(Mai 2007) - Danemark, la Petite Sirène voilée
(Mars 2006) - Danemark, après les caricatures de Mahomet, l'"information" des danois
(Octobre 2004) - Espagne, tarifa se mobilise, pour aider les clandestins
(Octobre 2004) - Italie. Face à l'afflux d'immigrés sur ses côtes, Rome organise des charters vers la Libye.
Rapatriements expéditifs pour les clandestins en Italie

Une douzaine de vols en quatre jours.
C'est désormais un véritable pont aérien de charters qui rapatrient, immédiatement après leur débarquement sur les côtes italiennes, les immigrés clandestins vers la Libye, leur lieu de départ supposé. Et il y a aussi la vente de matériel militaire au colonel Muammar Kadhafi pour surveiller les frontières et le projet d'installation de centres de rétention directement en Libye...

L'Italie a, depuis quelques semaines, entrepris de durcir sa politique de lutte contre l'immigration clandestine. «Nous réduirons à zéro le nombre de débarquements», avait proclamé, le 26 septembre, le ministre de l'Intérieur, Giuseppe Pisanu, de retour d'un voyage à Syrte. Avec, pour l'heure, des résultats inverses de l'effet escompté. En effet, depuis quelques jours, les arrivées de clandestins sur la petite île de Lampedusa, au sud de la Sicile, se multiplient.

Naufrage.
Dimanche soir, une embarcation avec à son bord soixante-quinze personnes (en majorité des Marocains) a coulé au large des côtes tunisiennes. Seules onze d'entre elles ont pu être récupérées et vingt-deux corps ont depuis été repêchés. «Les organisations criminelles s'activent au maximum pour faire passer les clandestins avant que notre plan ne devienne opérationnel», avait déclaré, avant le drame de dimanche, le sous-secrétaire d'Etat à l'Intérieur, Alfredo Mantovano.

Depuis mercredi dernier, profitant d'une météo clémente, pas moins de 2 600 clandestins sont arrivés à bord de navires de fortune sur la petite île appréciée des touristes, aux confins méridionaux de l'Europe. Le «centre d'accueil» prévu pour héberger un maximum de 190 personnes ne peut faire face à cette vague sans précédent.
En réponse, le gouvernement italien a décidé d'affréter des avions pour renvoyer les immigrés de l'autre côté de la Méditerranée. «C'est la même procédure que l'Italie avait adoptée il y a quelques années avec l'Albanie», fait-on remarquer dans l'entourage de Giuseppe Pisanu où l'on assume le côté médiatique de l'opération : «Assez rapidement, on obtient un effet dissuasif.»

Désespérés.
Dès vendredi, un premier charter, avec 90 personnes à bord, a ainsi décollé pour Tripoli. Samedi, trois autres appareils sont partis pour la Libye afin d'y ramener près de 300 clandestins. Et les rapatriements expéditifs continuent. Au total, en quatre jours, près de 600 personnes ont été renvoyées en Libye. «Nous continuerons sur cette ligne», a annoncé dimanche Giuseppe Pisanu. «Les désespérés qui pensent encore pouvoir s'embarquer illégalement vers l'Italie doivent savoir qu'ils seront renvoyés vers les lieux de départ aussitôt après avoir reçu les secours humanitaires», a ajouté le ministre de l'Intérieur qui a assuré que la mesure ne concernait pas les réfugiés politiques : «Nous accordons protection à ceux qui peuvent prétendre au droit d'asile.»

Ce que contestent fortement Amnesty International, Msf, diverses autres organisations humanitaires et l'opposition italienne qui dénonce «des expulsions collectives interdites par les traités internationaux dont l'Italie est signataire». L'indignation est d'autant plus forte que Tripoli n'est pas signataire des conventions de Genève sur le droit d'asile et la protection des réfugiés.
En outre, comme le souligne l'opposition, les clandestins n'auraient «pas le temps de présenter des demandes d'asile». Même le ministre (Alliance nationale) pour les Italiens de l'étranger, Mirko Tremaglia, a émis des doutes sur ces rapatriements «trop rapides» : «Sommes-nous seulement sûrs que toutes ces embarcations proviennent vraiment de Libye ? Avons-nous le temps de vérifier ?»

