22 février 2017. Dîner du Crif, Le Pen et Mélenchon interdits comme dab ; « L’antisionisme n’est rien d’autre que l’expression contemporaine de l’antisémitisme, c’est la haine des juifs » ;
Macron fait le buzz avec son baisé.

07 mars 2016. Dîner du Crif : Manuel Valls assimile anti-sionisme et anti-sémitisme, en l'absence de François Hollande retenu à Bruxelles, «l'antisionisme» est synonyme de «l'antisémitisme»

Le Grand Rabbin de France Haïm Korsia (2014-)

12 janvier 2016. Le Grand Rabbin Haïm Korsia est pour une kippa, bien voyante des islamistes, même à Marseille (comme le "voile" ?)

Roger Cukierman, le retour de 2013

23 février 2015. Dîner politique du Crif, boycot des musulmans choqués par les propos de Roger Cukierman ; le Président François Hollande répond aux plaintes du Crif, sanctions pénales et contrôle des réseaux sociaux, notamment, pour lutter contre la judéophobie

Mars 2014. Le mardi gras du Crif, avec les républicains laïcs, lutte nationale contre deux fléaux : l'antisémitisme et l'antisionisme

Décembre 2013. Le Crif n'aime pas la quenelle de Dieudonné ; le Crif à l'Elysée pour les 70 ans, François plaisante sur l'Algérie ...

Gilles Bernheim, Grand Rabbin de France de 2009 à 2013(Portrait de l'Education, 30/12/2008)

26 mai 2013. Election de Roger Cukierman
11 avril 2013. Sur les conseils du ministre des cultes (??) démission douloureuse du GRF, le menteur plagieur et usurpateur étant "victime des médias" ...
09 avril 2013. Effet Cahuzac ? Le GRF avoue tout, mais refuse de démissionner ...

Portrait et Bio Express (Libération, 29 mai 2007) Richard Prasquier, Président du Crif

12 février 2013. Richard Prasquier rend hommage à Benoît XVI

08 octobre 2012. Djihad islamiste, Richard Prasquier fait référence au nazisme

18 octobre 2012. Le Grand Rabbin versus le mariage gay des gauches
04 mars 2012. Présidentielle, Richard Prasquier versus Fillon sur le casher/hallal
02 mars 2012. Présidentielle, pour le grand rabbin de France, Marine Le Pen est une "menace pour les valeurs de la France"
08 février 2012. NS et FH adoubés. Enrico Macias embrasse François Fillon, NKM veut se faire inviter à Jérusalem. Prasquier inquiet des nationalismes (L'antisémitisme, les islamistes, Eva Joly et Marine Le Pen).

09 février 2011. L'américain "préside" le dîner politique du Crif ; sans les pro-palestiniens

03 février 2010. Laïcité républicaine : le Chef de l'Etat, le Premier Ministre et l'immam républicain de Drancy au dîner annuel du Crif. François Fillon, qui fustige le communitarisme, et finalement Richard Prasquier soutiennent Laurent Fabius contre Georges Frêche

Roger Cukierman

31 janvier 2010. Georges Frêche n'est pas antisémite mais les communistes et les verts sont israëlophobes
12/13 juillet 2009. Affaire Halimi/Fofana : "Oeil pour oeil, dent pour dent ?", le Crif proteste contre une décision de justice non maximale ; Alliot-Marie demande immédiatement l'appel
02 mars 2009. La classe politique française, de gauche comme de droite, sauf les pro-palestiniens qui protestent, rassure le Crif dans sa lutte contre l'antisionisme/antisémitisme ; Nicolas Sarkozy à Charm el-Cheikh pour le financement international (4,8 milliards de dollars), donc européen (554 millions de dollars en 2009), donc français, des destructions israéliennes de Gaza, rassure le Crif et François Fillon augmente les rentes des orphelins de la déportation et nomme une contrôleure du Web antisémite/antisioniste.
01 mars 2009. Contre Benoît XVI les Juifs de France, qui s'inquiètent, refusent ferme la béatification de Pie XII
31 janvier 2009. Le Grand Rabbin de France, Gilles Bernheim, critique Benoît XVI
08 janvier 2009. Gaza : Benoît XVI condamne la violence (résultats fin janvier : 13 morts israëliens, 1300 morts palestiniens)
07 janvier 2009. Le Crif est inquiet
04 janvier 2009. Le soutien inconditionnel à Israel dans la guerre contre le Hamas
13 mars 2008. Le Président Shimon Peres insulté lors de la réception du Crif
19 février 2008. Les tableaux volés aux juifs exposés à Jérusalem
15 février 2008. Le dîner annuel du Crif, en présence, pour la première fois, du Président de la République, Nicolas Sarkozy l'"ami d'Israël". La shoah individualisée aux enfants de 10 ans : Maître Serge Klarsfeld est pour ; Simone Jacob-Veil est vigoureusement contre
13 mai 2007. Richard Prasquier, son conseiller, succède à Roger Cukierman à la tête du Crif
07 mai 2007. Roger Cukierman félicite Nicolas Sarkozy
1er avril 2007. Présidentielle, profanation, protestations. Jacques Chirac condamne.
Mars 2007. Le Crif scandalisé par l'ancien Premier ministre centriste Raymond Barre ; quatre candidats ;
Février 2007. Antisémitisme: hausse de 45% des agressions physiques en 2006 selon le Crif (77 en 2005, 112 en 2006)
Décembre 2006. Contre Ségolène pour Nicolas ?
Novembre 2006. Le Congres Juif Mondial à Paris ; Dominique de Villepin s'adresse aux congressistes au cours d'un dîner de gala au Sénat : La France "se tient résolument aux côtés d'Israël"
Juillet 2006. 64ème anniversaire : Roger Cukierman dénonce "la haine de l'autre"
Mars 2006. Les américains au secours des français
Février 2006. Roger Cukierman demande toute la vérité sur l'assasinat d'Ilan Halimi ; et compare le président iranien à Hitler ; Dominique de Villepin promet la vérité, 7 mises en examen pour crime anti-sémite (judéophobe)
Février 2005. Roger Cukierman dénonce la politique arabe de la France

Mai 2004. Serge Hajdenberg candidat à la présidence des institutions juives de France : « Je n'aime pas l'hypocrisie »
Il est battu ferme par l'ancien dirigeant de la banque Rothschild

LE DIMANCHE 16 MAI (2004), les 150 délégués du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) éliront leur président pour les trois ans à venir. Un vote clé alors que l'antisémitisme retrouve des relais en France, et que la situation au Proche-Orient reste explosive. Candidat à un second mandat, comme le permettent les statuts du Crif : Roger Cukierman.

Mais il trouve en face de lui Serge Hajdenberg, 62 ans, président-fondateur de Radio J, présenté par certains comme pro-Likoud et frère aîné de l'ex-président du Crif (1995-2001), l'avocat Henri Hajdenberg.

