LIEN VERS Avant le 16 mai 2007
Les Balkany à la vie à la mort

(Juin/Juillet 2008) Rupture et transparence : L'"album" de la Première Dame de France : temps, sexe et drogue ? ; exhibition sur le toit de l'Elysée
(Juin 2008) L'Express (Christophe Barbier) attaque Rachida Dati, l'ancienne "protégée" de Cécilia
(Mai 2008) Anniversaire, Paris-Match : le sacre de Carla
(Mars 2008) Cécilia dément formellement ; plainte abandonnée ; re-re-mariage avec Richard Attias, à la synagogue ?, en robe Versace blanche-ivoire ; tandis que Nicolas et Carla dans un palais de Marrakech
(Février 2008) L'erreur du SMS du NouvelObs, accusé d'antisémitisme : excuses ;
(Février 2008) Carla Bruni : l'interview de l'ami Christophe Barbier : amour toujours "Epouse jusqu'à la mort"
(Janvier 2008) Closer condamné à 30.000 euros
(Décembre 2007) Carla : Un clône ? (un clan J.G.?)
(Octobre 2007) Le divorce et la première page de Paris-Match, puis de Elle ..., etc ...
(14 juillet 2007) Le cri du coeur : "Au fond Cécilia, c'est mon seul souci"

Février 2008. Comment Carla a séduit le Président
Juin 2008. La riche italienne de la gauche caviar, qui n'aime pas Royal à cause de sa voix, refuse de "faire corps" avec la droite bling-bling

Maître Nicolas Sàrközy de Nagy-Bocsa (1955-), avocat d'affaires (1981), conseiller municipal (1977), maire de Neuilly (1983), conseiller général (1986), président du conseil général des Hauts-de-Seine (2004), conseiller régional (1983), député (1988), ministre (1993), président de l'UMP (2004), président de la République française (mai 2007), divorcé de Marie-Dominique Culioli (octobre 1996)(épousée le 23 septembre 1982), re-divorcé de Cécilia (Cécile) Ciganer (Chougarov) Albéniz (octobre 2007)(épousée le 23 octobre 1996 après un concubinage notoire depuis 1989), en concubinage notoire (décembre 2007) avec l'ancienne top-model italienne, riche mondaine totalement "libérée", chanteuse-compositeure, Carla Bruni Tedeschi (demie-soeur de Valeria Bruni Tedeschi), Première Dame de France le 2 février 2008, symbole des nouvelles françaises ... selon la patronne des patrons français Laurence Parisot

Auteur, notamment, de : Georges Mandel, Le Moine de la Politique - Editions Grasset, Paris, 1994 (extraits)
et, pour la présidentielle 2007, son remarquable autoportrait "Témoignage", XO Editions, Paris, 17 juillet 2006

31 juillet 2008. France, informations, service public : la propagande anti-chinoise continue (France 3, 19h 45/50
30 juillet 2008. S.S. déficit : les mutualisés payeront pour les irresponsables (démagogie politicienne ?)
29 juillet 2008. FMT, échec du mondialisme ultra-libéral
28 juillet 2008. Dernier Conseil des Ministres 2007/2008: Carla Bruni offre son disque au gouvernement
25 juillet 2008. Obama c'est mon copain
21 juillet 2008. Réforme "américaine" de la constitution du Général Charles de Gaulle : après d'âpres "négociations", et gràce notamment à Jack Lang, victoire de l'"américain" Nicolas Sarkozy (majorité requise 538 voix, adoptée par 539 voix)
14 juillet 2008. Belle réussite pour N.S. : le service dit "public" continue d'attaquer la Syrie (France 2, 20h00); Olmert attaqué en Israel
12 juillet 2008. Union pour la méditerranée, N.S. reçoit La Syrie et le Liban, qui vont renouer leurs relations diplomatiques : immédiatement certains medias français, y compris du service dit "public" (Catherine Matauch France 3 19h40) attaquent la Syrie, comme ils ont attaqué la Lybie lors de la visite en France, en décembre 2007, de Khadafi ...
04/08 juillet 2008. Betancourt, rupture, transparence, et pathos médiatisé à l'aéroport militaire de Villacoublay puis à l'Elysée, notamment : merveilleux accueil par N.S. et C.B. d'une Ingrid Betancourt libérée, et en pleine forme après plus de 6 ans dans la jungle colombienne ... ; 56% des Français pensent que N.S. a joué un rôle important dans sa libération; Villepin aussi : remarquable chrétienne ... ou bien comédienne ?
03 juillet 2008. Officiel/Colombie/Farc (L'opération armée serait une mascarade, selon la radio Suisse Romande, rançon de 20 millions de dollards ?) : le Président Uribe fait libérer par ses services spéciaux (avec ceux d'Israël ?) la franco-colombienne Ingrid Betancourt, félicitations de N.S. ; N.S. veut un deuxième EPR : protestations de Peace Verte (financée par les pétroliers ?)
02 juillet 2008. Armées, drame de Carcassonne, démission du général Cruche, confusions ; France-Télévision : le chiraquien Patrick de Carolis, sur le point d'être remercié, qualifie le jugement de N.S. sur le service public de "stupide"
01 juillet 2008. Président du Conseil de l'Union Européenne : coup de Jarnac du Président polonais ultra-catho-nationaliste
22/23 juin 2008. Nicolas Sarkozy, de retour en Israel, pour trois jours, reçu royalement : pour un Etat palestinien
21 juin 2008. M'Hamed Bellouti contre Jean Sarkozy : l'expertise favorable au fils du Président est contestée
19 juin 2008. Football, catastrophe nationale, la France (les "bleus", blacks/Beurs ?) éliminée au premier tout de l'Euro-2008 (avec les Russes, et les Turcs...) : l'entraîneur-fonctionnaire Domenech refuse de démissionner, et demande Estelle Denis en mariage ... 17 juin 2008. Transparence militaire : la défense non-nucléaire intégrée à l'Otan pour lutter contre le terrorisme anti-occidental, forte réduction des effectifs, investissements lourds dans le renseignement
16 juin 2008. Transparence familiale : Jean Sarkozy va épouser Jessica Sebaoun, la riche héritière du groupe Darty, et est élu président du groupe de la majorité présidentielle du conseil général des Hauts-de-Seine, le département le plus riche de France
14 juin 2008 . L'"américain" reçoit son "adoubeur", et fustige l'Iran, qui voudrait être une puissance nucléaire comme Israël
13 juin 2008 (vendredi). Poisse ? L'Irlande dit non au Traité dit "simplifié" de Merkel/Sarkozy
11 juin 2008. Rachida Dati présente sa réforme pénitentiaire ; des magistrats dits "de droite" contestent ; mal traité par les medias français arabophobes Mouammar Kadahafi dit merde à N.S.
10 juin 2008. Rupture et transparence : Total (12 milliards de bénéfices) accorde généreusement 102 millions aux pauvres pour leur chauffage au fioul, après 1h30 de négociations avec la top-ministre Christine Lagarde
09 juin 2008. Rumeurs : N.S. ferait remplacer PPDA (celui qui jadis le qualifia de "petit garçon") par Laurence Ferrari
07 juin 2008. Union nationale pour le Liban ; et sado-masochisme
06 juin 2008. Accueil exceptionnel de N.S. au pays de son grand-père maternel sépharade : "nouvelle alliance"
02 juin 2008. Hommage occidental global pour le grand couturier gayin Yves Saint-Laurent. Témoignage de son concubin gayang le mitterrandiste Pierre Bergé.
30 mai/08 juin 2008. Hystérie "collective", médiatique, "républicaine", politicienne, et islamophobe ? Courageusement Rachida Dati approuve une décision de justice qui tient compte des différences culturelles ; violentes protestations des femmes "libérées", des jacobins et notamment du parti communiste (Marie-George Buffet), du Front national (Marine Le Pen), de Ségolène Royal ... et de Martine Aubry; mais, sous la pression politicienne de N.S. Rachida Dati demande un appel ...; l'hystérie gagne le Parlement européen ... ; la jeune musulmane victime de l'hystérie "collective" proteste ; la magistrate de Lille menacée
28 mai 2008. Admonestation d'un commissaire européen portugais : vive réaction de N.S., qui ouvre le marché du travail français aux pays de l'Est
27 mai 2008. N.S. montre Rungis à C.B.
21 mai 2008. Les pêcheurs attaquent Matignon et vandalisent Leclerc : N.S. leur accorde 150 millions d'euros ; N.S. s'intéresse au RER A de l'Ile-de-France
20 mai 2008. Lèse-majesté, non-serrage de main : N.S. imité par le maire socialiste de Montgeron (Essonne)
19 mai 2008. Chine, séisme dans le Sichuan : le soutien de la France ; Devedjan démenti officiellement , Bertrand encensé
15 mai 2008. Chine. Jeux Olympiques. Séisme du Sichuan : Carrefour essaie d'effacer l'oeuvre de Ménard
10 mai 2008. N.S. l'annonce, la traite négrière sera enseignée dans le primaire dès septembre 2008 (déjà au programme depuis 2002 ...; complément d'informations historiques)
08 mai 2008. 1945, Victoire soviéto-franco-anglo-saxonne : Sarkozy rend hommage aux hommes du commando Kieffer qui le 6 juin 1944, fut l'un des premiers à débarquer avec les forces anglo-américaines
07 mai 2008. Birmanie : 100 000 morts ; France : Marseille toujours en grève
06 mai 2008. Ruptures. 1 an déjà. L'Homme pressé : des chiffres ; des livres à gogos, 76 (et pour) ; "président du web" (5 millions de connexions pour le "pauv'con" du Salon de l'Agriculture)
02 mai 2008. Le 1er minitre F.F. à Washington : invité d'honneur au dîner de gala du Comité des Américains Juifs (American Jewish Committee, AJC)
1er Mai 2008. N.S. "admire", et aime plus qu'on ne croit ..., Angela, l'ancienne communiste reconvertie, maîtresse de l'Europe centrale, notamment ; Fête du Travail : les Français, qui le peuvent, se reposent ; les syndicats corporatistes toujours aussi faibles et divisés
29/30 avril 2008. A Tunis avec Daniela Lumbroso, Serge Moati et Frederic Mitterrand, contrats et compliments : les Hommistes de diversion "très inquiets" et véhéments , réponse de Jouyet ; Education nationale, réforme du primaire avec cours d’instruction civique et morale, les profs des gauches protestent ; Union pour la Méditerannée (UPM): Guaino prépare, les eurocratistes protestent
24 avril 2008. Malgré les agressions du journaliste ... Yves Calvi il fait "bonne figure"
11 avril 2008. Réformes, famille nombreuse traditionnelle (3 enfants et plus ...), impuissance publique ? : marche arrière cacophonique ? ... ; puis famille libérale (monoparentale, décomposée, recomposée, homosexuelle)
10 avril 2008. Education nationale : les profs des gauches, leurs lycéens et idiots utiles, manifestent pacifiquement, et les jeunes des banlieues cassent
09 avril 2008. NKM insulte Jean-Louis Borloo et Jean-François Copé, puis s'excuse pour rester "ministre"
07 avril 2008. Ménard et ses "trotskistes" (?) "enflamment" les "maoïstes" (?); selon les Chinois, les droits de l'Homme occidentaux : défense individualiste des homos, des drogués et des assassins (?)
04 avril 2008. Rupture ? : 166 mesures pour 7 milliards d'économies ; Rachida fait la fête, malgré un budget mal en point
03/05 avril 2008. Rupture : fin du gaullisme, retour à l'OTAN militaire programmé ; ingérence occidentale en Chine : les conditions de N.S. (et la Chine pour le Peuple Corse ?) ... Rama Yade dément
1er avril 2008. Assemblée Nationale : débat pour la guerre d'Afghanistan : motion de censure déposée
31 mars 2008. Les zozos de l'Arche graciés ; les contribuables vont payer pour eux, qui veulent être "blanchis" ... car "innocents"
29 mars 2008. Rupture : une beurette maire du VIIème arrondissement de Paris
27 mars 2008. Israël : ils ont droit au retour ; la riche héritière a de la compassion pour les mères pauvres étrangères
26/27 mars 2008. Rupture. "Nouvelle fraternité franco-britannique", "l'Entente amicale", N.S. préfère les "rossbeefs" aux "verts-de-gris" ; l'"américain", ami d'Israël et des Britishs, annonce, à Londres, qu'il renforce les troupes françaises en Afghanistan
21/22/23 mars 2008. Rupture : Les 40 ans de "mai 68" ; Mariage people-mondial : Cécilia Ciganer-Albeniz, divorcée Martin, divorcée Sarkozy, ancienne Première Dame de France (5 mois), épouse son ancien amant adultérin puis concubin notoire, le riche publicitaire sepharade marocain Richard Attias.
19 mars 2008. Remaniement (Fillon 3) : Le socialiste Jean-Marie Bockel aux Anciens Combattants, victime d'Omar Bongo ou d'Eric Besson ? Le Président Nicolas Sarkozy retire sa plainte dans l'affaire du supposé SMS, annonce la Première Dame de France, l'italienne Carla Bruni, qui dans Le Monde donne des leçons de déontologie journalistique
16 mars 2008. Municipales et cantonales : défaites, sauf à Pau ou Bayrou est battu
15 mars 2008. David Martinon, le "boy" de Cécilia, remercié, il serait new-yorké ... un onctueux fromage
10 mars 2008. L'ami d'Israël déroule le tapis rouge, et, devant 200 people, demande l'arrêt de la colonisation ...
09 mars 2008. Jean Sarkozy, conseiller général de Neuilly, n'a pas "l'ambition d'investir le champ de la politique nationale"
04 mars 2008. Municipales : crime antisémite et homophobe ; N.S. était en négociation avec le farc tué
29 février 2008. Jean Sarkozy "Je trace ma route" ; scandale au Medef de Laurence Parisot
28 février 2008. Le président de la "rupture" avec la "Françafrique" ?
27 février 2008. Première visite officielle : La Première Dame de France à Djamena
26 février 2008. Acharnement Sarkophobe ? Selon Le Parisien les "excuses" (?) auraient été rajoutées après relecture de l'entretien à l'Elysée avec les lecteurs ... Et le "con" qui dit au Président de la République :"Touche-moi pas" puis "Tu me salis" s'excuse-t-il ? ... ; Contre Sarkozy la France laïque (Ligue de l'Enseignement, Francs-Maçons, Libre Pensée, ...) attaque ;
25 février 2008. Le «casse-toi, pauvre con» fait fureur sur le web ; Royal recommande de "garder sa sérénité et son sang-froid" ; Cour de cassation vs Conseil constitutionnel ? : NON ; Rachida Dati s'explique ; Clearstream : une instruction bouclée mais très contestée ; mansuétude à Bobigny pour les deux imbéciles de l'affaire "Petit Louis" (vol,menaces de mort) ; Le peuple souverain contre la non-rétroactivité des lois ?
23 février 2008. Rupture juridique ? La Cour de cassation contre le Conseil constitutionnel ? Le principe fondamental de la non rétroactivité en cause ? ; Salon de l'Agriculture : N.S. traite de "pauvre con" un super con, protestations des faux-culs ? Sondage : 19 points entre N.S. et F.F.
22 février 2008. affaire Sarkozy contre Routier-NouvelObs : Cécilia sera entendue
16 février 2008. L'appel du 14 février anti-sarkozy de Marianne ; les 17 signataires
15 février 2008. La shoah individualisée aux enfants de 10 ans (une idée d'Arno Klarsfeld) : Simone Jacob-Veil est vigoureusement contre, Ségolène Royal change d'avis ; (27 février 2008) l'"idée" est abandonnée, et Simone Veil sur Nicolas
13 février 2008. Premier président de la République à participer au dîner annuel du Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France), Nicolas Sarkozy veut imposer individuellement la mémoire de la shoah à tous les enfants de CM2 ; mauvais sondages : le Premier ministre bat le Président ; sur la shoah approbation, notamment, de maître Serge Klarsfeld, du Grand Maître du Grand Orient de France, et de Ségolène Royal, inquiétude de certains enseignants et historiens, mauvais sondage sur la personnalisation de la shoah aux enfants de CM2
10 février 2008. Coup municipal à Neuilly : "Jean" Sarkozy élimine le porte parole de l'Elysée, anciennement "protégé" de Cécilia ...
08 février 2008. Municipales : N.S. arrose encore les "zones sensibles" (5 millions d'immigrés et descendants) ; les arrosés voudraient encore plus ; Rama Yade dénonce les charognards
07 février 2008. Procès pénal contre le Nouvel Observateur à propos d'un prétendu SMS à Cécilia ; un cas juridique ?
06 février 2008. Municipales : Les taxis foutent la m.... : le gouvernement capitule ... (rupture ?)
02 février 2008. Ruptures et transparence : Mariage discret à l'Elysée d'un grand sentimental ; avec Carla en robe (griffée Hermès) virginale ; fille adultérine, riche, mannequin, chanteuse et première dame ; une mère heureuse ; l'amie "Prada" de Cécilia témoin de Nicolas ... , félicité par Bernadette Chodron de Courcel. Attaque de l'ancien concubin notoire
31 janvier 2008. Obama encourage le Président
30 janvier 2008. Pipolisation : N.S. et C.B. attaque Ryanair, la riche italienne demande 500.000 euros ; elle en obtient 60.000 qui seront reversés aux Restos du coeur, selon son avocat
24 janvier 2008. Le Président Sarkozy accepte 313 des 316 propositions "décisions" de réforme libérale de la commission internationale de son vieil ami socialiste Attali
23 janvier 2008. Les conseils libéraux de la commission Jacques Attali, ancien conseiller spécial du président socialiste François Mitterrand, et vieil ami de Nicolas Sarkozy : notamment faciliter l'immigration, supprimer les départements, créer une TVA sociale, livrer à la concurrence les notaires, pharmaciens, vétérinaires, taxis ... ; Carla totalement libérée
22 janvier 2008. Effondrement financier mondial : des milliards pour les banlieues sensibles ; Sondages : Nicolas Sarkozy battu par François Fillon : N.S. à Sartrouville, Bordeaux et Pau
21 janvier 2008. Pas mariée Carla en Inde ? Harcélements téléphoniques
16 janvier 2008. Une base militaire à Abu Dhabi
13 janvier 2008. Corse : assemblée de Corse occupée, attentats criminels revendiqués (Poutine de donne toujours pas de "conseils" aux "autorités" françaises ...) ; Banlieues : Boutin contre Amara, le plan Amara repoussé à février pour être renforcé (un milliard d'euros)
09/10/11 janvier 2008. Rupture et transparence : opéré secrétement en octobre 2007 ; Cécilia contre Nicolas ; déboutée ;
08 janvier 2008. Pour une politique de civilisation, avec Simone Veil
06 janvier 2008. Un mariage pour février ?
05 janvier 2008. Instrumentalisé, mais bon ...
04/06 janvier 2008. Bis repetita, toujours près d'Israël : après Charm el-Cheikh chez le cheik d'Abu Dhabi, Aqaba chez le roi de jordanie, avec la concubine et son enfant. Visite de Petra par la "nouvelle famille" re-composée.
03 janvier 2008. Bis repetita, après Cécilia c'est Fadela qui ne vote pas Sarkozy
31 décembre 2007. ""Je vous dois la vérité"." Le Président, re-divorcée, et en concubinage notoire, veut "civiliser" la France. Relativement calme : 372 voitures brûlées seulement ... OFFICIELLEMENT
27 décembre 2007. 8 ans ferme et 6,3 millions d'euros de dommages et intérêts pour les zozos de l'Arche
25/30 décembre 2007. Vacances en Egypte, vers Louxor sur Falcon Bolloré, et près d'Israël chez le cheik d'Abu Dhabi, avec sa concubine notoire
23 décembre 2007. Droits de l'Homme à Kaboul ... Avec Rama Yade et ... André Glucksmann ; le Président Karzaï ne parle pas de la Corse ...
20 décembre 2007. Un chanoine d'honneur de la basilique Saint-Jean-de-Latran re-divorcé, décontracté et avec la mère de la grande chasseresse ; le directeur de cabinet de Christine Boutin, le préfet Jean-Paul Bolufer, ancien directeur adjoint de cabinet de Jacques Chirac maire de Paris, s'explique et veut une enquête, mais démissionne après la demande du Haut-commissaire aux solidarités actives, Martin Hirsch (jurisprudence Gaymard ?)
17/18 décembre 2007. Médiatisation France-People. Après un terroriste reconverti en acheteur international (11,8 milliards d'euros de promesses en Espagne, 10 en France ...), Muammar Kadhafi, une femme très bien "libérée", la top-model reconvertie en chanteuse Carla Bruni-Tedeschi
17 décembre 2007. Omar Dati condamné à 8 mois ferme
14/16 décembre 2007. France, droits de l'Homme, SDF : Christine Boutin en maraude ; la manipulation des gauches
12 décembre 2007. Bernard Kouchner dit que les propos du colonel Kadhafi sur les droits de l'Homme en Europe sont "assez pitoyables", mais que la France fait un "pari" sur l'évolution positive du régime libyen.
11 décembre 2007. La France, en fort dédicit commercial avec la Libye (sixième exportateur avec 6,8% du total; Italie, 1ère avec 38%), espère 10 milliards de contrats
10 décembre 2007. Dérangée, la franco-sénégalaise Rama (Ramatoulaye, Rahmatoullah) Yade crache dans la soupe sarkoziste ... et est approuvée par le socialiste Bernard Kouchner
08 décembre 2007. "Très heureux" de recevoir le "guide" libyen Mouammar Kadhafi à Paris, installé sous sa tente
06 décembre 2007. Exhibition de Rachida Dati dans Paris-Match
05 décembre 2007. L'Algérie veut toujours des excuses pour avoir été colonisée par la France ; Morano contre Amara
28/29 novembre 2007. Le ministre algérien des Anciens combattants Mohammed Cherif Abbas accuse Nicolas Sarkozy d'être soumis au "lobby juif". Protestations des Affaires Etrangères, du Crif, de la LDH, du Mrap et de la Licra : le Président Bouteflika intervient.
27/29 novembre 2007. N.S. donne des leçons à la Chine ... : violences barbares dans la banlieue française : marche silencieuse à la mémoire des deux adolescents décédés qui seront inhumés au Maroc et au Sénégal
22/29 novembre 2007. Quelques milliers d'anarcho-marxo-trotskistes, et leurs gogos, manifestent contre l'autonomie (minimale) des Universités ... ??? On les "rassure" ... et on vendra 3% d'EDF pour donner aux Universités 5 milliards ...
21 novembre 2007. Sabotages ... et négociations
20 novembre 2007. "On ne cèdera pas et on ne reculera pas"
14 novembre 2007. Le conseiller spécial de Fadela Amara condamné définitivement
13 novembre 2007. Au Parlement de Strasbourg : Pour une Europe européenne ?
09 novembre 2007. Pathétique. France : Maître Nicolas Sarkozy sur la tombe du Général Charles De Gaulle
08 novembre 2007. Pathétique. France : le fuel augmente, une minorité de marins pêcheurs bretons manifestent dans la rue et bloquent des raffineries, "bruyamment", et illégalement ... ; Nicolas Sarkozy se rend sur place et leur donne satisfaction ; le ministre Barnier s'exécute ; "les" marins pêcheurs bretons vote à mains levées l'arrêt des manifestations ; une minorité d'agriculteurs demande des mesures semblables ... ; une minorité de transporteurs ... ; Bruxelles intervient pour redire que le droit français est subordonné au droit européen, et que donc les promesses de Nicolas Sarkozy ... : Etat de Droit ou Etat soeur ?
une minorité d'étudiants marxo-trotskistes vote à mains levées le blocage des Universités contre la loi qui leur accorde une certaine autonomie sinon une autonomie certaine ... ; la ministre leur donne 11 millions ... (?) : Etat de Droit ou toujours Etat soeur ?
06/07 novembre 2007. Pathétique : USA : Voyage officielle de Nicolas Sarkozy : Après l'adoubement l' allégeance ? Selon "l'Américain", fils et petit-fils d'immigrés, la main sur le coeur, la France toute entière "aime l'Amérique"
04/06 novembre 2007. Cécilio ramène les hôtesses espagnoles, et journalistes français (affaire Arche de zozoé), et promet de ramener tout le monde "quoiqu'ils aient fait" ...
03 novembre 2007. La catho-sociale Christine Boutin attaquée par les marxo-trotskistes
31 octobre 2007. Conseil des ministres en Corse, le pays de sa première épouse, Marie-Dominique Culioli, et de ses "formateurs" (Achille Peretti, Charles Pasqua ...) ; des langoustes illégales ?
30 octobre 2007. Rupture et transparence : de 101 000 euros bruts à 240 000 bruts et trois fois plus pour l'Elysée
26 octobre 2007. Populisme ? Affairisme ? N.S. refuse d'augmenter de 2 euros par foyer la redevance de la télévision publique ...
25 octobre 2007. Avec la caution de l'américain Al Gore (gauche caviar américaine), et de José Manuel Baroso (Union Européenne), Nicolas Sarkozy engage la participation des contribuables et consommateurs français à sauver la planète, pour les générations futures, chinoises, indiennes, africaines ... ; toutes les gauches approuvent, y compris, partiellement, José Bové (?) ... (Maître Sarkozy et Frère Borloo endorment les rouges, roses, verts, et bleus pâles ...)
23 octobre 2007. Au Maroc avec Rachida Dati et le "traître" Besson, notamment, le président Sarkozy, petit-fils du docteur Aaron "Beniko" Mallah, sépharade de Salonique, célèbre les communautés et rejette l'arrogance du passé

22 octobre 2007. OUVERTURES :
1) Aux sportifs d'affaires. L'avocat d'affaires, président de la République, nomme secrétaire d'Etat aux sports un homme d'affaires, Bernard Laporte, malgré son échec au mondial de rugby et une enquête fiscale mettant en cause son intégrité ...
2) Aux communistes. Lecture obligatoire, et très contestée, dans l'Education nationale de la lettre d'un fusillé par les allemands, Guy Môquet, un jeune propagandiste communiste, fils d'un député communiste arrêté par les autorités de la IIIème République (gouvernement d'Edouard Daladier, radical-socialiste), le 10 octobre 1939, sous l'accusation de sabotage, les communistes défendant l'alliance entre Staline et Hitler (Pacte germano-soviétique de 1939) ; Henri Guaino : "C'est incompréhensible"

20 octobre 2007. Super-people : Cécilia joue à Diana dans Elle
19 octobre 2007. Confidences à l'Est Républicain de l'ancienne Première Dame de France (5 mois), Cécilia Ciganer-Albeniz, divorcée Martin, divorcée Sarkozy, qui en 2005 tombe amoureuse et part, et qui revient pour la présidentielle, mais qui, malgré ses principes éducatifs, ne peut assumer plus longtemps ...
18 octobre 2007. Jeudi noir : Divorce et Cécilia s'exhibe dans Paris-Match ; le témoignage de Madame Balkany
15 octobre 2007. Divorce prononcé discrétement par un juge de Nanterre
12 octobre 2007. Rupture. Cécilia devrait annoncer la séparation ; Abus de confiance chez Christine Boutin ; le président toujours avocat ?
10 octobre 2007. Russie. Droits de l'Homme. Ingérence occidentale. La résistance de Poutine
09/10 octobre 2007. Immigration, ADN : "Ni pute ni soumise" c'est "dégueulasse" : couverte par l'Elysée malgré les protestations UMP, et avec les compréhensions socialistes, et le soutien de la ministre catho-sociale du logement Christine Boutin
07 octobre 2007. Cécilia Ciganer (père, né Chouganov)-Albéniz (mère, Teresita Albeniz dite Diana), divorcée Martin, 2ème épouse Sarkozy (rumeur "parisienne" de divorce), ne prend pas la défense de son amie Rachida Dati, ministre de la Justice, violemment contestée par les syndicats de magistrats hostiles aux réformes du Président de la République, et à son autorité, notamment
04 octobre 2007. Sofia. Infirmières bulgares déçues : où est Cécilia ?
03 octobre 2007. Des groupes sociaux influents hostiles à l'ADN. La France culturaliste.
26 septembre 2007. Communiqués officiels pour le mime Marcel Marceau, inhumé religieusement au père Lachaise (Bio-Nécro)
24 septembre 2007. A l'ONU : promotion du nucléaire "civil"
23 septembre 2007. La droite conseillée par la gauche
20 septembre 2007. Cécilia Sarkozy, divorcée Martin, aux obsèques de Jacques Martin avec ses deux filles, et 5.500 personnes. Pas de communiqué de l'Elysée.
Philippe Bilger, avocat général à la Cour d'Appel de Paris (dit le "gros bafouilleur"), attaque violemment l'autorité de sa ministre Rachida Dati
19 septembre 2007. Hervé Morin critique à nouveau le prix du Rafale
18 septembre 2007. Les réformes fondamentales enfin lançées
07 septembre 2007. Conseil des ministres à Strasbourg (Sous Giscard, 1974 Lyon, 1975 Evry, 1976 Lille)
05 septembre 2007. Deux nouveaux départs chez Dati
04 septembre 2007. Libye. Infirmières bulgares. Cécilia Ciganer-Albeniz, divorcée Martin, 2ème épouse du Président de la République Française, Nicolas Sarkozy de Nagy-Bocsa, préfère rendre compte à un journaliste plutôt qu'aux élus de la République ... ; Jean Sarkozy devant le tribunal correctionnel pour délit de fuite ...
29 août 2007. Michel Rocard, récent re-re-re-marié, et ressuscité, rejoint, lui-aussi, Nicolas ... tandis que Claude Allègre, toujours "profondément de gauche", poursuit son oeuvre de biz-déconstruction du parti socialiste ...
27 août 2007. Politique étrangère nouvelle. Poutine brutal ..., Turquie oui ?, Les Bush rient
24 août 2007. Pour un droit des victimes à avoir un procès ; les professionnels syndiqués sont contre ...
21 août 2007. 12 mois ferme pour Jamal Dati
20 août 2007. Affaire Evrard : Nicolas Sarkozy pour des hôpitaux fermés, un suivi médical obligatoire, une éventuelle castration chimique : critiques des trotskistes, communistes et socialistes , notamment
18 août 2007. Vacances payées du Président de la République Française par des familles de milliardaires (Tiffany-France, Prada-France)
11 août 2007. Invitée avec Nicolas par toute la Grande famille Bush whaspiste pour "faire découvrir" la bonne bouffe américaine (hamburger, hotdog) aux frenchies rerecomposés : Cécilia se fait porter "souffrante" ...
03 août 2007. "L'Américain" (adoubé par les Bush le 12 septembre 2006), sa famille rerecomposée et des amis, en vacances chez les milliardaires américains, voisin de Gordon Brown et proche de George W. Bush, dans une grosse maison à 30 000 dollars la semaine
27 juillet 2007. Il félicite notre ami Omar Bongo
26 juillet 2007. Dakar, un discours qui fache ..., écrit par Henri Guaino, et dit par Nicolas Sarkozy
25 juillet 2007. Les infirmières innocentes étant rachetées et libérées Nicolas Sarkozy rencontre officiellement le colonel Kadhafi et conclut avec lui un accord de coopération atomique, dans le domaine civil ... ; une critique nationale souverainiste (Christian Lambert, ancien ambassadeur de France)
22/24 juillet 2007. Cécilia, accompagné de Claude Géant, et accompagnant Benita Ferrero-Waldner, la commissaire européenne aux Relations extérieures, de nouveau en Lybie ; sans mandat pour négocier dit le secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement, Roger Karoutchi ; rachat conclu : les infirmières rapatriées dans un avion de la République Française, avec Cécilia, et Benita Ferrero-Waldner (24 juillet 2007).
23 juillet 2007. Réforme de l'Université : les enseignants trotskistes, communistes et socialistes, assistés de leurs alliés habituels, sont contre
20 juillet 2007. Le Président Sarkozy au mémorial de la Shoah à Paris : "Nous ne pouvons pas et nous ne devons pas oublier"
18 juillet 2007. Jack Lang, vice-président du comité de réflexion sur les institutions ; avec l'ancien jospiniste Olivier Schrameck
14 juillet 2007. Le 14 juillet façon Nicolas Sarkozy ; un défilé européen ; Pas de gràce collective
13 juillet 2007. Le Président soutient Rachida Dati, dont deux frères sont accusés de trafic de drogue
12 juillet 2007. Cécilia se fait envoyer, avec Claude Guéant ("Vice-président implicite"), chez le colonel Khadafi pour le rachat des infirmières bulgares condamnées à mort (un million de dollars par enfant mort du sida) ; une femme d'influence ... ; Bruxelles "agaçé"
10 juillet 2007. Algérie : Non à la repentance
08 juillet 2007. Présidence du FMI : Sarkozy présente la candidature de Dominique Strauss-Kahn ; acceptée par l'Union européenne malgré la Pologne ;
07 juillet 2007. Démission d'un vieux haut fonctionnaire chez la jeune Rachida Dati ; des imposés par le Château
04 juillet 2007. La carte bleue de Cécilia
28 juin 2007. Ingérence médiatique ?
25 juin 2007. Rice in love de l'Américain ... ?
23 juin 2007. "Succès" du traité simplifié de l'Union Européenne
21 juin 2007. Le Président de la République reçoit les responsables politiques, y compris Jean-Marie Le Pen. Le Crif regrette.
20 juin 2007. Laurence Parisot (Medef) défend la TVA sociale
18/19 juin 2007. Gouvernement Fillon 2, sans Alain Juppé : Me Jean-Louis Borloo promu par sanction, surprenante ni pute ni soumise, l'Alsace choquée ...
17 juin 2007. Législatives, 2ème tour : 343 députés sur 577. Une majorité présidentielle réduite, donc contrôlable ...
14 juin 2007. Marche arrière sur la TVA à 24,60%, le "traître" Besson désavoué ?
13 juin 2007. Conseil des ministres : TVA à 24,60% à l'étude ; miniprojet de loi sur la délinquance multirécidiviste
10 juin 2007. Législatives, 1er tour : Cécilia a voté ; comme prévus résultats très satisfaisants : UMP 39,54 ; Majorité présidentielle 2,37 ; MPF (Villiers) 1,20 (500 députés sarkozistes possibles)
06 juin 2007. G8 en Allemagne "avec" Cécilia ... officiellement
31 mai 2007. Décès de Jean-Claude Brialy : hommage à "une sentinelle de la nuit, de la fête et de la poésie"
29 mai 2007 : Le discours du Havre (extraits)
27 mai 2007. People : la famille à Saint-Trop
25 mai 2007. Sarko l'Africain (?) reçoit Omar Bongo ; TF1 sous contrôle ? : critique d'Eva Joly ;
24 mai 2007. Législatives, pronostic : 450 députés UMP
22 mai 2007. People : l'une des filles de Jacques Martin légèrement blessée
18 mai 2007. Objectif des législatives : 400 députés au moins : Gouvernement Fillon 1 : les "soupiers" et/ou les "traîtres" récompensés (provisoirement ?) ; des réformes sans regarder à la dépense
16 mai 2007. Installation officielle, avec sa famille rerecomposée. Première allocution officielle. Critique socialiste ; Avec le socialiste national Max Gallo pour un hommage au jeune communiste Guy Moquet (fils du député communiste Prosper Moquet, arrêté par la police pour actions anti-nationales le 10 octobre 1939, le pacte germano-soviétique étant du 23 août 1939) - contestation

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Georges MANDEL Patriote conservateur anti-nazi 1885 - 1944 par Charles REICH (http://judaisme.sdv.fr/perso/gmandel.htm)

Georges Mandel, français, conservateur sur le plan politique, juif d'origine alsacienne non pratiquant, anti-munichois, antifranquiste et finalement résistant fusillé par la milice en 1944 réunit les ingrédients en apparence les plus contradictoires d'une personnalité que l'on peut qualifier de complexe.

Né à Chatou en 1885,son père était un modeste tailleur s'appelant Rothschild. Cette famille, juive qui ne célébrait que les grandes fêtes juives, avait fui l'Alsace annexée en 1871. Ses grands-parents sont enterrés au cimetière de Marmoutier (voir sur le site : P.Katz Histoire de la communauté juive de Marmoutier).

A peine adolescent, durant l'affaire Dreyfus, il baigne dans "une atmosphère dreyfusarde" et se sent impliqué dans son lycée par les divisions et les affrontements caractéristiques de cette époque. Tout au long de sa carrière politique cette période marquée par ces luttes intenses imprimera ses marques profondes sur Mandel.

Très jeune, il devient journaliste et à l'âge de 21 ans il entre à L'Aurore, le journal de Clemenceau avec lequel il aura des relations très étroites parsemées de nombreux situations conflictuelles avec "le Tigre" qui n'apprécie pas toujours ses initiatives ou ses coups politiques qui parfois se terminent mal.

En 1906,Clemenceau devient président du Conseil et avec un sens aigu de la "manoeuvre", Georges Mandel parvient à entrer en deux temps dans son gouvernement.
En 1917 Clemenceau redevient président du Conseil à un moment particulièrement difficile pour les armées françaises, Georges Mandel contribue au choix de la plupart des ministres de son cabinet.

En 1919, il est élu député de la Gironde avec la vague "Bleu horizon" qui balaie tout le territoire et en parallèle se présente aux élections cantonales pour acquérir ainsi une assise électorale locale.

A partir des années trente, Mandel dénonce le péril allemand. Le 9 novembre 1933, il fait un discours à la Chambre qui est publié sous forme de brochure sous le titre : l'Allemagne réarme. Que faire?
Comme l'écrit Nicolas Sarkozy dans Le moine de la politique : "La question allemande avait toujours été au centre des préoccupations de Georges Mandel". Une longue route avec Clemenceau l'avait placé définitivement du coté des partisans des méthodes énergiques avec l'Allemagne.
Lui qui avait réprimé avec force les syndicats et contribué à contrôler la presse avec Clemenceau le voilà qui devient le "Cassandre" minoritaire de la droite qui selon Nicolas Sarkozy "était ainsi un des rares Français qui connaissent Mein Kampf dans le texte".

Ministre des Postes en 1934, il dirige le ministère et les services avec une poigne de fer, n'hésitant pas à révoquer des directeurs incompétents ou des fonctionnaires de base peu efficaces.

En 1935, Hitler ayant rétabli le service militaire obligatoire, il obtient la condamnation de l'Allemagne par la S.D.N. En juin 1935, Laval succède à Flandin, Mandel s'oppose à Laval sur le dossier éthiopien. En effet, celui-ci accepte le transfert des deux tiers de ce pays à Mussolini.
Le 7 mars 1936 la rive gauche du Rhin est réoccupée par l'Allemagne nazie, le gouvernement Sarraut affaibli par le manque d'enthousiasme des militaires et de l'Angleterre à l'idée de réagir fermement contre Hitler n'émet qu'une faible protestation auprès de la S.D.N.. Georges Mandel ne démissionne pas du Gouvernement.

Après la chute du Front Populaire, Mandel devient ministre des Colonies dans le gouvernement Daladier ; il se prononce pour une alliance avec l'Union soviétique contre l'Allemagne nazie.
En 1938, il s'oppose aux "Accords de Munich" soutenu par Paul Reynaud et quelques autres membres du Gouvernement. Ces accords sont ratifiés par la Chambre par 535 contre 75.
Mandel dans une premier temps veut remettre sa démission du Gouvernement puis se ravisant, estime plus courageux de rester.

Daladier est renversé le 19 mars 1940, Paul Reynaud lui succède et Mandel accède au ministère de l'Intérieur. Pétain fait son entrée au Gouvernement comme vice-président du Conseil ; Mandel est favorable à l'arrivée de Pétain dans ce Gouvernement dirigé par Reynaud. Il croit qu'il en résultera un signal positif signifiant que la France se battra jusqu'au bout… et se trompe lourdement.
Il fait procéder à l'arrestation de défaitistes et de saboteurs mais n'arrive pas à endiguer le courant défaitiste qui commence à se manifester ouvertement et se renforce dans le gouvernement.

Durant la débâcle de mai/juin 1940, il songe "au réduit breton" pour pouvoir poursuivre la lutte puis à l'Empire colonial.
Finalement après l'échec de ces tentatives, il se résigne après la démission de Reynaud et l'arrivée au pouvoir de Pétain de prendre le "Massilia" avec 25 autres parlementaires pour rejoindre l'Afrique du Nord pour poursuivre, pense-t-il la résistance.
Cet épisode peu glorieux est connu : Mandel est arrêté, comme d'autres compagnons d'infortune célèbres sur les ordres du nouveau Gouvernement puis transféré par Vichy en France métropolitaine. Il est condamné à la prison à vie en même temps que Paul Reynaud quelques temps plus tard.

En novembre 1942, Mandel est transféré, de même que Paul Reynaud quelques mois plus tard, dans un camp de la Gestapo en Allemagne. Quelques mois plus tard, il est déporté au camp de Buchenwald.
Début juillet 1944, les Allemands le livrent à la Milice en le rapatriant en France. Le collaborateur Henriot vient d'être exécuté par la Résistance et la Milice souhaite exercer sa vengeance sur Mandel et l'abat, le 7 juillet, dans la forêt de Fontainebleau.

Profondément conservateur sur le plan politique et économique, Mandel se révèle un nationaliste intransigeant profondément marqué par la première guerre mondiale et les luttes menées par Clemenceau.
Son origine juive alsacienne constitue certainement un deuxième élément de sa motivation anti- défaitiste.
Tout au long de sa carrière politique, il a souvent été en désaccord avec son propre camp et parfois haï par les éléments les plus réactionnaires de la droite. Georges Mandel est ainsi un homme politique peu facile à classer sur l'échiquier politique.
S'il avait survécu à la deuxième guerre mondiale qu'aurait-il pensé du sionisme et de la création de l'Etat d'Israël, lui qui se sentait si profondément français et patriote ?
A . S . I . J . A ., (http://judaisme.sdv.fr/perso/gmandel.htm), Charles REICH

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17 juillet 2006. Sarkozy fait son autoportrait et bat la grosse caisse
Le cinquième livre du ministre, «Témoignage», est sorti bruyamment. Le patron de l'UMP tente d'apparaître comme un homme de dialogue.

Et voilà le nouveau Sarkozy ! Ecrit dans le plus grand secret, Témoignage (1), le cinquième livre du patron de l'UMP, est sorti hier dans un vacarme médiatique que seul ce dernier est capable d'organiser : 20 heures de TF1, Europe 1, bonnes feuilles au Point et fuites distillées ici ou là pour faire monter la sauce.

Le tout quelques heures après la traditionnelle intervention présidentielle du 14 Juillet, à laquelle il semble presque répondre.
Les 300 pages de l'ouvrage, promis à un grand succès populaire si on se réfère au tirage initial (130 000 exemplaires), ne contiennent pourtant aucune révélation. A quelques mois de l'échéance de 2007, il n'est pas temps pour Nicolas Sarkozy de faire un livre-programme.
Son souci est d'essayer de donner une cohérence à une activité bouillonnante et à des dizaines de discours et de déclarations parfois contradictoires. En sept chapitres, eux-mêmes divisés en sous-chapitres, il livre sa conception du pouvoir et résume ses vues en matière d'institutions, d'économie, de justice, etc.

S'il ne se gêne pas pour tailler un costard à Dominique de Villepin en qualifiant notamment le CPE d' «échec inéluctable», il s'attache surtout à se montrer en homme de dialogue, pragmatique, capable de rassembler le plus grand nombre de Français pour 2007.
Tout au long de ces pages, il revendique sa franchise et se défend de toute démagogie : «Etre populaire n'est pas être populiste.»

Outre celle de s'adresser directement aux Français à la veille d'échéances électorales majeures, ce livre a une autre vertu pour le ministre de l'Intérieur : il lui permet de refermer officiellement une page tourmentée de sa vie privée, celle de sa séparation il y a plus d'un an avec son épouse Cécilia.
C'est à la demande de cette dernière, qui s'est réinstallée place Beauvau et réoccupe ses fonctions auprès de lui, qu'il s'exprime à ce sujet, explique-t-il. Tout en jurant qu'on ne le prendra plus à exhiber sa vie privée, il ne peut s'empêcher de transformer cette «épreuve», qui l'a «bouleversé», en moyen d'adoucir son image : «Peut-être cela m'a-t-il obligé à sortir de moi cette part d'humanité qui sans doute me faisait défaut.»
Nicolas Sarkozy veut montrer qu'il est comme tous les Français. «Ce que nous avons vécu dans ma famille, des millions de gens l'ont vécu. Leurs souffrances, leurs doutes, leurs espérances, sont les mêmes que les nôtres.»

A présent, tout est réglé, martèle le presque candidat qui confie : «Cécilia est ma femme. Elle est une partie de moi. Quelles que soient les épreuves que notre couple a traversées, pas une journée ne s'est déroulée sans que nous nous soyons parlé.»
Et pour que les choses soient bien claires : «Aujourd'hui, Cécilia et moi nous sommes retrouvés pour de bon, pour de vrai et sans doute pour toujours.» Tout est en ordre pour 2007. (1)Témoignage, XO Editions, 16,90 euros.
Libération, 18 juillet 2006, p. 11, Par Vanessa SCHNEIDER, QUOTIDIEN : Mardi 18 juillet 2006 - 06:00

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Le mercredi 16 mai 2007. La première allocution présidentielle de Sarkozy
Voici les principaux points de la première allocution de Nicolas Sarkozy en tant que président français, prononcée après son investiture mercredi.

EXIGENCES: «Je pense avec gravité au mandat que le peuple français m'a confié et à cette exigence si forte qu'il porte en lui et que je n'ai pas le droit de décevoir.
Exigence de rassembler les Français parce que la France n'est forte que lorsqu'elle est unie et qu'aujourd'hui elle a besoin d'être forte pour relever les défis auxquels elle est confrontée.
Exigence de respecter la parole donnée et de tenir les engagements parce que jamais la confiance n'a été aussi ébranlée, aussi fragile.
Exigence morale parce que jamais la crise des valeurs n'a été aussi profonde, parce que jamais le besoin de retrouver des repères n'a été aussi fort.
Exigence de réhabiliter les valeurs du travail, de l'effort, du mérite, du respect, parce que ces valeurs sont le fondement de la dignité de la personne humaine et la condition du progrès social.
Exigence de tolérance et d'ouverture parce que jamais l'intolérance, le racisme, l'antisémitisme et le sectarisme n'ont été aussi destructeurs (...)
Exigence de changement parce que jamais l'immobilisme n'a été aussi dangereux pour la France que dans ce monde en pleine mutation où chacun s'efforce de changer plus vite que les autres, où tout retard sera fatal et deviendrait vite irrattrapable.
Exigence de sécurité et de protection parce qu'il n'a jamais été aussi nécessaire de lutter contre la peur de l'avenir (...)
Exigence d'ordre et d'autorité parce nous avons trop cédé au désordre et à la violence, qui sont d'abord préjudiciables aux plus vulnérables et aux plus humbles.
Exigence de résultat parce que les Français en ont assez que dans leur vie quotidienne rien ne s'améliore jamais (...)
Exigence de justice parce que depuis bien longtemps autant de Français n'ont pas éprouvé un sentiment aussi fort d'injustice, ni le sentiment que les sacrifices n'étaient pas équitablement répartis, ni que les droits n'étaient pas égaux pour tous.
Exigence de rompre avec les comportements du passé, les habitudes de pensée et le conformisme intellectuel qui a fait tant de mal à notre démocratie (...)»

DIPLOMATIE: «Je vais me battre pour une Europe qui protège, parce que le sens de l'idéal européen, c'est protéger les citoyens de l'Europe. Je me battrai pour l'union de la Méditerranée. (...) Je me battrai pour l'avenir de l'Afrique, parce que le destin de l'Afrique et de l'Europe, incontestablement, sont liés.
Je ferai de la défense des droits de l'homme et de la lutte contre le réchauffement climatique les priorités de l'action diplomatique de la France dans le monde». (...)

OUVERTURE: «Au service de la France il n'y a pas de camp. Il n'y a que les bonnes volontés de ceux qui aiment leur pays (...)
À tous ceux qui veulent servir la France, je dis du fond de mon coeur que je suis prêt à travailler avec eux. (...)
Pour moi, le 6 mai (second tour de la présidentielle) il n'y a eu qu'une seule victoire, celle de la France qui ne veut pas mourir, qui veut l'ordre mais qui veut aussi le mouvement, qui veut le progrès mais qui veut la fraternité, qui veut l'efficacité mais qui veut la justice, qui veut l'identité mais qui veut l'ouverture (...)»
cyberpresse.ca, 16 mai 2007

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mercredi 16 mai 2007, 15h15 Nicolas Sarkozy devient président de la République

PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy est devenu le sixième président de la Ve République française, s'engageant à "ne pas décevoir" ses concitoyens et à privilégier "bonnes volontés" et "compétences" au-delà de son camp.

Elu le 6 mai avec 53,06% des voix, le nouveau chef de l'Etat, 52 ans, a été intronisé à l'Elysée lors d'une cérémonie solennelle après la passation de pouvoirs avec son prédécesseur Jacques Chirac, au pouvoir durant douze ans.

"Je pense avec gravité au mandat que le peuple français m'a confié et à cette exigence si forte qu'il porte en lui et que je n'ai pas le droit de décevoir", a-t-il dit lors de son discours d'investiture, après avoir été proclamé président de la République par le président du Conseil constitutionnel, Jean-Louis Debré.

"Exigence de rassembler les Français (...), exigence de respecter la parole donnée - respecter la parole donnée - et de tenir les engagements parce que jamais la confiance n'a été aussi ébranlée, aussi fragile", a-t-il ajouté, avec émotion et gravité, devant quelque 500 personnes dans la salle des Fêtes de l'Elysée.

"Je veux dire ma conviction qu'au service de la France, il n'y a pas de camp. Il n'y a que les bonnes volontés de ceux qui aiment leur pays. Il n'y a que les compétences, les idées et les convictions de ceux qui sont animés par la passion de l'intérêt général", a-t-il souligné, alors que la composition de son gouvernement est toujours en cours.

Après avoir embrassé son épouse Cécilia sur les lèvres et salué les personnalités présentes, dont le Premier ministre démissionnaire Dominique de Villepin et les présidents de l'Assemblée nationale et du Sénat, Patrick Ollier et Christian Poncelet, Nicolas Sarkozy s'est rendu dans le parc de l'Elysée pour les honneurs militaires.

Il a passé en revue un détachement interarmées au son de la Marseillaise, rituel qui a marqué la fin de la cérémonie d'installation.

Après un déjeuner privé en compagnie de sa famille et de proches - une vingtaine de personnes au total -, le nouveau chef de l'Etat a quitté l'Elysée par la grille du Coq, dans les jardins du palais, à 14h00 (12h00 GMT) pour remonter les Champs-Elysées à bord d'une voiture décapotable.

Escorté par des motards et la Garde républicaine, il a remonté l'avenue des Champs-Elysées en saluant une foule clairsemée, lançant des "Merci!".

Il a ensuite déposé une gerbe sur la tombe du Soldat inconnu, sous l'Arc de Triomphe, avant de s'offrir un nouveau et bref bain de foule auprès de badauds venus l'acclamer derrière des barrières de sécurité.

APPLAUDISSEMENTS POUR CHIRAC

Nicolas Sarkozy a par la suite déposé une gerbe au pied de la statue de Georges Clémenceau au Rond-Point des Champs-Elysées, en présence de descendants de la famille du "Tigre". Il s'est rendu à pied près de celle du général De Gaulle, toute proche, pour y déposer là aussi des fleurs, en présence notamment de l'amiral Philippe de Gaulle. Il a alors sacrifié à un deuxième bain de foule.

Il était attendu à la cascade du Bois de Boulogne, où furent fusillés le 16 août 1944 une trentaine de jeunes gens, âgés pour la plupart de 18 à 32 ans.

Il prononcera une allocution à la mémoire de ces étudiants martyrs et écoutera le chant des Partisans en présence de plusieurs personnalités parmi lesquelles l'ancien Premier ministre Pierre Messmer et l'ex-ministre Simone Veil.

Le nouveau président prendra ensuite le chemin de l'aéroport, direction Berlin pour une rencontre avec la chancelière allemande Angela Merkel , son baptême du feu diplomatique.

Nicolas Sarkozy était arrivé à 10h58 (08h58 GMT) à l'Elysée pour la passation de pouvoirs, applaudi et salué par plusieurs dizaines de personnes massées derrière des barrières de sécurité en face du palais présidentiel.

Son épouse Cécilia l'avait précédé à 10h50 avec ses deux filles (notedt, et de Jacques Martin, son premier époux divorcé) Judith et Jeanne-Marie, ses deux beaux-fils Pierre et Jean (notedt, enfants de la première épouse divorcée de Nicolas Sarkozy) et leur fils Louis, dix ans.

Vêtu d'un costume sombre, d'une chemise blanche et d'une cravate sombre, Nicolas Sarkozy avait foulé le tapis rouge, l'air grave, dans la cour d'honneur sous une bruine légère, au rythme de la fanfare de la Garde républicaine. Jacques Chirac, souriant, avait descendu le perron d'honneur pour l'accueillir, lui serrant la main devant les photographes.

Les deux hommes ont eu un tête-à-tête dans le bureau présidentiel, entretien au cours duquel Jacques Chirac a transmis à son successeur des informations confidentielles relatives à la dissuasion nucléaire.

Nicolas Sarkozy a ensuite raccompagné Jacques Chirac jusqu'à sa voiture dans la cour d'honneur. Le chef de l'Etat sortant a été applaudi par ses collaborateurs et le personnel du palais, imités par le nouveau président.

Jacques Chirac, souriant et ému, s'est rendu dans sa nouvelle résidence provisoire, un grand appartement au 3, quai Voltaire, prêté par la famille de l'ancien Premier ministre libanais assassiné Rafic Hariri.
mercredi 16 mai 2007, 15h15, Yahoo.fr, actualités

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Le PS fustige les «exigences» de Sarkozy
Après l’entrée en fonction du nouveau président de la République, le parti socialiste a affirmé ne croire à aucune des exigences - changement, justice, morale, résultats - affichées par Nicolas Sarkozy. Par Liberation.fr LIBERATION.FR : mercredi 16 mai 2007

Le Parti socialiste ne croit à aucune des exigences - changement, justice, morale, résultats - affichées par Nicolas Sarkozy parce qu'elles "sonnent faux", a déclaré mercredi Benoît Hamon lors d'un point de presse organisé après l'entrée en fonction du nouveau président de la République.
Le chef de l'Etat semble poser "sa présidence sur un champ de ruines, tant il insiste sur cette exigence de résultats comme si hier, le ministre de l'Intérieur n'avait pu obtenir aucun résultat", a estimé le député européen au nom du PS.

Avec un gouvernement annoncé dans lequel pourraient siéger Alain Juppé ou Michèle Alliot-Marie, "on est mal" parti pour le changement, a-t-il poursuivi. Nicolas Sarkozy parle d'exigence morale mais il compte dans son entourage plusieurs personnalités condamnées par la justice, comme Patrick Balkany, son ami de trente ans, Alain Carignon ou, depuis cette campagne présidentielle, Bernard Tapie, a souligné Benoît Hamon. "Avec une équipe de cadors pareils, on est en droit de se poser des questions sérieuses", a-t-il ironisé.

De plus, "les premiers pas" de la présidence Sarkozy ont été marqués par "son goût de l'argent, ses amitiés tapageuses et un entourage qui appartient à la France du fric". "On voit mal en quoi cette nouvelle présidence pourra être marquée sous le sceau des sacrifices équitablement répartis" et donc de l'exigence de justice sociale, a jugé le responsable socialiste.
Au total, les "exigences" affichées par Nicolas Sarkozy dans son discours d'entrée en fonction "sonnent faux pour nous tous et nous craignons qu'elles sonnent faux très tôt pour les Français". "Elles sont en décalage avec ce qu'est le projet véritable de Nicolas Sarkozy, peut-être relativement habilement emballé aujourd'hui, mais qui reste un projet très marqué à droite" au service des "plus puissants de ce pays", a-t-il encore déclaré.
Par Liberation.fr, LIBERATION.FR : mercredi 16 mai 2007

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17 mai 2007. Sarkozy: la dernière lettre de Guy Môquet sera lue aux lycéens chaque année Guy Moquet
Nicolas Sarkozy a annoncé mercredi que sa "première décision" de président serait de faire lire dans tous les lycées du pays, en début d'année scolaire, la lettre écrite par le jeune résistant communiste à ses parents avant son exécution en 1941

"Je n'ai jamais pu lire ou écouter la lettre de Guy Môquet sans en être profondément bouleversé", a déclaré le président Sarkozy après la lecture de cette lettre au cours d'une cérémonie au Monument de la Cascade du Bois de Boulogne.

Les caméras de télévision ont surpris le nouveau chef d'Etat essuyant une larme à l'issue de cette lecture par une lycéenne.

Sofia Ibrahimi, élève de 2n de à Montgeron (Essonne) et lauréate du Concours national de la Résistance et de la Déportation, a lu cet ultime courrier envoyé aux siens par le communiste Guy Môquet, fusillé en octobre 1941 à l'âge de 17 ans.

La figure de Guy Môquet avait été évoquée à maintes reprises par M. Sarkozy pendant sa campagne.

"Ma première décision de président de la République sera de demander au futur ministre de l'Education nationale que cette lettre soit lue en début d'année à tous les lycéens de France", a-t-il dit.

"Si j'ai tenu à faire ici ma première commémoration en tant que président", a-t-il ensuite expliqué, "c'est parce que je crois qu'il est essentiel d'expliquer à nos enfants ce qu'est un jeune Français, à travers le sacrifice de quelques-uns, l'anonyme grandeur d'un homme qui se donne à cause plus grande que lui".

"Que les enfants mesurent l'horreur de la guerre et à quelles extrémités barbares elle peut conduire", a-t-il ajouté.

Le chef de l'Etat a enfin évoqué le "miracle" de la réconciliation franco-allemande. "C'est la raison pour laquelle", a-t-il conclu, "je partirai dans quelques instants en Allemagne pour rencontrer la chancelière" Angela Merkel.

La cérémonie a débuté par une minute de silence, suivie de l'interprétation de la Marseillaise par le choeur de l'armée française. Elle s'est achevée avec le Chant des partisans.

L'écrivain Max Gallo y a lu une évocation de l'épisode historique commémoré.

Dans la nuit du 16 au 17 août 1944, trente-cinq jeunes gens, garçons et filles engagés dans la Résistance, avaient été massacrés par l'armée allemande près de la cascade du Bois de Boulogne après avoir été trahis par un gestapiste français.

Dans l'assistance figuraient Patrick Ollier et Christian Poncelet, respectivement présidents de l'Assemblée nationale et du Sénat, ainsi que des adolescents représentant les lycées Saint-Dominique de Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), la ville dont le nouveau président a longtemps été le maire, Notre-Dame de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), Louis-le-Grand de Paris et Paul-Lapie de Courbevoie (Hauts-de-Seine).
20Minutes.fr avec AFP, éditions du 16/05/2007 - 16h05 , dernière mise à jour : 17/05/2007 - 19h34

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Il est imprudent d'instrumentaliser politiquement l'histoire et de n'en livrer qu'une vision émotionnelle. Pourquoi je ne lirai pas la lettre de Guy Môquet à mes élèves à la rentrée Par Pierre SCHILLI, Libération, Rebonds, QUOTIDIEN : mardi 22 mai 2007 Par Pierre Schill professeur d'histoire-géographie à Montpellier.

Nicolas Sarkozy vient d'indiquer que sa «première décision» de président sera de faire lire chaque début d'année dans tous les lycées la dernière lettre du jeune résistant communiste Guy Môquet, fusillé à 17 ans en 1941.

Professeur d'histoire-géographie a priori concerné par cette initiative, je voudrais expliquer pourquoi, sans vouloir remettre en cause l'autorité du nouveau président de la République, je ne lirai pas cette lettre dans un tel cadre.

La première raison tient à l'instrumentalisation politique de l'histoire par Nicolas Sarkozy. L'historien Gérard Noiriel, un des animateurs du Comité de vigilance face aux usages publics de l'histoire (CVUH), avait, parmi les premiers, montré les ressorts de l'usage de l'histoire dans le discours public du candidat de l'UMP : son récit mémoriel a pour fonction de transcender les appartenances partisanes, avec notamment pour objectif de «fabriquer un consensus occultant les rapports de pouvoir et les luttes sociales» (http://cvuh.free.fr/).

C'est bien le sens de ses nombreuses références aux figures tutélaires de la gauche, qui ne sauraient valoir blanc-seing pour une captation d'héritage durable : le nom de Guy Môquet figurait dans le récent panthéon du candidat Sarkozy, et son engagement résistant, indissociable de son engagement communiste, n'a rien à gagner à devenir le prétexte à une lecture édifiante aux lycéens de France. Pour s'en convaincre, il suffit de se rappeler les suites de l'escapade maltaise du nouveau président : Vincent Bolloré a justifié le financement de cette croisière en faisant un parallèle indigne avec une visite de Léon Blum dans sa famille en 1947. Et voilà comment le nom de l'ancien président du Conseil du Front populaire, lui aussi maintes fois évoqué durant la campagne électorale, pouvait être utilisé au nom de la défense de petits intérêts politiques. Il me semble donc imprudent d'exposer au même risque d'instrumentalisation la mémoire de Guy Môquet.

La seconde raison, tout aussi importante me semble-t-il, est liée à des considérations pédagogiques. Vouloir faire lire en début d'année cette lettre risque de limiter cet exercice à une séquence émotionnelle à laquelle la lettre se prête particulièrement bien. Je ne sais pas s'il s'agit là de la motivation profonde de cette initiative ; est-il permis de rappeler au nouveau président que l'enseignement de l'histoire ne s'accommode pas de ce seul registre mais a toujours besoin de sens, c'est-à-dire en l'occurrence d'une remise en perspective dans un contexte élargi. Or il existe déjà pour ce faire un cadre qui concerne quasiment tous les lycéens des filières générales, technologiques ou professionnelles, celui des programmes officiels d'histoire et de l'étude de la Seconde Guerre mondiale.

Laissons donc aux enseignants d'histoire-géographie leur autonomie pédagogique dans leur façon d'aborder l'enseignement de la Résistance : nombreux sont ceux qui s'appuient déjà sur ces dernières lettres de fusillés dont un recueil récent offre un large choix et permet une utilisation approfondie seule à même de dépasser le registre émotionnel, avec des lettres complémentaires à celle de Guy Môquet dans lesquelles certains de ces «héros» reviennent sur les raisons de leur «entrée en résistance» (Guy Krivopissko, La vie à en mourir. Lettres de fusillés (1941-1944), Paris, Tallandier, 2003). Seul le cadre de cet enseignement structuré permettra d'aborder l'histoire dans sa complexité et de ne pas en rester à sa caricature voire à son déni, la reconstruction d'un passé «sans histoire» défendue par Nicolas Sarkozy.

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vendredi 18 mai 2007, 11h19 Sarkozy forme un gouvernement d'ouverture de 15 ministres et quatre secrétaires d'Etat

PARIS (AP) - Nicolas Sarkozy a constitué vendredi sur proposition du Premier ministre François Fillon un gouvernement resserré de 15 ministres et quatre secrétaires d'Etat, qui compte trois personnalités de gauche dont le socialiste Bernard Kouchner et le "transfuge" Eric Besson.

Avec huit hommes et sept femmes, la parité promise par le nouveau président est presque respectée au niveau des ministres mais pas au niveau des secrétaires d'Etat.

Ce premier gouvernement de l'ère Sarkozy présente comme promis une architecture ministérielle renouvelée. Numéro deux du gouvernement avec le titre de ministre d'Etat, Alain Juppé sera chargé du grand ministère du Développement durable contrôlant l'Ecologie, les Transports et l'Energie promis par le nouveau président.

Ami de 30 ans de Nicolas Sarkozy, Brice Hortefeux prend la tête du très controversé ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale. Il sera chargé également de l'Intégration et du Codéveloppement.

Les services de Bercy sont éclatés entre plusieurs ministères. Jean-Louis Borloo, qui se serait bien vu à Matignon, se console avec un grand ministère de l'Economie, des Finances et de l'Emploi. Le trésorier de l'UMP Eric Woerth gérera le Budget et les Comptes publics, ainsi que la Fonction publique.

Autre prétendante déçue pour le poste de Premier ministre, l'ex-ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie prend la tête du ministère de l'Intérieur, auquel est ajouté l'Outre-mer.

La liste des ministres annoncées à 9h40 par le sécrétaire général de l'Elysée Claude Guéant comporte peu de surprises par rapport aux noms qui circulaient depuis le début de la semaine.
Symbole de l'ouverture voulue par le nouveau président, le socialiste Bernard Kouchner prend la direction du ministère des Affaires étrangères et européennes. Il aura comme adjoint une autre personnalité classée à gauche, l'ex-directeur de cabinet de Lionel Jospin Jean-Pierre Jouyet.

Lui aussi proche de la gauche, le président d'Emmaüs Martin Hirsch a accepté un poste de Haut commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté. Sans être membre du gouvernement, il participera au conseil des ministres pour les affaires relevant de ses attributions.

L'ancien secrétaire national du PS Eric Besson, rallié à Nicolas Sarkozy entre les deux tours, est récompensé par un secrétariat d'Etat à la Prospective et de l'Evaluation des politiques publiques.

Hervé Morin, ministre de la Défense, incarne à lui seul l'ouverture de la nouvelle équipe aux UDF.

Ce gouvernement expérimenté ne compte que sept personnalités n'ayant jamais siégé dans un gouvernement. Parmi les nouveaux, on relève les noms de la porte-parole du candidat Sarkozy Rachida Dati (Justice), de celle de l'UMP Valérie Pécresse (Enseignement supérieur), de l'égérie anti-PACS Christine Boutin (Logement), et de l'ancienne "plume" de Jacques Chirac, Christine Albanel (Culture).

Le gouvernement Fillon va se mettre tout de suite au travail. Le premier Conseil des ministres se tiendra vendredi à 16h30, a précisé M. Guéant. AP

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Fillon veut engager des réformes sans regarder à la dépense alice.fr, actualités, [18/05/2007 - 21:42] par Sophie Louet

PARIS (Reuters) - François Fillon s'est engagé à mettre en oeuvre des réformes structurelles pour relancer la croissance française, sans limiter d'emblée les marges de manoeuvre financières d'un gouvernement "libre".

"J'ai le sentiment aujourd'hui (...) d'être en mesure de mettre en oeuvre un changement radical de la vie politique française", a déclaré le Premier ministre sur TF1, sa première intervention télévisée depuis sa nomination jeudi.

"L'idée, c'est que nous voulons relancer la croissance. Pour relancer la croissance, il faut faire des réformes structurelles que nous allons engager", a-t-il assuré, rappelant l'adhésion de plus de 53% des Français au projet politique de Nicolas Sarkozy, "qui n'était pas facile".

"Pour les faire, il ne faut pas hésiter à amorcer les choses", a-t-il dit, laissant entendre que le gouvernement ne jouerait pas l'austérité dans cette première phase du quinquennat.

"C'est sur cinq ans que nous allons réduire le déficit du budget de l'Etat, c'est sur cinq ans que nous allons réduire la dette. Il faut savoir parfois investir un peu pour ensuite faire des économies importantes. C'est ce qu'on avait fait sur la réforme des retraites, on le fera ici pour relancer l'économie de notre pays", a-t-il expliqué.

François Fillon a estimé que la répartition des pouvoirs de l'exécutif dans ce nouveau quinquennat et l'ouverture à gauche et au centre de son gouvernement seraient gages d'efficacité et de confiance. Il ne s'estime pas dans l'ombre de Nicolas Sarkozy mais au contraire en osmose.

"On a un président de la République qui a une légitimité exceptionnelle. Le rôle du chef du gouvernement et le rôle des ministres, c'est de mettre en oeuvre scrupuleusement le projet politique de Nicolas Sarkozy", a-t-il réaffirmé.

"On va avoir là une équipe complètement soudée, avec un président de la République engagé dans la mise en oeuvre des réformes. Pour le chef du gouvernement que je suis, pour les ministres, c'est une sécurité, c'est une force, c'est un soutien exceptionnel", a-t-il souligné.

"On sera beaucoup plus efficace. Les Français auront beaucoup plus confiance que dans un système qui pouvait donner l'impression parfois qu'il y avait deux voix, deux conceptions, deux façons de voir les choses à la tête de l'Etat", a-t-il poursuivi dans une critique implicite du quinquennat de Jacques Chirac.

FILLON CANDIDAT AUX LEGISLATIVES

François Fillon a défendu la composition de son gouvernement, qui comporte trois personnalités marquées à gauche (Eric Besson, Bernard Kouchner, Jean-Pierre Jouyet) et le centriste Hervé Morin, face aux critiques "lamentables" des socialistes dont il a fustigé le "sectarisme".

"Ce sera un gouvernement libre : chacun pourra s'exprimer, chacun pourra débattre au sein du conseil des ministres", a-t-il dit, précisant que les "transfuges" "conservent leurs convictions".

"On essaiera de prendre en compte les expériences, les avis, la différence de points de vue des hommes et des femmes qui constituent le gouvernement, mais en mettant cette diversité au service d'un projet politique", a-t-il dit.

Au nombre des priorités à mettre en oeuvre : les peines planchers pour les multirécidivistes, l'abaissement de la majorité pénale à 16 ans, la détaxation des heures supplémentaires, la suppression des droits de succession "pour 95% des Français" et la déduction des intérêts d'emprunts de l'impôt sur le revenu pour favoriser l'accession au logement.

S'agissant des quatre conférences sociales prévues en septembre par Nicolas Sarkozy, François Fillon a précisé qu'il s'impliquerait comme le chef de l'Etat dans ce projet, mais qu'il serait piloté par Xavier Bertrand, ministre du Travail, des Relations sociales et de la Solidarité.

Evincé du gouvernement en 2005 lors de l'arrivée de Dominique de Villepin à Matignon - une décision qui l'avait meurtri -, François Fillon a assuré ne pas ressentir aujourd'hui de "sentiment de revanche".

Il a toutefois décoché deux piques à son prédécesseur, défendant la nécessité de l'onction du suffrage universel pour un Premier ministre alors que Dominique de Villepin n'a jamais connu le baptême des urnes.

François Fillon sera candidat dans la cinquième circonscription de la Sarthe, dont il fut député de 1981 à 2002.

Quant aux conférences de presse mensuelles du Premier ministre, nouveauté instituée par Dominique de Villepin, il a précisé ne pas "aimer beaucoup ces rendez-vous automatiques, parce que je pense qu'il faut faire des conférences de presse quand on a des choses à dire".

"Compte tenu de la feuille de route que Nicolas Sarkozy nous a fixée aujourd'hui au conseil des ministres, je pense qu'il faudra plus qu'une conférence de presse mensuelle", a-t-il lancé.
alice.fr, actualités, [18/05/2007 - 21:42], par Sophie Louet

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Une belle-fille de M. Sarkozy légèrement blessée dans un accident de la route [22/05/2007 - 15:54]

Une belle-fille du président de la République Nicolas Sarkozy a été très légèrement blessée mardi dans un accident de la circulation survenu à proximité de l'avenue des Champs Elysées, a-t-on appris de source policière.

On ignorait dans l'immédiat de laquelle des deux filles de Cécilia Sarkozy, Jeanne-Marie ou Judith, il s'agissait (notedt, Jeanne-Marie).

Selon la même source policière, la jeune femme a été blessée au cuir chevelu et s'est plainte d'avoir mal aux cervicales après avoir été renversée par un scooter. Selon une autre source proche de l'enquête, elle a été transportée à l'hôpital par les pompiers qui lui ont mis une minerve.

Sa mère, Cécilia Sarkozy, était présente sur les lieux de l'accident, a-t-on ajouté de source policière.

Selon un journaliste de l'AFP sur place, un scooter de livraison renversé était visible sur les lieux quelques minutes après l'accident.
Yahoo.fr, actualités, [22/05/2007 - 15:54]

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ETRANGER Sarkozy l'Africain ? RTL 25/05/2007 08h32

Le nouveau président recevra vendredi après midi le président du Gabon, Omar Bongo.
De tous les présidents africains issus de la "françafrique", il ne reste plus que lui. Omar Bongo est le "doyen" comme le surnommait Jacques Chirac dans les conférences internationales.
Problème : Nicolas Sarkozy avait promis la "rupture" dans les relations France-Afrique. Les associations des droits de l'homme s'indignent de l'accueil fait au dictateur gabonais.

Pour l'Élysée, recevoir Omar Bongo est une évidence, "parce qu'il était à Paris", que c'est un "ami fidèle de la France" et un "homme d'expérience". C'est vrai, Omar Bongo dirige le Gabon depuis 40 ans d'une main de fer.

Pendant la campagne, Nicolas Sarkozy avait promis de "refonder la politique africaine de la France, tourner la page des complaisances et des secrets". "Ca commence très mal", s'indigne Jean Merkaert de CCFD, l'une des principales associations françaises de développement.

"Omar Bongo c'est un dictateur. Un rapport du Sénat américain a montré que 8% du budget allait directement dans sa cagnotte personnelle. Une cagnotte qui sert un certain nombre de partis politiques français", explique Jean Merkaert avant de conclure : "Le fait que Nicolas Sarkozy reçoive le symbole des ces liaisons mafieuses entre la France et l'Afrique c'est en contradiction absolue avec le discours qu'il a tenu le soir de son élection où il a dit "je veux être le défenseur des droits humains, des opprimés..." Il leur fait un bras d'honneur en recevant Omar Bongo".

"La "Françafrique" reprend ses vieilles habitudes à l'Elysée" s'insurge Survie, une autre association.

Tout de même. Pour qu'Omar Bongo ne soit pas le premier chef d'Etat africain reçu, Nicolas Sarkozy a vu jeudi la présidente du Libéria, unanimement citée en exemple. L'entretien a duré 15 minutes, montre en main.
RTL 25/05/2007 08h32 Rémi Sulmont,

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Un conseiller de Sarkozy placé à TF1

Laurent Solly a occupé les fonctions de chef de cabinet de Nicolas Sarkozy.

Comme l’affirmait nouvelobs. com la semaine passée, Laurent Solly, ancien directeur adjoint de la campagne de Nicolas Sarkozy, va faire son entrée à TF1.

Le groupe Bouygues a confirmé le 22 mai dans un communiqué que ce dernier intégrerait, « en temps voulu », la direction générale de TF1. Bouygues précise que « Laurent Solly arrive à la holding du groupe à compter du 23 mai » et qu’il « effectuera un parcours d’intégration » au sein du groupe.

« En temps voulu », précise Bouygues, en accord avec Martin Bouygues (président du groupe) et Nonce Paolini (futur directeur général de TF1), « il rejoindra TF1 où il deviendra directeur à la direction générale ». « Ses missions seront définies à ce moment-là », ajoute le communiqué.

Selon une source proche du dossier, Laurent Solly deviendra fin juin directeur général adjoint de la chaîne.

Âgé de 36 ans, ce diplômé de l’ENA était chef de cabinet de Nicolas Sarkozy jusqu’à son départ du ministère de l’Intérieur en mars. Il s’est ensuite installé au QG de la rue d’Enghien où il a été directeur adjoint de la campagne.

Il devrait prendre ses fonctions de directeur général adjoint de TF1 « au cours de la deuxième quinzaine du mois de juin », sans doute au début de l’été.

Pour le Parti communiste français (PCF), cette nomination donne la mesure du « fort relent berlusconien » de la présidence du nouveau chef de l’État.

Il s’agit d’une « présidence totalement décomplexée au fort relent berlusconien » qui « se fixe comme objectif, facilité par la concentration des groupes de communication, d’anesthésier l’opinion publique en contrôlant les grands moyens d’information », estime le porte-parole du PCF, Olivier Dartigolles, dans un communiqué.

« La toile du président de la République ne se tisse plus dans l’ombre, son réseau notamment au sein de grands moyens d’information se construit désormais au grand jour », souligne Olivier Dartigolles qui évoque « l’arrivée de certains journalistes à l’Élysée ou à Matignon ».

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Intervention de M. Nicolas SARKOZY Président de la République

Le Havre -mardi 29 mai 2007

C'est à vous tous. Françaises. Français, que je m'adresse ce soir.

C'est la première fois depuis que vous m'avez élu Président de la République. J'ai voulu vous parler directement. J'ai voulu le faire ici, au milieu du peuple français, au Havre, cette ville qui connaît le prix de l'effort et du travail. Cette ville qui s'est relevée, qui s'est reconstruite, par le courage et par l'énergie de ses habitants. Cette ville qui a connu et surmonté toutes les épreuves et qui, avec son maire, mon ami Antoine Rufenacht, a retrouvé sa prospérité, son dynamisme.

Pour ce premier discours, je voulais être parmi les travailleurs, les ouvriers, les marins, je voulais partager avec eux les sentiments et les espoirs qui sont ceux de tous les Français.

Françaises. Français, je voudrais vous dire l'émotion qui a été la mienne d'avoir été choisi pour représenter le plus beau pays du monde et pour parler en son nom à tous les hommes, moi le fils d'un Hongrois et le petit-fils d'un Grec de Salonique, le Français au sang mêlé qui aime la France plus que tout au monde et auquel la France a tout donné.

Au moment de mon investiture, je n'ai pas éprouvé cette joie qu'on éprouve habituellement quand on a le sentiment de réaliser le rêve d'une vie. A cet instant si solennel j'ai d'abord ressenti de la gravité devant l'immensité de la tâche à accomplir. J'ai mesuré la responsabilité si lourde qui m'incombe désormais.

Je n'ai pas vécu cette élection comme une victoire personnelle ni comme la victoire d'un parti ou d'un camp mais comme la victoire de la France qui reprenait confiance en elle-même, qui se remettait à croire à son destin. qui se disait que tout n'était pas fini, comme la victoire d'un peuple qui se lève pour dire que désormais il ne laissera plus personne penser à sa place, choisir à sa place, décider à sa place.

Mais ce fut aussi une victoire de la démocratie. Car avec un taux de participation de presque 85% c'est toute la France qui a voté. Elle l'a fait sans ambiguïté. Elle a choisi le changement. Elle a choisi la rupture avec les comportements, les modes de pensée, les idées du passé. Ce vote du peuple français tout entier, cette participation exceptionnelle expriment une attente et une exigence elles aussi exceptionnelles et que je n'ai pas le droit de décevoir. Ce changement, cette rupture que le peuple a souhaités, que le peuple a voulus. je les accomplirai. Parce que c'est le mandat que j'ai reçu. Parce que la France en a besoin. Parce qu'elle a déjà trop attendu. Parce que dans un monde qui change, l'immobilisme est suicidaire. Parce que dans l'économie de l'innovation et de la connaissance, le conservatisme ne peut avoir d'autre issue que le déclin.

Ce que j'ai dit je le ferai parce que je vous le dois, parce que je le dois à la France.

Je n'ai rien oublié de ces longs mois de campagne où tous les jours je suis allé à votre rencontre pour vous écouter et pour vous parler. Je vous ai dit ce que je souhaitais pour notre pays. Je n'ai pas oublié.
Je vous ai dit que je ne vous trahirais pas, que je ne vous mentirais pas, que je ne vous tromperais pas. Je n'ai pas oublié.
J'ai voulu tout vous dire avant l'élection pour pouvoir tout faire après. Et je ferai tout.

............

Je l'ai dit: je serai un Président qui gouverne. Les Français élisent le Président de la République pour qu'il agisse et pour qu' il décide. C'est la haute idée que je me fais de la fonction présidentielle.

Je serai un Président qui gouverne. Je le serai avec le souci de préserver l'autorité de la fonction présidentielle.

Je le serai avec le souci de rester au-dessus des partis et de conserver ce rôle de rassembleur qui est l'essence même de la fonction présidentielle. Mais je le serai.

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jeudi 31 mai 2007, 10h48 Décès de Brialy: les réactions

PARIS (AP) - Voici quelques réactions jeudi au décès de Jean-Claude Brialy, disparu mercredi soir à l'âge de 74 ans:

- Pour Jeanne Moreau, "Jean-Claude est comme un jeune frère pour moi et je regrette qu'il soit parti avant moi". La comédienne a ajouté sur RTL: "Ca me paraît insupportable de parler de lui et de ne pas parler avec lui". Sur l'image qu'elle gardera de lui, Jeanne Moreau évoque "le jeune homme quand il est venu dans ma loge, il y a bien des années, son sourire, sa générosité, son élégance".

- Line Renaud dit avoir perdu "un frère", une partie d'elle-même. "Je ne peux pas imaginer qu'on ne va plus voir Jean-Claude, cet amoureux de la vie. C'était un tel battant". Pour la chanteuse et comédienne, "c'était un homme aux talents multiples. Il a touché à tout: le cinéma, le théâtre, écrivain, chroniqueur, auteur, réalisteur, directeur de théâtre". Elle a ajouté sur RTL qu'elle souhaitait que le théâtre des Bouffes-Parisiens, qu'il dirigeait soit rebaptisé "'Bouffes-Parisiens/Jean-Claude Brialy' pour que son nom reste toujours attaché à ce théâtre qu'il aimait tant".

- Pierre Arditi évoque "un homme fin, délicat, c'était un vrai ami et puis c'était un acteur magnifique". "Jean-Claude, c'est une image très particulière et très personnelle dans mon existence et fait partie des gens qui ont fait qu'à un moment donné je me suis dit que j'aurais envie d'être acteur dans mon existence", a confié l'acteur sur France-Info.

- Claude Lelouch: "Moi, quand je voulais savoir quelque chose sur ce métier, j'appelais Jean-Claude. Il connaissait tout, l'humeur, la santé des gens, il s'intéressait à tout le monde, c'était une bête de curiosité. Il avait une fascination pour ce monde qui lui a tout donné et qui en même temps est un monde d'une cruauté terrible". "A chaque fois qu'il arrivait sur un plateau, il faisait cadeau à 100% de ses cicatrices, de son savoir-faire, de tout", a raconté le réalisateur sur RTL en se disant "très triste".

- Robert Hossein s'est dit "tout à fait bouleversé parce que nous nous sommes rencontrés et connus lorsque nous n'avions même pas 20 ans. Je faisais mon service militaire en Allemagne occupée à Baden Baden et son père était le commandant". "C'était un être un peu exceptionnel humainement", s'est souvenu le metteur en scène sur RTL. "On a dîné chez François Pinault il y a même pas trois semaines (...) Je le trouvais évidemment un peu souffrant (...) J'ai été très très bouleversé par sa dignité. Il ne s'est plaint de rien".

- Philippe Labro se rappelle que ce qui l'a "le plus frappé chez lui (...), c'est son incroyable présence amicale, c'est-à-dire sa générosité. Toujours là quand ça va pas, aussi bien pour ceux de son métier que pour des inconnus. C'est un homme d'une très grande générosité, un très grand coeur. C'est surtout ça que je retiens de lui en dehors de son immense talent". "Il a tout fait. Brialy, c'est un homme spectacle. Mais le souvenir que ses copains, ses amis, ses intimes, à mon avis, évoquerons de lui en permanence, c'est l'amitié", a poursuivi l'écrivain et journaliste sur RTL.

- Le président Nicolas Sarkozy a salué dans un communiqué "ce grand comédien, ce grand acteur, mais aussi cet entrepreneur, réalisateur, directeur de salle et de festival", mais "aussi un humaniste gourmand et un mémorialiste inépuisable, une sentinelle de la nuit, de la fête et de la poésie. Depuis 'Eléna et les hommes' de Jean Renoir et 'Le Beau Serge' de Claude Chabrol, il aura incarné la Nouvelle Vague et habité un demi-siècle de cinéma, imprégnant près de 200 films de sa générosité, son humour, sa finesse et sa légèreté. Il aura conjugué sans cesse, de Rohmer à Broca, de Luis Buñuel à Claude Zidi, le cinéma d'auteur et le cinéma populaire".

- Le Premier ministre François Fillon rend hommage dans un communiqué à "une incarnation de la Nouvelle Vague qui avait su évoluer avec son temps, déployant toute la palette de ses talents dans le cinéma populaire autant que dans les films d'auteur. Sa courtoisie, son humour, son talent de conteur en avaient fait un des artistes préférés des Français, comme l'a montré le succès de son livre de souvenirs, chronique savoureuse d'une vie éclectique et passionnée".

- Michel Drucker évoque "un surdoué, doué pour tout. Pour le cinéma, pour le théâtre, pour la radio (...) Doué pour l'amitié. Il a connu tout le monde, il a tourné avec les plus grands. Il a été un des héros de la Nouvelle Vague (...) homme de théâtre, patron de théâtre". "Tout ce qu'il touchait, il le rendait beau, intelligent et brillant", a confié l'animateur sur Europe-1. "Faire une émission avec Jean-Claude Brialy, c'était un feu d'artifice, c'était un bon mot à chaque phrase, un souvenir cocasse amusant". AP
Yahoo.fr, jeudi 31 mai 2007, 10h48

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[07/06/2007 - 12:47] PEOPLE : toute l'actualité people en images
AFP/POOL - Toshifumi Kitamura

Cécilia au bras de Nicolas Sarkozy à Heiligendamm

Cécilia Sarkozy a fait mercredi à Heiligendamm sa première sortie internationale en tant que "première dame", au bras de son époux, le nouveau président français Nicolas Sarkozy, mais devait écourter son séjour au bord de la Baltique pour fêter l'anniversaire de sa fille cadette.

C'est main dans la main avec M. Sarkozy que Cécilia, en tailleur pantalon blanc, a descendu la passerelle de l'Airbus présidentiel en arrivant à l'aéroport de Rostock, près d'Heiligendamm (nord-est de l'Allemagne).

Un peu plus tard, c'est en robe décolletée noire qu'elle est apparue devant les photographes et cameramen au château Hohen-Luckow, où se tenait le dîner des huit chefs d'Etat et de gouvernement et de leurs conjoints.

Comme tous les conjoints, elle a un programme particulier. Elle devait notamment participer jeudi à une conférence débat sur le thème de l'évolution démographique avant de prendre part à un déjeuner offert par le mari de la chancelière Angela Merkel, Joachim Sauer.

Mais, "la première dame" devait écourter sa présence à Heiligendamm, sans participer au déjeuner des dames. "Elle rentrera plus tôt à Paris et ne fera pas tout le programme parce qu'elle a des engagements familiaux", a expliqué le porte-parole de la présidence David Martinon. "Il se trouve que ce sont les 20 ans de sa fille vendredi", a-t-il ajouté.

Dans une interview publiée mercredi par Le Figaro, M. Sarkozy déclare parler "beaucoup" avec elle de son rôle à la présidence. Elle avait confié en 2005 qu'elle "ne se voyait pas en First lady. Cela me rase", avait-elle avoué. "Elle aura l'occasion d'exposer sa vision de son rôle d'ici peu, lorsque les choses seront définitivement calées", a ajouté le président au Figaro.
alice.fr, [07/06/2007 - 12:47]

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"Cherchez la femme: le mystère de l’état du mariage de Sarkozy s’approfondit avec l’absence de sa femme", The Independent (08/06)

Cecilia Sarkozy a disparu prématurément du programme des femmes au sommet G8 hier, semant un vent de spéculation dans les discussions en Allemagne. Des tentatives initiales de découvrir pourquoi l’épouse de Nicolas Sarkozy avait disparu ont engendré une réaction surprenante des officiels allemands accueillant le sommet d’Heiligendamm. "Nous n'avons aucune idée. Les questions sur ce sujet devraient être adressés à la délégation française," était la réponse laconique.

Quelle que soit la vérité, les officiels français étaient à la peine pour fournir une explication convaincante qui exclut la possibilité d'une autre crise matrimoniale dans le ménage Sarkozy. "Son départ prématuré était prévu depuis des mois- elle a l'anniversaire de sa fille à organiser," était la réponse. Ils n’ont pas mentionné si Mme. Sarkozy était soulagée de manquer l'événement des femmes d'hier, auquel un homme bien seul a participé : le professeur de chimie, Joachim Sauer, mari du Chancelier Angela Merkel. Professor Sauer, 58 ans, n’a pas vraiment les faveurs des medias…"
The Independent (08/06)

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dimanche 10 juin 2007, 19h08 Les Sarkozy ont voté à Neuilly

NEUILLY-SUR-SEINE, Hauts-de-Seine (Reuters) - Le président Nicolas Sarkozy a voté en fin d'après-midi pour le premier tour des élections législatives dans sa ville de Neuilly-sur-Seine, aux portes de Paris.
Il est arrivé peu avant 18h45 à l'école maternelle Edith Gorce Franklin, sur l'île de la Jatte, avec son épouse Cécilia et une des deux filles d'un premier mariage de celle-ci, Jeanne-Marie (notedt Martin). Tous les trois ont accompli leur devoir électoral dans le même bureau de vote.

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L'UMP rassemble à elle seule 39,54% des voix
NOUVELOBS.COM | 11.06.2007 | 10:57

Selon les résultats nationaux définitifs du ministère de l'Intérieur, l'UMP devance le PS (24,73%) et le Mouvement démocrate-UDF (7,61%). Le Front national et le PCF font jeu égal avec 4,29% des voix, les Verts 3,25%.

La droite, qui a largement dominé dimanche le premier tour des législatives, marqué par une abstention record, est en passe d'obtenir une majorité écrasante à l'Assemblée nationale.

Selon les résultats nationaux définitifs communiqués lundi 11 juin par le ministère de l'Intérieur, l'UMP est arrivé nettement en tête du premier tour des élections législatives avec 39,54% des voix. Le Parti socialiste rassemble 24,73% des voix, devant le Mouvement démocrate-UDF, 7,61%. Le Front national passe sous la barre des 5%, avec 4,29% des voix, exactement le même score que le Parti communiste. Les Verts ont 3,25%.

Extrême-gauche : 887.887 3,41%
Communistes: 1.115.719 4,29%
Socialistes: 6.436.156 24,73%
Radicaux de gauche: 343.580 1,32%
Divers gauche: 513.457 1,97%
Verts: 845.884 3,25%
Ecologistes: 208.465 0,80%
Régionalistes: 131.585 0,51%
CPNT: 213.448 0,82%
Divers: 267.987 1,03%
UDF-MoDem: 1.981.121 7,61%
Majorité présidentielle: 616.443 2,37%
UMP: 10.289.028 39,54%
MPF 312.587 1,20%
Divers droite: 641.600 2,47%
Front national: 1.116.005 4,29%
Extrême-droite: 102.100 0,39%

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Nicolas Sarkozy tente de déminer le débat sur la TVA sociale LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 15.06.07 | 08h43 • Mis à jour le 15.06.07 | 08h43

N icolas Sarkozy est monté en première ligne, jeudi 14 juin, dans le débat sur la TVA sociale, tentant d'éteindre la polémique sur un sujet miné pour la droite, à trois jours du second tour des élections législatives. Alors que la gauche tire à boulets rouges contre le projet, jugé "antisocial", le président de la République a cherché à rassurer les Français, affirmant dans un communiqué qu'il n'accepterait "aucune augmentation de la TVA dans sa forme actuelle qui aurait pour effet de réduire le pouvoir d'achat".

La prudence s'impose d'autant plus pour le chef de l'Etat qu'un sondage CSA paru vendredi dans Le Parisien/Aujourd'hui en France affirme que 60 % des Français sont opposés à la mesure. Même chez les sympathisants de droite, la TVA sociale ne fait pas l'unanimité, selon ce sondage. 32 % des sondés proches de la droite se disent contre le projet, alors que la proportion d'opposants atteint 85 % chez les sympathisants de gauche.

Dans son communiqué, M. Sarkozy rappelle que François Fillon a demandé à Jean-Louis Borloo et Eric Besson "la mise à l'étude d'un mécanisme de TVA sociale" et affirme qu'"aucune décision ne sera prise dans l'attente de la consultation des partenaires sociaux". Il précise que "les conclusions seront tirées à la fin de l'été".

NOUVEAU MOT D'ORDRE DU PS

Peu après la déclaration élyséenne, François Fillon a enfoncé le clou, déclarant au Figaro que le gouvernement ne mettra en œuvre la "TVA sociale" que "si nous avons la certitude qu'elle n'entraînera pas une hausse des prix".

Jean-Marc Ayrault, président sortant du groupe PS à l'Assemblée nationale, a pris acte jeudi du "recul" de Nicolas Sarkozy, tout en réaffirmant les "inquiétudes" que lui inspire ce projet. "M. Sarkozy plie, mais ne rompt pas", a affirmé M. Ayrault dans un communiqué, jugeant que la mise au point du chef de l'Etat "montre que l'existence d'une opposition forte est le meilleur moyen de tempérer les excès et les injustices du pouvoir".

Depuis son revers au premier tour des législatives, dimanche, la gauche s'est emparée de ce dossier sensible, alertant sans relâche contre une baisse du pouvoir d'achat. "Votez socialiste contre la TVA à 24,6 %" est devenu le nouveau mot d'ordre du PS, qui a distribué à ses candidats un bandeau d'affiche électorale et un argumentaire en ce sens. Ciblant également l'absence de coup de pouce au smic, le parti a fustigé jeudi "une potion amère pour le pouvoir d'achat".
LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 15.06.07 | 08h43 • Mis à jour le 15.06.07 | 08h43

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19 juin 2007. Composition du gouvernement Fillon II

Voici la composition du gouvernement Fillon II annoncée par le secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant.

Jean-Louis Borloo, (notedt, sanctionné pour le loupé de la TVA "sociale", avec
le "traître" socialiste Eric Besson) remplace Alain Juppé (notedt, battu à la législative de Bordeaux) à l'Ecologie.
Christine Lagarde est Ministre de l'Economie, des Finances et de l'Emploi (notedt, en remplacement de Me Borloo).
Michel Barnier Ministre de l'Agriculture et de la Pêche (notedt, en remplacement de Me Lagarde).

Parmi les nouveaux secrétaires d'Etat, Laurent Wauquiez devient porte-parole du gouvernement, le centristes Valérie Létard et André Santini (soupier très tôt rallié) sont chargés de la solidarité et de la fonction publique, Nathalie Kosciuscko-Morizet de l'écologie, Christian Estrosi de l'Outre-Mer, le libéral Hervé Novelli des entreprises et du commerce extérieur, Luc Chatel de la consommation et du tourisme, Rama Yade des affaires étrangères et des droits de l'Homme et Alain Marleix des anciens combattants.

Le socialiste Jean-Marie Bockel est chargé de la coopération et de la francophonie.

Côté société civile, Fadela Amara, présidente de Ni putes ni soumises est Secrétaire d'Etat chargée de la politique de la ville.

Et surprise, Bernard Laporte, entraîneur du XV de France, sera nommé Secrétaire d'Etat chargé de la Jeunesse et des Sports… après la Coupe du monde de rugby.
(notedt, Brice Hortefeux, l'ami du Président de la République, est en cinquième position protocolaire).
(notedt, le soupier centriste Morin est seulement en 11ème position protocolaire).

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Me Jean-Louis Borloo : Ministre d'Etat, ministre de l'Ecologie, du Développement et de l'Aménagement durable.
Mme Michèle Alliot-Marie : Ministre de l'Intérieur, de l'Outre-Mer et des Collectivités territoriales.
M. Bernard Kouchner : Ministre des Affaires étrangères et européennes.
Me Christine Lagarde : Ministre de l'Economie, des Finances et de l'Emploi.
M. Brice Hortefeux : Ministre de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du Codéveloppement.
Mme Rachida Dati : Garde des Sceaux, ministre de la Justice.
M. Michel Barnier : Ministre de l'Agriculture et de la Pêche.
M. Xavier Bertrand : Ministre du Travail, des Relations sociales et de la Solidarité.
M. Xavier Darcos Ministre de l'Education nationale.
Mme Valérie Pécresse Ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche.
M. Hervé Morin. Ministre de la Défense.
Mme Roselyne Bachelot : ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports.
Mme Christine Boutin : Ministre du Logement et de la Ville.
Mme Chritine Albanel : Ministre de la Culture et de la Communication.
M. Eric Woerth : Ministre du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique.
M. Roger Karoutchi. : Secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre chargé des Relations avec le Parlement.
M. Jean-Pierre Jouyet : Secrétaire d'Etat auprès du ministre des Affaires étrangères et européennes chargé des Affaires européennes.
M. Laurent Wauquiez : Secrétaire d'Etat auprès du premier ministre, porte-parole du gouvernement.
M. Eric Besson : Secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre chargé de la Prospective et de l'Evaluation des politiques publiques.
Mme Valérie Létard : Secrétaire d'Etat auprès du Ministre du Travail, des Relations sociales et de la Solidarité, chargé de la solidarité.
M. Dominique Bussereau : Secrétaire d'Etat auprès du ministre d'Etat, ministre de l'Ecologie, du Développement et de l'Aménagement durable, chargé des Transports.
Mme Nathalie Kosciuscko-Morizet : Secrétaire d'Etat auprès du ministre d'Etat, ministre de l'Ecologie, du Développement et de l'Aménagement durable, chargée de l'écologie.
M. Christian Estrosi : Secrétaire d'Etat auprès de la Ministre de l'Intérieur, de l'Outre-Mer et des Collectivités territoriales, chargé de l'Outre-Mer.
M. André Santini : Secrétaire d'Etat auprès du Ministre du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique, chargé de la fonction publique.
M. Jean-Marie Bockel: Secrétaire d'Etat auprès du Ministre des Affaires étrangères et européennes, chargé de la coopération et de la francophonie.
M. Hervé Novelli : Secrétaire d'Etat auprès de la Ministre de l'Economie, des Finances et de l'Emploi, chargé des entreprises et du commerce extérieur.
Mme. Fadela Amara : Secrétaire d'Etat auprès de la Ministre du Logement et de la Ville, chargée de la politique de la ville.
M. Alain Marleix : Secrétaire d'Etat auprès du Ministre de la Défense, chargé des anciens combattants.
Mme Rama Yade : Secrétaire d'Etat auprès du Ministre des Affaires étrangères et Européennes, chargée des affaires étrangères et des droits de l'Homme.
M. Luc Chatel : Secrétaire d'Etat auprès de la Ministre de l'Economie des Finances et de l'Emploi, chargé de la consommation et du tourisme.
M. Martin Hirsch : Haut commissaire aux Solidarités actives contre la Pauvreté.
M. Bernard Laporte sera nommé Secrétaire d'Etat chargé de la Jeunesse et des Sports auprès de la Ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports, à la fin d'octobre, après la Coupe du monde de rugby.
Marianne, Mardi 19 Juin 2007, F.V.

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mardi 19 juin 2007, 19h22 Fadela Amara affirme qu'elle ne servira pas "d'alibi" et poursuivra son combat pour les cités

PARIS (AP) - La nouvelle secrétaire d'Etat chargée de la politique de la Ville Fadela Amara a réaffirmé mardi qu'elle ne servirait pas "d'alibi" dans le gouvernement Fillon, soulignant qu'elle allait ainsi pouvoir poursuivre son combat.

"Quand on me connaît, on sait que je ne peux pas servir d'alibi à qui que ce soit", a-t-elle lancé lors d'une conférence de presse aux côtés de sa ministre de tutelle Christine Boutin. "Peut-être que c'est lié à mon caractère de cochon, et je mesure mes mots".

"Je suis une femme de gauche et je l'assume complètement", a-t-elle rappelé. "C'est très compliqué, c'est très difficile, mais à travers le mouvement 'Ni putes ni soumises', on a quand même fait un peu la démonstration que nous étions un petit peu indépendants", a poursuivi la nouvelle secrétaire d'Etat.

Selon la fondatrice du mouvement, "quand on s'occupe des gens qui sont particulièrement humiliés, il n'y a pas d'états d'âme à avoir". "Je ne rentrerai pas dans les polémiques des uns et des autres. Très franchement, je n'en ai rien à foutre de ce qui va se raconter", a-t-elle poursuivi. "Ce qui m'intéresse en réalité, c'est vraiment de continuer le combat que je mène depuis l'âge de 14 ans, (...) d'améliorer les conditions de vie des gens dans les cités".

Quant à Christine Boutin, elle s'est dit persuadée que leur "attelage" fonctionnera. "Il y a très, très, très longtemps, les hommes, quand ils ont commencé à faire frotter deux pierres l'une à côté de l'autre, cela faisait du bruit, ce n'était pas très agréable, et puis tout d'un coup, il y a le feu qui est sorti. Eh bien, c'est la même chose qui sortira de notre attelage", a souligné la ministre du logement et de la ville. AP

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mardi 19 juin 2007, 19h28 Avec Bockel au gouvernement, droite et gauche alsaciennes hurlent à la trahison
Yahoo.fr, actualités, Par Thérèse JAUFFRET

STRASBOURG (AFP) - La droite comme la gauche alsaciennes hurlent à la trahison après l'entrée du sénateur-maire (PS) de Mulhouse Jean-Marie Bockel au gouvernement, tandis que les ambitions municipales des uns et des autres s'aiguisent à l'horizon 2008.

"J'ai un sentiment bizarre, celui qu'on éprouve quand on est cocu", a déclaré Jean Ueberschlag, député-maire UMP de Saint-Louis (Haut-Rhin) en se demandant comment allaient réagir les électeurs de sa circonscription "qui ont voté à 70% pour Nicolas Sarkozy".

C'est également l'avis du député UMP du Haut-Rhin Jean-Luc Reitzer qui estime que les électeurs alsaciens de l'UMP trouveront la nomination de M. Bockel "difficile à encaisser". "Je ne peux pas faire comprendre à mon électorat ce qui se passe. Mes électeurs n'ont pas voté Bockel" et "ils sont choqués", a-t-il ajouté.

La députée mulhousienne UMP Arlette Grosskost juge aussi que la nomination de M. Bockel est une "trahison" et, très en colère, a annoncé son retrait du groupe UMP à l'Assemblée nationale.

"Je sors du groupe UMP et je resterai dans le groupe des apparentés-UMP tant que M. Bockel sera dans le gouvernement", a-t-elle déclaré.

Mme Grosskost, qui avait battu M. Bockel aux législatives de 2002, ne cache pas son ambition de conquérir la mairie de Mulhouse l'an prochain. "Il va sans dire que ni moi, ni mon suppléant ne serons assez opportunistes pour rentrer dans une liste d'ouverture dirigée par M. Bockel", a-t-elle dit.

Alors que les instances nationales et fédérales du PS n'hésitent pas à affirmer que M. Bockel s'est mis "lui-même en dehors du parti", la situation est confuse au sein de la majorité municipale qui ne devrait toutefois pas être ébranlée par un séisme politique.

Seul l'adjoint au maire Pierre Freyburger (PS), adversaire malheureux d'Arlette Grosskost (UMP) aux législatives, a exprimé clairement son désaccord avec la décision de Jean-Marie Bockel d'intégrer le gouvernement Fillon.

"Personnellement, j'y suis défavorable", a déclaré l'adjoint à l'AFP, en indiquant qu'il se réservait d'exposer ses motifs et sa position lors d'une conférence de presse, vendredi matin.

M. Freyburger estime cependant que peu de conseillers municipaux se rangeront à son opinion, au sein de la majorité municipale.

"La plupart des membres de la majorité municipale sont derrière Jean-Marie Bockel, il n'y a plus de gauche à Mulhouse", confirme Djamila Sonzogni (Verts), qui avait été exclue du groupe de cette majorité avec Cléo Schweitzer pour avoir refusé de voter le budget en février dernier.

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20/06/2007 19:26 PARIS, 20 juin 2007 (AFP) - Le Crif "regrette" la rencontre Sarkozy-Le Pen

Le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) "regrette" la visite de Jean-Marie Le Pen à l'Elysée, dans un communiqué diffusé mercredi.

"Tout en comprenant le souci de dialogue avec l'ensemble des partis représentés au Parlement européen à la veille du sommet européen de Bruxelles, le CRIF regrette que le président Nicolas Sarkozy ait reçu à l'Elysée le mercredi 20 juin Jean-Marie Le Pen, qui s'est trop souvent illustré par des propos allant à l'encontre des valeurs de la République", écrit le Crif.
la-Croix.com, 20/06/2007 19:26

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La Tribune.fr - 20/06/07 à 10:59 Politique économique Laurence Parisot défend la TVA sociale

Malgré son impact aux législatives, la TVA sociale n'est pas enterrée.
Défendu hier par l'OCDE, le projet est étudié de près par le Medef.

Si la proposition de TVA sociale a atténué la victoire de la droite au second tour des législatives, le projet est loin d'être enterré. Le Premier ministre François Fillon n'y compte pas et la présidente du Medef Laurence Parisot balaie d'un revers l'enjeu politique pour en faire une question économique.

"Nous avons un coût du travail beaucoup plus élevé que dans la plupart des pays européens : il pénalise la compétitivité", indique la présidente du Medef, dans un entretien accordé au Parisien ce mercredi matin. La décision sur l'éventuelle instauration d'une "TVA sociale" sera prise "à la fin du mois de juillet", avait d'ailleurs indiqué lundi dernier le ministre du Budget et des Comptes publics, Eric Woerth.

Dans son rapport annuel sur les Perspectives de l'emploi publié hier, l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a également souligné la nécessité d'asseoir le financement de la protection sociale sur des bases plus larges par exemple l'impôt sur le revenu et/ou la TVA. "Les cotisations sociales reposent en grande partie sur les salaires, ce qui constitue un prélèvement fiscal sur le travail qui limite les créations d'emplois", relève l'OCDE.

Reste à savoir quel pourcentage des recettes de cette TVA sociale serait affecté au financement de la sécurité sociale. En Allemagne, seul un point sur trois de hausse y a été consacré. Sur ce sujet, rien n'est encore arrêté. "Au Medef, nous faisons des simulations pour évaluer si ce mécanisme aurait un impact favorable sur l'économie", indique Laurence Parisot.

Elle juge par ailleurs "primordial" d'en finir avec les 35 heures, "qui ont coûté très cher à la France" et préconise une remise à plat sur les contrats de travail et sur le Smic. 'En trois ans, le Smic a augmenté de 17%. (...) s'il augmente au delà de l'inflation et des gains de productivité, il coûte plus cher que ce que l'entreprise peut supporter", ajoute-t-elle.
La Tribune.fr - 20/06/07 à 10:59

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4 juillet 2007. Carte bleue de Cécilia Sarkozy : l'Elysée s'explique

Après le questionnement d'un député PS sur des paiements faits par l'épouse du chef de l'Etat, l'entourage de Nicolas Sarkozy veut mettre fin à la polémique. - alice.fr, le 04/07/2007 - 12h14

Il a fait du budget de l'Elysée une de ses spécialités.
Le député PS René Dosière a saisi mardi François Fillon de l'utilisation par Cécilia Sarkozy d'une carte de paiement dont les sommes dépensées sont directement débitées sur le compte du Trésor public ouvert à la présidence de la République, s'appuyant sur une affirmation du Canard Enchaîné de la semaine dernière.

Le parlementaire soulignait qu'il s'agit d'une première "dans l'histoire de la République française". Pour lui, "les sommes en cause n'étant soumises à aucun contrôle extérieur, ni de la Cour des comptes, ni du Parlement, de telles pratiques ne peuvent que susciter l'inquiétude de tous ceux que préoccupe la bonne gestion des fonds publics".

Pour régler le problème, René Dosière est partisan de donner un statut spécifique au conjoint du chef de l'Etat.

Un moyen plus moderne ?

Mercredi matin, François Fillon a affirmé sur RMC qu'il s'agissait de "débats mesquins" et que l'Elysée aurait l'occasion de s'exprimer.

La réponse n'a pas tardé. Elle est venue de la directrice de cabinet du chef de l'Etat.

Dans le Monde daté de jeudi, Emmanuelle Mignon s'est expliqué :
"C'est moi qui avais proposé cette carte à Cécilia Sarkozy. J'estimais que c'était un moyen plus simple, plus rapide, plus moderne de répondre à ses frais professionnels classiques, tels les cadeaux protocolaires aux épouses des chefs d'Etat étrangers, les gerbes de fleurs ou les frais de représentation".

Et d'affirmer que "compte tenu de la polémique", l'épouse du chef de l'Etat a rendu cette carte bancaire.
alice.fr, le 04/07/2007 - 12h14

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Presse Sarkozy ou l'ingérence décomplexée
Il n'a jamais hésité à intervenir dans les rédactions. Depuis qu'il est président, c'est pis.
Par Raphaël GARRIGOS, Isabelle ROBERTS, Libération, QUOTIDIEN : jeudi 28 juin 2007, p. 3

Il y a Sarkozy et les médias avant, et Sarkozy et les médias après.
Avant le 6 mai, c'était déjà quelque chose. Depuis, c'est n'importe quoi. Une constante, Sarkozy a des amis parmi les grands patrons de presse : Bernard Arnault, Martin Bouygues, Vincent Bolloré, Arnaud Lagardère.
Du coup, dans les médias, Sarkozy ­ qui a, dans sa jeunesse, rêvé d'être journaliste ­ se sent à la maison. Tellement qu'entre les deux tours, sur TF1, il se déchausse sous le bureau du 20 heures, à l'aise, décontracté du doigt de pied.

L'avant-6 mai

Bien avant son élection, Sarkozy avait largement entamé ses relations incestueuses avec les médias.
La gamme de ses pressions est vaste. Parfois, il est douceâtre et se contente de remercier les directeurs de l'info de TF1 et France 2 pour avoir été soft dans leur traitement des émeutes en banlieue en novembre 2005.
Parfois il est colère, comme quand, invité de France Europe Express il y a quelques mois, il se retrouve dépourvu de loge et menace de virer toute la direction de France 3.

Mais son air préféré, c'est la menace : en juin 2005, quand Canal + envisage de se délester de Karl Zéro , il n'hésite pas à prendre son téléphone pour défendre son interviewer favori (Laurent Fabius fera de même).
En août 2006, invité sur TF1, Sarkozy en profite pour passer un savon mémorable au rédacteur en chef qui a laissé passer un sujet qu'il juge trop complaisant sur les sans-papiers de Cachan.
Ah, et puis tiens, pendant la campagne présidentielle, Sarkozy se fend d'un coup de fil à Edouard de Rothschild, actionnaire principal de Libération, pour lui dire tout le bien qu'il pense du journal.

Parfois, Sarkozy se fait patron de presse : c'est lui qui annonce avant tout le monde la nomination de Harry Roselmack au poste de joker du 20 heures de TF1 en mars 2006. C'est lui aussi que consulte Jean-Pierre Elkabbach, patron d'Europe 1 (Lagardère), pour le guider dans le choix d'un nouveau journaliste politique en février 2006. Et il y a, bien sûr, l'affaire Genestar, viré de Paris Match par Arnaud Lagardère (qui se dit comme le «frère» de Sarkozy) pour avoir fait, à l'été 2005, sa une sur Cécilia Sarkozy et son amoureux de l'époque. Mais ça, c'était avant le 6 mai. Depuis, les relations Sarkozy-médias sont devenues plus poreuses encore. Plus décomplexées aussi.

Lagardère et «le Journal du dimanche»

Quelques jours que Sarkozy est président, et bing ! La première affaire éclate. Le 12 mai, au JDD (Lagardère), un court article est trappé. Il révélait que Cécilia Sarkozy n'a pas voté au second tour. De l'aveu même des journalistes, ce papier n'est pas l'affaire du siècle, mais il le devient à partir du moment où il est censuré.
D'abord, il y a la conférence de rédaction du samedi : quand le sujet est annoncé, le directeur de la rédaction, Jacques Espérandieu, fait la tronche et insiste pour que Cécilia Sarkozy soit appelée afin de donner sa version. Plusieurs coups de fil sont passés dont un à Cécilia Sarkozy et l'autre à Franck Louvrier, dircom de Sarkozy.
Aucun des deux ne répond, mais c'est Arnaud Lagardère en personne qui appelle Espérandieu et le somme de trapper l'article. Furieux, les journalistes du JDD interpellent Lagardère : «Vous êtes intervenu samedi auprès de la direction de la rédaction pour que cet article ne soit pas publié», et dénoncent « une censure inacceptable». Ils sont rejoints par les SDJ des principaux médias du groupe.

Bolloré défend la police française

Non content d'avoir offert au tout nouveau président quelques jours de repos sur son yacht en baie de Malte, l'homme d'affaires Vincent Bolloré veille à l'honneur de la police française. Début juin, un article de Matin Plus, le gratuit qu'il édite en collaboration avec le Monde et Courrier international, est censuré, hop, passé à la trappe.
Il s'agit d'un papier de Courrier international, qui l'a, comme d'habitude, repris d'un journal étranger, en l'occurrence, hongrois : on y apprend comment un groupe de musiciens roms a été victime de policiers français zélés qui les ont retenus des heures à Roissy. Bolloré a trouvé l'article «extrêmement désagréable». La censure ayant été rapidement ébruitée, le papier sera finalement publié sur pression de Courrier, accompagné d'une explication de l'hebdo jugeant l'article «pertinent» et d'un mot de Bolloré l'estimant «outrancier».

TF1, point chute pour les fidèles

Le 17 mai, fais ce qu'il te plaît.
Ce jour-là, trois nominations sont annoncées. Il y a d'abord celles, croquignolettes de deux journalistes, à Matignon et à l'Elysée. Myriam Lévy du Figaro a suivi toute la campagne de Ségolène Royal, et se retrouve conseillère en communication de François Fillon à Matignon.
Catherine Pégard, du Point, a, elle, couvert la campagne de Nicolas Sarkozy, et se retrouve conseillère du nouveau président...

Mais il y a mieux, l'Elysée place carrément l'ex-directeur de campagne adjoint de Sarkozy, Laurent Solly, à TF1. Caser les amis dans les chaînes publiques, on avait déjà vu, mais là il s'agit d'un cas d'ingérence inédite dans une chaîne privée.
Le nouveau patron de TF1, Nonce Paolini, qui prend les manettes cette semaine-là, tente de regimber. Du coup, pour enfoncer le clou, c'est directement l'Elysée qui annonce la nomination de Solly ! A qui ont été confiées la semaine dernière de mystérieuses «missions opérationnelles et fonctionnelles, notamment la mise en place d'une direction des achats du groupe». Mais qui achète qui ?
Par Raphaël GARRIGOS, Isabelle ROBERTS, Libération, QUOTIDIEN : jeudi 28 juin 2007, p. 3

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Le directeur de cabinet de Rachida Dati démissionne
NOUVELOBS.COM | 07.07.2007 | 09:12

Michel Dobkine, directeur de cabinet de la ministre de la Justice, (notedt, auteur de "Crimes et humanité: le procès de Nuremberg", Editions Romillat, Paris, 2004) invoque des "raisons personnelles", mais selon l'Est républicain, il en avait "assez de (se) faire insulter toute la journée".

Le directeur de cabinet de la ministre de la Justice Rachida Dati, Michel Dobkine, a démissionné vendredi, a-t-on appris samedi 7 juillet de source judiciaire.

Après 20 ans au service de l'administration centrale du ministère de la Justice, Michel Dobkine, magistrat de formation, a remis sa démission à la Garde des Sceaux "vendredi en fin d'après-midi".

Rapports difficiles ?

Michel Dobkine a déclaré que sa démission était liée à un événement privé. Pourtant, la presse a fait état d'une dégradation de ses rapports avec la Garde des Sceaux.
Selon l'Est républicain de samedi, il avait déclaré à ses collaborateurs vendredi soir en avoir "assez de (se) faire insulter toute la journée". Mais l'ancien directeur de l'Ecole nationale de la magistrature, âgé de 51 ans, assure au contraire que "tout fonctionnait très bien" avec Rachida Dati.

Vie de famille

Le magistrat devait se remarier prochainement. Sa fonction auprès de la ministre s'était montrée difficilement compatible avec une vie de famille normale, ce qui "a généré des tensions", a-t-on affirmé au ministère.
Le porte-parole du ministère de la Justice, Guillaume Didier, a pour sa part évoqué une démission pour des raisons "strictement personnelles" et a indiqué qu'un nouveau directeur de cabinet "va être nommé très rapidement".

Deuxième démission

L'Est républicain rappelle que la démission du patron du cabinet intervient trois semaines après le départ du chef de cabinet, Olivier Ubeda, un ancien directeur des relations publiques de l'UMP. Deux mois seulement après la formation du gouvernement, ces deux démissions sont un fait rarissime, alors que le Parlement entame l'examen du projet de loi sur la récidive.
NOUVELOBS.COM | 07.07.2007 | 09:12

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Le directeur de cabinet de Rachida Dati a démissionné
Yahoo.fr, actualités, 7 juillet 2007 Reuters - PARIS (Reuters) - Michel Dobkine, directeur de cabinet de la ministre de la Justice Rachida Dati, a démissionné vendredi soir, après un passage d'une brièveté record dans ses fonctions, à peine plus d'un mois, confirme la chancellerie.

Michel Dobkine, âgé de 51 ans, un magistrat qui dirigeait l'Ecole nationale de la magistrature avait été nommé fin mai directeur de cabinet de la Garde des Sceaux.

Il n'avait pas été choisi par Rachida Dati, le Canard enchaîné ayant même rapporté en juin qu'elle en avait fait la connaissance lors de sa première visite dans les services de son ministère.

Le cabinet du Garde des sceaux a évoqué samedi des raisons personnelles pour expliquer cette démission, comme l'intéressé. Plusieurs médias parlent de divergences entre la ministre et son bras droit. Un dirigeant de l'UMP interrogé dimanche en marge du conseil national du parti a évoqué la personnalité de Michel Dobkine, jugée autoritaire.

"Je vous confirme que Michel Dobkine a démissionné pour des raisons personnelles, et strictement personnelles. Son successeur sera nommé très prochainement", a déclaré le porte-parole du ministère, Guillaume Didier.

L'ancien directeur de cabinet a expliqué sur RTL qu'il ne pouvait être aussi disponible qu'il le souhaitait pour remplir sa tâche, en raison des impératifs de sa vie personnelle.

Il a expliqué qu'il allait se marier début août et que cela n'était pas compatible avec l'intense activité du ministère pendant cette période.

"Il y a un problème de disponibilité. J'ai pensé que je pouvais mener de front une vie personnelle à laquelle je suis très attaché et une vie publique qui nécessite d'être là à 100.000%", a-t-il dit.

"Rachida Dati veut aller très vite, très fort. C'est quelqu'un avec qui j'ai travaillé quelques semaines, ça s'est très très bien passé, il n'y a pas eu de souci", a-t-il ajouté.

"Dans les semaines qui viennent, il faudra une disponibilité considérable, et j'ai jugé que cela n'était pas possible", a conclu Michel Dobkine.

"Il avait une personnalité plutôt forte. Je trouve normal qu'un fonctionnaire cède devant un politique", a dit à Reuters un dirigeant de l'UMP en marge du conseil national.

Selon la radio France-Info, des problèmes d'entente entre la ministre et son directeur de cabinet sont à l'origine de sa démission.

Selon le Républicain Lorrain, les rapports entre Michel Dobkine et la Garde des sceaux se sont dégradés ces dernières semaines. "J'en ai assez de me faire insulter toute la journée", aurait dit Michel Dobkine à ses collaborateurs en annonçant son départ, selon le quotidien. Ce dernier a fermement démenti avoir tenu de tels propos.

LE DOSSIER DES GRÂCES

Dans un communiqué, Michel Dobkine précise qu'il "a apprécié de travailler au côtés de Mme Rachida Dati, partageant avec elle son dynamisme et son esprit d'innovation, qualités indispensables à la réussite de sa mission de Garde des Sceaux".

Rachida Dati a fait adopter jeudi en première lecture au Sénat la première réforme du nouveau gouvernement, qui instaure des peines minimales pour les récidivistes et supprime l'excuse de minorité pour les jeunes de 16-18 ans dans certains cas.

Courant juin, Michel Dobkine avait annoncé en marge d'une rencontre à plusieurs journalistes qu'un décret de grâces collectives était en préparation pour le 14-Juillet.

Cette annonce pourrait ne pas être suivie d'effet, car le président Nicolas Sarkozy, qui doit s'exprimer sur le sujet la semaine prochaine, a toujours déclaré qu'il supprimerait les grâces.

Le monde de la magistrature est très inquiet de la situation actuelle des prisons, où plus de 63.000 personnes sont sous écrou pour 50.000 places, ce qui est proche d'un record historique.

Le porte-parole du ministère a par ailleurs démenti la démission, le mois dernier, d'Olivier Ubeda, qui était aux côtés de la ministre de la Justice lors de la campagne pour l'élection présidentielle et qui avait fait office de chef de cabinet.

"Olivier Ubeda n'a jamais fait partie officiellement du cabinet. Il a accepté d'assurer la transition pendant la constitution du cabinet et a repris ensuite ses fonctions de directeur-adjoint de la communication à l'UMP", a précisé Guillaume Didier. Le chef de cabinet de Rachida Dati est Michel Marquer.

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08 juillet 2007. OUVERTURE Présidence du FMI : Sarkozy présente la candidature de Strauss-Kahn
NOUVELOBS.COM | 08.07.2007 | 16:33

Le socialiste "m'a paru être le plus apte à ce poste", affirme le président, qui a "déjà présenté la candidature" de DSK à plusieurs chefs de gouvernements. Il propose aussi à Jack Lang de "participer" à une commission sur les institutions. Bertrand Delanoë y voit "une opération de communication".

Le président de la République Nicolas Sarkozy plaide pour que Dominique Strauss-Kahn soit le candidat de la France pour prendre la tête du Fonds monétaire international (FMI) car il lui a "paru être le plus apte à ce poste". "Je veux que Dominique Strauss-Kahn soit le candidat de la France à la direction générale du FMI parce qu'il m'a paru être le plus apte à ce poste", déclare-t-il dans un entretien à paraître dans le Journal du Dimanche, dont des extraits ont été publiés samedi 7 juillet sur le site de l'hebdomadaire.

"Une expérience incontestable"

"J'ai déjà présenté sa candidature" au chef du gouvernement espagnol José Luis Rodriguez Zapatero, au président du Conseil italien Romano Prodi, au Premier ministre britannique Gordon Brown et au président américain George W. Bush, poursuit le chef de l'Etat.

"Je sais que c'est un poste très convoité. Pour l'obtenir, il faut avoir une forte crédibilité, une expérience incontestable, être polyglotte, Dominique Strauss-Kahn a ces qualités", juge le président de la République. "Lui et moi avons la même vision du fonctionnement du FMI. Et je devrais priver la France de sa candidature parce qu'il est socialiste?"

"Rassembler"

Et Nicolas Sarkozy d'ajouter: "comment serais-je le président de tous les Français si je raisonnais comme ça? Je n'ai pas demandé à Dominique Strauss-Kahn de ne plus être socialiste. Le président de la République doit rassembler".

