Dieudonné M'bala M'bala
08 mai 2009 : Dieudonné présente sa liste anti-sioniste et remercie l'anti-anti-sioniste Géant
04 mai 2009 : L'Elysée veut faire interdire les listes anti-sionistes aux Européennes
26 décembre 2008 : Une dernière applaudie par Jean-Marie Le Pen
16 juillet 2008 : Jean-Marie Le Pen parrain d'une fille de Dieudonné
14 mai 2008 : Dieudonné attaque Julien Dray : relaxe demandée par la procureure
19 septembre 2007 : Dieudonné se désiste de son appel contre Arthur
11 septembre 2007 : 7 000 euros pour la Shoah « pornographie mémorielle »
23 mars 2007 : La défense des pygmées avec Jany Le Pen
16 février 2007 : Cassé définitivement par l'assemblée plénière sur saisie du Consistoire central
21 décembre 2006 : Adulé au Québec
11 novembre 2006 : Il s'invite chez Le Pen. Chocs chez les vieux racistes.
13 juin 2006 : Condamné à verser 1 500 euros à Arthur, qu'il accuse de financer l'armée israélienne "cette même armée qui n'hésite pas à tuer des enfants palestiniens".
10 mars 2006 : Condamné pour incitation à la haine raciale en comparant les juifs à des négriers
03 mars 2006 : Dieudonné bien accueilli par les agriculteurs
09 février 2006 : Dieudonné à nouveau relaxé en appel pour des propos présumés antisémites
27 janvier 2006 : Poursuivi pour "incitation à la haine raciale et antisémite"
25 janvier 2006. Dieudonné, candidat présidentiel :"Je ne serai probablement pas invité au prochain dîner du Crif"
02 novembre 2005. Dieudonné obtient, en référé, la censure, pour injures, du livre de Anne-Sophie Mercier "La vérité sur Dieudonné"
12 octobre 2005. Marco renonce, à son appel, pour "calmer le jeux" ...
09 octobre 2005. Marco envahi, et soulagé de ne pas être souillé
29 septembre 2005. Marc-Olivier Fogiel condamné pour injure raciale
07 septembre 2005. Relaxe de Dieudonné
11 mai 2005. En appel devant son public
19 mars 2005. Les agresseurs de Dieudonné condamnés (6 mois dont 1 ferme)
15 mars 2005. Cassation. Dieudonné sera rejugé pour des propos concernant les juifs
1er mars 2005. Dieudonné agressé chez lui en Martinique
24 février 2005. Liberté d'expression démocratique, Dieudonné cesse de faire ses "excuses"
20/22 Février 2005. Tentative d'incendie du "wagon témoin" de Drancy. L'ancien président de l'UEJF et vice-président de SoS-Racisme, Patrick Klugman : Dieudonné est un Le Pen-Bis, plus dangereux que Le Pen (Europe 1, 22/2/2005, 7h47, chez Stéphane Soumier ; "Il a, quelque part, armé la main du ou des jeunes". Ségolène Royal : Calmons le jeux. Dieudonné porte plainte.
16/18 Février 2005. Nouveau dérapage à Alger, ou Dieudonné fait salle comble. François Hollande appelle au boycottage. Le ministre de la justice ordonne une enquête.
Sa défense
Décembre 2004. Relaxe en appel, pour irrecevabilité, pour des propos qualifiés de racistes
Juin 2004. Dieudonné candidat aux Européennes
27 mai 2004. Dieudonné relaxé ... et ... condamné
5 mai 2004. Dieudonné s'excuse ... pour de faux
29 décembre 2003. Dieudonné se dit victime d'une manipulation
CE N'EST PAS demain la veille que Dieudonné et Marc-Olivier Fogiel partiront en vacances ensemble. Lundi 29 décembre (2003), l'humoriste a déposé plainte contre X pour injures publiques et incitation à la haine raciale devant les gendarmes de la brigade de recherches de Boulogne (Hauts-de-Seine). Durant l'émission « On ne peut pas plaire à tout le monde » du 6 décembre sur France 3, des SMS attribués à des téléspectateurs avaient été diffusés en bandeau.
Certains de ces messages faisaient référence au fameux sketch du 1 e r décembre où, sur le même plateau, Dieudonné avait disserté sur « l'axe américano-sioniste » déguisé en juif orthodoxe. Parmi ces SMS, on pouvait notamment lire : « Dieudo, ton cas relève de la psychiatrie », « T'es pas antisémite, t'es juste con », « Dieudo-Le Pen, même combat ? » ou « A force de fantasmer sur les complots, tu vas finir tout seul dans ta cave ». Plus grave encore, un message posait la question suivante : « Ça te ferait rire si on faisait des sketchs sur les odeurs des Blacks ? »
L'affaire est prise au sérieux
Outre la nature même des textes, Dieudonné soupçonne la société productrice Paf Prod, dirigée par Marc-Olivier Fogiel, d'avoir elle-même rédigé certains de ces messages. « Nous avons des éléments laissant présumer qu'il puisse s'agir de SMS fictifs », assurait hier M e François Roux, l'avocat de l'humoriste qui, pour sa part, jure « ne jamais avoir dit Heil Israël » dans son sketch, comme cela lui a été reproché. L'affaire est prise au sérieux, puisque le parquet de Nanterre a diligenté depuis une enquête préliminaire et ordonné aux gendarmes de procéder à diverses vérifications. Plusieurs salariés de Paf Prod ont déjà été entendus comme témoins. L'un d'eux aurait même fait des demi-aveux sur procès-verbal, hier matin, rejetant la responsabilité du problème sur la rédaction en chef de l'émission. « Certains des SMS diffusés ont été réécrits et/ou condensés, nous déclarait hier soir Marc-Olivier Fogiel. Et je tiens les quelque 20 000 messages que nous avons reçus sur Dieudonné à la disposition de la justice. Beaucoup étaient bien plus orduriers que ceux que nous avons passés. Je trouve pathétique qu'il veuille se faire de la pub sur ces SMS. » Quoi qu'il en soit, l'affaire Dieudonné n'a pas fini d'occuper la justice. Le 10 décembre, à la suite du sketch controversé de l'humoriste, le procureur de la République de Paris Yves Bot avait confié une enquête préliminaire pour incitation à la haine raciale à la PJ parisienne. Les résultats de l'enquête ne seront connus que dans quelques semaines, mais l'initiative du magistrat a déjà reçu l'aval de son supérieur, le procureur général Jean-Louis Nadal, ainsi que du ministère de la Justice.
L'affaire opposant Dieudonné à Marc-Olivier Fogiel a connu un nouveau rebondissement avec la plainte déposée contre X par l'humoriste après la diffusion de SMS offensants en bandeau lors de l'émission « On ne peut pas plaire à tout le monde » (AFP/STEPHANE DE SAKUTIN ET FRANCE 3/SYLVAIN LEGRAND.)
François Vignolle et Stéphane Bouchet, Le Parisien, mardi 06 janvier 2004, p. 14
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(5 mai 2004) Dieudonné s'excuse ... pour de faux
Le spectacle s'ouvre sur la voix de Marc-Olivier Fogiel dénonçant dans son émission
le désastreux sketch du « rabbin nazi » dont la diffusion sur Franœ 3 avait fait scandale en décembre der nier. Puis Dieudonné apparaît dans un coin de la scène, courbant l'échine sous des coups de fouet imaginaires. « Je m'excuse, oh peuple élu! J'ai merdé... » L'humoriste relève la tête et rompt cette courte séance d'autoflagellation d'un vigoureux bras d'honneur. Le ton est donné.
Dans « Mes excuses », le one-man-show inspiré de la polémique qu'il a soulevée avec son sketch jugé antisémite, Dieudonné, devant un public acquis qui remplit chaque soir les 250 places du Théâtre de la Main-d'Or, revient sur l'affaire sans émettre de de vrais regrets.
Le sens de la formule
Il le fait avec talent, déployant les qualités de comédien, le sens de la formule, l'art des mimiques et l'efficacité dans l'humour qu'on lui connaît. Les spectateurs rient beaucoup. Il le fait aussi en allant très loin dans la dérision et la provocation, au risque de conforter ceux qui l'accusent de déraper. Par exemple, lorsqu'il voue aux gémonies ses bêtes noires: BHL, Patrick Bruel, le philosophe Alain Finkelkraut, son ex-compère Elie Semoun, qu'il dépeint comme alliés du sionisme et d'Israël. Ou encore quand il décrit (pour rire) son fameux sketch comme un coup de pub savamment orchestré : « Tu achètes un chapeau mou dans un magasin ~ farces et attrapes, tu sort trois petites vannes un peu pourries à la télé, et là, bingo!»
Dieudonné dénonce le climat de censure qu'il sent monter contre les humoristes et pointe du doigt le ra cisme contre les Noirs. II dit qu'il en a assez d'avoir « toutes les communautés sur le dos ». II crie son ras-le-bol des frontières et des civages religieux. Ceux qui approuvent son combat seront convaincus. Ceux qui s'en méfient resteront sur leur impression.
Hubert Lizé, Le Parisien, 5 mai 2004, p. 32
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26 mai 2004. Diffamation raciale : Dieudonné relaxé
Un sketch télévisé de l'humoriste présenté en juif orthodoxe avait entraîné une vive polémique et provoqué l'annulation de plusieurs de ses spectacles.
L'humoriste Dieudonné, poursuivi pour diffamation raciale à la suite d'un sketch le 1er décembre sur France 3, a été relaxé jeudi par le tribunal correctionnel de Paris. Ce sketch, dans lequel il apparaissait déguisé en juif orthodoxe, avait provoqué de nombreuses condamnations et des annulations de spectacles, notamment à l'Olympia. "Le tribunal vient de reconnaître le droit pour un humoriste de critiquer la politique d'un Etat sans être taxé d'antisémitisme lorsque cet Etat est Israël", s'est félicité Dieudonné à la sortie de l'audience.
La présidente de la 17e chambre du tribunal correctionnel a déclaré que "le personnage incarné par le prévenu ne représente pas les personnes de confession juive dans leur ensemble mais une certaine catégorie de personnes uniquement dans l'expression de leurs idées politiques". "Dès lors qu'ils ne s'adressent pas à la communauté juive en général et ne visent pas un individu ou un groupe d'individus à raison de leur appartenance à la religion juive" les propos et le geste reprochés à Dieudonné ne peuvent relever de la diffamation raciale, a expliqué le tribunal.
"Les magistrats n'ont pas vu ce que tous les Français ont vu..."
Les associations comme la Licra et l'Union des étudiants juifs de France, ainsi que le consistoire israélite de France, qui s'étaient portés partie civile, ont annoncé qu'ils allaient faire appel. Leur avocat, Me Alain Jakubowicz, a déploré que "les magistrats n'aient pas vu ce que tous les Français ont vu, c'est-à-dire un sketch sur un Juif et non sur un colon israélien".
Par un hasard de l'actualité, Dieudonné a été condamné mercredi à 5.000 euros d'amende par le tribunal correctionnel d'Avignon pour des "propos racistes" et des "injures raciales" visant les juifs, rapportés dans Le Monde du 7 janvier. L'humoriste, qui a fait appel, devra en outre verser un euro symbolique de dommages et intérêts aux parties civiles.
tf1.fr, news, Mis en ligne le 27 mai 2004
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(Juin 2004) Dieudonné remet ça
Surprise en Ile-de-France avec l'entrée en lice d'une singulière liste baptisée Euro-Palestine où Dieudonné, spécialiste de la provoc, figure en seconde position. Les discours tenus provoquent pas mal de remous.
Dans le maquis des 28 listes présentes en Ile-de-France, celle d'Euro-Palestine se singularise : d'abord, parce que Dieudonné, l'humoriste très controversé (puisque ses interventions sont souvent jugées ouvertement ou insidieusement racistes), y figure en deuxième position. Ensuite, parce que cette liste prétend défendre, dans la campagne des européennes 2004, la Palestine, ou une certaine vision de la Palestine.
Partant du postulat, par ailleurs contesté, que « 60 % des Européens sont inquiets de la politique israélienne » vis-à-vis des Territoires occupés, Euro-Palestine milite, en guise de programme, pour « le retrait de l'armée israélienne », « l'envoi, à l'initiative de l'Europe, d'une force de protection de la population palestinienne », et demande aux gouvernements européens de refuser de « participer aux sales guerres de l'administration américaine, y compris sous prétexte de libération, pacification ou transition ».
