Selon un rapport d'une commission d'enquête de l'Assemblée nationale et un rapport d'une commission d'enquête du Sénat, publiés en novembre 1999, le comportement des administrations en Corse serait extrêmement criticable (guerre entre les polices, entre les magistrats, entre les magistrats et les polices, etc ...).
Les juges antiterroristes Jean-Louis Bruguière, Laurence Le Vert, Jean-François Ricard, Gilbert Thiel, adressent une lettre au président de la République, président du Conseil supérieur de la magistrature et "garant de l'indépendance de l'autorité judiciaire" selon l'article 64 de la Constitution de 1958, pour dénoncer l'ingérence du pouvoir législatif dans les affaires de l'autorité judiciaire ...
Le 5 juillet 2000, la commission d'enquête du Sénat et celle de l'Assemblée nationale publient chacune leur rapport sur les prisons (La France face à ses prisons, Prisons : une humiliation pour la République).
Suite à de nombreuses incarcérations d'hommes politiques et "d'hommes d'affaires" la classe politique a pris conscience du fait que les prisons françaises étaient indignes de la République, et craignant, pour certains, d'être obligé d'y faire séjour, les parlementaires se mobilisent pour demander une réforme de "l'arsenal répressif".
Selon le sénateur communiste et président de la commission sur les prisons au Sénat, M. Jean-Jacques Hyest :"Il y a désormais une prise de conscience collective que la prison n'est pas la panacée. Le fait qu'elle ne concerne plus seulement les petites canailles des banlieues y a contribué. Quand des gens qu'on fréquente dans des dîners en ville se retrouvent avec un numéro d'écrou ..." (Libération, 6 juillet 2000, p. 4).