Le 25 août 1995 M. Alain Madelin, ministre des Finances, est « démissionné » par le Premier ministre, M. Alain Juppé, après avoir annoncé la remise en cause du système de retraite des fonctionnaires, proposant un service soumis à côtisations de 40 ans au lieu de 37,5 ans.
Dirigeant du mouvement nationaliste de droite Occident en 1968 M. Alain Madelin devient un des dirigeants du Parti républicain dans les années 80 et soutient dès le début la candidature présidentielle de M. Jacques Chirac alors que le Parti républicain se prononce pour la candidature de M. Edouard Balladur. Il est partisan d’une politique libérale classique, c’est à dire néo-conservatrice à l’américaine (Reagan, Tatcher).
Le 15 novembre 1995 M. Alain Juppé annonce officiellement la remise en cause du système de retraite des fonctionnaires, comme l’une des mesures devant permettre le « redressement » du régime général de sécurité sociale très largement déficitaire - alors que le régime d’Alsace-Moselle annonce des excédents quelques jours plus tard...
M. Alain Madelin deviendra le leader du Parti Républicain transformé en Démocratie Libérale (DL).
A la présidentielle de 2002 il obtient 3,91% des suffrages exprimés et son parti se fond dans l'UMP chiraquienne (Union pour un mouvement populaire).
C'est également pour non respect de la solidarité gouvernementale que M. Jean-Jacques Servan-Schreiber, président du Conseil régional de Lorraine et ministre des réformes dans le gouvernement Chirac de 1974 doit démissionner, étant officiellement hostile aux essais nucléaires dans le pacifique décidés par le gouvernement, treize jours (28/05/1974-09/06/1974) après sa nomination
- et le professeur de médecine Léon Schwartzenberg dix jours (28/06/1988-07/07/1988) après sa nomination de ministre délégué à la santé dans le gouvernement Rocard II, qui annonce une vaste réforme de la politique de santé sans en référer au gouvernement.
Par contre dans le gouvernement Jospin de "la gauche plurielle" c'est périodiquement que les ministres communistes et surtout Mme Dominique Voynet (Verts) critiquent la politique gouvernementale, sans réaction officielle du premier Ministre (qui semble appliquer le principe (trotskiste ?): "cause toujours c'est moi qui commande".