Le 22 janvier 1997 la Cour d'appel de Lyon, après la cassation de l'arrêt de la Cour d'appel de Nîmes le condamnant à trois ans de prison ferme, a condamné à quatre ans de prison dont trois ans ferme, cinq ans d'inéligibilité et un million de francs d'amende le sénateur du Gard Claude Pradille (PS) pour corruption et complicité d'escroquerie, faux en écriture privée et complicité de subornation de témoin (sur les fonds de l'Office d'HLM qu'il préside il fait construire une piscine privée de 231 000 frs et fait attribuer un million de travaux informatiques fictifs à la société de son beau-frère...).
Le bureau du Sénat a refusé à l'unanimité, le 23 avril 1997, la levée de l'immunité parlementaire du sénateur Michel Charasse, ancien ministre socialiste du budget, levée qui était demandée pour entendre, par comparution sur contrainte, comme témoin, le sénateur dans une affaire de financement illégal du PCF, le dit sénateur refusant de se rendre, comme doivent le faire tous les citoyens et comme l'on fait en décembre 1996 MM. Henri Emmanuelli, ancien ministre socialiste du budget, et Nicolas Sarkozy, ancien ministre RPR du budget, à la convocation du juge d'instruction, et proclamant haut et fort que l'intervention des juges dans les affaires des politiques était une violation de la séparation des pouvoirs.
Le sénateur Michel Charasse a été condamné en septembre 1997 à une amende de 10 000 francs pour refus d'être entendu comme témoin, et a alors démandé par recours gracieux au ministre de la Justice Elisabeth Guigou (PS) le versement d'une indemnité forfaitaire de 100 000 francs pour disfonctionnement de la Justice. Le sénateur Michel Charasse a signé une hagiographie "55 faubourg Saint-Honoré", Grasset, Paris 1996, un recueil d'anecdotes sur les quatorze années passées à l'Elysée lorsqu'il était l'homme de confiance du président François Mitterrand.