16 décembre 2008. Les Usa humiliés par le spéculateur Bernard Madoff, un ancien patron du Nasdaq rescapé du 11 septembre 2001, qui escroque les banques et les riches, notamment juifs. Mais aime sa famille et ne risque que 20 ans (né en 1938).
L'affaire Madoff humilie les autorités américaines Pierre-Yves Dugua lefigaro.fr 16/12/2008 | Mise à jour : 09:43 | De notre correspondant à Washington
Bernard Madoff en a trompé beaucoup parmi les riches et les très riches. Certains ont pourtant su repérer des indices troublants dans les méthodes de gestion de celui qui s'est peut-être rendu coupable de la plus grande escroquerie de tous les temps. Hélas, ni les autorités réglementaires, ni de nombreux professionnels de la gestion de fortune n'ont eu cette perspicacité. Leur métier est pourtant de juger de la crédibilité et de l'honnêteté d'un gérant comme Madoff. Pour la Securities & Exchange Commission (SEC), l'autorité fédérale américaine de réglementation des marchés financiers, l'humiliation est colossale. Beaucoup pensent même que l'agence ne s'en remettra pas. Car la qualité de ses contrôles a déjà été vivement été mise en cause ces derniers mois. On reproche ainsi aux équipes de Christopher Cox de n'avoir rien fait pour stopper la prise de risques chez Bear Stearns puis chez Lehman Brothers. Les deux banques d'affaires placées sous sa tutelle ont disparu avec la crise financière. Concernant Madoff Investment, la SEC aurait dû, par exemple, s'alarmer de constater que les comptes de Madoff Securities étaient audités par un cabinet inconnu n'employant que trois personnes, dont une secrétaire.-------
Madoff: la liste des victimes de la fraude s'allonge, la régulation en question 16 décembre 2008 13.00 AFP
PARIS (AFP) — La liste des victimes de la gigantesque fraude du gérant de fonds new-yorkais Bernard Madoff continuait de s'allonger mardi, notamment en Europe, alors que les autorités de régulation américaines sont mises en cause par des responsable financiers. La société d'investissement de l'ancien président du Nasdaq a été liquidée lundi soir. Son escroquerie "pyramidale" totaliserait 50 milliards de dollars, selon un principe simple: payer les intérêts des clients existants grâce au capital apporté par les nouveaux. Après les aveux la semaine dernière de l'homme d'affaires de 70 ans, pas un jour ne se passe sans que de nouveaux établissements financiers ne dévoilent les pertes potentielles auxquelles ils sont exposés. Mardi, la banque japonaise Aozora a fait état d'une possible perte 101 millions d'euros. Lundi soir, la néerlandaise Fortis admettait un risque potentiel un milliard d'euros, s'ajouant à une longue liste. Beaucoup européens y figurent: l'espagnole Santander, jusqu'à présent la plus affectée avec 2,33 milliards d'euros de pertes possibles, mais aussi BBVA (Espagne) et les français Natixis, BNP-Paribas. Axa et Groupama, la banque franco-belge Dexia, la Société Générale, le Crédit Agricole y figurent également pour des montants moindres. HSBC, troisième banque mondiale, a une exposition d'un milliard de dollars, Royal Bank of Scotland (RBS) de 600 millions de dollars et le fonds d'investissement Man Group de 360 millions de dollars. En Suisse, plusieurs petites banques privées sont touchées. Aucun grand établissement bancaire américain n'a fait état de pertes à ce jour. En revanche plusieurs célébrités ont été citées par la presse au nombre des victimes. Des fondations comme celle du prix Nobel Elie Wiesel ou du cinéaste Steven Spielberg figurent parmi les perdants de cette escroquerie, mais les montants n'ont pas été divulgués. Carl et Ruth Shapiro, généreux donateurs du Museum of Fine arts de Boston, ont perdu 40% de leur fortune. Les noms de plusieurs fonds spéculatifs ont été avancés. "Comment des établissements sérieux pouvaient croire à des rendements dépassant 