Matériel militaire.
Pour l'heure, le gouvernement Berlusconi, qui a fait de la lutte contre l'immigration l'un des points cardinaux de son action, n'entend pas infléchir sa politique. Et il veut mettre en oeuvre le plan concerté avec la Libye où seraient entassés des centaines de milliers d'Africains candidats au départ pour l'Europe via Lampedusa.
Après avoir obtenu, fin septembre, de la part de l'Union européenne la levée de l'embargo contre Tripoli, l'Italie est prête à fournir du matériel militaire à la Libye pour empêcher les navires chargés d'immigrés de prendre la mer. Les premières livraisons sont prévues pour les premiers jours de novembre. Par ailleurs, un contingent de 150 policiers et soldats italiens devrait débarquer prochainement en Libye pour former la police locale.

Enfin, Rome s'apprête à installer des centres de rétention en Libye. L'Italie préférerait que cette initiative soit chapeautée par l'UE. Quoi qu'il en soit, selon la presse italienne, pas moins de six mille éléments (tentes, toilettes chimiques, etc.) devraient être rapidement acheminés de l'autre côté de la Méditerranée pour mettre sur pied ces centres dans lesquels, a indiqué Giuseppe Pisanu, «la souveraineté libyenne sera scrupuleusement respectée».
Par Eric JOZSEF, mardi 05 octobre 2004 (Liberation - 06:00)

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Tarifa se mobilise pour les clandestins
Emus par les naufrages à répétition dans le détroit de Gibraltar, les habitants de cette ville andalouse ont tissé une toile de solidarité pour aider, illégalement, les immigrants.

La vie de Nieves Garcia a basculé le 2 novembre 1989.
Ce matin-là, à une cinquantaine de mètres de sa terrasse, elle aperçoit 18 cadavres gisant sur la plage. Des immigrants marocains et d'Afrique noire échoués à la suite du naufrage de leur patera, nom donné aux embarcations de fortune ou aux Zodiac utilisés pour traverser clandestinement le détroit de Gibraltar. «Au-delà du choc, ces drames me sont apparus dans toute leur absurdité. Pourquoi, depuis les côtes marocaines, soit à quatorze kilomètres de chez moi, des gens devraient risquer leur vie pour rejoindre l'Espagne, alors que le ferry entre Tanger et Tarifa ne met que quarante-cinq minutes ? Aucune loi ne peut justifier ce génocide au goutte-à-goutte. Alors j'ai décidé d'entrer en résistance.»

Depuis octobre 1988, date du premier naufrage, environ 800 immigrants ont été repêchés dans ce détroit où les traversées sont périlleuses en raison du trafic intense, des tempêtes et des récifs bordant le littoral espagnol. Un chiffre très en deçà du nombre réel de noyés, lequel, d'après le médiateur de l'Andalousie, José Chamizo, approcherait les 2 000 victimes sur la même période, et même plus de 4 000 selon l'ONG Pro-Derecho.

Spectaculaire.
L'essentiel de l'immigration clandestine vers l'Espagne ne transite pas par le détroit (lire ci-dessous), mais c'est autour de Tarifa, extrémité méridionale de la Péninsule, que le phénomène est le plus spectaculaire. Depuis une quinzaine d'années, les quelque 20 000 habitants de cette bourgade ont été témoins d'innombrables débarquements. «Je ne me suis jamais habituée à voir, sur le port, ces grappes de gens tombés aux mains de la garde civile, souvent traités comme du bétail, grelottant de froid et terrorisés. Pour moi, ce ne sont pas des immigrants mais des travailleurs, et l'Europe a besoin d'eux.»

