Mars 2010 : Roselyne Bachelot accorde 450 euros, au lieu de 300, pour "éliminer" un enfant, à l'occasion de la journée internationale de la femme occidentale libérée
Février 2010 : Toujours plus de 200.000 avortements légalisés (loi Veil, 1975) par an, en France (200.000 x 35 = 7.000.000).
Janvier 2007 : La France a été le pays le plus fécond d'Europe en 2006 (gràce aux immigrées, et étrangères venant accoucher en France ..., turques par exemple, ce qui permet d'avoir pour les enfants la nationalité française ..., sujet tabou, censure républicaine)
150 millions d'immigrés en 2025 en Europe ?
Toujours 200.000 IVG en 2004 ...
200.000 IVG en 2001, officiellement
La loi Aubry sur l'IVG reste contestée et peu appliquée
La pilule du lendemain, un bilan positif selon l'Education nationale

Des professionnels réticents à appliquer les nouveaux délais d'avortement, des services hospitaliers débordés et toujours plus de grossesses d'adolescentes

C'est un bilan en demi-teinte que va recevoir d'ici quelques jours le ministre de la Santé, Jean-François Mattei, sur la loi Aubry de juillet 2001. Pas celle créant les 35 heures, mais celle qui a rallongé le délai légal d'interruption volontaire de grossesse (IVG) de dix à douze semaines, et qui n'a pas fondamentalement changé la donne pour les femmes.

En chiffres d'abord, ses effets sont aujourd'hui peu mesurables. Il faut dire qu'une partie des décrets d'application ont mis de longs mois avant d'être publiés.

En pratique ensuite, le travail de terrain réalisé par le groupe national d'appui, chargé du suivi de la mise en oeuvre de la loi, et qui s'apprête à envoyer son rapport au ministre de la Santé, montre que les difficultés d'application de la loi ne sont pas réglées. L'allongement de deux semaines du délai légal d'avortement, qui a concentré les critiques au moment du vote de la loi, continue de susciter des réserves chez une partie des professionnels de santé.

Selon le Mouvement du planning familial, 40% des établissements en Ile-de-France ne l'appliquent toujours pas. Petit à petit, la dernière circulaire ministérielle, enjoignant les Drass (action régionale sociale et sanitaire) d'organiser des formations pour les médecins sur ces délais tardifs, commence toutefois à produire des effets, selon le groupe national d'appui.

Le principal point noir reste, selon le groupe, les délais d'accès à l'IVG. En Ile-de-France notamment, le délai d'attente pour une intervention s'élève à trois ou quatre semaines. «Si l'on met bout à bout le temps de déceler la grossesse, celui de prendre la décision d'une IVG, puis de trouver un centre qui pratique des IVG, et enfin le délai d'attente du centre lui-même, nombre de femmes frôlent le dépassement du délai légal pour un avortement», explique une représentante du Planning familial. «Finalement, la prolongation de deux semaines de la loi Aubry sert trop souvent à compenser l'allongement des délais d'attente...» La saturation des hôpitaux, notamment des maternités en raison du mini baby-boom, ne fait qu'accentuer ce problème. D'autant que l'activité d'IVG est rarement prioritaire au sein des établissements.

Quant à la pratique de l'IVG médicamenteuse en ville, bien que prévue par la loi, elle n'a pas encore émergé : les professionnels attendent encore les derniers arrêtés techniques. Le groupe d'appui compte là aussi demander au ministre de faire avancer le dossier. «Globalement, le nombre d'IVG en France est stable depuis une dizaine d'années, explique un de ses membres. La loi ne bouleverse pas les statistiques. Elle semble aujourd'hui n'avoir joué qu'à la marge, pour certaines situations.»

Le constat est le même en ce qui concerne les mineures, pour qui le texte prévoit, outre l'allongement du délai légal d'IVG, la suppression de l'autorisation parentale. Les tout derniers tableaux de l'Insee montrent que le nombre de mineures devenues mères a légèrement augmenté en 2001 : 3 215 enfants sont nés de mères âgées de 13 à 17 ans contre 2 873 en 2000.

