Une contribution de Michel Delenclos Chercheur en histoire

Robert Ménard

"Journaliste" agit-prop. Fondateur de Reporters sans frontières. Décoré par Bernard Kouchner.

Pied-noir né d'un père communiste et OAS, curé manqué, ancien trotskiste (LCR), puis socialiste, reconverti en humanitariste occidental, puis observateur réaliste ... puis bleu Marine (Le Pen)
Auteur, notamment, de Ces journalistes que l'on fait taire, Albin Michel, Paris 2001 ; et, avec Emmanuelle Duverger (son épouse), juriste internationaliste à la Fédération internationale des ligues des droits de l'homme, de La censure des bien-pensants, Albin Michel, Paris 2003, ouvrage violemment attaqué, notamment, par Arno Klarsfeld, avocat d'affaires, internationaliste également.

09 septembre 2017. Ferme hostilité pour les frères Philippot conseillers de Marine Le Pen
25 avril 2017. Présidentielle, Marine Le Pen au 2ème tour : Robert Ménard condamné pour "provocation à la haine et la discrimination raciale" à propos du nombre des enfants musulmans dans les écoles de Béziers

06 mai 2015. Ecoles, musulmans, 64%, interdiction. Révocation demandée, par notamment les convertissables ?
14 mars 2015. Un hommage aux pieds-noirs et aux harkis qui révulse le parti socialiste

27 mai 2014. Des décisions symboliques qui révulsent les bobos et/ou vendeurs de marques
25 mars 2014. Municipales, en tête au premier tour ; élu au deuxième, comme une douzaine de "Marine"

30 mai 2013. Soutenu par le FN ?

11 juillet 2012. Chassé de i>télé (Canal Plus)

1er Avril 2011. Diabolisé par la Gauche-Caviar ??? Son "Vive Le Pen !" fait scandale chez les idéologiquement corrects
31 mars 2011. Re-scandale : Bob ose dire ce que pense la France d'en Bas

16 décembre 2010. Scandale à I>Télé (Canal Plus, socialiste) : l'"aiguilon" Robert Ménard choque le zozo Julian Bugier
09 décembre 2010. Un portrait positif (Valeurs Actuelles)

17 octobre 2008. Ménard Qatarisé
26 septembre 2008. Remplacé par un jeune à la tête de RSF
05 juin 2008. Un portrait dubitatif (Libération)
13 avril 2008. Un portrait positif (Le Parisien)
13 avril 2008. Un riche réseau international (Le Parisien)

04 juillet 2008, JO de Pékin, le Président de l'Union européenne sera présent, accusé de lâcheté par l'ancien trotskiste, curé manqué ultra-médiatisé
31 mai 2008, Les touristes chinois boycotteront-ils Paris ?
12 avril 2008, Victoire d'un "Homme de Bien" : des chinois boycottent les (122) hypermarchés de Carrefour ; le gay maire de Paris aime le théocrate ... au précepteur SS
25 mars 2008, J.O. 2008, Tibet : Ménard attaque la Chine
Robert Menard décoré par Bernard Kouchner

LA CENSURE (extraits)

1
Le milieu des droits de l'homme est à ce point pétri de bons sentiments qu'il lui semble inconcevable, inadmissible de prendre la défense, au nom pourtant des valeurs qu'il est censé défendre comme la liberté d'opinion et d'expression, de ceux qui incarnent le mal absolu : les racistes et les antisémites.
Et quand l'actuel président de la Ligue des droits de l'homme soutient qu'aucun «échange égal et équilibré» ne peut s'instaurer entre celui qui plaide pour 1'«unité de l'humanité» et celui qui affirme que certains hommes n'ont pas « les mêmes droits que tous », on peut se demander de quel côté est l'intolérance.
La censure, p. 18

2
L'affaire Faurisson éclate en novembre 1978. Si, dès le lendemain de la Seconde Guerre mondiale, un Maurice Bardèche ou un Paul Rassinier parlent déjà de « faux monnayeurs » ou de « mensonge » à propos du génocide juif, ce n'est qu'avec les premiers textes de ce professeur de l'université de Lyon que ces aberrations rencontrent un public.
L'écho donné par les médias à ses thèses - il n'y a pas eu de chambres à gaz, pas d'ordre donné par Hitler d'en finir avec les Juifs et, finalement, pas de génocide - et les polémiques qui s'ensuivent vont faire de ce spécialiste de Rimbaud le père du révisionnisme en France.
D'emblée, ceux qui contestent les affirmations de Robert Faurisson refusent de se placer sur le terrain de l'argumentation, de l'échange, de la discussion. Pas question, pour la plupart de ses détracteurs, de répondre point par point à ses allégations, de se donner la peine de montrer les dangers que recèlent de telles inepties. Dans un texte publié le 21 février 1979 dans Le Monde, trente- quatre historiens expliquent déjà : « Il ne faut pas se demander comment, techniquement, un tel meurtre de masse a été possible. Il a été possible techniquement puisqu'il a eu lieu. Tel est le point de départ obligé de toute enquête historique sur ce sujet. Cette vérité, il nous appartenait de la rappeler simplement: il n'y a pas, il ne peut pas y avoir de débat sur l'existence des chambres à gaz. »
En quelques années, loin de faire taire Faurisson et ses amis, ils réussiront le tour de force de donner à cette poignée d'inconnus,jusque-là totalement marginaux, le statut envié de martyrs de la liberté d'expression.
Ibidem, p. 70

3
Madeleine Rebérioux ne s'est pas trompée : avec la loi Gayssot, on a sacralisé une vérité historique définie par un tribunal militaire. On a choisi une vérité acceptée, acceptable contre la liberté de recherche, ses risques, ses dévoiements aussi.
Quand Claude Lanzmann, le réalisateur du film Shoah, parle de trois millions et demi de disparus à Auschwitz, l'historien Pierre Vidal-Naquet, peu suspect de révisionnisme, explique qu'un million de morts est une «hypothèse raisonnable». Que faire? Poursuivre Vidal-Naquet! Ou encore traîner en justice, maintenant que nos parlementaires ont décrété qu'il y avait bien eu un «génocide arménien », un orientaliste comme Bernard Lewis qui expliquait, dans les colonnes du Monde, que les accusations portées contre la Turquie sont une «version arménienne de l'histoire». On entrevoit le ridicule d'une telle démarche ...
Ibidem, p. 75

4
Laissons le mot de la fin à l'historienne Annie Kriegel qui écrivait à propos de la vague de mobilisation contre les révisionnistes : «11 n'y a aucun autre cas - pas même touchant aux bonnes mœurs ! - qui ait provoqué pareille mobilisation mariant excuse et indignation, il n'y a aucun autre sujet qui ait encouru pareilles foudres et interdictions. Dieu sait pourtant que, librement cultivé, le champ universitaire est fécond en âneries, provocations, transgressions, excès, outrances de toute nature! »
Il est en effet curieux que la contestation des crimes nazis soit la seule déviance intellectuelle réprimée par la loi alors que des tonnes d'œuvres littéraires ou historiques contestant les crimes de la Révolution française, de l'Eglise catholique, du colonialisme européen, du communisme soviétique ou chinois, et de multiples autres horreurs de l'histoire, ont valu à leurs auteurs des palmes académiques ou des prix Nobel.
Ibidem, p. 83

5
Un débat inégal.
Au sortir de la guerre, l'aura de la Résistance, son poids dans l'électorat, son influence chez les intellectuels font du Parti communiste un véritable rouleau compresseur qui n'a aucun mal à gagner cette nouvelle bataille. Finalement, la loi «sur les publications destinées à la jeunesse » est adoptée le 16 juillet 1949.
Sous le fallacieux argument d'empêcher qu'on présente «sous un jour favorable le banditisme, le mensonge, le vol, la paresse, la lâcheté, la haine, la débauche ou tous actes qualifiés de crimes ou délits de nature à démoraliser l'enfance ou la jeunesse », elle va servir avant tout à protéger les publications éditées par les communistes : les revues qui vont tomber sous le coup de la nouvelle loi sont les concurrentes directes de Vaillant ou plus tard de Pif Gadget ...
Ibidem, p. 89-90

6
Pour avoir publié de belles inepties dans Le grand bazar, un livre paru en 1975, Daniel Cohn-Bendit s'est vu traîné dans la boue par nos nouveaux croisés. Ce qu'il écrit alors sur « ces gosses qui ouvrent sa braguette et commencent à le chatouiller» peut à juste raison heurter - même si « Dany » explique aujourd'hui qu'il s'agit de « littérature » -, mais de là à l'accuser de pédophilie ...
Parce qu'il faudrait alors s'interroger sur les errances de toute une génération d'intellectuels. Et se demander par exemple pourquoi personne ne dénonçait, en 1977, les signataires d'une pétition qui, après la condamnation de trois hommes pour «attentat à la pudeur sans violence sur mineurs de moins de quinze ans », affirmaient : « Si une fille de treize ans a droit à la pilule, c'est pour quoi faire? » Parmi les signataires, on trouvait les noms de Louis Aragon, Simone de Beauvoir, Patrice Chéreau, Bernard Kouchner, Jack Lang, Jean-Paul Sartre, Philippe Sollers ... Quelque temps plus tard, une lettre ouverte était adressée à la Commission de révision du Code pénal pour réclamer la modification des articles concernant les délits sexuels des mineurs. Françoise Dolto (notedt, pédopsy de grande réputation médiatique) comptait parmi les signataires.
Ibidem, p. 96

7
Où se trouve la frontière entre infonnation légi time et respect de la vie privée? Comment comprendre le volet Dumas de l'affaire Elf sans parler des affaires de « cœur » de nos ministres d'Etat?
Il faudra attendre des mois pour que la presse, la sérieuse dit-on, parle de Christine Deviers-Joncour comme la maîtresse du ministre des Affaires étrangères. On préfère, pendant longtemps, la présenter comme une «proche amie ». Quels tartuffes! Et après cela, on montre du doigt la presse « de caniveau », la presse jaune d'outre-Manche. Or, pas plus en Grande-Bretagne qu'aux Etats-Unis, un président du Conseil constitutionnel mis en cause de cette manière n'aurait pu rester à son poste en refusant de démissionner pendant si longtemps.

L'« exception française », ce sont aussi ces archaïsmes. Dieu merci, se rassurent nos grandes consciences, une affaire Clinton est impensable en France. On ne va quand même pas demander des comptes au chef de l'exécutif. Les caisses noires et les faux électeurs de la mairie de Paris? Parlons plutôt de choses sérieuses. Assez de ragots. N'est-ce pas Robert Badinter lui-même qui a osé déplorer l'acharnement des «petits juges» : «Ce sont les puissants qui sont aujourd'hui, en justice, les plus fragiles. » Comme cela est bien dit ...
Ibidem, p. 112-113

8
La judiciarisation qui s'empare de notre pays prend le visage de la censure.
Aux exemples déjà cités dans ce livre, on peut ajouter pêle-mêle : les vingt-trois procédures engagées contre le livre d'Antoine Gaudino sur La mafia des tribunaux de commerce dont une décision de l'obscur tribunal des référés de Brest qui donna l'ordre à l'auteur et à l'éditeur de retirer quatre pages litigieuses de l'ouvrage, sans délai, et sous peine de devoir payer 100 000 francs (15 244 euros) d'astreinte par exemplaire vendu.
Résultat, cinquante-trois constats d'huissier sont venus s'empiler sur le bureau du PDG d'Albin Michel, moins de quarante-huit heures après le jugement! Faites le compte... un minimum de 5,3 millions de francs (807 979 euros) à débourser en perspective. Une décision aussitôt annulée, il est vrai, par les juridictions d'appel.

Citons encore la condamnation de Mathieu Lindon et de son éditeur POL pour diffamation à l'encontre de Jean-Marie Le Pen pour des propos tenus... par un personnage de roman. Une première! Alain-Gérard Slama, professeur à l'Institut d'études politiques de Paris, le dénonce à juste raison : «En France, les querelles idéologiques ne se débattent plus sur la place publique, elles se règlent en justice.»
Une menace qui pèse en permanence sur l'information, sur la pensée. Et de conclure, pessimiste: « Le rétablissement du délit d'opinion n'est pas loin. »
Ibidem, p.160

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JEUX OLYMPIQUES Les membres de RSF interpellés en Grèce remis en liberté en attendant leur procès
NOUVELOBS.COM | 25.03.2008 | 08:44

Dénonçant les violences au Tibet, les trois militants de l'organisation pour la liberté de la presse ont été inculpés pour "insulte aux symboles nationaux". Ils avaient perturbé la cérémonie d'allumage de la flamme olympique. La date du procès a été fixée le 29 mai.

Robert Ménard, secrétaire général de Reporters sans frontières (RSF), à Olympie, en Grèce, lors du discours de Liu Qi, le président du comité d'organisation chinois des Jeux olympiques

Les trois membres français de l'association Reporters sans frontières (RSF), interpellés lundi 24 mars après déployé une banderole représentant les anneaux olympiques sous la forme de menottes pendant la cérémonie officielle d'allumage de la flamme sur le site d'Olympie en Grèce, ont été inculpés dans la soirée d"'insulte aux symboles nationaux", a annoncé RSF.

Les trois représentants de RSF, le secrétaire général de l'organisation Robert Ménard, le responsable de l'information Jean-François Julliard et le responsable de la zone Asie Vincent Brossel, ont été libérés dans l'attente de leur procès, dont la date a été fixée au 29 mai à Pyrgos (80km d'Olympie). En vertu de l'article 361 du code pénal grec, ils risquent jusqu'à un an de prison et une amende, a précisé dans un communiqué l'organisation de défense de la liberté de presse.

Neuf heures de garde-à-vue

Avant cette inculpation au parquet de Pyrgos, à 80 kilomètres au sud d'Olympie, les activistes ont été retenus plus de neuf heures au poste de police de la bourgade, où ils avaient été transférés après leur interpellation sur le site antique d'Olympie. Le gouvernement grec a condamné l'incident, dénonçant un acte n'ayant "aucune relation avec l'esprit olympique". "Cette inculpation est absurde et ridicule. Par notre geste, nous ne nous sommes en aucun cas attaqué ni à l'olympisme ni à la Grèce. Nous avons simplement dénoncé la politique menée en Chine en cette période de répression accrue", souligne RSF.

"Nous avons aussi voulu faire planer la menace d'un boycott de la cérémonie d'ouverture, auquel nous appelons, et encourager le Comité international olympique à plaider en faveur du respect des droits de l'homme, conformément à la charte olympique", ajoute l'organisation. Une autre militante suisse, d'origine tibétaine, interpellée après une manifestation à l'issue de la cérémonie, a été relâchée avant les Français, selon une source policière. (avec AP)

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20Minutes.fr, éditions du 24/03/2008 - 16h03 dernière mise à jour : 24/03/2008 - 16h03 Robert Ménard, nouveau chevalier de la Légion d'honneur

Le secrétaire général de Reporters sans frontière Robert Ménard figure dans la promotion de Pâques de l'Ordre national de la Légion d'Honneur, publiée ce dimanche au Journal Officiel.

Dans cette promotion figuraient également le couturier Azzedine Alaïa, le ténor Roberto Alagna, l'épouse de l'ancien président de la République Bernadette Chirac ou encore le comédien Christian Clavier.

Fondateur et dirigeant de Reporters sans Frontières (RSF), le Français Robert Ménard, âgé de 54 ans met depuis 23 ans son tempérament fougueux au service de la liberté de la presse et des droits de l'Homme.

