Le ministre Besson choqué : le Parisien annonce son mariage avec sa jeune concubine tunisienne

24 novembre 2009 (TV 5 Calvi) : Sylvie Brunel soutient le gay richissime Pierre Bergé, qui attaque violemment le Téléthon, et exige sa part pour le sida de ses amis

Portrait d'une divorcée trahie (Libération, 12 octobre 2009) par un encenseur de Jean Sarkozy, fils du Grand Chef

A qui profite le développement durable, Larousse, Paris, 2008 : Sylvie Brunel attaque le Grenelle de Borloo (et non pas ?, le Bornelle de Greloo ?)

Sylvie Brunel, épouse d'Eric Besson jusqu'en juin 2009, mère de la romancière Ariane Fornia.

Professeure de géographie à l'université Paul-Valéry de Montpellier, puis à Paris-Sorbonne Paris IV. Agrégée de géographie elle a enseigné à l'Institut d'études politiques de Paris.
Ancienne présidente d'Action contre la faim, Sylvie Brunel, née en 1960, a travaillé pendant dix-sept ans dans l'action humanitaire.
Elle a publié une vingtaine d'ouvrages consacrés au développement, dont Ceux qui vont mourrir de faim, Le Seuil, Paris 1997 ; La faim dans le monde, comprendre pour agir, PUF, Paris 1999 ; L'Afrique : Un continent en réserve de développement, Editions Bréal, 93561 Rosny-sous-Bois, 2004 ; Le développement durable, Puf, Que sais-je n°3719, Paris, 2004 ; L'Afrique dans la mondialisation, La documentation française, Paris, 2005 ; La Planète disneylandisée : Chronique d'un tour du monde, Sciences Humaines, Paris, 2006 ; A qui profite le développement durable, Larousse, Paris, 2008 .

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Désormais la focale "humanitaire" prime et la coopération internationale zappe de crise en crise (qualifiées bien sûr d'"humanitaires", ce qui ne veut rien dire), au gré des préoccupations géopolitiques du moment : Kurdistan en 1991, Somalie en 1992, Bosnie en 1993 (mais pas en 1995, au moment des massacres planifiés de Srebrenica), Rwanda en 1994 (pour le choléra à Goma, mais pas pour le génocide), Corée du Nord en 1996, ouragan Mitch en 1998, Kosovo en 1999, Ethiopie en 2000. Et pour 2001, l'Afghanistan...
Le "bruit de fond" des désastres burundais, sierra-léonais, haïtien, et plus globalement, la misère et le dénuement de millions d'êtres humains à travers le monde ne deviennent audibles que ponctuellement, lorsque l'une ou l'autre des grandes puissances se sent soudain concernée, parce que ses intérêts directs sont menacés.
Le temps du dévoiement, Le Monde, 22 novembre 2001, p. III

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Pourtant, l'efficacité des actions humanitaires menées en situation de crise ne peut pas être contestée. A condition cependant qu'elles soient ciblées sur ceux qui ont besoin d'être secourus parce que c'est pour eux une question de survie. Sur eux seuls, appropriées à leurs besoins réels et inscrites dans une évaluation des besoins sans cesse réexaminée à la lueur des résultats obtenus.
Je parle bien sûr d'actions indépendantes, impartiales, neutres. Toutes les ONG sérieuses et dignes de ce nom mènent leurs programmes dans le respect de ces principes. C'est pourquoi elles ont horreur autant des parachutages aveugles à haute altitude que des opérations improvisées, où de bons samaritains pleins de bonne volonté acheminent n'importe quoi à n'importe qui, n'importe où, engendrant gaspillages, renforcement des rapports de force locaux - qui sont précisément à l'origine du désastre -, et, en définitive, humiliation profonde des prétendus "bénéficiaires" d'une charité pleine d'autosatisfaction.
Ibidem

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Seuls des programmes de longue haleine dans les secteurs clés pour le développement que sont la santé pour tous et l'éducation primaire, la défense de la petite agriculture familiale paysanne, fondement de la constitution d'un marché intérieur, la mise en place de véritables partenariats fondés sur une vision moins égoïste et à court terme des intérêts des pays riches, permettront de régler le problème de fond du sous-développement et des inégalités croissantes dans l'humanité.
Ibidem

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Vendredi 18 Juillet 2008 "Le développement durable est confisqué par les riches" Propos recueillis par Marie VARASSON Eco-Life.fr, le journal de l’économie durable, Le JDD.fr

Sylvie Brunel est géographe, économiste et spécialiste du développement. Ancienne présidente de l'ONG Action contre la faim, elle est professeur de géographie à l'Université de La Sorbonne.
Dans son dernier ouvrage, elle s'interroge: A qui profite le développement durable?. Certainement pas aux pays émergents, victimes une nouvelle fois des modes de consommation du Nord.