12% sans se poser de questions ?", s'interrogeait mardi un gestionnaire de fonds français ayant requis l'anonymat. "On peut penser que la respectabilité de Bernard Madoff inspirait une confiance absolue, d'autant que la SEC (Securities and Exchange Commission) elle-même s'était adjointe ses services", a-t-il expliqué à l'AFP. La SEC, gendarme américain des marchés, est désormais montrée du doigt. Le patron du Fonds monétaire international (FMI) Dominique Strauss-Kahn a mis en cause les autorités de régulations américaines: "la surprise n'est pas qu'il y ait des voleurs" mais "la question est: que fait la police?", a-t-il estimé lors d'une conférence de presse lundi à Madrid. Le président de l'Autorité française des marchés financiers (AMF), Jean-Pierre Jouyet, a estimé que la réglementation américaine était fautive. "Pour la quatrième fois, la réglementation américaine est en cause", a déclaré M. Jouyet citant les faillites retentissantes du fonds spéculatif LTCM (1998), du courtier en énergie Enron (2001) et de la banque Lehman Brothers (2008). Il faut que "la confiance demeure, et pour qu'il y ait confiance, il faut que la réglementation soit bonne", "Je crois que c'est le cas en Europe et que les Etats-Unis ont des progrès importants à faire dans ce domaine", a-t-il conclu. Les Bourses, qui avaient un peu baissé lundi sous l'effet du scandale, étaient mieux orientées mardi, se concentrant surtout sur la baisse attendue dans la journée des taux d'intérêt par la Réserve fédérale américaine.--------
Publié le 12/12/2008 à 19:30 - Modifié le 12/12/2008 à 20:25 Le Point.fr Bernard Madoff, ancien patron du Nasdaq, accusé d'une gigantesque fraude lepoint.fr (avec agence)
Bernard Madoff, figure de Wall Street, serait à l'origine d'une fraude qui porte sur quelque 50 milliards de dollars.La nouvelle a fait l'effet d'une bombe dans le milieu de la finance. Le parquet de New York et le FBI ont annoncé l'arrestation de Bernard Madoff, conseiller en investissements à Wall Street et ancien pdg de la Bourse Nasdaq et sa libération jeudi soir après versement d'une caution de 10 millions de dollars.
Ce "Self-made man" qui avait commencé sa vie professionnelle comme maître-nageur sur les plages de Long Island, jouissait d'une réputation prestigieuse et était considéré comme un innovateur majeur dans le monde de la finance électronique. Il est accusé d'avoir monté une gigantesque fraude portant sur quelque 50 milliards de dollars. Âgé de 70 ans, il risque jusqu'à 20 ans de prison et une amende de 5 millions de dollars (c'est nous qui soulignons) s'il est reconnu coupable d'avoir mis en place une "pyramide", précise un communiqué conjoint du procureur Lev Dassin et de la police fédérale américaine (FBI). Selon le document, Madoff a révélé mercredi à ses employés de la société "Bernard L. Madoff Investment Securities LLC" qu'il avait fondé une société parallèle frauduleuse. S'adressant à son personnel, l'homme d'affaires a déclaré qu'il "(était) fini, n'a(vait) plus rien et (avait) perdu environ 50 milliards de dollars". Il a reconnu avoir monté une énorme pyramide financière frauduleuse, mais a ajouté qu'il se rendrait aux autorités après avoir utilisé les 200-300 millions de dollars qui lui restaient - dans une société distincte - pour solder ses dettes envers "certains salariés, sa famille et ses amis" (c'est nous qui soulignons). Le document précise que le 7 janvier dernier, le financier avait déclaré à la SEC, gendarme de la Bourse de New York, que sa société de conseil en investissements - celle qui s'est avérée frauduleuse - servait entre 11 et 25 clients pour un montant total de 17 milliards de dollars qui lui avaient été confiés en gestion.-------
L'affaire Madoff prend une tournure tragique Anne de Guigné lefigaro.fr 24/12/2008 | Mise à jour : 07:30 | Ajouter à ma sélection .