Fait dimanche chevalier de la Légion d'honneur par le président de la république Nicolas Sarkozy, M. Ménard est en permanence sur le terrain pour défendre ses valeurs.

Un appel au boycott

A l'automne 2007, il était sous les feux des projecteurs en oeuvrant en faveur de la libération de trois journalistes et des membres de l'association l'Arche de Zoé, emprisonnés au Tchad pour avoir voulu faire venir illégalement des enfants en France.

En 2005, il s'était distingué en maintenant une très forte mobilisation en faveur de la libération de la journaliste de Libération Florence Aubenas, détenue en otage en Irak.

Cette année, après le début des émeutes au Tibet, sévèrement réprimées par Pékin, il a appelé les chefs d'Etat à boycotter la cérémonie d'ouverture des jeux Olympiques. Lundi, il a réitéré son appel au boycott promettant de continuer à "faire des actions comme ça jusqu'au 8 août" tout en affirmant ne rien avoir "contre les JO (et) rien contre les athlètes".

S'avouant autoritaire, ce partisan d'une conception radicale de la liberté de la presse agace parfois ses partisans, quand il affirme par exemple qu'il descendrait "dans la rue pour défendre la presse FN".

"Si on en parle pas, ça n'existe pas"

L'organisation, aujourd'hui présente à travers ses bureaux et des sections nationales sur les cinq continents, est financée grâce à la vente de calendriers, de photos, des subventions et des dons. Comme ceux, controversés, de fonds gouvernementaux américains via la fondation National Endowment for Democracy (NED) qui ne lui posaient "aucun problème".

"Si on en parle pas, ça n'existe pas" est un leitmotiv de RSF, qui publie chaque année un rapport annuel et plus de mille communiqués pour dénoncer les atteintes à la liberté de la presse et aux droits de l'Homme en général.

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Ménard, trublion contesté
Le Parisien Dimanche 13 avril 2008, P. 8, Catherine Tardew

IL A LES PHALANGES écorchées et les pieds couverts d'ampoules. Robert Ménard, 54 ans, secrétaire général de Reporters sans frontières, est tout fier de ses stigmates, récoltés lors d'une périlleuse ascension de Notre-Dame de Paris, par la face sud et sous la neige, dans la nuit du 6 au 7 avril (2008), effectuée avec des chaussons d'escalade d'emprunt « un peu petits ».

Il s'agissait de surgir, à l'improviste, armé d'un drapeau tibétain et d'une banderole noire, sur le passage parisien de la flamme olympique. «Je me suis fait mal. J'ai eu très froid, et très peur», confesse-t-i1 avec la candeur irritante des héros embarrassés par le succès de leurs exploits.

Un succès aux allures de triomphe. Depuis le passage chaotique de la flamme olympique à Paris, le boycott de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Pékin, auquel Robert Ménard appelle depuis des lustres, agite chancelleries et états­majors politiques.
« On m'a propulsé chef de file de la contestation. Cela me dépasse un peu », confie-t­il, un brin faux-cul.

Les tee-shirts noirs siglés d'anneaux olympiques transformés en menottes (une idée trouvée en 2001 par une agence de pub) se vendent mieux que des petits pains.
Carole Bouquet, Emmanuelle Béart, Pierre Arditi ont adopté le vêtement, imprimé en France et tissé en Inde, comme l'ont fait aussi quelques députés (toutes tendances confondues) et des milliers de jeunes gens devenus, en un clin d'œil, les ardents supporteurs de la cause tibétaine et du dalaï-lama.
Chaque jour, une vraie foule se presse dans les locaux de RSF, à côté de la place de la Bourse à Paris, pour acquérir le t-shïrt emblématique.
« Nous sommes en rupture de stock », jubile Ménard, avouant « 17 000 commandes en retard ». Il se félicite que les ventes aient rapporté« un million d'euros» à l'organisation.

"Il est surtout là où il y a les caméras"

Crâne dégarni, sec comme un coup de trique, court de taille, yeux de hibou, voix nasillarde, éternellement au bord de la crise de nerfs, Robert Ménard agace autant que ses causes émeuvent.
Cela fait plus de vingt ans que l'ancien militant trotskiste, obscur journaliste à Radio France Hérault, s'est imposé comme le chantre de la défense de la liberté de la presse, adoptant au passage quelques étrangers à la profession, comme le poète cubain Paul Rivero, les infirmières bulgares ou Ingrid Betancourt « On n'allait quand même pas exiger qu'elle ait sa carte de presse ! » s'indigne Robert.

Le militantisme, Ménard a ça dans le sang. Son père, imprimeur à Oran, avait épousé les luttes de l'OAS. Et si le fils trouve la cause odieuse, il «respecte le courage et le sens de l'engagement» paternels.

C'est en 1985 que Robert Ménard, Rony Brauman (de Médecins sans frontières) et le journaliste Jean-Claude Guillebaud fondent l'association RSF.
« Il s'agissait de défendre la liberté de la presse dans le monde, mais aussi de faire notre autocritique », explique ce dernier. Guillebaud a depuis quitté l'ONG, irrité par l'activisme à grand spectacle du survolté Ménard qui entendait aussi, par souci d'efficacité, mettre une sourdine à la critique des médias nationaux.
Brauman a fait de même, excédé par l'autoritarisme du secrétaire général. Ménard reconnaît volontiers être « colérique et caractériel » et « détester déléguer! » Son seul souci: l'efficacité. En dehors des opérations tapageuses et très médiatisées, RSF se préoccupe discrètement, et efficacement, du sort de milliers de journalistes à travers le monde.

Un monde que l'infatigable trublion Ménard arpente sans relâche. Il est partout « Surtout là où il y a des caméras », susurrent ses ennemis. Du Cameroun au Kosovo, en passant par la Grèce et la Tunisie. On l'aperçoit en Asie ou en Amérique latine, revendiquant haut et fort son devoir d'ingérence.

Il adore se faire arrêter ou expulser, multiplie les opérations coups de poing contre les ambassades ou les compagnies aériennes de pays qu'épinglent les rapports de RSF.
Entre deux voyages, il hante les plateaux télé où sa verve, son mauvais caractère et son sens de la répartie font merveille, mobilisent les téléspectateurs et ... font grimper l'audience.

Le défenseur des libertés de la presse est devenu défenseur des libertés tout court, des droits de l'homme.
Et sa petite entreprise n'a pas connu la crise.
RSF compte aujourd'hui 25 personnes au siège, une trentaine à l'étranger et plus de 100 correspondants, dispose d'un budget annuel de 4 millions d'euros par an (voir ci-dessous).

« RSF est financé par la CIA », dénonce Maxime Vivas, auteur de « la Face cachée de Reporters sans frontières », écrit au vitriol. Une accusation qui amuse Ménard: « Et pourquoi pas le KGB ? » rétorque-t-il.

"On peut ne pas m'aimer"

II n'empêche! Les choix de Robert Ménard ont parfois suscité l'incompréhension, voire l'indignation: défense de l'humoriste Dieudonné, invitation dans une revue du pamphlétaire d'extrême droite Alain Soral, rallié à Jean-Marie Le Pen, indulgence vis-à-vis des Etats­Unis, soutien sans condition des journalistes vénézuéliens hostiles au président Chavez, critique virulente, dans les années 1990, des autorités algériennes...

Il avoue « s'être trompé sur l'Algérie », mais revendique « être allé à Guantanamo, à la différence de bien de ceux qui me critiquent ». « On peut ne pas m'aimer, admet l'agité du bocal médiatique, mais pas dire que je suis de mauvaise foi ! »

Dans le civil, Robert Ménard est désespérément conventionnel. Enfin, presque ... Arrivé en France à l'âge de 9 ans, il a été éduqué chez les bons pères et a failli devenir prêtre.
Père d'une famille recomposée, il « aime » sa femme, la journaliste Emmanuelle Duverger, « est fou » de sa fille Clara, âgée de 6 ans, qu'il ne voit « pas assez souvent ». Son grand fils Michel, 32 ans, est « fier de son père ».

Pis encore! le secrétaire général de RSF fait partie de la dernière promotion de la Légion d'honneur, celle de Christian Clavier et de Bernadette Chirac.
Et c'est Bernard Kouchner,jadis autre champion de l'ingérence à tous crins, aujourd'hui ministre d'un gouvernement de droite, qui lui remettra sa décoration.
Catherine Tardrew.

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D'où vient l'argent?
Le Parisien 13 avril 2008, p. 8, Rosalie Lucas

MAIS qui finance Reporters sans frontières?
L'organisation fondée en 1985 dispose d'un budget de près de quatre millions d'euros, et c'est sur la question de ses fonds que les détracteurs de Robert Ménard attaquent

La moitié du financement de RSF (58 %) provient de ses ressources propres.

Neuf pour cent viennent des cotisations et dons, et la même proportion de financement public.

Le mécénat compte pour 24 %. Le grand groupe pharmaceutique Sanofi Aventis soutient l'organisation depuis sa création en 1985.

« C'est un lien historique, explique Jean-Marc Podvin, chargé de presse chez Sanofi. Notre premier centre de recherche se trouvait à Montpellier, où se trouvait également Robert Ménard. » Depuis, le laboratoire continue chaque année ce mécénat, comme Benetton, «sans intervenir dans les campagnes de RSF ».

Mais l'ONG, comme on peut le lire sur son site, reçoit aussi des fonds du National Endowment for Democracy (NED, fondation nationale pour la démocratie et du Center for a Free Cuba.

Garder son esprit critique

Deux organisations américaines, recevant des fonds du département d'Etat américain, qui font dire aux ennemis de Robert Ménard qu'il est un allié de la politique américaine, voire un sous­matin de la CIA, et qu'il ne s'attaque qu'aux pays qui sont dans la ligne de mire des Etats­Unis.

Enfin, l'organisation a pour partenaires des grands groupes tels que PinauIt ou de nombreux médias, ce qui l'empêcherait d'entrer en conflit avec les patrons de la presse française. Autant d'accusations que rejette formellement Robert Ménard. Selon lui, le fait de percevoir ces fonds n'empêche en aucun cas RSF de garder son esprit critique.
Rosalie Lucas

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Marianne, PAR PHILIPPE COHEN, Robert Ménard, marchand de bien

En théorie, Robert Ménard est un journaliste. D'ailleurs, il a la carte. En pratique, il est un activiste des droits de l'homme et du journalisme. Du coup, ça fait déjà vingt-trois ans qu'il n'en fait plus, du journalisme, depuis qu'il a fondé avec le journaliste-éditeur Jean-Claude Guillebaud et Emmanuelle Duverger, sa compagne, Reporters sans frontières. Sur le modèle, bien sûr, de Médecins sans frontières.

Rony Brauman figurait d'ailleurs parmi les parrains de l'association. A l'origine, RSF marchait sur deux jambes: la défense des journalistes réprimés dans le monde et la réflexion critique sur le métier de journaliste.
Un second volet auquel tenait beaucoup Guillebaud. «Quand on interpelle les leaders des pays du tiers-monde sur les atteintes aux libertés de la presse chez eux, a-t-il expliqué à marianne2.fr, la question qui se pose automatiquement à nous est de savoir quel usage nous faisons de notre liberté.
Or, au bout de sept ans, Robert Ménard a arrêté la critique des médias au prétexte que l'on ne pouvait à la fois tendre la sébile aux médias d'une main et leur donner des coups de bâton de l'autre.

RSF a donc remisé son bâton, et Jean-Claude Guillebaud a poursuivi ailleurs son travail de critique des médias. RSF est devenu une PME de l'humanitaire, et Ménard a repris, vingt ans plus tard, la revue Médias, un trimestriel de réflexion sur les médias, financé notamment par Stéphane Courbit. Avec le double coup d'éclat de Ménard à Athènes puis à Paris, la PME RSF prend des allures de multinationale du bien: 50000 T-shirts noirs vendus en une Journee, par ici la monnaie!

En tout bien tout honneur, rétorquera Ménard en ex-trotskiste roué.
Et il aura raison. Car ce n'est pas un garçon intéressé.
Critiqué par les « alters » pour son « antichavisme primaire », Ménard développe une conception absolue de la liberté de penser.
Sauf que la transparence s'arrête là où commence le sponsoring: à leur demande, il ne cite pas le nom des entreprises qui le subventionnent pour ne pas gêner leur business en Chine... .

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Le Journal du Dimanche Samedi 19 avril 2008, 18h49 Manifestations anti-françaises en Chine: Carrefour prend la situation "très au sérieux"

La situation en Chine, où des manifestations anti-françaises ont éclaté samedi contre Carrefour pour protester contre l'attitude de la France à propos du Tibet et des Jeux Olympiques, est prise "très au sérieux", a déclaré José Luis Duran, président du directoire de l'enseigne.

Dans une interview à paraître dans le Journal du Dimanche, M. Duran a précisé que mis à part "quelques incidents localisés, nous n'avons pas senti à ce jour d'impact significatif sur le chiffre d'affaires" des 122 hypermarchés que compte le distributeur en Chine.

"Mais nous prenons la situation très au sérieux", a-t-il ajouté.

Des manifestations anti-françaises ont eu lieu à Pékin, Hefei (est), Wuhan (centre) et Qingdao (est), a indiqué Chine Nouvelle, sans préciser le nombre des manifestants.

Ces derniers se sont rassemblés devant des magasins Carrefour, appelant au boycott du distributeur très présent en Chine et entonnant des slogans hostiles à "l'indépendance du Tibet", a ajouté l'agence officielle.

"Il faut comprendre qu'une grande partie de la population chinoise a été très choquée par les incidents" qui ont eu lieu le 7 avril lors du passage de la flamme olympique à Paris, selon M. Duran qui s'est lui-même déclaré "peu fier" à la vue des images.

Le distributeur "dément avec la plus grande fermeté" des informations diffusées par les médias chinois selon lesquelles Carrefour aurait soutenu le dalaï lama.

"Carrefour ne s'implique jamais dans les affaires politiques ou religieuses des pays où il est implanté", a-t-il assuré, avant d'ajouter: "La situation au Tibet est complexe (...) je ne me permettrais pas de porter de jugement".

"Boycotter les JO serait une erreur", selon lui. Il rappelle que le groupe "a soutenu depuis longtemps la candidature de Pékin". "Les jeux ont été donnés à la Chine pour lui permettre de montrer les progrès qu'elle a accomplis depuis vingt ans. Je ne vois pas pourquoi on lui enlèverait cette opportunité aujourd'hui".

"La Chine a une importance stratégique évidente pour Carrefour", a reconnu M. Duran, avant de préciser que l'enseigne a beaucoup investi dans ce pays, ouvrant une vingtaine d'hypermarchés et avec l'intention de poursuivre à ce rythme cette année.

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Citoyen (ou bras) d’honneur Jacques Camus La République du Centre Publié le 22 avril 2008 - 09:20

Voici donc la dalaï lama élevé au rang de « citoyen d’honneur » de la Ville de Paris à l’unanimité... des votants. Accessoirement, c’est également un « bras d’honneur » que Bertrand Delanoë a spectaculairement adressé aux autorités chinoises en pleine crise des relations diplomatiques entre Paris et Pékin.

On peut évidemment s’interroger sur la nécessité de ce geste symbolique au moment où Nicolas Sarkozy cherchait à jouer l’apaisement avec la Chine. Au final, c’est la France qui, après avoir voulu donner des leçons, offre le spectacle désolant de ses divisions à un pays autrement rompu à cacher ses turpitudes.