En outre, Nicolas Sarkozy a affirmé dans Le Journal du Dimanche qu'il avait demandé au socialiste Jack Lang de "participer" à la commission chargée de faire des propositions pour moderniser les institutions. Cette commission sera installée "dans les quinze jours", a-t-il indiqué, afin que "la réforme constitutionnelle soit prête avant la fin de l'année, au plus tard début janvier".

Commission présidée par Balladur

"J'ai demandé à Edouard Balladur, ancien Premier ministre, de présider cette commission. J'ai également demandé à Jack Lang, agrégé de droit public, d'y participer. Au nom de quoi devrais-je me priver de sa réflexion? Sous le seul prétexte que cela déplaît à M. Ayrault?", le président du groupe socialiste à l'Assemblée, a demandé le président. "J'ai aussi demandé à Pierre Mazeaud, ancien président du Conseil constitutionnel, ainsi qu'à Jean-Louis Bourlanges, à Guy Carcassonne, à Olivier Schrameck d'y participer. Guy Carcassonne a été le conseiller de Michel Rocard, Olivier Schrameck a été le directeur de cabinet de M. Jospin, et alors ?", a-t-il poursuivi.

"Tout diriger, la majorité et l'opposition"

Un peu plus tôt, samedi, le maire de Paris Bertrand Delanoë, a mis en garde contre une "opération de communication" de la part de Nicolas Sarkozy. "Si un Français peut diriger (le FMI), tant mieux et si c'est Dominique, je sais qu'il en a tout à fait les compétences", a déclaré Bertrand Delanoë sur Europe-1, depuis Londres, où il participait à une cérémonie en mémoire des victimes des attentats de 2005.

"Ce qui me fait un peu sourire c'est que j'ai l'impression que le président de la République ne voit des compétences que chez les socialistes, c'est un hommage qu'il nous rend", a-t-il ironisé.

Bertrand Delanoë voit dans cette affaire une "arrière-pensée" de Nicolas Sarkozy qui "aimerait tout diriger, la majorité et l'opposition". Tout cela "sera confronté au réel" notamment "à la politique fiscale et économique" du gouvernement, poursuit le maire. (avec AP)

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10 juillet 2007. Sarkozy : oui au travail de mémoire, non au "repentir"
Yahoo.fr, actualités - le 10/07/2007 - 11h17

Il s'en explique dans deux journaux algériens, alors qu'il doit déjeuner avec Bouteflika. Leur conférence de presse est à suivre à 15h45 heures sur LCI. Nicolas Sarkozy reconnaît "qu'il y a eu beaucoup d'ombres, de souffrances" lors de la présence française en Algérie, "mais il n'y a pas eu que cela".

Alors que l'Algérie demande à la France de reconnaître les "crimes" commis durant la colonisation, Nicolas Sarkozy affirme que les jeunes générations "sont tournées vers l'avenir, plutôt que vers le passé. Elles n'attendent pas de leurs dirigeants qu'ils se mortifient". Il s'en explique dans une interview publiée mardi matin dans deux quotidiens algériens : El Wata et El Khabar.

Pour Nicolas Sarkozy, il ne faut pas faire des questions de mémoire "un préalable". Il reconnaît "qu'il y a eu beaucoup d'ombres, de souffrances et d'injustices au cours des 132 années que la France a passées en Algérie, mais il n'y a pas eu que cela". Dénonçant donc la tentation de la repentance, il affirme : "Je suis pour une reconnaissance des faits, pas pour le repentir qui est une notion religieuse et n'a pas sa place dans les relations d'Etat à Etat".

La nécessité d'un traité d'amitié

"Le travail de mémoire doit donc continuer, mais dans la dignité et l'objectivité, à l'abri des polémiques et des tentatives d'instrumentalisation politique. Ce cheminement doit aussi se faire des deux côtés", insiste-t-il. Il affirme d'autre part qu'"on peut faire l'amitié sans un traité d'amitié", un projet enterré à la suite de la polémique sur le "rôle positif" de la colonisation.

"Ce qui importe surtout c'est de donner au partenariat un contenu concret" : il cite notamment la formation des cadres, les échanges économiques, l'énergie, la circulation ou la coopération en matière militaire. Sur ce dernier point, le président français déclare souhaiter voir aboutir "un plus grand nombre" de projets de fournitures d'équipements naval, aérien et terrestre et se dit "prêt à aller plus loin" dans la coopération militaire pour accompagner l'effort de professionnalisation et de modernisation des forces algériennes.
Yahoo.fr, actualités - le 10/07/2007 - 11h17

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Nicolas sarkozy refuse toute grâce collective pour le 14-Juillet Yahoo.fr, actualités, 07.07.07 | 18h10

PARIS (Reuters) - "Il n'y aura pas de grâce collective" à l'occasion de la fête nationale du 14 juillet, annonce le président Nicolas Sarkozy dans une interview publiée par le Journal du Dimanche.

"C'est ma conception de la République. Je ne ferai pas d'amnistie collective et je n'accorderai pas de grâce collective", dit le chef de l'Etat, qui renonce ainsi à ce qui était devenu une tradition avec son prédécesseur Jacques Chirac.

"J'avais dit pendant la campagne présidentielle qu'il n'y aurait pas d'amnistie. J'ai tenu ma promesse", explique-t-il. "L'élection présidentielle ne donne pas le droit 'd'effacer les ardoises'. Quelle logique y aurait-il à ne pas amnistier les contraventions et à grâcier les délinquants ?"

"Ou faut-il admettre que la justification de la grâce présidentielle soit de vider les prisons qui sont surpeuplées ?" poursuit Nicolas Sarkozy. "Depuis quand le droit de grâce sert-il à gérer les prisons ?"

Il précise que le décret d'amnistie qui lui a été proposé concernait 3.000 détenus de prisons.

"Que les juges d'application des peines appliquent les textes et alors on respectera l'indépendance de la justice", ajoute le chef de l'Etat. "La justice réclame à cor et à cri son indépendance et la première chose qu'on me demande c'est de gracier 3.000 personnes. Eh bien, non !"

Il dit en revanche reconnaître "l'utilité, pour des raisons humanitaires ou exceptionnelles, d'une grâce individuelle prononcée de façon transparente".

"Un individu saute dans la Seine, sauve trois enfants en train de se noyer, il se trouve qu'il a un casier judiciaire. La grâce individuelle peut alors jouer", dit-il. "Mais la grâce collective pour réguler les prisons, je ne l'accepte pas."

Nicolas Sarkozy refuse de préciser s'il y aura des grâces individuelles cette année. "Comment le dire à l'avance ? Chaque cas est un cas de conscience", fait-il valoir. "Ce que je rejette, c'est la décision collective et automatique (...). Je ne prétends pas que ce que je fais est bien, que c'est juste, que c'est la vérité. J'essaie de trouver une cohérence."
Yahoo.fr, actualités, 07.07.07 | 18h10

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Claude Guéant "raisonnablement optimiste" sur le sort des infirmières bulgares après la visite de Cécilia Sarkozy à Tripoli
Yahoo.fr, actualités, AP - Vendredi 13 juillet, 09h43PARIS

- Le secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant a estimé que l'on pouvait être "raisonnablement optimiste" sur le sort des cinq infirmières bulgares condamnées à mort en Libye après la visite effectuée par Cécilia Sarkozy à Tripoli jeudi.

"Il y a un élément objectif d'abord, les familles que nous avons rencontrées Cécilia Sarkozy et moi-même hier à Benghazi, les familles des enfants qui ont été contaminés par le sida semblent, c'est ce qu'elles nous ont dit, prêtes à accorder leur pardon", a-t-il expliqué vendredi sur Europe-1, précisant qu'il s'agissait d'un "élément très important pour la décision que prendra lundi prochain la haute cour de justice, qui peut commuer la peine de mort en une peine plus légère."

Claude Guéant a par ailleurs ajouté qu'un élément "subjectif" le portait également à l'optimisme: "Il nous a semblé que les arguments qui ont été développés auprès du colonel Khadafi finissaient par porter".

Les deux émissaires français ont usés de divers arguments pour tenter de convaincre le colonel libyen, notamment que "ça faciliterait la coopération de la Libye avec l'ensemble des pays qui ont envie de coopérer avec elle, et avec lesquels elle a envie de coopérer, a indiqué Claude Guéant. La Libye a de grands projets, notamment pour réactiver l'Union africaine. La Libye a sa place dans l'Union de la Méditerranée que Nicolas Sarkozy veut promouvoir."

"Ce n'est pas encore acquis", a toutefois nuancé le secrétaire général de l'Elysée. "Il (le colonel Khadafi NDLR) n'a pas été catégorique, définitif dans la conclusion de la réunion mais je le répète, on peut légitimement espérer". AP
Yahoo.fr, actualités, AP - Vendredi 13 juillet, 09h43PARIS

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Cécilia Sarkozy pourrait jouer pour l'Elysée un rôle d'émissaire
Yahoo.fr, actualités, AFP - Vendredi 13 juillet, 16h22PARIS (AFP) -

L'Elysée laissait entrevoir vendredi que Cécilia Sarkozy pourrait jouer à l'avenir un rôle d'émissaire informel, au lendemain de la visite surprise en Libye de l'épouse du président qui l'a placée de façon spectaculaire sur le devant de la scène.

Presque deux mois après l'entrée de son époux à l'Elysée, Cécilia Sarkozy, jusqu'à présent fort discrète, est intervenue de façon inattendue dans ce dossier complexe qui mobilise les chancelleries occidentales.

Accompagnée du secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant, elle a rendu visite à Tripoli aux infirmières avant de se rendre à Benghazi (1.000 km à l'est de Tripoli) pour rencontrer les familles des enfants contaminés par le virus du sida.
Mme Sarkozy a également rencontré le numéro un libyen, le colonel Mouammar Kadhafi.

Si l'épouse du président, à qui la Constitution n'accorde aucun rôle ni statut, n'a fait aucune déclaration, M. Guéant s'est déclaré "raisonnablement optimiste" à leur retour, affirmant qu'en cas d'issue favorable Mme Sarkozy "aura joué un rôle déterminant".

"Bien entendu" le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner était au courant de ce déplacement, a insisté M. Guéant, qui est intervenu dans plusieurs médias pour mettre en avant le rôle de Mme Sarkozy, esquissant pour elle un rôle d'émissaire de son mari.

"De tous temps le président de la République a eu des émissaires personnels. Qui peut mieux que l'épouse du président de la République le représenter? Avec qui a-t-il une proximité plus grande?", a-t-il ainsi déclaré à France 3.

A l'avenir, Cécilia Sarkozy "sera utile là où elle pense qu'elle peut être utile. En l'espèce, sans parler de statut, je ne crois pas qu'il faille avoir des corsets pour enserrer les situations".

"Le chef de l'Etat est le premier responsable de la politique étrangère de la France et le ministère des Affaires étrangères travaille au service du chef de l'Etat et par conséquent des personnes qui sont investies de missions par le chef de l'Etat", s'est contenté de déclarer le Quai d'Orsay.

Très discrète depuis l'élection de son époux à l'Elysée le 6 mai, la "première dame" de France avait jusqu'à maintenant surtout fait parler d'elle dans la presse par ses tenues au sommet du G8 d'Heiligendamm, en Allemagne, ou par l'utilisation d'une carte bancaire sur un compte du Trésor public, qu'elle a rendue après que l'affaire eut été révélée.

Créditée d'une grande influence auprès de Nicolas Sarkozy, dont elle avait été chef de cabinet quand il était président de l'UMP, elle s'était toutefois tenue très en retrait tout au long de la campagne présidentielle.

M. Sarkozy s'est dit "très fier" de la manière "dont elle a représenté la France au G8>", lors d'une interview à TF1 le 20 juin (notedt, départ impromptu pour fêter un anniversaire).
Quant à son rôle à l'Elysée, "on en parle beaucoup tous les deux, elle regarde, elle réfléchit. Elle veut prendre son temps, protéger sa famille".

Cette brune longiligne, mère de trois enfants, arrière-petite-fille du compositeur espagnol Isaac Albeniz, connue pour son indépendance, avait confié avant l'élection ne pas se voir "en first lady". "Cela me rase", avait-elle lancé.

Comme toutes les épouses de président, elle dispose d'un bureau à l'Elysée mais aussi d'une équipe de conseillers mis ponctuellement à son service, selon la présidence.

D'après les sondages, les Français souhaitent lui voir jouer un rôle humanitaire mais pas politique.

Deux Français sur trois (62%) attendent en priorité qu'"elle s'implique dans des actions humanitaires ou caritatives", selon un sondage IFOP paru dans l'hebdomadaire Elle. Ils ne sont que 15% à attendre qu'"elle conseille politiquement son mari".
Yahoo.fr, actualités, AFP - Vendredi 13 juillet, 16h22PARIS (AFP)

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UNION EUROPENNE La visite de Cécilia Sarkozy aux infirmières bulgares agace Bruxelles
NOUVELOBS.COM | 13.07.2007 | 20:00

L'UE n'avait pas été informée à l'avance de la visite, jeudi, en Libye, de l'épouse du président français, qui a rencontré les cinq infirmières bulgares condamnées. Des diplomates ne cachent pas leur agacement.

L'Union européenne (UE) n'avait pas été informée à l'avance de la visite, jeudi, en Libye, de l'épouse de Nicolas Sarkozy, qui a rencontré les cinq infirmières bulgares condamnées, apprend-on vendredi 13 juillet de source européenne à Bruxelles. Ces infirmières ont été accusées d'avoir inoculé à des centaines d'enfants le virus du sida.

Parlant sous couvert de l'anonymat, des responsables européens n'ont pas caché leur agacement face à ce que certains considèrent comme une tentative du vibrionnant président français de tirer la couverture à lui, à la dernière minute, dans l'éventualité d'un règlement de cette crise à laquelle l'UE travaille depuis des années.

Travail de la commissaire européenne

"Nous avons seulement appris cette visite de Cécilia Sarkozy en recevant un appel téléphonique de Libye disant qu'elle était sur place", a-t-on précisé de source européenne. Cette source rappelle également que la Grande-Bretagne avait été, elle, largement associée aux longues discussions sur ce dossier.

La commissaire européenne aux Relations extérieures, Benita Ferrero-Waldner, s'est rendue deux fois en Libye pour rencontrer les infirmières bulgares et le médecin palestinien condamnés, offrir à Tripoli une aide dans le domaine médical et s'entretenir avec le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi.

Isolement de Sarkozy

Ce n'est pas la première fois que le nouveau président français, élu il y a deux mois, fait cavalier seul sans informer ses partenaires européens de ses initiatives diplomatiques.

Le mois dernier, il a ainsi proposé unilatéralement lors du sommet du G8 en Allemagne un délai de six mois avant de se prononcer sur le statut futur de la province sécessionniste serbe du Kosovo, un dossier actuellement en pleine négociation à l'Onu.
NOUVELOBS.COM | 13.07.2007 | 20:00

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20 minutes, Samedi 14 Juillet 2007 - Mise à jour : 13h39

Le 14 juillet façon Nicolas Sarkozy
Son mot d’ordre: innover, à tout prix. Alors que depuis 1981 et l’arrivée de François Mitterrand au pouvoir, les cérémonies du 14 juillet se déroulaient toujours selon le même schéma, Nicolas Sarkozy a chamboulé l’ordre établi. Fidèle à sa volonté d’afficher la rupture.

Deux mois après son entrée en fonction, c’est sous les couleurs européennes que le Président a descendu les Champs-Elysées. Tous les pays de l’Union européenne avaient répondu à l’invitation du chef de l’Etat. Même la toute petite armée maltaise, représentée par 4 policiers.

Entorse au protocole

Arrivé à 10h à l’Arc de Triomphe, Sarkozy, debout dans son command-car, le chef d'état-major des armées, le général Jean-Louis Georgelin, à ses côtés, a entamé la descente des Champs-Elysées, saluant de la main militaires et spectateurs.

Première entorse au protocole, le chef de l'Etat a fait arrêter son véhicule et pour se lancer en direction de la foule.

«Il y a vraiment beaucoup de monde», a-t-il lancé, tout sourire, serrant des mains avant d’embrasser une fillette dans les bras de son père. «Je ne peux pas rester longtemps», s’est-il excusé en se dirigeant vers le trottoir d'en face pour le même bref exercice. Remonté dans son véhicule, il a repris la descente des Champs-Elysées. Direction la Concorde, où l’attendaient sur l’estrade les ministres européens.

«Plus belle avenue du monde»

Le 16 mai, jour de son entrée en fonctions, il avait déjà pris un mini-bain de foule similaire sur «la plus belle avenue du monde».

Rupture encore.
Alors que ses prédécesseurs ne s’exprimaient que rarement, mais sacrifiaient toujours à la traditionnelle interview du 14 juillet, Nicolas Sarkozy qui prend la parole presque tous les jours a refusé, pour le 14 juillet de répondre aux questions des journalistes. A la place, il a préféré déjeuner avec le gouvernement et ses invités européens, avant de se fondre dans la foule de la garden-party.

L'heure est à l'innovation

Là- encore, l’heure est à l’innovation. Il devait brièvement s'exprimer de façon informelle, devant des invités dont le nombre a été réduit à quelque 5.000 personnes, dont plusieurs centaines de «héros» et «victimes» anonymes, que le Président a choisi d’honorer.

Enfin, ultime innovation pour la soirée. Nicolas Sarkozy a décidé d’offrir une «grande fête populaire» au Champ de Mars, à Paris, avec des chanteurs européens et, en tête d'affiche, Michel Polnareff. Le tout s'achèvera, sans rupture cette fois, par un très traditionnel feu d'artifice.

Patrick Kovarik AFP ¦ Nicolas Sarkozy a présidé samedi à ses premières cérémonies du 14 juillet, qui marquent une nouvelle fois la "rupture" que veut personnifier le nouveau chef de l'Etat, deux mois après son entrée en fonctions.
C.L. Avec AFP, 20 minutes, Samedi 14 Juillet 2007 - Mise à jour : 13h39

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FETE NATIONALE Un 14 Juillet placé sous le signe de l'Europe
NOUVELOBS.COM | 14.07.2007 | 13:17

Nicolas Sarkozy, qui souhaite marquer sa "rupture" à l'occasion de la célébration du 14 juillet, a fait arrêter son véhicule pour saluer des badauds, avant de retrouver le gouvernement et certains de ses homologues européens. Il rompt également avec la tradition de l'interview télévisée et de la grâce présidentielle.

Le défilé militaire du 14-Juillet, le premier de l'ère Sarkozy, s'est déroulé samedi 14 juillet sous le signe de l'Europe, avec la présence inédite de détachements des 27 pays membres de l'Union européenne, y compris des Etats neutres comme le Danemark et l'Irlande. Nicolas Sarkozy a assisté au défilé sur les Champs-Elysées, à Paris, après avoir passé en revue les troupes sur un command-car, escorté par les cavaliers de la Garde républicaine. Fait sans précédent, le chef de l'Etat, qui avait promis des "surprises", est descendu du véhicule à la hauteur du rond-point des Champs-Elysées pour aller saluer des badauds massés derrière les barrières de sécurité et embrasser des enfants.

"Il fait beau, les armées sont magnifiques, nos partenaires européens sont là!", a-t-il dit à un journaliste.

Défilé clos par l'Hymne à la joie

Nicolas Sarkozy a ensuite rejoint l'ensemble du gouvernement sur la tribune d'honneur érigée sur la place de la Concorde, ainsi que ses invités : le Premier ministre portugais José Socrates, dont le pays préside actuellement l'UE, le président de la Commission européenne José Manuel Barroso, le président du Parlement européen Hans-Gert Pöttering, le Haut représentant de l'UE pour la politique étrangère, Javier Solana.

L'émir du Qatar, dont le fils défilait en tant qu'élève de Saint-Cyr, était également présent. L'épouse de Nicolas Sarkozy et leurs enfants assistaient également au défilé. Le ministre de la Défense, Hervé Morin, était attendu dans la journée au Liban où il rendra visite aux forces françaises déployées dans le cadre de la Finul.

Le Choeur des armées françaises et les Petits chanteurs à la Croix de bois, qui avaient appris pour l'occasion à marcher au pas, ont entonné avant le défilé la Marseillaise et le Chant des Partisans. Ils l'ont clos par l'Hymne à la joie.

Déjeuner à l'hôtel Marigny

Après un préambule aérien, orchestré notamment par la patrouille de France, les détachements européens ont foulé le pavé parisien, aux côtés des 4.224 militaires français, par ordre alphabétique pour ménager les susceptibilités diplomatiques. Les troupes étrangères s'étaient pliées à la cadence française.

Un déjeuner était prévu à l'hôtel de Marigny pour les membres du gouvernement français et les invités, parmi lesquels de nombreux ministres de la Défense et chefs d'états-majors étrangers.

Soucieux d'imprimer sa marque depuis son accession à l'Elysée, Nicolas Sarkozy met fin à la tradition de l'interview télévisée du 14-Juillet, instituée par François Mitterrand. "La célébration de notre fête nationale prend cette année un tour particulier car elle correspond avec l'entreprise de rénovation nationale portée par le gouvernement d'ouverture que j'ai l'honneur de diriger", avait déclaré vendredi le Premier ministre François Fillon à Rome.

2000 invités à la garden-party de l'Elysée

Pour la garden-party de l'Elysée, les quotas d'invitations ont été réduits par rapport aux années précédentes "par mesure de sécurité et de confort".

Cette année, priorité est donnée à des Français méritants ayant "à un moment de leur vie traversé une épreuve" ou qui se sont caractérisés par leur effort, leur travail ou leur bravoure. Deux mille personnes ont ainsi été conviées.

Les invités pourront découvrir dans les jardins de l'Elysée une oeuvre réalisée par le plasticien Sébastien Lecca et une quarantaine de jeunes handicapés mentaux, "ArcEnCielage" : des arbres habillés de tissus de couleurs où auront été inscrits des prénoms de tous horizons.

Dans la soirée, un "concert de la fraternité", gratuit, est prévu au Champ-de-Mars, avec notamment en première partie la chanteuse italienne Laura Pausini et le DJ français Bob Sinclar.

Michel Polnareff, qui a fait son grand retour sur scène ce printemps après 34 ans d'exil californien, sera la tête d'affiche du concert. Nicolas Sarkozy et François Fillon y assisteront.

Le traditionnel feu d'artifice offert par la mairie de Paris clora la journée.

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Nicolas Sarkozy réitère son soutien à Rachida Dati
Le Monde 13.07.07 | 21h04

PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy s'est rendu vendredi soir à la garden party organisée à l'occasion du 14 juillet par la ministre de la Justice, Rachida Dati, confrontée depuis le début de la semaine à une série de déboires.

Le président de la République a apporté son soutien à cette fille d'un maçon marocain admiratrice du chef de l'Etat, louée par les médias pour son parcours hors normes et figure emblématique du gouvernement.

"Nous allons engager la France dans une réforme extrêmement importante. J'ai voulu la réforme, un certain nombre de textes que Rachida Dati a fait passer d'excellente façon", a-t-il déclaré.

"Rachida Dati a une obligation de réussite, parce que sa présence est un message adressé à tous les enfants de France. Par son mérite, par son effort, par son engagement, ça devient possible", a-t-il ajouté.

Le ministre de la Défense, Hervé Morin, a estimé pour sa part que les attaques contre la ministre de la Justice étaient "à la limite de la médiocrité absolue."

"Mélanger la famille avec la fonction d'une soeur qui est garde des Sceaux (...) honnêtement, je trouve ça d'une médiocrité absolue", a-t-il dit sur BFM TV.

Censée lancer dans la semaine deux projets de réforme du monde pénitentiaire, Rachida Dati a dû faire face à une série de démissions au sein de son cabinet, où son caractère autoritaire susciterait les critiques, et aux ennuis judiciaires d'un de ses frères, jugé en appel pour trafic de drogue.

Comme il l'avait fait mardi à Tunis, Nicolas Sarkozy avait de nouveau affiché son soutien à sa protégée jeudi soir à Epinal.

"Elle faut qu'elle réussisse, car c'est un message à la France diverse, à la France multiple: le signe que chacun à sa chance", a-t-il déclaré.

Dans le Nouvel Observateur, Cécilia Sarkozy a également apporté son soutien à Rachida Dati : "C'est plus qu'une amie, c'est ma soeur. Je ne la lâcherai jamais. Je connais tout d'elle, elle est de la race des seigneurs."

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Deux frères de Rachida Dati accusés de trafic de cannabis LEMONDE.FR avec AFP | 13.07.07 | 21h09 • Mis à jour le 13.07.07 | 21h09

Deux frères cadets de Rachida Dati, ministre de la justice, font l'objet d'une procédure judiciaire pour trafic de cannabis, ont indiqué vendredi 13 juillet différents médias : Jamal Dati comparaîtra mardi 17 juillet devant la cour d'appel de Nancy, après avoir été condamné en première instance pour trafic de stupéfiants, a révélé le quotidien Aujourd'hui en France-Le Parisien. Quant à Omar Dati, il est placé sous contrôle judiciaire depuis juin 2005, après avoir été interpellé dans le cadre d'une enquête portant sur un trafic de haschisch dans la région châlonnaise, a indiqué à l'AFP une source judiciaire.

En février, en pleine campagne présidentielle, Jamal Dati, âgé de 35 ans, avait été condamné à six mois d'emprisonnement avec sursis par le tribunal correctionnel de Verdun (Meuse). Le ministère public avait fait appel, a précisé vendredi le substitut général de la cour d'appel de Nancy. Le frère de la garde des sceaux comparaîtra avec trois autres prévenus condamnés en première instance dans cette affaire. Jamal Dati avait déjà été condamné en 2001 à trois ans d'emprisonnement, dont 18 mois ferme, pour un trafic d'héroïne dans la région de Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire).

"UN JUSTICIABLE COMME LES AUTRES"

Dans l'entourage de Rachida Dati, on temporise :"L'affaire est ancienne, puisqu'elle est jugée en appel. C'est donc un dossier que la ministre connaît mais qui ne fait pas l'objet d'une attention particulière à la Chancellerie." La même source souligne :"D'ailleurs, la ministre ne connaît pas le contenu de cette affaire, ni en première instance, ni en appel (...). De toute façon, son frère est un justiciable comme les autres", ajoutait-on, précisant que Jamal Dati est "un frère dont elle [la ministre] n'est pas particulièrement proche et avec lequel elle n'a aucun contact". Selon Le Parisien, en 2006, M. Dati, placé sur écoute par un juge d'instruction, avait tenté de joindre sa sœur au ministère de l'intérieur, où elle travaillait pour Nicolas Sarkozy.

D'après un magistrat anonyme cité par le journal, "si l'on appliquait à la lettre le projet Sarkozy-Dati sur les multirécidivistes, Jamal Dati devrait être condamné lourdement". La garde des sceaux a présenté le 5 juillet au Sénat un projet de loi instaurant des peines plancher pour les récidivistes.

Omar Dati a lui été placé sous contrôle judiciaire pour un trafic de drogue de "moyenne importance", en 2004-2005, évalué à plusieurs "centaines de grammes" de résine de cannabis, révèle l'AFP. Une information judiciaire avait été ouverte courant 2005 par le parquet de Chalon-sur-Saône pour des faits d'"acquisition, détention, transport, usage et offre ou cession" de stupéfiants. L'ordonnance de renvoi de l'affaire remonte à février dernier mais la date de l'audience devant le tribunal correctionnel de Chalon-sur-Saône n'a pas encore été fixée, selon la jource judiciaire citée par l'AFP.

Mardi, le départ de trois membres du cabinet Rachida Dati, suivant celui de son directeur de cabinet la semaine dernière, avait suscité des commentaires anonymes sur le caractère "autoritaire" de la ministre. SOS-Racisme s'est porté à son secours vendredi en estimant que "Rachida Dati paie, dès son arrivée, le prix fort d'être la première personne issue de l'immigration maghrébine à accéder à une telle responsabilité gouvernementale". La Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (Licra) a renchéri dans un communiqué. Selon son président Patrick Gaubert, elle "est victime, du fait de la consonance de son patronyme, d'une campagne injuste".

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LIBYE Infirmières bulgares : 1 million de dollars par famille ?
NOUVELOBS.COM | 14.07.2007 | 12:00

Le compromis financier ouvrant la voie à un allégement de la peine des six soignants condamnés à mort s'élèverait à 400 millions de dollars pour les 400 familles d'enfants libyens contaminés par le sida.

Les familles des 400 enfants libyens contaminés par le sida vont toucher quelque 400 millions de dollars afin de permettre un accord sur le sort des cinq infirmières bulgares et du médecin palestinien condamnés à morts, affirme samedi 14 juillet Le Figaro, selon lequel la Bulgarie contribuerait au versement de ces indemnités.

"Le compromis financier négocié par la fondation Kadhafi porterait, selon nos informations, sur un montant d'environ un million de dollars par famille de victimes, soit un total de 400 millions de dollars", écrit le quotidien, sans citer ses sources.

Indemnisation "sous forme de remises de dettes"

Le journal cite également Seif al-Islam Kadhafi, le fils du colonel Moammar Kadhafi, selon lequel "les indemnités sont financées par des contributions internationales sous forme de remises de dettes".

"Les pays concernés sont la Bulgarie, la Slovaquie ainsi que la Croatie et la République tchèque", précise Seif al-Islam Kadhafi, qui dirige la fondation Kadhafi, qui a supervisé les négociations.

Cet accord, annoncé mardi, ouvre la voie à un allégement de la peine des six soignants condamnés à mort. Leur condamnation pourrait être commuée lundi en peine de prison par le Conseil juridique suprême de Libye, dirigé par le ministre de la Justice.

Condamnés à la peine capitale

La Bulgarie a toujours dit qu'elle ne verserait aucune indemnité directement aux familles, ce qui signifierait une reconnaissance de la culpabilité des soignants. Les infirmières et le médecin ont été condamnés à la peine capitale pour avoir inoculé le virus du sida à 400 enfants libyens alors qu'ils travaillaient à l'hôpital de Benghazi.

Ils nient les faits et des experts attribuent les transmissions aux règles d'hygiène défaillances qui régnaient dans l'établissement. AP
NOUVELOBS.COM | 14.07.2007 | 12:00

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Jack Lang, vice-président du comité sur les institutions Yahoo.fr, actualités, 18.07.07 | 13h35

PARIS (Reuters) - L'ancien ministre socialiste Jack Lang sera l'un des deux vice-présidents du comité de réflexion sur la modernisation des institutions mis en place ce mercredi après-midi par le président Nicolas Sarkozy.

Selon le décret présenté en conseil des ministres et instituant ce comité présidé par l'ancien Premier ministre RPR Edouard Balladur, l'ex-président du Conseil constitutionnel Pierre Mazeaud, gaulliste et "chiraquien", sera également vice-président.

Ce comité est composé au total de 13 membres - responsables politiques, juristes, intellectuels, etc -, comme le révélait mardi le quotidien Le Monde.

Outre Jack Lang, plusieurs personnalités réputées de gauche en font partie : Olivier Schrameck, ancien directeur de cabinet du Premier ministre socialiste Lionel Jospin, le spécialiste de la Constitution Guy Carcassonne, qui fut conseiller d'un autre chef de gouvernement socialiste, Michel Rocard, et l'ex-député européen socialiste Olivier Duhamel.

Ce comité ne compte qu'une femme dans ses rangs : Anne Levade, professeur de droit public. A 37 ans, elle est de loin la benjamine du groupe dont la moyenne d'âge est de 59 ans.

Parmi les autres membres figure le philosophe Luc Ferry, pourfendeur de l'héritage de la révolte étudiante de mai 1968 et ancien ministre de l'Education nationale du gouvernement de l'UMP Jean-Pierre Raffarin.

On y trouve également Denys de Béchillon, professeur de droit à Pau, le député européen centriste rallié à Nicolas Sarkozy Jean-Louis Bourlanges et l'économiste Jean-Claude Casanova, président de la Fondation nationale des sciences politiques et ancien conseiller du Premier ministre centriste Raymond Barre (1976-1981).

SEMINAIRE GOUVERNEMENTAL EN NOVEMBRE

Complètent cette liste Dominique Chagnollaud, directeur du Centre d'études constitutionnelles et politiques de l'université de Paris II et ancien conseiller de la ministre centriste Simone Veil (1993-1995), et le professeur de droit public Bertrand Mathieu, réputé conservateur.

Le comité devra remettre son rapport et ses propositions sur la modernisation et le rééquilibrage des institutions de la Ve République "avant le 1er novembre 2007", précise un communiqué gouvernemental diffusé à l'issue du conseil des ministres.

Parallèlement, le président de la République a entamé mardi des consultations avec les dirigeants de partis politiques.

"Il va leur écrire afin de recueillir leurs réactions", a précisé le porte-parole du gouvernement Laurent Wauquiez lors du compte rendu du conseil des ministres.

Nicolas Sarkozy souhaite "qu'on puisse avoir des décisions définitives à la fin de l'année ou au début de l'année 2008", a précisé le porte-parole, selon qui le gouvernement débattra de ce dossier en novembre, "vraisemblablement" lors d'un séminaire animé par le Premier ministre François Fillon.

Dans un entretien publié par Le Parisien, Jack Lang, en délicatesse avec le Parti socialiste dont il a quitté les instances dirigeantes, se prononce pour la suppression du poste de Premier ministre.

"L'existence d'un Premier ministre ne se justifie que dans les régimes purement parlementaires. Dans notre système, elle entretient la confusion", déclare l'ancien ministre, qui estime que le président de la République devrait alors être responsable devant l'Assemblée nationale.
Yahoo.fr, actualités, 18.07.07 | 13h35

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Nicolas Sarkozy au mémorial de la Shoah à Paris
Yahoo.fr, actualités, Reuters - Vendredi 20 juillet, 18h57 PARIS

"Nous ne pouvons pas et nous ne devons pas oublier", a déclaré Nicolas Sarkozy au mémorial de la Shoah, où il s'est rendu à l'occasion de l'anniversaire de la rafle du Vel d'Hiv.

"A l'heure où l'on célèbre le 65e anniversaire de la rafle du Vel d'Hiv', j'ai voulu venir au mémorial de la Shoah, que je ne connaissais pas", a déclaré le président de la République à la presse au terme d'une visite du site inauguré en 2005 par Jacques Chirac dans le quartier du Marais, à Paris.

"C'est une façon de dire que nous ne pouvons pas et que nous devons pas oublier", a ajouté Nicolas Sarkozy, reprenant les mots qu'il avait écrits quelques minutes plus tôt sur le livre d'or du mémorial.

La rafle du Vélodrome d'Hiver, les 16 et 17 juillet 1942, est la plus grande rafle de juifs réalisée en France pendant la Seconde Guerre mondiale. Environ 13.000 juifs d'Ile-de-France avaient été arrêtés par la police française. La plupart sont morts dans les camps nazis.

Nicolas Sarkozy a dit s'inscrire dans la lignée des propos de son prédécesseur à l'Elysée, qui avait reconnu en 1995 dans un discours au Vel d'Hiv la responsabilité de l'Etat français dans la déportation des juifs durant la Seconde Guerre mondiale (notedt. discours constitutionnellement fondamental ).

"Jacques Chirac a dit ce qu'il fallait dire et je pense qu'il n'y a rien à retrancher et rien à rajouter au très bon discours qu'il avait fait à l'époque", a estimé le chef de l'Etat.

Jacques Fredj, directeur du mémorial de la Shoah, a qualifié la visite du nouveau président de la République de "geste fort".

"La présence de Nicolas Sarkozy montre le chemin que nous avons fait depuis la déclaration de Jacques Chirac", a-t-il dit à la presse. "Notre pays a fait un bond en avant énorme en matière d'enseignement de l'histoire de la Shoah".

Nicolas Sarkozy a visité le musée en compagnie de quelques dizaines de personnes dont Jacques Fredj, l'ancienne ministre Simone Veil, présidente de la Fondation pour la mémoire de la Shoah, et de l'historien "chasseur de nazis" Serge Klarsfeld.

Le chef de l'Etat et Simone Veil ont déposé une gerbe de fleurs tricolore sur la pierre de marbre noir en forme d'étoile de David de la crypte du mémorial, au centre de laquelle brûle une flamme à la mémoire des juifs persécutés.

Ils sont ensuite passés devant le Mur des noms où sont inscrits les noms de 76.000 juifs de France, dont 11.000 enfants, morts en déportation.

Le Premier ministre, François Fillon, doit participer dimanche à une cérémonie au monument des martyrs juifs du Vel d'Hiv.
Yahoo.fr, actualités, Reuters - Vendredi 20 juillet, 18h57PARIS

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Cécilia Sarkozy et Benita Ferrero-Waldner en Libye
Yahoo.fr, actualités, Reuters - 23 juillet 2007 7h45 PARIS/BRUXELLES (Reuters)

La commissaire européenne aux Relations extérieures et Cécilia Sarkozy sont en Libye pour tenter de faire libérer les cinq infirmières bulgares et le médecin palestinien condamnés pour avoir inoculé le VIH à des enfants libyens, ont annoncé dimanche la Commission européenne et l'Elysée.

L'exécutif européen a indiqué que Benita Ferrero-Waldner et l'épouse de Nicolas Sarkozy se trouvaient en Libye depuis le 22 juillet "dans le cadre des efforts pour la libération des infirmières bulgares et du médecin palestinien".

Le porte-parole de la présidence de la République, David Martinon, a confirmé dans la nuit ce voyage, ajoutant que le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, en était aussi.

"Le président (Nicolas) Sarkozy a eu le président (de la Commission européenne Jose Manuel) Barroso au téléphone à plusieurs reprises cette nuit afin d'évoquer les calendriers d'un accord pour obtenir la libération des cinq infirmières bulgares et du médecin palestinien et leur rapatriement immédiat", précise-t-il dans un communiqué.

Le Haut conseil judiciaire libyen a commué la semaine dernière en prison à vie la condamnation à mort des cinq infirmières et du médecin, jugés coupables d'avoir inoculé le sida à 460 enfants à l'hôpital de Benghazi.

Cette décision doit leur permettre d'être rapatriés en vertu d'un accord de 1984 sur les échanges de prisonniers.

"TOUS LES EFFORTS SONT LES BIENVENUS" - UN AVOCAT

La Bulgarie et l'UE affirment que les infirmières sont innocentes mais elles ont fourni une assistance médicale à long terme aux victimes et une aide à l'hôpital de Benghazi.

Benita Ferrero-Waldner s'est fortement impliquée dans les négociations avec Tripoli au nom de l'UE et Cécilia Sarkozy a rendu visite ce mois-ci aux six condamnés et au dirigeant libyen Mouammar Kadhafi.

"La Commission européenne espère que cette situation, qui est si douloureuse et qui dure depuis si longtemps, puisse être résolue dans une esprit humanitaire", peut-on lire dans son communiqué.

"Ce sont des discussions utiles et nous (en) espérons beaucoup", a déclaré Emmanuel Altit, l'un des trois avocats français défendant les infirmières bulgares.

"Les infirmières nous ont demandé d'être attentifs à tous les efforts qui sont faits. Tous les efforts sont les bienvenus et nous accueillons tout ce qui contribue à une solution avec intérêt", a-t-il ajouté. "Nous espérons que cela va pouvoir accélérer une solution."

Certains responsables européens ont exprimé en privé leur agacement concernant le rôle joué par le président français dans ce dossier en vue d'un dénouement heureux dont, selon eux, il semble vouloir revendiquer le mérite alors que Bruxelles négocie patiemment, depuis trois ans, avec la Libye.

Nicolas Sarkozy doit se rendre en Libye mardi.

Les familles des victimes ont reçu des indemnités s'élevant à plusieurs centaines de millions de dollars la semaine dernière, des sommes tirées d'un fonds mis en place par la Fondation Kadhafi.
Une fois qu'ils seront en Bulgarie, les six condamnés pourraient être graciés par le chef de l'Etat.

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Infirmières bulgares: Cécilia Sarkozy "pas mandatée pour négocier", selon Karoutchi
Yahoo.fr, actualités, AFP - Lundi 23 juillet, 13h42PARIS (AFP)

- Cécilia Sarkozy n'est "pas mandatée pour négocier" dans l'affaire des infirmières bulgares détenues en Libye, mais souhaite participer à une action "humanitaire et sociale", a indiqué lundi sur i-Télé le secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement, Roger Karoutchi.

"Ce n'est pas un rôle diplomatique au sens classique, elle ne va pas aller négocier avec la Russie sur le bouclier ou sur les missiles", a-t-il dit.

La femme du chef de l'Etat "veut participer à une action humaine, humanitaire, sociale. Il y a des infirmières bulgares enfermées depuis longtemps, il y a des enfants concernés. Elle a un rôle presque humanitaire et social", a-t-il poursuivi.

"Elle n'est pas mandatée pour négocier. Elle a un rôle d'intermédiaire. Elle a été très frappée par cette affaire des infirmières bulgares, depuis longtemps. Elle en parle depuis bien avant les élections presidentielles", a indiqué le secrétaire d'Etat, qui a partagé un bureau avec Cécilia Sarkozy pendant la campagne.

"Elle s'est sentie très impliquée à la fois du sort de ces 500 enfants, du sort de ces infirmières et quand Nicolas Sarkozy lui a dit +Tu peux peut-être avoir un rôle d'intermédiaire, elle a dit banco+", a indiqué M. Karoutchi, estimant "très bien qu'une femme, femme du chef de l'Etat, aille en Libye dire: +Franchement, ca ne peut pas durer+".

Cécilia Sarkozy est arrivée dimanche en Libye, accompagnée de Benita Ferrero-Waldner, commissaire européenne chargée des relations extérieures, et du secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant.

Mme Sarkozy et M. Guéant s'étaient déjà rendus en Libye le 12 juillet pour rendre visite aux infirmières et au médecin bulgares condamnés à mort en Libye et aux familles des enfants contaminés par le virus du sida.
Yahoo.fr, actualités, AFP - Lundi 23 juillet, 13h42PARIS (AFP)

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24 juillet 2007. Arrivée à Sofia des infirmières et du médecin bulgares, libérés par la Libye
Yahoo.fr, actualités, Par Vessela SERGUEVA AFP - 12.30SOFIA (AFP) -

Les cinq infirmières et le médecin bulgares qui ont passé huit années en prison en Libye, où ils avaient été accusés d'avoir inoculé le virus du sida à des centaines d'enfants, sont arrivés mardi à Sofia après leur libération intervenue quelques heures plus tôt.

Les six praticiens, transportés à bord d'un avion du gouvernement français, étaient notamment accompagnés de l'épouse du président français Nicolas Sarkozy, Cécilia, et de la commissaire européenne aux Relations extérieures Benita Ferrero-Waldner.

L'annonce du retour en Bulgarie des infirmières et du médecin avait été faite simultanément à Sofia et à Paris mardi matin à l'aube.

Sur le tarmac de l'aéroport, les six Bulgares libérés sont tombés dans les bras de leurs proches.

Egalement présent, tout comme le président Guéorgui Parvanov et le Premier ministre Sergueï Stanichev, le ministre des Affaires étrangères Ivaïlo Kalfine a peu après annoncé que le chef d'Etat bulgare avait gracié les cinq infirmières et le médecin pour qu'ils puissent revenir libres sur le sol bulgare.

"Cette décision (la libération) ouvrira la voie à une relation nouvelle et renforcée entre l'UE et la Libye et renforcera nos liens avec la région Méditerranéenne et l'ensemble de l'Afrique", a déclaré à son arrivée Benita Ferrero-Waldner.

De son côté, le président de la Commission européenne Jose Manuel Barroso a annoncé mardi s'être engagé auprès du numéro un libyen Mouammar Kadhafi à travailler à une normalisation des relations entre l'UE et la Libye.

Quant au président français Nicolas Sarkozy, il a annoncé mardi qu'il effectuerait mercredi un "déplacement politique" en Libye pour aider ce pays "à réintégrer le concert des nations".

Il a de plus assuré que "ni l'Europe ni la France" n'avaient "versé la moindre contribution financière à la Libye" pour obtenir la libération des Bulgares.

Peu auparavant, dans un communiqué rendu public à Bruxelles, Nicolas Sarkozy et José Manuel Barroso avaient salué "ce geste d'humanité de la Libye et de son plus haut dirigeant" et s'étaient engagés à "tout faire pour aider les enfants atteints du sida". Ils avaient également "exprimé leur profonde gratitude à l'émir et à l'Etat du Qatar dont la médiation a aidé à parvenir à ce dénouement heureux".

D'intenses efforts diplomatiques de l'Union européenne et de la France avaient à cet égard précédé la libération de Kristiana Valtcheva, Nassia Nenova, Valentina Siropoulo, Valia Tcherveniachka et Snejana Dimitrova, ainsi que du docteur Achraf Joumaa Hajouj, médecin d'origine palestinienne récemment naturalisé bulgare.

Cette libération "a conclu un processus entamé pendant la présidence britannique de l'Union européenne, impliquant un travail intensif de nombreuses personnes, en particulier la commissaire Ferrero-Waldner et Madame Sarkozy. Je suis satisfait que le Royaume-Uni ait joué un rôle dans ce dénouement heureux", a, parallèlement, réagi le ministre britannique des Affaires étrangères David Miliband.

"L'affaire a été réglée. Nous avons reçu des garanties pour la normalisation des relations avec les pays européens et pour un accord de partenariat avec l'Union européenne", s'est, pour sa part, félicité un responsable gouvernemental libyen qui a requis l'anonymat.

Tripoli a en outre obtenu des garanties pour le traitement des enfants et pour la réhabilitation de l'hôpital de Benghazi (nord) où des enfants libyens ont été contaminés par le virus du sida.

Le chef de l'Etat bulgare s'est félicité du "rôle actif de nos partenaires européens" et notamment de MM. Sarkozy, Barroso et de Mme Benita Ferrero-Waldner. Il a également remercié Cécilia Sarkozy "pour son engagement personnel".

Les cinq infirmières étaient arrivées en Libye dans les années 1990, après la fin du communisme, espérant mieux y gagner leur vie qu'en Bulgarie. Quant au médecin Achraf Joumaa Hajouj, il effectuait un stage dans l'hôpital libyen au moment de son arrestation.

Les six praticiens avaient été accusés d'avoir délibérément inoculé le virus du sida à 438 enfants libyens à l'hôpital de Benghazi, dont 56 sont morts entre-temps. Mais des chercheurs de renommée internationale avaient réfuté ces accusations, affirmant que l'épidémie de sida dans l'hôpital était due aux mauvaises conditions d'hygiène dans l'établissement bien avant l'arrivée des praticiens.

La justice libyenne avait condamné à mort ces six personnes, une peine deux fois confirmée et finalement commuée en prison à vie le 17 juillet dernier après que les familles des victimes eurent renoncé à la peine capitale.
Yahoo.fr, actualités, Par Vessela SERGUEVA AFP - 12.30SOFIA (AFP)

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25 organisations réclament l'abandon du projet de loi sur les universités
Par Karine PERRET AFP - Lundi 23 juillet, 18h43PARIS (AFP) -

Vingt-cinq organisations de l'enseignement supérieur et de la recherche, mais aussi la Ligue des droits de l'homme et des parents d'élèves ont réclamé lundi d'une même voix l'abandon du projet de loi sur l'université dont l'examen a débuté le même jour à l'Assemblée.

Démarche "inédite en cette période de l'année", le Snesup-FSU (principal syndicat de l'Enseignement supérieur), les syndicats de l'Unsa-Education, la Ligue des droits de l'homme (LDH), le Syndicat de la magistrature, la FCPE (parents d'élèves), Sauvons la recherche, Attac, l'Union nationale lycéenne (UNL), le Réseau université sans frontières, pour ne citer que ces organisations, ont tenu lundi pour une conférence de presse commune.

Enonçant pour objectif de "mettre en échec" le projet de loi, le Snesup-FSU, initiateur de cette démarche, a évoqué des "actions à la rentrée", sans exclure "la grève", selon Jean Fabbri, son secrétaire général.

Les organisations d'étudiants étaient absentes: interrogé par l'AFP, le président de l'Unef, Bruno Julliard, a indiqué préférer tabler sur une modification du texte pour le "rendre acceptable", plutôt que de demander son retrait.

"Je pense que les étudiants nous rejoindront", a néanmoins estimé M. Fabbri, leur lançant, avec "un espoir raisonnable" de succès, "un appel" à se joindre à la mobilisation.

Le projet de loi, voté par les sénateurs le 12 juillet, prévoit que dans un délai de cinq ans, toutes les universités accèderont à l'autonomie dans les domaines budgétaire et de gestion de leurs ressources humaines.

Or l'autonomie "ouvre la porte à leur développement inégalitaire favorisé par la course aux financements et par le désengagement de l'Etat", estiment dans un texte commun les organisations, qui redoutent l'introduction de "mécanismes concurrentiels entre universités et entre individus".

"Les diplômes n'auront pas la même valeur selon qu'on les aura obtenus dans un Pôle de recherche et d'enseignement supérieur (Pres) prestigieux ou dans un établissement de seconde zone", a fait valoir Marie Ganozzi, du Snasub-FSU (personnels non enseignants).

Autre sujet d'inquiétude, pour les signataires, la possibilité offerte au président d'université de recruter des contractuels: selon eux, cela "casserait le statut" de la fonction publique et introduirait davantage de "précarité".

"Nous sommes dans une logique globale de démantèlement du service public", a ainsi affirmé Danièle Lochak, vice-présidente de la LDH.

Celle-ci a par ailleurs dénoncé, "même si ce n'est pas dans le texte" en discussion à l'Assemblée, "les lois Sarkozy" sur l'immigration, qui aboutiront, selon elle, au "tri, sous (couvert du) label +compétences et talents+, des étudiants étrangers" désireux de venir étudier en France.

La FCPE craint enfin que le texte n'engendre "une augmentation des frais de scolarité".

"Des motions demandant le retrait du projet de loi" ont été adoptées par différentes instances, dans quelque "40 universités" (sur 85), a assuré le président de l'Université de Paris VIII, Pascal Binczak, présent à la conférence de presse, à titre individuel.

La Conférence des présidents d'université (CPU) n'est en effet pas signataire du texte commun, ayant émis "un avis très positif sur le contenu de la loi", a précisé à l'AFP Jean-Pierre Finance, son premier responsable, en rappelant que la CPU était demandeuse du texte.

En outre, trois pétitions émanant essentiellement des personnels - surtout les enseignants-chercheurs - contre le projet circulent, qui ont recueilli quelques milliers de signatures.
Par Karine PERRET AFP - Lundi 23 juillet, 18h43PARIS (AFP)

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La France et la Libye concluent un accord sur le nucléaire civil
LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 26.07.07 | 08h50 • Mis à jour le 26.07.07 | 15h14

A l'issue de sa rencontre avec le colonel Kadhafi à Tripoli, mercredi 25 juillet, Nicolas Sarkozy a assuré qu'il n'y avait "aucun lien" entre le"mémorandum d'entente sur la coopération dans le domaine des applications pacifiques de l'énergie nucléaire" signé par les deux pays et la libération des infirmières bulgares, survenue mardi, soulignant uniquement le fait "que si elles n'avaient pas été relâchées, je ne serais pas venu".

M. Sarkozy a déclaré que la décision prise par Tripoli, en 2003, "d'abandonner toute ambition d'avoir l'arme nucléaire" avait facilité la signature de ce texte, qui fixe comme objectif précis l'installation d'un réacteur nucléaire en Libye, destiné à la production d'eau potable par le dessalement d'eau de mer. Un accord en bonne et due forme pourrait être signé "dans plusieurs mois, voire plusieurs années", a cependant précisé M. Sarkozy.

"AREVA A BESOIN D'URANIUM"

Le président français a signalé qu'"un deuxième projet" était actuellement en cours,"la recherche avec les Libyens pour savoir s'il y a des ressources en uranium en Libye". "On en a trouvé au Niger. Le contexte géologique est le même. Areva a besoin d'uranium", a-t-il ajouté, estimant les stocks d'uranium libyens actuels à plus de 1 600 tonnes. Considérer que le monde arabe "n'est pas assez raisonnable pour utiliser le nucléaire civil" risque d'entraîner à terme "une guerre des civilisations", a estimé, de façon plus générale, le président français.

Selon Claude Guéant, secrétaire général de l'Elysée, des ingénieurs d'Areva ont déjà procédé à "un premier repérage (...) il y a trois semaines ou un mois pour étudier exactement la faisabilité de l'opération". "Pour les centrales nucléaires, il n'y a pas cinquante constructeurs en France, il n'y en a qu'un seul, Areva", a ajouté M. Guéant. Un porte-parole du groupe nucléaire français a confirmé qu'il avait bien été sollicité. Hamidi Al Baghdadi, premier ministre libyen, a jugé que la construction de la centrale devrait prendre "au moins cinq ou six ans".

Lors de ses entretiens avec le numéro un libyen, le président français a de nouveau défendu son projet d'Union de la Méditerranée, disant que le colonel Kadhafi se montrait "très intéressé". Selon Nicolas Sarkozy et son chef de la diplomatie, Bernard Kouchner, M. Kadhafi a également apporté son soutien aux propositions de la France pour stabiliser le régime du président tchadien Idriss Déby et sécuriser l'est du Tchad face aux incursions en provenance de la province soudanaise du Darfour. "J'essaie de rassurer une partie du monde arabe", a affirmé M. Sarkozy, estimant que les autres pays jugeraient la France à la façon dont elle traiterait Tripoli après la fin de l'affaire des infirmières. M. Sarkozy devait se rendre, jeudi, au Sénégal et vendredi au Gabon.

"NOUS NE DEVONS PAS RÉCOMPENSER LA LIBYE"

Outre ce mémorandum, M. Kouchner a signé avec son homologue libyen un accord-cadre de partenariat et un accord de coopération en matière de défense et d'industrie de défense, selon David Martinon, porte-parole de la présidence de la République. De son côté, le secrétaire d'Etat à la coopération, Jean-Marie Bockel, a signé avec son homologue libyen un accord de coopération dans le domaine de la recherche scientifique, un autre dans celui de l'enseignement supérieur et un programme triennal de mise en œuvre de la coopération culturelle, scientifique et technique.

La fin de l'épisode des infirmières bulgares et l'annonce de cette série d'accords franco-libyens ont incité plusieurs pays occidentaux à renouer des liens diplomatiques avec Tripoli. Un porte-parole du gouvernement britannique a annoncé que Kim Howells, secrétaire d'Etat aux affaires étrangères, se rendrait, mercredi, à Tripoli afin de "faire progresser la relation bilatérale". La secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice, a pour sa part indiqué qu'elle envisageait de se rendre bientôt en Libye.

Pourtant, des voix s'élèvent pour affirmer que l'Europe ne devait pas compromettre ses exigences en matière de droits de l'homme, soulignant que les maltraitances de prisonniers ou de l'absence d'une presse indépendante existent toujours à Tripoli. "La normalisation doit être un processus long, au cours duquel la Libye devra d'abord remplir plusieurs critères, notamment à propos des droits de l'homme", a ainsi déclaré le ministre des affaires étrangères belge, Karel De Gucht.
LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 26.07.07 | 08h50 • Mis à jour le 26.07.07 | 15h14

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Au Gabon, Nicolas Sarkozy salue en Omar Bongo "le doyen des chefs d'Etat africains'"
LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 28.07.07 | 10h56

Nicolas Sarkozy a quitté vendredi soir 27 juillet le Gabon, saluant ce pays comme un "ami fidèle" et un "partenaire privilégié de la France" , dont il avait fait l'ultime - et brève - étape de sa première mini-tournée en Afrique, après la Libye et le Sénégal.

Le chef de l'Etat français a rendu hommage au "rôle du président Omar Bongo", au pouvoir depuis 40 ans, rappelant qu'il est le "doyen des chefs d'Etat africains"."S'agissant du Gabon, je ne pense pas que ce soit le pays qui ait le plus à rougir du point de vue de la démocratie interne", a-t-il poursuivi. Interrogé sur l'enquête préliminaire ouverte par la justice française à la suite d'une plainte visant M. Bongo et son homologue congolais Denis Sassou Nguesso, accusés d'avoir acquis à Paris des biens immobiliers avec de l'argent public détourné, le président français a estimé qu'elle ne devait pas avoir d'impact sur les relations bilatérales."Si, chaque fois qu'il y avait des enquêtes judiciaires il fallait arrêter les relations, on ne les aurait pas arrêtées uniquement du côté africain, si vous voyez ce que je veux dire", a-t-il ajouté, en allusion aux affaires de justice qui visent les deux têtes de l'éexcutif sortant, Jacques Chirac et Dominique de Villepin.

LA FORÊT GABONAISE, "RESSOURCE EXTRAORDINAIRE"

Dans un entretien au quotidien gouvernemental gabonais L'Union, Nicolas Sarkozy a qualifié d'"anachronique" le concept de "pré carré" pour décrire la zone d'influence particulière de la France sur ses ex-colonies d'Afrique, dont le Gabon est l'un des symboles. Il a rappelé son projet, lancé la veille à Dakar, d'"Eurafrique", censé tourner la page de la "Françafrique" tant décriée. "On ne peut pas tout mettre sur le dos de la colonisation (...). La corruption, les dictateurs, les génocides, c'est pas la colonisation", a-t-il aussi répété, avant de justifier une nouvelle fois sa politique d'immigration restrictive.

Alors qu'il avait reçu jeudi l'opposition sénégalaise, le président français a affirmé n'avoir pas reçu de demande de la part de l'opposition gabonaise, ce qu'ont contesté ses deux principales formations, regrettant de n'avoir pu le rencontrer.

M. Sarkozy s'est enfin saisi du thème officiel de cette visite pour se poser en défenseur de la forêt gabonaise, située au coeur du bassin du Congo, deuxième massif forestier au monde après l'Amazonie. En visite dans la forêt de la Mondah, près de Libreville, il a salué cette "ressource extraordinaire" , notamment pour la lutte contre le réchauffement climatique. Il a annoncé qu'il allait transformer une petite partie de la dette du Gabon à l'égard de la France en aide à la préservation et l'exploitation de la forêt. Les 50 millions d'euros concernés représentent la différence entre la "décote" de 15 % accordée par le Club de Paris sur la dette gabonaise et les 20 % que la France a décidé pour sa part d'octroyer. Cette visite au pas de charge s'est achevée par un dîner officiel en compagnie de M. Bongo.
LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 28.07.07 | 10h56

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Nicolas Sarkozy passe ses vacances aux Etats-Unis
NOUVELOBS.COM | 03.08.2007 | 11:51

Wolfeboro, une station estivale très huppée blottie au bord d'un magnifique lac du nord-est des Etats-Unis, attendait jeudi l'arrivée imminente du président français Nicolas Sarkozy qui doit y passer des vacances.
Selon le Boston Globe, les Sarkozy auraient loué, pour leurs vacances, une maison de 1200 m2 dans cette petite ville américaine, non loin du fief des Kennedy et d'une maison de campagne de la famille Bush.

A en croire le Boston Globe de jeudi 2 août, Nicolas Sarkozy est attendu prochainement en villégiature dans le New Hampshire, un Etat très chic du Nord-Est des Etats-Unis.

Le journal précise que le chef de l'Etat français a jeté son dévolu sur la petite ville de Wolfeboro, sur les bords du lac Winnipesaukee, réputé pour ses hors-bords et ses scooters des mers.

Le Globe cite David Owen, un responsable de cette municipalité, selon lequel des membres du "Secret Service", chargé de la sécurité rapprochée des présidents américains et de leurs hôtes de marque étrangers, sont déjà venus discuter des problèmes de sécurité.

"Wolfeboro, un lieu de villégiature très prisé d'innombrables Bostoniens, bruit aujourd'hui d'excitation à l'idée du séjour du président français", écrit le journal, qui précise que ce dernier est attendu début août pour un séjour de deux semaines.

Dans cette bourgade ayant conservé tout le charme des petites villes du New Hampshire datant du début XXeme siècle, les sentiments anti-français remontant au début de la guerre en Irak en 2003 ne se sont guère manifestés.

Station chère au clan Kennedy

A en croire la gérante de la librairie Country Bookseller, Karen Baker, citée par le Boston Globe, "personne ici ne s'est risqué à rebaptiser les "'french fries' en 'frites de la liberté'".

Wolfeboro est située dans une région boisée à environ 160 km au nord de Boston, sur la river sud du lac Winnipesaukee.

Nicolas Sarkozy ne sera pas le seul dignitaire étranger à prendre ses vacances en Nouvelle-Angleterre.

Le nouveau Premier ministre britannique, Gordon Brown, aime passer ses vacances à Cap Code, la très huppée station balnéaire de la côte du Massachusetts chère au clan Kennedy.

En juin, le président George W. Bush avait reçu son homologue russe Vladimir Poutine à Kennebunkport, une station balnéaire réputée du Maine où sa famille possède une résidence.

Officiellement, le lieu et la date de départ en vacances du chef de l'Etat français restent un mystère (avec AP)

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Wolfeboro, lieu de villégiature présidentiel
Selon le Boston Globe, les Sarkozy auraient loué, pour leurs vacances, une maison de 1200 m2 dans cette petite ville américaine, non loin du fief des Kennedy et d'une maison de campagne de la famille Bush.
Par Mélanie Gouby avec Reuters LIBERATION.FR : vendredi 3 août 2007

A en croire le Boston Globe, Nicolas Sarkozy est attendu prochainement en villégiature dans le New Hampshire, un Etat très chic du Nord-Est des Etats-Unis, fréquenté par la bonne société américaine.

L'Elysée n'a pas confirmé l'information, mais le journal est affirmatif, qui précise que le chef de l’Etat français a jeté son dévolu sur la petite ville de Wolfeboro, située dans une région boisée à environ 160 km au nord de Boston, sur la rive sud du lac Winnipesaukee.

Le site officiel de Wolfeboro lui souhaite déjà la «bienvenue» jeudi, lui proposant même une série d'adresses des meilleurs restaurants de la ville.

Le président de la République aurait loué une maison de près de 1 200 m² appartenant à Mike Appe, un ancien responsable de Microsoft. Interrogé par le journal, ce dernier s'est refusé à tout commentaire, tout en souriant d'un air entendu, selon le quotidien.

Selon Le Parisien la propriété serait louée pour un total de 30 000 dollars par semaine soit environs 21 900€. Très luxueuse, elle comporterait, toujours selon le même journal, huit chambres, un spa, une pièce réservé au cinéma et une plage privée.

Le Globe cite David Owen, un responsable de cette municipalité, selon lequel des membres du Secret Service, chargé de la sécurité rapprochée des présidents américains et de leurs hôtes de marque étrangers, sont déjà venus discuter des problèmes de sécurité.

Dans cette bourgade ayant conservé tout le charme des petites villes du New Hampshire datant du début XXeme siècle, les sentiments anti-français remontant au début de la guerre en Irak en 2003 ne se sont guère manifestés.

A en croire la gérante de la librairie Country Bookseller, Karen Baker, citée par le Boston Globe, «personne ici ne s’est risqué à rebaptiser les french fries en frites de la liberté», comme l'avaient fait à l'époque certains restaurants américains.

Nicolas Sarkozy ne sera pas le seul dignitaire étranger à prendre ses vacances en Nouvelle-Angleterre.

Le nouveau Premier ministre britannique, Gordon Brown, aime passer ses vacances à Cap Code, la très huppée station balnéaire de la côte du Massachusetts chère au clan Kennedy.

Wolfeboro a aussi été le lieu de villégiature du prince Rainier et de la princesse Grace de Monaco, et plus récemment de l'actrice Drew Barrymore ainsi que de Mitt Romney, candidat à la nomination républicaine pour la prochaine présidentielle.

Le président George W. Bush possède lui une résidence familliale dans la station balnéaire de Kennebunkport, situé à environs 50 kilomètre de Wolfeboro. Il y avait reçu son homologue russe Vladimir Poutine.

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11 août 2007. Rencontre Bush-Sarkozy : avec George père, sans Cécilia
lundi 13 août 2007 12h35, Europe 1

Sur la photo prise samedi dans le Maine lors de la rencontre informelle entre le président américain et son homologue français, deux détails ont attiré l'oeil des observateurs : la présence de George Bush père, qui a quitté le pouvoir depuis 14 ans et l'absence de Cécilia Sarkozy, qui avait officiellement une angine blanche, mais qui se promenait dès le lendemain dans les rues de Wolfeboro.

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«Au fond Cécilia, c’est mon seul souci»

Elle préoccupe le Président et brouille les pistes. En se faisant porter pâle chez les Bush, la première dame s’écarte encore du protocole, intrigue. Tout en donnant une tournure très people aux premiers mois du quinquennat.
Par Laure Equy, Libération, QUOTIDIEN : mardi 14 août 2007

«Elle est là où on ne l’attend pas, elle n’est pas là où on l’attend», fait-on remarquer à l’Elysée. A la résidence familiale des Bush, à Kennebunkport, où les Sarkozy étaient invités samedi pour un pique-nique informel, hamburgers et bras de chemise, Cécilia n’a pas accompagné son époux. Une «angine blanche», selon Nicolas Sarkozy - «Le pire c’est que c’est moi qui la lui ai passée», s’est-il justifié comme pour écarter tout procès en maladie diplomatique -, un coup de fil à Laura Bush pour s’excuser de sa défection de dernière minute et hop, Cécilia s’éclipse… pour réapparaître dimanche, subitement rétablie, flânant avec deux amies dans les rues de Wolfeboro.

Lapin.

En cent jours, elle a brouillé les pistes, intrigué le monde politique et les médias qui glosent sur le «mystère ­Cécilia». Et a tenté de trouver son style dans un rôle qui «la rase», avait-elle prévenu en 2005 : une First Lady en pointillés, marquant par son coup d’éclat en Libye autant que par ses absences retentissantes.

Car Cécilia Sarkozy n’en était pas, ce week-end, à son premier lapin.

Le 6 mai, jour du second tour de la présidentielle, elle ne va pas voter à Neuilly-sur-Seine avec Nicolas Sarkozy et ne pose pas plus sur la photo salle Gaveau à 20 heures, pour l’annonce des résultats. Rebelle ?

La première «fugueuse» de France est chez elle, ailleurs. Après avoir boudé les urnes, elle joue les retardataires et finit, le soir, par pointer sa mine déphasée et son air grave au Fouquet’s où l’attendent Sarkozy et leurs convives.

Dans un élan d’enthousiasme, il lance ce soir-là : «Vous avez aimé Jackie Kennedy, vous adorerez Cécilia Sarkozy.»
Discrétion soudaine de celle qui semble goûter du bout des lèvres son nouveau rôle de première dame. Contraste pour une femme qui n’a pas hésité, entre 2002 et 2005, à faire étalage de sa vie privée.

Cécilia Sarkozy s’était en fait tenue en retrait - du moins officiellement - pendant la campagne, réservant sa seule apparition officielle au congrès de la porte de Versailles, le 14 janvier, lorsque son candidat de mari a été investi pour la course à l’Elysée. Mais elle occupe un bureau du QG de campagne, rue d’Enghien, et s’affaire en coulisses.

Respectée et crainte pour ses amitiés sélectives, elle gère l’image de Sarkozy et organise les festivités de sa victoire dont le raout jet-set au Fouquet’s. Secrète pour le grand public, elle s’impose dans l’entourage du chef de l’Etat : elle apprécie et «squatte» volontiers la Lanterne, la résidence versaillaise habituellement réservée au Premier ministre.

Après le 6 mai, c’est l’escapade à Malte, avec leur fils Louis et quelques proches - dont Rachida Dati -, sur le yacht prêté par l’ami milliardaire Vincent Bolloré. Pendant que monsieur exhibe ses petites foulées et son tee-shirt NYPD, madame reste discrète. Tout juste quelques clichés volés.

Le 16 mai, pour l’investiture officielle de Nicolas Sarkozy, fini la femme de l’ombre. Sur le tapis rouge, à l’entrée de l’Elysée, elle se montre en épouse élégante et en parfaite mère de famille recomposée, entourée de Louis et de quatre grands blondinets : ses deux filles, Judith et Jeanne-Marie, nées de son mariage avec l’ex-animateur télé Jacques Martin, et les fils de Nicolas Sarkozy, Pierre et Jean. En robe de satin beige du couturier Prada, elle et sa tribu s’arrêtent devant les photographes qui les mitraillent, façon montée des marches de Cannes. Signe des temps, on lit dans le magazine Elle: «Avec Cécilia, un vent de glamour souffle sur l’Elysée.»

Mais, une fois n’est pas coutume, le 7 juin, au sommet du G8, en Allemagne, Cécilia abrège les mondanités.
Pas franchement enthousiaste à l’idée de faire tapisserie aux côtés des autres femmes de chefs d’Etat, elle sèche le «programme des conjoints» pour assister à l’anniversaire de sa fille.

«Emissaire personnel».

Un bref incident autour de sa carte bancaire, directement débitée sur des fonds publics, fait reparler de Cécilia début juillet.
La carte est rendue dans la foulée des révélations du Canard enchaîné, et l’affaire est réglée sans que la première dame ne juge nécessaire de s’expliquer personnellement.

Loin de lui tenir rigueur de ses quelques dépenses sur le compte du Trésor ou de son peu de goût pour les rendez-vous diplomatiques, Nicolas Sarkozy poursuit ses roucoulades en public. Après le pincement de joue le soir de l’élection présidentielle, puis le baiser lors de la passation de pouvoirs, une confidence glissée à la garden-party du 14 juillet : «Au fond Cécilia, c’est mon seul souci.»
Et ce compliment : «Je voudrais dire qu’elle est belle.»

Le soir, «elle» lui refait le coup du lapin en plantant là le grand concert populaire qu’il a voulu.

Le dénouement de l’affaire des infirmières bulgares offre à Cécilia un rôle inédit dans une négociation internationale de premier plan. Et au chef de l’Etat, une nouvelle occasion de jeter des fleurs à celle qui «a fait un travail tout à fait remarquable», «avec beaucoup de courage, beaucoup de sincérité, beaucoup d’humanité».

Deux visites surprises en Libye, chaperonnée par Claude Guéant, secrétaire général de l’Elysée, puis le rapatriement des soignants à Sofia dans un avion de la République française, et la voilà «émissaire personnel» du Président, quitte à susciter les protestations sur son absence de statut officiel.
Sur ce point comme sur son rôle dans les discussions avec Tripoli, l’intéressée ne dit mot.

Alors que lui opte pour l’omniprésence, elle dose ombre et lumière. Mais visiblement, Cécilia Sarkozy ne se voit pas en femme de… et refuse de jouer les faire-valoir.

Il a affirmé en avril : «Si je suis élu, ma femme jouera un rôle.» Elle préfère se taire et ménage pour l’heure les effets d’annonce. Elle précisera «en septembre» les contours du rôle qu’elle compte jouer.

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Deux riches familles ont payé les vacances des Sarkozy
Les Cromback et les Agostinelli ont loué la luxueuse maison de Wolfeboro où les Sarkozy ont passé deux semaines, révèle le Monde, qui estime le coût de cette location à 44.000 euros.
LIBERATION.FR : samedi 18 août 2007

Deux riches familles ont payé la location de la luxueuse propriété de Wolfeboro, aux Etats-Unis, où Nicolas Sarkozy, sa femme, leurs enfants et des amis ont passé leurs vacances.

C’est le président lui-même qui a appelé le journal Le Monde pour donner cette information, sur laquelle le journal enquêtait.

«Il a expliqué que la villa où il a séjourné "a été louée par nos amis, les Cromback et les Agostinelli qui nous ont invités à y séjourner avec nos enfants"», écrit le quotidien.

Les locations dans cette cité huppée s’élèvent habituellement à plusieurs dizaines de milliers d’euros pour le temps passé par les Sarkozy, deux semaines. Selon le Monde, la location de la maison de Wolfeboro, appartenant à Mike Appe, ancien dirigeant de Microsoft, s'élèverait à 44.000 euros pour 15 jours.

Le couple présidentiel devait rentrer ce samedi à Paris.

Agnès Cromback est présidente du bijoutier Tiffany-France. Roberto Agostinelli est un ancien banquier d’affaires ayant travaillé un temps pour la banque Lazard, proche de l’ancien RPR. Mathilde Agostinelli, son épouse, est responsable de communication de Prada-France et aussi la belle-soeur de Pierre-Jérôme Hénin, porte-parole adjoint de l’Elysée, écrit Le Monde.

Cécilia Sarkozy portait une robe Prada lors de la cérémonie d’investiture de son mari à l’Elysée, ce qui a été très commenté dans la presse ’people’et largement illustré.

«Il n’y a pas de mystère, je n’ai rien à cacher. Mais je trouve infernal d’avoir eu sans cesse en face du ponton de la maison des bateaux couverts de photographes», a dit le président français au Monde, en réponse aux accusations selon lesquelles il souhaiterait garder le secret sur ses vacances.

Un début de polémique s’est fait jour en France au début des vacances présidentielles. Le porte-parole de l’Elysée avait alors refusé de répondre au questions sur l’identité des personnes ayant invité les Sarkozy, estimant que la question relevait du domaine de la vie privée.

La polémique a été brièvement relancée quand la presse a rapporté une altercation le 5 août entre Nicolas Sarkozy et des photographes sur le bateau de ces derniers. Le locataire de l’Elysée y est monté et a un temps retiré manu militari leurs appareils aux photographes avant de les leur rendre.

Les photos prises malgré tout durant le séjour des Sarkozy ont montré que Rachida Dati, ministre de la Justice et amie proche de Cécilia, était aussi invitée sur le lieu de vacances présidentiel.

L’opposition socialiste estime que le chef de l’Etat français ne devrait pas se faire financer ses vacances par les représentants d’intérêts privés, qui pourraient à ses yeux y trouver un moyen d’améliorer leurs affaires.

La polémique avait déjà commencé dès les jours ayant suivi l’élection victorieuse de mai, lorsque Nicolas Sarkozy et sa femme ont passé quelques jours sur le yacht du milliardaire français Vincent Bolloré, aux frais de ce dernier, qui avait payé tant le déplacement en avion privé que le séjour.

Nicolas Sarkozy a expliqué en substance à l’époque que Vincent Bolloré n’avait pas d’affaires avec l’Etat français - ce qui a été ensuite contesté par plusieurs médias - et qu’il ne voyait pas en quoi le fait de répondre à son invitation obérait son indépendance.

La présidence de la République française dispose de plusieurs résidences entretenues et surveillées constamment sur fonds publics, notamment le fort de Brégançon, dans le Var.

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Douze mois de prison ferme pour le frère de Rachida Dati
Par Joris FIORITI Yahoo.fr, actualités, AFP -21 août 2007 16h 40

- La cour d'appel de Nancy a condamné mardi Jamal Dati, le frère de la garde des Sceaux Rachida Dati, à douze mois de prison ferme pour trafic de stupéfiants, aggravant la peine avec sursis prononcée en première instance.

Poursuivi avec trois autres prévenus pour "acquisition, détention, cession, transport, usage et importation de stupéfiants", M. Dati avait écopé en février au tribunal correctionnel de Verdun (Meuse) de six mois d'emprisonnement avec sursis, mais le ministère public avait fait appel de la condamnation.

"Je ne m'explique absolument pas la disproportion flagrante entre la décision rendue en première instance, à l'époque où M. Dati n'était le frère de personne, et l'arrêt rendu" mardi, a regretté son avocat Me Frédéric Berna.

Inconnu du grand public, Jamal Dati était soudainement devenu la cible des médias le 17 juillet, jour de son procès en appel, quand au même moment sa soeur Rachida Dati présentait devant l'Assemblée nationale son projet de loi de lutte contre la récidive, depuis lors adopté.

En 2001, M. Dati avait en effet déjà été condamné à trois ans d'emprisonnement, dont 18 mois ferme, pour un trafic d'héroïne dans la région de Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire). Il avait en outre écopé en 1999 d'une amende de 1.000 F (153 euros) pour usage illicite de stupéfiants.

L'alourdissement de sa condamnation n'a toutefois rien à voir avec la nouvelle loi, a souligné Me Barna, car celle-ci "n'est pas rétroactive" et le juge d'instruction de Verdun "n'a pas poursuivi (M. Dati) pour des faits de récidive".

L'arrêt rendu par la cour d'appel de Nancy va "remettre en question (...) les efforts incroyables qu'il avait entrepris pour s'en sortir", a affirmé son défenseur qui a déploré que "la cour n'ait pas pris en compte ses efforts de réinsertion".

"C'est un toxicomane qui a eu des problèmes quand il était adolescent et qui a beaucoup souffert de la mort de sa mère", selon Me Berna.

"J'étais dépendant, mais pas trafiquant", avait raconté Jamal Dati, 34 ans, au quotidien régional L'Est républicain. "Je ne me suis enrichi de rien. Au contraire, je me suis endetté pour pouvoir me fournir", avait-il ajouté.

A 34 ans, M. Dati est désormais père d'un petit garçon de deux mois. Il s'est reconverti depuis deux ans comme tuyauteur dans une entreprise de travaux publics de la Meuse dont l'employeur le soutient, a insisté son avocat.

"On n'entendra plus jamais parler de moi" après ce procès, avait assuré le prévenu.

Un autre frère de la ministre, Omar Dati, 35 ans, est placé sous contrôle judiciaire depuis juin 2005 pour un trafic de cannabis, également en Saône-et-Loire. La date de son éventuelle comparution devant le tribunal correctionnel de Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire) n'a pas encore été fixée.

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France-Libye : le scandale des infirmières bulgares
Lambert Christian - jeudi 23 août 2007, Les 4 Vérités Hebdo n° 603 vendredi 24 août, p. 3

Les relations entre la France et la Libye du colonel Kadhafi, telles qu’elles ont été révélées par les négociations relatives à la libération des infirmières bulgares, appellent un certain nombre d’observations.

1) Les critiques formulées par la gauche sur la démarche à Tripoli de l’épouse du Président Sarkozy sont malvenues.
On se souvient, à ce sujet, de l’amitié militante pour Fidel Castro, dictateur stalinien, que nourrissait l’épouse d’un président socialiste à tel point que lors de la visite officielle à Paris du dictateur communiste en 1995, l’épouse en question a tenu à ce que son cher Fidel soit invité à son domicile privé parisien rue de Bièvres à Paris.

C’était sans doute au nom de la liberté et des droits de l’homme !
Je rappelle pour mémoire, à ce sujet, que le camarade Staline a fait disparaître, pendant son règne, quelque 50 millions de personnes, hommes, femmes, enfants, Russes, Ukrainiens, Allemands.
Il était néanmoins l’objet de l’admiration de l’intelligentsia française, sauf quelques exceptions, et d’une bonne partie du peuple de France.
Ce que je veux dire, c’est que les derniers dinosaures socialistes n’ont sur ce point rien à dire.

2) Ayant pris connaissance du dossier des infirmières bulgares et du médecin d’origine palestinienne qui les accompagnait, j’ai relevé qu’ils avaient subi des tortures identiques à celles qu’infligeaient aux résistants les agents de la Gestapo pendant l’occupation allemande, résultant comme chacun sait, de l’écrasante et honteuse défaite des armées françaises en 1940 : tortures à l’électricité, suspension en hauteur par les bras, flagellation, viols, agressions sexuelles de toute nature, utilisation de chiens, sans parler des tourments et des angoisses éprouvées pendant 9 ans.

Alors que l’on recherche encore les auteurs allemands des atrocités que je viens d’évoquer dont certains auraient plus de 100 ans, on se jette au cou du guide de la « Grande Jamahiriya arabe libyenne populaire socialiste » notre cher Mouammar qui, de surcroît, au nom de l’islam, a fait exploser un Boeing de la Panam au-dessus de Lockerbie (Écosse) et un DC10 de l’UTA en 1989 (170 morts dont 54 Français).

Alors pourquoi cette contradiction ?
Parce que la justice internationale est souvent la justice des vainqueurs qui, généralement, ont commis autant de crimes que les vaincus, mais ils sont vainqueurs donc innocents et, de plus, ils écrivent l’Histoire à leur avantage.
Kadhafi est, en quelque sorte le vainqueur en cette affaire parce qu’il possède de grandes quantités d’hydrocarbures et de dollars.
Ainsi, lui offre-t-on de la façon la plus diplomatique, la plus souriante et la plus insistante, d’acheter nos armes qui, éventuellement, seront utilisées contre nos propres intérêts, mais elles sont payées et les commissions arrangent tout : dans de tels marchés, droits de l’homme et dignité, on s’en moque.

On notera également avec intérêt que le fils de notre ami Mouammar, du nom de Seif el-Islam touché tout à coup par la grâce de la vérité, vient de déclarer publiquement que l’accusation contre les Bulgares d’avoir inoculé volontairement le virus du Sida à des enfants Libyens, était sans fondement, le virus du Sida ayant été importé et répandu en Libye entre 1990 et 1994 par des immigrés « sub-sahariens » venant d’Afrique occidentale, qu’il s’agissait là purement et simplement d’un chantage politique et financier.
Soyons simples. Tout ceci s’inscrit dans la grande tradition barbaresque d’enlèvements des chrétiens réduits en esclavage et pour quelques-uns libérés contre rançon, une industrie rentable qui se pratique en Méditerranée depuis le XVIIe siècle et qui connaît un regain d’actualité.

3) Enfin, puisqu’il s’agit de l’Afrique, je terminerai ce propos en soulignant que Nicolas Sarkozy aurait pu se dispenser, lors de son voyage au Sénégal et au Gabon, de condamner la colonisation française « ses fautes et ses crimes » (sic). Alors que ce fut sans doute la seule grande œuvre politique et humanitaire de la IIIe République.

Imagine-t-on le Général de Gaulle accusant solennellement à l’étranger l’œuvre des administrateurs, médecins, professeurs, ingénieurs, missionnaires français, qui réussirent à faire sortir l’Afrique des ténèbres avant qu’elle n’y retombe dès que la colonisation eut pris fin.
Il faudrait, une fois pour toutes, mettre fin à cette repentance qui relève d’une contre-vérité systématique et d’un masochisme qui, à ce point, est un élément constitutif de la décadence.

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Le chef de l'Etat demande à Rachida Dati de "réfléchir" à la possibilité de faire passer devant un tribunal un auteur de crime, même si celui-ci est déclaré irresponsable pénalement. "Le procès, cela permet de faire le deuil", dit-il.
nouvelobs.com, 24 août 2007, 16.18

Nicolas Sarkozy a demandé à la ministre de la Justice Rachida Dati de "réfléchir" à la possibilité de traduire devant un tribunal un auteur de crime, même s'il est déclaré irresponsable pénalement, a-t-il indiqué à la presse vendredi 24 août à Bayonne.
Le chef de l'Etat s'exprimait devant la presse après avoir rencontré, à Bayonne, les familles des deux aides-soignantes qui avaient été assassinées en 2004 à l'hôpital psychiatrique de Pau.
Un non-lieu "psychiatrique" a été requis par le procureur de la République de Pau pour Romain Dupuy, auteur présumé de ce double meurtre. "Le procès, cela permet de faire le deuil", a-t-il dit, en précisant avoir téléphoné à Rachida Dati "pour lui demander de réfléchir et travailler tout de suite à cette question".

Droit au procès

"S'il faut faire évoluer la loi, je suis prêt à la faire évoluer. L'irresponsabilité, ce n'est pas un sujet pour un ministre de l'Intérieur ou un président de la République, ce n'est pas à nous de la prononcer", a-t-il nuancé.

"En revanche, en tant que chef de l'Etat, je dois veiller à ce que les victimes aient le droit à un procès où le criminel, où les experts, où chacun devra exprimer sa conviction", a fait valoir le chef de l'Etat.

"Je ne suis pas sûr que le mot non-lieu soit parfaitement compréhensible pour un mari dont on a égorgé la femme ou par une soeur dont on a décapité le frère", a-t-il ajouté.

Il a évoqué l'idée de "faire évoluer la loi pour que, y compris quand il y a irresponsabilité, le procès puisse avoir lieu".

M. Sarkozy effectuait vendredi un déplacement dans les Pyrénées-Atlantiques sur le thème de la lutte contre le terrorisme en compagnie de la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie.

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«Il n’y a pas de sens à juger celui qui ne comprend pas»
Sarkozy veut changer la loi et faire comparaître les criminels atteints de troubles psychiques. Polémique.
Par Fabrice TASSEL QUOTIDIEN : lundi 27 août 2007

Et si la compassion était désormais la colonne vertébrale de la politique pénale française ?
C’est le sentiment de nombreux magistrats et avocats après la dernière suggestion faite vendredi par Nicolas Sarkozy : juger les auteurs de crime même s’ils sont déclarés pénalement irresponsables. A ce jour l’article 122-1 du code pénal stipule que «n’est pas pénalement responsable la personne qui était atteinte, au moment des faits, d’un trouble psychique ou neuro-psychique ayant aboli son discernement ou le contrôle de ses actes». La justice rend alors un non-lieu, et est relayée par la psychiatrie.

«Cirque».

Le chef de l’Etat a fait cette annonce après avoir rencontré les familles des deux aides soignantes assassinées en 2004 à l’hôpital psychiatrique de Pau. La semaine dernière, un non-lieu «psychiatrique» a été requis à l’encontre de son auteur.

Mais les familles des victimes ont expliqué au Président qu’elles souhaitaient un débat judiciaire.
Ce scénario ressemble comme deux gouttes d’eau à celui de la semaine dernière : rencontre avec le père d’Enis, l’enfant violé par Francis Evrard, et annonce de lois dans la foulée.

Samedi, la garde des Sceaux Rachida Dati a donc confirmé qu’une «réflexion allait être immédiatement menée», même si elle semblait hésitante sur les modalités pratiques, ne précisant pas si ces «séances publiques» seraient de «vrais» procès ou si elles seraient informelles.

Mais Rachida Dati l’a assuré : il s’agirait d’offrir aux victimes «la possibilité de faire leur deuil et de reconnaître leur préjudice».

Ce constat fait bondir nombre de praticiens du droit pénal. «C’est de la victimologie, du Mireille Dumas de la justice, ironise Me Françoise Cotta, avocate rompue aux affaires pénales. Il n’y a simplement pas de sens à juger quelqu’un qui ne peut pas comprendre.»

Christophe Regnard, le secrétaire national de l’Union syndicale de la magistrature (USM, majoritaire), s’agace également : «C’est du cirque, une dynamique de la réforme par l’émotion.» Ce magistrat estime «impossible de faire comparaître un irresponsable aux assises : il pourra dire tout et n’importe quoi, ça peut être dramatique pour les victimes».

Cet ancien juge d’instruction rappelle aussi que les cas d’irresponsabilité pénale sont de moins en moins nombreux - moins de 1 % des dossiers -, car les psychiatres ont évolué. Souvent ils relèvent «une extrême altération de la responsabilité» du criminel, mais le considèrent responsable. «Et puis, relève aussi Christophe Regnard, dans ces dossiers les victimes ont déjà des moyens, la contre-expertise psychiatrique est de droit par exemple. La loi Perben oblige le juge à motiver son non-lieu dit psychiatrique. Et souvent le magistrat reçoit en personne les parties civiles pour leur expliquer sa décision.»

«Exhibition».

Cet accompagnement du deuil qui serait dévolu à la justice fait d’ailleurs réagir ces professionnels de l’institution judiciaire. «La justice n’est pas faite pour les victimes, tient à souligner Jean de Maillard, juge des libertés et de la détention à Orléans. C’est de juger des faits et d’en trouver le ou les auteurs.»

Ce magistrat voit dans la méthode de Nicolas Sarkozy une approche «cathartique» de la justice : «L’objet pénal serait de conjurer le sort : à travers le procès d’un fou la société retrouverait une forme d’innocence perturbée. C’est de la magie. De la même façon il fait une utilisation magique de la science et de la médecine en faisant croire qu’elles peuvent garantir qu’un délinquant sexuel est soigné, mais qu’avant il doit rester enfermé. Mais c’est très fort, Nicolas Sarkozy nous renvoie collectivement à notre propre image : nous voulons que nos peurs soient conjurées, et il le promet.»

Une idée aussi développée par Dominique Barella, l’ancien président de l’USM, aujourd’hui proche de Ségolène Royal : «Ce type d’annonce est le reflet d’une société extrêmement individualiste. Car penser avant tout à la victime, c’est prendre un registre individuel, c’est ne pas penser à la société en termes collectifs.»

Hier, le syndicat des psychiatres d’hôpitaux a estimé que la proposition de Nicolas Sarkozy bafoue «les valeurs fondamentales de notre société. Dans une exaltation émotionnelle et compassionnelle, une telle exhibition finalement morbide et traumatisante bafouerait et les droits de l’individu et les valeurs fondamentales de notre société et de notre justice».

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Sarkozy lance les chantiers de sa politique étrangère
Par Arnaud Vaulerin avec AFP et Reuters LIBERATION.FR : lundi 27 août 2007

Rentrée diplomatique tous azimuts. Nicolas Sarkozy s’est adressé lundi aux 180 chefs de mission diplomatique lors de l’ouverture de la 15e conférence des ambassadeurs à Paris.

En lisant attentivement les notes de son discours programme, le chef de l’Etat a brossé les grandes lignes de sa politique étrangère qu’il entend développer dans les cinq ans à venir. Et a rendu un hommage appuyé à son ministre des affaires étrangères - après le faux pas de Kouchner qui avait demandé la démission du Premier ministre irakien Nouri al-Maliki- et à l’«équipe remarquable» qui l’entoure. Tour d’horizon des chantiers ouverts.

La France et le monde: «perte de contrôle» des Français

Un sentiment d’abord. Le président de la République Nicolas Sarkozy a ouvert lundi son discours devant la conférence des ambassadeurs en évoquant le «sentiment général» et «justifié» de «perte de contrôle» des Français, dans «un monde à la fois global et émietté».

Les Français «constatent aujourd’hui qu’à la différence des années qui ont suivi la seconde guerre mondiale, les dirigeants de ces vingt dernières années n’ont pas réussi à créer un nouvel ordre planétaire, ni même à adapter efficacement le précédent», a-t-il ajouté. «Si l’on excepte les rares moments d’unité de la première guerre du Golfe ou du 11 septembre 2001, c’est un sentiment, général et pour ma part justifié.»

Union européenne: «Une priorité absolue»

Sarkozy a déclaré lundi que la construction de l’Europe resterait «une priorité absolue». «La France ne s’opposera pas à ce que de nouveaux chapitres de la négociation entre l’Union et la Turquie soient ouverts dans les mois, à condition que ces chapitres soient compatibles avec les deux visions possibles de l’avenir de leurs relations: soit l’adhésion, soit une association aussi étroite que possible sans aller jusqu’à l’adhésion.»

A cet effet, Nicolas Sarkozy a souhaité la création «d’ici la fin de l’année» d’un «comité de dix à douze sages de très haut niveau» par les membres de l’Union européenne, pour réfléchir à l’avenir de l’Europe. Et répondre à «une question qui pour être simple, n’est pas moins essentielle: “Quelle Europe en 2020-2030 et pour quelles missions?”.» Le chef de l’Etat préconise que les «sages remettent leurs conclusions et leurs propositions avant les élections européennes de juin 2009». Il a annoncé que «la France prendra des initiatives très fortes pour un renforcement de l’Europe de la Défense».

Etats-Unis: «Alliés ne veut pas dire alignés»

«Je suis de ceux qui pensent que l’amitié entre les Etats-Unis et la France est aussi importante aujourd’hui qu’elle l’a été au cours des deux siècles passés», a déclaré le chef de l’Etat qui a passé ses vacances d’été aux Etats-Unis, où il a rencontré le président George Bush. Il a ajouté qu’«alliés ne veut pas dire alignés et je me sens parfaitement libre d’exprimer nos accords comme nos désaccords, sans complaisance ni tabou».

Irak: définir un «horizon clair pour le retrait des troupes étrangères»

«La France était, grâce à Jacques Chirac, est et demeure hostile à cette guerre», a précisé Sarkozy. Il faut que «soit défini horizon clair pour le retrait des troupes étrangères».

Iran:«un Iran doté de l’arme nucléaire est inacceptable»

La France soutient une politique offrant une «ouverture» à l’Iran si ce pays respecte ses obligations dans le domaine nucléaire. Car, selon Sarkozy, «un Iran doté de l’arme nucléaire est inacceptable». Il faut éviter d’être face à l’«alternative catastrophique» qui serait la «bombe iranienne ou le bombardement de l’Iran». «La Corée du Nord et la Libye montrent qu’il existe un chemin», a déclaré le président la République, avant d’ajouter que «l’Iran a beaucoup à gagner dans une négociation sérieuse».

Liban: la Syrie doit «favoriser une sortie de crise»

«Le dialogue qui y a repris doit se poursuivre pour aboutir à une sortie de crise […] Tous les acteurs régionaux, dont la Syrie, doivent agir pour favoriser une telle solution. Si Damas s’engageait dans cette voie, alors les conditions d’un dialogue franco-syrien seraient réunies.»

Israël-Palestine: la France ne se résignera pas à la création d'un «Hamastan» Sarkozy a affirmé que la France ne se résignerait pas à la création d’un «Hamastan» dans la bande Gaza. «Dans l’immédiat, nos efforts, ceux du Quartet et des pays arabes modérés, doivent aller à la reconstruction de l’Autorité palestinienne, sous l’autorité de son président», a affirmé le chef de l’Etat. Qui a ajouté: «J’ai la réputation d’être un ami d’Israël, c’est vrai. Je ne transigerai jamais sur la sécurité d’Israël.»

Kosovo: «triple appel»

Le président de la République Nicolas Sarkozy a lancé lundi un «triple appel» aux Serbes et Kosovars, Russes et Américains, et Européens, pour trouver une solution pour l’avenir du Kosovo car c’est dans l’«Union que se situe l’avenir à long terme de l’espace balkanique», a-t-il dit. «Nous soutenons le principe d’une indépendance supervisée par la communauté internationale, garante des droits des minorités et accompagnée par l’Union européenne.»

Russie: «une grande puissance doit ignorer la brutalité»

Le chef de l’Etat a eu des mots très fermes à l’égard du régime de Poutine, déclarant que la Russie jouait avec «une certaine brutalité de ses atouts. Quand on est une grande puissance, on doit ignorer la brutalité», a-t-il ajouté.

Institutions internationales: le G8 doit devenir le G13

«Il faut que le G8 (qui regroupe les pays les plus industrialisés au monde, ndlr) devienne G13.» «Le dialogue conduit, lors des récents sommets, avec les plus hauts dirigeants de la Chine, de l’Inde, du Brésil, du Mexique et de l’Afrique du Sud, devrait être institutionnalisé et durer une journée pleine», a déclaré le président de la République.

ONU: plus de membres au Conseil de sécurité

Sarkozy milite pour que le Conseil de sécurité des Nations unies s’ouvre à d’autres membres et permette une «juste représentation de l’Afrique». Il a également déclaré avoir «pris l’initiative d’une réunion du Conseil de sécurité» des Nations unies le 25 septembre à New York, au niveau des chefs d’Etat ou de gouvernement, en faveur «de la paix et de la sécurité en Afrique».

Projet de la Méditerranée: lancer des «solidarités concrètes»

En établissant un parallèle avec Jean Monnet et la construction de l’Europe, Nicolas Sarkozy entend lancer en partenariat avec les Etats du pourtour méditerranéen des «solidarités concrètes» autour de «projets ambitieux» dans le domaine de «l’environnement, du dialogue des cultures, de la croissance économique et de la sécurité».

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Mercredi 29 Août 2007 Rocard revient... avec Sarkozy
Par William MONTJEAN leJDD.fr

Deux mois après avoir échappé de peu à la mort en Inde où il avait été victime d'un accident cérébral, Michel Rocard revient dans l'actualité comme un nouveau symbole de l'ouverture souhaitée par Nicolas Sarkozy.
L'ancien Premier ministre devrait en effet participer au comité chargé d'organiser la concertation sur la revalorisation du métier d'enseignant.

Du mieux pour Rocard

Il revient de loin et n'a pas l'intention de s'arrêter là.

Michel Rocard, qui a frôlé la mort à la fin du mois de juin dernier, s'est vite rétabli et a repris ses activités politiques avec une gourmandise nouvelle.

En juillet dernier, il reconnaissait, face à un échec prévisible de Ségolène Royal, avoir proposé à la candidate socialiste de la remplacer pour affronter Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle.

Aujourd'hui, désolé par la "déshérence à gauche" qu'il dénonçait il y a quelques jours dans Le Parisien, estimant que "le PS français n'est plus pour un paquet d'années en situation de gouverner", il accepte selon Le Monde une mission du chef de l'Etat, au sein du comité chargé d'organiser la concertation sur la revalorisation du métier d'enseignant, et s'inscrit de fait dans la stratégie d'ouverture menée par celui-ci.

Après Bernard Kouchner, Martin Hirsch, Eric Besson, Jean-Pierre Jouyet, Jean-Marie Bockel, Fadela Amara, Jack Lang, Hubert Védrine ou encore Jacques Attali...

Michel Rocard n'est pas la moindre des prises à gauche du président de la République. Nicolas Sarkozy avait prévenu qu'il poursuivrait l'ouverture. Il tient parole en s'attachant les services de l'ancien Premier ministre socialiste, considéré comme une conscience d'une partie de la gauche française.

L'intéressé, lui, s'est défendu d'avoir été débauché et parle d'une tradition républicaine pour expliquer sa participation à ce comité qu'en aucun cas il ne dirigera.

Quoi qu'il en soit, à quelques jours de l'ouverture de son université à La Rochelle, voilà de quoi désorienter un peu plus un Parti socialiste mis à mal par la stratégie sarkozyste. D'autant qu'en plaçant ce comité sous la "haute autorité" de Michel Rocard, le chef de l'Etat fait coup double car il donne également des gages à un monde enseignant pour le moins inquiet après l'annonce de la suppression de plus de 11 000 postes à la rentrée 2008.

La mission de ce comité consistera ainsi à rédiger un "livre vert" qui fera la synthèse des points de convergence et de divergence qui agitent le monde enseignant que le gouvernement souhaite voir se réformer comme l'ensemble de la fonction publique. Xavier Darcos, le ministre de l'Education, devrait fixer les grandes lignes de la feuille de route de ce comité à l'occasion de sa conférence de presse de rentrée ce mercredi. l'actu en images les inédits leJDD

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Cécilia Sarkozy s'explique sur la libération des infirmières bulgares
LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 04.09.07 | 08h10 • Mis à jour le 04.09.07 | 12h58

Pressée par la gauche de témoigner devant la future commission d'enquête sur les conditions de la libération des infirmières bulgares par la Libye, Cécilia Sarkozy confirme qu'elle s'y refuse – je crois que ce n'est pas ma place" –, mais entend "faire la lumière" sur son rôle dans cette affaire, dans un entretien au quotidien régional L'Est républicain, publié mardi 4 septembre.

Alors qu'une polémique s'est fait jour sur les contreparties accordées par la France au régime libyen, notamment sur le nucléaire, l'épouse du président de la République explique qu'"à [son] niveau", seules des"contreparties d'ordre médical" ont été proposées. "J'ai offert à l'hôpital de Benghazi des médecins chargés de former leurs homologues palestiniens, des équipements, des traitements contre le sida et des visas rapides pour que ces cas urgents puissent venir se faire traiter en France", précise-t-elle, ajoutant qu'elle "[suit] l'évolution de tous les enfants contaminés".

"PAS DE RÔLE PARTICULIER"

Mme Sarkozy explique la réussite de son intervention par le fait qu'elle est arrivée sur place "en tant que femme, en tant que mère, sans forcément [s']attarder sur la complexité des relations internationales, mais avec la ferme intention de sauver des vies", et en se concentrant "sur la libération des infirmières et sur ces enfants qui vivent un enfer depuis huit ans". Les discussions avec le colonel Khadafi ont eu lieu "en anglais et en tête-à-tête, sans interprète". "Je pense qu'il a compris qu'avec moi, il pouvait faire un geste humain susceptible d'améliorer son image", explique-t-elle, ajoutant avoir négocié avec d'autres dirigeants libyens.

Cécilia Sarkozy, qui n'exclut pas de retourner en Libye prochainement "si cela est nécessaire", dit "ne pas avoir de rôle particulier" dans la République, alors que ses deux voyages dans ce pays, en tant qu'"émissaire personnelle" du chef de l'Etat selon l'Elysée, avaient fait débat.

"Chacun a le devoir de s'engager quand il le juge nécessaire. Là, je l'ai fait avec mon cœur et ma détermination", lance-t-elle, avant de prévenir : "On ne m'empêchera jamais d'essayer d'aider ou de soulager la misère du monde, dans quelque pays que ce soit."

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Societe 04/09/2007 - 11:18 Jean Sarkozy cité devant la justice

Selon Le Monde, l'un des fils de Nicolas Sarkozy, Jean, est cité devant la 10e chambre du tribunal correctionnel de Paris, le 11 septembre prochain.

Les faits remontent au 14 octobre 2005, place de la Concorde, à Paris.
Avec son scooter, le jeune homme aurait heurté la voiture de M'hamed Bellouti.
Selon le quotidien du soir, Jean Sarkozy ne se serait pas arrêté et aurait eu "un geste offensant" envers le conducteur.

Quatre délits lui sont reprochés : délit de fuite, défaut de maîtrise de son véhicule, non-respect des distances de sécurité et dégradation légère de la voiture.

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Deux nouveaux départs du cabinet de Dati La nouvelle équipe de la garde des Sceaux sera présentée «d’ici peu».
Par O.M., Libération, QUOTIDIEN : mercredi 5 septembre 2007, p. 13

Encore du mouvement au sein des troupes de la médiatique ministre de la justice Rachida Dati. Celle qui déclarait lundi soir sur Canal + «bousculer quelques corporatismes» enregistre deux nouveaux départs au sein de son cabinet.

Selon le site Internet du magazine le Point, Jacques Carrère, conseiller technique pour l’organisation judiciaire et la magistrature, a donné sa démission, alors que Valérie Bonnard, conseillère technique pour le dialogue social et les affaires budgétaires, aurait été «congédiée dans des conditions houleuses» .
Ce qui porte à sept le nombre de défections depuis l’arrivée à la chancellerie de Rachida Dati.

Le premier à quitter le navire a été le directeur de cabinet Michel Dobkine, remplacé en juillet par Patrick Gérard.
D’après le porte-parole de la ministre, Guillaume Didier, la suite de la valse des postes n’est que la «conséquence habituelle et logique» de ce premier changement. «Dès son arrivée, Patrick Gérard a annoncé qu’il procéderait à une réorganisation du cabinet» , explique-t-il, tout en précisant qu’une «présentation générale de la composition du nouveau cabinet» aurait lieu «d’ici peu».

«Une équipe, c’est une alchimie. Il est naturel qu’un nouveau directeur de cabinet procède à une recomposition. En général cela n’intéresse pas les journalistes. Le cas est sans doute différent parce qu’il s’agit d’une ministre particulièrement observée par les médias.»

Particulièrement observée, mais aussi, selon des reproches de plus en plus affirmés au sein de la magistrature, particulièrement autoritaire.

En se présentant lundi soir sur Canal + comme la «chef des procureurs» pour justifier la convocation à la chancellerie d’un magistrat du parquet de Nancy qui aurait critiqué sa loi contre la récidive, la ministre a suscité de nouveaux courroux.

«Chef des procureurs, cela n’existe dans aucun texte légal , explique Laurent Bedouet, secrétaire général de l’Union syndical de la magistrature (USM).
De même que la convocation de notre collègue à la chancellerie dans des conditions inouïes est totalement illégale.
Beaucoup de collègues sont inquiets : ils ne comprennent pas que la garde des Sceaux puisse ainsi s’affranchir de la loi.»

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Escapade alsacienne pour Nicolas Sarkozy et le gouvernement lemonde.com, 06.09.07 | 07h17

PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy entame ce jeudi un déplacement de deux jours en Alsace, où il tiendra vendredi le premier conseil des ministres décentralisé depuis 31 ans.

Le chef de l'Etat respecte ainsi la promesse faite le 2 juillet à des élus UMP alsaciens ulcérés de la nomination, au nom de l'ouverture, du maire socialiste de Mulhouse Jean-Marie Bockel au poste de secrétaire d'Etat à la Coopération.

Ce choix avait été mal compris dans une région qui s'estime souvent mal aimée par Paris et qui avait voté à 65,5% pour le candidat de l'UMP, puis envoyé 15 députés de la majorité présidentielle sur 16 à l'Assemblée nationale.

Cette fois, les instances de l'UMP ont déminé le terrain : un accord est intervenu récemment, sous l'égide du secrétaire général délégué de l'UMP Patrick Devedjian, entre Jean-Marie Bockel et Arlette Grosskost, députée apparentée UMP qui souhaitait conquérir la mairie de Mulhouse.

L'an prochain, Jean-Marie Bockel conduira lors des municipales une "liste d'ouverture" avec, en seconde position, le suppléant d'Arlette Grosskost comme futur premier adjoint.

Le PS a pour sa part dissous mercredi sa section de Mulhouse, qui était divisée entre les pro et anti-Bockel.

Nicolas Sarkozy avait également justifié la tenue d'un conseil des ministres à Strasbourg par le statut de "capitale européenne" de la métropole alsacienne.

C'est cependant par Mulhouse (Haut-Rhin) qu'il entamera jeudi, en début d'après-midi, ce déplacement sur le thème de l'université, de la recherche et de l'innovation industrielle.

Il y inaugurera la "Fonderie", un centre universitaire et de recherche installé dans une ancienne usine métallurgique, qui accueille plus de 1.800 étudiants en droit et en économie. Il y animera une table ronde sur l'autonomie des universités, la vie étudiante et les conditions de vie des enseignants-chercheurs.

Il ira ensuite à Colmar (Haut-Rhin) dans une usine du groupe allemand Liebherr, qui fabrique des grues et des pelleteuses. Le centre de recherche et développement de cette usine de plus de 1.700 salariés doit être étendu pour accueillir 450 personnes. "La stratégie de Liebherr prend tout son sens dans le contexte actuel d'un euro fort", souligne le porte-parole de l'Elysée David Martinon. "Le groupe livrant principalement des clients hors zone euro dans des marchés en développement, la recherche est vitale pour cette entreprise dont les concurrents japonais et américains vendent en yen et en dollar."

En fin d'après-midi, Nicolas Sarkozy ira à Strasbourg visiter l'Institut de recherche contre les cancers de l'appareil digestif (Ircad), qui forme des chirurgiens venus du monde entier aux technologies de pointe de la médecine.

"SORTIR DE PARIS"

Il animera avec le Pr Jacques Marescaux, directeur du centre, et le Pr Jean-Marie Lehn, prix Nobel de chimie 1987, une table ronde sur l'avenir de la recherche en sciences de la vie.

Puis, il tiendra à la préfecture du Bas-Rhin avec les ministres de la Justice et de l'Intérieur, Rachida Dati et Michèle Alliot-Marie, et les autorités locales une réunion sur la sécurité, les trafics et la violence urbaine.

Vendredi matin, Nicolas Sarkozy aura une réunion de travail avec les principaux élus de la région Alsace, avant de présider le conseil des ministres dans les salons de la préfecture.

Le conseil des ministres ne s'était plus tenu en province depuis Valéry Giscard d'Estaing, qui ne s'était livré à cet exercice que trois fois : le 11 septembre 1974 à Lyon, le 26 février 1975 à Evry (Essonne) et le 1er décembre 1976 à Lille.

"L'esprit c'est de sortir de Paris et de montrer qu'en France il n'y a pas que la capitale et que la vie économique, la vie politique, la vie administrative se déploient ailleurs qu'à Paris", explique David Martinon.

Nicolas Sarkozy a annoncé lors de son récent déplacement en Corse qu'il tiendrait un conseil des ministres décentralisé dans l'île, sans doute en octobre.

Les ministres arriveront vendredi à Strasbourg en TGV, a précisé David Martinon. Le chef de l'Etat aura pour sa part passé la nuit de jeudi à vendredi à Strasbourg, où il aura eu une soirée "privée" au Strissel.

Il a préféré cette "Winstub" du centre-ville à "Chez Yvonne", adresse de prédilection de son prédécesseur Jacques Chirac mais les deux établissements ont le même propriétaire.

Selon le porte-parole de l'Elysée, ce déplacement sera l'occasion pour certains ministres de se rendre sur le terrain.

C'est le cas du ministre de l'Ecologie, Jean-Louis Borloo, qui ira vendredi au Conseil régional et visitera une entreprise et l'Association pour la surveillance et l'étude de la pollution atmosphérique en Alsace. Le ministre de l'Agriculture Michel Barnier ira dans le Bas-Rhin, Rachida Dati à la Cour d'appel de Colmar, la ministre de la Santé Roselyne Bachelot et la secrétaire d'Etat à la Ville Fadela Amara dans une association.

Le Premier ministre François Fillon, la ministre de l'Economie Christine Lagarde et le secrétaire d'Etat au Commerce extérieur Hervé Novelli inaugureront la foire de Strasbourg, tandis que la ministre de la Culture Christine Albanel inaugurera une bibliothèque.

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LExpansion.com 18/09/2007 35 heures, retraites... : Sarkozy détaille sa stratégie sociale

Nicolas Sarkozy a tenu à affirmer qu'il ne comptait pas « passer en force » dans le domaine social. Mais il maintient ses objectifs de réformes: notamment « l'assouplissement des 35 heures » et l'harmonisation des régimes de retraite.

C'est peu dire que le discours était attendu par les syndicats. S'exprimant au Sénat à l'occasion du 40ème anniversaire de l'Association des journalistes d'information sociale (Ajis), le président de la République a exposé sa "stratégie sociale". Avec une contrainte : tenter de décrisper un climat de rentrée tendu par l'annonce brutale par le premier ministre de la réforme des régimes spéciaux. Et ce d'autant que les syndicats avaient prévenu : « les autres sujets de mécontentements de manquent pas ». Sans attendre, le chef de l'Etat avait d'ailleurs passé le week-end à recevoir les leaders des principales confédérations.

Mardi, Nicolas Sarkozy s'est efforcé de montrer qu'il comptait satisfaire leur exigence de dialogue sans pour autant renoncer à ses réformes. « Le dialogue social ne doit plus être un alibi à l'inaction. L'urgence de l'action ne doit en aucun cas justifier l'absence de dialogue social », a-t-il fait valoir. Le chef de l'Etat s'est appuyé sur le constat d'un modèle social qui selon lui en France, échoue sur tous les tableaux. Il a donc appelé à « un nouveau contrat social ».

Bon nombre des réformes qu'il préconise, notamment celle du marché du travail, sont justement soumises à la négociation des partenaires sociaux. Nicolas Sarkozy leur a réaffirmé sa « confiance », mais il a prévenu: faute d'accord, « l'Etat prendra ses responsabilités ». Il a d'ailleurs rappelé ses propres idées sur la question, précisant qu'il était partisan de « modes de ruptures négociées » des contrats de travail et de procédures simplifiées devant les Prud’hommes. Tous les grands chantiers sociaux font ainsi l'objet d'un balisage présidentiel serré.

35 heures
Sa religion est faite depuis longtemps, Nicolas Sarkozy prône un assouplissement des 35 heures. Pour cela, il souhaite accorder « une place plus importante aux négociations d’entreprises et de branches dans la détermination du temps de travail ». De même qu’il veut « permettre aux salariés de choisir du revenu plutôt que du temps libre ». En autorisant la conversion des journées stockées sur les comptes épargne-temps en argent.

Retraites
Sur ce sujet, Nicolas Sarkozy a donné sa « priorité à la question des régimes spéciaux ». « Je demande au gouvernement de les réformer sans tarder », a-t-il assuré. Au nom de « l’équité ». L’objectif est l’harmonisation avec le régime de la fonction publique. Toutefois, « chaque statut gardera des éléments spécifiques forts », a-t-il garanti. Quant à la méthode, le chef de l’Etat a confié au ministre du travail Xavier Bertrand la responsabilité de discussions urgentes, prévues dès cette semaine, avec toutes les parties, confédérations, fédérations et entreprises. Après quoi le ministre du travail donnera les principes communs de l’harmonisation. Ils resteront à décliner par « la négociation entreprise par entreprise ». La contrepartie de la réforme des retraites, qui doit être menée à bien à la fin du premier semestre 2008, sera « la revalorisation des petites pensions et des pensions de révision ».

Emploi des séniors
Le chef de l’Etat espère mettre un terme « au gâchis insensé » de la mise à l’écart des quinqua. Il veut « taxer plus lourdement les préretraites », promet de supprimer progressivement les dispenses de recherche d’emploi et demande au gouvernement « la suppression de la mise à la retraite d’office à 65 ans ».

Pouvoir d'achat
Nicolas Sarkozy veut confier la fixation du Smic à une commission indépendante. Et il demande aux entreprises de faire un effort sur les salaires. Pour les y inciter, le chef de l’Etat promet même de conditionner les allègements de cotisations sociales à l’ouverture de négociations salariales. Enfin, il espère que la réforme complète de la loi Galland conduise les grandes surfaces à répercuter sur les prix leurs marges arrières.

Assurance chômage
Nicolas Sarkozy a demandé à sa ministre de l’économie Christine Lagarde de lui faire dans les 15 jours des propositions sur « les processus de fusion de l’ANPE et de l’Unedic ». Le chef de l’Etat promet « une indemnisation plus juste et plus efficace » et parfois aussi « plus généreuse » en visant de nouveaux publics, les jeunes et les précaires. Les indemnisations seront toutefois « de plus courte durée ». Surtout, « elles s’interrompront quand le bénéficiaire refusera deux offres valables d’emploi ».

Le contrat social que Nicolas Sarkozy appelle de ses vœux vise « un juste équilibre entre la responsabilité et la solidarité ». Le chef de l’Etat a renouvelé ses attaques contre les fraudeurs qui, assure-t-il, perdront temporairement leurs droits aux prestations. Quant aux entreprises, en cas de travail au noir par exemple, elles subiront des peines planchers forfaitaires.

Assurance-maladie
En matière de santé, la liberté d’installation des médecins « doit prendre en compte cette exigence de responsabilité », a-t-il estimé. Tout comme la liberté de prescription de soins et de médicaments. Selon le chef de l’Etat, « l’assurance maladie n’a pas vocation a tout prendre en charge, sans rien contrôler et sans rien réguler ».

Dépendance vieillesse
Nicolas Sarkozy a promis de « relever le défi de la dépendance vieillesse ». « Il s’agit de développer l’assurance individuelle contre le risque de dépendance », a-t-il indiqué. Le chef de l’Etat a proposé que « les produits d’épargne longue » soient « fiscalement avantagés ».

Représentativité syndicale
Enfin, le chef de l’Etat a mentionné le chantier de la réforme de la représentativité syndicale. « Je veux que soient examinés les critères de la représentativité et la question du financement » des syndicats, a-t-il indiqué. Afin que les accords signés « aient plus de légitimité.
Hugo Lattard

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Plus de cinq mille personnes aux obsèques de Jacques Martin
Par Carole Bianchi 20 septembre 2007 AP - 19h30 LYON -

Les obsèques de Jacques Martin se sont déroulées jeudi à Lyon dans une ambiance à la fois familiale pour ses huit enfants et publique avec 5.500 personnes venues prier devant la cathédrale Saint-Jean pour l'animateur de télévision décédé vendredi à l'âge de 74 ans.

Sous un soleil éclatant, la première dame de France Cécilia Sarkozy, troisième épouse de Jacques Martin, est arrivée peu avant 14h30, accompagnée de Judith et Jeanne-Marie, les deux filles qu'elle a eues avec lui. Suivaient les six autres enfants du défunt, issus de trois mariages différents, l'actrice Danièle Evenou, avec qui il avait vécu maritalement, et sa dernière femme, Céline.

A l'intérieur de la cathédrale de 1.500 places, seulement 400 personnes ont finalement été accueillies. La volonté de la famille était de garder une certaine intimité lors de la cérémonie funèbre. Une grande partie de l'équipe du "Petit Rapporteur", émission satirique diffusée le dimanche sur TF1 au début de sa carrière, était là: Pierre Bonte, Stéphane Collaro ou encore Piem.

Les chanteurs Enrico Macias et Frédéric François sont également venus, tout comme l'humoriste Laurent Gerra, le président de France Télévisions Patrick de Carolis et le chef étoilé Paul Bocuse chez qui Jacques Martin, fin gourmet, avait ses habitudes.

La ministre de la Culture, Christine Albanel, installée au premier rang, représentait l'Etat. La Garde des Sceaux, Rachida Dati, était là elle aussi. "Il s'agit d'un événement privé, je n'ai pas d'information ni de commentaire à faire", a indiqué à Paris le porte-parole du ministère de la Justice, Guillaume Didier.

Aucune personnalité n'a souhaité s'exprimer à l'occasion de ces obsèques que le défunt, natif de Lyon, ne voulait surtout pas "triste".

Emus, les enfants de celui qui a longtemps présenté "Dimanche Martin" sur France-2 se sont tenus la main lorsque le cercueil de leur père est entré dans la cathédrale.

Dehors, seules des grandes enceintes ont permis aux milliers de fans et de badauds d'écouter la messe où les choeurs étaient animés par les petits chanteurs à la Croix de bois que Jacques Martin connaissait bien et la Maîtrise de la Primatiale. Des textes des Evangiles ont par ailleurs été lus par les enfants de Jacques Martin.

"Nous présentons au Seigneur la vie de son enfant, Jacques. Nous lui demandons qu'il mène à son accomplissement tout ce qui a été grand, fort et beau dans sa vie, toute sa générosité, toute la gaieté qu'il a su apporter à ceux qui souvent seuls trouvaient bien long un dimanche après-midi", a déclaré le chanoine Michel Cacaud, recteur de la primatiale Saint-Jean, au cours de l'homélie.

Des livrets de la messe, imprimés avec une photo de Jacques Martin souriant, ont été distribués à la foule, venue pour le remercier de les avoir fait rêver à la télévision.

"Il était une grande pointure dans tout ce qu'il accomplissait, le chant, la comédie, la présentation. Je regardais ses émissions parce que c'était lui et personne d'autre", a déclaré Marine Cohendet, 71 ans, debout dans les premiers rangs.

Le cortège funèbre, où les plus proches étaient présents, devait ensuite se diriger vers le cimetière de la Guillotière, où se trouve le caveau de ses parents.

Jacques Martin avait été victime d'un accident cérébral au printemps 1998 (notedt : après le non renouvellement par le service public de son contrat à propos de son émission "Dimanche Martin") qui l'avait laissé à moitié paralysé. AP

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Rachida Dati, "pas choisie pour sa compétence"
S.P. (lefigaro.fr), avec AFP. Publié le 20 septembre 2007 Actualisé le 20 septembre 2007 : 19h32

Politique Réputé de droite, Philippe Bilger, avocat général à la cour d'appel de Paris, estime que la ministre de la Justice occupe son poste parce qu’elle est « un symbole et le chouchou du couple présidentiel ».

Une attaque en règle.

Interrogé par des internautes dans un forum jeudi sur le site du Nouvel Observateur, Philippe Bilger, avocat général à la cour d'appel de Paris, a ciblé le manque d’expérience de Rachida Dati.
Selon lui, la ministre de la justice « n'a pas été choisie par le président pour sa compétence » mais parce qu'elle « est une femme, un symbole et le chouchou du couple présidentiel ».

Bilger a ensuite expliqué avoir voulu dire « que la garde des Sceaux n'a pas été choisie prioritairement pour sa compétence, parce qu'il y avait d'autres critères plus dominants dans la tête de Nicolas Sarkozy », notamment celui de « porter en permanence la voix du président dans le milieu judiciaire ». « Je me suis contenté de reprendre ce que j'ai déjà écrit sur mon blog », a-t-il encore ajouté.

Haut magistrat « de droite »

Aux internautes, il a enfin confié être « de droite » mais avoir « découvert sur le tard que profondément Nicolas Sarkozy n'aimait pas la magistrature et qu'il a promu une femme dont l'ambition n'est pas de complaire à l'institution dont elle a la charge mais, peut-être, de favoriser les seuls desseins judiciaires du président ».

Il dit ne pas connaître « personnellement » la garde des Sceaux et « espère qu'elle est autre chose que l'ombre suiveuse de Nicolas Sarkozy ».
Après la polémique sur la récente convocation à la Chancellerie du vice-procureur de Nancy pour des propos contestés sur les peines plancher, Philippe Bilger considère que « Rachida Dati exerce, c'est clair, l'autorité politique sur le parquet, mais cela ne veut pas dire que littéralement, dans les pratiques quotidiennes, elle soit le chef des procureurs ».

Et il lance un avertissement ferme : « Je ne tolèrerai pas qu'en amont, elle vienne se pencher sur mon épaule pour me dire ce que je dois requérir ».

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18 septembre 1984 : Les Martin reçoivent les Sarkozy ------

La Tribune.fr - 19/09/07 à 12:48 - avions de combat Hervé Morin critique à nouveau le prix du Rafale

Le ministre de la Défense critique le coût du développement du Rafale comme d'autres programmes d'armement. Il estime qu'il faut "réfléchir au choix de l'hypertechnologie" qui renchérit les coûts des programmes.

Alors que la France essaye de vendre des avions de combat Rafale de Dassault au Maroc et à la Suisse, le ministre de la Défense, Hervé Morin, a renouvelé ce mercredi ses critiques sur le coût du développement de cet appareil. Rappelant sur Canal + ses propos tenus une semaine plus tôt devant l'Université d'été de la Défense à Toulouse, le ministre a souhaité qu'une "procédure permette de réfléchir au choix de l'hypertechnologie" dans le cadre d'un "processus politique de décision sur les programmes d'armement".

"Certains industriels et experts nous expliquent que le dernier saut technologique -les 5% de l'ultime technologie- coûtait parfois 20 à 25% du coût d'un programme", a-t-il fait valoir. "L'hypertechnologie est en plus un frein à l'exportation pour un certain nombre de pays parce qu'ils n'ont pas besoin d'équipements pour le combat de haute intensité", a développé le ministre la Défense. "J'ai expliqué ça en prenant l'exemple du Rafale", a-t-il poursuivi. Mais, selon lui, ce raisonnement vaudrait aussi pour "d'autres programmes" d'armement.

Le Rafale n'a jusqu'ici été commandé que par l'armée française (294 unités prévues) et n'a recueilli aucune vente à l'exportation depuis sa mise sur le marché au milieu des années 1990. Singapour et la Corée du Sud lui ont préféré le F-15 de Boeing, et les Pays-Bas le Joint Strike Fighter (JSF) en cours de développement par un autre américain, Lockheed Martin.

Construit par Dassault Aviation avec le concours du motoriste Snecma (groupe Safran) et de l'électronicien Thales, le Rafale pourrait prochainement recueillir une commande d'une quinzaine d'appareils du Maroc, selon des sources concordantes. La France est également en discussion avec la Suisse et la Libye, et le Rafale est en lice en Inde dans le cadre d'un appel d'offres concernant 126 avions de combat.