La liste en question est conduite par Christophe Oberlin, chirurgien à l'hôpital Bichat, ex-militant socialiste, ex-conseiller du XIXe arrondissement (de 1995 à 2001), en rupture avec le PS depuis le refus socialiste de lui assurer un siège de conseiller de Paris et sensibilisé à la « cause » pour avoir effectué une quinzaine de missions chirurgicales en Palestine.
En quatrième position figure Olivia Zemor, présidente de la CAPJPO, association pro-palestinienne connue pour ses prises de position radicales contre le gouvernement Sharon. « Eux au moins n'ont pas peur de dire qu'Israël est un Etat raciste, qui mène une vraie politique d'apartheid », affirme Oberlin. Qui se défend néanmoins de vouloir mettre de... l'huile sur le feu : « Notre discours n'est pas violent, mais lucide. » CQFD.
Cette initiative électorale provoque des remous, y compris chez les pro-palestiniens. Ainsi l'historien et écrivain Maurice Rajsfus a-t-il annoncé, le 7 mai, qu'il se retirait de la liste (sur laquelle son nom figurait initialement) : « Au lieu de permettre de mieux faire connaître le problème palestinien, elle ne fera que diviser les divers comités qui luttent pour la reconnaissance des droits d'un peuple marginalisé », écrit Rajsfus.
Une explication qu'Oberlin attribue à des « menaces » dont l'historien aurait fait l'objet. « Rajsfus est à 100 % sur notre ligne, mais il a été soumis à une pression considérable pour ne pas être sur notre liste, et il a craqué », assure la tête de liste.
De dérapage en dérapage
En guise de campagne, Oberlin renvoie dos à dos Patrick Gaubert, tête de liste UMP, « qui se ridiculise à la tête de la Licra en intentant des procès à tous ceux qui critiquent Israël », et Harlem Désir, tête de liste PS, « qui s'est décrédibilisé au Parlement européen en refusant de voter des sanctions contre Israël ».
Soufflant sur les braises du conflit israélo-palestinien, les meetings d'Euro-Palestine dérapent immanquablement. Ainsi, le 19 mai, à la fac de Nanterre, une réunion en présence de Dieudonné a-t-elle donné lieu, selon des membres de l'UEJF (Union des étudiants juifs de France) présents dans la salle, à la stigmatisation du « lobby sioniste » et à des insultes du type « barre-toi, sale feujard ».
« Sionistes, fascistes, c'est vous les terroristes » : tel a été ce jour-là l'un des slogans entendus. Des « incidents » niés par Oberlin, qui réfute le « chantage à l'antisémitisme brandi par Israël ». Mardi soir, sa liste prévoit un grand meeting au palais des Sports de Paris, toujours en présence de Dieudonné. Officiellement pour la « paix au Proche-Orient ».
Nathalie Segaunes, Le Parisien, samedi 05 juin 2004, p. 11
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(Décembre 2004) Poursuivi pour propos racistes, l'humoriste Dieudonné a été relaxé en appel
Dieudonné, déjà relaxé en décembre 2003 pour son sketch controversé du colon sioniste sur France 3, s'est défendu au cours de son procès d'être antisémite, et son avocat a menacé de poursuites "ceux qui l'accuseront".
L'humoriste Dieudonné a été relaxé, vendredi 10 décembre, par la cour d'appel de Nîmes, après avoir été condamné en première instance à 5 000 euros d'amende pour "propos racistes" et "injures raciales" visant les juifs.
Les paroles incriminées étaient tirées d'un article du Monde reprenant des extraits d'une interview au magazine musical The Source, dans laquelle l'artiste dénonçait des "manipulations médiatiques" de la "population juive", ainsi qu'un "lobby très puissant" ayant fait "main basse sur tous les médias".
Dieudonné, qui avait fait appel du jugement prononcé le 26 mai par le tribunal correctionnel d'Avignon, avait été poursuivi sur citation directe de deux Avignonnais, avocats de métier mais agissant à titre personnel après avoir pris connaissance de l'article. La cour d'appel a déclaré irrecevable la constitution de partie civile engagée par les plaignants, qui n'étaient pas personnellement visés dans les propos de l'humoriste. Le juge souligne que, pour prospérer, l'action aurait dû être engagée par voie associative ou par mise en mouvement par le ministère public.
A propos de ces motifs d'irrecevabilité, Michel Dobkine, le procureur général, a exprimé le souhait que la "jurisprudence puisse évoluer". Le parquet général de la cour d'appel de Nîmes a annoncé qu'il formerait un pourvoi en cassation à la suite de cet arrêt afin qu'il "ne constitue pas l'épilogue judiciaire de l'affaire".
"NOUS ATTAQUERONS DÉSORMAIS CEUX QUI L'ACCUSERONT"
L'avocat de l'artiste, Me François Roux, a lancé quant à lui un "appel à l'apaisement", se félicitant que la cour ait "redonné la parole au droit". "Il faut arrêter de dire que Dieudonné est antisémite. D'ailleurs, c'est nous qui attaquerons désormais ceux qui l'accuseront", a-t-il ajouté. De son côté, la plaignante, Hélène Lévy-Leroy, a déclaré que "la justice n'a pas donné un blanc-seing à Dieudonné et ne s'est pas prononcée sur le fond", ironisant sur sa "victoire à la Pyrrhus".
A la barre, Dieudonné M'Bala M'Bala de son vrai nom, s'était défendu de tout antisémitisme, tout en se posant en "victime de lobbies". "Je n'ai aucun problème avec la communauté juive en général. Ces propos ont été sortis de leur contexte. Il n'y a pas d'amalgame dans mon esprit", avait-il notamment déclaré. L'humoriste avait souligné qu'il voulait surtout dénoncer les "groupes de pression" qui avaient contribué à le faire interdire de plusieurs salles de spectacles, après la polémique liée à son sketch controversé du colon sioniste dans l'émission de Marc-Olivier Fogiel sur France 3 en décembre 2003.
Le jugement en première instance d'Avignon constituait la seule condamnation de Dieudonné, qui avait déjà été relaxé cet été pour son sketch télévisé par la cour d'appel de Paris.
LEMONDE.FR : ARTICLE PUBLIÉ LE 10.12.04
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Dieudonné à Alger
L’humoriste fait salle comble
La salle affichait complet depuis plusieurs jours déjà. L’humoriste français Dieudonné était attendu de pied ferme à Alger et il a mené son spectacle « Mes excuses » devant un parterre déjà conquis. Précédé de « L’affaire Dieudonné » qui l’a mis au ban des salles de spectacle hexagonales, Dieudo est très apprécié par la majorité des Algérois pour ses prises de position et ses critiques à l’encontre de la politique du gouvernement israélien.
Avant même son entrée en scène, un extrait sonore déclenche les cris et les sifflets de la salle : ce sont les excuses, faites en direct à la télévision, par Marc-Olivier Fogiel. C’est dans l’émission de ce dernier, « On ne peut pas plaire à tout le monde », que Dieudonné, coiffé du chapeau noir et des papillotes des juifs ultras, a ponctué son sketch d’un « Heil Israel » qui a choqué la communauté juive de France.
Le public algérois a donc mis d’emblée l’humoriste à l’aise et s’est même permis quelques échanges avec lui pendant le spectacle. Un spectacle bien construit et rudement mené dans lequel Dieudonné fait quelques clins d’œil, comme un hommage à Nougaro ou une réflexion sur le « régime » des intermittents du spectacle. Ses ingénieurs du son et de la lumière travaillent sur scène en tenue de camouflage et en casques (bleus), barricadés derrière un grillage. Symbolisant la guerre livrée par les médias français à Dieudonné, ils s’érigent aussi en censeurs ou en mouches du coche...
Association des racistes anonymes
Le reste du spectacle tourne bien sûr autour du sketch par lequel le scandale est arrivé et du lynchage médiatique qui a suivi. « J’étais l’Axe du Mal à moi tout seul », explique Dieudo. Ou encore : « On m’a soupçonné d’être la branche humoristique d’Al Qaïda ». Ironisant : « Je suis obligé de venir en Afrique pour faire mon métier ! » On peut regretter certains relents de « complot sioniste mondial » qui affleurent dans son discours et Dieudonné se fait parfois un peu trop démago face à un public dont il connaît les codes.
Mais il sait aussi se montrer plus fin. Dans la scène de l’Association des racistes anonymes, ou dans la façon dont il parle de l’auto-censure et de ses personnages qui ont vie propre (« il faudrait les fouiller avant d’entrer sur scène »). Il démontre par le rire à quel point le déchaînement médiatique dont il a été victime a été exagéré. Et combien sa mise à l’écart des salles et les différentes annulations de ses spectacles ont été honteuses. « Moi l’humour, c’est fini, c’est trop dangereux ! Maintenant je vais faire de la musique. Un Noir qui fait du zouk, ça ne dérange personne ! », lance-t-il en préambule. Du zouk ? Pourquoi pas, mais alors aussi acide et grinçant que l’humour déployé dans ce spectacle !
« Mes excuses », Dieudonné, les 16 et 17 février, salle Ibn Khaldoun, Alger-centre.
http://www.afrik.com/article8131.html ,
jeudi 17 février 2005, par Olivia Marsaud
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PARIS - L'humoriste français Dieudonné a provoqué un nouveau tollé en comparant la Shoah à une «pornographie mémorielle». Des propos condamnés par le premier secrétaire du parti socialiste François Hollande.
Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Alger et dont des extraits sont diffusés sur le site Proche-Orient.info, Dieudonné a également reproché au premier ministre Jean-Pierre Raffarin d'être allé samedi dernier au dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF).
«Raffarin en personne était au CRIF le week-end dernier et il m'accuse parce qu'il faut toujours leur lécher le cul à cette équipe de malfrats, de mafieux qui est en train d'entraîner la République française dans la guerre civile», a-t-il lancé. Il a également fustigé «la soumission totale des dirigeants et responsables français à la volonté du CRIF».
L'humoriste entendait ainsi répondre aux propos de M. Raffarin qui avait dénoncé devant le CRIF les artistes qui cherchent à «faire applaudir la haine et qui font du racisme un fonds de commerce».
Les déclarations de l'humoriste ont immédiatement suscité leur lot de réactions indignées. Ces propos «tombent sous le coup de la loi. Je considère qu'ils sont déshonorants pour celui qui les exprime et je considère qu'il ne peut pas y avoir une comptabilité des tragédies», a ainsi déclaré M. Hollande vendredi sur Europe 1.
Pour M. Hollande, les spectateurs doivent se sentir concernés par les propos de l'humoriste. «Assister aux spectacles de Dieudonné, c'est participer à cette dérive et à ce grave glissement dans des propos qui sont antisémites», affirme-t-il.
24heures.ch, 18.02.2005, 13:45
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François Hollande lance un appel au public de Dieudonné: "assister à ses spectacles, c'est participer à cette dérive et à ce grave glissement dans des propos antisémites"
AFP – Paris. Le premier secrétaire du PS, François Hollande, a lancé vendredi (18 février 2005) un appel au public de Dieudonné qui, en assistant à ses spectacles, "participe à cette dérive et à ce grave glissement dans des propos antisémites".
M. Hollande était invité à commenter, sur Europe 1, les propos tenus par Dieudonné jeudi à Alger qualifiant la Shoah de "pornographie mémorielle" (information révélée par Proche-Orient.info : lire). "Les propos de Dieudonné sur la Shoah tombent sous le coup de la loi. Ils sont déshonorants pour celui qui les exprime", a déclaré le numéro un du PS.
"Il y a une tragédie du peuple noir lié l'esclavage, elle doit être reconnue. Il y a une tragédie du peuple juif. La minorer, la sous-estimer, la disqualifier en parlant de pornographie mérite non pas simplement l'accusation judiciaire mais l'accusation politique", a-t-il ajouté.
François Hollande a souhaité "lancer un appel à tous ceux qui sont les spectateurs de Dieudonné". "Ils sont aussi concernés par les propos de Dieudonné. Assister aux spectacles de Dieudonné, c'est participer à cette dérive et à ce grave glissement dans des propos antisémites", a-t-il dit.
proche-orient.info, 18 février 2005 / 11 h 31
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Dieudonné: Perben demande une enquête
Le ministre de la Justice a demandé vendredi (18 février 2005) l'ouverture d'une enquête sur des propos controversés de l'humoriste
Dieudonné, qui avait comparé la mémoire de la Shoah à "une pornographie mémorielle" lors d'une conférence de presse à Alger mercredi dernier, est soupçonné de "contestation de crime contre l'humanité".
L'humoriste avait aussi fustigé Jean-Pierre Raffarin pour sa "soumission totale à la volonté du Crif", lui-même qualifié "d'organisation sectaire".