Pourquoi êtes-vous candidat ?
Serge Hajdenberg. Je suis candidat parce que Roger Cukierman est, pour moi, décrédibilisé, à gauche comme à droite. Comme beaucoup, je n'ai pas oublié certaines de ses déclarations. Ainsi, en 2002, au lendemain du premier tour de la présidentielle, il a osé dire, évoquant le score de Jean-Marie Le Pen : « C'est un message aux musulmans leur indiquant de se tenir tranquilles. » C'était laisser croire que la communauté juive était lepéniste. Lors du dîner du Crif de janvier 2003, on l'a aussi entendu dénoncer « l'alliance brun-vert-rouge ». Un amalgame trop facile. Notre président a tenu depuis trois ans notre communauté à l'écart de la société civile. Moi, je souhaite inscrire ma démarche dans la ligne de l'action qu'ont successivement conduite Théo Klein, Jean Kahn et mon frère Henri. En ouvrant le Crif aux partis, aux syndicats, aux associations, aux autres religions et aussi, en jouant à l'intérieur du Crif, la carte de la transparence dans la gestion et le maximum de délégations de pouvoirs. Le président du Crif ne doit pas être l'homme d'un dîner annuel avec le Premier ministre. Sans compter que tout ne se joue pas dans un petit milieu à Paris.

N'est-ce pas un risque pour le Crif de changer de président à l'heure des actes antisémites ?
Le capitaine qui jette son bateau sur les rochers, on le met aux fers. C'est une image, bien sûr.

Vous êtes sévère...
Je n'aime pas l'hypocrisie. Roger Cukierman n'a pas de sens politique. Il gère le Crif comme une entreprise, pas comme un porte-parole politique. En plus, il est un peu plus extrémiste que la moyenne.

Quelles relations souhaiteriez-vous avoir avec l'Etat d'Israël ?
La vocation du Crif est d'essayer d'expliquer les positions qui méritent d'être expliquées, et de faire en sorte qu'en tout état de cause la France et Israël se parlent en permanence. Il ne s'agit pas de soutenir tel ou tel chef de gouvernement.

« J'ai pris ma décision seul »

Comment vous définissez-vous ?
De coeur, je suis centre-gauche. Economiquement, centre-droit.

Comment réagissez-vous aux profanations de cimetières ?
C'est extrêmement grave, mais il ne s'agit surtout pas de réduire cela à des actes antisémites. Ce sont des attaques contre la France.

Qui vous a poussé à vous engager ?
J'ai pris ma décision seul.

Vous dites non à la continuité ?
Par rapport aux trois dernières années, j'entends être, en effet, un candidat de rupture. Pour que le Crif soit à nouveau entendu, et à l'écoute des autres. Il ne s'agit ni de minimiser, comme l'a longtemps fait la gauche, la montée des actes antisémites ni de se rassurer à bon compte, comme on l'a vu à droite, en disant (ce qui est d'ailleurs vrai) : la France n'est pas antisémite. Il s'agit, dans le dialogue, d'affronter un défi lancé à la République.
Propos recueillis par Dominique de Montvalon, Le Parisien, samedi 08 mai 2004, p. 5

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(16 mai 2004) Roger Cukierman, réélu président du Crif
Le président sortant a été réélu par l'assemblée générale avec 113 voix, contre seize pour Serge Hajdenberg, président de Radio J.

Roger Cukierman, 67 ans, a été réélu dimanche président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) pour un mandat de trois ans, a annoncé le Crif dimanche 16 mai.
Roger Cukierman a été réélu par l'assemblée générale avec 113 voix, contre seize pour Serge Hajdenberg, président de Radio J et frère de Henri Hajdenberg, ancien président du Crif, et quinze abstentions. Serge Hajdenberg, 62 ans, s'était porté candidat pour remédier au "déficit de communication du Crif, lié à la personnalité de son actuel président".
"Le Crif s'est coupé de ses partenaires naturels, les partis politiques, les syndicats, la société civile", a-t-il dit, en mettant également en cause un "manque de transparence" dans la direction de l'organisation.
Estimant que le Crif avait "mal géré" la crise liée à la montée de l'antisémitisme en 2001-2002, "isolant la communauté juive", Serge Hajdenberg plaide "pour le dialogue des institutions juives avec tous les acteurs de la société civile et les minorités religieuses".

Polémique

Le président sortant, ancien dirigeant au sein du groupe bancaire Edmond de Rothschild, enfant caché pendant la guerre, au célèbre franc-parler, a pris les rênes du Crif alors que la France renouait avec une montée de l'antisémitisme, en relation avec la seconde intifada au Proche-Orient. Il a tiré la sonnette d'alarme lors du dîner du Crif en décembre 2001, en évoquant, devant l'ancien Premier ministre Lionel Jospin, la montée d'une "haine anti-juive" en France, puis n'a cessé d'alerter, au risque de s'attirer certains reproches d'exagération et de "paranoïa", y compris au sein de la communauté juive.

Lors du dîner du Crif de janvier 2003, il a créé la polémique en assimilant antisionisme et antisémitisme et en dénonçant une "alliance brun vert rouge".
NOUVELOBS.COM | 16.05.04 | 13:44

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(12 février 2005) Pour son dîner, le Crif sert à Raffarin une kyrielle de griefs
Le président de l'instance juive dénonce la politique arabe de la France.

Haro sur la politique arabe de la France.
Samedi (12 février 2005), le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) organisait son dîner annuel, événement politico-mondain, au cours duquel son président, Roger Cukierman, a coutume d'interpeller le gouvernement.
Le nombre des actes antisémites ayant diminué fin 2004, après avoir flambé auparavant, et un espoir d'accalmie semblant se dessiner au Proche-Orient avec l'élection de Mahmoud Abbas, on pouvait espérer un discours apaisé.
Il n'en a rien été. Face à Jean-Pierre Raffarin et aux seize ministres présents ­ et en l'absence remarquée de Nicolas Sarkozy annoncé avec Cécilia puis excusé ­, Cukierman a enfilé le costume qu'il affectionne : celui de défenseur d'une communauté menacée.

Affaire Dieudonné.
Les années précédentes, il avait concentré ses attaques sur la responsabilité des jeunes issus de l'immigration et de la gauche altermondialiste dans la hausse des actes antisémites. Samedi, il a accusé la justice de «mal apprécier la gravité du phénomène». En cause, les jugements, trop cléments, rendus dans des affaires concernant des écoliers juifs maltraités par des camarades de classe, à propos de l'humoriste Dieudonné ­ poursuivi pour «injures raciales» et relaxé en appel ­ ou encore de la maison Flammarion. Cet éditeur, coupable, selon le Crif, d'avoir publié en 2002 un ouvrage «tendancieux» sur la Palestine, récidive avec Pogrom, d'Eric Bénier-Bürckel, roman jugé «inqualifiable» par l'écrivain Olivier Rolin dans une tribune publiée dans le Monde la semaine dernière.

