Portrait d'une divorcée trahie (Libération, 12 octobre 2009) par un encenseur de Jean Sarkozy, fils du Grand Chef
Sylvie Brunel, épouse d'Eric Besson jusqu'en juin 2009, mère de la romancière Ariane Fornia.
Professeure de géographie à l'université Paul-Valéry de Montpellier, puis à Paris-Sorbonne Paris IV. Agrégée de géographie elle a enseigné à l'Institut d'études politiques de Paris.
Ancienne présidente d'Action contre la faim, Sylvie Brunel, née en 1960, a travaillé pendant dix-sept ans dans l'action humanitaire.
Elle a publié une vingtaine d'ouvrages consacrés au développement, dont Ceux qui vont mourrir de faim, Le Seuil, Paris 1997 ; La faim dans le monde, comprendre pour agir, PUF, Paris 1999 ; L'Afrique : Un continent en réserve de développement, Editions Bréal, 93561 Rosny-sous-Bois, 2004 ; Le développement durable, Puf, Que sais-je n°3719, Paris, 2004 ; L'Afrique dans la mondialisation, La documentation française, Paris, 2005 ; La Planète disneylandisée : Chronique d'un tour du monde, Sciences Humaines, Paris, 2006 ; A qui profite le développement durable, Larousse, Paris, 2008 .
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Désormais la focale "humanitaire" prime et la coopération internationale zappe de crise en crise (qualifiées bien sûr d'"humanitaires", ce qui ne veut rien dire), au gré des préoccupations géopolitiques du moment : Kurdistan en 1991, Somalie en 1992, Bosnie en 1993 (mais pas en 1995, au moment des massacres planifiés de Srebrenica), Rwanda en 1994 (pour le choléra à Goma, mais pas pour le génocide), Corée du Nord en 1996, ouragan Mitch en 1998, Kosovo en 1999, Ethiopie en 2000. Et pour 2001, l'Afghanistan...
Le "bruit de fond" des désastres burundais, sierra-léonais, haïtien, et plus globalement, la misère et le dénuement de millions d'êtres humains à travers le monde ne deviennent audibles que ponctuellement, lorsque l'une ou l'autre des grandes puissances se sent soudain concernée, parce que ses intérêts directs sont menacés.
Le temps du dévoiement, Le Monde, 22 novembre 2001, p. III
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Pourtant, l'efficacité des actions humanitaires menées en situation de crise ne peut pas être contestée. A condition cependant qu'elles soient ciblées sur ceux qui ont besoin d'être secourus parce que c'est pour eux une question de survie. Sur eux seuls, appropriées à leurs besoins réels et inscrites dans une évaluation des besoins sans cesse réexaminée à la lueur des résultats obtenus.
Je parle bien sûr d'actions indépendantes, impartiales, neutres. Toutes les ONG sérieuses et dignes de ce nom mènent leurs programmes dans le respect de ces principes. C'est pourquoi elles ont horreur autant des parachutages aveugles à haute altitude que des opérations improvisées, où de bons samaritains pleins de bonne volonté acheminent n'importe quoi à n'importe qui, n'importe où, engendrant gaspillages, renforcement des rapports de force locaux - qui sont précisément à l'origine du désastre -, et, en définitive, humiliation profonde des prétendus "bénéficiaires" d'une charité pleine d'autosatisfaction.
Ibidem
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Seuls des programmes de longue haleine dans les secteurs clés pour le développement que sont la santé pour tous et l'éducation primaire, la défense de la petite agriculture familiale paysanne, fondement de la constitution d'un marché intérieur, la mise en place de véritables partenariats fondés sur une vision moins égoïste et à court terme des intérêts des pays riches, permettront de régler le problème de fond du sous-développement et des inégalités croissantes dans l'humanité.