Globalement, sur les vingt dernières années, le nombre de grossesses chez les adolescentes a fortement diminué grâce à la prévention, mais le nombre annuel d'IVG déclarées depuis la loi Veil de 1975 a stagné entre 8 000 et 10 600, soit près de 5% du nombre total d'IVG.

Pour beaucoup de professionnels de l'action sociale, l'allongement du délai d'IVG ne résout pas la situation de jeunes filles en grande difficulté sociale ou familiale, qui n'ont pas eu accès à la prévention, ni à l'information, sont victimes de tabous et parfois de violences sexuelles. «Deux semaines de plus pour l'IVG ? La majorité du temps, pour des jeunes filles en grande difficulté, ce n'est pas la question», explique le directeur d'un foyer spécialisé près d'Angers. «Beaucoup d'entre elles cachent, ou même se cachent à elles-mêmes, la grossesse pendant des mois surtout quand elles ont été victimes de violences.»
lefigaro.fr, Laurence de Charette [20 décembre 2002]

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Au lycée, le Norlévo est entré dans les mœurs

Près de six mille jeunes filles ont obtenu la pilule du lendemain auprès de leur infirmière scolaire en 2001-2002

En décembre 1999, la décision par Ségolène Royal d'autoriser les infirmières scolaires à délivrer le Norlévo déclenchait une vive polémique, le ministre du gouvernement Jospin étant accusé par les associations familiales et l'opposition de l'époque de bafouer l'autorité parentale.
Ce contraceptif d'urgence – en vente libre dans les pharmacies depuis juin 1999 – permet aux jeunes filles d'éviter une grossesse non désirée s'il est absorbé au plus tard dans les 72 heures après un rapport. Trois ans plus tard, une étude de la direction de l'enseignement scolaire portant sur l'année 2001-2002 dresse un bilan «positif» de cette mesure, notamment dans la prévention des grossesses non désirées, mais surtout, en matière d'information des jeunes filles.
Comme le souligne Élisabeth Aubény, gynécologue et présidente de l'Association pour la contraception, «quand on parle de pilule du lendemain, on engage un dialogue global sur la contraception». Outre la délivrance du Norlévo, les informations scolaires permettent d'assurer le suivi des élèves qui en font la demande, quitte à les envoyer au Planning familial ou chez un médecin.
Le Planning familial va même jusqu'à affirmer que le nombre d'IVG chez les mineures a chuté en raison de cette disposition. «Nous avons 20 à 25% d'adolescentes en moins qui viennent nous voir pour un avortement», assure Maïté Albagly, secrétaire générale de cette association.
Au cours de l'année 2001-2002, 15 171 jeunes filles (?) ont demandé le Norlévo à l'infirmière de leur établissement. Ces dernières ont délivré la pilule du lendemain dans 59,8 % des cas, soit 5 826 élèves. Deux ans plus tôt, elles l'avaient distribué dans 23 % des cas. Dans la majorité des cas, les demandes sont le fait de lycéennes mineures même si «on peut supposer que les élèves (...) ont un âge proche de la majorité», note l'étude. Cependant, les demandes de collégiennes sont loin d'être négligeables.
En 2001-2002, 3005 élèves de collèges ont demandé le Norlévo. Enfin, dernier constat, depuis la parution du décret d'application le 9 janvier 2002 permettant aux mineures de se procurer anonymement et gratuitement le Norlévo dans les pharmacies, les infirmières voient les demandes diminuer. Toutefois, elles dénoncent le manque de coopération de certains pharmaciens qui refusent de la délivrer gratuitement. «Les caisses d'assurance-maladie remboursent inégalement les pharmaciens», rétorque Jean-Luc Audhoui, porte-parole de l'Ordre des pharmaciens.

Elles viennent par deux, leurs joues rougissantes. «C'est pour une copine», expliquent-elles. «J'ai besoin de vous parler discrètement», renchérit l'une d'entre elles. A ces mots, Brigitte a déjà compris. Une des adolescentes a eu des rapports non protégés. Infirmière scolaire au lycée Geoffroy-Saint-Hilaire d'Etampes (Essonne) depuis trois ans, cette jolie brune de quarante-cinq ans est régulièrement confrontée à des demandes de Norlévo.