Pour le reste, Roger Cukierman a consacré une violente salve à la diplomatie française. A la demande de l'Elysée, cette partie du discours jugée trop agressive avait été édulcorée. Insuffisamment? Interviewé hier sur Europe 1, François Fillon a jugé «pas normal que le président du Crif se livre chaque année à une attaque globale de la politique étrangère de son pays».
«Je dois vous faire part du malaise que je ressens, avait déclaré Cukierman lors du dîner de samedi. Malaise devant ce qui me paraît être une incompatibilité entre la politique étrangère de la France et la politique de lutte contre l'antisémitisme.» Après avoir évoqué l'affaire Al-Manar, chaîne de télévision du Hezbollah autorisée puis interdite par le CSA pour antisémitisme, il a critiqué l'accueil fait à Yasser Arafat lors de son hospitalisation. «Je comprends certes l'aspect humanitaire de son transfert en France. Mais aucun propos n'est venu rappeler sur son catafalque l'ambiguïté du personnage.» Or «les espoirs de paix que suscite l'arrivée au pouvoir de son successeur démontrent combien le soutien de la France à Arafat était lourdement erroné».

Dans sa réponse, Jean-Pierre Raffarin a rappelé que «plusieurs décisions d'une sévérité exemplaire ont été rendues en 2004 par les tribunaux». Sans citer Dieudonné, il a «condamn[é] fermement (...) certains artistes qui cherchent à faire applaudir la haine». Ajoutant que «leur notoriété ne les met pas hors la loi». Sans citer non plus Flammarion, le Premier ministre s'est dit «vigilant quant à certaines initiatives supposées littéraires, telle que celle qui, récemment, était présentée dans la presse comme "un livre inqualifiable"».

Voyage.
A propos du Proche-Orient, Raffarin a salué «l'espoir retrouvé». Mais à part une allusion à la «volonté et l'engagement de la France» en faveur de la paix, il n'a rien dit du rôle que pourrait jouer la diplomatie française. Il n'a d'ailleurs pas annoncé son déplacement en Israël au moment où il évoquait les relations israélo-palestiniennes, mais en conclusion du paragraphe consacré aux célébrations du 60e anniversaire de la libération des camps d'extermination nazis. La formulation de l'invitation du gouvernement israélien (lire ci-contre) semble aussi en faire un événement surtout lié à la mémoire de la Shoah.
Par Catherine COROLLER, lundi 14 février 2005 (Liberation - 06:00), p. 13

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20/02/2006 21:18 : PARIS, 20 fév 2006 (AFP) - Le Crif réclame "toute la vérité" sur le meurtre d'Ilan Halimi

Le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), Roger Cukierman, a pressé lundi le Premier ministre Dominique de Villepin d'établir "toute la vérité" sur le meurtre d'Ilan Halimi pour savoir s'il a été tué "parce que juif".

"Le Crif a appelé au calme et au sang-froid. Mais une question s'impose à nous de manière pressante: Ilan est-il mort parce que juif?", s'est interrogé M. Cukierman au dîner annuel du Crif, devant M. de Villepin et de nombreux ministres.
"Vous devez la vérité à notre pays", a-t-il poursuivi. "Je demande à votre gouvernement de nous fournir la vérité, rien que la vérité, toute la vérité sur cette affaire et notamment sur les motivations des assassins".

Ilan Halimi, 23 ans, enlevé le 21 janvier, avait été découvert agonisant le 13 février nu, bâillonné, menotté et portant des traces de tortures et de brûlures. Sa mère a déclaré au quotidien israélien Haaretz: "si Ilan n'avait pas été juif, il n'aurait pas été assassiné".
Dimanche, le Crif avait renouvelé l'appel au calme lancé vendredi lors de l'enterrement du jeune homme et condamné les incidents qui avaient émaillé une marche à sa mémoire à Paris.
la-croix.com, 20/02/2006 21:18

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20/02/2006 22:28 : PARIS, 20 fév 2006 (AFP) - Le président du Crif compare le président iranien à Hitler

Le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), Roger Cukierman, a comparé lundi le président iranien Mahmoud Ahmadinejad à Hitler et suggéré que l'Iran soit exclu de la phase finale de la Coupe du monde de football.

"Les déclarations du président iranien n'ont rien à envier au Mein Kampf de Hitler", a lancé M. Cukierman durant le dîner annuel du Crif en présence du Premier ministre Dominique de Villepin. "Hitler l'a dit, Hitler l'a écrit, Hitler l'a fait. Et Hitler n'avait pas la bombe atomique".

"L'histoire nous a appris qu'il fallait toujours prendre au sérieux les menaces", a-t-il poursuivi. "Il y a plus de 70 ans, en Europe, un petit homme moustachu et vociférateur avait déjà écrit son projet de suprématie raciale. Pour ne pas l'avoir cru, l'Europe a payé le prix fort. Aujourd'hui, un petit homme tient un langage aussi inquiétant. Il vient d'Iran".

"Nous souhaitons que la France joue un rôle moteur dans l'union des grandes puissances occidentales", a-t-il poursuivi. "L'Europe et les Etats-Unis doivent imposer aux Iraniens, par tout moyen, de renoncer à l'arme nucléaire alors qu'il est encore temps. Et le temps presse".

"Va-t-on exclure l'Iran des compétitions sportives internationales? et notamment de la phase finale de la Coupe du monde de football?", s'est-il interrogé. "Une telle décision aurait un impact considérable sur le peuple iranien, très fier, et à juste titre, de son accession à cette phase finale" en juin.

"Va-t-on appliquer à l'Iran des sanctions économiques?", a-t-il ajouté, évoquant la pression "efficace" contre l'Afrique du sud du temps de l'apartheid, "va-t-on réagir après l'agression de notre ambassade à Téhéran? va-t-on rompre les relations diplomatiques? va-t-on exclure l'Iran de l'ONU?".
la-croix.com, 20/02/2006 22:28

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21-02-2006 : Affaire Ilan : Villepin promet la vérité

La thèse d'un crime antisémite a été retenue à l'encontre de sept personnes mises en examen lundi 20 février au soir par la juge d'instruction chargée de l'enquête sur l'enlèvement et le meurtre d'Ilan Halimi, alors que le chef présumé des ravisseurs était toujours en fuite

Dominique de Villepin a déclaré lundi 20 février au soir, lors du dîner du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) à Paris, avoir demandé "que toute la lumière soit faite" sur les "motivations" du meurtre "odieux" d'Ilan Halimi, en confirmant que la juge avait retenu "les circonstances aggravantes de crime commis en raison de l'appartenance à une religion".