Comme Nieves Garcia, professeure de collège à Tarifa, des dizaines de citoyens ont ressenti la même révolte.
Au fil des ans, ils ont tissé une toile de solidarité pour aider les immigrants débarqués sur les côtes espagnoles à l'insu des forces de l'ordre. Leur priorité : les Marocains ­ et, depuis peu, les Nigérians ­ qui, s'ils sont pris par la garde civile, sont rapatriés le jour même, en vertu d'un accord bilatéral avec l'Espagne. Soit 1 500 euros, le pécule moyen versé à la mafia pour une traversée ­ une fortune au Maroc ­, dépensés en pure perte. Les autres ressortissants, eux, sont généralement remis en liberté. «La plupart arrivent la nuit, épuisés, trempés jusqu'aux os, en état d'hypothermie et la peur au ventre, poursuit Nieves Garcia. Ils se réfugient où ils peuvent, le plus souvent dans la montagne.» C'est alors que s'active le réseau solidaire : après quelques coups de téléphone «ciblés»,l'immigrant est pris en charge. On l'héberge, on le nourrit et, après quelques jours de repos, on lui indique comment sortir de la «Frontière», métaphore désignant la région de Tarifa et d'Algésiras, sillonnée nuit et jour par des 4 x 4 et des hélicoptères de la garde civile.

«C'est la partie la plus délicate, dit un membre du réseau. Il s'agit de l'amener à Séville, Almeria ou Murcia, des lieux plus sûrs et où il pourra trouver du travail.» Un Marocain de 23 ans, débarqué d'une patera il y a peu, aujourd'hui «caché» dans une famille, témoigne dans le plus strict anonymat : «Heureusement que ces gens m'aident. Sans eux, j'aurais dû appeler mon "contact" et lui verser 11 000 dirhams [environ 1 000 euros] pour m'amener à El Ejido [près d'Almeria, ndlr].»

Amende.
Participer à ce réseau informel, c'est bien sûr agir dans l'illégalité, comme le stipule la loi espagnole sur l'immigration (1). Résidant sur une colline de Tarifa, auteur de Parallèle 36, un récent documentaire brûlot sur l'immigration via le détroit ­ «un mur de Berlin invisible» ­, José Luis Tirado assume pleinement ce choix. «Cela me paraîtrait invraisemblable d'être mis en prison pour réaliser une aide humanitaire. Cela reviendrait à punir la solidarité.» Il y a quelques années, cependant, une «militante» avait dû payer une amende de 250 000 pesetas (1 500 euros) pour avoir hébergé un immigrant. Même si, peu après, une collecte en sa faveur avait permis d'en réunir le triple ! «Dans la région de Tarifa, il y a certes quelques délateurs, mais, en général, nombreux sont ceux qui coopèrent à leur façon», dit Nieves Garcia.

Ce sont des policiers et des gardes civils qui ferment les yeux, des hôteliers qui signalent des clandestins en détresse, des médecins qui les soignent, des membres de la Croix-Rouge lassés de voir revenir les mêmes immigrants. Ce sont, aussi, des catholiques dénonçant les «désastreuses conditions sanitaires» en vigueur à l'île de Las Palomas, une île-forteresse tenue par la garde civile, située à une encablure du port de Tarifa, où sont parqués les immigrants avant leur éventuel rapatriement.