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Sarkozy promeut le nucléaire civil à l'ONU

ONU: Nicolas Sarkozy défend le nucléaire civil "pour tous les pays" AP - Lundi 24 septembre, 17h23NATIONS UNIES - Le président Nicolas Sarkozy a répété lundi que la France était "prête à aider tout pays qui veut se doter de l'énergie nucléaire civile", avançant, en allusion à l'Iran, que "c'est d'ailleurs la meilleure réponse à ceux qui veulent, en violation des traités, se doter de l'arme nucléaire".

"La France est prête à aider tout pays qui veut se doter de l'énergie nucléaire civile: il n'y a pas une énergie de l'avenir pour les pays occidentaux et des pays d'Orient qui n'auraient pas le droit d'y avoir accès", a-t-il plaidé lors du sommet de l'ONU sur le changement climatique. "C'est la meilleure réponse à ceux qui voudraient une violation des traités et se doter de l'arme nucléaire".

Evoquant "une croissance propre" et les nouveaux carburants, le président français a souligné que "le nucléaire n'est pas un gros mot, la France a fait le choix du nucléaire, nous ne voulons l'imposer à personne, mais nous disons que dans un univers où dans un siècle il n'y aura plus de gaz, dans 40 50 ans il n'y aura plus de pétrole".

"Il faut en parler du nucléaire comme toute autre énergie renouvelable", a jugé Nicolas Sarkozy, estimant qu'il n'y a "pas à choisir entre la sauvegarde de la planète et celle de la croissance".

Le président français s'exprimait au nom de l'Union européenne sur la question du financement de la riposte au changement climatique. AP

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Le parisien, Paru le : 23/09/2007 ENQUETE . Les conseillers de gauche passent à droite

« L'ouverture » prônée par Sarkozy a aussi séduit les seconds couteaux.

De nombreux conseillers issus de la gauche ont rallié les cabinets ministériels du gouvernement Fillon.

ALINE SYLLA avait d'abord tracté pour Jospin à Sciences-po, avant de virer pro-Ségo... En juin, cette jeune énarque, jusque-là en poste au Louvre, a expliqué à ses troupes qu'elle allait désormais organiser la résistance « de l'intérieur », en devenant la Madame Culture et Communication de François Fillon à Matignon.
« J'aurais préféré qu'elle dise clairement : je pars faire carrière chez l'ennemi », résume crûment une ancienne proche, atterrée par « l'hémorragie » qui frappe la gauche.

De fait, dans la foulée des membres du gouvernement, Kouchner, Hirsch, Besson et autres Jouyet, une autre lame de fond, moins médiatisée, a pris de l'ampleur : quadras expérimentés ou jeunes pousses prometteuses de la gauche, ils sont plusieurs dizaines à avoir rejoint l'un des cabinets ministériels du gouvernement Fillon.

Ambition ? Simple souci d'être utile, de ne pas perdre cinq, voire dix ans dans l'opposition ? Quels que soient leurs motifs, les ralliés sont légion. Bien sûr, ils se pressent d'abord auprès des ministres eux-mêmes issus de la gauche. Ainsi, sur les dix conseillers de Jean-Marie Bockel, secrétaire d'Etat à la Coopération, neuf sont issus de la gauche.
Parmi eux, l'ancien député chevènementiste Michel Suchod ou Joseph Zimet, ex-strauss-kahnien chargé de mission auprès de Christian Sautter, à la mairie de Paris, et époux de Rama Yade.

Ex de chez Martine Aubry, Emmanuelle Wagon est devenue directrice de cabinet de Martin Hirsch, haut commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté.
Attachée de presse de Hirsch, Morgan Poulizac vient, elle, de la République des idées, le club de Pierre Rosanvallon, boîte à outils de Ségolène Royal pendant la campagne présidentielle.
Vincent Champain, qui avait suivi Martine Aubry à Lille, a rallié Eric Besson, secrétaire d'Etat à la Prospective, qui a connu quelques difficultés pour boucler son équipe.
Compagnon de Fadela Amara et conseiller spécial au secrétariat chargé de la Politique de la ville, Mohamed Abdi est lui aussi un ancien du PS, cofondateur de l'association Ni putes ni soumises.

D'autres ont rejoint des ministres qui n'avaient jusque-là jamais eu d'accointances particulières avec la gauche.
Pilier des staffs de Dominique Strauss-Kahn, Stéphane Richard est devenu la cheville ouvrière de Christine Lagarde à Bercy. C'est la gauche qui lui avait mis le pied à l'étrier avant qu'il ne mène une carrière fort lucrative dans le privé.
Considéré comme un grand préfet de gauche, Christian Frémont avait rejoint Alain Juppé à l'Environnement.Il y est resté à l'arrivée de Jean-Louis Borloo.

La palme du revirement revient sans doute à Thierry Coudert, l'actuel directeur de cabinet de Brice Hortefeux à l'immigration : en 1991, il occupait quasiment la même fonction dans le cabinet du ministre PS, Kofi Yamgnane !
Conseiller technique du même Hortefeux, Jean-Marc Forge a adhéré, lui, au PS à 19 ans avant de rejoindre le club des « sarkozystes de gauche ».
Chargé des affaires intérieures à Matignon, Stéphane Bouillon est un ancien de l'équipe Jospin. Il a sympathisé avec François Fillon lorsqu'il était préfet de la Sarthe.

Avec la nomination de Bernard Kouchner, le Quai d'Orsay est devenu un vivier de conseillers de gauche.

Le ministre des Affaires étrangères espérait y attirer Jean-Maurice Ripert, ancien conseiller diplomatique de Lionel Jospin. Les diplomates étiquetés à droite ayant tiqué, l'Elysée a suggéré Philippe Étienne, plus consensuel.
Quant au directeur de cabinet adjoint de Kouchner, Serge Telle, ce spécialiste des opérations humanitaires était au cabinet de Jospin à Matignon.

Au total, cette forte présence de transfuges de gauche au sein d'un Quai d'Orsay qui demeure plutôt conservateur provoque certains grognements.

Tous les conseillers ne succombent pas aux sirènes sarkozystes. Cet été, un pro de la fonction publique, qui avait soutenu Ségolène Royal, a rejoint François Fillon. Avant de reculer quelques semaines plus tard... A ce jour, il est l'un des rares à avoir fait marche arrière.
Odile Plichon, Frederic Gerschel, Eric Hacquemand et Henri Vernet

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Dernier hommage au mime Marcel Marceau, en silence et en musique
Yahoo.fr, actualités, La Presse Canadienne, 26 septembre 2007

PARIS - Quelque 300 personnes, majoritairement des anonymes, ont rendu mercredi au cimetière parisien du Père-Lachaise un ultime hommage au mime Marceau, disparu samedi à l'âge de 84 ans, lors d'une cérémonie placée sous le signe du recueillement et en musique.

Une rose ou un oeillet à la main, simples badauds ou véritables fans de l'artiste disparu, ils étaient nombreux dès 14 h à se presser sur les hauteurs du cimetière alors que, curieusement, peu de personnalités figuraient au premier rang, près de la famille. Parmi elles, l'écrivain Gonzague Saint-Bris ou les comédiens André Gaillard et Bernard Haller, alors que la ministre de la Culture, Christine Albanel, était représentée par une inspectrice générale de la Direction de la musique, du théâtre, de la danse et du spectacle.

"A notre cher maestro, le spectacle continue", "A notre père tant aimé", ou "Le reste est silence", pouvait-on lire sur les nombreuses gerbes de fleurs déposées autour du cercueil, recouvert du drapeau tricolore sur lequel reposait, épinglées sur un coussin lie-de-vin, les distinctions qu'avaient remises la République au mime disparu, à savoir la rosette d'Officier de la Légion d'honneur et l'insigne de commandeur dans l'Ordre national du mérite. Egalement posé sur le cercueil, son célèbre chapeau mou couleur paille, sur lequel était piquée une fleur de tulle rouge.

Après que furent égrenées les notes du 21e concerto pour piano de Mozart, René Samuel Sirat, ancien grand rabbin de France et grand rabbin du Consistoire central de France, a lu à l'assistance trois psaumes, en hébreu, puis en français, entrecoupés de nombreux hommages à l'artiste. Il a rappelé comment, fuyant son Alsace natale devant l'invasion nazie avec ses parents avant de devenir lui-même résistant, Marcel Marceau avait plusieurs fois échappé à la mort grâce à "son silence, son impassibilité", deux vertus cardinales qui "marqueraient à jamais son existence".

Le grand rabbin a aussi souligné les liens qu'avait établis l'artiste - après l'Holocauste dans lequel périt son père - avec le mouvement sioniste. Le mime estimait que "les persécutions dont avait été victime le peuple juif ne trouveraient de salut que le jour où il posséderait sa terre", d'où de fréquents voyages en Israël.

Une judéité cependant vécue dans la plus grande discrétion, a relaté le rabbin, notant la symbolique forte du décès de Marcel Marceau, disparu le jour de Yom Kippour, "jour de retour vers soi, du retour vers Dieu" et "jour le plus important du calendrier religieux" juif.

Après le kaddisch, la prière des morts, un violoncelliste a interprété la "Sarabande de la 5e suite" de Jean-Sébastien Bach, alors qu'une pluie fine et glaciale se mettait à tomber.

La mise en terre a permis à chacun de jeter une fleur sur le cercueil, ou, selon le rite juif, de déposer un petit caillou sur la margelle de la tombe, accompagnant ainsi, dans une sobre émotion, l'une des figures artistiques les plus marquantes du XXe siècle juqu'à sa dernière demeure, chemin du Bassin, dans la 21e division du cimetière parisien.

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(Bio-Nécro) Marcel Marceau
Yahoo.fr, actualités, Radio-Canada.ca , Jeudi 27 septembre 2007 7:29

Le temps des adieux

La foule massée autour du cercueil de Marcel Marceau (1923-2007), au cimetière du Père-Lachaise, à Paris

Marcel Marceau repose désormais en paix au milieu d'autres artistes passés à l'histoire, les Marcel Proust, Édith Piaf et Jim Morrison, au cimetière du Père-Lachaise, à Paris.

Une rose ou un oeillet à la main, près de 300 personnes, des admirateurs pour la plupart, ont rendu mercredi un ultime hommage au mime de renommée internationale. Il est mort le 22 septembre dernier à l'âge de 84 ans.

Sobre, la cérémonie a été placée sous le signe du recueillement. Près de son cercueil, enveloppé du drapeau tricolore français, veillait son célèbre chapeau mou couleur paille, sur lequel était piquée une fleur de tulle rouge.

Grand rabbin du Consistoire central de France, René Samuel Sirat a rappelé comment Marcel Marceau, né Marcel Mangel, avait plus d'une fois échappé à la mort.

Enfant, il a fui son Alsace natale devant l'invasion nazie. Au cours de cette même Deuxième Guerre mondiale, son père est mort à Auschwitz.

Figure majeure du 20e siècle

Né le 22 mars 1923 à Strasbourg, Marcel Marceau débute dans le théâtre parlé avant de trouver sa voie chez le mime Étienne Decroux.
Au fil des oeuvres montées par sa compagnie, il impose sa silhouette mince et son visage capable d'exprimer toutes les émotions, du joyeux au triste.

Influencé par la commedia dell'arte, il fait renaître l'art de la pantomime à partir de 1945. Deux ans plus tard, il crée le personnage de Bip, un Pierrot portant le haut-de-forme.

Dans les années 50 et 60, la Compagnie Marcel Marceau devient la seule troupe de mime au monde. En 1978, pour assurer la relève, Marcel Marceau fonde l'École internationale de mimodrame de Paris.

En plus du mime, cette figure artistique majeure du 20e siècle a exercé, en 60 ans, les métiers de comédien, de metteur en scène, de peintre et d'auteur. Il était très populaire aux États-Unis, au Japon et en Chine.

Il a aussi tâté du cinéma, en adaptant ses propres mimodrames, mais également en jouant dans les films Barbarella (1968) de Roger Vadim et Silent movie (1976) de Mel Brooks.

En 2002, Marcel Marceau est nommé ambassadeur de bonne volonté de l'ONU pour le troisième âge. Trois ans plus tard, à 80 ans, il se produit à Cuba, en Colombie, au Chili et au Brésil, dans le cadre d'une tournée internationale.

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DECES Mort du Mime Marceau : les réactions
NOUVELOBS.COM | 23.09.2007 | 16:53

Voici les principales réactions après l'annonce de la mort de Marcel Marceau, le Mime Marceau, dimanche 23 septembre :

- Boris Hybner, mime tchèque : "Un grand maître nous a quittés. Le monde a perdu le plus grand des Pierrots du vingtième siècle".
"La technique de Marcel Marceau, que nous appelons 'pantomime blanche', fait partie inséparable de notre programme d'enseignement".
"Il a beaucoup aimé Prague. Nous lui avons décerné une médaille d'honneur, pour lui exprimer notre gratitude et notre reconnaissance". (Déclaration, dimanche 23 septembre)

- Nicolas Sarkozy, Président de la République : Il souhaite rendre "un hommage dicté par l'émotion, l'admiration et le respect" au mime Marcel Marceau.
Avec lui, "la France perd un de ses ambassadeurs les plus éminents".
"Animé par un engagement profond au service de son art, Marcel Marceau a porté au plus haut les arts de la scène. Il a offert à cette discipline toute d'exigence et de perfection, une reconnaissance sans précédent faisant de Bip un personnage connu et aimé de tous les Français". (Communiqué, dimanche 23 septembre)

- Christine Albanel, ministre de la Culture : "Pour toute la grande famille du théâtre, il restera le disciple de Charles Dullin, le complice de Jean-Louis Barrault dans 'Les Enfants du paradis' et le fondateur d'une compagnie seule au monde à perpétuer et renouveler l'art du mouvement et du geste".
Marcel Marceau était un "artiste dont le nom se confond avec la discipline exigeante du mime, qu'il a incarnée avec poésie et tendresse sur les scènes du monde entier pendant plus d'un demi-siècle".
"Nombreux sont les artistes de toutes disciplines qui ont puisé un peu de leur art dans son oeuvre".
Elle a présenté à sa famille et à ses proches ses "plus sincères condoléances". (Communiqué, dimanche 23 septembre)

- François Fillon, Premier ministre : Il salue "en lui l'artiste, le maître, le résistant". "Le mime Marceau incarnera pour toujours le personnage de Bip, clown mélancolique et poétique qui était son double depuis 60 ans".
"Ces 'histoires sans paroles' ont conféré à Marcel Marceau un don rare : celui de pouvoir communiquer avec chacun, au-delà de la barrière du langage et des représentations. C'est ainsi qu'il était devenu l'un des artistes français les plus connus dans le monde". "Il manquera à ses élèves et au monde du spectacle".
Il a exprimé "à sa famille toutes ses condoléances". (Communiqué, dimanche 23 septembre)

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Bulgarie: Nicolas Sarkozy décoré de l'ordre de Stara Planina "pour ses mérites exceptionnels"
source : Associated Press le 04/10/2007 18:28 auteur : --par Veselin Tochkov

Plus de deux mois après la libération en juillet des cinq infirmières bulgares détenues en Libye, le président français Nicolas Sarkozy a été décoré jeudi à Sofia par son homologue Georgi Parvanov de l'ordre de Stara Planina, la plus haute distinction nationale, "pour ses mérites exceptionnels" dans la résolution de l'affaire.

Son épouse Cécilia, qui s'était grandement mobilisée dans les semaines précédant le dénouement du dossier, n'était cependant pas présente à ses côtés pour cette visite officielle, "blessée" selon lui par "les polémiques qui ont suivi" dans l'Hexagone.

En décernant cette décoration au président français, "nous exprimons notre très grande reconnaissance pour son apport à cette étape finale des efforts pour sauver les infirmières bulgares injustement condamnées en Libye", a souligné M. Parvanov, saluant "la force et la détermination dont ont fait preuve M. Sarkozy et son épouse".

La Première dame de France s'est en effet rendue par deux fois cette année en Libye pour négocier la libération des soignants détenus depuis plus de huit ans. Accusés d'avoir sciemment infecté quelque 400 enfants avec le virus du SIDA, ils avaient été condamnés à mort avant que leur peine ne soit commuée en prison à vie.
Au côté notamment de la commissaire européenne aux Relations extérieures Benita Ferrero Waldner, Cécilia Sarkozy les a raccompagnés le 24 juillet à bord d'un avion français à destination de Sofia après leur libération.

"C'était une grande manifestation de solidarité européenne de la France envers la Bulgarie et je veux bien insister là-dessus parce que je veux écarter tout soupçon qu'il aurait pu exister d'autres motifs à cette intervention", a déclaré le président Parvanov, dont les propos étaient traduits en français par une interprète.

Les éventuelles contreparties faites au colonel Moammar Kadhafi continuent de susciter la polémique en France où, à la demande de l'opposition, une commission parlementaire va prochainement enquêter sur les conditions de la libération des soignants.

Remerciant son hôte pour ce "très grand honneur", le président français est revenu sur le rôle joué par Paris dans cette affaire. "J'avais dit durant la campagne électorale française que les infirmières bulgares emprisonnées dans des conditions inadmissibles" n'étaient "pas simplement bulgares, elles étaient européennes, elles étaient françaises", a-t-il avancé. "Dans mon esprit, l'Europe signifie que chaque pays membre de la communauté, de l'Union, peut compter sur la solidarité des autres."

M. Sarkozy, qui a opposé une fin de non-recevoir à la gauche française réclamant que sa femme soit entendue par la commission d'enquête, a précisé, en réponse à une question sur l'absence de son épouse jeudi à Sofia, qu'elle avait été "blessée par les polémiques qui ont suivi, en France, pas en Bulgarie".

Son intervention a été "en tout point remarquable et d'une certaine façon décisive", avec l'aide de Benita Ferrero-Waldner et du président de la Commission européenne José Manuel Barroso, a-t-il dit. Aujourd'hui, "elle a choisi d'être la plus discrète possible, c'est un choix qui est éminemment respectable".

Nicolas Sarkozy, qui a rencontré en fin d'après-midi à l'ambassade de France les cinq infirmières et le médecin palestinien devenu bulgare, s'est aussi entretenu avec le Premier ministre Sergueï Stanichev, notamment de projets commerciaux.
Les deux hommes sont convenus de "négocier avant la fin de l'année un accord-cadre" qui devrait permettre de s'entendre sur la livraison de quatre corvettes à Sofia. Le contrat de 750 millions d'euros, approuvé par le ministère bulgare de la Défense en 2005, avait été gelé en raison de contraintes financières.

"Nous avons de grands projets pour implanter la technologie française nucléaire en Bulgarie", a ajouté M. Sarkozy, faisant état de futures coopérations militaires entre Paris et Sofia. AP

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TEST ADN "Ils veulent briser un tabou" par Philippe Val, directeur de la rédaction de Charlie Hebdo
NOUVELOBS.COM | 03.10.2007 | 19:10

Quelles raisons ont poussé Charlie Hebdo et SOS Racisme à lancer cette pétition ?

- Avec Dominique Sopo, le président de SOS Racisme, nous nous sommes simplement demandé ce que nous pouvions faire pour barrer la route à cet amendement qui, et politiquement et symboliquement, est inacceptable. Puisque la pétition est un droit reconnu par la République, nous avons pétitionné. Puis, nous avons fait appel à des gens susceptibles de se sentir concernés.

Le fait que l'opposition à l'amendement Mariani soit très large -de Dominique de Villepin à Bernard Thibault...- n'est-ce pas la preuve du mélange des genres entre politique et génétique que vous dénoncez ?

- Non. Ce qu'il faut dénoncer tout d'abord, c'est l'utilisation politique de la génétique. On ne peut pas décider du sort d'un être humain par un test génétique, on ne peut pas trier ainsi les individus. Dans une République, il y a un pacte avec des principes fondamentaux sur lesquels il faut s'entendre absolument. C'est ce qui se passe aujourd'hui. On peut être réactionnaire et conservateur ou, à l'inverse, progressiste et socialiste, et être d'accord pour s'opposer à cet amendement qui remet en cause les fondements du pacte républicain.

Ne craignez-vous pas que les tests ADN ne soient l'arbre qui cache une forêt de mesures en matière d'immigration ? Avez-vous le sentiment que Nicolas Sarkozy puisse revenir sur sa décision ?

- Disons que c'est une manière de commencer. Depuis que Nicolas Sarkozy a été élu, il n'a personne en face de lui. Il faut lui montrer que tout ne peut pas passer sans aucune opposition et avec un relais de sa communication.

Cette pétition lui rappelle qu'il peut y avoir débat sur ses projets.

Ensuite, nous serons vent debout contre tous les projets de statistiques ethniques, de quotas géographiques... Le président aura vraiment une partie de la société française contre lui. L'amendement Mariani a au moins le mérite de mettre à jour le fait que sa majorité est d'ores et déjà cassée en deux, quatre mois seulement après son élection.

Néanmoins, je crois que Nicolas Sarkozy et le gouvernement tiennent absolument à faire passer cet amendement. Même s'ils doivent lui couper un bout d'aile, même jusqu'à le rendre inutilisable. Mais ils veulent que l'utilisation des tests ADN entre dans la loi, ils veulent briser un tabou. Sarkozy a d'ailleurs montré pendant la campagne présidentielle qu'il était obsédé par la génétique avec ses propos sur les pédophiles et les suicidaires. Pour eux, cela apparaît comme une question d'avenir et cela fait partie d'un projet. C'est justement pour ça qu'il faut se battre que pour que l'amendement soit repoussé dans sa totalité.
Propos recueillis par François Sionneau (le mercredi 3 octobre 2007)

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Cécilia Sarkozy ne participera pas à "Vivement dimanche" sur Rachida Dati
AP - Vendredi 5 octobre, 13h44PARIS -

Cécilia Sarkozy ne témoignera pas dimanche dans l'émission "Vivement dimanche" sur France-2 consacrée à son amie Rachida Dati, a fait savoir vendredi le porte-parole de l'Elysée David Martinon. Nicolas Sarkozy apportera, lui, son témoignage sur la garde des Sceaux dans l'émission de Michel Drucker, a précisé M. Martinon. L'interview, enregistrée, a été réalisée il y a quelques jours.
La décision a été prise par le couple Sarkozy. "Ils ont estimé que, dès lors qu'il y avait déjà le témoignage long du chef de l'Etat, c'était superflu d'ajouter le témoignage de Mme Sarkozy", a expliqué le porte-parole de l'Elysée.

France-2 a donné la même explication. "Michel Drucker a interviewé Nicolas Sarkozy. Cette interview dure une dizaine de minutes. Cela aurait fait doublon si on avait eu les deux", a expliqué à l'AP une porte-parole de la chaîne.

Cécilia Sarkozy devait initialement s'exprimer pendant quelques minutes sur son amie Rachida Dati. Les deux femmes sont très proches depuis que Mme Dati est entrée dans le cabinet de Nicolas Sarkozy au ministère de l'Intérieur en 2002. Mme Sarkozy a même présenté la garde des Sceaux comme sa "soeur" dans une confidence au "Nouvel Observateur" du 12 juillet.

Interrogé sur les rumeurs de séparation du couple Sarkozy, David Martinon s'est refusé à tout commentaire. "Vous n'attendez quand même pas de moi que je commente ce genre de rumeur? Je ne commente pas tout ce qui se passe dans les rédactions, heureusement, et certainement pas ça", a dit le porte-parole de l'Elysée.
Les rumeurs récurrentes sur les relations entre Nicolas et Cécilia Sarkozy sont reparties de plus belle suite à l'absence de l'épouse du chef de l'Etat jeudi à Sofia, où elle avait été invitée à recevoir la plus haute décoration du pays pour son rôle dans la libération en juillet des infirmières bulgares détenues en Libye. Nicolas Sarkozy a reçu seul la "Stara Planina".

L'Elysée a justifié cette absence par le souhait de Mme Sarkozy de ne pas "raviver de nouvelles polémiques" en France sur son rôle dans les négociations avec Tripoli et sur les éventuelles contreparties données au colonel Moammar Kadhafi pour cette libération. AP

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Le procureur général d'Agen tient tête à Rachida Dati
Reuters - Vendredi 5 octobre, 12h21PARIS (Reuters) -

Le procureur général d'Agen, Bernard Blais, soutenu par les syndicats du corps judiciaire et par tous ses collègues de la cour d'appel, refuse de solliciter sa mutation comme avocat général à la Cour de cassation, comme le ministère de la Justice le lui demande.

Il a écrit le 2 octobre au ministère pour exprimer ce refus, a-t-on appris vendredi de source syndicale dans la magistrature.

"D'ores et déjà, je tiens à vous indiquer que je refuse de présenter une telle demande", dit le magistrat. Il propose dans sa lettre de partir en retraite en juillet prochain.

La ministre de la Justice, Rachida Dati, avait donné jusqu'à vendredi au magistrat pour fournir sa réponse. Son porte-parole, Guillaume Didier, a cependant expliqué à Reuters que le ministère attendrait désormais jusqu'à lundi pour réagir.

Le dossier suscite de vives protestations des magistrats, qui estiment la démarche irrégulière au regard du statut de la magistrature. Le premier président de la cour d'appel d'Agen, René Salomon, a dit à la presse qu'il avait saisi le Conseil supérieur de la magistrature (CSM).

A Paris, l'Union syndicale des magistrats (majoritaire) et le Syndicat de la magistrature (gauche) ont, dans un communiqué commun, dénoncé "une véritable tentative de caporalisation des magistrats du parquet, inédite dans un Etat de droit".

Dans une lettre adressée jeudi au syndicat FO-Magistrats, Rachida Dati souligne que les procureurs sont nommés en conseil des ministres, comme des préfets. "Il s'agit donc d'emplois supérieurs à la discrétion du gouvernement", dit-elle.

La ministre assure qu'elle prend cette mesure concernant Agen en raison de l'ancienneté du magistrat à un poste qu'il occupe depuis treize ans.

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Amara "apporte de l'oxygène" au gouvernement, estime Wauquiez
Yahoo.fr, actualités, Reuters - 10 octobre 2007 10h50 (Reuters) -

Le porte-parole du gouvernement, Laurent Wauquiez, estime que Fadela Amara, qui "n'a pas les codes de la langue de bois", apporte de l'oxygène au gouvernement.

La secrétaire d'Etat à la Politique de la ville, issue de la gauche, a vivement dénoncé le projet du gouvernement de procéder à des tests ADN pour le regroupement familial, jugeant "dégueulasse" qu'on "instrumentalise" ainsi l'immigration.

Fadela Amara "n'a pas les codes de la langue de bois". Elle a "contribué à secouer un peu les choses. Tant mieux, ça fait du bien, ça apporte de l'oxygène", a dit Laurent Wauquiez sur RTL.

Le porte-parole du gouvernement a dénoncé la "guerre des mots" menée selon lui par l'opposition sur ce sujet.

"Dans l'arène politique du côté de l'opposition, on a remplacé la guerre des boutons par la guerre des mots. De grâce, un peu de sérénité", a-t-il lancé à l'adresse de la gauche.

Le gouvernement d'"ouverture" de François Fillon marque à ses yeux sa différence avec "l'ancien schéma de fonctionnement" qui faisait qu'un ministre devait démissionner au premier désaccord "avec la moindre chose, la moindre ligne dans un projet gouvernemental".

"Notre approche, c'est qu'un gouvernement se nourrit aussi des débats internes. On ne cherche pas à faire un schéma de mascarade dans lequel on demande à tout le monde d'être exactement sur la même ligne", a-t-il expliqué.

Peu avant, sur France 2, Jean-Marie Bockel, secrétaire d'Etat à la Coopération venu du Parti socialiste, a estimé que Fadela Amara devait rester au gouvernement.

"Elle a exercé sa liberté de parole mais elle respecte la solidarité gouvernementale, donc de mon modeste point de vue, elle doit rester", a-t-il dit.

"MUSIQUES PARTICULIÈRES"

L'ancien ministre Jacques Toubon a estimé que Fadela Amara, une "sacrée bonne femme", avait lancé un débat utile.

"On est dans un gouvernement qui débat sur une question qui mérite d'être débattue. Les mots posent des problèmes, toujours, mais je crois que nous allons dans la bonne direction", a déclaré sur Europe 1 le président de la Cité nationale de l'histoire de l'immigration qui ouvrait ses portes mercredi.

Sur France Inter, le socialiste Jack Lang a estimé que la "jeune ministre" Fadela Amara, qui "parle avec son coeur, ses tripes", avait dit "avec des mots qui peuvent choquer ce que beaucoup pensent".

"Cette histoire d'ADN est inacceptable et je souhaite pour la République, pour la France, pour nous tous, que cet amendement soit retiré", a estimé le député du Pas-de-Calais.

Jack Lang a refusé de "dramatiser" les propos de Fadela Amara. "On peut admettre dans un gouvernement qu'il puisse y avoir des musiques, des voix particulières", a-t-il dit. "Il ne faudrait pas, évidemment, que ça se produise tous les jours avec des bruits trop forts, trop puissants et trop insupportables".

L'ancien ministre plaide pour la création d'une "charte nationale de l'immigration" qui serait élaborée par "l'ensemble des partis républicains".

"Le sujet c'est la question de fond", a renchéri sur RMC Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale. "Il faut que ce test ADN soit supprimé parce qu'il est contraire à nos principes et soulève bien des interrogations, y compris dans la majorité".

Le député de Loire-Atlantique a aussi répondu aux propos de Fadela Amara accusant la gauche de n'avoir pas agi pour les banlieues quand elle était au pouvoir. Jean-Marc Ayrault a reconnu que son camp n'avait "pas fait assez" mais il s'est demandé à quoi servait le ministère de Fadela Amara.

"Si j'ai l'occasion de croiser Fadela Amara, je lui dirai 'à quoi servez-vous ? Qu'est-ce que vous allez nous proposer' ?", a-t-il dit, estimant inutile une nouvelle loi sur les banlieues.

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Jack Lang: Fadela Amara a dit "ce que beaucoup pensent"
Yahoo.fr, actualités, AP - Mercredi 10 octobre, 09h51PARIS -

Fadela Amara a dit "ce que beaucoup pensent", a déclaré mercredi le député PS du Pas-de-Calais Jack Lang, en allusion aux déclarations de la secrétaire d'Etat à la Politique de la ville qui a jugé "dégueulasse" d'"instrumentaliser" la question de l'immigration.

Fadela Amara "parle avec son coeur et ses tripes", a dit Jack Lang sur France Inter. "Ce n'est pas ma langue à moi mais c'est sa langue à elle, elle dit avec des mots qui peuvent choquer ce que beaucoup pensent".

"Cette histoire d'ADN est inacceptable, je souhaite pour la République, pour la France, pour nous tous, que cet amendement soit retiré", a plaidé Jack Lang, en référence à l'amendement Mariani visant à introduire dans le projet de loi sur l'Immigration le recours à des tests ADN pour les candidats au regroupement familial.

Interrogé sur la polémique provoquée les propos de Fadela Amara au sujet de la politique d'ouverture du président de la République, Jack lang a jugé qu'"on peut admettre des musiques, des voix particulières" dans un gouvernement.

Mais en tant que vice-président du comité de révision de la constitution, désireux notamment de renforcer les pouvoirs du Parlement "face à un exécutif fort", M. Lang a adressé un "petit reproche" à la "jeune ministre". "Elle est membre du gouvernement, elle doit respecter les droits du Parlement", a-t-il observé. "Même si on n'est pas d'accord avec tel ou tel parlementaire, on doit respecter les droits du Parlement et c'est le droit d'un parlementaire de faire un amendement", a-t-il estimé. AP

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La liberté de ton d'Amara irrite les élus de la majorité
Le Figaro, CLAIRE BOMMELAER. Publié le 10 octobre 2007Actualisé le 10 octobre 2007 : 08h23

« Ce n'est pas bien d'injurier les députés de la majorité », a lancé Patrick Devedjian (notedt, furieusement vexé de ne pas être ministre) à l'adresse de Fadela Amara.

JUSQU'OÙ peut aller la liberté de parole d'un ministre d'ouverture ?
En accusant implicitement le gouvernement « d'instrumentaliser l'immigration », et en qualifiant cela de « dégueulasse », Fadela Amara a créé, hier, un tollé parmi les députés de la majorité.

D'autant qu'elle a ajouté, un peu bravache : « Je suis une femme libre, ne l'oubliez jamais. Très franchement, le jour où cela sera trop insupportable, le jour où cela sera trop dur, je partirai. »

Dans les couloirs de l'Assemblée nationale, après les questions au gouvernement - auxquelles le secrétaire d'État chargé de la politique de la Ville n'a pas assisté -, les députés se répandaient en critiques, certains estimant même qu'elle devait démissionner.

« Ce n'est pas bien d'injurier les députés de la majorité », a lancé le secrétaire général de l'UMP Patrick Devedjian.
« Les ministres d'ouverture doivent respecter le Parlement comme les autres », grinçait de son côté Bernard Deflesselle, second vice-président du groupe UMP.
« À liberté de parole, devoir de politesse », s'indignait Nadine Morano, député de Meurthe-et-Moselle, tandis que Patrick Ollier dénonçait « un excès de langage pas acceptable dans le contexte de la majorité ».

Hors micro, plusieurs députés avaient donc tranché : les ministres d'ouverture « commencent à pousser le bouchon trop loin ».
« Si on juge que certains membres du gouvernement ont un comportement dégueulasse, une seule conclusion : on en part », a conseillé François Goulard.

Kouchner : « Pas toujours facile de trouver l'équilibre »

Les six ministres et secrétaires d'État issus de la gauche font plus ou moins de vagues.
Jean-Pierre Jouyet, Eric Besson ou Jean-Marie Bockel jouent la solidarité gouvernementale.
Le secrétaire d'État à la Coopération a déclaré ne « pas être sur la même ligne » qu'Amara, trouvant que le projet de loi sur l'immigration était « un très bon test, utile », les trois autres usent et abusent de leur liberté de parole.
Martin Hirsh a critiqué l'instauration de franchises médicales, puis l'amendement sur les tests ADN.
Quant à Bernard Kouchner, il a affirmé que la politique d'immigration du gouvernement « ne lui plaisait pas ». « Il n'est pas toujours facile de trouver l'équilibre entre une nécessaire solidarité gouvernementale et l'expression de ses convictions », a-t-il concédé dans la Croix.

Alors que 62 % de Français, selon un sondage le Parisien-CSA publié hier, souhaitent que Nicolas Sarkozy poursuive l'ouverture à gauche, l'entourage de Fillon tentait d'expliquer que la diatribe d'Amara aurait visé l'opposition « qui ne s'est pas privée d'instrumentaliser la question de l'immigration pour lutter contre la loi Hortefeux ».

« Il y a un débat démocratique, c'est normal. Heureusement que cela existe. Il faut éviter les polémiques stériles », a déclaré Fadela Amara hier en fin de journée à Ermont (Val-d'Oise). Avant de répondre aux élus socialistes qui l'invitent à démissionner : « je n'ai pas de leçon à recevoir des députés de gauche qui nous ont laissés vivre dans des endroits dégueulasses quand ils étaient aux affaires. »

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DROITS DE L'HOMME Russie : Sarkozy "ne souhaite donner de leçons à personne"
NOUVELOBS.COM | 10.10.2007 | 15:03

En visite à Moscou, le président français déclare que "la France ne souhaite donner de leçons à personne" sur les droits de l'homme.

Le président de la République, Nicolas Sarkozy, qui effectue sa première visite officielle en Russie, a tenu, mercredi 10 octobre une conférence de presse commune avec son homologue Vladimir Poutine.

Le chef de l'Etat a, notamment, indiqué qu'il allait se rendre dans les locaux de l'organisation non-gouvernementale Memorial, qui a dénoncé les crimes de guerre en Tchétchénie.

La Tchétchénie et les droits de l'homme

Le président russe Vladimir Poutine "en a été informé", a précisé son homologue français, interrogé sur le sujet. Valdimir Poutine lui a répondu, selon lui, qu'il "n'avait pas l'habitude d'indiquer à son invité quels sont les rendez-vous qu'il pouvait avoir ou pas". Le président russe a confirmé qu'il ne voyait "rien de mal" dans cette rencontre.

Sur la question des droits de l'Homme, "la France ne souhaite donner de leçons à personne", a affirmé Nicolas Sarkozy. "Je reconnais et je comprends la spécificité russe" et "j'ai fait valoir sur un certain nombre de questions mes convictions avec franchise (...) M. Poutine m'a répondu avec franchise", a-t-il expliqué.

L'Iran

Le président russe Vladimir Poutine a déclaré "ne pas avoir d'informations" montrant que l'Iran est sur le point de "produire des armes nucléaires" mais s'est dit prêt à "continuer à coopérer" avec la communauté internationale sur ce dossier.

"Nous n'avons pas d'informations selon lesquelles l'Iran aspire à produire des armes nucléaires. Nous n'avons pas de telles données objectives", a déclaré Vladimir Poutine. "Mais nous partageons les préoccupations de nos partenaires" qui voudraient "que les plans de l'Iran soient plus transparents", a-t-il ajouté, assurant que "l'Iran fait des pas vers la communauté internationale".

De son côté, Nicolas Sarkozy a salué "la volonté de coopérer" de la Russie sur le dossier iranien. "A quelques jours de son déplacement à Téhéran, dire qu'il coopère, qu'il veut continuer à coopérer, c'est quelque chose d'important", a dit le chef de l'Etat français. "Après, il peut y avoir une divergence d'analyse", selon Nicolas Sarkozy. "Ce qui est très important, c'est la volonté de coopérer". "C'est une affaire qui concerne la planète", a-t-il insisté.

Le Kosovo

Sur la question du Kosovo, Nicolas Sarkozy a jugé "très important que l'Europe reste unie" sur le dossier du Kosovo, qui est "d'abord une affaire européenne", et a souhaité "une solution qui n'humilie personne".

"Sur le Kosovo, il est très important que l'Europe reste unie et que la discussion reste ouverte avec nos amis russes sur cette question, qui est d'abord une affaire européenne, sur laquelle nous cherchons absolument à trouver une solution qui n'humilie personne", a déclaré le président français.

Contrairement à la France, la Russie, alliée traditionnelle de la Serbie, refuse d'entendre parler d'indépendance totale de la province et agite la menace d'un veto à l'ONU.

Les capitaux russes

Nicolas Sarkozy a, également, déclaré qu'il n'y aurait "pas de protectionnisme du côté de la France" sur l'entrée de capitaux russes dans les entreprises françaises et exprimé la "disponibilité des investisseurs français pour entrer" dans le capital de Gazprom. "Il n'y aura pas de protectionnisme du côté de la France. Nous souhaitons simplement la réciprocité", a-t-il dit.

"Nos amis russes sont au capital d'EADS. J'ai dit la disponibilité des investisseurs français, pour entrer au capital de grandes entreprises russes, Gazprom par exemple", le géant gazier, a-t-il ajouté.

Nicolas Sarkozy a plaidé pour la "transparence et la réciprocité". "Il est tout à fait normal que nos amis russes souhaitent entrer au capital d'un certain nombre d'entreprises françaises. La réciproque est vraie aussi", a-t-il dit.

Le chef de l'Etat français a indiqué que les conseillers "de haut niveau" des deux présidents allaient se rencontrer "pour poser franchement toutes les questions économiques qu'il y a entre nous".

Sarkozy devant des étudiants

Plus tôt dans la journée, Nicolas Sarkozy avait défendu, devant des étudiants, "les mérites de la démocratie" et, évoquant l'indépendance de la justice, leur a souhaité de "connaître cela un jour".

"Dans mon pays, chaque pouvoir doit rendre des comptes, personne n'est au-dessus des lois. C'est tellement mieux de vivre dans une démocratie", a-t-il déclaré lors d'une rencontre avec des étudiants de l'université technologique Bauman à Moscou.

"Grands vous l'êtes redevenus, soyez des facteurs de paix, soyez exemplaires (...) Construisez une société russe démocratique et le monde vous en sera reconnaissant", a-t-il précisé, faisant allusion à la puissance retrouvée de la Russie sur la scène internationale.

"Mon devoir c'est de l'accepter"

Interrogé sur l'arrestation en janvier du milliardaire russe Mikhaïl Prokhorov dans la station de sports d'hiver de Courchevel (France) pour une affaire de prostitution, le chef de l'Etat français a regretté la "médiatisation de l'affaire".

Mais "dans une démocratie, il vaut toujours mieux préférer les excès de la médiatisation à l'insuffisance de la liberté de la presse (…) Sur l'action des juges, je peux ne pas toujours être d'accord mais mon devoir c'est de l'accepter", a-t-il ajouté.

"Un pays où la justice n'est pas indépendante, ce n'est pas un pays libre", a expliqué le président français. "Je sais que cela peut surprendre, mais vous connaîtrez cela un jour, c'est ce que je vous souhaite", a-t-il poursuivi en évoquant l'indépendance de la justice.

Nicolas Sarkozy a une nouvelle fois exposé sa vision de la Russie dans le monde, l'appelant à assumer ses responsabilités de grande puissance pour contribuer au règlement des grands dossiers internationaux.

"La Russie a raison, sa place est au côté des grands du monde (…) Vous en avez tous les droits, vous devez également en exercer tous les devoirs. Mettez votre force au service de la paix dans le monde, pas au service de la division", a-t-il conclu.

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NICOLAS VS CECILIA L'Est républicain annonce la séparation des Sarkozy
NOUVELOBS.COM | 12.10.2007 | 18:17

Selon le quotidien, Cécilia "devrait s'expliquer dans les prochains jours sur cette rupture spectaculaire".

Le quotidien L'Est Républicain a affirmé, vendredi 12 octobre, sur son site que l'Elysée "devrait annoncer dans la journée la séparation et le divorce de Nicolas et Cécilia Sarkozy", citant des sources proches de l'Elysée. En fin de journée vendredi, aucun annonce officielle n'avait cependant été faite.

Le quotidien affirme que la femme du chef de l'Etat a réalisé des photos pour un magazine spécialement à cet effet. Joint par l'Associated Press, le porte-parole présidentiel David Martinon n'a souhaité faire "aucun commentaire sur ce genre de rumeur". "C'est grotesque et ridicule", a-t-il dit.

"On ne peut pas faire de commentaire sur toutes les rumeurs comme ça", a déclaré Carina Alfonso-Martin, la porte-parole de l'épouse du chef de l'Etat.

Selon le quotidien, Cécilia Sarkozy "devrait s'expliquer dans les prochains jours sur cette rupture spectaculaire. Les choses devraient aller assez vite, car une procédure de divorce devrait rapidement être introduite auprès du tribunal de Nanterre, juridiction des Hauts-de-Seine, compétente en la matière".

Rumeurs

Depuis plusieurs semaines les rumeurs vont bon train sur une séparation du couple présidentiel.

Déjà jeudi, le quotidien suisse la Tribune de Genève affirmait que l'information devait être prochainement officialisée.

"La presse hexagonale est prête à officialiser la séparation du couple présidentiel", écrivait en effet Alain Jourdan dans son article, intitulé "La France traque Cécilia jusqu'à Genève" et revenant sur les rumeurs ayant circulé en fin de semaine dernière.

De nombreux médias s'étaient en effet interrogés sur les absences très remarquées de la femme du président lors de la visite de son mari en Bulgarie ainsi que lors de l'émission "Vivement Dimanche" consacrée à Rachida Dati.

Les pages sont prêtes

Selon le journaliste suisse, "les rédactions sont dans les starting-blocks. Les journalistes français attendent un communiqué de l'Elysée ou une déclaration de Cecilia Sarkozy pour faire leurs gros titres". "Les pages sont déjà" prêtes, aurait même affirmé le rédacteur en chef d'un "grand magazine".

La Tribune de Genève donne par ailleurs les résultats de son enquête sur les absences de la première dame de France. Selon le quotidien, Cécilia Sarkozy était à l'hôtel la Réserve, à Genève, il y a trois semaines, en pleine polémique sur les infirmières bulgares.

Elle y aurait séjourné deux nuits, mais "il n'est pas exclu qu'elle y soit retourné depuis ou qu'elle ait prévu d'y séjourner à nouveau"."Ces derniers jours, en tout cas", poursuit l'article, "elle n'était pas sur les bords du lac Léman", mais à Londres.

Le quotidien donne ces informations en estimant que "les ennuis du couple du président français ne sont plus du domaine de la sphère privée". "Pourtant, la presse française ne sait toujours pas comment les aborder", poursuit le journaliste pour qui il ne s'agit pas seulement d'une question d'éthique".

Selon lui, "les patrons de presse sont tous amis avec le président. Tant que l'info n'est pas officielle, elle n'existe pas". Et "beaucoup" de journaux attendraient "une permission élyséenne pour pouvoir" écrire que le couple s'est séparé.

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Abus de confiance. Une conseillère de Christine Boutin mise en examen
Le Parisien, 12 octobre 2007, p. 13

CHRISTINE BOUTIN, la ministre du Logement et de la Ville, l'avait mandatée pour mener des concertations avec les maires de France apres le scandale du Malodor, ce produit repulsif tester sur la commune d'Argenteuil pour éloigner les SDF. Danielle Hueges, 64 ans, fondatrice de Coeur des haltes, association d'aide aux sans­abri, ne conservera peut-etre pas son poste de chargée de mission au sein de ce ministère.

Selon nos informations, cette figure emblèmatique de la lutte contre l'exclusion a été mise en examen mercredi soir par une juge parisienne pour « vol, abus de confiance, escroquerie ».

Des poursuites qui sont assorties d'un contôle judiciaire. Danielle Hueges avait ete placee prealablement en garde à vue par les policiers parisiens de la sous-direction des affaires economiques et financieres dans le cadre d'une information judiciaire.

Elle a passe quatorze ans de sa vie en detention

L'enquete s'est nourrie d'un rapport de l'Igas (Inspection generale des affaires sociales) tres critique envers la gestion de Coeur des haltes entre 1999 et 2003.
Ce document mettait en avant l'opacité de la comptabilite de I'association et l'irmportance des salaires que se reversait Danielle Hueges.

En l' espace de cinq ans, ses revenus seraient ainsi passes de 2 000 à 5 000 € par mois. Les enqueteurs de la financiere semblent egalement persuades qu'un systeme de fausses factures avait ete mis en place avec le cabinet comptable normalement charge du suivi financier de l'association ...

Plusieurs dizaines de milliers d'euros seraient en jeux. Le responsable de ce cabinet d'expertise qui avait egalement ete membre de Coeur des haltes, a lui aussi ete mis en examen

Le parcours de Danielle Hueges, injoignable hier, ressemble a un roman dont elle a ecrit le recit dans un livre : « A quoi sert de maudire la nuit ». Fugueuse lors de son adolescence, recueillie ensuite par une prostituee, la jeune femme frequente des voyous du grand banditisme.

Elle commet alors de nombreuses escroqueries. Elle paie ses mauvaises amities par quatorze annees de detention
Des sa sortie de prison, elle fait la connaissance de la responsable de la fondation Creur de femmes. Elle se rapproche des plus pauvres et cree son association, Creur des haltes, convaincue que chacun peut avoir une seconde chance.

Accompagnee d'autres benevoles, elle part en maraude a la rencontre des plus demunis. Elle rejoint ensuite Xavier Emmanuelli comme chargee de mission au secretariat d'Etat a l'Action humanitaire d'urgence jusqu'a ce detachement au ministere du logement Son passe semble aujourd'hui l'avoir rattrapee.
STEPHANE ALBOUY ET FRANCOIS VIGNOLLE, Le parisien, 12 octobre 2007, p. 13

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Polémique. Sarkozy, le président toujours avocat Le Parisien, 6 octobre 2007, p. 5, Raphaël Domenach

CONTESTE par la gauche mais aussi au sein de son propre camp pour avoir rejoint, a temps partiel un grand cabinet d'avocats d'affaires, le president du groupe UMP, Jean-Fmncois Cope, n'a pas hesiter a se revendiquer d'un exemple prestigieux pour justifier ce cumul : celui du president de la Republique.

La comparaison n'a guere plu a l'E1ysee.
Mais il est vrai que le chef de l'Etat, avocat depuis vingt-six ans, detient encore 34 % d'un cabinet d'avocats parisien

Un cabinet qu'il a cree en 1987 avec deux amis,Arnaud Claude et Michel Leibovici (aujourd'hui decede), et dont le chiffre d'affaires se situe entre 1,5 et 2 millions d'euros par an

Apres Raymond Poincare, Vincent Auriol ou Ftancois Mittermnd, Nicolas Sarkozy est le neuvieme président inscrit au barreau de Paris.
Mais le fait qu'il soit encore actionnaire d'un cabinet, et donc en tire des profits, fait jaser ...

Menaces de mort et petits cercueil

Depuis son entree a l'Elysee, l'organisation de sa societe a donc du evoluer. Un président de la Republique qui apparaît comme simple avocat sur la plaque de cuivre d'un immeuble, ça fait desordre au quotidien ...

« Nous avons vu passer un grand nombre d'hurluberlus », assure Me Arnaud Claude depuis son bureau du 52 boulevard Malesherbes (Paris, VIIIe). Menaces de mort, reception de petits cercueils par la Poste, etc. A deux reprises, des dizaines de sans-papiers avec femmes et enfants ont meme tente d'envahir Ie cabinet « Pour y remedier, nous avons change de nom, explique Arnaud Claude. Societe d'avocats Arnaud Claude-Nicolas Sarkozy, c'etait trop lound a porter. Aujourd'hui, nous nous appelons Arnaud Claude et associes. »

Ce changement n'est pour l'instant effectif ni sur le site Intemet, ni sur la plaque de l'immeuble, ni sur la porte du cabinet... « Nicolas Sarkozy n'exerce evidemment pas le metier d'avocat, poursuit Arnaud Claude.

II ne m'appelle plus tous les deux jours pour s'enquerir de la sante du cabinet,et nous avons mis en place une location de ses actions a mon profit par acte notarie. Il ne touche donc plus de dividendes de la societe. »

Des dividendes qui auraient rapporté 17 000 euros à Sarkozy en 2005 selon ses dires. Mais combien lui rapporte la location de ses parts ? "No comment", répond Me Claude.

Ces propos choquent Arnaud Montebourg, député PS de Saône-et-Loire, également avocat. "M. Sarkozy aurait dû céder son cabinet, comme je l'ai fait quand je suis devenu député, estime-t-il. Il est interdit de gagner de l'argent gràce à un cabinet privé quand on a une fonction publique. Le president et le batonnier de Paris sont coupables d'une infraction deontologique. Leur complaisance est coupable. »

Une interpretation que refute Yves Repiquet le batonnier de Paris : « Le Conseil de l'ordre des avocats s'est prononce a ce sujet en juin et il n'y a aucun souci deontologique. »

Meme si le cabinet du president de la Republique a des clients du calibre de Toyota ou de la mairie de Levallois ...
RAPHAEL DOMENACH

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Nicolas et Cécilia Sarkozy "ont divorcé par consentement mutuel"
AFP - 18 octobre 2007 16h00PARIS (AFP) -

Nicolas et Cécilia Sarkozy "ont divorcé par consentement mutuel", a annoncé jeudi l'Elysée dans un communiqué, environ deux heures après la diffusion d'un premier communiqué évoquant une "séparation par consentement mutuel".

Deux heures plus tôt, un communiqué de l'Elysée évoquaient une "séparation par consentement mutuel", une situation totalement inédite pour un président français, mettant ainsi fin à plusieurs mois de rumeurs et de spéculations.

Par ce communiqué lapidaire de 15 mots,le couple présidentiel a officialisé ce qui faisait presque quotidiennement la une des médias.

Encore jeudi matin, " l'affaire Cécilia " éclipsait dans plusieurs journaux dont Libération la grève nationale sur les régimes spéciaux de retraite.

" Cécilia et Nicolas Sarkozy annoncent leur séparation par consentement mutuel. Ils ne feront aucun commentaire", déclare le communiqué rendu public à 13H20 par l'Elysée.

Le mot de divorce n'apparaissait pas dans ce premier communiqué, alors que des constitutionnalistes avaient débattu tout au long de la semaine sur la possibilité pour le chef de l'Etat de divorcer, en raison de son statut qui le protège de tout acte en justice.

Juste après cette annonce, le président a quitté la France pour un sommet européen à Lisbonne.

Premier divorcé élu à l'Elysée, Nicolas Sarkozy , 52 ans, est donc également le premier chef d'Etat français à se séparer officiellement de son épouse pendant son mandat.

Pressé depuis plusieurs semaines par les médias de clarifier sa situation de couple, M. Sarkozy a mis fin à une incertitude qui pesait sur ses activités présidentielles. Les journalistes le questionnaient sans relâche sur sa vie privée, et avaient lundi encore interrogé son porte-parole sur la présence ou non de Cécilia à une visite d'Etat au Maroc, la semaine prochaine.

Traditionnellement, la Première dame accompagne le chef de l'Etat dans ces visites.

Mariés depuis 1996 - leur anniversaire de mariage tombe le 23 octobre -, le couple a un fils, Louis, agé de 10 ans. Il offrait l'image d'une famille recomposée, avec les deux filles Judith et Jeanne-Marie nées d'une première union de Cécilia avec l'animateur Jacques Martin, et Pierre et Jean, issus du premier mariage de Nicolas Sarkozy.

Cécilia n'était plus apparue en public depuis le 20 septembre, jour des obsèques de Jacques Martin.

Elle est cette semaine à la une des principaux hebdomadaires, avec deux photos posées dans Paris Match, prises dans un grand hôtel parisien par l'auteur de la photo officielle du président.

Nicolas Sarkozy, et son épouse, 49 ans, s'étaient déjà séparés en 2005, avant de se retrouver un an plus tard.

Après avoir été très présente à ses côtés dans la vie politique - elle fut notamment sa chef de cabinet à l'UMP - Cécilia Sarkozy s'était mise en retrait, n'apparaissant quasiment pas en public pendant la campagne présidentielle. Mais on lui prêtait une influence importante dans l'ombre.

Le président, qui n'a jamais fait mystère de l'importance de son épouse à ses yeux et qui multipliait publiquement hommages et attentions, avait affirmé pendant la campagne et depuis son élection que son épouse "aurait un rôle", encore à définir, auprès de lui à la présidence.

Le couple ne s'était toutefois pas installé à l'Elysée et Mme Sarkozy n'avait fait que très peu d'apparitions officielles.

Elle était en revanche intervenue de façon aussi spectaculaire qu'inattendue dans le dossier des soignants bulgares détenus en Libye, faisant deux fois le voyage de Tripoli comme "émissaire personnel" de son époux et raccompagnant les infirmières à Sofia dans un avion officiel français.

Ses absences répétées alimentaient les rumeurs. Cet été, en vacances aux Etats-Unis, elle avait renoncé au dernier moment à un déjeuner chez le président George Bush, officiellement pour cause "d'angine blanche", avant d'être photographiée le lendemain faisant du shopping.

En 2005, avant leur première séparation, elle avait lancé dans le magazine Télé Star: "Je ne me vois pas en first lady. Cela me rase. Je ne suis pas politiquement correcte".

Depuis la présidentielle, la rivale socialiste de M. Sarkozy, Ségolène Royal et son compagnon François Hollande, numéro 1 du PS, ont également annoncé leur séparation.

Un des premiers à réagir à l'annonce de l'Elysée, le député socialiste Arnaud Montebourg a lancé: "La France se moque comme d'une guigne des peines de coeur de ses dirigeants politiques."

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Jeudi noir 18 octobre 2007 : Divorce et Cécilia s'exhibe

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Le choix de cécilia Madame Balkany, amie de Nicolas et Cécilia. «J'ai emmené Nicolas là où il fallait qu'il aille»
Sophie des Deserts, Le Nouvel Observateur, Nº2241 SEMAINE DU JEUDI 18 Octobre 2007

Elle était revenue pour la campagne présidentielle.
Mais dès le 6 mai elle était déjà ailleurs. Pendant cinq mois, la «first lady» aura essayé d'entrer dans son rôle. En vain. Sophie des Déserts revient sur le destin de celle qui ne voulait ni ne pouvait être la «femme de...»

La rumeur enflait depuis les premiers jours d'octobre. Chacun se mettait dans la tête des communicants de l'Elysée, imaginait le bon timing, avant ou - en cas de victoire - après la demi-finale de rugby, pour faire passer la pilule aux Français, peut-être jeudi 18, le jour des grèves, ou alors le week-end, après les fiançailles de Jeanne-Marie, la seconde fille de Cécilia, avant le voyage officiel au Maroc...

Ambiance électrique dans les rédactions, supputations, discussions sans fin jusqu'à l'écoeurement : à force de se mettre en scène depuis des années, les Sarkozy n'ont plus droit à l'intimité, un divorce bouleverserait, dit-on, la donne politique. Qui saurait, qui cracherait en premier l'information : David Martinon, le président lui- même, à moins que ce ne soit elle ?

Indomptable et incontrôlable Cécilia. Une fois de plus, tout Paris la cherchait. On parlait d'une interview vérité accompagnée d'une série de photos inédites. On recensait ses dernières apparitions, à Londres, sur les bords du lac Léman, puis vendredi chez Versace, chez Dior avenue Montaigne... Aux dernières nouvelles, d'après un texto reçu au cours du week-end par sa nouvelle grande amie Isabelle Balkany, tout allait bien pour Cécilia. Le temps passait, les journalistes s'épuisaient.

Après tout, la première dame, passée maître dans l'art du mystère, les trompait sans doute une fois de plus. La presse française, jugée toujours trop frileuse par ses confrères étrangers, avançait sur la pointe des pieds. Peut-être s'agissait- il juste d'une dépression passagère, d'un énième coup de blues ? Pas cette fois... Lundi soir, Nicolas et Cécilia Sarkozy auraient signé devant le juge un accord de divorce.

Fin d'un interminable soap opéra élyséen, début d'une ère nouvelle dans l'histoire de la Ve République. Un président reste seul, une première dame à peine installée s'en va reconquérir sa liberté. Cécilia aura tenu cinq mois son rôle de «first lady». Elle avait pourtant passé toute une partie de sa vie à s'y préparer. Vingt ans aux côtés de Nicolas Sarkozy, vingt ans sans manquer un de ses déplacements, vingt ans à remplir son agenda, à organiser des dîners, à bâtir des réseaux, à surveiller ses nuits, son appétit, ses collaborateurs, l'épouse dévouée connaissait, depuis leur rencontre en 1986, les ambitions du maire de Neuilly Elle avait même fini par les partager.

Combien de fois avait- elle dit, tout sourire, aux amis proches : «Ensemble à l'Elysée, on jouera les Kennedy.» Promesse tenue, le 16 mai, jour de la passation de pouvoir. La scène est belle comme dans un film, elle, superbe en soie Prada grège, le petit Louis, ses deux fils à lui, ses deux filles à elle, tous blonds, chics, racés comme s'ils étaient de la même famille. «Il aura fallu vingt ans pour en arriver là», songe, ivre de joie, le tout nouveau président.

C'est sa femme qui, malgré les tensions vives, depuis toujours, entre elle et les garçons Sarkozy, a imaginé tout le scénario, les tenues des enfants, l'arrivée tous ensemble, sous les flashes du monde entier. Devant la France, la famille Sarko irradie. Le président exulte, Cécilia verse une larme. Et soudain, en quelques secondes, toutes les ombres de la vie du couple disparaissent. L'escapade amoureuse de madame, celle de monsieur, les va-et-vient incessants à New York, les demandes de divorce répétées de Cécilia chez Me Kiejman, ses inconstances régulières pendant la campagne, jusqu'au soir incroyable de la victoire, au Fouquet's, où celle que l'on n'attendait plus finalement réapparaît, presque malgré elle...

Les proches du candidat, ceux qui le suivent depuis des mois, ceux qui l'ont vu parfois pleurer, démuni, «devant les folies de son épouse» n'en croient pas leurs yeux. Cécilia qui, quelques semaines encore avant les élections, avait envoyé Nicolas vivre ailleurs, et même refusé au se cond tour de voter pour lui, joue devant tout le monde l'épouse parfaite. A ceux qui osent lui demander : «Pourquoi es-tu revenue ?» elle plisse ses minuscules yeux clairs et murmure : «Si seulement je savais...»

Le sens du devoir sans doute. Mlle Ciganer a été élevée comme ça, par les soeurs de Lübeck, à Paris dans le 16e, par sa mère chérie, la belle Diane, qui depuis toujours lui prédisait, aux côtés d'un homme, un destin exceptionnel. Comme elle, Cécilia est partie du foyer conjugal, puis rentrée. Sa passion new-yorkaise lui a trop coûté; les filles, qui depuis longtemps partagent tout de ses états d'âme, sont perdues; le petit Louis, tiraillé entre ses deux parents, est déstabilisé. «Entre elle et lui c'était «Kramer contre Kramer»», raconte un proche du couple. Des menaces, mais aussi des déclarations d'amour en permanence, comme toujours, comme au début quand il courtisait la femme de son ami Jacques Martin.

Nicolas ne ménage pas ses efforts : des messages, des SMS, des «je t'aime 18 fois par jour». Elle est meurtrie, mais flattée. Malgré les erreurs, les infidélités, nombreuses mais sans doute inévitables, d'une bête politique née pour séduire, Sarkozy lui montre chaque jour qu'il tient à elle. «C», comme il l'appelle dans son livre, «la part non négociable de moi-même». L'autre, la journaliste du «Figaro», qu'il a présentée à sa famille, à ses amis, à ses collaborateurs, et même pensé un temps épouser, ne la remplacera jamais. Le candidat de l'UMP le répète sans cesse à qui veut l'entendre : «J'ai besoin de Cécilia.»

Elle, depuis toujours, l'admire, en parle sans cesse comme d'un «être exceptionnel». Avant son départ pour New York, Cécilia demandait aux proches de «prendre soin de lui», durant la campagne présidentielle aussi, ses copines reçoivent des SMS «soyez auprès de lui». Madame délègue, faute de pouvoir comme avant être à ses côtés. «L'amour retrouvé», écrit Catherine Pégard - aujourd'hui conseillère à l'Elysée - dans «le Point» en juin 2006, c'est ce que le futur président veut croire et faire croire aux Français. Cécilia joue le jeu comme elle peut, par intermittence. Les mauvaises langues parlent d'un accord tacite entre eux, le temps de gagner l'élection.

Ceux qui la côtoient de près n'y croient pas. «Cette fois, elle a pris sa décision, confiait début juin un de ses proches. Elle est là pour de bon. Elle dit qu'il a son métier, sa fonction, qu'elle est prête à une dose d'abnégation.» La first lady installe ses bureaux au rez-de- chaussée de l'Elysée. Apprivoise ses nouvelles résidences - la Lanterne, le fort de Brégançon - avant, dit-on, d'y lancer de grands travaux. Son premier voyage officiel est un succès : «Au G8, au milieu de toutes les autres épouses, on ne voit qu'elle», s'enthousiasme alors un collaborateur du président. La presse féminine loue son allure, sa fine silhouette, son élégance.

En apparence, Mme Sarkozy s'épanouit à merveille dans son nouveau rôle. En réalité, rien n'a changé. De nouveau, comme depuis son départ pour New York à l'été 2005, elle doute, disparaît, réapparaît... Le G8, oui, mais seulement pour vingt-quatre heures; la garden party du 14-Juillet, d'accord, mais pas question d'assister le soir au grand concert populaire du Champ-de-Mars. «Elle ne veut pas être une 'femme de«», explique l'une de ses amies. Paradoxe infernal pour une enfant des beaux quartiers qui n'a quasiment jamais travaillé, pour une jolie fille qui, en dehors des hommes, n'a jamais vraiment existé. Mlle Ciganer depuis toujours se cherche une place.

Et voilà qu'à l'aube de la cinquantaine, propulsée au sommet de l'Etat, on lui demande de définir son rôle. «Laissez-lui le temps, répond inlassablement son attachée de presse. Mme Sarkozy s'expliquera en septembre.» Officiellement, elle refuse systématiquement toutes les demandes d'interview, par peur, sans doute, de trop en dire, d'avoir du mal à donner le change. Car, en tête à tête, la reine de l'hypercontrôle se confie sans peine. Elle parle de ses angoisses, de ses doutes, des trahisons du monde politique, de la comédie du pouvoir... On l'entend souvent dire : «Tout ça, c'est pas la vraie vie». Se plaindre : «Une tonne de faux amis apparaissent, les vrais disparaissent», alors qu'elle-même, après son retour, a fait le vide autour d'elle. Les frères, les fidèles, les anciens collaborateurs, tous ceux qui auraient pu l'accompagner dans la solitude du pouvoir ont été du jour au lendemain écartés.

Coupables d'avoir un moment pris partie pour Nicolas. «Elle a du sang espagnol, soupire, désolé, l'un de ses proches. Avec elle, pas de compromis. C'est tout noir ou tout blanc, on est pour ou contre elle.» Cécilia jure qu'elle tiendra bon, qu'elle fera son devoir, puisque c'est ce que tout le monde souhaite. En attendant, elle noie ses angoisses dans le shopping. Court dans les églises, consulte un voyant. Dort peu, se nourrit d'un rien. Se réfugie, comme une adolescente, auprès de sa bande de copines, des amitiés récentes souvent, plus jeunes qu'elle.

Agnès Cromback, 43 ans, patronne de Tiffany's & Co, Mathilde Agostinelli, 37 ans, responsable de la com de Prada, et l'incontournable Rachida Dati, la «soeur» qu'elle n'a jamais eue, cette fille modeste qui, contrairement à elle, s'est faite toute seule, au mérite, sans argent, sans homme, sans réseaux. Cécilia, depuis le début, l'a repérée, poussée, et semble soudain ne plus pouvoir se séparer d'elle, jusqu'à l'emmener, sous l'oeil ébahi de toute une église en deuil, assister à Lyon aux obsèques de son ex-mari Jacques Martin. Le couple présidentiel ne vit plus sans les copines, elles sont de toutes les sorties, de tous les week-ends, de tous les dîners... «C'est normal. On est peu à avoir tout fait pour qu'ils se remettent ensemble, raconte l'une d'entre elles. Ils nous font confiance. Sarko sait que Cécilia a besoin de nous.»

Le président accepte tous les compromis. Depuis des mois, il a appris à vivre seul, à excuser sans cesse les absences de son épouse. Il répète aux journalistes qu'il voudrait qu'on la laisse tranquille, mais dans le même temps ne cesse de la mettre en scène. «Si vous avez aimé Jackie Kennedy, vous allez aimer Cécilia Sarkozy», lançait-il, sûr de lui, le soir du Fouquet's. Quelques semaines plus tard, à la garden- party de l'Elysée, devant tout le monde, il «voudrait dire à Cécilia et à Judith qu'elles sont très belles». Compliments désespérés d'un mari qui ne sait plus que faire. Mi-juillet, il tente de la remettre en jeu en l'envoyant, avec Claude Guéant, secourir les infirmières bulgares. «Quand elle est partie, tout le dossier était quasiment bouclé, assure un collaborateur du président. On cherchait depuis des mois une opération pour donner un rôle à Cécilia.»

La mission, réussie, la rend heureuse. Enfin la première dame se sent pousser des ailes. Mais rapidement la presse la ramène sur terre, exige une commission d'enquête, questionne son rôle, sa légitimité, comme avant à Neuilly, à Beauvau, à Bercy, comme toujours... Mme Sarkozy, qui longtemps s'est plainte quand elle n'était pas sur les photos, dit ne plus supporter la lumière médiatique. Elle l'aime seulement si l'on fait d'elle une Jackie Kennedy des temps modernes. Mais si l'on s'aventure au-delà, si l'on révèle des détails sur sa vie, Cécilia se sent traquée.

Le dossier du «Nouvel Observateur» qui lui était consacré cet été la plonge dans une colère noire. Menaces de procès, intimidations par téléphone, en direct de Wolfeboro ( !), Madame ne masque plus sa grande fragilité. Quelques jours plus tard, elle sèche la visite chez les Bush, recommence les parties de cache-cache. Peu à peu le «mystère Cécilia» devient, selon le titre de «l'Express», «le Problème Cécilia»...

A l'Elysée, tout le monde en a conscience, depuis la rentrée, le président, lui-même, ne justifie plus ses absences «II est las, épuisé, comme un mari qui a tout donné, confie un membre de son équipe. Quelque part, il a renoncé, on le sent libéré.» L'épouse elle aussi est à bout de souffle. «J'ai fait mon devoir, confie-t-elle à ses fidèles. J'ai emmené Nicolas là où il fallait qu'il aille.» La «quille affective», selon l'expression célèbre de Brice Hortefeux, s'est cassée, le président est désormais seul face au peuple. Après tout, la France l'a choisi lui, pas elle. L'histoire est en marche. Cécilia a une vie à vivre, vite : le 12 novembre, elle aura 50 ans.
Sophie des Deserts, Le Nouvel Observateur

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L'Est Républicain - 19/10/2007 - Exclusivité - Interview exclusive de Cécilia Sarkozy « Je vais vivre dans l'ombre, comme j'aime »

Le jour de l'annonce officielle du divorce des Sarkozy, Cécilia accorde à L'Est Républicain une longue interview.
Elle aborde - avec beaucoup de pudeur - tous les sujets : son histoire amoureuse en 2005, ses difficultés à concilier vie publique et vie privée, d'une famille recomposée dont tous les Français ont parlé. Propos recueillis par Yves DERAI

- Pourquoi dire votre part de vérité aujourd'hui ?

- Je pense que je me dois d'expliquer pourquoi je ne veux plus jouer le rôle - si rôle il y a - de première dame de France ; les raisons pour lesquelles j'ai demandé de divorcer ; les raisons pour lesquelles je veux me retirer de la vie publique.
Je pense que je me dois d'expliquer les raisons de mon choix aux Français qui se posent des questions.

- Vous venez d'avancer deux éléments essentiels : votre retrait de la vie publique et votre divorce. Qu'est-ce qui est primordial pour vous ? Est-ce que l'un explique l'autre ?

- On ne peut pas dissocier les deux choses.
Il m'est arrivé un événement il y a deux ans dont la France est malheureusement au courant. Parce qu'étant une femme médiatisée de par la fonction de mon mari, tout ce qui m'arrive dans l'existence doit être expliqué.

En 2005, j'ai rencontré quelqu'un, je suis tombée amoureuse, je suis partie.
Peut-être un peu précipitamment vu le contexte encore médiatique dans lequel je vivais à l'époque.
J'ai voulu essayer de me comporter correctement et de revenir pour essayer de reconstruire quelque chose, pour essayer de revenir à des principes auxquels je suis habituée, avec lesquels j'ai été élevée. C'est la raison pour laquelle tout cela s'est passé rapidement sans que je puisse tout à fait gérer les circonstances.

Les Français ont élu un homme pas un couple

Depuis deux ans, je n'ai pas parlé. Sachez que cette vie publique ne me correspond pas, elle ne correspond pas à ce que je suis au plus profond de moi-même ; je suis quelqu'un qui aime l'ombre, la sérénité, la tranquillité.
J'avais un mari qui était un homme public, je l'ai toujours su, je l'ai accompagné pendant vingt ans. Ce combat a abouti à un endroit, quelque part où je trouve qu'il est formidable, parce que c'est un homme d'Etat, c'est un homme qui est capable de faire beaucoup pour la France et pour les Français.
Mais moi, je pense que ce n'est pas ma place. Ce n'est plus ma place. Et comme l'ont dit fort souvent les journalistes et les chroniqueurs, on a élu un homme et non pas un couple.

- Pour vous, l'accession de Nicolas Sarkozy à l'Elysée a été un peu comme la fin d'un cycle ? Avez-vous, en quelque sorte, accompli une mission ?

- Non. Là, vous mélangez vie privée et vie publique. Mais il est vrai que lorsqu'on épouse un homme politique, la vie privée et la vie publique ne font plus qu'un. C'est le début des problèmes. Je n'ai pas accompli une mission, c'était un combat commun.
Je suis une femme qui s'engage, j'en ai besoin. J'ai besoin de prouver, surtout à moi-même plus qu'aux autres, que je suis capable de faire des choses.

C'est comme un violoniste à qui vous donnez un Stradivarius

Donc, pendant vingt ans, ça a été un combat, une lutte, mais aussi des moments intéressants, passionnants, parce que la politique est passionnante, auprès de celui qui était mon mari.
Pour lui, c'est comme un violoniste à qui vous donnez un Stradivarius, il a tout à coup l'occasion d'exercer son art. En ce qui me concerne, ce n'est pas du tout la même chose : j'ai travaillé à ses côtés, mais je n'avais pas été élue et je n'avais pas envie d'être élue. C'est l'une des raisons pour lesquels ce n'était pas ma place.

- Sans entrer dans votre vie privée, pouvez-vous nous dire quelques-unes des raisons qui vous ont conduit à cette décision importante ?

- Ce qui m'arrive est arrivé à des millions de gens : un jour, vous n'avez plus votre place dans le couple. Le couple n'est plus la chose essentielle de votre vie, ça ne fonctionne plus, ça ne marche plus. Les raisons sont inexplicables, elles arrivent à beaucoup de gens. Ca nous est arrivé.

Il y a des moments dans l'existence où on va moins bien que d'autres

Comme nous avons un certain nombre de principes, nous avons essayé de reconstruire, de rebâtir, de faire passer la famille avant le reste, cette famille recomposée dont tous les Français ont parlé, de la faire passer en priorité, mais ce n'était plus possible. On a tout essayé, j'ai tout essayé. Simplement, ce n'était plus possible.

- C'est cette crise de votre couple qui explique vos absences lors de différentes cérémonies officielles, lors de voyages où l'on vous attendait ?

- La crise n'arrive pas du jour au lendemain.
Je suis rentrée à la maison il y a un an. Pendant un an, j'ai essayé de m'engager professionnellement, personnellement, mais ça n'allait pas tous les jours. Pendant le G8, j'ai préféré partir parce que ma place n'était plus là.

Si je ne suis pas allée voter, c'est que je n'étais pas bien, que ce n'était pas le moment pour moi de me montrer. Je pense que les Français peuvent comprendre qu'il y a des moments dans l'existence où on va moins bien que d'autres, ces crises peuvent arriver à tout le monde.
Donc j'ai préféré ne pas me montrer, ne pas m'exposer, me protéger. Une des perversions de ma position, c'est cette obligation de m'expliquer sur le fait que j'ai besoin de vivre tranquillement, cachée.

- En même temps, le fait qu'on ne vous voie pas là où on vous attendait a alimenté ce phénomène qu'on a appelé « l'énigme Cécilia », « le mystère Cécilia », dont les médias raffolent.

- Il n'y a aucune énigme, aucun mystère, il n'y a qu'un couple qui traverse une crise, qui a essayé de la surmonter sans y parvenir. Et il y a beaucoup de pudeur de ma part de ne pas vouloir étaler, parler dans la presse, expliquer des choses qui ne regardent en fait personne !

Il n'y a pas de carapace assez solide pour se protéger de cela

Qu'en plus, ma vie privée soit expliquée, disséquée, avec des choses aberrantes que j'ai lues, bien sûr que j'en souffre, tout le monde en souffrirait. Les gens qui vous disent le contraire ne disent pas la vérité : il n'y a pas de carapace suffisamment solide pour se protéger de cela.

- Vous espérez, par votre décision, tourner cette page ?

- Ce n'est pas que je l'espère, je vais tourner cette page et surtout, je vais essayer maintenant de vivre discrètement et dans l'ombre, comme je l'aime.

- Il n'y a peut-être pas de « mystère » ou d'« énigme Cécilia » mais il y a un paradoxe Cécilia : vous souhaitez visiblement être en retrait par rapport à la médiatisation qui est celle d'une première dame de France et - en même temps - vous avez accompli une mission extrêmement spectaculaire en Libye. Un succès puisque vous avez réussi là où d'autres avaient échoué avant vous : libérer ces infirmières bulgares et le médecin palestinien. Vous saviez que vous alliez être très exposée à votre retour...

- J'ai fait les choses sans penser aux conséquences médiatiques. A un moment donné, j'ai parlé avec Claude Guéant, le secrétaire général de l'Elysée, il m'a dit : « Je pars en Libye ». J'ai senti que je pouvais aider, que je pouvais apporter une contribution.

J'ai senti que je pouvais apporter une contribution

- Pourquoi ?

- J'ai senti que je pouvais le faire même si la situation était bloquée depuis très longtemps. Je lui ai dit : « Je vous accompagne ! » Il était assez étonné, il en a parlé au Président qui a dit : « Allons-y, on va tenter, emmenez-la ».
Je suis partie avec lui. Dans l'avion, j'ai pris connaissance de ce dossier, j'ai essayé de comprendre et je m'en suis imbibée.
En arrivant, je me suis aperçue qu'il y avait moyen de débloquer les choses. J'y ai mis toute mon énergie.
Premier voyage, second voyage, j'ai passé cinquante heures à discuter, à parler, à négocier - avec les uns et avec les autres ; souvent avec les uns contre les autres - pour essayer d'obtenir la seule chose qui m'intéressait : sortir ces femmes et cet homme.
Je leur avais donné ma parole, il fallait que je tienne ma parole et je sentais que je pouvais y arriver. Il fallait y mettre toute sa volonté, tout son cour, toute sa rage.
J'y suis parvenue et je suis très contente. Je n'attendais rien en retour et je ne comprends pas cette polémique parce que la seule motivation qui était la mienne, c'était de sortir ces gens qui ont souffert atrocement, c'était juste les sortir de la prison.
Je n'ai à aucun moment pensé ni aux conséquences médiatiques, ni aux explications qu'on me demande de donner, ni à quoi que ce soit. Je l'ai juste fait dans un but humanitaire. C'est tout.

Il a pris la décision de ne pas me faire auditionner sans m'en parler

- Nicolas Sarkozy, lors d'une récente intervention télévisée, a laissé entendre que vous n'étiez pas opposée à être auditionnée par les parlementaires français.

- Il a pris la décision de ne pas me faire auditionner sans m'en parler parce qu'il a pensé, je suppose, que c'était bien ou mieux pour moi. Moi, je n'ai rien à cacher dans cette histoire, je n'ai rien fait de mal, j'ai été très honnête, je ne suis pas sortie des bornes : j'ai fait ce qu'il fallait faire avec l'aide de Claude Guéant et de Boris Boyon, le conseiller diplomatique, qui étaient auprès de moi et qui ont veillé à ce que tout se passe au mieux.
Maintenant, lorsqu'on me demande d'aller m'excuser d'avoir sorti ces femmes et cet homme, il y a quelque chose qui n'est pas normal.

- Est-ce que cette mission vous donne envie de poursuivre dans l'humanitaire ?

- Je crois que j'ai eu beaucoup de volonté pour le faire, de ténacité et de chance. Je ne sais pas si tout cela reviendra. Ce n'est pas seulement les infirmières bulgares, je me suis toujours engagée pour essayer de tendre une main. Je continuerai à le faire, médiatisée ou non.

- Sous quelle forme ? Vous avez envie de créer une fondation ? - Non. Pour le moment, je n'ai aucun projet. J'ai envie de faire beaucoup de choses et je sens que j'ai la possibilité d'aider les autres. Cela a toujours été dans ma nature, j'ai toujours été tournée vers les autres.

- Une question que beaucoup de Français se posent : qu'avez-vous ressenti au moment où vous avez appris que Nicolas Sarkozy devenait président de la République, après toutes ces années de combat ?

- J'étais fière ! J'étais fière parce que c'est un travail qui prend une vie entière. C'est une abnégation, beaucoup de sacrifices pour y arriver. Cependant, je pense qu'il fait partie de cette race d'hommes qui met sa carrière et sa vie au service de l'Etat sans rien attendre en retour.

La France le mérite et il mérite la France

- C'est un homme d'Etat ?

- Je le pense. Je pense que la France le mérite et qu'il mérite la France. J'étais fière et heureuse pour lui. Vraiment pour lui.

- On a dit beaucoup de choses sur votre rôle à ses côtés. Vous étiez une conseillère, vous aviez de l'influence, vous pesiez sur les décisions stratégiques, sur des nominations ? On a même dit que certains ministres vous devaient leur place.

- Je suis très contente de pouvoir en parler. Nicolas n'a absolument pas besoin de ce genre de conseils. J'ai toujours essayé d'être un garde-fou pour lui parce que j'ai un regard très extérieur et que j'ai toujours gardé une vie un petit peu en dehors et parallèle à celle de la politique. J'ai un regard plus frais et plus extérieur aux choses. En revanche, tout ce qui est nominations, décisions, je ferme la porte du bureau. Je n'ai jamais voulu faire d'ingérence en quoi que ce soit. En revanche, je pense qu'un avis extérieur absolument pas intéressé, puisque je n'attendais rien en retour, est par définition un bon avis.

Il y a des moments où le destin s'acharne contre vous

- Pourquoi ces fantasmes alors ?

- Peut-être parce que je n'ai pas assez parlé, expliqué... Je ne sais pas.

- Vous avez perdu récemment votre premier mari, Jacques Martin. Doit-on faire un lien entre sa disparition et votre séparation actuelle ?

- Pas du tout. Mais il y a des moments où le destin s'acharne contre vous. Jacques était un homme remarquable qui m'a donné deux filles magnifiques qui sont aujourd'hui des jeunes femmes. Je suis heureuse de pouvoir lui rendre hommage et heureuse aussi que mes filles aient pu constater à quel point c'était un grand Monsieur.
En ce moment, il y a dans ma vie des bouleversements considérables. Plutôt que de me laisser dépasser, j'essaie de les gérer. Je suis une inconditionnelle du positivisme.

J'ai pris mes princeaux pour peindre une nouvelle histoire

- Qu'allez-vous faire dans les jours qui viennent ?

- Je vais me concentrer sur ma famille. Et puis je vais me projeter dans l'avenir. Je ne veux plus vivre par rapport à mon passé. Je n'aime pas vivre dans les décombres. La page se tourne, c'est très difficile et c'est normal, vu le contexte et les enjeux. Mais je ne regrette jamais mes décisions. Enfant déjà, quand je finissais un dessin, je tournais la page et j'en commençais un autre. Eh bien là, j'ai pris mes pinceaux pour peindre une nouvelle histoire.
Propos recueillis par Yves DERAI 19/10/07

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La commémoration de Guy Môquet, controversée, dans les lycées
Par Par Karine PERRET AFP - Lundi 22 octobre, 08h04PARIS (AFP) -

La "commémoration du souvenir" du jeune résistant communiste Guy Môquet, organisée lundi dans les lycées devrait revêtir des formes diverses selon les établissements, sur fond d'une controverse qui dépasse largement le cadre scolaire.

Le 16 mai, jour de sa prise de fonction, le président Nicolas Sarkozy avait demandé de faire lire en début d'année à tous les lycéens la lettre d'adieux que ce garçon de 17 ans avait écrite à sa famille de sa prison, avant d'être fusillé par l'occupant allemand le 22 octobre 1941.

La date du 22 octobre a été retenue pour la lecture du texte: celle-ci pourra se faire "en classe ou en grand groupe", par "toute personnalité dont l'engagement pourrait sensibiliser les élèves". Elle pourra être suivie de la lecture "d'autres" lettres et d'"une réflexion collective", selon une note du ministre de l'Education, Xavier Darcos, publiée au Bulletin officiel le 30 août.

Il s'agit d'honorer, selon cette note, "le sens du devoir, le dévouement et le don de soi", les valeurs de "courage et d'engagement" de ces Français "passionnément attachés à la liberté au point de sacrifier leur propre vie".

Sur le terrain, "l'organisation sera très variable selon les établissements", a affirmé à l'AFP Philippe Guittet, secrétaire général du SNPDEN-Unsa, syndicat majoritaire chez les proviseurs: simple lecture au premier cours du lundi, éclairage du contexte, témoignages d'anciens résistants, intervention de "personnalités" extérieures.

Les parlementaires ont reçu un courrier de M. Darcos les invitant à se joindre à cette initiative. Plusieurs membres du gouvernement y prendront part: M. Darcos sera dans son lycée d'origine, à Périgueux (Dordogne), Valérie Pécresse (Enseignement supérieur) à Versailles, Rachida Dati (Justice) à Villejuif (Val-de-Marne), etc.

Nicolas Sarkozy ne se rendra pas au lycée Carnot à Paris, comme un temps envisagé, a annoncé son conseiller spécial Henri Guaino, invoquant des raisons d'agenda. Des professeurs de l'établissement avaient rédigé un texte à son intention expliquant leur "refus de participer à cette commémoration".

Certains collèges seront aussi de la partie avec des initiatives locales pour les classes de 3ème.

"Dans d'autres cas, la lettre ne sera pas lue mais des élèves vont sortir sur des lieux de la Résistance. Enfin là où le courant syndical est fort, il y aura un refus de s'investir dans cette commémoration", a expliqué M. Guittet.

Le Snes-FSU (majoritaire dans le second degré), appelle en effet les profs à "refuser" de participer à cette "cérémonie", estimant qu'on ne peut "fonder l'enseignement sur le recours à l'émotion, ni obéir à une prescription du président venant perturber une progression pédagogique construite selon une logique précise, s'inscrivant dans le respect des programmes".

Plusieurs enseignants, syndiqués ou non, joints par l'AFP, ont fait savoir en assemblées générales ou dans des motions aux recteurs leur refus de lire la lettre. Des distributions de lettres d'explication aux élèves sont prévues lundi.

Le PCF, qui avait d'abord salué l'initiative de M. Sarkozy, a dénoncé la volonté du chef de l'Etat de "réviser l'histoire" en "taisant l'engagement communiste" de Guy Môquet.

Le PS a mis en garde contre une "instrumentalisation de l'histoire".

Outre la dimension politique, l'intiative est sorti du cadre strict de l'école avec un fort intérêt médiatique: lundi "La lettre", un court métrage sur les derniers instants de Guy Môquet, dont la production a été pilotée par la chaîne parlementaire sera diffusée sur France 2, France 3, TV5-Monde, LCP-Assemblée nationale et les antennes de Radio France (bande-son).

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Cécilia Sarkozy parle à coeur ouvert dans « Elle » ! Par public.fr Public.fr - Dimanche 21 octobre, 10h52

Exceptionnellement
Elle n´est pas paru, comme à l´accoutumée, le lundi, mais deux jours avant, le samedi et pour cause ! Le magazine propose une interview de l´ex-Première Dame de France, Cécilia Sarkozy, qui revient sur son divorce.

En dépit de ceux qui l´accusent d´avoir joué un jeu pendant la campagne, Cécilia déclare : « J´ai toujours agi en pensant à ma famille et non par calcul. Nicolas et moi n'avons jamais menti. Nous avons essayé de rebâtir ».

Plus loin, elle renchérit : « J'ai consacré à Nicolas vingt ans de ma vie, vingt ans qui n'ont pas toujours été faciles, loin de là. Vingt ans où je me suis dévouée dans l'ombre pour lui ».

Concernant l´avenir, elle envisage : « Je suis quelqu'un qui aime l'ombre, la sérénité, la tranquillité [...] Je vais essayer maintenant de vivre discrètement et dans l'ombre, comme je l'aime ».

Enfin, elle affirme pour le moment ne porter personne d´autre dans son coeur.

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Nicolas Sarkozy s'oppose à la hausse de la redevance TV [ 25/10/07 - 17H17 - AFP ]

Le président Nicolas Sarkozy est opposé à l'augmentation de deux euros de la redevance TV, adoptée mercredi par la commission des Affaires culturelles de l'Assemblée nationale, a fait savoir jeudi le porte-parole de l'Elysée David Martinon.

"Le président Nicolas Sarkozy réaffirme son opposition à toute augmentation de la redevance télé", a déclaré M. Martinon à la presse.

La commission des Affaires culturelles a voté mercredi, sans l'aval du gouvernement, le passage de 116 à 118 euros du montant de la redevance audiovisuelle dans le cadre du projet de loi de finances 2008.

Le patron des députés UMP, Jean-François Copé, a lui aussi déclaré jeudi que le groupe parlementaire qu'il dirige était "tout à fait défavorable" à cette augmentation.

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Grenelle : Sarkozy repeint la France en vert

Après trois mois de préparation et deux jours de tables rondes parfois tendues, le Grenelle a accouché. Et Nicolas Sarkozy, aux côtés d’Al Gore, promet un «new deal écologique», allant jusqu'à annoncer une «révolution».
François VIGNAL LIBERATION.FR : jeudi 25 octobre 2007

Tout sourire le président. Quand l’Américain Al Gore, chantre de la lutte écologique mondiale et récent prix Nobel de la Paix, vante le Grenelle de l’environnement, rendant un hommage appuyé au président français, «grand ami des habitants de cette planète», Nicolas Sarkozy apprécie, forcément. Chirac avait alerté sur «la maison» qui «brûle». Sarkozy se pose en pompier.

Après deux journées marathon autour de quatre tables rondes au ministère de l’Ecologie de Jean-Louis Borloo, le président français a pu annoncer des mesures – plus ou moins précises – lors de la cérémonie de clôture, à l’Elysée, devant 800 invités. Parlant de «New deal écologique» et de «révolution», Nicolas Sarkozy s’est engagé à étudier «la création d’une taxe «climat énergie» (taxe carbone ndlr) en contrepartie d’un allègement de la taxation du travail». Les discussions s’étaient pourtant crispées hier à ce sujet.

Toujours au chapitre des taxes, le président a proposé au président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, présent à l’Elysée, que dans les six mois «soit débattue au sein de la Commission européenne» «la possibilité de taxer les produits importés de pays qui ne respectent pas le Protocole de Kyoto».

Sur les pesticides, autre sujet de controverse, Nicolas Sarkozy «demande au ministre de l’Agriculture Michel Barnier de proposer avant un an un plan pour réduire de 50% l’usage des pesticides, dont la dangerosité est connue, si possible dans les dix ans qui viennent». Cette question avait été sujet de rebondissement ce matin quand la FNSEA avait souhaité revenir sur une décision arrêtée depuis une heure. Mais comme à l’accoutumé depuis le début de son mandat, Nicolas Sarkozy s’est réservé les annonces, tranchant, en dernier ressort, les différends.

Les associations et ONG ont globalement bien accueilli le discours, tout en restant vigilantes. Nicolas Hulot distribue même des fleurs à tout le monde. A Sarkozy : «Sur ce qui a été acté, on est franchement dans les 18/20». Et à lui-même : «Cet exercice aurait été impossible sans le Pacte écologique».

Cette grande messe de l’environnement a donc donné un coup de vert à l’Etat, jusque dans les détails – traiteur bio au ministère de l’Ecologie, discours imprimé en papier recyclé. Reste à dépasser la forme et les bonnes intentions. «Ce que j’ai dit ce soir, nous le ferons» a lancé Nicolas Sarkozy en conclusion. Chiche !

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France3.fr Publié le 26/10 à 11:56 Le satisfecit partiel de José Bové

La suspension de la culture commerciale des OGM saluée par José Bové à la suite du Grenelle de l'environnement

Depuis le Larzac, José Bové réagit plutôt favorablement à l'annonce de l'arrêt de la culture des OGM. c'est une première étape. Mais il ajoute que : "la mobilisation continuera tant que la France ne s'est pas engagée clairement sur la clause de saisie de la Communauté européenne".

Dès samedi les Faucheurs volontaires se réuniront à Paris pour décider s'ils entament une nouvelle grève de la faim à partir du 6 Novembre.

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Au Maroc, Nicolas Sarkozy remet à plat la stratégie française Le monde.fr 24.10.07 | 17h18 par Emmanuel Jarry

MARRAKECH (Reuters) - Nicolas Sarkozy a mis à profit sa visite d'Etat au Maroc pour ajouter un chapitre à la remise à plat de la stratégie politique et économique française sur la scène internationale, qu'il a entreprise depuis son installation à l'Elysée.

Le président français est reparti mercredi après-midi pour Paris avec dans son escarcelle quelques contrats et engagements dans le domaine économique et commercial pour un montant total qu'il a évalué à trois milliards d'euros.

C'est le protocole d'accord signé lundi sur la construction par des groupes français du premier tronçon du futur train à grande vitesse (TGV) marocain (deux milliards d'euros, dont un pour les entreprises françaises).

C'est également toute une série de décisions annoncées dans le domaine des armements, même si rien n'a été formellement signé dans ce domaine pendant la visite de Nicolas Sarkozy.

La France vendra ainsi au Maroc une frégate polyvalente de classe FREMM (environ 500 millions d'euros), pour laquelle un document avait cependant été signé "à temps pour la visite", précise l'entourage du chef de l'Etat.

Elle sera construite à Lorient avec les frégates du même type qui seront livrées à la Marine française à partir de 2011-2012 (ce pourrait être la deuxième ou la troisième).

Le groupe Thales vendra au Maroc un système de surveillance des frontières. La France modernisera 25 hélicoptères Puma et 140 véhicules de l'avant blindés de l'armée marocaine et vendra à celle-ci quelque 600 véhicules 4X4 long rayon d'action.

Pour ces derniers marchés, si la décision politique a été prise par le roi Mohammed VI du Maroc et Nicolas Sarkozy, les négociations sont encore en cours.

Au total, ce volet militaire, y compris la frégate, représente plus d'un milliard d'euros, dit-on de même source.

La France et le Maroc ont d'autre part décidé de s'engager dans un "partenariat" dans le domaine de l'énergie nucléaire civile, qui pourrait déboucher sur la construction d'une ou deux centrales nucléaires au Maroc.

Le dossier a été pris en main directement par Nicolas Sarkozy, soucieux d'exporter la technologie nucléaire française, et par Mohammed VI. Ils ont confié la préparation d'un accord cadre à deux de leurs plus proches collaborateurs. Selon l'entourage du président français, la conclusion de cet accord cadre pourrait intervenir "dans les semaines qui viennent".

SOUTIEN MAROCAIN A L'UNION DE LA MEDITERRANEE

La France a dû en revanche prendre acte de la décision du Maroc d'acheter des F16 américains et non le Rafale français.

"Le Maroc est un pays libre et un pays indépendant qui décide librement et nous respectons sa décision", a déclaré mercredi Nicolas Sarkozy devant des chefs d'entreprises français et marocains à Marrakech. "Quand c'est une décision qui ne nous plaît pas nous devons nous interroger sur la part de responsabilité que nous avons dans cet échec et non pas la repousser exclusivement sur nos partenaires."

Le président français entend tirer toutes les leçons de ce fiasco en remettant à plat la stratégie française de négociation et de suivi des grands contrats qu'il juge "mauvaise".

Une cellule opérationnelle baptisée "war room", constituée de proches collaborateurs du chef de l'Etat et de représentants des ministères de la Défense, de l'Economie et des Affaires étrangères, est déjà en place pour prendre les décisions sur les "grandes opérations".

Dans le domaine diplomatique, Nicolas Sarkozy a engrangé le soutien, qualifié de "total" par la délégation française, de Mohammed VI à sa proposition d'Union de la Méditerranée.

Dans un toast prononcé mardi soir lors d'un dîner officiel, le souverain chérifien a qualifié l'initiative du président français de "projet visionnaire et audacieux", tout en rappelant cependant que le Maroc aspirait aussi à un "statut avancé" auprès de l'Union européenne.

Quelques heures auparavant, Nicolas Sarkozy avait lancé de Tanger un appel "pressant et solennel" à tous les pays et peuples de la Méditerranée à construire cette union et invité les chefs d'Etat et de gouvernement de ces pays à tenir un premier sommet en juin 2008 en France.

Mardi matin, dans un discours prononcé au Parlement marocain à Rabat, il avait invité les pays de la Méditerranée à prendre exemple sur le Maroc, "qui n'a pas peur de revisiter son passé".

"Il ne peut pas y avoir de statut avancé ou de partenariat pour un pays qui n'aurait pas le courage de revisiter son passé", avait-il ajouté, une allusion susceptible de viser plusieurs pays méditerranéens, dont la Turquie.

Il avait proposé dans le même discours au Maroc un "partenariat sans arrogance" - "Je sais que votre pays a changé (...) Je suis venu vous dire que ce Maroc nouveau, nous l'avons compris et nous allons l'accompagner", avait-il déclaré.

Une façon de rompre avec une forme de "paternalisme" souvent reprochée à ses prédécesseurs, dont Jacques Chirac.

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Cecilia Sarkozy revient sur ses relations avec son ex-mari dans "Elle" LEMONDE.FR | 20.10.07 | 08h57 • Mis à jour le 20.10.07 | 12h28

"Je veux vivre ma vie sans mentir", raconte Cécilia Sarkozy, dans l'hedomadaire Elle qui a avancé exceptionnellement à samedi 20 octobre sa parution pour publier une interview et des photos exclusives de l'ex-épouse du président. Dans cet entretien, Cécilia Sarkozy "se livre sans fard et raconte ses doutes, ses déchirements, son long cheminement vers la décision, les raisons profondes de son départ", vante le magazine féminin. "Elle revient sur le poids d'une fonction à laquelle elle renonce, et sur les plus beaux moments de sa passion avec Nicolas Sarkozy."

"J'ai consacré à Nicolas vingt ans de ma vie, vingt ans qui n'ont pas toujours été faciles, loin de là. Vingt ans où je me suis dévouée dans l'ombre pour lui", confie-t-elle à Elle.

Elle poursuit :"Peut-être que je ne suis pas comme les autres mais moi, ce qui me manque par-dessus tout, c'est aller faire des courses au supermarché avec mon fils Louis".

"JE LUI SOUHAITE D'ÊTRE HEUREUX"

Lorsque la journaliste Valérie Toranian l'interroge sur d'éventuelles accusations qui vont lui être faites d'avoir menti pendant la campagne en jouant au couple uni alors que qu'il ne l'était plus, elle répond : "J'ai toujours agi en pensant à ma famille et non par calcul. Nicolas et moi n'avons jamais menti. Nous avons essayé de rebâtir, de sauver notre couple. Jusqu'au bout".

Quant à ce qu'elle souhaite à son ex-mari :"trouver la sérénité, être l'homme politique qui apportera à notre pays ce dont il a besoin" et "être heureux". Et de poursuivre : "Honnêtement, je ne lui apporte plus ce dont il a besoin pour cette sérénité et ce calme. Il a droit au bonheur, il le mérite, et moi, je ne peux pas le rendre heureux si je ne vais pas bien personnellement".

L'entretien accordé à Elle est le deuxième que l'ex-"première dame" accorde à la presse depuis l'annonce du divorce du couple présidentiel, jeudi 18 octobre, alors que, dans le communiqué annonçant la séparation, l'Elysée affirmait que Cécilia et Nicolas Sarkozy ne feraient "aucun commentaire". Vendredi, le quotidien l'Est républicain avait en effet déjà publié un premier entretien avec l'ex-épouse du président.

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«Le refus de lire la lettre de Guy Môquet est incompréhensible»
Henri Guaino, principal conseiller de Sarkozy, revient sur le message du jeune homme, la repentance et le discours de Dakar.
Recueilli par ALAIN AUFFRAYet ANTOINE GUIRAL, Libération, QUOTIDIEN : samedi 20 octobre 2007, pp.6-7

Il reçoit dans un vaste bureau, l’une des plus belles pièces de l’Elysée, occupée jadis par Giscard d’Estaing. Henri Guaino, principal conseiller du président de la République s’explique sur le refus de la repentance, sur le discours de Dakar et sur la lettre de Guy Môquet que Nicolas Sarkozy veut faire lire lundi dans les établissements scolaires. Trois initiatives fortement contestées. Henri Guaino assume sa «sensibilité barrésienne» et maintient que la nation est redevenue un «sujet fondamental» de la politique.

Si vous étiez professeur, que leur diriez-vous, lundi, à vos élèves ?

Je lirais la lettre de Guy Môquet. Je soulignerais ce qu’il y a d’universel dans cette magnifique figure de la jeunesse. Il y a beaucoup à dire sur ce garçon qui, au seuil de la mort, écrit une lettre d’amour et de courage, sans aucune trace de haine. A partir de cette lettre, le professeur d’histoire peut expliquer qu’il s’agit d’un drame ordinaire de cette période. Guy Môquet n’est pas une grande figure de la résistance de la stature d’un Jean Moulin. Il est communiste, comme son père emprisonné. Il résiste à sa façon. Il tombe victime de la barbarie nazie. A ce moment-là, il est l’un des plus beaux visages de la France.

Pourquoi avoir remplacé «camarade» par «compagnon» dans l’intitulé de l’hommage officiel ?

Je n’ai découvert cet intitulé qu’après coup. Quelqu’un a dû penser que «camarade», ça faisait ringard. C’est aussi bête que de gommer les cigarettes sur les vieilles photos. Mais est-ce si grave ? A force de se scandaliser de tout, on finit par ne plus savoir ce qui est important.

Comprenez-vous que beaucoup de professeurs refusent de lire la lettre ?

Je ne crois pas qu’ils soient si nombreux. Ce refus de quelques-uns m’est parfaitement incompréhensible. Que le professeur veuille remettre la lettre dans le contexte historique, c’est très bien, c’est nécessaire. Qu’il y ajoute son analyse de l’histoire, tout à fait normal. Mais va-t-on refuser d’étudier un texte de Hugo inscrit au programme en disant : «Moi je n’aime pas Hugo, c’est mon droit de ne pas faire étudier ce texte ?» Le professeur a des droits et aussi des devoirs. Les enfants qu’on lui confie ne sont pas les siens.

Certains protestent qu’ils ne sont pas «professeurs de patriotisme»…

Ceux qui disent ça, qu’ont-ils exactement derrière la tête ? S’il faut comprendre qu’ils refusent de parler des grandes figures de l’histoire nationale juste parce qu’elles sont nationales, alors je n’ai pas envie de leur confier mes enfants. Mais nous parlons d’une petite minorité de gens, qui pour des motifs qui n’ont rien à voir avec l’éthique de l’enseignant, ont ouvert une mauvaise controverse. Dans ce texte, il n’y a aucune trace de nationalisme, aucune propagande. Juste l’évocation d’une tragédie humaine dans un moment tragique de notre histoire.

Pourquoi a-t-il tant touché Sarkozy, ce texte qu’il ne connaissait pas ?

C’est un texte émouvant. Pendant la campagne, on en a lu un passage dans un discours. Ce fut un moment très intense. Peu à peu, c’est devenu une figure familière de cette campagne. Il n’y avait là aucun calcul. Nos adversaires en ont fait un sujet politique en prétendant nous interdire de parler de Guy Môquet. Nous avons répondu que cette figure-là appartenait à tous les Français comme Jaurès, Blum, de Gaulle ou Jeanne d’Arc. Nous voulions casser les affiliations automatiques. Moi, je ne me reconnais pas dans les antidreyfusards du début du siècle.

Mais vous rendez hommage à Barrès, antidreyfusard et proche de Maurras…

Je n’ai jamais été maurrassien. Maurras est un grand écrivain, mais je ne partage rien de ce qu’il a pu écrire. Ma référence, c’est Péguy. Barrès a dit des choses qu’il n’aurait pas dû dire, mais il a une conception très charnelle de la nation qui parfois me touche. Dans un discours, on a évoqué un jour la Colline inspirée. C’est un grand texte qui a joué un rôle important à un moment donné de notre histoire. C’est tout.

Pourquoi cette insistance à revenir sur l’identité nationale ?

Dans un pays où elle s’impose avec évidence, la nation n’est pas un sujet politique. Lors de l’élection de 1974, les Français ne s’intéressaient pas à ce que racontaient Malraux et les gaullistes sur la nation et la résistance. Mais aujourd’hui, avec l’immigration, la mondialisation, la désintégration du travail, il y a un problème identitaire. La nation est redevenue un sujet fondamental de la politique.

Ce qui frappe, c’est la soudaineté de l’initiative. Nicolas Sarkozy découvre ce texte et décide du jour au lendemain d’en rendre la lecture obligatoire. Ne fallait-il pas un minimum d’expertise ?

De quelle expertise a-t-on besoin pour ressentir la vérité et la profondeur humaine de ce texte ? L’historien intervient pour replacer ce destin singulier dans son contexte historique et pour analyser ce contexte. A chacun son rôle. Mais ce n’est pas Sarkozy, c’est de Gaulle qui a décidé de citer Guy Môquet à l’ordre de la nation. Il y a à Paris une station de métro Guy-Môquet. La lettre y est exposée. Des milliers de gens passent devant tous les jours. Nous n’avons pas inventé cette histoire. Il se trouve qu’elle n’était plus à la mode.

La mode, à vous entendre, serait à la repentance ?

Le politiquement correct pousse à la repentance. On veut faire expier aux fils les fautes des pères. C’est absurde. Ma France à moi, elle n’était pas à Vichy. Je ne vais pas me repentir de quelque chose que je n’ai pas fait et que je réprouve. Et tous les Français n’étaient pas pétainistes. Il y a eu des mères françaises qui ont caché des enfants juifs parmi leurs propres enfants. Il y a eu autant de résistants que de miliciens. L’histoire de France n’est pas sans tâche. Il y a eu des fautes, il y a eu des crimes, mais il n’y a pas eu que cela. Il faut toujours chercher la vérité. Mais il faut résister à cette mode de la repentance qui finit par exprimer la haine de soi, qui débouche souvent sur la haine des autres.

Fallait-il vraiment rappeler à Dakar que le colonisateur a construit des ponts ?

Le discours de Dakar contient le réquisitoire le plus implacable contre la colonisation qu’ait jamais prononcé un chef d’Etat français. Nicolas Sarkozy a dit aux jeunes africains : l’héritage de la colonisation est aussi le vôtre. Il y a tous les crimes, mais il y a aussi les droits de l’homme, l’égalité hommes-femmes, l’universalisme. Vous êtes, comme disait Senghor, des «métis culturels». Assumez vos deux héritages. Sur ces deux héritages, nous pouvons bâtir un avenir commun.

A Dakar, le président de la République, citant Senghor, dit de la langue française qu’elle «éclaire la nuit» africaine. N’était-ce pas prendre le risque de blesser ses auditeurs ?

Je ne savais pas que citer Senghor, c’était faire injure aux Africains ! Que fait Senghor ? Il promeut l’identité africaine tout en disant que le français permet de parler à tous les hommes. Il écrit en français des poèmes africains pour tous les hommes. Il cherche à faire accéder la culture africaine à l’universel.

Comprenez-vous les réactions parfois violentes à ce discours ?

J’ai du mal à comprendre les caricatures et la malhonnêteté intellectuelle de ceux qui tirent une phrase d’un discours d’une heure. Quand on choisit de ne rien dire, on ne court aucun risque d’être mal compris. A Dakar, Nicolas Sarkozy a pris le risque de dire quelque chose aux Africains, avec lesquels nos liens sont particulièrement forts, parce que nous avons avec eux une histoire commune. Ce discours était très respectueux des Africains. C’était un discours sincère. Qu’est-ce que l’amitié sans la sincérité ?

On y a vu du paternalisme. Et votre description de l’homme africain, enfermé dans l’éternel recommencement, est très mal passée…

Le discours de Dakar n’exprime aucun sentiment de supériorité. Il parle aux Africains non comme à des enfants, mais comme à des frères. Au demeurant, le débat est resté limité : quelques invectives, quelques analyses critiques d’intellectuels. Et seuls deux chefs d’Etat ont réagi. M. Konaré [président de la commission de l’Union africaine, ndlr] est resté dans son registre habituel, celui de la critique contre Nicolas Sarkozy. Le président d’Afrique du Sud, M. Mbeki, a écrit au contraire tout le bien qu’il pensait de ce discours. Qu’il y ait débat, c’est légitime et c’est très bien. Ce discours vit sa vie. Quant à l’éternel recommencement, c’est un imaginaire commun à toute l’humanité à certains moments de son histoire. Les Grecs étaient incapables de concevoir l’idée moderne du progrès. L’idée de progrès, c’est celle qui s’est conceptualisée au moment des Lumières et que peu ou prou les diverses civilisations ont intégrée. Chaque civilisation a fait sa propre synthèse. L’Afrique doit faire la sienne.

Nicolas Sarkozy a-t-il tenté de vous réconcilier avec son ami BHL ?

Il y a d’un côté le problème politique : dire que la France, par la voix du Président, a tenu à Dakar un discours raciste, c’est une accusation très grave. Et puis, il y a le problème personnel : quand on dit «Guaino est un raciste», cela n’a plus rien à voir avec mes fonctions. Cela ne regarde que moi.

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Avec les Balkany, à la vie, à la mort
Elise Karlin et Pierre-Yves Lautrou, L'Express 18 octobre 2007, p. 44

Entre les deux fils d'immigrés hongrois, c'est à la vie à la mort. Une affaire qui roule depuis plus de trente ans: dans la salle à manger privée aménagée sous son bureau de maire de Levallois-Perret, Patrick Balkany a tapissé les murs de photos, dont certaines datent de la fin des années 1970 - en vacances à Saint-Tropez, chaîne en or sur torse nu ou en tenue décontractée, Nicolas Sarkozy et son ami sourient à l'objectif.
Ce n'est pas encore Cécilia qui partage la vie du futur maire de Neuilly mais, déjà, les couples sympathisent. Des enfants grandissent ensemble. Les ennuis judi­ciaires de Patrick Balkany n'éloignent pas les deux hommes.

Le 11 janvier 2006, c'est le député UMP des Hauts-de-Seine qui révèle à la presse le retour de Cécilia Sarkozy au domicile conjugal après une escapade de six mois. Grâce à lui, l'essentiel est dit, du pyjama blanc de leur dernier enfant à l'amant qui reste dans l'avion. « Tout est rentré dans l'ordre. Ces deux-là sont vraiment inséparables», conclut-il alors dans Le Parisien. Il tentera, en vain, de récupérer l'interview avant parution. Elle lui vaudra un mémorable savon du « patron ».

Le 6 mai, avec sa femme, Isabelle, ils sont au Fouquet's pour le dîner réservé aux happy few. Le 14 juillet, ils sont de nouveau sur les photos du couple présidentiel prises pendant la garden­party.

Tandis que Patrick Balkany suit Nicolas Sarkozy comme son ombre, des matchs de rugby aux voyages à l'étranger, Isabelle Balkany joue les anges gardiens de Madame.
La fameuse lettre qui apparaît sous le bras du président de la République à la sortie du Conseil des ministres, le 12 septembre? Bon sang mais c'est bien sûr : c'est elle qui l'a envoyée... à Cécilia!

A l'en croire, non seulement elles se parlent tous les jours au téléphone, mais en plus elles s'écrivent.
Depuis quelques semaines, on entend régulièrement sur les ondes la voix gouailleuse d'Isabelle Balkany, qui insulte les paparazzis et dément les rumeurs d'un divorce. Que ne ferait-on pas pour une amie!.
Elise Karlin et Pierre-Yves Lautrou, L'Express 18 octobre 2007, p. 44

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France : le salaire du président Sarkozy devrait bientôt plus que doubler
AFP - Mardi 30 octobre, 16h10PARIS (AFP) -

Le salaire du président français Nicolas Sarkozy va plus que doubler, en vertu d'un amendement déposé dans le cadre de l'examen au parlement des crédits des pouvoirs publics, a annoncé mardi le patron des députés UMP (droite majoritaire), Jean-François Copé.

"Le traitement du président va être aligné sur celui du Premier ministre", a indiqué M. Copé.

Pour 2008, le salaire du président de la République s'élève à 101.488 euros brut, comme en 2007, soit environ 8.500 euros mensuels. Le salaire annuel du Premier ministre atteint 240.000 euros brut, selon des estimations. Cette modification du traitement du chef de l'Etat sera apportée par voie d'amendement gouvernemental au budget 2008, au cours de l'examen mardi après-midi par les députés des crédits dévolus aux pouvoirs publics, a-t-il précisé.

Ce texte est assuré d'être voté, l'UMP disposant d'une large majorité au parlement.

"C'est un souci de transparence mais aussi de cohérence. Etre président de la République, être chef de l'Etat, c'est une responsabilité considérable. Je trouve tout à fait normal que le président de la République ait une rémunération comparable à ce qui est celle du chef du gouvernement et des chefs d'Etat des pays européens", a-t-il ajouté.

La moitié des Français gagne moins de 1.500 euros par mois, selon les statistiques.

Le groupe d'opposition socialiste à l'Assemblée nationale a estimé qu'une hausse du traitement du président Nicolas Sarkozy n'était "pas opportune à l'heure où la plupart de nos concitoyens connaissent de grandes difficultés à boucler leurs fins de mois".

Le député apparenté socialiste René Dosière, qui s'est fait une spécialité du budget de l'Elysée, s'est déclaré lundi favorable à une éventuelle augmentation du salaire de M. Sarkozy, à condition que le chef de l'Etat paie "ses dépenses personnelles".

La lettre hebdomadaire confidentielle Profession politique affirme que "le budget de l'Elysée va tripler en 2008" avec la réintégration de 800 personnes "prêtées" par des administrations, ce qui conduira à une hausse de la dotation, +grosso modo de 32 à 100 millions d'euros+".

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Un conseil des ministres "historique" en Corse 31.10.07 | 15h48 lemonde.fr par Elizabeth Pineau

AJACCIO (Reuters) - Le deuxième conseil des ministres décentralisé de la présidence Sarkozy s'est tenu à la préfecture d'Ajaccio, en Corse, transformée pour l'occasion en camp retranché.

"C'est un moment historique pour la Corse", a déclaré mercredi le président Nicolas Sarkozy à la presse dans le hall du bâtiment après le conseil, qui a duré presque deux heures.

"L'échec de la Corse (...) serait un échec pour la République", a ajouté le chef de l'Etat, qui s'est félicité d'avoir rencontré lors de sa visite de 24 heures "les acteurs économiques, les maires des deux villes (Bastia et Ajaccio), les présidents des deux conseils généraux, tous les élus dans leur ensemble".

Onze ministres et six secrétaires d'Etat ont assisté au conseil autour du président et du chef du gouvernement François Fillon. Manquaient à l'appel : Bernard Kouchner (Affaires étrangères), Brice Hortefeux (Immigration), Eric Woerth (Budget) et Roselyne Bachelot (Santé).

Tous sont repartis en bus après le conseil sans faire de commentaire, direction l'aéroport où les attendaient un Airbus A319 spécial.

Interrogé sur le coût financier et environnemental de ce déplacement, le porte-parole du gouvernement Laurent Wauquiez a assuré que "le coût écologique" de cette visite serait compensé, tout en réaffirmant l'utilité pour la République de ces conseils décentralisés.

Le prochain aura lieu dans un "endroit symbolique", et peut-être dans les Dom Tom, a laissé entendre Nicolas Sarkozy.

A son arrivée à la préfecture d'Ajaccio, le président a déposé des fleurs devant une plaque à la mémoire du préfet Claude Erignac, assassiné en 1998. Le procès de son meurtrier résumé, Yvan Colonna, doit s'ouvrir le 12 novembre à Paris.

La tenue du conseil à l'approche de ce procès tient du "hasard", a précisé Laurent Wauquiez.

MANIFESTATIONS

Quelques dizaines de nationalistes corses se sont rassemblés dans des rues reculées d'Ajaccio, les abords de la préfecture étant interdits à la circulation et protégés par plusieurs centaines de CRS et de gendarmes.

Les forces de l'ordre ont fait usage de gaz lacrymogène contre ces manifestants, dont certains brandissant le drapeau corse et criaient des slogans hostiles au chef de l'Etat.

Des syndicalistes à peine plus nombreux se sont rassemblés dans un autre endroit, où ils ont tenu eux aussi des propos virulents à l'encontre de Nicolas Sarkozy, tandis que ce dernier était reçu à la mairie.

Interrogé tôt dans la matinée sur France Inter, le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, n'a fait état d'aucun déploiement policier "exceptionnel" et jugé normal de protéger le conseil pour qu'il se tienne "dans la sérénité".

Un attentat a été commis dans la nuit contre le domicile du maire radical de gauche de Bastia, Emile Zuccarelli.

"Manifester est un droit fondamental et en l'espèce il est bafoué", a déploré Jean-Guy Talamoni, porte-parole de Corsica Nazione. L'élu, qui juge la visite présidentielle "contre-productive", avait boycotté mardi soir le discours de Nicolas Sarkozy devant la Collectivité territoriale de Corse.

A cette occasion, le chef de l'Etat a demandé que l'île soit desservie par des compagnies aériennes à bas coût, afin notamment de promouvoir le tourisme.

Une déclaration qui a provoqué une grève surprise du personnel de la compagnie régionale Corse Méditerranée (CCM). L'entreprise a annulé tous ses vols à destination de Paris, Marseille et Nice mercredi entre 07h00 et 14h00.

"Le but c'est de dire que le low cost est complémentaire avec le service public. Evidemment, il est hors de question de porter atteinte à la compagnie régionale", a assuré Laurent Wauquiez.

Malgré un programme chargé et un temps exécrable, Nicolas Sarkozy a pris en Corse quelques moments de détente.

Sous un ciel gris et pluvieux, le chef de l'Etat et François Fillon ont fait un jogging en début de matinée près de leur hôtel, à Porticcio.

(Les langoustes de "JeanJean")

Nicolas Sarkozy avait dîné mardi soir chez "JeanJean", un célèbre restaurant du vieil Ajaccio, où on lui a servi la spécialité maison : des pâtes aux langoustes, sauce armoricaine.
Les crustacés venaient de Bretagne car il est interdit de les pêcher au large de la Corse, a précisé l'entourage du président.
(Selon des sources non officielles le restaurant, habituellement fermé en cette saison, a été spécialement ouvert pour Maître Nicolas Sarkozy et ses invités, et pour l'occasion les langoustes auraient été pêchées illégalement par des pêcheurs corses, à l'exemple de Maître François Mitterrand, grand amateur d'ortolans illégaux. Fait du Prince ?).

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Les associations maintiennent la pression sur Christine Boutin
Cordélia Bonalet François Vignal, Libération, QUOTIDIEN : samedi 3 novembre 2007

Une rencontre pour rien, ou presque. C’est un peu le sentiment qui est ressorti vendredi soir, après que Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole du Droit au logement (DAL), a rencontré pendant près de deux heures le chef de cabinet de la ministre du Logement, Christine Boutin. «La situation n’a pas beaucoup évolué, mais le dialogue n’est pas rompu», a assuré Jean-Baptiste Eyraud.

Comme prévu, le DAL n’a pas voulu remettre la liste des mal-logés comme le demandait la ministre. Tout juste remettra-t-il lundi «une description à grands traits» de la situation des familles, à savoir, sur les 300 concernées, 80 % qui vivent à l’hôtel, 10 % chez un tiers et 10 % étant menacées d’expulsion.

Bout de trottoir. Rue de la Banque, les familles restent déterminées, malgré une cinquième évacuation jeudi matin. Plus de traces de tentes sur le trottoir, mais toujours des femmes, des enfants, des hommes, adossés à la façade du Ministère de la crise du logement, ce bâtiment squatté par plusieurs associations d’aide au logement. «On n’a même plus le droit de s’asseoir, sinon ils nous tombent dessus», lâche Paulette, membre du DAL, en désignant d’un geste les gendarmes. Fermement évacués la veille et l’avant-veille par les forces de l’ordre, la plupart des mal-logés qui campaient depuis début octobre sur ce trottoir parisien se sont retranchés dans les locaux du Ministère de la crise du logement, entre 150 et 200 personnes selon le DAL. «Légalement, les forces de l’ordre n’ont pas le droit d’intervenir à l’intérieur de l’immeuble, donc pour les mal-logés qui campaient dans la rue, ici il y a un côté “résidence diplomatique”», explique Fanny, membre de Jeudi noir, l’association à l’origine de l’occupation de l’immeuble en décembre 2006. A la porte du bâtiment, on monte la garde. «La relève!» s’exclame Paulette. Des femmes entrent alors dans l’immeuble, d’autres en sortent.

Djidrin et Abdou Aziz, eux, ne bougent pas de leur bout de trottoir. «Quoi qu’il arrive maintenant, on restera là. Même si ça doit devenir ma tombe», lance le second en faisant le signe de tracer un carré dans le bitume autour de lui. Ce Sénégalais, en France depuis dix ans et titulaire d’une carte de séjour, porte un atèle au poignet, «souvenir de l’évacuation d’hier». A côté de lui, Djidrin, d’origine malienne, renchérit : «Ils peuvent nous évacuer à nouveau, on reviendra. C’est un peu le chat et la souris.» Laveur de carreaux le jour, commis de cuisine la nuit, il dit payer sa chambre d’hôtel 20 euros par jour et par personne, soit 3 000 euros par mois pour sa famille de cinq personnes, et ce depuis quatre ans, avec une aide de la mairie «de 500 à 1 000 euros par mois», selon sa fiche de salaire.

Cordons de CRS. Jeudi, le front des mal-logés s’est élargi à la place Stalingrad, dans le XIXe, où une centaine de personnes se sont installées à l’initiative du CAL (Comité actions logement), pour y passer la nuit, sous une banderole «Relogez tous les mal-logés». Sous la pression policière qui entourait les manifestants – deux cordons de CRS selon le CAL –, ils ont choisi de lever le camp en fin de soirée. «On est parti sous la contrainte, menacés d’expulsion par le directeur de cabinet du préfet de police. Il nous a dit appliquer les propos de Christine Boutin», explique Pascal Bidaux, membre du CAL. Mercredi, la ministre du Logement s’était dite «déterminée à ne pas tolérer que des campements s’installent dans Paris».

«Maraudes». Pourtant Christine Boutin pourrait faire face à une nouvelle action des Enfants de Don Quichotte. Fin septembre, Augustin Legrand avait annoncé de nouvelles tentes sur et autour du Pont des arts. «On va essayer de mettre des gens à l’abri cet hiver, vers la mi-novembre», assure-t-il, en dépit de «l’argent qu’il faut trouver pour acheter des tentes» et des «maraudes à lancer». L’acteur engagé, qui se réjouit «du front commun associatif» qui s’organise, compte bien ne pas relâcher la pression : «7 000 personnes dorment dehors à Paris. Ces gens sont désespérés. Sur les 27 000 places promises en janvier par Jean-Louis Borloo, alors ministre de la Cohésion sociale, il en manque 14 000. S’il faut faire un hiver 54 tous les ans, on le fera.»

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la-Croix.com 05/11/2007 00:14 PARIS (AFP) - Arche de Zoé: Sarkozy a ramené du Tchad hôtesses et journalistes libérés

L'avion du président Nicolas Sarkozy ramenant du Tchad les trois journalistes français inculpés dans l'affaire de l 'Arche de Zoé est arrivé dimanche soir, peu avant 23H30, sur l'aéroport militaire de Villacoublay (Yvelines).

Auparavant, l'avion présidentiel avait fait une brève escale à Madrid pour déposer les quatre hôtesses de l'air espagnoles également inculpées et libérées par la justice tchadienne.