Situé en bordure d'une cité HLM, l'établissement, qui accueille plus de deux mille deux cents élèves de la seconde au BTS, couvre également près d'une centaine de communes rurales. Les élèves, souvent issus de milieux défavorisés, n'hésitent pas à franchir la porte de l'infirmerie «la plus belle de toute l'académie». Dans la spacieuse pièce aux murs roses, le défilé est permanent, avec près de soixante-dix visites par jour. Les élèves viennent chercher des conseils et avant tout une écoute. «Pour certaines jeunes filles, je suis le seul interlocuteur en matière de sexualité et de contraception», raconte Brigitte.

Les demandes de Norlévo, elles, arrivent souvent le lundi matin ou le jeudi matin. Sachant que l'hôpital est à trois kilomètres de distance, le Planning familial et les pharmacies parfois fermés, Brigitte doit compter sur ses réserves de pilules du lendemain. Car, malgré les nombreuses opérations de prévention organisées chaque année au lycée, elle ne voit pas la demande fléchir.

Depuis l'entrée en application du dispositif d'urgence, début 2000, Brigitte voit ses stocks de Norlévo s'écouler de plus en plus rapidement. Pendant l'année scolaire 2000-2001, elle a délivré près de vingt-deux boîtes de Norlévo. C'est autant de comprimés qu'elle a donnés en moins d'un trimestre depuis la rentrée scolaire de septembre. En effet, certaines élèves n'hésitent pas à revenir plusieurs fois. A chaque demande, Brigitte rappelle que le Norlévo est avant tout un médicament d'urgence. «Pour responsabiliser les jeunes filles, j'aurais souhaité que le Norlévo ne soit pas gratuit. Il s'agissait de donner une contribution symbolique de un ou deux euros», plaide Brigitte.

Les raisons de cette forte demande sont bien connues : si les jeunes sont saturés d'informations en matière de contraception, ils ne s'en servent pas correctement. «Quand on discute avec une jeune fille qui demande du Norlévo, on s'aperçoit au final qu'elle n'avait pas utilisé de préservatif.» Et, quand il y a contraceptif, il est mal utilisé. La méconnaissance de leur corps et les tabous à l'intérieur des familles y sont également pour beaucoup. Plutôt que de prendre une contraception régulière et d'en parler à leurs parents, de nombreuses adolescentes préfèrent risquer une grossesse. Pour cette même raison, les jeunes filles rechignent à demander le Norlévo au pharmacien qu'elle connaisse depuis quinze ans...

Changement de décor, même constat : «Les parents ne donnent plus de temps à leurs enfants», soupire Bruno, infirmier scolaire au lycée Montaigne à Paris. Face au jardin du Luxembourg, l'établissement construit au XIXe siècle accueille la crème de l'élite parisienne : enfants de hauts magistrats, d'avocats célèbres, de professeurs émérites... Près de mille huit cents élèves scolarisés de la sixième à la terminale. Comme partout ailleurs, la communication entre les adolescents et leurs parents n'est pas évidente. Toutefois, chaque fois que ses élèves viennent lui parler de contraception, il leur conseille d'entamer le dialogue à la maison. «Ils sont souvent surpris de la tolérance de leurs parents quand ils abordent le sujet contraception», raconte-t-il avec un large sourire.

Depuis son affectation au lycée Montaigne, il y a deux ans, Bruno n'a délivré aucune pilule du lendemain. Seules une dizaine d'élèves âgées de quinze à dix-sept ans «ont fait une tentative d'approche». Au total, trois élèves ont été orientées vers le Planning familial tout proche, et aucune n'a reçu de Norlévo. La plupart d'entre elles s'étaient inquiétées par ignorance de leur corps. «Elles ne savent pas quand elles ovulent, quand et pourquoi elles ont leurs premières menstruations.»