Le garde des sceaux, Pascal Clément, l'avait fait juste avant lui. L'un des membres du gang de kidnappeurs a "fait savoir qu'il s'était attaqué à Ilan Halimi "car il était juif et qu'un juif, c'est riche"", a-t-il indiqué. "C'est une aggravation, la résonance n'est plus tout à fait la même".

Ilan Halimi avait été enlevé le 21 janvier. Il a été découvert trois semaines plus tard agonisant à Sainte-Geneviève-des-Bois (Essonne). Une grande partie de son corps portait des traces de tortures.

Interrogée par le quotidien israélien Haaretz, la mère d'Ilan, Ruth Halimi, a déclaré que "si Ilan n'avait pas été juif, il n'aurait pas été assassiné", en accusant la police française d'ignorer le caractère antisémite des faits. Selon les enquêteurs et le parquet, d'autres victimes n'étaient pas juives et le but premier des ravisseurs était d'obtenir de l'argent.

Les sept suspects - six hommes et une femme - ont été mis en examen pour "enlèvement et détention", "association de malfaiteurs en vue d'enlèvement, détention et séquestration en bande organisée sous conditions" et "association de malfaiteurs en vue de commettre un meurtre avec préméditation en raison de l'appartenance ou la non appartenance, vraie ou supposée, de la victime à une ethnie, une nation, une race ou une religion". Le chef du gang de kidnappeurs toujours en fuite
Toutefois, cette circonstance aggravante peut ne pas être retenue à l'issue de l'instruction en fonction des déclarations des suspects.

L'hypothèse de motivations à caractère antisémite provoque depuis la semaine dernière un émoi dans la communauté juive parisienne. Le président du Crif, Roger Cukierman, a pressé lundi le premier ministre d'établir "toute la vérité" sur ce meurtre pour savoir si Ilan Halimi a été tué "parce que juif".

De son côté, le MRAP a annoncé lundi soir son intention de porter plainte et de se constituer partie civile dans le cadre de l'instruction, estimant que le "mobile raciste" de ce crime "doit être considéré comme une circonstance aggravante".

L'un des suspects, un jeune homme âgé de 19 ans, est considéré par la justice comme le plus impliqué. Selon son avocate, Me Véronique Massi, qui conteste cette forte implication, il a au contraire "tenté de tout arrêter" et a quitté le gang bien avant que M. Halimi soit retrouvé agonisant. Il a été placé en détention provisoire par le juge des libertés et de la détention (JLD).

Les six autres personnes devaient comparaître tard lundi soir devant le JLD. Le parquet a requis contre elles le mandat de dépôt mais il n'était pas connu lundi peu après minuit qu'elle était la décision du juge. Samedi, trois personnes, dont deux femmes, avaient été mises en examen et écrouées.

Le chef présumé de la bande, qui se fait appeler "the brain of barbarians" ("cerveau des barbares"), 25 ans, était toujours activement recherché lundi. Au moins deux autres personnes, son bras droit de 22 ans ainsi qu'une femme soupçonnée d'avoir séduit des victimes, sont aussi toujours en fuite.

A ce jour, selon les enquêteurs, sept personnes, dont Ilan Halimi, ont été prises pour cibles par ces malfaiteurs, dans diverses tentatives d'enlèvement pour leur extorquer de l'argent. Les enquêteurs travaillent également sur un lien éventuel entre ce gang et des tentatives d'extorsion sur des médecins parisiens en 2005.
la-croix.com, 21-02-2006, AFP et AP

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(Mars 2006) Des juifs américains au secours des juifs français
Une pétition circule pour que l'on accorde l'asile aux juifs «persécutés» en France.

«Asile américain pour les juifs français», tel est l'intitulé d'une pétition qui circule à Los Angeles : «Après la torture barbare et l'assassinat d'un jeune juif de Paris, parce qu'il était juif, dans un contexte où l'antisémitisme islamique augmente dans ce pays (...), nous pensons que l'Amérique, fidèle à sa tradition d'offrir l'asile politique aux gens en danger dans leur propre pays devrait leur ouvrir ses portes. Nous demandons au Congrès de passer une loi accordant le statut de réfugié aux juifs français.»

Quelque 5 000 personnes ont paraphé cette pétition lancée par des juifs d'origine française vivant aux Etats-Unis. Leur inquiétude n'a pas épargné les juifs de Californie. Choqué par le meurtre d'Ilan, le rabbin Nachum Kosofski a invité le consul général de France à Los Angeles, Philippe Larrieu, à parler dans sa synagogue pour s'expliquer sur la France, l'antisémitisme et la République.

A l'entrée de cette congrégation orthodoxe on lit une oraison funèbre : «A la mémoire d'Ilan», écrite par Judea Pearl, le père du journaliste Daniel Pearl assassiné au Pakistan : «Ne restons pas silencieux autour de ta tombe, Ilan, aucun repos (...) jusqu'à ce que le climat raciste de ton meurtre soit jugé au tribunal de l'histoire. Jusqu'à ce qu'un autre Zola se lève avec un J'accuse encore plus tonitruant, et que cette culture de la duplicité soit dénoncée comme infâme, comme le furent l'affaire Dreyfus et le traité de Munich.»

Le consul de France allait d'ailleurs s'exprimer sur ce terrain, reconnaissant qu'il y a eu «un problème d'antisémitisme en France», citant l'affaire Dreyfus et Vichy mais ajoutant que ce n'est pas une spécialité française : «Si les chiffres d'agressions antisémites ont baissé de 48 % en 2005 en France (...), l'organisation ADL (Anti-Defamation League) a recensé une augmentation de 17 % d'incidents antisémites aux Etats-Unis.»

Problème général, donc, affirme le consul, qui tient à rappeler la «contribution de la communauté juive à la culture française» ­ avec l'exemple de ses Premiers ministres juifs Léon Blum et Mendès France ­ et «l'absolue détermination du gouvernement français à combattre l'antisémitisme». Les fidèles de ce quartier où alternent synagogues et restaurants casher (Los Angeles est la troisième ville juive au monde) semblent rassurés. Ils ne signeront probablement pas la pétition.
Le Parisien, QUOTIDIEN : mercredi 15 mars 2006, p. 9, Annette Lévy-Willard

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16/07/2006 11:56 PARIS, 16 juil 2006 (AFP) - Le Crif dénonce "la haine de l'autre" qui veut "faire disparaître Israël"

Roger Cukierman, président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), a dénoncé dimanche "cette haine de l'autre qui, sous des prétextes religieux, ne rêve que de faire disparaître l'Etat d'Israël soixante ans après la shoah".

"Comment ne pas évoquer cette épidémie du fanatisme religieux, avec son cortège d'actes terroristes et d'attentats suicide", a dit le président du Crif, en commémorant à Paris le 64e anniversaire de la rafle du Vel d'hiv.