Quelle est votre définition du développement durable?

C'est un développement qui permet de concilier des préoccupations économiques, comme la production, sociales, pour la répartition, et environnementales pour la préservation, avec une forte composante de solidarité, autant dans le temps que dans l'espace. Il nous faut penser aux générations futures et ne pas exclure les pauvres d'aujourd'hui.

Dans votre ouvrage A qui profite le développement durable? vous critiquez parfois durement le concept. Pensez-vous qu'il soit inadapté?

Le développement durable est tout à fait utile et positif, mais je déplore qu'il ne soit décliné que dans sa composante environnementale. Pour résumer, on va se focaliser sur des produits prétendument verts mais oublier de payer correctement les caissières.

Vous comparez le développement durable à "l'apartheid" et évoquez une planète "mythifiée", ces images ne sont-elles pas trop fortes?

Non. Tel qu'il est mis en oeuvre, le développement durable aboutit à sanctuariser des zones vertes au profit des riches et à cantonner les pauvres dans des zones rouges, selon la formule de Naomi Klein (NDLR: journaliste, auteur, cinéaste et activiste canadienne). C'est particulièrement vrai en Afrique où, au nom d'un prétendu paradis perdu, les superficies protégées des populations locales ne cessent de s'étendre.

Vous critiquez la compensation carbone et certains mécanismes mis en place en vue de limiter les excès, n'est ce pas pourtant le début d'une action?

Polluer moins et produire mieux ne peuvent être que bénéfiques. Mais, telle qu'elle est pratiquée aujourd'hui, la compensation carbone me paraît amorale. Il suffit aux riches de payer pour s'absoudre de leurs responsabilités environnementales alors que les pauvres, eux, n'ont pas les moyens de s'offrir des technologies propres faute de coopération et de solidarité.
Si l'objectif était vraiment l'avenir de la planète, ce n'est pas ainsi qu'on agirait.
Par ailleurs, considérer le carbone comme le dernier veau d'or est une erreur d'analyse. Il existe bien d'autres gaz et mécanismes qui contribuent à l'effet de serre. On détourne donc les énergies et les financements en focalisant tout sur un objectif unique.

"Le syndrome de Tarzan"

Quelles méthodes devraient être adoptées pour "économiser" notre planète?

Favoriser à tous les niveaux la coopération internationale et la mise en oeuvre de brevets publics, accessibles à tous, pour diffuser, autant dans l'agriculture que dans l'industrie, les transports, la construction, etc. la mise en oeuvre de solutions pratiques, peu coûteuses et ... durables.

Le concept de développement durable profite aux classes aisées en premier lieu, mais n'est ce pas le cas pour toute innovation?

Dans un monde de plus en plus inégalitaire et financiarisé, où l'Etat ne cesse de reculer socialement, le concept de développement durable est confisqué par les riches, contre les pauvres. Le capitalisme social du XIX° siècle a été remplacé par un capitalisme purement financier, dont l'écologie n'est qu'une variable d'ajustement.
Invoquer le développement durable permet de conserver ses parts de marchés en discréditant les concurrents du Sud et en légitimant un protectionnisme uniquement justifié par des raisons de concurrence économique même s'il se réfugie derrière la prétendue protection de la planète.

Dans votre ouvrage, vous vous partagez entre une attraction et une répulsion pour le concept de développement durable, cela vous paraît-il juste?

Vous avez tout à fait raison. Je pense fondamentalement que le développement durable est nécessaire pour permettre demain à dix milliards d'hommes de vivre ensemble sur la même planète.
Et que les progrès déjà enregistrés dans les modes de production propres, la lutte contre le gaspillage et la prise en compte du cycle de vie des produits, comme de leur bilan environnemental, sont de véritables avancées qu'il faut encourager.
Mais je déteste son côté élitiste: 'nous seuls savons, les autres sont des nuisibles ou des parasites", régressif: "c'était mieux avant', discriminant: 'seuls ceux qui agissent bien sont dignes de considération, les autres doivent être tenus à distance, voire éliminés'.
C'est ce que je qualifie de syndrome de Tarzan: la conviction des riches occidentaux, surtout Américains, mais pas seulement, qu'ils ont tous les droits au nom de la Planète.