Le chef du gouvernement espagnol José Luis Rodriguez Zapatero et le ministre des Affaires étrangères Miguel Angel Moratinos ont accueilli au pied de l'avion M. Sarkozy et les quatre hôtesses de l'air à l'aéroport militaire de Torrejon, près de Madrid.

Nicolas Sarkozy et José Luis Zapatero ont remercié le président tchadien Idriss Deby Itno pour son "aide et sa compréhension", ainsi que son "attitude positive" dans l'affaire de l'Arche de Zoé.

Le président français a précisé devant la presse qu'il travaillait "depuis le début la main dans la main" avec le chef du gouvernement espagnol pour "trouver une issue satisfaisante à cette lamentable affaire".

Les trois Français et les quatre Espagnoles avaient été libérés au moment où M. Sarkozy arrivait dans la capitale tchadienne, ce qui a mécontenté de nombreux magistrats tchadiens qui ont dénoncé des "pressions politiques".

Ces sept personnes restent toutefois poursuivies pour "enlèvement de mineurs", "escroquerie" ou "complicité", comme dix autres Européens et quatre Tchadiens toujours incarcérés à N'Djamena.

Le déplacement présidentiel et ces libérations marquent un tournant dans le dossier de la tentative de transport du Tchad vers la France de 103 enfants par l'association française Arche de Zoé, interrompue le 25 octobre par les autorités tchadiennes à Abéché (est).

Le président tchadien Deby peut "compter sur ma reconnaissance et mon amitié", a déclaré Nicolas Sarkozy, accompagné de sa secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères Rama Yade, avant d'embarquer à bord d'un A-319 militaire de la République française.

Auparavant, un juge d'instruction avait ordonné "la main levée du mandat de dépôt" des journalistes et des hôtesses de l'air, autorisés à quitter le Tchad dans l'attente d'un éventuel non-lieu partiel les concernant, a déclaré à l'AFP Me Jean-Bernard Padaré, avocat des reporters français Marc Garmirian (agence Capa), Jean-Daniel Guillou (agence Synchro X) et Marie-Agnès Peleran (télévision France 3 Méditerranée).

Au cours de sa visite de deux heures, menée tambour battant, le président Sarkozy s'est inquiété du sort des autres inculpés. Il a notamment souhaité que les ressortissants français "soient jugés en France", tout en réaffirmant sa "confiance" dans la justice tchadienne.

Six bénévoles français de l'Arche de Zoé, le pilote, le copilote et un steward espagnols de l'avion qui devait transporter en France les enfants, un pilote belge et quatre responsables de l'est du Tchad sont toujours incarcérés à N'Djamena où ils doivent être entendus par le juge d'instruction.

Les inculpés encourent au Tchad entre 5 et 20 ans de travaux forcés. En France, une information judiciaire visant les activités de l'Arche de Zoé a également été ouverte le 24 octobre.

L'Arche de Zoé affirme avoir voulu sauver des "orphelins" du Darfour, région soudanaise en guerre civile limitrophe du Tchad, ce que contredisent les premiers résultats d'une enquête menée par des organisations humanitaires internationales.

Le président Deby a assuré à nouveau dimanche qu'il ne remettait pas en cause le prochain déploiement d'une force européenne, voulue par la France, dans l'est du pays limitrophe du Darfour, contrairement à l'intention qui lui en était prêtée.

Selon M. Sarkozy, l'"équipée assez lamentable" de l'Arche de Zoé "n'a rien à voir avec le déploiement de la force européenne".

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Nicolas Sarkozy s'adresse au Congrès des Etats-Unis AFP - 7 novembre 2007 08h00 WASHINGTON (AFP) -
Le président français Nicolas Sarkozy, qui a dit mardi vouloir "reconquérir le coeur de l'Amérique", doit s'adresser mercredi au Congrès des Etats-Unis avant une réunion de travail avec son homologue américain George W. Bush qui l'a reçu à dîner mardi à la Maison Blanche.

C'est la première fois depuis 1996, qu'un président français aura le "très grand honneur" de s'adresser aux membres de la Chambre des représentants et du Sénat.

La Chambre des représentants et le Sénat avaient tenu leur première session commune en 1824 pour y entendre un discours d'un autre Français, le marquis de Lafayette. Tous les présidents français de la Ve République, le dernier étant Jacques Chirac, se sont exprimés depuis devant le Congrès.

Après son passage au Congrès, à majorité démocrate, le président français doit rejoindre le président républicain George W. Bush pour une réunion de travail "délocalisée" dans la demeure historique du premier président américain George Washington à Mount Vernon, au sud de Washington.

Ce sera l'occasion pour les deux responsables de passer en revue les grands dossiers internationaux de l'heure. En tête de ces questions figurent le nucléaire iranien, le Kosovo, le Proche-Orient, le Liban, la sécurité en Europe, la Birmanie et l'environnement, auxquels devraient s'ajouter, selon le porte-parole de l'Elysée David Martinon, la question des otages de la guérilla en Colombie.

Le président français est arrivé mardi à Washington flanqué de quatre ministres, dont celui des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, pour une première visite officielle aux Etats-Unis destinée à célébrer les retrouvailles du couple franco-américain après quatre années de brouille pour cause de guerre en Irak.

"On peut avoir des désaccords, on peut avoir des différends, mais on reste des amis car on est de la même famille", a-t-il dit mardi à son arrivée, ajoutant: "Je veux reconquérir le coeur de l'Amérique, et reconquérir le coeur de l'Amérique de façon durable"

M. Sarkozy a plaidé mardi en faveur d'un dollar pas "trop faible" et pour une réévaluation du yuan. Il s'est aussi exprimé à propos de l'Iran, jugeant "inacceptable" pour la France l'hypothèse de la détention de l'arme nucléaire dans les mains de ses dirigeants actuels mais estimant qu'"il faut rester disponible pour le dialogue".

Bien qu'il soit considéré comme un ami des Etats-Unis par les médias américains, la visite de M. Sarkozy demeure discrète. Aucune grande chaîne de télévision nationale n'a fait état de cette visite mardi soir dans ses journaux télévisés.

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Sarkozy passe mal au Tchad
THOMAS HOFNUNG, Libération, QUOTIDIEN : mercredi 7 novembre 2007

La méthode Sarkozy, mélange de volontarisme et de culot, a ses limites. Du moins au Tchad. Interrogé hier sur le sort judiciaire réservé aux six membres français de l’Arche de Zoé, accusés de trafic d’enfants et incarcérés à N’Djamena, le Président a répondu : «J’irai chercher ceux qui restent, quoi qu’ils aient fait[…].Le rôle du président est de prendre en charge tous les Français.» La semaine dernière, le premier secrétaire du Parti socialiste, François Hollande, l’avait appelé à faire jouer l’accord de coopération judiciaire signé en 1976 entre Paris et son ancienne colonie afin d’obtenir le jugement en France de l’équipe d’Eric Breteau.

Colonialisme.

Cette détermination affichée par le chef de l’Etat a eu le don d’exaspérer les autorités de N’Djamena, déjà chauffées à blanc par une affaire perçue au Tchad comme un relent de colonialisme. Hier soir, le président Idriss Déby a déclaré que la justice se ferait «au Tchad», ajoutant qu’il n’était «pas question pour le moment» d’extrader les six Français de l’association incarcérés. Trois stewards espagnols et le pilote belge qui devait ramener en France les 103 enfants africains sont également inculpés et écroués au Tchad pour enlèvement et escroquerie.

Le matin même, dans Le Parisien, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique tchadien, Ahmat Mahamat Bachi, avait eu des mots très durs : «Les faits ont été commis au Tchad. C’est pourquoi ces bandits doivent être jugés et condamnés ici. Ils doivent aussi purger leur peine dans le pays : qu’ils goûtent à nos prisons ! Et une fois qu’ils auront purgé leur peine, nous les expulserons du pays une bonne fois pour toutes.» Selon lui, un procès en France serait «une insulte pour le peuple tchadien».

Les déclarations de Nicolas Sarkozy pourraient paradoxalement retarder un éventuel transfert de la procédure judiciaire en France. Le voyage express du Président au Tchad avait déjà passablement échauffé les esprits sur place. «On a assisté à du droit d’ingérence à l’envers, note une source proche du dossier. Paris a demandé l’inverse de ce que recommande tous les jours aux Tchadiens l’Union européenne : le respect de l’Etat de droit.» Et d’ajouter : «Sarkozy a utilisé de mauvaises méthodes pour des bonnes raisons: obtenir la libération des trois journalistes français et des hôtesses de l’air espagnoles.»

Professeur de vertu.

Avant son élection, Sarkozy avait promis la rupture dans les relations souvent incestueuses entre la France et ses anciennes colonies. Mais l’Afrique ne lui réussit pas. En juillet, son discours à Dakar sur «l’homme africain» était déjà très mal passé. Le voyage éclair de dimanche a choqué une opinion qui reproche à Paris de jouer les professeurs de vertu, tout en soutenant le régime d’Idriss Déby, honni par beaucoup. Du Niger à la Côte d’Ivoire, en passant par le Tchad, la dénonciation du prétendu «néo-colonialisme» français fait de plus en plus recette.

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Sarkozy enterre la brouille franco-américaine aux Etats-Unis
Google, actualités, afp, 7 novembre 2007, 13.00

WASHINGTON (AFP) — Le président français Nicolas Sarkozy a solennellement tourné la page de la brouille franco-américaine mercredi devant le Congrès américain, et apporté des gages concrets à son homologue américain sur le Pakistan, le dossier nucléaire iranien et l'Afghanistan.

Clou de sa première visite officielle aux Etats-Unis qu'il a entièrement vouée à la réconciliation des deux pays, le chef de l'Etat s'est adressé sous le dôme prestigieux du Capitole à la Chambre des représentants et au Sénat réunis, qui l'ont accueilli par plusieurs minutes d'ovation debout.

"La France est l'amie de l'Amérique", a déclaré M. Sarkozy en ouvrant son discours devant un hémicycle comble.

"Depuis que les Etats-Unis sont apparus sur la scène du monde, la fidélité qui lie le peuple français et le peuple américain ne s'est jamais démentie", a-t-il ajouté, enterrant la brouille entre les deux pays pour cause de guerre en Irak.

"Avec ses amis, on peut avoir des divergences, on peut avoir des désaccords, on peut avoir des disputes. Mais dans la difficulté, dans l'épreuve, on est avec ses amis, on est à leurs côtés, on les soutient, on les aide", a insisté le président français, dont le discours a été interrompu plus d'une vingtaine de fois par les applaudissements nourris des parlementaires américains.

Nicolas Sarkozy a exalté devant des élus ravis le "rêve américain", qui a permis "de prouver à tous les hommes que la liberté, la justice, les droits de l'homme, la démocratie n'étaient pas une utopie mais au contraire la politique la plus réaliste qui soit et la plus susceptible d'améliorer le sort de chacun".

"Ici, le plus illustre des citoyens comme le plus humble sait que rien n'est dû et que tout se gagne (...) la grandeur de l'Amérique, c'est d'avoir réussi à transformer son rêve en une espérance pour tous les hommes", a dit M. Sarkozy.

Le président français a également salué le sacrifice des GI's venus libérer la France et l'Europe pendant les Première et Seconde Guerres mondiales. "La France n'oubliera jamais le sacrifice de vos enfants", a-t-il assuré.

En passant ensuite en revue les grands problèmes du moment, M. Sarkozy a insisté sur les combats communs menés par la France et les Etats-Unis, notamment sur le front de la lutte contre le terrorisme en Afghanistan ou la menace nucléaire iranienne.

En Afghanistan, il a promis que la France resterait engagée militairement aux côtés des Etats-Unis "aussi longtemps qu'il le faudra". Sur le dossier nucléaire iranien, il a répété avec fermeté que la perspective de voir Téhéran doté de l'arme nucléaire était pour la France "inacceptable".

Il a à nouveau appelé à des sanctions économiques contre l'Iran au cours d'une conférence conjointe avec le président George W. Bush dans la demeure historique du premier président américain George Washington à Mount Vernon, au sud de la capitale fédérale, où les deux responsables ont passé en revue les actuels dossiers internationaux.

Revenant sur l'Afghanistan, M. Sarkozy a indiqué qu'il étudiait la possibilité d'un renforcement des effectifs militaires français qui y sont actuellement déployés. "Nous réfléchissons à la meilleure façon d'aider à l'émergence d'un Afghanistan démocratique", a-t-il expliqué.

Le président français a également jugé la situation au Pakistan "préoccupante", estimant qu'il fallait "des élections le plus rapidement possible". On "ne combat pas les extrémistes avec les méthodes des extrémistes", a-t-il dit, "c'est très important qu'un jour nous ne nous réveillions pas avec un gouvernement qui soit celui des extrémistes (...) Il faut des élections".

Il a en outre souhaité voir un "Irak uni". "Personne n'a intérêt au démantèlement de l'Irak", a-t-il déclaré en réponse à une question des journalistes.

Après sa visite à Mount Vernon, le président français devait regagner Paris dans la soirée.

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AUTONOMIE DES UNIVERSITES Valérie Pécresse : "les blocages" sont d'abord politiques"
NOUVELOBS.COM | 08.11.2007 | 11:45

La ministre de l'Enseignement supérieur a, par ailleurs, répété que "chaque blocage entrave la réussite de centaines d'étudiants". Environ 30 universités sont touchées par le mouvement, 10 d'entres elles sont bloquées.

La ministre de l'Enseignement supérieur, Valérie Pécresse, a estimé jeudi sur LCI que les opérations de blocage d'universités, qui concernaient dix d'entre elles mercredi, étaient "d'abord des blocages politiques".

"Moi ce que je crains aujourd'hui, c'est que les blocages soient d'abord des blocages politiques", a-t-elle dit.

"Si l'université est la vraie raison de ces blocages, il faut m'expliquer pourquoi ces blocages ont lieu l'année où l'Etat consent un investissement inédit" pour les universités, a-t-elle poursuivi, évoquant la loi sur l'autonomie votée cet été et un budget pour l'enseignement supérieur en augmentation de "50%" dans les cinq prochaines années.

"Cette année-là où un gouvernement enfin se décide à prendre à bras le corps la question de l'échec étudiant, cette année-là, il y a un blocage disant: 'on n'a pas assez de moyens'. Il y a un décalage complet entre ces deux événements", a-t-elle estimé.

La ministre a répété que "chaque blocage entrave la réussite de centaines d'étudiants". Interrogée sur le soutien du président de la République à son action, elle a assuré: "il sera derrière moi pour (la) défendre".

Rencontre avec les organisations étudiantes

Lancé il y a une quinzaine de jours, le mouvement étudiant contre la loi Pécresse touchait mercredi une vingtaine d'universités dont 10 étaient bloquées pour tout ou partie.

Jeudi, le collectif étudiant contre l'autonomie des universités (CECAU) a appelé seul à une journée de manifestations un peu partout en France. Mercredi soir, le président de l'Unef a appelé les étudiants à "amplifier le mouvement" et à "décider de la grève dans un maximum d'universités", à l'issue d'une rencontre avec la ministre.

Celle-ci doit rencontrer ce jeudi trois autres organisations: la Fage, l'Uni et la Confédération étudiante.

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PRIX DU GAZOLE : les pêcheurs reprennent le travail
NOUVELOBS.COM | 08.11.2007 | 11:21

Les pêcheurs du Guilvinec, à l'origine du mouvement de protestation, ont eux aussi décidé de retourner en mer. Michel Barnier a promis une "mesure législative avant la fin de l'année", pour palier à la hausse des prix du carburant.

Environ 400 marin-pêcheurs du port de Guilvinec (Finistère), ont décidé, jeudi 8 novembre, lors d'un vote à mains levées à la majorité, de reprendre immédiatement le travail.
Certains chalutiers avaient anticipé cette reprise en chargeant leurs cales de glace et de vivres. Ils étaient ainsi prêts à reprendre la mer dès la fin de la réunion.

Le Guilvinec, premier port français pour la pêche fraîche, a déclenché vendredi dernier le mouvement de grève qui s'est étendu progressivement à d'autres ports de la Manche et de l'Atlantique.

"On a un contrat écrit passé avec le gouvernement. C'est un symbole du renouveau de la pêche française. Il faudra veiller à ce qu'il soit appliqué", a déclaré Philippe Le Moigne, porte-parole du "comité de crise", devant les pêcheurs en grève depuis vendredi.

Suppression des charges portuaires

Les pêcheurs du Guilvinec ont, par ailleurs, obtenu la suppression des charges portuaires, ce qui représente une dépense de 250.000 euros pour le département du Finistère et 250.000 pour la CCI.

Ce vote survient au lendemain d'un appel à la reprise du travail lancé par les représentants des pêcheurs après une réunion au ministère de l'Agriculture et de la Pêche. La profession a obtenu une indemnisation du surcoût du gazole au delà de 0,30 euro le litre, tandis que des mesures législatives durables sont attendues avant la fin de l'année. Les ports du Croisic (Loire-Atlantique), en grève depuis lundi matin, et de La Turballe (Loire-Atlantique), ont suivi l'appel de leurs représentants, mercredi après-midi, lors de vote en assemblées générales.

Ce fut le cas également des pêcheurs de Saint-Gilles-Croix-de-Vie (Vendée). Les marins-pêcheurs des Sables d'Olonne (Vendée), en grève depuis lundi matin, ont quant à eux décidé, lors d'une réunion mercredi après-midi, de se donner le temps de la réflexion et de rester au port avant une assemblée générale prévue jeudi matin.

Accord conforme aux demandes

"On espère que l'on sortira la tête de l'eau. (...) Il y avait tellement de misère sur la côte, on a emmagasiné tellement de malheurs, on se sentait mal-aimés", a-t-il confié Philippe Le Moigne.

"On a obtenu la certitude que le gazole sera sur la ligne des 30 centimes d'euro par litre", a déclaré le président du Comité national des pêches, Pierre-Georges Dachicourt, à l'issue d'une réunion de deux heures à Paris avec le ministre. Celui-ci a promis qu'une "mesure législative" sera prise "avant la fin de l'année" pour l'établissement d'un "mécanisme durable" afin de compenser la hausse du prix du gazole pour les pêcheurs.

Règles européennes

Il a confirmé l'exonération des charges patronales et salariales "pendant le temps nécessaire", jusqu'à l'établissement de ce mécanisme durable.

La principale exigence des marins-pêcheurs était l'établissement d'un "mécanisme durable" pour compenser la hausse du prix du gazole, qui ne soit pas déclaré incompatible avec les règles européennes.
Les grévistes du Guilvinec ont annoncé qu'ils se prononceraient à partir d'un document écrit, après la réunion de travail entre les représentants des pêcheurs et Michel Barnier.

Donges bloqué

Mercredi matin, des pêcheurs des ports de Loire-Atlantique bloquaient les accès à la raffinerie Total de Donges, dans l'estuaire de la Loire.
Venus de La Turballe, Le Croisic, Saint-Nazaire ou encore Pornic, ils ont bloqué les trois accès du site à l'aide de pneus enflammés.
La proposition d'exonérer de charges patronales et salariales la profession n'avait, au départ, pas convaincu car selon les calculs des comptables des pêcheurs, le gain serait de 12 centimes d'euros par litre de gazole pour un fileyeur, peu consommateur de carburant, et de 4 centimes pour un gros chalutier, "et actuellement ce sont les gros consommateurs qui sont étranglés par la hausse du prix du pétrole", a relevé Daniel Le Gall, président du comité des pêches du Croisic.

Mécanisme de compensation

Jusqu'au début de l'année 2007, les pêcheurs français bénéficiaient d'un mécanisme de compensation du prix du gazole appelé fonds de prévention aux aléas de la pêche, mais il a été jugé incompatible avec les règles européennes par Bruxelles. Les marins-pêcheurs réclamaient un mécanisme de compensation à la hausse du prix du gazole "à partir de la TVA qui existe sur le prix du poisson, et surtout sur le poisson d'importation (85% des volumes consommés en France, NDLR) pour ramener le prix du gazole compatible avec un cours correct du poisson", a expliqué le porte-parole.

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Sarkozy cède face à la pression des pêcheurs
De notre envoyé spécial au Guilvinec le-Figaro.fr, CHARLES GAUTIER. Publié le 07 novembre 2007 Actualisé le 07 novembre 2007 : 09h58

«Je ne laisserai pas tomber le monde de la pêche», a assuré, hier au Guilvinec, le président de la République.

ARRIVÉ sur le port breton du Guilvinec sous les huées de plusieurs centaines de marins en colère, Nicolas Sarkozy est reparti plus de deux heures plus tard de la criée du premier port gréviste sous les applaudissements d'une bonne partie de la foule.

À peine descendu de sa Citroën C6 présidentielle, le chef de l'État a poussé les barrières de sécurité pour répondre à ceux qui l'invectivaient.
Prix du gazole, charges, retraites rien ne lui a été épargné pendant ce bain de foule. « Je ne laisserai pas tomber le monde de la pêche, a assuré le président de la République, Je suis ici pour vous témoigner la solidarité de la nation. »

La tension était pourtant palpable, des marins lui reprochant notamment la récente augmentation de ses revenus. « Toi, si tu as quelque chose à dire, tu n'as qu'à venir ici ! », a répondu Nicolas Sarkozy à un marin qui l'insultait.

Une fois, deux fois, dix fois il a écouté doléances, récriminations, supportant les mots les plus verts, invitant même les interlocuteurs les plus belliqueux, à participer à la table ronde prévue avec le comité de crise.

Du jamais-vu. L'escale sur la route de Washington ne s'est pas résumée à une solide confrontation verbale sur un quai ensoleillé. En effet, le président n'est pas arrivé en Bretagne les mains vides.

Il a annoncé l'exonération totale des charges patronales et salariales, le temps que Michel Barnier, ministre de l'Agriculture et de la Pêche, mette en place dans les trois mois un mécanisme durable - très attendu par la profession - qui intègre le coût du gazole dans le prix du poisson vendu à l'étal. La seule exonération des charges patronales et salariales représenterait 21 millions d'euros par trimestre.

Nicolas Sarkozy a aussi évoqué la mise en oeuvre d'un plan de sauvegarde destiné à moderniser les bateaux qui ont une moyenne d'âge en France de 24 ans, à les rendre plus économes et plus sûrs plutôt que de financer leur destruction.

Les jeunes sont déterminés

Président du comité de crise, Philippe Lemoigne n'en croyait pas ses oreilles : « Nous n'en espérions pas tant, souligne le patron de pêche, Sarkozy a repris mot pour mot nos revendications, comme si il avait fait partie des grévistes. »

La première visite d'un président de la République lors d'un conflit de marins pêcheurs restera un événement pour la corporation. « J'étais estomaqué, s'exclame Michel Crochet patron du Bastenague d'Oléron. Le président a eu un vrai courage, presque physique, de venir ainsi à la rencontre des grévistes. »
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La mobilisation étudiante s'étend, Pécresse fait un geste
Par Par Karine PERRET AFP - Jeudi 8 novembre, 19h35PARIS (AFP) -

La mobilisation étudiante contre la loi Pécresse s'est encore étendue jeudi, avec de nouveaux blocages dans les universités et des manifestations, un mouvement que le gouvernement a tenté d'apaiser en annonçant une majoration des crédits dédiée au logement étudiant. .....

Peut-être soucieuse de désamorcer la crise qui a pris une ampleur inattendue depuis le début de la semaine, la ministre de l'Enseignement supérieur, Valérie Pécresse, auteur de la loi sur l'autonomie votée cet été a consenti devant l'Assemblée nationale à déplacer 11 millions d'euros de son budget 2008, de la rénovation de Jussieu à celle des logements étudiants.

Evoquant "une concession claire à la mobilisation", le président de l'Unef et leader du mouvement contre le CPE, Bruno Julliard, a déclaré à l'AFP que cette rallonge budgétaire était "de bonne augure", quoique "insuffisante".

"La première leçon que je tire, c'est que les étudiants ont raison de se mobiliser. Ils doivent poursuivre et amplifier la mobilisation pour obtenir d'autres concessions", a-t-il ajouté faisant état de la participation de "10.000 étudiants" dans les assemblées générales (AG) jeudi (environ 1,4 million d'étudiants sont inscrits à l'université, ndlr).
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jeudi 8 novembre 2007, 18h38 Les aides aux pêcheurs français dans le collimateur de Bruxelles

BRUXELLES (Reuters) - Les aides annoncées par le gouvernement français en faveur des marins-pêcheurs pour atténuer l'envolée du prix du gazole sont incompatibles avec les règles de l'UE, a déclaré jeudi la Commission européenne.

Selon les engagements écrits obtenus par les représentants des marins-pêcheurs, un système d'amortissement de l'impact de la hausse des prix du carburant sera mis en place avant la fin de l'année afin de compenser le surcoût au-delà de 30 centimes d'euros le litre en moyenne annuelle, contre 52 aujourd'hui.

Le commissaire européen à la Pêche et aux Affaires maritimes, Joe Borg, s'était montré sceptique, estimant qu'il aurait été préférable d'aider financièrement les pêcheurs à se restructurer pour s'adapter au nouveau contexte économique.

Sa porte-parole, Mireille Thom, s'est montrée plus précise.

"D'après les premiers éléments, ce serait une aide au fonctionnement", a-t-elle déclaré lors d'une point de presse.

"Un compensation qui irait à toutes les entreprises et qui représenterait une aide au fonctionnement ne serait pas compatible avec les règles sur les aides d'Etat", a-t-elle dit.

Le secrétaire d'Etat français aux Affaires européennes, Jean-Pierre Jouyet, a expliqué jeudi à Bruxelles que des discussions allaient avoir lieu entre les autorités françaises et la Commission européenne pour trouver un terrain d'entente.

Mireille Thom a ajouté que le premier mécanisme annoncé mardi par Nicolas Sarkozy, qui aurait permis de répercuter la hausse du prix du gazole sur les prix du poisson, aurait en revanche été compatible avec les règles de concurrence.

Toute aide d'Etat doit être notifiée à la Commission, qui peut les autoriser ou les interdire. Si les aides sont versées malgré le veto européen ou sans l'en informer, elles doivent ensuite être remboursées par les bénéficiaires.

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Sarkozy sur la tombe du général de Gaulle à Colombey-les-deux-Eglises
AFP - Vendredi 9 novembre, 13h16COLOMBEY-LES-DEUX-ÉGLISES (Haute-Marne), 9 nov 2007 (AFP) -

Nicolas Sarkozy s'est recueilli vendredi sur la tombe du général de Gaulle à Colombey-les-deux-Eglises (Haute-Marne), à l'occasion de l'anniversaire de sa mort, le 9 novembre 1970, a constaté une journaliste de l'AFP.

M. Sarkozy, accompagné d'Yves Guéna, président de la fondation De Gaulle, et de Jean de Gaulle, fils de l'amiral Philippe de Gaulle qui n'a pu effectuer le déplacement, a été accueilli par une petite foule dans le village où s'était retiré le chef de la France libre après son départ de l'Elysée.

Plusieurs élus du département de la Haute-Marne, dont François Cornut-Gentille (UMP), député de la circonscription où se trouve Colombey, étaient présents.

Après s'être recueilli sur la tombe du fondateur de la Vè République, M. Sarkozy est allé déposer une gerbe au pied de la grande croix de Lorraine qui domine le village.

"Je voulais être là pour marquer que nous voulions tous nous inscrire dans l'exemple qu'il nous a donné", a déclaré M. Sarkozy.

"Je suis venu tant de fois depuis 1974. J'étais si heureux parce que le général de Gaulle a inscrit son nom dans l'histoire de France", a-t-il ajouté.

Il a indiqué qu'il inviterait la chancelière allemande Angela Merkel à participer en novembre 2008 à l'inauguration du "mémorial Charles de Gaulle" actuellement en construction à Colombey.

Le chancelier allemand Konrad Adenauer avait été le seul chef d'Etat étranger invité par le général de Gaulle à Colombey, où il s'était rendu à deux reprises.

M. Sarkozy était venu pour la dernière fois à Colombey le 16 avril, quelques jours avant le premier tour de l'élection présidentielle.

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ESCROQUERIE. Le conseiller spécial de Fadela Amara condamné
Geoffroy Tomasovitch. Le Parisien, mercredi 14 novembre 2007, p. 15

Mohammed Abdi, le compagnon de route historique de la secrétaire d'Etat à la Politique de la ville, vient d'être condamné pour escroquerie à la formation professionnelle.
Il a écopé de dix-huit mois de prison, dont douze avec sursis.

C'EST l'épilogue d'un long processus judiciaire et il s'avère défavorable à Mohammed Abdi.
Ce conseiller spécial de Fadela Amara, la secrétaire d'Etat à la Politique de la ville, avait été reconnu coupable, en mai 2006, d'une escroquerie à la formation professionnelle commise de fin 1994 à juin 1997.
Selon nos informations, la Cour de cassation a rejeté l'ultime recours de Mohammed Abdi.

L'arrêt a été notifié la semaine dernière.
Conséquence : le compagnon de route historique de Fadela Amara se voit définitivement condamné à dix-huit mois de prison, dont douze avec sursis.
Reste à savoir comment il exécutera cette peine.
Il fait également l'objet d'une mise à l'épreuve pendant une durée de trois ans, avec obligation de rembourser le préjudice avec le coauteur des faits, Jean Bousige.

« Que voulez-vous ? C'est la vie. Mais j'ai la conscience hyper-tranquille. Je suis honnête, je n'ai jamais pris un sou dans cette histoire », réagit dans un soupir Mohammed Abdi, 48 ans.
Le conseiller spécial de Fadela Amara, par ailleurs secrétaire général du mouvement Ni putes ni soumises (NPNS), ajoute d'un ton insistant : « Je préfère subir les injustices que de les commettre. »

« Je me suis battu comme un chien pour que la société survive »

Cette affaire prend sa source à l'époque où Mohammed Abdi vivait en Auvergne.
En 1992, ce militant socialiste très impliqué dans le mouvement associatif est embauché à temps partiel par FBL-Services, société de gardiennage exerçant essentiellement dans la région de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme).
Directeur des ressource humaines, il s'occupe des contrats de travail.
Par souci de rentabilité, FBL-Services, en mauvaise situation financière, a recours à des contrats de qualification.
Dans ce domaine, la loi oblige l'employeur à fournir au jeune embauché une formation assurée soit à l'extérieur, soit au sein de l'entreprise à condition d'être agréée.
En contrepartie, l'employeur est exonéré de certaines charges patronales et peut obtenir le remboursement des frais de formation engagés auprès de divers organismes.
Pour former ces jeunes, FBL passe par la société Distri Conseil, puis Access Centre Auvergne, fondée en mars 1997 par Abdi.
Deux coquilles vides. Ces deux entreprises n'ont pas assuré pleinement les prestations en faveur des jeunes en contrat de qualification.

Le mécanisme de la fraude reprochée est simple.
FBL a produit de fausses attestations de formation et de fausses feuilles de présence pour se faire payer les frais de formation.
Au début de l'enquête, le PDG de FBL, Jean Bousige, a admis que la formation dispensée par Distri Conseil pouvait être qualifiée de « bidon » ou de « virtuelle ».

« Je me suis battu comme un chien pour que FBL survive. De nombreux jeunes qu'on a recrutés ont trouvé un travail permanent », déclare aujourd'hui Mohammed Abdi qui se dit la cible d'un « règlement de comptes clermontois ».

Au terme de trois procès, la cour d'appel de Lyon l'a pourtant reconnu, lui comme le PDG, coupable d'escroquerie. Selon cet arrêt, les déclarations de salariés de FBL et de jeunes permettent de « caractériser son implication de tous les instants dans ce mécanisme d'escroquerie, en parfaite connaissance de cause et sans état d'âme ».

La cour souligne « l'intérêt financier qu'Abdi a pu retirer de son emploi même partiel à FBL où il touchait 5 000 F (750 €) par mois plus des primes mensuelles de 2 500 à 3 000 F (375 € à 450 €) ».
Enfin, les magistrats notent qu'il était « particulièrement aisé d'abuser de jeunes en situation de difficultés ».

Mohammed Abdi et Jean Bousige doivent rembourser 75 000 € à l'organisme floué. « Au-delà de ce préjudice, c'est toute la collectivité des salariés et de l'entreprise qui subit ce genre de pratiques », déplore M e Bruno de Prémare, avocat de l'OPCIB, qui a remboursé les frais de formation indûment réclamés.
Fadela Amara n'a pas souhaité réagir à la condamnation de son proche collaborateur.

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Nicolas Sarkozy défend une Europe protégée et identitaire
Le Point.fr, 13/11/2007-18h34 - Catherine Piettre - Rubrique coordonnée par Valérie Peiffer -

En avant-goût de la prochaine présidence française de l'Union européenne en juillet, Nicolas Sarkozy a défendu devant le Parlement de Strasbourg son concept d' identité européenne, en demandant une politique d'immigration et une politique économique communes.

C'était Nicolas Sarkozy fidèle à lui-même, le verbe tonique et la jambe agitée. Dans un discours ponctué d'applaudissements et de huées, le président français a redéfini les grands principes de sa politique européenne.

Premier objectif, devant les parlementaires de 27 pays pas forcément acquis à sa cause : se faire l'avocat de la France, qui doit prendre, pour six mois, la présidence de l'Union européenne en juillet 2008.
" Le non français à la Constitution européenne n'était pas l'expression d'un refus de l'Europe, mais l'expression d'une plus grande exigence à son égard ", a-t-il affirmé, évoquant, en des termes quasi jaurésiens, une " angoisse (...) et une déception partagées par des millions d'hommes et de femmes qui s'étaient mis à désespérer de l'Europe " .

Utilisant abondamment le mot peuple , il l'a opposé à une machine européenne, " une machine à édicter des normes, des règlements, des directives, une machine à fabriquer des contraintes ".
Le président de la République a néanmoins fait attention à ne pas citer la Banque centrale européenne ou à ne pas remettre directement en cause l'euro fort, comme il l'avait déjà fait auparavant.

Nicolas Sarkozy, qui a proposé un " comité des sages " pour réfléchir à l'avenir du continent, a également insisté sur la notion d' identité , nationale ou européenne, plongée, selon lui, dans " une crise liée à la globalisation et à la marchandisation du monde ".

Il réclame une " préférence communautaire ", dans une logique protectionniste dont il se défend, préférant parler de " protection ".

Autre sujet qui lui tient à coeur : l'immigration, pour laquelle il souhaite une politique commune. " On ne peut pas appartenir à l'espace Schengen et régulariser ses sans-papiers sans demander l'avis des autres. "
La phrase vaut autant pour le public français que pour les voisins européens. A Strasbourg, il a d'ailleurs répété, devant des parlementaires, son opposition à l'entrée de la Turquie en Europe.

Se démarquant de Chirac, le Président a fait un appel du pied à la Grande-Bretagne pour qu'elle signe le Traité européen simplifié récemment adopté à Lisbonne - " la France a besoin de l'Angleterre " - et aux pays de l'Est, " qui avaient parfois le sentiment qu'on ne les écoutait pas assez ".

Enfin, Nicolas Sarkozy a plaidé sa cause sur le front intérieur. " J'ai engagé une politique de réformes qui n'a pas de précédent depuis 1958. Ces réformes, je les mènerai jusqu'au bout. Rien ne me détournera de mon objectif. "
Pas sûr que son message "européen" fasse fléchir les grévistes hexagonaux.

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TRANSPORTS ET FONCTIONNAIRES Nicolas Sarkozy : "On ne cèdera pas et on ne reculera pas" NOUVELOBS.COM | 20.11.2007 | 17:51

Reprenant la célèbre phrase de Maurice Thorez en 1936, le président affirme: "Il faut savoir terminer une grève". "Une petite minorité ne saurait imposer sa loi à la majorité", ajoute-t-il, au septième jour du mouvement dans les transports.

Au septième jour de la grève dans les transports contre la réforme des régimes spéciaux de retraite, mardi 20 novembre, Nicolas Sarkozy a rompu son inhabituel silence pour déclarer qu'"on ne cèdera pas et on ne reculera pas" face aux grévistes.

Le président de la République s'est engagé à mener les "réformes" dont la France "a besoin". "La France a besoin de réformes pour relever les défis que le monde lui impose", a lancé Nicolas Sarkozy. "On ne cèdera pas et on ne reculera pas", a-t-il insisté.

"Une petite minorité ne saurait imposer sa loi à la majorité", a-t-il déclaré. Le chef de l'Etat s'est exprimé dans un discours, en ouverture du discours d'ouverture du congrès de l'Association des maires de France (AMF). "Il faut savoir terminer une grève", a-t-il lancé, reprenant la phrase prononcée par le communiste Maurice Thorez en 1936.

Silence

Dans la presse, comme à la radio ou à la télévision, le silence de Nicolas Sarkozy étonnait. Lundi, le PS a jugé "un peu surprenant", le silence du président de la République, depuis le début de la grève contre la réforme des régimes spéciaux à la SNCF et à la RATP.

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la-Croix.com, 21.11.2007, 11.34 Poursuite de la grève à la SNCF et RATP, actes de "sabotage" et négociations

L'ouverture de négociations à la SNCF et la RATP, mais aussi l'annonce d'actes de "sabotage" sur des lignes de TGV, marquent mercredi matin la grève contre la réforme des régimes spéciaux, qui perturbe toujours le trafic au huitième jour de conflit

A la SNCF, la direction a annoncé mercredi 21 novembre que "plusieurs exactions (avaient) eu lieu au même moment": incendies volontaires sur les TGV Est et Atlantique et fermeture volontaire de commutateurs de signalisation sur les TGV Nord et Sud-Est. Elle a dénoncé une "action coordonnée de sabotage".

Le secrétaire d'Etat aux transports, Dominique Bussereau, a fustigé des "exactions graves et condamnables" mais n'a pas souhaité "utiliser le terme de sabotage qu'on emploie qu'en période belliqueuse".

Le leader de la CGT-cheminots, Didier Le Reste, a également condamné des "actes inqualifiables commis par des lâches". Christian Mahieux (Sud Rail) a assuré que ces actions n'étaient pas le fait de grévistes.

Ouverture d'une enquête

La ministre de l'intérieur, Michèle Alliot-Marie, a annoncé dans un communiqué avoir demandé à la police et la gendarmerie que "tout soit mis en oeuvre" pour "identifier les responsables" de ces "exactions".

La direction a précisé qu'elles avaient entraîné des "retards très importants, de l'ordre d'une à trois heures", mais l'entreprise pensait pouvoir assurer la circulation de 400 TGV sur 700, 88 Corail sur 300, des fréquences de Transiliens "meilleures" en Ile-de-France, 50% des TER, un trafic Eurostar et Thalys normal ou quasi-normal.

La grève est entrée mercredi dans sa deuxième semaine, au lendemain d'une journée de mobilisation massive des fonctionnaires pour leur pouvoir d'achat, qui a vu la participation de cheminots.

La RATP assurait que son trafic avait "démarré pratiquement partout" dans la matinée, mais les perturbations demeuraient.

Le RER B ne fonctionnait pas et le A, à peine. Un métro sur quatre maximum circulait sur la plupart des lignes. Certaines mieux desservies (1, 4 et 11), avec deux rames sur trois, étaient prises d'assaut, accueillant dans la bousculade des milliers de voyageurs utilisant d'habitude d'autres trajets.

La RATP a dans le même temps démenti des rumeurs de sabotage sur la ligne 14.

La circulation routière était chargée en région parisienne avec 258 km de bouchons vers 9h, contre une centaine en temps normal, selon l'information routière. Première réunion de négociations à la RATP

Du côté des négociations, après le coup d'envoi vendredi de discussions tripartites (Etat-syndicats-directions) à EDF et GDF, une première réunion à trois s'est ouverte dans la matinée à la RATP, et la SNCF doit l'imiter dans l'après-midi.

La quasi-totalité des syndicats des deux entreprises, grévistes ou non, devaient y participer et insister sur le maintien du pouvoir d'achat des retraités.

Le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, s'est engagé mardi à "consulter" les salariés concernés, notamment à la SNCF et à la RATP, à l'issue de négociations qui vont durer "au moins un mois".

Bernard Thibault avait suggéré cette idée de négociations tripartites dans les entreprises à la veille du conflit, proposant une ouverture au gouvernement en acceptant que la CGT y participe.

Mardi, il a implicitement mis en garde les salariés grévistes contre l'enlisement dans un mouvement minoritaire, long et politisé.

La présidente du Medef Laurence Parisot a décrit mercredi cette grève comme un "séisme" aux conséquences "extraordinairement dommageables" et au coût économique "probablement gigantesque".

Le président Nicolas Sarkozy avait déclaré mardi qu'il fallait "savoir terminer une grève", réaffirmant sa volonté de réformer les régimes spéciaux.

La réforme du gouvernement prévoit l'allongement de la durée de cotisation des salariés concernés de 37,5 à 40 années, l'instauration d'un système de décote et l'indexation des pensions sur les prix au lieu des salaires.

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Plusieurs milliers d'étudiants et lycéens manifestent à Paris NOUVELOBS.COM | 22.11.2007 | 17:30

Ils sont entre 2.600 et 7.000 à se diriger vers le ministère de l'Enseignement supérieur. A Bordeaux, ils étaient entre 1.800 et 2.500 lycéens et étudiants, à Lyon, entre 700 à 1.500 et à Lille, entre 2.500 et 4.500.

Des étudiants mobilisés contre la loi sur l'autonomie des universités

Quelques milliers d'étudiants et lycéens, 2.600 selon la police, 7.000 selon les organisateurs, manifestaient jeudi à Paris, pour protester contre la loi Pécresse sur l'autonomie des universités, à l'appel de la coordination nationale étudiante.

Derrière une banderole réclamant "des diplômes nationaux" et "le retrait de la loi LRU" (sur l'autonomie des universités), les manifestants se sont ébranlés vers 15h30, en direction de Port-Royal, puis de la montagne Sainte-Geneviève, près du ministère de l'Enseignement supérieur de Valérie Pécresse.

Venus de lycées et d'universités de la région parisienne, ils scandaient : "Pas de financements privés, retrait de la loi Pécresse, ou alors ça va péter !".

A Bordeaux

Entre 1.800 lycéens et étudiants, selon la police, et 2.500 selon les organisateurs étaient réunis à Bordeaux.
"Loi Pécresse: étudiants en détresse", "Contre l'école des riches et des patrons, refusons la sélection" proclamaient notamment des banderoles en tête de cortège. Des élèves de lycées, généraux ou professionnels, ont participé en bon nombre au rassemblement, pour être "solidaires avec les facs en galère".

A Lyon

A Lyon, entre 700 étudiants et lycéens, selon la police, et 1.500, selon les organisateurs, ont manifesté jeudi en fin de matinée. "On manifeste pour l'abrogation de la loi Pécresse mais c'est aussi une riposte globale contre les projets sociaux du gouvernement sur les retraites, la santé, le contrat de travail unique", expliquait, dans le cortège, Samy Dichy, étudiant à Lyon II, représentant de la Fédération syndicale étudiante (FSE).

"On va virer Pécresse"

A Lille, environ 2.500 étudiants et lycéens selon la police, 3.500 à 4.500 selon les organisateurs, ont défilé alors qu'une vingtaine de lycées, selon les rectorats, ont été bloqués ou perturbés dans le nord de la France.

Le cortège lillois, rassemblant lycéens et étudiants, a été bloqué par la police à proximité du rectorat, où une délégation de deux lycéens et quatre étudiants a été reçue. "Nous sommes la jeunesse, on va virer Pécresse", ont notamment scandé les manifestants, dont certains portaient des pancartes "Etudiants-Lycéens. Solidarité. No pasaran" ou "On veut pas être des Fac Food".

Onze lycées ont été bloqués, trois ont fait l'objet d'une tentative de blocage et un appel à la grève a été lancé dans sept autres établissements de l'académie de Lille au cours de la matinée, selon le rectorat.

L'université Lille II, la faculté de lettres et de sciences humaines d'Arras et le pôle droit et lettres de Reims étaient bloqués, tandis que Lille I était uniquement bloquée pour la manifestation. L'université Jules-Verne de Picardie était partiellement touchée.

A Lille III, une assemblée générale était réunie jeudi pour décider de la suite à donner au mouvement.

Blocage

Dans l'académie d'Amiens, "il y a eu un peu d'agitation dans trois lycées, mais pas de blocage", selon le rectorat. Dans la Somme, une centaine de lycéens ont manifesté jeudi matin à Friville-Escarbotin et à Montdidier, selon la police.

Dans l'académie de Reims, des lycéens ont manifesté à Vitry-le-François (Marne), Chaumont (Haute-Marne) et Romilly-sur-Seine (Aube), selon le rectorat.

Plusieurs universités du Nord-Pas-de-Calais, de Picardie et de Champagne-Ardenne étaient toujours touchées jeudi par des mouvements de blocage.

Jets d'oeufs

Des manifestations d'ampleur inégale ont rassemblé jeudi plusieurs milliers d'étudiants et de lycéens dans les principales villes de l'Ouest, notamment à Rennes, Caen et Rouen, a-t-on appris auprès des organisateurs et de la police.

A Caen, plusieurs voies du périphérique nord ont été bloquées pendant plus d'une heure par 2.600 étudiants et lycéens protestant contre la loi Pécresse, selon la police.

A Rennes, la manifestation a rassemblé 900 jeunes -dont 200 lycéens- selon la police, 1.000 selon les étudiants. En fin de manifestation, une poignée de jeunes est brièvement entrée dans le hall du quotidien Ouest-France, criant "Ouest-France collabo" et jetant des classeurs à terre. Certains cameramen ont également été pris à partie, visés par des jets d'oeufs à plusieurs reprises.

Des manifestations ont également rassemblé entre 1.000 (police) et 1.200 (organisateurs) étudiants et lycéens à Rouen, 800 à Lannion (Côtes-d'Armor) selon la police, 600 à Nantes (police), 250 au Mans ou 150 à Brest.

Dans la région Centre, une manifestation a rassemblé 300 étudiants et lycéens à Tours, où le blocage de la faculté des Tanneurs a été reconduit jusqu'à mercredi prochain. A Orléans, où ont manifesté 150 personnes, la faculté de lettres, langues et sciences humaines restera bloquée jusqu'à lundi.

A Poitiers, plusieurs centaines de lycéens ont défilé jeudi. Le blocus entamé lundi dans les 2 UFR de sciences humaines/arts et lettres/langues a été reconduit mercredi jusqu'à lundi.

A Perpignan

Plusieurs centaines d'étudiants et lycéens (250 selon la police, 600 selon les organisateurs) ont défilé dans l'après-midi pendant une heure et demi dans le centre de Perpignan.

Les étudiants, venus en cortège depuis l'université, dont le blocage a été reconduit pour une semaine à la suite d'un vote mercredi, ont retrouvé dans le centre des lycéens venus des trois principaux établissements de la ville.

Jeudi matin, le lycée Arago, emblématique lycée du centre-ville, a été bloqué par un amoncellement de tables, de chaises et d'arbres. Une centaine d'élèves avaient défilé dès le matin "pour montrer la spécificité de leur opposition à la loi" Pécresse.

En soirée un groupe d'étudiants se proposait d'organiser un "cours happening" dans l'enceinte d'un hypermarché du sud de la ville, le professeur et les élèves se plaçant dans des caddies, pour montrer que "la culture n'est pas une marchandise".

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François Fillon à Villiers-le-Bel après une nouvelle nuit d'affrontements
AFP - 27 novembre 2007 12.30 VILLIERS-LE-BEL (AFP) -

Le Premier ministre François Fillon s'est rendu mardi à Villiers-le-Bel (Val-d'Oise), théâtre d'une deuxième nuit d'affrontements faisant plusieurs dizaines de blessés parmi les forces de l'ordre.

Le président de la République Nicolas Sarkozy réunira mercredi matin le Premier ministre François Fillon, Michèle Alliot-Marie (Intérieur), Rachida Dati (Justice) et Fadela Amara (Ville), après les violences dans le Val-d'Oise, a annoncé mardi le porte-parole de l'Elysée David Martinon.

Le président de la République recevra également mercredi à 9H00 à l'Elysée les familles des deux adolescents décédés dimanche , a annoncé mardi Fadela Amara, secrétaire d'Etat chargée de la politique de la Ville. Mme Amara a fait cette annonce à Villiers-le-Bel, en quittant le domicile de la famille d'un des deux adolescents décédés.

La secrétaire d'Etat a expliqué avoir reçu durant cette visite un appel du cabinet du chef de l'Etat afin qu'elle assure aux familles que Nicolas Sarkozy était "solidaire de leur chagrin et de leur émotion" et les invitait à venir mercredi "à 9H00 à l'Elysée". Fadela Amara a assuré que les familles avaient "accepté l'invitation" et qu'elles étaient "heureuses d'être reçues".

Arrivé vers 11h15 à la mairie de la commune, François Fillon a dénoncé mardi comme des "criminels" ceux qui tirent sur les policiers, soulignant, au cours d'un déplacement à Villiers-le-Bel (Val-d'Oise), que "rien ne justifie la violence". "Pendant que la justice travaille, rien ne justifie les violences qui ont eu cours hier soir. Elles sont inacceptables, elles sont intolérables (...) ceux qui tirent sur les policiers sont des criminels. Ils seront poursuivis comme tels", a déclaré le Premier ministre à la sortie de la mairie de la ville.

M. Fillon, accompagné de la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie, venait de rencontrer le préfet du Val-d'Oise, le maire PS Didier Vaillant et son conseil municipal. Il a annoncé un renforcement des dispositifs de sécurité et rendu hommage aux policiers et aux pompiers. La ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie a reçu des "recommandations" du président Nicolas Sarkozy.

La préfecture du Val-d'Oise a parlé sans autre précision de "nombreux" policiers blessés, dont trois grièvement après une deuxième nuit de violences consécutive à la mort de deux adolescents dans un accident avec une voiture de police. Quatre-vingt deux policiers ont été blessés dont quatre grièvement, au plomb de chasse, à Villiers-le-Bel (Val-d'Oise) dans les affrontements qui ont opposé jeunes et forces de l'ordre dans la nuit de lundi à mardi, a-t-on appris mardi de source policière. .Plusieurs bâtiments, dont une bibliothèque, ont été incendiés.

M. Fillon avait téléphoné lundi aux parents des deux adolescents morts dimanche dans une collision avec une voiture de police, l'élément qui a déclenché les violences. Il leur avait présenté ses condoléances et les avait assurés que tout serait fait pour rechercher la vérité. Le chef du gouvernement avait également appelé le commissaire de police grièvement blessé dimanche soir, ainsi que le maire socialiste de Villiers-le-Bel, Didier Vaillant.

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Chine: Sarkozy évoque les droits de l'Homme avec Hu Jintao
yahoo.fr, actualités, dim 25 nov, 17h42

PEKIN (AP) - Lors d'un dîner avec son homologue chinois Hu Jintao, Nicolas Sarkozy a abordé dimanche la question des droits de l'Homme, notamment l'application de la peine de mort et la liberté de la presse dans le pays, a rapporté l'Elysée.

Arrivé dimanche en Chine pour sa première visite d'Etat, le président français n'était accompagné ni du ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner ni de la secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères Rama Yade. La venue de cette dernière avait été un temps envisagée.

Au cours de sa rencontre avec le président Hu Jintao, au pouvoir depuis 2003, Nicolas Sarkozy a notamment évoqué l'application en Chine de la peine de mort en se montrant "précis". "Je ne vous demande pas de l'abolir complètement, mais d'accentuer le mouvement qui s'esquisse tout doucement", lui a-t-il dit selon l'Elysée, concédant au passage que la France n'a "pas de leçon à donner" après avoir attendu 1981 et François Mitterrand pour abolir la peine capitale.

Hu Jintao lui aurait répondu de même source qu'il "souhaite faire évoluer les choses" en continuant "à alléger le nombre de cas où la peine de mort est appliquée". Selon un rapport d'Amnesty International publié en août, le nombre de condamnations à mort en Chine aurait "légèrement chuté", mais il n'existe toujours pas de statistiques officielles. La peine de mort est appliquée en Chine pour 68 crimes et délits, dont certaines infractions économiques et à la législation sur les stupéfiants.

Par ailleurs, le chef de l'Etat français a demandé à son homologue la "liberté pour les journalistes" qui travaillent en Chine. Et ce, au-delà des Jeux olympiques de Pékin de 2008, pour lesquels la Chine s'était engagée en 2001 à garantir une liberté totale aux médias. Selon l'Elysée, Nicolas Sarkozy n'aurait pas obtenu d'engagement "précis" sur ce point.

Selon Amnesty International, la répression des journalistes chinois "n'a pas cessé" à l'approche des JO, même si les journalistes étrangers en Chine bénéficient d'une "liberté d'information accrue".
Nicolas Sarkozy a également évoqué avec Hu Jintao la ratification du pacte sur les droits civils et politiques, mais n'a pas obtenu de réponse plus "satisfaisante" sur le sujet.

Enfin, les deux hommes se sont entretenus du Tibet, sujet sensible en Chine, où la visite du Dalaï Lama à Angela Merkel à Berlin le 23 septembre a été très mal perçue. A cet égard, M. Sarkozy s'est inscrit dans la "continuité" de la position française en soulignant selon l'Elysée que pour la France "le Tibet fait partie de la Chine". "Mais nous encourageons le dialogue" pour que le peuple tibétain puisse bénéficier de "davantage de liberté culturelle, religieuse" pour que "son identité soit préservée", ajoutait-on de même source. Quant à recevoir le Dalaï Lama, "on y reviendra le moment venu", a éludé l'Elysée, alors que le chef spirituel tibétain est considéré comme un séparatiste par Pékin. AP

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Alger attend Sarkozy de pied ferme

Reuters. Diplomatie. Avant la visite d’Etat, un ministre l’accuse d’être soumis au «lobby juif».
CHRISTOPHE AYAD, Libération, QUOTIDIEN : jeudi 29 novembre 2007, p. 9

Les dirigeants passent, la querelle reste.
La sortie antisémite du ministre algérien des Moudjahidine (Anciens Combattants), Mohamed Chérif Abbas, visant Nicolas Sarkozy, Bernard Kouchner, et le «lobby juif» en France, intervient à moins d’une semaine de la première visite d’Etat du président français à Alger.
Le ton est donné : ce n’est pas parce que Nicolas Sarkozy est un homme «neuf», désireux de «regarder vers l’avenir» plutôt que le passé, que les malentendus et reproches accumulés ces dernières années vont s’évanouir.

Ces déclarations viennent s’ajouter à une campagne contre le retour en Algérie d’Enrico Macias, qui devait faire partie de la délégation française accompagnant Nicolas Sarkozy, dont il a été un soutien pendant la campagne présidentielle.
Comme en 2000, le chanteur, né à Constantine, a fini par renoncer à ce voyage, qualifié de «provocation» par le même ministre algérien, qui l’a traité de «sioniste».

Revirement.
Même si ces propos trouvent un certain écho dans les opinions arabes – où le net réchauffement avec l’administration Bush, les déclarations agressives de Kouchner envers l’Iran et la sympathie affichée du président français envers Israël sont interprétés comme un revirement majeur –, il faut inscrire les provocations de Mohamed Chérif Abbas avant tout dans l’épineux contexte franco-algérien.

Dans l’entretien au quotidien arabophone Al-Khabar, le ministre ne manque pas de préciser sa pensée : «Il n’y aura pas de normalisation des relations avec la France sous Sarkozy.»
Malgré une popularité personnelle qu’il a pu vérifier à Alger, début 2003, Jacques Chirac a été en butte, lors des deux dernières années de présidence, aux sautes d’humeur de son homologue Abdelaziz Bouteflika. Qui n’a cessé de faire miroiter la possibilité d’un traité d’amitié pour régulièrement doucher les espoirs de Chirac.

Il n’est pas innocent que les propos antisémites et anti-Sarkozy aient été tenus par Mohamed Chérif Abbas. C’est ce dernier qui avait lu, le 6 mai 2005 à Sétif, au nom du président Bouteflika, un discours au lance-flammes sur les massacres commis en mai 1945, comparant notamment la France coloniale au nazisme et réclamant «un geste probant» qui «effacerait cette tache noire».
La loi du 23 février 2005, dont un article, proposé en catimini par des députés UMP, faisait l’éloge du «rôle positif de la colonisation», venait d’être adoptée par le Parlement français. Il a fallu un an pour l’annuler. Mais Chirac n’a jamais obtenu son traité d’amitié.

Pendant sa campagne, Nicolas Sarkozy a répété qu’il ne serait pas le président de la «repentance». Alger n’a donc rien à attendre de ce côté-là. Mais le président français, qui tient à de bonnes relations avec l’Algérie pour des raisons énergétiques et commerciales, a fait un geste apprécié, dès juillet, en entamant sa mini-tournée au Maghreb par Alger. Le geste avait tant agacé le Maroc, habituellement choyé par Chirac, que le roi Mohammed VI avait annulé son entrevue avec Sarkozy.

Rivalité.
Depuis, Paris a rattrapé sa bourde avec Rabat, lui réservant la première visite d’Etat de Sarkozy à l’étranger, le mois dernier. Le président français en a profité pour annoncer son projet d’Union méditerranéenne et, surtout, lancer un partenariat dans le nucléaire civil. Un contrat d’armement de surveillance des frontières a été signé, en même temps que Paris réaffirmait son soutien au Maroc sur le dossier du Sahara occidental.

Autant de gestes qui ont agacé à leur tour Alger, où la rivalité avec Rabat est une constante de la politique extérieure. Les provocations de Mohamed Chérif Abbas, si elles ne reflètent pas l’opinion algérienne, montrent la volonté d’une partie de ses dirigeants d’établir un rapport de force.
En France, le Quai d’Orsay s’est sobrement dit «étonné». «Tant que la France ne reconnaîtra pas les crimes commis en Algérie, nous ne pouvons envisager ni réconciliation ni normalisation totale avec elle. Nos rapports avec la France se limiteraient au niveau commercial et il serait impossible de parler d’un traité d’amitié et de paix», prévient Mohamed Chérif Abbas. «Tant mieux, on n’en demande pas plus», répondait hier un diplomate français avec humeur.

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Algérie: un ministre déclenche une polémique en parlant de Sarkozy et "du lobby juif"
Yahoo.fr, actualités, AFP - Mercredi 28 novembre, 20h09ALGER (AFP) -

A quelques jours de la visite du président français à Alger, le ministre algérien des Moudjahidine, Mohammed-Chérif Abbas, a provoqué une vive polémique en évoquant le soutien d'un "lobby juif" et les origines de Nicolas Sarkozy, avant de nuancer ses propos.

La France s'est étonnée des déclarations du ministre algérien des Anciens combattants alors que M. Sarkozy est attendu le 3 décembre à Alger pour sa première visite d'Etat en Algérie et la deuxième dans ce pays depuis son élection en mai.

"Nous nous étonnons de ces propos, parus dans la presse, qui ne correspondent pas au climat de confiance et de coopération dans lequel nous préparons la visite d'Etat du président de la république" à Alger, a déclaré la porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Pascale Andréani, soulignant que les relations entre les deux pays "n'ont jamais été aussi denses".

Dans un entretien au quotidien Al Khabar publié lundi, M. Abbas attribue à l'influence d'un "lobby juif" l'accession au pouvoir du président français et évoque ses "origines".

"Vous connaissez les origines du président de la France et vous savez quelles sont les parties qui l'ont amené au pouvoir", déclare le ministre algérien au journal.

"Le ralliement de personnalités de la gauche française au gouvernement de droite de Sarkozy (... reflète) les convictions des véritables architectes de l'ascension de Sarkozy au pouvoir, le lobby juif qui domine les décideurs en France", ajoute-t-il en citant le nom du ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner.

Dans une déclaration mercredi à l'agence de presse algérienne APS, M. Abbas a affirmé "avoir appris avec beaucoup d'étonnement et de mécontentement certains propos" qui lui ont été attribués, sans démentir formellement les déclarations publiées par Al Khabar.

Le ministre, vétéran de la guerre d'indépendance (1954-62), ajoute qu'il "ne peut assumer les spéculations irresponsables d'un quelconque journal sur un chef d'Etat ami".

"Dans cet entretien il n'a jamais été dans mon intention d'enfreindre le principe (...) de ne jamais porter atteinte à l'image d'un chef d'Etat étranger", poursuit-il.

Plusieurs organisations et personnalités françaises ont fermement condamné les propos du ministre algérien, passés totalement sous silence par la presse algérienne et qui ont été ignorés par les milieux officiels.

Le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) s'est dit "écoeuré par ces propos grossièrement antisémites" qui "fomentent la haine envers les Juifs et visent à retarder toute tentative de réconciliation entre la France et l'Algérie".

La Ligue des droits de l'Homme (LDH) s'est dite "scandalisée" par ces déclarations qui "témoignent de la résurgence des préjugés antisémites les plus nauséabonds" et "doivent être immédiatement désavoués".

Le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (Mrap) a évoqué des propos "tout aussi inacceptables qu'irresponsables".

Le président de la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (Licra), Patrick Gaubert, député au Parlement européen, a affirmé qu'il n'était "pas surpris par ces déclarations à connotation antisémite" ajoutant que "l'Etat algérien et ses représentants sont coutumiers de ce genre de déclarations".

Le président de la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale, Axel Poniatowski (UMP), a qualifié ces propos de "purement inqualifiables". "C'est à la fois grotesque, inutilement blessant, totalement déplacé et extrêmement grossier", a estimé le député.
"D'ici la visite de M. Sarkozy en Algérie, il nous faut des explications", a-t-il ajouté.

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Bouteflika se démarque des propos de son ministre des Anciens combattants contre Sarkozy
Yahoo.fr, actualités, jeu 29 nov, 18h59

PARIS/ALGER (AP) - A quatre jours de la visite d'Etat de Nicolas Sarkozy en Algérie, le président Abdelaziz Bouteflika s'est désolidarisé jeudi de son ministre des Anciens combattants, qui a accusé le chef d'Etat français d'obéir aux orientations du "lobby juif", et a tenté de minimiser la portée de ses déclarations.

M. Bouteflika a affirmé lors d'un entretien téléphonique avec son homologue français que de "tels propos ne reflètent en rien la position de l'Algérie" et assuré que Nicolas Sarkozy serait "reçu en ami" au cours de sa visite d'Etat en Algérie, "essentielle pour les deux pays", selon David Martinon, porte-parole de l'Elysée.

Cherchant à couper court à la polémique, le président algérien a également pris ses distances avec les propos de son ministre des Anciens combattants Mohamed Chérif Abbas dans une déclaration à l'agence officielle nationale APS rendue publique jeudi après-midi.

"Constitutionnellement, la politique extérieure relève du domaine réservé du président de la République et de ses plénipotentiaires dont le ministre des Affaires étrangères en particulier", a-t-il observé. "En dehors des positions exprimées par ces autorités, toute déclaration ou spéculation n'engage que ses auteurs ou ceux qui les publient."

Et Abdelaziz Bouteflika d'enfoncer le clou: "il n'est pas de nos traditions, ni dans notre interprétation du devoir de réserve qui incombe à tout responsable de l'Etat, de porter des jugements de valeurs sur des hommes d'Etat étrangers ou de nous immiscer dans la politique intérieure des autres Etats, notamment lorsqu'il s'agit d'un pays ami avec lequel nous entretenons des relations multiples de coopération confiantes et mutuellement bénéfiques."

Dans un entretien publié lundi par le journal arabophone "El Khabar", plus gros tirage de la presse quotidienne algérienne, Mohamed Chérif Abbas accusait Nicolas Sarkozy d'obéir aux orientations du "lobby juif, qui a le monopole de l'industrie en France".
"Je ne crois pas que les relations entre l'Algérie et la France soient fondées sur le principe d'égalité", affirmait-il.

"Vous connaissez les origines du président de la France et vous savez quelles sont les parties qui l'ont amené au pouvoir."

Cette interview n'a suscité aucune réaction en Algérie et a été rapportée mercredi par "Le Figaro" à Paris. Exprimant son étonnement par le biais du Quai d'Orsay, la France a adressé à Alger une "demande de clarification" après les déclarations de son ministre des Anciens combattants, lequel a affirmé mercredi à l'APS qu'il n'avait jamais été dans son "intention (...) de porter atteinte à l'image d'un chef d'état étranger".

Issu du Rassemblement national des démocrates (RND), parti de l'alliance soutenant Abdelaziz Bouteflika, Mohamed Chérif Abbas a déclaré "avoir appris avec beaucoup d'étonnement et de mécontentement certains propos" qui lui ont été prêtés par "certains journaux à la suite de l'entretien qu'il a accordé au quotidien El Khabar".

Il faisait probablement référence aux commentaires du "Figaro", qui a parlé à son égard d'"insinuations antisémites contre Sarkozy" et pour qui le ministre "accuse à mots à peine couverts le président français d'être un agent à la solde d'Israël".

Nicolas Sarkozy doit effectuer du 3 au 5 décembre une visite officielle en Algérie, la deuxième dans ce pays depuis sa prise de fonctions, après un premier déplacement en juillet. AP sch/ham/cr/tl

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Pécresse tente de désamorcer la grève
VÉRONIQUE SOULÉ, Libération, QUOTIDIEN : mercredi 28 novembre 2007

Alors que les étudiants défilaient hier dans toute la France aux côtés de nombreux lycéens et d’enseignants, le président de l’Unef a annoncé des «avancées importantes» à l’issue de sa rencontre avec la ministre de l’Enseignement supérieur, Valérie Pécresse.
Il a indiqué qu’il appellerait les assemblées générales dans les universités à «les prendre en compte». Le retrait probable du principal syndicat étudiant porterait un coup sérieux à un mouvement déjà affaibli par les divisions.

Les annonces de Valérie Pécresse sont «de nature à lever bon nombre d’inquiétudes des étudiants mobilisés», a assuré Bruno Julliard. Comme elle le répète depuis le début, la ministre n’a rien cédé sur la loi d’autonomie des universités dont une partie des étudiants, emmenés par la coordination nationale, réclame l’abrogation. En revanche, elle a fait des gestes sur les conditions de vie.

Pour répondre à la crainte d’universités à plusieurs vitesses, la ministre s’est engagée à uniformiser les intitulés des diplômes et les règles pour l’obtenir. Sur les risques de sélection redoutés par les lycéens, elle va rappeler dans un texte que les bacheliers garderont le droit de s’inscrire à la fac de leur choix. Les frais d’inscription seront toujours fixés par l’Etat, a-t-elle répété, et n’augmenteront pas.

Un effort financier est fait. La création d’un nouvel échelon de bourse, qui devrait profiter aux 100 000 étudiants les plus défavorisés, sera avancée à janvier 2008 – au lieu d’octobre. Le Plan Réussite en licence, devant parer aux nombreux abandons, va être annoncé sous dix jours et des mesures appliquées dès janvier. Il faut ajouter les 11 millions d’euros supplémentaires pour le logement étudiant et les 5 millions pour les IUT.

L’Unef va devoir batailler lors des AG face aux plus radicaux qui ne sont pas prêts à céder après trois semaines de mobilisation. Le syndicat lance aussi une consultation interne sur l’opportunité d’arrêter les grèves dont les résultats seront connus demain.

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Sarkozy propose une conférence sociale pour la mi-décembre
la-Croix.com, 29/11/2007 22.32

Le président de la République a annoncé jeudi 29 novembre au soir sur France 2 et TF1 une batterie de mesures destinées à relancer le pouvoir d'achat des Français. Parmi celles-ci, la "monétisation" des RTT et l'indexation des loyers sur l'indice des prix. Elles pourraient être évoquées au cours d'une conférence avec les partenaires sociaux à la mi-décembre. La question des violences en banlieue a également été abordée

Nicolas Sarkozy intervenait sur France 2 et TF1. Il était interrogé par Arlette Chabot et Patrick Poivre d'Arvor (photo TF1/AFP).

Le président de la République Nicolas Sarkozy a tenu jeudi 29 novembre sur France 2 et TF1 un discours de fermeté vis-à-vis des "voyous" qui s'en sont pris aux forces de l'ordre à Villiers-le-Bel.

"La République ne cédera pas un pouce de terrain", a martelé le chef de l'Etat après les affrontements qui ont suivi la mort de deux adolescents à Villiers-le-Bel (Val d'Oise).

Il a promis que la justice retrouverait "un par un" les gens qui ont tiré sur les policiers, et qu'ils seraient traduits "en cour d'assises". Récusant l'idée d'un sentiment de "haine" contre la police dans les quartiers, M. Sarkozy a soutenu que les émeutiers étaient "des voyous déstructurés, prêts à tout", "des trafiquants".

"Quand on veut expliquer l'inexplicable, c'est qu'on s'apprête à excuser l'inexcusable", a-t-il encore estimé. Pour le reste, "il y a le malaise social, il y a une immigration qui pendant des années n'a pas été maîtrisée, des ghettos qui ont été créés des personnes qui ne se sont pas intégrées", a-t-il ajouté.

"Monétiser" les RTT

S'agissant du pouvoir d'achat, Nicolas Sarkozy a répété son leitmotiv de campagne présidentielle : "la seule façon de répondre à cette question, c'est de permettre aux gens de travailler plus et de gagner plus", a-t-il déclaré, soulignant qu'il "n'y pas d'argent" dans les caisses publiques.

Nicolas Sarkozy a ainsi proposé la "monétisation des RTT", que les salariés et les fonctionnaires pourraient se faire payer après accord avec l'employeur.

Travail du dimanche facilité

Nicolas Sarkozy a aussi indiqué qu'il voulait élargir les possibilités de travailler le dimanche, à condition que les salariés soient "payés le double" et sur la base du "volontariat".

Débloquer les fonds de participation des salariés

Il a souhaité que soit "débloqués" les fonds de participation des salariés, "dans les six mois qui viennent", avec un système de "primes défiscalisées de cotisations sociales" pour les entreprises de moins de cinquante salariés où il n'y a pas de participation.

Le chef de l'Etat a souhaité que dans les entreprises de moins de cinquante salariés, où il n'y a pas de participation, les éventuelles primes aux salariés "puissent être défiscalisées de cotisations sociales".

Indexation des loyers sur l'indice des prix

Mais il s'est aussi prononcé pour une indexation des loyers sur "l'indice des prix" et non sur l'indice des prix à la construction, même si une telle évolution a déjà largement été engagée par une loi de 2005 sur le développement des services à la personne.

Il a également demandé l'ouverture de négociation pour que la garantie demandée aux locataires soit portée à un mois de loyer, et qu'un système de "mutualisation publique" permette de remplacer le système de caution du locataire.

Conférence sociale à la mi-décembre

Plus largement, le président de la République a proposé aux partenaires sociaux de tenir une conférence sur l'agenda social de 2008 à la mi-décembre. Il s'agira notamment discuter de la "sécurisation des parcours professionnels", pour "donner davantage de flexibilité aux entreprises" et "en même temps davantage de garanties aux salariés".

Vente de 3% du capital d'EDF pour financer les universités

Après le mouvement étudiant contre la loi Pécresse, il a annoncé la vente de 3% du capital d'EDF pour "un plan d'investissement" de 5 milliards dans les universités françaises, permettant l'amélioration des locaux dans l'enseignement supérieur et la création de logements dans les cités universitaires.

Algérie, l'incident est clos

Par ailleurs, Nicolas Sarkozy a indiqué qu'il considérait comme "clos" l'incident créé, à quelques jours de sa visite d'Etat en Algérie, par les déclarations d'un ministre algérien sur "le lobby juif". "J'irai en ami en Algérie", a-t-il dit. Chirac

Enfin, le président a estimé qu'"il est toujours dommage que la justice vienne si tard", à propos de la mise en examen de son prédécesseur à l'Elysée Jacques Chirac. Comme on lui demandait si l'ancien chef de l'Etat devait siéger au Conseil constitutionnel, dont il est membre de droit, Sarkozy a répondu: "Il est présumé innocent comme n'importe quel justiciable". Avec AFP

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linternaute actualités Jeudi 29 novembre 2007, 16h46 Villiers-le-Bel: marche silencieuse à la mémoire des deux adolescents

Emotion et recueillement: plusieurs centaines de personnes ont défilé jeudi à Villiers-Le-Bel à la mémoire des deux adolescents morts dans la cité pour exiger que la vérité soit faite sur les circonstances de leur décès, a constaté un journaliste de l'AFP.

Silencieux, le cortège composé en majorité de très jeunes gens, était conduit par les familles des victimes, précédées d'une banderole où l'on pouvait lire: "justice et vérité pour Moshin et Lakami". Devant roulait un corbillard transportant le cercueil de Moshin. Sur le capot du véhicule avait été déployé un drapeau français et des portraits des deux adolescents avaient été apposés sur le pare-brise.

"Aucun mot ne peut exprimer notre douleur", a déclaré à l'AFP Hawes, un jeune de vingt ans.

Moshin Cehhouli, 15 ans, et Lakami Samoura, 16 ans, ont péri dimanche lors d'une collision entre leur mini-moto et un véhicule de police. Leur mort a été été suivie de deux nuits de très violents affrontements entre des groupes de jeunes et la police, alors que les premières conclusions des enquêteurs, ayant écarté toute responsabilité des policiers à bord du véhicule, ont déclenché une polémique.

La procureure de Pontoise a annoncé mercredi l'ouverture d'une information judiciaire contre X pour "homicides involontaires", une décision annoncée aux familles par le président de la République Nicolas Sarkozy.

Le cortège, prévu à midi, est parti plus tôt alors que les représentants des médias étaient tenus à distance par un service d'ordre improvisé.

Il a relié la salle Jacques-Brel, rue Pierre-Sémard, au gymnase Emile Zola où a eu lieu une cérémonie de prière funéraire.

Ali Soumare, porte-parole des familles, a déclaré à la presse que celles-ci souhaitaient "observer un deuil de 40 jours". Interrogé sur leur état d'esprit, il a répondu: "c'est le deuil, elles sont tristes et solennelles, on aurait aimé ne pas avoir à enterrer des garçons de 15 ans. Les familles ont été touchées par la présence d'autant de gens".

Au sujet de l'enquête en cours, M. Soumare a souligné que "le travail de la famille s'arrête là où le travail de la justice commence. Un juge d'instruction a été nommé", a-t-il rappelé, expliquant que "maintenant les familles attendent".

Le porte-parole a indiqué en outre que le corps de Moshin, accompagné de sa famille, serait acheminé vendredi au Maroc où les obsèques sont prévues.

Vendredi, toujours, une prière funéraire sera organisée au gymnase Emile-Zola à la mémoire de Lakami dont le corps, accompagné de sa famille, sera transféré samedi au Sénégal.

Le maire PS de la ville, Didier Vaillant, a déclaré à l'issue de la cérémonie: "deux jeunes de la ville sont décédés, c'est une journée de recueillement, d'émotion avec les parent et les amis. La cérémonie s'est passée sobrement, calmement, avec beaucoup d'émotion. Ici, on a eu deux nuits plus calmes. Petit à petit, la ville retrouve son rythme normal".

Mohammed Mechmache, de l'association AC Le feu, née en 2005 à Clichy-Sous-Bois, lors des émeutes urbaines, a expliqué: "On est venu apporter notre soutien à la famille. C'est toujours les mêmes jeunes qui disparaissent, la liste est trop longue. On continue à appeler au calme pour que tout le monde reste concentré sur les circonstances de l'accident".

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Sarkozy quitte l'Algérie sans "excuses" mais sur un message d'avenir
Yahoo.fr, actualités, Par Philippe ALFROY AFP - Mercredi 5 décembre, 17h31CONSTANTINE (AFP) -

Le président français Nicolas Sarkozy a achevé mercredi à Constantine sa visite en Algérie comme il l'avait commencée, avec une condamnation ferme du colonialisme, mais sans présenter d'excuses, et en appelant l'Algérie à se "tourner vers l'avenir".

Reprenant le ton du discours qu'il avait prononcé à Alger devant un parterre de patrons à son arrivée lundi, Nicolas Sarkozy a une nouvelle fois dénoncé, cette fois devant les étudiants de l'université Mentouri et son homologue algérien Abdelaziz Bouteflika, le système colonial "injuste" mis en place par la France en Algérie (1830-1962).

"Beaucoup de ceux qui étaient venus s'installer en Algérie étaient de bonne foi. Ils étaient venus pour travailler et pour construire, sans l'intention d'asservir ni d'exploiter personne", a-t-ilsouligné, "mais le système colonial était injuste par nature et il ne pouvait être vécu autrement que comme une entreprise d'asservissement et d'exploitation".

Répétant le message qu'il a délivré pendant les trois jours de sa visite, le chef de l'Etat français a associé dans son hommage toutes les victimes de la guerre d'indépendance (1954-1962).

"Je n'oublie ni ceux qui sont tombés les armes à la main pour que le peuple algérien soit de nouveau un peuple libre, ni les victimes d'une répression aveugle et brutale, ni ceux qui ont été tués dans les attentats (...) ni ceux qui ont dû tout abandonner", a-t-il souligné.

Et, comme son entourage l'avait laissé entendre mardi soir, il n'a pas prononcé les excuses exigées par les Algériens pour les crimes imputés à la colonisation française, préférant les appeler à "tourner la page".

"Je ne suis pas venu nier le passé, mais je suis venu vous dire que le futur est plus important", a insisté M. Sarkozy. "Les fautes et les crimes du passé furent impardonnables. Mais c'est sur notre capacité à conjurer l'intolérance, le fanatisme et le racisme qui préparent les crimes et les guerres de demain que nos enfants nous jugeront", a-t-il ajouté.

Pour concrétiser cette "nouvelle ère", le président français a proposé, à Constantine à son homologue algérien, de "bâtir l'Union méditerranéenne sur l'amitié franco-algérienne (...) comme la France offrit jadis à l'Allemagne de construire l'Union de l'Europe sur l'amitié franco-allemande".

"L'Union de la Méditerranée, c'est un pari et un défi (...) dicté par l'idéal autant que par la raison (...) qui n'est ni plus, ni moins raisonnable que celui de l'Europe il y a soixante ans", a-t-il jugé.

Cette initiative n'a suscité jusqu'ici qu'un intérêt poli des pays concernés, notamment en Algérie ou dans l'Union européenne.

Comme gage de bonne volonté, M. Sarkozy a salué l'accord de coopération en matière de nucléaire civil signé mardi entre les deux pays, estimant qu'il constituait "la marque de confiance" de la France envers l'Algérie.

Après son discours, il s'est offert dans les rues du centre de Constantine un chaleureux bain de foule avec Abdelaziz Bouteflika, accueilli par les vivats de la foule scandant "Bouteflika, un troisième mandat!" ou "One, two, three, viva Algérie!"

Avant même la fin du voyage du président, l'Elysée l'a qualifié de succès, estimant, selon un de ses hauts responsables, "incontestable qu'une nouvelle page s'est ouverte". "Sur la mémoire, chacun a fait un pas vers l'autre, les choses se sont vraiment stabilisées", a ajouté ce responsable.

Dans la foulée du ministre de l'Intérieur Yazid Zerhouni qui saluait, mardi, un "progrès" mais "insuffisant" de la France, la presse algérienne ne partageait pas mercredi cette opinion. "Encore un effort, monsieur le président, sur le passé colonial de la France", écrivait Liberté, alors qu'El Watan titrait sans détour sur "la dérobade de Sarkozy".

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Sarkozy, «très heureux» de recevoir Kadhafi à Paris
LIBERATION.FR : samedi 8 décembre 2007

Le président français persiste et signe, malgré la polémique suscitée par la venue du dirigeant libyen en France lundi.

La scène s'est déroulée samedi à l'ouverture du 2e sommet UE-Afrique. A son arrivée dans la salle de conférence où étaient réunis des chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE et d'Afrique, le président français s'est arrêté devant le colonel Kadhafi et lui a déclaré «je suis très heureux de vous recevoir à Paris», avant de lui serrer la main.

Un geste qui ne manquera pas de susciter de nouvelles réactions hostiles. Le numéro un libyen est attendu à partir de lundi à Paris pour une visite officielle de cinq jours qui suscite, depuis sa confirmation vendredi, de nombreuses critiques en France.

Le président français est accusé par l'opposition française et des ONG d'avoir "troqué" la libération des infirmières contre la signature d'accords politiques et commerciaux, notamment en matière de nucléaire civil et d'armements, et une visite du colonel Kadhafi à Paris, ce que lui-même et l'Elysée ont toujours nié.

Nicolas Sarkozy a invité Mouammar Kadhafi à Paris après sa visite en juillet à Tripoli, juste après la libération des infirmières et du médecin bulgare détenus en Libye.

La polémique sur la venue du "guide" libyen à Paris s'est renforcée après ses déclarations vendredi à Lisbonne, où il a affirmé que "les forces coloniales doivent dédommager les peuples qu'elles ont colonisés et dont elles ont spolié les richesses".

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Une tente pour le colonel Kadhafi à Paris
LIBERATION.FR avec SOURCE AFP ET REUTERS LIBERATION.FR : vendredi 7 décembre 2007

Le colonel Kadhafi est attendu lundi à Paris pour une visite de cinq jours. Le leader libyen recevra ses invités dans une tente, installée à son intention dans le parc de l'Hôtel Marigny.

Après de longues années de purgatoire pour cause d’accusations de terrorisme, le leader libyen Mouammar Kadhafi est attendu à partir de lundi à Paris pour une visite de cinq jours qui suscite doutes et critiques.

Nicolas Sarkozy s’entretiendra deux fois avec lui et le recevra à dîner. Un traitement de faveur, même si le dirigeant libyen n’aura pas droit au décorum d’une visite d’Etat. «Cette visite marquera une étape significative dans le retour progressif de la Libye au sein de la communauté internationale, qui a été rendu possible par un certain nombre de gestes politiques très importants», a estimé vendredi le porte-parole de la présidence David Martinon.

Une tente serait installée dans les jardins de l'Hôtel Marigny, résidence officielle des hôtes de l'Etat. Kadhafi n'y dormira pas mais y recevra ses invités «conformément à la tradition du désert, qu'il respecte à la lettre». La tente est d'ordinaire climatisée mais, étant donné les dates hivernales de la visite, elle sera «plutôt chauffée» cette fois, a dit David Martinon.

Pourtant, la politesse rendue par Nicolas Sarkozy à Mouammar Kadhafi après son séjour libyen en juillet est loin de faire l’unanimité.

«On n’invite pas en visite d’Etat un grand terroriste et un preneur d’otages international comme Kadhafi», s’est offusqué vendredi le philosophe Bernard-Henri Lévy. «C’est indigne», a jugé le leader centriste François Bayrou.

Des doutes persistent sur les ressorts du rabibochage franco-libyen, alimentés par les accords de coopération, notamment en matière de défense et de nucléaire civil (notedt, comme en Algérie), et les contrats d’armement signés par Paris dans la foulée de l’élargissement des infirmières bulgares. Devant une commission d’enquête parlementaire, le conseiller diplomatique du président Jean-David Lévitte a nié tout lien entre ces accords et la libération des soignants. Tout comme il a démenti que la visite du numéro un libyen à Paris avait été négociée.

Ces dénégations ont été contredites jeudi par l’ex-représentant à Tripoli de la Commission européenne, Marc Pierini, qui a assuré devant les mêmes députés que les discussions Paris-Tripoli sur le nucléaire et les armes avaient constitué «l’élément décisif» pour la libération des infirmières.

La liste de contrats «espérés» par la France lors du séjour parisien du colonel Kadhafi en matière de nucléaire, d’énergie ou d’armement ne devrait pas calmer ces soupçons.

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Rachida Dati, «c’est Barbie ministre»
Présence glamour dans les magazines et autoritarisme sur le terrain choquent les magistrats.
ONDINE MILLOT, Libération, QUOTIDIEN : samedi 8 décembre 2007

Comme le dit pudiquement un magistrat, «c’est sans précédent».
Et c’est vrai qu’on imagine mal Pascal Clément, Dominique Perben ou Marylise Lebranchu prendre la pose glamour en habits haute couture dans la suite d’un grand palace.

C’est pourtant ce que fait la ministre de la Justice Rachida Dati, shootée telle un top model dans le dernier numéro de Paris Match.
«Sous le rose se cache l’impression panthère», commente le magazine à propos de la robe Dior que porte la ministre, filant ainsi une subtile métaphore d’un caractère supposé bien trempé.

«Derrière le sourire de velours, une poigne de fer», rajoute une autre légende. Dans l’interview qui suit, on apprend que Rachida Dati achète tous ses T-shirts chez Monoprix et que, depuis qu’elle est ministre de la Justice, ses proches trouvent qu’elle a beaucoup «maigri».

«C’est Barbie ministre», s’indigne un magistrat. «On a l’impression que ce qui l’intéresse dans la place Vendôme, ça n’est pas le ministère de la Justice, mais la place elle-même avec ses palaces où elle pose, ses belles vitrines, ses bijoutiers», assassine un député.

Décalage.

Pour Bruno Thouzellier, président de l’Union syndicale de la magistrature (USM), «il y a un vrai décalage entre l’image d’une femme ouverte et sensible qu’elle donne dans ces magazines, et l’image d’autoritarisme, voire même d’autisme qu’elle a donnée sur le terrain lors de ses déplacements pour la carte judiciaire. Le plus dommageable dans tout ça, poursuit le magistrat, c’est le contraste entre cet étalage de richesses, robes de grands couturiers et palaces, et la difficile réalité de ce que les personnels de justice vont vivre au quotidien avec les suppressions de tribunaux.»

Rachida Dati en fait-elle trop?
«C’est vrai que c’est une personnalité hors norme, elle bouscule les classicismes», admet-on dans son entourage. Mais pour son porte-parole, Guillaume Didier, ce qu’il faut retenir dans la couv de Paris Match, c’est le titre: «Le visage d’une France qui change». «L’année 2007 est présentée dans le magazine comme l’année de toutes les ruptures, et Rachida Dati comme l’une des figures de cette rupture. Ce qu’il faut retenir, c’est une ministre qui a passé les trois derniers mois sur le terrain à la rencontre d’avocats, de magistrats, d’élus, qui en a sans doute rencontré plus en trois mois que n’importe quel ministre de la Justice pendant toute la durée de leurs fonctions.»

Certes, Rachida Dati rencontre et communique.
«Mais elle n’écoute pas ce qu’on lui dit. Elle a refusé toute concertation sur la carte judiciaire», regrette Emmanuelle Perreux, présidente du Syndicat de la magistrature (SM). Son tour de France de la carte judiciaire, avec réception éclair des élus et professionnels de justice «pour nous lire la liste des condamnés», puis retour express vers Paris a été vécu comme «une véritable marque de mépris», dit Yannick Favennec, député UMP de Mayenne, résumant ainsi le sentiment de beaucoup.

Voyages.

Ces derniers mois, la ministre de la Justice n’a pas fait qu’aller en région. Elle a également beaucoup voyagé à l’étranger, accompagnant le président de la République au Maroc, aux Etats-Unis, en Chine et en Algérie. «Des voyages à chaque fois motivés par la nécessité de faire progresser des dossiers juridiques, et d’instaurer de nouvelles conventions en matière de justice», plaide Guillaume Didier. Il n’empêche qu’un ministre de la Justice qui accompagne de manière aussi fidèle et répétée le Président à l’étranger… C’est là encore «sans précédent». Et cela agace élus et magistrats qui préféreraient «plus d’attention pour les questions nationales, surtout en pleine réforme de la carte judiciaire», regrette Emmanuelle Perreux. «On a l’impression qu’elle accompagne le Président parce qu’elle incarne une certaine image de la société française. Pourquoi pas. Mais les gens vont finir par se rendre compte du décalage entre cette image, ce symbole, et la réalité de ce qui se passe dans notre pays.»

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Le verbe d’Amara reste en travers de la gorge de l’UMP
ALAIN AUFFRAY, Libération, QUOTIDIEN : mercredi 5 décembre 2007

L’ouverture fait toujours grincer. Après plus de six mois d’un gouvernement dont les énarques ont été quasiment éradiqués, le style de Fadela Amara reste très controversé.

Une secrétaire d’Etat chargée de la Politique de la ville peut-elle utiliser le vocabulaire des jeunes des cités ? Peut-elle, comme vendredi dernier sur Canal +, évoquer les «boîtes aux lettres pétées», les cages d’escalier où «ça pue» pour dénoncer les conditions de vie des habitants de certains quartiers.
A en croire le porte-parole du gouvernement Laurent Wauquiez, cette spontanéité est très appréciée au sommet de l’Etat. En sortant du Conseil des ministres décentralisé de Strasbourg, le 7 septembre, il avait rapporté mot à mot la première intervention d’Amara sur son plan banlieue : «Je vous le dis très cash : maintenant il faut agir. Il est hors de question qu’on continue à se la raconter sur la question des banlieues.»
Et Wauquiez, enthousiaste, ajoutait : «Ça a été un des moments très forts de ce Conseil des ministres, tout simplement parce que Fadela a traduit avec beaucoup de simplicité, mais avec un langage très clair, direct, ses convictions.»

Limites.

Un mois plus tard, le 9 octobre, alors que beaucoup de militants UMP s’indignaient qu’Amara ait qualifié de «dégueulasse» l’amendement prévoyant le recours aux tests ADN dans le cadre du regroupement familial, Wauquiez avait encore applaudi : «Fadela Amara n’a pas les codes de la langue de bois, tant mieux. Ça fait du bien, ça apporte de l’oxygène.» Le patron de l’UMP, Patrick Devedjian, n’était pas du tout de cet avis : pour lui, Amara avait «injurié les députés UMP».

Après les émeutes de Villiers-le-Bel, l’exaspération à droite est montée d’un cran. C’est la porte-parole de l’UMP Nadine Morano qui a dit tout haut ce que beaucoup se contentent de penser : tout en rappelant qu’elle a, elle aussi, grandit dans un quartier populaire, la députée estime qu’Amara «enferme les jeunes dans une caricature. "Faut y aller à donf" ou "J’te kiffe", c’est tout ce contre quoi je me bats. Je fais tout pour casser ces codes». En privé, la très sarkozyste Morano estime qu’on touche là aux limites du «casting à la Fogiel» de ce gouvernement. Elle n’avait pas caché sa frustration, en juin, quand les Fadela, Rama et Rachida étaient propulsées au gouvernement. Ce fut un cri du cœur : «Ce n’est pas de ma faute si je m’appelle Nadine!»

Invitée de RTL, lundi matin, Fadela Amara a mis les rieurs de son côté : «Nadine Morano, elle est sympa, mais elle énerve tout le monde, et tout le monde la fuit !» a-t-elle lâché après avoir comparé la députée à «la Castafiore». A l’UMP, beaucoup trouvent que c’est assez bien vu.

Attaques.

Sur le fond, la polémique est loin d’être close. Dans l’entourage de la secrétaire d’Etat, on revendique un vocabulaire qui permet de «toucher du doigt la violence sociale». Qu’elle vienne de la droite ou de la gauche (notamment de celle qui qualifia la fondatrice de Ni putes ni soumises de représentante de la «gauche tajine»), les attaques contre Amara «démontrent que les élites restent incapables de prendre la mesure des discriminations», assurait hier un proche. Il ne reste plus à la secrétaire d’Etat à démontrer que son plan banlieues, attendu courant janvier, en prendra lui la mesure…

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Yahoo.fr, actualités, AFP - Lundi 10 décembre, 00h19PARIS (AFP) - La visite du colonel Kadhafi à Paris "dérange" Rama Yade

La secrétaire d'Etat aux Droits de l'Homme Rama Yade s'est déclarée "dérangée" que Mouammar Kadhafi arrive à Paris un jour de célébration des droits de l'homme et a souhaité que cette visite soit l'occasion d'insister sur le respect de ces droits par la Libye, dans une interview publiée dans le Parisien daté de lundi.

"Le colonel Kadhafi doit comprendre que notre pays n'est pas un paillasson, sur lequel un dirigeant, terroriste ou non, peut venir s'essuyer les pieds du sang de ses forfaits. La France ne doit pas recevoir ce baiser de la mort", a ajouté Mme Yade.

"Ce qui me dérange, c'est qu'il arrive un jour de célébration des droits de l'homme", a expliqué la secrétaire d'Etat, en référence à la Journée internationale des droits de l'hommme. "Je serais encore plus gênée si la diplomatie française se contente de signer des contrats commerciaux, sans exiger de lui des garanties en matière de droits de l'homme. C'est un devoir: la France n'est pas qu'une balance commerciale", a-t-elle affirmé.

"Il serait indécent en tout cas que cette visite se résume à la signature de contrats ou d'un chèque en blanc", poursuit-elle.

"Peut-on accorder une confiance absolue à celui qui demande d'être traité comme n'importe quel chef d'Etat et qui, avant même d'être arrivé sur le sol français, affirme que le terrorisme est légitime pour les faibles ?", demande Mme Yade.

"Notre pays ne tire pas seulement son prestige de sa puissance économique, mais aussi des principes et des valeurs qui font que la France est un pays semblable à nul autre. Le changement, oui, l'oubli, non", affirme Rama Yade qui cependant "ne partage pas l'indignation automatique de ceux qui excluent tout dialogue avec la Libye".

"Il est normal que la France parle à tout le monde. Elle a même le devoir de parler d'abord aux pays qui ne respectent pas les droits de l'homme afin qu'ils changent", explique-t-elle.

"La France est une puissance, elle n'a pas à s'excuser de signer des contrats. C'est la secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères qui vous le dit. Mais la secrétaire des Droits de l'homme est obligée de vous dire que cela doit se faire dans la décence".

"La seule façon de sortir par le haut, puisque maintenant Kadhafi accepte de rentrer dans le jeu international normal, c'est d'aller jusqu'au bout de cette démarche, en faisant en sorte que les droits de l'homme soient respectés dans son pays", affirme-t-elle.

Est-elle est gênée d'appartenir à ce gouvernement ? Mme Yade répond que "le Kadhafi d'aujourd'hui n'est pas celui de Mitterrand ou de Chirac (qui ne l'avaient pas reçu. ndlr). Il était alors complètement en marge du système international. Aujourd'hui, il a accepté de s'y conformer, notamment en renonçant au nucléaire militaire. Dont acte", dit-elle.

Interrogée sur son absence lors de la visite du président Sarkozy en Chine, elle "regrette de ne pas y avoir été". "C'est symbolique. Pourquoi cacher la secrétaire d'Etat aux Droits de l'homme ? Il ne faut pas que Nicolas Sarkozy tourne le dos à la diplomatie des valeurs. Si on y met le couvercle, je risque le chômage technique !", dit-elle.

A propos de l'affaire de l'Arche de Zoé, elle a réaffirmé que "tout a été fait pour que cette opération n'ait pas lieu".

"Cela étant, je réfléchis à la création d'une mission, qui sera confiée à une personnalité, et qui aura pour rôle de faire le ménage parmi les ONG, notamment les petites, qui échappent à tout contrôle".

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A.V. avec source AFP LIBERATION.FR : lundi 10 décembre 2007 Rama Yade: «Notre pays n’est pas un paillasson»
La secrétaire d'Etat aux Droits de l'homme a vertement critiqué l'arrivée de Mouammar Kadhafi.
Son ministre de tutelle, Bernard Kouchner, estime qu'elle «a raison de parler ainsi». Cacophonie gouvernementale. La secrétaire d’Etat aux Droits de l’homme Rama Yade s’est déclarée lundi «dérangée» que Mouammar Kadhafi arrive à Paris un jour de célébration des droits de l’homme et a souhaité que cette visite soit l’occasion d’insister sur le respect de ces droits par la Libye, dans une interview au Parisien/Aujourd’hui en France. Sur le même sujet Kouchner : «Ne pas cesser d’être vigilant» L’Etat de droit, un concept inexistant à Tripoli

«Le colonel Kadhafi doit comprendre que notre pays n’est pas un paillasson, sur lequel un dirigeant, terroriste ou non, peut venir s’essuyer les pieds du sang de ses forfaits. La France ne doit pas recevoir ce baiser de la mort.»

«Le jour de célébration des droits de l’homme»

«Ce qui me dérange, c’est qu’il arrive un jour de célébration des droits de l’homme», a expliqué la secrétaire d’Etat, en référence à la Journée internationale des droits de l’hommme. «Je serais encore plus gênée si la diplomatie française se contente de signer des contrats commerciaux, sans exiger de lui des garanties en matière de droits de l’homme. C’est un devoir: la France n’est pas qu’une balance commerciale.»

Selon Rama Yade, «il serait indécent en tout cas que cette visite se résume à la signature de contrats ou d’un chèque en blanc. Peut-on accorder une confiance absolue à celui qui demande d’être traité comme n’importe quel chef d’Etat et qui, avant même d’être arrivé sur le sol français, affirme que le terrorisme est légitime pour les faibles ?»

Toutefois, elle ajoute qu’elle «ne partage pas l’indignation automatique de ceux qui excluent tout dialogue avec la Libye». «Il est normal que la France parle à tout le monde. Elle a même le devoir de parler d’abord aux pays qui ne respectent pas les droits de l’homme afin qu’ils changent.»

«La France est une puissance, elle n’a pas à s’excuser de signer des contrats. C’est la secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères qui vous le dit. Mais la secrétaire des Droits de l’homme est obligée de vous dire que cela doit se faire dans la décence».

Interrogée par ailleurs sur RTL lundi matin, Rama Yade a précisé qu’il n’est pas prévu qu’elle rencontre le chef d’Etat libyen. «On ne m’a pas invitée. Moi ma journée sera consacrée à la célébration de la Journée des droits de l’homme (...) Je vais remettre des prix pour des avocats, notamment chinois», a-t-elle dit.

Elle a souhaité que Paris tienne au colonel Kadhafi «un discours rigoureux sur la question des droits de l’homme», qui «ne sont pas encore respectés» en Libye.

Kouchner absent par un «par un heureux hasard»

Bernard Kouchner brillera lui par son absence. S’exprimant sur France Inter, le ministre des Affaires étrangères a expliqué qu’il se trouverait lundi soir pour une réunion à Bruxelles «par un heureux hasard» et ne pourrait donc pas assister à un dîner prévu à Paris avec le dirigeant libyen. Il a précisé que Rama Yade «a raison de parler ainsi, c’est ce que je lui demande. Elle est en charge des droits de l’homme elle le fait», a-t-il ajouté.

«Vous n’interrogez pas Rama Yade, mais moi qui ai d’autres responsabilités», a aussi répondu Kouchner à qui l’on demandait si Rama Yade ne parlait pas le langage qu’il tenait lui-même il y a quelques années.

Interrogé sur sa conversion à la «realipolitik», le ministre a récusé ce «mot germanique violent». «C’est le fait que le monde évolue, qu’un homme, Kadhafi, a changé du terrorisme à la coopération contre le terrorisme (...) C’est une diplomatie de l’ouverture que nous pratiquons. Nous surveillerons. Mais qu’il soit ici est un argument supplémentaire pour lui et pour les Libyens», s’est défendu Kouchner.

«Milliers d'emplois»

Il a affirmé qu’il n’oubliait pas «ni les emprisonnés, ni les arrêtés, ni ceux qui ont disparu», rappelant le cas d’un «cher ami», l’opposant Moussa Sadr qui a disparu en Libye. «Demandez aux Français si les milliers d’emplois, que représentent ce que j’espère être les contrats qui vont venir, doivent être négligés dans un temps difficile», a-t-il aussi argumenté.

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Kadhafi à Paris: la Libye signe (notedt, promesses) des contrats pour environ 10 milliards d'euros (notedt : Maroc en octobre 2007 1,7 milliard ; Chine en novembre 2007 20 milliards ; Algérie en décembre 2,7 milliards)
Yahoo.fr, actualités, Par Nadège PULJAK et Philippe ALFROY mar 11 déc, 9h05

PARIS (AFP) - La Libye a signé lundi des contrats sur 21 Airbus (Paris: NL0000235190 - actualité) , l'achat à terme à la France de réacteurs nucléaires, et annoncé son intention d'acquérir 14 Rafale, au premier jour de la visite du leader libyen Mouammar Kadhafi à Paris, qui déchaîne les critiques.

Les deux pays ont signé un accord de coopération nucléaire, confirmant un "mémorandum" paraphé en juillet lors de la visite du président français Nicolas Sarkozy à Tripoli, prévoyant à terme "la fourniture d'un ou plusieurs réacteurs nucléaires pour le dessalement de l'eau de mer".

Tripoli a également confirmé la commande de 21 Airbus de différents types, pour un montant catalogue de près de 3,2 milliards de dollars.

La Libye envisage aussi d'acheter "14 avions Rafale, ainsi que 35 hélicoptères, six navires, des véhicules blindés, des radars de défense anti-aérienne, et la remise à niveau des Mirage F-1" vendus jadis à la Libye, pour 4,5 milliards d'euros, a annoncé à l'AFP une source informée à l'Elysée. Ces appareils et équipements militaires figurent dans "un memorandum d'intentions" qui doit "faire l'objet d'une négociation exclusive d'ici au 1er juillet".

L'Elysée, sans donner un décompte très précis, a assuré que la totalité des contrats tournerait autour de 10 milliards d'euros, ce qui inclurait donc les ventes fermes d'Airbus et celles, encore incertaines, dans le domaine militaire. La vente du Rafale serait une première à l'étranger pour l'avion de combat de Dassault Aviations.

Le président français, tout en se félicitant d'accords bénéfiques pour "l'emploi et la croissance", s'est défendu des accusations d'avoir sacrifié la diplomatie nouvelle prenant en compte les droits de l'Homme qu'il vantait pendant la campagne électorale à la "diplomatie du carnet de chèques".

Il a ainsi assuré avoir demandé au leader libyen de "progresser sur le chemin des droits de l'Homme". "La France reçoit un chef d'Etat qui a choisi de renoncer définitivement à la possession de l'arme nucléaire (...), de rendre les stocks (d'armes de destruction massive) de renoncer définitivement au terrorisme (...), de libérer les infirmières bulgares", a martelé M. Sarkozy.

Il a accueilli son hôte en bas du perron de l'Elysée, devant un détachement de la Garde républicaine. Vêtu d'une toge ocre et coiffé d'une toque noire, fidèle à son image imprévisible, le bouillant "Guide" libyen a alors levé le poing. Le colonel Kadhafi, qui a fait dresser une tente bédouine dans les jardins de l'hôtel de Marigny, résidence des hôtes présidentiels, était arrivé d'Orly dans sa limousine blanche, entouré d'un cortège d'une centaine de véhicules.

Après leur dîner de lundi soir, un nouvel entretien entre les deux hommes est prévu mercredi.

Alors qu'une commission parlementaire enquête sur les conditions de la libération des soignants bulgares en juillet, la visite du dirigeant libyen provoque de nombreux remous, jusqu'au sein de l'exécutif. L'opposition boycottera sa venue mardi à l'Assemblée nationale, comme certains députés de la majorité.

Rama Yade, secrétaire d'Etat aux droits de l'Homme, a eu des mots très durs: "Notre pays n'est pas un paillasson, sur lequel un dirigeant, terroriste ou non, peut venir s'essuyer les pieds du sang de ses forfaits".

Elle a ensuite atténué ses propos et le président lui a publiquement renouvelé sa confiance.

De son côté, l'opposition se gausse des divergences au gouvernement et tire à boulets rouges sur une visite "très choquante", selon Ségolène Royal (PS), "indigne de la France", pour François Bayrou (MoDem).

Cette visite marque le retour de la Libye sur la scène internationale après des années d'isolement en raison de son passé terroriste.

Tripoli avait commencé à sortir de cet isolement en 2003 après avoir renoncé à son programme d'armes de destruction massive et indemnisé les victimes des attentats de Lockerbie au-dessus de l'Ecosse (270 morts en 1988) et contre un DC-10 d'UTA au dessus du Niger (170 morts en 89).

Au lendemain de la libération des soignants bulgares, M. Sarkozy avait effectué à Tripoli une courte visite "pour aider la Libye à réintégrer le concert des nations".

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Kouchner: les propos de Kadhafi sur les droits de l'Homme "assez pitoyables" AFP - Mercredi 12 décembre, 16h00PARIS (AFP) -

Le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner a jugé mercredi que les propos, la veille, du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi sur les droits de l'Homme en France et en Europe étaient "assez pitoyables".

"Lorsqu'il a parlé des droits de l'Homme ici, dans notre pays et en Europe, c'était assez pitoyable, et nous le condamnons", a déclaré Bernard Kouchner devant les députés.

Lors d'un discours mardi au siège de l'Unesco, le colonel Kadhafi avait riposté sur les critiques le concernant au sujet des droits de l'Homme en attaquant les pays européens et notamment la France: "avant de parler des droits de l'Homme, il faut vérifier que les immigrés bénéficient chez vous de ces droits", avait-il lancé.

Mouammar Kadhafi, qui effectue depuis lundi une visite officielle très controversée en France, devait être reçu dans l'après-midi par le président Nicolas Sarkozy pour un second entretien.

M. Kouchner, qui n'avait pas assisté à un dîner donné lundi soir en l'honneur de M. Kadhafi au palais de l'Elysée, a justifié mercredi cette visite en affirmant que la France faisait un "pari" sur l'évolution positive du régime libyen.

"L'évolution (de la Libye) est suffisamment importante" pour permettre cette visite, a-t-il dit, en plaidant à nouveau pour une "diplomatie de la réconciliation".

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Maraude de nuit pour Christine Boutin TF1- le 15/12/2007 - 07h38
La ministre s'est rendue cette nuit au Samu social et dans des centres d'accueil pour SDF pour se rendre compte du dispositif mis en place pour l'hiver.
"On peut toujours faire mieux et si vraiment la situation devenait trop difficile, on peut réquisitionner des équipements publics", a-t-elle fait valoir.

Le grand froid s'est installé sur la France. Huit départements ont été placés en vigilance orange et les capacités d'accueil pour les sans-abri ont été renforcées.

Pour se rendre compte du dispositif, Christine Boutin s'est rendue sur le terrain vendredi soir et jusque tard dans la nuit. Elle a dans un premier temps effectué une maraude avec le Samu social lillois, puis visité les locaux du Samu à Ivry, dans le Val-de-Marne. "Ce devait être un exercice à blanc mais avec le froid qui s'installe, ce n'est plus un exercice", a déclaré la ministre, assurant que les "objectifs en terme d'hébergement étaient atteints", a-t-elle déclaré.

Entre 19h et minuit, en cette soirée où le thermomètre affichait un petit 4°C, 113 personnes avaient déjà appelé pour signaler un SDF et une trentaine de sans logis avaient eux-mêmes décroché le combiné. "Les particuliers appellent plus en hiver d'année en année et on les incite à aller parler avec la personne pour faire déjà une première évaluation, qui nous fait gagner du temps", a expliqué Xavier Emmanuelli, président du Samu Social. "Avant les gens appelaient en disant 'y'a quelqu'un devant la BNP', mais ce ne sont pas des objets, ce sont des personnes ! Il faut aller leur parler !", a-t-il poursuivi, notant depuis un an un saut qualitatif : "les gens prennent conscience qu'ils peuvent faire quelque chose".

"Réquisitionner des équipements publics s'il le faut"

La ministre et son cortège de collaborateurs, de journalistes et d'officiels, ont ensuite gagné un centre d'accueil de la Croix Rouge installé au sein de l'hôpital Broussais (XIVe arrondissement). Accueil de jour, cette structure offre quelques lits de camp la nuit avec l'espoir de retrouver les SDF le lendemain pour entamer un suivi social. "On peut toujours faire mieux et si vraiment la situation devenait trop difficile, on peut réquisitionner des équipements publics", a-t-elle fait valoir.

Vu l'heure avancée, toutes les explications furent délivrées à voix basse pour ne pas réveiller les occupants des chambres voisines. Mme Boutin est toutefois repartie avec une chasuble de la Croix Rouge, saluant le travail "formidable" des bénévoles et des policiers de la brigade d'assistance aux personnes sans abri de la Préfecture de police (Bapsa), présent sur les lieux. La tournée a fait un arrêt dans un centre Emmaüs niché dans le 1er arrondissement entre la Banque de France et le ministère de la Culture, passage obligé des ministres ou secrétaires d'Etat qui font leur ronde hivernale. Peu avant 3h, le périple s'est achevé à la mairie de l'arrondissement où une salle d'exposition avait été convertie en hébergement d'urgence.

Une vingtaine de départements ont renforcé leurs capacités d'accueil des sans-abri et ont été placés au niveau deux du plan grand froid en raison de la chute des températures un peu partout en France. Selon le ministère, les Ardennes, la Charente, la Côte-d'Or, l'Eure, l'Eure-et-Loir, l'Indre-et-Loire, le Loiret, le Maine-et-Loire, la Manche, la Mayenne, le Nord, l'Orne, le Pas-de-Calais, la Sarthe, la Somme, la Vendée et l'Yonne étaient placés vendredi soir au niveau 2 du plan grand froid.

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Dimanche 16 Décembre 2007 Guerre éclair à Notre-Dame Par Emmanuelle CHANTEPIE, Soazig QUEMENER et Alexandre DUYCK Le Journal du Dimanche

Un mégaphone à la main, Augustin Legrand tangue dangereusement, posté sur le mince parapet du quai Montebello à Paris. Devant lui, un cordon de tentes Quechua long d'une centaine de mètres. Derrière, les tourbillons de la Seine. En arrière-plan, la cathédrale Notre-Dame, baignée de lumière. A la caméra, le réalisateur Mathieu Kassovitz, qui n'en perd pas une miette.

Hier matin, vers 11 heures, le décor du retour des Enfants de Don Quichotte, un an après la prise du canal Saint-Martin, est planté. Son premier acte, en tout cas, avec l'installation de plusieurs dizaines de tentes prévues pour accueillir des SDF dans le coeur historique de la capitale, alors que 39 départements étaient placés hier soir au niveau 2 du plan grand froid. Pour monter la garde autour du campement, des militants issus d'une kyrielle d'associations : Secours populaire, AC le feu, Devoir de mémoire... "Nous sommes là aujourd'hui parce que des promesses n'ont pas été tenues, expose Augustin Legrand. Cette année encore, plusieurs milliers de personnes dorment sur les trottoirs. Les SDF ne peuvent pas bloquer les ports, ni les gares, c'est pour cela qu'on installe des tentes."

Annoncé en janvier dernier par Jean-Louis Borloo, alors ministre de la Cohésion sociale, le plan d'action gouvernemental pour l'hébergement des SDF (Parsa) prévoyait de créer ou pérenniser 27 100 places stables pour les sans-abri. "Mais seules 14 000 places sont disponibles pour l'instant", dénonce encore le leader des Don Quichotte. De fait, beaucoup de places d'hébergement d'urgence ont été transformées en places stables, mais le système est bloqué, le nombre de maisons-relais permettant la transition vers le logement social n'étant pas suffisant. Christine Boutin, la ministre du Logement, a d'ailleurs reconnu "un retard" en ce qui concerne ces dernières.

"S'il y a des charges, des gens iront à l'eau !"

Sur le quai, Augustin Legrand s'adresse à présent à ses troupes : "Montez sur le muret, ils n'oseront rien faire. S'il y a des charges, des gens iront à l'eau !" Peine perdue, les CRS se rapprochent dangereusement, prennent les occupants en étau. Martin Choutet, l'un des historiques de Don Quichotte, tombe dans la Seine. Il est immédiatement récupéré par un plongeur de la police fluviale. Un quart d'heure plus tard, le quai Montebello est perdu.

La tentative infructueuse est jugée sévèrement par Christine Boutin, interrogée hier soir par le JDD. Selon elle, l'opération du canal Saint-Martin, l'année dernière, "a eu son utilité car elle a su mobiliser sur cette question importante", mais celle d'hier était entachée d'une "part d'irresponsabilité : à cet endroit, elle mettait en danger la vie d'autrui, et la police a fait ce qu'elle avait à faire". Dès vendredi, alors que la ministre signait un accord mettant fin au campement des mal-logés de la rue de la Banque, ses services avaient fait savoir que "l'Etat ne renouvellerait pas un accord de ce type si de nouveaux campements urbains étaient organisés par les associations signataires ou d'autres associations". Un avertissement directement destiné aux Don Quichotte.

Dans l'après-midi, ces derniers ont été rejoints sur le parvis de Notre-Dame par les représentants du Secours catholique, d'AC le feu et de la fondation Emmaüs. Ensemble, ils se sont insurgés contre le manque de moyens pour l'hébergement des SDF. Ils ont également exprimé leur inquiétude sur la mise en oeuvre du droit au logement opposable. Cette fameuse loi Dalo, "coquille vide" selon Legrand, votée à l'unanimité le 5 mars dernier et qui doit entrer en application le 2 janvier prochain. Elle permet aux personnes en attente d'un logement ou d'un hébergement de s'adresser à une commission de médiation dans chaque préfecture. En cas d'absence de proposition, ces demandeurs pourront, à partir de décembre 2008, saisir la justice pour que leur droit soit respecté. Pour les associations, cette loi ambitieuse ne pourra être appliquée car, si elle concerne un peu plus de 600 000 personnes, les logements disponibles aujourd'hui ne sont guère plus de 60 000. Christine Boutin demande, elle, qu'on lui "laisse du temps", mais reconnaît redouter un "petit bug" en décembre 2008.

Des élus ont soutenu hier l'action des Don Quichotte. Denis Baupin et Yves Contassot pour les Verts, Bertrand Delanoë et François Hollande pour les socialistes. "Sarkozy n'est pas au rendez-vous. Plutôt que de respecter sa promesse, il envoie les forces de police punir, chasser, expulser, comme si l'on pouvait mettre la misère au bord de la cité", a estimé le premier secrétaire du PS. A l'issue de leur journée d'action, une trentaine de militants associatifs ont passé une partie de la soirée sur le parvis de Notre-Dame, surveillés par pas moins de 17 véhicules de police et de gendarmerie. Don Quichotte a annoncé son intention de trouver, d'ici Noël, d'autres moyens d'action, "pas obligatoirement des tentes".

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Photos Sarkozy/Bruni: pas de commentaire de l'Elysée AP - Dimanche 16 décembre, 22h44PARIS -

L'Elysée n'a pas souhaité dimanche soir faire de commentaire sur des photos de presse montrant, selon le site Internet de "L'Express", le président Nicolas Sarkozy en compagnie de la chanteuse et ancien mannequin Carla Bruni(-Tedeschi)(notedt, la soeur de la comédienne et réalisatrice Valéria Bruni-Tedeschi), la veille à Disneyland Paris.

"Pas de commentaire", a simplement déclaré l'Elysée, interrogé par l'Associated Press.

Sur son site Internet, le magazine "L'Express" a publié dimanche soir un article dans lequel il affirme que ces clichés devraient "faire, cette semaine, la couverture de trois magazines people, 'Point de vue', 'Paris Match' et 'Closer'".

Le site "lexpress.fr" accompagne son article d'une photographie de la "une" de l'hebdomadaire "Point de vue" à paraître mercredi. Sur cette couverture du magazine people, on peut voir une vignette montrant Nicolas Sarkozy et Carla Bruni côte-à-côte, sous le titre "Carla Bruni, la dame de coeur du président", avec cette légende: "Carla Bruni et Nicolas Sarkozy en famille à Disneyland le samedi 15 décembre".

Interrogé par la chaîne LCI, Christophe Barbier, directeur de la rédaction de "L'Express", a déclaré avoir obtenu confirmation de l'information "par Carla Bruni elle-même qui est une amie". Et d'ajouter: "et visiblement le président de la République, depuis quelque temps, songeait à la rendre publique ou, en tout cas, comme le dit 'Point de vue', à ne plus se cacher".

Le site "lexpress.fr" ajoute que la promenade à Disneyland a été "immortalisée" par "une dizaine de photographes professionnels présents sur les lieux et travaillant (au flash) sans se dissimuler". Sur les clichés, selon le site de l'hebdomadaire, on peut voir "un homme, souriant et détendu, Nicolas Sarkozy, déambulant tranquillement, sous les flashs des photographes, dans les allées de Disneyland Paris, en compagnie d'une jeune et jolie femme, Carla Bruni".

Toujours selon le site Internet de l'hebdomadaire, "il y a une semaine, déjà, le couple -qui se serait rencontré lors d'un dîner chez le publicitaire Jacques Séguéla- avait été aperçu par ces mêmes photographes se promenant dans les jardins du château de Versailles, en compagnie de la mère de la jeune femme".

Dans son édition publiée lundi, "Le Figaro" publie à la "une" une photo d'archive de Carla Bruni, seule, avec comme légende: "Carla Bruni, l'amie du président", a appris dimanche l'Associated Press auprès de la rédaction en chef du quotidien.

Le 18 octobre dernier, l'Elysée avait annoncé le divorce de Nicolas et Cécilia Sarkozy. AP

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LEXPRESS.fr du 08/11/2007 Les secrets d'une vie Valeria Bruni-Tedeschi
Propos recueillis par Katell Pouliquen

La comédienne et réalisatrice, à l'affiche de Faut que ça danse!, de son amie Noémie Lvovsky (sortie le 14 novembre), se confie sur ses amitiés et ses passions.

Elle dégage une sérénité entremêlée d'une impressionnante vitalité. Solaire, plus belle que jamais, amoureuse aussi, la comédienne et réalisatrice de 42 ans semble apaisée. A l'occasion de Faut que ça danse!, comédie subtile où Noémie Lvovsky évoque les affres d'une famille juive contemporaine, Valeria livre un peu de ses propres secrets de famille et quelques clefs pour mieux saisir son bel esprit.

Faut que ça danse! raconte une histoire de famille complexe où, comme dans votre film, Il est plus facile pour un chameau..., domine un lien très fort entre un père idolâtré et sa fille...

Oui, Sarah et Salomon ont un lien amoureux, nourri d'admiration et de colère affectueuse. Salomon refusant d'évoquer son passé douloureux, la guerre et la Shoah, Sarah est obligée de porter seule le fardeau - trop lourd pour elle - du passé de son père.
C'est une héritière au sens de Philip Roth: elle hérite des souvenirs, de la mémoire et de la culpabilité.
C'est elle qui traîne son père voir le mur des Justes... Elle est la rescapée de la famille, et c'est elle qui fait le travail.

L'humour sauve votre personnage, et plus encore Salomon, qui a l'expérience du tragique mais aussi un goût pour le comique...

L'humour est une composante très importante de la musique du film de Noémie, et de ses films en général. Cet humour, je l'ai, moi aussi, et en cela on partage la même vision de la vie. Celle qui considère le rire comme consolateur, sauveur, antidote au tragique. C'est un rire thérapie qui permet d'expulser la souffrance. C'est toujours plus facile d'accepter la réalité en riant...

Vous-même, comme comédienne, entretenez un lien privilégié au fou rire...

En tant qu'actrice, il est pour moi une porte d'entrée dans le travail. C'est toujours bon signe quand j'en ai un, l'indice que j'ai du plaisir, que des choses m'échappent et que je suis vivante. Quand un fou rire me surprend sur un plateau, ce peut être un moment de grâce si le metteur en scène me fait confiance et me laisse poursuivre...
Je pique aussi des fous rires dans ma vie personnelle, souvent de façon incongrue, mal élevée, dirait-on, et il pointe alors le fait que ma vie est plus forte que la bienséance et que ma timidité. Le fou rire est aussi très érotique, il est une pulsion de vie, de libido, à la fois très physique et très enfantin. Il me rappelle l'école, l'autorité et l'interdit.

N'étant pas de confession juive, comment vous êtes-vous approprié les affres de Sarah?

J'ai eu une éducation catholique, mais Tedeschi est un nom juif d'Italie du Nord.
Mon grand-père paternel s'est converti pendant la guerre et a épousé une catholique, ce qui lui a valu d'être banni par la communauté juive de Turin.
J'ai mis très longtemps à l'accepter, comme si j'avais hérité de sa faute.
Même si ma famille n'a pas été déportée, je me sens très proche du désarroi de cette communauté. Aussi mon personnage de Sarah résonne-t-il par rapport à mon histoire, comme si moi aussi je portais un passé trop lourd pour moi.

Vous avez une relation d'amitié très forte avec Noémie Lvovsky. Qu'est-ce qui le nourrit, à part le cinéma?

Nous avons écrit ensemble mon deuxième film, et je lui ai fait passer des essais pour qu'elle y joue un rôle. C'est une comédienne qui a une exceptionnelle exigence de vérité et de profondeur. Quand on se voit hors plateau, on parle de tout sauf de cinéma! J'aime parler des films, mais ce qui m'intéresse, c'est la vie, ce qui se passe dans la vie des gens. A la limite, je suis plus passionnée de livres que de cinéma...
Mon premier amour reste la littérature (Natalia Ginzburg, Tourgueniev...). Bien sûr, j'admire de grands réalisateurs (Woody Allen, Bergman, Almodovar, Truffaut, Fellini, Rossellini) et j'ai des films cultes. En tant qu'actrice, j'ai besoin de voir des films mais, encore plus, de mener un travail physique. Souvent, c'est la danse. Ainsi, pour approcher mon personnage de Sarah, j'ai travaillé avec une coach, Armelle Sbraire, et, ensemble, on a dansé toutes les facettes de mon personnage.

Vous avez rencontré un grand succès avec le Chameau. Dans quelle situation vous place ce succès alors que va sortir votre deuxième film, Actrices (le 26 décembre)?

Quand est sorti le Chameau, en 2003, je travaillais déjà depuis dix ans en ayant une certaine reconnaissance. Et j'avais planché pendant cinq ans sur le Chameau. Je ne me sentais donc pas dans une position d'imposture. Bien sûr, j'ai eu beaucoup de chance dans les rencontres que j'ai faites. Je n'aurais pas pu réaliser mes deux films si je n'avais pas rencontré Noémie, et mon travail d'actrice s'est nourrie de ce lien, comme de ceux que j'ai entretenus avec Bertolucci, Chéreau, Mimmo Calopresti...

Est-ce jouissif pour vous de prendre le pouvoir comme réalisatrice?

J'éprouve une sensation très agréable à guider plus qu'à diriger, une sensation très maternelle vis-à-vis de toute l'équipe qui m'entoure. Quelque chose de doux et de fort à la fois. J'aime sortir de l'infantilisme du comédien... même si j'y replonge aussi volontiers pour m'y abandonner. Comme comédienne, je trouvais cependant un peu triste de rester toujours dans un état enfantin, et frustrant de ne pas pouvoir chanter ma propre chanson. Finalement, c'est très luxueux de passer d'un état à l'autre.

A mesure que vous grandissez devant et derrière la caméra, votre lien à l'enfance s'affadit-il?

Non, heureusement! Je travaille directement dans mon enfance. C'est l'endroit où je vais pour travailler. Le jour où la porte sera fermée, je serai très inquiète. Les chagrins les plus profonds, les amours les plus anciennes, les peurs les plus effrayantes viennent de là. Je ne veux pas couper le fil.