Le maire de Paris, nous l’avons dit, a d’ailleurs été loin de rallier l’ensemble du Conseil à son initiative. C’est qu’au-delà de l’aspect éventuellement inopportun de la démarche, beaucoup ont estimé que Bertrand Delanoë se faisait plus boudhiste que le dalaï lama lui-même.

Le chef spirituel en exil, n’en demandait sans doute pas tant. Et l’on s’inquiète alors de savoir si Bertrand Delanoë n’a pas cédé, lui aussi, à cette surenchère émotionnelle qui semble actuellement animer les leaders socialistes en quête de positionnement.

C’est à qui, au PS, en fera le plus dans la vénération et l’exaltation des grandes causes pour se singulariser. Après Ségolène Royal qui, sans attendre, voulait arracher Aimé Césaire à sa terre et le faire entrer au Panthéon, Bertrand Delanoë n’a pas voulu être en reste. Sous les nobles mobiles de façade, se dissimulent parfois des ambitions moins avouables. Jacques Camus

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Le dalaï-lama et l’honneur nazi
laurent dispot rédacteur à la Règle du jeu. Libératon QUOTIDIEN : vendredi 25 avril 2008

En juillet 1938 (anniversaire en 2008), un SS champion d’alpinisme est vainqueur de la face nord de l’Eiger, en Suisse : une «première».
Il s’appelle Heinrich Harrer. Le récit de son exploit, et sa photo avec Hitler, sont aussitôt diffusés massivement en Europe et dans le monde par la machine de propagande de Goebbels.

Il s’est inscrit à la SA en 1933, à la prise de pouvoir par Hitler (trois quarts de siècle en 2008). Passé à la SS, il est un favori du Reichsführer Heinrich Himmler.

Quelques mois après, autre «première» : ses camarades SS et lui-même sont vainqueurs des synagogues brûlées et des familles juives terrorisées, sur tout le territoire de l’Allemagne, lors de ce qu’ils nomment par dérision «la nuit de Cristal», le 9 novembre 1938.

Pendant que les Juifs passent à la nuit et au brouillard, Harrer est investi d’une mission par Hitler et Himmler en personnes : s’infiltrer au Tibet, en accord avec les ministres régents du dalaï-lama enfant, pour devenir précepteur de celui-ci. En pleine guerre d’agression contre la Chine de l'allié japonais des Nazis, il s’agit de conquérir Lhassa comme nœud stratégique sur l’axe Berlin-Tokyo.

2008 est l’anniversaire de la «reconnaissance» par Hitler en 1938 de la stratégie de morcellement de la Chine menée par le Japon. Autrement dit la Mandchourie occupée par l’envahisseur fasciste.

Heinrich Harrer a accompli sa mission de confiance hitlérienne, malgré la défaite militaire de1945, en la transformant en un logiciel pseudo «spirituel» installé dans des têtes affamées de servitude.

Son rapport de mission, Sept ans au Tibet, était bourré de mensonges grossiers et de fascination pour le «Führerprinzip» impitoyable du théocratisme lamaïque.
Il a été transformé en film de propagande mondiale, en 1997, par le cinéaste français Jean-Jacques Annaud. Sept ans au Tibet, produit à Hollywood n’était qu’un «Bienvenue au nazi chez les Tibétains» avec dans le rôle du «gentil SS» un Brad Pitt aux cheveux très blonds, aux yeux très bleus, assorti de tout plein de beaux drapeaux à croix gammée.

A la mort de Harrer en 2006, et encore ces jours-ci, le dalaï-lama a diffusé de ce SS une apologie sans réserves : c’est-à-dire sans les mots «nuit de Cristal», «Himmler», «Hitler», «Juifs». Où qu’un SS ait été en mission, il était à Auschwitz. Il n’y a pas de «voie médiane» entre les Juifs martyrs dès 1938 et le champion nazi de 1938 encensé par le dalaï-lama en 2008.

L’«Océan de Sagesse» ne doit pas servir à noyer le poisson de la mémoire et de l’histoire : à relancer en contrebande le «Hitler connais pas» et «la Shoah détail de la Seconde Guerre mondiale». Le négationnisme n’est pas soluble dans les neiges éternelles.

Le maître (spirituel) a eu ce maître (d’école). Il lui reste fidèle. Il y met son honneur. Sur le ceinturon des SS figurait la devise : «notre honneur est notre fidélité». Le dalaï-lama met, depuis soixante ans, son point d’honneur à ne pas parler de la mission au Tibet confiée en 1938 à son précepteur par Hitler et Himmler, ni des motifs mystiques, racistes et stratégiques de cette mission.

Il pourrait invoquer son enfance, regretter d’avoir été manipulé par un plan des nazis et de leurs alliés japonais : ceux qui violaient Paris, Oradour, Tulle ; ceux qui violaient Nankin. Au lieu de cela, il traite la destruction des Juifs d’Europe de rétribution, forcément juste, de fautes antérieures : il jette la Shoah à la poubelle du «karma». Et il ne cesse de ressasser son remerciement à un SS d’avoir été son «initiateur à l’Occident et la modernité» .
En acceptant ce discours, des Occidentaux et des modernes se font citoyens du déshonneur.

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A Pékin, les tours-opérateurs rayent Paris de leur carte
ARNAUD VAULERIN Le Monde QUOTIDIEN : samedi 31 mai 2008

Une querelle de plus ? Le possible boycott touristique de la France par Pékin risque de compliquer une relation franco-chinoise déjà chaotique depuis le fiasco de la flamme olympique à Paris, le 7 avril.

«Conséquence».
Ce nouvel épisode a démarré jeudi. Sans que l’on s’explique pourquoi il intervient maintenant. Des tours-opérateurs chinois ont indiqué à l’AFP avoir retiré la France de leurs brochures, précisant suivre ainsi une consigne donnée par la municipalité de Pékin.
L’administration du tourisme de la capitale chinoise a démenti vendredi. Mais la porte-parole du Quai d’Orsay ne s’est guère satisfait du communiqué. «Qu’il y ait un démenti c’est une chose, mais nous aimerions des informations plus précises. Il faut absolument que nous ayons des explications pour que nous puissions en tirer les conséquences, a déclaré Pascale Andréani. Car ce serait préoccupant si ce devait être confirmé.»

Au bureau économique et commercial de l’ambassade de Chine à Paris, un interlocuteur, qui tient à rester anonyme, dément toute démarche officielle : «C’est la propagande de quelqu’un qui n’aime pas la Chine. C’est impossible et illogique pour le gouvernement de décider de supprimer des tours-opérateurs la destination France.»

L’ambassade de France en Chine cherchait encore vendredi à «se faire expliquer les raisons qui pourraient avoir motivé cette décision», a indiqué le ministère des Affaires étrangères. Pascale Andréani a tenu à préciser que la France suivait avec «une très grande attention ce dossier».

Depuis près de deux mois, Pékin et Paris traversent une sérieuse crise de confiance. Les manifestations autour du passage de la flamme en France ont été très mal vécues en Chine. Et l’incertitude persistante sur la présence de Nicolas Sarkozy à la cérémonie d’ouverture des Jeux, le 8 août, n’arrange rien.
Mi-avril, Pékin a fait mine de calmer les protestations antifrançaises après des rassemblements devant les magasins Carrefour en Chine, des appels au boycott des produits français et le barbouillage de drapeaux tricolores avec des croix gammées. Sans convaincre.
Dans le même temps, la France a multiplié visites, cadeaux et courbettes et s’est posée en médiatrice dans le conflit entre le dalaï-lama et Pékin. Pour un maigre résultat.

«Morose».
Le tourisme deviendra-t-il le nouveau terrain de bataille franco-chinois ? «Sur Internet, les appels au boycott du voyage en France, qui n’ont rien d’officiel, sont réels», témoigne Pierre Shi, directeur général de China Travel Service qui indique qu’une «dizaine de groupes chinois se sont décommandés depuis jeudi».
A moyen terme, le directeur général de l’office du tourisme de Paris, Paul Roll, «n’est pas inquiet». Il indique qu’à cause des Jeux, «2008 sera morose. Les Chinois ne voyageront pas beaucoup». Près de 600 000 d’entre eux ont visité Paris en 2007. Avant la querelle olympique.

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L’agité du vocal
Robert Ménard. Le succès de la campagne de Reporters sans frontières à l’occasion des JO de Pékin, expose son remuant secrétaire général à la curiosité et à la critique. Qu’il supporte mal.
CHRISTOPHE AYAD photo Frédéric Stucin.MYOP Libération QUOTIDIEN : jeudi 5 juin 2008

Robert est amer, Ménard est furibard. C’est pourtant son heure de gloire : depuis le coup d’éclat d’Olympie, où, surgissant tel «Bob Morane contre tout chacal», il a perturbé la cérémonie d’allumage de la flamme olympique, jamais Reporters sans frontières n’a eu un tel impact. Le tee-shirt est en rupture de stock, le standard explose, les demandes d’entretien aussi. Mais il n’est pas content. Déprime post-partum ? Depuis qu’il est entré dans la quatrième dimension, celle de ceux qui font l’actu, sa vie, son œuvre, tout est passé au microscope déformant des médias. Autant le préciser : Libé a offert sa une à RSF le jour du passage de la flamme à Paris et vend le tee-shirt aux menottes olympiques. Nous voilà donc en flagrant délit de renvoi d’ascenseur. Et puis, est-il possible d’être objectif envers un type qui s’est dépensé sans compter pendant l’enlèvement de Florence Aubenas et Hussein Hanoun ? Cela dit, au boulot.

Sale engeance les journalistes !
Toujours les premiers à l’appeler en cas de pépin, pour ensuite le canarder afin de prouver leur indépendance. «Que ce soit une organisation française de journalistes, putain, on pourrait être fiers de ça… Et parfois, je lis des choses qui me blessent parce que je les trouve injustes.»
Ce samedi matin, il reçoit chez lui, les nerfs à fleur de peau mais rasé de près. Il y a du lapin Duracell chez cet homme, qui carbure à l’adrénaline et l’amnésie. Comme les journalistes.

Jusqu’à présent, dans la profession, on le traitait avec un mélange de mépris et d’affection. Ancien journaliste au Petit Biterrois et à Radio France Hérault, il n’a jamais été ni un baron ni une plume. Un brave gars efficace et sympathique, toujours prêt, comme les scouts. On le brocardait dans son dos : «Bob Ménard», «Robert al-Manar», etc.
Mais depuis que Kouchner lui a offert la Légion d’honneur, depuis que RSF est devenu le fer de lance - presque à l’insu de son plein gré - du débat sur le boycott de la cérémonie d’ouverture des JO à Pékin, Ménard est devenu un sujet, une cible. Comme Kouchner, il abhorre les «pisse-vinaigre» et traite les critiques en ennemis, «connards», «salauds».
Les journalistes sont peut-être - souvent - de mauvaise foi, mais sur ce terrain, Ménard se défend bien : il met tout dans le même sac, les piques de la presse française et les insultes des journaux tunisiens. Il fait comme s’il découvrait le «cynisme ricanant des médias», leur propension à simplifier jusqu’à la «caricature». Comme s’il ne récoltait pas ce qu’il a semé.

D’où lui vient cette rage, ce goût de la castagne verbale, qui fit un jour sortir Arno Klarsfeld de ses gonds au point de lui balancer un verre d’eau au visage chez Ardisson ? Ménard aime la tchatche. Sa voix est une arme de précision : débit rapide et clair, gouaille adolescente façon Besancenot et chaud accent du Midi pour enrober le tout.
C’est son côté pied noir assumé, revendiqué. «Ma famille s’est installée en Algérie en 1850. Un mois avant l’indépendance, jamais mon père n’aurait imaginé qu’on partirait.»
Son père, communiste et cégétiste, a rejoint un temps l’OAS (Organisation armée secrète, pour l’Algérie française). Avec les tripes plus que la tête, c’est de famille. «Cinq ans plus tard, il est revenu à gauche et a toujours voté Mitterrand.»
C’est à cause de ce père aujourd’hui disparu, qu’il dit avoir accepté la rosette. «La facilité aurait été de refuser.» C’est aussi ce père qui lui a appris qu’il valait mieux se tromper que de ne pas s’engager. On ne sait pas s’il vote à gauche et il ne veut ni confirmer ni infirmer.

Ado, il a grandi dans l’Hérault avec la nostalgie du paradis algérien perdu. Faute de devenir curé, à cause d’un veto maternel, il entre à la LCR, où il a passé six ans et dont il a gardé un talent certain pour l’agit-prop. «J’étais un peu idiot. En fait, je ne partage pas ce discours. Je suis traditionaliste, réactionnaire même.»
Gauchiste en peau de lapin, journaliste en mal de cause («J’ai toujours eu plus envie de dénoncer que de décrier»), il a trouvé son filon au mitan des années 80 en fondant RSF avec trois copains de Montpellier. Ils sont restés, lui est monté à Paris.
Au départ, l’idée consistait à défendre la liberté de la presse dans le monde et de proposer une information alternative. Rony Brauman de MSF et Jean-Claude Guillebaud de l’Obs parrainent le zébulon. Rapidement, Ménard veut laisser tomber le volet critique des médias. Il assume : «Je suis pas un redresseur de torts de la presse, le débat franco-français ne m’intéresse pas. Mon boulot, c’est de faire sortir des gens de prison.»

Pour ça, il faut le soutien de la «grande presse» et de ses patrons. Il «réseaute» à mort et ne parle donc jamais de ce qui fâche. «RSF n’est pas un syndicat.» Brauman puis Guillebaud partent, laissant Ménard seul maître à bord, enfin débarrassé des «intellos» : désormais, la liberté de la presse sera exotique ou ne sera pas. On parlera de droits et plus de devoirs.
A RSF, il règne en autocrate. Soit on adhère, soit on part. Beaucoup sont partis, épuisés, lassés des engueulades et de ses inconséquences, comme celle consistant à défendre Dieudonné mais à oublier Genestar.

RSF décolle grâce à la guerre en Bosnie et son soutien à Oslobodjenje, quotidien multi-ethnique de Sarajevo. Pour faire tourner la machine, il faut des noms et des fonds. Les premiers ne se font pas prier : les inévitables BHL-Gluck-Fink, mais aussi PPDA, trop content de faire oublier ses casseroles professionnelles.

Quant aux seconds, c’est son sujet de dispute préféré avec la gauche de la gauche, en particulier les pro-chavistes, qui lui reprochent son acharnement contre Cuba et le Venezuela et sa mansuétude envers les Etats-Unis.

Ce qui n’est pas faux mais n’en fait pas un agent de la CIA pour autant. L’argent ? Il y a eu celui d’Omar Harfouch, proche de Kadhafi. Il y a toujours celui de François Pinault et de Sanofi-Avantis, celui du National Endowment for Democracy, un think tank américain de droite, du Center for a Free Cuba (pas besoin d’un dessin).
Et aussi, mais de moins en moins, l’UE, la France, l’Allemagne, la Suède. Bientôt l’émir du Qatar.

RSF compte 25 permanents et brasse 4 millions d’euros, sans compter les pubs offertes par les médias. La vente d’albums photos représente 60 % des recettes, au point que certains prennent l’ONG pour une maison d’édition. Au point qu’on en oublie le travail de fourmi de recension des violations dans les pays «oubliés» comme l’Erythrée.