Dans tous les cas, l'infirmier papa poule a mis son numéro de téléphone personnel à disposition pour pouvoir aider à n'importe quel moment une élève en détresse. Et toute la documentation en matière de contraception est disponible en toute discrétion dans la salle d'attente de l'infirmerie. Mais, comme Brigitte, il souhaiterait faire plus de prévention active. «Pour cela, il faudrait que je sorte plus souvent de l'infirmerie», remarque-t-il, tout en s'apprêtant à accueillir le trente-cinquième élève de la matinée...
lefigaro.fr, Cécile Calla [20 décembre 2002]

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Le nombre d'IVG reste toujours aussi élevé
Des associations appellent à manifester jeudi (15 janvier 2004) pour la réduction du délai d'attente.

Plusieurs associations militant pour les droits des femmes appellent à manifester jeudi devant le ministère de la Santé pour réclamer le respect de la loi sur l'IVG-contraception du 4 juillet 2001 : «Le délai de trois semaines pour obtenir un rendez-vous est insupportable et oblige certaines femmes à partir à l'étranger alors que leur première demande s'inscrivait dans les délais légaux.» Selon des chiffres communiqués samedi par le ministère, le nombre d'IVG reste stable, et ce n'est pas très glorieux : 198 700 en 2001, soit 13,8 avortements pour 1 000 femmes de 15 à 49 ans. Il est de 6,5 aux Pays-Bas. Ce taux augmente cependant régulièrement pour les mineures, qui sont entre 8 000 à 10 000 à recourir à l'intervention. Près de 30 % des IVG sont pratiquées par mode médicamenteux, mais le ministre de la Santé n'a toujours pas sorti le décret permettant de le faire en ville, chez un gynécologue, comme le prévoit la loi de 2001.

La direction des statistiques du ministère relève que le recours à l'IVG est plus fréquent dans le sud de la France, en région parisienne et dans les départements d'outre-mer. Dans ces régions, plus de 17 femmes sur 1 000 sont concernées, contre moins de 10 en Pays de la Loire ou en Normandie. Ces écarts seraient «vraisemblablement le fruit de différences régionales de comportements relatifs à la sexualité, à la contraception et au désir d'enfant», explique le ministère. Cette lapalissade ne satisfait ni les associations, ni les professionnels de la contraception et de l'IVG. En Paca, où l'on constate un accroissement des IVG (plus 26 % en huit ans) et où une grossesse sur quatre finit par un avortement, on tire la sonnette d'alarme. Pour le Planning familial et la direction régionale des affaires sanitaires et sociales (Drass), cette évolution «illustre un relâchement dans les pratiques contraceptives très préoccupant».

Le Dr Patrick Provansal, de la Drass, relève que l'accroissement d'activité ne s'est accompagné d'aucune augmentation d'effectifs. «En une dizaine d'années, un quart des structures effectuant des IVG ont disparu dans la région.» En décembre, l'établissement privé marseillais Vert-Coteau a menacé de ne plus pratiquer «cet acte médical déficitaire».
Libération, Par Blandine GROSJEAN, lundi 12 janvier 2004, p. 17

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Avec plus de 830 000 naissances, la France a été le pays le plus fécond d'Europe en 2006 LE MONDE | 16.01.07 | 13h53 • Mis à jour le 16.01.07 | 13h53

La natalité française est en pleine forme : en 2006, avec un taux de fécondité légèrement supérieur à 2 enfants par femme, l'Hexagone est devenu, avec l'Irlande, le pays le plus fécond d'Europe. Ce dynamisme fait de la France une véritable "exception", souligne le bilan démographique de l'Insee, rendu public mardi 16 janvier : nos voisins, qu'il s'agisse de l'Allemagne, de l'Italie ou de l'Espagne, affichent des taux de fécondité qui ne dépassent pas 1,4 enfant par femme. Quant aux pays de l'Est, ils affrontent une crise profonde de la natalité : en Slovaquie, en Slovénie, en Pologne, en Lituanie ou en République tchèque, les taux sont souvent inférieurs à 1,3 enfant par femme.