Selon Proche-Orient.info, qui a diffusé la conférence de presse de donnée en marge d'un spectacle à Alger, Dieudonné a notamment reproché au Premier ministre Jean-Pierre Raffarin d'être allé samedi dernier au dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France.
"Raffarin en personne était au Crif le week-end dernier et il m'accuse parce qu'il faut toujours leur lécher le cul à cette équipe de malfrats, de mafieux qui est en train d'entraîner la République française dans la guerre civile", a-t-il lancé.
Dieudonné a fustigé "la soumission totale des dirigeants et responsables français à la volonté du Crif", qu'il a qualifié "d'organisation anticonstitutionnelle et sectaire".
L'humoriste voulait répondre aux propos de Jean-Pierre Raffarin qui avait dénoncé devant le Crif les artistes qui cherchent à "faire applaudir la haine et qui font du racisme un fonds de commerce".
L'enquête préliminaire vise à établir les propos précis de Dieudonné mais aussi à déterminer dans quelle mesure ils peuvent être poursuivis puisqu'ils ont été prononcés à l'étranger.
Dieudonné a déjà fait plusieurs fois l'objet de poursuites pour propos antisémites.
Le tribunal correctionnel de Paris lui a reconnu en mai dernier le droit de critiquer la politique du gouvernement d'Ariel Sharon en Israël sans être accusé d'antisémitisme.
Quelques jours plus tôt, le tribunal correctionnel d'Avignon l'avait condamné à 5.000 euros d'amende pour "des propos racistes" et des "injures raciales" visant les juifs.
Dieudonné a été relaxé en appel en juin 2004 après avoir dit préférer le "charisme de Ben Laden à celui de George W.Bush".
france2.fr, Publié le 18/02 2005 à 18:38
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(19 février 2005) Dieudonné s'enlise dans la confusion
Entouré d'antisionistes radicaux, l'humoriste a tenté d'expliquer ses propos tenus à Alger.
«Je n'ai jamais associé le drame de la Shoah à de la pornographie mémorielle.» Samedi, l'humoriste Dieudonné a tenté de se défendre. Accusé d'avoir tenu de tels propos mercredi à Alger où il se produisait, il risque de un à cinq ans de prison et une forte amende : le garde des Sceaux a demandé, vendredi au parquet de Paris, l'ouverture d'une enquête préliminaire pour contestation de crimes contre l'humanité. Le même jour, Dieudonné affirmait sur LCI n'avoir jamais «qualifié la Shoah de pornographie mémorielle», et convoquait la presse, samedi, au théâtre de La Main-d'Or, pour écouter l'enregistrement de son intervention à Alger.
A l'entrée, les journalistes sont priés, comme souvent, de laisser leurs coordonnées. Mais, surprise, c'est Ginette Skandrani qui tient la liste. Militante propalestinienne et antisioniste radicale, elle est proche des négationnistes Serge Thion et Mondher Sfar. Une trentaine de supporteurs de l'humoriste sont également présents. «Un comité de soutien spontané», lâche une femme. Dieudonné prend la parole : «Je conteste formellement cette phrase, je ne l'ai jamais prononcée.» La Shoah est «un drame que je n'ai jamais remis en cause, qui appartient à l'histoire de l'humanité, qui est terrible», ajoute-t-il. Pour prouver sa bonne foi, l'humoriste lance la cassette vidéo enregistrée à Alger. Le son est difficilement audible, mais on l'entend prononcer distinctement les mots «pornographie mémorielle».
S'il ne parle pas de la Shoah, à quoi fait-il allusion ? Dieudonné botte en touche. L'expression ne vient pas de lui mais d'Idith Zertal, historienne israélienne (1) dont il brandit le livre. Mais quand il reprend l'expression à son compte, que veut-il dire ? La question lui est posée, reposée cent fois. Le débat s'enlise. Dieudonné se dit victime «d'une affaire bis du RER D». Le journal en ligne Proche-Orient Info a médiatisé l'affaire, l'humoriste s'en prend à lui. «Tout est faux», affirme-t-il. Ses supporteurs s'énervent de l'insistance des journalistes. Ambiance tendue. Dans la salle, d'autres antisionistes radicaux : Nouari Khiari, proche du Front national, et Bagdad Maati, dirigeant de la Ligue internationale de défense de l'islam et des musulmans. Dieudonné ne répond toujours pas, une perche lui est tendue : «Est-ce que vous voulez dire qu'on en fait trop sur la Shoah ?» L'humoriste embraie : «Je pense qu'il y a une hypertrophie dans la communication sur la commémoration de la Shoah. Cela devient effectivement pornographique.» Puis, joue l'indigné : «Comment se fait-il qu'il n'y ait pas de commémoration aussi importante des 400 ans d'esclavage ? Pourquoi cette classification, cette différence de traitement dans la mémoire ?»
(1) La Nation et la mort : la Shoah dans le discours et la politique d'Israël, La Découverte (2004).
Par Catherine COROLLER, lundi 21 février 2005 (Liberation - 06:00)
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(20 février 2005) Début d'incendie criminel sur le wagon témoin du camp de Drancy
DRANCY (Seine-Saint-Denis) (AFP) - Une cannette incendiaire a été dimanche soir (20 février 2005) à l'origine d'un début d'incendie du wagon témoin du camp de Drancy (banlieue nord de Paris), suscitant une vive indignation de la communauté juive, qui a participé a un rassemblement lundi soir sur place.
Quelque 300 personnes, descendants de déportés, représentants religieux, élus et habitants se sont réunis lundi soir devant le wagon témoin du mémorial de Drancy pour exprimer leur indignation face à cette "profanation" et un acte qualifié d'"odieux", a constaté une journaliste de l'AFP.
Ce début d'incendie criminel, commis avec une cannette de Coca-Cola remplie d'un liquide inflammable, a été maîtrisé dimanche soir par les pompiers. Les enquêteurs ont mis la main sur ce récipient pour analyse et ont aussi récupéré un tract signé "Ben Laden" sur lequel figure une croix gammée renversée, a-t-on précisé de source judiciaire.
Cet unique wagon témoin trône au milieu de la cité de la Muette, formée de trois barres d'immeubles en forme de fer à cheval. Cet ensemble a servi de camp de concentration durant la guerre pour 70.000 à 80.000 juifs qui furent ensuite déportés à Auschwitz.
Installé entre la statue du mémorial et le parking de la cité, le wagon peut être visité sur rendez-vous.
Jean-Christophe Lagarde, député-maire (UDF) de Drancy affirmait lundi matin à la presse avoir vu la cannette incendiaire et le tract. Pour lui, "c'est le fait de jeunes car il n'y avait pas d'écriture d'adulte sur ce tract".
Ce document aurait été installé à côté de la cannette en haut des marches, contre la porte. Il comporterait une autre phrase, en plus du nom "Ben Laden": "groupe d'extrême droite pour la libération de la Palestine", selon M. Lagarde.
De nombreuses organisations et personnalités politiques ont condamné lundi la tentative d'incendie du wagon-témoin.
Le député-maire UMP du Raincy (Seine-Saint-Denis) Eric Raoult a ainsi dénoncé un acte "imbécile et odieux". Les associations antiracistes comme la Licra (Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme) parlent d'"attentat raciste à l'encontre de la mémoire de la Shoah". SOS Racisme et le Mrap ont eux aussi condamné l'incendie, de même que plusieurs hommes politiques de droite et de gauche.
L'Union des associations musulmanes de Seine-Saint-Denis s'est également déclarée "profondément choquée". La Fédération des Déportés et Internés, Résistants et Patriotes (FNDIRP) estime pour sa part que "la tentative d'incendier le wagon-musée s'inscrit dans la succession des actes antisémites (...) Les déclarations de Le Pen, Gollnisch et autres Dieudonné, écrit-elle, ne peuvent qu'inciter des esprits faibles ou criminels à commettre de tels forfaits".
Une enquête de flagrance a été ouverte et confiée à la police judiciaire de Seine-Saint-Denis.
Par ailleurs, une douzaine de croix gammées tracées à l'encre noire, assorties des mots "dégagez" et "SS" ont été découvertes lundi (21 février 2005) sur le mur d'enceinte de la Mosquée de Paris, dans le 5ème arrondissement. Le recteur de la Mosquée Dalil Boubakeur, également président du Conseil français du culte musulman (CFCM), a précisé qu'une "plainte a été déposée au commissariat du Vème arrondissement et à la préfecture de police de Paris".
M. Boubakeur a dénoncé "cet acte intolérable d'islamophobie (...) touchant particulièrement la Mosquée de Paris. Ni son discours ni sa tolérance bien connue ne pouvaient justifier pareille haine et pareille intolérance raciste et islamophobe".
Le PS a exprimé, dans un même communiqué, sa réprobation après les profanations de la mosquée de Paris et du wagon commémorant la déportation à Drancy.
Il a fait part de son "profond dégoût" après l'incription de croix gammées sur les murs de la mosquée de la capitale, et "témoigné de sa solidarité à l'égard des responsables et des fidèles" de ce lieu de culte. Il marque aussi sa "profonde indignation" après la tentative d'incendie contre le wagon témoin de Drancy.
yahoo.fr, actualités, mardi 22 février 2005, 8h03
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(22 février 2005) Mme Royal: "Ne pas donner un écho disproportionné" aux propos racistes
PARIS (AFP) - Ségolène Royal, députée PS des Deux-Sèvres, a estimé mardi que les déclarations racistes ou antisémites méritaient "des sanctions exemplaires", tout en invitant médias, responsables politiques et intellectuels à ne pas leur donner "un écho disproportionné".
Interrogée sur l'enquête préliminaire après les propos controversés de Dieudonné concernant la mémoire de la Shoah, Mme Royal a indiqué sur Europe 1 qu'"il fallait des sanctions exemplaires". "En même temps, a-t-elle ajouté, je crois qu'il ne faut pas donner à de tels propos un écho disproportionné".
"Chaque fois que de l'audience a été donnée à Jean-Marie Le Pen, chaque fois il a fait des voix. Il faut garder de l'équilibre dans la façon dont sont repris les propos racistes et antisémites", a-t-elle fait valoir.
Evoquant les actes de xénophobie, l'ancienne ministre a jugé "l'ambiance détestable" et déploré "l'obscurantisme". "On ne peut pas faire de hiérarchie dans les horreurs. On ne peut pas sous prétexte du drame du peuple noir et de l'esclavge occulter les autres abominations de l'Histoire", a-t-elle dit.
yahoo, fr, actualités, mardi 22 février 2005, 12h42
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(22 février 2005) Dieudonné porte plainte contre le site Internet qui l'accuse
PARIS (AP) - L'humoriste Dieudonné a annoncé mardi avoir porté plainte "pour diffusion de fausse nouvelle" contre le site Web Proche-orient.info (fondé par Élisabeth Schemla du Nouvel Observateur), qui affirme qu'il a publiquement parlé de "pornographie mémorielle" à propos de la mémoire de la Shoah.
"Nous avons porté plainte avec mon avocat aujourd'hui contre le site proche-orient.info qui a mis en scène cette phrase pour provoquer une vague d'indignation dont je suis victime", a-t-il déclaré sur Europe-1.
L'humoriste a de nouveau nié avoir parlé de "pornographie mémorielle" au sujet de la Shoah, affirmant qu'il avait évoqué "l'instrumentalisation politique de crimes contre l'humanité comme la Shoah" pour dire qu'il trouve ça "obscène", lors d'une conférence de presse la semaine dernière à Alger. Il a accusé le site d'avoir sorti ses déclarations de leur contexte pour en déformer le sens.
Sur son site, proche-orient.info dit attendre "avec sérénité la convocation de la justice" et affirme disposer des enregistrements justifiant de ses accusations conte Dieudonné.
Selon le site Internet, qui a retranscrit des extraits de la conférence de presse de mercredi dernier, Dieudonné avait par ailleurs accusé le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin de "lécher le cul" du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), une "équipe de malfrats, de mafieux, qui est en train d'entraîner la République française dans la guerre civile".
Le parquet de Paris a annoncé lundi l'ouverture d'une enquête préliminaire afin de déterminer à quel délit se rapportent les propos de l'humoriste. AP
yahoo.fr, actualités, mardi 22 février 2005, 19h56
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Dieudonné met un terme à son spectacle "Mes excuses"
PARIS (AFP) - L'humoriste Dieudonné, à l'origine d'une nouvelle polémique pour avoir récemment évoqué "une pornographie mémorielle" à propos de la commémoration de la Shoah, a annoncé jeudi qu'il arrêtait son spectacle "Mes excuses" et annulait les représentations prévues dans sa tournée.