Ménard avoue un salaire de rédacteur en chef sans vouloir le publier. Il habite un grand appartement dans le XIVe, a un fils de 32 ans et une petite fille de 6, avec sa jeune compagne, Emmanuelle Duverger, qui cosigne ses livres et codirige la revue Médias.
Il a le teint hâlé, le ventre plat et s’habille en noir, comme le parfait bobo soixante-huitard. Mais quelque chose ne colle pas : cette fierté d’être «un plouc de pied noir», cette façon d’avouer «je ne sais pas de quoi je suis capable si on touche un cheveu de ma fille», cette inconscience du ridicule lorsqu’il escalade Notre-Dame.

Quand il n’est pas sa caricature, Ménard mérite d’être écouté, comme lorsqu’il explique qu’il ne sert à rien d’interdire Al-Manar, la chaîne du Hezbollah, ou de vouloir combattre les négationnistes par la loi Gayssot, plutôt que par la pensée. «Plus jamais je n’écrirai là-dessus. Ça a été terrible par ricochet pour RSF.» Dommage.

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Nicolas Sarkozy ira aux JO de Pékin
Par Neila Latrous le 04/07/2008

BFM TV nous annonce ce matin que la décision de Nicolas Sarkozy est prise. Il irait aux JO de Pékin, décision dont il aurait fait part aux parlementaires lors du petit déjeuner de la majorité mardi matin.

Robert Ménard se dit scandalisé par cette information. Pour lui, Nicolas Sarkozy a trahi l'un de ses engagements de campagne, celui de se faire le défenseur des droits de l'homme partout dans le monde. Robert Ménard qualifie en outre cette décision de "lâche".

De l'autre côté de l'Atlantique, c'est la Maison Blanche qui a annoncé hier que Georges W. Bush sera lui aussi à la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques de Pékin.

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Publié le 26/09/2008 à 19:06 Reuters Clément Dossin, édité par Sophie Louet
Robert Ménard quitte la tête de RSF et songe à la politique

Vingt-trois ans après avoir cofondé Reporters sans frontières, Robert Ménard, 55 ans, a démissionné de son poste de secrétaire général de l'organisation et sera remplacé par Jean-François Julliard, 35 ans, qui travaille pour RSF depuis 1998.

Robert Ménard a démissionné de son poste de secrétaire général de Reporters sans frontières (RSF) et déclare qu'il n'exclut pas, entre autres pistes, une reconversion dans la politique.
Robert Ménard, 55 ans, sera remplacé par Jean-François Julliard, 35 ans, qui travaille pour l'organisation depuis 1998.

"Il y avait des mois que j'y réfléchissais, presque deux ans, mais je voulais mener la campagne sur la Chine jusqu'au bout", a expliqué Robert Ménard à Reuters, précisant qu'il resterait un "simple militant" de RSF.

"Je voulais aussi que la passation de témoin soit un succès. Ma plus belle réussite serait que ça marche mieux demain qu'aujourd'hui", a-t-il ajouté.

"Pour RSF, c'est une bonne décision, même si à titre personnel, elle me serre le coeur. Mais il fallait une équipe plus jeune, différente, avec d'autres personnalités, qui connaissent mieux internet."

Interrogé sur son avenir personnel, il a évoqué plusieurs hypothèses, du retour à son métier d'origine - journaliste - à une entrée en politique, même s'il dit n'avoir "aucun contact" dans ce milieu.

"J'ai quelques idées mais je n'ai honnêtement pas eu le temps de m'en préoccuper. (...) La politique fait partie des options car je ne fais pas partie de ceux qui disent que les tous les hommes politiques sont des pourris."

"AUCUNE LASSITUDE"

Robert Ménard, qui avait fondé RSF en 1985 avec trois autres journalistes avant d'en devenir secrétaire général en 1990, refuse d'évoquer une forme de "lassitude".

"J'ai 55 ans et je vous garantis que je n'ai pas envie de pré-retraite. J'ai aussi entendu dire que j'avais des problèmes de santé, c'est complètement faux."

Il dit avoir pris sa décision "au moment où tout va bien pour Reporters sans frontières. Jamais notre organisation n'a été aussi présente dans le monde, n'a eu une telle notoriété, n'a disposé d'autant de moyens humains et financiers."

Fondée en 1985 à Montpellier avec Emilien Jubineau, Rémi Loury et Jaques Molénat, RSF compte aujourd'hui une quarantaine de permanents, dont une quinzaine à l'étranger.

Concernant son successeur, Jean-François Julliard, Robert Ménard évoque un garçon "aussi robuste physiquement qu'intellectuellement".

"C'est un homme fidèle dans ses engagements, qui connaît très bien RSF. Il est là depuis dix ans et dirige depuis quatre ans l'équipe des chercheurs de l'organisation. Nous sommes très différents mais nous avons tout fait ensemble depuis des années. j'ai une complète confiance en lui."

Robert Ménard doit publier le mois prochain un ouvrage intitulé "Des libertés et autres chinoiseries", dans lequel il revient largement sur la campagne pour les libertés fondamentales en Chine menée en cette année des Jeux olympiques à Pékin.

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17 oct. 6h51 Libération p. 12 Robert Ménard s’installe au Qatar

Quelques jours seulement après son départ de Reporters sans frontières, dont il était le secrétaire général, Robert Ménard a pris la tête du Centre de Doha pour la liberté de l’information, basé au Qatar.

Ce centre, parrainé par la femme de l’émir, cheikha Moza Bent Nasser al-Missned, a pour objectif de défendre, soigner et accueillir des journalistes blessés ou menacés dans leurs pays, en les prenant en charge trois à six mois.

Le conseil d’administration du centre compte, entre autres, Dominique de Villepin, le ministre espagnol des Affaires étrangères Miguel Angel Moratinos, l’écrivain brésilien Paolo Coelho, le chef du bureau du New York Times à Jérusalem Ethan Bronner.

Le Qatar, une pétromonarchie qui se veut moderne, est le siège de la chaîne d’information Al-Jazira.

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Portrait. Sur iTélé comme sur RTL, l’ex-patron de RSF reste fidèle à sa seule passion : la liberté d’expression.

Robert Ménard, un esprit libre Bénédicte Fournier le jeudi, 09/12/2010 dans Société Valeurs Actuelles

Pour le grand public, l’histoire de Robert Ménard se confond avec celle de Reporters sans frontières (RSF). Il faut dire que ce trublion à l’accent méridional en est resté le “patron” pendant plus de vingt ans, jusqu’en septembre 2008.

Lors de la fondation de RSF, en 1985, c’était déjà la liberté d’expression qui mobilisait toute son énergie.
Redevenu simple journaliste, il n’a pas abandonné ce combat. Une chose a changé cependant : à l’époque, il était de gauche. Il ne l’est plus et ne s’en cache pas.

Mais des étiquettes, il se moque bien ! Rien ne compte plus pour lui que la liberté de penser : la sienne et celle des autres. Sur iTélé, on peut le voir trois fois par jour : une revue de presse, un débat (face à Claude Askolovitch) et, surtout, Ménard sans interdit, à 17h45. Il y reçoit des politiques, des responsables associatifs, des militants, des écrivains qu’il interroge dans le but de «déjouer les vérités officielles». On l’entend aussi sur RTL, dans On refait le monde, après le journal de 18 heures et, chaque samedi, il trousse le portrait d’une personnalité qui marque l’actualité.

Robert Ménard ne fait pas mystère de ses origines pieds-noires : il est né à Oran, en 1953. Sa famille, rapatriée en 1962, s’était installée là-bas en 1850. «À la maison, on ne parlait que de ça. Pour nous, le paradis n’était pas devant nous, mais derrière nous », se souvient-il.

Dans les années 1970, le jeune homme poursuit des études de philosophie à Montpellier et fait ses premières armes dans le combat pour les radios libres et à l’extrême gauche.

D’abord anarchiste, il rallie la Ligue communiste révolutionnaire, mais ne s’y sent pas à l’aise : «Trop sectaire. » Il adhère ensuite au PS « parce qu’il y avait tout à faire », mais il en démissionne six mois après la victoire de 1981, stupéfait par tous ceux « qui se précipitaient sur les places ». François Mitterrand soutiendra quand même la fondation de RSF.

« Quel chemin parcouru depuis les premiers jours de notre association, montée avec quelques copains dans un quartier de Montpellier…», se souvient-il avec nostalgie. Son plus grand fait d’armes ? « Sans aucun doute, la campagne menée au moment des jeux Olympiques de Pékin, en 2008. Elle n’a pas porté tous ses fruits à l’époque, mais c’était l’aboutissement d’une méthode de travail. » Malgré les polémiques qu’il provoque alors, il assume tout.
Même l’athlète handicapée renversée à Paris alors qu’elle portait la flamme olympique ? « C’est un Tibétain qui a fait ça, pas un militant de chez nous », corrige-t-il.

Depuis qu’il a quitté RSF, Robert Ménard a monté sa propre revue, Médias, et une maison d’édition, Mordicus, pour « faire entendre des points de vue qu’on n’entend pas ailleurs et que les gens se fassent une idée eux-mêmes ». « Je ne suis pas directeur de conscience », précise celui qui ne se soumet pas aux nouveaux clercs. Il est régulièrement accusé de « déraper ».

« Je ne dérape pas, je dis ce que je pense », rétorque celui qui est l’auteur, avec Emmanuelle Duverger, de la Censure des bien-pensants (Albin Michel, 2003). Récemment encore, on lui a reproché d’être homophobe : il avait osé dire, sur Paris Première, qu’il préférerait que ses enfants soient hétérosexuels.

Il a reçu par le passé de nombreuses menaces

Rétif à tout esprit de système, Robert Ménard pense qu’il faut arrêter les flux migratoires mais répète à l’envi que la loi contre la burqa est une « ineptie ». Les “laïcards” de tout poil ne trouvent pas grâce à ses yeux même si, fidèle à ses principes, il leur donne la parole régulièrement.
Lui assume l’identité chrétienne de la France : « Je n’ai aucune envie qu’il y ait autant de mosquées que d’églises dans notre pays. »

Sa liberté de parole dérange d’autant plus qu’il a longtemps occupé le terrain de la défense des droits de l’homme : un milieu qui entretient, selon lui, « des rapports incestueux avec la gauche ». Mais les attaques ne lui font pas peur. Des menaces, il en a reçu de nombreuses depuis qu’il milite. Les dernières en date ont été portées contre sa famille pendant la campagne sur les JO en Chine.

Robert Ménard ne craint pas non plus la justice. De toute façon, il estime que toutes les lois qui bafouent la liberté d’expression, à commencer par la loi Gayssot, doivent êtres supprimées. « Les gens veulent la liberté d’expression pour leurs copains. Mais il faut être pour celle de vos pires ennemis, assène-t-il. Sinon c’est trop facile. »

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Peine de Mort: I>télé récuse Robert Ménard TVMag Le 16/12/2010 à 11:09 par Benjamin Rabier
Regrettant, en direct, l'abolition de la peine de mort, le polémiste a vu son point de vue récusé par le journaliste d'I>Télé, Julian Bugier

La séquence est inattendue et pour le moins surprenante. Mercredi, après un duplex en direct de la cour d'assises de Pontoise (Val-d'Oise) Robert Menard s'est fait remettre à sa place par le présentateur vedette du 17h-20h d'I>Télé, Julian Bugier.

Alors que Laurie Milliat est sur place pour annoncer la décision de la cour d'assises dans le procès du meurtre d'Anne-Lorraine Schmitt fin 2007, le polémiste de la chaine d'informations déclare, « Julian, on regrette parfois qu'il n'y ait pas la peine de mort ». Sans attendre, le journaliste lui rétorque alors un cinglant : « Je ne suis pas d'accord avec vous Robert. Rien ne justifie qu'on enlève la vie à mon sens. Merci Robert ».

Ce n'est pas la première fois que l'ancien président de Reporters sans frontières (RSF) prône le retour de la peine de mort. En mars dernier, invité de France Inter pour discuter du cas Hank Skinner, un condamné à mort Texan qui réclamait des tests ADN pour se faire innocenter, Robert Ménard avait ouvertement déclaré « être (un) partisan de la peine de mort. Ça ne fait pas de vous un monstre qui serait lui-même exclu de l'humanité bien pensante, convenable » avait-il déclaré.

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31/03/11 17:45 83 Info Obs : Robert Ménard publie "Vive Le Pen !" Marie Guichoux Article publié dans Le Nouvel Observateur du jeudi 31 mars, sous le titre: "Dans les filets de Marine ?"

Dans ce pamphlet, l'ex-patron de Reporters sans Frontières part en guerre contre la petite élite qui "traite les électeurs du FN comme des crétins égarés".
Une conversion médiatique qui risque d'enchanter les frontistes. Par Marie Guichoux.

"Ecoutez-moi avant de vous faire une idée", insiste Robert Ménard.

Qu'arrive-t-il au petit père des reporters ? Agité des justes causes, agent provocateur des droits de l'homme, Robert Ménard s'était hissé au top de la notoriété en défendant la liberté de la presse sur tous les fronts.

Il a tiré sa révérence de Reporters sans Frontières à 55 ans, pour ne pas finir comme retraité de son ONG. Deux années, presque trois ont passé et ses amis de gauche ne reconnaissent plus « Bob ».

Bien sûr, ils savent son goût pour les saillies, ses réflexes dogmatiques, son côté anar despotique, ils l'ont éprouvé à RSF, mais l'entendre, lui, se faire l'avocat de la peine de mort, souhaiter que ses enfants ne soient pas homosexuels et, au lendemain du premier tour des cantonales sur RTL, « approuver» les électeurs du Front national, ils en sont restés bouche bée.

L'impétueux n'en avait pas fini : « Quand on a vu l'affaire MAM à droite et Guérini, le conseiller général des Bouches-du-Rhône, à gauche, on peut se poser des questions sur cette classe politique-là. »

Hé, Bob, où vas-tu ?

Serais-tu de ces passeurs d'idées tombés dans les filets de Marine ? Ce n'est pas le petit pamphlet - une vingtaine de pages - qu'il met actuellement sous presse dans sa maison d'édition Mordicus qui va les rassurer. Le titre en est : « Vive Le Pen ! », sortie prévue le 5 mai. Ainsi, il aurait abjuré, se demande la bobosphère médiatique. A moins qu'il ne se soit joué d'eux. Ou de lui-même.

"Tout m'exaspère !"

«Ecoutez-moi avant de vous faire une idée », a-t-il demandé. On le retrouve donc à i>Télé, où il officie désormais dans « l'Info sans interdit », le JT de fin de journée. Autrefois, il livrait un émetteur en pièces détachées aux journalistes bosniaques muselés par les Serbes pendant le siège meurtrier de Sarajevo, aujourd'hui il émet ses opinions. Il scande les reportages et titres successifs, à l'invitation du présentateur. Pour donner « un ton ». Comme un jingle. «Alors, Robert, ces soldats français tués en Afghanistan ? - La présence de la France en Afghanistan, ça oui, c'est une erreur !» Alors, Robert, le match décisif de ce soir, l'islam en France, la déclaration du pape... Et le super-gros lot du Loto, Robert ? «Je n'ai pas joué, mais ma femme a joué. »

Il y a du Colombo chez cet homme.

Dégaine froissée, regard en veilleuse sous les paupières. Sauf que là où l'inspecteur se taisait pour trouver la solution, Ménard déborde de mots pour dire son indignation. Dans la ouate d'un bar qui jouxte la chaîne, il lance haut et fort : « Tout m'exaspère !», avant même la première question et son premier Orangina ; Eva Joly « la vengeresse », Jean- François Copé «ce pingouin », tous ces ducs et duchesses de la classe politique et de l'élite médiatique qui « traitent les électeurs du FN comme des crétins égarés ».