En France, a par ailleurs souligné M. Cukierman, "nous célébrons en ce moment le centième anniversaire de la réhabilitation d'Alfred Dreyfus", officier juif injustement accusé de trahison. "Mais, a-t-il ajouté, comment ne pas évoquer aussi la barbarie qui a conduit il y a quelques semaines, dans le pays des droits de l'Homme, à une mort atroce le jeune Ilan Halimi", un juif de 23 ans séquestré et torturé en février par un gang dont le chef présumé est Yossouf Fofana.

"Pour que demain l'Histoire tragique ne se répète pas, pour que la France soit unie, généreuse, tolérante, il faut qu'elle soit convaincue que les identités plurielles peuvent se conjuguer avec les valeurs de la République dans une condamnation sans faille du racisme et de l'antisémitisme", a-t-il déclaré.

"L'antisémistisme n'est pas qu'une menace, c'est une réalité", a affirmé de son côté Hamlaoui Mekachera, ministre délégué aux Anciens combattants, pour qui, "malgré des progrès constatés, des actes ignobles, barbares ou des propos infames nous rappellent, encore trop souvent, la nécessité de ne jamais baisser la garde".

Les 16 et 17 juillet 1942, la police française avait raflé 12.884 juifs, en rassemblant plus de 8.000 au Vélodrome d'Hiver, avant qu'ils ne soient transférés vers le camp de Drancy, puis déportés vers les camps d'extermination.
lacroix.com, 16/07/2006 11:56

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dimanche 12 novembre 2006, 8h16 Le Congrès juif mondial se réunit à Paris

PARIS (AFP) - Venus de quelque 80 pays, les représentants des principales communautés juives dans le monde se retrouvent dimanche à Paris pour la réunion de l'organe suprême du Congrès juif mondial, son conseil exécutif.

C'est "la plus grande rencontre" de la diaspora juive, a souligné le Français Pierre Besnainou, président du Congrès juif européen.
Elle rassemblera une centaine de personnes, à huis clos dans un grand hôtel parisien, sous haute protection policière.

Seront abordés notamment la montée de l'antisémitisme en Europe, la situation au Moyen-Orient (et en particulier les relations avec l'Iran) et le dialogue inter-religieux.
A cette occasion, le président du Conseil français du culte Musulman (CFCM) Dalil Boubakeur, le grand rabbin de France Joseph Sitruk et l'archevêque de Paris, Mgr André Vingt-Trois, participeront à un débat public sur le thème "Ensemble vers la Paix".
Sans être une première, le dialogue entre les trois religions monothéistes à un tel niveau est inhabituel.

Selon M. Besnainou, c'est la première fois que la capitale française est choisie pour accueillir la réunion du comité exécutif "depuis 1948".
"Les vrais enjeux se trouvent aujourd'hui en Europe" a-t-il commenté. "L'antisémitisme renaît en Europe, en particulier en Europe de l'Est, l'Europe joue un rôle important pour la première fois dans le processus de paix au Moyen-Orient et dans le cadre des négociations avec l'Iran".
Un rapport sur la montée de l'antisémitisme en Europe sera notamment présenté au cours de la réunion.

Interrogé par l'AFP, le secrétaire général du Congrès juif mondial Israël Singer estime, lui, qu'"on ne peut ignorer que l'Europe est une région du monde dans laquelle il y a pour les juifs des problèmes croissants".
"Nous devons confronter l'antisémitisme, et nous trouverons des moyens de lutter contre", a-t-il ajouté. "La santé de l'Europe - et pas celle des juifs - sera jugée sur la façon dont elle traite sa minorité juive".
"L'Europe n'est pas le seul endroit où sévit l'antisémitisme, mais il est nécessaire, dans un continent de 375 millions de personnes, de parvenir à le mettre sous contrôle", a encore dit M. Singer.

Parmi les nombreuses personnalités attendues figurent Benita Ferrero-Waldner, commissaire européen aux Relations extérieures, Thomas Hammarberg, commissaire aux droits de l'Homme pour le Conseil de l'Europe, et Marc Otte, envoyé spécial de l'Union européenne pour le processus de paix au Proche-Orient.

Dimanche matin, la première session sera consacrée aux "nouvelles manifestations de l'antisémitisme". Dans l'après-midi seront abordées les "menaces contre Israël : Iran, terrorisme et indifférence".
Le Premier ministre français Dominique de Villepin s'adressera aux congressistes dimanche soir, au cours d'un dîner de gala au Sénat.
Yahoo.fr, actualités, Par Michel MOUTOT, dimanche 12 novembre 2006, 8h16

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12.11.06 | 21:12 La France "se tient résolument aux côtés d'Israël", assure Villepin

PARIS (AP) -- La France "se tient résolument aux côtés d'Israël" face au risque de nouvelle flambée de violence au Proche-Orient et "ne transigera pas sur sa sécurité, qui passe par le règlement du conflit israélo-palestinien", a déclaré dimanche Dominique de Villepin devant le Congrès juif mondial.
"C'est tout le sens de l'engagement de la France et de l'Europe au Proche-Orient, aux côtés des peuples de la région", a ajouté le Premier ministre français lors du dîner de gala au Sénat pour l'assemblée générale du CJM.

Dominique de Villepin a rappelé la mobilisation de la France et de l'Union européenne en faveur d'une "solution juste et durable" au Proche-Orient. "Notre objectif est celui de deux Etats vivant côte à côte en paix et en sécurité. Seule la paix, fondée sur une solution politique et un règlement négocié, pourra assurer de manière durable la sécurité et l'avenir d'Israël et des peuples de la région", a-t-il rappelé, réitérant la proposition faite par Jacques Chirac d'une conférence internationale sur le Proche-Orient.

Le Premier ministre français a estimé que la libération par les Palestiniens du soldat israélien Shalit, enlevé au début de l'été, et "l'arrêt de toutes les violences sont indispensables".

Répondant à une autre inquiétude de la communauté juive, le Premier ministre a assuré que la lutte contre l'antisémitisme était "une priorité absolue" pour le gouvernement.

Il a précisé que les chiffres disponibles pour 2006 confirmaient "la tendance à la baisse" observée en 2005 (-47%). "Mais notre vigilance doit rester intacte, car ce combat, nous le gagnerons dans la durée", a souligné le Premier ministre.

L'assemblée générale du Congrès juif mondial se tenait pour la première fois ce week-end à Paris. Les dirigeants du CJM seront reçus lundi par le président Jacques Chirac. AP
Yahoo.fr, actualités, AP | 12.11.06 | 21:12

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PRESIDENTIELLE. Roger Cukierman, président du Crif, critique la rencontre entre Royal et le député du «parti de Dieu».
«Le Hezbollah n'est pas fréquentable»

Roger Cukierman, président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), réagit à la rencontre de Ségolène Royal avec un député du Hezbollah.