Ce soir-là, sur la plage de Los Lances, une messe rend hommage aux «victimes tombées dans les eaux du détroit».
Environ 500 personnes se sont rassemblées autour d'un périmètre hérissé de flambeaux où trônent, côte à côte, une Bible et un Coran. Au loin, on aperçoit les lumières de Tanger. «Nous faisons cette cérémonie chaque année, car aucun être ne peut être considéré comme illégal», dit un prêtre qui, dans l'anonymat, admet avoir «soustrait» plus d'un immigrant à la surveillance policière. «Cette chaîne de solidarité fonctionne d'autant mieux que la majorité des gens, autorités locales comprises, approuve ces gestes de soutien aux clandestins», explique Angeles Rondom, directrice de la télévision locale.
Elle nuance cependant : «Certes, les gens continuent de répondre à nos appels en fournissant couvertures et vêtements à la Croix-Rouge. Et, malgré un niveau de vie modeste et 20 % de chômeurs, ils restent sensibles au drame des pateras. Mais, soyons réalistes, si le racisme ne grandit pas ici, c'est parce que Tarifa est un couloir de migration, une zone de transit où, à deux ou trois exceptions près, aucun immigrant ne s'installe ni ne prend racine.»
(1) Depuis 2001, toute personne dont on considère qu'elle «encourage l'immigration illégale» est passible d'une forte amende et de deux à cinq ans de prison. Dans la pratique, elle s'applique surtout lorsqu'il y a participation avérée à un trafic d'immigrants.
Libération, 7 octobre 2004, p. 9, Par François MUSSEAU, jeudi 07 octobre 2004 (Liberation - 06:00)

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(Mars 2006 information Danemark) Imran Hussain, VRP de l'islam au Danemark
Ce jeune immigré explique le mode de vie des musulmans aux Danois.

L'image de «Dannebrog», le drapeau danois, en feu l'a «choqué».
La cinquantaine passée, Torsten Blichert déclare qu'il est «atterré» par la violence des réactions contre les caricatures de Mahomet. Il voudrait comprendre. Mais dans la commune de Birkerød, à une vingtaine de kilomètres au nord de Copenhague, les musulmans ne sont pas nombreux.
L'expert-comptable avoue même qu'il n'en connaît aucun, à part les deux garçons, «très gentils d'ailleurs», qui étaient en classe avec son fils. C'est donc en quête d'explications qu'il a «réservé» sur l'Internet un jeune musulman, qu'il a invité à participer à la réunion hebdomadaire du Rotary Club, dont il est le président.

Gratuitement.
Le costume impeccablement coupé, des intonations qui trahissent l'orateur endurci, Imran Hussain est rompu à ce genre d'exercice.
Depuis trois semaines, il alterne les soirées dans les clubs du troisième âge, chez les particuliers, ou devant des comités d'entreprise.
Le jeune homme de 33 ans, né au Danemark de parents pakistanais, appartient au groupe The Network : une organisation informelle, composée d'universitaires, qui se propose de louer gratuitement des musulmans pour la soirée.
La formule, inventée dans l'urgence, fait un tabac au Danemark.

Dans le presbytère de Birkerød, mardi soir, le public est composé d'une vingtaine de cadres et de chefs d'entreprise.
Imran est à son aise. Il parle de son enfance à Valby, dans la banlieue de Copenhague, près de la brasserie Carlsberg. Ingénieur de formation, il vient de créer son entreprise, après avoir travaillé dans une grosse multinationale.
Le CV du jeune homme impressionne. L'auditoire est conquis et Imran embraye sur sa vie privée : les quatre générations qui vivent sous le même toit dans une maison de Copenhague ; ses deux mariages successifs, arrangés par ses parents, avec de jeunes Pakistanaises ; son amour pour le prophète...

«J'essaie de montrer que je suis comme eux professionnellement, mais que je vis différemment», explique Imran.
Autour de la table, les sourcils se froncent. Les questions fusent : le Coran justifie-t-il l'oppression des femmes ? Comment définir un fondamentaliste ? Pourquoi les musulmans ont-ils réagi aussi durement à la publication des caricatures ?
Imran répond méthodiquement. «Les questions sont toujours les mêmes», confie-t-il plus tard, déplorant «l'ignorance et les préjugés».