Ibidem
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Vendredi 18 Juillet 2008 "Le développement durable est confisqué par les riches" Propos recueillis par Marie VARASSON Eco-Life.fr, le journal de l’économie durable, Le JDD.fr
Sylvie Brunel est géographe, économiste et spécialiste du développement. Ancienne présidente de l'ONG Action contre la faim, elle est professeur de géographie à l'Université de La Sorbonne.--------
16 octobre 2009 liberation.fr blog Eric Besson: "Jean Sarkozy regorge de talents"
Un véritable dithyrambe. Interrogé par Libération sur la probable élection de Jean Sarkozy à la tête de l'Epad (établissement public chargé d'aménager le quartier d'affaires de la Défense), en marge d'une interview sur sa politique d'immigration, Eric Besson s'est livré à un éloge appuyé du fils du chef de l'Etat. Verbatim. Question de Libération: Est-ce que Jean Sarkozy fait un bon candidat à la tête de l’Epad? Réponse d'Eric Besson: La France a quand même quelques principes fondamentaux: quelque soit votre statut, vous pouvez être candidat à une élection. Jean Sarkozy a été candidat au Conseil général. Je lis sous la plume de Laurent Joffrin, dans un éditorial, qu’il a été élu, mais à Neuilly. Il se trouve qu’il y est né, qu’il y a vécu et, sauf erreur de ma part, qu’il a été élu par 42 conseillers généraux chef de file de la majorité départementale UMP au Conseil général des Hauts-de-Seine. Après, il y a la question de l’âge comme si quinze ans dans le sillage d’un animal politique comme l’est son père, vous ne pensez pas que c’est une formation accélérée? Ce garçon regorge de talents. Il va vite, très vite. Je prends date avec vous, s’il poursuit en politique, il ira très loin, pas besoin de grand monde pour le faire. Beaucoup de fées se sont penchées sur son berceau, je l’ai remarqué dès que j’ai fait sa connaissance. Quand un joueur éclate sur un terrain de foot à 16 ou 17 ans, vous ne vous demandez pas s’il a tous les titres de noblesse, vous ne le laissez pas sur le banc de touche. Lui, son talent est éclatant au sens propre du terme. Je pense qu’il a des ambitions fortes et des atouts. Moi je croyais que le seul diplôme du suffrage universel, c’était le vote. J’avais cru comprendre que le combat que voulions mener était celui de la réhabilitation du politique. Le rôle du politique n’est-il pas de définir les grandes orientations politiques, la technostructure étant chargée de les mettre en application? Je pense qu’il y a dans mon cabinet, dans mes services, des personnes plus compétentes que moi sur les questions qui relèvent de mon ministère, mais elles sont au service du politique que je suis. Libération: on sait que le politique est intervenu pour préparer le terrain à Jean Sarkozy, est-ce que c’est une bonne façon de réhabiliter le politique? Eric Besson: je pense qu’il n’y a pas un député, un sénateur, un ministre, un Président de la République qui ait vraiment envie que son enfant fasse de la politique, tous les politiques ont plutôt envie que leurs enfants fassent autre chose que de la politique. Ils en connaissent les charmes, les délices et la cruauté.--------
12/10/2009 à 00h00 Fort marrie
portrait. Sylvie Brunel. Géographe et ancienne humanitaire, l’ex-femme d’Eric Besson, déplore le sort fait aux épouses «périmées».On est le 15 octobre 1983, à la mairie de Saint Didier-au-Mont-d’Or, dans le Rhône. Sylvie Brunel et Eric Besson s’apprêtent à se dire «oui». Elle porte une robe écrue à col rond, gansée de cuir, lui un costume cravate. Ils n’ont pas préparé d’alliances. Eric Besson ne voulait pas ressembler «à une poule baguée». Le maire déroule les articles du code civil. «Les époux se doivent mutuellement fidélité, secours, assistance…» Eric Besson l’interrompt : «La fidélité, non.»«On ne pourra pas dire que je n’ai pas été prévenue», sourit aujourd’hui Sylvie Brunel. Qui ajoute : «De toute façon, je le savais. Le plus humiliant a été quand, le jour de la cérémonie, Eric s’est levé de table, les entrées à peine finies, pour aller regarder le grand prix de Formule 1.»