Il se fait fort, tous ces grands du pays, de les déchiqueter. Journaliste en forme de procureur ou procureur en habit de journaliste, il les reçoit dans son « Interview sans interdit » sur i>Télé, les commente chez Christophe Hondelatte dans « On refait le monde » sur RTL (l'émission lui a décerné l'année dernière la récompense enviée de « langue de vipère ») ou sur toute autre onde qui voudrait de ses services. «Mais je dis des bêtises aussi. »

Alors, chaque soir, sitôt sorti d'un studio, il téléphone à sa femme et à sa mère pour connaître le verdict. «Ma femme m'a dit tu n'aurais pas dû dire ça sur les électeurs FN. »
Emmanuelle, 15 ans de moins que lui et 10 centimètres de plus, est rédactrice en chef de la revue trimestrielle « Médias », qu'il a rachetée avec quelques soutiens, comme celui sonnant et trébuchant de Stéphane Courbit.
Roberte, 88 ans, veuve de son Emile depuis trente ans, lui dit, de Béziers, que son langage manque de tenue. « Quand un type est un gros con et vous donne envie de gerber, vous le dites », réplique le fils, qui se sait à l'avance pardonné. « C'est le Midi, ça ! Il ne faut pas châtrer la langue. » Entend-elle, Roberte, la colère derrière l'accent de Robert ?

Globe-trotteur sur l'échiquier politique

Car, avant le Sud, il y a eu Oran. Et très vite la guerre et la fureur. Robert a 8 ans quand un homme vient livrer des cartons de papier carbone à son père dans l'imprimerie-papeterie qui assure la prospérité familiale. Sous les papiers, il voit des armes. Il y a aussi cet oncle habillé en prêtre alors qu'il ne fréquente pas l'église. Et ce code, frappé sur le toit de la maison, pour ceux qui devaient montrer patte blanche : trois coups pour O-A-S, suivi de deux coups pour ami.

«On était chez nous, madame !», dit, solennel, Robert Ménard en reprenant un Orangina. Adieu Oran, la plage, l'écho des mitrailles, le cinéma, les morts, les bouffes à 10 heures du soir. Bonjour Brusque, commune de l'Aveyron, la bien-nommée dans les yeux de ces Français d'Algérie devenus des pieds-noirs en France. Emile vire catholique, relégué au fond de l'église. Robert, qui, petit, se voyait bien curé, s'enflamme pour Marx, Raoul Vaneigem et la philo, « un truc de glandeur qui permettait de la ramener devant les filles».

Emile vit reclus, s'endette à vouloir élever abeilles, cochons et autres bêtes. Il faut taire son passé, assister à sa relégation sociale, grandir du côté des réprouvés, porter la honte. Robert veut en découdre. Ce sera la Ligue communiste révolutionnaire. « Quand je pense à la révolte de Kronstadt et Trotski qui disait : on les tirera comme des lapins ! Les conneries qu'on a pu dire !»

Ce n'était que le début de ses aventures de globe-trotteur sur l'échiquier politique. Conquis par François Mitterrand dans les années 1980, il se convertit pour Nicolas Sarkozy vingt-cinq ans après. Et l'âge venant, à 58 ans, vire Marine ? Le pamphlet qu'il s'apprête à publier s'ouvre ainsi : « Oui, vive Le Pen ! Comme une bravade, comme un gant jeté au visage de ce monde de la presse qui joue les matamores face au Front national. (...) Il ne s'agit pas ici de défendre Le Pen, père ou fille, mais de dénoncer cette traque de tout ce qui est supposé exprimer sympathie ou même vague intérêt pour des idées, des analyses qu'il est si aisé de proscrire d'un retentissant «facho». »

Robert Ménard s'est-il senti visé ? « Réac », reconnaît-il, « sur les questions de société », macho comme il faut, adepte du mariage, même s'il a vécu « dans le péché » avant de faire famille recomposée. Il vénère «la Marseillaise », emmène Clara, 9 ans, voir le défilé du 14-Juillet et espère qu'elle lui donnera des petits-enfants.

La naissance d'une fille sur le tard (il a un grand fils issu d'une autre union) l'a changé, la peur des pédophiles l'a saisi. «J'étais à Bruxelles avec la maman de Florence Aubenas, nous manifestions pour réclamer sa libération et celle de son guide Hussein Hannoun. Et puis on est venu me présenter la mère d'une des jeunes filles victimes de Dutroux. Eh bien moi, cet homme-là, ça ne me gênerait pas qu'il ne vive plus ! »

Ménard, sur les ondes, popularise la peine de mort « dans certains cas ». Sa femme, Emmanuelle, une ancienne de la FIDH rencontrée voilà dix ans, cosigne « Vive Le Pen ! ». A ses côtés, il va à la messe. « Ma femme, je peux lui parler de tout. Elle m'a apporté quelque chose : je n'ai plus honte de ce que je pense. »

Alors, sur le discrédit des politiques, la sécurité, l'immigration, il peut dire que le Front national a raison, il est un point sur lequel il ne transige pas : « l'insupportable, son attitude sur l'islam et la défiance vis-à-vis des musulmans ». C'est ce qui le sépare d'«Eric » (Zemmour), qui l'irrite. Mais «Eric » qu'il va défendre au tribunal, comme Dieudonné, un autre réprouvé.
Notre homme applique avec esprit de système ce qu'il tient de Voltaire : «Je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites mais je me battrai pour que vous puissiez le dire librement. »

Toutefois, quelque chose le tracasse. « Ce qui m'inquiète, c'est de m' être foutu dans un personnage. » Il ne faudrait pas qu'il mette en péril sa petite entreprise journalistique. Carte de presse numéro 46 243, il a ramé à ses débuts à Radio-France Montpellier. C'est au titre de Reporters sans Frontières qu'il l'a conservée. Il a pris des risques et il a adoré ses heures de gloire. Il a frémi de bonheur à la libération des journalistes retenus en otages en Irak, dans l'euphorie il a parlé des rançons au risque de faire monter la mise à prix. «Reporter sans cervelle», maugréa un patron de presse.

Le boycott des JO en Chine fut son apothéose internationale. Et puis après, comme un trou noir. «Je suis même a l l é pointer au chômage », quelques mois. Maintenant que la lumière est revenue sur lui, il ne voudrait pas se priver des chauds rayons de la reconnaissance. Avec des étoiles dans le regard, il raconte ce Noël où il a remplacé «Eric» (Zemmour) sur RTL : « I l était parti en vacances. RTL ! Il y a tellement de gens qui vous écoutent ! J'ai envie de faire passer des idées mais parfois je me dis : au nom de quoi tu dis ça ?»

Des idées, il en a tout le temps. Comme de lancer une petite collection chez Mordicus en demandant à des gens célèbres : si vous deviez écrire votre dernier texte, que diriez- vous de votre vie ? Robert Ménard, lui, écrirait : « Ne jamais avoir honte de son père. » Comme un message à Clara.
Marie Guichoux Article publié dans Le Nouvel Observateur du jeudi 31 mars, sous le titre: "Dans les filets de Marine ?"

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01/04/11 06:34 L'édito de Laurent Joffrin - "Adieu Ménard" Laurent Joffrin (Le vendredi 1er avril 2011) lenouvelobs.com

J'ai connu Robert Ménard il y a longtemps, aux débuts de "Reporters sans frontières", quand il défendait les journalistes en difficulté à l'étranger.

Ménard n'était pas intellectuel. Fallait-il l'être ? Il agissait avant de réfléchir mais il était utile, chaleureux, opiniâtre. Comme disait à peu près Audiard, un con qui marche va toujours plus loin que deux intellectuels assis.

A Sarajevo, il nous avait conduits au chevet d'un journal progressiste, "Oslobodjenje" (« Libération »), qui continuait à paraître sous le feu des snipers serbes, petit sémaphore démocratique au coeur d'une guerre des ethnies.

Ménard était, comme toujours, décidé, courageux, imperturbable sous les balles, âme d'un petit complot médiatique et voyageur destiné à aider un journal libre au siège démoli par les obus serbes, étranger aux querelles nationalistes.

Contre les dictatures, pour défendre la liberté fragile des journalistes, pour sauver Florence Aubenas, pour rappeler à l'ordre une profession oublieuse, Ménard était précieux.

Le voilà donc lepéniste.

Tout est possible en ce bas monde. Il avait commencé chez Trotski, le voilà chez Maurras. Il a créé « Reporters sans frontières ». Il n'aime plus les reporters, trop à gauche, il s'est converti aux frontières, qui doivent arrêter les arabes.

A près de soixante ans, il considère, donc, qu'il s'est trompé toute sa vie. Il veut réhabiliter la peine de mort. A-t-il lu Hugo ? Sait-il que les pays où elle est appliquée ne sont pas plus sûrs que les autres ? Veut-il faire marcher la civilisation à reculons ?

Il veut défendre les électeurs lepénistes méprisés par l'intelligentsia. Mais ce n'est pas les mépriser que de les contredire. Au contraire, cette démagogie qui consiste à adopter les idées fausses du peuple en croyant le servir est le pire des mépris. Ménard n'en a cure. Il a rompu avec les intellectuels assis. Il marche... Laurent Joffrin (Le vendredi 1er avril 2011)

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Vive Le Pen ! (avec Emmanuelle Duverger, Editions Mordicus, avril 2011)

pp. 26-36
Défendre la liberté d'expression en France, c'est, nous l'avons déjà dit, défendre, de fait, les points de vue classés le plus à droite sur l'échiquier politique. Souvenez-vous d'un Alain de Benoît, cloué au pilori dans les années 70 parce que sa «nouvelle droite» était assimilée à une résurgence du fascisme.
Foin de semblable précaution avec Alain Badiou, nouveau héraut de l'extrême gauche et des gazettes qui assainissent l'air du quartier latin, de Télérama aux Inrocks. Notre professeur émérite à l'Ecole normale supérieure a beau avoir applaudi le Grand bond en avant, la Grande révolution culturelle prolétarienne, la pensée-maotsetoung, il a beau avoir expliqué que « du temps de Staline, il faut bien dire que les organisations politiques ouvrières et populaires se portaient infiniment mieux, et que le capitalisme était moins arrogant », il a beau avoir justifié « l'écrasement du régime fantoche cambodgien» par les Khmers rouges, on lui passe ces « broutilles» : c'est aujourd'hui un penseur respecté, adulé.

Au même titre qu'une autre idole de la presse de gauche, Toni Negri, qui, après avoir été un activiste de « l'insurrection armée » de l'Italie des années de plomb, nous explique aujourd'hui doctement : « Je ne suis certainement pas de ceux que l'alliance de Staline avec les nazis scandalise. En effet, je l'ai toujours considérée comme un acte de lucidité stratégique [. . .). Bien sûr, le stalinisme a été quelque chose de monstrueux et de tout à fait inacceptable pour une infinité de raisons. Mais il a été, d'un autre côté, un phénomène productif » Un phénomène productif? Oui, de dizaines de millions de morts ...

Pour avoir scandaleusement réduit les chambres à gaz à un « détail» de la Seconde Guerre mondiale, d'autres n'ont pas bénéficié de pareille mansuétude. Le prix des morts est, hélas, indexé sur la couleur politique de ceux qui insrallent barbelés et miradors.

On l'aura compris, vous avez le droit de proférer toutes les énormités possibles si vous le faites au nom des bons sentiments et d'un combat que la doxa juge légitime. Quelques exemples? Le « génocide» au Darfour n'a existé que dans les diatribes enflammées des orateurs de la salle de la Mutualité. La Maison des esclaves de l'île de Gorée, à quelques encablures de Dakar, classée au patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco alors qu'elle n'a jamais été un centre de traite. Qu'importe dès lors que ces exagérations, ces pieux mensonges participent de "La fraternité entre Les peupLes".

Mais que vous vous interrogiez sur la nécessité de programmer un dessin animé sur l'homosexualité dans les classes primaires ou le rétablissement de la peine de mort pour les crimes les plus odieux, et vous voilà un pestiféré sommé par la gente journalistique de faire amende honorable, de présenter vos excuses à ceux que vous avez offensés, de vous auto­flageller sous ['oeil des caméras. Au mieux, vous êtes un réac. Plus sûrement, un populiste, lequel fait, bien sûr, le jeu du Front national et de la famille Le Pen. Et cela, on ne vous le pardonnera pas.

Même les mots sont piégés. Parler à l'antenne d'Arabes, de Noirs fait sursauter le confrère le mieux disposé à votre égard. Il est tellement plus policé de dire «beur» ou « black ». Même si les auditeurs ou les téléspectateurs ne sont pas dupes. Ils ont appris à comprendre à demi-mot. Ils déchiffrent ou, plus exactement, comme le dit très bien Renaud Camus dans « J'y crois pas », sa réponse à Stéphane Hessel : « Ils traduisent quand ils entendent ou lisent que "des jeunes" ont fait ceci ou cela, ils traduisent quand ils entendent ou lisent "quartier difficile'; ils traduisent quand ils entendent ou lisent "diversité'; "populaire'; "incivilité" et tant d'autres termes, tant de tournures bizarres péniblement bricolées pour ne pas appeler un chat un chat. TOut un peuple passé traducteur officieux de la langue officielle! »

Les mots font peur. On a beaucoup moqué cette manie de rebaptiser les personnes qui font le ménage en «techniciens de surface» mais, aujourd'hui, le médiatiquement correct s'est emparé des rédactions. On préférera ne pas donner les prénoms de jeunes délinquants de peur de faire comprendre qu'ils sont d'origine maghrébine ou africaine. Et tout à l'unisson: n'est-ce pas notre pays qui bannit les « statistiques ethniques» de crainte de regarder les réalités en face ?

Un journaliste peut aller écouter un concert à la Fête de l'Humanité mais il est interdit de rentrer dans sa rédaction en disant qu'on a passé le week-end à la Fête des bleu-blanc-rouge. On répondra sans hésitation à l'invitation d'une radio communautaire mais on se rendra à Radio Courtoisie en rasant les murs. On débattra, bien sûr, mais pas avec n'importe qui. Il est des gens peu « fréquentables " qu'on classera, cela va de soi, à l'extrême droite. Rien n'est vraiment prohibé mais ce n'est pas « conseillé ". « Reçois-le, si tu veux" sauf que la moue du rédac'chef de service en dit long sur ce qu'il pense de la personne dont vous venez d'évoquer le nom. En vérité, il ne sait à peu près rien d'elle, sinon quelques on-dit, des résumés de résumés de livres. Au mieux, il l'aura « googelisé". C'est dire ...

On est loin de la censure « classique », ou même d'un Orwell. Pas de « Big Brother», pas de sujets impossibles à traiter, pas de « listes noires» en bonne et due forme. Une coercition douce, enfin pas si douce que ça, et son code de conduite, tacite mais inflexible, gagne la partie à l'usure. Une lassitude, un découragement s'emparent de vous à force d'avoir toujours à vous justifier, à répéter, en préambule au moindre avis, que « non, vous n'êtes pas ceci ou cela", mais juste curieux d'autres sons de cloche, d'analyses différences, iconoclastes, de personnalités non formatées.

Grâce à Dieu, il reste des espaces de liberté. Qui tiennent à la personnalité de tel ou tel.
Mais combien d'insoumis face à l'armée des conformistes, leçons de morale et règles d' éthiq ue à la bouche? Ces îlots de résistance n'ont rien à voir avec la taille de l'entreprise ou son statut.
Ainsi, le « service public» ne protège-t-il guère contre la sourcilleuse omnipotence du discours convenu ... Mais ces îlots, combien de temps résisteront-ils?