"J'arrête le spectacle "Mes excuses" en France", a déclaré Dieudonné dans un entretien téléphonique avec l'AFP. Il a joué cette pièce pour la dernière fois en métropole mercredi et doit la donner une dernière fois le 2 mars à Fort-de-France (Martinique).
Interrogé pour savoir si la récente controverse avait accéléré sa décision de mettre un terme à "Mes excuses", Dieudonné a répondu: "J'aurais peut-être pu la jouer en tournée" sans cette polémique.
Ce spectacle, au titre ironique, avait été écrit après une première polémique consécutive à un sketch joué lors d'une émission de France 3 dans lequel Dieudonné, déguisé en colon israélien, faisait le signe hitlérien.
"J'ai décidé de repartir avec un nouveau spectacle sur la laïcité à partir du 23 mars au théâtre de la Main d'or" dans le XIe arrondissement de Paris, a encore déclaré Dieudonné.
L'humoriste, dont les propos sur la commémoration de la Shoah font l'objet d'une enquête préliminaire au parquet de Paris, s'est refusé à commenter plus avant la dernière polémique: "Maintenant, la justice suit son cours".
Yahoo.fr, actualités, jeudi 24 février 2005, 13h11
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(1 mars 2005) Dieudonné : côte "un peu fêlée" après agression "d'extrémistes sionistes"
L'humoriste Dieudonné a attribué à des "extrémistes sionistes" l'agression dont il a été victime la veille à Fort-de-France et qui lui a valu "une côte un petit peu fêlée", a-t-il expliqué mercredi (2 mars 2005) lors d'une conférence de presse.
Le fantaisiste a été attaqué mardi sur un parking d'Antilles Télévision (ATV) où il était attendu au Journal télévisé, à la veille de la dernière de son spectacle controversé "Mes excuses".
"Je me retourne vers les extrémistes sionistes qui m'ont frappé hier et qui me comparent à Hitler : Hitler n'est pas humoriste", a-t-il déclaré. Cette agression, a-t-il dit, "le lie définitivement à cette terre". "Je me suis fait frapper ici, je me suis fait traiter de sale nègre ici. Aujourd'hui, je suis un Martiniquais".
Les quatre personnes interpellées à la suite de cette agression étaient toujours en garde à vue mercredi, a-t-on indiqué de sources proches de l'enquête. Il s'agit, selon ces sources, de quatre agents commerciaux, titulaires de passeports français, habitant Schoelcher, commune limitrophe de Fort-de-France, arrivés en Martinique en octobre 2004.
Sur le passeport de deux d'entre eux, des visas attestent de longs séjours en Israël, selon la même source.
L'humoriste a raconté qu'à 18H00 locales (23H00 mardi à Paris), trois hommes s'étaient jetés sur lui après avoir lancé "sale négro, on va te faire la peau", le frappant "à la mâchoire et à la cage thoracique"."J'ai une côte un petit peu fêlée, mais je pourrai jouer mon spectacle", a-t-il assuré.
Les trois hommes, a raconte Dieudonné, se sont enfuis à bord d'une voiture dans laquelle les attendait un complice. Une patrouille de police qui passait les a pris en chasse. Selon Dieudonné, "une véritable course-poursuite" s'en est suivie, jusqu'à ce que la voiture des agresseurs soit bloquée dans les embouteillages. Les agresseurs, qu'il a reconnus, ont été conduits au commissariat de Fort-de-France.
Dieudonné a dénoncé des faits graves, "une agression en groupe avec préméditation, injures racistes et coups et blessures". Il a vu un symbole dans le fait que les faits aient eu lieu dans une île qui a connu l'esclavage. "On va taper un nègre là où on les a bien tapés...On va taper un nègre en Martinique pour dire, Nègre, tu restes à ta place et tu fermes ta gueule"!. "Moi, je ne fais pas partie de cette catégorie-là".
Cette agression a provoqué de nombreuses réactions en Martinique. Le préfet de Région a "condamné fermement" "cette agression inacceptable et révoltante".
Dans l'archipel voisin de la Guadeloupe, le président (PS) du Conseil régional Victorin Lurel a condamné "les attitudes, propos et actes qui visent à dresser les communautés et les religions les unes contre les autres". "Ces positions radicales engendrent nécessairement des violences inadmissibles et des tensions entre deux communautés qui ont souffert de grandes discriminations dans l'histoire".
lemonde.fr, AFP | 02.03.05 | 21h42
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(15 mars 2005) Dieudonné va être rejugé pour des propos visant les juifs
PARIS (AFP) - Dieudonné devra être rejugé en appel pour ses propos controversés visant les juifs, après l'annulation mardi par la Cour de cassation de l'arrêt de la cour d'appel de Paris qui avait relaxé l'humoriste.
Dans une interview au magazine Lyon Capitale publiée en novembre 2003, Dieudonné avait notamment affirmé "les juifs, c'est une secte, une escroquerie, c'est une des plus graves parce que c'est la première".
"Le racisme, avait également déclaré Dieudonné, a été inventé par Abraham. +Le peuple élu+, c'est le début du racisme".
Dans un arrêt rendu le 30 juin 2004, la 11ème chambre de la cour d'appel de Paris avait confirmé le jugement de relaxe prononcé à l'encontre de l'humoriste en première instance.
Dans ses motivations, l'arrêt de la cour estimait que si "les termes incriminés, +secte+ et +escroquerie+ rapportés aux juifs, pris en eux-mêmes sont forts et choquants, il convient, comme l'a fait le tribunal, de les replacer dans le contexte de l'article qui fait apparaître à quel point Dieudonné M'Bala M'Bala rejette l'idée du communautarisme et promeut l'universalité de l'être humain".
La chambre criminelle de la Cour de cassation, présidée par Bruno Cotte, n'a pas souscrit à cette analyse.
Pour la plus haute juridiction judiciaire, "les propos litigieux mettaient spécialement en cause la communauté juive, présentée comme +une des plus graves escroqueries+ parce que +la première de toutes+".
De ce fait, "les juges (de la cour d'appel, ndlr) n'ont pas tiré les conséquences légales de leurs propres constatations".
La Cour de cassation a renvoyé le dossier devant la cour d'appel de Paris "autrement composée" qui devra donc de nouveau statuer sur ces propos polémiques.
Pour Frédéric Attali, le directeur du Consistoire central-union des communautés juives de France qui avait formé l'un des deux pourvois contre l'arrêt de la cour d'appel de Paris, la décision de la Cour de cassation est "une satisfaction".
"Enfin ! Enfin, un jugement positif concernant Dieudonné", a-t-il affirmé à l'AFP. "Dieudonné a accumulé déclarations sur déclarations proprement antisémites, il est normal que la justice mette un coup d'arrêt, c'est un premier pas positif, on espère que ça continuera", a-t-il déclaré.
Dieudonné, interrogé par l'AFP, a estimé qu'il s'agissait d'une décision "politique", et a mis en cause des "pressions" exercées par le garde des Sceaux, Dominique Perben, qui a pour "obsession de voir de l'antisémitisme dans tous mes propos".
"J'ai été relaxé deux fois dans cette affaire, nous nous préparerons pour comparaître une troisième fois, laissons la justice faire son travail", a ajouté l'humoriste.
Ce dernier s'est par ailleurs étonné que l'on puisse s'intéresser à une telle décision alors que, selon lui, les médias se sont peu intéressés à l'agression dont il a été victime à Fort-de-France (Martinique).
"Il y a là deux traitements de l'information qui ont étonné beaucoup de gens", a-t-il estimé.
Vendredi, doivent comparaître devant le tribunal correctionnel de Fort-de-France les quatre auteurs présumés de cette agression survenue le 2 mars, alors que l'humoriste s'apprêtait à rejoindre les locaux d'Antilles Télévision (ATV).
yahoo.fr, actualités, mardi 15 mars 2005, 17h23
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(19 mars 2005) Six mois de prison dont un mois ferme contre les agresseurs de Dieudonné
Le tribunal correctionnel de Fort-de-France a condamné samedi matin (19 mars 2005) à 6 mois de prison dont 1 mois ferme et à un euro symbolique de dommages et intérêts, les quatre agresseurs de l'humoriste Dieudonné, au terme de douze heures de débat.
Les prévenus étaient poursuivis pour "violences en réunion avec préméditation" après l'agression de l'humoriste, le 1er mars dernier, sur le parking d'Antilles Télévision (ATV) à Fort-de-France (Martinique).
Au cours de l'audience ouverte vendredi à 14 heures (19H00 à Paris), les avocats de Dieudonné ont tenté en vain de faire retenir la qualification d'injures raciales.L'humoriste avait indiqué qu'il s'était fait traiter de "sale négro" avant d'être frappé par ses agresseurs. Les quatre prévenus reconnaissaient pour leur part l'avoir frappé mais contestaient les injures raciales. Lors des débats, deux témoins de l'agression, appartenant à l'entourage de l'humoriste, ont indiqué qu'ils n'avaient pas entendu les propos incriminés.
Dans son réquisitoire, le procureur de la république avait retenu les injures raciales et réclamé une peine de 6 mois de prison dont trois ferme.Le tribunal a estimé qu'il n'y avait pas d'éléments probants dans le dossier accréditant la thèse des injures raciales et que le doute devait bénéficier aux prévenus.
Après l'annonce du jugement, l'humoriste n'a fait aucun commentaire à la presse.A l'appel de plusieurs organisations associatives et politiques, entre cent et deux cents personnes s'étaient réunies devant le palais de justice, durant le procès. A l'énoncé du jugement, des réactions d'hostilités ont été enregistrées dans la foule.
AFP | 19.03.05 | 08h55
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(Mai 2005) ANTISÉMITISME Chahut dans les couloirs du palais de justice de Paris
Dieudonné en appel devant son public
L'humoriste Dieudonné, qui a fait à nouveau scandale hier matin dans les colonnes de France Soir en reprochant au gouvernement de se déplacer quand «on brûle deux poubelles dans la rue Popincourt» (NDLR : l'incendie d'un centre social juif à Paris en août 2004) mais pas «quand 22 Noirs périssent dans un hôtel en flammes», était rejugé l'après-midi même à Paris pour «diffamation raciale» dans le cadre d'une émission de France 3 où il était apparu en juif orthodoxe.
Deux mois de prison avec sursis et 20 000 € d'amende ont été requis contre lui.
lefigaro.fr, Patrice Burnat, [12 mai 2005]
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MM. Fogiel
et Tessier condamnés pour "injure à caractère racial" après une plainte de Dieudonné
Le tribunal correctionnel de Montpellier a donné gain de cause, jeudi 29 septembre, à l'humoriste Dieudonné, qui avait porté plainte contre le contenu d'un SMS pour "injure à caractère racial" : l'animateur Marc-Olivier Fogiel, l'ancien PDG de France Télévisions, Marc Tessier, ainsi que deux responsables de production ont été condamné à des amendes.
Marc-Olivier Fogiel, qui anime l'émission "On ne peut pas plaire à tout le monde" sur France 3, a été condamné à 5 000 euros d'amende, Marc Tessier à 4 000 euros, Laurent Bon, journaliste, à 2 000 euros et Alexandre Gamelin, assistant de production, à 1 000 euros. Le tribunal a ordonné en outre la diffusion de la condamnation dans la prochaine émission de Marc-Olivier Fogiel et sa publication dans plusieurs journaux.
Le SMS qui a mis le feu aux poudres, diffusé en décembre 2003, dans le cadre de l'émission de France 3, était ainsi rédigé : "Dieudo, ça te ferait rire si on faisait des sketches sur les odeurs des blacks ? Té tellement bête que ça me choque même plus."
Dieudonné avait déposé plainte auprès du procureur de Nanterre début 2004, une plainte classée sans suite. L'humoriste avait alors engagé des poursuites, sous forme de citation directe, devant le tribunal de Montpellier, siège du cabinet de son avocat, Me François Roux.
Lors de l'audience du 9 septembre, Dieudonné avait indiqué s'être "senti injurié" par ce SMS. M. Gamelin avait affirmé avoir rédigé lui-même ce SMS, à la demande de son supérieur hiérarchique, Laurent Bon. M. Fogiel avait précisé que ce SMS était un condensé de plusieurs SMS envoyés par les téléspectateurs.
"La vérité éclate aujourd'hui après toutes les relaxes dont j'ai fait l'objet et cette condamnation. Nous attendons maintenant des sanctions exemplaires de France 3 contre Fogiel", a déclaré jeudi soir Dieudonné.