Quels conseils donneriez-vous à ceux qui tentent de respecter davantage la nature, tout en s'épanouissant en tant qu'homme?

On ne peut pas respecter la nature sans respecter les êtres humains car la nature tel que nous l'aimons et la souhaitons n'est que le produit des sociétés humaines, de leurs aménagements et de leurs conceptions des paysages.
Une société qui satisfait ses besoins essentiels et vit dignement respecte la nature. Respectons les hommes pour respecter la nature!

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16 octobre 2009 liberation.fr blog Eric Besson: "Jean Sarkozy regorge de talents"

Un véritable dithyrambe.

Interrogé par Libération sur la probable élection de Jean Sarkozy à la tête de l'Epad (établissement public chargé d'aménager le quartier d'affaires de la Défense), en marge d'une interview sur sa politique d'immigration, Eric Besson s'est livré à un éloge appuyé du fils du chef de l'Etat. Verbatim.

Question de Libération: Est-ce que Jean Sarkozy fait un bon candidat à la tête de l’Epad?

Réponse d'Eric Besson: La France a quand même quelques principes fondamentaux: quelque soit votre statut, vous pouvez être candidat à une élection. Jean Sarkozy a été candidat au Conseil général. Je lis sous la plume de Laurent Joffrin, dans un éditorial, qu’il a été élu, mais à Neuilly. Il se trouve qu’il y est né, qu’il y a vécu et, sauf erreur de ma part, qu’il a été élu par 42 conseillers généraux chef de file de la majorité départementale UMP au Conseil général des Hauts-de-Seine.

Après, il y a la question de l’âge comme si quinze ans dans le sillage d’un animal politique comme l’est son père, vous ne pensez pas que c’est une formation accélérée? Ce garçon regorge de talents. Il va vite, très vite. Je prends date avec vous, s’il poursuit en politique, il ira très loin, pas besoin de grand monde pour le faire. Beaucoup de fées se sont penchées sur son berceau, je l’ai remarqué dès que j’ai fait sa connaissance.

Quand un joueur éclate sur un terrain de foot à 16 ou 17 ans, vous ne vous demandez pas s’il a tous les titres de noblesse, vous ne le laissez pas sur le banc de touche. Lui, son talent est éclatant au sens propre du terme. Je pense qu’il a des ambitions fortes et des atouts.

Moi je croyais que le seul diplôme du suffrage universel, c’était le vote. J’avais cru comprendre que le combat que voulions mener était celui de la réhabilitation du politique. Le rôle du politique n’est-il pas de définir les grandes orientations politiques, la technostructure étant chargée de les mettre en application? Je pense qu’il y a dans mon cabinet, dans mes services, des personnes plus compétentes que moi sur les questions qui relèvent de mon ministère, mais elles sont au service du politique que je suis.

Libération: on sait que le politique est intervenu pour préparer le terrain à Jean Sarkozy, est-ce que c’est une bonne façon de réhabiliter le politique?

Eric Besson: je pense qu’il n’y a pas un député, un sénateur, un ministre, un Président de la République qui ait vraiment envie que son enfant fasse de la politique, tous les politiques ont plutôt envie que leurs enfants fassent autre chose que de la politique. Ils en connaissent les charmes, les délices et la cruauté.
(l'interview sur la politique d'immigration de Besson paraîtra dans le journal papier)
Rédigé le 16 octobre 2009 à 16:47 dans Interview | Lien permanent

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12/10/2009 à 00h00 Fort marrie

portrait. Sylvie Brunel. Géographe et ancienne humanitaire, l’ex-femme d’Eric Besson, déplore le sort fait aux épouses «périmées».
Par CHARLOTTE ROTMAN, Libération, 12 octobre 2009, P. 40

On est le 15 octobre 1983, à la mairie de Saint Didier-au-Mont-d’Or, dans le Rhône. Sylvie Brunel et Eric Besson s’apprêtent à se dire «oui». Elle porte une robe écrue à col rond, gansée de cuir, lui un costume cravate. Ils n’ont pas préparé d’alliances. Eric Besson ne voulait pas ressembler «à une poule baguée». Le maire déroule les articles du code civil. «Les époux se doivent mutuellement fidélité, secours, assistance…» Eric Besson l’interrompt : «La fidélité, non.»«On ne pourra pas dire que je n’ai pas été prévenue», sourit aujourd’hui Sylvie Brunel. Qui ajoute : «De toute façon, je le savais. Le plus humiliant a été quand, le jour de la cérémonie, Eric s’est levé de table, les entrées à peine finies, pour aller regarder le grand prix de Formule 1.»