Ségolène Royal a-t-elle tort de vouloir le dialogue avec tous les partis ayant une légitimité démocratique ?

Le Hezbollah n'est pas fréquentable. Nous rappelons notamment son implication dans l'attentat du Drakkar [du nom de l'immeuble dans lequel étaient cantonnés les soldats français, ndlr] qui tua 58 soldats français à Beyrouth, en 1983. Chacun sait, en outre, que la chaîne de télévision du Hezbollah, Al-Manar, est un haut lieu de l'antisémitisme, où fleurissent les accusations de crime rituel.

Mais le Hezbollah n'est-il pas un interlocuteur incontournable dans la région ?

L'objectif du Hezbollah, c'est la déstabilisation du gouvernement libanais pour imposer un pouvoir pro-iranien. En outre, ils veulent toujours la destruction de l'Etat d'Israël. Il est donc juste, comme le fit Lionel Jospin en 2000, de traiter cette organisation de groupe terroriste.

Avez-vous eu l'occasion de débattre avec Ségolène Royal sur ces sujets ?

Je l'ai invitée en juin dernier à un petit-déjeuner du Crif. François Hollande, Julien Dray et d'autres personnalités sont déjà venus. Nous espérons toujours une réponse favorable de Ségolène Royal. En tant que candidate de l'opposition, elle est également invitée à notre prochain dîner.

Sur le Proche-Orient, comment jugez-vous les positions de Nicolas Sarkozy ?

Il se comporte en ami d'Israël.
Après le déclenchement de la guerre contre le Hezbollah, cet été, il a été tout à fait clair : c'était la réponse d'un Etat victime d'attaques terroristes.

Le candidat de l'UMP peut-il, comme veulent le croire certains dans son entourage, compter sur le soutien électoral de la communauté juive ?

En France, les juifs votent comme l'ensemble de la nation, à l'exception peut-être de l'extrême droite.
Je n'ai jamais cru à l'existence d'un vote juif.
S'il devait y avoir une vraie différence entre les candidats, cela pourrait jouer. Mais je n'y crois pas trop. En tant que ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy a été très actif dans le combat contre l'antisémitisme. Sur cette question, ce que disent les dirigeants du PS comme François Hollande ou Julien Dray me rassure. J'attends d'entendre Ségolène Royal. Je ne crois pas qu'elle en restera là. Elle aura à coeur de rectifier le tir.
Libération, 4 décembre 2006, p. 4, Par Alain AUFFRAY QUOTIDIEN : lundi 4 décembre 2006

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PARIS (AFP) 26 Février 2007 16h15 Antisémitisme: hausse de 45% des agressions physiques en 2006 selon le Crif

Le Crif a fait état lundi, dans un communiqué, d'une forte hausse des actes antisémites en 2006, jugeant que "l'aspect essentiel et le plus inquiétant" réside dans une "augmentation de 45% des agressions physiques" contre les personnes.

Notant que les actes antisémites ont reculé de 21% au dernier trimestre 2006, "tendance à la baisse" qui s'est maintenue en janvier 2007, le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) voit l'avenir comme "incertain", eu égard aux "aléas qui pèsent sur l'actualité", et estime ainsi que "la vigilance doit demeurer entière".

Le Crif rappelle que le "Service de protection de la communauté juive (SPCJ) opère un rencensement des actes antisémites sur la base des appels téléphoniques passés sur le numéro vert, complétée par un échange d'informations avec le ministère de l'Intérieur".

Ainsi, en 2006, le SPCJ a enregistré 213 actions (contre 134 en 2005) soit une hausse de 40%, 158 menaces (contre 148 en 2005) soit une hausse de 7%, 371 actes (contre 300 en 2005) soit une hausse globale de 24%".

"L'aspect essentiel et le plus inquiétant qui se dégage des chiffres concerne ceux des actes, actions et menaces contre les personnes qui sont à l'évidence les cibles premières de l'antisémitisme", note le Crif qui ajoute: "on observe une augmentation de 45% des agressions physiques qui passent entre 2005 et 2006 de 77 à 112 et une hausse de 71% des insultes qui passent quant à elles de 48 à 82". Pour le Crif, "cette tendance s’inscrit d’ailleurs dans celle de la hausse des violences contre les personnes, évoquée à propos des statistiques générales de la délinquance".

"Dans ce recensement, la forte augmentation des violences est relativement compensée par une certaine stabilité des menaces qui permet de maintenir le taux global d’augmentation à 24%", poursuit le Crif, qui souligne toutefois: "nous ne pouvons nous limiter à ce constat car un tag antisémite et une agression physique ne sauraient être tenus pour équivalents en termes de gravité".

Le Crif rappelle que "le début de l’année 2006 a été dramatiquement marqué par l’assassinat d’Ilan Halimi. Mois après mois, la courbe annuelle a fait apparaître une hausse très nette des violences durant les mois de février et mars que nous interprétons comme des répercussions par sorte de mimétisme de cette affaire".

Il juge par ailleurs que "les semaines de guerre entre Israël et le Hezbollah (guerre du Liban, ndlr) ont provoqué pendant l’été une augmentation des menaces qui s’est poursuivie pour se fondre dans une augmentation générale des actes en septembre et en octobre, mois de fêtes pendant lesquels la communauté juive est plus visible et le cas échéant ciblée".

Ainsi "la tension n’est redescendue qu’en décembre, comme c’est d’ailleurs le cas chaque année".

Selon le Crif "les actes antisémites sont commis parfois avec une réelle détermination, parfois par simple opportunité" selon une "courbe aléatoire", de sorte que "des mois sans actualité particulière peuvent rester chargés en termes de violence antisémite", dénotant ainsi "une sorte de +bruit de fond+ constant".

S'agissant des agressions physiques, le Crif relève "une importante quantité de faits violents à l’encontre de mineurs ou de jeunes", le mobile antisémite ne faisant "aucun doute dans la quasi-totalité des cas" et aggravant parfois "le mobile crapuleux".
Yahoo.fr, actualités, 26 Février 2007 16h15

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samedi 3 mars 2007, 8h57 Le CRIF "scandalisé" par les propos de Raymond Barre sur Maurice Papon, Bruno Gollnisch et le "lobby juif"

PARIS (AP) - Le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) se déclare "scandalisé" par des déclarations de l'ancien Premier ministre Raymond Barre qui, dans un entretien diffusé jeudi sur France Culture, a pris la défense de Maurice Papon et Bruno Gollnisch, tout en dénonçant la campagne qu'aurait menée contre lui en 1980 le "lobby juif le plus lié à la gauche".

A la question de savoir si
Maurice Papon, qui fut son ministre du Budget de 1978 à 1981, aurait dû désobéir et de se démettre de ses fonctions lorsque, sous l'Occupation, il était secrétaire général de la préfecture de la Gironde, M. Barre a répondu par la négative.