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Robert Ménard remercié par i>TELE 11/07/2012 - 17h01 http://tele.premiere.fr/News-Tele/Robert-Menard-remercie-par-i-TELE-3434568 Le site Jeanmarcmorandini.com révèle que Robert Ménard vient d'être remercié par i>TELE sur laquelle il officiait comme journaliste depuis 2 ans et demi.

Robert Ménard ne sera plus sur i>TELE. D'après le site Jeanmarcmorandini.com, la chaîne du groupe Canal Plus a décidé de se séparer de son journaliste. Le journaliste précise à nos confrères qu'il vient juste d'apprendre qu'il ne serait pas renouvelé.

Par ailleurs, il évoque des pressions qui auraient conduit la chaîne à se séparer de lui :"Je suis déçu et en colère. Il y a encore quelques semaines, Cécilia Ragueneau, la directrice générale d’i>télé, m’assurait que tout allait bien. Mais c’est vrai, l’air du temps est au conformisme... et pas à l’impertinence. Que voulez-vous, le manque de courage, la peur de déplaire, les pressions, tout cela fait beaucoup pour certains. Je le regrette. J’ai aimé travailler sur cette chaîne. Aujourd’hui, sur i>télé, comme dans d’autres médias d’ailleurs, on assiste à une reprise en mains. C’est dommage pour le pluralisme de l’information." déplore-t-il.

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Municipales : Robert Ménard dit avoir le soutien du FN à Béziers Le Monde.fr avec AFP | 30.05.2013 à 14h42 • Mis à jour le 30.05.2013 à 16h57 http://www.lemonde.fr/politique/article/2013/05/30/le-fn-soutiendra-la-candidature-de-robert-menard-a-beziers_3421229_823448.html

Selon Robert Ménard, le Front national ne présentera pas de candidat aux municipales à Béziers car il soutiendra la candidature du journaliste. "Je reçois le soutien du Front national mais je n'ai rien négocié avec le FN. Le FN représente 20 % à 25 % des voix, vous pensez que tous ces électeurs sont des fachos. Sûrement pas", a-t-il dit sur France Bleu Hérault.

Une affirmation qui étonne la présidente du FN, Marine Le Pen, qui confirme "des discussions, et très approfondies", mais dément toute investiture officielle. "On n'accorde pas l'investiture à quelqu'un comme ça, ça ne tombe pas du ciel", lance-t-elle.

Elle ajoute que M. Ménard "peut être une candidature intéressante" et que la décision sera prise vendredi 31 mai lors d'une commission d'investiture de son parti. "Compte tenu du poids politique du FN à Béziers, la place des candidats FN ou Rassemblement bleu marine sur sa liste devra être significative", ajoute-t-elle.

"APOLITIQUE"

En campagne depuis le mois de septembre, Robert Ménard, qui assure que sa candidature est "apolitique", a répété qu'il ne serait pas le leader d'une liste FN. L'ancien patron de RSF a pourtant noué de nombreux liens avec l'extrême droite par le biais des conférences qu'il donne. Il s'est ainsi rendu le 26 février à La Traboule, le local de la branche lyonnaise du Bloc identitaire. Il avait aussi participé à un colloque organisé par le député d'extrême droite Jacques Bompard à l'Assemblée nationale.

Selon Midi libre, la patronne du FN dans la région Languedoc-Roussillon, France Jamet, qui envisageait de se présenter à Sète, devrait en fait poser sa candidature à Montpellier. Elle laissera alors à Sète la place à la secrétaire départementale, Marie-Christine Aubert, un temps pressentie pour Béziers. Ce qui ouvrirait la porte à Robert Ménard, alors que le leader frontiste local, Guillaume Vouzellaud, a pris du recul depuis septembre 2012.

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Municipales : Ménard a un boulevard à Béziers après le maintien du PS, le front républicain vole en éclat Le HuffPost avec AFP | Par Alexandre Boudet Publication: 25/03/2014 13h23 CET | Mis à jour: 25/03/2014 14h14 CET

FRONT REPUBLICAIN - Cruel dilemme pour les candidats socialistes quand ils sont arrivés en troisième position du premier tour et que le Front national est en position de l'emporter. Doivent-ils se désister, comme leur demande la direction du PS, pour faire un front républicain ou faut-il se maintenir pour être représenté au conseil municipal?

Preuve que la réponse n'est pas simple, toutes les listes n'apportent pas la même. A Béziers, Jean-Michel du Plaa a annoncé ce mardi matin le maintien de sa liste dans une ville où Robert Ménard a obtenu 44,9% des voix dimanche soir.

"On ne peut pas laisser Béziers au FN comme ça"

Cette décision qui va à l'encontre de la consigne nationale édictée de rue de Solferino a deux conséquences directes: elle prive cette liste de l'investiture PS mais surtout, elle ouvre la voix à la victoire de l'ancien secrétaire général de Reporters sans frontières. Avec une avance de quinze points sur l'UMP Elie Aboud (30,1%), celui qui est étiqueté divers-droite par le ministère de l'Intérieur mais qui revendique le soutien du Front national est donc grand favori de la triangulaire.

C'est d'ailleurs cette raison qui a poussé le socialiste Jean-Michel du Plaa à se maintenir: "On ne peut laisser Béziers au FN comme ça. On ne peut pas disparaître du paysage comme cela pendant six ans", se justifie le vice-président du conseil général de l'Hérault. Et c'est parce que Robert Ménard, qui est pourtant un ami, a fait le choix de partir allié au FN qu'il n'a pas donné suite à sa proposition formulée dimanche soir Ménard-du Plaa. "A partir du moment où M. Ménard a choisi le FN, il ne peut y avoir d'accord avec lui", a déclaré Jean-Michel du Plaa.

Dès lundi, il expliquait aussi que l'idée d'un front républicain donnerait beaucoup trop de grain à moudre au Front national. "Si vous faites ça, un certain nombre de cadres du FN auront comme argument que 'l'UMPS' en danger cherche à sauver sa place pour barrer la route au FN", estime le Socialiste. "Dieu merci, je vois que M. du Plaa a dit non à quelque chose qui aurait été déshonorant, je savais qu'il n'était pas à ce niveau de politique", a d'ailleurs réagi dans le Monde Robert Ménard.

Une stratégie à géométrie variable

Des réactions hostiles du FN au front républicain n'ont d'ailleurs pas manqué dans d'autres villes. A Perpignan, le candidat socialiste arrivé troisième a en effet laissé le champ libre à l'UMP pour tenter de battre Louis Aliot. Le vice-président du FN a dénoncé cet arrangement.

Sur place, la décision du socialiste Jacques Cresta, troisième avec moins de 12% des voix peut se comprendre: l'écart entre Louis Aliot arrivée en tête (34,2%) et l'UMP Jean-Marc Pujol (30,6%) est suffisamment faible pour que le front républicain permettre d'empêcher l'élection du compagnon de Marine Le Pen dans cette ville de 120.000 habitants.

A Saint-Gilles, où Gilbert Collard a obtenu 42,6%, le Socialiste arrivé troisième (23,1%) a également pris la décision de se retirer au profit de l'UMP qui a obtenu 25,3%. Un choix dicté en l'occurrence par des considérations locales: "Ce retrait, c'est la loi de la sagesse, sauf à vouloir l'élection du Front national. Quand je vois le niveau très bas des colistiers de M. Collard, une équipe de bras cassés, j'ai du souci pour la gestion de la ville", a déclaré Alain Gaido, maire sortant de cette ville qui fut la première, en 1989 à avoir été dirigée par le FN.

Mais cette question du désistement de concerne pas que la gauche, l'UMP ayant parfois aussi de la friture sur sa ligne. Officiellement, la règle est le maintien: c'est le fameux "ni-ni", ni alliance avec le FN, ni désistement au profit du PS. Confirmation à Forbach où Alexandre Cassaro a décidé de se maintenir malgré sa quatrième place et les chances de Florian Philippot de l'emporter. Une décision que ne comprend pas le député-maire de la ville voisine de Sarreguemines. Jeudi, Céleste Lett sera au meeting de son homologue Laurent Kalinowski, le candidat... socialiste.

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Michel Delenclos : «Ménard Robert : ses chevaux de Troie au pied de l’Histoire»

« Il faut toujours vérifier les propos de Ménard. Toujours vérifier ce qu’il dit. C’est la règle n° 1 du chasseur de mensonges. Une cause qui nécessite le mensonge ou la menace est une mauvaise cause». (Maxime Vivas « Le Grand Soir » du 06.10.2013).

Ménard, le 01.06.1962, accompagne ses parents qui quittent volontairement (et non pas «rapatrié» ou «obligé » de quitter l’Algérie) Oran pour Brusque. De cet instant à ce mois de mars 2014, Ménard vivra un parcours tortueux, pratiquement sans temps mort, tout en cumulant activité et fonction. Des études de philosophie, dont on ne sait si elles ont abouties à une licence ou une agrégation, aux portes du «journalisme», Ménard débutera une carrière journalistique : de «Radio Pomaredes» au «Petit Biterrois» puis au «Nouveau Sud». En 1990, Ménard publiait un livre «Club des 500 : les 500 qui font le Languedoc-Roussillon» et, à ce propos, l’écrivain et grand reporter, Jacques-Marie Bourget notait : «Ménard est aussi écrivain.
Pour bien caler le personnage, je vous recommande la lecture de cet ouvrage. Entre chaque mot, on sent déjà pointer la conscience universelle. Dans Ménard, il y a du Montaigne… ». Dans un article du 08.08.2008, intitulé «Qui est donc ce R. Ménard ?», Bernard Puya répond : « Son pedigree de journaliste est édifiant et comporte essentiellement la création du célèbre magazine feu « Le Petit biterrois» et un passage à «Radio-France Hérault» qui reste à jamais marqué dans les esprits… ». Le professeur d’universités à Paris, Salim Lamrani, l’interrogera : «Mais, peut-on être journaliste sans un niveau universitaire ? » ; Ménard rétorquera : «Dieu merci oui ! Je vous rappelle que dans tous les pays démocratiques que pour être journaliste, il n’y a pas besoin d’aucun diplôme…». (Entretien «Le Grand Soir» du 02.07.2003).

Le 09.06.2011, Ménard est débarqué de l’émission «On refait le monde» programmé par «RTL» puis, le 11.07.2012, c’est « I-Télé » qui le débarque. Pour en terminer sur ce sujet, consultons le «Top-Journaliste» qui attribue des notes en fonctions de critères précis, sur la base de 5 étoiles ; voici le palmarès de Ménard pour l’année 2012: Moyenne générale : 2,36 – Exactitude de l’info reportée : 2,58 – Maîtrise du sujet : 2,52 – Présentation du sujet : 2,51 – Investigation sur l’information : 2,50 – Expression française : 2,49 – Politesse, respect : 2,47 – Pertinence de l’analyse (Editorialistes) : 2,10 – Primeur de l’information : « 1,68-.

Ménard est en mal de reconnaissance et tourne en rond. Mais, le déclic se produira en 1985 lorsqu’il prendra acte de l’existence et des méthodes de travail de «Médecins sans frontières «MSF». Avec 3 journalistes, Rémy Loury , Jacques Molénat et Emilien Jubinerau, Ménard donnera naissance à une nouvelle «ONG», Reporters sans frontières, avec pour devise «Sans une presse libre, aucun combat ne peut être entendu» ; son rôle est de «promouvoir des formes de journalisme alternatif». Le journaliste Jean-Claude Guillebaud et l’ancien président de «MSF» Rony Brauman, rejoindront «RSF». Mais, très vite, la gestion, le sectarisme et la dérive de Ménard vont conduire, d’abord J-C. Gullibeaud –président du conseil d’administration- a démissionné, le 09.02.1993 puis Rony Brauman –vice-président-, le 24.01.1995. En 2005, à l’occasion d’un entretien accordé au journaliste québécois Jean-Guy Allard, le journaliste professionnel cubain, Nestor Baguer –premier représentant de « RSF » à Cuba, recruté par Ménard lui-même-, à la question : « Que pensez-vous de Ménard ? », répond : «Pour moi, c’est un délinquant. Vraiment. Il a trompé tout le monde en disant qu’il voulait la liberté de la presse. De quelle liberté de la presse peut-il être question s’il te dit ce qu’il veut que tu lui dises ? C’est ce que voulait «RSF». Des mensonges. Ecrire n’importe quoi même en sachant que c’est impossible à prouver. ». N. Baguer percevra 100 dollars par moi payés par Ménard. En 2007, dans une interview accordée à Hernando Calvo Ospina, R. Brauman détaille les raisons qui ont motivé son départ : «Dans une petite structure comme celle de « RSF », il est très facile d’avoir un minimum de discussions régulières, de participation collective. Non seulement Ménard ne voulait rien entendre, mais toute personne qui faisait entendre une voix discordante, qui posait une question qui ne lui convenait pas, était impitoyablement réprimée, voire virée, en tout cas harcelée. C’était un crime de lèse-majesté. Il avait vraiment un comportement tyrannique, d’une autorité épouvantable… Sur le plan financier, il y avait une dérive de l’association, du fait du budget de plus en plus important qui provenait de l’Union européenne…Au moment de la présentation des comptes, on savait combien entrait à «RSF». Mais la présentation des comptes est toujours quelque chose qu’on peut arranger. C’est ce que j’appelle l’opacité financière…mais, j’insiste sur le fait que les comptes de «RSF» n’ont pas été clairs…». Dans une lettre ouverte datée du 31.05.2013 de Benjamin Joyeux, ex-salarié de «RSF» : «Cher Robert, j’ai honte de vous…Moi je me souviens parfaitement de vous, de cette période où, depuis votre bureau, situé à côté du mien, vous hurliez alors pour que chacun de «vos» salariés défilent dans votre bureau…Dès que vous pénétriez dans les bureaux de «RSF»…une sorte de terreur diffuse s’emparait de la majorité des salariés…Vous régniez à l’époque d’une main de fer sur «RSF»…En 2005, « RSF », c’était une équipe d’une vingtaine de personnes, composées pour moitié de stagiaires payés 390 euros par mois. Nous ne comptions pas nos heures…Je me souviens pour le moins burlesques…comme le fait de devoir faire corriger par fax par votre mère, ancienne institutrice octogénaire, tous les communiqués de presse qui avaient, par ailleurs été, déjà validés en interne par des professionnels. ».

Dans ses rapports, des 17.06.2003 et 29.09.2008, l’ «Observatoire de l’action humanitaire» souligne «l’approche centralisatrice» de R. Ménard source de conflits, lequel, malgré tout conservera un rôle prépondérant dans la prise des décisions. Concernant les activités, l’Observatoire précise que, «RSF» n’est pas aussi transparent qu’on aurait pu l’imaginer, restant plus réservée pour ce qui est de son fonctionnement interne, notamment l’origine des financements. (http://www.observatoire-humanitaire.org/fusion.php?l=fr&id=33 ). Le 19.06.1995, «RSF» est reconnu d’utilité publique, ce qui lui donne accès aux financements publics auxquels s’ajoutent le mécénat et les généreux donateurs. Le 26.09.2008, R. Ménard déclare qu’il quittera officiellement «RSF» le 30.09.2008. Le 28.09.2008, l’«Express» annonce que Ménard quitte «RSF» pour le Qatar, émirat qu’il annoncera quitter, le 23.06.2009. Auparavant, avec l’épouse de l’émir du Qatar, Sheikha Mozah et, l’accord de «RSF», sera créé le «Centre de Doha pour la liberté de l’information», le 01.04.2008. Maxime Vivas, le 26.06.2009, dans «Le Grand Soir» notait : «Le vérité sur la fuite du Qatar est dans le fiasco de la tentative ménardienne de devenir calife à la place du calife. ».