Le Français Thierry de La Villehuchet, fondateur d'Access International Advisors qui assurait la promotion des fonds Madoff auprès d'Européens aisés, est mort hier à New York. L'affaire Madoff a connu un rebondissement dramatique. Hier matin à New York, le dirigeant d'Access International Advisors, Thierry Magon de La Villehuchet, a été retrouvé mort dans son bureau de Madison Avenue. Le financier français s'est suicidé. Sa société était exposée à hauteur de 1,5 milliard de dollars d'actifs à la société de Bernard Madoff qui, par son biais, aurait entraîné dans sa chute de nombreuses fortunes européennes. La découverte de l'escroquerie de Madoff a fait voler en éclats l'œuvre de la vie de l'homme d'affaires français. Hier brillant financier au carnet d'adresses mirifique, Thierry de La Villehuchet, 65 ans, n'aurait pas supporté de voir son nom traîné dans la boue. Et, sans doute, de se sentir responsable de la ruine de son cercle de relations. «Depuis une semaine, il cherchait nuit et jour le moyen de récupérer la mise de ses investisseurs, en menant une action aux États-Unis contre des responsables américains» , a déclaré un de ses proches, cité par La Tribune. «Il n'a pas supporté la course à la recherche des responsabilités à laquelle se sont livrés les Européens », a ajouté cette source. Un fin barreur Créé en 2003 par Patrick Littaye, Access International Advisors s'adressait en priorité à la clientèle privée très aisée. Année après année, la société réalisait des performances remarquables, entièrement corrélées à ses investissements dans les fonds de Madoff. En 2007, Littaye et La Villehuchet complexifient leurs réseaux financiers. Ils déposent, au Luxembourg, les statuts de la société anonyme Access Partners et deviendront ainsi conseil d'Access Management, la société qui gérait le désormais fameux fonds Alphalux, par lequel des épargnants français sont exposés à la fraude américaine. Installé à New York depuis plusieurs années, où il fut longtemps le patron de Crédit lyonnais Securities, Thierry de La Villehuchet n'avait jamais perdu contact avec l'Europe. Ancien champion de voile et réputé très fin barreur, La Villehuchet était connu par les milieux fortunés comme un sympathique bon vivant. Il cultivait son réseau de club en club, avec une affection particulière pour les têtes couronnées. Les Grimaldi lui auraient notamment fait confiance. Philippe Junot, le premier mari de la princesse Caroline de Monaco, était en effet son associé à Londres, tandis qu'à New York il travaillait avec le prince Michel de Yougoslavie. Des complices Le carnet d'adresses de ce mondain ne négligeait bien évidemment pas les milieux politiques et économiques. Il fut le discret intermédiaire de nombreuses affaires franco-américaines. Proche de Jean-François Hénin, il lui présente ainsi Leon Black au début des années 1990. De cette rencontre naîtra quelques années plus tard l'affaire Executive Life. La Villehuchet pouvait aussi s'improviser l'organisateur de séjour express en France pour des sénateurs américains, en quête de contacts. Le suicide de La Villehuchet intervient au moment où les interrogations sur la capacité de Madoff à avoir agi seul se multiplient. Plusieurs experts américains en fraude estiment que Bernard Madoff bénéficiait de complices pour monter une escroquerie d'une telle ampleur et pendant aussi longtemps. Pour l'instant, seul Madoff a été incriminé. Les enquêteurs poursuivent leur travail.-------
Publié sur France 24 (http://www.france24.com/fr)
La Fondation Elie Wiesel
ruinée par l'escroquerie
Créé 25/12/2008 - 23:17
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Un «mini Madoff» en Floride ? Constance Jamet (lefigaro.fr) 17/01/2009 | Mise à jour : 17:01 |
Les clients et collaborateurs du gestionnaire de fonds Arthur Nadel craignent que les 350 millions de dollars qu'ils lui ont confié se soient volatilisés avec lui.
Les journaux de Floride le surnomment déjà le «mini Madoff ». On est sans nouvelle depuis mercredi d'Arthur Nadel… et des 350 millions de dollars qu'il gérait. Les autorités comme les clients et les associés du gestionnaire de fonds de 75 ans craignent désormais d'avoir à faire à une gigantesque escroquerie. La disparition d'Arthur Nadel coïncide avec les premiers soupçons et plaintes à la police de ses investisseurs. Le gestionnaire de fonds a été vu pour la derrière fois par sa femme Peg, le mercredi 14 janvier. Nadel s'apprête à quitter leur domicile de Sarasota pour se rendre à son travail. Quelques heures plus tard, c'est un Arthur Nadel très déprimé qui appelle le fils de Peg. Il lui explique avoir laissé à la maison une note qui s'avérera être une lettre de suicide. «Nous suivons plusieurs pistes. Nous sommes préoccupés pour sa sécurité»», a reconnu le porte-parole du bureau du shérif de Sarasota, Chuck Lesaltato.