Avec AFP, LEMONDE.FR | 29.09.05 | 21h20 • Mis à jour le 29.09.05 | 22h06
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(Octobre 2005) Le plateau de Marc-Olivier Fogiel envahi par des soutiens de Dieudonné
PARIS (AP) - L'émission "On ne peut pas plaire à tout le monde" sur France-3 a commencé dimanche avec une heure de retard et dans un studio annexe, sans public, après que des manifestants répondant à l'appel de Dieudonné, selon le présentateur Marc-Olivier Fogiel, eurent envahi le plateau habituel.
France-3 a rediffusé pendant une heure l'émission de la semaine précédente, avant que Marc-Olivier Fogiel ne reprenne l'antenne vers 21h45 pour présenter l'émission avec ses invités en direct depuis un studio annexe ne voulant pas donner la parole à des gens qui "veulent prendre en otage l'antenne".
Le présentateur a expliqué que quelques minutes avant le début de l'émission des manifestants disant agir à l'appel de Dieudonné avaient envahi le plateau. D'après lui, l'humoriste a appelé à la manifestation mais s'est dit débordé par les événements.
Selon Marc-Olivier Fogiel, les manifestants protestaient contre sa décision de faire appel de sa condamnation pour injure raciale à la suite d'un sms diffusé durant l'émission.
En septembre dernier, la cour d'appel de Paris avait confirmé la relaxe de Dieudonné rejugé pour "diffamation raciale" pour avoir caricaturé un juif extrémiste au cours d'"On ne peut pas plaire à tout le monde" en 2003. AP
yahoo.fr, actualités, dimanche 9 octobre 2005, 22h18
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Fogiel "soulagé" que l'antenne de France 3 n'ait pas été "souillée"
L'animateur Marc-Olivier Fogiel s'est déclaré "soulagé" que l'antenne de France 3 n'ait pas été "souillée" dimanche soir après l'envahissement du plateau de l'émission "On ne peut pas plaire à tout le monde" ("ONPP"), par des manifestants réunis à l'appel de l'humoriste Dieudonné."
L'antenne a été gérée. Je me sens soulagé que l'antenne de France 3 n'ait pas été une nouvelle fois souillée par des propos qui auraient pu être outrageants", a déclaré l'animateur lundi sur France-Info.
Dieudonné avait appelé à manifester devant le plateau de l'émission pour réclamer la démission de l'animateur, après sa condamnation pour "injure à caractère racial". "La nation noire est en train de se réveiller", avait déclaré l'humoriste à la presse. "J'ai été accusé de racisme et je me suis retiré du paysage audiovisuel alors que j'ai été relaxé. Marc-Olivier Fogiel a été condamné et il n'a pas démissionné. Tant que Fogiel ne se sera pas retiré, que ni France 3 ni le CSA ne se seront excusés, nous continuerons à manifester pacifiquement", a-t-il ajouté.
Dieudonné "essaye de faire monter les enchères", a commenté Marc-Olivier Fogiel. "Il faut surtout ne pas entrer dans l'espèce de provocation à 2 francs dans laquelle il voudrait qu'on rentre", a-t-il ajouté.L'émission avait été interrompue dimanche soir, avant de reprendre vers 21h45, mais sans le public.
yahoo.fr, actualités, AFP 10.10.05 | 09h16
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(07 septembre 2005) La justice confirme la relaxe de Dieudonné poursuivi pour diffamation raciale
Extrait : La justice française a confirmé, mercredi 7 septembre (2005) en appel, la relaxe prononcée fin mai contre l'humoriste français Dieudonné, poursuivi pour diffamation raciale à la suite d'un sketch présenté en décembre dernier dans "On ne peut pas plaire à tout le monde", l'émission de Marc-Olivier Fogiel sur France 3.
Dieudonné, présent à l'énoncé de la décision, s'est dit "évidemment satisfait". L'humoriste a affirmé, à l'issue de l'audience, qu'il laissait désormais "à d'autres humoristes le soin de traiter [le] sujet [de la question israélo-palestinienne]"."Je pense que je suis passé à autre chose, il y avait beaucoup de pression et de passion sur ce sujet.
lemonde.fr, Article publié le 07 Septembre 2005
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(Janvier 2006) Dieudonné candidat pas pour rire
Le comique s'est comparé au président vénézuélien et a tissé son discours d'allusions sur les juifs.
Son modèle, c'est la «république bolivarienne du Venezuela et de son président, Hugo Chavez».
Hier (24 janvier 2006), l'humoriste Dieudonné a placé sa campagne à l'élection présidentielle de 2007 «sous [l']égide» du dirigeant de cette république sud-américaine.
«Dans cette campagne, Dieudo rimera avec Hugo», a-t-il clamé.
Comme son modèle, Dieudonné combat «la menace néoconservatrice, cette idéologie néolibérale et belliciste, antisociale et réactionnaire», et ceux qui, en France, l'incarnent : Sarkozy, qui «prône le démantèlement de l'Etat, le règne absolu du libéralisme, le communautarisme, la révision du code du travail [...] la modification de la loi de 1905 sur la laïcité». Et le PS qui «s'aligne progressivement sur cette ligne».
Assis derrière une table, sur la scène de son théâtre de la Main d'or, dans le XIe arrondissement de Paris, Dieudonné lit son discours.
Autour de lui, ses soutiens, dont Ginette Skandrani, pasionaria propalestinienne. Les mots de Dieudonné sont ronflants, mais le comédien ne se fait pas tribun, son ton est ironique et désabusé. De programme, guère, à part la promesse de l'avènement d'une «République nouvelle, qui donne sens et crédibilité au triptyque Liberté, Egalité, Fraternité», et l'annonce d'un «plan Marshall pour les classes populaires, en matière d'éducation, d'emploi, de salaires, de culture et de conscientisation politique».
L'obsession est ailleurs.
Tout au long de son discours, Dieudonné y revient. Son nom ? Le «néoconservatisme» faut-il y voir une allusion aux néoconservateurs américains, anciens gauchistes accusés d'avoir retourné leur veste pour servir Bush ?
Ces derniers sont qualifiés d'«axe du bien», en référence à l'axe du mal du Président américain. Arme favorite de ce «néoconservatisme» : «l'accusation d'antisémitisme». «Le président Chavez est le dernier à en avoir fait les frais, à travers un article du journal Libération de monsieur de Rothschild, qui a délibérément travesti les propos du président vénézuélien», accuse-t-il (Libération du 20 janvier).
Puis, Dieudonné prend la défense des autorités iraniennes, «très hostiles à l'Etat d'Israël et à sa politique coloniale et raciste», ce qui «ne signifie nullement qu'elles soient "antisémites"».
Rappelons que le président iranien, Ahmadinejad, a qualifié la Shoah de «mythe». Et appelé à ce qu'Israël soit rayé de la carte.
Selon Dieudonné, les juifs sont également puissants en France. «Je ne serai probablement pas invité au prochain dîner du Crif [Conseil représentatif des institutions juives de France, ndlr], cette organisation sioniste d'extrême droite, qui convoque chaque année nos dirigeants pour leur communiquer leur feuille de route», ironise le «comique».
Bref, les juifs dicteraient la politique du gouvernement. Un bien vieux sketch.
liberation.fr, par Catherine COROLLER, QUOTIDIEN : mercredi 25 janvier 2006, p. 13
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(27 janvier 2006">Le procureur réclame la condamnation de Dieudonné
L'humoriste est poursuivi pour «incitation à la haine antisémite».
Dieudonné dépassé par Dieudonné ? Hier, le procureur de la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris devant lequel comparaissait l'humoriste a réclamé sa condamnation pour «incitation à la haine raciale et antisémite».
Le 8 février 2004, le Journal du dimanche publiait une interview de Dieudonné.
Quelques jours auparavant, celui-ci avait été pris à partie lors d'un spectacle qu'il donnait à Lyon.
Au JDD, l'humoriste aurait tenu les propos suivants : «"Sale nègre", "les juifs auront ta peau", voilà le genre de slogans que j'ai entendus. Ce sont tous ces négriers reconvertis dans la banque, le spectacle et aujourd'hui l'action terroriste qui manifestent leur soutien à la politique d'Ariel Sharon. Ceux qui m'attaquent ont fondé des empires et des fortunes sur la traite des noirs et l'esclavage.»
La Ligue contre le racisme et l'antisémitisme, rejointe par quatre autres associations, a alors déposé plainte.
Hier, l'humoriste a déclaré avoir été agressé par des militants de la Fédération sioniste de France. «Mes propos visaient ceux qui m'ont attaqué et non pas l'ensemble de la communauté juive.» Ajoutant : «Israël a été créé en grande partie avec l'argent des sionistes sud-africains», un certain «Oppenheimer a fait fortune avec des mines de diamant». Or «les ouvriers chargés d'extraire les diamants de ces mines étaient des Africains».
Les allusions au «spectacle» et à «l'action terroriste» viseraient le comportement des manifestants ce soir-là.
Le procureur a estimé que les termes utilisés relevaient des «stéréotypes et clichés qui désignent la communauté juive». Jugement dans quelques semaines.
libération.fr, par Catherine COROLLER, QUOTIDIEN : samedi 28 janvier 2006, p. 17
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(10 février 2006) Dieudonné à nouveau relaxé en appel
Il était poursuivi pour des propos présumés antisémites.
Dans un arrêt rendu hier, la cour d'appel de Paris, appelée à statuer de nouveau sur des propos présumés antisémites de Dieudonné, l'a une nouvelle fois mis hors de cause.
Le 30 juin 2004, la 11e chambre de la cour d'appel de Paris avait relaxé l'humoriste qui avait affirmé dans une interview au magazine Lyon capitale :
«Les juifs, c'est une secte, une escroquerie, c'est une des plus graves parce que c'est la première.»
La cour avait estimé que ces propos ne constituaient pas une injure raciale, car ils ne visaient pas la communauté mais la religion juive.
La chambre criminelle de la Cour de cassation, sur un pourvoi formé par le Consistoire central (Union des communautés juives de France), avait cependant cassé cette décision, le 15 mars 2005.
De nouveau saisie, mais dans une autre composition, la 11e chambre de la cour d'appel de Paris a confirmé jeudi sa première décision. «Replacée dans son contexte, la phrase ne vise pas la communauté juive en tant que communauté humaine, mais la religion juive [...] Dieudonné M'Bala M'Bala la fustige au même titre que la religion musulmane et la religion catholique, tout en faisant peser sur la religion juive une responsabilité particulière en tant que première religion monothéiste», explique l'arrêt.
«La phrase poursuivie relève d'un débat d'ordre théorique sur l'influence des religions et ne constitue pas une attaque dirigée vers un groupe de personnes en tant que tel», ajoute la cour d'appel. L'avocat du Consistoire, Me Stéphane Lilti, a affiché sa «déception» et annoncé son intention de former un nouveau pourvoi.
Jusqu'à présent, et sous réserve d'une procédure en cours, l'humoriste a gagné les procès qui lui ont été intentés pour racisme, antisémitisme, incitation à la haine raciale, apologie d'acte terroriste.
Il a ainsi bénéficié d'une relaxe confirmée en appel le 2 juin 2004, pour avoir proclamé «Je préfère le charisme de Ben Laden à celui de George Bush.»
Le 29 septembre, Dieudonné a obtenu la condamnation de Marc-Olivier Fogiel pour injure à caractère racial, à propos d'un message «sur les odeurs des Blacks» diffusé dans l'émission «On ne peut pas plaire à tout le monde», en réaction à un sketch douteux de Dieudonné, «Isra-Heil».
Libération, 10 février 2006, p. 13, B.G.,(avec AFP), par Blandine GROSJEAN, QUOTIDIEN : vendredi 10 février 2006
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(03 mars 2006) Dieudonné accueilli en candidat sympa au Salon de l'agriculture
L'humoriste a rencontré la vice-présidente de la FNSEA et José Bové.
Vendredi après-midi, au Salon de l'agriculture, l'humoriste Dieudonné a joué, le plus sérieusement possible, au candidat à l'élection présidentielle. Il a récolté des sourires bienveillants, des encouragements chaleureux et personne n'a eu le mauvais goût de l'ennuyer avec des accusations d'antisémitisme. Il a serré des mains, embrassé des enfants et signé des autographes. Il a même bu un verre avec la vice-présidente de la FNSEA, Christine Lambert, qui, quelques heures plus tôt, avait refusé de recevoir Le Pen. Une vraie visite de vrai candidat.
Bové piégé.