Quand vous ne tournez pas, avez-vous besoin de répit, de temps morts?

Oui, j'ai besoin de m'occuper des choses de ma vie, de ne pas être dans cette «petite drogue» qu'est le travail. Fuir dans le travail, c'est aussi fuir les rapports souvent difficiles avec les gens, en amitié, en famille... Et, si on arrête de travailler, c'est un désastre! Pour le travail lui-même, les moments de pause sont très précieux. C'est là où on regarde le monde. Je me ressource dans le sport, l'amitié, les livres, la cuisine... La vie quotidienne, ritualisée, donne de la gaieté. Je ne trouve pas la routine triste. Même l'ennui, je peux trouver ça beau!

Lorsqu'on lui annonce qu'elle est enceinte, Sarah est dans un refus absolu de la maternité. Comment avez-vous compris cette facette de votre personnage?

C'est quelqu'un qui a besoin de s'enfoncer dans la révolte pour sortir du tunnel, et accepter finalement avec un immense bonheur cette maternité. Etre mère, pour elle, c'est être vraiment une femme, devenir douce. Elle s'envole comme une chrysalide qui devient papillon. Elle pousse enfin une poussette et non plus un passé douloureux... Tout ce que je dis d'elle, je l'imagine pour ma propre maternité. Que j'ai si hâte de vivre!

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Societe 17/12/2007 - 17:30 Omar Dati condamné à huit mois ferme

Le frère de Rachida Dati, Omar, 36 ans, a été condamné ce lundi, à Chalon-sur-Saône, à une peine de huit mois de prison ferme pour trafic de stupéfiants en récidive.

Sept mois ferme avaient été requis contre le prévenu, déjà condamné en 2001 à quatre mois de prison avec sursis, et sous contrôle judiciaire depuis juin 2005.

Son avocat, en son absence, a fait savoir qu'il allait demander un aménagement de peine avec port d'un bracelet électronique.

En août, un autre frère de la ministre de la Justice, Jamal, 34 ans, avait été condamné, également pour trafic de stupéfiants, à 12 mois de prison. Il s'était pourvu en cassation.

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Carla Bruni, une femme libre (notedt, remarquable tableau de chasse)
Le Parisien, 18 décembre 2007, Le fait du jour, p. 5

CARLA BRUNI, qui a devoile sa relation avec Nicolas Sarkozy en se laissant photographier avec lui samedi a Disneyland Paris, s'est reconvertie avec succès dans la chanson a l'oree des annees 2000 apres une carriere de mannequin vedette dans les annees 1990.

L'Italienne aux yeux bleus, qui mesure 1,75 m, fetera ses 39 ans le 23 decembre. Elle s'affiche avec le president de la Republique, alors que dans une intetview au journal britannique « The Sunday Herald », elle avait affirme sa preference pour Segolene Royal (qu'elle disait pourtant ne pas aimee plutot que Nicolas Sarkozy avant le second tour de l'election presidentielle :
« Mes parents ont eux aussi toujours vote a gauche. C'est une tradition. Je ne voterai jamais a droite », confiait-elle alors. En octobre, elle manifestait au zenith contre les tests ADN ...

Mick Jagger, Eric Clapton

Paru fin 2002, son premier album, «Quelqu'un m'a dit », avait COIYm un succes public et critique considerable 1,2 million d'exemplaires en France, 800 000 a l'etranger). Ce disque avait valu a l'Italienne a la voix grave la Victoire de la musique de l'artiste feminine en 2004.
Pour son deuxieme album, « No promises », paru debut 2007, elle a joue le contre-pied en mettant en musique des textes de six poetes anglo­saxons, dont William Butler Yeats ou Emily Dickinson, mais il n'a pas du tout marche.

Dans les annees 1990, Carla Bruni, a la silhouette longiligne et au visage a la beaute froide, n'avait pas seduit que les grands couturiers. Elle a eu une liaison avec Mick Jagger, alors que le leader des Rolling Stones etait encore avec Jerry Hall, le top-model texan.
Le 16 juin demier, elle etait au Stade de France pour voir Mick, Keith et les autres en concert.

Autre rock star a son tableau de chasse : Eric Clapton. Le celebre guitariste britannique evoque d'ailleurs leur histoire dans sa toute recente autobiographie. Cote musique aussi, Louis Bertignac, l'ex du groupe Telephone, qui travaillera plus tard sur ses albums.

Carla Bruni eut aussi de breves aventures avec Kevin Costner et Donal Trump. Une seductrice redoutable, donc.

Elle avoue aimer beaucoup les hommes. On s'en serait doute. Elle n'hesite pas à exposer sa relation tres mediatique avec l'avocat Arno Klarsfeld, devenu depuis un proche de ... Nicolas Sarkozy.

On lui connait aussi des relations avec Leos Carax (Le realisateur des «Amants du Pont Neuf»), les acteurs Charles Berling et Vincent Perez, et meme avec l'ancien Premier ministre Laurent Fabius.

En août 2002, une nouvelle liaison fait les delices de la presse people : a Marrakech, la belle Carla suit le jeune philosophe Raphael Enthoven sous les yeux de son epouse, Justine Levy.
Raphael est le fils de l'editeur Jean-Paul Enthoven ... avec qui elle vivait precedemmnent En 2004, dans le roman a des « Rien de grave », Justine Levy (fille de Bernard-Henry Levy) livrait un portrait au vitriol d'un personnage prenomme Paula, qu'on devinait etre Carla Bruni: une femme « belle et bionique, avec un regard de tueuse » et au « visage immobile, comme sculpte dans la cire ».

Depuis, Carla Bruni a quitte Raphael Enthoven, avec qui elle a eu un petit garçon, Aurelien, 6 ans. Le couple, dit-on, reste en bons termes.

Carla a repris sa liberte mais n'a pas perdu de temps. Une femme libre qui declarait au « Figaro Madame» en fevrier demier : « L'amour dure longtemps, le desir brûlant deux a trois semaines. »
Elle connait Nicolas Sarkozy depuis un mois. Le Parisien SERVICE SPECTACLES

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tempsreelnouvelobs Carla Bruni : tableau de chasse des amants connus, notamment :

Mick Jagger, Eric Clapton, Louis Bertignac, Kevin Costner, Donald Trump, Arno Klarsfeld, Leos Carax, Charles Berling, Vincent Perez, Laurent Fabius, Luc Ferry, Jean-Paul Enthoven (le père), Raphael Enthoven (le fils), Denis Olivennes, Nicolas Sarkozy ...

Le 17 février 2007, elle confie dans une interview accordée au Figaro Madame: « Je suis fidèle à moi-même, je m'ennuie follement dans la monogamie, même si mon désir et mon temps peuvent être reliés à quelqu'un et que je ne nie pas le caractère merveilleux du développement d'une intimité. Je suis monogame de temps en temps, mais je préfère la polygamie et la polyandrie. L'amour dure longtemps, mais le désir brûlant, deux à trois semaines ».

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SARKOZY/BRUNI Quand Justine Lévy parle de sa rivale NOUVELOBS.COM | 05.01.2008 | 19:04

Dans "Rien de grave" (Ed. Stock, 2004), Justine Levy (Louise, dans le roman), la fille de BHL, raconte sa rupture avec son mari et qualifie sa rivale de "Terminator". Raphaël Enthoven (Adrien), après avoir divorcé de Justine Lévy, s'était marié avec Carla Bruni (Paula). Morceaux Choisis.

Louise sur Adrien : "Au lieu de ça, ses messages idiots, sa voix plaintive, ses textos de mufle et de salaud, Paula, ma nouvelle vie, je suis heureux comme un roi, pourquoi tu me rappelles pas ?"

Louise : "Reprendre toute l'histoire depuis le début, comment, pourquoi, l'arrivée de Paula à Porquerolles avec le père d'Adrien, sa gaieté, son entrain, elle disait l'homme de ma vie, ils avaient l'air de s'aimer et de bien rire ensemble tous les deux, moi aussi au début elle me faisait rire, quand est-ce que j'ai compris qu'elle voulait le fils après le père et qu'elle faisait semblant d'être gaie mais qu'elle voulait juste détruire, créer le maximum de drame et de malheur?"

Adrien : "mais mon amour c'est ma belle-mère, tu vas pas être jalouse de ma belle-mère!"

Louise sur Paula : "je trouvais qu'elle faisait trop la coquette, elle était avec son père mais je l'avais vue, à la plage, au café, à table, faire l'intéressante et l'innocente, minauder, draguer tous les hommes du paysage, oh comme vous êtes passionnant, ah comme vous êtes séduisant, je la trouvais belle et dangereuse avec ce visage immobile, comme sculpté dans la cire, quand elle souriait elle avait une sorte de déplacement des os qui découvraient ses dents, toutes pareilles, taillées pareilles, je la trouvais belle et bionique, avec un regard de tueuse."

Louise sur Paula : "Quand j'avais quinze ans elle était déjà mannequin, j'étais fascinée par ce visage parfait, après j'ai appris qu'il était faux, qu'elle l'avait choisi sur un ordinateur avec son chirurgien, alors voilà, on va vous faire des pommettes hautes, comme ça, en silicone, on va raccourcir le nez et rajouter un peu de menton pour l'équilibre du profil, très bien les yeux, rien à changer pour les yeux, mais on peut opérer une très légère incision sur les tempes histoire de rehausser la ligne du sourcil, qu'en pensez-vous, quelques injections de Botox pour glacer l'ensemble, pour les vous verrez avec mon collègue."

Adrien sur Paula : "t'as pas à être jalouse, t'es un milliard de fois plus belle qu'elle, elle est toute refaite, toute figée, c'est Terminator cette fille"

Paula à Adrien : "merci, j'ai besoin de personne, moi les hommes je les castre tout de suite"

Louise sur Paula : "elle m'a dit avec son sourire de Terminator et son visage au formol c'est n'importe quoi les gens, c'est des salauds, ils racontent que j'ai couché avec ton mari (...) faudrait être ignoble pour détruire tant de bonheur"

Louise sur Adrien et Paula : "et maintenant il a un enfant avec elle, la très belle, la méchante, l'impérieuse Paula"

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SARKOZY / BRUNI Lorsqu'on réécoute les chansons de Carla Bruni NOUVELOBS.COM | 05.01.2008 | 19:04

Alors que la relation entre Nicolas Sarkozy et Carla Bruni est devenue publique, les textes des chansons de l'ex-mannequin peuvent désormais prendre un sens nouveau.

Depuis son premier album intitulé "Quelqu'un m'a dit" (2002), Carla Bruni a beaucoup chanté l'amour.

Ainsi, quand elle évoque son passé amoureux dans la chanson "L'exquise", l'amoureux du moment a de quoi avoir le tournis. " Je suis excessive/J'aime quand ça désaxe/Quand tout accélère/Moi je reste relaxe". Elle reconnaît pourtant que son attitude puisse déranger : " Y'en a que ça excède, d'autres que ça vexe/Y'en a qui exigent que je revienne dans l'axe/Y'en a qui s'exclament que c'est un complexe/Y'en a qui s'excitent avec tous ces 'X' dans le texte".

Carla Bruni n'a aucun problème avec ses conquêtes masculines, qui sont de toutes sortes, si l'on en croit sa chanson "J'en connais" : "J'en connais des qui charment/Des qui me laissent femme/J'en connais qui me pâment.../J'en connais des jolis/Des qui roulent comme des filles/Des qui me piquent mes bodys..."

D'autant que Carla Bruni parle d'amour, elle assure : "L'amour, hum hum, ça ne vaut rien", dans sa chanson "L'Amour". "C'est pas net, ça joue des tours/Ca s'approche sans se montrer/Comme un traître de velours/Ca me blesse, ou me lasse, selon les jours", continue-t-elle.

Carla Bruni, l'amour, elle en parle. Et on lui en parle. La preuve dans la chanson "Quelqu'un m'a dit" : "On me dit que nos vies ne valent pas grand-chose/Elles passent en un instant comme fanent les roses/On me dit que le temps qui glisse est un salaud/Que de nos chagrins il s'en fait des manteaux/Pourtant quelqu'un m'a dit.../Que tu m'aimais encore/C'est quelqu'un qui m'a dit que tu m'aimais encore/Serait-ce possible alors ?"

Pour finir, signalons que dans la chanson "Le plus beau du quartier" elle dit:"Regardez-moi/Je suis le plus beau du quartier/J'suis l'bien aimé/Dès qu'on me voit/On se sent tout comme envouté/Comme charmé, hum/Lorsque j'arrive/Les femmes elles me frôlent de leurs/Regards penchés/Bien malgré moi, hé/Je suis le plus beau du quartier, hum, hum, hum".

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La tribune de Genève, www.tdg.ch/pages/home/tribune_de_geneve/info_express/monde/detail_monde/(contenu)/172594 - 137k

Kadhafi, réhabilité, promet des milliards d'euros de contrats à l'Espagne Ex-bête noire des Occidentaux, Mouammar Kadhafi a achevé mardi en Espagne un voyage européen d'une dizaine de jours pendant lequel il a, depuis Paris et Madrid, officialisé sa réhabilitation internationale en échange de promesses de milliards d'euros de contrats.

La visite officielle de deux jours en Espagne, qui faisait suite à un séjour controversé en France, a pris fin mardi après-midi sans avoir suscité de polémique, avec le départ de l'avion du dirigeant libyen pour Tripoli.

Le voyage a surtout été centré sur des thèmes économiques. "Nous avons avancé sur le thème du dialogue et surtout sur les perspectives d'investissement", a reconnu le chef de la diplomatie espagnole, Miguel Angel Moratinos.

Le gouvernement espagnol a évoqué la "possibilité de contrats" pour des entreprises espagnoles dans l'énergie, les infrastructures et l'aéronautique/défense pour un montant total de 11,8 milliards d'euros à l'issue d'un entretien, lundi soir, avec le chef de l'exécutif, José Luis Rodriguez Zapatero.

Le dirigeant libyen a rencontré mardi matin un groupe de chefs d'entreprises espagnoles au palais du Pardo, ancienne résidence officielle du dictateur Francisco Franco, aujourd'hui réservée aux invités de marque de l'Etat espagnol.

Mais les contrats évoqués par le gouvernement espagnol de manière générale, n'ont pas, par la suite, été évoqués dans le détail, Kadhafi se contentant d'inviter les entrepreneurs à investir dans le pays qui bénéficie d'une forte croissance depuis la levée des sanctions de l'ONU en 2003 et la flambée des prix pétroliers.

La présidence du gouvernement espagnol s'est s'étendue sur les perspectives économiques ouvertes par le déplacement, mais s'est abstenue d'évoquer avec insistance la question épineuse des droits de l'homme.

M. Zapatero "a fait part à Kadhafi de l'intérêt de l'Espagne à établir un terrain global de coopération pour contribuer à un avenir de paix, de stabilité, de démocratie, de liberté, de justice et de prospérité", a sobrement indiqué La Moncloa.

Le déplacement de Kadhafi en Espagne n'a cependant pas soulevé le flot de critiques que le voyage de cinq jours du colonel à Paris a suscitées en France. Il est vrai que le séjour a été moins long et moins médiatisé, avec une très discrète partie privée, dans le sud de l'Espagne, samedi et dimanche.

Le dirigeant libyen n'a pas, non plus, fait d'apparition publique comme cela avait été le cas à Paris avec sa participation à un débat sur la "situation de la femme dans le monde".

Le numéro un libyen n'a prononcé qu'un seul discours devant les médias espagnols, mardi midi à la mairie de Madrid.

"Je ne suis pas ici pour donner de leçon sur le colonialisme en général. Les deux rives (de la Méditerranée, ndlr) ont connu des invasions mutuelles", a déclaré, de manière très consensuelle, Kadhafi.

Le dirigeant libyen, drapé dans une djellaba, a insisté sur "la culture, le sang, les racines qui unissent" l'Espagne au Maghreb.

La presse espagnole ne s'est malgré tout pas privée de critiquer une "tournée européenne qui discrédite la cause de la démocratie en Afrique", selon le quotidien de centre gauche El Pais qui s'interrogeait mardi sur la différence de traitement entre Kadhafi et le "dictateur du Zimbabwe Robert Mugabe".

En France, le président Nicolas Sarkozy avait balayé les critiques. Il avait expliqué qu'il fallait "parler à tout le monde", encourager la marche de la Libye vers la "respectabilité", et avait évoqué des retombées commerciales de plus de 10 milliards d'euros.

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LOGEMENT ATTRIBUÉ Le bras droit de Boutin doit proposer sa démission, selon Hirsch
NOUVELOBS.COM | 19.12.2007 | 16:20

Jean-Paul Bolufer, qui bénéficie d'un appartement à loyer modéré de la Ville de Paris, paierait 6,30 euros le mètre carré de loyer alors que le prix du marché atteint entre 20 et 30 euros dans son quartier.

Martin Hirsch a estimé mercredi 19 décembre sur RTL que le directeur de cabinet de Christine Boutin, Jean-Paul Bolufer, qui bénéficie d'un appartement à loyer modéré de la Ville de Paris, devait présenter sa démission.

"Si cela arrivait à quelqu'un qui travaille avec moi, je lui demanderais de me proposer sa démission, je verrai ensuite si je l'accepte ou pas", a ajouté Martin Hirsch, ancien président d'Emmaüs France et actuellement Haut commissaire aux solidarités actives, au sein du gouvernement.

"Je lui dirais de déménager, de me proposer sa démission, de rembourser ou d'en faire don" et enfin il faudrait "voir si ça s'applique à d'autres", a-t-il dit.

190 m²

Le Canard Enchaîné, dans son édition datée de mercredi, révèle que le directeur de cabinet de la ministre du Logement Christine Boutin, Jean-Paul Bolufer, habite un appartement municipal de 190 m2 pour un loyer de 6,30 euros le mètre carré.

L'hebdomadaire satirique indique que Jean-Paul Bolufer, préfet hors cadre et principal collaborateur de Christine Boutin, s'est fait attribuer ce logement, près de Port-Royal, un beau quartier de Paris, en 1981.
Il était alors directeur de cabinet du maire de l'époque, Jacques Chirac.

"Pas le seul"

Interrogé par le Canard Enchaîné, Jean-Paul Bolufer a estimé que le loyer de cet appartement était "très près du prix du marché" et qu'il n'était "pas le seul dans ce cas." Il a ajouté n'avoir bénéficié "d'aucun privilège à titre personnel."

L'hebdomadaire satirique précise que le logement occupé par le préfet hors cadre, "interlocuteur privilégié des associations de mal-logés", n'a rien de social et qu'il appartient à la Régie immobilière de la ville de Paris (RIVP). Le ministère du Logement a confirmé qu'il payait ses loyers au tarif fixé par la Régie.

Prix du secteur

Dans ce secteur, ce type d'appartement haussmannien se louerait entre 20 et 30 euros le mètre carré.

Jean-Paul Bolufer aurait conservé l'appartement lors de différents postes en province ou dans la capitale lorsqu'il disposait d'un logement de fonction, comme directeur des journaux officiels, avance le Canard Enchaîné. Pierre Castagnou, le président de la RIVP, précise avoir envoyé un recommandé le 14 décembre au bras droit de Christine Boutin pour lui dire que "la situation ne pouvait plus durer."

Wauquiez et Ayrault

"Si jamais il y a des situations individuelles qui sont critiquables, il faut qu'il y soit remédié", a déclaré pour sa part Laurent Wauquiez, porte-parole du gouvernement, qui rendait compte des travaux du Conseil des ministres.

"La question n'a pas été évoquée" en Conseil", a-t-il précisé. "C'est un sujet qui concerne le directeur de cabinet de Mme Boutin et les bailleurs, notamment la ville de Paris, c'est une situation individuelle qui sera réglée", a poursuivi le porte-parole.

"Il y a des choses scandaleuses. Je ne sais pas si c'est vrai, mais en tous cas on va demander à Mme Boutin", a déclaré Jean-Marc Ayrault sur Canal+.

"Je trouve ça profondément choquant", a-t-il ajouté, particulièrement au regard de la situation des sans-abri en France.

A ce sujet, le député-maire de Nantes a réclamé des "solutions durables" et "dignes". "Mme Boutin ne cesse de dire qu'il y a de la place pour tout le monde", a-t-il affirmé. "Il y a peut-être des places parce que l'Etat a demandé d'ouvrir des gymnases dans les communes" mais "ce n'est pas digne", a-t-il dit.

Selon lui, il faut "des vraies places, des places de dignité".

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ProChoix.news, vendredi 1 juin 2007 Christine Boutin nomme un directeur de cabinet formé par l'intégriste Cité catholique : Jean-Paul Bolufer

Enarque, Jean-Paul Bolufer a pris soin de compléter sa formation administrative par un engagement et une formation au sein de la Cité catholique.

Fondée par Jean Ousset (ancien secrétaire de Charles Maurras) sous le nom original des Œuvres de Cité catholique puis d'Office international des œuvres de formation civique et d'action culturelle selon le droit national chrétien (ICTUS), une autre association a pour objectif de construire une élite constituée en petites « cellules bien dressées » susceptibles d'agir par capillarité dans la classe dirigeante, son slogan: « Dans le peuple ; comme un poisson dans l'eau » traduit toute sa volonté d'infiltration du monde associatif.

Elle est présidée par Jacques Tremollet de Villers, ancien militant tixièriste de Jeune Alliance et avocat de Paul Touvier. Parmi les réalisations techniques de la Cité catholique il faut noter la création de l'association Laissez-les-vivre (1).

A l'époque, Jean-Paul Bolufer est très actif dans l'opposition à l'avortement. Il est même remarqué par des actions de pression un peu violentes et la diffusion de textes attaquant Simone Veil.

Il rejoint en 1979 le cabinet de Jacques Chirac à la mairie de Paris. Il a ensuite été nommé préfet chargé de Journaux Officiels par Lionel Jospin en 1997.

En 1983, il coédite un Projet pour la France : construire nos communautés dans lequel il déclare vouloir établir un délit contre "toutes les atteintes morales et physiques aux familles", c'est à dire, l'avortement, l'homosexualité, la pornographie. Il propose aussi des "retraites à capitalisation familiale", c'est-à-dire en fonction du nombre d'enfants.

En septembre 2003, il intervenait à l'assemblée de l'Association internationale pour l'enseignement social chrétien s'est tenue cette année à Prague sous les hospice du think tank : Liberté politique.

(1) La cité catholique décrite dans l'ouvrage de F. Venner, Extrême France, Grasset, 2006 : "La Cité catholique a longtemps formé les élites du mouvement catholique traditionnel. Son action de formation est coordonnée au sein d’un « Centre de formation à l'action civique et culturelle selon le droit naturel et chrétien au service de la Civilisation de l'amour ».
Cette dernière dénomination fait suite à plusieurs intitulés d’Institut de formation comme la « Cité catholique", « Office International", puis l'Institut culturel et technique d'utilité sociale (ICTUS) créé en 1946 par Jean Ousset et Jean Masson. Le but était alors de mettre « à la disposition des personnes, des groupes et des associations qui en comprennent la nécessité, les moyens propres à former pour en offrir le bienfait à notre patrie, la France, un nombre suffisant pour être décisif de cadres politiques, sociaux et culturels efficaces.
Cette formation repose sur la doctrine sociale de l'Église qui est accessible non seulement aux chrétiens, mais à tous les hommes de bonne volonté. Elle s'acquiert en petits groupes de travail et fait l'objet de stages. Cette formation est résolument centrée sur l'action. » Tout comme l'Action française, le but est de réformer les esprits : « Le but de cette formation est l'acquisition d'une tournure d'esprit qui conduise à pratiquer un nouveau style d'action politique, sociale et culturelle, fondé sur le respect de la diversité des réseaux humains, la claire vision des initiatives à développer, soutenir, susciter et coordonner ».
Mais, contrairement à elle, les modules enseignés sont plus directement tournés vers l’enseignement de méthodes d’action à des « groupes et des associations qui en comprennent l’utilité ». La notion d’efficacité — et non plus seulement de culture générale — entre donc en ligne de compte. Selon l’Institut, « une action efficace suppose : le sens du contact personnel, une bonne connaissance du milieu dans lequel on se trouve, l'entraînement au travail en équipe, le souci constant de synchronisation avec ceux qui travaillent dans d'autres milieux ».
Bien qu’ouvert à tous, le centre de formation de la Cité catholique fait le tri en ce qu’il met ses initiés devant une certaine obligation de résultat, en recherchant avec eux des stratégies efficaces. Ce qui était vrai pour l’ICTUS l’est également pour le Centre de formation qui en a pris la suite : « Le Centre de formation à l'action civique et culturelle selon le droit naturel et chrétien est une œuvre auxiliaire, un service à la disposition de tout ceux qui ont à cœur la renaissance chrétienne de la France.
La constitution d'une élite civique, spécialiste de la stratégie politique, sociale et culturelle est indispensable. Mais il s'agit moins de promouvoir une organisation que de préconiser un certain style d'action et une stratégie ». Pour cela, le Centre propose aux « cellules » des ouvrages de base à étudier, vidéocassettes et parcours culturels, mais aussi des stages et des sessions tout au long de l'année. Il organise également un congrès presque tous les ans et publie une revue, Permanences, qui rend compte de chacun de ses colloques et stages de formation. Parmi les modules enseignés, beaucoup de séances portent sur la culture et l’art, comme la peinture, la sculpture, l’architecture ou les musiques. L’univers culturel et artistique étant décrit comme un « terrain d'application de méthodes pédagogiques et apologétiques qui permettent de communiquer l'amour de la France, de l'Église et de Jésus-Christ ».
Le Centre s'intéresse également beaucoup à l'actualité provie, et son principal enseignement concerne la transmission de valeurs liées à la loi naturelle. « L'ordre naturel est l'ordre des choses de la Création. Par 'naturel', il ne faut pas entendre tout ce qui existe dans la nature (ou dans la réalité sociale), mais tout ce qui est conforme à la nature des choses, et en particulier à la nature de l'homme. Ainsi, la naissance d'un veau à cinq pattes n'est pas conforme à l'ordre des choses, ni même conçue comme naturelle : il s'agit d'une monstruosité — reconnue comme telle par les scientifiques, comme par le sens commun — qui est en contradiction avec l'ordre naturel. D'ailleurs, certaines malformations congénitales peuvent être tellement contraire à l'ordre naturel, que les bébés qui en sont atteints meurent très rapidement après leur naissance. La loi naturelle est la loi morale (naturelle) que l'homme tire des exigences de sa nature et de la nature des choses en général" .
Signalons que le Centre n'est pas directement reconnu par l'Église catholique, même si la présence d'évêques ou de cardinaux à ses congrès peut laisser penser le contraire aux participants."

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Fillon intervient dans "l'affaire" Bolufer, qui démissionne Le Monde 20.12.07 | 12h43 Laure Bretton

PARIS (Reuters) - Le directeur de cabinet de Christine Boutin, mis en cause pour disposer indûment d'un appartement à loyer modéré, a présenté sa démission à la ministre du Logement, qui l'a acceptée tout en dénonçant une "polémique inutile".

Soucieux de clore au plus vite une controverse qui a gagné jusqu'aux rangs du gouvernement, dans un contexte sensible dominé par le problème des sans-abri, François Fillon a pris l'affaire en main.

Dans un bref communiqué publié jeudi matin, le Premier ministre a jugé "nécessaire" la démission de Jean-Paul Bolufer, associant Christine Boutin à son initiative.

"Il s'agissait d'une décision qui s'imposait. (...) Je crois qu'il faut toujours mettre ses actes en conformité avec ses paroles", a déclaré par la suite François Fillon à la presse, en marge de la réunion des signataires de l'accord de Nouméa.

Le 16 novembre, sur France Culture, Jean-Paul Bolufer avait dénoncé "l'absence de rotation dans le parc HLM".

La ministre du Logement a précisé par la suite dans un communiqué que son collaborateur avait démissionné "afin de pouvoir retrouver sa pleine liberté de parole et ne pas entraver l'action (qu'elle) conduit par une polémique inutile".

Elle déclare comprendre "l'émoi qu'a pu provoquer dans l'opinion et les médias cette situation".

Invitée sur RMC et BFM TV, quelques minutes avant la diffusion du communiqué de Matignon, Christine Boutin avait pourtant refusé de se prononcer sur une éventuelle démission de son "excellent collaborateur", qui était le principal interlocuteur des associations d'aide aux sans-abri.

Le Canard enchaîné a révélé dans son édition de mercredi que Jean-Paul Bolufer était logé depuis 1981 dans un appartement à loyer modéré de 190 m2 boulevard de Port-Royal à Paris (Ve), au prix de 6,30 euros le m2, alors que le tarif du marché se situe entre 20 et 30 euros le mètre carré dans ce quartier.

Il s'était fait attribuer ce logement lorsqu'il était directeur adjoint de cabinet du maire de l'époque, Jacques Chirac, et l'avait sous-loué pendant 17 ans quand il disposait d'un logement de fonction.

Dans une lettre datant de 1989 publiée jeudi par Libération, Jean-Paul Bolufer se prévaut de l'appui de l'ancien maire de Paris pour y loger une "famille amie", l'appartement restant à son nom pendant la durée de son mandat au Conseil régional de Midi-Pyrénées.

"EXEMPLARITÉ"

Christine Boutin a assuré sur RMC et BFM TV qu'elle n'avait pas eu connaissance de cette situation avant que la presse ne s'en fasse l'écho.

"Quand on recrute quelqu'un, on ne lui demande pas où il habite. Ce n'est pas mon habitude", a-t-elle déclaré, laissant entendre qu'elle tirerait d'autres conséquences de ce qu'elle considère comme une manipulation politique.

"Ce qui est certain, c'est que le cas de mon directeur de cabinet (...) n'est pas seul et je peux vous dire que quelle que soit la décision que je prendrai (...) il ne sera pas le seul", a-t-elle prévenu. "C'est quand même étonnant de voir sortir ce dossier maintenant qui a quand même demandé quelque préparation".

L'opposition a exprimé son
indignation face à cette affaire, tel Bertrand Delanoë dénonçant un héritage des "années RPR".

"Si les mêmes revenaient à la majorité au Conseil de paris, sans doute recommenceraient-ils ces pratiques qui ne sont pas convenables", a déclaré devant la presse le maire socialiste de Paris, qui brigue un nouveau mandat aux municipales de mars 2008.

La RIVP, bailleur du logement occupé par Jean-Paul Bolufer, "est une société dans laquelle nous avons récemment atteint la majorité. Tout de suite son président (...) a, à ma demande, veillé à toutes les situations irrégulières", a-t-il assuré.

Mais les critiques sont aussi venues des rangs du gouvernement.

Martin Hirsch, Haut commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté et ancien président d'Emmaüs-France, avait le premier, mercredi, suggéré la démission de Jean-Paul Bolufer.

Jeudi matin, sur RTL, Xavier Bertrand avait estimé qu'il fallait "régulariser au plus vite" la situation.

"Si vous voulez réconcilier les Français avec la politique, cela passe par l'exemplarité des ministres, mais aussi de leurs plus proches collaborateurs", a fait valoir le ministre du Travail.

"Il faut toujours faire preuve d'exemplarité lorsqu'on a quelque pouvoir dans la République", a renchéri Raymond Soubie, conseiller social de Nicolas Sarkozy, sur LCI.

Christine Boutin n'a pas caché son amertume sur RMC et BFM TV, s'en prenant à Martin Hirsch.

"Moi, je sais ce que c'est la solidarité amicale et gouvernementale", a-t-elle lancé.

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publié le 20-12-2007 sur le site www.la-croix.com Qu'est-ce qu'un "chanoine d'honneur" du Latran ?

Tout chef de l’État français en exercice a le titre de « chanoine d’honneur » de la basilique Saint-Jean-de-Latran, titre dont il est invité à prendre possession lors d’une cérémonie. La tradition remonte à 1604 : après avoir renoncé au protestantisme, Henri IV, aidé dans sa démarche par certains prêtres influents de la basilique, décida de faire don au Latran de l’abbaye bénédictine de Clairac, (Lot-et-Garonne), ainsi que de ses revenus.

Pour le remercier, le chapitre du Latran attribua au roi le titre de « premier et unique chanoine d’honneur » de la basilique et s’engagea à célébrer chaque année à la date anniversaire de sa naissance – le 13 décembre – une messe pour la France.

Si, depuis, tous les chefs de l’État portent ce titre, celui-ci était tombé dans l’oubli. Ce n’est que récemment qu’il a été remis à l’honneur, avec René Coty en 1957, qui a souhaité instaurer cette cérémonie solennelle. Le général de Gaulle en 1967, Valéry Giscard d’Estaing en 1978, comme Jacques Chirac en 1996, se sont également rendus à Rome pour prendre possession du titre. En revanche, Georges Pompidou et François Mitterrand ne se sont pas « installés » formellement dans le chapitre.

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« Mon cas ressemble à celui de milliers de personnes à Paris » Propos recueillis par François Vignolle jeudi 20 décembre 2007 | Le Parisien

JEAN-PAUL BOLUFER, directeur de cabinet de Christine Boutin

Que vous inspire la polémique sur votre appartement ?

Jean-Paul Bolufer. Je m'étonne que cette polémique intervienne en plein débat sur l'hébergement des sans-abri. Je ne suis pas paranoïaque mais je me demande pourquoi cette information sort dans ce contexte très particulier. Les choses sont pourtant claires et connues depuis longtemps. Je suis devenu locataire de cet appartement en 1981 (NDLR : à l'époque, M. Bolufer était directeur adjoint du cabinet du maire, Jacques Chirac) . Ce logement a d'abord été géré par la Sagi puis par la RIVP qui dépendaient toutes les deux de la Ville de Paris. J'ai loué cet appartement en 1981 au prix normal appliqué à l'époque. Je ne bénéficiais d'aucun privilège. Année après année, mon loyer a augmenté selon les indices classiques. Mon bail n'a jamais été résilié pendant vingt-six ans et n'a donc pas été renégocié alors que dans le même temps l'immobilier flambait.

On vous reproche d'avoir sous-loué votre appartement pendant au moins dix-sept ans ?

Encore une fois, il n'y a rien de secret à tout ceci. Une clause de la RIVP stipule que si celle-ci observe une sous-occupation illicite dans un appartement, elle doit envoyer une lettre recommandée au locataire pour mettre fin à cette situation. Je n'ai jamais dissimulé ces faits. Les personnes qui ont occupé mon logement lorsque j'avais pris des fonctions hors de Paris ont acquitté leur loyer auprès de la régie. Celle-ci ne m'a jamais envoyé de courrier pour faire part de son désaccord. Pourquoi s'en émeut-elle aujourd'hui ? La RIVP a annoncé qu'elle m'avait adressé un courrier le 14 décembre pour me demander de prendre congé. C'est bizarre. Mais je n'ai toujours pas reçu cette lettre.

Au-delà de la légalité de cette location, comprenez-vous que cette affaire suscite un débat éthique ?

J'en suis bien conscient. Je suis prêt à rediscuter les conditions de ma location. Peut-être faut-il vérifier les loyers par rapport aux revenus. Mais c'est un débat de société qui ne doit pas prendre la forme d'une chasse à l'homme dont je suis aujourd'hui victime. Je suis gêné par cette attaque ad hominem car je ne suis pas une exception. Mon cas ressemble à celui de milliers de personnes qui vivent à Paris.

Martin Hirsch, le haut commissaire aux Solidarités actives, réclame votre démission.

Je pense qu'il a été un peu pris au dépourvu quand il a fait ses déclarations aux médias. Il a d'ailleurs précisé qu'il ne connaissait pas exactement le dossier. J'ai pu lui fournir toutes les informations pour qu'il puisse disposer d'éléments factuels.

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leparisien.com , jeudi 20 décembre 2007, 14h12 Logement contesté L'ex-directeur de cabinet de Boutin demande une enquête

Jean-Paul Bolufer, ancien directeur de cabinet de Christine Boutin, démis de ses fonctions suite à des révélations sur un somptueux logement qu'il occupe à bas prix à Paris, a annoncé sur France 2, qu'il souhaitait une enquête de la chambre régionale des comptes.

«Je souhaiterais que la chambre régionale des comptes fasse une enquête très rapidement sur les conditions d'attribution et de fixation des loyers dans l'ensemble des parcs privés des collectivités territoriales d'Ile-de-France», a déclaré M. Bolufer.

Il a également demandé au maire socialiste de la capitale, Bertrand Delanoë, de «faire publier par la Régie immobilière de la Ville de Paris (RIVP) (à qui appartient l'appartement qu'il occupe, ndlr), la liste de l'ensemble des appartements gérés par cette société, de leur superficie, ainsi que de leur localisation et éventuellement de leurs loyers».

M. Bolufer a par ailleurs assuré avoir «montré l'exemple en donnant (sa) démission» prise, selon lui, d'un commun accord par «le Premier ministre, la ministre du Logement et (lui)-même» afin de «mettre un terme à cette polémique invraisemblable» et «pour retrouver (sa) liberté de parole».

Il a également assuré avoir voulu rendre les clefs de l'appartement incriminé à la Régie immobilière qui n'aurait pas donné suite à sa demande et n'avoir jamais sous-loué l'endroit, contrairement à des informations en ce sens parues dans la presse. Il a précisé n'avoir jamais réclamé de loyers mais avoir seulement fait «bénéficier» des lieux une personne dont il n'a pas précisé l'identité.

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Devant le pape, le président français affiche sa décontraction LE MONDE | 21.12.07 | 09h07 • Mis à jour le 21.12.07 | 09h07 Rome, envoyé spécial Philippe Ridet

Il a traversé la salle Clémentine à la rencontre du pape Benoît XVI qui l'attendait sans un regard sur ses fresques Renaissance.
D'un œil, Nicolas Sarkozy cherchait les journalistes, un sourire en coin. Rassuré par leur présence, il a salué son hôte d'une franche poignée de main, sans s'incliner : "C'est très émouvant pour moi, Très Saint-Père, d'être reçu par vous", lui a dit-il, ajoutant : "Vous parlez si bien le français." A quoi le pape a répondu : "Oui, je l'ai appris dans mon gymnase de Bavière", montrant par là qu'il en avait oublié un peu. En allemand, lycée se dit Gymnasium.

Au sortir de la bibliothèque où Benoît XVI venait de le recevoir pour un entretien de vingt-cinq minutes, le chef de l'Etat a encore affiché sa décontraction. Le pape, qui s'est déjà fait appeler "Sir" par George Bush lors de la visite du président américain en juin, a dû constater un nouvel assaut contre le protocole. Jamais un chef de l'Etat ne lui avait présenté des journalistes qui l'accompagnent. Nicolas Sarkozy l'a fait.

"Voilà, a-t-il dit à son hôte, les journalistes qui me suivent. Même pour eux, c'est pas n'importe quel voyage, ils sont impressionnés, hein ? Vous savez, ils ne sont pas toujours gentils avec moi." Le pape a souri. "Mais avec vous toujours", a relancé un des journalistes à l'intention de Benoît XVI. M. Sarkozy : "Vous voyez comme ils sont injustes."

Quelques instants auparavant, le président de la République avait déjà pris ses aises, n'hésitant pas à jeter un œil sur son téléphone portable pendant que sa délégation saluait le Saint-Père.

LA MÈRE DE CARLA BRUNI

De mémoire de vaticaniste, un chef d'Etat en visite officielle n'a jamais affiché aussi peu de solennité. Du coup, ce sont ses invités qui ont montré leur dévotion.

Jean-Marie Bigard, comique présenté comme "artiste" par l'Elysée, a baisé l'anneau. L'historien Max Gallo s'est profondément incliné, peut-être à cause de sa haute taille, ainsi que Jean-Claude Gaudin, le maire de Marseille. Le Père Guy Gilbert, "le Curé des loubards" avait, lui, remisé son habituel Perfecto au vestiaire pour un impeccable habit de clergyman.

Manquait à ces présentations l'invitée cachée de la délégation. Carla Bruni ? Non, l'ex-top-modèle turinoise n'accompagnait pas son nouvel ami dans son séjour romain. "Sarkozy a Roma, Carla a casa", titrait d'ailleurs La Repubblica du 20 décembre.

En revanche, sa mère, Marisa, la remplaçait.
Une présence qu'un membre du service de presse de la présidence se refusait de confirmer quand bien même était-elle à deux pas de lui au premier rang du discours du président de la République à Saint-Jean-de-Latran : "Je ne sais pas, je ne la connais pas."
Philippe Ridet

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Double attentat à Ajaccio: deux blessés légers AP | 23.12.2007 | 16:11

Deux attentats quasi-simultanés ont visé dimanche à l'aube la trésorerie générale et une caserne de gendarmerie d'Ajaccio (Corse-du-Sud), a-t-on appris de sources policières. Deux personnes ont été légèrement blessées.

La première explosion s'est produite vers 5h30 devant l'entrée de la trésorerie générale située près du centre-ville. Plusieurs bureaux ont été soufflés par la déflagration qui a provoqué des dégâts très conséquents.

Quelques instants plus tard, une deuxième explosion a visé la caserne Battesti, siège de la légion de gendarmerie de la Corse. La charge explosive avait été déposée devant un mur d'enceinte de la caserne.

L'explosion a fait voler en éclats les vitres de plusieurs habitations voisines et deux personnes ont été légèrement blessées, parmi lesquelles une personne de 75 ans touchée par des éclats de verre et un enfant de cinq ans.

Ces deux actions n'ont fait l'objet d'aucune revendication.

La section anti-terroriste du parquet de Paris s'est saisie de l'enquête.

Dans un communiqué, le ministre de la Défense Hervé Morin a condamné "avec la plus grande fermeté" les attentats, notamment celui qui a visé la caserne de gendarmerie Battesti à Ajaccio. Exprimant "son indignation face à la lâcheté de ces actes", il a réaffirmé son soutien aux militaires de la gendarmerie et à leurs familles "qui, une nouvelle fois, étaient visés par ces actions terroristes inadmissibles".

"On a l'impression qu'il y a (...) une escalade de la violence", a déclaré pour sa part Christian Leyrit, le préfet de Corse, à TF1. "Auparavant, on s'en prenait aux biens; aujourd'hui, on a le sentiment qu'on s'en prend aux personnes et qu'il y a un risque véritablement pour la vie des personnes", a-t-il ajouté. AP

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Attentat en Corse, la gendarmerie de Cargèse mitraillée Le Monde 24.12.07 | 14h50

AJACCIO (Reuters) - La façade de la gendarmerie de Cargèse, en Corse-du-Sud, a été mitraillée dans la nuit de dimanche à lundi, rapporte la police, une attaque qui n'a pas fait de blessé. Selon les enquêteurs, cet attentat, comme ceux des jours précédents, est lié à la récente condamnation à perpétuité pour l'assassinat en 1998 du préfet de Corse Claude Erignac d'Yvan Colonna, dont le village natal est Cargèse.

"Ces actions doivent s'inscrire dans une série d'actions de représailles visant à contester le délibéré de la cour d'assises spéciale dans le dossier Colonna", a déclaré le procureur de la République, José Thorel, sur France info.

A Cargèse, deux balles ont pénétré dans un appartement de fonction occupé et une troisième a été tirée dans un autre logement. Les impacts d'une vingtaine de projectiles ont été relevés sur les murs.

La ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, a condamné "un acte minable et odieux commis par des individus indignes et lâches". Cet attentat, dit-elle dans un communiqué, "aurait pu tuer puisque des impacts de balles ont été trouvés à l'intérieur de deux résidences familiales de gendarmes".

"De tels actes, qui portent atteinte non seulement aux biens mais aussi aux personnes sont intolérables", a renchéri le Premier ministre, François Fillon. "Leurs auteurs, qui mettent en péril la vie de nos concitoyens, devront être poursuivis et punis", a-t-il ajouté dans un communiqué.

Dimanche, deux attentats, contre la gendarmerie d'Ajaccio et contre la trésorerie générale, avaient fait deux blessés.

Deux explosions avaient déjà touché à Ajaccio la Direction départementale de l'Equipement (DDE) et la préfecture de Corse-du-Sud et de région, sans faire de victime, dans la nuit de mardi à mercredi. Gérard Bon

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Sarkozy :«Nous ne devons pas perdre» en Afghanistan C. M. (lefigaro.fr) avec AFP et AP 22/12/2007 | Mise à jour : 11:22 | Commentaires 48 .

Le chef de l'Etat a réaffirmé l'importance de la présence de soldats français après sa rencontre avec son homologue Hamid Karzaï. Comme l'avait révélé Le Figaro, Nicolas Sarkozy préparait bien une visite surprise en Afghanistan. Le chef de l'Etat français a atterri à Kaboul samedi matin. Une sorte de «pré-Noël» avec les soldats français engagés sur ce front incandescent de la «grande guerre contre le terrorisme».

«Il se joue ici une guerre, une guerre contre le terrorisme, contre le fanatisme que nous ne pouvons pas et ne devons pas perdre», a-t-il martelé à l'issue de sa rencontre avec son homologue afghan Hamid Karzaï. Il a souligné qu'il fallait agir pour que «l'Afghanistan ne devienne pas un Etat terroriste», comme cela avait été le cas lorsque les talibans étaient au pouvoir dans le pays de 1996 à fin 2001. Depuis leur renversement, les talibans ont lancé une insurrection contre le pouvoir du président Karzaï, élu démocratiquement en 2004, et les troupes étrangères qui le soutiennent.

Ces dernières sont aujourd'hui au nombre de 60.OOO dans le cadre de l'Otan (40.000 hommes), dont 1.600 soldats français sur le terrain et 400 en soutien extérieur, auxquels s'ajoutent 20.000 hommes d'une coalition internationale dirigée par les Etats-Unis.

Le chef d'Etat français est accompagné d'une importante délégation dont ses ministres de la Défense Hervé Morin et des Affaires étrangères Bernard Kouchner ainsi que la Secrétaire d'Etat chargée des droits de l'Homme, Rama Yade. Avant de rejoindre la France cet après-midi, Nicolas Sarkozy fera une halte à Douchanbe, la capitale du Tadjikistan voisin.

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Nicolas Sarkozy à Kaboul : "Nous ne devons pas perdre" NOUVELOBS.COM | 22.12.2007 | 17:20

Le président s'est rendu en Afghanistan samedi matin pour une visite surprise de quelques heures. Il a été reçu par son homologue Hamid Karzaï et a rencontré des soldats français. Le philosophe André Glucksmann était du voyage.

Des moyens nouveaux ?

En novembre, lors de sa visite aux Etats-Unis, Nicolas Sarkozy a annoncé que la France ne quitterait pas l'Afghanistan, comme elle l'avait un temps envisagé. Il a même laissé entendre, à la grande satisfaction de Washington, qu'elle y enverrait des moyens nouveaux.
A en croire Le Canard enchaîné, la France s'apprêterait à envoyer en Afghanistan une quinzaine de chars Leclerc pour renforcer "dans quelques semaines" le contingent français. Mais le cabinet du ministre de la Défense Hervé Morin a opposé un "démenti catégorique" à cette information. (avec AP et Reuters)

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Sarkozy passe Noël en Egypte
Vincent Fertey (lefigaro.fr) avec Le Parisien. 24/12/2007 | Mise à jour : 09:42 | Commentaires 69 .

Après des vacances d'été aux Etats-Unis dans le New Hampshire, le chef de l'Etat devrait s'envoler vers Louxor pour ses vacances de Noël.

Rubrique agenda sur le site de l'Elysée. A part une visite à des enfants malades à l'hôpital Necker aujourd'hui, difficile de connaître l'emploi du temps de Nicolas Sarkozy ces prochains jours. Très peu d'informations ont filtré sur la destination de ses vacances, mais Le Parisien révèle ce matin une virée du président en Egypte pour ces fêtes de fin d'année.

Il devrait y retrouver sa nouvelle compagne, la chanteuse Carla Bruni, tandis que sa mère Andrée et sans doute un de ses fils devraient le retrouver demain à Louxor. D'après le bureau de l'Agence France Presse au Caire, Nicolas Sarkozy sera logé dans une suite du Old Winter Palace, un somptueux hôtel situé aux abords du temple.

Direction Charm el-Cheikh

A Louxor, le ministre de la Culture égyptien Farouk Hosni a concocté un programme de visites spécialement conçu pour Nicolas Sarkozy. Le chef de l'Etat s'envolera ensuite pour la station balnéaire de Charm el-Cheikh où ses proches seront accueillis dans une villa, propriété du cheik d'Abu Dhabi.

Le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner avec sa compagne Christine Ockrent pourraient les y rejoindre. Une chose est sûre : Nicolas Sarkozy doit rencontrer le 30 décembre son homologue Hosni Moubarak avant de regagner Paris le 31 dans la journée pour présenter ses vœux en direct aux Français. Une première.

Cet emploi du temps est toutefois susceptible d'être modifié. Deux dossiers pourraient contraindre le chef de l'Etat à renoncer à ces jours de repos : le procès des membres français de l'Arche de Zoé ou encore des négociations de dernière minute pour la libération d'Ingrid Betancourt.

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Sarkozy est arrivé à Louxor avec Carla Bruni NOUVELOBS.COM | 25.12.2007 | 15:50

Le chef de l'Etat a quitté le Bourget en direction de l'Egypte ce matin à bord d'un Falcon appartenant à l'homme d'affaires Vincent Bolloré. Il est arrivé peu après 14h.

Le président Nicolas Sarkozy est arrivé mardi 25 décembre à Louxor, sur les bords du Nil, en Haute-Egypte, pour un séjour privé précédant une visite officielle au Caire.
Il est accompagné de sa nouvelle amie, l'ex-top model et chanteuse Carla Bruni, et de plusieurs proches, a constaté sur place un journaliste de Reuters. Le groupe comprend un des fils du président et sans doute sa mère.
Le chef de l'Etat avait quitté dans la matinée l'aéroport du Bourget à bord d'un "Falcon 900 appartenant à l'homme d'affaires Vincent Bolloré", selon une source aéroportuaire.

Old Winter Palace

Le président de la République était "accompagné de Carla Bruni et de neuf autres personnes", selon la même source. "L'embarquement s'est fait dans un hangar afin d'éviter les photographes", a précisé cette source. Arrivé en Egypte, le président a également évité une sortie publique. Un convoi l'attendait peu après 13H00 GMT, sur le tarmac de l'aéroport de Louxor. Il comportait une trentaine de voitures noires, dont la plupart de sécurité. Pour la première partie de son séjour privé, Nicolas Sarkozy est descendu au Old Winter Palace, un hôtel de style victorien situé en bordure de la rive-est du Nil.

Signe aux journalistes

En fait, le président Sarkozy aurait souhaité retourner à l'hôtel Old Cataract d'Assouan, où il avait séjourné en 2003 et lieu choisi par François Mitterrand pour son ultime réveillon de 1995, ce qui n'a pas été possible pour des questions d'organisation. En montant les marches de l'entrée de l'hôtel, Nicolas Sarkozy, accompagné de Carla Bruni, a fait un signe en direction des journalistes. Les paparazzi ont pris leurs quartiers dans la cité égyptienne où un important dispositif de sécurité a été mis en place. "C'est une visite privée, donc on va empêcher les photographes et les badauds de gâcher le séjour" de Nicolas Sarkozy, a déclaré sur France 2 le gouverneur de la ville, Samir Farag. Le président français aura fort à faire pour préserver sa vie privée dans cette cité de Haute-Egypte fréquentée par de nombreux touristes.

A Charm el-Cheikh avec Kouchner et Ockrent (note : non pour Christine Ockrent qui refuse "la confusion des genres")

Les photographes ont par ailleurs pu croiser lundi sur les bords du Nil l'ex-ministre Jean-Pierre Chevènement et Jean-Paul Huchon, président socialiste du Conseil régional d'Ile-de-France.

Après Louxor, Nicolas Sarkozy et ses proches prendront, le 27 au soir, la direction de Charm el-Cheikh, la grande cité balnéaire au bord de la mer Rouge, à la pointe sud du Sinaï. Le chef de la diplomatie Bernard Kouchner les y rejoindra avec sa compagne Christine Ockrent dans une villa retirée, sur la baie de Naama, indique-t-on de source égyptienne. La villa aura un accès direct à la mer. Elle est située dans une vaste bande littorale, propriété du cheikh d'Abou Dhabi.

Le 30 au Caire

Là aussi, la sécurité sera très importante alors que cette ville très touristique a été la cible d'un attentat terroriste à l'été 2005, faisant 65 morts et 110 blessés. Un mémorial a par ailleurs été érigé à Charm el-Cheikh en mémoire des 148 victimes, dont 134 vacanciers français, du crash d'un Boeing 737 de la compagnie égyptienne Flash Airlines, le 3 janvier 2004.

Ses vacances achevées, le président Sarkozy gagnera le 30 au matin Le Caire, où l'attendra une délégation de près de 200 personnes pour sa visite officielle de 24 heures. Il sera immédiatement reçu par le président Hosni Moubarak. Il repartira à Paris le 31 à la mi-journée pour pouvoir présenter ses vœux de Nouvel an aux Français. (avec Reuters)

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Sarkozy dans l'avion de Bolloré: pas matière à "polémique" pour Luc Chatel AFP - Mardi 25 décembre, 19h21PARIS (AFP) -

Le secrétaire d'Etat au Tourisme et à la Consommation Luc Chatel a estimé que le départ en congés du président Nicolas Sarkozy dans un avion de l'homme d'affaires Vincent Bolloré n'avait pas lieu de faire "polémique".

"Je comprends mal cette polémique que je sens poindre. Le président a montré son engagement au service des Français. Il montre tous les jours son engagement, il a aussi droit à une vie privée, le droit de prendre quelques jours de repos," a déclaré M. Chatel sur Europe 1.

M. Sarkozy a quitté mardi la France pour Louxor (Egypte) à bord d'un Falcon 900, propriété de l'homme d'affaires Vincent Bolloré, ami de M. Sarkozy qui lui avait déjà prêté un avion et un yacht pour une escapade sur l'île de Malte juste après son élection en mai.

Ce séjour maltais avait fait des vagues, l'opposition dénonçant la proximité de M. Sarkozy avec les milieux d'affaires.

Alors que la liaison de M. Sarkozy avec la chanteuse et ex-mannequin Carla Bruni, qui l'accompagne en Egypte, fait la "une" de nombreux médias, M. Chatel a estimé que "quand on atteint un certain niveau de responsabilité, ce qui est la cas du président de la République, c'est difficile" de séparer vie privée et vie publique.

"De tous temps, ce n'est pas Nicolas Sarkozy plus qu'un autre président, le grand public et les médias ont été friands de savoir ce que faisait Nicolas... le président de la République de ses loisirs, de ses repos", a-t-il dit en se reprenant.

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Les Français de L'Arche de Zoé condamnés à 8 ans de travaux forcés au Tchad Par Par Francesco FONTEMAGGI AFP - Jeudi 27 décembre, 00h28N'DJAMENA (AFP) -

Les six Français de L'Arche de Zoé ont tous été condamnés mercredi à la même peine, huit ans de travaux forcés, par la Cour criminelle de N'Djamena qui les a jugés coupables d'avoir tenté d'enlever 103 enfants au Tchad afin de les emmener en France il y a deux mois. Evénement

Le président de l'association Eric Breteau, son assistante Emilie Lelouch, les logisticiens Alain Péligat et Dominique Aubry, le médecin Philippe Van Winkelberg et l'infirmière Nadia Merimi ont été reconnus coupables de "tentative d'enlèvement de 103 enfants tendant à compromettre leur état civil" et "grivèlerie".

Mahamat Dagot, un chef de quartier de Tiné, ville frontalière du Soudan, et Souleïmane Ibrahim Adam, un Soudanais qui a servi d'intermédiaire dans la région d'Adré, autre localité de l'extrême est du Tchad, ont été jugés coupables de "complicité de tentative d'enlèvement d'enfants" et, bénéficiant de "larges circonstances atténuantes", ont écopé de quatre ans de prison ferme.

Enfin, le maire et le secrétaire général de la mairie de Tiné, Sinine Amadou Nassour et Ahmat Harane Gnoye, ont été acquittés après avoir été mis hors de cause à la barre par Eric Breteau.

Eric Breteau, tout comme Souleïmane Ibrahim Adam, ont également été jugés coupables de "faux et usage de faux en écritures publiques".

Les huit coupables ont été condamnés à verser "solidairement" aux familles des 103 enfants un total de 4,12 milliards de francs CFA (6,3 millions d'euros) de dommages et intérêts.

A l'énoncé du verdict par le président de la Cour Ngarhondo Djidé, après trois heures d'attente dans une salle d'audience bondée et à la lumière de néons, les Français ont paru sonnés. L'infirmière Nadia Merimi a fondu en larmes dans les bras de son avocat français, Me Mario Stasi.

Les condamnés sont repartis en fourgon cellulaire vers la maison d'arrêt. Main dans la main, Eric Breteau et Emilie Lelouch portaient à nouveau le pantalon de sapeur-pompier et le gilet bleu estampillé Children Rescue, nom de leur opération au Tchad, qu'ils avaient abandonnés le temps du procès.

Les Français avaient été arrêtés le 25 octobre à Abéché, principale ville de l'est tchadien, alors qu'ils s'apprêtaient à embarquer 103 enfants à bord d'un Boeing-757 afin de les emmener en France, où les attendaient des familles d'accueil. L'opération avait été condamnée par Paris et N'Djamena.

Dans la matinée, la défense des dix accusés avait plaidé l'acquittement, tandis que le procureur général Beassoum Ben Ngassoro requérait entre sept et onze ans de travaux forcés pour chacun des six Français, des peines plus légères pour les deux intermédiaires et l'acquittement des deux responsables de la mairie de Tiné.

Intervenant en dernier, Eric Breteau, qui avait pris en main sa défense dès vendredi à l'ouverture du procès, a pour la première fois esquissé de timides regrets.

"Nous avons toujours recherché des orphelins du Darfour", région soudanaise voisine en guerre civile, a-t-il réaffirmé.

Si les 103 enfants "sont Soudanais (...), nous les avons privés d'un avenir meilleur", a-t-il dit. "S'ils sont Tchadiens et qu'on nous a menti, si nous les avons séparés de leurs familles, nous sommes navrés, sincèrement désolés, car nous n'avons jamais voulu les séparer des familles".

"Je suis scandalisé par l'uniformité de la peine" contre les six Français, a déclaré à l'AFP leur avocat tchadien, Jean-Bernard Padaré.

Sa consoeur française Céline Lorenzon a annoncé qu'elle allait "faire revoir la peine en France, puisque les travaux forcés n'existent pas".

"La même peine pour tous, cela signifie que les peines étaient fixées d'avance", a-t-elle ajouté, "en colère et écoeurée".

Le ministère français des Affaires étrangères a fait savoir que Paris demanderait "aux autorités tchadiennes le transfèrement en France des condamnés" pour qu'ils y purgent leur peine, conformément à une convention de coopération judiciaire de 1976. De source diplomatique à N'Djamena, on affirme que ce rapatriement pourrait intervenir "très rapidement".

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Yahoo.fr, actualités Par Charles SICURANI AFP - 1er janvier 2007 9h30

Une nuit de la Saint-Sylvestre "relativement calme" avec moins de voitures brûlées
Baisse du nombre des véhicules incendiés, stabilité du nombre des interpellations, quatre policiers légèrement blessés: la nuit de la Saint-Sylvestre a été "relativement calme", selon un bilan dressé à 6h00 mardi par la Direction générale de la police nationale (DGPN).

Le nombre des véhicules brûlés est en régression (372 dont 273 incendiés "volontairement") et celui des interpellations est stable (259).

"Globalement la nuit a été relativement calme sans incident notable", avec "très peu d'affrontements avec les forces de sécurité tandis que dans les quartiers sensibles la tension a été nettement moins forte que les années précédentes", a fait savoir à l'AFP la DGPN.

Sur l'ensemble de la France, elle a comptabilisé 372 véhicules incendiés contre 397 l'année précédente (-6,72%) se répartissant ainsi: 273 véhicules "volontairement" incendiés (contre 313 l'année précédente, soit une baisse de 12,78% sur un an) et 99 autres véhicules ayant brûlé "par propagation", contre 84 l'année précédente.

En Ile-de-France, 102 véhicules ont été brûlés "volontairement" et 42 par propagation. Pour la province, les chiffres sont respectivement de 171 et 57.

Le nombre des interpellations est stable d'une année sur l'autre: 259 contre 258 il y a un an.

La DGPN fait état par ailleurs de quatre fonctionnaires de police "légèrement blessés" et souligne qu'"aucun dégât sur les biens immobiliers, tant privés que publics" n'a été observé.

En début de nuit, la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, avait passé en revue lors de divers déplacements, à Paris et en banlieue, le dispositif mis en place pour assurer la sécurité dans la nuit de la Saint-Sylvestre: elle avait souligné à cette occasion un recul sensible des incidents observés dans la soirée au plan national, avançant un taux en baisse de 30% par rapport à l'an passé.

Devant le chantier de construction du nouveau commissariat de Villiers-Le-Bel, ville du Val-d'Oise qui fut le théâtre de violents incidents fin novembre, la ministre avait indiqué qu'à 23H00, "sur l'ensemble de la France, sensiblement moins" d'incidents (voitures brûlées notamment) avaient été enregistrés au plan national par rapport à l'an dernier à la même heure.

Aux alentours de minuit, ce calme relatif était confirmé avec une centaine de feux de véhicules recensés, selon des préfectures et sources policières contactées par l'AFP.

La traditionnelle concentration de foule aux Champs Elysées pour célébrer le passage à l'année nouvelle, qui a rassemblé quelque 400.000 personnes, autant que l'année dernière, n'a pas donné lieu à d'incidents notables. De même au Champ de Mars et au Trocadéro où 45.000 personnes s'étaient donné rendez-vous, contre 40.000 l'an dernier.

Des forces de sécurité en nombre très important avaient été mobilisées à Paris, en banlieue et dans les grandes villes de province pour éviter tout débordement et incident majeur.

En Ile-de-France, quelque 13.000 policiers et gendarmes étaient requis, dont 4.500 pour la seule capitale, alors que consigne avait été donnée aux forces de l'ordre d'occuper le terrain à des fins de dissuasion et dans un esprit de fermeté devant toute velléité de désordre.

Pierre Mure, directeur de l'ordre public et de la circulation, avait mis l'accent sur la nécessité d'"occuper le terrain en se montrant extrêmement visible, particulièrement aux sorties de métro".

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Sarkozy fait voeu de sincérité Renaud Dély Le Parisien, mardi 01 janvier 2008

DU CLASSIQUE, de l'ordinaire, presque du banal. Et pas d'annonce.
En fait de « rupture », la première séance des voeux télévisés de l'ère Sarkozy a offert aux téléspectateurs un long travelling avant pour entrer dans la cour puis dans le palais élyséen, et une traduction simultanée des propos présidentiels en langage pour sourds et malentendants.
Pour le reste, la brève intervention (huit minutes) du chef de l'Etat, dont l'entourage avait répété à satiété qu'elle était diffusée en direct, avait un air de déjà-vu. Le costume sombre, les drapeaux français et européen mêlés derrière le bureau, et les premiers mots du locataire - « mes chers compatriotes » - évoquaient les prestations passées de Jacques Chirac. Le contenu, lui, renvoyait au Sarkozy de la campagne présidentielle.

Conscient que l'étalage de la séquence « people » de son idylle avec Carla Bruni avait pu faire tiquer, le président a d'abord prétendu faire assaut de sincérité.
Comme pendant ses meetings de campagne, l'année dernière, il a répété : « Je vous dois la vérité. Je vous la dirai toujours. Je ne m'autoriserai aucune hypocrisie. » Sarkozy a ponctué cette adresse d'un aveu : « Depuis huit mois, je n'ai agi qu'avec le souci des intérêts du pays (...) J'ai voulu mettre chacun face à ses responsabilités. J'ai pris les miennes. J'ai pu commettre des erreurs. »
Un accès d'humilité qui semblait renvoyer au fameux « J'ai changé » lancé il y a tout juste un an, le 14 janvier 2007, depuis la tribune du congrès extraordinaire de l'UMP qui avait inauguré sa quête élyséenne.
Puis, histoire de corriger le côté un rien clinquant de ces dernières semaines (Disneyland, avion du milliardaire Bolloré, vacances luxueuses, etc.), le chef de l'Etat s'est fendu d'un élan de spiritualité : il a souhaité s'atteler en 2008, « deuxième étape » de son mandat, à « la culture, à l'identité, aux valeurs » du pays pour mener à bien « une politique de civilisation », gage d'une « renaissance » dont la France doit « montrer la voie ».

Sarkozy y a ajouté quelques envolées déjà lancées sur les estrades des meetings comme sa volonté d'inciter les Français à retrouver « le goût de l'aventure et du risque » ou sa promesse « de moraliser le capitalisme financier ».

Enfin, après « l'urgence » de 2007, période au sujet de laquelle il égrène un premier bilan (autonomie des universités, service minimum dans les transports, « choc fiscal et social », minitraité européen, etc.), Sarkozy s'est efforcé de calmer les impatiences naissantes. Il a promis une politique de « changement profond » pour combler le « retard » pris, selon lui, par la France, et s'est dit sensible aux « craintes », à « l'angoisse » et même à « l'exaspération » de l'opinion sur l'emploi et le pouvoir d'achat. « Mais tout ne peut être résolu en un jour », a-t-il insisté, en promettant des « premiers résultats » en 2008. Et de conclure, bravache : « Croyez-le bien, ma détermination est sans faille ! » Une campagne électorale chasse l'autre et les municipales, que l'Elysée entend « politiser », approchent à grands pas.

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Sarkozy promet dans ses voeux une "politique de civilisation" Yahoo.fr, actualités, 01 janvier 2007, 9h.30 PARIS (AFP) —

Dans un style plus classique qu'attendu, Nicolas Sarkozy a adressé lundi soir ses premiers voeux aux Français depuis l'Elysée, insistant à nouveau sur "l'urgence" des réformes, et lançant l'idée nouvelle d'une "politique de civilisation".

Le chef de l'Etat a appelé à une "nouvelle Renaissance" et tracé à grands traits ses contours.

"Nous ne résoudrons rien", a-t-il lancé, "si nous ne bâtissons pas l'école et la ville du XXIème siècle", sans mettre "au coeur de la politique le souci de l'intégration, de la diversité, de la justice, des droits de l'Homme, de l'environnement", sans retrouver "le goût de l'aventure et du risque" ni "moraliser le capitalisme financier".

Dans sa "Lettre aux éducateurs" lue à Blois le 4 septembre à l'occasion de la rentrée scolaire, il avait déjà estimé que "le monde a besoin d'une nouvelle Renaissance".

M. Sarkozy a aussi décrit sa mandature comme une "tâche immense tant la France a pris de retard sur la marche du monde", et assuré avoir "engagé depuis huit mois beaucoup de changements profonds".

Le président a passé en revue comme autant d'"urgences" l'ensemble des réformes entreprises en 2007. Et "à ceux qui trouvent que cela n'est pas allé assez vite", il a expliqué avoir simplement tenu compte "de l'exigence du dialogue social et de la négociation", affirmant au passage "ne pas croire à la brutalité comme méthode de gouvernement".

M. Sarkozy a reconnu les "craintes", "l'angoisse" et "l'exaspération" des Français tout en assurant que sa "détermination est sans faille".

Le président a promis que "les premiers résultats de l'action entreprise devraient se faire sentir" en 2008, malgré "une conjoncture internationale freinée par la crise financière".

Parmi les premiers à réagir, François Fillon a affirmé que son gouvernement était prêt pour les "réformes de civilisation".

Dans un communiqué, le Premier ministre a ainsi décrit la "feuille de route pour 2008" fixée par M. Sarkozy: "changer la France en profondeur, pour qu'elle soit toujours en initiative dans le monde, plus conquérante en économie mais aussi plus juste pour ses citoyens et plus respectueuse de la planète".

Pour l'UMP, le secrétaire général de l'UMP, Patrick Devedjian, a aussi salué une intervention qui, a-t-il dit sans autre détails, vise à "redonner l'espoir à tous nos concitoyens" et à "les mobiliser sur un grand projet".

Julien Dray, porte-parole du PS, a décrit en revanche la "politique de civilisation" comme un "concept fumeux" visant à "faire couler un peu d'encre".

Sur le pouvoir d'achat, principale préoccupation des Français, "le président de la République est vite passé", a ajouté M. Dray.

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Les propos de Fadela Amara provoquent un nouveau malaise au sein de la majorité LEMONDE.FR avec Reuters | 04.01.08 | 11h18 • Mis à jour le 04.01.08 | 11h24

Votera, votera pas Sarkozy ? Après avoir exclu dans une interview de voter pour Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle de 2012, Fadela Amara a déclaré, le même jour, qu'elle donnerait sa voix au candidat "capable de mener à bien les réformes". Priée de dire si c'était le cas de Nicolas Sarkozy, la secrétaire d'Etat chargée de la politique de la ville a répondu : "La preuve, il est en train de les faire."

Tentative pour rectifier le tir ? Ce même jeudi 3 janvier, à l'hebdomadaire Le Point qui lui avait demandé si elle voterait pour le président qui l'a nommée au gouvernement, elle avait répondu : "Non, et il le sait." Elle expliquait qu'elle voterait socialiste "si le candidat est bon", faute de quoi elle s'abstiendrait. Le meilleur candidat du PS serait, selon elle, François Hollande."Je suis une femme de gauche qui est entrée dans un gouvernement de droite parce que, dans les banlieues, il y a urgence", explique-t-elle au journal.

La secrétaire d'Etat siège toujours au conseil municipal de Clermont-Ferrand, dans la majorité du maire socialiste Serge Godard. Dans Le Point, elle précise qu'elle se considère comme socialiste, mais qu'elle n'est pas membre du PS qui, dit-il, la "désespère". "C'est le parti des bien planqués, qui pensent qu'habiter le 16e, c'est habiter la France. Cette direction s'est éloignée des classes populaires, des ouvriers, des immigrés, des femmes", dit-elle.

Les déclarations de Fadela Amara font grincer des dents certains députés de la majorité. L'UMP Hervé Mariton a jugé vendredi que Fadela Amara, par ses propos, "n'est pas à sa place" dans le gouvernement. "L'ouverture c'est une idée géniale, mais c'est une idée qui a été malmenée. Cela a été présenté comme un casting, et dans ce casting, à un moment, les vedettes craquent", a ajouté M. Mariton.

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Politique. Voyage. Sarkozy en week-end chez son ami le roi de Jordanie
Le parisien, 5 janvier 2008, p. 9, Catherine Tardrew

LE SECRET avait été bien gardé. Ce n'est qu'après son anivée hier à Aqaba qu'on a appris la visite éclair, et privée, du président Nicolas Sarkozy en Jordanie.
Il ne devrait rentrer en France que demain, après un entretien avec le roi Abdallah et un peu de tourisme dans la région.

Le président français ne réside pas dans la capitale, un brin austère, Amman, mais dans la beaucoup plus paradisiaque ville d'Aqaba, une station balnéaire sur la mer Rouge, à quelques encablures du port israélien d'Eilat.

Selon David Martinon, le porte­parole du président, « le roi de Jordanie a appelé le président de la République entre Noël et le Jour de l'An pour lui proposer de venir passer un week-end privé dans sa résidence d'Aqaba ».
Le monarque a poussé l'attention jusqu'à envoyer à Paris son propre avion chercher son invité et sa suite.
Suite dont pourrait bien faire partie l'amie du président, Carla Bruni, qui l'accompagnait déjà en Egypte fin décembre.

Des rumeurs sur la présence de Carla Bruni

Si l'Elysée a refusé de confirmer la présence de l'ancienne top-modèle devenue chanteuse, des voyageurs assurent avoir aperçu la jeune femme à l'aéroport d'Aqaba, où Ab­dallah II est venu en personne accueillir ses hôtes.
On n'en saura pas plus, le convoi officiel étant composé de grosses berlines aux vitres teintées qui ne laissent rien deviner des passagers.
Quant au palais royal ­ constitué d'un ensemble de villas -, il est situé dans une zone protégée par l'armée, où le plus aguerri des paparazzis ne pourra rien photographier.

Côté officiel, le roi et le président de la République se sont entretenus hier soir pour évoquer « les derniers développements. du processus de paix au Proche-Orient ainsi que la situation au Liban ».

Mais Sarkozy consacrera surtout son week-end au farniente.
Deux attractions touristiques réputées sont à proximité: la cité nabatéenne de Pétra et ses tombeaux dans la roche; le désert de Wadi Rum, où fut en partie tourné le film « Lawrence d'Arabie ».
Deux sites qui se visitent à cheval, l'autre passion de Nicolas Sarkozy.

Après l'escapade égyptienne, pour laquelle l'homme d'affaires Vincent Bolloré avait prêté son jet, le week­end jordanien risque de faire jaser l'opposition, d'autant que des esprits chagrins font remarquer que le président a tendance à choisir d'effectuer certains de ses voyages dans des contrées plaisantes, en fin de semaine ...
Catherine Tardrew

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Une dynastie italienne sous le marteau
Le Figaro.com, BÉATRICE DE ROCHEBOUET 15/10/2007 | Mise à jour : 05:39 | .

C'EST LA FIN d'une belle histoire de famille.
Campé dans son havre de verdure, ceint par d'épaisses grilles, le château de Castagneto, imposante bâtisse en brique rouge avec ses bustes à l'antique accueil­lant le visiteur, livre aujourd'hui ses secrets bien gardés.
Avec ses quelque 300 meubles et objets d'art, la propriété de feu Alberto Bruni-Tedeschi et de son épouse Marisa, forteresse construite au XIe siècle à trente minutes de Turin pour protéger le Piémont des invasions, ferme à tout jamais ses volets verts à claire-voie *.

Le voile se lève enfin sur la fabuleuse collection de cet industriel et compositeur de musique classique, héritier de la firme de pneumatiques CEAT décédé en 1996, dont le film, en 2003, de sa fille, Valeria, Il est plus facile pour un chameau, avait donné quelques clins d'oeil.
À cette collection, s'ajoutent des pièces venant de Paris, Rambouillet, Saint-Paul-de-Vence, le Cap Nègre, autres demeures de la famille arrivée en 1974, à Paris, par peur des Brigades rouges.

Le produit de la vente (le 21 mars, à Londres) estimé par Sotheby's entre 6 et 9 Meur sera au bénéfice de la Fondation Virginio Bruni-Tedeschi, fils de l'industriel décédé en juillet 2006, à 46 ans, des suites d'une longue maladie.

Il y a des collectionneurs qui se ressemblent. Leur point commun est la passion et l'amour des choses insolites qui, une fois réunies, forment un tout incomparable.
« Alberto a fait à Castagneto ce que Charles de Bestegui a fait au château de Groussay, royaume de l'accumulation décorative si bien étudiée que Sotheby's dispersa sur place, à Montfort-l'Amaury, en 1999, avec l'étude Poulain-Le Fur », observe Mario Tavella, directeur du département mobilier pour l'Europe.

Entre la demeure royale et la villa chic de campagne

Si l'esprit est le même, le résultat est tout autre. À Castagneto, pas de murs tendus de cachemire, avec des rideaux en plaids de voyage comme à Groussay, mais plutôt des boiseries néoclassiques, avec des rideaux façon Versailles.
Pas de tapis, de canapés confort ni de foisonnement de tissus aux coloris fraise moisie, moutarde ou chutney, mais de beaux parquets à l'imitation de ceux des palais royaux, et des tapisseries comme ces quatre panneaux de la série des Indes, tissés vers 1750 aux Gobelins d'après les cartons d'Alexandre-François Desportes, sur les peintures d'Albert van der Eeckhout et de Frans Post.
Une commande du prince Maurice de Nassau, offerte à Louis XIV en 1679 (100 000-200 000 eur).

Le château de Castagneto oscille entre la demeure royale et la grande villa chic de campagne pour les parties de chasse. Il mélange le mobilier français et italien. Comme ce lustre à trente bras de lumière commandé par Napoléon pour redécorer le palais du Quirinal à Rome quand il est devenu roi d'Italie en 1805 (entre 370 000 et 750 000 eur) ; il existe deux modèles similaires au Grand Trianon à Versailles.
Comme ce grand bureau plat génois en marqueterie de bois de tulipe, vers 1740 (entre 120 000 et 180 000 eur) ou cette console piémontaise rocaille du milieu du XVIIIe siècle (entre 150 000 et 300 000 eur). Ou encore comme cette série de neuf chaises de Vienne XVIIIe (entre 150 000 à 300 000 eur).

Tous les ingrédients du succès

Chineur invétéré, Alberto avait l'art du raffinement. Il préférait le dépouillement à l'accumulation, en mariant avec justesse porcelaines montées, sculptures bronze doré et miniatures XVIIIe et XIXe dont la collection a été donnée cette année par sa femme, Marisa, au Palazzo Madama de Turin. Il entreprit de nombreuses restaurations du château acheté en 1952, comme les fresques dessinées par Govin (1808-1889) et Sereno (1829-1893), et ajouta des parquets et des boiseries pour donner une touche plus chaleureuse.

L'engouement pour ce genre de house sales ne faiblit pas. On se souvient de dispersions mémorables comme celle de Turn & Taxis, à Regensburg, en 1993 (15 Meur), de Baden-Baden en 1995 (38 Meur), du Casino dell'Aurora Pallavicini à Rome en 2004 (7 Meur), ou plus récemment celle de Hanovre à Marienburg en 2005 (44 Meur). La vente Bruni-Tedeschi a tous les ingrédients du succès : l'aura d'une famille célèbre à la une de la presse people, et le parfum de rêve d'une demeure italienne comme il n'en existe plus.
À cela vient se greffer le mystère du meuble rouge (Il mobile rosso), titre de la dernière oeuvre musicale d'Alberto représentée au Théâtre de l'Opéra d'Avignon, en 1994, et retraçant l'histoire d'un meuble en écaille de tortue Louis XIV allant au ciel comme un saint. Il ressemble à celui qui sera présenté dans la vente de Sotheby's. Alberto l'avait acheté sur le conseil du marchand italien Pietro Accorsi. Étrange coïncidence.
*La maison sera vendue ultérieurement. Rens. : http://www.sothebys.com/

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"SEJOUR PRIVE" Jordanie : Sarkozy et Carla Bruni à Petra (lieu symbolique : "escapade" de Cécilia et son amant Attias en 2005)
NOUVELOBS.COM | 05.01.2008 | 17:19

Nicolas Sarkozy et Carla Bruni ont visité les ruines de la ville de Petra, accompagné du fils de l'ex-mannequin.

Le président français, accompagné de Carla Bruni, s'est rendu samedi 5 janvier sur le site historique de Pétra où le couple a visité les ruines de la cité nabatéenne, a constaté un journaliste de l'AFP.
Nicolas Sarkozy, le fils de sa compagne sur les épaules et vêtu d'une veste bleu marine, avait à ses côtés l'ex-mannequin, lunettes de soleil, veste de cuir et pantalon noir.
Carla Bruni a recouvert d'une écharpe le visage de l'enfant qui les accompagnait quand les photographes se sont approchés. Selon les journalistes français présents sur place,
il s'agissait du fils de la chanteuse.

Main dans la main

Comme lors de son tout récent séjour en Egyte, c'est main dans la main et lunettes de soleil sur le nez, que le couple a visité le prestigieux site creusé dans la roche par les Nabatéens il y a 2.000 ans. Le président s'est livré au jeu de la signature d'autographes pour des touristes français visitant les ruines de l'antique cité troglodyte, une des merveilles des patrimoine mondial de l'UNESCO. Une dizaine de photographes attendaient le couple depuis les premières heures de la journée dans les ruines de grès rose de Pétra, sous un ciel brumeux et une température de 4 degrés. Le couple s'est arrêté quelques minutes devant les flashes des photographes avant d'entrer dans le site du Trésor datant au 1er siècle après J-C, protégé par la sécurité jordanienne qui a éloigné la presse. Des gardes royaux, certains montés à cheval, ou accompagnés de chiens policiers, avaient été déployés à cette occasion. Le couple est ensuite parti en hélicoptère pour le désert voisin du Wadi Rum.

Pas plus de détails

Nicolas Sarkozy est arrivé vendredi à Aqaba où il est l'invité du roi Abdallah II dans sa résidence pour le week-end. Les deux hommes se sont notamment entretenus sur la crise libanaise.
Le président français s'était rendu fin décembre en Egypte où il avait passé cinq jours de vacances avec Carla Bruni. Il avait ensuite effectué une visite officielle d'un jour au Caire.
L'Elysée n'a pas donné davantage de détails sur son séjour en Jordanie, ne précisant pas s'il serait accompagné de Carla Bruni.
L'idylle de l'ex-mannequin et chanteuse avec le président français a été révélée vers la mi-décembre par des photos prises à la faveur d'une visite du couple au parc d'attractions Disneyland, dans la banlieue de Paris. (avec AP et AFP)

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Martin Hirsch admet être «instrumentalisé» en étant au gouvernement
Il assume cependant ce rôle de caution, espérant être «utile» «quel que soit le contexte.» AFP
LIBERATION.FR : samedi 5 janvier 2008

Le Haut commissaire aux solidarités actives, Martin Hirsch, a reconnu aujourd’hui sur France Culture que sa présence au sein du gouvernement était «instrumentalisée», tout en saluant le «pragmatisme» du chef de l'Etat. «Bien sûr qu'il y a des tas de choses qui m'échappent. Est-ce qu'on est instrumentalisé ? Bien sûr», a-t-il déclaré, interrogé sur son sentiment de servir éventuellement de caution sociale au gouvernement.

«C'est toujours comme ça», a ajouté Martin Hirsch, disant avoir déjà connu cela comme président d'Emmaüs. «Le raisonnement que j'ai fait - je verrai si j'ai eu raison ou tort - c'est que ce que je pouvais apporter serait utile de toute façon dans les enjeux sociaux et de lutte contre la pauvreté, quel que soit le contexte et les autres mesures» prises par le gouvernement, a-t-il expliqué.

Il a salué le «culte du pragmatisme et du résultat» du président de la République.

A propos des sanctions que veut appliquer Nicolas Sarkozy aux chômeurs refusant «deux offres acceptables» d'emploi, le Haut commissaire s'est dit «à fond pour la logique des droits et devoirs à partir du moment où elle s'applique aux trois catégories d'acteurs», pouvoirs publics, employeurs, employés ou demandeurs d'emploi. Qu'il y ait «un mécanisme qui fasse jouer les droits et les devoirs» ne «me paraît pas choquant à partir du moment où il est réaliste, juste, équilibré», a-t-il précisé.

Selon Martin Hirsch, le «discours de culpabilisation sur les chômeurs et les pauvres» tenu par des responsables politiques a connu «une inflexion» depuis l'élection présidentielle. Il pense avoir eu sur ce thème une influence sur le chef de l'Etat, avec lequel il a dit avoir eu «une discussion de fond» avant sa nomination au gouvernement. Au sujet de l'évaluation des ministres, Martin Hirsch s'est prononcé «résolument pour».

Lui-même va être évalué en fonction du «nombre de personnes qui franchissent le seuil de pauvreté», de «la part des revenus qui augmente grâce au retour au travail» et du «nombre de personnes qui peuvent accéder à des conditions meilleures», a-t-il énuméré.

Selon lui ces «critères» sont «assez cohérents» avec «ce pour quoi (il est) rentré» au gouvernement. «Si des politiques ont échoué jusqu'à présent, c'est notamment parce qu'on refusait de se fixer des objectifs, parce qu'on n'avait pas de méthode d'évaluation», a estimé Martin Hirsch.

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UNION Un mariage Sarkozy-Bruni le 9 février ? NOUVELOBS.COM | 06.01.2008 | 12:02

C'est ce qu'affirme le JDD. Nicolas Sarkozy devrait évoquer mardi devant la presse ses vacances égyptiennes, très controversées, avec l'ex-top model.

Le Journal du Dimanche du 6 janvier croit savoir que Nicolas Sarkozy et Carla Bruni pourraient se marier, le 8 "ou, plus probablement, le 9 février prochain".
Selon le quotidien, qui affiche une photo des possibles futurs époux en Une, le couple "n'en pouvait plus d'attendre".

L'Elysée n'a pas souhaité confirmé l'information, que le JDD affirme avoir obtenu "de plusieurs sources", sans citer lesquelles.

Nicolas Sarkozy devrait, mardi, s'exprimer sur ses vacances égyptiennes avec Carla Bruni, lors d'un entretien de deux heures prévu avec la presse.

Le président aurait déjà offert une bague à l'ex-top model, "un coeur en diamant rose signé Victoire de Castellane", cadeau auquel la chanteuse a répondu par "une montre en acier gris de l'horloger suisse Patek Philippe".

Bruni présentée aux ministres

Le JDD rappelle que la mère de Carla Bruni a déclaré récemment à la presse italienne que "le Président m'a demandé sa main".

Nicolas Sarkozy aurait d'ailleurs présenté sa nouvelle conquête à des ministres, lors d'un "pot à l'Elysée" juste avant ses voeux aux Français.
Le couple a été vu samedi en visite à Petra (Jordanie), accompagné du fils de la chanteuse.
Leur idylle a été révélée mi-décembre, lors d'une visite très médiatisée au par d'attractions Disneyland Paris.

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ELYSEE La mère de Carla Bruni : "Si ma fille devient première dame... "
NOUVELOBS.COM | 05.01.2008 | 19:01

"Carla vit une authentique histoire d'amour, je pense qu'il peuvent très bien se compléter avec Nicolas", a déclaré Marisa Borini au journal Le Parisien.

La mère de Carla Bruni a donné une interview au journal Le Parisien dimanche 30 décembre, concernant sa fille et sa relation avec le président de la République, Nicolas Sarkozy. "Si Carla devient la première dame de France", déclare Marisa Borini, elle devra "garder pour elle un lieu et du temps pour écrire", car elle a "besoin d'écrire ses poésies, de composer sa musique, d'enregistrer ses albums".

La mère de l'ancien mannequin indique que même si cette dernière est amenée à avoir certaines obligations, "elle réussira à se garder du temps".
"On en a parlé ensemble (N.B. avec Nicolas Sarkozy). Il est tout à fait d'accord" déclare-t-elle.

"Carla vit une authentique histoire d'amour"

Concernant les sentiments du président de la République, elle dit en avoir parlé avec ce dernier et celui-ci n'aurait pas vu "que la belle fille en elle" et respecterait "beaucoup son côté artistique".

"Carla vit une authentique histoire d'amour, je pense qu'il peuvent très bien se compléter avec Nicolas", a-t-elle ajouté.

Abordant ses relations avec ses deux filles, Carla et Valéria Tedeschi-Bruni, elle insiste sur l'indépendance de celles-ci et sur "l'importance de leur créativité". "La pulsion pour l'art est une chose très forte chez une personne et on ne peut pas y renoncer".

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Sarkozy hospitalisé le 21 octobre pour un abcès à la gorge
AFP - Mercredi 9 janvier, 13h53PARIS (AFP) -

Nicolas Sarkozy a été brièvement hospitalisé le 21 octobre à l'hôpital militaire parisien du Val-de-Grâce pour y subir l'ablation d'un abcès à la gorge, révèlent les journalistes Denis Demonpion et Laurent Léger dans un livre sur Cécilia l'ex-femme du président, à paraître vendredi.

Le conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, Henri Guaino, a confirmé que le président avait été hospitalisé "quelques heures" à cette date, "pour une angine".

Nicolas Sarkozy n'a pas rendu cette hospitalisation publique "parce que c'était son choix", a ajouté M. Guaino. "Ca a sans doute évité que, là encore, on ait de fausses informations, de fausses rumeurs".

La brève hospitalisation de M. Sarkozy est intervenue trois jours après l'annonce officielle de son divorce avec Cécilia Sarkozy, soulignent les deux journalistes, précisant que l'ex-première dame s'était rendue à son chevet lors de son séjour au Val-de-Grâce.

Selon les auteurs de "Cécilia, la face cachée de l'ex-première dame", le chef de l'Etat a été admis dans cet établissement le dimanche 21 octobre "dans la plus grande discrétion" sur décision de ses deux médecins, qui "n'ont pas réussi à enrayer la mauvaise angine à l'origine d'un phlegmon (abcès) à la gorge et de fortes fièvres qui le font souffrir".

Nicolas Sarkozy y subit alors "une intervention afin de résorber le phlegmon avec staphylocoques dorés résultant de son angine", affirment Denis Demonpion et Laurent Léger. "L'abcès est incisé. On lui pose, dans un premier temps, un cathéter pour favoriser l'action des antibiotiques par voie intraveineuse", poursuivent-ils.

Le président de la République a quitté l'hôpital militaire dans la nuit du dimanche 21 au lundi 22 octobre, quelques heures après son admission, "sans qu'à aucun moment les Français n'aient été informés de l'état de santé de leur président", ajoutent Denis Demonpion, journaliste au Point, et Laurent Léger, un ancien du même hebdomadaire devenu rédacteur en chef du site internet Bakchich.infos.

Lors de sa campagne électorale, Nicolas Sarkozy avait promis de publier régulièrement des bulletins de santé s'il était élu.

"Quant à mon bulletin de santé, bien sûr je le publierai (...) Je ferai de mon médecin une vedette, je lui promets", avait déclaré le candidat UMP le 2 mars lors d'une édition spéciale du "Grand Journal" de Canal Plus.

Depuis son entrée en fonction le 16 mai dernier, l'Elysée n'a publié, cinq jours plus tard, qu'un seul bulletin de santé pour assurer qu'il était "apte" à exercer les fonctions de président de la République.

"A la demande de monsieur le président de la République Nicolas Sarkozy, je délivre le certificat suivant: je soussigné, Dr Jean-Elie Henry-Mamou, certifie que l'état du président Nicolas Sarkozy est bon et intégralement compatible avec l'exercice de ses fonctions présidentielles", indiquait ce communiqué.

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CECILIA VS NICOLAS Quand Cécilia Sarkozy règle ses comptes
NOUVELOBS.COM | 10.01.2008 | 10:49

En pleine romance avec Carla Bruni, voici le chef de l‘Etat rattrapé par les révélations de l’ex-First Lady.

Claude Askolovitch a lu, pour Le Nouvel Observateur, trois livres-événements consacrés à Cécilia.

Quelques nouvelles de la République. “Nicolas est un sauteur”. Bien. Quoi d’autre? “Nicolas est pingre.” Mais encore? “Un homme qui n’aime personne, même pas ses enfants.” Et puis? “Il a un côté ridicule. Il n’est pas digne. Nicolas, il ne fait pas Président de la République, il a un réel problème de comportement.” Résumons donc. La France est présidée par un sauteur doublé d’un radin, un agité incapable d’amour et dépourvu de dignité... Ainsi parle Cécilia de Nicolas Sarkozy, dans des confidences recueillies au fil de l’amertume par la journaliste Anna Bitton, et offertes à l’édification du peuple dans un livre-portrait, “Cécilia” (1).

Conçu comme un ouvrage amical -que l’auteur a même dédié à son héroïne- il se révèle, à la lecture, d’une cruauté implacable. Pour Sarkozy, évidemment. Mais également pour Cécilia, froide impératrice devenue pitoyable imprécatrice: incroyablement fleur bleue, déconcertante de naïveté, pauvre petite fille riche addicte au shopping, s’amusant à emprunter les couloirs de bus pour constater la surprise des flics, gémissant sur sa pension insuffisante avec l’inconscience des bien-nantis: “Même en renégociant la pension alimentaire, j’obtiendrai quoi? Mille ou deux mille euros de plus? Ce n’est pas avec cela que je vais pouvoir vivre? Nicolas ne va pas laisser son fils sous les ponts quand même!”

Un mélange de clichés et de lucidité venimeuse

Entre deux plaintes, Cécilia décrit ce que fut sa vie dans un mélange de clichés et de lucidité venimeuse. La politique: “Un décor de western derrière lequel il n’y a rien.” L’entourage de Sarkozy: “Une bande malfaisante”, “de jeunes mecs qui se sont retrouvés gonflés de pouvoir et qui se sont pris pour les princes de Paris”. Les grandes amies, Mathilde Agostinelli de Prada et Agnès Cromback de Tiffany -fringues et diamants- compagnes des jours heureux, qui ont coupé les ponts avec la reine après le divorce: “Des pétasses fardées et intéressées.” Et les jolies ministres dont Sarkozy vante la beauté -comme il vantait la sienne, avant: “Des tapisseries. Maintenant qu’il n’a plus de first lady, il faut qu’il sorte avec de jolies filles à son bras, habillées en Dior.”

Il faut toujours se méfier des ex. Les potes de Sarkozy vont avoir confirmation de leurs craintes. “Elle est déséquilibrée”, disait Brice Hortefeux, incarnation du rude bon sens des rudes politiques pour qui Cécilia était une bombe à retardement. L’explosion est arrivée. Sarkozy s’adresse au pays dans une conférence de presse pugnace, veut supprimer les 35 heures et imposer les quotas d’immigration, il revit au bras de Carla Bruni, tenant en haleine la Cour saoudienne et le protocole indien... Mais Cécilia est revenue, entre volonté de revanche et effet de système médiatique.

Trois livres

Trois livres sortent simultanément. Celui d’Anna Bittton est troublant comme un miroir: la journaliste connaît Cécilia Sarkozy depuis des années, au point d’en être devenue une confidente. Elle lui rend justice en la trahissant -ou la venge en lui donnant la parole.

Confident également, mais de plus fraiche date, le journaliste et éditeur Yves Derai, qui avait rencontré l’alors présidente par l’intermédiaire de sa “soeur”, Rachida Dati... Derai raconte avec Michael Darmon les “Ruptures” (2) du début du quinquennat, dont Cécilia est l’héroïne.

Deux autres journalistes, Denis Demonpion et Laurent Léger, publient enfin une biographie de l’ex-première dame, (3) passant au crible son mysticisme d’ex-tourneuse de table reconvertie dans l’adoration de la Vierge et des paillettes, belle ambitieuse de la bourgeoisie, nourrie depuis l’adolescence des préceptes d’un gourou yankee, adepte du “pouvoir de la volonté”....

On peut sourire: tant de mots, pour une ex? Pour Cécilia qui a refusé le pouvoir? Mais c’est précisément son mystère! Elle a rompu la première, avec l’homme choisi par les Français. Ce renoncement la rend crédible, ou du moins l’espère-t-elle. L’avalanche éditoriale pourrait être l’intronisation d’une Lady Di à la française. Celle qui a connu l’intérieur du pouvoir et revient pour détruire avec des mots. Le succès des livres étalonnera la capacité de nuisance de la dame. Peut-être, d’ailleurs, Sarkozy sortira-t-il indemme. Trop rapide, travaillant trop vite, ayant déjà reconstruit sa vie, ayant dépassé Cécilia? Mais au-delà de la vitesse, les mots de l’ex-Reine vont sédimenter, et participeront au portrait du sarkozysme: cette construction politique conçue comme un tourbillon de réformes pour “remettre le pays en mouvement”, mais qui le surexcite aussi, dans une débauche people de moins en moins contrôlable!

Troublant

Passons sur la description de Sarkozy, l’homme à femmes, prédateur politique dans la grande tradition du pouvoir viril... On est, ici, dans un registre amer et classique. Plus troublante est la description des enjeux de cette comédie. Vu au prisme de Cécilia, la politique devient un ballet tenant de la prestidigitation médiatique, du chantage conjugal, des intrigues de Cour. Le Roi offre des têtes à la reine, on s’épie entre favoris. Derai et Darmon décrivent une scène hallucinante, en juillet 2006, qui voit Cécilia, à son retour au foyer et au ministère après sa première rupture, passer en revue les collaborateurs de son mari en notant leur fidélité: “Un par un les conseillers du ministre de l’Intérieur la saluent. Un par un, elle leur accorde une évaluation et un statut: “Pas confiance”, “pas sûr”. A ceux qu’elle a décidé de tester, elle dit : “je ne sais pas si je peux t’embrasser.” “

Dans un magasin de chaussures

Bitton, elle raconte le “cardinal” Guéant, guidant Cécilia dans son bureau, lui susurrant: “Vous savez, madame, les fleurs étaient changées chaque jour pendant votre absence.” Contingences dans le destin des grands hommes. Plus tard, dans la campagne présidentielle, Henri Guaino, la plume de Sarkozy, son ancrage républicain, son lien direct avec Jaurès, conservera son statut privilégié grâce à Cécilia. Devenue ministre, Rachida Dati devra faire appel à Cécilia pour affirmer son autorité: ayant décidé de renvoyer son directeur de cabinet, Michel Dobkine, elle ne vaincra les résistances de l’Elysée qu’en faisant intervenir celle-ci, croisée dans un magasin de chaussures!

Petites histoires de petite cour? Mais cela n’est rien comparé à l’épisode libyen, où le mélange des genres aurait pu tourner au drame. La libération des infirmières bulgares et du médecin palestinien restera la grande affaire de Cécilia: “Je ne suis pas passée sur terre pour rien. J’ai sauvé, seule, six vies humaines.” En lisant le Bitton et le Derai-Darmon, Pierre Moscovici, président socialiste de la commission d’enquête parlementaire, regrettera de ne pas avoir interrogé directement l’épouse du Président. Loin de s’admettre comparse, Cécilia pose en héroïne et en patronne. “Je suis arrivée, je les ai prises, je suis partie, j’ai fait le plus grand casse du siècle: Kadhafi n’avait aucune intention de libérer ces filles! C’est moi qui ai mené les négociations. Très vite j’ai eu la mainmise sur kadhafi, j’ai senti que j’avais un pouvoir sur lui.”

“C’est le moment de prouver que vous en avez”

Le récit des voyages chez le Guide de la révolution lybienne est confondant de vaudeville et d’exaltation. Cécilia, “morte de trouille”, dévore des Ferrero Roche d’or en attendant Kadhafi dans son bunker. Mabrouka, la femme du guide, joue les intermédiaires essoufflées. Cécilia force la porte de Kadhafi, le défiant -“vous ne passez pas vos nerfs sur moi”. Elle s’affronte avec un de ses héritiers -”ce sinistre personnage refusait de me regarder lorsqu’il s’adressait à moi. Il ne voulait pas traiter avec une femme, sans doute pour des raisons religieuses.” Elle provoque une crise, elle pleure avec Guéant dans l’attente des otages, elle s’imagine en danger: “j’ai vu le moment où on se faisait tous descendre”... Et mieux encore: à en croire Derai et Darmon, Cécilia aurait carrément envoyé les policiers de son escorte, enfoncer pistolet au poing les portes de la prison des infirmières, pour forcer la décision! “Cécilia dévoile son plan à ses hommes et leur lance sur le ton du défi: “C’est le moment de prouver que vous en avez.” Il ne faudra pas le leur dire deux fois. Les bodyguards font sauter les verrous des cellules de Djoudeida avec leurs armes de poing! Dans l’Airbus, la James Bond Girl de Neuilly suit le déroulement de l’intervention grâce à son téléphone sécurisé.”

James Bond Girl? Cécilia a vécu la Lybie avec un enthousiasme mystique. Elle s’était battue pour avoir le droit de devenir une héroïne, arrachant son ordre de mission à son mari, contre l’avis des conseillers de l’Elysée... C’est l’aspect surréaliste et émouvant de cette aventure, au-delà des rancœurs et des déballages d’aujourd’hui. Derai et Darmon en sont persuadés : c’est par amour, dans une dernière tentative pour garder Cécilia, sa femme, qui se détachait, inexorablement, que le Président lui a “offert” le dossier libyen. Au-delà des compliments en public, des offrandes de mots, d’un séjour à Malte, il fallait quelque chose de réel, d’exaltant, le frisson de l’histoire pour réveiller une histoire qui n’existait plus. Cécilia ne votant pas pour son mari le 6 mai, pleurant le jour du couronnement, soufflant à ses proches qu’elle voulait partir: “La totalité des femmes rêveraient d’être à ma place et moi je rêve de me tirer....” La Libye a été un cadeau risqué. Le dernier geste d’un mari qui était aussi président. Il n’a pas suffi. Au retour de l’aventure, la banalité a repris ses droits, et l’effacement. Cécilia, empêchée de revendiquer son rôle, “protégée” par Sarkozy, a eu l’impression de passer sous l’éteignoir. Elle prétendait ne pas vouloir la lumière. En même temps, celle-ci lui a manqué.

Comme on échappe à la noyade

C’est la contradiction de celle qui n’aura pas voulu être reine. Cécilia Sarkozy, qui méprise aujourd’hui la politique, en a aussi beaucoup rêvé. Etre reconnue. Affirmer sa supériorité sur les politiciens professionnels. Aller sur leur terrain, se faire élire -à la mairie de Neuilly par exemple, qu’elle se préparait à prendre d’assaut, avant sa première rupture... Séduite et enlevée par Richard Attias en 2005, revenue chez Nicolas Sarkozy en 2006 “par devoir” dit-elle aujourd’hui, Cécilia Sarkozy a fini par divorcer comme on échappe à la noyade. C’est à l’Elysée -selon Derai et Darmon- ou à leur domicile de Neuilly -selon Léger et Demonpion- que les Sarkozy ont acté leur divorce.

Depuis, Cécilia Sarkozy médit de son ex-mari, mais a conservé son nom.

Derai et Darmon affirment qu’elle a laissé au Président un “testament politique”, et qu’elle peut toujours influencer l’Elysée -protégeant notamment Michèle Alliot-Marie.

Demonpion et Léger, eux, célèbrent la liberté d’une femme si longtemps à l’ombre de ses hommes.

Bitton, elle, montre une femme amoureuse, déprise de Nicolas, subjuguée par Richard Attias, aux accents de midinette. “Richard est la personne que j’ai le plus aimée dans ma vie je crois que je n’avais jamais aimé avant lui; c’est l’homme de ma vie, je suis la femme de sa vie.” Et les échotiers annoncent un mariage Richard-Cécilia -avant ou après les noces Nicolas-Carla?

Dans cette affaire, les jeux de l’amour se mêlent à la politique, et s’apparentent aussi aux jeux de la guerre. En décembre dernier, assure Anna Bitton, Nicolas Sarkozy avertissait: “Si elle veut revenir il faut qu’elle fasse vite. La liste est longue de celles qui aimeraient prendre sa place. Je peux avoir n’importe quelle femme.”

Transmis à Carla Bruni, avec qui Nicolas Sarkozy gambadait à Petra, le week-end dernier, dans cette cité des Nabbatéens où Cécilia s’était promenée, en 2005, avec son rival Richard Attias.
Claude Askolovitch
(1) “Cécilia”, Flammarion (2) “Ruptures”, éditions du Moment (3) “Cécilia, la face cachée de l’ex-première dame”, Pygmalion

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Cécilia Sarkozy déboutée par la justice
LIBERATION.FR : vendredi 11 janvier 2008

Le tribunal de grande instance de Paris a débouté ce matin l’ex-première dame de France, de sa demande d’interdiction du livre Cecilia qui lui est consacré et rédigé par la journaliste du Point, Anna Bitton.

L’un des avocats de Cécilia Ciganer-Albeniz, son nom de jeune fille, Me Michèle Cahen, a annoncé qu’elle faisait appel de cette décision. Une audience de référé pourrait avoir lieu à la cour d’appel de Paris dès cet après-midi.

Dans cet ouvrage, la journaliste politique du Point rapporte des propos qu’aurait tenus Cécilia sur le président de la République, ses enfants ou encore sur Richard Attias, qui a été son compagnon après une séparation avec Nicolas Sarkozy en 2005.

Lors de l’audience de jeudi, les avocats de l’ex-Mme Sarkozy avaient estimé que ce livre «portait gravement atteinte à l’intimité de sa vie privée».

Ce n’est pas la première fois que l’ex-Mme Sarkozy tente d’empêcher la publication d’un livre la concernant: en novembre 2005, elle avait «appelé Nicolas au secours» pour que le ministre de l’Intérieur qu’il était à l’époque bloque la parution d’un ouvrage sur sa vie.

En février suivant, la journaliste de Gala, Valérie Domain, qui affirmait pourtant l’avoir rencontrée plusieurs fois pour écrire cette biographie, s’était résolue à en publier une version romancée. L’ex-première dame n’a en revanche rien trouvé à redire à la publication de deux autres ouvrages la concernant.

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Une ado qui «taquine le surnaturel»
ANTOINE GUIRAL Libération QUOTIDIEN : vendredi 11 janvier 2008, p. 7

Cécilia, la face cachée de l’ex-première dame de Denis Demonpion et Laurent Léger, éd. Pygmalion, 302 pp. 20 €.

La question de l’identité de «Cécilia» et de la construction de son personnage sont au cœur de l’enquête journalistique menée par Denis Demonpion et Laurent Léger.
Dans cette biographie fouillée des épisodes clés de la vie de l’ex-madame Sarkozy, on apprend, par exemple, qu’elle s’appelle en réalité Cécile et a adopté «son nom de guerre» à l’époque où elle faisait du mannequinat.
De même, elle a modifié son état civil pour faire ajouter à son nom (Ciganer) le patronyme Albéniz, du nom de son arrière-grand-père maternel, compositeur espagnol.

Son père, Aron Chouganov, un juif de l’ex-Bessarabie qui a fui les pogroms, a lui aussi changé de prénom et de nom pour se faire appeler André Ciganer.
Tout comme sa mère, Térésita, que tout le monde n’a connue que sous le prénom de Diane.

Très marquée par un ouvrage espagnol (non traduit) intitulé El Poder de la Voluntad («le pouvoir de la volonté»), Cécilia en a fait «la pierre angulaire de sa philosophie personnelle», notent les auteurs.
Dans sa jeunesse, elle se livre au spiritisme : «Elle est encore adolescente quand, avec sa mère Diane et une poignée d’amies, elle tente des expériences initiatiques et taquine les phénomènes irrationnels, voire surnaturels.»

En une multitude de petites scènes, les auteurs nous plongent dans l’univers impitoyable des gens riches et mal dans leur peau.
Enfant gâtée, fascinée par les paillettes, le pouvoir et l’argent, Cécilia Ciganer-Albéniz enchaîne les aventures amoureuses (le fils de Raymond Barre, un photographe people…) se marie avec Jacques Martin puis Nicolas Sarkozy, repart avec son amant, le publiciatire Richard Attias… Au fond du trou au second tour de la présidentielle, elle «a dormi, dormi, dormi et encore dormi, pour essayer de trouver le calme».
Son amie Isabelle Balkany l’appelle pour aller voter. Elle lui promet d’y aller mais ne le fait pas.

Trois jours après l’annonce du divorce, elle se retrouve au chevet du Président, au Val-de-Grâce (Libération d’hier).
Il aurait somatisé et doit subir une intervention pour résorber un phlegmon.
«Le moral au plus bas il appelle Cécilia au téléphone. Il la conjure de passer le voir. Ce qu’elle fait immédiatement.»

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L'Assemblée de Corse occupée, un incendie endommage les bureaux de la présidence
AFP - 12 janvier 2008 7h30 AJACCIO (AFP) -

Des manifestants nationalistes ont occupé samedi pendant plusieurs heures l'Assemblée territoriale de la Corse où un incendie, rapidement circonscrit, s'est déclaré dans les bureaux de la présidence.

Ces actes ont été vivement condamnés par la ministre de l'Intérieur et les autorités de l'île.

Quelques centaines de militants venus manifester à l'appel de 18 partis et syndicats nationalistes corses contre la "répression" du gouvernement en Corse se sont engouffrés dans l'hémicycle de l'Assemblée de Corse qu'ils ont occupé de la fin de l'après-midi et jusqu'aux environs de 22H00.

Alors que les militants présents débattaient de la poursuite de leur occupation, un incendie s'est déclenché au 3e et dernier étage du bâtiment, dans les bureaux d'Ange Santini, président du conseil exécutif de Corse, d'où une épaisse fumée et quelques petites flammes s'échappaient.

Le bâtiment était alors évacué par les manifestants et le sinistre rapidement circonscrit par les pompiers.

La ministre de l'Intérieur Mme Michèle Alliot-Marie a fait part dimanche de son "indignation" face aux "exactions" commises.

Dans un communiqué, elle "condamne les auteurs de ce saccage" et "dénonce les comportements de ceux qui, alors même qu'ils siègent à l'Assemblée de Corse, ont permis, par leur irresponsabilité, que des actes coupables se commettent contre le lieu où s'exprime l'identité corse et la vitalité de sa démocratie locale".

Présent sur les lieux, le préfet de région, Christian Leyrit, a estimé que l'on ne pouvait "que condamner avec la plus grande fermeté cet acte criminel qui porte atteinte à un symbole de démocratie".

"Tout va être mis en oeuvre au cours de l'enquête pour déterminer qui sont les responsables de cet acte honteux", a-t-il ajouté.

Dans un communiqué commun, Ange Santini et Camille de Rocca-Serra, président de l'Assemblée de Corse, ont également condamné "avec la plus grande fermeté l'envahissement et les actes de vandalisme dont a été la cible la Collectivité territoriale de Corse".

Qualifiant l'intrusion des manifestants au sein de l'Assemblée d'"acte unique dans l'histoire de la Corse", ils ont fustigé les actes d'"individus irresponsables et dangereux".

Samedi en fin de soirée, le procureur de la République d'Ajaccio a indiqué qu'une enquête de flagrance avait été ouverte pour "destruction de bien public à l'aide d'un moyen dangereux pour les personnes en réunion".

"L'origine criminelle de cet incendie ne fait aucun doute. L'enquête permettra d'établir les responsabilités des personnes l'ayant commis durant cette occupation illégale", a affirmé le représentant du parquet.

Il a par ailleurs précisé qu'un CRS avait été blessé à la tête, lors de la dispersion des manifestants, et hospitalisé.

Les organisateurs avaient appelé à une manifestation unitaire à Ajaccio autour des thèmes "Resistenza é liberta" (Résistance et liberté, ndlr) avec pour mot d'ordre "Basta" (assez) à la répression.

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Le FLNC-UC revendique seize récents attentats perpétrés en Corse
LEMONDE.FR avec Reuters et AFP | 24.11.07 | 12h49 • Mis à jour le 13.01.08 | 08h46

Le FLNC dit "Union des combattants" (FLNC-UC), l'une des principales organisations indépendantistes clandestines en Corse, a revendiqué seize attentats perpétrés sur l'île au cours des dernières semaines, dans un communiqué authentifié transmis samedi matin 24 novembre à France 3 Corse.

Le mouvement indépendantiste revendique notamment les tirs de roquettes qui ont visé la caserne de CRS d'Aspretto, un quartier périphérique d'Ajaccio, (Corse-du-Sud) le 15 septembre et, une dizaine de jours plus tard, le centre opérationnel de la gendarmerie de Montesoro, près de Bastia (Haute-Corse).

Le FLNC-UC se dit également à l'origine de plusieurs tirs à l'arme automatique contre les façades de bâtiments publics dont l'annexe du palais de justice d'Ajaccio le 15 novembre, présentés comme des actions "contre la répression" ou la "dépossession économique".

L'organisation clandestine justifie également par son opposition à la spéculation immobilière le plastiquage de huit résidences secondaires situées en Corse-du-Sud et appartenant à des continentaux.

Enfin,"contre la désinformation", le FLNC-UC revendique un attentat contre le local de l'INSEE perpétré à Ajaccio le 20 octobre.

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la-Croix, article publié le 13-01-2008 Christine Boutin : « Il faut désenclaver les quartiers, créer du lien dans toute la ville »

La ministre du logement appelle de ses voeux une rupture avec la politique des banlieues qui a enclavé les cités sensibles. Entretien

La Croix : Irez-vous le 22 janvier à Vaulx-en-Velin, dans le Rhône, avec Fadela Amara, qui présentera les orientations de son plan banlieue ?

Christine Boutin : J’irai à Vaulx-en-Velin si Fadela Amara confirme cette rencontre. J’ouvrirai cette journée et puis lui laisserai la responsabilité de présenter ses conclusions. Il faut reconnaître qu’elle a été confrontée à une tâche très difficile, mais je lui ai donné la liberté qu’elle demandait de gérer personnellement ce dossier.

Est-ce d’un nouveau plan banlieue que viendra la solution aux problèmes urbains ?

Le plan « Égalité des chances » de Fadela Amara est centré sur les banlieues. Moi, je crois en la réponse beaucoup plus globale d’une nouvelle politique de la ville. On ne résoudra pas les problèmes des quartiers par un énième plan qui se résumerait à leur donner encore plus de moyens, mais par le désenclavement physique, culturel, psychologique, économique des quartiers, en recréant du lien entre tous les espaces de la ville. Je ne crois pas en un plan banlieue, mais en une autre politique de la ville.

Quelles sont limites d’une politique des banlieues ?

Depuis des années, nous nous enfonçons dans l’erreur d’enfermer les «quartiers» dans une identité stigmatisante. Or, la ville n’est pas l’addition de quartiers mais un sentiment d’appartenance à un territoire fondé sur des solidarités humaines. La logique des «zones» à la base de toutes nos politiques d’aides a dressé des frontières entre les paysages urbains. Ce système a ghettoïsé des territoires. On enferme les populations dans le regard que l’on porte sur elles.

Aujourd’hui, il s’agit de rompre avec cette logique, de décloisonner, de faire exploser les frontières. Ce ne sont pas forcément des moyens supplémentaires qui seront nécessaires, mais une meilleure distribution des fonds et l’implication de tous les ministères. Je suis allée, sans tambour ni trompette, rencontrer le maire de Villiers-le-Bel. Sa commune, m’a-t-il confirmé, a bénéficié des mesures clés de la politique de la ville depuis vingt ans. Ce n’est pas seulement une question d’argent qui ferait défaut. Le problème, c’est aussi que les services publics ont déserté sa ville. Il faut un effort global en direction de l’éducation, de la santé, de l’emploi… Et il faut changer les relations entre la police et les jeunes en les fondant sur le respect mutuel.

Est-ce que cela signifie qu’il ne faut pas donner plus aux quartiers défavorisés ?

Des milliards d’euros ont été versés depuis plus de trente ans. Or, le mode de distribution des aides est devenu beaucoup trop compliqué. Faisons confiance aux élus locaux. Donnons enfin aux maires la maîtrise des choix des dépenses. Il sera nécessaire aussi de revoir la fiscalité locale.

Remettez-vous en cause la politique de rénovation urbaine ?

Bien sûr que non. Nous devons poursuivre cette politique lancée par mes prédécesseurs pour rendre vivables des quartiers. Je constate cependant que, dans bien des centres-villes, des logements sont plus indignes que ceux que l’on rénove en périphérie. De ce point de vue encore, la logique des « zones » n’est plus pertinente.
Propos recueillis par Bernard GORCE

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Abu Dhabi: base militaire française et nucléaire civil
LE MONDE | 16.01.08 | 10h01 • Mis à jour le 16.01.08 | 10h01 ABU DHABI ENVOYÉ SPÉCIAL

Comme au Qatar et en Arabie saoudite les jours précédents, Nicolas Sarkozy a évoqué, mardi 15 janvier à Abu Dhabi, le membre le plus important des Emirats arabes unis, de nombreux projets, dans les infrastructures comme dans la formation, sans pour autant pouvoir conclure, en dehors d'un "accord de coopération pour le développement des utilisations pacifiques de l'énergie nucléaire" qui permettra la vente de deux réacteurs de troisième génération par un consortium réunissant pour la première fois Areva, Suez et Total. Il s'agit du troisième accord de ce genre conclu avec un pays arabe après la Libye et l'Algérie.

Abu Dhabi et Paris ont aussi signé, comme révélé dans Le Monde du 15janvier, "un accord de présence de forces françaises sur le territoire des Emirats arabes unis", qui devrait se concrétiser par la création d'une base interarmées permanente de 400 à 500 personnes.

Selon l'Elysée, cette base devrait prendre forme rapidement. Le positionnement des premiers éléments pourrait intervenir "dans les prochaines semaines". La création d'une base française à Abu Dhabi, face aux côtes iraniennes, a été présentée, côté français, comme une garantie apportée à une zone stratégique en matière d'énergie.

L'accord conclu à Abu Dhabi a constitué la seconde annonce importante de la visite du président français dans le Golfe dans le domaine militaire, après celle de la suppression de la Société française d'exportation de systèmes avancés (Sofresa), chargée de l'exportation d'armements principalement en direction de l'Arabie saoudite. L'Elysée a justifié la fin de la Sofresa par le souci de "supprimer les intermédiaires". Prônant des relations "d'Etat à Etat", M.Sarkozy a estimé que la suppression de cette structure permettrait de faire baisser les prix dans un marché où la France a fort à faire pour espérer emporter des contrats.
Gilles Paris

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Jeudi 17 Janvier 2008 Amara dévoile le Plan banlieue Par Maud PIERRON leJDD.fr

C'est dans Le Figaro Madame à paraître samedi que Fadela Amara révèle les contours de son fameux plan banlieue.
Initié il y a six mois, il devrait être présenté début février, certainement à Vaulx-en-Velin (Rhône), lieu des émeutes en 1990.
La secrétaire d'Etat à la Ville y précise qu'un milliard d'euros sera attribué à une cinquantaine de quartiers prioritaires.

Malgré la cacophonie gouvernementale sur le sujet, Fadela Amara a mis la dernière main à "son" plan banlieue. Elle le présente dans un entretien à paraître samedi dans Le Figaro Madame. La secrétaire d'Etat à la Ville annonce que sera dégagé "un milliard d'euros pour désenclaver cinquante quartiers prioritaires qui accumulent les difficultés". On ne connaît pas pour le moment les lieux choisis qui bénéficieront de cette aide substantielle.

Le plan s'articulera autour de "trois axes majeurs", explique-t-elle: "Emploi, éducation, désenclavement", confirmant ainsi les déclarations de François Fillon lors de ses voeux à la presse mardi. "Il s'agit d'améliorer les transports - bus, tramway, taxis collectifs - pour ouvrir ces quartiers sur l'extérieur. Nous installerons des bureaux de recrutement au pied des cités, avec des partenaires privés et publics. Pour les jeunes sans qualification, nous proposerons un parcours sécurisé avec du coaching, des formations, le financement du permis de conduire si besoin", développe-t-elle.

"Elite de quartier"

D'autre part, Fadela Amara dévoile certaines "expérimentations", parmi lesquelles "des cafés de parents aux abords des collèges et des lycées, pour que les familles rencontrent les profs et s'investissent davantage dans la scolarité de leurs enfants", ou encore la création de "pôles d'excellence" dans certains établissements, "avec apprentissage du solfège, ou du chinois, ou du latin et grec dans des collèges". "Je veux faire émerger une élite de quartier", explique-t-elle.

La présentation de ce plan était initialement programmée pour le 22 janvier. Lors de sa grande conférence de presse de début d'année, Nicolas Sarkozy l'avait annoncée pour mi-février. Et François Fillon, lors de ses voeux à la presse, mardi avait évoqué début février. Selon des indiscrétions, Nicolas Sarkozy a fait retarder l'annonce pour finaliser ce plan, qu'il souhaite "extrêmement ambitieux". Et sur lequel il joue une partie de sa crédibilité, puisque le candidat qu'il était avait annoncé rien moins qu'un plan "Marshall" des banlieues.

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«Pas encore mariée», Carla Bruni ne veut pas aller en Inde
ANTOINE GUIRAL et PAUL QUINIO Libération QUOTIDIEN : mardi 22 janvier 2008

«Je n’irai pas passer l’après-midi en Inde.» Alors qu’à New Delhi, la perspective de la venue vendredi et samedi de Carla Bruni, en marge de la visite d’Etat qu’effectue Nicolas Sarkozy, agite les diplomates depuis la fin décembre, la compagne du Président a confié hier à Libération qu’elle ne serait pas du déplacement. «Nous ne l’avons jamais vraiment envisagé», précise la chanteuse, alors que les rumeurs annoncent le couple en visite romantique au Taj Mahal d’Agra, à deux cents kilomètres au sud de la capitale indienne.

Si Carla Bruni confie «le regretter», elle avance deux raisons pour expliquer qu’elle n’ira pas. Et livre au passage une information : pas mariée, «je ne peux pas participer à un voyage officiel avec le Président», raconte l’ex-mannequin. Tous ses amis «vexés» avaient d’ailleurs reçu la semaine dernière «un SMS collectif» de sa part leur annonçant, histoire de mettre fin «à un ouragan de folie», qu’elle n’était «pas encore mariée». «Même si c’est dans nos projets», nous a-t-elle précisé.

Casse-tête.

La présence de la possible mais pas encore première dame de France relevait du casse-tête pour la diplomatie indienne, très attachée au protocole. D’autant que Sarkozy sera l’invité d’honneur des festivités du 50e anniversaire de l’indépendance. Quant à une visite privée en marge du déplacement, Carla Bruni, évoquant en plaisantant ses souvenirs «jetlagués» de mannequins toujours entre deux avions, semble l’écarter : «Même pour la santé, ce n’est pas bon.»

Elle invoque une seconde raison. «Je rentre en studio début février pour enregistrer mon prochain album et je travaille en ce moment chez moi sur mes maquettes.»

Reste que Nicolas Sarkozy ne l’entend pas de cette oreille. Il a beaucoup insisté pour que sa compagne soit à ses côtés en Inde. Du coup, la cellule diplomatique de l’Elysée, l’ambassade de France en Inde et le ministère indien des Affaires étrangères sont suspendus à son bon vouloir. L’Elysée n’a toujours pas communiqué la liste complète de la délégation. Hier soir, un diplomate élyséen confiait «ne pas avoir tous les noms des personnes qui accompagnent le Président en Inde». A moins de quarante-huit heures d’un départ pour une visite d’Etat, c’est du jamais vu.

Foudres.

Personne à l’Elysée n’ose aborder directement le sujet avec le chef de l’Etat de peur de s’attirer ses foudres. Son voyage a déjà été raccourci de près de vingt-quatre heures et l’étape de Bombay a été annulée. Pour l’heure, la «visite privée» de quelques heures au Taj Mahal qu’il s’est concoctée est maintenue. Pas sûr qu’il la maintienne si sa compagne ne le rejoint pas. Harcelés par leurs homologues indiens qui n’en peuvent plus des mauvaises manières sarkozystes, les services du protocole français en sont réduits à jouer la montre. Et ceux qui se sont risqués à dire à Sarkozy qu’il devait rallonger de quelques heures son séjour ont reçu une volée de bois vert. Au moment où le Président tente de reprendre l’offensive sur le terrain (lire page 12) et de gommer les effets désastreux dans l’opinion de l’étalage de sa vie privée, elle continue d’interférer à plein sur sa conduite des affaires du pays.

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L’homme percuté par le fils Sarkozy harcelé au téléphone RENAUD LECADRE Libération QUOTIDIEN : mardi 22 janvier 2008

Deux poids, deux mesures.

