
Mars 2010 : Roselyne Bachelot accorde 450 euros, au lieu de 300, pour "éliminer" un enfant, à l'occasion de la journée internationale de la femme occidentale libérée
Février 2010 : Toujours plus de 200.000 avortements légalisés (loi Veil, 1975) par an, en France (200.000 x 35 = 7.000.000).
Janvier 2007 : La France a été le pays le plus fécond d'Europe en 2006 (gràce aux immigrées, et étrangères venant accoucher en France ..., turques par exemple, ce qui permet d'avoir pour les enfants la nationalité française ..., sujet tabou, censure républicaine)
150 millions d'immigrés en 2025 en Europe ?
Toujours 200.000 IVG en 2004 ...
200.000 IVG en 2001, officiellement
La loi Aubry sur l'IVG reste contestée et peu appliquée
La pilule du lendemain, un bilan positif selon l'Education nationale
-----
Au lycée, le Norlévo est entré dans les mœurs
Près de six mille jeunes filles ont obtenu la pilule du lendemain auprès de leur infirmière scolaire en 2001-2002 En décembre 1999, la décision par Ségolène Royal d'autoriser les infirmières scolaires à délivrer le Norlévo déclenchait une vive polémique, le ministre du gouvernement Jospin étant accusé par les associations familiales et l'opposition de l'époque de bafouer l'autorité parentale.Elles viennent par deux, leurs joues rougissantes. «C'est pour une copine», expliquent-elles. «J'ai besoin de vous parler discrètement», renchérit l'une d'entre elles. A ces mots, Brigitte a déjà compris. Une des adolescentes a eu des rapports non protégés. Infirmière scolaire au lycée Geoffroy-Saint-Hilaire d'Etampes (Essonne) depuis trois ans, cette jolie brune de quarante-cinq ans est régulièrement confrontée à des demandes de Norlévo.
Situé en bordure d'une cité HLM, l'établissement, qui accueille plus de deux mille deux cents élèves de la seconde au BTS, couvre également près d'une centaine de communes rurales. Les élèves, souvent issus de milieux défavorisés, n'hésitent pas à franchir la porte de l'infirmerie «la plus belle de toute l'académie». Dans la spacieuse pièce aux murs roses, le défilé est permanent, avec près de soixante-dix visites par jour. Les élèves viennent chercher des conseils et avant tout une écoute. «Pour certaines jeunes filles, je suis le seul interlocuteur en matière de sexualité et de contraception», raconte Brigitte. Les demandes de Norlévo, elles, arrivent souvent le lundi matin ou le jeudi matin. Sachant que l'hôpital est à trois kilomètres de distance, le Planning familial et les pharmacies parfois fermés, Brigitte doit compter sur ses réserves de pilules du lendemain. Car, malgré les nombreuses opérations de prévention organisées chaque année au lycée, elle ne voit pas la demande fléchir. Depuis l'entrée en application du dispositif d'urgence, début 2000, Brigitte voit ses stocks de Norlévo s'écouler de plus en plus rapidement. Pendant l'année scolaire 2000-2001, elle a délivré près de vingt-deux boîtes de Norlévo. C'est autant de comprimés qu'elle a donnés en moins d'un trimestre depuis la rentrée scolaire de septembre. En effet, certaines élèves n'hésitent pas à revenir plusieurs fois. A chaque demande, Brigitte rappelle que le Norlévo est avant tout un médicament d'urgence. «Pour responsabiliser les jeunes filles, j'aurais souhaité que le Norlévo ne soit pas gratuit. Il s'agissait de donner une contribution symbolique de un ou deux euros», plaide Brigitte. Les raisons de cette forte demande sont bien connues : si les jeunes sont saturés d'informations en matière de contraception, ils ne s'en servent pas correctement. «Quand on discute avec une jeune fille qui demande du Norlévo, on s'aperçoit au final qu'elle n'avait pas utilisé de préservatif.» Et, quand il y a contraceptif, il est mal utilisé. La méconnaissance de leur corps et les tabous à l'intérieur des familles y sont également pour beaucoup. Plutôt que de prendre une contraception régulière et d'en parler à leurs parents, de nombreuses adolescentes préfèrent risquer une grossesse. Pour cette même raison, les jeunes filles rechignent à demander le Norlévo au pharmacien qu'elle connaisse depuis quinze ans... Changement de décor, même constat : «Les parents ne donnent plus de temps à leurs enfants», soupire Bruno, infirmier scolaire au lycée Montaigne à Paris. Face au jardin du Luxembourg, l'établissement construit au XIXe siècle accueille la crème de l'élite parisienne : enfants de hauts magistrats, d'avocats célèbres, de professeurs émérites... Près de mille huit cents élèves scolarisés de la sixième à la terminale. Comme partout ailleurs, la communication entre les adolescents et leurs parents n'est pas évidente. Toutefois, chaque fois que ses élèves viennent lui parler de contraception, il leur conseille d'entamer le dialogue à la maison. «Ils sont souvent surpris de la tolérance de leurs parents quand ils abordent le sujet contraception», raconte-t-il avec un large sourire. Depuis son affectation au lycée Montaigne, il y a deux ans, Bruno n'a délivré aucune pilule du lendemain. Seules une dizaine d'élèves âgées de quinze à dix-sept ans «ont fait une tentative d'approche». Au total, trois élèves ont été orientées vers le Planning familial tout proche, et aucune n'a reçu de Norlévo. La plupart d'entre elles s'étaient inquiétées par ignorance de leur corps. «Elles ne savent pas quand elles ovulent, quand et pourquoi elles ont leurs premières menstruations.» Dans tous les cas, l'infirmier papa poule a mis son numéro de téléphone personnel à disposition pour pouvoir aider à n'importe quel moment une élève en détresse. Et toute la documentation en matière de contraception est disponible en toute discrétion dans la salle d'attente de l'infirmerie. Mais, comme Brigitte, il souhaiterait faire plus de prévention active. «Pour cela, il faudrait que je sorte plus souvent de l'infirmerie», remarque-t-il, tout en s'apprêtant à accueillir le trente-cinquième élève de la matinée...------------
Le nombre d'IVG reste toujours aussi élevé
Des associations appellent à manifester jeudi (15 janvier 2004) pour la réduction du délai d'attente.
