l'Outre-mer, Marie-Luce Penchard. Voilà qu'un député UMP, Patrick Balkany, estime à son tour qu'"on devrait la sanctionner". Ce qui n'est pas de l'avis du Premier ministre.

Les propos de la secretaire d'Etat à l'Outre-mer n'en finissent pas de causer la polémique. Même au sein de la majorité. D'après le député UMP, Patrick Balkany: "Je pense qu'on devrait la sanctionner. Je pense qu'elle devrait être virée du gouvernement". Pour ce proche de Nicolas Sarkozy ces propos "sont inadmissibles de la part d'un ministre de l'Outre-mer". Et il n'en finit pas de tempêter: "Elle doit s'expliquer. On ne peut pas dire des choses pareilles, même dans un meeting en Guadeloupe. Quand on est ministre de l'Outre-mer, on s'occupe des Français de l'Outre-mer. On ne s'occupe pas uniquement de ceux de son département".

Ce n'est pas l'avis du Premier ministre. En effet, François Fillon a volé au secours de sa ministre, mercredi 17 février, lors des questions au gouvernement à l'Assemblée Nationale. "Extraire d'un discours une phrase pour tenter de jeter le discrédit sur la politique du gouvernement outre-mer, c'est contraire à l'esprit que je me fais de la démocratie", a-t-il expliqué. "La vérité c'est que Mme Penchard est la ministre de tous les outre-mer et elle y est d'ailleurs accueillie comme telle à chaque fois qu'elle s'y rend», a poursuivi François Fillon sous les protestations véhémentes émanant des bancs de l'opposition.

La cause de la polémique

En affirmant préférer la Guadeloupe la ministre-candidate s'attire les foudres. Marie-Luce Penchard, numéro deux sur la liste de l'UMP en Guadeloupe -dont elle est originaire- a expliqué dimanche 14 février avoir "envie de servir qu'une population, la population guadeloupéenne".

Pour écouter l'enregistrement cliquer ici.

Alors qu'elle tenait un meeting pour les élections régionales en Guadeloupe, la candidate de la majorité a déclaré: "Nous en sommes à une enveloppe de plus de 500 millions d'euros aujourd'hui pour l'Outre-mer, et ça me ferait mal de voir cette manne financière quitter la Guadeloupe au bénéfice de la Guyane, au bénéfice de la Réunion, au bénéfice de la Martinique".

Penchard démission?

Aussitôt après la publication de ses déclarations, le parti socialiste a réclamé la "démission immédiate" de la ministre. Pour Axel Urgin, chargé de l'Outre-mer au Parti socialiste, la secrétaire d'Etat est: "censée être en charge de tout l'Outre-mer, c'est-à-dire de onze collectivités et non d'une seule". Il juge les propos de Marie-Luce Penchard: "aussi affligeants qu'inadmissibles dans la bouche d'une ministre censée être en charge de tout l'outremer".

L'ancien ministre de la Culture, Jack Lang, a jugé les propos de Marie-Luce Penchard: "quand même un peu bizarroïdes". Sur France 2 il s'est interrogé: "Comment un secrétaire d'Etat peut dire 'je ne m'intéresse qu'à la Guadeloupe'? Quid de la Martinique, quid de la Guyane, quid de La Réunion". Avant d'ajouter: cela "mérite une démission peut-être, en tous cas une bonne engueulade".

Dans un communiqué de presse, le PCF estime à son tour que "ces propos sont intolérables (...) porteurs d'une vision néfaste de mise en concurrence des territoires de l'Outre-mer." Selon eux, cette déclaration "flirte dangereusement avec le clientélisme".

Un contexte d'élections régionales

Luc Chatel, sur RTL, s'est empressé de relativiser les propos de la secrétaire d'Etat. "Il ne faut pas sortir ces propos de leur contexte. Marie-Luce Penchard était auprès des Guadeloupéens, en campagne électorale. En l'occurrence, dans ses propos, elle n'était pas secrétaire d'Etat". Il ajoute: "Assistez à des meetings de responsables politiques de toutes sensibilités (...) dans leurs départements, vous verrez ce qu'ils disent".

Le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, auquel est rattaché le secrétariat d'Etat à l'Outre-mer, a quant à lui, assuré sur LCI: "On est naturellement toujours ministre". Il souligne néanmoins que Marie-Luce Penchard "a dit que dans son coeur et dans son sang, il y avait la Guadeloupe, ce qui ne l'empêche pas d'être extraordinairement active au service de l'ensemble de la communauté ultra-marine".