"Personnellement j'ai plutôt le tempérament de la désobéissance. Mais quand on a des responsabilités essentielles dans un département, une région ou à plus forte raison dans le pays, on ne démissionne pas. On démissionne lorsqu'il s'agit vraiment d'un intérêt national majeur", a souligné l'ancien Premier ministre. Selon lui, "ce n'était pas le cas car il fallait faire fonctionner la France".

Décrivant Maurice Papon comme un "bouc émissaire", M. Barre s'est dit conscient de la portée de ses déclarations: "Que vous me fassiez passer pour un antisémite, pour quelqu'un qui ne reconnaît pas la Shoah, j'ai entendu cela cent fois et cela m'est totalement égal. Mais ce que je viens de dire, je le répète."

Interrogé par ailleurs sur Bruno Gollnisch, qui a été conseiller municipal FN de Lyon lorsqu'il était maire (1995-2001), Raymond Barre a maintenu son soutien à cet élu, condamné pour propos négationnistes. "J'ai dit en parlant de Bruno Gollnisch que je blâmais ce qu'il avait dit mais que, pour le reste, je l'avais connu et que c'était un homme bien. C'était un bon conseiller municipal, et que ceux qui ne sont pas satisfaits de cela pensent ce qu'ils veulent."

Enfin, l'ancien chef du gouvernement a tenté de justifié les propos qu'il avait tenus après l'attentat de la rue Copernic en 1980. Il avait alors déploré la mort de "Français innocents", alors que l'attentat "voulait frapper les juifs se trouvant dans cette synagogue".

Raymond Barre a fait valoir que, "dans la même déclaration", il avait affirmé que "la communauté juive ne peut pas être séparée de la communauté française". A ses yeux, une "campagne" avait été orchestrée contre lui par "le lobby juif le plus lié à la gauche".

"Je considère que le lobby juif pas seulement en ce qui me concerne est capable de monter des opérations indignes, et je tiens à le dire publiquement", a-t-il poursuivi Raymond Barre.

Dans un communiqué, le CRIF estime que Raymond Barre "rejoint l'extrême droite" en faisant "l'apologie" de MM. Papon et Gollnisch et en s'en prenant au "lobby juif". AP
Yahoo.fr, actualités, samedi 3 mars 2007, 8h57

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PARIS, 27 mars 2007 (AFP) - Quatre candidats pour la présidence du Crif

Quatre candidats se présentent pour succéder à Roger Cukierman à la présidence du Conseil représentatif des Institutions juives de France (Crif), annonce de Conseil dans un communiqué.

L'élection aura lieu le dimanche 13 mai. Sont candidats Arié Bensemhoun, président du Crif de Toulouse-Midi-Pyrénées, Henri Hajdenberg, qui a déjà présidé le Crif de 1995 à 2001, Richard Prasquier, conseiller du président Cukierman et Joseph Zrihen, actuel vice-président du Crif.

Selon les statuts du mouvement, le président du Crif est élu pour un mandat de trois ans, renouvelable une fois. Il doit recueillir la majorité absolue des membres de l'Assemblée générale au premier tour de scrutin ou la majorité relative au second tour.

Le président Roger Cukierman n'est pas rééligible, ayant accompli deux mandats de trois ans.

L'Assemblée générale réunit les délégués des associations membres du Crif, les délégués régionaux et les anciens présidents du Crif, soit 171 personnes.

Le Crif, créé en 1943, se définit comme "la voix officielle et politique" de la communauté juive en France, le "représentant de la communauté juive organisée" (ndlr l'ensemble des associations et mouvements juifs).

Son rôle est de "défendre les Français juifs, les droits de l'Homme et l'existence de l'Etat d'Israël". Il ne s'occupe pas du culte, qui est l'affaire du Consistoire.
la-Croix.com, 27/03/2007 18:24

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Jacques Chirac condamne la profanation de 53 tombes du cimetière juif à Lille LEMONDE.FR avec AFP | 01.04.07 | 15h23 • Mis à jour le 01.04.07 | 17h52

Jacques Chirac a condamné dimanche "de la manière la plus solennelle" les dégradations dans le carré juif du cimetière de Lille, demandant que les auteurs de ces actes soient "sévèrement punis". "C'est avec une très vive émotion que j'ai pris connaissance des dégradations inacceptables commises dans le carré juif du cimetière de Lille Sud", a écrit le chef de l'Etat au président de la communauté juive de Lille, Jean-Claude Komar.

"A la suite de cet acte inqualifiable et intolérable, que je condamne de la manière la plus solennelle, je tiens à vous exprimer, ainsi qu'aux familles, ma très profonde sympathie et ma pleine solidarité avec l'ensemble de la communauté juive de Lille et de notre pays", a ajouté M. Chirac, en précisant avoir "demandé au gouvernement que tout soit mis en oeuvre pour retrouver les auteurs de cette infamie afin qu'ils soient sévèrement punis".

Le ministre de l'intérieur, François Baroin, avait condamné de son côté "avec la plus grande fermeté" les "exactions commises" et souligné que "tous les moyens nécessaires" seraient mobilisés pour "retrouver au plus vite" les auteurs des faits.

Un peu plus tôt, le Conseil représentatif des Institutions juives de France (Crif) a qualifié dimanche d'"acte odieux" la profanation de ces 53 tombes juives "à la veille de Pessah, la Pâque juive".

Le Crif "condamne avec la plus grande fermeté la profanation de cinquante-trois tombes dans le carré juif du cimetière de Lille Sud. Il ne peut s'empêcher de constater que cet acte odieux a été perpétré dans la nuit du samedi 31 mars au dimanche 1 avril, à la veille des fêtes de Pessah, la Pâque juive". "Le Crif demande aux autorités de déployer tous les moyens pour arrêter les auteurs de cette profanation et les condamner à des peines exemplaires", a ajouté cette institution dans un communiqué.

Aucune inscription n'a été relevée dans le cimetière. Une des tombes a été cassée, mais la plupart ont été descellées entre la partie horizontale et la partie verticale, sur laquelle sont inscrits les noms et dates de naissance et de décès, a constaté un journaliste de l'AFP dans le cimetière.
LEMONDE.FR avec AFP | 01.04.07 | 15h23 • Mis à jour le 01.04.07 | 17h52

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lundi 7 mai 2007, 9h06 Le CRIF adresse ses "plus respectueuses et chaleureuses félicitations" à Nicolas Sarkozy

PARIS (AP) - Le Conseil Représentatif des Institutions Juives de France (CRIF) a adressé lundi par la voix de son président Roger Cukierman ses "plus respectueuses et chaleureuses félicitations" à Nicolas Sarkozy pour son élection à la présidence de la République française.