Jugé infréquentable par la plupart des politiques, y compris à la gauche de la gauche, Dieudonné a même piégé José Bové. «Content de te croiser !» lui a lancé le comique, tout sourire, alors qu'il déboulait avec son escorte de journalistes sur le stand de la Confédération paysanne. «Moi de même», a bafouillé le leader altermondialiste, pris de court. Pour faire durer le plaisir et tourner les caméras, les lieutenants de Dieudonné ont habilement interrogé Bové sur son combat pour une agriculture équitable. Encore quelques mots en langue de bois sur la nécessité de faire respecter «le droit» et «la justice» au Proche-Orient, et le tour était joué. Dieudonné avait démontré qu'il n'était pas le dangereux antisémite dénoncé par le porte-parole du PS, Julien Dray, après le meurtre d'Ilan Halimi.
A l'exception d'Elodie, jeune lycéenne pour qui Dieudonné nourrit «le négationnisme», les visiteurs et les exposants du Salon n'ont pas semblé saisir ce qu'on reproche à l'humoriste. «Moi, je lui dis bravo pour tout ce qu'il fait. On lui fait un mauvais procès. En France, on ne peut plus dire ce qu'on pense. Regardez dans l'Est cet homme qui a été séquestre et torturé. Pourquoi il n'a pas eu droit, lui, à une manifestation avec des ministres ?» s'est interrogé un retraité, ex-gérant d'un magasin de sports. Plus loin, Sandrine, adolescente noire, a voulu se faire photographier au bras de son idole : «On l'attaque à cause de sa franchise. Il dit tout haut ce que les gens pensent tous bas.»
Onglet.
Mais le candidat Dieudonné n'est pas venu pour reparler de cette histoire. A un éleveur qui lui présente un énorme boeuf, il pose en rafale les questions de circonstance : «Il a quel âge ? Il pèse combien ? Et c'est quoi le meilleur morceau ?» On lui dit que c'est l'onglet, et il veut encore savoir où se cache ce trésor... Dieudonné adore le terroir. Il s'enthousiasme pour ce «très beau rendez-vous où la France se retrouve. La France des villes et celle des campagnes». Il est venu pour «écouter et comprendre». Et reviendra l'an prochain, promis, «avec des propositions». Marc Robert, son directeur de campagne, confie que «Dieudo» est «très largement d'accord» avec le discours sur la ruralité de Jean Saint-Josse, fondateur de Chasse, pêche, nature et tradition (CPNT) : «On va prendre contact avec lui. Nous, on ne veut rien avoir à faire avec la clique des bobos écolos antichasse.»
Dieudonné-CPNT ?
L'alliance paraît surréaliste. Elle prend plus de sens quand Marc Robert explique qu'il ira recueillir les 500 signatures favorables à son candidat «dans les petites communes dont les élus sont encore indépendants du système politique». A l'évidence, Dieudonné pourra aussi compter sur quelques soutiens outre-mer. Plusieurs exposants des Antilles l'ont traité en héros. «Tu défends la mémoire de notre peuple, tu dois continuer le combat, c'est important», lui a lancé le représentant de la maison d'édition martiniquaise Désormeaux. Un bel après-midi, décidément, pour celui qui prétend «libérer notre nation de la mainmise de lobbies».
Libération, par Alain AUFFRAY, QUOTIDIEN : samedi 04 mars 2006, p. 14
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vendredi 10 mars 2006, 15h19 Dieudonné condamné à 5.000 euros d'amende
PARIS (AP) - Le tribunal correctionnel de Paris a condamné vendredi Dieudonné à 5.000 euros d'amende pour provocation et incitation à la haine raciale. En février 2004, l'humoriste avait comparé les juifs à des négriers.
Dans un entretien accordé au "Journal du Dimanche", publié le 8 février 2004, Dieudonné M'Bala M'Bala, avait notamment déclaré à propos des gens qui l'avaient insulté lors de son spectacle du 5 février: "Ceux qui m'attaquent ont fondé des empires et des fortunes sur la traite des noirs et l'esclavage".
Ni Dieudonné ni ses avocats n'étaient présents à la lecture de la décision. L'humoriste a encore la possibilité de faire appel.
La 17e chambre du tribunal correctionnel a estimé que "sous couvert de stigmatiser ses détracteurs, (Dieudonné) désigne à la vindicte les juifs, en les assimilant à des marchands d'esclaves qui auraient bâti des fortunes sur la traite des noirs, ayant ainsi tiré profit d'un crime contre l'humanité".
Dieudonné avait qualifié ses opposants de "négriers reconvertis dans la banque, le spectacle et aujourd'hui l'action terroriste qui manifestent leur soutien à Ariel Sharon".
Des termes que le tribunal considère que l'expression utilisée par Dieudonné, "reconvertis dans la banque et le spectacle", est "directement inspirée de l'imagerie antisémite".
Le tribunal a également jugé que l'humoriste se livrait à des amalgames en "recourant à des stéréotypes antisémites qu'il mélange et n'hésite pas à actualiser de manière singulière -le négrier enrichi, le banquier, le militant sioniste, le terroriste soutenant Ariel Sharon".
"C'est un point d'arrêt à cette démarche de provocation. Dorénavant, il devra prendre garde à l'impact que peut avoir ce genre de déclarations sur des personnes vulnérables. L'humour ne peut pas être un alibi", s'est félicité Me Jean-Claude Cohen, avocat de l'Union des étudiants juifs de France (UEJF).
Une analyse qui rejoint celle du tribunal pour qui le "prévenu ne saurait sérieusement se prévaloir de l'humour pour justifier les déclarations de telle nature".
"C'est une très très grande victoire, c'est important pour la condamnation du racisme en général", a déclaré Me Patrick Klugman, avocat de SOS-Racisme. "Cette décision est du même ordre que celle rendue contre d'autres leaders racistes", a-t-il ajouté.
Les magistrats ont estimé que les propos tenus par l'humoriste, plusieurs jours après que son spectacle ait été perturbé, "ne sauraient trouver une justification liée à l'émotion du moment".
L'humoriste devra verser un euro de dommages et intérêts à cinq associations, dont la LICRA (Ligue internationale contre la racisme et l'antisémitisme), l'UEJF (Union des étudiants juifs de France), SOS-Racisme, Avocats sans Frontières, et le Consistoire central.
Le tribunal a également ordonné la publication du jugement, au frais de l'artiste, dans quatre quotidiens et un hebdomadaire.
Poursuivis à plusieurs reprises pour ses propos controversés, Dieudonné a (avait) toujours été relaxé, soit en première instance, soit en appel. AP
Yahoo.fr, actualités, vendredi 10 mars 2006, 15h19
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mardi 13 juin 2006, 17h18 Dieudonné condamné à 3.000 euros d'amende pour avoir diffamé Arthur
PARIS (AP) - Le tribunal correctionnel de Paris a condamné mardi Dieudonné à 3.000 euros d'amende pour avoir affirmé en 2003 qu'un lobby juif très puissant avait fait main basse sur les médias et que le producteur et animateur Arthur, de son vrai nom Jacques Essebag, "finance de manière très active l'armée israélienne".
L'humoriste doit également verser 1.500 euros de dommages et intérêts à Arthur qui l'a poursuivi en diffamation. Son avocat a annoncé qu'il allait faire appel.
Dans le magazine "The Source" daté de janvier 2004, Dieudonné était revenu sur le boycott de ses spectacles suite à un sketch jugé antisémite par beaucoup de spectateurs présenté dans une émission de Marc-Olivier Fogiel.
"Beaucoup de personnes dans mon métier sont juives. Je sens une vraie pression", a notamment déclaré Dieudonné. Il attribue ces pressions aux "gens que j'accuse d'avoir organisé un lobby très puissant et d'avoir la main basse sur les médias".
Et d'enchaîner: "il faut savoir qu'Arthur avec sa société de production finance de manière très active l'armée israélienne, cette même armée qui n'hésite pas à tuer des enfants palestiniens".
Des propos que le tribunal a jugés diffamatoires car ils impliquent qu'Arthur "ferait prévaloir ses solidarités confessionnelles sur toute autre considération professionnelle ou artistique en abusant du pouvoir qui serait celui du lobby".
Le 10 mars dernier, Dieudonné a déjà été condamné pour provocation et incitation à la haine raciale. En février 2004, l'humoriste avait comparé les juifs à des négriers. Dieudonné avait qualifié ses opposants de "négriers reconvertis dans la banque, le spectacle et aujourd'hui l'action terroriste qui manifestent leur soutien à Ariel Sharon".
Poursuivi à plusieurs reprises pour ses propos controversés, Dieudonné a toujours été relaxé, soit en première instance, soit en appel. AP
Yahoo.fr, actualités, mardi 13 juin 2006, 17h18
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samedi 11 novembre 2006, 19h24 Dieudonné, visiteur surprise du FN au Bourget
LE BOURGET (AFP) - Le fantaisiste Dieudonné s'est invité samedi à la fête du FN au Bourget (Seine-Saint-Denis) autour de Jean-Marie Le Pen, provoquant une certaine effervescence et saluant brièvement le président du FN et des dirigeants du parti.
"Je me suis dit que s'il vient, c'est pour manifester sa sympathie", a déclaré Jean-Marie Le Pen après sa brève rencontre avec l'ex-candidat à la présidentielle, qui, de son côté, a expliqué qu'il venait "faire un tour", comme il s'était rendu à la fête de l'Humanité à la Courneuve.
"Je suis pour la réconciliation nationale, il faut apaiser les tensions communautaires", a-t-il dit aux journalistes.
Le numéro 2 du FN, Bruno Gollnisch, et le secrétaire général Louis Aliot sont venus saluer Dieudonné, qui a dit qu'il dirait dimanche sur le site internet "La banlieue s'exprime" ce qu'il était venu chercher au Bourget.
Le fantaisiste est ensuite allé visiter quelques stands, accompagné notamment par Farid Smahi, membre du bureau politique du FN, et bien encadré par des membres du service d'ordre.
Car la venue de Dieudonné n'a pas été appréciée par tous les participants à la fête, qui se sont rappelés sa candidature contre la frontiste Marie-France Stirbois aux régionales de 1998 en Eure-et-Loir, ou lui reprochant d'être "islamo-antisémite".
"Je lui ai demandé +qu'est ce que vous faites là+ et le service d'ordre m'a fait taire", s'est plaint un exposant.
Mais interrogé sur ces réactions hostiles, Jean-Marie Le Pen a répondu que ces militants "n'étaient pas candidat à la présidentielle, eux".
"S'il me manquait une voix pour être élu, je serai bien content que ce soit la voix de Dieudonné qui arrive", a-t-il dit.
Le leader d'extrême droite a croisé Dieudonné alors qu'il se livrait à son traditionnel tour des stands implantés dans un immense hall du parc des expositions du Bourget, embrassant les femmes et les enfants, signant les autographes, ou valsant avec son épouse Janny, sur la musique de l'un des accordéonistes présents.
Jean-Marie Le Pen s'est notamment attardé devant l'immense tableau d'un peintre, le représentant en corsaire de l'âge héroïque de la marine à voile, avec une longue vue, et une hermine sur l'épaule.
"Dans 50 ans il y aura des statues de lui partout", a lancé le peintre, Alexandre Barbera Ivanoff, pourtant désabusé sur les chances de M. Le Pen d'arriver à briser l'image "fantasmatique" que se feraient de lui les Français.
Dans la matinée, Jean-Marie Le Pen était revenu devant la presse sur sa quête des 500 parrainages nécessaires pour se présenter à l'élection présidentielle, en dénonçant les pressions locales dont sont victimes selon lui les maires qui envisagent de le parrainer.
"Sur 10 maires, il y en 5 qui disent à mes envoyés +je voterai pour Le Pen+, et là-dessus, il y en a à peine un qui me donne sa signature", a-t-il déclaré à la presse.
Ce ne sont pas les état-majors politiques qui font pression, selon M. Le Pen, mais des gens agissant au niveau local en "téléphonant la nuit" ou en "menaçant" les maires, suivant la stratégie du "harcèlement démocratique" préconisé par le député socialiste Jean-Christophe Cambadelis.
Et rebondissant sur le coup de pouce du Premier ministre Dominique de Villepin, qui a exprimé son voeu que "ceux qui sont soutenus par une partie du peuple français, puissent trouver les moyens de s'exprimer", Jean Marie Le Pen a réitéré sa demande que les noms des signataires ne soient pas rendus publics.
Il prononcera dimanche un discours devant ses troupes à 16h00, après la messe traditionnelle à 10h00.
