Mayotte, territoire français depuis 1841, est peuplée de musulmans dont un tiers sont analphabètes et les trois quarts ne parlent pas français. C'est le droit local musulman qui s'applique réellement à cette population prolifique (environ 25 000 habitants en 1958, plus de 150 000 en 1999, avec un état civil extrêmement, et volontairement, flou ...).
Les cadis, des religieux fonctionnaires nommés par le préfet, notamment compétents pour le droit de la famille et le droit successoral, rendent la justice musulmane sur la base d'un recueil de jurisprudence du XIIIème siècle, le Minjhad, qui autorise selon la shariah la polygamie et la répudiation, notamment.
La population musulmane, majoritairement sans travail, tout en conservant ses spécificités, souhaite bénéficier des mêmes avantages sociaux (allocations, RMI, notamment) que les populations des départements d'outre-mer .