L'incertitude plane encore sur la manière dont Arthur Nadel a employé l'argent de ses victimes. En a-t-il gardé une partie pour lui ? A-t-il utilisé comme Bernard Madoff, qui a perdu plus de 50 milliards de dollars, la fortune de ses nouveaux investisseurs pour payer les intérêts des plus anciens ? Valhalla Investment Partners LP, le fond du gestionnaire, une figure très estimée des cercles philanthropiques de Sarasota, promettait pour 2008, et malgré la dégringolade de Wall Street, plus de 8% de rendement. L'escroquerie a été suspectée par les clients du septuagénaire début janvier quand aucun rapport sur les intérêts du mois de décembre ne leur a été envoyé et qu'aucun bénéfice ne leur a été versé.
Félicité en 2003 par le Wall Street Digest
«J'ai réclamé pendant plusieurs jours les dividendes de 2008 et on a laissé traîner ma demande… puis vendredi [le 16 janvier] Neil Moody, le partenaire de Nadel, m'a confié qu'Arthur avait disparu avec tout l'argent», a témoignée une cliente au Sarasota Herald Tribune. Certains investisseurs du fonds ont perdu plus de 700.000 dollars, les économies de toute une vie. Neil Moody, qui a co-fondé en 1997 Valhalla Investment Partners LP et deux autres hedge funds avec Nadel, clame son innocence et affirme avoir été aussi dupé que ses investisseurs. «Arthur Nadel s'occupait entièrement de la gestion des fonds et nos fonds qui se montaient à 350 millions de dollars pourraient ne plus avoir aucune valeur», a admis dans un communiqué Neil Moody.
La chute de Nadel a ébranlé Sarasota. --------
Affaire Madoff : au moins 3 millions de victimes NOUVELOBS.COM | 03.02.2009 | 18:12
Ce sont les estimations d'un cabinet d'avocats espagnol, qui a recoupé des informations recueillies dans 25 pays sur les victimes de cette escroquerie pyramidale estimée à 50 milliards de dollars. Bernard Madoff, le 17 décembre 2008 (Sipa) Le cabinet d'avocats espagnol Cremades&Calvo Sotelo, qui représente les intérêts des victimes espagnoles de l'affaire Madoff, a affirmé mardi 3 février qu'il pourrait y avoir "au moins trois millions de particuliers directement ou indirectement affectés" par la plus grande escroquerie de l'histoire, estimée à 50 milliards de dollars. Lors d'une conférence de presse à Madrid, Javier Cremades, membre de ce cabinet, a déclaré que cette estimation avait été faite en recoupant les données recueillies par trente cabinets d'avocats dans le monde chargés de défendre des victimes réparties dans 25 pays. Il a estimé que le montant total de l'escroquerie imputée au financier américain Bernard Madoff, pourrait s'avérer "encore plus élevé". Class action Le 26 janvier, le cabinet Cremades & Calvo-Sotelo avait déposé un recours collectif (une class action dans le droit américain) aux Etats-Unis, notamment contre les banques Santander et HSBC, arguant de leurs négligences et de leurs imprudences dans la gestion des investissements de leurs clients. Les clients espagnols du fonds Optimal de Santander ont été exposés à hauteur de la somme record de 2,33 milliards d'euros, alors que le géant bancaire espagnol n'est lui-même exposée qu'à hauteur de 17 millions d'euros. Santander est devenu le 27 janvier le premier établissement financier touché par le scandale Madoff à proposer à ses clients particuliers le remboursement intégral de leur mise, pour un total de 1,38 milliard d'euros. Parmi ces clients figurent plusieurs grandes fortunes espagnoles et de nombreux investisseurs latino-américains. En Amérique latine, il y a "plus de 1.500 affectés", qui en réalité "pourraient être au moins le triple", soit 4.500, notamment en Argentine, au Chili, au Brésil, en Uruguay, au Pérou, en Colombie, en Bolivie, au Mexique et aux Bahamas, a estimé Javier Cremades.-------
Affaire Madoff : les pertes pourraient finalement s'établir entre 15 et 25 milliards de dollars
[ 06/02/09 ] lesEchos.fr
En révélant l'existence d'une douzaine de fonds nourriciers supplémentaires basés en Europe, le « whistleblower » Harry Markopolos jette une nouvelle lumière sur l'étendue de la fraude. Il relativise le montant des pertes provoquées par l'escroquerie.