Chirurgien orthopédiste, Hans s'énerve : «Les musulmans réclament des excuses, mais nous aussi, nous avons été blessés par les drapeaux danois brûlés.»
Il interroge : «Ne serait-il pas temps que les musulmans qui vivent dans ce pays fassent des efforts pour s'assimiler ?»
Il corrige le "lapsus" : «Je veux dire, pour s'intégrer
Son voisin de table, journaliste, acquiesce. Pour lui, Kofi Annan n'a rien compris : «Il dit que nous devons intégrer les immigrés, mais c'est à eux de s'intégrer

Fils d'immigré.
Séduit par le jeune homme, Torsten Blichert regrette qu'«ils ne soient pas tous comme lui» et que «les médias ne parlent que de ceux qui causent des problèmes».
Retraitée, Anne-Marie Christensen est charmée : «Je ne pensais pas qu'Imran serait aussi à l'aise et qu'il parlerait aussi bien le danois.» Peu importe qu'il soit né à Copenhague, il est après tout fils d'immigré. D'ailleurs, n'a-t-il pas raconté qu'il vivait avec ses parents et grands-parents ?
«Nous avons un adage ici qui dit que la vie ne commence vraiment que lorsque le chien est mort et que les enfants ont quitté le nid familial. Alors comment les musulmans peuvent-ils nous comprendre quand ils vivent aussi différemment ?», interroge Elon.

Ce genre de réaction n'étonne guère Imran Hussain.
Ne s'en lasse-t-il jamais ? «Je n'ai pas le choix. C'est ma responsabilité de père de famille que de bâtir une société où l'islam et les musulmans auront leur place
Libération, par Anne-Françoise HIVERT, QUOTIDIEN : jeudi 02 mars 2006, p. 10

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Au Danemark, le débat fait rage sous le voile de la Petite Sirène Par Anne-Françoise HIVERT, Libération, QUOTIDIEN : mardi 22 mai 2007, p. 9

La Petite Sirène n'aura finalement porté le voile que quelques heures.
C'est un promeneur qui a donné l'alerte dimanche matin. Les policiers dépêchés sur place se sont empressés de retirer le voile improvisé, avant que le royaume ne s'éveille. Personne n'a encore revendiqué l'action. Mais le geste est plus que symbolique, alors que la question du port du voile vient d'entraîner un débat houleux au Danemark.

Tout a commencé mi-avril avec les déclarations d'Asmaa Abdol-Hamid. La jeune femme d'origine palestinienne, membre de la Liste unie (gauche) et habituée des plateaux de télévision depuis la crise des caricatures de Mahomet, a annoncé qu'elle porterait le hijab au Parlement, si elle était élue en 2009. Très controversée au Danemark, notamment parce qu'elle refuse de serrer la main aux hommes, Asmaa Abdol-Hamid a précisé qu'elle voulait montrer qu'il était «possible d'être danoise et de porter le voile».

L'extrême droite n'a pas tardé à répliquer.
Lors d'un débat au Parlement, le député Søren Krarup a comparé le foulard à la croix gammée. Le parlementaire européen Mogens Camre a renchéri en demandant l'internement d'Asmaa Abdol-Hamid en hôpital psychiatrique ou son expulsion du pays. Ce à quoi la députée de gauche Elsebeth Gerner Nielsen, spécialiste des questions d'immigration, a réagi en se faisant photographier avec un voile sur la tête. La polémique aurait pu s'arrêter là si plusieurs villes danoises n'avaient pas décidé de s'en mêler. Début mai, la commune d'Odense a fait savoir qu'elle ne rémunérerait plus une gardienne d'enfants qui portait la burqa. Le lendemain, la commune d'Århus a annoncé à son tour qu'elle avait suspendu le versement des allocations chômage à deux femmes musulmanes qui refusaient de quitter leur niqab lors des programmes d'insertion organisés par l'ANPE locale.

Le ministre de l'Emploi, Claus Hjort Frederiksen, a saisi l'occasion pour annoncer que les femmes «qui refuseraient de découvrir leur visage en public ou de serrer la main d'un homme» ne pourraient plus travailler dans le secteur public. Une majorité des Danois y serait favorable, selon un récent sondage.
Par Anne-Françoise HIVERT, Libération, QUOTIDIEN : mardi 22 mai 2007, p. 9

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