Yahoo.fr, actualités, samedi 11 novembre 2006, 19h24, Par Laurent BARTHELEMY
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Jeudi 21 décembre 2006 Dieudonné : controversé en France, adulé au Québec, par Osée Kamga, Ph.D, Communication (Université du Québec à Montréal ), M.A., Études littéraires (UQAM), membre de Tolerance.ca® , Osée Kamga est professeur à l’Université d’Ottawa où il enseigne au département de communication.
Objet de vives controverses en France, l’humoriste franco-camerounais est accueilli à bras ouverts au Québec.
Est-ce le signe d’une société tolérante ou une manière de garantir la liberté d’expression par le silence ? Dieudonné questionne-t-il nos préjugés ou les renforce-t-il ? Osée Kamga a analysé le phénomène pour Tolerance.ca et s’est entretenu avec plusieurs observateurs de la scène québécoise.
Dieudonné et la communauté juive québécoise
Le 1er décembre 2003 marque très certainement le point culminant de la rupture entre Dieudonné et les communautés juives.
C’est le jour où l’humoriste, déguisé en colon juif cagoulé, évoque le nouvel « axe du bien » « américano-sioniste » dans une improvisation télévisée et conclut son sketch sur un salut bras levé, accompagné de la proclamation de « Isra-Heil ».
Bien avant ce sketch, Dieudonné s’était déjà commis dans des déclarations fracassantes en avançant, par exemple, que « le racisme a été inventé par Abraham », que le « peuple élu», c'était « le début du racisme ». Ou encore, que « l'idée qu'un Dieu ait confié une mission à un peuple », est « une escroquerie intellectuelle » et qu’il avait « le droit de le penser et de le dire ».
Propos suffisamment provocateurs en eux-mêmes et pour lesquels l’humoriste sera poursuivi en justice en France sous les accusations de « diffamation raciale ». Loin de contribuer au dialogue entre les peuples, le discours de Dieudonné va surtout réussir à lui attirer des ennuis. Il fera en sorte que d’anciens amis se retournent contre lui. Ainsi, notamment, son ancien partenaire juif, Elie Semoun, qui le considère désormais comme un « escroc ».
Il n’est donc pas étonnant que l’homme passe plutôt mal dans la communauté juive québécoise. Mais ici, au-delà des déclarations et du sketch ravageur de l’humoriste, on va surtout décrier son approche. Son discours est perçu comme étant construit sur des stéréotypes et, par conséquent, propre à renforcer les préjugés et accentuer les tensions et les clivages entre les communautés.
M. Bill Surkiss, qui dirige le chapitre québécois de la B'nai Brith, évoque 1905, un des spectacles récents de Dieudonné, et note: « Quand vous vous servez de ce genre d’humour sur une base continuelle, vous commencez à déprécier la personne sur laquelle vous faites des blagues. Et si vous le faites suffisamment longtemps, ce qui va se produire, c’est que vous finirez par vous construire un sens personnel de la réalité acceptable. » Ce que M.Bill Surkiss appréhende, c’est le jeu de l’idéologie, c’est-à-dire, la volonté d’attribuer à une communauté des traits, généralement dépréciatifs, et d’en faire, à force de répétition, son essence.
Madame Leah Berger, coordinatrice au Québec des affaires communautaires et gouvernementales pour B’nai Brith, va dans le même sens et signale qu’il y a discordance entre les moyens de Dieudonné et ses fins présumées : « Il prétend promouvoir les relations entre les groupes ethniques. Pourtant, il attire l’attention sur les différences, sur les faiblesses, ce qui ne peut aboutir à rien de positif. Il se sert de la liberté d’expression pour promouvoir la haine, même s’il le fait en blague, même si certaines personnes le trouvent drôle. » Et l’expérience le montre fort bien, l’ignorance l’emporte souvent quand un humoriste dépasse les frontières de sa propre pratique culturelle pour parler de celle des autres. Par ailleurs, un persistant humour dépréciatif participe, dans sa forme la plus éclairée, à la cristallisation des stéréotypes néfastes pour la cohésion sociale et, dans sa forme la plus dogmatique, au racisme, à l’antisémitisme.
Toutefois, la véritable question demeure : jusqu’où peut-on aller dans le rire puisque ce qui est drôle pour les uns, ne l’est pas forcément pour les autres ? M. Surkiss souligne d’ailleurs cette dernière réalité quand il affirme : « Je ne peux pas dire ce qui est humour ou non, mais je peux dire ce qui est drôle pour moi. » Si on reconnaît à l’humoriste le privilège de repousser les limites du socialement acceptable, a-t-il pour autant le droit de s’aventurer dans une communauté autre que la sienne ? Et s’il le fait, devrait-il avoir le loisir d’explorer les thèmes de son choix ?
En somme, quelles sont les limites à la liberté d’expression ? Les sociétés occidentales, tout en garantissant la liberté de l’individu, reconnaissent qu’elle a des limites. Au Québec comme ailleurs, des mesures sont prises contre l’incitation à la haine. Il existe des lois anti-diffamatoires puisqu’un discours raciste ou antisémite ne peut qu’entraîner une entorse profonde à la liberté des autres composantes sociales et à l’épanouissement de tous.
Certes, le renforcement des restrictions à la liberté d’expression peut sembler rétrograde dans une société libre. Mais il faut toujours se rappeler qu’il y a des spectres hautement plus horrifiants : crimes haineux, génocides, camps de la mort, assassinats ciblés qui réduisent leurs victimes au silence définitif. S’il est tout à fait légitime de rejeter une forme de discours qui, à raison, nous horripile, l’indexer hâtivement comme haineux peut signifier tomber dans le piège d’une simplification risquée, ce que la justice française a, semble-t-il, évité dans le cas Dieudonné.
Tolerance.ca, Jeudi 21 décembre 2006
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20 Minutes | édition du 19.12.06
« Dieudonné, en France vous êtes victime d'un boycott médiatique. Alors qu'au Québec, on vous accueille à bras ouverts. »
L'animateur canadien Richard Martineau a parlé trop vite. Il interviewait Dieudonné pour « Les Francs-tireurs », une émission de Télé-Québec. Diffusée le 4 décembre, elle devait être reprogrammée. Mais ses producteurs ont jugé les propos de l'« humoriste » « trop crus » et ont annulé les rediffusions.
Dans cet entretien, Dieudonné qualifiait Patrick Bruel de « militaire israélien » et « de produit du système ultrasioniste ».
Dans Le Journal de Montréal, la prod a bien précisé que ce trappage ne découlait pas d'une intervention du chanteur. Ce qui n'a pas empêché Dieudonné, contacté hier par 20 Minutes d'estimer, à l'inverse, que des pressions ont été exercées. L'occasion de crier, une nouvelle fois, à la « censure ».
A. C., 20 Minutes | édition du 19.12.06
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vendredi 16 février 2007, 15h25 La Cour de cassation considère que Dieudonné s'est rendu coupable d'injure raciale
PARIS (AP) - La Cour de cassation a considéré vendredi que les propos de Dieudonné assimilant dans une interview donnée en 2003 les juifs à une "escroquerie" et à une "secte" constituait une injure raciale et a annulé un arrêt de la cour d'appel de Paris qui l'avait relaxé en février 2006. L'affaire a été renvoyée devant la cour d'appel de Versailles, obligée de se conformer à la décision de la Cour de cassation, réunie en l'assemblée plénière, a-t-on indiqué de source judiciaire. Dans un entretien accordé au mensuel "Lyon Mag" en novembre 2003, Dieudonné M'Bala M'Bala avait notamment déclaré: "les juifs, c'est une secte, une escroquerie. C'est une des plus graves parce que c'est la première". En mars 2005, la chambre criminelle de la Cour de cassation avait annulé un arrêt de la cour d'appel de Paris ayant relaxé Dieudonné et renvoyé l'affaire devant la même cour mais dans une autre formation. Celle-ci avait jugé en février 2006 que les propos de Dieudonné ne visaient "pas la communauté juive en tant que telle" mais au contraire manifestaient une "hostilité au principe même du fait religieux". Et l'avait relaxé une nouvelle fois. Saisie d'un pourvoi du Consistoire central (Union des communautés juives de France), la Cour de cassation, siégeant en assemblée plénière, a censuré vendredi ce second arrêt de la cour d'appel de Paris. Elle a considéré que ces affirmations ne relèvent pas "de la libre critique du fait religieux participant d'un débat d'intérêt général" mais constituent "une injure visant un groupe de personnes en raison de son origine". Par ailleurs, au regard de la Convention européenne des droits de l'Homme, la Cour de cassation a jugé que la condamnation de tels propos constituait "une restriction nécessaire à la liberté d'expression dans une société démocratique". "Je suis extrêmement satisfait que la Cour de cassation ait rappelé que l'on ne peut impunément qualifier la communauté juive de France d'escroquerie en invoquant son ignorance des questions religieuses", s'est félicité Me Stéphane Lilti, avocat du Consistoire central. AP-----
Dieudonné et Jany Le Pen en croisade pour les Pygmées
L'acteur et la femme du candidat FN défendent cette peuplade.
Par Christophe FORCARI, Libération,
QUOTIDIEN : samedi 24 mars 2007, p. 15
Dieudonné insiste. La présence à ses côtés de Jany Le Pen, l'épouse du président du Front national, sur la scène du théâtre de la Main d'or à Paris, vendredi, n'a rien de «politique». De retour d'un voyage humanitaire au Cameroun, la femme du leader d'extrême droite n'est là que comme présidente d'honneur de Fraternité française, une association caritative satellite du FN.
Le fantaisiste d'origine camerounaise, lui, veut attirer l'attention de l'opinion publique sur le sort réservé aux Pygmées, menacés de génocide par la déforestation. «Dans trois ou quatre décennies, ils ne seront plus là», affirme Dieudonné, qui a prévu de faire venir sept d'entre eux en France afin qu'ils rencontrent les présidentiables.
Dans cette opération très médiatisée, le FN trouve l'occasion de s'offrir de nouvelles défroques «humanitaires». «C'est vrai que nous n'irons pas manifester pour les sans-papiers, souligne Jean-Michel Dubois, directeur des manifestations nationales du FN, présent aux côtés de Jany Le Pen. Des gens pensent que nous sommes un parti xénophobe et raciste, mais nous allons aider à l'extérieur ceux qui sont dans une grande misère et dont le sort ne rencontre que l'indifférence la plus totale.
Tous les responsables politiques étaient au courant de l'initiative de Dieudonné. Nous avons été les seuls à y répondre favorablement.» «Vous pensez que Nicolas Sarkozy sera sensible au sort des Pygmées, dont il est très proche par la taille ?» lâche l'essayiste Alain Soral, désormais hissé au rang de conseiller spécial de Le Pen.
Après la visite de Dieudonné à la fête frontiste Bleu Blanc Rouge, en novembre, puis la venue des caciques du FN à son spectacle en décembre, le flirt se poursuit entre le FN et l'acteur. Il suffit d'un mot de Le Pen sur les Pygmées pour obtenir son suffrage.