Harry Markopolos a dénoncé l'« incompétence » et l'« amateurisme en matière financière » des juristes de la SEC.
DE NOTRE BUREAU DE NEW YORK.
Tous les grands « networks » américains ont diffusé de larges extraits de son réquisitoire impitoyable. Le visage grave, la voix tremblante d'une rage à peine contenue, le « whistleblower » (dénonciateur) Harry Markopolos, cinquante-deux ans, ancien réserviste des services de contre-espionnage de l'armée américaine devenu gestionnaire de fonds, ne s'est pas privé de dénoncer l'« incompétence » flagrante de la Securities and Exchange Commission (SEC) dans le « scandale Madoff ».
Deux mois après l'interpellation du courtier Bernard Madoff, qui reste aujourd'hui assigné à résidence dans son appartement de Manhattan, ce témoin clef - qui a confessé, à plusieurs reprises, craindre pour sa sécurité personnelle - est le premier à apporter des révélations importantes sur la genèse et l'étendue de l'affaire. « Mon expérience avec les représentants de la SEC s'est révélée une déception systématique et m'a amené à conclure que ses juristes, de par leur incompétence et leur amateurisme en matière financière, ont contribué à perpétuer d'importantes fraudes telles que celle confessée par Madoff », a constaté Harry Markopolos au cours de son audition de deux jours par la Chambre des représentants. Après avoir hésité à témoigner publiquement, l'homme qui avait été le premier à alerter le bureau de la SEC de Boston en 1999, avant d'adresser un rapport circonstancié à l'autorité de surveillance, en date du 7 novembre 2005 (« Les Echos » du 7 janvier 2009), a apporté des précisions majeures sur l'ampleur de la fraude.
La mafia russe évoquée
En premier lieu, Harry Markopolos, qui a décortiqué le fonctionnement du schéma de Ponzi de Bernard Madoff depuis plusieurs années, estime que le niveau des pertes engendrées se situe entre 15 et 25 milliards de dollars, contre une estimation initiale de 50 milliards de dollars confessée par l'auteur de la fraude au FBI, lors de son arrestation le 11 décembre. Ensuite, il estime que l'ancien président du Nasdaq n'a, en aucun cas, pu mettre en place son système sans un réseau important de complicités internes et externes. En particulier, le dénonciateur a encouragé les autorités de régulation à poursuivre les fonds nourriciers (« feeder funds ») principalement investis dans Madoff, tels Fairfield Greenwich, Kingate Global Fund ou Access International, qui n'ont pas accompli la « due diligence » nécessaire sur les activités du courtier indélicat. Les enquêteurs soupçonnent certains intermédiaires d'avoir misé sur le fait que Bernard Madoff exerçait ses activités dans une « zone grise » où son statut de « teneur de marché » sur le Nasdaq pouvait lui procurer des informations privilégiées pour s'adonner au « front running », par exemple. A cet égard, il a indiqué à la Chambre qu'une douzaine de fonds rabatteurs supplémentaires, ayant subi des pertes significatives et dont il se réserve le droit de révéler la liste, « se cachaient encore en Europe ».
Enfin, pour couronner le tout, le témoin clef, qui bénéficie désormais d'une protection particulière, a affirmé qu'une partie des fonds confiés à Bernard Madoff provenait de « la mafia russe et des cartels de la drogue latino-américains ».
En guise de consolation, le liquidateur de Madoff Investment Securities, Irving Picard, a indiqué hier avoir recouvré quelque 946 millions de dollars d'actifs, dont plus de la moitié issus de comptes auprès de New York Mellon Corp. et de JPMorgan Chase, en vue d'une indemnisation éventuelle des victimes de la fraude.
PIERRE DE GASQUET
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Le Figaro 12 février 2009 Entreprises p. 24 L'inculpation de Madoff repoussée
Le parquet de New York a de nouveau repoussé d'un mois la décision d'inculper ou non l'investisseur américain Bernard Madoff. Une nouvelle date a été fixée au 13 mars.