Mais l’on constate que Ménard ne perd pas les pédales ; en effet, le 25.10.2008, lors d’un débat à «Parlons net» sur «France info», Ménard se dit désormais « tenté de s’investir dans l’action politique», sans doute aux côtés de F. Bayrou, présent lors du débat…Ménard confirmera ce désir, auprès de «Jeune Afrique», le 19.11.2008. Le 02.06.2013, Ménard se déclare candidat à la mairie de Béziers, à la recherche d’un…boulot. Ménard, ce «philosophe», ce «journaliste», cet «écrivain» veut, à présent être «politicien». Mais, Ménard souffre de cette possessivité, «inconsciente», en tout cas bien rivée en lui, et qui fait de lui, le dominateur qui veut maintenir les autres sous sa gouverne. C’est un prédateur pour qui les autres ne sont que des proies utiles à sa cause. Il utilisera ses chevaux de Troie : sa «liberté d’expression» avec sa fameuse citation apocryphe faussement attribuée à Voltaire, son « marketing», son «lobbying». Menteur et enfumeur, Ménard possède l’art de l’entrisme. Pour preuves, ses opuscules «Vive Le Pen ! », «Vive l’Algérie française !», puis, ses affirmations : «Mon père militait à l’OAS, mes frères pareil… ». A moi le «FN», à moi les «Pieds-Noirs», à moi l’ «OAS» ! Les chevaux de Troie de Ménard sont là, face à ses proies. Sauf que, dans son délire, Ménard va sombrer dans l’ordurier. Pour preuve, cette interview de Ménard réalisé le 16.05.2013, par Charly Cassan de «Reportage 34». Pour voir la vidéo (19’ 51’’ et 14 questions) et écouter Ménard, cliquez sur ce lien : http://hubertzakine.blogspot.fr/2013/06/robert-menard-journaliste-interview-sur.html

Reportage 34 Entretien du 16 mai 2013 de Robert Ménard face à Charly Cassan et Marie Havenel (Vidéo 19’ 51’’) 14 questions. Et, l’ensemble retranscrit par l’auteur–

Question 1 : « Est-ce qu’il reste en vous des souvenirs de cette période tragique ? » Réponse : « Bien sûr que j’ai des souvenirs. Comment ne pas avoir des souvenirs. J’ai des souvenirs de ce qui s’est passé avant 62. Je me souviens de sorties de classe (1) où on marchait, on enjambait des cadavres. Je me souviens de l’engagement de mon père à l’OAS, de mes frères, de mes grands frères, pareil. (2) Et puis je me souviens, parce que j’ai quitté l’Algérie à 9 ans, plus que de ça. Je me souviens d’un truc très particulier. Comment vous dire ? Ma, ma jeunesse, elle a été bercée par l’Algérie…On avait beaucoup de mal pour ma faille à oublier ce qui s’était passé…Ma mère (3) qui est une vieille dame, qui a 89 ans, continue à penser que sa vie, au fond, au fond, s’est arrêtée en juillet 1962 ».-
(1)«On enjambait les cadavres à la sortie des classes » : Ménard Robert fréquentait l’école Paixhans en centre ville d’Oran, ville quadrillée par l’armée, la gendarmerie mobile et les CRS. Les attentats du «FLN» étaient perpétrés à l’extérieur de la ville même. Oran n’est pas Alger. (2) Son père Emile né en 1914, s’occupait d’une papeterie et d’une imprimerie en centre ville. «Mon père à l’OAS» Faux, archi-faux; les témoignages et les archives le contredisent. «de mes frères, de mes grands frères, pareil». Ses frères : Henri, né en 1954 (à peine 8 ans) – Pierre né en 1956 (6 ans)…à écouter Ménard, ils «étaient à l’OAS ? si jeunes. (3) Sa mère née Caarriere Roberte, en 1923 à Bizerte (Tunisie). Elle était institutrice selon Benjamin Joyeux, ancien salarié de «RSF», puis correctrice aux éditions «Mordicus» dont Mme. E. Duverger était la rédactrice. Le 31.03.2011, dans le «Nouvel Observateur», Ménard confiait à la journaliste, Marie Guichoux, des informations qu’elle reproduit : «Il a 8 ans quand un homme livre des cartons de papier carbone…sous les papiers il voit des armes…Et ce code frappé sur le toit de la maison, pour ceux qui devaient montrer patte blanche : 3 coups pour «OAS», suivis de 2 coups pour «Amis»… ». Or, la papeterie d’Emile Ménard était située 10 boulevard des chasseurs et l’imprimerie rue agent Lepin, Or, toutes les deux, sont installées en plein centre ville d’Oran. Après vérifications auprès de spécialistes – dont l’aîné a 86 ans- de la question –responsables de l’«OAS-Oran-ZoneIII», il n’a jamais été livré ou stocké d’armes en centre-ville. Ménard sombre dans le grandguignolesque : «on frappait trois coups sur le toit ! » ; comment ? en grimpant sur une échelle, en jetant des cailloux, à la vue des badauds !!! Enfin, ouvrir des caisses d’armes devant des enfants qui pouvaient, à tout moment, colporter l’information ! Le 26.06.2012, «Minute», rapportait les regrets de Ménard : «J’ai hésité à le dire par le passé, mais maintenant je l’assume pleinement. Mon père était un militant de l’OAS… ». Ménard, déjà prêt pour les municipales de Béziers ?

Question 2 : « Donc, elle a connu les massacres du 05.07.1962 à Oran ! ». Réponse : « Bien sûr, mon père était dans les rues d’Oran. (3) Mon père a failli monter dans ces camions qui ont amené à la mort ou à la disparition, on le sait maintenant, les disparitions, des morts mais sans le corps, c’est la pire des choses pour une famille. Bien sûr, mon père, ce jour-là, il me l’a raconté 10 fois, (4) il doit de ne pas être monté dans ce camion qui amène au Petit-Lac, il le doit à un Arabe qui lui dit : « Ne monte pas, ne monte pas, ne monte pas, ça va pas être bien. (5) Bref ! C’est un hasard. Au fond, si je ne suis pas orphelin, je le suis maintenant, si je l’ai pas été, c’est parce que il y a eu ce type qui a dit à mon père, qui a sauvé la vie de mon père, de ne pas monter là. ».
(3) Ni la mère, ni le père ni les enfants Ménard n’étaient présents à Oran, le 5 juillet 1962, lors des massacres puisqu’ils ont quitté Oran, le 01.06.1962. Voilà des propos orduriers d’un Robert Ménard qui prend à «témoins» des disparus et des massacrés dont les familles attendent toujours une reconnaissance de l’Etat français. (4) (5) Et, Ménard en rajoute. Ménard, un personnage abject qui, là, atteint les sommets.

Question 3 : «Comment expliquez-vous que, 51 ans plus tard, ce 5 juillet soit toujours occulté de la plupart des médias et que personne n’en parle ? ». Réponse de R. Ménard : « Mais je vais vous dire quelque chose. Je suis journaliste donc je suis sensé être informé. Les disparitions en Algérie, en juillet à Oran , mais aussi avant, en gros après les accords d’Evian, je vais vous dire un truc qui va vous étonner, je l’ai découvert l’an dernier, (6) oui je vois, je vois que vous haussez les yeux. Mais, je suis comme plein de gens, je l’ai découvert. On n’en parlait pas dans ma famille. (7) Dans ma famille, on avait plus envie de parler de ça. On avait pas envie de dire. Il a fallu que je me trouve au Cercle algérianiste, au congrès à Perpignan pour, je vous le jure Madame, je vous le jure monsieur, pour la première fois entendre, être bouleversé aux larmes par des gens qui racontaient ces disparitions-là et qui, 50 ans après ne s’étaient pas remis de ces disparitions. Mais, attendez, et moi je suis Pied-Noir, je suis journaliste, je ne le savais pas. (8) Autant vous dire que le grand public ne le sait pas aussi. Mais pourquoi il ne le sait pas. Ecoutez, moi j’étais journaliste chez Canal, à « I-Télé ». Quand on parlait Algérie, et je recevais un invité par jour, Algérie c’était Benjamin Stora. Il y avait une espèce de réflexe pavlonien. Tu veux un truc sur l’Algérie, tu invites B. Stora. Et bien moi, quand je disais, attendez, il y a juste quelques autres historiens qui ont d’autres points de vue ; ah ! non, non. C’était B. Stora. Vous avez entendu B. Stora, parler de lui-même, si on ne le pousse pas aux fesses, des disparus en Algérie. Ah oui, sur le « FLN » et les porteurs de valises, il est excellent. Mais, sur les disparus on l’entend moins. Voilà malheureusement la situation aujourd’hui.».
(6) Pourtant, plus haut, Ménard affirme que ses parents étaient à Oran le 5 juillet 1962. Même son père « lui a raconté 10 fois… ». (7) Pourtant, Ménard nous précise, plus haut : «On avait beaucoup de mal pour ma famille à oublier ce qui s’était passé.. ». (8) Pourtant, dès son retour d’Oran, il se trouvait dans le sud de la France, à Béziers, à Montpellier, etc. entourés de familles de Pieds-Noirs, d’associations, de métropolitains qui, à l’école le traitaient d’ «arabe». Il n’y a pas besoin d’être journaliste pour être informé sur un sujet rémanant.

Question 10 : « Sans oublier les Harkis ! ». – Réponse : « Je ne vous parle même pas…Mais, là, c’est au-delà. On est dans l’horreur absolu.. Troisièmement, il y a une partie de notre faute à nous les Pieds-Noirs. Il y a l’incapacité de penser plus loin que le bout de son nez. Et je me mets dedans avec ma famille et tout. Mes parents, jusqu’en fin juin, ils n’imaginaient pas un instant, vous entendez, qu’on va quitter l’Algérie. (9) « Mes parents, jusqu’en fin juin… ». Ménard persiste à en vomir…

Question 14 : « Pour terminer, juste un mot pour ces expatriés de 1962 qui ont dû quitter leur pays et qui, aujourd’hui, vivent une blessure, celle de l’exode. ». – Réponse : « Je comprends leur douleur. Je comprends cette peine qui fait que vous serez à jamais les perdants de l’histoire. Vous serez à jamais ceux à qui on ne donnera jamais la parole. (10) Vous serez à jamais ceux qu’on écoutera pas. Vous serez à jamais du mauvais à côté de la barrière. Vous serez à jamais les salauds. Vous serez à jamais ceux qui se comportaient mal. Et ça, c’est tellement loin, tellement loin de la réalité, c’est tellement injuste que je comprends, 50 ans après qu’on ait du mal à s’en remettre. (11) Ce que je voudrai dire, c’est que, à ceux qui sont les enfants des Pieds-Noirs, à ceux qui sont les petits enfants des Pieds-Noirs, qu’il faut préserver l’héritage, qu’il faut préserver ce que nos parents, nos grands-parents, nos arrières grands-parents ont fait…. »-

(10) Quel «faux-cul» ce Ménard ? –qualificatif qu’utilisait à satiété le «journaliste» Ménard, à l’égard de ceux qui ne font pas partie de son registre-. L’empereur de «la liberté de penser », a refusé aux Pieds-Noirs –«plus de 10 fois» m’a écrit un ami me précisant «parce qu’il ne pouvait en parler qu’en reprenant une info circulant déjà dans la grande presse française… »- de diffuser la pétition internationale pour la «reconnaissance des massacres du 5 juillet 1962 à Oran !!! », sur son site «Boulevard Voltaire». (sic). Ménard a également refusé à l’auteur de cet article, de publier une information récente concernant la reconnaissance de la qualité de «Mort pour la France» à ceux, victimes du 5 juillet 1962 à Oran. (11) «50 ans après qu’on ait du mal à s’en remettre.. ». Lui, il y a fort longtemps qu’il s’en est remis…les poches pleines, lui le copain de «BHL» et de « PPDA». Je vous le disais en introduction qu’il fallait se méfier de ce «journaliste», «philosophe», «débatteur», «conférencier» : «Il faut toujours vérifier les propos de Ménard. Toujours vérifier… ».

Delenclos Michel Chercheur en histoire
Bibliographie :
Ménard publie «Ces journalistes que l’on veut faire taire», Ed. A. Michel, 01.03.2001.
De Jean-Guy Allard « Le dossier Robert Ménard. Pourquoi « RSF » s’acharne sur Cuba ? », Ed. Lanctot, 01.09.2005.
Maxime Vivas publie «La face cachée de «RSF»- de la «CIA» aux faucons du Pentagone », Ed. Aden, 24.11.2007.
De R. Ménard « Des libertés et autres chinoiseries », Ed. R . Laffont, 09.10.2008.-
Extrait entretien réalisé par Hernando Calvo Ospina dans «Cuba, 50 ans de révolution.», Ed. Le Temps des cerises/Ass. France Cuba, Pantin, 30.01.2009.
Salim Lamrani publie «Cuba. Ce que les médias ne vous diront jamais.», Ed. Estrella, Paris, 26.08.2009.
Avec Emmanuelle Duverger, Ménard publie «Vive Le Pen !», Ed. Mordicus, 21.04.2011.
Ménard publie avec Thierry Rolando "Vive l’Algérie française !", Ed. Mordicus, 07.06.2012.

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A Béziers, Robert Ménard propose d'offrir des blouses aux écoliers Le Monde.fr | 27.05.2014 à 19h31 • Mis à jour le 27.05.2014 à 21h25

Le maire de Béziers fait encore parler de lui. Après le couvre-feu pour les mineurs, la chasses aux crottes de chien et l'interdiction d'étendre son linge aux fenêtres du centre-ville, Robert Ménard a déclaré, mardi 27 mai, son intention d'offrir une blouse à tous les écoliers de la ville (maternelle et primaire), qu'ils soient en école privée ou publique.

La blouse, sur laquelle sera cousu le blason de la ville, ne sera pas imposée aux enfants. Mais toutes les familles qui le souhaitent pourront la demander, la municipalité prenant en charge son coût de fabrication.

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Béziers : Robert Ménard honore un symbole de l'Algérie française Home ACTUALITE Politique Par lefigaro.fr, Anne Rovan Mis à jour le 14/03/2015 à 20:59 Publié le 14/03/2015 à 12:12 http://www.lefigaro.fr/politique/2015/03/14/01002-20150314ARTFIG00074-beziers-manuel-valls-fustige-la-nostalgie-de-l-algerie-francaise.php

La rue du 19 mars 1962, en référence à la date du cessez-le-feu qui a mis fin à la guerre d'Algérie, a été débaptisée ce samedi à Béziers. Elle s'appelle dorénavant rue du Commandant Hélie Denoix de Saint Marc.
Cet ancien officier, mort en 2013, a connut plusieurs vies en une. Ancien résistant, il a été déporté en Allemagne jusqu'à la reddition de l'Allemagne nazie. A la Libération, il rejoint la Légion étrangère. En avril 1961, il choisit de protester contre la politique algérienne du Général de Gaulle d'aller vers l'indépendance de l'Algérie et tente de renverser la République française, c'est ce qu'on appelle le putsch des généraux.
Sorti de prison en 1966, il a été réhabilité en 1978 et était depuis devenu un écrivain à succès, estimé par de grands intellectuels dont Jean d'Ormesson. En novembre 2011, Hélie de Saint Marc fut fait grand-croix de la Légion d'honneur par Nicolas Sarkozy.