La famille Sarkozy semble conçue pour valider l’adage. Louis, 10 ans, fils de Nicolas et Cécilia, a récemment été victime de menaces téléphoniques sur son portable : «Tu vas mourir !» Comme l’a révélé le Point, deux hommes ont promptement été arrêtés et seront jugés en correctionnelle dès le mois prochain. M’Hamed Bellouti, 37 ans, ne bénéficie pas d’une telle sollicitude judiciaro-policière. Lui-même fait l’objet de menaces téléphoniques : «Tu as bien trois enfants ?» Mais sa main-courante déposée en décembre auprès de la gendarmerie reste lettre morte.

Quel rapport entre les deux affaires ?

M’Hamed Bellouti semble avoir eu le tort de porter plainte contre Jean Sarkozy, 21 ans, fils cadet de Nicolas (Libération du 11 septembre 2007), suite à un banal accident de la circulation : en octobre 2005, le scooter de Sarkozy junior aurait embouti la BMW de M’Hamed, place de la Concorde. Les dégâts matériels ne sont pas énormes : 260 euros pour réparer le pare-choc.

L’assureur a très vite retrouvé l’identité de l’illustre scootériste, dont la plaque d’immatriculation avait été relevée. Lequel ne répond pas. M’Hamed se résout à porter plainte, mais le commissariat égare le bout de papier… Par contre, la police fait preuve d’une remarquable célérité lorsque, en janvier 2007 à Neuilly, Sarkozy fils se fait dérober son scooter. Au moyen d’un dépistage ADN, l’engin est retrouvé en moins de dix jours.

Pendant ce temps, M’Hamed Bellouti persiste à réclamer ses 260 euros. Faute de diligence policière, il se résout à citer Sarko junior en correctionnelle. Une audience de procédure se déroule en septembre dernier, objet d’un premier tapage médiatique.

Une semaine plus tard, premier appel anonyme - le numéro de portable de M’Hamed Bellouti figurant sur sa plainte. «Une voix métallique, déclinant des informations détaillées qui m’ont refroidi.» Après avoir évoqué un rendez-vous avec son avocat, nouveau coup de fil : «Ce sera l’occasion de se voir.»Le procès Bellouti contre Sarkozy devait avoir lieu le 4 décembre. Me Thierry Herzog, avocat de Sarkozy père et fils, obtient alors un report de six mois, le temps de diligenter une expertise, la BMW ayant subi un autre accident.

Extravagante audience, pour une simple affaire de 260 euros, généralement expédiée en dix minutes. Jean Sarkozy : «Je ne reconnais pas les faits qui me sont reprochés.» Le président : «Le tribunal estime qu’une expertise contradictoire s’impose, dans le souci d’une manifestation de la vérité.» Le procureur : «Je m’en remet à la sagesse du tribunal.» La défense de M’Hamed Bellouti avait alors fait venir un témoin de l’accident.

Peu après, la mère de ses enfants reçoit à son tour un appel anonyme : «On s’occupera de vous.» Elle habite pourtant en Suède… «C’est la preuve qu’ils ont des moyens, s’inquiète M’Hamed Bellouti. Je n’accuse personne, le destin s’est simplement abattu sur moi depuis qu’un connard m’est rentré dedans.» Mais que fait la police ?

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Laurence Parisot vote pour Carla Bruni [ 22/01/08 ] lesechos.fr

La présidente du Medef prend moins de précautions lorsqu'elle s'adresse à la presse anglo-saxonne que lorsqu'elle parle aux médias français.
En marge d'un entretien accordé au « Financial Times » et publié ce matin, Laurence Parisot n'y va pas par quatre chemins : le prochain mariage de Nicolas Sarkozy et Carla Bruni sera, selon elle, le symbole de la transformation en cours dans notre pays.

Si l'ex-mannequin et chanteuse italienne devient la première dame de France, se réjouit-elle, « elle sera la première épouse d'un président de la République à travailler pour vivre ».
« Jamais une «first lady» n'a gagné sa vie et mené sa propre carrière professionnelle. Et quelle carrière ! Elle est arrivée au top dans ses deux métiers », relève-t-elle.

Le journal économique londonien en profite pour signaler que Carla Bruni vient de sortir un album chanté en anglais. « Elle a des chances de remporter un grand succès dans l'Hexagone, compte tenu de la notoriété de sa romance avec le président Sarkozy, tout juste divorcé de sa deuxième femme, Cécilia », estime le « FT ».

Pour Laurence Parisot, qui ne rechigne jamais, il est vrai, à des élans féministes, c'est « un changement majeur et profond dans la société ».

Paris rattrape ainsi une tendance déjà à l'oeuvre dans d'autres capitales, comme Londres où Cherie Blair, femme du précédent Premier ministre, a suivi une carrière de juriste à la fois brillante et controversée.
Sur le quai Voltaire, où vivent désormais les époux Chirac, Bernadette va apprécier : au fil du temps, Laurence Parisot était connue pour être l'une de ses confidentes.

Diplomate, le « FT » rappelle que c'est « par tradition » que les premières dames s'étaient jusqu'à présent toujours effacées derrière la carrière politique de leur mari et dévouées aux bonnes oeuvres. Et en France, les femmes en activité sont aujourd'hui la norme, relève le journal de la City, puisque 71 % des mères de jeunes enfants exercent un emploi à plein-temps.

Toutefois, ajoute-t-il un brin perfide, les Français ont toujours du mal à assurer l'égalité salariale entre les hommes et les femmes dans les entreprises. Au point que ces dernières sont menacées d'une loi d'ici à 2010, au cas où la situation ne s'améliorerait pas. Pire, un classement du Forum de Davos place notre pays au 51e rang pour l'égalité des sexes alors que la Grande-Bretagne est 11e et les Etats-Unis 31e.
GUILLAUME DELACROIX

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Les pays émergents ne résistent plus aux "subprimes" LE MONDE | 22.01.08 | 10h45 • Mis à jour le 22.01.08 | 21h05

La crise boursière contrarie la thèse dite du "découplage" qui suppose qu'un ralentissement économique aux Etats-Unis aurait peu d'impact sur la croissance mondiale. Celle-ci serait soutenue par les pays émergents, et notamment les "BRIC" (Brésil, Russie, Inde et Chine). Jusqu'ici, leurs places financières avaient effectivement affiché des hausses spectaculaires en dépit de la crise.

Mais, lundi 21 et mardi 22 janvier, les investisseurs ont démontré qu'ils n'y croyaient plus. En deux jours les places de Shanghaï, Sao Paolo, Bombay et Moscou ont enregistré des pertes historiques. Mardi, la chute a dépassé 7 % à Shanghaï et à Hongkong. En Inde et à Séoul (Corée du Sud), à l'ouverture des marchés, la baisse a été telle que les échanges ont dû être suspendus. "Les marchés ont fait mentir la thèse du découplage, celle de l'espoir au profit de l'expérience", concluent les analystes de JP Morgan.

De fait, la crise qui affecte les Etats-Unis menace aujourd'hui d'ébranler toute l'économie mondiale y compris celle des pays émergents. "Ces derniers continuent (…) à tirer la croissance mondiale. Néanmoins il n'est pas impossible que (…) la crise ait un effet sur les pays émergents et que la croissance [y] soit moins forte que (…) prévue", a reconnu Dominique Strauss-Kahn, le directeur du Fonds monétaire international (FMI).

Si l'influence américaine décroît, les investisseurs se souviennent que le pays reste la première économie mondiale et la principale destination pour les exportations des "BRIC", en particulier pour celles de la Chine. Une récession d'ampleur outre-Atlantique pénaliserait donc les débouchés des entreprises des pays émergents. En Russie, une récession américaine pourrait théoriquement faire dégringoler les cours du pétrole, principale source de revenus du pays.

SANCTION TROP BRUTALE

L'ampleur du phénomène est toutefois difficile à évaluer. La croissance de la plupart des "BRIC" avoisine les 10 %. Pour Tim Scholefield chez Baring, la déconfiture de l'économie américaine fera baisser la croissance chinoise, de plus de 10 % en 2007 à 7 % ou 8 % en 2008. Au regard des performances médiocres en Europe et aux Etats-Unis, l'expansion économique de la Chine reste notable. "Ce n'est pas la fin du monde. Tous les supports de la croissance n'ont pas disparu", assure ainsi Eric Chaney, économiste chez Morgan Stanley.

Pour celui-ci la sanction du marché a sans doute été trop brutale et impulsive. "Les autorités chinoises font tout pour éviter la surchauffe de l'économie. Si leurs exportations ralentissent, elles appuieront moins sur la pédale de frein", relativise-t-il. "On peut même dire que, pour l'Europe, cela aurait de bons côtés, comme d'inciter les dirigeants chinois à stimuler leur demande intérieure, ce qui augmenterait les débouchés pour les entreprises européennes", ajoute-t-il encore.

Certaines en font le pari, tentant d'investir au plus vite les marchés chinois, indien, russe ou du Moyen-Orient pour "sauver" leurs profits. En France le groupe de construction Lafarge, jusqu'ici très présent aux Etats-Unis, a ainsi racheté le cimentier égyptien Orascom, dont les projets ont peu de raison d'être remis en question par une récession américaine.

La chute des Bourses dans les zones émergentes suscite ainsi des commentaires mitigés. "L'économie russe reste extrêmement forte", assure sereinement Tom Mundy, analyste de la banque Renaissance Capital, à l'AFP. "Ce genre de situation ne se produit qu'une fois tous les dix ans environ, il faut s'accrocher et tenir bon. Le marché finit toujours par remonter et par battre de nouveaux records", ajoute Stuart Smith, conseiller chez Bell Potter Securities, à Sydney.
Claire Gatinois

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Plan banlieue: Fadela Amara compte créer plus de 45.000 emplois en trois ans AP | 22.01.2008 | 13:32

La secrétaire d'Etat à la Ville Fadela Amara a dévoilé mardi les grandes lignes de son plan pour les banlieues, que Nicolas Sarkozy précisera le 8 février, avec notamment en matière d'emploi, "des dispositifs précis, pour créer plus de 45.000 emplois en trois ans et réduire dans le même temps de 40% le chômage des jeunes en banlieue".

Dans ce plan en trois axes, sur l'emploi et la formation des jeunes, la lutte contre les discriminations, la réussite éducative, et le désenclavement, elle a précisé, depuis Vaulx-en-Velin (Rhône), qu'elle "proposera un programme visant à créer et accompagner en cinq ans 20.000 entreprises nouvelles dans les quartiers". AP

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VIE POLITIQUE - FANÇOISE FRESSOZ François Fillon : la revanche de la tortue [ 22/01/08 ] les-echos.fr

C'est l'histoire du lièvre et de la tortue. Le lièvre part à fond de train, voltige, ouvre mille et une voies et néglige de voir que, derrière lui, la tortue trace sa route de façon rectiligne avec une lenteur qui n'a d'égal que l'opiniâtreté. Et, au poteau, c'est la tortue qui coiffe le lièvre. A cet instant de son parcours, le couple Sarkozy-Fillon fait penser à la fable de Jean de La Fontaine. A ceci près que le président de la République et le Premier ministre ne sont évidemment pas concurrents mais complémentaires, comme le clament les choeurs de Matignon, qui savent trop de quelle disgrâce peut se payer un excès de fortune.

La chute de popularité de Nicolas Sarkozy est le fait marquant de la rentrée. Elle est avérée dans toutes les enquêtes d'opinion alors que le sort du Premier ministre est plus sinusoïdal. Chute de six points dans la dernière enquête Opinion Way pour « Métro » (1) mais remontée de deux points dans le sondage BVA-Orange-« L'Express » (2) et de 1 point dans la dernière enquête Ifop-« JDD » (3) où le Premier ministre s'offre le luxe de dépasser le président.

En l'occurrence, ce n'est pas le mouvement qui surprend car il est souvent arrivé dans l'histoire de la Ve République que l'hôte de Matignon soit plus populaire que celui de l'Elysée : entre 1984 et 1986, par exemple, Laurent Fabius était systématiquement devant François Mitterrand et, entre 2002 et 2003, Jean-Pierre Raffarin était plus populaire que Jacques Chirac. Ce qui frappe, en revanche, c'est la rapidité du mouvement : un décrochage de 10 points en deux mois de la cote présidentielle dans le sondage BVA-Orange-« L'Express », paru le 15 janvier (2), une chute de 8 points dans le sondage Ifop-« JDD » publié cinq jours plus tard. Une vraie sanction pour celui qui, tel De Gaulle, entendait d'abord gouverner « au peuple ».

Que paie donc le président ? Son côté « show man », répondent en choeur les sondeurs, d'autant plus mal ressenti que les Français ne voient rien venir de bon dans leurs portefeuilles. Mais il se pourrait aussi que le président subisse les contrecoups de son excès de vélocité. Depuis qu'il est élu, Nicolas Sarkozy fait tout très vite, dans sa vie publique comme dans sa vie privée. A un moment, les Français ne suivent plus le lièvre. Ils sont perdus, étourdis, choqués. Ils ont besoin de repères. C'est là que la tortue gagne du terrain. La remontée de François Fillon est lente (1 point en deux mois dans le sondage BVA-Orange-« L'Express ») mais construite. Elle s'appuie sur un style : l'anti-« bling-bling », salué à l'envi par le Premier ministre, qui précise qu'« il s'interdit depuis trente ans de parler de sa vie privée ». Elle se fonde sur une ambition - « je dirige un gouvernement réformiste » -, s'appuie sur une cohérence - « rien ne me fera dévier de mes objectifs » - et sur un sens affirmé des réalités - « il ne faut pas biaiser avec la réalité... il n'y aura pas de progrès sans efforts ». Le Premier ministre existe, les sondages le prouvent. C'est la première victoire de François Fillon.

Car il revient de loin, l'homme de Matignon. Qualifié de « collaborateur » par Nicolas Sarkozy, menacé d'asphyxie par les propres collaborateurs du président, qui, fait sans précédent, ont obtenu l'autorisation de s'exprimer dans la presse, le Premier ministre a bel et bien failli sombrer avec le quinquennat. Entre soumission - « Matignon travaille dans l'ombre » - et tentative d'affirmation - « la réforme des régimes spéciaux est prête ! » - François Fillon a souffert, croulant comme ses prédécesseurs sous le travail quotidien mais sans espérer en tirer la moindre considération. « Sois heureux, tu es Premier ministre », l'a rabroué le président. Mais peut-on être heureux lorsque toute la lumière se concentre sur l'Elysée ?

Ce qui arrive aujourd'hui à Nicolas Sarkozy sauve le Premier ministre du naufrage dans lequel menaçaient de l'emporter à la fois le quinquennat et l'hyperprésidence Sarkozy. L'épisode montre en effet qu'un président surexposé peut rapidement se brûler les ailes et qu'il a alors intérêt à s'appuyer sur un second qui ne soit pas seulement son double. Le côté très sage de François Fillon contrebalance les excès du style Sarkozy. Son opiniâtreté à tenir le cap est un gage pour les électeurs de droite qui constituent le socle électoral du couple exécutif, Nicolas Sarkozy ne s'y trompe d'ailleurs pas. A un mois et demi des élections municipales qui s'annoncent difficiles, jamais le président n'a laissé autant d'espace à son Premier ministre. En ce mois de janvier, François Fillon est partout. Il parle aux journalistes, intervient en Conseil des ministres pour resserrer les rangs gouvernementaux et multiplie les déplacements sur le terrain pour soutenir les candidats. Autre signe de sa montée en puissance : il sera jeudi à Davos, ce qui ne s'était pas produit depuis Raymond Barre. Complémentaire du président et visible. Qui l'eût cru ?

Et maintenant ? s'interrogent les Cassandres qui savent combien la coexistence au sommet de l'Etat de deux légitimités n'est jamais simple à gérer. De Gaulle-Pompidou ; Pompidou-Chaban ; Giscard-Chirac ; Mittterrand- Rocard... Les exemples abondent de couples amis et finalement distendus voire carrément rivaux. On n'en est évidemment pas là et aucun indice ne permet de conclure que le couple Sarkozy-Fillon finira mal. Mais, après l'euphorie des premiers mois, le quinquennat est entré dans une phase plus délicate pour au moins trois raisons.

Primo, il n'est jamais confortable pour un président de voir son second devenir plus populaire que lui. Pour une raison simple : dans une démocratie d'opinion, les sondages ont tendance à compter presque autant qu'un résultat électoral.

Deuxio, dans la logique de la Ve République, telle que définie par De Gaulle, mieux vaut que le président prenne la figure de la tortue plutôt que celle du lièvre. C'est à lui en effet de voir loin et de tenir le cap. La « politique de civilisation », mise en exergue par Nicolas Sarkozy lors de ses voeux, visait précisément à retrouver le temps long et à contrebalancer l'effet étourdissant de son hyperactivisme. Mais trop abstraite ou trop lointaine, elle n'a pour le moment guère convaincu les Français.

Tertio, le trou d'air subi par le président dans les sondages coïncide avec la difficulté qu'il éprouve à définir le contenu de la « nouvelle étape ». En s'ancrant résolument dans le réel, en revendiquant même avec gourmandise une part de difficulté - « le freinage de la conjoncture ne justifie ni pause ni repli » -, François Fillon semble avoir davantage trouvé ses marques que le président, qui, par son volontarisme exacerbé, donne parfois l'impression de vouloir tordre le réel. La façon dont le président choisira de mener la campagne des municipales sera à cet égard intéressante : il a le choix entre la fuite en avant et le langage de vérité. Sachant qu'au lendemain de l'échéance c'est lui qui sera pleinement à la manoeuvre pour recomposer le gouvernement et repartir de l'avant.
FRANÇOISE FRESSOZ est éditorialiste aux « Echos ». ffressoz@lesechos.fr http://blogs.lesechos.fr/fressoz

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Déplacement Bain de foule de Sarkozy en banlieue
lundi 21 janvier 2008, 22h22 | leparisien.fr

Nicolas Sarkozy s'est offert lundi soir à Sartrouville (Yvelines) son premier déplacement de président de la République en banlieue parisienne où il a évoqué les questions de sécurité parmi les policiers et discuté emploi et formation avec des jeunes.

Initialement prévu pour souligner la réussite du gouvernement dans la lutte contre la délinquance, qui a officiellement reculé de 3,6% en 2007, cette visite s'est transformée en un dialogue improvisé sur l'emploi, la formation et le futur plan banlieues.

Dès son arrivée à Sartrouville, M. Sarkozy, entouré d'un service de protection étoffé, s'est rapidement rendu à la gare où il a été interpellé par des jeunes voyageurs.

Pendant près d'une demi-heure, il a répondu dans la cohue à plusieurs d'entre eux qui, en échec scolaire ou en recherche d'emploi, lui demandaient ce qu'il comptait faire pour eux.

«Dans le plan (banlieues) qu'on va annoncer en février, il y aura des mesures spécifiques pour que les jeunes qui ont quitté l'école, on puisse les remettre dans une filière pour travailler (...) car si vous n'avez pas de formation qualifiante vous n'avez aucune chance de vous en sortir», a déclaré M. Sarkozy.

Il s'est ensuite fait présenter le système de vidéosurveillance installé par la mairie avant de féliciter une cinquantaine de policiers des bons résultats obtenus l'an dernier contre la délinquance.

Entré à l'Elysée en mai, M. Sarkozy n'était plus allé en banlieue parisienne depuis un déplacement de campagne à Meaux (Seine-et-Marne) le 13 avril, comme candidat UMP à la présidentielle.
leparisien.com , lundi 21 janvier 2008, 22h22

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Le Parisien, mardi 22 janvier 2008, 15h38 ELECTIONS Sarkozy: «Je n'ai pas à me mêler des élections municipales»

Le président Nicolas Sarkozy a affirmé mardi à Pau qu'il n'avait «pas à (se) mêler des élections municipales» et qu'il n'allait pas s'«engager sur chacun des combats municipaux».

«Je n'ai pas à me mêler de la campagne municipale, à Pau ou ailleurs (...). Je ne veux pas me mêler du détail des municipales dans chacune des villes de France, ce n'est pas mon travail (...). Je ne vais pas m'engager sur chacun des combats municipaux», a déclaré le chef de l'Etat.

En déplacement dans les Pyrénées-Atlantiques sur le thème de la sécurité, M. Sarkozy a rencontré les gendarmes palois, confrontés aux actions d'indépendantistes basques, et les familles de deux infirmières assassinées en 2004 à l'hôpital psychiatrique de la ville.

Mais il ne s'est finalement pas rendu à la mairie de Pau, comme cela avait été initialement annoncé.

L'UMP a décidé de soutenir Yves Urieta, maire ex-PS de Pau qui se représente et est parrainé par Gauche moderne, parti de Jean-Marie Bockel, lui aussi ex-PS entré au gouvernement (secrétaire d'Etat à la Francophonie). M. Sarkozy et M. Urieta se sont simplement vus, mais sans se parler, au groupement de gendarmerie du département.

Avant Pau, M. Sarkozy était allé voir les policiers de Bordeaux, dont le maire, Alain Juppé, candidat à sa succession, s'est assuré du soutien du Modem et appuie en échange la candidature de son chef, François Bayrou, à la mairie de Pau.

APau, l'UMP «a souhaité apporter son soutien à M. Urieta. C'est un choix parfaitement démocratique, sans doute excellent. Mais pour le reste, je n'ai pas à me mêler de la campagne municipale à Pau ou ailleurs», a affirmé M. Sarkozy. Il a refusé de commenter le soutien de M. Juppé à M. Bayrou car «c'est le droit d'Alain de dire ce qu'il veut».

Cette attitude marque un infléchissement par rapport à la volonté manifestée par le chef de l'Etat, lors de sa conférence de presse du 8 janvier, de s'engager dans les municipales.

«Je m'engagerai, parce que le concept même d'élection dépolitisée est absurde», avait alors affirmé M. Sarkozy.

Depuis, deux sondages ont montré que les Français considèrent dans leur grande majorité que les élections municipales sont avant tout «locales».

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Rapport Attali: les députés UMP tapent du poing sur la table
Par Par Frédéric DUMOULIN AFP - Mardi 22 janvier, 21h02PARIS (AFP) -

A la veille des municipales, les députés UMP ont une nouvelle fois tapé du poing sur la table mardi, refusant de se faire imposer in extenso les 314 propositions du rapport Attali sur "la libération de la croissance" et exigeant d'être partie prenante du futur débat législatif.

"Le Grenelle de l'environnement a été l'exemple de ce que nous ne voulons pas. On n'a pas digéré d'en être les oubliés. Il ne faut pas que cela se reproduise avec le rapport Attali. Nous ne sommes pas dans l'optique du +tout ou rien+" mis en avant par l'ancien sherpa de François Mitterrand, a averti le patron du groupe UMP, Jean-François Copé.

Outre l'opposition à certaines mesures clefs du rapport (suppression des départements, déréglementation de certaines professions...), ce sont les déclarations de Jacques Attali invitant l'exécutif à ne pas "picorer à sa guise" dans son rapport mais à reprendre l'ensemble de ses conclusions qui ont mis le feu aux poudres.

L'inquiétude des députés UMP est d'autant plus vive que Nicolas Sarkozy avait assuré, en installant la commission Attali : "Ce que vous proposerez, nous le ferons".

Après le récent vent de fronde contre la décision du gouvernement de suspendre la culture des OGM, très mal vécue par les députés UMP, François Fillon a tenté de calmer le jeu dans la majorité.

"N'ayez pas peur de prendre possession des débats. Naturellement, c'est au Parlement de décider" de traduire ou pas dans la loi les recommandations Attali, a lancé le Premier ministre aux députés UMP, qui ont largement débattu du sujet en réunion de groupe mardi matin.

Un peu plus tard, il n'en a pas moins appelé "chacun" à accepter de "remettre en question ses certitudes".

"On a un gugus qui vient dire qu'il faut libéraliser certaines professions, supprimer les lois Galland et Raffarin. A quelques semaines des municipales, c'est génial vis-à-vis de notre électorat... Attali demande aussi la suppression des départements. A quoi ça sert de se présenter en mars aux cantonales ?", dénonce un député UMP.

Très critique, le vice-président du groupe UMP, Jean Leonetti, estime qu'il serait "catastrophique que le Parlement se voie imposer un paquet global dans lequel il n'y aurait pas de droit d'inventaire" et dénonce "quelques provocations très négatives", voire des propositions purement "inacceptables".

"Pas question" donc d'accepter le tout, comme l'a souligné le sarkozyste Frédéric Lefebvre.

Les députés UMP ont ainsi l'intention de peser pleinement dans le débat qui devrait avoir lieu au printemps, à l'occasion de la future loi sur la modernisation de l'économie.

D'où la mise en place, au sein du groupe, de "quatre groupes de travail" thématiques chargés de décortiquer le rapport Attali pour faire le tri entre les propositions à retenir, à supprimer ou encore à rajouter.

De même, le président de l'Assemblée, Bernard Accoyer (UMP), qui pense lui aussi qu'il ne faut pas "tout prendre d'un seul coup" dans le rapport, a demandé aux présidents des six commissions permanentes de l'Assemblée d'"évaluer" les conclusions Attali.

Plus généralement, "il ne faut pas, à travers des commissions diverses, déposséder le Parlement. Nous sommes à 100% derrière le gouvernement mais à 100% pour le débat d'idées", prévient M. Copé.

Même le porte-parole de l'UMP, Yves Jégo, se montre des plus circonspects : "Tout n'a pas vocation à être repris, c'est un viatique pour l'action publique sur le long terme".

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Carla Brunie pose nue avec la bague de Cecilia Sarkozy !
Par News de Stars - Mercredi 23 janvier, 16h59

Carla Bruni, probable future femme du président de la République, a accepté de poser dans le plus simple appareil, pour le magazine espagnol DT.

Cette séance photo est présentée comme « la dernière et la plus audacieuse » de l’ancien mannequin. Sur ces photos, Carla est simplement vêtue de bottes et d’une alliance.

Pour le magazine espagnol El Mundo, cette bague est celle que Nicolas Sarkozy aurait offert à son ancienne femme Cécilia Sarkozy. Dans l’interview donnée par l’ancien mannequin, celle-ci révèle ne pas avoir abondonné sa carrière musicale et qu’elle « dispose déjà d’un bureau à l’Elysée ».

Reste à savoir la réaction de Nicolas Sarkozy, déjà en baisse dans les sondages ces derniers temps, face à ces photos qui risquent de choquer l'opinion.

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Publié le 23-01-2008 sur le site www.la-croix.com
Nicolas Sarkozy adhère à l'essentiel du rapport Attali

Le président de la République a annoncé la tenue d'un séminaire gouvernemental, début février, pour décider et coordonner les mesures prioritaires à mettre en œuvre

Ce n’est pas qu’un simple rapport – un de plus – que Jacques Attali a remis, mercredi 23 janvier, à Nicolas Sarkozy. C’est un véritable plan d’action gouvernementale, qui se veut « libre et non pas libéral », avec pas moins de 316 mesures accompagnées d’un calendrier précis « de lancement des décisions fondamentales ».
« Nous ne nous substituons pas au politique », a toutefois tenu à souligner le président de la commission pour la libération de la croissance française, Jacques Attali.

De fait, le président de la République a dit à la quarantaine de membres de la commission son « désaccord » sur deux propositions. D’une part, l’idée de « renforcer les régions et les intercommunalités en faisant disparaître en dix ans l’échelon départemental ».

À l’approche des élections cantonales, Nicolas Sarkozy a tenu au contraire, lui, à réaffirmer la « légitimité historique » des départements, créés sous la Révolution française.

D’autre part, le souci de retirer de la Constitution le principe de précaution, introduit en 2005 à travers la charte de l’environnement. "Il y a désaccord sur trois propositions et accord sur 313"

Selon le successeur de Jacques Chirac, proposer sa suppression au motif qu’il bride l’innovation et la croissance repose, en effet, « sur une incompréhension ». Par ailleurs, sans remettre en cause le principe d’une ouverture très large à la concurrence des professions aujourd’hui réglementées (coiffeurs, chauffeurs de taxi, vétérinaires, notaires, huissiers de justice…), Nicolas Sarkozy a estimé que ce serait « beaucoup plus difficile » pour l’une d’entre elles : les pharmaciens.

« J’adhère à l’essentiel de vos conclusions », a conclu le président de la République. « Il y a désaccord sur trois propositions et accord sur 313 », a ainsi pu se féliciter Jacques Attali en appelant l’exécutif à « mettre en œuvre » l’ensemble de son rapport ou à « le mettre au placard ».

Nicolas Sarkozy s’était de toute façon engagé à le suivre le jour même de l’installation de la commission, déclarant : « Ce que vous proposerez, nous le ferons. »

Mercredi, il a donc confirmé cet engagement et a annoncé « un séminaire gouvernemental début février pour décider et coordonner les mesures prioritaires » parmi celles proposées. « Je vous propose de vous retrouver dans six mois pour faire le point », a ajouté le président de la République. Laurent de BOISSIEU

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(Un clan judéo-gentil) LEXPRESS.fr du 22/01/2008 «Ce n'était pas une famille, mais un clan» Propos recueillis par Elise Karlin
Gian Piero Bona a écrit un livre sur l'histoire des Bruni Tedeschi, riches industriels du nord de l'Italie (1). L'Express l'a rencontré.

Quand avez-vous connu Alberto Bruni Tedeschi?

J'ai d'abord connu sa femme, Marisa. Nous avions une vingtaine d'années et étudiions ensemble au Conservatoire de Turin.
Elle dansait, jouait du piano... Je peux vous l'avouer, nous avons failli nous marier! Après qu'elle a épousé Alberto Bruni Tedeschi, nous n'avons pas perdu le contact. J'ai même écrit des livrets pour Alberto, qui a été un grand compositeur: Diagramma circolare, joué à la Fenice de Venise à la fin des années 1950, ou encore Secondatto. Après sa mort, c'est Marisa qui m'a demandé de raconter l'histoire de son mari, afin qu'il reste une trace de cette vie exceptionnelle.

Quelles sont les origines de cette famille?

C'est une famille d'industriels piémontais, dans le nord de l'Italie. Les câbles électriques et les pneumatiques ont fait leur fortune!
Le père d'Alberto, juif converti au catholicisme, était un homme très dur, très sévère. Pensez donc, il a déshérité sa fille pour un bol de soupe aux haricots! Lors du déjeuner qui a suivi l'enterrement de sa seconde femme, en effet, il a jugé inopportun que sa fille mange avec gourmandise, quand le deuil et les convenances commandaient la frugalité...
Lorsqu'il a vendu l'entreprise familiale, la Ceat, Alberto est devenu l'une des premières fortunes d'Italie. Il était moins riche qu'Agnelli, le patron de Fiat, mais Agnelli disait toujours, en plaisantant: «Je ne suis que la deuxième fortune italienne, après Alberto!»

Quel regard portez-vous sur la famille d'Alberto Bruni Tedeschi?

Ce n'était pas une famille, c'était un clan, au vrai sens du mot! Lié par l'amour des arts, mais aussi par la même façon de mener grand train. Quand son mari est mort, Marisa m'a confié qu'il lui avait laissé de «très gros moyens»...
Je me souviens d'Alberto sous le grand châtaignier, dans la propriété de Castagneto Po, un cigare à la bouche et un verre de whisky à la main. Un jour, il a perdu un manuscrit, très important pour lui. Désespéré, il s'est mis à implorer l'aide divine, promettant un don à la Vierge de plusieurs millions de lires. Il a retrouvé son texte et honoré sa dette envers l'Eglise.
Mais en plusieurs fois! Car, malgré son immense fortune, Alberto Bruni Tedeschi a toujours rechi-gné à payer comptant.
(1) L'industriale dodecafonico. Editions Marsilio. Bientôt traduit en français.

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Nicolas Sarkozy et Carla Bruni poursuivent Ryanair pour sa publicité
Par Par Dorothée MOISAN AFP - 30 janvier 2008 16h30 PARIS (AFP) -

Le président français Nicolas Sarkozy et sa compagne Carla Bruni ont assigné en référé la compagnie irlandaise à bas coûts Ryanair, pour avoir utilisé une photo de leur couple dans une campagne publicitaire.

C'est la seconde fois qu'un chef de l'Etat saisit la justice pour utilisation de son image.
En 1970, Georges Pompidou avait fait de même pour une publicité en faveur des moteurs de bateau Mercury.

L'objet du litige: une publicité publiée lundi dans le quotidien Le Parisien et utilisant, pour vendre 100.000 billets en promotion, une photo du président et de sa compagne, avec une bulle faisant dire à l'ancienne top-model: "avec Ryanair, toute ma famille peut venir assister à mon mariage".

Dès lundi, la présidence avait qualifié cette publicité d'"inacceptable".
Mercredi, elle est passée à l'action et a assigné la compagnie aérienne jeudi à 15H30 devant le tribunal de grande instance de Paris pour atteinte au droit à l'image.
Une seconde assignation, celle-ci provenant de Carla Bruni, a également été déposée et sera plaidée simultanément.

Le mariage de Nicolas Sarkozy avec Carla Bruni fait l'objet de rumeurs persistantes depuis que le chef de l'Etat a laissé entendre, lors d'une conférence de presse le 8 janvier, qu'il allait rapidement épouser la belle Italienne.

Toutefois, souligne le conseil du couple, Me Thierry Herzog, dans son assignation, il "ne saurait y avoir la moindre relation avec une actualité de Carla Bruni, celle-ci n'ayant jamais fait part de son éventuel mariage" avant le 31 janvier, date de fin de la promotion de Ryanair, ou "que cette cérémonie se tiendrait dans une des villes desservies par la compagnie Ryanair au départ de l'aéroport de Beauvais, ce qui justifierait cette promotion".

"Force est de constater que l'utilisation de l'image de Carla Bruni en compagnie de Nicolas Sarkozy par la société Ryanair, a pour effet de présenter la demanderesse comme utilisant à des fins publicitaires une relation privée avec le président de la République", regrette encore l'assignation.

Tandis que Nicolas Sarkozy ne demande qu'un euro de dommages et intérêts, l'ancienne top model en réclame 500.000, au motif que "le tarif moyen des droits d'utilisation de son image pour un visuel publicitaire sur le seul territoire français est habituellement négocié aux alentours de 500.000 euros".

Ce n'est pas la première fois que la compagnie aérienne utilise l'image d'un homme politique pour ses publicités, entraînant généralement des poursuites judiciaires, comme en Pologne ou en Suède.

Le chef de l'Etat ne peut durant son mandat faire l'objet de poursuites en justice, mais il a tout à fait le droit d'engager lui-même une action, relève Guy Carcassonne, juriste spécialiste en droit constitutionnel. Et si Ryanair interjetait appel, il le ferait non pas contre le président, mais contre la décision du tribunal, ce qui n'est pas contraire à la Constitution.

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Libération, 31 janvier 2008 p. 11 Obama encourage le Président

Suffisant pour le consoler ?
A défaut du soutien des Français, Nicolas Sarkozy a reçu hier les encouragements de Barack Obama, candidat à l'investiture démocrate pour la présidentielle américaine.

"C'est un homme énergique, avec beaucoup de talent. Je suis impressioné par sa façon de regarder les problèmes spécifiques à la France avec un regard neuf", déclare Obama dans un entretien à paraître jeudi dans Paris Match.

"Il n'est pas pieds et poings liés par des traditions et des dogmes. Il est un exemple pour de nombreux dirigeants", ajoute le sénateur de l'Illinois, qui dit vouloir rencontrer Nicolas Sarkozy lors de sa tournée européenne s'il remporte les primaires face à Hillary Clinton.

Les deux hommes se sont déjà rencontrés en mai 2007.

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Nicolas Sarkozy et Carla Bruni se sont mariés samedi matin à l'Elysée
LEMONDE.FR avec AFP | 02.02.08 | 14h21 • Mis à jour le 02.02.08 | 15h34

Le maire du 8e arrondissement de Paris, François Lebel, a déclaré, sur Europe 1, avoir marié le président de la République Nicolas Sarkozy et sa compagne Carla Bruni à l'Elysée, samedi 2 février.
"La mariage a eu lieu à 11 heures en présence des parents, des proches et des invités, a-t-il raconté. La mariée était en blanc et le président en costume cravate comme il se doit dans n'importe quel mariage civil".
"Il y a eu un échange d'alliances et la traditionnelle bise. Il n'y a rien d'exceptionnel, si ce n'est que ça s'est passé au premier étage de l'Elysée", a-t-il insisté.

Informé "depuis une dizaine de jours" de la date du mariage présidentiel, le maire du 8e s'était présenté seul samedi à l'Elysée pour cette cérémonie.
"J'ai procédé comme d'habitude sauf que, exceptionnellement, je n'avais pas de lecteur ou de lectrice. C'est moi qui ai lu la totalité des articles qui rappellent les obligations respectives des époux, les documents d'état-civil des mariés et les témoins", a-t-il expliqué, refusant de révéler le nom des témoins.

TROISIÈME MARIAGE POUR M. SARKOZY

Le maire était "au courant depuis un certain temps" du mariage, "parce qu'il a fallu remplir les documents que la loi exige". "C'est le dossier habituel, y compris le certificat prénuptial. Tous les documents sont conformes à la réglementation et je m'en suis personnellement assuré", a-t-il ajouté. "Je n'ai pas été choisi, le président de la République étant domicilié 55 rue du Faubourg Saint Honoré et étant électeur dans le 8e, il était normal que ce soit le maire de son domicile qui procède au mariage", a-t-il souligné précisant que "historiquement, c'est la première fois dans l'histoire de la République qu'un président se marie en cours d'exercice. C'est une première (...) un président qui se marie au Palais de l'Elysée", a-t-il souligné.

Il s'agit du troisième mariage du président, qui a été le premier divorcé élu à l'Elysée.
Il a eu deux enfants de son premier mariage et un fils avec son ex-épouse Cécilia Ciganer-Albeniz, dont il a divorcé en octobre, après onze ans de mariage, devenant là encore le premier chef d'Etat à divorcer en fonctions.

M. Sarkozy, 53 ans, s'était affiché depuis décembre en compagnie de Carla Bruni, 40 ans, chanteuse et ex-top model, l'emmenant par deux fois pour des vacances très médiatisées, en Egypte puis en Jordanie.
Et lors de sa conférence de presse de rentrée le 8 janvier, le chef de l'Etat avait affirmé qu'"avec Carla, c'est du sérieux", assurant même aux journalistes qu'il y avait toutes les chances pour qu'ils "n'apprennent [un mariage] que le lendemain".
Depuis lors, des rumeurs de mariage circulaient. L'Est Républicain avait annoncé que l'union avait eu lieu le 10 janvier. Le Journal du Dimanche l'avait annoncée pour le 9 février. Finalement, c'est la radio RTL qui a la première révélé l'information samedi à la mi-journée, citant "des témoins".

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Mariage Sarkozy-Bruni "Elle portait une robe blanche"

Quelques heures après le mariage entre Nicolas Sarkozy avec Carla Bruni, François Lebel - le maire UMP du VIIIe arrondissement qui a célébré leur union - livre quelques indiscrétions.
Olivier Beaumont leparisien.com , samedi 02 février 2008, 19h52

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L'ex de Carla Bruni attaque la presse
samedi 02 février 2008, 17h05 | leparisien.fr

Pas facile de conserver l'intimité d'un petit garçon de 6 ans quand il est juché sur les épaules du président de la République, sans doute l'homme le plus exposé actuellement en France.

Pour protéger son fils Aurélien, qu'il a eu avec Carla Bruni, le philosophe Raphaël Enthoven a écrit une série de courriers aux journaux pour les enjoindre de respecter le droit à la vie privée et à l'image de son fils.

"Monsieur Raphaël Enthoven s'oppose à toute reproducton sans son autorisation de photographies qui le représenteraient (Ndlr: son fils) ou permettraient de l'identifier dans des moments d'intimité ou de détente", écrit dans un courrier maître Angélique Bérès.

A la lecture de cette phrase, on pense immédiatement à la visite de Nicolas Sarkozy et de Carla Bruni, qui n'était pas encore sa femme, en Jordanie.

Le petit garçon avait quitté le site archéologique de Petra assis sur les épaules du président, se masquant le visage avec les mains. Le couple et le garçon avançaient au milieu des caméras et des photographes, la presse n'étant nullement empêchée de travailler ou cantonnée dans un périmètre de sécurité.

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Mannequin, chanteuse et première dame
Le Parisien Dimanche, 3 février 2008, p. 3

C'EST EN 1973 que Carla Bruni, 6 ans, quitte le somptueux palais Castagneto Po, près de Turin, où elle vivait alors comme une princesse.
Son père (notedt légal), Alberto Bruni Tedeschi, riche industriel du nord de l'Italie, s'inquiète de la sécurité de sa famille car, en ces années de plomb, les Brigades rouges terrorisent le pays à coups d'attentats et d'enlèvements.

Avec sa femme Marisa et leurs deux autres enfants, Valeria et Virginio, l'homme d'affaires décide d'aller vivre avec les siens à Paris.
Si la famille de Carla réside dans la capitale, elle passe ses vacances d'été sur les bords de la Méditerranée dans sa superbe propriété du cap-Nègre, près du Lavandou dans le Var.

Née à Turin le 23 décembre 1967, on sait depuis peu que Carla Bruni a pour père biologique un certain Maurizio Remmert.
Ce Brésilien de 61 ans qui avait eu une aventure avec Marisa l'a révélé dans un récent entretien au « Mail on Sunday ».

Une fortune de plus de 10 millions d'euros

Belle, grande (1,78 m), silhouette féline, Carla Bnmi fut, selon la légende, recrutée par une agence de top-modèles après avoir envoyé la photo ... de sa carte orange.
Vrai ou faux, toujours est-il que la « bella ragazza » devient un des mannequins les mieux payés des années 1990.
Le magazine « Capital » estime sa fortune à plus de 10 millions d'euros. Carla a travaillé pour les plus grands couturiers, Chanel, Valentino, Lacroix, Sonia Rykel notamment qui en font une star.

Tout comme ses copines Claudia Schiffer, Naomi Campbell, Helena Christensen ou Linda Evangelista, elle fait aussi la une des magazines people du monde entier avec ses « love stories » : Mick Jagger, Eric Oapton, entre autres.
« Croqueuse d'amants », confiera-t-elle, elle-même, au magazine « Marie Claire» en avril 2007.

Le seul à la garder longtemps est Raphaël Enthoven, ce philosophe à qui elle donne un enfant, Aurélien, 6 ans.
Lassée des podiums, Carla déboule dans le monde de la musique en 2002 avec son premier album, « Quelqu'un m'a dit ». Un titre coécrit par le réalisateur Léos Carax dont elle est très proche.
L'album est un succès : plus de 1 million d'exemplaires vendus. L'an dernier, son deuxième CD, « No Promises », n'a pas eu le même impact.
Elle trnvaille aujourd'hui sur son troisième album, dont une chanson est dédiée à son nouveau mari.

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« Nicolas est un grand sentimental» Didier Barbelivien, chanteur. ami du président

"NICOLAS m'a appelé après la cérémonie pour me dire : C'est fait », raconte le chanteur proche de Nicolas Sarkozy, joint hier au téléphone à Courchevel.
Didier Barbelivien, qui n'avait pas été averti du mariage, ne se dit pas surpris par cette discrétion du chef de l'Etat, y compris avec ses intimes.

« Les gens croient que ses amis du showbiz sont collés à lui en permanence, mais il fait ce qu'il veut. Cela fait vingt­cinq ans que je le connais, cela ne m'a pas choqué qu'il ne me prévienne qu'après coup. »

Ce mariage express ne l'étonne pas davantage.
« Quand ils se sont rencontrés,j'ai tout de suite dit à mes amis: Vous allez voir, ils vont se marier. Tout le monde se fichait de moi, mais j'en étais sûr: ils sont faits pour être ensemble. Elle est aussi douce que lui peut être impétueux. Nicolas est un grand sentimental, un grand sensible. Je connais moins Carla mais elle l'est aussi, de manière plus retenue. Je suis très content pour eux. Maintenant, j'attends l'album de Carla ! »

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« Je suis très heureuse pour ma fille » E.C. dimanche 03 février 2008 | Le Parisien

MARISA BORINI
LA MERE de la mariée est aux anges. Marisa Borini se félicite que l'union de Carla avec le président de la République soit enfin officielle.
« Je suis très heureuse pour ma fille et aussi pour le président bien sûr », nous a-t-elle confié hier après la cérémonie.

« Nous étions tous informés de la date depuis quelques jours, mais nous étions tenus au secret. »
Le mariage à l'Elysée, « c'est tout un symbole ».

C'est elle qui, la première, a imaginé fin décembre sa fille cadette « première dame de France ».
Marisa Borini nous rapportait des discussions qu'elle avait avec Sarkozy : ensemble, ils évoquaient les journées de Carla à l'Elysée au cas où ils envisageraient de se marier.

Elle obtient alors du président la promesse que « si Carla devient première dame de France, malgré ses obligations, elle gardera pour elle du temps et un lieu pour écrire ses poésies, composer sa musique, enregistrer ses albums. Ma fille est musicienne, poète. La pulsion pour l'art est une chose très forte chez quelqu'un. On ne peut pas y renoncer. »

Aujourd'hui marié, le président devra tenir parole.

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Hier, 11 heures, au 55, rue du Faubourg-Saint-Honoré
Le Parisien Dimanche, 3 février 2008, p. 3

C'EST FAIT ! Après des semaines de rumeurs et de faux scoops annonçant un mariage qui n'avait pas encore eu lieu, Nicolas Sarkozy a épousé, pour de bon, Carla Bruni, hier, à l'Elysée, 55, rue du Faubourg-Saint-Honoré. La cérémonie a eu lieu vers 11 heures dans la plus stricte intimité.
Cest le maire UMP du VIIIe arrondissement, François Lebel, mis dans la confidence il y a une dizaine de jours, qui a officialisé l'union après avoir lu les articles du Code civil.

Nicolas Sarkozy devient ainsi le premier président à s'être marié en cours de mandat depuis Gaston Doumergue en 1931.
Le premier aussi de la Ve République à épouser une star du showbiz.

Un contrat de mariage a été signé.

Depuis le début de la semàine, la rumeur d'une union imminente entre l'ex-top-modèle et le président de la République circulait avec de plus en plus d'insistance. Mais, hier, ils étaient seulement une vingtaine à avoir été conviés dans un salon, au premier étage du palais.

Costume sombre, tres solennel et apparemment assez ému, le chef de l'Etat a pris comme témoins Nicolas Bazire, directeur adjoint du groupe LVMH -les deux hommes codirigeaient la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995 - et Mathilde Agostinelli, directrice de la communication du groupe Prada, amie de longue date de... Cécilia Sarkozy.

L'ex-épouse du chef de l'Etat trouvera peut-être la pilule un peu dure à avaler.

En robe blanche courte, griffée Hermès, Carla Bruni avait, elle, choisi la comédienne Farida Khelfa - égérie de Jean Paul Gaultier et ex-femme de Jean-Paul Goude - et l'actrice Marine Delterme, sa meilleure amie.

Autres rares privilégiés à avoir été invités: Valeria Bruni Tedeschi, la sœur de Carla, et sa mère, Marisa (très heureuse), Andrée Sarkozy la mère du chef de l'Etat, l'acteur Vincent PEREZ (la nouvelle première dame est la marraine d'un de ses enfants) et le chanteur Julien Civange qui a fait la première partie des Rolling Stones, au Stade de France, le 18 juin.

Certains trouveront sans doute le mariage un peu rapide, trois mois après un divorce retentissant et seulement deux mois après la première rencontre des futurs époux, lors d'un dîner privé chez le publicitaire Jacques Séguéla.

Mais les conseillers de l'Elysée et les amis politiques du président sont soulagés.
Ils souhaitaient que la page people soit tournée, d'une façon ou d'une autre, les sondages montrant que les Français n'apprécient guère l'étalage de la vie privée du président

« Il vaut mieux avoir une compagne à qui on Peut tout dire » Bernadette Chodron de Courcel épouse Chirac

Invitée de RTL hier, Bernadette Chirac a été la première à adresser tous ses vœux de bonheur « à ce nouveau ménage » : « Elle est très belle et je sais qu'ils sont heureux ensemble. Pour la France, on espère qu'ils n'auront pas trop de difficultés. Il vaut mieux avoir une compagne à qui on peut tout dire, un punching-ball, la solitude, ce n'est jamais bon »

Carla Bruni s'est toujours affichée à gauche.
Dans une interview au journal britannique «The Sunday Herald », elle avait même soutenu Ségolène Royal lors de la demière campagne présidentielle. « Je ne voterai jamais à droite », expliquait-elle.

Plus récemment, elle avait signé une pétition contre le recours aux tests ADN prévu dans certains cas, dans la loi contre l'immigration clandestine.

« Mon indignation a été immédiate. Je déteste le tri qu'implique l'immigration choisie. Qu'est­ce qu'il me serait arrivé si on avait imposé à mes parents des tests ADN? » s'énervait-elle dans un entretien accordé au magazine « Elle » (notedt, allusion à son père biologique).

Hier soir, un dîner privé a été orgatrisé au pavillon de la lanterne, près du château de Versailles, pour célébrer l'événement avec seulement quelques intimes. On attend désormais la première apparition officielle de Carla Bruni-Sarkozy en « first lady ».
ALAIN GRASSET ET FRÉDÉRIC GERSCHEL

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Comment elle a séduit le président
Le Parisien, 5 février 2008, p. 30

JACQUES SEGUELA n'a pas tout dit sur le dîner au cours duquel Carla Bruni et Nicolas Sarkozy se sont rencontrés.

Dans « Qui est-elle vraiment ? », Christine Richard et Edouard Boulon-Cluzel racontent ce qui se serait passé : « D'abord, il y avait déjà un moment, aux dires de ses proches, qu'elle se sentait attirée, libidinalement, par cet homme de pouvoir ... »

A la fin de la soirée, elle aurait tout simplement demandé au président: « Vous avez une bagnole? »

Il aurait refusé de monter prendre un café: « Jamais le premier soir. »

Et comme elle était toujours sans nouvelles cinq minutes après qu'il l'ait déposée chez elle, Carla Bruni a téléphoné à Séguéla : « Ton copain, il est quand même curieux, je lui ai donné mon numéro ùe téléphone et il ne m'a pas rappelée ! »

Dès le lendemain, il lui aurait envoyé « une avalanche de textos ». La suite, on la connaît ...
C.A.

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PEOPLE Closer condamné à verser 30 000 euros à Cécilia
NOUVELOBS.COM | 05.02.2008 | 09:02

L'ex-femme de Nicolas Sarkozy réclamait 250 000 euros de dommages et intérêts au magazine, qui avait publié une photo d'elle en maillot de bain, en regard d'une photo de Carla Bruni dans la même tenue.

Une de Closer

La société éditrice du magazine Closer a été condamnée lundi 28 janvier à verser 30.000 euros de dommages et intérêts à Cécilia Sarkozy pour la publication, dans l'édition du 21 janvier, d'une photo la montrant en maillot de bain en regard d'une photo de Carla Bruni, nouvelle compagne de Nicolas Sarkozy, dans la même tenue.

Le tribunal des référés de Nanterre (Hauts-de-Seine) a reconnu Mondadori coupable d'atteinte au droit à l'image et à la vie privée, a annoncé Me Michèle Cahen, avocate de l'ex-épouse du président, parlant d'une "décision très juste".

"Deux produits de consommation"

Le tribunal a estimé que le choix des clichés était "révélateur d'une malveillance" à l'égard de l'ex-épouse, a ajouté l'avocate, qui s'était plainte de la manière dont étaient juxtaposées les photos. "C'était affreux, on aurait dit qu'on comparait deux produits de consommation!".

Closer s'est également vu interdire d'exploiter toute affiche, toute photo, et de publier le texte de l'article incriminé "sous astreinte de 10.000 euros par infraction constatée". Le jugement devra être publié en couverture du prochain numéro sous peine du même montant d'amende par jour de retard, a encore indiqué Me Cahen.

Précédent avec Laurence Ferrari

Les 30.000 euros sont dus "à titre provisionnel", en attendant que l'affaire soit prochainement jugée sur le fond, a souligné Me Cahen, en rappelant avoir demandé un total de 250.000 euros de dommages et intérêts en réparation du préjudice subi. L'assignation déposée la semaine dernière par Cécilia Ciganer-Albeniz avait été examinée vendredi après-midi au tribunal de Nanterre.

La société Mondadori, éditrice du magazine Closer, a déjà été condamnée le 20 décembre par le TGI de Nanterre à verser 12.000 euros de dommages et intérêts à la journaliste Laurence Ferrari pour avoir fait état de rumeurs lui prêtant une relation avec le président de la République Nicolas Sarkozy.

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Le père de Carla Bruni en Roumanie avec Sarkozy lundi, 4 février 2008 | par Laurent Léger Bakchich.info

Surprise de la délégation (Jouyet, Martinon, Lévitte…) qui accompagne Nicolas Sarkozy en Roumanie : Maurizio Remmert, le père biologique de la nouvelle Première dame de France, a été lui-aussi invité par Sarko.

Déjà présent à Versailles ce week-end , cet entrepreneur de 61 ans que Carla Bruni connaît peu se retrouve donc dans la suite du chef de l’Etat à Bucarest.

A la mort de son père « officiel », Alberto, la mère de Carla avait dévoilé à sa fille sa véritable filiation. Maurizio Remmert vit désormais au Brésil.

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Le père naturel de Carla Bruni sort de l'ombre
NOUVELOBS.COM | 28.01.2008 | 16:35

Maurizio Remmert, entrepreneur italien exilé au Brésil, raconte son histoire d'amour, dans les années 60, avec Marina Tedeschi. Une relation qui donna naissance à Carla Bruni.

Maurizio Remmert, un Italien de 61 ans, qui vit au Brésil, a affirmé, mercredi 9 janvier, dans le quotidien brésilien de San Paulo, Estado de Sao Paolo, être le père naturel de Carla Bruni.

L'information a été confirmée, mercredi, par le quotidien italien, La Repubblica.
Maurizio Remmertsa, aujourd'hui, entrepreneur à San Paulo du Brésil, raconte sa relation avec Marina Tedeschi, la mère de l'ex-top model, une "grande histoire d'amour" qui a duré "six ans" dans le Turin des années 60.

"Carla est née d'une relation à Turin que nous avons eu, moi, alors tout jeune homme, et Marisa, 32 ans à l'époque, mariée à Alberto", raconte Maurizio Remmert.
Selon lui, Alberto Bruni Tedeschi, le mari de Marina, "a toujours traité Carla comme sa fille légitime."

Maurizio Remmert raconte également la première fois qu'il a rencontré Carla Bruni à San Paulo. Ce fut "une chose naturelle et tranquille". Il qualifie leur relation de "parfaite". Maurizio Remmert, qui refuse par ailleurs d'évoquer la relation de Carla Bruni avec Nicolas Sarkozy, a précisé que l'interview accordée au quotidien brésilien serait la seule.

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La justice donne raison au couple Sarkozy contre Ryanair
Reuters - Mardi 5 février, 20h31PARIS (Reuters) -

Nicolas Sarkozy et Carla Bruni ont obtenu respectivement mardi un euro symbolique et 60.000 euros de la compagnie aérienne Ryanair, condamnée en "référé" (urgence) pour avoir publié leur photographie dans une publicité.

Selon l'avocat du président de la République et de son épouse, Me Thierry Herzog Carla Bruni a décidé de reverser les 60.000 euros ainsi obtenus aux Restos du coeur.

"Mme Bruni est satisfaite de la décision du tribunal" de condamner Ryanair", a-t-il déclaré aux agences de presse.

"Elle s'engage à reverser aux Restos du coeur l'intégralité des 60.000 euros" que la compagnie a été condamnée à lui verser, "n'ayant pu, cette année, participer au concert donné au profit de cette association", a-t-il ajouté.

Les juges ont revu à la baisse les demandes financières de la nouvelle "première dame" de France, qui demandait 500.000 euros. Si Carla Bruni poursuit la procédure, elle pourrait obtenir davantage, l'indemnisation étant qualifiée de "provisionnelle".

Notion juridiquement nouvelle, le tribunal a retenu dans ses attendus "un important effet de buzz", allusion à la diffusion de la publicité sur internet, pour justifier la somme allouée.

Le jugement déclare que le président a sur son image, "quels que soient son statut et sa notoriété, un droit exclusif et absolu". Pour Carla Bruni, ajoutent les juges, il existe un préjudice "patrimonial" car l'utilisation de son image de mannequin et de chanteuse est payante.

"FACÉTIE"

Me Francis Teitgen, avocat de Ryanair, a dit voir "un peu d'équilibre" dans le fait que le tribunal n'ait pas accordé la totalité de ses demandes à Carla Bruni.

La compagnie irlandaise à bas coûts a interdiction de publier à nouveau la publicité et devra aussi verser 4.000 euros de frais de procédure à chacun des deux époux.

Ryanair a déjà présenté ses excuses au couple et fait savoir au moment de l'audience, la semaine dernière, qu'elle était disposée à offrir 5.000 euros à une association caritative pour réparer sa faute.

La publicité avait été publiée une seule fois dans le journal Le Parisien, avant le mariage entre le président et Carla Bruni, célébré samedi dernier.

Elle montrait les deux plaignants souriants, le regard tourné vers le ciel, une bulle prêtant les propos suivants à Carla Bruni : "Avec Ryanair, toute ma famille peut venir assister à mon mariage."

Me Francis Teitgen avait parlé à l'audience d'une "facétie" et ironisé, expliquant que personne ne pouvait croire que le couple prendrait un avion de Ryanair pour son voyage de noces.

Fait rare, l'Élysée a communiqué au nom de la chanteuse la semaine dernière, expliquant même ses demandes financières, par la voix du porte-parole de l'institution, David Martinon.

C'était la première fois qu'un chef de l'État en exercice engageait une telle poursuite depuis Georges Pompidou, qui avait obtenu en 1970 la saisie du magazine L'Express en raison d'une publicité pour des moteurs de bateaux utilisant son image.
Thierry Lévêque et Elizabeth Pineau

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Taxis: le gouvernement renonce à la réforme Attali
Matignon a annoncé à la Fédération des artisans taxis qu'il ne reprendrait pas les propositions du rapport Attali.
«Le conflit est terminé», déclare le syndicat. Et les municipales approchent, pourrions-nous ajouter.
AFP LIBERATION.FR : mercredi 6 février 2008

Le président de la Fédération nationale des artisans taxis (FNAT), Alain Estival, a déclaré mercredi à la presse que «le conflit est terminé, et le gouvernement ne reprendra pas les propositions Attali sur les taxis».

Sur le même sujet INTERVIEW «Si le gouvernement n'arrive pas à faire passer la réforme des taxis, il n'arrivera à rien faire passer»

«Le gouvernement nous a confirmé qu’il ne reprendra pas les propositions de M. Attali et de son rapport», a annoncé M. Estival après avoir été reçu à Matignon par un conseiller du Premier ministre François Fillon.

«C’est un élément très important pour nous (…) le conflit entre les 55.000 taxis en France et le gouvernement est terminé», a-t-il ajouté, précisant qu’il s’exprimait au nom de «l’ensemble des organisations professionnelles» du métier de taxi.

Interrogé sur le fait de savoir si le gouvernement avait abandonné tous les éléments préconisés dans le rapport au sujet des taxis, il a répondu: «Oui, tout à fait. Le gouvernement est prêt à nous écouter et fera tout avec nous.»

Le président Nicolas SarKozy recevra vendredi à 12H15 les représentants des taxis, a par ailleurs indiqué un des participants à la rencontre.

La commission Attali a notamment recommandé dans son rapport d’«augmenter le nombre de taxis» et préconisé d’attribuer des licences gratuites aux demandeurs inscrits à la fin 2007, alors que le nombre de licences est actuellement encadré.

Les idées de la commission Attali, avait déjà estimé M. Fillon vendredi 1er février, sont «une piste de travail intéressante mais non exclusive», qui devra être examinée par le préfet Pierre Chassigneux, à qui Matignon avait confié en novembre 2007 un rapport sur les meilleurs moyens de «desserrer et adapter les contraintes réglementaires» encadrant l’activité de taxi.

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«Si le gouvernement n'arrive pas à faire passer la réforme des taxis, il n'arrivera à rien faire passer»
Pour Bernard Maris, docteur en économie à l'Institut d'études européennes de Paris VIII et chroniqueur à "Charlie Hebdo", le conflit des chauffeurs de taxi est un test gouvernemental sur sa capacité de réforme.
Recueilli par imanol Corcostegui LIBERATION.FR : mercredi 6 février 2008

Les propositions du rapport Attali visant à déréglementer les taxis vous semblent-elles convenables?

Oui, elles répondent à une situation qui est problématique depuis très longtemps. Il y a cinquante ans déjà, le rapport Rueff-Armand proposait d'augmenter le nombre de taxis.
A Paris, il y a un taxi pour 350 Parisiens, contre un taxi pour 72 Dublinois. Et il est évident que la situation de Dublin est préférable.

C'est incroyable d'être la seule capitale à avoir si peu de taxis. Et si chers, en plus! Il faut casser ce système. Et pour cela, l'Etat doit débourser de sa poche et racheter les licences rapidement.
Evidemment, il ne faut pas le faire trop brutalement, du jour au lendemain comme ça. Mais il est important de le faire et de permettre la satisfaction des clients, ce qui constitue le critère le plus important dans ce genre de services. La seule proposition qui peut prêter à débat, c'est la suppression de l'horodateur parisien (compteur qui limite le nombre d'heures travaillées).

L'inquiétude des chauffeurs de taxi est-elle légitime?

Oui, elle est parfaitement compréhensible. La situation des chauffeurs de taxi est loin d'être évidente, et l'achat de la licence a constitué pour eux une dépense très coûteuse. C'est un premier pas dans la profession particulièrement difficile. Ils ont souvent contracté des prêts pour acheter cette licence, et se sont endettés sur des années. Certains ont passé plus de vingt ans avant de pouvoir la rembourser. C'est leur patrimoine de départ.

Il est donc tout à fait normal qu'une proposition permettant d'attribuer gratuitement des licences les choque (Jacques Attali préconise d'attribuer à tous ceux qui attendent leur licence en 2007 de leur attribuer gratuitement sous deux ans, cette licence gratuite devenant désormais incessible).
Il n'empêche qu'il est important de changer le système de manière urgente.

Quel est l'enjeu de ce conflit social?

L'enjeu pour le gouvernement est majeur.
S'il n'arrive pas à faire passer cette réforme, il n'arrivera à rien faire passer.
C'est facile de s'attaquer à des professions comme les enseignants, cible privilégiée des gouvernements. Mais là, c'est un autre problème.
Les chauffeurs de taxi constituent une profession hétérogène, mais extrêmement forte et organisée. En plus, il s'agit d'un groupe qui a voté majoritairement pour Nicolas Sarkozy aux élections présidentielles. Donc, la situation va être particulièrement difficile à négocier pour le gouvernement.
Seul l'avenir nous dira si ce gouvernement est capable de s'accrocher à ses réformes.

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Banlieues : Sarkozy veut "réinventer la ville"
NOUVELOBS.COM | 08.02.2008 | 13:06

4.000 policiers supplémentaires seront déployés sur trois ans, a annoncé le chef de l'Etat. Parmi les autres mesures: "un représentant de l'Etat par quartier" à partir "du 1er septembre", 500 millions pour développer les transports, un contrat d'autonomie pour 100.000 jeunes des quartiers.

Nicolas Sarkozy a présenté, vendredi 8 février à l'Elysée, le plan Banlieues, dont l'ambition annoncée est de "réinventer la ville".
Parmi les mesures, le président a promis le déploiement de 4.000 policiers supplémentaires dans les quartiers sensibles pour y maintenir l'ordre ainsi que la création d'un "contrat d'autonomie" pour "accompagner vers l'emploi plus de 100.000 jeunes des quartiers en difficulté.
"A partir du 1er septembre", "un représentant de l'Etat par quartier" devrait être mis en place.

En faveur des enfants des quartiers, Nicolas Sarkozy a annoncé la généralisation d'écoles de la deuxième chance dans toute la France et la création d'"internats d'excellence" pour les enfants issus de milieux défavorisés.

Enfin, Nicolas Sarkozy a demandé à Christine Boutin de lui présenter un "plan complet en faveur de l'accession sociale à la propriété" en banlieue. Contrat d'autonomie

"Au total, avec l'ensemble des outils que l'Etat va mobiliser, c'est plus de 100.000 jeunes que nous allons accompagner vers l'emploi dans les trois prochaines années", a déclaré Nicolas Sarkozy dans son discours.

"Nous allons proposer aux jeunes un contrat d'autonomie", a précisé le chef de l'Etat. "Chaque jeune qui le voudra aura ce contrat qui débouchera sur une formation, sur un contrat d'apprentissage ou sur un emploi", a-t-il ajouté.

"Dans les quartiers aujourd'hui, un jeune sur deux veut créer son activité. Pour les aider, les professionnels de la création d'entreprise vont être sélectionnés", qui "les accompagneront aussi bien avant qu'après la création de l'entreprise", a encore précisé Nicolas Sarkozy.

Ecoles de la deuxième chance

Par ailleurs, les écoles de la deuxième chance, destinées à ceux qui ont décroché du système scolaire, vont être généralisées dans toute la France, a annoncé Nicolas Sarkozy, qui veut en faire une "priorité" de sa présidence.

Le président a également annoncé la création d'"internats d'excellence" pour les enfants issus de milieux défavorisés. "Dès le plus jeune âge, les enfants des milieux défavorisés qui montrent des bonnes aptitudes scolaires, qui ne peuvent pas étudier chez eux dans de bonnes conditions se verront proposer un hébergement dans des internats", a-t-il déclaré. Il a précisé qu'il ne s'agirait pas des "austères internats de jadis" mais "d'internats d'excellence modernes où les enfants seront totalement pris en charge pendant la semaine".

Accession à la propriété

Enfin Nicolas Sarkozy a demandé à sa ministre du Logement Christine Boutin de lui présenter un "plan complet en faveur de l'accession sociale à la propriété" en banlieue.

"Je voudrais en finir avec ce postulat idéologique énonçant que le logement social doit être locatif, comme si on ne pouvait pas avoir des revenus modestes et devenir propriétaire", a lancé le chef de l'Etat.

"On ne mesure pas le coût dû en partie au fait que les habitants des quartiers, notamment les plus jeunes, ne s'approprient pas leur logement", a-t-il poursuivi.

"Je demande donc à Christine Boutin de me présenter, à partir de l'accord déjà conclu avec les bailleurs sociaux, un plan complet d'accession sociale à la propriété prévoyant des règles de saine gestion des copropriétés", a-t-il dit.

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Sarkozy porte plainte au pénal pour un SMS
France Info - 7 février 2008, 21:23

Très actif aussi sur le plan judiciaire... Le président de la République a porté plainte pour "faux" contre le site internet du Nouvel Observateur, après parution d’un article détaillant le SMS que Sarkozy aurait envoyé à son ex-épouse.

C’est la première fois que Nicolas Sarkozy porte plainte au pénal — pas si courant non plus de la part d’un président de la République en exercice. Contre la campagne de publicité de Ryanair, il avait agi au civil, pour atteinte au droit à l’image.

Là, c’est donc du sérieux. De quoi s’agit-il ? D’un article paru sur le site internet du Nouvel observateur hier.
Sous le titre L’obsession de Cécilia, le journal affirme que huit jours avant son mariage avec Carla Bruni, Nicolas Sarkozy aurait envoyé un SMS — les petits textes envoyés par téléphone portable — à son ex-épouse Cécilia, lui demandant de revenir. La réplique n’a donc pas tardé.

C’est une information fausse, explique l’avocat de Nicolas Sarkozy, Me Thierry Herzog (1'7")

Le délit est passible de trois ans de prison et 45.000 euros d’amende.

Et l’avocat de poursuivre : “A ma connaissance, c’est la première fois qu’un président en exercice porte plainte contre un organe de presse, mais c’est aussi la première fois que l’on traite aussi mal un président en exercice.”

La plainte est un message à l’opinion, pour Emmanuel Pierrat, avocat spécialiste du droit de la presse. (0'50")

Une plainte quasiment sans précédent, analyse de Ilana Moryoussef (0'58")

C’est aussi la première fois que l’on parle autant de la vie privée d’un président en exercice...

Interrogé sur France Info, le rédacteur en chef du Nouvel Obs affirme que son journal répondra "coup pour coup" au chef de l’Etat.
Guillaume Mallaurie, rédacteur en chef du Nouvel Observateur (1'48")

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Le Nouvel Obs: «Nous maintenons notre information sur le SMS de Sarkozy»
Guillaume Malaurie, directeur de la rédaction du «Nouvel Observateur», répond aux questions de Libération.fr sur le dépôt de plainte de Sarkozy contre le site Internet de l’hebdomadaire.
Recueilli par Philippe Brochen LIBERATION.FR : vendredi 8 février 2008

Guillaume Malaurie

Confirmez-vous votre information et donc l’existence du SMS de Nicolas Sarkozy à Cécilia publiée sur votre site web ?

Je maintiens mon soutien et ma confiance à notre journaliste Airy Routier et à son information. C’est une information qu’il avait de bonne source.

Que pensez-vous du dépôt de plainte de Nicolas Sarkozy au pénal et non au civil? Et quelles conséquences craignez-vous que cela puisse avoir?

C’est une procédure inédite et sans précédent. Nicolas Sarkozy porte un coup de feu nucléaire contre un titre qui a fait des reportages sur son électorat, dans lequels des propos sévères sont tenus à son encontre. On a affaire à une stratégie politique d’attaque davantage qu’à une volonté de défense.

Sur le plan juridique, le fait que le parquet soit saisi est une chose. Il faut maintenant connaître la qualification de la plainte. Actuellement, il est difficile de nous prononcer. Mais ce qui nous frappe beaucoup, c’est que les deux parties (Sarkozy et le "Nouvel Observateur", ndlr) sont dans deux situations de force inégales, notamment à cause du statut d'impunité présidentielle. Cela pose un gros problème en terme d’équité.

Craignez-vous de devoir divulguer vos sources?

Il ne faut pas anticiper sur la procédure et la manière dont les choses se passeront. C’est très compliqué. Nous sommes dans des appréciations formidablement complexes. Mais il reste sidérant que le Président perde ainsi son sang froid. En réalité, il mène une entreprise d’intimidation forte contre un titre.

Auriez-vous publié cette information dans votre hebdomadaire?

Si cela avait été dans le papier, cela aurait été présenté autrement...

Et également rédigé autrement?

Certainement.

Avez-vous des regrets?

(Silence) Les regrets éternels sont réservés à d’autres circonstances.

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Rama Yade dénonce "les charognards"
NOUVELOBS.COM | 08.02.2008 | 13:33

"Ce qui me frappe c'est l'extrême violence des attaques contre le président de la République. Des attaques personnelles, ciblées, que je trouve indignes et infamantes", déclare la secrétaire d'État chargée des Droits de l'Homme.

La secrétaire d'État chargée des Droits de l'Homme, Rama Yade, a violemment critiqué, vendredi 8 février, les "charognards" qui s'en prennent à Nicolas Sarkozy, "parce qu'ils n'ont pas accepté qu'il préside aux destinées de ce pays".

"Ce qui me frappe c'est l'extrême violence des attaques contre le président de la République. Des attaques personnelles, ciblées, que je trouve indignes et infamantes", a déclaré Rama Yade sur RTL, en allusion à la presse. "On a l'impression de voir des charognards qui ont humé l'odeur de leur proie et qui fondent sur lui et qui s'acharnent".

La "chasse à l'homme"

Évoquant "une véritable chasse à l'homme", la secrétaire d'État chargée des Droits de l'Homme a estimé qu'on a "tout oublié du choix démocratique des Français: ces gens qui veulent la peau de Nicolas Sarkozy sont des gens qui veulent leur revanche, parce qu'ils n'ont pas accepté qu'il préside aux destinées de ce pays".

"Il n'y a de retenue à rien, il n'y a plus de morale, personne ne recule devant aucune bassesse, devant aucun scrupule", a déploré Rama Yade. "Il faut arrêter d'attenter à l'honneur d'un homme, en le ciblant personnellement tous les jours, par des attaques basses et infamantes" contre "sa vie privée".

"On est quand même tombé très bas"

Et de souligner que "ce qui arrive aujourd'hui, ce qu'on lui fait subir on ne l'a fait subir à aucun autre président même personnalité politique".

Jugeant qu'"on est quand même tombé très bas", Rama Yade a assuré que "le gouvernement respecte la presse" mais "il y a une certaine déontologie, à la liberté doit correspondre une certaine forme de responsabilité". AP

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Plainte de Sarkozy contre le Nouvel Obs: un cas juridique inédit
L'affaire du supposé SMS de Sarkozy à Cécilia crée un imbroglio juridique et suscite de nombreuses réactions.
Liberation.fr avec source AFP LIBERATION.FR : vendredi 8 février 2008

C’est une première sous la Ve République: un Président en exercice qui dépose une plainte au pénal. Qui plus est contre un organe de presse. Jeudi, Nicolas Sarkozy a annoncé qu'il poursuivait le site Internet du Nouvel Observateur pour «faux, usage de faux et recel».

Mercredi, dans un article intitulé «L’obsession de Cécilia», Nouvelobs.com avait affirmé que huit jours avant son mariage avec Carla Bruni, le chef de l’Etat aurait envoyé à son ex-épouse Cécilia un SMS indiquant: «Si tu reviens, j’annule tout». De nombreux sites Web, dont Liberation.fr, avaient mentionné cet article du nouvelobs.com.

Procédure «baroque» et «sans précédent»

Vendredi, Guillaume Malaurie, le directeur de la rédaction du Nouvel Observateur, joint par Liberation.fr, a dénoncé une procédure «baroque, nouvelle et sans précédent, qui pose un problème, parce que le président de la République ne peut pas être poursuivi ou soumis à des enquêtes quelconques». Or, pour établir le caractère de «faux», il faudrait que les enquêteurs puissent examiner les téléphones impliqués dans l’échange, voire que le site Internet accepte de révéler ses sources.

Cette plainte n’est pas sans inquiéter Reporters sans frontières, qui regrette que «Nicolas Sarkozy ait choisi la voie la plus dure pour attaquer le site en justice. Le chef de l’Etat poursuit sur la base du code pénal, alors qu’il aurait très bien pu engager des poursuites civiles pour atteinte à la vie privée.»

Interrogé par le site Nouvelobs.com, Emmanuel Pierrat, avocat au barreau de Paris, estime que «le juge classera cette plainte sans suite». «Les qualifications “faux, usage de faux” et “recel” sont à côté de la plaque. Le juge classera la plainte sans suite.»

Les «charognards» et les «gentils»

Vendredi matin, sur RTL, la secrétaire d’Etat aux Droits de l’homme, Rama Yade, s'est déchaînée contre des attaques qu'elle juge «indignes, infamantes» contre le Président. «On a l’impression de voir des charognards qui ont humé l’odeur de leur proie et qui fondent sur lui, qui s’acharnent, parce que je trouve que c’est une véritable chasse à l’homme», a estimé la secrétaire d’Etat aux Droits de l’homme, selon laquelle «ceux qui veulent la peau de Nicolas Sarkozy sont des gens qui veulent leur revanche parce qu’ils n’ont pas accepté qu’il préside aux destinées de ce pays».

De son côté, le Premier ministre François Fillon, en déplacement au Kazakhstan, a déclaré n’avoir «aucun mot dur à dire aux journalistes, que des mots gentils...»

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Sarkozy «a fait son Rambo» sur les banlieues, mais «au final, y a pas grand chose»
Sans condamner en bloc, opposition et associations restent sur leur faim après l'annonce par Nicolas Sarkozy d’une «nouvelle politique pour les banlieues». Réactions.
Liberation.fr avec source AFP LIBERATION.FR : vendredi 8 février 2008

«Déception», «exercice de répétition», «resucée de dispositifs déjà existants», «de bonnes idées mais sans moyens»... Sur le plan banlieue présenté par Sarkozy vendredi matin, les élus de gauche et les associations attendaient plus de concret et surtout plus de précision quant aux moyens engagés.

Du côté des élus d'opposition, François Pupponi, maire PS de Sarcelles, dans le Val-d’Oise, parle d'une «vraie déception»: «Sarkozy a une vision de la banlieue que je ne partage pas du tout, avec une volonté de culpabiliser ses habitants en leur demandant de se lever tôt, et un discours sécuritaire. Les idées sont plutôt bonnes, comme celle de relancer les écoles 2e chance, oui, mais quand, où, comment? Il n’y a pas un euro pour la banlieue dans ce plan.»

Déception aussi pour Claude Dilain, maire PS de Clichy-sous-Bois: «L’enjeu était que le président de la République affirme sa volonté politique d’un redéploiement des moyens de la République. De ce point de vue là, je suis en partie déçu (...). Les moyens, on ne les connaît pas.» Et il ajoute: «Je trouve troublant de dire qu’on va offrir une deuxième chance aux jeunes. Il aurait fallu dire: la première chance d’abord et que fait la société française pour cela?»

Dans le milieu associatif on se dit aussi mitigé. Ainsi Stéphane Ouraoui, président de «Pas de quartier, tous citoyens»: «On reste un peu sur notre faim. Il y avait beaucoup d’attentes autour de ce plan parce qu’il y a eu beaucoup d’effets d’annonce. Au final, à part des "on va", "il faut", "y a qu’à", il n’y a pas grand chose. On nous annonce par exemple que la fonction publique doit être plus bigarrée. Très bien, mais comment, sous quelle forme?»

Pour Dominique Sopo, président de SOS Racisme, «l’élément positif, c’est la fin du discours de confrontation de Nicolas Sarkozy avec la banlieue. Sur le monde associatif, je suis heureux de l’entendre demander aux administrations de ne pas être dans une lourdeur grotesque, afin de faciliter la vie des associations. Pareil sur la qualité des enseignants qui viennent en banlieue. A côté de ça, il y a beaucoup de "il faut", et il n’a pas pu s’empêcher de faire le "Rambo" en annonçant un renforcement des groupes d’interventions régionaux (GIR)».

Le renforcement policier, c'est d'ailleurs la «seule annonce concrète» que voit Olivier Besancenot. Pour le porte-parole de la LCR, «l’exercice sent la répétition: du verbe, des moulinets, des clins d’œil à ses ministres, peu de concret et pas le moindre financement prévu». «La seule annonce concrète, c’est le déploiement de 4.000 policiers supplémentaires dans les quartiers populaires» alors que «le gouvernement supprime 11.200 postes dans l’éducation nationale à la rentrée.» Quant au contrat d’autonomie pour les jeunes en difficulté, «ce n’est que la resucée de dispositifs déjà existants».

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The Associated Press - 10/02/08 à 13:30:22 - 608 mots Politique française
Neuilly: Jean Sarkozy, Marie-Cécile Ménard et Arnaud Teullé lâchent David Martinon

La grande confusion à Neuilly: David Martinon a été lâché dimanche par ses co-listiers Marie-Cécile Ménard et Arnaud Teullé et le fils du président Jean Sarkozy qui ont annoncé avoir décidé de conduire une "liste de rassemblement" pour les élections municipales à Neuilly-sur-Seine à la suite de "désaccords majeurs" avec le porte-parole de l'Elysée.

"Nous avons décidé de conduire la liste de rassemblement pour les élections municipales à Neuilly, afin de faire cesser les divergences au sein de la majorité présidentielle sur notre commune", déclarent dans un communiqué commun le fils de Nicolas Sarkozy et les deux anciens colistiers de David Martinon, lui-même porte-parole du président de la République.

"Cette décision résulte d'un certain nombre de désaccords majeurs avec David Martinon", ajoutent les trois colistiers. Interrogé sur le marché de Neuilly par des journalistes, le trio a confirmé son intention de former sa propre liste, sans préciser qui la conduirait.

Neuilly "demande des gens qui y sont attachés profondément, qu'elle connaît, dans lesquels elle a confiance", a commenté Jean Sarkozy. "Les Neuilléens nous ont demandé depuis plusieurs semaines et plusieurs mois, à Arnaud, à Marie-Cécile et à moi-même, de travailler ensemble, de travailler avec tout le monde."

Interrogés sur un éventuel ralliement du candidat divers droite Jean-Christophe Fromantin, qui faisait campagne contre David Martinon, les trois candidats ont répondu par la voix d'Arnaud Teullé que leurs projets étaient "identiques" et qu'ils tendaient la main à "toutes les bonnes volontés". "Nous voulons recréer ce sentiment d'unité qui n'existait pas jusque-là", a ajouté l'adjoint au maire de Neuilly.

"On continue dans notre projet", a réagi Christophe Aulnette, colistier de Jean-Christophe Fromantin, qui se refusait à plus ample commentaire "en attendant de comprendre ce qui se passe".

Jean Sarkozy a lui refusé d'expliquer le rôle de son père dans ce coup de théâtre.

Reconnaissant "un peu de confusion", le secrétaire général de l'UMP Patrick Devedjian, également président du Conseil général des Hauts-de-Seine, a annoncé sur France-2 qu'il réunirait "les principaux intéressés" lundi soir autour de maire de la ville Louis-Charles Bary, pour clarifier la situation.

David Martinon, en campagne dimanche matin à Neuilly, s'est pour sa part refusé à tout commentaire après cette annonce.

Auparavant, son entourage avait assuré qu'"il continue sa campagne". "Il participe actuellement à une réunion d'appartement", avait expliqué dans la matinée à l'Associated Press une membre de son équipe de campagne.

La veille, "Le Figaro" avait fait état d'un sondage confidentiel créditant le candidat divers droite Jean-Christophe Fromantin, patron de PME de 45 ans, de 45% d'intentions de vote contre 40% au porte-parole de Nicolas Sarkozy.

Nicolas Sarkozy, maire de cette ville des Hauts-de-Seine de 1983 à 2000 était venu adouber son porte-parole à Neuilly, le 30 septembre dernier, assurant que cette intronisation n'était "pas le fait du prince". "J'ai une fidélité à assumer", avait-il expliqué, "et quelqu'un qui part sans préparer sa succession, c'est quelqu'un qui n'est pas à la hauteur".

Le président avait préféré confier la tête de liste à M. Martinon plutôt qu'à Arnaud Teullé, qui convoitait sa succession. Mais ce choix avait suscité quelques remous, David Martinon étant chahuté aux cris de "Martinon, non, non!" par certains sympathisants de l'UMP. Sa façon de conduire sa campagne dans une ville où il habite depuis peu est également souvent critiquée par les habitants. AP

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Affaire du SMS de Sarkozy : Nous avons eu tort, déclare le Nouvel Obs
Par www.actualite-de-stars.com Actualité de star - Jeudi 14 février, 10h01

Jean Daniel, directeur du Nouvel Observateur, estime que l'hebdomadaire a « eu tort » de rendre public le SMS de Nicolas Sarkozy prétendument adressé à son ex-épouse Cécilia, 8 jours avant son mariage avec Carla bruni. Il reconnait avoir commis une erreur.

Dans son édito, le directeur du Nouvel Obs titre « Une erreur ? Oui », soulignant tout de même que le président de la république a « jeté lui-même sa vie privée en pâture ».

La grosse erreur du journal aurait été de suivre le chef de l’état dans cette voie : « Car c'est précisément parce qu'il faisait tout pour nous entraîner dans son univers qu'il ne fallait pas s'y laisser conduire » … « La porte qu'il a ouverte en étalant sa vie privée, nous n'avions pas à la franchir ».

Daniel ne semble pourtant pas mettre en doute la véracité de l’information.

« Si j'avais eu l'information dont Airy Routier a disposé, je me serais empressé de m'en détourner », précisant que « Si cet article avait été présenté -comme cela aurait dû l'être- à la direction de la rédaction, il est probable, sinon certain, qu'il n'aurait pas été publié. Du moins pas sous cette forme »

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dontmisspeople.fr 13 février 2008 "A travers son site Internet, Le Nouvel Observateur a fait son entrée dans la presse people. Si ce genre de sites avait existé pendant la guerre, qu'en aurait-il été des dénonciations de juifs ? ».

Voila aussi en substance ce que dit Carla Bruni dans l'interview qu'elle a accordé à l'Express.
Aussitôt une vive polémique s'est déclenchée ce matin, et elle risque de faire du bruit :

Michel Labro, directeur de la rédaction du Nouvel Obs a vite réagi : "On ne joue pas avec ce genre d'affirmation, prévient Michel Labro, qui juge l'interprétation de la nouvelle première dame de France "parfaitement hallucinante, assez incroyable et pathétique", bref "parfaitement imbécile".

Du coup, Carla Bruni a envoyé un communiqué au site internet de l'Express qui a aussitôt été publié :
"« Dans l'édition d'aujourd'hui, 13 février 2008, L'Express me consacre une longue interview, au cours de laquelle j'ai comparé, à tort, les méthodes employées dans les sites Internet avec celles employées par la presse collaborationiste. Si j'ai pu blesser quelqu'un, j'en suis extrêmement désolée. J'ai juste voulu dire tout le mal que je pense de ces attaques ad hominem, qui dégradent l'information. Et le danger potentiel qu'elles représentent ».

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Yahoo.fr Par Purepeople.com - Mardi 12 février, 20h58
Première interview de Carla Bruni à l' Express : Morceaux choisis...

C'est la première interview de Carla Bruni-Sarkozy, la nouvelle première dame de France. Elle revient, pour l'Express.fr, en exclusivité, sur sa rencontre avec le président Nicolas Sarkozy, le début de leur histoire, et sa nouvelle vie. Morceaux choisis de son interview accordée à Christophe Barbier...

Carla Bruni-Sarkozy commence par répondre à ceux qui trouvent que tout est allé trop vite : « Entre Nicolas et moi, ce ne fut pas rapide, ce fut immédiat ». Elle ajoute : « Je suis de culture italienne et je n'aimerais pas divorcer... Je suis donc la première dame jusqu'à la fin du mandat de mon mari, et son épouse jusqu'à la mort ».

Face au battage médiatique qui a entouré son histoire avec Nicolas Sarkozy, la première dame de France ne regrette qu'une chose, avoir emmené son fils à Pétra, début janvier : « Mon erreur la plus grande, bien sûr, a été d'emmener mon fils lors de cette cette visite à Pétra. Cela a donné une image choquante, violente, obscène, qui m'a procuré de la honte en tant que mère. Ce n'est pas l'erreur de Nicolas, c'est la mienne. »

Elle prend aussi position dans le combat opposant son mari à certains médias, et parle même de l'affaire du SMS (que Nicolas Sarkozy aurait soi-disant envoyé à Cécilia, disant « Si tu reviens, j'annule tout ») : « A travers son site Internet, Le Nouvel Observateur a fait son entrée dans la presse people. Si ce genre de site avait existé pendant la guerre, qu'en aurait-il été des dénonciations de juifs? »

L'ex-mannequin évoque encore sa carrière de chanteuse : « Je donnerai l'intégralité des royalties de ce disque », « Je ne me priverai pas d'écrire et de composer, mais, jusqu'à la fin du mandat de mon mari, je n'enregistrerai sans doute pas d'autre disque. Ensuite, je verrai bien. »

Enfin, Carla Bruni-Sarkozy n'entend pas changer parce qu'elle est première dame de France. Elle confie vouloir assumer sa nouvelle dignité, mais affirme aussi ses positions, notamment sur les tests ADN : « Je n'ai pas changé d'avis sur les tests ADN, mais on peut parler avec Nicolas, qui aime la discussion et la contradiction. »

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Devant le Crif, Sarkozy s'explique sur la laïcité Par Elizabeth Pineau Reuters - Mercredi 13 février, 23h34PARIS (Reuters) -

Premier président de la République à participer au dîner annuel du Crif, Nicolas Sarkozy est revenu mercredi sur ses propos controversés sur la religion en repoussant toute idée de remise en cause de la laïcité.

Dans un discours d'une quarantaine de minutes prononcé devant un millier de personnes réunies au pavillon d'Armenonville, dans le bois de Boulogne, le chef de l'Etat s'est aussi présenté en "ami d'Israël", où il se rendra en visite d'Etat en mai prochain.

Dès le début de son intervention, le président a répondu aux critiques qui avaient suivi ses discours de Rome et de Ryad, en décembre et janvier derniers, quand il avait évoqué les "racines chrétiennes de la France", prôné une "laïcité positive" et fait l'éloge de la foi, gage d'espérance à ses yeux.

"Jamais je n'ai dit que la morale laïque était inférieure à la morale religieuse", a-t-il dit. "Ma conviction est qu'elles sont complémentaires et que, quand il est difficile de discerner le bien et le mal, ce qui somme toute n'est pas si fréquent, il est bon de s'inspirer de l'une comme de l'autre."

"Personne ne veut remettre en cause la laïcité", a-t-il aussi lancé à ses détracteurs. "Personne ne veut abîmer ce trésor trop précieux qu'est la neutralité de l'Etat, le respect de toutes les croyances, comme celui de la non-croyance, la liberté de pratiquer comme celle d'être athée."

Invité par le nouveau président du Conseil représentatif des institutions juives de France, Richard Prasquier, Nicolas Sarkozy était le premier chef de l'Etat à venir au dîner annuel de l'organisation, qui se tient depuis 1985 et auquel participaient jusqu'ici les seuls locataires de Matignon.

Le Premier ministre, François Fillon, était présent mercredi soir ainsi qu'une bonne partie du gouvernement et de nombreuses personnalités : le président de l'Assemblée nationale Bernard Accoyer, les avocats Serge et Arno Klarsfeld, le maire PS de Paris Bertrand Delanoë, la candidate UMP aux municipales dans la capitale Françoise de Panafieu, la chanteuse Rika Zaraï ou encore le comédien Roger Hanin.

MÉMOIRE DES ENFANTS JUIFS DÉPORTÉS

Des responsables religieux étaient également présents : le cardinal André Vingt-Trois, le grand rabbin Joseph Sitruk et le recteur de la Mosquée de Paris, Dalil Boubaker.

L'ancienne candidate socialiste à l'élection présidentielle, Ségolène Royal, est ostensiblement arrivée après le discours de Nicolas Sarkozy.

Dans son intervention, Nicolas Sarkozy a rappelé son attachement à l'Etat d'Israël, où il se rendra au mois de mai à l'occasion du 60e anniversaire de la création de l'Etat juif.

Evoquant les négociations actuelles entre Israéliens et Palestiniens, il a jugé qu'un accord "d'ici la fin de l'année est possible", plaidant pour la création d'un "choc de confiance" à même de susciter une adhésion populaire au processus né de la conférence d'Annapolis, cet automne.

Nicolas Sarkozy a aussi souhaité le "gel complet" de la colonisation, qu'il considère comme "un obstacle à la paix".

Le chef de l'Etat a condamné par ailleurs, sans le nommer, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad, qui souhaite la disparition d'Israël.

"Je ne rencontrerai pas, je ne serrerai pas la main des gens qui refusent de reconnaître Israël", a-t-il assuré.

A propos du nucléaire iranien, Nicolas Sarkozy a déclaré qu'il appartenait à Téhéran de "démontrer ses objectifs pacifiques et de respecter les résolutions des Nations unies".

Pour Richard Prasquier les intentions belliqueuses de Téhéran ne font aucun doute. "L'Iran suit un programme d'enrichissement d'uranium à un niveau qui ne s'explique que par des objectifs militaires", a-t-il déclaré dans son discours.

Déterminé à "poursuivre sans relâche la prévention de l'antisémitisme", Nicolas Sarkozy s'est également dit déterminé à honorer la mémoire des victimes de la Shoah.

Il a proposé que chaque élève de CM2 se voit confier, à partir de la rentrée scolaire 2008, la mémoire de l'un des 11.000 enfants juifs français victimes des camps nazis.

"Les enfants de CM2 devront connaître le nom et l'existence d'un enfant mort de la Shoah", a-t-il ajouté.

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Deux sondages confirment le dévissage de Nicolas Sarkozy dans l'opinion AFP - Mardi 12 février, 15h01PARIS (AFP) -

Deux nouveaux sondages ont confirmé lundi le dévissage de la cote de popularité de Nicolas Sarkozy à quatre semaines des municipales, alors que le psychodrame de la campagne municipale à Neuilly a encore accentué le trouble à l'UMP.

Dans le baromètre Ipsos-Le Point à paraître jeudi, le chef de l'Etat poursuit sa chute, perdant 10 points de bonnes opinions en février avec seulement 39% de satisfaits, contre 49% en janvier.

C'est le plus mauvais sondage d'opinion, depuis son élection, pour le chef de l'Etat, qui recueille dans cette enquête 58% (+9) d'opinions défavorables (3% ne se prononcent pas).

Il a ainsi perdu 19 points de jugements favorables depuis le mois de novembre où il avait encore 58% de satisfaits dans ce même baromètre.

Même tendance dans le baromètre CSA pour i-Télé/Le Parisien-Aujourd'hui en France à paraître mardi. Nicolas Sarkozy accuse en février un recul de 6 points de sa cote de confiance, qui tombe à 42% contre 48% en janvier et 55% deux mois plus tôt.

Cette baisse de 13 points de la cote de confiance du président s'accompagne en parallèle d'une montée de 14 points des opinions négatives. Les Français sont aujourd'hui 52% à ne pas lui faire confiance contre 45% le mois dernier et 38% en décembre.

Ces deux sondages ont été publiés en pleine tempête des municipales à Neuilly. Ils ont toutefois été réalisés avant l'annonce du retrait du porte-parole de l'Elysée, David Martinon, débarqué par un trio mené par le propre fils du président, Jean Sarkozy.

Toutes les enquêtes d'opinion publiées depuis janvier montrent un décrochage brutal de la cote de popularité du président, ayant principalement pour origine, selon les sondeurs, la déception de l'opinion en matière de pouvoir d'achat et une surmédiatisation de la vie privée du chef de l'Etat.

Les plus mauvais chiffres jusqu'à présent remontaient à une enquête TNS-Sofres pour Le Figaro Magazine du 30 janvier, avec une cote de confiance de 41% contre 55% ne lui faisant pas confiance, les mêmes chiffres se retrouvant le 3 février dans un sondage LH2-Libération.

La popularité du Premier ministre François Fillon suit une courbe inverse au décrochage présidentiel.

Selon le baromètre Ipsos-Le Point, il recueille 52% de bonnes opinions contre 45% en janvier et 40% de défavorables contre 46% en janvier.

Dans l'enquête CSA, la cote de confiance de M. Fillon remonte de 5 points à 47%. Elle était de 42% en janvier et 45% en décembre. 36% des personnes interrogées lui refusent leur confiance (-3).

La chute du chef de l'Etat dans les sondages, à quatre semaines des élections municipales, inquiète de plus en plus les élus UMP, d'autant qu'elle se double d'autres enquêtes d'opinion laissant augurer des résultats moins bons qu'espérés dans de nombreuses grandes villes, et de la multiplication de listes dissidentes émanant de l'UMP.

L'affaire de Neuilly est encore venue ajouter à la confusion.

"Nous ne pouvons pas nous permettre de continuer dans ce climat", a averti mardi Dominique Paillé, secrétaire général adjoint de l'UMP.

"Il est plus que temps que les responsables nationaux de l'UMP sifflent la fin de la récréation et remettent en ordre de bataille la maison UMP", a pour sa part demandé le député UMP de Paris Pierre Lellouche, lui même confronté à une liste dissidente.

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L'historien Henry Rousso critique l'idée de Sarkozy sur la Shoah Reuters - Vendredi 15 février, 08h49PARIS (Reuters) -

L'historien Henry Rousso, spécialiste de l'Occupation, critique vivement vendredi la proposition de Nicolas Sarkozy de faire parrainer par chaque élève français de CM2 un enfant français victime du génocide des juifs pendant la Deuxième Guerre mondiale.

"La nouvelle initiative apparaît incongrue, jetée dans l'espace public comme d'autres annonces présidentielles. le bruit médiatique vient, une fois de plus, troubler le respect et le silence des morts de l'histoire", écrit-il dans Libération.

Il estime qu'il n'y avait nul besoin de relancer le travail de mémoire sur cet épisode de l'Histoire en France, où beaucoup a déjà été fait à ce titre. Par ailleurs, selon l'historien, la méthode présidentielle est morbide et inutile.

"Le choix des enfants juifs exterminés pour être nés juifs n'est édifiant en rien, sinon de l'immense barbarie du XXe siècle", écrit-il.

"Une fois encore, seule émerge du passé une mémoire mortifère, seule est digne d'être remémorée avec éclat une histoire criminelle (...) le passé est devenu un entrepôt de ressources politiques ou identitaires, où chacun puise à son gré ce qui peut servir ses intérêts immédiats", conclut l'historien.
Thierry Lévêque

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Nicolas Sarkozy confond histoire et mémoire, selon l'UNSA-Education AP - Jeudi 14 février, 13h31PARIS -

Après la décision de Nicolas Sarkozy de confier à chaque élève de CM2 la mémoire de l'un des 11.000 enfants français victimes de la Shoah, le secrétaire général de l'UNSA-Education Patrick Gonthier a estimé jeudi que le président de la République confondait histoire et mémoire et voulait faire porter à des enfants de dix ans une "charge affective qui les dépasse beaucoup".

"C'est encore une fois la confusion persistante du président entre histoire et mémoire, la même qu'il y avait avec Guy Môquet", a réagi M. Gonthier interrogé par l'Associated Press jeudi. "L'histoire demande de la distance et de l'étude, et la mémoire est plus soumise à l'affectif et à l'émotionnel. Et il fait porter sur les enfants de dix ans une charge affective qui les dépasse beaucoup", a-t-il ajouté.

Mercredi soir, lors du dîner du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), le président de la République a annoncé que tous les enfants de CM2 se verront confier à partir de la rentrée 2008 la mémoire d'un des 11.000 enfants français victimes de la Shoah.
Nicolas Sarkozy a expliqué que "chaque enfant de CM2 devra connaître l'existence d'un enfant mort dans la Shoah". "Rien n'est plus intime que le nom et le prénom d'une personne, rien n'est plus émouvant pour un enfant que l'histoire d'un enfant de son âge", a-t-il ajouté, justifiant cette initiative par la nécessité de transmettre la mémoire de la Shoah aux jeunes générations.

Le 22 octobre dernier, la lettre adressée à sa mère par Guy Môquet, résistant communiste de 17 ans fusillé le 22 octobre 1941 par les Allemands avait été lue dans les lycées de France. Cette décision du président Sarkozy avait auparavant soulevé une polémique au sein de l'Education nationale. AP

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17:40 | 15/02/2008 Le Point.fr Shoah : Simone Veil juge "insoutenable" la proposition de Sarkozy Par Charlotte Chaffanjon

"C'est inimaginable, insoutenable, dramatique et, surtout, injuste."

C'est ainsi que Simone Veil juge la volonté de Nicolas Sarkozy de confier à chaque élève de CM2 "la mémoire d'un des 11 000 enfants français victimes de la Shoah".

La présidente d'honneur de la Fondation pour la mémoire de la Shoah et ancienne déportée déclare que son "sang s'est glacé" lorsqu'elle a entendu le président de la République, dont elle fut un soutien important pendant la campagne présidentielle, faire cette proposition mercredi soir au dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), auquel elle participait.

"On ne peut pas infliger cela à des petits de dix ans ! On ne peut pas demander à un enfant de s'identifier à un enfant mort. Cette mémoire est beaucoup trop lourde à porter", a-t-elle expliqué au site de L'Express vendredi.
Et de poursuivre : "Nous-mêmes, anciens déportés, avons eu beaucoup de difficultés après la guerre à parler de ce que nous avions vécu, même avec nos proches.
Et aujourd'hui encore, nous essayons d'épargner nos enfants et nos petits-enfants. Par ailleurs beaucoup d'enseignants parlent - très bien - de ces sujets."

L'ancienne ministre pense qu'une telle mesure risque d'attiser les antagonismes religieux : "Comment réagira une famille très catholique ou musulmane quand on demandera à son fils ou à sa fille d'incarner le souvenir d'un petit juif ?"

Polémique

L'idée de Nicolas Sarkozy, dont Xavier Darcos, ministre de l'Éducation nationale, s'est empressé de préciser qu'elle n'était pas "une idée balancée sans moult réflexions", a immédiatement déclenché une polémique chez les enseignants .

Le Snuipp-FSU, syndicat majoritaire en primaire, s'est en effet inquiété de l'impact psychologique qu'aurait sur les élèves ce "parrainage posthume". De son côté, le SE-Unsa s'est dit "particulièrement choqué" par l'initiative du président de la République.

Nicolas Sarkozy droit dans ses bottes

Des mises en garde qui n'ont pas déstabilisé le président de la République. "On ne traumatise pas les enfants en leur faisant ce cadeau de la mémoire d'un pays, pour leur dire : Un jour c'est vous qui écrirez l'histoire de ce pays. Nous, nous en sommes la mémoire, ne refaites pas les mêmes erreurs que les autres ", a-t-il déclaré vendredi lors d'un déplacement à Périgueux.

"Il s'agit d'une démarche contre tous les racismes, contre toutes les discriminations, contre toutes les barbaries, à partir de ce qui touche les enfants, c'est-à-dire une histoire d'enfants qui avaient leur âge", a-t-il poursuivi.

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VousNousIls.fr Dépêches de l'Education du Samedi 16 février 2008

Mémoire de la Shoah: Royal dénonce "l'étonnante légèreté" de Sarkozy

L'ex candidate socialiste à l'élection présidentielle Ségolène Royal a qualifié vendredi la décision du président Nicolas Sarkozy de "confier la mémoire" d'un enfant français victime de la Shoah à chaque élève de CM2, d'"annonce improvisée" qui traduit une "étonnante légèreté".

"Une question aussi grave ne doit pas faire l'objet d'une annonce improvisée (...) cette façon de faire traduit un manque de respect et une étonnante légèreté de la part du chef de l'Etat", a déclaré Mme Royal à l'AFP.

Elle a estimé" que "le devoir de mémoire des crimes contre l'humanité est un impératif moral qui ne tolère aucune instrumentalisation".

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JDD Vendredi 15 Février 2008 L'appel anti-Sarkozy Par Nicolas MOSCOVICI leJDD.fr

A lire ce samedi dans les colonnes de l'hebdomadaire Marianne, "l'appel du 14 février pour une vigilance républicaine" met en garde, sans jamais le nommer, Nicolas Sarkozy contre "toute dérive vers une forme de pouvoir purement personnel". Le court texte a la particularité d'être co-signé par plusieurs personnalités politiques de premier plan, de gauche, mais aussi de droite.

De gauche, du centre et même de droite, ce sont dix-sept personnalités politiques de premier plan qui ont signé "l'appel du 14 février pour une vigilance républicaine", à paraître samedi dans les colonnes de l'hebdomadaire Marianne.

Sans jamais le nommer, le texte vise Nicolas Sarkozy et dénonce "toute dérive vers une forme de pouvoir purement personnel confinant à la monarchie élective". Une formule déjà entendue le 8 janvier dernier dans la bouche de Laurent Joffrin, rédacteur en chef de Libération, lors des voeux présidentiels à la presse, et à laquelle le chef de l'Etat avait répondu avec acidité, confondant au passage monarchie et hérédité.

"Monarchie, ça veut dire héréditaire. Vous croyez donc que je suis le fils illégitime de Jacques Chirac qui m'a mis sur un trône? Monsieur Joffrin, un homme comme vous! Dire une aussi grosse bêtise!" Un mois plus tard, l'attaque lui revient pourtant à la figure.

Laïcité, liberté de la presse...

De Ségolène Royal à Dominique de Villepin, en passant par François Bayrou (citons également Bertrand Delanoë, Arnaud Montebourg, Noël Mamère, Jean-Pierre Chevènement, Marielle de Sarnez ou Corinne Lepage), tous dénoncent, "au-delà des divergences" la fameuse "rupture" engagée depuis dix mois par Nicolas Sarkozy au plus haut sommet de l'Etat sur plusieurs thèmes majeurs.

Ainsi, les signataires de "l'appel du 14 février" font état de leur "attachement aux fondamentaux d'une laïcité ferme et tolérante". Dans leur viseur, figurent bien évidemment les discours de Riyad ou Rome, au cours desquels Nicolas Sarkozy avait d'une certaine manière rompu avec la conception de la "laïcité à la française", gravée dans le marbre par la loi de 1905 sur la séparation de l'Eglise et l'Etat.

Il avait alors évoqué "les racines chrétiennes de la France" et développé un concept de "laïcité positive". En décidant mercredi de faire porter à chaque élève de CM2, la mémoire d'un enfant juif mort dans les camps de concentration nazis, Nicolas Sarkozy a de nouveau déclenché une vague de réprobation.

Les signataires rappellent également leur attachement à "l'indépendance de la presse et au pluralisme de l'information", rapport à peine dissimulé aux multiples connexions que Nicolas Sarkozy entretient avec les patrons des grands groupes médiatiques hexagonaux, ainsi qu'à la fameuse affaire du SMS qui a valu au site internet du Nouvel Observateur, le dépôt par l'Elysée d'une plainte pour faux, usage de faux et recel. Une première sous la Ve République.

Dans leur inventaire, les 17 personnalités politiques expliquent enfin qu'ils restent vigilants quant à au respect d'une "politique étrangère digne, attachée à la défense des droits des peuples, soucieuse de préserver l'indépendance nationale et de construire une Europe propre à relever les défis du XXIe siècle".

Fillon monte au créneau

Même voilée, la charge est sévère pour le chef de l'Etat.
Dès vendredi, François Fillon a d'ailleurs tenu à monter en personne au front. De Laval, où il était venu soutenir le maire sortant UMP de la ville, François D'Aubert, le Premier ministre a fustigé la méthode. "Cet acharnement que mettent certains responsables politiques qui n'ont pas été élus par les Français (...) à tenter de déstabiliser le président de la République est de mon point de vue profondément choquant et profondément anti-démocratique", a-t-il déclaré.
Avant d'ajouter: "Il y a eu des élections présidentielles en 2007 et il y aura des élections présidentielles en 2012 et les Français choisiront et comme d'habitude les Français s'exprimeront avec liberté."

Pas sûr toutefois que les plus virulents opposants au chef de l'Etat patientent jusqu'à l'échéance sans mot dire.

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L'Appel républicain de Marianne Vendredi 15 Février 2008 - 15:59 Marianne

Nous reproduisons ci-dessous un appel, publié dans Marianne, signé par dix-sept personnalités de la droite, du centre, de l'écologie et de la gauche républicaine. A situation exceptionnelle, rassemblement inédit...

© Baya Kanane Il se passe de drôles de choses dans notre République. L'actuel Président avait bien promis la rupture. Rupture il y a, mais pas seulement telle qu'elle avait été annoncée.
Un gouvernement marginalisé, dont le travail s'avère pré-mâché par les conseillers du Prince. Rupture.
Un Président qui semble déserter la fonction, parlant tour à tour comme croyant ou comme laïc. Rupture.
Un Président qui veut mettre la politique en chiffres, comme s'il s'agissait de vendre des petits pois. Rupture.
Un Président qui entend diriger ses équipes comme un manager d'hypermarché, distribuant bons et mauvais points, primes ou sanctions. Rupture.
Un Président qui reste chef de parti et dont le domaine réservé est davantage la Mairie de Neuilly que la politique de défense. Rupture.
Un Président qui prétend substituer au débat contradictoire traditionnel entre majorité et opposition la mise en scène des divergences entre ses courtisans et ses ministres. Rupture.
Un Président qui affirme devoir être heureux pour gouverner le pays. Rupture.
Un Président qui annule ses rendez vous du soir et du matin pour vivre pleinement son couple. Rupture.

La liste est longue des stupéfiantes innovations, que, volontairement ou involontairement, Nicolas Sarkozy a introduit dans la politique présidentielle. Ce nouveau cours suscite donc des inquiétudes, une anxiété même.
C'est cette anxiété, qui risque bien de s'amplifier dans les semaines et les mois à venir, que traduit l'appel républicain de dix-sept hommes et femmes politiques que nous reproduisons ci-dessous.

On ne doit pas se tromper sur sa signification : si des personnalités politiques de premier plan qui ont l'habitude de s'affronter sur la scène publique depuis des années, prennent le risque de s'afficher au bas d'un même texte à quelques jours d'un scrutin dont le président lui a annoncé qu'il serait politique, si cet appel a recueilli la signature de plusieurs hommes et femmes politiques de la droite républicaine, c'est bien que le contexte politique créé par huit mois de sarkozysme est totalement inédit.
A lire. A méditer. Avant d'agir ?

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Pour une vigilance républicaine

Les soussignés se réclament de sensibilités très diverses, et ils ont sur un certain nombre de sujets importants des positions très différentes, mais ils ont malgré tout en commun un certain nombre de convictions et de valeurs qu'ils entendent réaffirmer.

- Leur attachement au principe républicain et, en conséquence, leur refus de toute dérive vers une forme de pouvoir purement personnel confinant à la monarchie élective.

- Leur attachement aux fondamentaux d'une laïcité ferme et tolérante, gage de la paix civile.

- Leur attachement à l'indépendance de la presse et au pluralisme de l'information.

- Leur attachement aux grandes options qui ont guidé, depuis cinquante ans, au-delà des clivages partisans, une politique étrangère digne, attachée à la défense du droit des peuples et soucieuse de préserver l'indépendance nationale et de construire une Europe propre à relever les défis du XXI° siècle.

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Au-delà de leurs divergences, les soussignés tiennent à rappeler leur engagement à défendre, séparément ou ensemble, ces impératifs, comme toujours cela fut fait au cours de l'Histoire de la République.
Pierre Lefranc, ancien chef de cabinet du Général de Gaulle
Dominique de Villepin, ancien Premier ministre
Ségolène Royal, ancien ministre, Présidente de la région Poitou-Charentes
François Bayrou, ancien ministre, député des Pyrénées-Atmantiques
Jean-Pierre Chevènement, ancien ministre
Corinne Lepage, ancien ministre
Nicolas Dupont-Aignan, député de l'Essonne
Bertrand Delanoë, maire de Paris
Maurice Leroy, député de Loir-et-Cher
Nöel Mamère, député de la Gironde
Jean-Christophe Lagarde, député de la Seine-Saint-Denis
Marielle de Sarnez, conseillère de Paris
André Gérin, député du Rhône
Arnaud Montebourg, député de la Saône-et-Loire
Jacqueline Gourault, sénatrice du Loir-et-Cher
Jean-Pierre Brard, député de la Seine-Saint-Denis
Jean-Paul Bled, président des Cercles universitaires d'études et de recherches gauliennes

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ENQUETE Cécilia Sarkozy va être convoquée par la police dans l'affaire du SMS
vendredi 22 février 2008, 14h36 | AFP Le parisien 23 février 2008 p. 15

Cécilia Ciganer-Albeniz, l'ex-épouse du président de la République Nicolas Sarkozy, va être convoquée par les policiers chargés de l'enquête sur le SMS que le chef de l'Etat lui aurait adressé selon le Nouvel Observateur, a indiqué vendredi une source judiciaire.

Le parquet de Paris a demandé aux policiers de convoquer l'ancienne première dame de France pour lui permettre d'apporter son témoignage sur l'authenticité controversée du SMS, a-t-on précisé de même source confirmant une information du site MediaPart.

La date d'audition de l'ex-épouse du président n'est pas encore fixée, a ajouté cette même source en précisant qu'il s'agissait de la suite logique de l'enquête.

«Il y a une enquête en cours et ma cliente se rendra bien sûr à la convocation», a indiqué à l'AFP l'avocate de Cécilia Sarkozy, Me Michèle Cahen.

M. Sarkozy a déposé le 7 février une plainte pour «faux, usage de faux et recel» à l'encontre du nouvel.obs.com, après que le site eut affirmé que le chef de l'Etat avait envoyé à son ex-épouse Cécilia, huit jours avant son mariage avec Carla Bruni le 2 février, un SMS indiquant : «Si tu reviens, j'annule tout».

Après la plainte de M. Sarkozy, le parquet de Paris a diligenté une enquête préliminaire confiée à deux services de police judiciaire parisienne, la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP) et la brigade d'enquête sur les fraudes aux technologies de l'information (Befti).

Le rédacteur en chef du Nouvel Observateur, Airy Routier, auteur de l'article incriminé, a été entendu jeudi en tant que témoin par les policiers sur l'origine de son information et sa manière de travailler.

Interrogé par la presse, il a expliqué avoir déclaré qu'il avait écrit son article sur la foi d'informations «verbales fiables», reconnaissant ainsi qu'il n'avait pas eu entre les mains le SMS controversé.

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SALON DE L'AGRICULTURE Sarkozy à un visiteur : "casse toi, pauvre con"
NOUVELOBS.COM | 24.02.2008 | 09:56

"Casse toi, casse toi pauvre con". C’est ainsi, selon une vidéo diffusée par le quotidien régional Le Parisien, que Nicolas Sarkozy a répondu à un homme qui lui disait "touche moi pas", lors de sa visite du salon de l’Agriculture.

La visite du chef de l'Etat, Nicolas Sarkozy, au Salon de l'agriculture samedi matin 23 février a été marquée par un échange d'invectives entre un visiteur et le président, dont la vidéo a été diffusée dans la soirée sur le site du quotidien régional Le Parisien.

Très entouré, souriant, le chef de l'Etat prenait un bain de foule et serrait des mains quand un visiteur d'un certain âge et portant des lunettes lui a lancé: "ah non, touche-moi pas".
"Casse-toi, alors", a répondu Nicolas Sarkozy.
"Tu me salis", a enchaîné le badaud.
"Casse-toi alors, pauvre con", a répliqué le président.
Interrogé samedi soir sur l'incident, l'Elysée s'est refusé à tout commentaire.

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Pourquoi la Cour de cassation ne peut pas passer outre la décision des Sages
NOUVELOBS.COM | 24.02.2008 | 08:39

Nicolas Sarkozy a demandé, vendredi 22 février, à la Cour de cassation de mener une réflexion sur la rétention de sûreté après le revers subi jeudi au Conseil constitutionnel. Un recours pourtant constitutionnellement impossible.

Le Conseil constitutionnel n'a que partiellement validé, jeudi 21 février, la loi sur la rétention de sûreté.
Les Sages ont très fortement réduit son application pour les personnes déjà condamnées, et pour celles qui seront condamnées dans le futur, pour des faits commis avant la publication de la loi au Journal officiel.

La rétention de sûreté "ne saurait être appliquée à des personnes condamnées avant la publication de la loi" ou condamnés "pour des faits commis antérieurement" à cette publication, ont ainsi estimé les Sages (N°10).

(10. Considérant, toutefois, que la rétention de sûreté, eu égard à sa nature privative de liberté, à la durée de cette privation, à son caractère renouvelable sans limite et au fait qu'elle est prononcée après une condamnation par une juridiction, ne saurait être appliquée à des personnes condamnées avant la publication de la loi ou faisant l'objet d'une condamnation postérieure à cette date pour des faits commis antérieurement ; que, dès lors, doivent être déclarés contraires à la Constitution les alinéas 2 à 7 du I de l'article 13 de la loi déférée, son II et, par voie de conséquence, son IV ; )

La mesure est, de surcroît, réservée aux personnes qui auront pu avoir des soins médicaux et psychiatriques adaptés pendant leur peine de prison, une situation relativement peu courante en France.

L'application immédiate de la rétention de sûreté se télescope en effet avec le principe de non rétroactivité de la loi, qui veut que nul ne puisse, pour la même affaire, être soumis à une nouvelle loi pénale s'il a déjà été jugé.

"Aucun recours"

La décision de Nicolas Sarkozy de demander au président de la Cour de cassation de réfléchir malgré tout à une application immédiate de la rétention de sûreté consisterait à modifier la décision prise par les Sages.

Or, l'article 62 de la Constitution de la Ve République dispose qu'"une disposition déclarée inconstitutionnelle ne peut être promulguée ni mise en application. Les décisions du Conseil Constitutionnel ne sont susceptibles d'aucun recours. Elles s'imposent aux pouvoirs publics et à toutes les autorités administratives et juridictionnelles."

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Le principe de non-rétroactivité des lois pénales
NOUVELOBS.COM | 24.02.2008 | 08:39

Le principe de non-rétroactivité pose qu'on ne peut pas condamner quelqu’un pour des actes qui n’étaient pas interdits quand ils ont été commis.

Ce principe est posé par l'article 2 du code civil :
"La loi ne dispose que pour l'avenir ; elle n'a point d'effet rétroactif."

Ce principe ressort aussi de l'article 8 de la Déclaration des droits de l'Homme et du citoyen :
"La loi ne doit établir que des peines strictement et évidemment nécessaires, et nul ne peut être puni qu'en vertu d'une loi établie et promulguée antérieurement au délit, et légalement appliquée".

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La mémoire de la Shoah L'idée présidentielle désapprouvée par les Français
D. de M. dimanche 24 février 2008 | Le Parisien p. 7

REALISEE le 20 février, soit après le dîner annuel du Crif (Conseil représentatif des juifs de France) au cours duquel le chef de l'Etat a pris la parole, l'enquête du CSA pour « le Parisien » et « Aujourd'hui en France » confirme que Nicolas Sarkozy a, ces temps-ci, du mal à trouver ses marques.

Certes, 66 % des électeurs de droite et 59 % des sympathisants de gauche pensent, comme le président de la République l'a dit devant le Crif, qu'il est « important » de transmettre aux enfants de France la mémoire de la Shoah.
Les plus convaincus (81 %) sont les électeurs communistes.

A l'extrême droite, ils ne sont que 49 % à juger important ce devoir de mémoire.

Plus les sondés sont jeunes, plus ils sont demandeurs. Transmettre la mémoire de la Shoah ? Important pour 71 % des moins de 30 ans, mais pour 51 % seulement des 65-74 ans.

En revanche, la proposition initiale de Nicolas Sarkozy (que lui aurait « soufflée », dit-on, Arno Klarsfeld et que Simone Veil a aussitôt déplorée) ne suscite qu'une adhésion marginale :
6 % seulement des personnes interrogées jugent que ce serait une bonne idée que chaque élève de CM 2 se voie confier la mémoire d'un enfant français victime de la barbarie nazie.
Ils sont un peu plus nombreux (31 %) à approuver l'idée que ce soit une classe entière de CM 2 qui « porte » collectivement cette mémoire.

L'UMP divisée

Mais, globalement, c'est un non massif (61 %) à l'idée de Nicolas Sarkozy : c'est le cas, notamment, de 75 % des électeurs du PS et, plus impressionnant encore, de 46 % des sympathisants de l'UMP.

On comprend, dans ces conditions, que le président ait confié à une commission - dont Simone Veil a accepté de faire partie - le soin de réfléchir à la mise en musique d'une démarche à ce jour incomprise.

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Hollande estime que Sarkozy manque à tous ses devoirs
Reuters - Dimanche 24 février, 14h05PARIS (Reuters) -

François Hollande juge "insupportable" que Nicolas Sarkozy, qui a laissé fuser les insultes samedi lors de sa visite du Salon de l'agriculture, n'ait pas un comportement exemplaire.

"C'est quand même un comble que ce soit l'opposition qui rappelle le président à ses devoirs", a déclaré dimanche le premier secrétaire du Parti socialiste sur Canal +.

"On ne tombe pas dans le pugilat (...) on n'interpelle pas un marin ou un ouvrier pour qu'il vienne ici rendre compte de ce qu'il a dit, on n'entre pas dans un conflit avec quelqu'un qui ne vous serre pas la main", a-t-il ajouté.

Pour François Hollande, "c'est à force de manquer à tous ses devoirs que Nicolas Sarkozy connait finalement la désaffection populaire."

"Ce qui est aujourd'hui insupportable, c'est que le président ne soit pas exemplaire. Il n'est pas un citoyen comme les autres, il ne peut pas parler de ses propres croyances ou de ses propres convictions, il est le président de tous les Français", a-t-il avancé.

Une scène diffusée samedi par journal Le Parisien sur son site internet montre Nicolas Sarkozy progressant dans la cohue du Salon de l'agriculture en serrant des mains, entouré de gardes du corps. Arrivé au niveau d'un homme en veste beige, il s'énerve quand ce dernier se retourne brusquement.

"Ah non, me touche pas, tu me salis", lui lance le visiteur en colère. "Casse-toi, casse-toi alors! Pauvre con va...", répond le président français sans se départir de son sourire avant de poursuivre sa route.

Ce face-à-face tendu rappelle celui qui avait opposé Nicolas Sarkozy aux pêcheurs du Guilvinec début novembre, quelques jours après l'annonce de l'augmentation de son traitement de chef d'Etat.
Gérard Bon

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Sondage de popularité: Fillon a 19 points d'avance sur Sarkozy
AFP - Samedi 23 février, 18h45PARIS (AFP) -

Nicolas Sarkozy a perdu 9 points de popularité en février, à 38%, et le Premier ministre François Fillon en a gagné 7 à 57%, soit un écart de 19 points entre les deux têtes de l'exécutif, selon un sondage IFOP à paraître dans le Journal du Dimanche.

38% des Français se sont dits "satisfaits de Nicolas Sarkozy comme président de la République", contre 47% en janvier. 62% (+10) sont en revanche mécontents du chef de l'Etat.

François Fillon a recueilli 57% d'opinions positives (+7). Les mécontents sont moins nombreux 40% (- 6 points).

Sondage réalisé par téléphone du 14 au 22 février auprès d'un échantillon représentatif de 1.879 personnes âgées de 18 ans et plus (méthode des quotas). Notice complète disponible auprès de la Commission nationale des sondages.

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Le «casse-toi, pauvre con» fait fureur sur le web
Laurent Suply (lefigaro.fr) 25/02/2008 | Mise à jour : 15:01 | .

Déjà plus de deux millions de spectateurs pour le dérapage de Nicolas Sarkozy au Salon de l'Agriculture. Les détails du « buzz » en chiffres.

C'est incontestablement le succès viral du moment. La vidéo du chef de l'Etat au Salon de l'Agriculture réalise des scores d'audience importants. La version officielle du Parisien a été vue plus d'un million de fois. Mais si l'on prend en compte les diverses copies, il faut y ajouter 775 000 vues sur Youtube, et environ 100 000 sur Dailymotion. Soit un autre million de spectateurs. Ces multiples copies squattent les classements des vidéos les plus vues ces derniers jours sur internet, et son succès pourrait avec le temps égaler celui de l'intervention d'un Nicolas Sarkozy légèrement troublé après un G8 (20 millions de spectateurs au bas mot).

