Le gouvernement Jospin a refusé le 10 mars 1999 d'inscrire à l'ordre du jour du Sénat une proposition de loi
reconnaissant le "génocide" arménien de 1915 (dans lequel les Kurdes furent impliqués) proposition qui avait été votée à l'unanimité par l'Assemblée nationale le 29 mai 1998, mais avait entraîné une réaction turque : le boycot du groupe franco-allemand Eurocopter candidat, contre les américains, pour la fourniture à l'armée turque de 145 hélicoptères de combat...
Selon le ministre des relations avec le Parlement, M. Daniel Vaillant, la décision du gouvernement s'expliquerait par la volonté de "participer à la reconciliation " des peuples et des Etats de cette région...
Un dernier refus à l'examen de la proposition de loi (172 voix contre 130) est intervenu le 21 mars 2000, M. Pierre Moscovici, ministre délégué aux affaires européennes, affirmant au nom du gouvernement Jospin, mais cette position étant celle "des autorités françaises", que "le gouvernement français ne considère pas qu'il appartient à notre pays de se substituer à la Turquie dans la gestion de son Histoire".
Mais le 8 novembre 2000, dans la perspective des municipales de 2001, la communauté arménienne étant puissante dans certaines villes dont Marseille, le Sénat, à l'initiative, notamment, du sénateur Jean-Claude Gaudin, maire démocratie libérale de Marseille, vote une nouvelle proposition de loi qui affirme que :"La France reconnaît publiquement le génocide arménien de 1915", par 164 voix contre 40.
La Turquie proteste immédiatement et un communiqué commun du président de la République et du premier Ministre fait savoir que le vote du Sénat est une "initiative parlementaire" et que :"la France souhaite continuer à entretenir et à développer avec la Turquie des relations de coopération étroite dans tous les domaines". Un contrat militaire portant sur l'achat de mille blindés est en cours ... business is business ... A suivre ...
Le 15 novembre 2000 le Parlement européen vote un amendement à la résolution concernant le rapport sur "les progrès réalisés par la Turquie sur la voie de l'adhésion" à l'Union européenne, cet amendement, refusé par le rapporteur, le député-général Philippe Morillon (udf), invite la Turquie à reconnaître publiquement l'existence du génocide.
Le 18 janvier 2001 l'Assemblée nationale française vote définitivement, et à l'unanimité, la loi qui reconnaît l'existence du génocide, sans mettre en cause la Turquie. Celle-ci proteste, et prend des mesures économiques de représailles.
------------
A notre connaissance l'Etat français n'a jamais reconnu le génocide des vendéens, fait acte de repentance, et verser des dommages et intérêts aux ayants droits des victimes ...