Les enquêteurs ont par ailleurs révélé que l'épouse de Bernard Madoff, Ruth, aurait retiré de "Cohmad Securities", une société de courtage dont Bernard Madoff était coactionnaire, (5,5 millions de dollars le 25 novembre (2008) et 10 millions de dollars le 10 décembre (2008).
Le lendemain, 11 décembre, Bernard Madoff, accusé d'une escroquerie qui pourrait atteindre 50 milliards de dollars, avait été arrêté.
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Économie 18/02/2009 à 06h51 liberation.fr
Vers un nouveau cas Madoff
Etats-Unis. Un milliardaire texan accusé d’avoir créé un système pyramidal.
WASHINGTON, de notre correspondant PHILIPPE GRANGEREAU
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Madoff : les victimes françaises parlent
Le Figaro-Magazine
Ghislain de Montalembert et Sophie Roquelle
23/02/2009 | Mise à jour : 09:40 |
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USA: Bernard Madoff, accusé d'une fraude gigantesque, plaide "coupable"
12 mars 2009 15.30
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NEW YORK
USA: Madoff se dit "profondément désolé", espérait s'en sortir
Par AFP, publié le 12/03/2009 à 16:14 - mis à jour le 12/03/2009 à 16:17
"Monsieur Madoff, dites nous ce que vous avez fait", lui a demandé le juge Denny Chin, après que le financier eut plaidé coupable de 11 chefs d'inculpation.
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12/03/2009 - 16:28 JDD
Madoff en détention, verdict le 16 juin
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AFP 20 avril 2009
Le chanteur Enrico Macias victime de la crise financière
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Publié le 29/06/2009 à 18:40 Reuters
Le financier escroc Bernard Madoff condamné à 150 ans de prison
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Les caisses de retraite du Sénat ont perdu 300.000 euros dans l'affaire Madoff
Le Parisien 24.09.2009, 19h41
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Trois ans de prison
pour le « curé à la Rolex »
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Affaire Madoff : une Autrichienne poursuivie pour 19,6 milliards de dollars
LEMONDE.FR avec AFP | 10.12.10 | 22h43
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Affaire Madoff : le liquidateur réclame 9 milliards de dollars à HSBC
LEMONDE.FR avec AFP | 07.12.10 | 06h52 • Mis à jour le 07.12.10 | 07h10
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Affaire Madoff, JP Morgan pourrait être condamnée à verser 6,4 Mds $
(Easybourse.com)
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Un des fils de Bernard Madoff se serait suicidé
11/12/2010 à 16h30 - mis à jour le 11/12/2010 à 16h43 | 1621 vues |
(Source : New York Times News Alert)
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A 10 heures du matin hier, une quarantaine de policiers texans ont pris d’assaut les bureaux du Stanford Financial Group à Houston (Texas). Son propriétaire, le flamboyant milliardaire Robert Allen Stanford, est accusé de fraude par le FBI et la commission boursière (SEC), qui a gelé ses avoirs. Cette dernière le soupçonne - à l’instar du financier new-yorkais Bernard Madoff - d’escroquer les personnes qui ont investi dans son fonds de placement de 8,5 milliards de dollars (6,7 milliards d’euros), en leur faisant croire qu’il obtenait des rendements très supérieurs.
Il s’agirait en réalité d’un système pyramidal où les nouveaux investisseurs paient les intérêts de leurs prédécesseurs. Stanford assure que l’argent se trouve bel et bien dans une banque offshore de l’île d’Antigua, dans les Caraïbes. Mais la SEC l’a sommé en vain jusqu’alors d’en produire les preuves. La commission boursière estime qu’il est «improbable, voire impossible» que Stanford puisse offrir, de manière honnête, des intérêts de l’ordre de 8 % à 10 % sur des certificats de dépôts de cinq ans.
Sur son site Internet, Stanford assure que ses certificats de dépôt, baptisés Stanford Allocation Strategies, sont performants car ils «réduisent la volatilité durant tout le cycle de l’investissement».
Beaucoup se seraient laissés prendre par Stanford, qui dispose de 30 bureaux à travers les Etats-Unis. La Stanford International Bank dit posséder 30 000 clients. Des dizaines d’entre eux ont commencé hier à débarquer à Antigua pour tenter de retirer leurs mises, qui oscille généralement de 100 000 à 500 000 dollars. La banque leur a répondu que «les retraits ont été suspendus pendant deux mois», sur ordre du milliardaire, qui est connu pour sa passion du cricket. Un sport pour lequel il a créé, l’été dernier à Antigua, une coupe attribuant 20 millions de dollars au vainqueur.