Le succès est tel que leparisien.fr a demandé aux deux plateformes d'hébergement de vidéo de retirer ces copies (au bas mot une cinquantaine sur chaque site). Isabelle André, éditrice du site, motive cette décision par la « politique d'édition de vidéos et de protection » de cette exclusivité. leparisien.fr refuse de divulguer le prix de cette vidéo achetée au collectif de journalistes Youpress, mais aurait, selon nos informations, fait une très bonne affaire. Le collectif, qui ne s'attendait pas à un tel retentissement, profite de son côté d'un joli buzz, avec un trafic multiplié par 30 sur son site internet. Et a pu revendre ses images à l'Associated Press, qui les avait refusées en première intention. Entre temps, la facture a plus que doublé pour l'agence…

Mais le succès de l'épisode du Salon de l'Agriculture ne se limite pas aux vidéos. La courbe de croissance des mots « pauvre con » sur les blogs explosent. Le moteur de recherche Technorati indexe ainsi près de 1000 billets consacrés à l'évènement ces trois derniers jours.

De même, plusieurs noms de domaines porteurs ont été aussitôt réservés. En vrac : cassetoipauvrecon.fr, cassetoi.fr, casse-toi-pauvre-con.fr ou encore cassestoipauvrecon.com. La radio Europe 1 en a profité pour drainer du trafic vers son site en achetant les mots clés « pauvre con » et « casse-toi » sur la plateforme publicitaire de Google, AdWords.

«Stupid bastard» ou «bloody asshole» ?

Sur Facebook, c'est l'esprit potache qui, comme souvent, prédomine. De nombreux « groupes » ont été créés. Parmi eux : je soutiens mon président dans ses «expressions musclées», The «Casse-toi pauvre con !» way of life, J'aurais préféré un «Veuillez déguerpir petit malapris»!! ou NICOLAS : TOUCHE MOI PAS ! La réplique du président a également le potentiel nécessaire pour s'imposer comme une «réponse type» lors de discussions enflammées sur le web...

Si la presse et le web mondial ont consacré moins de place à l'affaire qu'en France, elle a tout de même un certain retentissement. Chose amusante, anglais, allemands ou italiens se demandent comment traduire correctement « pauvre con » dans leur langue. Les traductions fournies par l'AFP ont évidemment influencé les expressions utilisées, mais l'on trouve tout de même une variété due au flou sémantique de notre mot d'argot. En anglais, « bloody idiot » le dispute à « you jerk », « poor cretin », « stupid bastard », « sad idiot » ou « stupid asshole ». «Pobre imbecile» a les faveurs des Espagnols, même si « pobre gilipollas » est en bonne place. Les Allemands optent majoritairement pour « du Blödmann ». Le terme est si énigmatique pour les étrangers qu'une discussion a même été ouverte sur Yahoo Answers à ce sujet…

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La Cour de cassation ne reviendra pas sur la décision des Sages
NOUVELOBS.COM | 25.02.2008 | 14:43

Le Premier président de la Cour de cassation, Vincent Lamanda, ne remettra pas en question la décision des Sages sur la non-rétroactivité de la loi sur la rétention de sûreté, malgré la demande de Nicolas Sarkozy.

Le premier président de la Cour de cassation, Vincent Lamanda (Reuters).

Le premier président de la Cour de cassation, Vincent Lamanda, sollicité par l'Elysée sur l'éventuelle application rétroactive de la loi "rétention de sûreté", refusera toute remise en cause de la décision du Conseil constitutionnel sur ce texte, a fait savoir lundi 25 février son cabinet.

"Il accepte le principe d'une mission sur la récidive mais il est hors de question de remettre en cause la décision du Conseil constitutionnel qui, comme le dit la Constitution, s'impose à toutes les juridictions, y compris la Cour de cassation", a déclaré Vincent Vigneau, chargé de mission à son cabinet qui s'exprimait au nom du plus haut magistrat français.

Cette mission de l'Elysée, évoquée pour la première fois vendredi, n'avait pas été formalisée par écrit lundi en début d'après-midi. Vincent Lamanda n'a connaissance de la demande que par des "contacts informels". L'UMP a annoncé lundi que le chef de l'Etat allait rédiger un courrier.

Le Conseil constitutionnel a validé jeudi dernier le principe de la "rétention de sûreté", permettant de maintenir indéfiniment emprisonnés certains criminels supposés dangereux, après leur sortie de prison, mais a interdit quasiment toute application aux personnes déjà condamnées.

David Martinon, vendredi, puis le président de la République lui-même, samedi, ont déclaré que Vincent Lamanda serait sollicité sur ce dernier point de l'application rétroactive.

Lettre de mission générale

"Il y a un problème pour ceux qui ont déjà été condamnés (...) J'ai souhaité demander au président Lamanda son avis parce que mon devoir c'est de protéger les victimes", a dit Nicolas Sarkozy, parlant de la menace de "monstres en liberté".

L'Elysée pourrait s'orienter vers une lettre de mission générale. Sans évoquer la loi, la ministre de la Justice, Rachida Dati, a parlé lundi sur RTL de prendre en compte les détenus libérables.
"Nous avons demandé à Vincent Lamanda de nous faire des propositions pour que les délinquants dangereux soient réellement pris en charge à l'issue de leur peine", a-t-elle dit.

Le Conseil constitutionnel s'est appuyé dans sa décision sur l'article 8 de la Déclaration des droits de l'homme de 1789, qui consacre le principe de non-rétroactivité des lois.

32 détenus répondant au profil

L'article 62 de la Constitution stipule par ailleurs : "Les décisions du Conseil constitutionnel ne sont susceptibles d'aucun recours. Elles s'imposent aux pouvoirs publics et à toutes les autorités administratives et juridictionnelles".

La loi sur la "rétention de sûreté" prévoit que les criminels condamnés à 15 ans de réclusion et plus pour "assassinat, meurtre, torture ou actes de barbarie, viol, enlèvement ou séquestration" pourront être enfermés à leur sortie de prison.

Selon une étude du ministère, 32 détenus bientôt libérables répondent actuellement à ce profil. Applicable dans une quinzaine d'années, la "rétention" serait prononcée pour une période d'un an renouvelable indéfiniment, sur décision de justice, après un avis d'experts sur leur dangerosité.

Même limité, ce texte inédit en droit français est critiqué à droite comme à gauche. L'ancien ministre PS de la Justice Robert Badinter déplore qu'il soit possible d'être enfermé sur "une présomption de culpabilité d'un crime virtuel".

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lefigaro.fr 25 février 2008 Sarkozy : "garder son sang-froid" (Royal)

Ségolène Royal (PS), ex-candidate à la présidentielle, a recommandé, en visitant le salon de l'Agriculture, de "garder sa sérénité et son sang-froid", à propos de l'échange d'invectives entre un visiteur et Nicolas Sarkozy samedi au même salon.

"Il faut garder sa sérénité et son sang-froid", a déclaré la présidente de Poitou-Charentes, interrogée sur cet épisode dans les travées du parc des expositions de la Porte de Versailles.

"Je pense que ce n'est pas une bonne image de la fonction présidentielle", a-t-elle poursuivi. "Il faut garder la convivialité. La violence des propos entraîne la violence des comportements", selon Mme Royal, entourée d'une presse très nombreuse. "Ca arrive quelques fois des citoyens qui ne veulent pas vous serrer la main, c'est tout. Je dis: c'est votre droit", a poursuivi la responsable socialiste.
Source : AFP

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Clearstream : une instruction bouclée mais très contestée
RENAUD LECADRE Libération QUOTIDIEN : lundi 25 février 2008 p. 16

L’affaire Clearstream est bouclée, du moins en apparence. Les juges Jean-Marie d’Huy et Henri Pons viennent de notifier la fin de leur instruction tentaculaire, ouvrant la voie aux différents acteurs (personnes poursuivies et parties civiles), qui disposent d’un délai de trois mois pour réclamer une enquête complémentaire. El les ne s’en priveront pas, plusieurs protagonistes se disant estomaqués par la conduite de l’enquête, focalisée sur la rivalité entre Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy, pour le plus grand bénéfice du président de la République.

Plusieurs centaines de personnalités du monde des affaires, de la politique et des médias se sont vues faussement affublées d’un compte bancaire à l’étranger. Dans ces faux listings Clearstream, le nom de Nicolas Sarkozy n’est apparu que dans la dernière ligne droite. Me Jean-Marc Fedida, avocat d’Alain Madelin, dont le nom a figuré sur des listings dès novembre 2003 (six mois avant Sarkozy), ironise : «L’attention des magistrats s’est focalisée sur le patronyme Nagy-Bocsa, aucun moyen n’étant déployé pour savoir comment d’autres personnes se sont retrouvées sur des faux listings, comme si leurs noms étaient secondaires.»

Electron libre.

Ils étaient pourtant de plus en plus abondants. Un véritable «arbre de Noël», selon un fin connaisseur : il y en a pour tous les goûts. Sont apparues successivement des personnalités aéronautiques et mafieuses, pour appâter Jean-Louis Gergorin (vice-président d’EADS qui transmettra les listings par voie anonyme) ; des membres de la DST ou de la DGSE, pour appâter le général Rondot (électron libre du renseignement, fidèle à Jacques Chirac) ; des politiques de tous bords puis finalement sarkozistes, pour appâter Dominique de Villepin (suspecté d’animer le «cabinet noir» de la chiraquie).

Cette chronologie, retenue par les juges, se concentre autour du fameux rendez-vous du 9 janvier 2004 au Quai d’Orsay, Villepin faisant le point de la situation avec Rondot et Gergorin, tous supposés être obsédés par le seul Sarkozy. Sauf que l’affaire Clearstream pourrait avoir démarré trois ans plus tôt, à l’ombre des renseignements généraux.

Gribouillis.

C’est une mention figurant sur les carnets d’Yves Bertrand, directeur des RG de 1992 à 2004. Datée de mai 2001 : «Imad Lahoud […]. Pourrait Wer c L.J.» Traduction : pourrait travailler contre Lionel Jospin à l’approche de la présidentielle. Lahoud, financier et mathématicien, est alors visé par une enquête pénale sur la faillite de son fonds d’investissement (Volter).

Il cherche des appuis en haut lieu, propose ses services, ses tuyaux dans le monde arabo-financier. A-t-il été recruté, «tamponné» en jargon des services, pour informer les RG ? En juin 2002, un autre gribouillis d’Yves Bertrand mentionne les relations entre Jacques Chirac et le Premier ministre libanais Rafic Hariri, en référence à de mystérieux «comptes Saoudi Bank» ; un an plus tard, une note du général Rondot mentionnera la même rumeur, sourcée Imad Lahoud… En juillet 2002, Imad Lahoud est incarcéré dans l’affaire Volter.

Un enquêteur a eu la curiosité de consulter le registre des visites à la prison de la Santé : contrairement à tous les usages, il a disparu. Quand Lahoud est remis en liberté, en décembre 2002, il est illico repris en main par les services, la DGSE puis le général Rondot. Les carnets d’Yves Bertrand, retrouvés à son domicile, s’arrêtent prudemment à juin 2003, quand commencent à circuler les premiers faux listings.

Deux autres parties civiles (car il n’y a pas que Sarkozy dans la vie) ont évoqué le rôle supposé des RG. Dominique Ambiel, ancien conseiller de Jean-Pierre Raffarin à Matignon, a dit son sentiment d’avoir été suivi dans sa vie privée : c’est sa seule explication rationnelle au vu de son inscription sur un faux listing dès novembre 2003 (toujours six mois avant Sarkozy).

Alain Guilloux, avocat fiscaliste renvoyé en correctionnelle dans l’affaire Angolagate, est encore plus explicite. Les principaux protagonistes de ce marché d’armes entre la Russie et l’Angola via la France, souvent d’obédience pasquaïenne, ont été estampillés Clearstream (encore six mois avant Sarkozy). Interrogé par Libération, M e Guilloux y voit la patte des RG : «Je ne connais pas Lahoud, il ne me connaît pas. C’est donc qu’on lui a susurré mon nom, à une époque ou l’Angolagate partait en brioche ; il fallait remettre une couche. Clearstream est la répétition de l’Angolagate : même gens, même méthode, même manipulation. Sauf qu’au lieu de tomber sur Courroye [ndlr: juge d’instruction proche de Sarkozy, qui l’a promu procureur de Nanterre après avoir traqué la galaxie Pasqua], ils sont tombés sur Van Ruymbeke [ndlr: bête noire de Sarkozy, en charge des frégates de Taïwan, visant la galaxie Balladur] qui a démonté la manip.»

«Circulez !»

L’audition de Guilloux, en décembre 2007, a contraint les juges à perquisitionner l’ancien directeur des RG. Pour ensuite clôturer leur enquête au plus vite, suscitant l’indignation de nombreux avocats : «On a entrouvert la porte pour aussitôt la fermer» ; «Circulez, y a rien à voir !» Brigitte Henri, commissaire des RG, a pourtant confirmé ses contacts fréquents avec Imad Lahoud, à propos du Moyen-Orient, dit-elle, affirmant en rendre compte à Yves Bertrand. Ce dernier dément mais n’exclue pas qu’un autre membre des RG aujourd’hui décédé aurait pu rendre compte à son successeur, le très sarkophile Bernard Squarcini. L’instruction est «instrumentalisée» au profit d’un seul, a répété hier Villepin sur Canal +.

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Rétention de sûreté: Rachida Dati réfute une remise en cause de la décision du Conseil constitutionnel
AP - Lundi 25 février, 08h34PARIS -

"Ce n'est pas une remise en cause de la décision du Conseil constitutionnel, nous respectons les institutions", a affirmé Rachida Dati, interrogée lundi sur la décision de Nicolas Sarkozy de saisir le président de la Cour de cassation après la censure partielle par le Conseil constitutionnel de la loi sur la rétention de sûreté.

"Ce que nous souhaitons, ce n'est pas une remise en cause de la décision du Conseil constitutionnel, nous respectons les institutions", a déclaré la ministre de la Justice sur RTL.

"Il s'agit de demander au plus haut magistrat de France" de "trouver dans le cadre de cette disposition (...) pour les personnes condamnées par la loi (...) des mesures pour les empêcher de récidiver", a-t-elle précisé.

Rappelant que "dans notre droit, nous ne pouvons pas obliger quelqu'un à se soigner", Mme Dati a estimé que "pour certains (délinquants NDLR), la surveillance judiciaire même 24 heures sur 24, une obligation de soin, même en liberté, toutes ces obligations ne sont pas suffisantes au regard de leur dangerosité".

"Nous prenons nos responsabilités pour que ces délinquants les plus dangereux soient réellement pris en charge à l'issue de leur peine", a plaidé la garde des Sceaux.

Mme Dati a par ailleurs précisé qu'en 2008, "nous avons à peu près une centaine de délinquants, de personnes condamnées actuellement incarcérées, qui vont sortir et qui sont reconnues comme dangereuses". Mais "ceux qui sont concernés par la rétention de sûreté sont à peine une vingtaine".

Les sages du Conseil constitutionnel ont censuré partiellement jeudi la loi sur la rétention de sûreté et l'irresponsabilité pénale, qui prévoit notamment la création de centres fermés dans lesquels des criminels dangereux pourront être enfermés à leur sortie de prison pour une durée indéterminée. Alors que le Conseil constitutionnel a notamment censuré le caractère rétroactif du texte, l'Elysée a annoncé vendredi soir que Nicolas Sarkozy avait chargé le Premier président de la Cour de cassation Vincent Lamanda de lui faire des "propositions" pour atteindre "l'objectif" d'une "application immédiate" de cette peine "aux criminels déjà condamnés". AP

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LOI Quatre Français sur cinq favorables à la rétention de sûreté
lundi 25 février 2008, 20h10 | AFP

Quatre Français sur cinq approuvent la loi sur la rétention de sûreté et plus de six sur dix jugent qu'il faut l'appliquer dès maintenant, selon un sondage Ifop réalisé pour Le Figaro.fr.

80% des personnes interrogées approuvent la loi, contre 20% qui la désapprouvent. Elles estiment à 64% qu'il faut l'appliquer dès maintenant, alors que le Conseil constitutionnel l'a, en l'encadrant fortement, rendue inapplicable dans l'immédiat.
36% sont d'un avis contraire, au nom du principe de non-rétroactivité de la loi.

81% des personnes sondées estiment que cette loi «va diminuer le taux de récidive en maintenant en détention les criminels toujours dangereux à l'issue de leur peine», 56% jugent qu'elle va être «dissuasive» et 39% qu'elle est «une atteinte aux libertés car elle condamne de nouveau des individus ayant déjà effectué leur peine de prison».

Le sondage a été réalisé par internet le 25 février auprès d'un échantillon de 977 personnes sélectionnées selon la méthode des quotas.

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Justice Trois mois avec sursis pour avoir menacé (de mort) par téléphone (volé) le fils de Sarkozy
lundi 25 février 2008, 17h52 | leparisien.fr p. 15

Un jeune homme de 22 ans, qui avait menacé à plusieurs reprises par téléphone le plus jeune fils de Nicolas Sarkozy, a été condamné lundi à 3 mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Bobigny.

Son co-prévenu, âgé de 21 ans, a été condamné à une amende de 700 euros pour lui avoir divulgué le numéro de portable de Louis, le jeune fils du président de la République, et de Cécilia. Tous deux devront également verser 1 euro de dommages et intérêts à chacun des parents de Louis Sarkozy.

Le procureur avait requis 6 mois de prison avec sursis pour le premier et 4 mois de prison avec sursis pour le second, et avait demandé pour les deux hommes, originaires de Seine-Saint-Denis, une peine de «travail d'intérêt général».

Au cours d'une soirée de l'été 2007, un salarié d'Orange se vante auprès de son ami d'avoir accès à la liste des numéros des abonnés VIP de l'opérateur téléphonique, dont celui de Cécilia Sarkozy.

L'ami, sapeur-pompier, décide alors de composer le numéro et tombe sur le jeune fils du président de la République et de Cécilia. Il rappellera plusieurs fois l'enfant sans laisser de message.

Le 5 janvier, il profèrera des menaces de mort envers le garçonnet, à l'aide cette fois d'un téléphone portable volé à un jeune voisin.

Le jeune homme a expliqué qu'il «voulait juste savoir si le numéro appartenait à la famille Sarkozy». Il s'est ensuite excusé auprès de la famille Sarkozy, expliquant qu'il avait «été stupide».

L'autre prévenu, salarié d'Orange, a déclaré «ne pas s'être rendu compte des proportions» que cette affaire «allait prendre». Il avait également divulgué à son ami les numéros de personnalités telles que Sébastien Chabal, Christophe Dominici, Nicolas Anelka ou encore Elodie Gossuin.

«On a le sentiment que ce jeune homme n'a pas mesuré les conséquences», mais «il y a plus de peur que de mal et les excuses ont été entendues», a déclaré Me Thierry Herzog, avocat de Nicolas Sarkozy.

L'avocat du jeune sapeur-pompier, Me Stéphane Maugendre, a affirmé que son client était «quelqu'un d'immature, qui ne s'extériorise pas, qui ne parle pas de son métier difficile. C'est une sorte de violence qui sort de lui, avec l'alcool qui le désinhibe», a-t-il ajouté.

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mardi 26 février 2008, mis à jour à 13:25 Reuters Les "excuses" de Sarkozy ont été ajoutées, dit Le Parisien

L'esquisse de mea culpa du président Nicolas Sarkozy pour les insultes proférées au Salon de l'agriculture a été insérée par l'Elysée dans l'entretien original que publie mardi Le Parisien, a déclaré le directeur de la rédaction du quotidien, Dominique de Montvalon. "J'aurais mieux fait de ne pas lui répondre", dit Nicolas Sarkozy dans cette interview, qui a été "amendée et corrigée" et transmise au journal lundi en fin de soirée par l'Elysée.

"Cette phrase n'a pas été prononcée" devant le panel de lecteurs du Parisien qui a interrogé le chef de l'Etat pendant deux heures lundi matin à l'Elysée, a expliqué Dominique de Montvalon sur Canal+.

"Il n'avait pas exprimé le moindre regret. Cela fait une différence forte", a-t-il souligné. Au final, les lecteurs du panel "retrouvent dans le journal quelque chose que le président n'a pas dit, qu'ils n'ont pas entendu", a-t-il ajouté.

Dominique de Montvalon a précisé que Le Parisien publierait mercredi la version non amendée de l'entretien.

Selon l'Elysée, interrogé mardi par Reuters, "Nicolas Sarkozy ne l'a peut-être pas dit sous cette forme-là" et "cela a été remis en forme à la relecture". On insiste, de même source, sur un "état d'esprit" concordant avec les propos publiés.

APRÈS LE "BOUCLAGE"

Lundi soir, "nous étions quasiment en dehors des délais de bouclage" quand la nouvelle version est arrivée au journal, a précisé Dominique de Montvalon pour expliquer la publication in extenso.

La rédaction en chef a un temps envisagé de ne pas publier le texte ou de publier "en parallèle" les deux versions, sur papier et sur le site internet du journal.

Il est parfois difficile de "savoir choisir entre deux solutions dont aucune n'est excellente", a-t-il fait valoir.

Dominique de Montvalon a précisé que le rendez-vous à l'Elysée avait été pris la semaine dernière, soit avant la visite samedi au Salon de l'agriculture, où Nicolas Sarkozy a insulté un visiteur qui refusait de lui serrer la main, lui disant "Casse-toi alors ! Pauvre con !".

"Il est difficile, même quand on est président de ne pas répondre à une insulte. J'ai sans doute mes qualités et mes défauts", a dit le chef de l'Etat lundi aux lecteurs du Parisien, selon des propos publiés dans l'édition de mardi.

"Ce n'est pas parce qu'on est président qu'on devient quelqu'un sur lequel on peut s'essuyer les pieds", formait le reste de la réponse initiale.

La phrase "Cela étant, j'aurais mieux fait de ne pas lui répondre" a été ajoutée, a précisé Dominique de Montvalon.

Selon la version originale, dont Reuters a pu lire une copie, Nicolas Sarkozy a déclaré : "Je n'aurais pas dû lui dire 'casse-toi'".

"Entre la version finale que nous publions, qui est arrivée hier soir au-delà de 23h00, et les propos (du matin) il y a au minimum un écart", a constaté Dominique de Montvalon.

"On ne sait pas si on doit dire (qu'il y a eu) une prise de conscience que la situation née de la vidéo appelait de la part du président une forme plus nette d'excuse ou de regret mais effectivement ce n'est pas les propos tenus", a-t-il ajouté.
Laure Bretton

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La France laïque se mobilise
«Libération» s’associe à l’appel «Sauvegardons la laïcité de la République», lancé par la Ligue de l’enseignement, qui a déjà reçu plus de 100 000 signatures.
MARION MOURGUE Libération QUOTIDIEN : mardi 26 février 2008

La barre symbolique a été franchie ce week-end : plus de 100 000 personnes et organisations ont désormais signé «l’appel laïque» initié le 4 février par la Ligue de l’enseignement contre les «atteintes à la laïcité de la République» que constituent les «déclarations récentes de Monsieur Sarkozy, mêlant ses convictions personnelles et sa fonction présidentielle».

Des signataires qui, après le discours de Latran du Président, le 20 décembre, et celui du 14 janvier à Riyad, en Arabie Saoudite, «rappellent solennellement que, selon l’article 1er de la Constitution, la France est une République indivisible, laïque et démocratique et sociale».

«Cohésion».

Parmi les premiers à juger «inacceptable la mise en cause de ce principe indispensable à la paix civile» , figurent les syndicats de l’enseignement, la FSU, le Sgen-CFDT, l’Unsa éducation, les confédérations syndicales CGT, CFDT, mais aussi le Grand Orient de France, la Libre Pensée, la Ligue des droits de l’homme…

Tous craignent une modification du contenu de la loi de 1905 sur la séparation des Eglises et de l’Etat. «C’est un sujet sensible qui touche à l’identité des personnes et la cohésion sociale.

Jusqu’à présent, un équilibre avait été trouvé. Y toucher, c’est prendre le risque d’un mouvement de grande ampleur» , juge Pierre Tournemire, secrétaire général de la Ligue de l’enseignement.

Et les pétitionnaires de s’inquiéter de voir que, en recevant le 20 décembre le titre de chanoine honoraire de l’église romaine de Saint-Jean de Latran, Nicolas Sarkozy prend ses distances avec la conception de la «laïcité à la française» , incarnée par la loi de 1905.

Ballons d’essai. Le message de félicitations envoyé hier à quatre diacres traditionalistes ordonnés à Latran (lire page ci-contre) ne devrait pas les rassurer. Dans son discours, le chef de l’Etat avait insisté sur les «racines chrétiennes de la France» et vanté une laïcité dite «positive» , c’est-à-dire «qui, tout en veillant à la liberté de penser, à celle de croire et de ne pas croire, ne considère pas les religions comme un danger, mais un atout».

Moins d’un mois plus tard, lors de son déplacement en Arabie Saoudite, Nicolas Sarkozy exalte l’héritage «civilisateur» des religions. Le 20 février, c’est au tour de la directrice de cabinet du président, Emmanuelle Mignon, de créer la polémique. L’hebdomadaire VSD rapporte ses déclarations selon lesquelles les sectes sont un «non-problème» en France.

Résultat, la France laïque se mobilise, inquiète de voir Nicolas Sarkozy accorder une place croissante aux croyances.
A tout le moins suspicieuse de le voir lancer des ballons d’essai pour évaluer le soutien de la France religieuse.
«Les réactions aujourd’hui ne touchent pas forcément des gens hostiles au religieux» , précise Pierre Tournemire, ravi de faire «la démonstration que la laïcité suscite toujours beaucoup de réactions dans la société.»

Un constat partagé par le secrétaire général de l’Unsa-éducation, Patrick Gonthier : «On a senti un grand trouble dans l’opinion publique, y compris dans le camp de la majorité». Il ajoute : «Malgré ou grâce à Nicolas Sarkozy, on voit que la laïcité reste un vrai débat de société.»

«Populaire».

Daniel Robin, co-secrétaire général du Snes précise que l’appel «n’est pas qu’un mouvement d’humeur, mais la mise en place d’une structure de vigilance pour répondre à toute tentative de modification de la loi de 1905».

Jean-Michel Quillardet, grand maître du Grand Orient de France évoque même la possibilité d’organiser un mouvement équivalent à celui de janvier 1994, quand 1 million de personnes avaient manifesté dans la rue contre la révision de la loi Falloux, qui limite l’aide des collectivités locales aux établissements privés.

Quatorze ans plus tard, «les réactions du mouvement laïc traversent les clivages politiques. Le Président l’entend bien» , souligne Jean-Michel Quillardet. Il traverse aussi les âges. «C’est même assez étonnant , reconnaît Charles Conte, chargé de mission laïcité à la Ligue de l’enseignement.
La pétition traduit un vrai mouvement populaire avec des signataires de tous les âges, que l’on ne connaissait pas forcément avant.»

Tous les jours, la Ligue de l’enseignement vérifie et enregistre 5 000 nouvelles signatures. Le Mouvement de la jeunesse rurale chrétienne, animé par des responsables de 20 à 30 ans, a lui aussi décidé de se joindre à l’appel.
« On assume pleinement notre identité chrétienne. Mais on l’inscrit dans une société laïque, condition selon nous pour que chacun puisse vivre sa foi pleinement» , conclut la présidente, Audrey Massié.

«Le temps des discours inquiétants et des paroles est passé», analyse Christian Eyschen, secrétaire général de la Libre Pensée, les signataires attendent maintenant de voir si les déclarations du Président se traduiront en actes. Prêts, dans cette hypothèse, à bondir pour défendre la loi de 1905.

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L'idée du parrainage d'enfants de la Shoah à l'école abandonnée
Par Gérard Bon Reuters - Mercredi 27 février, 18h53PARIS (Reuters) -

La proposition du président Nicolas Sarkozy de confier la mémoire d'un enfant juif victime de la Shoah à chaque élève de CM2 n'a pas été retenue par la mission pédagogique installée mercredi par le ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos.

En revanche, ses seize membres ont accepté de faire des propositions dans les deux mois pour améliorer la transmission de la mémoire de la Shoah dans les écoles, a déclaré la présidente, Hélène Waysbord-Loing.

Nicolas Sarkozy s'est réjoui de "l'issue très positive" de la rencontre organisée par Xavier Darcos, a déclaré son porte-parole, David Martinon.

"Il constate, qu'après les polémiques soulevées par sa proposition de permettre à chaque enfant de CM2 de connaître l'histoire particulière d'une enfant juif de France mort en déportation, la nécessité de transmettre la mémoire de la Shoah aux jeunes générations fait l'objet d'un consensus très largement partagé", ajoute-t-il dans un communiqué.

L'idée de faire parrainer une victime par un enfant était "enterrée avant même qu'on se réunisse", a indiqué le réalisateur Claude Lanzmann. Il a cependant souligné que cette proposition était "partie d'une émotion sincère, d'un bon sentiment" de la part du président de la République.

Hélène Waysbord-Loing a précisé sur LCI que le parrainage individuel n'était de toute façon pas possible en raison de la disproportion entre le nombre d'enfants juifs français victimes de la Shoah et le nombre d'élèves de cette classe d'âge, soit 600.000.

Nicolas Sarkozy avait déclenché une vive polémique, en déclarant le 13 février : "Chaque année, à partir de la rentrée 2008, tous les enfants de CM2 se verront confier la mémoire d'un des 11.000 enfants français victimes de la Shoah".

Simone Veil, une proche du chef de l'Etat, ancienne ministre et rescapée des camps nazis, avait fustigé cette idée, la qualifiant d'"inimaginable, d'insoutenable et d'injuste", des critiques largement partagées dans le monde politique et enseignant.

"NE PAS PERTURBER LES ENFANTS"

Depuis, le ministre de l'Education nationale a amorcé un recul en douceur, les propositions de la mission installée mercredi ne visant qu'à améliorer les programmes, qui recommandent déjà de faire de la Shoah un point fort de l'enseignement d'histoire en fin d'école primaire.

Il a cependant souligné mercredi dans un communiqué que le travail d'histoire et de mémoire "s'appuiera sur l'histoire et l'exemple particulier, étudié par classe, de chacun des 11.400 enfants juifs de France morts en déportation."

Il s'agira "d'inciter à faire des travaux qui permettent aux enfants de se grouper dans une classe, non pas vers un enfant en particulier, mais telle situation dans telle ville" pendant la guerre, a dit de son côté Simone Veil.

"Il n'y a rien de très précis décidé, mais la volonté de tous d'arriver à améliorer ce qui est déjà très bien fait par les professeurs", a-t-elle expliqué.

Simone Veil a souligné que l'objectif était de "ne pas perturber les enfants" tout en faisant en sorte qu'il y ait "un enseignement très précis."

"On est tous d'accord sur ce qui doit être préparé d'ici deux mois", a-t-elle insisté, en niant toute divergence sur la démarche retenue avec Serge Klarsfeld, président de l'association des fils et filles de déportés juifs de France.

Xavier Darcos a souligné que les membres de la mission s'étaient efforcés d'harmoniser leurs analyses et d'appréhender l'ensemble des difficultés pour prévenir tout "refus de ce travail nécessaire" par les professeurs.

Il a insisté sur le fait qu'il ne s'agissait pas d'appliquer "un formatage unique" à toutes les classes mais de proposer "des démarches diverses adaptées aux circonstances" et de "respecter la liberté pédagogique" des enseignants.

Pour Xavier Darcos, ces travaux permettront de faire en sorte que "la bonne idée du président de la République soit transformée en démarche pédagogique."

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Nicolas Sarkozy est arrivé à N'Djamena
mercredi 27 fév, 13 h 40 Associated Press

N'DJAMENA - Nicolas Sarkozy est arrivé mercredi à N'Djamena, la capitale du Tchad, pour une étape de quelques heures avant de poursuivre vers l'Afrique du Sud. Le président français est descendu de l'avion accompagné par son épouse Carla Bruni, dont c'est la première visite officielle en tant que "Première dame".

Mme Sarkozy était vêtue d'un tailleur-pantalon bleu nuit sobre. Le couple a été accueilli par le président Déby et son épouse Hinda à leur descente d'avion. Etaient également présents les ministres Bernard Kouchner (Affaires étrangères), Hervé Morin (Défense) et Jean-Marie Bockel (Francophonie).

Le cortège du président français, escorté par des pick-ups sur lesquels étaient juchés une dizaine de soldats de la garde présidentielle tchadienne lourdement armés, s'est ensuite rendu sur la base militaire française voisine, pour une cérémonie d'honneurs militaires. Tout le quartier de l'aéroport avait été bouclé par les forces tchadiennes.

En ville, les traces des combats entre l'armée tchadienne et les rebelles début février étaient peu visibles. Sur l'avenue Charles de Gaulle, au centre-ville, on pouvait encore voir des impacts de balles sur les murs ou les fenêtres brisées de certains immeubles officiels pillés lors des violences des 2 et 3 février. Les arbres le long des avenues ont été systématiquement coupés, pour empêcher des rebelles de s'y dissimuler.

Lors de son étape de moins de quatre heures au Tchad, Nicolas Sarkozy, accompagné du commissaire européen Louis Michel, doit tenter de convaincre son homologue tchadien Idriss Déby d'accepter la création d'une commission d'enquête internationale sur la disparition de deux de ses opposants.

Ngarlejy Yorongar et Ibni Oumar Mohamat Saleh sont portés disparus depuis un mois, et l'ancien président Lol Mahamat Choua a été arrêté. Amnesty International accuse Idriss Déby de mener une chasse aux opposants sous le couvert de l'état d'urgence décrété le 14 février après la tentative de putsch des rebelles.

Nicolas Sarkozy devrait également évoquer avec son homologue le déploiement dans l'est du pays des soldats de la mission européenne de maintien de la paix (EUFOR).

Le président français se rend par ailleurs au Tchad alors qu'une demande de grâce a été transmise à N'Djamena par les six membres de l'Arche de Zoé. Idriss Déby avait laissé entendre le 7 février qu'il pourrait accorder sa grâce aux Français condamnés le 26 décembre au Tchad à huit ans de travaux forcés pour avoir tenté d'emmener en France 103 enfants présentés à tort comme des orphelins du Darfour.

Après s'être entretenu avec M. Déby au palais présidentiel, Nicolas Sarkozy devait s'exprimer devant des représentants de la communauté française, avant de dîner en compagnie des soldats français.

Il s'envolera ensuite pour l'Afrique du Sud, où il est attendu jeudi matin pour deux jours de visite d'Etat.

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Dépêches de l'Education du Mercredi 27 février 2008 Parrainages Shoah: Sarkozy s'était "un peu fourvoyé" (Simone Veil)

Simone Veil, qui a participé mercredi à la réunion au ministère de l'Education sur la mémoire de la Shoah à l'école, a estimé dans la soirée que Nicolas Sarkozy s'était "un peu fourvoyé" avec son idée de faire parrainer les enfants victimes de la Shoah par des écoliers de CM2.

"Ca a été ce matin un moment assez crucial, assez difficile, assez bouleversant, dans lequel nous avons eu à nous prononcer sur une décision du président de la République", a relaté la présidente d'honneur de la fondation pour la mémoire de la Shoah, lors d'une réunion publique au gymnase Japy.

La candidate UMP à la mairie de Paris, Françoise de Panafieu, participait à cette réunion organisée à l'occasion du 60ème anniversaire de la création de l'Etat d'Israël, et qui a rassemblé plusieurs centaines de personnes.

"Nous avons tous, sauf peut-être un d'entre nous, mais tous les autres, estimé qu'il avait été mal informé, qu'il s'était un peu fourvoyé", a ajouté Mme Veil, se déclarant "très heureuse de savoir qu'on est revenu sur cette situation".

"Je ne pouvais pas imaginer que l'on donnne la charge à un enfant de 10 ans, un enfant de CM2, d'avoir à incarner un enfant mort", a expliqué l'ancienne déportée.

"Ce n'était pas une bonne solution, et je crois que nous avons ce matin oeuvré pour que l'on puisse comprendre qu'il y avait beaucoup d'autres façons", a-t-elle ajouté.

"En France on fait un effort considérable, que ce soit les professeurs, mais aussi les anciens déportés (...) pour que dans les écoles on en parle", a-t-elle souligné, précisant qu'elle-même était souvent invitée à s'adresser aux écoliers.

"Nous le disons parfois de façon un peu dure, mais nous essayons de ne pas épouvanter les enfants, de tenir compte de l'âge de ces enfants", a-t-elle dit.

L'ancienne ministre, rentrée de déportation à 17 ans, a cité son expérience personnelle: "mes enfants j'ai voulu leur en parler, mais j'ai voulu aussi les protéger, j'ai voulu ne pas les traumatiser".

Mme Veil a enfin exprimé ses craintes suscitées par cette idée, "compte tenu de la situation dans notre pays et de ce qui s'est passé pendant la guerre".

Elle a cité le "massacre d'enfants qui a eu lieu à Oradour", village de Haute-Vienne où 642 personnes avaient été assassinées par des SS en juin 1944. "Ils ont été aussi les victimes du nazisme, donc il fallait faire très attention à ça", a-t-elle dit.

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JEAN SARKOZY «Je trace ma route»
Propos recueillis par Valérie Mahaut et Frédéric Choulet vendredi 29 février 2008, 0h00 | leparisien.fr

A 21 ANS, le fils de Nicolas Sarkozy fait ses premiers pas en politique en se présentant le 9 mars sous l'étiquette UMP dans le canton de Neuilly-Sud (Hauts-de-Seine), où Louis-Charles Bary ne se représente pas. Le jeune candidat apprend vite.

Quel a été votre rôle dans le « psychodrame de Neuilly » ces dernières semaines ?

Jean Sarkozy.
Je m'étais engagé dans la campagne des municipales derrière David Martinon et Arnaud Teullé avec toute ma franchise et beaucoup de passion. Et puis, on a eu beaucoup de difficultés. J'ai toujours dit ce qui n'allait pas, droit dans les yeux du candidat. On peut avoir des divergences sur la façon de faire campagne. Je l'en ai informé, j'en ai discuté et j'ai pris ma décision. Voilà.

« Tous les arguments sont bons pour m'attaquer »

Pourquoi vous présentez-vous aux cantonales ?

Qui peut m'interdire de m'engager pour une ville que j'aime ? Je ne me conçois pas en dehors de la politique. Je suis né ici, j'ai grandi ici. Je m'engage par affection. C'est une démarche humble, utile mais locale. J'ai envie de bosser pour cette ville, pour les gens.

Votre père vous a-t-il dissuadé d'y aller ?

Absolument pas. Il m'a dit « Fais ta route, assume, prends tes responsabilités, reste toi-même. »

Peut-on parler d'atavisme ?

(Silence.) Oui. Quand on a vu les choses de l'intérieur, soit on est dégoûté, soit on y prend goût. J'ai l'impression de n'avoir pas été dégoûté. Mon frère est très intéressé par la vie politique. Mais lui ne souhaite pas s'engager.
En politique, l'engagement est total. Votre famille est témoin de cet engagement. Quand j'étais tout petit, avec mon frère, nos premiers souvenirs sont des souvenirs de meetings...

Que répondez-vous à ceux qui vous disent que vous êtes le « fils de » ?

Les attaques de népotisme et d'héritage, je les entends. Tous les arguments sont bons pour m'attaquer. Si j'avais été nommé, s'il s'était agi d'entrer dans un cabinet, ça serait différent. Mais moi, je me présente. Je dis aux électeurs : « J'ai quelque chose à vous proposer. »
Ma situation familiale ajoute peut-être davantage de pression. Je suis dans un contexte national qui me dépasse. J'aurais pu attendre et dire voilà ce qui me revient de droit. Je ne suis pas du tout dans cette démarche-là. Je trace ma route, je continue.

Ce canton est quand même un cadeau, facile à gagner...

Si je pensais ça, je ne respecterais pas mes électeurs. J'ai à convaincre. On me fait le procès de l'âge. Ça voudrait dire que les jeunes n'ont pas le droit de prendre part au débat politique ? C'est insultant pour ceux de ma génération.

Comment voyez-vous votre avenir ?

Je poursuis ma formation de juriste pour devenir avocat en droit public. Si je suis élu, je m'engage à être sur le terrain durant les six prochaines années, pour faire bouger les choses. Je n'ai pas d'autre ambition.

Que pensez-vous de la chute du président dans les sondages ?

Le président préside aux destinées de la France. Moi, je m'engage à Neuilly.

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De N'Djamena au Cap, Sarkozy en président de la rupture avec la Françafrique
AFP - 29 février 2008 13h30 LE CAP (AFP) -

De N'Djamena, où une "commission d'enquête" sur la disparition d'opposants va être créée, au Cap où il a annoncé une remise à plat de la présence militaire française en Afrique, Nicolas Sarkozy s'est présenté comme le président de la "rupture" avec la "Françafrique".

Le président français s'est rendu mercredi au Tchad, jeudi et vendredi en Afrique du Sud pour une visite d'Etat, accompagné de son épouse Carla Bruni-Sarkozy, dont c'était la première sortie officielle.

Près d'un mois après une attaque sanglante de rebelles (400 morts), les 2 et 3 février, qui aurait pu coûter cher au président Idriss Deby Itno si la France ne lui avait apporté une aide décisive, M. Sarkozy a tenté de persuader son homologue tchadien de remettre en marche le processus démocratique.

Mercredi soir à N'Djamena, il s'est félicité d'avoir convaincu M. Deby de créer une "commission d'enquête internationale" sur la disparition de deux opposants. "Je ne regrette pas ma venue, elle a été utile", a-t-il affirmé.

Pourtant, M. Sarkozy n'a pas réussi à obtenir des éclaircissements sur le sort des deux hommes, disparus depuis le 3 février. Ce qui a fait dire à Delphine Djiraibé, une porte-parole de la société civile tchadienne, que "la commission d'enquête ne servira à rien".

A Paris, le Parti socialiste a dénoncé "la frilosité" de la France au Tchad.

M. Sarkozy a également plaidé auprès de M. Deby pour que la force européenne (l'Eufor), chargée de protéger les réfugiés du Darfour, puisse se déployer "le plus rapidement possible" dans l'est du Tchad.

Il a par ailleurs évoqué avec son homologue le cas des condamnés de l'Arche de Zoé, qui purgent leur peine en France, et que seul M. Deby peut gracier, mais il a insisté sur le fait que ce n'était "pas l'un des objectifs" de sa visite.

En Afrique du Sud, le président Sarkozy a également voulu montrer que "la transparence faisait partie de la nouvelle politique française en Afrique", comme il l'a dit à la presse à N'Djamena, et que c'en était finie de la "Françafrique", système régulièrement dénoncé par les opposants à la politique française sur le continent.

Au Cap, il a annoncé devant les parlementaires la "renégociation" des accords militaires de la France en Afrique (huit pays sont concernés, selon l'Elysée).

Chaque nouvel accord avec un pays africain sera désormais publié "dans la transparence", a déclaré M. Sarkozy.

Le président sud-africain Thabo M. Mbeki, qui prône une "renaissance africaine" et une meilleure intégration du continent sur la scène mondiale, a salué cette annonce: "Cela fait partie de la suite du processus de décolonisation en Afrique."

M. Sarkozy a par ailleurs promis "une initiative de soutien à la croissance économique" de l'Afrique, portant sur 2,5 milliards d'euros en 5 ans. Plusieurs accords économiques (transport, tourisme, développement durable notamment) ont également été signés, ainsi qu'un contrat de 1,36 milliard d'euros pour la construction d'une centrale au charbon par le groupe industriel français Alstom.

C'est également au Cap, lors d'une conférence de presse commune avec son homologue sud-africain, que le président a lancé un nouvel appel aux Forces armées révolutionnaires colombiennes (Farc) pour qu'elles libèrent Ingrid Betancourt, au plus mal selon des otages récemment libérés, se déclarant "prêt" à aller lui-même la chercher à la frontière entre la Colombie et le Venezuela.

Le président, qui peut oublier le temps de son voyage en Afrique ses déboires dans son pays, où chaque sondage démontre la chute de sa popularité, a rencontré au Cap, en compagnie de son épouse, l'archévêque Desmond Tutu.

Vendredi, le couple présidentiel s'apprêtait à rendre visite à Johannesburg à un autre Nobel de la Paix et héros de la lutte anti-apartheid, Nelson Mandela, l'emblématique premier président noir d'Afrique du Sud.

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Une agression antisémite et homophobe à Bagneux
L.D. (lefigaro.fr) avec AFP et Le Parisien 05/03/2008 | Mise à jour : 12:27 |

Les six agresseurs du jeune homme ont fait référence au «Gang des barbares» de Youssouf Fofana.
Une affaire sordide, sur les mêmes lieux de l'agression d'Ilan Halimi, il y a deux ans. Six jeunes hommes ont séquestré un jeune de 19 ans, le 22 février, et lui ont fait subir des sévices à Bagneux, dans les Hauts-de-Seine. Ils ont été écroués la semaine dernière.

Séquestré dans un appartement puis dans un box, le jeune garçon est attaché avec des menottes. Avec un feutre épais, ses agresseurs auraient écrit «sale juif» et «sale pédé» sur son visage, avant de lui faire avaler des mégots de cigarette et de l'obliger à sucer un préservatif déroulé sur un bâton. Des heures durant, le jeune homme est insulté, frappé à coups de poing et de pieds. Pour l'effrayer encore plus, ses agresseurs font référence au «Gang des barbares» de Youssouf Fofana. Le jeune homme, «très choqué», a été hospitalisé le soir de son agression. Il a porté plainte le lendemain.

«Actes de torture et de barbarie»

Les six garçons, nés entre 1983 et 1991, reconnaissent «à peu près l'ensemble des faits», et assurent qu'il s'agit d'un «bizutage qui a mal tourné» à la suite d'un différend financier. Ils ont été arrêtés dans les jours qui ont suivi et placés en détention le 27 février.

Ils ont été mis en examen pour «violences en réunion en raison de l'appartenance véritable ou supposée à une race ou à une religion et en raison de l'orientation sexuelle, séquestration en bande organisée, actes de torture et de barbarie, vol aggravé, extorsion et menaces». Les agresseurs ne s'apparentent pas au gang de Youssouf Fofana, selon une source proche du dossier.

La mairie de Bagneux s'est dite «choquée et indignée». « Nous condamnons de tels actes avec la plus grande fermeté. Nos premières pensées vont à la victime et à sa famille», écrit la mairie PCF de Bagneux mercredi. «Notre ville a toujours porté des valeurs de tolérance, de respect des différences, de lutte contre le racisme, l'antisémitisme et la xénophobie», ajoute la mairie.

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Sarkozy toujours prêt à aller chercher Betancourt
Patrick Bèle lefigaro.fr 05/03/2008 | Mise à jour : 12:56 | Commentaires 91 .

Les Farc prétendent que leur numéro 2 Raul Reyes préparait une rencontre avec le président français quand il a été tué par l'armée colombienne.

Le président Nicolas Sarkozy reste «prêt à se rendre à la frontière» entre la Colombie et le Venezuela «si c'est la condition de la libération» de la Franco Colombienne Ingrid Betancourt, otage de la guérilla colombienne des Farc, a réaffirmé hier l'Élysée. «Cette possibilité avait été discutée avec le président vénézuélien Hugo Chavez lors de la visite du ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner à Caracas (en février). Elle reste d'actualité», a indiqué le porte-parole de l'Élysée.

Les Farc ont affirmé dans un communiqué que leur numéro deux, Raul Reyes, tentait d'organiser une réunion avec le président Sarkozy lorsqu'il a été tué, le premier mars, lors d'une incursion colombienne en Équateur.

Le président équatorien, Rafael Correa, a affirmé de son côté que l'espoir d'une libération de Betancourt au mois de mars était réel. «Je suis au regret de vous dire que les discussions étaient assez avancées pour libérer en Équateur 12 otages, dont Ingrid Betancourt», a-t-il déclaré. Mais «les mains guerrières» du gouvernement colombien auraient mis fin au processus.

«Mépris de la vie des otages»

Pour Fabrice Delloye, l'ex-mari de Betancourt, «ce que dit le président Correa est probablement globalement vrai. Uribe savait qui est Reyes, où il était et les contacts qu'il avait avec les autorités vénézuéliennes, équatoriennes et françaises (…). Le président colombien a choisi de faire un coup d'éclat, au mépris de la vie des otages, dans le seul but de faire oublier les déboires qu'il a dans le pays avec le scandale des paramilitaires». De nombreux proches du président et de son parti sont en effet accusés de liens avec les Unités d'autodéfense de Colombie (UAC), coupables de milliers de meurtres et de trafic de drogue.

Les trois pays européens médiateurs (Espagne, France, Suisse) entre les Farc et le gouvernement colombien pour la libération des otages, ont été en contact avec le numéro deux de la guérilla, Raul Reyes, jusqu'à la mi-2007, a-t-on appris mardi de sources diplomatiques espagnoles. «le dernier contact remonte à juin 2007 parce que le gouvernement colombien a décidé d'interrompre la médiation début juillet» précise-t-on de même source.

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Cécilia Ciganer-Albeniz dément avoir reçu un SMS de Nicolas Sarkozy
NOUVELOBS.COM | 08.03.2008 | 10:06

L'ex-épouse du président de la République Nicolas Sarkozy, a affirmé, devant les policiers, ne pas avoir reçu de SMS du chef de l'Etat indiquant "si tu reviens, j'annule tout".

Cécilia Ciganer-Albeniz, l'ex-épouse du président de la République Nicolas Sarkozy, a affirmé, vendredi 7 mars devant les policiers, ne pas avoir reçu de SMS du chef de l'Etat indiquant "Si tu reviens, j'annule tout", contrairement à ce qu'affirmait le site nouvelobs.com, a-t-on appris de source judiciaire.

L'ancienne première dame de France a été entendue comme témoin dans l'après-midi par les policiers de la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP), selon cette source confirmant une information du Parisien.

"Faux, usage de faux et recel"

Nicolas Sarkozy avait déposé le 7 février une plainte pour "faux, usage de faux et recel" contre le site internet du Nouvel Observateur nouvelobs.com, après que le site eut affirmé que le chef de l'Etat aurait envoyé à son ex-épouse, huit jours avant son mariage avec Carla Bruni le 2 février, un SMS indiquant: "Si tu reviens, j'annule tout". Le parquet de Paris avait ouvert une enquête préliminaire dès le lendemain.

Devant les policiers, l'ex-épouse du président a affirmé ne pas avoir reçu un tel SMS, selon une source judiciaire. Elle n'avait auparavant pas démenti les affirmations du site internet du Nouvel Observateur.

Son audition fait suite à celles d'Airy Routier, rédacteur en chef du magazine et auteur de l'article incriminé, et de Patrick Fiole, rédacteur en chef du site.

Interrogé le 21 février comme témoin sur l'origine de son information et sa manière de travailler, Airy Routier avait déclaré aux policiers avoir écrit son article sur la foi d'informations "verbales fiables", reconnaissant ainsi qu'il n'avait pas eu entre les mains le SMS controversé.

Des sources fiables

Au policier qui lui demandait s'il avait vérifié l'information auprès de l'ex-femme du président de la République, Airy Routier avait dit à la presse avoir répondu qu'il avait travaillé comme un journaliste sur la base de sources fiables, crédibles et sérieuses et qu'il maintenait son information.

"Je n'ai pas fait de faux ni usage de faux et il faut me prouver que j'ai fait un faux et un usage de faux", a-t-il notamment affirmé. Selon le droit français la charge de la preuve appartient à l'accusation.

Pour vérifier si le SMS aurait pu exister, les policiers disposent de la possibilité technique d'expertiser le téléphone portable de Cécilia Ciganer-Albeniz.

L'expertise de celui du président semble quant à elle peu envisageable, Nicolas Sarkozy étant protégé par son mandat de tout acte de procédure judiciaire.

Les époux Sarkozy ont divorcé à l'automne. Cécilia va se marier d'ici la fin du mois avec le publicitaire Richard Attias à New York, a annoncé mercredi le couturier italien Versace. (AFP)

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Sarkozy déroule le tapis rouge à Peres Le Parisien,11 mars 2008, p. 10
FRANCE-ISRAEL. Le président de la République a réservé un accueil chaleureux au chef de l'Etat hébreu. Des pays arabes s'apprêtent eux à boycotter le Salon du livre dont l'invité d'honneur est Israël.

NICOLAS SARKOZY, qui n'a jamais caché être « un ami d'Israël », a réservé hier au vieux président israélien Shimon Peres (84 ans) la première visite d'Etat en France organisée depuis son élection à l'Elysée en mai dernier.

Pour marquer à la foi le « renouveau de la relation » entre la France et l'Etat hébreu qui fête cette année ses 60 ans d'existence. Et pour rendre hommage au Prix Nobel de la paix qui, au côté de Yitzhak Rabin et de Yasser Arafat, fut à l'origine des accords d'Oslo. « Rares sont les hommes d'Etat qui incarnent autant 'que vous l'his­toire de leur pays », a souligné, hier soir, le chef de l'Etat en s'adressant à son « Cher Shimon ». Avant d'~­ter: « Nul mieux que vous ne symbo­lise l'aspiration du peuple israélien à vivre côte à côte avec ses voisins dans la paix et la sécurité.»

"Je suis venu lui dire merci"

Au cours du dîner de gala offert à l'Elysée en l'honneur du président israélien, en présence pour la première fois de Carla et de plus de deux cents invités du Tout-Paris auxquels a été servi un risotto au parmesan, Sarkozy a redit son « attachement indéfectible à la sécurité d'Israël » car « un peuple ne peut vivre sous la menace du terrorisme ». Et assuré que « la France sera toujours aux côtés d'Israël tant que son existence sera mise en cause ».
« Ceux qui appellent de manière scandaleuse à sa destruction trouveront toujours la France face à eux, pour leur barrer la route », a assuré le président français en visant - sans le nommer - le président iranien Mahmoud Ahmadinejad, qui appelle régulièrement à « rayer Israël de la carte ».

« Un Iran doté de l'arme nucléaire est inacceptable », a donc redit hier le chef de l'Etat français devant le président israélien. Le dossier nucléaire iranien, qui ne cesse d'inquiéter les Occidentaux, avait occupé une bonne partie de leur entretien en tête à tête, un peu plus tôt à l'Elysée.

Mais, à l'inverse, Sarkozy revendique de pouvoir dire franchement les choses et, là encore, il n'a pas mâché ses mots. « Comme ami d'Israël, je vous dois le langage de la vérité: la sécurité d'Israël passe par l'arrêt de la colonisation. Je l'affirme devant vous qui en êtes convaincu : la création d'un Etat palestinien démocratique, moderne et viable est une condition de la sécurité à long terme d'Israël ». Même si - on le sait aujourd'hui - l'Etat palestinien a fort peu de chances de voir réellement le jour d'ici à la fin 2008, comme initialement prévu.

«Je ne connais aucun pays qui ait autant aidé Israël que la France », a répondu avec une certaine émotion Shimon Peres, racontant qu'il avait, en qualité de conseiller du président Ben Gourion, un bureau au Ministère de la Défense du boulevard Saint-Germain dans les années 1950.

« Cette visite résume soixante années de l'histoire d'Israël, durant lesquelles la France a joué un rôle extrêmement important. Je suis venu lui dire merci », a enchaîné le président israélien qui, en amoureux de la France, s'efforce toujours de prononcer quelques mots en français. BRUNO FANUCCHI

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Hier soir, people et politiques étaient conviés à l'Elysée en l'honneur de Shimon Pérès...
Par Purepeople.com Pure People - Mardi 11 mars, 10h18

De nombreuses personnalités se sont réunies hier soir à l'occasion d'un grand dîner organisé par le couple présidentiel en l'honneur du Président israélien Shimon Pérès.

Carla Sarkozy avait revêtu un fourreau violet et était d'une élégance absolue. Le chef de l'Etat, en smoking, n'était pas peu fier de son épouse.

Des membres du gouvernement ont défilé sur le tapis rouge de l'Elysée, comme Rama Yade, François Fillon et son épouse Pénélope, Jean-Louis Borloo et Bernard Kouchner, chacun étant venu en célibataire, ou encore Rachida Dati qui a posé tel un mannequin devant les photographes officiels.

Quelques représentants politiques comme Patrick Balkany et Jean-Christophe Fromantin avaient aussi été conviés à rencontrer Shimon Pérès.

Du côté des people, on notait la présence de la beauté israélienne Bar Refaeli accompagnée de son ami Patrick Simon, Patrick Bruel et Alexandre Arcady, Judith Godrèche et son compagnon Maurice Barthélémy, Enrico Macias et la chanteuse Shirel, la fille de Jeane Manson.

Le petit monde du Paf était quant à lui représenté par Jean-Pierre Elkabbach, Daniela Lumbroso et Serge Moati.

Le père de Carla Sarkozy était également convié à cette soirée, tout comme Arno Klarsfeld et ses parents, Beate et Serge.

Simone Veil, quant à elle, ne quitte plus l'Elysée, où elle était déjà samedi dernier à l'occasion du déjeuner des 150 femmes d'exception.

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The Associated Press - 10/03/08 à 18:47:10 - 249 mots France Jean Sarkozy n'a pas "l'ambition d'investir le champ de la politique nationale"

Le fils du président de la République, Jean Sarkozy, qui a obtenu dimanche son premier mandat politique en étant élu conseiller général UMP du canton de Neuilly-sur-Seine sud, a affirmé lundi qu'il n'avait "pas l'ambition d'investir le champ de la politique nationale".

Jean Sarkozy, qui poursuit ses études de droit, a été élu au premier tour à près de 52% des voix.

"Je n'ai pas l'ambition d'investir le champ de la politique nationale, (...) je suis aujourd'hui un élu, un conseiller général, ma mission, elle est simple, elle est de défendre les intérêts des Neuilléens du canton sud, et de rester dans mon périmètre", a assuré le jeune conseiller, âgé de 21 ans, sur France Info.

"Je ne considère pas que c'est un aboutissement que d'être élu au premier tour, au contraire pour moi c'est le commencement d'un travail acharné que j'entends mener pendant six ans", a-t-il affirmé, évoquant les thèmes de la petite enfance, l'accessibilité des handicapés, le logement.

Concernant les municipales de Neuilly-sur-Seine où son ancien co-listier Arnaud Teullé a obtenu 32,12% des voix et Jean-Christophe Fromantin, soutenu officiellement par l'UMP, 47,89% des voix, Jean Sarkozy a répété vouloir "conserver une position de neutralité (...) pas pour botter en touche mais pour laisser les Neuilléens se déterminer". AP

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RTL 15/03/08
David Martinon n'est plus porte-parole de l'Elysée

Le porte-parole de l'Elysée David Martinon a été limogé, vendredi, par Nicolas Sarkozys. Selon Le Monde daté de dimanche, le Président lui aurait déclaré : "Tu ne fais plus partie du dispositif". Cette mesure fait partie des modifications de l'équipe présidentielle décidées par Nicolas Sarkozy en prévision de l'après-municipales.

La fonction de porte-parole pourrait être reprise par Jean-David Levitte, actuel conseiller diplomatique élyséen, pour les questions internationales et par le secrétaire général de la présidence Claude Guéant pour le reste, selon Le Monde.

David Martinon pourrait être nommé consul général à New York. L'énarque, protégé de l'ancienne épouse de Nicolas Sarkozy Cécilia, avait été désigné dans cette fonction après l'élection présidentielle de 2007.

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17/03/2008 14:01 la-croix.com PARIS (AFP) - Municipales: triomphe de la gauche, des divergences apparaissent à droite

Face à une nette victoire de la gauche dimanche aux municipales et cantonales, le gouvernement entend garder le cap des réformes mais à l'UMP certains, comme Jean-Pierre Raffarin, ont réclamé dès lundi que le gouvernement "rectifie le tir". Evènement

Globalement la gauche l'a emporté par 49% des suffrages contre 47,5% à la droite aux municipales. Sa victoire est encore plus nette aux cantonales (51,1% contre 44,4% à la droite). Le scrutin a été marqué par une abstention record depuis 1959.

Voyant dans la défaite un "simple rééquilibrage" sept ans après la déroute de la gauche aux municipales de 2001, le Premier ministre François Fillon a annoncé dès dimanche soir que le gouvernement poursuivrait dans la voie des réformes. "La bataille pour l'emploi et le pouvoir d'achat doit s'accentuer" a-t-il plaidé.

Le président de la République Nicolas Sarkozy avait quant à lui assuré après le premier tour qu'il "tiendrait naturellement compte" du résultat des élections. Pour autant, il ne devrait pas y avoir de remaniement gouvernemental de grande ampleur, plutôt des changements dans le style et l'équipe de l'Elysée.

Mais dans la majorité, certains ne l'entendent pas de cette oreille. "Le gouvernement doit corriger le tir sur un certain nombre de points", a déclaré l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, jugeant que le rapport Attali sur la libéralisation de la croissance, voulu par Nicolas Sarkozy, "avait été une cause d'échec" pour la majorité. Selon lui, l'UMP "trop à droite" doit s'ouvrir "au centre" en profitant de "la disparition" du président du MoDem, François Bayrou, battu à Pau et dont le parti sort éreinté du scrutin.

"Il est clair que les victoires de l'UMP dans l'avenir ne se feront pas contre le centre", a souligné le vice-président de l'UMP qui veut partir à la conquête de l'électorat centriste abandonné, selon lui, par M. Bayrou.

Le patron des députés UMP Jean-François Copé a lui réclamé plus de "lisibilité" dans la feuille de route du gouvernement et demandé que les parlementaires soient désormais associés "plus en amont" aux réformes.

Selon le politologue Jean-Luc Parodi (Cevipof) interrogé par l'AFP, "les résistances diverses" que le chef de l'Etat "va rencontrer se sont renforcées", dans l'opposition, les syndicats et surtout dans sa propre majorité.

Fort de la victoire du PS, qui a ravi à la droite une bonne trentaine de villes de plus de 30.000 habitants, même si Marseille a échappé à cette vague rose, François Hollande a réclamé lundi "un remaniement de la politique" de Nicolas Sarkozy, demandant "une revalorisation immédiate des petites retraites" et une augmentation anticipée du Smic.

La victoire pourrait précipiter la course à la succession de François Hollande. Même si elle n'a pas réaffirmé explicitement ses ambitions pour la direction du parti, Ségolène Royal a annoncé dès dimanche soir qu'elle voulait, "avec d'autres", "présenter aux Français un projet crédible, solide, cohérent".

Le PCF de son côté n'a pas confirmé son bon premier tour: il perd plusieurs bastions, et notamment le département de Seine-Saint-Denis. Chez les Verts, l'ancienne ministre Dominique Voynet a réussi son pari de détrôner Jean-Pierre Brard (app-PCF) à Montreuil (Seine-Saint-Denis).

Même si elle a sauvé la cité phocéenne, l'UMP a essuyé un sérieux revers "payant le prix de ses divisions" dans certaines villes (Metz, Reims), comme l'a reconnu le ministre du Travail Xavier Bertrand.

Le FN confirme sa marginalisation électorale.

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Nicolas Sarkozy retire sa plainte dans l'affaire du supposé SMS Reuters - 19 mars 2008 11H45 PARIS (Reuters) -

Le président Nicolas Sarkozy a retiré sa plainte pour faux contre Le Nouvel Observateur visant un article relatif à un SMS qu'il aurait envoyé à son ex-épouse Cécilia juste avant son remariage, annonce sa nouvelle épouse Carla Bruni-Sarkozy dans Le Monde daté de jeudi.

Il a pris cette décision après que le journaliste impliqué, Airy Routier, ait présenté ses excuses à Carla Bruni-Sarkozy.

"Désormais l'affaire du faux SMS est close, mon mari vient de retirer sa plainte contre Le Nouvel Observateur, après réception de la lettre d'excuses que Airy Routier m'a adressée", écrit Carla Bruni-Sarkozy dans une tribune publiée par le quotidien, intitulée "Halte à la calomnie".

Contacté par nouvelobs.com, Airy Routier maintient que le SMS contesté est authentique.

"Je n'ai absolument pas modifié ma position sur l'authenticité du SMS contesté. Je me suis contenté, dans une lettre privée adressée à Carla Bruni-Sarkozy de ma propre initiative, de lui dire mes regrets de l'avoir blessée à titre personnel par cette publication", déclare-t-il.

Le parquet de Paris peut en théorie toujours poursuivre la procédure judiciaire, même en l'absence de plainte, mais elle sera selon toute vraisemblance classée sans suite, a-t-on expliqué de source judiciaire.

L'HYSTÉRIE DE L'ÉPOQUE

Dans sa tribune au Monde, Carla Bruni-Sarkozy, citant à la fois Beaumarchais et l'humoriste Gad Elmaleh, se défend de vouloir faire une "leçon de déontologie" mais estime qu'Airy Routier "sanctifie la rumeur et prend ses désirs pour des réalités".

"Si, tel le pire des magazines trash, Le Nouvel Observateur n'observe plus mais invente ce qu'il raconte, quel rempart nous reste-t-il contre l'hystérie de l'époque ?", s'interroge-t-elle.

En attaquant le site internet du magazine, "mon mari ne s'en prend pas à la liberté de la presse - qu'il a toujours ardemment défendue, qu'on se souvienne pour cela de l'affaire des caricatures de Charlie Hebdo - , mais au droit de dire et d'écrire n'importe quoi. De ce point de vue, loin de se conduire en despote, c'est la liberté de chacun qu'il protège", assure-t-elle.

L'enquête n'a pas permis de faire la lumière sur la véracité de l'épisode. Dans l'article publié le 6 février sur le site internet du magazine, Airy Routier écrivait que pendant les préparatifs de son mariage avec Carla Bruni, intervenu le 2 février, le chef de l'Etat avait écrit dans un SMS à Cécilia, dont il a divorcé en octobre : "si tu reviens, j'annule tout."

Le parquet de Paris, saisi d'une plainte pour "faux" du chef de l'Etat, a fait auditionner par la police judiciaire le journaliste, qui a dit avoir écrit son article sur la base "d'informations verbales fiables". Cécilia Ciganer-Albeniz a été entendue et dit n'avoir jamais reçu de texto contenant le message en question.

La direction du Nouvel Observateur prend acte mercredi du fait que Cécilia Ciganer-Albéniz aurait confié aux policiers n'avoir jamais reçu le message contestée et répète que ce "confidentiel" n'aurait jamais dû être publié sur son site.

Elle estime néanmoins que la bonne foi de son journaliste "reste entière" et que les poursuites engagées contre lui, "en totale dérogation avec le droit de la presse" sont "à la fois disproportionnées et injustifiées."

L'affaire a suscité des débats sur le rôle de la presse.

Tout en critiquant la procédure judiciaire, le cofondateur du Nouvel Observateur Jean Daniel a jugé que la publication était une erreur car selon lui la presse n'a pas à entrer ainsi dans la vie privée et violer le secret des correspondances.

D'autres journalistes, au Nouvel Observateur et ailleurs, ont soutenu que l'information, si elle était authentique, était digne de publication, car elle éclairait la psychologie du premier personnage de l'Etat.
Thierry Lévêque, Gérard Bon

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Carla Bruni-Sarkozy, auteur-compositeur-interprète, épouse du président de la République Halte à la calomnie !
LE MONDE | 19.03.08 | 09h53 • Mis à jour le 19.03.08 | 10h30Toute l'actualité des municipales par e-mail.

Désormais l'affaire du faux SMS est close; mon mari vient de retirer sa plainte contre Le Nouvel Observateur après réception de la lettre d'excuses qu'Airy Routier m'a adressée. Qu'on me permette néanmoins quelques observations.

Le texte de la charte signée en avril 2004 entre Claude Perdriel, PDG du Nouvel Observateur, et les représentants de la Société des rédacteurs prévoit que "l'objectif des articles est de présenter les faits aux lecteurs avec la plus grande rigueur et la plus grande honnêteté. Toute information doit être recoupée et vérifiée. La rumeur doit être bannie, la citation anonyme évitée et la source indiquée aussi précisément que possible", et il ajoute : "L'usage du conditionnel de précaution est proscrit sauf exception visée par la direction de la rédaction. Ne sont publiées que des informations dont l'origine est connue. La vie privée des personnes est respectée."

Or tous ces principes ont été bafoués par Airy Routier, pourtant signataire de cette charte, dans l'article qu'il a commis sur le site du Nouvel Obs à propos du SMS présumé que le président aurait adressé à son ex-épouse juste avant notre propre mariage. Voici ce qu'écrivait Airy Routier : "Huit jours avant son mariage, le président de la République a adressé un SMS à son ex-épouse, en forme d'ultimatum : Si tu reviens, lui a-t-il écrit, j'annule tout. Il n'a pas eu de réponse." Qu'on ne s'y trompe pas : l'enjeu, dans cette affaire, n'est pas le respect de la vie privée. Je peux concevoir, puisque l'époque le réclame, que, comme dit Airy Routier, "la vie privée d'un président, élu par les Français, qui a tous les pouvoirs, notamment celui du feu nucléaire, ne relève pas du même ordre que celle d'un quidam". Pourquoi pas ? Le débat est ouvert et le problème n'est pas là.

Le problème n'est pas non plus l'existence elle-même du SMS en question, car si le SMS avait existé, si la rumeur avait été avérée, c'eût été par hasard, au terme d'une vague indiscrétion, d'un "quelqu'un m'a dit", et non d'une investigation rigoureuse… Voilà bien le problème : quand on est indiscret, il faut être sûr de ce qu'on raconte. Ce qui est malhonnête et inquiétant dans cet épisode, c'est qu'à aucun moment l'"information" n'a été vérifiée, recoupée, validée. De son propre aveu, Airy Routier n'avait pas vu (et pour cause !) le SMS, qu'il a pourtant présenté comme un fait.

LES RAGOTS ET LES FAITS

Je n'ai aucune leçon de déontologie à donner à qui que ce soit, mais il me semble que quand un "journaliste", aux dépens de l'honnêteté qu'il doit à ses lecteurs, sanctifie la rumeur et prend ses désirs pour des réalités, il ne doit pas invoquer des "sources en béton". En vérité, Airy Routier n'imaginait pas que mon mari porterait plainte contre le site du magazine et, devançant l'impunité, il s'est senti libre d'écrire ce qui lui passait par la tête ou par l'oreille.

"De toute façon, dit Routier, la violence et l'énormité de la réaction du pouvoir montrent bien que Nicolas Sarkozy a cherché un prétexte pour, à travers Le Nouvel Observateur, intimider tous les journalistes." Mensonge, sottise et mauvaise foi : en attaquant le site du Nouvel Observateur pour "faux et usage de faux", mon mari ne s'en prend pas à la liberté de la presse (qu'il a toujours ardemment défendue : qu'on se souvienne, pour cela, de l'affaire des caricatures du Prophète dans Charlie Hebdo), mais au droit de dire et d'écrire n'importe quoi. De ce point de vue, loin de se conduire en despote, c'est la liberté de chacun qu'il protège.

Car si, désormais, la rumeur sert d'information, si les fantasmes servent de scoops, où allons-nous ? Si les grands journaux cessent de faire le tri entre les ragots et les faits, qui le fera ? Si, tel le pire des magazines trash, Le Nouvel Observateur, trahissant sa charte, sa vocation et même son nom, n'observe plus mais invente ce qu'il raconte, quel rempart nous reste-t-il contre l'hystérie de l'époque ? Est-ce l'avenir des contre-pouvoirs que de cracher en l'air avant d'être rappelés à l'exigence élémentaire de probité ? La liberté exige d'avoir le sens des responsabilités, tout comme la transparence exige l'honnêteté, sans quoi, comme le dit Gad Elmaleh (dans La vérité si je mens) : "C'est la porte ouverte à toutes les fenêtres" ! Relisez Beaumarchais : "La calomnie, Monsieur ? Vous ne savez guère ce que vous dédaignez; j'ai vu les plus honnêtes gens près d'en être accablés… elle s'élance, étend son vol, tourbillonne, enveloppe, arrache, entraîne, éclate et tonne, et devient, grâce au Ciel, un cri général, un crescendo public, un chorus universel de haine et de proscription. Qui diable y résisterait ?" Réponse : les journalistes. Les vrais.

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Jean-Marie Bockel ne retire pas un mot sur la "Françafrique"
Reuters - Jeudi 20 mars, 19h55PARIS (Reuters) -

Jean-Marie Bockel a déclaré qu'il ne retirait pas un mot de ses déclarations sur la "Françafrique", peut-être à l'origine de sa mutation au sein du gouvernement.

"Tout ce que j'ai pu dire a été réfléchi et je ne retire pas un mot", a-t-il déclaré sur RTL. Le ministre "d'ouverture" a été remplacé par un fidèle de Nicolas Sarkozy, Alain Joyandet, député UMP de la Haute-Saône.

Jean-Marie Bockel est passé du secrétariat d'Etat à la Coopération à celui des Anciens combattants lors du remaniement ministériel de mardi.

"Je pense que mon passage n'aura pas été indifférent. Il aura été de courte durée mais je pense que j'aurais modestement contribué à ce changement de la relation entre la France et l'Afrique et c'est ça qui m'importe", a-t-il ajouté.

Ministre d'ouverture, Jean-Marie Bockel a estimé que son travail avait été conforté par les récentes déclarations du président Nicolas Sarkozy, disant vouloir renégocier les accords militaires passés par Paris en Afrique.

Les prises de position du secrétaire d'Etat, appelant à signer "l'acte de décès de la Françafrique", avaient irrité plusieurs capitales africaines.

Tout en parlant du président gabonais Omar Bongo comme d'un vieil ami de la France, Bockel a dit regretter la décision des autorités gabonaises de suspendre brièvement les activités d'organisations de la société civile qui ont critiqué la façon dont le gouvernement utilise la manne pétrolière.

Le Gabon a alors accusé le gouvernement français de rejeter avec arrogance les vieux alliés de la France en Afrique, en annonçant vouloir en finir avec la "Françafrique" et réorganiser ses relations sur des bases nouvelles.

Dans un communiqué, le gouvernement gabonais s'étonnait "de cette attitude d'autant plus inacceptable quand on sait les avantages que tirent la France et les autres Etats occidentaux de leurs rapports économiques avec notre pays, depuis toujours, avantages mutuels par ailleurs".

Il affirmait que l'Afrique saurait trouver assurément "des partenaires plus respectueux de la dignité de ses peuples et de la souveraineté de ses Etats".

Libreville faisait manifestement allusion à des pays non européens comme la Chine, laquelle, depuis quelques années, courtise les pays africains en leur fournissant une aide financière s'élevant à des milliards de dollars.
Gérard Bon

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Cécilia ex-Sarkozy se marie avec Richard Attias à New York ce week-end
AFP - Jeudi 20 mars, 18h54NEW YORK (AFP) -

Cécilia Ciganer-Albéniz, ex-épouse du chef de l'Etat français Nicolas Sarkozy, va se marier dimanche à New York avec le publicitaire Richard Attias, a annoncé jeudi une source proche du couple au site francophone "French morning".

Les journalistes du site destiné à la communauté des expatriés français à New York, généralement bien informé, avaient déjà publié l'information il y a deux semaines, et attendaient jeudi d'ultimes détails en provenance de Milan sur les tenues de mariage.

La maison de mode milanaise Versace avait annoncé le 5 mars dernier que le couple avait choisi le célèbre couturier, révélant par la même occasion la date du mariage.

Selon "French morning", une fête privée sera organisée vendredi dans la maison que possède à Greenwich, dans le Connecticut (nord-est), le patron de Publicis Events Worldwide.

Greenwich est classée comme l'une des villes aux plus hauts revenus des Etats-Unis, précise le site.

Samedi soir, Cécilia Ciganer-Albéniz et Richard Attias se rendront à Broadway avec des amis pour assister à la comédie musicale "Mamma mia", a révélé la source proche du couple à "French morning".

Dimanche, après la cérémonie de mariage dont les détails n'étaient pas connus jeudi, le couple a invité 150 personnes, dont beaucoup devaient arriver d'Europe, pour une fête au Rockefeller Plazza en plein coeur de Manhattan, a précisé à "French morning" la même source.

Des rumeurs circulaient depuis plusieurs semaines sur le remariage de l'ex-première dame de France avec le publicitaire, pour qui elle avait déjà quitté son mari en mai 2005.

Cécilia et Nicolas Sarkozy avaient divorcé en octobre dernier, après onze ans de mariage. Le chef de l'Etat français s'est remarié le 2 février dernier avec Carla Bruni, chanteuse et ex-mannequin.

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IL Y A 40 ANS, MAI 68 Mai 68 sur nouvelobs.com NOUVELOBS.COM | 22.03.2008 | 10:13

Du 22 mars au 30 juin, le site du Nouvel Observateur vous fait vivre, quarante ans après, l'actualité de 1968 au jour le jour.

Etudiants, enseignants, ouvriers ensemble, tous ensemble, la grève générale, les manifestations, les barricades et puis, aussi, toutes ces silhouettes : celle tutélaire de Jean-Paul Sartre, celle rassurante de Pierre Mendès-France, celle indomptable de Daniel Cohn-Bendit, celle vacillante du général de Gaulle…

Un mois, deux mois pendant lesquels tout aura été possible. Pour réinventer l'éducation, le travail, la politique et la vie.

Du 22 mars, quand est né le Mouvement du même nom, à la fin juin 1968, après les "législatives de la peur", nouvelobs.com a décidé de vous offrir le Quotidien de 1968, exclusivement consacré à l'actualité du jour… il y a quarante ans.

On vous parlera donc aussi bien du Printemps de Prague que des prostituées chassées des hôtels de Paris, du nouveau roman de Françoise Sagan, de la nouvelle R16, de la dernière pièce d'Ariane Mnouchkine. Bref, de l'époque telle qu'elle était vécue.

Et ainsi, petit à petit, vous entrerez progressivement, avec nous, dans ce qu'on appellera plus tard "les événements".

Mieux, au-delà du Quotidien, nouvelobs.com propose, tous sites réunis [Temps réel, Obstyles, BibliObs, TéléObs, CanaObs, ParisObs] une série d'entrées complémentaires. Pour mieux situer, informer, divertir.

Elément central : une Google Map chronologique et interactive des événements à Paris et dans toute la France.

Mais aussi, en vrac : la liste des meilleurs livres parus cette année là, les tubes du hit-parade de Salut les copains, les vidéos des barricades et de la répression policière, la mode années 60, les programmes télé du jour, les fameux slogans qui ont fait Mai 68, les dates, les lieux, les personnages qui ont marqué le mouvement.

Et, enfin, les témoignages.

Il y a les vôtres –déjà plus de 300 personnes ont répondu à notre "appel à témoins".

Il y a les nôtres : plusieurs journalistes du Nouvel Observateur racontent le souvenir, l'anecdote qui les a le plus marqués.

Bien entendu, tout ceci est perfectible, amendable, tout ceci est à compléter, est à parfaire.

Ce n'est qu'un début. N'hésitez pas à nous écrire, pour signaler un oubli, une erreur, ou même, tout simplement, pour donner votre avis.
Patrick Fiole

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Euronews France 23/03 13:07 CET Un mariage qui fait couler de l'encre aux Etats Unis

C'est celui de l'ex première dame de France, Cecilia Ciganer Albeniz et de l'américain Richard Attias.
Le grand jour c'est ce dimanche avec un mariage dans une synagogue puis une fête au Rockefeller Center, symbole de l'opulence américaine situé au coeur de New York.
Les journaux qu'ils soient people ou plus sérieux ne parlent que de ça depuis 3 jours, qualifiant ce mariage de guerre ouverte entre Cécilia et son ex époux, le président Nicolas Sarkozy.
Mariages, tromperies, divorces et bling bling, tous les ingrédients d'un bon soap sont réunis, à la plus grande joie des média franco-américains.

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Cécilia et Richard Attias : Mariés ! Par Purepeople.com Pure People - 24 mars 2008 9h15

C'est à 19H00 (23H en France) que le mariage de Cécilia ex Sarkozy et Richard Attias a été célébré au Rainbow Room, un joyau Art Déco situé au 65 ème étage du Rockfeller Center, au cœur de Manhattan. (voir news)

Le couple était arrivé vers 17H3O, dans des limousines aux vitres teintées qui s'étaient engouffrées directement dans le parking souterrain de l'immeuble, pour se soustraire aux nombreux photographes.
Les 148 invités sont arrivés en bus spécialement affrétés pour la cérémonie, et d'autres à pied.
Purepeople peut vous révéler que Cécilia portait une magnifique robe blanc-ivoire crée par Versace.
Elle était visiblement très émue.Une chorale de gospel « La Harlem Gospel Choir » a chanté pendant la cérémonie.

Comme nous l'avions écrit, il n'y a eu aucune cérémonie religieuse.

Après le coktail et le diner de gala, Cécilia et Richard Attias ont ouvert le bal.
La fête s'est terminée à 1H du matin.

Un brunch très décontracté aura lieu aujourd'hui dans la propriété de Richard et Cécilia Attias, à Greenwich, qui mettra fin aux trois jours de festivités — une tradition marocaine, pays dont Richard Attias est originaire.

Samedi soir, le couple et leurs proches avaient diné au trés branché steak house Gallagher's, avant de se rendre à la représentation de la comédie musicale Mamma mia sur Broadway. ( voir news)
A la fin du spectacle, Andy Kelso , un des artistes du show a salué le couple par " Et toutes mes félicitations à Cécilia et Richard" !
M. et Mme Attias seront de retour en France au milieu de la semaine.

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Libération, 24 mars 2008, p. 6 Après Jacques Martin et Nicolas Sarkozy, Cécilia Ciganer - Albéniz a épousé ce week-end à New York le publicitaire Richard Attias. Trois mariages et un an d'errements

Sachant bien entendu que c'est une information qui n'intéresse personne, signalons néanmoins que ce week-end, à New York, Cécilia Maria Sara Isabel Ciganer-Albéniz s'est mariée avec Ricbard Attias.
Mais si, cherchez bien, vous la connaissez. Elle fut un temps cette première dame de France qui ne voulait pas l'être et qui divorça le 15 octobre.
Lui était en couverture du numéro de Paris Match du 25 août 2005 -avec Cécilia Sarkozy-, qui valut sa place au directeur du magazine.

Patron de Publicis Events Ricbard Attias a organisé des événements prestigieux.
Il a concocté en novembre 2004 le show du congrès UMP du Bourget.
Aujourd'hui président et co-actionnaire de Publicis­Live, il a géré le sommet de Davos et la rencontre des prix Nobel à Pétra, en Jordanie (Cécilia adore Pétra et son ex-mari aussi, qui s'y promena depuis avec Carla Bruni ... ).

Richard Attias s'est occupé mi­ mars du sommet de la Conférence islamique à Dakar. Sa future l'y accompagnait.
Selon Rue89 (Internet s'intéresse beaucoup à cette histoire), elle en a profité pour proposer aux journalistes de Paris Match de couvrir son mariage. Le magazine du groupe Lagardère a refusé cette exclusivité alléchante. Allez savoir pourquoi.

Liste.

Quoi qu'il en soit, le mariage a eu lieu ce week-end, comme l'avait annoncé en avant-première, le 5 mars, la maison Versace, qui a habillé les époux. Cette annonce prématurée a chiffonné lesdits fiancés, qui ont songé quelque temps à changer de tailleur. Finalement, Versace New York n'aura pas travaillé pour rien.
Quant à la liste de mariage, c'est au Bon Marché, à Paris, qu'elle a été déposée. Ça, c'est un scoop de Bakchich.info signé Laurent Léger (coauteur chez Flammarion de la bio de référence de Cécilia ex­Sarkozy).
Une petite liste de 20 000 euros, avec des verres à eau à 20 euros pièce et de belles taies d'oreiller à 160 euros.

Paparazzi.

Bon, mais le mariage alors? Eh bien dans la grande tradition marocaine (Richard Attias est marocain), il a duré trois jours.

Signalons en passant que pendant ce temps, Nicolas Sarkozy et Carla Sarkerzy-Bruni sont allés passer trois jours ... au Maroc. A Marrakech plus exactement. Un voyage privé dans un petit palais discret. Pendant que là-bas, de l'autre côté de l'Atlantique c'était la fête. Rien à voir avec le discret mariage du 2 février à l'Elysée.

Vendredi, ça a commencé avec une tète dans la villa de Richard Attias à Greenwich, Connecticut.
Samedi, le programme est resté soft: dîner des futurs et de leurs amis dans un restau à viande de Manhattan et spectacle sur Broadway (la comédie musicale Mamma Mia).
A l'entrée du théâtre il y avait une foule de photographes, que les fiancés ont salués.

Ostensiblement Hier c'était le grand jour.
Dans la très chic Rainbow Room, au 65e étage du Rockefeller Center, se pressaient 148 invités.
Rachida Dati, David Martinon et Isabelle Balkany ont décliné. Etonnant, non?
Depuis un mois les paparazzi sont sur les dents. Fin février les photographes ont déjà shooté 1es fiancés (Forget Paris, Boryour New York, titrait le New York Post).

Cécilia, comme d'autres «ex» célèbres, telles Lady Diana ou Jackie Kennedy, doit se préparer dans les mois qui viennent à jouer au chat et à la souris avec les chasseurs de scoops.
On dit qu'elle veut s'investir dans l'humanitaire. Elle aura besoin de visibilité pour soutenir ses actions. Mais pas trop. Elle souffrira certainement de la pression des journalistes people. Air connu ... D.Py (avec AFP)

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L'"effet Villepin" profite à Napoléon
LE MONDE | 20.03.08 | 16h34 • Mis à jour le 20.03.08 | 16h35

Dominique de Villepin a vendu sa collection privée sur Napoléon, le 19 mars 2008, à Paris : soient plus de 350 livres et manucrits.

Il y a eu un "effet Villepin" à Drouot, mercredi 19 mars. La vente aux enchères de la bibliothèque impériale de l'ancien premier ministre a totalisé 1,2 million d'euros (avec les frais), soit plus du double de l'estimation initiale (entre 400 000 et 500 000 euros).

Plus de 300 documents historiques, de la fin de l'Ancien Régime jusqu'à l'Empire et l'exil de Napoléon à Sainte-Hélène, ont trouvé preneur : livres, almanachs, lettres de l'Empereur à Cambacérès, correspondances de Chateaubriand, Murat, Talleyrand, etc. "Bibliothèque de lecture avant tout, la collection de Dominique de Villepin est aussi celle d'un bibliophile privilégiant les premières éditions, les tirages sur grand papier. (...) Elle témoigne d'un goût marqué pour les exemplaires de choix, le plus souvent en reliure du temps", résume la maison Pierre Bergé et associés, organisatrice de la vente.

Dans la préface du catalogue, M. de Villepin explique qu'il se sépare "sans nostalgie" de sa collection. L'auteur des Cent jours ou l'esprit du sacrifice (éd. Perrin, 2001) et du Soleil noir de la puissance (2007) vient de terminer deux autres tomes. "La publication prochaine de deux volumes sur la fin de l'Empire et Sainte-Hélène achève mon exploration politique de la période napoléonienne", ajoute M. de Villepin, aujourd'hui avocat, qui souhaite se consacrer au tournant des XVe et XVIe siècles.

Maroquins bleu nuit, rouge pourpre, flamme ont défilé sous les yeux du public entassé dans une petite salle : des collectionneurs, des curieux, des fonctionnaires venus pour "observer ou acheter si l'occasion se présente", etc. Assis dans un coin de la salle, un monsieur moustachu, cigare au bec, note attentivement tous les prix. Jacques Benelli, expert près la cour d'appel de Paris en livres anciens et modernes, lève la tête et assène son verdict : "C'est bien au-dessus des sommes habituelles. S'il n'y avait pas le nom de Villepin, sans doute les prix ne monteraient pas autant."

Une "rare édition originale" du pamphlet de l'abbé Sieyès, Qu'est-ce que le Tiers-Etat ?, a été vendue 3 000 euros (estimé entre 1 500 et 2 000 euros). Et 5 200 euros pour L'Ancien Régime et la Révolution de Tocqueville, avec autographe signé de l'auteur. Les Lettres de Napoléon à Joséphine, de 1796 à 1813, s'envolent à 2 400 euros, quatre à six fois plus que l'estimation. Le sommet a été atteint par un Mémorial de Sainte-Hélène de Las Cases, enrichi de lettres manuscrites de Napoléon ou de Wellington : 32 000 euros.

Quelques pièces ont été préemptées par des institutions : le Musée Napoléon de Fontainebleau s'est porté acquéreur d'un almanach royal, avec reliure aux armes d'Eugène de Beauharnais, vice-roi d'Italie et fils de Joséphine (11 000 euros), et d'un essai contre Napoléon. La Bibliothèque nationale de France a acheté une édition rare de trois nouvelles de Joseph Fiévée, conseiller de Bonaparte puis préfet de la Nièvre. La direction des Archives de France n'a pas laissé filer le décret manuscrit de Napoléon, portant élévation au titre de comte et de baron, signé par Napoléon (28 000 euros). Après la vente, la maison Bergé a indiqué que Dominique de Villepin lui en faisait don.
Clarisse Fabre

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LEXPRESS.fr mercredi 26 mars 2008, mis à jour à 14:09 Diplomatie Sarkozy à Londres pour plaider "l'Entente amicale"

Le Royaume-Uni a déroulé ce mercredi le tapis rouge pour Nicolas Sarkozy et son épouse Carla, qui ont entamé en fin de matinée une visite d'Etat de deux jours avec l'espoir affiché de lancer une "nouvelle fraternité franco-britannique".

Nicolas Sarkozy a entamé une visite d'Etat de deux jours au Royaume-Uni, pivot de la "Carte du Tendre" stratégique et diplomatique que le président français souhaite tracer en Europe pour s'affranchir d'une relation ombrageuse avec l'Allemagne.

"J'aime les Anglais. J'ai toujours pensé la même chose, que le Royaume-Uni et la France devaient se faire confiance", déclare-t-il dans une interview diffusée sur la BBC.

"Je n'ai jamais réduit la politique européenne de la France à la seule amitié avec nos amis allemands. L'axe Paris-Berlin, c'est fondamental mais ce n'est pas suffisant", souligne-t-il, plaidant pour une "Entente amicale" 104 ans après l'"Entente cordiale".

"THE KING OF BLING"

Cette "Carte du Tendre", les Britanniques la dessinent aussi à leur manière à l'occasion de la visite d'un dirigeant français qui suscite autant un intérêt politique que "people", notamment depuis son mariage avec Carla Bruni, qui l'accompagne.

La précédente visite d'Etat française remonte à la venue de Jacques Chirac en 1996.

Sur la terre de Guillaume le Conquérant, on apprécie Nicolas Sarkozy en contrepoint de son prédécesseur, dont l'atlantisme tiède froissait, et on goûte la présence de Carla Bruni, qui fit le miel des gazettes pour avoir fréquenté les chanteurs britanniques Mick Jagger et Eric Clapton.

Plusieurs journaux britanniques publient mercredi en pages intérieures un nu de l'ancien mannequin, réalisé en 1993 par le photographe Michel Comte, qui sera mis aux enchères en avril chez Christie's à New York.

Le Sun publie la photo dans son intégralité tandis que le Daily Mail, notamment, masque le buste de Carla Bruni d'un bandeau aux couleurs du drapeau français avec la mention "censored" - "censuré".

"The King of Bling" ("Le roi du clinquant"), comme aiment à le surnommer les tabloïds du royaume, était attendu au château de Windsor par la reine Elizabeth II et le prince Philip avec l'apparat prévu pour un déplacement de ce niveau, notamment un trajet en landau jusqu'à la résidence royale.

"J'ESPÈRE QUE VOUS APPRÉCIEREZ L'HABIT"

Le Royaume-Uni n'organise que deux visites d'Etat par an. Les télévisions et radios britanniques se sont mobilisées pour couvrir l'événement - certaines en direct.

Nicolas Sarkozy entend tirer profit de ce "privilège rare" pour poser à l'international le nouvel acte "présidentiel" de son quinquennat - plus de réserve, de sobriété, de hauteur. En clair, moins de "bling" pour reconquérir une opinion française défiante et parfaire sa "mue" sur la scène diplomatique.

Le chef de l'Etat avec la Reine Elizabeth sur la route du Château de Windsor(© Darren Staples/Reuters)

"S'il y a un problème de style, j'espère que vous apprécierez l'habit que j'ai fait faire pour la soirée royale", plaisante-t-il sur la BBC.

Nicolas et Carla Sarkozy ont été accueillis à leur arrivée à l'aéroport d'Heathrow par le prince Charles et son épouse Camilla. Ils ont ensuite pris la route de Windsor.

Après un déjeuner à l'invitation de la reine et une rapide visite des collections d'oeuvres d'art du château, le président français était attendu au palais de Westminster où il prononcera un discours devant les deux chambres du Parlement. Un dîner d'Etat était prévu dans la soirée au château de Windsor.

Nicolas Sarkozy, qui sera accompagné de onze ministres, entrera dans le vif du sujet jeudi en présidant aux côtés du Premier ministre britannique Gordon Brown un sommet bilatéral, dans le cadre inattendu du stade d'Arsenal, club de football où évoluent cinq joueurs français sous la houlette d'Arsène Wenger.

Les deux dirigeants évoqueront les dossiers qui attendent la présidence française de l'Union européenne (environnement, défense, politique agricole commune, immigration...), les turbulences financières, la réforme des institutions internationales, la coopération dans le nucléaire civil, mais aussi la politique étrangère, la Chine au premier chef.

Gordon Brown a annoncé qu'il recevrait le dalaï-lama en mai à Londres. Nicolas Sarkozy, dont la réserve face à la répression au Tibet a été critiquée, a déclaré mardi que la France ne "ferme la porte à aucune possibilité", y compris le boycottage de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques, le 8 août.

Au chapitre financier, les services de Gordon Brown ont précisé que la France et le Royaume-Uni appelleraient de nouveau à une plus grande transparence sur les marchés en demandant aux banques la publication exhaustive et sans délai de leurs dépréciations dues à la crise. Depuis novembre, leurs pertes ont atteint 125 milliards de dollars (81 milliards d'euros).

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Sarkozy à Londres: annonce de renforts militaires français en Afghanistan
Par Philippe ALFROY AFP - 27 mars 2008 18h30 LONDRES (AFP) -

Le Royaume-Uni a déroulé mercredi le tapis rouge pour Nicolas Sarkozy et son épouse Carla, qui ont entamé en fin de matinée une visite d'Etat de deux jours avec l'espoir affiché de lancer une "nouvelle fraternité franco-britannique".

Lors d'un discours prononcé devant les deux chambres du Parlement britannique réunies au palais de Westminster, Nicolas Sarkozy a annoncé qu'il proposerait la semaine prochaine, lors du sommet de l'Otan à Bucarest, un renforcement de la présence militaire de la France en Afghanistan.

"La France a proposé à ses alliés de l'Alliance Atlantique une stratégie pour permettre au peuple afghan et à son gouvernement légitime de construire un avenir de paix", a déclaré M. Sarkozy, sans préciser l'importance de ces renforts Si ces propositions sont acceptées, la France proposera, lors du sommet de Bucarest, de renforcer sa présence militaire", a-t-il ajouté.

"Nous ne pouvons pas accepter un retour des talibans et d'Al Qaïda à Kaboul. La défaite nous est interdite, même si la victoire est difficile", a-t-il justifié lors de ce discours, prononcé au premier jour d'une visite d'Etat de trente-six heures sur le sol britannique.

A leur arrivée à l'aéroport londonien de Heathrow, le couple présidentiel a été accueilli par le prince Charles et son épouse Camilla.

Le fils de la reine Elizabeth II a baisé la main gantée de Mme Bruni-Sarkozy, habillée d'un ensemble gris avec petit béret assorti, d'une élégance évoquant l'ancienne première dame américaine Jackie Kennedy selon plusieurs médias.

Le couple français s'est ensuite rendu par la route jusqu'aux abords de la ville de Windsor, à une quarantaine de km à l'ouest de Londres, où il a été accueilli par la reine et son époux le prince Philip.

Le président a serré la main que lui tendait la reine, échangeant quelques mots, puis son épouse a salué la souveraine d'une petite révérence.

Elizabeth II a déployé toute la pompe royale réservée aux invités de marque: le président français a ainsi parcouru les derniers kilomètres grimpant vers le château de Windsor à ses côtés à bord d'un carrosse, tandis que son épouse Carla partageait un autre carrosse avec le prince Philip.

Quelques milliers de curieux s'étaient massés derrière les barrières menant au château pour les saluer.

"Elle était si belle", s'est extasiée Suzanne Crooke après le passage de la Première dame de France, qui a salué la foule en souriant. "C'est tellement impressionnant", a-t-elle ajouté, tandis que sa fille Mary-Katherine, "toute excitée", jurait d'aller raconter la scène à son professeur de français.

Plusieurs médias britanniques ont profité de l'occasion pour publier une photographie en noir et blanc de l'ancien mannequin nue, les mains croisées sur son intimité, prise en 1993, devant être vendue aux enchères en avril par Christie's à New York.

Lors d'un entretien à la BBC radio mercredi matin, le chef de l'Etat a appelé de ses voeux une "nouvelle fraternité franco-britannique", une entente qui passerait de "cordiale" à "amicale".

"Oui, j'ai l'ambition de travailler avec les Anglais, main dans la main, contre personne. Cela ne remet pas en cause la nécessité d'un axe Paris-Berlin. Cela la complète, voilà la vérité des choses", a-t-il estimé.

Devant les députés, le Premier ministre Gordon Brown a prédit des échanges "constructifs" avec M. Sarkozy, qu'il doit retrouver jeudi matin dans le cadre du sommet franco-britannique au stade Emirates dans le nord de Londres.

"L'Entente cordiale entre dans une nouvelle ère (...) mais cela implique que la Grande-Bretagne soit au centre de l'Europe et non pas isolée", a déclaré M. Brown, en plein débat parlementaire sur la ratification du traité de Lisbonne.

Dans un entretien au quotidien Le Monde, M. Brown a déclaré travailler "en tandem" avec M. Sarkozy à la réforme de l'ONU, du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale.

Mercredi soir, M. Sarkozy et son épouse retourneront à Windsor où la reine les régalera d'un banquet d'Etat au cérémonial rigoureux: le moindre faux-pas, la moindre entorse au protocole soulèverait d'indignation de nombreux sourcils royaux, et ne manqueraient pas d'être abondamment commentés jeudi.

Après une première journée avant tout protocolaire, cette visite d'Etat --la première depuis celle de Jacques Chirac en 1996-- prendra jeudi une coloration plus politique avec le premier sommet bilatéral depuis l'accession au pouvoir de MM. Sarkozy et Brown l'an dernier. Au menu: OTAN, Afghanistan, coopération nucléaire, défense européenne et immigration notamment.

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L'Express, 27 mars 2008, p. 26 Israël cherche candidats •••

Le nombre de juifs français qui s'installent en Israël serait en chute sensible depuis quelques mois.
Fondée par un ex - respon­sable de la promotion en France de l'immigration vers Israël, Infolive.tv, la « télévision en direct de Jérusalem 24 h/24 », veut y remédier: le média estime que 1,5 million de citoyens français peuvent invoquer le droit au retour, qui stipule que peut immigrer celui qui possède au moins un grand-parent juif.

Et d'insister: « Le nouveau couple présidentiel Sarkozy-Bruni répond, par exemple, à ce cas de figure. »

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tsrinfo.ch vendredi 28 mars 2008 27.03.2008 19:46 Carla Bruni-Sarkozy s'engage pour la cause des femmes lors de son premier discours officiel

Lors de cette visite (à Londres), Carla Bruni-Sarkozy a tenu son premier discours officiel.
La Première dame a appelé les femmes à se mobiliser pour aider les mères qui, dans les pays les plus pauvres, meurent en mettant leur enfant au monde.

L'ex-top model s'est exprimée d'un ton assuré devant 150 personnes.
Lors d'un déjeuner organisé par l'épouse de G.Brown, la chanteuse a regretté le fait que "le moment le plus intense et le plus merveilleux de la vie puisse se transformer en tragédie".

N.Sarkozy a lui jugé que son épouse a fait honneur à la France pour sa sensibilité, son humanité, ses convictions. (SWISS TXT)

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Dati s'installe à la mairie du VIIe arrondissement de Paris
Claire Bommelaer lefigaro.fr 28/03/2008 | Mise à jour : 20:55 |

Pour Rachida Dati, cette victoire est une revanche qui lui permet de gagner ses galons d'élue de terrain.
Le garde des Sceaux justifie les dépenses de son ministère.

Samedi, Rachida Dati, ministre de la Justice, va faire ses premiers pas de maire du VIIe arrondissement de Paris, après une élection de pure forme par les conseillers d'arrondissement.

Sa liste a été élue avec 57,69 % des voix au second tour, au terme d'une campagne relativement difficile : une partie des habitants n'ont pas apprécié cette candidate «parachutée» par Nicolas Sarkozy, issue de l'immigration qui plus est.
Pour Dati, cette consécration est aussi une revanche. Elle permet à cette nouvelle venue en politique de gagner ses galons d'élue de terrain.

Après avoir ceint l'écharpe tricolore, elle devrait réaffirmer l'ensemble de ses engagements de campagne, dont la rénovation du Champ-de-Mars, l'aménagement de l'esplanade des Invalides ou le développement des aides familiales.
Le ministre a prévu de tenir une permanence le samedi et de consacrer deux demi-journées par semaine à sa mairie. Pendant la campagne, Rachida Dati s'était appuyée sur une partie de l'équipe sortante, dont l'ancien maire Michel Dumont.
Ce dernier, au début, avait gardé l'espoir de conserver son fauteuil. D'autant plus que la ministre a mis du temps à annoncer ses intentions.

Frais de réception

Depuis, elle a rectifié le tir et fait même savoir qu'elle «était prête à jouer un rôle dans la droite parisienne». Certains en ont conclu qu'elle briguerait la tête du groupe UMP Paris dans l'immédiat, ce qu'elle a démenti. «Disons que je jouerai mon rôle d'opposant», lance-t-elle.

Mais son élection de maire arrive au moment même où Rachida Dati fait l'objet de rumeurs sur ses dépenses en tant que garde des Sceaux. Le site Internet MediaPart affirme que son ministère a déjà dépensé près des deux tiers de son budget, en plus d'une rallonge de 30 % accordée en 2007.

Contestant la proportion il s'agirait plutôt de la moitié du budget, l'entourage du ministre explique cette envolée par des frais de réceptions officielles, notamment les cérémonies de vœux ou la réunion des ministres de la Justice des pays francophones.
«Toutes les dépenses étaient légales et légitimes, et l'enveloppe globale sera respectée d'ici à la fin de l'année», expliquait, hier, le porte-parole de la ministre.

«Je fais des réformes : cela nécessite d'ouvrir les portes de mon ministère à tous les acteurs de la justice», se justifie Rachida Dati.

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ARCHE DE ZOE Les 6 Français et 1 Tchadien graciés
NOUVELOBS.COM | 31.03.2008 | 17:53

Les membres de l'association avaient été condamnés en décembre au Tchad à huit ans de travaux forcés pour avoir tenté d'exfiltrer 103 enfants vers la France. Ils avaient été rapatriés après leur jugement par la justice tchadienne.

Les six Français de L'Arche de Zoé condamnés en décembre au Tchad pour avoir tenté d'exfiltrer 103 enfants vers la France, ainsi qu'un intermédiaire tchadien, ont été graciés, lundi 31 mars, par le président tchadien, Idriss Deby Itno, selon deux décrets publiés à N'Djamena.
"Il est accordé une grâce présidentielle au six Français membres de L'Arche de Zoé", selon un premier décret signé par le chef de l'Etat.

Les six Français purgent une peine de huit ans de prison en France, où ils ont été transférés après leur jugement.
Le second décret concerne le Tchadien Mahamat Dagot, un chef de quartier de Tiné, ville frontalière du Soudan, condamné à quatre ans de prison pour "complicité de tentative d'enlèvement d'enfants".
La dernière personne condamnée dans cette affaire, Souleïmane Ibrahim Adam, un Soudanais qui a servi d'intermédiaire dans la région tchadienne d'Adré, n'a pas été gracié "car il n'en a pas fait la demande", a déclaré le ministre tchadien de la Justice, Albert Pahimi Padacké.

Ecroués à Fresnes

Le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) tchadien avait rendu vendredi un "avis favorable" à la demande de grâce des ressortissants français condamnés en décembre dernier au Tchad à huit ans de travaux forcés pour tentative d'enlèvement de 103 enfants.

Les six Français avaient été arrêtés le 25 octobre dernier à Abéché (est) alors qu'ils s'apprêtaient à faire embarquer dans un avion pour la France les 103 enfants âgés de un à dix ans, présentés à tort comme des orphelins du Darfour.

Idriss Déby s'était dit "prêt à pardonner" les condamnés de l'Arche de Zoé si la France en faisait la demande. Dès le lendemain, des demandes de grâce avaient été transmises à l'ambassade de France à N'Djamena. Les six condamnés ont été rapatriés en France fin décembre dernier pour y purger leur peine, transposée dans le droit français à huit ans de prison. Ils sont depuis écroués à la prison de Fresnes, dans la banlieue sud de Paris.

"Une pensée pour les enfants"

"C'est une nouvelle que je viens d'apprendre avec plaisir et soulagement. Je dirais que la sagesse a prévalu", a déclaré Me Mario Stasi, avocat de Nadia Mérini, interrogé par l'Associated Press. Sa cliente est actuellement détenue à l'hôpital de Villejuif. Selon l'avocat, sa cliente "sera heureuse de recommencer son métier d'infirmière" et aura "une pensée pour les enfants" que l'association avait voulu ramener en France.

"Ils ont fait six mois de détention, c'est six mois de trop", a estimé Me Céline Lorenzon, avocate d'Eric Breteau qui considère cependant que cette décision était déjà écrite. Ce décret de grâce arrive à point nommé, selon elle, car Eric Breteau était "au bout de ses forces. Pour lui seul, il aurait trouvé les forces mais pour les autres, il n'en pouvait plus", a-t-elle ajouté.

Quatre des six membres de l'Arche de Zoé ont été mis en examen en France dans le cadre de l'enquête française ouverte pour "escroquerie", "aide au séjour irrégulier de mineurs étrangers en France" et "exercice illicite d'intermédiaire en vue de l'adoption ou d'un placement d'un enfant". (Avec AFP et AP)

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Arche de Zoé: Fillon aurait menti
Selon «Le Figaro», la France s'est engagée à payer les 6,3 millions d’euros de dommages et intérêts dus par les six Français de l’Arche de Zoé. Contrairement aux affirmations de François Fillon, hier.
Liberation.fr (avec source AFP) LIBERATION.FR : mercredi 2 avril 2008

François Fillon, hier matin, sur France Inter: «Bien sûr, la France n'a rien payé.» Ce matin, affirmation contraire du Figaro: «La France devrait payer les 6,3 millions d'euros dus solidairement par les six Français de l'Arche de Zoé pour indemniser les familles des 103 enfants», révèle le journal, qui publie un fac-similé d'un courrier du gouvernement tchadien, en date du 28 décembre 2007.

Le ministre tchadien de la Justice a adressé, hier, une nouvelle lettre à la garde des Sceaux, Rachida Dati, par l'intermédiaire de l'ambassade de France à N'Djamena, pour rappeler les engagements du gouvernement français, croit savoir le quotidien.

Dans ce courrier, selon Le Figaro, il est précisé que «la compétence d'exécution de la décision de justice tchadienne a été transférée à la France, qui, seule, garantit l'effectivité du paiement des intérêts».

Le 28 décembre 2007, Albert Pahimi Padacké, ministre tchadien de la Justice, écrivait: «nous marquons notre accord pour leur transfèrement vers la France en vue d'y purger leur peine.» «Ce transfèrement n'éteignant pas le paiement des dommages et intérêts, il est entendu que l'Etat requerrant garantit l'effectivité du paiement des dits intérêts civils», poursuivait le ministre dans la lettre que s'est procurée Le Figaro.

Hier, le Premier ministre, François Fillon, a pourtant fermement exclu que la France s'en charge: «Il est hors de question que le contribuable français paie 6 millions d'euros pour des erreurs que la France n'a pas commises.» Joint au téléphone par Le Figaro, Albert Pahimi Padacké a réitéré sa demande. Le ministre tchadien de la Justice explique que «les autorités françaises qui ont participé au transfèrement sans jamais contester aucun des termes de cette lettre se sont engagées à respecter cette obligation».

Les six Français de l'Arche de Zoé, graciés par le président tchadien trois mois après leur condamnation, ont été libérés lundi soir des différents établissements pénitentiaires français où ils étaient incarcérés.

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Afghanistan : le PS aura son débat de censure
Guillaume Perrault lefigaro.fr 02/04/2008 | Mise à jour : 12:36 |

À la tribune de l'Assemblée, François Fillon s'est montré très prudent sur le nombre exact de soldats français envoyés en renfort, un chiffre qui devrait être annoncé par le chef de l'État.

La discussion suivie d'un vote devrait avoir lieu mardi ou mercredi prochain. Des députés de la majorité sans allant et dont les ténors ne prennent pas la parole, des députés de gauche très hostiles qui annoncent le dépôt d'une motion de censure : François Fillon semblait un peu seul, mardi, à la tribune du Palais Bourbon, alors qu'il s'efforçait de convaincre l'Assemblée du bien-fondé de l'envoi de «quelques centaines» de soldats français supplémentaires en Afghanistan. «Quatorze de nos soldats sont tombés en Afghanistan depuis décembre 2001, a rappelé l'hôte de Matignon. Tombés pour une certaine idée de la dignité humaine à laquelle le peuple afghan aspire. Tombés pour qu'il n'y ait plus de 11 Septembre.»

Le premier ministre a précisé que seuls 2 300 Français se trouvent actuellement en Afghanistan, sur un total de «61 000 soldats issus de 39 nations» engagés là-bas sous mandat de l'ONU. «Nous nous plaçons entre les Pays-Bas et la Pologne, a argumenté Fillon. La Grande-Bretagne a déployé près de 8 600 hommes, l'Allemagne près de 3 500, l'Italie plus de 2 400.»

Le chef du gouvernement s'est montré très prudent sur le nombre exact de soldats français envoyés en renfort, qui devrait être annoncé par Nicolas Sarkozy au sommet de l'Otan qui s'ouvre aujourd'hui à Bucarest. Alors que le chef d'état-major des armées avait jugé «raisonnable» le chiffre de 1 000 à 1 200 soldats supplémentaires, le premier ministre a déclaré mardi que les renforts «pourraient être de l'ordre de quelques centaines de soldats».

Les députés UMP, assez avares d'applaudissements, n'ont approuvé avec chaleur le premier ministre que lorsqu'il a jugé injuste de parler d'un «enlisement» en Afghanistan. «Les succès sont encore insuffisants et fragiles, mais les efforts de la communauté internationale et du peuple afghan ont commencé à porter leurs fruits», a argumenté Fillon. «Ce pays possède désormais des institutions démocratiques. Depuis 2001, le nombre d'enfants scolarisés a été multiplié par sept, la mortalité infantile a baissé de 26 % et la proportion d'Afghans qui ont accès aux soins est passée de 8 % à 80 %.» Il a donc invité l'Assemblée à soutenir «la persévérance» de la France. «Retirer nos troupes serait le signe que nous n'assumons plus nos responsabilités vis-à-vis de l'ONU et que nous rompons la solidarité qui nous unit à nos plus fidèles alliés.»

«Un affront sans précédent»

Ce plaidoyer n'a pas convaincu le président du groupe PS. Jean-Marc Ayrault a annoncé le dépôt d'une motion de censure qui devrait être discutée mardi ou mercredi prochains. «Le choix de Nicolas Sarkozy d'annoncer l'envoi de renforts français en Afghanistan à l'occasion d'un discours prononcé à Londres devant le Parlement britannique est un affront sans précédent pour notre Assemblée», a tonné le député maire de Nantes. Réclamant un vote sur cette question demande refusée par Fillon , Ayrault a fustigé «cet enlisement dans un conflit sans but et sans fin. La décision du président Sarkozy exposera inutilement la vie de nos soldats». Ayrault a accusé Sarkozy de mettre en œuvre un «alignement stratégique global» de la France sur les États-Unis, qui trahit à ses yeux une «obsession atlantiste» et «bouleverse la nature de l'engagement français en Afghanistan et le consensus national qui l'entourait».

Pour l'UMP et le Nouveau Centre, Bernard Deflesselles (Bouches-du-Rhône) et Philippe Folliot (Tarn) ont exprimé le soutien de leurs groupes. Bernard Kouchner, a ensuite annoncé qu'une conférence internationale sur l'Afghanistan se tiendrait à Paris le 12 juin pour dresser un bilan de la situation et préparer l'avenir. En présence du président afghan Hamid Karzaï, du secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, et de 60 à 80 pays.

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DEFENSE La France devrait réintégrer l'Otan en 2009
Philippe ALFROY jeudi 03 avril 2008, 9h54 | AFP

Le président français Nicolas Sarkozy a programmé jeudi la réintégration complète de la France dans l'Otan pour 2009, après la présidence française de l'Union européenne (UE), et répondu à l'appel de l'alliance en confirmant l'envoi de renforts en Afghanistan. Au deuxième jour du sommet de l'Otan à Bucarest, M. Sarkozy a confirmé que la France pourrait rejoindre le commandement militaire intégré de l'alliance, dont le général de Gaulle avait claqué la porte en 1966.

Il entend profiter de l'occasion du prochain sommet de l'Otan programmé l'an prochain à Strasbourg et Kehl.

Mais à condition que des progrès interviennent d'ici là sur l'Europe de la défense. «Chaque chose en son temps (...) laissons cheminer l'Europe de la défense, et nous continuerons à cheminer vers l'Otan. Je le redis, ce sont les deux en même temps, pas l'un ou l'autre, attendons le sommet (de Strasbourg-Kehl)», a déclaré le chef de l'Etat français.

Dans la version écrite d'un discours distribuée à la presse, Nicolas Sarkozy précisait qu'il souhaitait «prendre les décisions nécessaires pour que la France prenne toute sa place dans les structures de l'Otan» en 2009, «à l'issue de la présidence française de l'Union européenne» (UE) qui s'achève le 31 décembre 2008. Le président français n'a pas lu cette phrase devant ses partenaires, mais l'Elysée a confirmé qu'une décision de réintégration pourrait être annoncée à Strasbourg et Kehl, sur la frontière franco-allemande.

«N'anticipons pas les résultats des discussions sur l'Europe de la défense (...) ce n'est pas une certitude, c'est une possibilité», a-t-on toutefois insisté côté français, réfutant les critiques adressées ces derniers jours par l'opposition sur un «alignement» de Paris sur Washington. Devant la presse, Nicolas Sarkozy a pour sa part insisté à Bucarest sur le changement d'attitude des Etats-Unis qui, comme la Grande-Bretagne, se sont montrés dans le passé très réticents à la relance de l'Europe de la défense par crainte qu'elle ne vienne concurrencer l'Alliance atlantique.

«Le président des Etats-Unis (George W. Bush) a fait ce matin une déclaration sur la nécessité de l'Europe de la défense en complément de l'Alliance qui était, à mon avis, un tournant historique dans la politique des Etats-Unis d'Amérique», s'est-il félicité. «Tout n'est pas réglé sur l'Europe de la défense, mais nous avons levé bien des obstacles», a renchéri un haut responsable français.

Répondant aux sollicitations insistantes des Etats-Unis et du Canada, le président français a par ailleurs confirmé jeudi l'envoi de renforts dans l'est de l'Afghanistan, qu'il a chiffrés à 700 hommes. «J'ai annoncé le renfort de 700 soldats français pour conduire une mission qui accroît la sécurité en Afghanistan et permettra l'afghanisation (des forces militaires engagées dans la lutte contre les talibans) et la reconstruction du pays», a déclaré M. Sarkozy devant la presse.

Selon un haut responsable français, la France ne compte pas pour l'heure déployer en Afghanistan de troupes spéciales. «Je ne vois pas comment nous aurions pu partir, ce qui aurait signifié accepter le retour des talibans et la victoire d'Al-Qaïda», a justifié Nicolas Sarkozy devant la presse.

«A la suite de la décision de la France, un certain nombre d'alliés soit vont maintenir leur contingent, je pense aux Canadiens, soit vont l'augmenter», s'est-il également félicité. Parmi ces pays figurent l'Espagne, l'Australie et «un certain nombre de pays d'Europe de l'Est», dit-on côté français. «Ce sommet est un grand succès pour la France et pour l'Europe, qui y ont pesé et pris une part décisive», s'est réjoui le haut responsable français, «c'est la preuve que plus les Européens sont amis avec les Américains, plus ils peuvent faire avancer l'Europe».

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JO de Pékin: les conditions de Paris samedi 05 avril 2008, 10h54 | leparisien.fr

Dans un entretien au Monde, Rama Yade précise les trois conditions posées par Nicolas Sarkozy pour assister à la cérémonie d'ouverture.

La France pose trois conditions pour que le président Nicolas Sarkozy assiste à la cérémonie d'ouverture, en août, des Jeux olympiques de Pékin, selon l'entretien que Rama Yade a accordé au Monde, qui doit paraître cet après-midi.

«la fin des violences contre la population et la libération des prisonniers politiques, la lumière sur les évènements tibétains et l'ouverture du dialogue avec le dalaï lama», a expliqué la secrétaire d'Etat aux Droits de l'homme.

Le président de la République, ajoute-t-elle, «prendra sa décision au regard de l'évolution des évènements actuels et s'exprimera après avoir consulté nos partenaires européens, car il parlera alors en tant que président en exercice de l'Union européenne».

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Dati fête son élection Le Parisien, 5 avril 2008, p. 35

Maire du VIIe arrondissement de Paris depuis samedi dernier, Rachida Dati a fêté hier son élection avec une quarantaine de personnes dans un restaurant du quartier.

Parmi les convives, Serge Dassault - qui a soufflé à cette occasion ses 83 bougies - et son fils Olivier, et le président du comité de soutien de Dati, l'homme d'affaires Marc Ladreit de Lacharrière.

La ministre de la Justice a reçu une lettre d'époque, signée de la main du premier maire de Paris, en 1789.

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Rachida Dati explose son budget Maud Guillaumin, le samedi 29 mars 2008 à 04:00 Edition France Soir du samedi 29 mars 2008 n°19757 page 6

En trois mois, les deux tiers du budget annuel alloué aux frais de réception du ministère de la Justice ont été dépensés.

Le contrôleur financier du ministère s’en inquiète. Vouloir être à la fois ministre et glamour, comme une star de cinéma, cela coûte cher.

La garde des Sceaux Rachida Dati vient d’en faire l’expérience. Cette dernière a dépensé les deniers de l’Etat sans compter.

Entre réceptions, restaurants et voyages, le site Internet Mediapart affirme que les dépenses de la garde des Sceaux « ont grimpé de manière vertigineuse ».

En décembre 2007, les frais de représentation auraient atteint 270.000 euros : 30 % de plus que le budget initialement alloué. Loin des 200.000 euros de frais de représentation alloué par François Fillon à chaque ministère pour 2008.

Une somme telle que le contrôleur financier du ministère a « rappelé à l’ordre » la ministre sur ses dépenses.

100.000 euros supplémentaires

« Faux », rétorque le porte-parole du ministère, Guillaume Didier. « Toutes les dépenses ont été payées, c’est-à-dire validées, par le contrôleur financier. » Et selon lui, il n’y a pas eu de « prise en charge des dépenses personnelles ».

Guillaume Didier évoque avec tact un « minimum nécessaire pour permettre des raccords de maquillage », dans les dépenses supplémentaires. Rien de plus. Et des réceptions importantes en début d’année.

D’autant que les dépenses n’ont pas toujours le résultat escompté. En témoignent les réactions de la presse britannique, hier. En extase devant l’élégance de Carla Bruni, les tabloïds anglais se sont montrés en revanche critiques face au look de l’autre « Sarko babe » (« nana de Sarkozy »).

Le Daily Mail estime ainsi que la garde des Sceaux a été prise en flagrant délit de « too much va va voom ». En résumé d’en avoir fait trop, en se présentant, lors du dîner d’Etat, les épaules dénudées contrairement aux règles d’usage…

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Nicolas Sarkozy présente 166 mesures pour réformer l'Etat et économiser 7 milliards d'euros
Claire Guélaud LE MONDE | 04.04.08 | 12h39 • Mis à jour le 04.04.08 | 16h12

Le deuxième conseil de modernisation des politiques publiques (CMPP), qui s'est réuni, vendredi 4 avril, sous la présidence de Nicolas Sarkozy, a abouti à l'adoption de 166 mesures destinées à rationaliser les services de l'Etat, à renforcer leur efficacité et celle des politiques publiques.

Cet arsenal de dispositifs va de la réforme annoncée de la politique du logement à la réorganisation territoriale de l'Etat. S'y ajoutent les 96 mesures adoptées le 12 décembre 2007.
Comme l'annonçait Le Monde daté du 3 avril, l'Elysée en attend plus de 7 milliards d'économies "brutes". Une fois restituée aux agents de l'Etat la part qui leur revient (primes, hausses de traitement, pour intéresser les fonctionnaires à la réforme), l'économie nette se situerait entre 5 et 6 milliards d'euros.

A l'issue de ce conseil de modernisation, le deuxième depuis le lancement en juin de la révision générale des politiques publiques (RGPP), le président de la République devait se rendre à Bercy pour installer la nouvelle direction générale des finances publiques (DGFP), confiée à Philippe Parini, ex-receveur général des finances et l'une des chevilles ouvrières de la réforme.

M. Sarkozy devait ainsi saluer le succès de la fusion des anciennes directions générales des impôts et de la comptabilité publique. Envisagée par Dominique Strauss-Kahn, mal engagée par le socialiste Christian Sautter, elle aura finalement été menée à bien par Eric Woerth, ministre du budget et rapporteur du comité de suivi de la RGPP.

Les économies attendues de ces mesures se feront sur trois ans – 2009, 2010 et 2011 – et proviendront pour moitié du non-remplacement d'un fonctionnaire de l'Etat sur deux partant à la retraite. Au total, 105 000 emplois seront supprimés. La réduction des effectifs s'imposera à tous, sans que la règle du un sur deux s'applique nécessairement partout, précisait, jeudi 3 avril, l'Elysée. Le nombre des suppressions de postes à l'éducation nationale, qui emploie près de la moitié des agents de l'Etat, n'est pas encore arrêté.

LOGEMENT, EMPLOI, SANTÉ

La seconde moitié des économies proviendra pour l'essentiel de la révision des grandes politiques d'intervention économiques et sociales, qui mobilisent 464 milliards d'euros par an. Logement, emploi, formation professionnelle, santé, etc. : toutes seront passées au crible et, le cas échéant, rabotées.