La maison.
En 1989, lorsqu’ils achètent leur maison de pierre, située au cœur d’impressionnantes falaises, dans la Drôme où Eric Besson sera élu maire et député, il n’y a ni chauffage central ni eau courante. Sylvie Brunel y vit aujourd’hui avec ses trois enfants, âgés de 20, 16 et 13 ans, onze chevaux, des chats, des chiens, une quarantaine d’oiseaux. «C’est mon rocher, un socle solide.» Eric Besson le lui a laissé. Dans son bureau-capharnaüm, elle a remisé l’unique photo de leur mariage où le couple pose sous le portrait officiel de François Mitterrand. Au mur, le panneau de liège envahi de clichés des enfants affiche des trous. Depuis leur divorce, elle a décroché toutes les photos de lui.

Le livre.
A 49 ans, Sylvie Brunel s’apprête à publier un livre «féministe», qui inquiète le ministre de l’Immigration au point de débouler à un dîner en ville où il n’est pas invité pour en discuter avec elle. Avant même sa parution, l’opus intitulé Manuel de guérilla à l’usage des femmes, qu’Eric Besson a lu et semble-t-il trouvé «impudique», déclenche des salves de violence. «Elle règle ses comptes, c’est une méchante», «c’est vachard et revanchard», ou encore «c’est du niveau du caniveau», a-t-on entendu ici et là. Des remarques masculines. Nourri de son histoire intime - extraordinaire parce qu’elle était l’épouse d’Eric Besson, mais assez commune -, le livre est pourtant une réflexion de 275 pages sur «cet âge des tempêtes» qui voit les femmes, après 40 ans, «pass[er] à la trappe, comme si elles avaient fait leur temps : plus assez jeunes, plus assez belles. Périmées. Pour leur mari en tout cas». Ces quadras et plus, ces «alliées», Sylvie Brunel les appelle tendrement «consœurs» et les invite «à relever la tête». Avant la quarantaine, elle semble davantage se méfier. «Quel âge avez-vous ?» fut sa première question au bout de quelques minutes d’interview.

Le corps.
Sylvie Brunel est d’abord une crinière. Ses cheveux épais, bouclés, fauves, insoumis, sa mère voulait qu’elle les attache quand elle était enfant. «Et Eric me demandait de les couper.» A présent, elle veut parler de la ménopause, «sujet tabou» qui a «horrifié» son mari. «Vieillir nous disqualifie», écrit-elle. «On enferme les femmes dans un combat perdu d’avance, [cette]société qui glorifie la jeunesse[fait tomber un]verdict social». Sur les femmes, pas sur les hommes dont on supporte mieux l’embonpoint ou le flétrissement des chairs. «Le vieillissement de leurs femmes est une insulte pour eux.» Elle-même, sportive et hostile à l’effacement artificiel des rides, s’est sentie devenir «transparente» : «J’ai vu qu’Eric souffrait que sa femme ne soit plus comme elle était à 30 ans.»

Le pacte.
Entre elle et lui, «c’était une conversation ininterrompue, on ne reprenait pas notre souffle. On parlait de tout. Cette complicité familiale, intellectuelle, politique, où tout cela est-il passé ?» Elle avait en lui «une confiance inconditionnelle, aveugle. Je pouvais me consacrer à mes combats, il m’épaulait, il m’indiquait la voie et le monde m’appartenait». Encore admirative, elle parle de lui comme de son «mentor», son «Pygmalion».Curieux pour une féministe. C’est lui qui la pousse à passer le concours d’une école de journalisme ou l’agrégation de géographie. «Il disait que mes parents m’avaient donné un gros moteur, mais sans la direction.» Elle a brillé. «Des deux, elle est la plus intelligente», glissent des copains. «A une époque, c’était elle la vedette, lui était dans son ombre.» Elle est à la fois iconoclaste et reconnue. Présidente d’Action contre la faim dont elle démissionne avec fracas en critiquant les dérives business de l’humanitaire, professeure, géographe et essayiste sur le développement durable ou la famine, elle a tout fait sous son nom à elle. Sauf s’inscrire au PS, dans la Drôme.

