Par exemple le CSM a, le 27 mai 1998, transmis à la ministre de la Justice Elizabeth Guigou (PS) un avis informel à propos du comportement du procureur d'Evry Laurent Davenas qui a publié en annexe de son livre Lettre de l'Himalaya, Le Seuil, Paris 1998, le rapport attribué à Mme Xavière Tiberi et rémunéré deux cents mille francs par le conseil général de l'Essonne sous la présidence de M. Xavier Dugoin, et à propos du comportement d'un juge d'instruction qui avait demandé publiquement la mise en examen de l'ancienne directrice de l'administration pénitentiaire Mme Myriam Ezratty, dans l'affaire du sang contaminé.
Le CSM rappelle dans cet avis que la liberté d'expression des magistrats a des limites :"Elle doit s'exercer sans que soient atteintes la dignité et l'autorité de la fonction ni l'impartialité que tout justiciable est en droit d'exiger. Plus particulièrement, le magistrat doit concilier les impératifs de la présomption d'innocence, du secret professionnel et de l'obligation de réserve avec les exigences du droit à l'information dans une société démocratique"...
Début octobre 1999 le procureur de la République Eric de Mongolfier fait scandale sur la Côte d'Azur en affirmant que les "réseaux francs-maçons" paralysent la justice. Des dossiers disparaissent, des blocages apparaissent ... (Le Nouvel Observateur, 7 octobre 1999). Le Grand Orient de France aurait 1200 frères sur la Côte d'Azur, dans vingt-quatre loges dont seize à Nice. La Grande Loge nationale de France aurait trente-cinq loges. Certains magistrats niçois seraient frères ...
La Franc-maçonnerie passionne toujours le public, les ouvrages qui lui sont consacrés sont nombreux, on planche toujours sur les frères, par exemple : Ghislaine Ottenheimer et Renaud Le cadre, Les frères invisibles, Albin Michel, Paris 2001.