En France, le mini boom démographique des années 2000 semble s'installer durablement : bien que le nombre de femmes en âge de procréer soit en baisse, l'année 2006 est, avec plus de 830 000 naissances, le meilleur cru démographique depuis 1981. "Le nombre de naissances est plus élevé que le pic de l'an 2000 et atteint un niveau jamais observé depuis vingt-cinq ans", souligne Lucile Richet-Mastain, auteure de l'étude. L'âge moyen à la maternité ne cesse d'augmenter : en 2006, une femme accouche en moyenne à près de 30 ans contre seulement 27,7 ans il y a deux décennies.

Tous ces bébés viennent au monde dans des familles profondément transformées : aujourd'hui, un enfant sur deux naît hors mariage contre seulement 6 % en 1970. L'union libre est désormais tellement répandue que le législateur en a tiré les conséquences : dès 1972, les droits des enfants "naturels" ont été alignés sur ceux des enfants "légitimes" et depuis 2005, ces mots ont été bannis du code civil, qui ne distingue plus les enfants nés dans le mariage, des autres. "Le choix du mariage ou de l'union n'a pas un grand impact sur la vie familiale", reconnaissait d'ailleurs en 2005 le rapport de l'Assemblée nationale sur la famille, dont la rapporteure était la porte-parole de l'UMP, Valérie Pécresse.

Si le mariage ne cesse de décliner (276 303 en 2005), le pacte civil de solidarité (pacs), né en 1999 dans le tumulte et les polémiques, continue de remporter un beau succès : en 2005, plus de 60 000 ont été conclus, soit 50 % de plus que l'année précédente. Et cette vogue semble se poursuivre puisque près de 58 000 de ces contrats ouverts aux homosexuels comme aux hétérosexuels ont été signés au cours des trois premiers trimestres de l'année 2006. Au total, depuis la création de ce mode d'union que Jacques Chirac jugeait "inadapté aux besoins de la famille", plus de 260 000 contrats ont été signés.

POURSUITE DU VIEILLISSEMENT

Malgré le dynamisme de la natalité, le vieillissement de la population se poursuit. La part des personnes âgées de plus de 65 ans ne cesse d'augmenter : au 1er janvier 2007, elles représentaient, en France, 16,2 % de la population contre seulement 15 % en 1994. Et les projections de l'Insee montrent que ce mouvement devrait s'accentuer dans les années à venir : selon Olivier Léon et Pascal Godefroi, le nombre de personnes âgées de plus de 60 ans devrait, à l'horizon 2030, augmenter de près de 60 % (Le Monde du 20 décembre 2006). Pour les octogénaires, les chiffres sont plus impressionnants encore : au cours des vingt-cinq prochaines années, le nombre de personnes âgées de plus de 80 ans devrait progresser de 75 %.

Ce vieillissement est lié à l'arrivée, à l'âge de la retraite, des "baby-boomers", ces générations nombreuses nées après la seconde guerre mondiale : les bébés nés en 1946 ont fêté leurs 60 ans en 2006. Mais il est aussi le fruit des progrès extraordinaires de la médecine : en 2006, l'espérance de vie a franchi la barre des 84 ans pour les femmes et des 77 ans pour les hommes. "En un an, en 2005, les femmes ont gagné trois mois et demi et les hommes presque cinq mois", constate Lucile Richet-Mastain dans son étude.

Alors qu'elle atteignait à peine vingt-cinq ans au milieu du XVIIIe siècle - à l'âge de 10 ans, la moitié des enfants étaient déjà décédés -, l'espérance de vie a énormément progressé depuis la seconde guerre mondiale : de 1950 à 2005, elle a gagné quatorze ans pour les hommes et quinze pour les femmes. Ces chiffres font de la France l'un des pays d'Europe où l'on vit le plus longtemps : les Français décèdent en moyenne un an plus tard que leurs voisins de l'Union européenne. La palme de la longévité revient à l'Italie tandis que la Lettonie et la Lituanie se situent loin derrière.
LE MONDE | 16.01.07 | 13h53 • Mis à jour le 16.01.07 | 13h53

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