Par ailleurs, une «alliance internationale» regroupant 35 cabinets d’avocats, soit près de 5 000 juristes, a vu le jour, hier à Madrid, pour travailler à la défense des 3 millions de personnes victimes de la fraude du financier américain Bernard Madoff.
Plaidant coupable devant le juge, il s'est dit "profondément désolé et honteux" et s'est déclaré responsables des onzes chefs d'accusation pesant contre lui. Le tribunal a décidé de réserver son verdict pour le 16 juin. Le procureur Marc Litt, a d'ores et déjà annoncé qu'il écarterait toute clémence ou possibilité de négociation. Il devrait requérir 150 ans de prison.
Version française Pascal Liétout et Jean-Philippe Lefief
M. Richert a tenu à souligner que "le Sénat n'a jamais investi directement dans Madoff".
leparisien.fr
AJACCIO (CORSE)
DE NOTRE CORRESPONDANTE MARION GAllAND
Condamné à trois ans de prison dont deux ferme et 100 000 € d'amende, l'abbé Antoine Videau dort depuis hier soir dans une cellule de la maison d'arrêt d'Ajaccio.
Econome de l'association diocésaine de l'évêché de la ville de 1985 à 2004, le « curé à la Rolex », comme il était surnommé, n'a pas réussi à convaincre le tribunal correctionnel d'Ajaccio de sa bonne foi. Il faut dire que l'étendue du patrimoine de cet ecclésiastique de 64 ans laisse perplexe ; vingt-huit comptes en banques, bien garnis, en Corse et sur la Côte d'Azur, plusieurs appartements dans le village de Vico, six magasins dans la station balnéaire voisine de Sagone ou encore une maison à La Ciotat (Var), où le sexagénaire roulait en Ferrari.
Antoine Videau percevait les loyers, non déclarés, d'appartements
appartenant à l'Eglise
Evidemment assujetti à l'impôt sur la fortune, l'abbé Videau est soupçonné d'avoir soulagé le diocèse d'Ajaccio de plus de deux millions d'euros durant ses vingt années d'exercice. Selon l'un des avocats des parties civiles, l'homme avait mis en place « un véritable système de détoumements ». Ainsi, Antoine Videau percevait les loyers, non déclarés, d'appartements appartenant à l'Eglise. Il avait également fait restaurer à grands frais le couvent de Calacuccia (Haute-Corse) pour le transformer en un superbe gîte de dix-neuf chambres dont les bénéfices n'auraient que partiellement été reversés au diocèse.
L'abbé encaissait également l'argent d'excursions financées par ses ouailles, comme ce «séjour culturel» organisé ... à Las Vegas.
Mais la plus grosse part du gâteau est venue directement de Rome. A son décès en 1998, Mgr Anighi, un dignitaire du Vatican originaire de Corse, lègue l'essentiel de sa fortune à l'évêché. Videau aurait détourné près de 600 000 € de cet héritage, réclamant entre autres 140 000 € à la famille du défunt pour « frais de messe », ce qui, comme l'a souligné
Me Campana, avocat de la partie civile à l'audience, représenterait pas moins de quatre mille offices ... « Manipulateur et cynique », selon le procureur de la République Thomas Pison, Antoine Videau a vainement tenté de rejeter la faute sur son supérieur de l'époque, Mgr Lacrampe, estimant qu'il n'était « que l'économe» et que l'évêque avait sans doute une responsabilité dans cette affaire. Appelé à témoigner à la barre, ce dernier ne s'est pas présenté devant le tribunal d'Ajaccio, mais pour le procureur la culpabilité d'Antoine Videau semble évidente: « Vous êtes un faux nez déguisé en homme d'église qui a abusé de la confiance de l'évêque, des fidèles, des paroissiens et des chrétiens, un cas d'école en matière d'abus de confiance », at-il martelé.
L'avocat de l'abbé a fait
appel du jugement.
Le « trustee » en charge de la liquidation de la société de courtage Bernard L. Madoff Investment Securities a annoncé son intention de poursuivre JP Morgan Chase. La semaine dernière la même annonce avait été faite à l'encontre d'UBS.