On se demande comment elle a tenu si longtemps ? «Je ne redoutais rien, notre lien demeurait au-delà des contingences physiques, sexuelles, et amicales.» Il y avait entre eux «une loyauté indéfectible, sur fond d’infidélités circonstancielles», écrit-elle. Ensemble, ils parlent de ses maîtresses (certaines étaient ou sont devenues des copines). Elle accepte l’infidélité de son époux, parce qu’ils se sont connus quand elle avait 18 ans, parce qu’élevée dans une «morale petite-bourgeoise», elle se sent «trop heureuse d’atomiser les codes». Post-soixante-huitarde, elle se dit qu’elle va «traiter la question avec légèreté», en lui rendant la pareille. Et pense avec orgueil que de toute façon il lui reviendra. «Bref du donnant-donnant, du Sartre-Beauvoir.» Sauf que l’homme a plus joui, il s’est amusé de cette liberté dont elle, l’épouse, n’a pas profité.

L’homme des ruptures.
Quand il a démissionné du PS et rejoint le gouvernement, les bras lui en sont tombés, mais elle l’a défendu. Il y a moins d’un an, Eric Besson prend des responsabilités à l’UMP et accepte le ministère de l’Immigration : «Là, c’était affreux.» «Ce n’était plus l’ouverture, mon mari devenait un exécuteur des basses œuvres. D’un seul coup, je ne savais plus avec qui j’étais. Il est devenu un étranger, un homme neuf, qui a brûlé ses vaisseaux.» Sa décision de divorcer s’est imposée à ce moment-là. Les ruptures politiques et conjugales coïncident.

La séparation.
Jusqu’à ce qu’il devienne ministre, «les maîtresses étaient interchangeables». La dernière, «presque aussi jeune que notre fille aînée», se révèle en concurrente. Cette fois, Sylvie Brunel veut qu’ils se séparent. «J’ai pris l’initiative donc il n’est pas parjure», souligne-t-elle à regret. Depuis, elle avoue être passée par plusieurs phases : «Colère, refus, deuil.» Et confie :«J’ai peur qu’il fasse un autre enfant, ce serait une très grande douleur.» Elle n’en est pas encore à se dire qu’il lui a rendu service. Mais elle en est persuadée, ce temps de l’apaisement viendra. Elle veut croire à la revanche des femmes, enfin disponibles pour de nouvelles libertés. La voilà divorcée, comme des millions d’autres. Quand il a appris que ce serait très rapide, Eric Besson a lâché : «Je n’en reviens pas que l’autoroute se soit dégagée si rapidement après trente ans d’embouteillages.» Photo Pascal Bastien

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EN 6 DATES

13 juillet 1960 Naissance à Douai (Nord). 1983 Mariage avec Eric Besson, avec qui elle aura trois enfants. 1985 Rejoint Médecins sans frontières, publie La vache du riche mange le grain… du riche, premier d’une longue série d’ouvrages. 1989 Rejoint Action contre la faim. 2007 Eric Besson change de camp politique et rallie Nicolas Sarkozy. 14 octobre 2009 Manuel de guérilla à l’usage des femmes (Grasset).

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Bergé/Téléthon suite : un pot commun pour la recherche ! Cécile Quéguiner
France Info - 24 novembre 2009 16:37

Et si on "mutualis[ait] les dons en faveur de la recherche médicale en France" ? Suggestion de Pierre Bergé, le président du Sidaction, dans une tribune, dans Le Monde daté de demain. Suggestion surtout après le tollé suscité par ses critiques à l’égard du Téléthon, qu’il accusait de "parasiter la générosité des Français" !

Pas question de retirer ce qui a déjà été dit (dans Parlons net sur France Info)... Dans sa tribune, cosignée par Line Renaud (vice-présidente du Sidaction) et Bertrand Audouin (directeur-général), Pierre Bergé réitére ses critiques grinçantes contre cette "exhibition populiste et indécente" des malades, organisée par l’AFM. Pour autant, "nous n’avons jamais voulu la mort du Téléthon ", se défendent les trois auteurs.

Et d’aller plus loin : "dans la lutte contre les maladies, aucune cause n’est, per se, meilleure qu’une autre, car il n’y a pas d’échelle du malheur ", précise-t-il. "Cancers, myopathies, sida, maladies rares, nouveaux virus, d’autres encore, tous devraient pouvoir travailler ensemble et à armes égales dans un objectif commun : le mieux-être de l’humanité".