-----------
Avec plus de 830 000 naissances, la France a été le pays le plus fécond d'Europe en 2006 LE MONDE | 16.01.07 | 13h53 • Mis à jour le 16.01.07 | 13h53
La natalité française est en pleine forme : en 2006, avec un taux de fécondité légèrement supérieur à 2 enfants par femme, l'Hexagone est devenu, avec l'Irlande, le pays le plus fécond d'Europe. Ce dynamisme fait de la France une véritable "exception", souligne le bilan démographique de l'Insee, rendu public mardi 16 janvier : nos voisins, qu'il s'agisse de l'Allemagne, de l'Italie ou de l'Espagne, affichent des taux de fécondité qui ne dépassent pas 1,4 enfant par femme. Quant aux pays de l'Est, ils affrontent une crise profonde de la natalité : en Slovaquie, en Slovénie, en Pologne, en Lituanie ou en République tchèque, les taux sont souvent inférieurs à 1,3 enfant par femme.
En France, le mini boom démographique des années 2000 semble s'installer durablement : bien que le nombre de femmes en âge de procréer soit en baisse, l'année 2006 est, avec plus de 830 000 naissances, le meilleur cru démographique depuis 1981. "Le nombre de naissances est plus élevé que le pic de l'an 2000 et atteint un niveau jamais observé depuis vingt-cinq ans", souligne Lucile Richet-Mastain, auteure de l'étude. L'âge moyen à la maternité ne cesse d'augmenter : en 2006, une femme accouche en moyenne à près de 30 ans contre seulement 27,7 ans il y a deux décennies.
Tous ces bébés viennent au monde dans des familles profondément transformées : aujourd'hui, un enfant sur deux naît hors mariage contre seulement 6 % en 1970. L'union libre est désormais tellement répandue que le législateur en a tiré les conséquences : dès 1972, les droits des enfants "naturels" ont été alignés sur ceux des enfants "légitimes" et depuis 2005, ces mots ont été bannis du code civil, qui ne distingue plus les enfants nés dans le mariage, des autres. "Le choix du mariage ou de l'union n'a pas un grand impact sur la vie familiale", reconnaissait d'ailleurs en 2005 le rapport de l'Assemblée nationale sur la famille, dont la rapporteure était la porte-parole de l'UMP, Valérie Pécresse.
Si le mariage ne cesse de décliner (276 303 en 2005), le pacte civil de solidarité (pacs), né en 1999 dans le tumulte et les polémiques, continue de remporter un beau succès : en 2005, plus de 60 000 ont été conclus, soit 50 % de plus que l'année précédente. Et cette vogue semble se poursuivre puisque près de 58 000 de ces contrats ouverts aux homosexuels comme aux hétérosexuels ont été signés au cours des trois premiers trimestres de l'année 2006. Au total, depuis la création de ce mode d'union que Jacques Chirac jugeait "inadapté aux besoins de la famille", plus de 260 000 contrats ont été signés.
POURSUITE DU VIEILLISSEMENT
Malgré le dynamisme de la natalité, le vieillissement de la population se poursuit. La part des personnes âgées de plus de 65 ans ne cesse d'augmenter : au 1er janvier 2007, elles représentaient, en France, 16,2 % de la population contre seulement 15 % en 1994. Et les projections de l'Insee montrent que ce mouvement devrait s'accentuer dans les années à venir : selon Olivier Léon et Pascal Godefroi, le nombre de personnes âgées de plus de 60 ans devrait, à l'horizon 2030, augmenter de près de 60 % (Le Monde du 20 décembre 2006). Pour les octogénaires, les chiffres sont plus impressionnants encore : au cours des vingt-cinq prochaines années, le nombre de personnes âgées de plus de 80 ans devrait progresser de 75 %.
Ce vieillissement est lié à l'arrivée, à l'âge de la retraite, des "baby-boomers", ces générations nombreuses nées après la seconde guerre mondiale : les bébés nés en 1946 ont fêté leurs 60 ans en 2006. Mais il est aussi le fruit des progrès extraordinaires de la médecine : en 2006, l'espérance de vie a franchi la barre des 84 ans pour les femmes et des 77 ans pour les hommes. "En un an, en 2005, les femmes ont gagné trois mois et demi et les hommes presque cinq mois", constate Lucile Richet-Mastain dans son étude.
Alors qu'elle atteignait à peine vingt-cinq ans au milieu du XVIIIe siècle - à l'âge de 10 ans, la moitié des enfants étaient déjà décédés -, l'espérance de vie a énormément progressé depuis la seconde guerre mondiale : de 1950 à 2005, elle a gagné quatorze ans pour les hommes et quinze pour les femmes. Ces chiffres font de la France l'un des pays d'Europe où l'on vit le plus longtemps : les Français décèdent en moyenne un an plus tard que leurs voisins de l'Union européenne. La palme de la longévité revient à l'Italie tandis que la Lettonie et la Lituanie se situent loin derrière.
LE MONDE | 16.01.07 | 13h53 • Mis à jour le 16.01.07 | 13h53
--------