La maison.-------
EN 6 DATES
13 juillet 1960 Naissance à Douai (Nord). 1983 Mariage avec Eric Besson, avec qui elle aura trois enfants. 1985 Rejoint Médecins sans frontières, publie La vache du riche mange le grain… du riche, premier d’une longue série d’ouvrages. 1989 Rejoint Action contre la faim. 2007 Eric Besson change de camp politique et rallie Nicolas Sarkozy. 14 octobre 2009 Manuel de guérilla à l’usage des femmes (Grasset).--------
Et si on "mutualis[ait] les dons en faveur de la recherche médicale en France" ? Suggestion de Pierre Bergé, le président du Sidaction, dans une tribune, dans Le Monde daté de demain. Suggestion surtout après le tollé suscité par ses critiques à l’égard du Téléthon, qu’il accusait de "parasiter la générosité des Français" ! Pas question de retirer ce qui a déjà été dit (dans Parlons net sur France Info)... Dans sa tribune, cosignée par Line Renaud (vice-présidente du Sidaction) et Bertrand Audouin (directeur-général), Pierre Bergé réitére ses critiques grinçantes contre cette "exhibition populiste et indécente" des malades, organisée par l’AFM. Pour autant, "nous n’avons jamais voulu la mort du Téléthon ", se défendent les trois auteurs. Et d’aller plus loin : "dans la lutte contre les maladies, aucune cause n’est, per se, meilleure qu’une autre, car il n’y a pas d’échelle du malheur ", précise-t-il. "Cancers, myopathies, sida, maladies rares, nouveaux virus, d’autres encore, tous devraient pouvoir travailler ensemble et à armes égales dans un objectif commun : le mieux-être de l’humanité". Or, si le Téléthon récolte environ 100 millions d’euros de dons chaque année, le Sidaction n’en collecte que sept. Mieux répartir cette générosité, c’est donc l’idée des trois signataires de cette tribune.--------
Bergé : «Le Téléthon parasite la générosité des Français»
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16/07/10 15:48 41 lenouvelobs.com
Eric Besson "choqué par la divulgation d’informations" sur sa vie privée
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Samuel Laurent et J.B. (lefigaro.fr)
21/11/2009 | Mise à jour : 16:56 |
Réagissant à ces propos tenus par l'homme d'affaires à Parlons Net, une émission diffusée sur France Info en partenariat avec lefigaro.fr, la présidente de l'Association française contre les myopathies se dit «profondément choquée».
À 79 ans, Pierre Bergé assume le fait de ne pas avoir sa langue dans sa poche. Et quand l'ancien compagnon d'Yves Saint Laurent est invité à une émission qui traite de politique, il n'hésite pas à devancer les questions sur son soutien financier à Ségolène Royal et sur la querelle de Dijon entre l'ex-candidate PS et Vincent Peillon. Même s'il «ne faut pas en faire une histoire», Bergé, qui précise qu'il n'est «pas socialiste, mais un homme de gauche», affiche la couleur : il est «séduit» par Vincent Peillon et continuera de le soutenir. En revanche, il tacle volontiers Benoît Hamon, «porte-parole battu aux élections, ce qui est assez rare». Quant à Royal, il estime qu'elle serait «la meilleure candidate du PS», si la présidentielle avait lieu demain. Mais se montre moins catégorique sur la perspective de 2012.
Autre sujet, la seconde partie de la vente des objets qu'il avait accumulés avec Yves Saint Laurent dans leurs maisons communes. L'occasion pour lui de revenir sur sa vie au côté du couturier, mais aussi d'évoquer la destination des sommes récoltées, qui iront à la lutte contre le sida. Pierre Bergé en profite pour dire tout le mal qu'il pense du Téléthon, qui «parasite la générosité des Français, la capte d'une manière populiste, en exhibant le malheur des enfants myopathes». Une maladie dont Pierre Bergé souffre, révèle-t-il. «Soyons clair, je n'accuse personne de détourner de l'argent (...), mais j'accuse que 100 millions pour le Téléthon ne sert à rien», a-t-il ajouté. «Les organisateurs du Téléthon ont trop d'argent, ils achètent des immeubles», a-t-il dit.
La présidente de l'Association française contre les myopathies (AFM), organisatrice du Téléthon, Laurence Tiennot-Herment, a démenti samedi tout placement financier dans l'immobilier ajoutant que Pierre Bergé «est coutumier de telles attaques particulièrement virulentes contre notre association». «Par contre, a-t-elle précisé sur France Info, nous engageons des moyens financiers parfois dans de la construction et dans du bâtiment», a-t-elle précisé, ajoutant que c'était «forcément toujours en lien avec nos missions sociales, guérir et aider». Elle a cité comme exemple la construction de trois appartements près d'Angers qui sont des «lieux de répit pour les familles», ou la construction d'un bâtiment dédié à la fabrication de médicaments de thérapie génique pour les maladies rares.
Voir la seconde partie de l'émission :
Dans la dernière partie de l'émission, les questions des internautes. Pierre Bergé, militant historique de la cause homosexuelle, en a profité pour livrer un plaidoyer en faveur de l'homoparentalité. Quant à l'affaire Polanski, l'homme d'affaires a estimé que le cinéaste «doit répondre à la justice» car «elle est la même pour tous».