La demande du PS est jugée "indigne" par l'UMP

Pour le porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre: "Ce petit jeu du PS est indigne et directement piloté par Martine Aubry qui donne l'exemple depuis plusieurs semaines en attaquant les personnes, en pratiquant l'insulte". Visant la première secrétaire du PS, il déclare dans un communiqué: "Il faut que le PS arrête ses mensonges généralisés et ses manipulations en tout genre pour détourner l'attention du bilan catastrophique de l'ensemble de ses présidents de région en matière de fiscalité, de sécurité et d'emploi"

Nicolas Sarkozy se rend mercredi aux Antilles et pour le PS, "il appartient désormais au président de la République de tirer sans délai toutes les conséquences de propos qui disqualifient définitivement l'intéressée dont le Parti socialiste demande la démission immédiate".

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Municipales à Levallois-Perret : Balkany (UMP) réélu dès le premier tour A.-S.D. | Publié le 23.03.2014, 08h00 | Mise à jour : 24.03.2014, 00h22

On ne change pas une équipe qui gagne. Les Balkany, mari et femme, l'ont largement emporté dès le premier tour à Levallois-Perret. Avec 51, 56% des voix, il font même légèrement mieux qu'en 2008. Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), paradis des cadres sup avec enfants et des retraités, restera donc encore pour au moins six ans Balkanyland comme la surnomment certains adversaires.

Des adversaires qui voulaient pourtant y croire.

Dans cette commune de 63 400 habitants -et autant de salariés- située aux portes de Paris, le duo règne sans partage depuis 1983. Avec juste une «pause» entre 1995 et 2002 que leurs opposants auraient bien vu se répéter. Le premier d'entre eux, le conseiller général DVD Arnaud de Courson, tombeur d'Isabelle Balkany aux élections cantonales, espérait au moins contraindre le maire sortant à un second tour. «Je pense que nous aurons une grosse surprise dimanche soir, assurait-il avant le scrutin, se voyant faire «un très bon score», bénéficiant du «vote rejet» des habitants. Des Levalloisiens qu’il décrivait comme «fatigués par les affaires et l’image renvoyée de la ville par le maire sortant».

Il s'est visiblement trompé et son score plus qu'honorable (32,36%) n'aura pas suffi à mettre en danger Patrick et Isabelle Balkany. Face à ces scores écrasants de la droite, la socialiste Anne-Eugénie Faure a quant à elle sauvé l'honneur avec un score de 13, 33%. Quant à la communiste Annie Mandois, sa liste ne dépasse pas les 2,72% des suffrages...

Un signe : durant la campagne, dans les rues, la population restait majoritairement favorable à Patrick Balkany. Il faut dire qu’il sait «choyer» son électorat : activités culturelles et sportives pour tous les enfants ou presque, ville impeccable, équipements flambant neufs, sorties et voyage pour les retraités ... « Je ne suis pas là depuis trente ans par hasard », estime le maire sortant.

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Déclaration d'amour exclusif :


Penchard : "ne servir que la population guadeloupéenne"
par Europe1fr

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Isabelle Balkany en garde vue dans le cadre d'une enquête financière ! 21 mai 2014 à 17h59 http://www.boursier.com/actualites/economie/isabelle-balkany-en-garde-vue-dans-le-cadre-d-une-enquete-financiere-24032.html

(Boursier.com) — Isabelle Balkany a été placée en garde à vue ce matin dans les locaux de la Direction centrale de la police judiciaire de Nanterre, a indiqué l'agence de presse Reuters. La première adjointe et épouse du maire UMP de Levallois-Perret, Patrick Balkany, est interrogée dans le cadre d'une enquête financière visant le patrimoine du couple. Les enquêteurs auraient en effet détecté un mouvement d'argent suspect sur leur compte bancaire.

Une information judiciaire pour "blanchiment de fraude fiscale"

Le couple est par ailleurs suspecté d'avoir dissimulé des avoirs au fisc : une enquête a été ouverte en ce sens en décembre dernier par le parquet de Paris pour "blanchiment de fraude fiscale". Cette procédure judiciaire avait été initiée après les révélations d'un ancien allié politique du couple : Didier Schuller, l'ancien directeur de l'office HLM des Hauts-de-Seine. Il avait alors affirmé avoir remis plusieurs documents prouvant l'ouverture d'un compte en Suisse par Patrick Balkany en 1994.

Déjà condamné en 1996

Le maire de Levallois-Perret, réélu dès le premier tour en mars dernier, est également visé par une autre enquête : le parquet de Nanterre le suspecte d'avoir utilisé un chauffeur de la ville à des fins personnelles. La justice l'avait d'ailleurs déjà condamné en 1996 à quinze mois de prison avec sursis et deux ans d'inéligibilité pour "prise illégale d'intérêts". Patrick Balkany avait alors employé trois personnes dans son appartement et sa résidence secondaire, aux frais du contribuable.

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