Est-ce pour ne pas "braquer" les collectivités territoriales et les partenaires sociaux, impliqués dans ces politiques, et avec lesquels il devra discuter ? Est-ce pour ne pas donner l'impression d'avoir en poche un plan préficelé ? L'Elysée n'a pas précisé, jeudi, comment l'Etat économiserait entre 3,5 et 4 milliards d'euros sur ces politiques tout en récusant tout plan de rigueur pour 2009.

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JO: Rama Yade dément avoir posé des "conditions" à la venue de Nicolas Sarkozy
AP - 5 avril 2008 17h30 PARIS -

La secrétaire d'Etat aux droits de l'Homme Rama Yade a démenti samedi avoir posé des "conditions" à la venue de Nicolas Sarkozy à la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Pékin.

"Je tiens à indiquer que, lors de l'entretien que j'ai donné à un journaliste du 'Monde', pour son édition du 6 avril 2008, le terme de 'conditions' n'a pas été employé", déclare-t-elle dans un communiqué.

"Comme depuis le début de la crise au Tibet, j'ai veillé à exprimer la position de la France en termes précis", ajoute-t-elle. "Le président de la République a déclaré que toutes les options sont ouvertes, qu'il se prononcera, le moment venu, en fonction de l'évolution de la situation au Tibet quant à sa participation à la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques".

Dans le texte de l'entretien publié samedi par "Le Monde", Rama Yade énonçait trois conditions "indispensables" pour que Nicolas Sarkozy assiste à la cérémonie d'ouverture des Jeux de Pékin. Elle citait notamment la fin des violences contre la population et l'ouverture du dialogue avec le dalaï lama. AP

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La claque parisienne, les interrogations du CIO
Le passage à Paris de la flamme olympique a viré à la débâcle pour les autorités chinoises et la police française. Le Comité olympique international envisage d'abandonner, pour les prochains Jeux, le parcours mondial de la flamme.

G. Dh., C.B.,G.J. Libération QUOTIDIEN : mardi 8 avril 2008

Des incidents multiples. Vingt personnes interpellées. La cérémonie à l’Hôtel de Ville annulée. Des scènes grand-guignolesques de policiers en rollers encadrant un bus dans lequel a dû être abritée la flamme olympique.

L’étape parisienne de la torche a tourné au fiasco (pour les organisateurs), à la pantalonnade (pour un service d’ordre pourtant XXL), à la gifle (pour le régime chinois) et à la victoire pour tous ceux, opposants au régime de Pékin de tout poil, qui avaient fait un test de cette journée.

Au premier rang desquels les représentants de la communauté tibétaine et leurs sympathisants. Parvis des droits de l’Homme, au Trocadéro, en face de la Tour Eiffel d’où allait partir la flamme, ils étaient plusieurs centaines, venus de Paris et de province mais aussi de Belgique, des Pays-Bas ou d’Angleterre, portant des T-shirts jaunes «Tibet, we stand by you» ou «gardons les yeux ouverts», mêlés à des militants solidaires de leur cause, quelques stars, des moines birmans ou des militants vietnamiens des droits de l’homme.

«Depuis un mois, la répression au Tibet a fait plus de 140 morts, dénonce Thupten Gyatso, qui préside la communauté tibétaine de France. Il n’y a ni commission d’enquête, ni dialogue avec le dalaï-lama. La Chine est une dictature, un tortionnaire. Aujourd’hui, nous sommes là pour réclamer le changement.»

Pour Reporters sans frontières, la journée est un succès.

Son secrétaire général, Robert Ménard, a dormi sur les tours de Notre-Dame, dont il avait gravi nuitamment la façade. Il a finalement déployé hier après-midi, juste au-dessus de la rosace de la cathédrale, une banderole surmontée d’un drapeau tibétain.

Auparavant, des membres de RSF, omniprésents toute la journée, avaient accroché leur drapeau à la tour Eiffel à laquelle ils se sont enchaînés. «Mission accomplie, se réjouissait hier soir Robert Ménard. Les Parisiens ont montré qu’ils aimaient l’olympisme et les droits de l’Homme.»

Ménard regrettait une nouvelle fois que le Comité olympique français n’ait pas accepté sa proposition de faire accompagner chaque porteur de la flamme d’une personne portant un t-shirt de son organisation. Et maintenant? «On va peser sur les chefs d’Etat des pays occidentaux et, par ricochet, sur la Chine. Il y aura des libérations de dissidents.»

En première ligne de la mobilisation politique, les Verts, dont deux représentants ont payé leur montée au front. Sylvain Garel, conseiller de Paris, a été stoppé par la sécurité alors qu’il tentait de s’approcher de la flamme à la tour Eiffel. Quant à Mireille Ferri, vice-présidente du Conseil régional d’Ile-de-France, elle a été brièvement interpellée alors qu’elle se dirigeait vers le Champ-de-Mars munie d’un extincteur.

Plus tard, en brandissant depuis une fenêtre de l’hôtel de ville un drapeau tibétain et les «menottes olympiques» de RSF, l’adjoint au maire Denis Baupin et cinq autres élus verts, dont le maire du IIe Jacques Boutault, ont réussi un coup d’éclat. Contemplant, lui, le déploiement de CRS devant l’Assemblée, Noël Mamère exerçait son sens de la formule : «L’Etat policier se transporte au pays des droits de l’Homme.»

Suite à ces manifestations, le CIO se réunira cette semaine à Pékin pour discuter d'un éventuel abandon du parcours mondial de la flamme à l'avenir, pour les jeux Olympiques après Pékin. La commission exécutive du CIO, qui se réunit à partir de mercredi dans la capitale chinoise pour trois jours, abordera la question de l'avenir de ce parcours mondial, a déclaré aux journaliste Kevan Gosper, membre de cette commission. En revanche, le parcours actuel devrait se poursuivre, a assuré un membre de la Commission, avec de possibles «ajustements».

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Nathalie Kosciusko-Morizet présente ses excuses à MM. Copé et Borloo LEMONDE.FR avec AFP | 09.04.08 | 16h08 • Mis à jour le 09.04.08 | 17h43

Moins de dix minutes après que le premier ministre, François Fillon, a demandé à Nathalie Kosciusko-Morizet des "excuses publiques", mercredi 9 avril, après ses déclarations dans Le Monde mettant en cause un "concours de lâcheté" dans la majorité, la secrétaire d'Etat à l'écologie s'est exécutée. Dans un communiqué envoyé à l'AFP, Mme Kosciusko-Morizet a souhaité "présenter des excuses à Jean-Louis Borloo et Jean-François Copé". "Les propos qu'on me prête aujourd'hui dans le journal Le Monde ont été déformés", a-t-elle assuré.

"Je comprends d'ailleurs très bien qu'ils aient pu les heurter. Par ailleurs, je suis à la disposition du groupe parlementaire UMP pour m'expliquer et lui témoigner ma solidarité", a ajouté la secrétaire d'Etat, qui avait évoqué dans Le Monde, au sujet de la préparation de la loi OGM, "un concours de lâcheté et d'inélégance entre Jean-François Copé, qui essaie de détourner l'attention pour masquer ses propres difficultés au sein du groupe, et Jean-Louis Borloo, qui se contente d'assurer le minimum".

"EXCESSIF DANS SA FORMULATION"

Lors d'une réunion du groupe UMP convoquée en urgence pour tenter d'éteindre l'incendie, François Fillon, très applaudi, avait exigé des "excuses publiques" de sa secrétaire d'Etat, sans quoi il menaçait d'en "tirer toutes les conséquences". "Je redis toute mon estime et mon affection à Jean-Louis Borloo avec lequel je suis heureuse de travailler", a assuré Mme Kosciusko-Morizet dans son communiqué. Un peu plus tôt, sur France Inter, elle avait regretté "avoir lancé une polémique pareille", et jugé l'article du Monde "excessif dans sa formulation". Reconnaissant qu'elle se trouvait "dans une position difficile", elle avait par ailleurs exclu de démissionner.

Malgré le revirement effectué par Mme Kosciusko-Morizet, le premier ministre ne semblait pas disposé, mercredi, à relâcher la pression sur sa secrétaire d'Etat. Une source proche du gouvernement a indiqué que la venue de cette dernière à un voyage au Japon de M. Fillon – participation qui était initialement prévue – n'était "pas souhaitable" "vu le niveau de la polémique". Mme Kosciusko-Morizet était par ailleurs absente, mercredi après-midi, de la séance des questions d'actualité au gouvernement à l'Assemblée nationale. D'après Matignon, le premier ministre lui a demandé, par téléphone, de ne pas être présente au banc du gouvernement, "dans un souci d'apaisement avec la majorité".

Le bureau politique de l'UMP, mercredi soir, pourrait également voir le feuilleton rebondir. Au cours de la réunion, la nomination de Nathalie Kosciusko-Morizet au poste de secrétaire général adjointe doit théoriquement être entérinée.

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EDUCATION NATIONALE Entre 20.000 et 40.000 lycéens et professeurs ont manifesté à Paris
NOUVELOBS.COM | 10.04.2008 | 18:08

19.000 personnes selon la police et 30 à 40.000 selon l'UNL, défilent dans les rues de Paris pour protester contre les suppressions de postes dans l'éducation. Les lycéens ont reçu le soutien des professeurs et des étudiants de l'UNEF.

Lycéens, enseignants et parents d'élèves, partis vers 13H45 des abords du jardin du Luxembourg, sont arrivés, pour les premiers d'entre eux, peu après 16h00, à la station de métro Saint François Xavier, où ils se dispersaient dans le calme.

Hormis quelques moments tendus en tête de manifestation - mouvements de foule, jets de projectiles contre les forces de l'ordre, utilisation de gaz lacrymogènes par la police - la manifestation s'est déroulée sans incident.

Les manifestants marchaient derrière une banderole sur laquelle on pouvait lire: "suppression de postes, les lycéens mobilisés". Sur une autre banderole était inscrit: "postes, heures supplémentaires, bac pro, statut, salaires pour l'avenir de notre métier, pour l'avenir de tous les jeunes, le ministère doit répondre: il faut un collectif budgétaire".

Le secrétaire général de la FSU (première fédération de l'enseignement), Gérard Aschieri, et le président de l'UNL (1er syndicat lycéen), Florian Lecoultre, étaient en tête du cortège.

Etudiants de l'Unef

"Nous sommes là pour montrer que les lycéens seront encore plus nombreux aujourd'hui pour défendre notre avenir. Nous disons stop à l'hémorragie de postes", a expliqué à l'AFP, Florian Lecoultre.

De son côté, Gérard Aschieri a estimé qu'il se passait "vraiment quelque chose". "Est-ce que le gouvernement est capable de comprendre et d'arrêter de dire que les suppressions de postes c'est insignifiant?", a-t-il demandé.

Alix Nicolet, présidente de la Fidl (deuxième syndicat lycéen), s'est dite "satisfaite d'une belle mobilisation, qui prouve que les lycéens sont conscients des problèmes" dans l'Education.

Des étudiants de l'Unef étaient aussi venus grossir les rangs pour "dénoncer la régression éducative qui se met en place", selon les mots de son président Jean-Baptiste Prévost. "Nous craignons que la politique de rigueur du gouvernement aboutisse à un système éducatif d'une moins bonne qualité", a-t-il dit.

"Une seule suppression: celle du ministre de l'Education", "Lycéens en colère, DarKos à terre" pouvait-on lire parmi les slogans, tandis que des lycéens scandaient "Sarko, t'es foutu, les lycéens sont dans la rue".

Manifestations en province

En province également des manifestations étaient organisées. Ainsi entre 1.200 lycéens, selon la police, et 1.500 selon les organisateurs, ont défilé jeudi après-midi à Lyon. A Toulouse de 1.500 à 3.000 manifestants ont défilé, 200 à Auch. De 5.500 à 9.000 personnes selon la police ou les lycéens ont manifesté jeudi matin à Grenoble où des incidents ont éclaté en fin de défilé.

8.830 suppressions de postes sont prévues à la rentrée prochaine dans l'enseignement public.

Mardi, lors de la quatrième journée de mobilisation, les manifestants étaient entre 8.500 (police) et 25.000 personnes (syndicat Fidl) à Paris. Jeudi les enseignants étaient beaucoup plus nombreux que lors des précédentes manifestations. (avec AFP)

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Lycées - Les casseurs entrent dans la danse
France Soir, le mercredi 9 avril 2008 à 04:00 Edition France Soir du mercredi 9 avril 2008 n°19767 page 9

Les lycéens ont à nouveau manifesté hier à Paris et Grenoble pour protester contre les 11.200 suppressions de postes prévues à la rentrée prochaine.

Ils étaient environ 10.000, selon le syndicat lycéen UNL, à manifester hier après-midi à Paris, et environ 4.000 à Grenoble, selon les organisateurs. « C’est le moment où jamais d’entendre les lycéens, a déclaré Florent Lecoultre, président de l’UNL, on va profiter des vacances pour aller jusqu’au bout et être entendus. Les lycéens sont attachés à un service public d’éducation. » Dans une dizaine de jours, les vacances scolaires commenceront en Ile-de-France, et la mobilisation pourrait bien s’essouffler.

« Des services publics, pas des flics »

A Paris, le cortège est parti peu après 14 heures du jardin du Luxembourg en direction du ministère de l’Education. Des incidents ont éclaté en tête de cortège dès le départ entre les forces de l’ordre et plusieurs dizaines de casseurs.

Dans les Hauts-de-Seine, une vingtaine d’établissements étaient bloqués ou désertés par les départs de lycéens, qui se dirigeaient vers la manifestation parisienne.

Onze lycées et un collège parisiens étaient bloqués partiellement hier matin. Lycéens, professeurs et parents d’élèves sont à nouveau appelés à manifester jeudi dans toute la France par les syndicats lycéens UNL et Fidl et par des syndicats enseignants, notamment la FSU.

Lors de sa visite à Cahors (Lot), Nicolas Sarkozy, venu approfondir hier les idées contenues dans le plan d’économies des dépenses publiques, a rencontré des représentants de lycéens. « Des services publics, pas des flics », « lycéens en colère, on veut pas de cette galère », ou encore « Sarko prend aux pauvres pour donner aux riches », ont-ils scandé.

« Ce pays n’est pas raisonnable »

Hier matin, le ministre de l’Education, Xavier Darcos, a dit « comprendre » les inquiétudes des lycéens quant à leur avenir, mais a qualifié d’« absolument hystériques » les violences qui ont eu lieu vendredi et lundi dernier dans des lycées de Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis), d’Ermont et d’Arnouville (Val-d’Oise).

Des dizaines de casseurs ont pénétré de force dans ces établissements, vandalisant du matériel et s’en prenant violemment au personnel enseignant et administratif. « Ce pays n’est pas raisonnable », a ajouté Xavier Darcos.

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Le gouvernement fait machine arrière sur la Carte famille nombreuse
LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 11.04.08 | 20h15 • Mis à jour le 12.04.08 |

Annoncée morte jeudi, la Carte famille nombreuse ne disparaîtra finalement pas. Mettant fin à une semaine de polémiques dans la majorité et d'annonces contradictoires au sein du gouvernement, Nicolas Sarkozy a annoncé qu'elle serait maintenue.

La décision a été prise à l'issue d'une réunion entre le président de la République, le président de la SNCF, Guillaume Pépy, et des représentants d'associations familiales et de transport. "Je vous confirme que la carte famille nombreuse est maintenue avec l'ensemble des avantages qui y sont aujourd'hui associés et qui ne sont pas tous liés aux transports – piscines, cinéma, offres commerciales privées", a affirmé M. Sarkozy, cité par un communiqué de l'Elysée.

La secrétaire d'Etat à la famille, Nadine Morano, qui la première avait annoncé le remplacement de la carte par des "produits commerciaux" financés par la SNCF, a été chargée de préciser les modalités de l'accord conclu en l'Etat et l'entreprise de transport : si le dispositif reste "financé par l'Etat", la SNCF devra, en contrepartie, "verser davantage de dividendes" à la puissance publique.

ÉLARGISSEMENT DU DISPOSITIF

L'annonce d'un désengagement de l'Etat du financement de la Carte famille nombreuse avait provoqué une vive polémique jusque dans les rangs de la majorité, et une cacophonie entre les ministres concernés par le dossier. Bernard Accoyer et Patrick Ollier avaient pris position contre une telle réforme, tandis que Dominique Bussereau, secrétaire d'Etat aux transports, son ministre de tutelle Jean-Louis Borloo, et Mme Morano multipliaient les déclarations contradictoires.

Nicolas Sarkozy s'est par ailleurs prononcé, au cours de la réunion de vendredi, pour un élargissement des tarifs sociaux de la SNCF à "des situations familiales dignes d'intérêt" qui "ne sont pas prises en compte par le système actuel". Les familles monoparentales et les familles modestes de moins de trois enfants seraient concernées. Le chef de l'Etat a chargé Mme Morano et M. Pépy de "préparer, en concertation avec les associations familiales et d'usagers des transports, des mesures susceptibles de remédier à ces anomalies".

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Couac sur la carte "famille nombreuse" : la politique familiale à l'épreuve 10 avr. 08

PARIS (AFP) — La cacophonie autour de la carte "famille nombreuse", menacée, supprimée, puis sauvée, illustre les difficultés pour le gouvernement à mettre en place une nouvelle politique familiale, à la fois moins coûteuse pour l'Etat et plus centrée sur l'équité sociale.

En se désengageant, dans un premier temps, de la carte "familles nombreuse", pour en laisser la responsabilité à la SNCF, le gouvernement touchait à un symbole et remettait en cause "50 ans de politique familiale", selon les associations familiales.

"Elément essentiel de la politique familiale", selon François Fondard, président de l'Unaf (Union nationale des associations familiales), la carte famille nombreuse doit être financée par l'Etat et non par une entreprise", disait-il.

La polémique, étendue au sein même de la majorité, a contraint Nicolas Sarkozy à un revirement vendredi.

En affirmant que les tarifs sociaux à la SNCF seraient "maintenus", le chef de l'Etat a confirmé qu'ils "relèvent de la politique familiale" et, a-t-il dit, "l'Etat continuera donc à les prendre en charge".

"Il n'a jamais été question de modifier les tarifs sociaux de quelque façon que ce soit", a affirmé le Chef de l'Etat, écartant implicitement toute mise sous conditions de ressources de la carte.

De ce fait, il rassure les associations familiales qui craignaient aussi que ne soit remis en cause le principe "d'universalité" de la politique familiale en France, pays qui affiche (notedt, gràce aux immigrés et issus) un taux de natalité proche de 2 enfants par femme, un des plus hauts de l'Europe vieillissante.

"Le président de la République nous a complètement rassurés", a confirmé François Fondard, président de l'Union nationale des associations familiales, reçu vendredi à l'Elysée.

Mais Nicolas Sarkozy est allé plus loin que ne le demandaient les associations familiales.

Il a en effet étendu aux familles mono-parentales, au nombre d'1,5 million en 1999, le bénéfice de cette carte -qui accorde des réductions substantielles dans les transports notamment- ainsi qu'aux familles modestes de moins de trois enfants.

Il a montré ainsi qu'il se conformait à la nouvelle orientation donnée à la politique familiale, dans le cadre de la Révision générale des politiques publiques du 4 avril, qui "consiste à renforcer la lutte contre la pauvreté".

"L'objectif d'une réduction d'un tiers du taux de pauvreté en cinq ans conduit à privilégier l'objectif de redistribution verticale par rapport à celui de redistribution horizontale", est-il écrit, "cela suppose de questionner systématiquement l'intérêt et l'équité de prestations ou de dispositifs fiscaux".

Cependant, pour tenir l'objectif d'économies que sous-tendait la délégation à la SNCF de la carte familles nombreuses, la SNCF reversera à l'Etat en contrepartie des dividendes supplémentaires, a expliqué la secrétaire d'Etat Nadine Morano.

"L'objectif de la politique familiale n'est plus la natalité", analyse la sociologue Jeanne Fagnani (CNRS), comme ce fut le cas depuis les années 20, "mais la baisse des inégalités sociales et l'aide aux femmes qui travaillent, avec surtout l'objectif de faire des économies".

Selon elle, "le vrai tournant social serait la mise sous conditions de ressources des allocations familiales", une proposition du rapport Attali qui a désormais perdu toute chance d'être appliquée, vu la polémique.

Le Chef de l'Etat en a profité vendredi pour réaffirmer "son opposition", soulignant l'importance qu'a, à ses yeux, la politique familiale exemplaire que mène notre pays".

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25.04.2008 Sarkozy: grand oral réussi Edito Lausanne FM – Vendredi 25.04.08 – 07.50h Je ne sais comment Nicolas Sarkozy écrit, mais à l’oral, il est définitivement excellent.
Le Président, hier soir, face à plusieurs journalistes, dont un Yves Calvi chargé d’une hargne digne d’un plat de champignons mal digéré, a largement réussi son passage télévisé. Non seulement parce que le Président est doué face aux caméras, cela ne suffit plus depuis longtemps. Mais avant tout parce que, sur le fond, il a tenu un discours courageux.

La hargne de Calvi, juste un mot.
Qu’il faille, dans l’interview politique en direct, rester sans concessions, c’est évident. Que Calvi n’aime pas Sarkozy, c’est son droit absolu. Que cette inimitié (ou peut-être la mise en scène de cette posture, pour plaire à ses pairs, à son microcosme) éclate à ce point, dans un média où chaque frisson de sentiment se trahit dans la lumière, ça n’était peut-être pas nécessaire.
Au moins Calvi, lui, a-t-il puissamment existé, là où PPDA, désormais l’ombre de lui-même, semblant comme étranger aux enjeux de l’émission, se contentait de passer les plats.

Retour au Président.
À coup sûr, sa première année déçoit. Les tambours et trompettes du printemps 2007 sont bien loin ; reste la dure, la tenace réalité de cette vieille société française, si difficile à réformer. Le miracle de l’Etat-Providence allume et envoûte encore tant de consciences. Le poids des corporatismes demeure écrasant. Dans ces domaines, par exemple l’enseignement, Nicolas Sarkozy a fait des choix : il réfute la logique de quantité, se refuse à engraisser à l’envi le mammouth. Et il le dit. Et à chacun de ses mots, dans ce domaine ultrasensible où tant se sont cassé les dents et où veille le syndicat le plus conservateur du monde, il se fait des dizaines de milliers d’ennemis. Mais il tient quand même son cap. C’est présidentiel.

Idem sur le rapport au travail, les abus dans le chômage, l’idée de mérite ou encore les clandestins. Il a raison ou tort, on le suit ou non, mais il tient son cap, et son argumentation, solide, reflète la cohérence de sa pensée politique. Là aussi, c’est présidentiel. De droite ou de gauche, les Français aiment être gouvernés. Ils aiment qu’il y ait un pilote dans l’avion, quitte, de temps à autre, à l’éjecter du cockpit. À cet égard, hier, le Président a réussi sa prestation.

Cette contre-attaque était urgente et indispensable. Par quelques petits gestes qui ont déplu, Nicolas Sarkozy s’est, un peu trop souvent, dans cette première année qu’on qualifiera d’apprentissage, montré au-dessous de la fonction présidentielle. Mais l’homme, très intelligent, apprend vite, tire les leçons, et nul, aujourd’hui, ne peut préjuger de son succès ni de son échec. Ainsi va la politique, cruelle et imprévisible. Comme la vie, non ?

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A Tunis, M. Sarkozy signe des contrats et célèbre "l'espace des libertés" LE MONDE | 29.04.08 | 13h50 • Mis à jour le 29.04.08 | 13h50

Tunis, envoyée spéciale

Pas de surprise ni de déconvenue pour Nicolas Sarkozy, lundi 28 avril, au premier jour de sa visite d'Etat en Tunisie. Le président français a conclu avec son homologue tunisien, Zine El-Abidine Ben Ali, une série de contrats, à commencer par la vente de seize avions par le consortium Airbus. Le montant du marché, destiné à renouveler la flotte de Tunis Air, s'élève à 1 milliard d'euros. Alstom a pour sa part remporté le contrat de construction d'une centrale thermique de 400 MW (360 millions d'euros). Elle verra le jour dans la région de Gabès et permettra de couvrir une grande partie des besoins en électricité des habitants du sud de la Tunisie.

En matière d'énergie nucléaire civile, Tunis et Paris ont conclu un accord de coopération. D'ici dix à quinze ans, la Tunisie pourra ainsi se doter d'une centrale nucléaire française. Depuis que Nicolas Sarkozy est entré à l'Elysée, quatre autres pays - le Maroc, l'Algérie, la Libye et les Emirats - ont signé avec la France des accords comparables.
Tunis et Paris se sont par ailleurs entendus pour "une gestion concertée des flux migratoires". Premier accord de ce type entre la France et un pays du Maghreb, il s'agit d'un échange de bons procédés. La France accordera d'autant plus de visas de circulation qu'elle sait pouvoir se faire aider dans sa lutte contre l'immigration clandestine.

A l'occasion d'un dîner au palais de Carthage, M. Sarkozy a félicité, en présence de la secrétaire d'Etat aux droits de l'homme, Rama Yade, le président Ben Ali pour "l'espace des libertés (qui) progresse".

Plus tôt, il avait rendu hommage à "la lutte déterminée contre le terrorisme" menée par M. Ben Ali, ajoutant : "Croyez bien que pour la France, la lutte contre le terrorisme engagée ici, c'est important. Car qui peut croire que si demain (...) un régime de type taliban s'installait dans un de vos pays, au nord de l'Afrique, l'Europe et la France pourraient considérer qu'ils sont en sécurité ?" Florence Beaugé Article paru dans l'édition du 30.04.08.

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nouvelobs.com - 29 avril 2008 13h30

Interview de
Jean-Pierre Dubois par Estelle Gross (le lundi 28 avril 2008)

LA TUNISIE ET LES DROITS DE L'HOMME "Sous la plage, l'arbitraire"
Nicolas Sarkozy entame une visite en Tunisie, de nombreuses voix s'élèvent pour dénoncer les abus en matière de droits de l'homme.

Qu'en est-il de la situation des droits de l'homme en Tunisie?

- La Tunisie est aujourd'hui une des pires dictatures d'Afrique et malheureusement la plus méconnue. Les gens voient la Tunisie comme une destination de vacances mais sous la plage il y a l'arbitraire. Au niveau du contrôle de la population, la situation est comparable à la Roumanie de Nicolae Ceauşescu. La société est totalement bouclée et la presse est sous contrôle de la même façon qu'en Chine. On parle de miracle économique tunisien, c'est d'ailleurs le grand argument du régime, mais c'en est un seulement pour ceux qui sont dans les papiers du pouvoir. C'est un pays extrêmement corrompu. Derrière le miracle, il y a 30 % de chômage, la situation est dramatique. On observe des grèves très dures, notamment dans les usines de textiles, il y en a pratiquement en permanence mais on en parle pas car la répression est terrible, rarement les mouvements sociaux sont à ce point-là réprimés. Le tableau est sombre.

La situation peut-elle changer? Faudra-t-il attendre l'après Ben Ali ?

- Pour l'instant la situation est bloquée, Ben Ali vient encore d'être réélu avec 99% des voix, j'ai entendu des dirigeants politiques français féliciter cet "exemple démocratique", il y a de quoi se poser des questions. Ben Ali a fait changer la constitution, ce qui lui permet de cumuler les mandats et d'être président à vie. Actuellement c'est un petit clan qui contrôle tout et qui vie du "miracle" économique. La seule manière de faire changer les choses serait que l'Union Européenne, dans le cadre d'un accord d'association économique avec la Tunisie, fasse appliquer l'article 2, qui consiste a pratiquer cette association économique en échange du respect des droits de l'Homme. Sans l'Union Européenne, la Tunisie ne tiendrait pas plus de quelques semaines, ce serait le seul moyen de faire changer d'attitude Ben Ali. Ce serait beaucoup plus efficace que les multiples gesticulations. C'est notre silence, notre lâcheté et le double discours de nos dirigeants qui maintiennent Ben Ali au pouvoir.

Les ONG se sont déclarées déçues après la première visite de Nicolas Sarkozy. L'Élysée a annoncé qu'il devrait prononcer un discours sur ce thème, pensez vous que les droits de l'homme soient véritablement une de ses préoccupations ?

- Nicolas Sarkozy est déjà venu en Tunisie, ce fut sa première visite après son élection, il était là avec Rama Yade, sa secrétaire d'Etat chargée des Droits de l'Homme. Et pour la première fois lors d'une visite en Tunisie de représentants français, ni l'un ni l'autre n'ont eu une seule minute pour rencontrer les associations et les membres de l'opposition. Quand nous avons fait remarqué ça à Madame Yade, elle nous a répondu " j'ai rencontré le Premier ministre", c'est comme si vous vouliez parler du Tibet avec le Premier ministre chinois.
Nicolas Sarkozy nous a dit qu'il avait changé, on va voir, car il ne s'agit pas seulement de faire des discours, ce qui compte ce sont les actes. Je ne veux pas faire de procès d'intention, mais il parle de rupture, et bien nous attendons la rupture. C'est insupportable pour ceux qui sont dans les prisons tunisiennes et qui attendent beaucoup de la France. On dit qu'il n'y a pas d'amour mais des preuves d'amour et bien là c'est pareil, il faut des actes et pas seulement des discours.

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29/04/2008 18:06 la-croix.com L'école primaire se recentre sur "les fondamentaux"

Le ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos, a présenté mardi 29 avril la version finalisée des programmes de l'école primaire, qui s'appliqueront à la rentrée. L’esprit de la réforme initiale a été maintenu malgré quelques modifications

Ces nouveaux programmes avaient essuyé de nombreuses critiques de la part d’une large part de la communauté éducative qui dénonçait une vision « passéiste » et « idéologique » de l’école. Depuis la présentation de la première version le 20 février dernier, 1 100 synthèses des enseignants du primaire ont été analysées rue de Grenelle en vue d’amender le texte. L’esprit du programme initial a, au final, été maintenu, en dépit de certaines modifications.

Sans surprise, les programmes restent recentrés sur les « fondamentaux », c’est-à-dire le français et les mathématiques, répartis sur vingt-quatre heures hebdomadaires contre vingt-six heures aujourd’hui.

Le ministère a prévu un horaire hebdomadaire de français de dix heures en CP-CE1 et de huit heures du CE2 au CM2. Les mathématiques seront quant à elles enseignées cinq heures par semaine, du CP au CM2. Pour toutes les autres disciplines, un horaire annuel est indiqué, pour permettre aux enseignants de mener leurs projets pédagogiques comme ils l’entendent.

Le primaire, "premier étage de la fusée réussite pour tous"

Rappelant que « l’échec scolaire touche 15 % des élèves qui entrent chaque année au collège », le ministre s’est fixé comme objectif de faire de l’école primaire « le premier étage de la fusée réussite pour tous », et de diviser de moitié en cinq ans le nombre d’élèves en échec scolaire avant l’entrée en sixième.

Cherchant le consensus, Xavier Darcos a également mis en avant une appréciation « positive » de ses propositions par les parents d’élèves, notamment en ce qui concerne la « meilleure lisibilité » de ces programmes, resserrés sur une trentaine de pages et introduisant des cours d’instruction civique et morale.

Plusieurs points devraient cependant évoluer. Ainsi, à la demande des professeurs des écoles, certains enseignements, comme l’étude du passé antérieur, de la voix passive et du subjonctif, seront repoussés au collège, car jugés trop compliqués. Autre point de friction avec les syndicats : l’apprentissage de la division. Si, dans la première version présentée le 20 février dernier, elle figurait au programme du CE1, le ministère a finalement décidé de la reporter au CE2. Seule les divisions par deux et par cinq restent l’objet d’une étude au CE1.

Grève maintenue le 15 mai

Le sport ne sera enseigné que trois heures par semaine au lieu des quatre heures initialement prévues. L’une des principales revendications des enseignants et des parents, concernant le préapprentissage de la lecture à l’école maternelle, a été entendue.

« La découverte des lettres ne doit pas être apparentée à un apprentissage de la lecture », a indiqué Xavier Darcos, qui a repoussé cet enseignement au CP. Par ailleurs, les élèves de primaire seront évalués en CE1 et en CM1 pour mesurer leurs progrès.

« Nous ne nous satisfaisons pas de ces programmes, a indiqué Gilles Moindrot, secrétaire général du SNUIPP (FSU), principal syndicat des enseignants du primaire. On se retrouve avec un volume horaire faible alors que les enseignements sont très denses ; de plus, la philosophie passéiste des programmes est maintenue. Au final, nos observations n’ont pas été suffisamment prises en compte. »
Pour le 15 mai prochain, les syndicats des enseignants du primaire maintiennent leur appel à la grève. Françoise MARMOUYET

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DROITS DE L'HOMME Jean-Pierre Jouyet : "La Tunisie n'est pas la Corée du Nord" NOUVELOBS.COM | 30.04.2008 | 18:12

Répondant aux critiques du socialiste Pierre Moscovici sur les déclarations du chef de l'Etat à Tunis, le secrétaire d'Etat aux Affaires européennes juge qu'il ne faut pas "caricaturer la situation d'un pays ami de la France".

La Tunisie n'est pas la Corée du Nord", a affirmé mercredi 30 avril le secrétaire d'Etat aux Affaires européennes, Jean-Pierre Jouyet, à l'Assemblée nationale.
"La Tunisie n'est pas la Corée du Nord, c'est caricaturer la situation d'un pays ami de la France", a lancé Jean-Pierre Jouyet lors de la séance des questions au gouvernement, en l'absence du ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner qui accompagnait Nicolas Sarkozy à Tunis.

Le député PS Pierre Moscovici avait précédemment vivement dénoncé les propos du président, pour qui "l'espace des libertés" progresse en Tunisie. Il a accusé Nicolas Sarkozy de "trahison des démocrates tunisiens" et de "complaisance" face "aux violations quotidiennes des droits de l'Homme en Tunisie et dans le monde".

C'est ce que disait "mot pour mot" Hubert Védrine

"Nous n'avons jamais caché que la France souhaitait qu'une évolution politique accompagne maintenant les succès du développement économique et social, les progrès sur le statut de la femme ou la tolérance religieuse", a répondu Jean-Pierre Jouyet.

"Cette ouverture, c'est aux Tunisiens eux-mêmes d'en fixer le rythme, le contenu, les modalités, mais elle est aujourd'hui indispensable et possible", a-t-il ajouté, en assurant que c'est ce que disait "mot pour mot" l'ex-ministre socialiste des Affaires étrangères, Hubert Védrine.

"Ce n'est pas en stigmatisant, en s'érigeant en donneurs de leçon que l'on fait avancer les choses", a-t-il encore dit.

Nicolas Sarkozy a achevé mercredi une visite d'Etat en Tunisie, qui a suscité un tollé chez les défenseurs des droits de l'Homme.

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Union pour la Méditerranée: Ben Ali reçoit Henri Guaino AP | 24.04.2008 | 16:11

Le projet de l'Union pour la Méditerranée (UPM) cher au président Nicolas Sarkozy, a été au centre d'une audience accordée jeudi par le président tunisien Zine El Abidine Ben Ali à l'envoyé spécial du chef de l'Etat français, Henri Guaino.

"Nous avons fait un tour d'horizon de cette question et des problèmes qui se posent", a déclaré Henri Guaino à l'issue de l'entrevue, cité par l'agence de presse tunisienne TAP, sans préciser la nature de ces problèmes.

La venue à Tunis du conseiller spécial du président Sarkozy intervient à la la veille de la visite d'Etat que ce dernier effectue en Tunisie du 28 au 30 avril.

Après avoir noté que "la Tunisie est très engagée (dans ce projet), aux côtés de la France, depuis le départ de cette initiative", Henri Guaino s'est dit convaincu que les positions de Paris et Tunis sur la question "sont tout à fait identiques".

"Nous allons pouvoir, ensemble, faire démarrer ce grand projet historique qui remet la Méditerranée au coeur des préoccupations européennes et redonne une dynamique à une grande volonté d'unité, qui reste très forte chez les peuples méditerranéens, par-delà tous les conflits et toutes les tragédies qui divisent cette région", a-t-il estimé. AP

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30/04/2008 14:56 la-Croix.com TUNIS (AFP) - Sarkozy quitte la Tunisie en défendant l'Union pour la Méditerranée

Le président français Nicolas Sarkozy a achevé mercredi sa visite en Tunisie par un plaidoyer en faveur d'une Union pour la Méditerranée (UPM) élevée au rang de "rendez-vous avec l'histoire", dont il a souhaité qu'elle contribue au règlement du conflit israélo-palestinien.

A deux mois et demi de son lancement solennel le 13 juillet à Paris, Nicolas Sarkozy a une nouvelle fois défendu son projet de partenariat entre l'Union européenne (UE) et ses voisins du sud de la Méditerranée, cette fois devant un amphithéâtre d'étudiants tunisiens.

"Ce jour-là, pour tous, il s'agira d'être au rendez-vous de l'histoire. Manquer ce rendez-vous historique, ce serait prendre une responsabilité immense vis-à-vis de nos enfants, vis-à-vis des générations à venir", a-t-il déclaré.

Faisant un exemple de la "relation apaisée et féconde entre le monde musulman et l'Occident" qui existe entre la France et la Tunisie, le président français a estimé qu'il était temps "de l'étendre à toute la Méditerranée" pour éviter "le choc des civilisations et la guerre des religions".

A cet argumentaire connu, Nicolas Sarkozy a ajouté mercredi l'espoir de faire de son initiative un facteur d'accélération du règlement du conflit entre Israël, appelé à participer à l'UPM, et les Palestiniens.

"Je sais parfaitement que tout ceci est en arrière plan de l'Union pour la Méditerranée, mais ça ne doit pas nous empêcher d'agir, ça doit nous encourager à agir (...) si l'Union pour la Méditerranée devient une réalité, cette Union, elle changera le monde", a-t-il même promis.

A l'intention de pays de l'UE qui ont longtemps douté de son initiative avant de s'y rallier, Nicolas Sarkozy a lourdement insisté sur l'échec du dialogue euro-méditerranéen de Barcelone lancé en 1995.

"Barcelone, c'est bien parce que c'est le Nord qui aide le Sud. Mais Barcelone, je suis désolé de le dire, ce n'est pas le partenariat entre les peuples (...) c'est la poursuite du dialogue nord-sud, tel qu'il s'est instauré après la décolonisation, c'est-à-dire sur la base d'une relation inégalitaire où l'un décide et l'autre reçoit", a-t-il estimé.

A son homologue tunisien Zine El Abidine Ben Ali qui a souhaité "une participation plus large" des pays du Sud, le président français a promis que l'UPM serait "fondée sur une égalité des droits et des devoirs".

Il a également décrit la nouvelle structure comme une "union à géométrie variable où chacun participera comme il le souhaite" autour de "projets concrets", parmi lesquels il a cité la dépollution de la Méditerranée.

Nicolas Sarkozy n'a pas détaillé l'architecture de la future Union, qui devra être définie d'ici au 13 juillet. Mais selon un scénario susurré de source française, Tunis pourrait être récompensée de son soutien de la première heure au projet français en accueillant le secrétariat général, et la France et l'Egypte hériter de la coprésidence tournante.

Balayant toutes les critiques, le président français a enfin profité de son dernier discours sur le sol tunisien pour renouveler son satisfecit au régime du président Ben Ali sur le terrain controversé des droits de l'Homme.

"Tout n'est pas parfait en Tunisie, certes (...) mais je veux le dire aussi parce que je le pense, quel pays peut s'enorgueillir d'avoir autant avancé en un demi siècle sur la voie du progrès, sur la voie de la tolérance, et sur la voie de la raison ?", s'est-il exclamé.

Cette question a plané sur tout le séjour tunisien de Nicolas Sarkozy, qui a suscité un tollé chez les défenseurs des droits de l'Homme. Il avait en effet affirmé à son arrivée lundi que "l'espace des libertés" avait "progressé" en Tunisie, pays pourtant souvent critiqué pour ses atteintes aux libertés.

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Droits de l'Homme en Tunisie: Moscovici (candidat pour 2012...) dénonce la "trahison" de Sarkozy AP | 30.04.2008 | 15:48

Le député socialiste Pierre Moscovici a dénoncé mercredi la "trahison des démocrates tunisiens" par Nicolas Sarkozy lors de sa visite en Tunisie.

"Aujourd'hui, l'espace des libertés progresse (en Tunisie). Ce sont des signaux encourageants que je veux saluer", a déclaré lundi soir le président français à Tunis.

"C'est une contre-vérité absolue que de prétendre cela", a affirmé M. Moscovici lors des Questions au gouvernement à l'Assemblée nationale.

"Après la visite consternante du président (libyen Mouammar) Kadhafi (...), après les félicitations à Vladimir Poutine" à la suite des élections législatives en Russie, et "les très molles protestations contre les violations des droits de l'Homme en Chine" et au Tibet, le député socialiste a dénoncé "une démarche volontaire, délibérée (...) d'ignorer superbement la question des droits de l'Homme", s'est indigné M. Moscovici.

"La Tunisie n'est pas la Corée du Nord", lui a répliqué le secrétaire d'Etat aux Affaires européennes Jean-Pierre Jouyet. "Nous n'avons jamais caché que la France souhaitait qu'une évolution politique accompagne maintenant les succès du développement économique st social", mais "cette ouverture, c'est aux Tunisiens eux-mêmes d'en fixer le rythme, le contenu, les modalités", a-t-il ajouté. Et "ce n'est pas en s'érigeant en donneur de leçons que l'on fait avancer les choses". AP

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Publié le 30/04 à 18:53 Montbéliard : Moscovici "prêt" pour 2012

S'il n'est pas désigné secrétaire national du PS, il pourrait être tenté par une place à l'Elysée en 2012 par AFP
- Pierre Moscovici, député du Doubs se dit prêt à briguer la présidence de la République - Pierre Moscovici, député du Doubs se dit prêt à briguer la présidence de la République

Pierre Moscovici, député PS du Doubs et président de la Communauté d'Agglomération du Pays de Montbéliard, affirme dans un entretien au journal VSD, qu'il est "le meilleur candidat" au poste de premier secrétaire du Parti Socialiste et que, s'il n'est pas désigné, il sera "prêt" pour la présidence de la République.

"C'est vrai qu'il faut tourner une certaine page mais, en même temps, il faut conserver notre expérience. Je pense être le meilleur candidat (à la succession à François Hollande) précisément pour cette raison-là", déclare l'ancien ministre délégué aux Affaires européennes. "J'ai été ministre cinq ans, je suis député, président de la Communauté d'Agglomération de Montbéliard. Je pense être capable de jouer ce rôle".

Il poursuit : "Le PS a besoin d'un capitaine. Je serais, en plus, le passeur entre les générations, à 50 ans, je suis entre les deux époques".
Selon le secrétaire national, "la prochaine direction du PS doit être composée de cette génération nouvelle et de ceux qui sont devenus députés depuis 1997. Des "trentas", des "quadras" dirigés par un "quinqua", c'est le bon équilibre".

Pierre Moscovici précise que, s'il n'est pas choisi à ce poste au congrès du mois de novembre, il se sentira "libre pour d'autres ambitions, libre de poursuivre son chemin". "J'ai lu que Manuel Valls (député PS de Essonne) pensait pouvoir incarner le pays. Moi aussi, je serai prêt pour cette responsabilité", ajoute-t-il. A l'inverse, le député PS réitère ses "deux engagements" s'il succède à François.Hollande : "je ne serai pas candidat en 2012 et je serai neutre à l'égard des présidentiables".

Sur son blog, Pierre Moscovici affirme: "j'ai gagné durement, dans la bataille politique, ma liberté, je n'y renoncerai pas. Je peux m'allier à tel ou telle, je ne me rallierai pas, je n'aurai plus jamais avec un leader socialiste la relation filiale que j'ai entretenue avec Lionel Jospin, ou plus fraternelle et protectrice avec DSK".

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Les défilés du 1er mai inaugurent un mois de lutte François Chérèque et Bernard Thibault défileront ensemble.

Défense du pouvoir d'achat et régularisation des sans-papiers sont au menu des manifestations organisées pour la fête du Travail. Pour la première fois depuis 2003, CGT et CFDT feront cortège commun. AFP LIBERATION.FR : jeudi 1 mai 2008

Les manifestations syndicales de la fête du Travail, jeudi, vont marquer le coup d'envoi d'un mois de mai agité dans la rue, notamment le 15 mai avec les fonctionnaires et les lycéens et le 22 mai contre les projets gouvernementaux de réforme des retraites. Quarante ans après, les syndicats fêteront aussi mai 1968 sur le pavé, alors que la fête du Travail, qui aura cette année pour thèmes centraux le pouvoir d'achat, les retraites et les sans-papiers, constitue l'exorde d'un mois de revendications.

Après des appels à la grève dans l'Education (FSU, Unsa-Education, Sgen-CFDT, Ferc-CGT et Sud-Education) et parmi les fonctionnaires (CGT, FSU, Solidaires, Unsa, CFTC, FO, CFDT) pour le 15 mai, les cinq confédérations (CGT, CFDT, FO, CFE-CGC, CFTC) ont convenu mardi d'une journée nationale d'action et de manifestations la semaine suivante "pour la défense de la retraite solidaire". L'Unsa, Solidaires (Sud) et la FSU ont annoncé mercredi qu'ils se joignaient au mouvement.

Dans de nombreuses villes de France, plusieurs syndicats afficheront dès jeudi leur unité derrière une banderole sur "les salaires, le pouvoir d'achat, l'emploi, les retraites et la paix" : à Paris, comme à Marseille, Lille, Tours, Strasbourg, Toulouse ou Bordeaux, CFDT, CGT, FSU, Unsa, Solidaires feront cortège commun.

Dans la capitale, les leaders de ces organisations, exception faite d'Alain Olive (Unsa) qui défilera à Strasbourg, manifesteront côte à côte de la République (départ 14H30) à la Nation. La CFDT n'avait pas défilé à Paris aux côté d'autres organisations depuis 2003.

Dans la lignée du mouvement qu'elle a initié il y a quinze jours en Ile-de-France, la CGT mettra en tête de son carré parisien des salariés sans-papiers. "Qui mieux que les travailleurs sans-papiers de France pour illustrer La fête du Travail et de la solidarité internationale ?", souligne Francine Blanche, secrétaire confédérale CGT, estimant qu'"ils ont conquis leur place dans le salariat français".

La question des retraites prendra également une nouvelle importance après l'unanimité syndicale affichée lundi contre le projet gouvernemental.
Mais tous n'ont pourtant pas le même objectif: si FO et la CGT sont fondamentalement contre le passage à 41 ans de cotisation, la CFDT et la CFTC ne sont pas opposées au principe mais estiment que rien n'a été fait, en particulier en matière d'emploi des seniors, pour éviter l'augmentation de la durée de cotisation en 2012.
Le mot d'ordre du 22 mai, volontairement large, n'entend "pas nier les différences d'approche existantes entre organisations sur les réponses à apporter", ont d'ailleurs précisé les syndicats dans leur communiqué.

FO, qui avait initialement appelé à faire converger les revendications sur les retraites avec celles des lycéens et des fonctionnaires le 15 mai, profitera du 1er mai pour faire entendre sa voix sur le sujet. Elle défilera seule pour le "blocage à 40 ans" (de cotisation, ndlr) et le pouvoir d'achat, notamment à Paris entre la place d'Italie (départ 11H30) et la place de la Commune (XIIIe).
La CFTC défilera sur un mot d'ordre unique, le pouvoir d'achat, entre la République (départ 10H00) et le boulevard Rochechouart (XVIIIe).

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LCI - le 01/05/2008 - 15h10 France-Allemagne - Quand Sarkozy dit son "admiration" pour Merkel
Nicolas Sarkozy applaudissant Angela Merkel à l'occasion de la remise à la chancelière du prix Charlemagne (1er mai 2008)

Le chef de l'Etat a prononcé jeudi un vibrant hommage, largement improvisé, à la chancelière allemande à laquelle a été décerné le Prix Charlemagne.

Une occasion pour Nicolas Sarkozy de souligner l'importance du couple franco-allemand après quelques frictions.

Nicolas Sarkozy a rendu jeudi à Aix-la-Chapelle un hommage très appuyé à la chancelière Angela Merkel, soulignant l'importance du couple franco-allemand.
"J'ai beaucoup d'admiration pour cette femme de l'Est qui s'est trouvée à la tête de 27 pays d'Europe et d'une Allemagne réunifiée, j'imagine que venant d'où tu viens, chère Angela, tu mesures avec la modestie qui est la tienne le chemin que tu as parcouru", a déclaré le chef de l'Etat français à l'occasion de la remise du prix Charlemagne 2008 à la chancelière allemande.

"Ce chemin qui est le tien, c'est un chemin d'espoir pour tous les Européens. Qu'une jeune femme de derrière le Rideau de fer ait pu devenir une femme d'Etat à la tête d'une Europe réunifiée, en moins de trente ans, quel parcours ! Le mérite t'en revient", a-t-il ajouté.

"Ce destin qui est le tien, nous devons le proposer à l'ensemble des Européens (...) en disant ce que cette jeune femme de l'Est a connu, a vécu, a construit, tous les Européens pourraient le construire, le vivre et le bâtir", a poursuivi le président français.
"L'Europe est une idée trop forte, trop belle et trop juste pour n'être que celle des élites, de ceux qui savent, de ceux qui réussissent. Cette idée juste, elle doit être partagée par les peuples européens", a-t-il insisté sous les applaudissements.

"La presse parle beaucoup de notre couple"

Lors de cet hommage largement improvisé, Nicolas Sarkozy est revenu sur les récentes frictions qui ont opposé le couple franco-allemand, notamment autour du projet français d'Union pour la Méditerranée. "Entre tous les pays, on peut avoir des désaccords, mais entre la France et l'Allemagne, quand on se dispute, on ne peut pas se disputer comme les autres.
Quand on se dispute, c'est pour trouver une solution parce qu'on n'a pas le droit de laisser des malentendus ou des contradictions d'intérêts creuser un fossé qui est interdit entre l'Allemagne et la France", a-t-il dit.

"La presse parle beaucoup de notre couple", a poursuivi Nicolas Sarkozy. "Je félicite Mme Merkel qui est là et je voudrais lui dire de ne pas croire tout ce qui est écrit dans la presse : j'aime Angela Merkel beaucoup plus que ce qu'ils disent", a-t-il assuré sous les rires de l'assistance.

D'après agence Le Prix Charlemagne et la cause européenne

Décerné depuis 1950, le Prix Charlemagne salue chaque année l'engagement et l'action d'une personnalité en faveur de la cause européenne. Parmi ses plus illustres et récents lauréats figurent Simone Veil (1981), le roi Juan Carlos d'Espagne (1982), François Mitterrand et Helmut Kohl (1988), Vaclav Havel (1991), Jacques Delors (1992), Tony Blair (1999), Bill Clinton (2000), Valéry Giscard d'Estaing (2003) ou Jean-Claude Juncker (2006).

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FRANCE-USA 02/05/2008 | 22:09 France 2 François Fillon en visite à Washington, invité d'honneur au dîner de gala du Comité des Américains Juifs

François Fillon s'est inquiété vendredi, au deuxième jour de sa visite aux USA, de la volatilité des changes

La zone euro ne pourra supporter à elle seule "le poids de l'ajustement de toutes les monnaies", a estimé le Premier ministre français.

Le matin, il a rencontré des chefs d'entreprises américains, avant de s'entretenir avec patron de la Fed Ben Bernanke et le directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn.

"La France et l'Europe sont dans une situation intermédiaire. Nos fondamentaux sont globalement sains mais (...) il est incontestable que quand l'économie américaine ne va pas bien, l'ensemble de l'économie mondiale s'en ressent et tout particulièrement l'économie européenne", a déclaré le Premier ministre français.

Alors que les prévisions du FMI et de l'Union européenne concernant l'économie françaises sont bien plus ternes que celles du gouvernement français, François Fillon n'entend pas pour autant revoir à la baisse une seconde fois la croissance attendue pour cette année (1,7-2%).

Devant des chefs d'entreprise US, importants investisseurs en France, il a exposé les réformes lancées depuis un an et censées amortir les conséquences de la crise.

Arrivé jeudi soir pour un dîner de gala du Comité des Américains Juifs dont il était l'invité d'honneur, le Premier ministre français avait adressé un "message d'amitié au peuple américain", dans la ligne de la visite de Nicolas Sarkozy en novembre. Il a appelé à une "alliance solide" notamment pour combattre la crise économique.

Pour cette visite de travail de deux jours, essentielle consacrée aux questions économiques, François Fillon était accompagné à Washington des ministres de l'Economie Christine Lagarde et de l'agriculture Michel Barnier.

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Lexpress.fr avec Reuters vendredi 2 mai 2008, mis à jour à 07:10 François Fillon a plaidé jeudi pour une alliance solide entre les Etats-Unis et la France, soulignant notamment la nécessité d'une réaction coordonnée face à la crise financière internationale.

Le Premier ministre a entamé dans la soirée une visite de travail éclair à Washington par un discours devant l'American Jewish Committee, qui l'avait convié à son dîner de gala en qualité d'invité d'honneur.

S'inscrivant dans le sillage de Nicolas Sarkozy, qui avait effectué une visite officielle aux Etats-Unis en novembre, François Fillon s'est employé à son tour à réchauffer les relations entre Paris et Washington en relevant un défi qu'avait éludé le chef de l'Etat : s'exprimer en anglais.

S'armant d'un accent à la Maurice Chevalier, le Premier ministre s'est exprimé durant près d'une demi-heure devant plus d'un millier de personnes, une gageure saluée à plusieurs reprises par les applaudissements et rires de l'auditoire.

"Bien que mon épouse soit britannique, mon anglais reste encore...très français", a-t-il plaisanté. "Je ne vais pas seulement parler anglais pour vous être agréable, mais aussi parce que j'espère que vous serez séduits par mon accent français", a-t-il lancé.

François Fillon, premier chef du gouvernement français à se rendre à Washington depuis dix ans, a narré ses expériences de jeunesse dans la patrie de Lincoln et Jefferson, se souvenant d'"un dîner émouvant chez Ted Kennedy en compagnie de sa mère Rose", ou de "cette artiste un peu 'déjantée' de Denver qui m'entraîna au vernissage d'une exposition 'underground' à une heure du matin".

Passée l'anecdote, François Fillon a décliné la ligne atlantiste du nouvel exécutif français, une approche diplomatique dénoncée par l'opposition de gauche.

"La France se juge et se jauge souvent par rapport aux Etats-Unis, et je crois que les Etats-Unis ne restent jamais insensibles à la voix de la France", a-t-il souligné.

"SI VOUS AVEZ DES PROBLÈMES EN FRANCE..."

"Si vous et nous oscillons entre l'amitié absolue et la querelle épisodique, c'est parce que nous sommes fondamentalement attirés l'un par l'autre", a-t-il dit.

"Plus que jamais, les désordres du monde réclament une alliance solide entre nos deux nations", a estimé François Fillon.

Le Premier ministre, venu à Washington prendre le pouls de l'économie américaine et expliquer les réformes françaises, a insisté sur les "équilibres" à créer entre les économies américaine et européennes.

"La crise des 'subprimes' et ses conséquences sur les banques, l'évolution désordonnée des marchés sonnent comme un avertissement", a-t-il affirmé.

"Aujourd'hui, les Etats-Unis, la France et les autres grands Etats industrialisés se rejoignent sur deux idées forces : un besoin de réaction coordonnée et un effort pour améliorer la régulation et la transparence", a-t-il rappelé.

"L'excessive volatilité des changes, le niveau élevé de l'euro (...) constituent un risque pour nous tous", a-t-il dit.

Accompagné de la ministre de l'Economie Christine Lagarde et du ministre de l'Agriculture Michel Barnier, François Fillon rencontrera ce vendredi le président de la Réserve fédérale américaine, Ben Bernanke, le secrétaire au Trésor Henry Paulson et le directeur général du Fonds monétaire international (FMI), Dominique Strauss-Kahn.

Stabilité financière, crise alimentaire, réchauffement climatique, conflit israélo-palestinien, nucléaire iranien, Afghanistan, Otan, défense européenne : le Premier ministre a égrené des thématiques présidentielles pour son baptême du feu diplomatique sur le territoire américain.

Il n'a pas hésité à évoquer son récent séjour à Val-d'Isère pour exhorter des Etats-Unis toujours aussi rétifs à épouser les objectifs du Protocole de Kyoto contre les émissions de gaz à effet de serre : "la semaine dernière, je skiais dans les Alpes sur un glacier qui aura disparu dans 15 ans".

Visiblement conquis par l'exercice, le directeur exécutif de l'American Jewish Committee, David A. Harris, a ouvert de nouveaux horizons à François Fillon, dont la cote de popularité dévisse : "si vous avez des problèmes en France, vous pourriez commencer une seconde carrière politique ici!"

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365 jours de présidence en chiffres N.Sc. mardi 06 mai 2008 | Le Parisien

DEUX CENT quatre-vingt-dix-huit mille kilomètres (298 000) parcourus au pas de charge en France et sur le reste du globe, soit plus de sept fois le tour de la Terre.

Au total, le chef de l'Etat a effectué 88 déplacements officiels, dont 50 en France et dans les DOM-TOM et 38 à l'étranger.

Il a visité 29 pays et passé au total 69 jours hors de métropole (sans compter ses séjours privés à Malte, aux Etats-Unis, en Egypte, en Jordanie, en Afrique du Sud et au Maroc).

104 discours , dont 63 en France et 41 à l'étranger, soit un tous les trois jours environ.

44 Conseils des ministres, dont deux décentralisés à Strasbourg et en Corse, et un franco-allemand à Berlin.

50 entretiens avec des chefs d'Etat étrangers à l'Elysée.
La personnalité que Sarkozy a le plus rencontrée est (sans grande surprise) la chancelière allemande Angela Merkel (12 fois, selon ses propres calculs).

19 rapports lui ont été remis en mains propres (dont ceux de Jacques Attali sur la croissance, d'Edouard Balladur sur la réforme des institutions ou de Gérard Larcher sur l'hôpital).

17 enterrements en sa présence (dont ceux du cardinal Jean-Marie Lustiger, du dernier poilu Lazare Ponticelli, de l'ancien Premier ministre Raymond Barre, du chanteur Henri Salvador ou du poète Aimé Césaire).

16 cérémonies de décoration à l'Elysée (parmi les heureux élus figurent notamment la chanteuse Barbra Streisand, le basketteur Tony Parker, le réalisateur David Lynch et... le Premier ministre François Fillon).

2 matchs de football et 3 de rugby dans les tribunes du Stade de France ou à Cardiff.

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Société 07/05/2008 - 15:22 Le port de Marseille toujours perturbé

Comme chaque jour ou presque depuis le début du mouvement à la mi-avril, le Port de Marseille (PAM) est perturbé par des grèves, pour protester contre les modalités du plan de relance des ports autonomes qui a été examiné le 23 avril en conseil des ministres.

Le secteur marchandises est particulièrement touché, et en début d'après-midi, quatre chimiquiers, huit pétroliers de brut et cinq pétroliers de raffiné attendaient d'être traités, apprend-on dans un communiqué diffusé par la direction.

En outre, le syndicat CGT du Port autonome de Marseille appelle à un nouvel arrêt de travail de 24 heures le vendredi 9 mai dans le cadre des actions nationales appelées par la Fédération nationale des ports et docks (FNPD).

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5.000 km2 submergés en Birmanie, un million de rescapés ont besoin d'aide selon l'ONU AFP - Jeudi 8 mai, 10h38 BANGKOK (AFP) - Environ 5.000 km2 de terres sont toujours submergées après le passage du cyclone Nargis en Birmanie où plus d'un million de sinistrés nécessitent une aide d'urgence, a indiqué jeudi un porte-parole des Nations unies.

"On évalue à 5.000 km2 la superficie submergée", a indiqué Richard Horsey à Bangkok. (...) Au moins un million de personnes ont besoin d'aide", a-t-il dit.

C'est surtout dans le delta de l'Irrawaddy, région du sud-ouest dévastée par le cyclone le week-end dernier, que l'aide arrive le plus difficilement. "Il y a besoin de bateaux, d'hélicoptères, de camions", a poursuivi le porte-parole. "Il y a des milliers de corps qui flottent dans l'eau", a-t-il poursuivi, mettant en garde contre les risques sanitaires qui menacent les survivants.

Sans l'arrivée d'une aide immédiate, le bilan du cyclone pourrait considérablement s'alourdir. Car, explique-t-il, "les gens pourraient commencer à mourir de maladies dues à l'eau" impropre.

Dans la seule localité de Labutta et les 63 villages voisins, situés au coeur de l'Irrawaddy, un responsable local a estimé qu'il pourrait y avoir près de 80.000 morts. Dans l'ensemble du delta, "il pourrait bien y avoir plus de 100.000 morts" avait déjà déclaré mercredi la chargée d'affaires américaine en Birmanie, Shari Villarosa, citant sans la nommer une organisation non gouvernementale.

Aucun responsable national ne pouvait être joint dans l'immédiat pour confirmer ces chiffres. Le dernier bilan officiel mais encore provisoire relayé mercredi par la télévision d'Etat faisait état de 22.980 morts et 42.119 disparus.

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Cérémonies du 8-Mai 1945: Sarkozy rend hommage aux hommes du commando Kieffer AP - Jeudi 8 mai, 12h31

OUISTREHAM, Calvados - Soixante-trois ans après la capitulation allemande qui a mis fin à la Seconde guerre mondiale, Nicolas Sarkozy a rendu hommage jeudi, sur la plage de Ouistreham (Calvados), à la "jeunesse héroïque" du Débarquement, et notamment au commando français dit commando Kieffer, qui le 6 juin 1944, fut l'un des premiers à débarquer avec les forces anglo-américaines.

Le chef de l'Etat a salué "au nom de la Nation toute entière les survivants" présents lors de la cérémonie, "qui font honneur à notre patrie". Il a rendu hommage plus généralement à "tous ceux qui ont risqué leur vie au nom de l'idée qu'ils se faisaient de la France".

"Aucun crime ne doit être oublié mais (...) la vraie France, elle n'était pas à Vichy, elle n'était pas dans la collaboration (...) elle n'était pas dans la milice", a-t-il affirmé. "La vraie France, la France éternelle, elle avait la voix du général de Gaulle" et "le courage de Jean Moulin".

"Nous ne devons pas oublier qu'à côté de tout ce que les circonstances de la défaite et de l'Occupation suscitèrent de lâchetés, de compromissions et -pourquoi pas le dire- d'ignominies, il monta aussi des profondeurs de notre pays un élan magnifique de courage, de dignité, de générosité", a affirmé Nicolas Sarkozy.

"A côté des bourreaux et des assassins, il y eut beaucoup de Français qui incarnèrent les plus belles valeurs de la France (...) Si les nations ont une âme, ils ont sauvé l'âme de la France".

Le président de la République avait débuté les commémorations de la victoire des Alliés le 8 mai 1945, en déposant une gerbe de fleurs dans la matinée devant la statue de Charles de Gaulle près du rond-point des Champs-Elysées à Paris.

Accompagné par le Premier ministre François Fillon, du ministre de la Défense Hervé Morin, des présidents du Sénat Christian Poncelet et de l'Assemblée Bernard Accoyer ainsi que du maire de Paris Bertrand Delanoë, M. Sarkozy s'est recueilli vers 9h30 quelques minutes devant la statue avant de serrer quelques mains.

Après Ouistreham, Nicolas Sarkozy devait ensuite se rendre au cimetière canadien de Beny-Reviers, en compagnie de Michaëlle Jean, gouverneure générale du Canada, pour rendre hommage aux troupes canadiennes qui ont participé au Débarquement. AP

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Paris-Match 10 Mai 2008 - 13:56 L'esclavage sera enseigné au primaire

Education. Le président Nicolas Sarkozy a annoncé aujourd’hui que «la traite des noirs, l'esclavage ainsi que leur abolition» seraient inscrits dans les programmes de l'enseignement primaire dès la prochaine rentrée scolaire.

Nicolas Sarkozy s'exprimait lors d'un discours dans les jardins du Luxembourg, à Paris, lors d'une cérémonie de commémoration de l'abolition de l'esclavage.
«Cette histoire doit être inscrite dans les manuels scolaires afin que nos enfants puissent comprendre ce qu'a été l'esclavage, puissent mesurer les souffrances que l'esclavage a engendrées, les blessures qu'il a laissées dans l'âme», a-t-il dit.
«La traite des noirs ainsi que l'abolition seront donc introduites dans les nouveaux programmes de l'école primaire dès la rentrée prochaine», a-t-il ajouté.

IL DÉNONCE LE RÉGIME BIRMAN «QUI EMPÊCHE LE DÉBARQUEMENT DE VIVRES»

Il a également dénoncé le régime birman, «éminemment condamnable, qui empêche le débarquement de vivres» dans ce pays «ravagé par la nature».
«Aujourd'hui au XXIe siècle, la commuanuté internationale ne peut pas porter librement secours à des hommes et des femmes ravagés par la nature et qui ont la douleur d'avoir un gouvernement qui refuse l'aide internationale», a-t-il lancé.
Paris a annoncé vendredi qu'un chargement d'aide était en cours en Inde à bord d'un navire de la marine française à destination de la population birmane, sans que l'on sache si elle pourrait lui être distribuée directement.

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Mai 2008. Un an déjà : Carla sacrée par Paris-Match Elle le coatche

Mariage virginal (02/02/2008)
Avant

après ?

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Histoire de l'esclavage Sarkozy trouble les enseignants NATHALIE SCHUCK Le Parisien 12 mai 2008 p. 6

EN DEMANDANT samedi que la traite des Noirs, l'esclavage et son abolition soient « introduits dans les nouveaux programmes de l'école primaire dès la rentrée prochaine »,Nicolas Sarkozy a semé le doute : s'agit-il vraiment d'une annonce ou d'un « coup» politique?

Car cette période figure déjà dans les programmes d'histoire des élèves de CM 1 et CM 2.
Depuis 2002, ceux-ci doivent en effet aborder, parmi les « points forts », un chapitre intitulé « le Temps des découvertes : la planète désormais accessible mais l'apparition d'une nouvelle forme d'esclavage».

« Dans toutes les écoles où j'ai enseigné en primaire, l'esclavage a toujours été traité. On commence par la découverte de l'Amérique, puis on explique comment ça s'est transformé en une conquête de territoires et un massacre de populations », témoigne Chloé, 47 ans, enseignante en primaire à Paris.

« Ce n'est pas nouveau, ça figure au programme depuis belle lurette!» renchérit Gilles Moindrot, secrétaire général du Snuipp, premier syndicat du primaire. Selon Luc Bérille, secrétaire général du Syndicat des enseignants-Unsa, tout dépend toutefois de l'enseignant, qui choisit d'y consacrer plus ou moins de temps sur des cours d'histoire déjà très chargés. « La façon dont c'est enseigné dépend assez largement du professeur, on ne peut pas dire qu'il y ait unifor­mité », nuance-t-il.

" On nous met des priorités partout, et on nous retire des heures! "

A l'Elysée, on se défend d'avoir réinventé l'eau chaude: « Ce que le président a dit, c'est qu'il veut que cet enseignement soit systématique », explique un conseiller du palais.
« On demandera aux équipes pédagogiques de mettre le paquet là-dessus», confirme-t-on au ministère de l'Education nationale. Les programmes du primaire pour la rentrée 2008, en cours d'élaboration, prévoient d'ores et déjà un chapitre baptisé « le Temps des découvertes et des premiers empires coloniaux, la traite des Noirs et l'esclavage ».

Du côté des syndicats enseignants, on se demande comment on va bien pouvoir mettre l'accent sur ce sujet, alors que deux heures d'histoire seront supprimées. «On nous met des priorités partout, et on nous retire des heures!» s'agace Chloé. «Les programmes ne peuvent pas évoluer tous les trois mois en fonction des annonces médiatiques du président», peste Gilles Moindrot, qui rappelle les précédentes polémiques sur Guy Môquet ou la Shoah.
Avec l'esclavage, on n'en est pas encore là, mais le thème semble sensible. Surtout à la veille de la grève de jeudi dans l'éducation.
NATHALIE SCHUCK

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POLEMIQUE SUR LES 35 HEURES Nicolas Sarkozy: "Xavier Bertrand a bien parlé, comme toujours"
lundi 19 mai 2008, 21h13 | AFP

Nicolas Sarkozy, interrogé lundi sur les 35H, que l'UMP veut «démanteler», a renvoyé aux propos de son ministre du Travail Xavier Bertrand qui «a bien parlé», «comme toujours».

M. Bertrand a déclaré qu'il «fallait garder une durée légale du travail à 35 heures», mais qu'une loi permettrait, à partir de début 2009, aux entreprises de négocier de «la souplesse», notamment sur les heures supplémentaires.

Un peu plus tôt, le secrétaire général de l'UMP Patrick Devedjian avait demandé «avec force», au nom de son parti, que les 35 heures «soient démantelées définitivement», et que la durée du travail soit déterminée «par la négociation sociale, entreprise par entreprise».

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En Chine, Carrefour aide les sinistrés (et son image)
Carrefour a fait des dons de presque 300.000 euros pour les sinistrés du séisme du Sichuan. Même s'il s'en défend, le groupe tente ainsi de redorer son blason auprès de l'opinion chinoise.
Antoine Duvauchelle (avec AFP) LIBERATION.FR : jeudi 15 mai 2008

Exit les protestations contre le groupe Carrefour en Chine. Après le passage chaotique de la flamme olympique à Paris sur fond de crise tibétaine, les forums chinois s’étaient déchaînés contre les entreprises françaises. Le géant de la distribution était en tête des sociétés visées.

Eric Legros, PDG de Carrefour Chine, annonce que le groupe a versé trois millions de yuans, soit un peu plus de 277.000 euros, pour aider les sinistrés du séisme dans la province du Sichuan. Un million de yuans provient directement de Carrefour Chine pour la Ligue de la jeunesse communiste, «pour aider à la reconstruction de deux écoles». Les deux autres, issus du fonds de la Fondation Carrefour, sont donnés à la Croix-rouge.

Carrefour fournit aussi l’équivalent de 50.000 euros en marchandises à la ville de Dujiangyan, particulièrement touchée par le séisme. Le groupe fait désormais partie des entreprises modèles pour la presse chinoise, qui ne tarit pas d’éloges sur sa générosité.

Eric Legros ne veut plus entendre parler de la polémique sur le boycott de ses magasins. Pour lui, «c’est du passé». Chez Carrefour, on appelle à ne pas faire de lien entre les dons et le besoin de réhausser l’image du groupe en Chine. «Il ne faut pas tout mélanger, déclare-t-elle, l’aide apportée aux Chinois se fait dans le cadre de la Fondation Carrefour, qui se mobilise depuis des années dès qu’elle le peut. C’est l’une de ses missions d’aide humanitaire, et cela ne sert pas à faire de la publicité.» Reste que sans préjudice de la générosité du geste, une vingtaine de camions estampillés Carrefour au secours des blessés ne peuvent pas ternir l’image du groupe.

Le mouvement de protestation contre Carrefour avait pris sur Internet. Après des appels réitérés, les caissiers de plusieurs magasins Carrefour s’étaient rendus au travail vêtus de rouge, en signe de soutien aux Jeux olympique. Une campagne de boycott avait notamment visé le groupe de grande distribution, propriétaire de 122 hypermarchés et de 180 magasins de hard discount en Chine. Des centaines de manifestants avaient protesté devant les enseignes du groupe, qui n’annonçait toutefois que peu de pertes. La mobilisation s’était finalement essoufflée, étouffée par Pékin.

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JDD.fr International 19/05/2008 - 19:33 Chine: Sarkozy apporte le soutien de la France

En visite ce lundi à l'ambassade de Chine, Nicolas Sarkozy a tenu à y témoigner de sa solidarité avec Pékin, suite au tremblement de terre qui a causé la mort de 50 000 personnes dans le Sichuan.

"Nous sommes solidaires du peuple chinois si durement éprouvé", a écrit le chef de l'Etat dans un registre de condoléance ouvert à l'occasion des trois jours de deuil national décrété en Chine.

"J'ai voulu me déplacer à votre ambassade pour dire combien nous nous sentons proches de vous les Chinois, combien cette catastrophe a causé des dommages irréparables, combien nous nous sentons proches de la douleur des familles", a-t-il ensuite déclaré devant l'ambassadeur de Chine, Kong Quan, et la presse.

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Le Parisien, Essonne matin, 21 mai 2008, p. I, Céline Carez
Exclue pour avoir refusé de serrer la main du maire

MONTGERON. Pensionnaire à la Maison de l'amitié, une retraitée a refusé la poignée de main du maire. Un geste qui a fait naître la polémique.

L'AFFAIRE ressemble à la visite de Nicolas SaIkozy au dernier Salon de l'agriculture lors de laquelle le chef de l'Etat avait vu rouge quand un visiteur avait refusé de le saluer.

Annie Poli, 70 ans, vient d'être exclue de la Maison de l'amitié, le club du troisième âge de Montgeron.
Motif selon elle? La retraitée aurait simplement refusé de ... serrer la main du maire, Gérald Hérault. Egalement vice-président PS du département, l'élu invoque, lui, des insultes pour expliquer sa décision.
Coïncidence ou pas : ce soir, le conseil municipal s'épanchera sur une ... « modification du règlement intérieur de la Maison de l'amitié ».

L'affaire remonte au 17 avril.
L'édile fait sa tournée et serre des mains par dizaines lors du déjeuner mensuel à la Maison de l'amitié.
Annie Poli, sémillante retraitée, attablée avec ses amis, se contente d'un « bonjour, monsieur » et refuse la main tendue: « Je trouve ces poignées de main à table dégoûtantes. Totalement déplacé dans nos codes d'éducation française », commente­t-elle aujourd'hui.

Crime de lèse-majesté envers le maire ? « Il est alors monté sur ses grands chevaux », se souvient Annie.
La version du maire diffère : « Cette dame m'a traité de maire de la racaille. » Le lendemain, Annie reçoit un courrier signé Gérald Hérault : « Un tel comportement (. .. ) est inadmissible (. .. ). Je suis au regret de vous informer que vous êtes exclue de la Maison de l'amitié».

Annie Poli n'en reste pas là. Très en verve, elle prend sa plume, écrit au maire et à ses opposants: « Je pense que vous devriez mettre à exécution cette règle (NDLR : hygiène du serrage de mains) afin d'éviter la contamination par vous-même et vos administrés à l'occasion des repas », ironise-t-elle.
Quant aux accusations de Gérald Hérault qui dit avoir été insulté, elle crie au mensonge.

L'affaire aurait pu en rester là ...
Mais François Durovray, élu UMP d'opposition, prend la balle au bond et publie sur son blog un article : « Quand le maire perd son calme" ...
Gérald Hérault découvre le texte « avec effarement" et lui demande via son blog de « modifier sa prose".

Quant à la principale intéressée, loin du tumulte local, elle coule de paisibles jours de vacances à Noirmoutiers avec son compagnon ... en attendant sa réintégration à la Maison de l'amitié.
Céline Carez

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leJDD.fr Politique 20/05/2008 - 14:51
RER A: Sarkozy s'implique

Dénonçant les "querelles politiciennes" et les "oppositions stériles", Nicolas Sarkozy a menacé mardi à Orléans (Loiret) de "reprendre en main" directement le dossier de la modernisation du RER A, sur lequel la région Ile-de-France et la RATP se renvoient la balle.

"Je ne laisserai pas les passagers otages de situations inacceptables de lignes de RER vétustes où chaque jour un million de passagers s'entassent, assistant impuissants aux affrontements stériles et à la vétusté des investissements", a prévenu le chef de l'Etat.

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PRIX DU GAZOLE Le président du comité des pêches appelle à la reprise du travail
NOUVELOBS.COM | 21.05.2008 | 18:50

Pierre-Georges Dachicourt juge "très intéressante" la "mesure sociale" d'un montant de 40 millions d'euros en faveur des marins annoncée par Michel Barnier, qui prévoit aussi le versement anticipé de 110 millions d'euros. Il "appelle tous les bateaux à reprendre la mer".

Le président du comité national des pêches Pierre-Georges Dachicourt a appelé, mercredi 21 mai, les marins-pêcheurs à reprendre le travail, à la suite de l'accord trouvé avec le gouvernement, lors d'une conférence de presse.

"Il faut que tout le monde reparte au travail. J'appelle tous les bateaux à reprendre la mer", a déclaré Pierre-Georges Dachicourt à l'issue d'une journée de négociations au ministère de l'Agriculture et de la Pêche.

Selon lui, "l'essentiel a été obtenu grâce à un effort considérable du gouvernement". Pierre-Georges Dachicourt a jugé "très intéressante" la "mesure sociale" d'un montant de 40 millions d'euros en faveur des marins. "Les entreprises vont aussi trouver leur compte" pour compenser la hausse du gazole, passé de 50 centimes le litre en janvier à 70 actuellement, a-t-il ajouté.

Le ministre de la Pêche, Michel Barnier avait annoncé le versement anticipé de 110 millions d'euros d'ici la fin de l'année pour venir en aide aux marins pêcheurs confrontés à l'envolée des prix du gazole, lors d'une conférence de presse.

Cette enveloppe fait partie du plan d'action de 310 millions d'euros annoncé le 13 janvier par Michel Barnier. Mais le ministre a indiqué que ce plan prévu initialement sur trois ans se déroulerait finalement sur deux ans.

Une "aide sociale" de 40 millions

Dans ce cadre, il a annoncé l'attribution d'une "aide sociale" de 40 millions d'euros pour soutenir le revenu des marins pêcheurs.

Ces derniers exigeaient depuis mercredi matin de pouvoir obtenir un prix de 0,40 euro le litre pour le gazole, contre environ 0,75 euro actuellement.

Pour Michel Barnier, "au delà d'un prix du gazole de 40 centimes d'euros par litre, le sentiment général est que la situation sociale n'est plus supportable dans notre pays pour les marins pêcheurs".

Plus tôt dans la journée, lors de la séance de question au gouvernement à l'Assemblée nationale, le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel, avait déjà annoncé le déblocage de 47 millions d'euros.

Cette somme se répartit en 22 millions d'euros pour "le versement des soldes des aides d'urgence, dès le 1er juin", 10 millions d'euros pour "la mise en place d'une enveloppe d'aide sociale destinée aux familles des marins-pêcheurs les plus en difficulté", et 15 millions d'euros pour "la mise en oeuvre du mécanisme d'arrêt temporaire pour les pêcheries", a annoncé Luc Chatel lors de la séance de question au gouvernement à l'Assemblée nationale.

Sur le terrain, les marins pêcheurs ont durci leur mouvement, exigeant du gouvernement un gazole à 0,40 euro le litre.
Bruxelles n'a donné son feu vert qu'à une partie seulement du plan d'aide à la profession. (avec AFP)

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Nicolas et Carla ont fait leur marché
Nathalie Schuck Le Parisien , mercredi 28 mai 2008

POUR NICOLAS SARKOZY, le marché au gros de Rungis (Val-de-Marne), c'est un peu ce qu'était pour Jacques Chirac le Salon de l'agriculture : une bouffée d'oxygène.
Venu saluer hier aux aurores dès 5 h 30 la « France qui travaille tôt », le chef de l'Etat lui avait réservé une surprise : Carla Bruni, tombée du lit.
De mémoire de boucher, on n'avait jamais vu un top-modèle poser devant les carcasses de boeuf suspendues à des crocs dans les allées viriles du pavillon viandes du plus grand marché mondial de produits frais.

« C'est bien d'avoir réveillé Carla de bonne heure, toi t'es un homme ! » s'écrie un charcutier au tablier maculé de sang.
Tout ému, un autre ôte même sa charlotte de papier au passage de « Madame Carla ».
Escorté dans une joyeuse pagaille par une horde de journalistes, Sarkozy s'offre une dégustation de produits laitiers.
« Toi, t'attaques le fromage à 6 heures du matin ! » lance-t-il à son épouse, qui grignote une minuscule tartine de camembert au lait cru.
« Grâce à vous, j'offre des fleurs à ma femme ! » (repartie avec six bouquets), sourit encore le président, d'humeur badine.

Une visite matinale sans nuages : une petite manifestation de sans-papiers a été tenue à l'écart. Surtout, Sarkozy a soigneusement évité le hall des marées de Rungis, où il était attendu de pied ferme en pleine grogne des marins pêcheurs. Hier, le président voulait s'offrir une « séquence » bonnes nouvelles sans fausse note.

Poursuivant sa journée marathon, il a enchaîné à 7 h 30 dans les studios de RTL, pour son premier entretien à la radio depuis son élection.

« La vie est chère, la vie est trop chère, la vie est plus chère en France qu'ailleurs »

Objectif : parler aux Français de leurs problèmes quotidiens, à commencer par le pouvoir d'achat, sa principale promesse et le coeur du projet de loi de modernisation de l'économie censé faire baisser les prix dans les supermarchés. « La vie est chère, la vie est trop chère, la vie est plus chère en France qu'ailleurs », a pesté le président.
Soucieux d'effacer sa phrase fâcheuse du 8 janvier sur les « caisses vides », qui a contribué à sa plongée dans les sondages, Sarkozy n'était pas venu les mains vides (lire ci-dessus) .

Décidément, à l'Elysée, on préfère communiquer sur les choses qui « marchent » en montrant le verre à moitié plein. « Je veux dire aux Français que leur travail commence à porter ses fruits », a martelé Sarkozy, qui a promis que « le chômage va continuer à baisser ».
Bien décidé à ne pas parler des choses qui fâchent, il a démenti toute tension avec son Premier ministre, cité sept fois. « Vous n'arriverez pas à mettre un coin entre M. Fillon et moi ! »
Nathalie Schuck Le Parisien , mercredi 28 mai 2008

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Déficits publics : Nicolas Sarkozy dénonce les hypothèses de Bruxelles, fondées sur des chiffres "non vérifiés"
Les-Echos.com [ 28/05/08 - 14H35 - actualisé à 15:18:00 ]

La France doit recevoir ce mercredi une "recommandation politique" de Bruxelles lui demandant d'accélérer la réduction de son déficit, qui approche des 3% autorisés.

Le président français Nicolas Sarkozy a répété mercredi à Varsovie que la recommandation de la Commission européenne invitant la France à accélérer la réduction de ses déficits publics était fondée sur des hypothèses non vérifiées.

"Les hypothèses de la Commission sont fondées sur des chiffres qui ne sont pas vérifiés, qui ont même été démentis", a déclaré M. Sarkozy au cours d'une conférence de presse conjointe avec son homologue polonais Lech Kaczynski. "La Commission a très souvent encouragé et félicité la France pour les réformes qui sont conduites, nous avons une différence d'interprétation sur les chiffres de la Commission", a-t-il ajouté.
Les dernières statistiques françaises ont indiqué que la croissance française avait été supérieure aux prévisions sur l'ensemble de l'année 2007 et au cours du premier trimestre 2008.

"Il n'en reste pas moins que la France a des efforts à faire pour réduire les déficits, des déficits qu'il est quand même difficile de me mettre sur le dos alors que je suis président de la République depuis treize mois et que la France vote des budgets en déficit depuis trente-cinq ans", a poursuivi le chef de l'Etat français.
"Ces efforts, nous les poursuivrons", a insisté Nicolas Sarkozy, évoquant le non remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite.

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Sarkozy en Pologne: le marché du travail français ouvert à 8 nouveaux pays de l'UE
AFP Par Jean-Luc TESTAULT AFP - Mercredi 28 mai, 15h59

VARSOVIE (AFP) - Nicolas Sarkozy a tiré un trait mercredi sur la phobie française du plombier polonais, en décidant d'ouvrir début juillet le marché du travail français aux citoyens de Pologne et de sept autres pays ex-communistes entrés dans l'UE en 2004.

Le président français a profité d'une visite à Varsovie pour annoncer cette mesure, qui comble d'aise les pays d'Europe centrale, peu désireux d'être considérés comme des Etats de seconde zone dans l'Union européenne.

"Je vous confirme que toutes les barrières seront levées à compter du 1er juillet", a dit Nicolas Sarkozy dans une conférence de presse commune avec son homologue polonais Lech Kaczynski.

"Je crois à l'Europe, j'essaie de le démontrer ici en Pologne", a-t-il ajouté.

"C'est une décision importante car nous voulons être un membre de l'UE à part entière", a affirmé Lech Kaczynski.

Lors du grand élargissement de l'UE à l'Est en 2004, la France avait choisi de fermer son marché du travail aux nouveaux citoyens de l'UE, contrairement à la Grande-Bretagne, la Suède ou l'Irlande. Cette disposition, prévue par le Traité d'adhésion, pouvait être appliquée jusqu'au 1er mai 2009 et, sous des conditions particulières, même jusqu'en 2011.

La peur d'une invasion de la France par une main-d'oeuvre à bas coût venue des pays ex-communistes avait connu son apogée avant le référendum sur la Constitution européenne en 2005. Des mouvements d'extrême droite et d'extrême gauche avaient agité la menace des plombiers polonais pour persuader les Français de voter Non.

Les Polonais, mais aussi les Lituaniens et les Lettons, ont effectivement massivement émigré après l'élargissement, mais ils ont surtout choisi les îles britanniques qui ont plutôt profité de cet apport de main-d'oeuvre (environ un million depuis 2004 pour le seul Royaume-Uni).

La Commission européenne s'est félicitée de la décision de Nicolas Sarkozy. "C'est de bon augure pour la présidence française, je m'en félicite. La décision est fondée sur la réalité du marché du travail: les plombiers polonais ne sont pas venus en France", a souligné le commissaire européen au Travail Vladimir Spidla.

La mesure concerne la Pologne et les sept autres pays ex-communistes entrés dans l'UE en 2004 (République tchèque, Slovaquie, Hongrie, Estonie, Lettonie, Lituanie et Slovénie).

Les Roumains et les Bulgares, qui ont rejoint l'UE début 2007, resteront soumis à un régime de dérogation, comme c'est le cas dans la plupart des pays d'Europe de l'Ouest, sauf en Suède et en Finlande.

La France, qui, malgré un taux de chômage encore élevé, souffre de pénuries de main-d'oeuvre dans le bâtiment et la restauration, avait déjà progressivement ouvert son marché du travail aux ressortissants de l'Est depuis mai 2006.

Les entretiens de Nicolas Sarkozy avec le président polonais et le Premier ministre Donald Tusk étaient destinés à resserrer les liens avec la Pologne, dans laquelle la France voit un allié important dans l'UE.

Les deux présidents ont solennellement signé un accord de "partenariat stratégique" qui permettra de renforcer la coopération sur l'agriculture, l'énergie ou l'enseignement supérieur.

La France considère aussi la Pologne comme un partenaire essentiel dans son projet de renforcer l'Europe de la défense, qui est une de ses quatre priorités pour sa présidence de l'UE au second semestre. "Je suis convaincu que l'engagement de nos deux pays contribuera à faire progresser l'Europe de la défense", a déclaré le président français à un quotidien polonais mercredi.

La politique de Nicolas Sarkozy envers la Pologne contraste nettement avec celle de son prédécesseur Jacques Chirac qui avait vivement critiqué les amitiés américaines de la Pologne. C'est déjà la deuxième visite de Nicolas Sarkozy à Varsovie depuis le début de son mandat il y a un an.

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31 mai 2008 AFP 9h Virginité/mariage: Dati défend la justice

La garde des Sceaux Rachida Dati a estimé que l'annulation par la justice du mariage d'une jeune femme qui avait menti sur sa virginité était "aussi un moyen de protéger la personne", lors d'un point presse en marge d'un déplacement à Agen.

"La justice est là pour protéger les plus vulnérables, les plus modestes, ceux qui sont en difficulté. La justice est aussi un rempart à la loi du plus fort", a-t-elle souligné.

"L'annulation de mariage est un moyen de se séparer rapidement", a-t-elle ajouté.

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lefigaro.fr AFP 31 mai 2008 9h Buffet dénonce l'"indignité" de Dati

Marie-George Buffet, secrétaire nationale du PCF, a dénoncé l'"indignité" et la "monstruosité juridique" des propos de Rachida Dati pour qui l'annulation par la justice du mariage d'une jeune femme qui avait menti sur sa virginité était "aussi un moyen de protéger la personne".

"Ces propos sont une monstruosité juridique et une indignité de la part de la Garde des sceaux", déclare Mme Buffet dans un communiqué.

Selon la dirigeante communiste, "la République est là pour protéger ses valeurs, en vertu desquelles le corps ne peut être considéré comme une marchandise". "C'est la libre disposition de son corps qui est ainsi remis en cause par une représentante de la République : c'est extrêmement grave", ajoute-t-elle.

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lefigaro.fr AFP 31 mai 2008 9h Mariage annulé: M. Le Pen critique Dati

La vice-présidente exécutive du FN, Marine Le Pen, a jugé "absolument délirant" le commentaire de la garde des Sceaux Rachida Dati, à propos du jugement annulant un mariage parce l'épouse avait caché qu'elle n'était plus vierge.

"Le jugement est inepte", mais "ce qui est absolument délirant, c'est le positionnement de Mme Dati", a déclaré Mme Le Pen sur France Info, en allusion aux propos de la garde des Sceaux estimant que ce jugement "était aussi un moyen de protéger la personne".

Pour Mme Le Pen, "la procédure d'annulation de mariage doit être réservée à des cas extrêmement graves de vice de consentement sur une qualité fondamentale" de l'un des époux.

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POLEMIQUE Vives protestations autour du mariage annulé pour cause de non-virginité
NOUVELOBS.COM | 31.05.2008 | 08:49

Parmi les associations et les politiques de droite ou de gauche, de nombreuses voix se sont élevées, au nom du droit des femmes, pour dénoncer la décision du tribunal de grande instance de Lille. Seule la garde des Sceaux Rachida Dati défend l'annulation.

Les féministes , associations anti-racistes et laïques ainsi que deux ministres se sont élevées vendredi 30 mai contre l'annulation par la justice d'un mariage motivée par le mensonge de l'épouse sur sa virginité. La décision est, pour le moment,admise par la seule Rachida Dati.

Cette annulation est jugée "scandaleuse" pour le PCF, "atterrante" pour le PS, et "remettant en cause l'égalité hommes-femmes" pour l'UMP.

A la suite de Valérie Létard, secrétaire d'Etat à la solidarité chargée du droit des femmes, qui s'est dite jeudi "consternée" de voir que certaines interprétations du code civil puissent conduire "à une régression du statut de la femme", Fadela Amara, secrétaire d'Etat à la politique de la Ville et ancienne présidente de l'association "Ni putes ni soumises", a dénoncé vendredi une "fatwa contre l'émancipation des femmes". "J'ai cru que l'on parlait d'un verdict rendu à Kandahar", a indiqué Fadela Amara.

Décision discriminatoire pour la LDH

Le tribunal de Lille avait annulé l'union en avril. Il s'est basé sur l'article 180 du code civil, qui stipule que "s'il y a eu erreur sur la personne, ou sur des qualités essentielles de la personne, l'autre époux peut demander la nullité du mariage" dans un délai de cinq ans.

"Il existe en France, au 21e siècle, des juges pour considérer que la virginité (des femmes évidemment!) est une 'qualité essentielle'", on a vraiment peine à le croire", s'est exclamé le Collectif national pour le droit des femmes (CNDF) en fustigeant "les intégristes de tous poils".

La Ligue des droits de l'Homme juge la décision "discriminatoire" à l'égard des femmes, et le médiateur de la République Jean-Paul Delevoye la voit "contraire à l'esprit de la laïcité".

Pour Femmes Solidaires, Sabine Salmon juge que le jugement est d'autant plus "scandaleux" qu'on "voit de plus en plus de jeunes filles qui utilisent la reconstruction chirurgicale de l'hymen pour arriver vierge au mariage".
Beaucoup craignent la mise en place d'une jurisprudence.

Annulation du mariage de Rachida Dati

La présidente du Conseil national des femmes françaises (CNFF) Marie-Jeanne Vidaillet-Peretti s'est dite "prête (...) pour aider la jeune femme concernée à aller jusqu'en cour de cassation". "Mais une annulation de mariage est une action personnelle, jugée au civil, et une association ne peut pas intervenir", prévient Anne Jonquet, avocate au barreau de Saint-Denis. Pour elle, "seule la chancellerie peut intervenir". Un porte-parole de l'UMP a d'ailleurs souhaité que le ministère de la Justice "déclenche un recours dans l'intérêt de la loi pour dire le droit".

La ministre de la Justice Rachida Dati, qui avait révélé dans son livre "Je vous fais juge" (Grasset, 2007) avoir fait annuler son propre mariage, "décidé sans le vouloir", a défendu le jugement, et s'est retrouvée critiquée aussi bien par Marine Le Pen (FN) que par Marie-George Buffet (PCF).

"La justice est là pour protéger. Le fait d'annuler un mariage est aussi un moyen de protéger la personne qui souhaite peut-être se défaire du mariage, parce que je pense que cette jeune fille (...) a souhaité également, sans doute, se séparer assez rapidement", a affirmé Rachida Dati.

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Quand Martine Aubry jetait "les principes républicains" à l'eau de la piscine Lille-Sud lepost.fr Par Citoyen r j , le 02/06/2008

Martine Aubry a donc vivement réagi à la décision du tribunal de Lille d'annuler un mariage pour cause de non-virginité de la mariée.

La maire de Lille a déclaré notamment: "Nous savons que les droits des femmes ne sont jamais acquis, mais nous ne pensions pas arriver à une telle régression dans notre pays".

Et de conclure: "Tous les républicains ont été choqués".

On ne peut qu'approuver cette position.

Mais la vérité nous oblige aussi à constater que Martine Aubry ne conçoit plus la laïciité comme en 2003, lorsqu'elle justifiait sa décision de réserver des horaires spécifiques aux femmes musulmanes, dans la piscine publique de Lille-Sud.

A cette époque, c'est le chef de l'opposition locale qui parlait comme elle aujourd'hui et en appelait à "tous les Républicains".

Martine Aubry justifie l'attribution d'une heure hebdomadaire réservée aux femmes musulmanes à la piscine de Lille-Sud

La maire de Lille, Martine Aubry, a justifié lundi en conseil municipal l'attribution d'une heure hebdomadaire réservée aux musulmanes à la piscine de Lille-Sud comme étant "l'occasion pour certaines d'entre elles de s'émanciper".

Mme Aubry répondait à une question du chef de l'opposition municipale, Bertrand Decocq (UMP), qui contestait "le caractère dérogatoire aux pratiques républicaines d'égalité et de mixité" de cette heure réservée.

Le quartier de Lille-Sud abrite une importante communauté musulmane. Pour M. Decocq, "revendiquer des conditions particulières de fréquentation d'une piscine municipale" constitue "une forme d'un repli identitaire et communautariste".

"Faisons un petit détour (de nos principes républicains) pour que ces femmes gagnent et acquièrent leur émancipation", a expliqué Mme Aubry, rappelant qu'il s'agissait de leur part d'"une demande constante d'un lieu pour se retrouver entre elles pour discuter".

Au nom de l'émancipation des femmes par la piscine, il était louable que l'on contournât les principes d'égalité, de mixité et de laïcité inscrits dans notre pacte social et républicain? Un peu comme lorsque Rachida Dati se contente d'estimer aujourd'hui que l'annulation du mariage pour cause de non-virginité protégera la mariée, et qui sait, l'émancipera?

Toute cette confusion est affolante. Au moins aujourd'hui, les choses cont claires. Martine Aubry semble avoir compris que face à un président qui encourage le retour des "religieux" dans les banlieues et dans toute la société, une femme de gauche et de progrès, se doit de lui rappeler les principes républicains qu'il bafoue à ces occasions. Idem pour une décision de justice.

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lefigaro.fr 31 mai 2008 Virginité/mariage : les critiques de Royal

Ségolène Royal estime que la décision du tribunal de grande instance de Lille d'annuler un mariage à la demande du mari de confession musulmane, parce que l'épouse avait menti sur sa virginité, "est une régression du droit et de la dignité des femmes".

Dans un entretien publié dans "Le Journal du Dimanche", l'ancienne candidate à l'élection présidentielle déplore "un retour en arrière par rapport au mouvement d'émancipation des femmes, au droit qu'elles ont acquis de disposer librement de leur corps".
"Ce jugement est par ailleurs contraire à la Convention européenne des droits de l'homme, contraire au principe d'égalité entre les hommes et les femmes", assure la présidente de la région Poitou-Charentes.

"Considérer que la virginité est une 'qualité essentielle de la personne' pour une femme et pas pour un homme, c'est le signal d'une régression très forte pour toutes les femmes d'aujourd'hui. Les jeunes surtout", souligne-t-elle.

Ségolène Royal considère toutefois qu'il ne faut "pas forcément" changer la loi. "La juge aurait très bien pu prendre en considération l'évolution de la société et des moeurs, ainsi que la capacité qu'avaient le mari et la femme à s'entendre avant.
Elle avait toutes les bases juridiques pour ne pas annuler le mariage", note Mme Royal, en observant qu'"après tout, les époux n'avaient qu'à divorcer".

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MARIAGE ANNULE Mariage annulé pour "non virginité" : le parquet va faire appel du jugement
NOUVELOBS.COM | 02.06.2008 | 18:27

La garde des Sceaux Rachida Dati a demandé que le parquet interjette appel du jugement du tribunal de grande instance de Lille, qui avait annulé un mariage parce que la mariée avait menti sur sa virginité. La ministre avait pourtant estimé vendredi que l'annulation par la justice de ce mariage était "aussi un moyen de protéger la personne".

La garde des Sceaux Rachida Dati a demandé lundi 2 juin au procureur général de Douai que le parquet interjette appel du jugement du tribunal de grande instance de Lille, qui avait annulé un mariage parce que la mariée avait menti sur sa virginité, a annoncé la Chancellerie dans un communiqué.
"L'annulation d'un mariage par le tribunal de grande instance de Lille a provoqué un vif débat de société. Cette affaire privée dépasse la relation entre deux personnes et concerne l'ensemble des citoyens de notre pays, et notamment les femmes", déclare la Chancellerie. C'est pourquoi la ministre de la Justice "souhaite que la juridiction collégiale d'appel puisse être amenée à se prononcer à nouveau".
Selon le porte-parole de la Chancellerie, Guillaume Didier, le Parquet a un mois pour faire appel, mais ce délai ne court pas à partir du prononcé de l'annulation, le 1er avril. Il court à partir du moment où le jugement lui a été notifié.

"un moyen de protéger la personne"

Rachida Dati avait pourtant estimé vendredi que l'annulation par la justice de ce mariage était "aussi un moyen de protéger la personne". La ministre de la Justice répondait ainsi aux demandes formulées vendredi jusqu'au sein même de l'UMP pour déclencher un recours.
Du coup, le ministre du Travail Xavier Bertrand avait, lundi dans la matinée, pris la défense de la ministre. "Ce qu'elle a dit correspond tout à fait au rôle du garde des Sceaux, et j'aimerais bien aussi que chacun puisse raison garder par rapport aux déclarations de Rachida Dati", a déclaré Xavier Bertrand.
"Il y a une attitude par rapport aux propos de Rachida Dati qui ne me plaît absolument pas", a répété Xavier Bertrand, soulignant qu'"elle n'a pas la tâche la plus facile qui soit mais elle est là aussi sur un sujet où il y a beaucoup d'émotion pour redire les choses juridiquement".

La justice, "un rempart à la loi du plus fort"

"La justice est là pour protéger. Le fait d'annuler un mariage est aussi un moyen de protéger la personne qui souhaite peut-être se défaire du mariage, parce que je pense que cette jeune fille (...) a souhaité également, sans doute, se séparer assez rapidement", avait déclaré Rachida Dati.
"L'annulation de mariage est un moyen de se séparer rapidement", a-t-elle ajouté. "La justice est là pour protéger les plus vulnérables, les plus modestes, ceux qui sont en difficulté. La justice est aussi un rempart à la loi du plus fort", avait-elle souligné. La garde des Sceaux a par ailleurs rappelé que la "décision civile, avec le consentement des deux parties, a été prise par un critère juridique, qui a été une erreur sur la qualité essentielle de la personne pour une des parties".

Faille

Sur le fond, Xavier Bertrand estime que "dire que l'on pourrait annuler un mariage parce qu'une jeune fille aurait menti sur sa virginité, cela semble insupportable pour tout le monde". "Il ne peut pas y avoir aujourd'hui dans notre droit la moindre faille, la moindre remise en cause ni du droit des femmes, ni du droit à leur intégrité", a-t-il affirmé.
"Je crois qu'il faut aussi regarder un peu plus en détail" le jugement, a ajouté le ministre, se demandant si "c'est véritablement notre Code civil qui ne serait plus adapté sur certaines dispositions".
C'est pourquoi l'idée de parlementaires de se saisir du sujet est "une bonne initiative", selon lui.

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interview «Il est né avec une dépression, il n’avait pas le talent de la vie»
Pierre Bergé, compagnon du créateur et cofondateur de la maison Yves Saint Laurent :
Recueilli par OLIVIER WICKER Libération QUOTIDIEN : mardi 3 juin 2008

Comment s’est passée votre première rencontre avec Yves Saint Laurent ?

J’ai d’abord assisté à son premier défilé pour Christian Dior. Trois jours plus tard, nous étions réunis dans un dîner organisé par Marie-Laure Bousquet, correspondante du Harper’s Bazaar. A 21 ans, celui qui s’appelait encore Yves-Mathieu Saint Laurent dégageait une grande timidité et en même temps une volonté inexpugnable.

Comment avez-vous scellé votre pacte ?

On est tombé amoureux. C’est simple. En 1960, durant la guerre d’Algérie, il avait été appelé sous les drapeaux. Il n’avait pas très envie de faire l’armée, certes, mais sa dépression l’avait envoyé à l’hôpital du Val-de-Grâce, en section psychiatrique. Je suis allé lui annoncer sur son lit d’hôpital que Dior l’avait renvoyé. Il m’a dit : «Il n’y a rien d’autre à faire que de créer une maison.» Je me suis dit que ça devait être possible même si je n’ai jamais respecté les hommes d’affaires. J’ai trouvé un financier américain, J. Mack Robinson, pour lancer la première collection.

Rétrospectivement, pensez-vous que vous avez eu du mal à lancer la marque ?

Non, car Yves a toujours eu - ou presque - du succès avec ses créations. Une seule fois, il s’est fait étriller (en 1971), avec sa collection inspirée des années 40. Une journaliste américaine avait décrété que c’était »totalement hideux». Je précise que des femmes portent encore cette collection aujourd’hui.

Pour ceux qui ne le connaissaient pas, il donnait l’impression d’un homme en retrait, voire au bord d’un gouffre.

Il a toujours baigné dans la souffrance. Dans son travail, il était d’une gentillesse totale, mais pour 1 mm d’une robe, il pouvait exiger que son équipe travaille toute la nuit. J’ai tendance à penser qu’il n’était heureux que le jour de la présentation de sa collection et déjà un peu moins le lendemain. Il est né avec une dépression nerveuse, il n’avait pas le talent de la vie. Certains se sont moqués des malheurs de cet homme riche, mais la vérité c’est qu’il vivait depuis sa naissance la mélancolie (la bile noire, selon l’étymologie grecque).

Comment dans ce cas a-t-il pu sentir les mouvements de la société ?

C’est un mystère. Il était retiré du monde, solitaire, ne voyant que peu de gens. Son chauffeur l’emmenait des Invalides jusqu’à l’avenue Marceau. Ça lui a suffi pour faire sortir la mode, avec Coco Chanel, du simple territoire esthétique à celui de territoire social. Avec lui, les femmes ne sont plus des objets qu’on habille, ni des créatures sur lesquelles les couturiers projettent des fantasmes.

Beaucoup de bruits ont couru sur son état de santé ces derniers mois…

Depuis avril dernier, il avait une tumeur au cerveau. Ses deux épaules avaient été cassées par des chutes, il ne pouvait plus se déplacer. Mais, depuis très longtemps, il était déjà en dehors du monde.

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article publié le 02-06-2008 sur le site www.la-croix.com Pluie d'hommages à Yves Saint-Laurent

Olivier Meyrou, cinéaste, auteur de Célébration, documentaire sur Yves Saint Laurent : « Saint Laurent portait en lui tout le coût de la création. Lorsque je l’ai filmé dans son atelier, entre 1998 et 2000, c’était un homme au corps épuisé, comme vidé de sa substance. Mais quel regard ! Tout de force et, même, d’une certaine cruauté, car ce n’était pas un ange qu’abritait cette enveloppe si fragile…

Il parlait peu, d’une voix très douce, bougeait au ralenti et tous ceux qui l’approchaient adoptaient la même attitude, dans un jeu mimétique impressionnant. C’était très étrange, assez religieux. Il y avait autour de lui une mise en scène incroyable : fini le décor moderne des premières années. La maison Saint Laurent du 5, avenue Marceau était meublée en Napoléon III et il y régnait une étiquette très XIXe siècle.

Yves Saint Laurent s’est imposé à une époque charnière : artiste, il a commencé lorsque la mode était un artisanat ; artiste, il a achevé sa carrière lorsqu’elle était devenue une industrie… Mais, avec Pierre Bergé, il a su malgré tout, par son rayonnement, résister aux puissances du marketing, préserver sa conception inaltérable du « chic ».

Le créateur a survécu à sa création – ce qui doit être terrible ! – devenue mythique alors que lui était encore vivant. Je le vois comme une rock star, qui est allée jusqu’au bout de sa trajectoire, avec maints coups durs – il vivait difficilement son homosexualité – et maints feux d’artifice ! »

Laurence Benaïm, rédactrice en chef du magazine Stiletto. Auteur de Yves Saint Laurent (Grasset) : «En dépit de son incroyable célébrité, Yves Saint Laurent est demeuré énigmatique, insondable. Si je devais définir d’un mot son caractère, je dirais : la force. Loin de l’image de victime qu’on lui applique souvent. Dès ses débuts, alors qu’il n’avait pas 21 ans, il a été propulsé sur le devant de la scène, prenant la succession de Dior. Il a toujours accueilli cette notoriété de manière duale : rêvant de gloire – tout jeune, n’avait-il pas écrit qu’il voulait voir son nom « écrit en lettres d’or » ? – et, à la fois, en redoutant les effets. Son génie résidait dans l’alliance des contraires, cette palette infinie qu’il offrait aux femmes sans jamais les réduire à un seul rôle, tantôt oiseau de nuit, tantôt femme en smoking… »

Le président de la République, Nicolas Sarkozy a estimé qu'avec la mort d'Yves Saint Laurent "disparaît un des plus grands noms de la mode, le premier à élever la haute couture au rang d'un art en lui assurant un rayonnement planétaire". "Par son génie créatif, sa personnalité élégante et raffinée, discrète et distinguée, Yves Saint Laurent a imprimé sa marque sur un demi-siècle de création, dans le luxe comme dans le prêt-à-porter, car il était convaincu que la beauté était un luxe nécessaire à tous les hommes et à toutes les femmes", a indiqué Nicolas Sarkozy dans un communiqué publié dans la nuit du dimanche 1er au lundi 12 juin.

Rappelant que le couturier "pratiquait un dialogue permanent avec les autres arts, la peinture surtout, mais aussi la littérature et le cinéma", Nicolas Sarkozy évoque les "collections 'Shakespeare', des robes inspirées par Van Gogh ou des costumes de scène pour Romy Schneider ou Catherine Deneuve". Soulignant qu'"Yves Saint Laurent était également très attentif aux évolutions de la société et au statut de la femme moderne", le président conclut en souhaitant que "la fondation créée avec Pierre Bergé continue à conserver et à consacrer la mémoire de ce grand créateur".

Carla Bruni-Sarkozy : "J'ai le coeur serré en pensant à M. Saint Laurent. Il était un artiste et un être humain d'exception. Il a sublimé non seulement la beauté mais aussi la force des femmes. C'est un grand honneur pour moi d'avoir travaillé avec lui".

Le premier ministre François Fillon a salué la mémoire d'Yves Saint Laurent "créateur exceptionnel qui a profondément marqué l'histoire de la Haute Couture" et rend hommage à "l'artiste de génie qui a tant contribué au rayonnement de la France". "M. Saint Laurent a su réunir la mode et le prêt-à-porter et laissera sa griffe dans l'imaginaire collectif" a indiqué le ministre dans un communiqué. Pour François Fillon, Saint Laurent "avait fait d'un sobre smoking le plus bel écrin de la féminité et le symbole de l'élégance française". "Pionnier et visionnaire, le génie qu'il a déployé au service de la haute couture s'est toujours conjugué avec un réel désir d'encourager les talents naissants, grâce à la fondation qu'il a créée" conclut la premier ministre.

Christine Albanel : "Avec Yves Saint Laurent, disparaît un homme brillant, généreux, énigmatique et séduisant, une griffe légendaire", estime la ministre de la culture dans un communiqué. "Il était l'élégant complice de notre quotidien, le maître de l'art de vivre 'Rive Gauche', symbole de luxe et de beauté dans le monde entier. Il était resté provocateur et libre, bien décidé à affranchir la femme et à inscrire la mode dans son époque", poursuit-elle. "Saint Laurent avait l'âme d'un artiste, alternant l'enfermement créateur et les apparitions spectaculaires".

Jack Lang, a de son côté estimé qu'"il y a un avant et un après Yves Saint Laurent ". "Nous perdons avec Yves Saint Laurent, un grand maître de l'art. Il aura été littéralement un révolutionnaire des formes, du style, des textures, des silhouettes, en portant sur les femmes un nouveau regard", estime le député socialiste dans un communiqué. "Son oeuvre toute entière est élégance, volupté, luxuriance" et a permis à Yves Saint Laurent de "domin(er) la scène mondiale".

Bernard Arnault, PDG du numéro un mondial du luxe LVMH : "Monsieur Saint Laurent a incarné pendant un demi-siècle la haute couture française. Il a voulu une femme qui concilie deux exigences fondamentales qui l'ont toujours guidé même dans sa vie personnelle : la liberté et l'élégance", a-t-il dit, cité dans un communiqué du groupe. "Je n'oublie pas ses débuts fulgurants chez Christian Dior (maison acquise par Bernard Arnault en 1984, ndlr) où son talent s'est révélé. Son humilité était la marque de son génie", a souligné le patron de LVMH, grand concurrent de PPR, dont la filiale Gucci est propriétaire e la marque Yves Saint Laurent.

Valérie Hermann, présidente d'Yves Saint Laurent, rappelle dans un communiqué que "par son génie, il a révolutionné les codes de la mode et su apposer sa signature inimitable". "L'ADN d'une marque est essentiel, Stefano Pilati et moi-même ferons tout pour le préserver" ajoute-t-elle.

François Pinault et François-Henri Pinault, patrons du groupe de luxe PPR, estiment dans un communiqué qu'avec la disparition d'Yves Saint Laurent "la mode française et mondiale perd un génie". "Yves Saint Laurent a tout inventé, tout revisité, tout transfiguré au service d'une passion : faire rayonner la femme et lui permettre de libérer sa beauté et son mystère. Bien plus qu'un grand créateur, c'est en réalité, un immense artiste qui nous a quitté." ajoutent-ils en précisant que "le groupe PPR ainsi que tous ceux qui travaillent chez Yves Saint Laurent s'inscrivent dans la voie qu'il a su tracer et inventer. Et chacun aura à coeur d'être fidele au style et à la griffe de ce grand monsieur : Monsieur Saint Laurent ".

Robert Polet, président de Gucci Group, souligne dans un communiqué qu'Yves Saint Laurent "laisse un grand vide mais également un sublime héritage". "Nous avons bien évidemment une pensée affectueuse pour M. Bergé qui a accompagné l'ascension de M. Saint Laurent et pour toutes les clientes fidèles à cette marque et à cet homme" conclut-il.

Mounia, mannequin noir et égérie du créateur dans les années 80 : "Yves Saint -Laurent a révolutionné la couleur noir. Il m'a rendue fière de ma couleur", a-t-elle déclaré sur Europe 1, en soulignant qu'elle avait été "la première femme noire dans la haute couture parisienne". "C'était quelqu'un d'extraordinaire, quelqu'un qui a révolutionné la haute couture. C'était un monsieur qui respectait ses mannequins, qui respectait la femme, qui aimait la femme".

Vivienne Westwood, créatrice de mode britannique : Yves Saint Laurent a été "l'un des rares à avoir atteint la perfection avec tout ce qu'il touchait". "Les femmes d'Yves me rappellent les femmes d'Helmut Newton (le photographe, ndlr) qui ne sont jamais nues. Chez elles, un grain de beauté est une robe. Les femmes d'Yves portent des vêtements mais ces vêtements sont comme un grain de beauté". "Il nous manquera énormément".

Jean-Paul Gaultier, styliste et couturier français : Yves Saint Laurent a "créé un nouveau vocabulaire pour la garde-robe de la femme moderne", a souligné Jean Paul Gaultier. "Il était mon idole, un modèle à suivre, à la fois pour sa créativité et ses vêtements à la rigueur si parisienne, mais aussi pour sa propre élégance personnelle", a déclaré le couturier. Yves Saint Laurent a "synthétisé la révolution sociale de la femme à la fin des années soixante et a été le premier à mixer les genres. Il a créé un nouveau vocabulaire pour la garde-robe de la femme moderne et a été un précurseur dans la mesure et la justesse".

Sadiya Guèye, ex-mannequin et styliste sénégalaise : "Je l'ai appris tard dans la nuit. Je suis très, très triste. C'était un génie. Ses pairs le lui reconnaissaient. C'est le monde entier qui le perd". "C'était plus qu'un grand-frère pour moi. C'était un papa, mon père (...). Chaque matin, j'étais dans ses cabines, je le voyais travailler, il faisait juste son travail", a ajouté l'ex-mannequin devenue styliste après dix ans de métier. "Si j'ai été mannequin (international), c'est grâce à lui. Et c'est grâce à lui que j'ai voyagé un peu partout dans le monde", a-t-elle ajouté.

Le maire de Paris Bertrand Delanoë a exprimé sa "tristesse" lundi, au lendemain du décès du couturier Yves Saint Laurent , qui selon lui "a érigé la haute couture au rang des arts" et "oeuvré pour l'évolution de l'image de la femme". "Il a été le créateur de lignes jamais démodées, toujours renouvelées, et il a oeuvré pour l'évolution de l'image de la femme durant un demi siècle".
La Croix, AFP et AP

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Les eurodéputés s'élèvent contre le mariage annulé S.L. (lefigaro.fr) avec AFP 06/06/2008 | Mise à jour : 17:40

150 députés européens ont envoyé une pétition à Rachida Dati pour dénoncer le «précédent dangereux» créé par le jugement. Le parquet a demandé un référé pour éviter l'enregistrement à l'état-civil de la fin de l'union.

Le mariage annulé par un tribunal de Lille car la mariée avait menti sur sa virginité n'en finit pas de faire polémique. Cette fois, ce sont les députés européens qui s'indignent de ce jugement.

150 d'entre eux ont envoyé vendredi une pétition à la garde des Sceaux, Rachida Dati, pour exprimer leur indignation à l'issue de ce jugement. «Nous signataires, considérons que contrairement à la décision du tribunal de grande instance de Lille, la virginité d'une femme n'est pas une qualité essentielle de la personne. Pas plus d'ailleurs que pour un homme», écrivent-ils, parlant de «précédent dangereux qui ne peut que conforter certains fondamentalistes dans leur combat archaïque alors que justement l'un des remparts contre ce fanatisme devrait être le droit».

Suspension de l'exécution du jugement

Les signataires sont issus des différents groupes politiques du Parlement, conservateurs, libéraux, communistes ou verts. Dans leur pétition, ils soulignent que «ce combat va au-delà des clivages politiques et ne sert qu'une seule cause, la dignité humaine».

Les démêlés judiciaires se poursuivent par ailleurs. Le procureur de Lille, qui a fait appel du verdict à la demande de Rachida Dati, après que celle-ci ait commencé par défendre le choix du juge de première instance, vient de demander en urgence que le jugement ne soit pas exécuté.

En pratique, le procureur demande un «arrêt de l'exécution provisoire», qui empêche l'inscription de la fin de l'union à l'état-civil. But de la manœuvre : éviter que les époux ne soient autorisés à se remarier. Si c'était le cas, il ne serait plus possible pour la cour d'appel d'annuler le jugement mettant fin à leur première union, car une telle décision équivaudrait à ce qu'ils soient mariés deux fois à deux personnes différentes. Or, la bigamie, est interdite en France. La demande sera examinée le 12 juin prochain. .

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MARIAGE ANNULE "Je subis tout dans cette histoire"
Amélie GAUTIER - le 06/06/2008 - 17h32 LCI.fr

. La jeune femme dont le mariage a été annulé parce qu'elle n'était plus vierge ne souhaite pas "être la victime du système politique".
. Dans le Nouvel Observateur, elle confie que la décision du TGI de Lille l'avait libérée.
. Le procureur de Lille a demandé en urgence que ce jugement d'annulation ne soit pas exécuté, c'est-à-dire ne soit pas enregistré à l'état civil.

Elle est celle dont la virginité fait débat depuis une semaine. Celle dont l'hymen est devenu une affaire nationale. Celle dont tout le monde évoque le mariage annulé parce qu'elle n'était plus vierge. Elle, cette jeune femme de 23 ans, qui veut rester anonyme malgré le tollé suscité depuis une semaine par son histoire. Ou quand un tribunal reconnaît la virginité comme "qualité essentielle".

Cette décision du TGI de Lille, qui date d'il y a deux mois lui avait apporté "du soulagement", selon les mots son avocat, Me Charles-Edouard Mauger. Depuis, il y a eu polémique et son avalanche de réactions d'indignation : dans le monde associatif, dans le monde politique. Mardi, le procureur de Lille a fait appel, comme le lui avait demandé sa ministre de tutelle, Rachida Dati. Et depuis, toujours selon son avocat, l'ex-épouse se sent "très, très mal".

"C'est très difficile"

"Que l'on puisse faire appel du jugement alors que je n'ai rien demandé me révolte". Depuis le début de l'affaire, la jeune infirmière ne disait rien voulant juste vivre sa vie tranquillement quelque part en région parisienne. Dans le Nouvel Observateur publié cette semaine, réfugiée derrière l'anonymat, la jeune femme raconte pour la première fois son histoire, son point de vue. "Entendre tout le monde parler de moi, c'est très difficile", confie-t-elle à l'hebdomadaire. "Depuis le début, je subis tout dans cette histoire".

Son histoire, c'est celle d'une jeune femme de confession musulmane dont le tout nouvel époux, un ingénieur d'une trentaine d'années, musulman comme elle, découvre le soir des noces qu'elle n'est plus vierge et qui demande l'annulation pure et simple du mariage s'estimant bafoué par la tromperie de sa jeune femme. "Il m'a expliqué qu'il ne pouvait pas bâtir une union solide sur du mensonge", raconte l'avocat du marié Me Labbé. C'était il y a presque deux ans. Il la voulait pure. Elle le pensait gentil et intelligent. La jeune femme consent à faire effacer ce mariage.

"J'allais me planter des années avec ce type"

Si le motif de l'annulation, son rejet pour non-virginité, reste une meurtrissure pour la jeune femme, selon son avocat cité par Le Nouvel Observateur, l'officialisation de la décision il y a deux mois la libère. "J'allais me planter des années avec ce type", confie la jeune femme au newsmagazine. "'j'ai ma vie à reconstruire. Je n'ai pas à être victime du système politique (...). Je comprends la polémique mais elle absorbe ma vie'", dit-elle aussi à son avocat.

Avec l'appel du parquet de Lille, les deux ex-époux devraient bientôt se voir notifier une nouvelle audience civile devant les magistrats de la cour d'appel. Il y sera de nouveau question de savoir si la virginité peut être considérée comme qualité essentielle. Il y sera de nouveau question de l'hymen de la jeune femme.

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Nicolas Sarkozy invite les Libanais au rassemblement AP | 07.06.2008 | 13:58

Premier chef d'Etat occidental reçu à Beyrouth par le nouveau président libanais Michel Sleimane, élu le 25 mai après une vacance de six mois à la tête du Pays au Cèdre, Nicolas Sarkozy a invité samedi les Libanais au dialogue et au rassemblement pour clore une longue et sanglante crise politique. Un appel appuyé par les responsables des principaux partis français, qui étaient du voyage.

"Il y a eu trop de malheur, il y a eu trop de morts. Il est venu maintenant le temps de se tourner vers l'avenir, un avenir qui passe par le dialogue où chaque Libanais trouvera sa place", a souligné le président français à son arrivée à Beyrouth, en provenance d'Athènes, pour cette visite de quelques heures. "L'heure est aujourd'hui au rassemblement pour permettre au gouvernement d'union nationale présidé par Fouad Siniora d'agir pour redresser l'économie du pays."

S'adressant au président Sleimane, élu moins de deux semaines plus tôt à la faveur d'un accord négocié sous l'égide de la Ligue arabe, qui mettait fin à 18 mois de chaos politique, Nicolas Sarkozy l'a assuré de "l'engagement de la France, l'engagement politique, l'engagement économique, l'engagement culturel, l'engagement affectif".

Car, a-t-il insisté, "c'est tout le peuple français qui se tourne vers le peuple libanais pour lui dire: 'bonne route maintenant'".

L'accord de partage du pouvoir conclu le 21 mai à Doha (Qatar) a permis de faire cesser les violences intercommunautaires nées de la crise entre la majorité antisyrienne et l'opposition conduite par le Hezbollah chiite.

"Aujourd'hui, grâce aux efforts de tous, de la Ligue arabe, du Qatar, de la France, l'accord de Doha a permis de débloquer la situation et de jeter les bases d'une véritable réconciliation", a observé Nicolas Sarkozy, accompagné pour cette visite d'une large et hétéroclite délégation.

Outre le Premier ministre François Fillon et les ministres des Affaires étrangères Bernard Kouchner et de la Défense Hervé Morin, tous les chefs des partis siégeant au Parlement français étaient là: Patrick Devedjian (UMP), François Hollande (PS), Jean-Marie Baylet (PRG), François Bayrou (MoDem), Marie-George Buffet (PCF) et Cécile Duflot (Verts).
L'ex-Premier ministre Jean-Pierre Raffarin et le président du groupe UMP à l'Assemblée, Jean-François Copé, étaient également présents.

"Avec la délégation sans précédent qui m'accompagne, je suis porteur d'un message pour le peuple libanais à qui je veux manifester l'amitié fraternelle et la solidarité totale du peuple français dans toute ses composantes", a expliqué le président français, qui, après un entretien avec son homologue au palais présidentiel de Baabda, devait rencontrer les dirigeants des partis libanais, y compris le Hezbollah.

Comme l'a résumé François Hollande, il s'agissait de donner "une image forte", celle de "cette France qui se rassemble pour exprimer vis-à-vis de la population libanaise son amitié et sa solidarité". Et tous ont semblé