Par Christophe FORCARI, Libération,
QUOTIDIEN : samedi 24 mars 2007, p. 15
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jeudi, 4 octobre, 2007 | 22 Tishrei 5768
Dieudonné se désiste de son appel contre Arthur
16:07 | 19 septembre, 2007
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11 septembre 2007 Dieudonné condamné pour des propos antisémites sur la Shoah Le Monde Article paru dans l'édition du 13.09.07
L'humoriste Dieudonné a été condamné, mardi 11 septembre, à 7 000 euros d'amende par le tribunal correctionnel de Paris pour avoir qualifié la mémoire de la Shoah de « pornographie mémorielle », lors d'une conférence de presse à Alger, en février 2005. - (AFP.)-------
mardi 13 mai 2008, mis à jour à 22:17 AFP PARIS Julien Dray devant la justice pour avoir stigmatisé "l'effet Dieudonné"
Deux ans après la mort d'Ilan Halimi, jeune juif torturé à mort dans une cité des Hauts-de-Seine, le porte-parole du PS, Julien Dray, a réaffirmé mardi devant le TGI de Paris que l'humoriste Dieudonné, qui le poursuit en diffamation, avait contribué à créer un climat d'antisémitisme, propice à ce meurtre. Le parquet a requis la relaxe du député de l'Essonne. Le jugement a été mis en délibéré au 17 juin. Les propos incriminés remontent à février 2006. Lors de l'émission "Parlons-en", diffusée sur La Chaîne parlementaire et consacrée à la montée de l'antisémitisme en France, M. Dray avait notamment affirmé: "On a les effets différés aujourd'hui de tout ce qu'a fait Dieudonné tout au long de ces mois et de ces années (...) Il y a un effet Dieudonné". En mai 2006, l'humoriste, de son vrai nom Dieudonné M'Bala M'Bala, avait porté plainte pour diffamation. Il réclame 10.000 euros de dommages et intérêts. "J'assume, Monsieur le président, ce que j'ai dit. J'aurais pu faire des excuses alambiquées, je ne l'ai pas fait", a déclaré mardi le député socialiste, qui a refusé de "se dérober". Dieudonné a regretté "l'amalgame odieux" et "douteux" auquel s'est livré selon lui le porte-parole du Parti socialiste. "La seule chose qui me lie à M. Fofana (le chef présumé du "gang des Barbares", soupçonné d'avoir assassiné Ilan Halimi, ndlr), c'est notre couleur de peau", a-t-il lancé, regrettant le "discours négrophobe" du prévenu. "Ce qui vous lie à M. Fofana, ce n'est pas votre couleur de peau, c'est les a priori que vous avez partagés", a répondu M. Dray, cofondateur de l'organisation SOS Racisme. "Jamais M. M'Bala n'a incité à la violence ou au meurtre", a affirmé l'avocate de Dieudonné, Me Lise Bornes, mettant le prévenu au défi de présenter "un semblant de preuve sur un lien entre le Gang des barbares et Dieudonné". "Il n'y a pas de responsabilité directe, évidemment et heureusement", entre ce meurtre et Dieudonné, a répondu M. Dray, stigmatisant l'influence du fantaisiste "sur des milliers de jeunes", pour qui il est "une référence": "ils donnent foi à vos propos et peuvent réagir au premier degré". Dieudonné "a participé à la renaissance d'un certain nombre de clichés", a renchéri l'avocat du dirigeant socialiste, Me Léon-Lef Forster. "Qui nous dit que (les membres du Gang des barbares) s'amusaient de l'humour de M. M'Bala?", a argué Me Bornes, assurant que son client "n'avait aucunement planté ce décor macabre". "On est là pour parler de responsabilité au sens intellectuel" et non de "responsabilité pénale", a relevé la procureure de la République, Sandrine Alimi-Uzan, pour qui deux hommes publics qui combattent dans "l'arène politique" doivent s'attendre à recevoir des critiques, sans que cela ne dépasse la liberté d'expression.-------
Le Pen parrain d'un enfant de Dieudonné AFP 16 juillet 2008 13h00
PARIS (AFP) — Le président du Front national Jean-Marie Le Pen est devenu le parrain du quatrième enfant de l'humoriste controversé Dieudonné, lors d'une cérémonie à Bordeaux la semaine dernière, a indiqué une source proche de l'humoriste, confirmant des informations de Libération mercredi. Selon l'enquête du quotidien, le baptême de l'enfant, une petite fille, a eu lieu à Bordeaux, dans la paroisse traditionaliste de Saint-Eloi, par l'abbé Philippe Laguérie, ancien curé de Saint-Nicolas-du-Chardonnet, bastion intégriste parisien. Ces informations sont "exactes", a déclaré la source interrogée par l'AFP, sans vouloir donner plus de détails. Une source au Front national a par ailleurs indiqué à l'AFP que M. Le Pen avait déjà évoqué il y a quelques semaines ce projet devant quelques personnes. Mais le service de presse du FN s'est refusé à tout commentaire, estimant que "s'il y avait quelque chose, ce serait du domaine privé". Dieudonné avait esquissé un rapprochement avec Jean-Marie Le Pen pendant la campagne présidentielle, se rendant notamment en novembre 2006 à la fête du FN au Bourget, avant qu'une partie de l'état-major du FN ne s'affiche à l'un de ses spectacles à Paris. Il avait ensuite soutenu aux législatives Patrick Bourson, ami de Jean-Marie Le Pen et candidat FN dans la Marne. Dieudonné M'Bala M'Bala et Jean-Marie Le Pen ont tous deux été poursuivis par la justice pour des propos sur la mémoire de la Shoah.--------
Dieudonné applaudi par Le Pen leparisien.fr Azzeddine Ahmed-Chaouch | 28.12.2008, 07h00
Décidément, c’est une amitié qui dure. Jean-Marie Le Pen et Dieudonné, l’humoriste controversé, ont encore marqué leur proximité vendredi soir. Le président-fondateur du Front national a assisté au Zénith de Paris à la dernière représentation de « J’ai fait le con », spectacle du comédien d’origine camerounaise.
L’information, rapportée par un témoin sur place, nous a été confirmée par le conseiller régional du Rhône-Alpes Jacques Vassieux. « Il était dans la salle avec son épouse, Jany, ainsi que de nombreux adhérents du FN », précise cet élu frontiste. Contactés, ni Dieudonné ni Le Pen n’ont souhaité confirmer. Robert Faurisson acclamé Vendredi soir sur scène, l’ancien compère d’Elie Semoun a sorti de son chapeau de polémiste une surprise au goût très douteux. Lors de la représentation, Dieudonné M’bala M’bala, de son vrai nom, a invité le public à accueillir sous un « tonnerre d’applaudissements » Robert Faurisson, partisan français le plus connu du discours négationniste. A plusieurs reprises, cet ancien maître de conférence à l’université Lyon-II a été condamné par la justice pour « négation de la Shoah ». Devant cinq mille spectateurs, ce chantre du révisionnisme s’est vu remettre « le prix de l’infréquentabilité et de l’insolence » par le régisseur de Dieudonné, déguisé en déporté d’un camp de concentration, « dans son habit de lumière », a cru bon d’ajouter le comédien dans ce qu’il croit sans doute être de l’humour. Propos de Faurisson : « Ecoute, tu nous dis J’ai fait le con. Mais ce soir, tu es vraiment en train de faire le con. » Incroyable séquence, où Faurisson se voit offrir une tribune dans l’une des plus célèbres salles de spectacle française. Une vidéo postée sur la plate-forme vidéo Youtube, l’atteste. Depuis deux ans, Dieudonné affiche pour le leader du FN une sympathie qu’il justifie par son goût pour la provocation. Au Bourget, en novembre 2006, lors de la fête du FN bleu, blanc, rouge, il se montre aux côtés de Le Pen. Un an plus tard, il loue le Théâtre de la Main d’Or aux militants du FN pour une formation en vue de la présidentielle. Plus récemment, Dieudonné a défrayé la chronique en choisissant Le Pen comme parrain de sa fille. Certains fans de Dieudonné ancienne manière ont du mal à comprendre son nouveau positionnement. Le Parisien--------
Politique 04/05/2009 - 09:50 leJDD.fr Dieudonné-Européennes: Guéant confirme
Interrogé sur RTL, le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, a réitéré lundi son souhait de voir les listes européennes de Dieudonné interdites, se demandant si "les citoyens français vont participer au financement de listes qui professent de telles attitudes". "Une liste peut se présenter si elle est conforme à toutes les spécifications juridiques. Si elle tombait sous le coup de la loi, elle ne pourrait le faire. Une étude est en cours pour voir si une telle liste (...) peut juridiquement se présenter", a-t-il expliqué.-------
Dieudonné interdit d'européennes ? Christine Ollivier, le lundi 4 mai 2009 à 04:00 France-Soir.fr
« Est-ce qu’on peut se présenter aux élections avec un programme ouvertement antisémite ? » s’est interrogé dimanche Claude Guéant sur radio J, au sujet de l’intention affichée par Dieudonné de présenter des listes « anti-sionistes » aux européennes du 7 juin. Le secrétaire général de l’Elysée a annoncé que les pouvoirs publics étaient « en train de voir si ces initiatives tombent sous le coup de la loi ».
Le bras droit du président Nicolas Sarkozy a dénoncé une « initiative absolument scandaleuse ». Pour autant, Claude Guéant n’était « pas sûr » dimanche de parvenir à interdire les listes de l’humoriste. « Nous ne pouvons interdire que ce que le droit permet d’interdire. » Le Pen dénonce une « méthode policière » Jean-Marie Le Pen a aussitôt dénoncé sur Canal + une « méthode policière ». « Les inconvénients de la censure sont plus graves que ceux de la liberté », a prévenu le président du Front national. L’humoriste Dieudonné avait annoncé fin avril son intention de présenter au moins cinq listes « anti-sionistes » aux élections européennes. « Le clivage droite gauche étant mort de sa belle mort […], le nouveau clivage qui sera proposé aux Français sera un mouvement sioniste ou anti-sioniste », avait-il expliqué, aux côtés de l’ancien membre du FN Alain Soral. Aux européennes de 2004, la liste Euro-Palestine sur laquelle figurait Dieudonné avait récolté 1,83 % des voix en moyenne en Ile-de-France, avec des pics à plus de 5 % des voix dans certaines villes de banlieue. Condamné à plusieurs reprises pour des propos sur la Shoah et les juifs, l’humoriste avait provoqué un tollé en décembre dernier en remettant sur scène, lors d’un spectacle à Paris, un « prix de l’infréquentabilité » au négationniste Robert Faurisson. Il a été renvoyé pour ce fait devant le tribunal correctionnel de Paris pour « injures raciales ». Le procès est prévu demain, mais l’audience devrait être renvoyée.------
Dieudonné remercie Guéant et présente une hétérogène liste "anti-sioniste" 8 mai 2009 21.50 AFP
PARIS (AFP) — L'humoriste controversé Dieudonné a présenté vendredi sa très hétérogène liste "anti-sioniste" pour les européennes en Ile-de-France, remerciant le secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant, d'avoir popularisé son initiative en lançant la question de son interdiction. Très en verve, maniant tour à tour l'ironie et l'insulte, Dieudonné, qui tenait une conférence de presse sur la scène de son théâtre parisien de la Main d'Or devant de nombreux supporteurs, a d'entrée annoncé qu'il entendait "répondre à M. Guéant, notre ami Guéant (...) M. Guéant notre attaché de presse". Dimanche, le secrétaire général de l'Elysée avait annoncé que les pouvoirs publics étudiaient la possibilité d'interdire les listes "anti-sionistes" que Dieudonné, plusieurs fois condamné pour des propos sur la Shoah et les juifs, veut présenter aux européennes. En agissant de la sorte, "Guéant nous a placés au coeur du débat sur les élections", s'est félicité Dieudonné, qui s'est déclaré "étonné" par l'écho rencontré par la polémique. Interrogé sur le fait de savoir si la déclaration de l'Elysée n'était pas en réalité une "stratégie" pour faire diversion dans la campagne, Dieudonné a répondu: "si c'est le cas, c'est jouer avec de la glycérine". Attablé avec ses deux principaux colistiers, l'écrivain ex-membre du Front national Alain Soral (passé du communisme au nationalisme ) et le président du "Parti anti-sioniste de France", Yahia Gouasmi, Dieudonné a également donné la parole à chacun des autres membres de la liste, venus d'horizons extrêmement différents. L'un d'eux, Francesco Condemi, s'est présenté comme "cinéaste", "venu de l'extrême gauche", qui a "beaucoup bourlingué avec la LCR". Un autre, Cyrille Ray-Coquet, lui aussi "cinéaste", a affirmé se présenter pour "replacer dieu au centre des préoccupations". Une jeune femme, Emmanuelle Gili, s'est affichée comme une membre du groupuscule ultra-nationaliste "Renouveau français" et un autre comme le "président d'une association d'amitié franco-serbe". Pour beaucoup issus de l'immigration, nombre d'entre eux ont affirmé avoir milité dans des organisations aussi diverses que les syndicats CGT et Sud, le PCF, les Verts ou le Front national jeunesse (FNJ). "C'est un mouvement de tous les horizons, de toutes les régions", s'est félicité Dieudonné. "La France black-blanc-beur, elle est là !", a lancé Alain Soral. Mais malgré la multiplicité des parcours, l'ennemi était bien le même pour tout le monde: le sioniste. "Le seul ennemi de cette République, c'est le sionisme, qui est là et qui nous divise depuis toujours, qui organise en fait les guerres un peu partout, dans le monde et en France", a-t-il assuré. Alain Soral, qui a quitté le FN en février après que sa candidature eut été écartée pour conduire la liste en Ile-de-France, s'en est également violemment pris à Claude Guéant. "Guéant a dit que M. Dieudonné était antisémite tout le temps. Ce n'est même pas français comme phrase. Je rappelle que même Adolf Hitler quand il caressait son chien avait des petites baisses d'antisémitisme", a-t-il lancé sous les rires de ses sympathisants. Les trois principaux membres de la liste ont annoncé qu'ils déposeraient leur liste mercredi à 11H00 au ministère de l'Intérieur. Ils s'y rendront à bord d'un car, baptisé le "Dieudonné bus", avec lequel ils entendent faire campagne.--------