Octobre 2008 : Chantage anti-Royal

371 note sur "Michel Rocard" avec Mitterrand

Et "quand on est con, on est con ...."

Dans la Revue du Droit public, le numéro spécial de novembre 1998 consacré aux quarante ans de la Vème République, M. Michel Rocard confirme que M. François Mitterrand ne l'a nommé Premier ministre que pour "que je m'effondre" et déclare que "Mitterrand n'était pas un honnête homme... Ma religion était assez faite sur les attitudes politiques et financières, non seulement du président, mais aussi de l'essentiel de son entourage proche".

M. Rocard était contre la nomination de Me Roland Dumas aux affaires étrangères, mais ce dernier lui a été imposé par le président de la République.

M. Michel Charasse (voir note sous 394), membre éminent de l'entourage proche de M. Mitterrand, réplique dans la presse (Le Parisien, 20 nov. 1998 p.4) que "Quand on est un raté, on est un raté"...

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Et "quand on est con, on est con ...."
Août 2005 : Michel Rocard ne veut pas de Laurent Fabius
POUR son anniversaire, Michel Rocard, qui aura 75 ans mardi, s'offre un beau... pavé dans la mare. L'ancien Premier ministre, qui a pris, avec l'âge, l'habitude de provoquer ses amis socialistes (NDLR : en 2003, il suscitait un tollé en critiquant les 35 heures ou en défendant la réforme des retraites de Raffarin), a dégoupillé l'une de ces grenades dont il a le secret.

Dans une interview, parue hier dans « le Nouvel Observateur », Rocard, en vacances dans l'Aveyron, assène que si Fabius et Mélenchon l'emportent au congrès du PS, en novembre (2005), « ce serait un tremblement de terre ». Et pour faire bonne mesure, il pronostique : « Il faudra peut-être envisager la création d'un nouveau parti. »

« Ridicule et pathétique »

Tenant de la seconde gauche, celle qui s'est toujours opposée à François Mitterrand (et donc à Fabius), Rocard voit dans le prochain congrès l'occasion, enfin, de « régler ce débat centenaire entre pseudo-marxistes et vrais réformistes ». « Nous devenons de jour en jour insupportables les uns aux autres, explique-t-il. Nous devons nous libérer. » Répétant que les socialistes sont des « sociaux-démocrates » et doivent l'affirmer clairement au Mans en novembre, le député européen estime que « le pire serait de rester dans la confusion ».
Au passage, Michel Rocard règle de vieux comptes avec Laurent Fabius, « profondément opportuniste », ou avec Henri Emmanuelli, qui « a préféré me casser les reins plutôt que me laisser affronter Chirac au nom du PS à la présidentielle de 1995 ». Dans le lot, il n'oublie pas une rancoeur plus récente : celle qu'il voue à Attac, « monument de bêtise économique et politique »...

La charge rocardienne fait sortir de ses gonds Henri Weber, proche de Fabius : « A l'heure où le PS, en France et en Europe, est confronté à d'immenses responsabilités, cet appel à la scission est irresponsable et insupportable. Nous sommes tous réformistes. »
Côté Nouveau Parti socialiste (NPS), qui présentera sa propre motion au congrès, Benoît Hamon, ex-rocardien, juge cet appel à la scission « ridicule et pathétique » : « Quand ce sont toujours les mêmes qui sont minoritaires, ça ne le gêne pas, commente-t-il. En fait, c'est le PS qui est devenu insupportable aux yeux de Rocard. Il faut qu'il s'interroge sur ses propres convictions. »
Dans le camp de la majorité, Annick Lepetit, porte-parole du parti et proche de Hollande, est moins sévère : « Ne brandissons pas la scission comme une menace, mais n'occultons pas non plus les vrais débats. Les gens ne sont pas idiots, ils ont compris que l'on est sociaux-démocrates. Mais Rocard a raison sur le besoin de clarté : une unité de pacotille ne fonctionnera pas. »
Quant au député PS de Paris Jean-Christophe Cambadélis, proche de Strauss-Kahn, il souhaite au PS « un débat de fond, pas un débat de cons ». Sans préciser dans quelle catégorie il situe le pavé de Rocard...
leparisien.com, Paru le : 19/08/2005, Nathalie Segaunes

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Rocard pourrait quitter le PS en cas de victoire de Royal 29.10.2008, 11h45 | Mise à jour : 17h44 leparisien.fr

Michel Rocard, qui a annoncé ne pas se représenter aux Européennes de 2009, n'a pas exclu de quitter le parti socialiste si Ségolène Royal devait l'emporter lors du Congrès de Reims.

Lors de l'émission «Questions d'info» (LCP-France Info-AFP), l'ancien Premier ministre socialiste, interrogé sur ce sujet, a répondu indirectement : « Je vais fêter l'an prochain mes 60 ans de parti. J'ai tout endigué: la guerre d'Algérie, les trahisons de Guy Mollet, la folie des premières nationalisations de 1981 qui ont failli mettre notre économie à genoux. On a digéré beaucoup de choses.»

Voir la présidente de Poitou-Charentes au poste de premier secrétaire du parti ne lui «ferait pas plaisir». «Elle a encore le temps de faire des bons discours, on ne sait jamais, a glissé le partisan de Bertrand Delanoë. Elle a aussi le temps d'en faire de mauvais.»

Partir du PS «ce n'est pas des décisions qu'on prend tout seul, a-t-il tempéré ensuite. Cela dépend des conditions, ça dépend de ce qui va être dit au Congrès.»

S'il ne briguera pas un quatrième mandat au Parlement de Strasbourg, Michel Rocard ne veut pas quitter totalement la sphère politique.«C'est la fin de mes mandats, mais je fais de la politique par l'écrit et le débat d'idées, et ça, je ne suis pas près de le quitter», a t-il assuré. A 78 ans, Rocard juge que sa carrière «a été riche» : «La chance m'a été donnée - ma continuité de conviction y a peut-être aidé aussi - de faire pas mal de choses.»

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