Or, si le Téléthon récolte environ 100 millions d’euros de dons chaque année, le Sidaction n’en collecte que sept. Mieux répartir cette générosité, c’est donc l’idée des trois signataires de cette tribune.

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Bergé : «Le Téléthon parasite la générosité des Français»
Samuel Laurent et J.B. (lefigaro.fr) 21/11/2009 | Mise à jour : 16:56 |

Réagissant à ces propos tenus par l'homme d'affaires à Parlons Net, une émission diffusée sur France Info en partenariat avec lefigaro.fr, la présidente de l'Association française contre les myopathies se dit «profondément choquée».

À 79 ans, Pierre Bergé assume le fait de ne pas avoir sa langue dans sa poche. Et quand l'ancien compagnon d'Yves Saint Laurent est invité à une émission qui traite de politique, il n'hésite pas à devancer les questions sur son soutien financier à Ségolène Royal et sur la querelle de Dijon entre l'ex-candidate PS et Vincent Peillon. Même s'il «ne faut pas en faire une histoire», Bergé, qui précise qu'il n'est «pas socialiste, mais un homme de gauche», affiche la couleur : il est «séduit» par Vincent Peillon et continuera de le soutenir. En revanche, il tacle volontiers Benoît Hamon, «porte-parole battu aux élections, ce qui est assez rare». Quant à Royal, il estime qu'elle serait «la meilleure candidate du PS», si la présidentielle avait lieu demain. Mais se montre moins catégorique sur la perspective de 2012.

Autre sujet, la seconde partie de la vente des objets qu'il avait accumulés avec Yves Saint Laurent dans leurs maisons communes. L'occasion pour lui de revenir sur sa vie au côté du couturier, mais aussi d'évoquer la destination des sommes récoltées, qui iront à la lutte contre le sida. Pierre Bergé en profite pour dire tout le mal qu'il pense du Téléthon, qui «parasite la générosité des Français, la capte d'une manière populiste, en exhibant le malheur des enfants myopathes». Une maladie dont Pierre Bergé souffre, révèle-t-il. «Soyons clair, je n'accuse personne de détourner de l'argent (...), mais j'accuse que 100 millions pour le Téléthon ne sert à rien», a-t-il ajouté. «Les organisateurs du Téléthon ont trop d'argent, ils achètent des immeubles», a-t-il dit.

La présidente de l'Association française contre les myopathies (AFM), organisatrice du Téléthon, Laurence Tiennot-Herment, a démenti samedi tout placement financier dans l'immobilier ajoutant que Pierre Bergé «est coutumier de telles attaques particulièrement virulentes contre notre association». «Par contre, a-t-elle précisé sur France Info, nous engageons des moyens financiers parfois dans de la construction et dans du bâtiment», a-t-elle précisé, ajoutant que c'était «forcément toujours en lien avec nos missions sociales, guérir et aider». Elle a cité comme exemple la construction de trois appartements près d'Angers qui sont des «lieux de répit pour les familles», ou la construction d'un bâtiment dédié à la fabrication de médicaments de thérapie génique pour les maladies rares.

Voir la seconde partie de l'émission :

Dans la dernière partie de l'émission, les questions des internautes. Pierre Bergé, militant historique de la cause homosexuelle, en a profité pour livrer un plaidoyer en faveur de l'homoparentalité. Quant à l'affaire Polanski, l'homme d'affaires a estimé que le cinéaste «doit répondre à la justice» car «elle est la même pour tous».

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16/07/10 15:48 41 lenouvelobs.com Eric Besson "choqué par la divulgation d’informations" sur sa vie privée

Le Parisien annonçait ce matin la date du mariage du ministre de l'Immigration. Ce dernier indique que les informations du quotidien sont "partiellement inexactes".

Eric Besson et Yasmine Tordjman (Sipa)

Le ministre de l'Immigration et de l'Identité nationale Eric Besson a vivement réagi à une information du Parisien du vendredi 16 juillet annonçant son mariage avec sa jeune compagne Yasmine Tordjman.

Le ministre se déclare, dans un communiqué, "profondément choqué par la divulgation d’informations relatives à sa vie privée parues ce jour dans le journal Le Parisien et partiellement inexactes". Le quotidien annonçait la cérémonie pour le 16 septembre prochain dans la mairie du VIIème arrondissement de Paris.

Yasmine Tordjman, 23 ans, partage la vie d'Eric Besson depuis son divorce avec Sylvie Brunel en juin 2009.

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