Reste qu'à Béziers, le symbole dérange. La décision avait été validée par le conseil municipal du 11 décembre dernier. Robert Ménard, apparenté FN, la justifie en affirmant que «faire du 19 Mars 1962 la date de la fin de la guerre d'Algérie, c'est se moquer de l'Histoire et c'est une insulte à la fois aux Français d'Algérie et aux Harkis».
La date du 19 mars 1962, devenue en 2013 journée nationale du souvenir en hommage aux victimes de la guerre d'Algérie, continue de diviser les Français. Pour ses contradicteurs, elle marque aussi le début du départ des «pieds-noirs» de leur terre natale et des représailles contre des harkis, supplétifs de l'armée française.
En retenant le nom d'un officier putschiste, le maire de Béziers, lui même pied-noir, entend en revanche «rendre hommage à un héros. C'est juste un acte réparateur», expliquait-il à nos confrères du Parisien.

Le PS exprime sa «vive réaction»

La décision du premier édile crée toutefois la polémique. Manuel Valls, en marge d'un déplacement de campagne à Saint-Brieuc samedi, a ainsi estimé que «la nostalgie de l'Algérie française n'apporte rien de bon». «Le FN n'aime pas la France, c'est rance, c'est triste», a-t-il ajouté.
Le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, a aussi dénoncé sur Twitter l'initiative de Robert Ménard. «Avec Denoix de Saint Marc, (Robert) Ménard et (le) FN montrent leur visage: réécrire l'Histoire, mépriser la mémoire et s'en prendre à la République», a-t-il écrit sur le site. «Face à ceux qui cherchent à raviver les plaies du passé pour nous diviser, plus que jamais, le devoir de rassemblement s'impose», a-t-il ajouté.
Le Parti socialiste a également exprimé «sa vive réaction» dans un communiqué et dit «s'associer» aux initiatives locales contre cette mesure qui «porte atteinte» à la République.

Le Front national a de son côté défendu le maire de Béziers. «Total soutien à Robert Ménard pour l'hommage qu'il rendra ce jour au commandant Hélie Denoix de Saint-Marc contre la révision de l'histoire», a ainsi écrit sur Twitter Louis Aliot, vice-président du parti.
Les anciens combattants de la FNACA, qui regroupe des appelés du contingent envoyés en Algérie, parle d'une «injure, selon France Info. Sur place, un recours a été déposé devant le tribunal administratif, une pétition circule dans la ville ayant recueilli plus de 3000 signatures.
En juillet, dernier, Robert Ménard avait déjà crée la polémique en s'inclinant devant une stèle de l'OAS, l'organisation de l'armée secrète qui s'est battue pour conserver l'Algérie française. Le premier édile se défend toutefois de toute nostalgie. Une manifestation d'opposition a eu lieu lors du discours du maire de la ville, qui a prononcé son discours sous les acclamations de partisans de l'Algérie française et, en toile de fond, les huées de ses opposants.

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Ménard quelle bonne affaire que cette affaire d'Etat http://blogs.mediapart.fr/blog/amanda-plaza-brasil/060515/menard-quelle-bonne-affaire-que-cette-affaire-detat 06 mai 2015 | Par Amanda Plaza Brasil

Ménard, quelle bonne affaire que cette affaire d’Etat…
Ménard, le maire de Béziers dit qu’il y a 64% de Musulmans dans sa ville…
La rumeur s’enfle et grandit, comme dirait le Figaro de Beaumarchais, Ménard fiche les élèves comme au temps funeste de l’occupation. Ah ! On l’aime cette époque-là ! Comme on aime en rappeler le souvenir ! Tout le monde se sent lavé de tout soupçon ! C’est tellement loin qu’il y a prescription… Mais à partir de quel moment le Français de base s’est-il senti une âme de Résistant ? N’est-ce pas lui par hasard qui aurait tondu les femmes à la Libération pour oublier sa lâcheté ?
Ménard, le maire de Béziers, dit qu’il y a 64% de Musulmans dans sa ville…
Les membres du gouvernement dit socialiste s’enflamment… Tous dénoncent, fustigent l’horrible forfait ! Manuel Valls peut à nouveau tendre son index vengeur ! Mais Manuel Valls a la mémoire courte, bien courte hélas !
Qui a tenu des propos scandaleux contre les Roms ? Manuel Valls
Qui plantait en sa ville des arbres pour la cause palestinienne ? Manuel Valls
Qui quelques années plus tard défend la politique honteuse d’Israël dans les Territoires occupés ? Manuel Valls
Qui entretient l’ambiguïté sur ses origines espagnoles ? Manuel Valls
Mais Manuel Valls et François Hollande sont contents ! Le voilà le sujet dont ils avaient besoin pour retrouver l’esprit du 11 janvier. Ah ! Je les vois déjà se frottant les mains, faisant de sinistres calculs ! Ah ! Cette affaire est bonne pour nous ! Enfonçons le clou ! Soyons moins violents que pendant la campagne électorale car les Français n’ont pas toujours aimé le style pourfendeur de FN du petit toréador. Voilà donc notre Manuel Valls plus posé, plus calme mais si atterré !
Ménard, le maire de Béziers, dit qu’il y a 64% de Musulmans dans sa ville.
La France se fige ! La Terre pourrait même bien s’arrêter de tourner, on ne sait jamais ! Haro sur le maire de Béziers, « ce pelé, ce galeux d’où vient tout le Mal… » Le glaive de la Justice est brandi !
Ménard, le maire de Béziers, dit qu’il y a 64% de Musulmans dans sa ville.
On ne va plus penser qu’à ça ! Les commentaires vont aller bon train… Quelle affaire en or pour les Socialistes !
Effectivement ! Que se passe-t-il en ce moment ?
La loi sur le Renseignement est en marche mais ce n’est plus cela qui importe, c’est les misérables propos du Maire de Béziers. Et les moutons de Panurge suivent et s’enflamment ! Bê ! Bê ! Bê !
La loi sur le Renseignement
La Loi sur le Renseignement mijotée par des politiques qui n’ont aucune vision d’avenir
La Loi sur le renseignement cuisinée dans l’urgence par des politiques dont les visées sont essentiellement électoralistes
La Loi sur le Renseignement est en marche qui met en danger la démocratie
La loi sur le Renseignement est en marche qui donne clés en main à tous les hommes politiques actuels et futurs les moyens de supprimer les libertés des Français.
La loi sur le Renseignement est finalement votée à l’Assemblée par une majorité de députés…
Mais Ménard, maire de Béziers, dit qu’il y a 64% de Musulmans dans sa ville…
C’est donc cela qui est le plus important ?
Quant à moi, j’arrête là mes propos car je crains que bientôt des policiers ne viennent bientôt sonner à ma porte. La Police de la Pensée de George Orwell est en marche…
Mais Ménard, le maire de Béziers, a dit qu’il y avait 64% de Musulmans dans sa ville !!!

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Fichage des écoliers à Béziers : Hollande, Taubira, Valls... montent au créneau 6 mai 2015 10.00 Avec AFP http://www.midilibre.fr/2015/05/05/beziers-honte-au-maire-robert-menard-dit-manuel-valls,1157461.php

Le fichage des écoliers par religion selon leur prénom par le maire de Béziers déclenche de vives réactions. Le président de la République s'est exprimé depuis Ryad. Le premier ministre a déclaré ce mardi en fin de matinée : "Honte au maire" Robert Ménard. Hollande : "le fichage d'élèves" est "contraire à toutes les valeurs de la République" (valeurs sunnites ?).

François Hollande a rappelé mardi depuis Ryad que "le fichage d'élèves dans les écoles", comme celui effectué par le maire apparenté FN de Béziers, Robert Ménard, était "contraire à toutes les valeurs de la République". "Il y a des principes dans la République et quand ils sont gravement atteints, les tribunaux en sont saisis et des sanctions seront prononcées par les juges compétents", a aussi déclaré le président de la République, lors d'une conférence de presse clôturant sa visite au Qatar et en Arabie Saoudite.

Manuel Valls : "Honte au maire de Béziers"

"Honte au maire de Béziers", Robert Ménard, qui dit ficher les écoliers musulmans, a déclaré le Premier ministre, Manuel Valls sur Twitter ajoutant que "La République ne fait AUCUNE distinction parmi ses enfants."

Selon Le Lab d'Europe 1, la ministre de l'Éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem, même si Ménard n'a pas l'étiquette officielle FN, a dénoncé le lien entre Robert Ménard et le Front national : "C'est, d'une certaine façon, le vrai visage du Front national qui remonte à la surface. Il faut regarder en effet si on peut l'empêcher de le faire. Moi, je découvre cette information. [...] Je crois qu'une fois de plus, il ne faut pas se leurrer, le FN n'a pas changé." Pour la garde des sceaux, Christiane Taubira affirme que "l'esprit de 1939 est de retour."

Cécile Duflot demande la "révocation de Robert Ménard"

La députée écologiste Cécile Duflot s'est adressée à Manuel Valls lors des questions au gouvernement ce mardi après-midi. Elle a réclamé à Manuel Valls de "suspendre Robert Ménard de ses fonctions au regard de la gravité des actes qu'il revendique lui-même".

Une pétition a d'ailleurs été mise en ligne sur Change.org "Pour que Robert Ménard, Maire de Beziers, soit révoqué !" A 18 h, un peu plus de 330 personnes l'avaient signée. Réactions dans la classe politique française

Barbara Pompili, coprésidente du groupe écologiste à l'Assemblée : "Je ne suis pas surprise, ça ne fait que concrétiser dans des faits condamnables par la loi des positions de l'extrême droite. Ce serait impensable qu'il n'y ait pas de réaction des pouvoirs publics."

Corinne Narassiguin, porte-parole du PS : "C'est vraiment la démonstration de ce que serait le Front national s'il arrivait au pouvoir en France. C'est très grave. Maintenant, on fiche les enfants musulmans. La prochaine étape, c'est quoi? Le port du croissant jaune? On va où avec ce type de pratiques?"

Eduardo Rihan-Cypel, député PS : "On a connu dans des sales temps pour la France le fichage vichyste. Nous avons maintenant le fichage de Ménard à Béziers. C'est de même nature et de même ordre. (M. Ménard) "fait une provocation et il se met dans l'illégalité totale. M. Ménard est devenu quelqu'un de hors-la-loi".

Parti communiste français (PCF) : "Le PCF se félicite de l'ouverture d'une enquête préliminaire suite au propos de Robert Ménard (...) Le racisme anti-musulman et anti-arabe du maire de Béziers s'exprime aujourd'hui, en visant des enfants de la République, de la façon la plus abjecte. Ses pratiques nous rappellent les heures les plus sombres de notre histoire. L'utilisation des listings scolaires pour ficher des enfants en fonction de leurs origines et établir des statistiques ethniques est parfaitement scandaleuse. Robert Ménard doit s'expliquer devant la justice. L'enquête doit aller à son terme et si les faits sont avérés, il doit être condamné avec la plus grande sévérité".

Nouveau parti anticapitaliste (NPA) : "Cet homme est dangereux. C'est un délinquant. Par ses propos il révèle sa pratique raciste et discriminatoire en tant que maire. Il avoue ouvertement organiser le fichage illégal des enfants scolarisés dans sa ville, et en tire des conclusions du même ordre que celles qui ont prévalu sous Pétain contre les juifs. Il a simplement changé de bouc émissaire. Aujourd'hui le gouvernement condamne et annonce une enquête. Ce n'est malheureusement pas suffisant. Robert Ménard n'en est pas à sa première provocation raciste et il met en évidence ce que serait la politique menée par un gouvernement d'extrême droite. Il faut engager des poursuites contre lui, le condamner, le révoquer en tant que maire".

Christian Jacob, chef de files des députés UMP : "Si c'est avéré, c'est tout à fait condamnable. On est Français, on est républicain, on est sur le sol de la République, à ce moment-là, chacun, quels que soient ses origines, se conforme aux règles de la République, et il n'y a pas de sujet pour savoir d'où on vient (...) C'est épouvantable comme façon de procéder (...) tous les enfants sont les enfants de la République, ils doivent être traités exactement de la même façon, peu importe leur origine, peu importent leurs convictions ou les convictions de leurs parents (...) Ce sont des dérives que je condamne fortement parce que je crois dans les valeurs de la République".

Pour le Nîmois Nicolas Cadène, directeur de l'observatoire national sur la laïcité, "Robert Ménard assume une multitude d'amalgames scandaleux à l'égard des Français de confession mulsumane et des Français d'origine maghrébine qui seraient plus dangereux que les autres, ça veut dire qu'il considère qu'ils seraient à surveiller de près, ça rappelle la période pétainiste et aussi les années 30, on pourrait même revenir à l'Ancien régime quand les protestants étaient persécutés". Selon lui, c'est le signe du "rejet de l'autre et du rejet de ce qu'est la France, c'est grâce à ça qu'elle a su construire son avenir".

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Robert Ménard condamné pour "provocation à la haine" après ses propos sur les élèves musulmans Le Huff Post | Par Romain Herreros Publication: 25/04/2017 17h52 CEST Mis à jour: 25/04/2017 17h52

Nouveau désaveu judiciaire pour Robert Ménard. Poursuivi pour avoir déclaré qu'il y avait trop d'enfants musulmans dans les écoles de sa ville, le maire de Béziers a été reconnu coupable de "provocation à la haine et la discrimination raciale" ce mardi 25 avril, par la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris.

En outre, il a été condamné à 2000 euros d'amende. Le tribunal a également accordé entre un euro symbolique et mille euros de dommages et intérêts ainsi que mille euros de frais de justice à sept associations antiracistes qui s'étaient portées parties civiles, dont la LICRA, le MRAP, la Ligue des droits de l'Homme, SOS racisme et la Maison des potes.

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À deux reprises, sur Twitter puis sur le plateau de LCI, le maire proche du FN avait estimé que les écoles de sa ville comptaient trop d'élèves musulmans. http://www.leparisien.fr/societe/robert-menard-sera-juge-pour-ses-propos-sur-les-eleves-musulmans-de-beziers-21-12-2016-6482682.php

.... Pour Ménard, «c'est factuel»

«Je me suis contenté de décrire la situation dans ma ville», a réagi M. Ménard. «Cela n'a pas valeur de jugement, c'est factuel, c'est ce que je peux constater», a-t-il ajouté précisant que dans ses déclarations «il n'y a de discrimination pour personne».

En mai 2015, il avait déjà suscité un tollé en évoquant «64,6%» d'élèves de confession musulmane dans les écoles publiques de Béziers, une estimation basée sur «les chiffres de (la) mairie». Une enquête, finalement classée sans suite, avait été ouverte pour vérifier l'existence éventuelle de fichiers illégaux à la mairie.

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Plusieurs autres initiatives de Robert Ménard ont suscité la polémique. En octobre, la mairie de Béziers avait fait placarder des affiches représentant des hommes barbus présentés comme des migrants qui «arrivent» dans le «centre-ville». Le parquet de Béziers avait ouvert une enquête.

Sa «garde biterroise» déjà interdite par la justice

En juillet, le tribunal administratif de Montpellier avait interdit la mise en place souhaitée par la mairie d'une «garde biterroise», des volontaires censés patrouiller dans les rues de la ville. Une «milice» pour ses opposants.

Ancien secrétaire général de Reporters sans frontières (RSF), Robert Ménard a été élu en 2014 à la tête de cette ville de 75.000 habitants, dans l'Hérault, avec le soutien du FN. Leparisien.fr avec AFP

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