Dans son communiqué, le CRIF précise le contenu du message que Roger Cukierman a adressé à Nicolas Sarkozy:
"Les prises de position que vous avez exprimées, sont porteuses despoir pour une France qui doit se réconcilier avec elle-même. J'y ai été sensible et j'ai compris que vous aurez à coeur de porter haut les valeurs françaises qui nous sont chères, celles d'une République qui permette à chacun de ses citoyens de s'inscrire dans un ensemble de valeurs respectueuses de tous, et ne laissant aucune place à l'intolérance, le racisme et l'antisémitisme", conclut le communiqué. AP
Yahoo.fr, actualités, lundi 7 mai 2007, 9h06

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dimanche 13 mai 2007, 18h55 Richard Prasquier succède à Roger Cukierman à la tête du Crif Par Chantal VALETTE

PARIS (AFP) - Richard Prasquier, 62 ans, a été élu dimanche président du Conseil représentatif des institutions juives de france (Crif), succédant à Roger Cukierman, qui ne se représentait pas et dont il était le conseiller. Richard Prasquier était également président du groupe de liaison avec la Conférence épiscopale et de la commission des relations internationales du Crif.

Dès son élection, il s'est placé en continuateur de Roger Cukierman, disant que celui-ci serait pour lui "la statue de Commandeur" et dont il a salué l'action constante "pour améliorer la situation d'Israël et celle des juifs en France". Il a longuement évoqué la mémoire de son père venu de Pologne en 1946, avec sa femme quand lui-même n'était qu'un bébé, et à qui il a dédié son engagement au service de la communauté juive.

Un peu plus tard, M. Prasquier a dit qu'il attendait avec intérêt la composition du gouvernement (le Crif est l'organe politique de la communauté juive en France) et qu'il se préparait à la réunion prochaine du Comité des six sur l'Iran. Il considère que l'Iran et sa politique nucléaire constituent une menace pour Israël mais aussi pour tous les juifs et pour l'ensemble de la société.

De son côté, le président sortant Roger Cukierman semblait heureux de l'élection de son conseiller, dont il a salué "l'engagement, l'intellignece et la grande culture". Les quatre candidats (à la présidence) étaient "des hommes de grande valeur", a-t-il toutefois insisté.

Richard Prasquier l'a emporté sur trois autres hommes du sérail. L'avocat Henri Hajdenberg a déjà été président du Crif (de 1995 à 2001), Joseph Zrihen est l'actuel vice-président et Arié Bensemhoun est un militant de longue date, ancien président du Crif de Toulouse-midi-Pyrénées. Ce dernier s'était retiré à l'issue du premier tour, où il était arrivé en quatrième position avec 25 voix.

Richard Prasquier a été élu au second tour avec 77 voix, contre 50 à Henri Hajdenberg et 36 (bien 36) à Joseph Zrihen.

Les quatre candidats avaient fait campagne sur les mêmes thèmes - lutter contre l'antisémitisme, améliorer l'image d'Israël dans les médias, contribuer à faire prendre conscience de la menace iranienne, et améliorer la représentativité du Crif- et à quelques jours du vote, aucun d'entre eux n'était donné gagnant avec certitude. D'ailleurs, aussitôt après son élection, Richard Prasquier a dit qu'il "n'avait rien préparé, par superstition".

Dans la foulée, l'assemblée générale a accepté la proposition du nouveau président de nommer Roger Cukierman président d'honneur du Crif.

L'Assemblée générale du Crif réunit les délégués des quelque 60 associations membres de l'organisation, les délégués régionaux et les anciens présidents du Crif, soit 170 personnes.

Le Crif, créé en 1943, se définit comme "la voix officielle et politique" de la communauté juive en France, le "représentant de la communauté juive organisée" (ndlr l'ensemble des associations et mouvements juifs).

Son rôle est de "défendre les Français juifs, les droits de l'Homme et l'existence de l'Etat d'Israël". Il ne s'occupe pas du culte, qui est l'affaire du Consistoire. Celui-ci s'est retiré du Crif, où il estimait ne pas avoir assez de délégués, mais son retour semble ardemment souhaité par les instances du mouvement, particulièrement par son nouveau président.

La communauté juive de France compte environ 600.000 personnes.
Yahoo.fr, actualités, dimanche 13 mai 2007, 18h55, Par Chantal VALETTE

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Richard Prasquier, 62 ans. Le nouveau président du Crif, cardiologue, affiche un abord engageant mais se veut intransigeant dans sa défense de la communauté juive de France.
A coeur et à Crif Par Catherine COROLLER, Libération, QUOTIDIEN : mardi 29 mai 2007

L'apparence est bonhomme.
Richard Prasquier, récemment élu président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), est rond au physique. Et, de l'avis de beaucoup, rond au moral. Silhouette courte et replète, crâne dégarni, grands yeux clairs, sourire désarmant, il est un interlocuteur attentif.

Lorsqu'il est en déplacement, ce cardiologue donne son numéro de portable à ses patients. Au cours d'un voyage de presse organisé par le Crif en Israël, il a traversé le pays, téléphone collé à l'oreille, prodiguant conseils et réconfort à ses malades inquiets.

Pour autant, la présentation qui a été faite de lui après son élection à la tête du Crif l'agace.
On l'a dit modéré, ouvert au dialogue, cultivé. Tout le contraire de son prédécesseur, Roger Cukierman, célèbre pour ses diatribes contre la politique arabe du gouvernement français ou l'antisémitisme vert-brun-rouge. «Il est plus consensuel et plus subtil que Roger Cukierman», affirme Joël Rochard, président du cercle Bernard Lazar.
Jean-Yves Camus, autre membre actif de la communauté juive, tempère : «Il est très lisse.»

Trop poli pour être honnête, le nouveau président du Crif ? Richard Prasquier durcit lui-même son portrait : «Votre journal a été très complaisant avec moi, et très sévère avec mon prédécesseur.» Lui tresse des louanges à Roger Cukierman : «Il a exprimé les craintes d'une très grande partie de la communauté juive de France, évitant à des mouvements extrémistes juifs de se développer.»

Sur le fond, Richard Prasquier se veut aussi intransigeant que Roger Cukierman. Comme lui, il affiche une vision partiale des rapports judéo-musulmans. Lorsque le quotidien israélien de gauche Haaretz l'invite à réagir à l'assassinat d'un chauffeur de taxi palestinien par un Franco-Israélien, il affirme que «le fait que ce soit un immigrant juif qui est soupçonné ne devrait pas jeter une ombre de racisme sur la communauté juive de France».

Parlant du «monde musulman», en revanche, il n'hésite pas à dénoncer «une explosion de l'antisémitisme». Comme Roger Cukierman, il revendique un soutien inconditionnel à Israël, et voit dans l'antisionisme de certains milieux gauchistes et islamistes un nouvel habit de la «haine ancestrale des Juifs». «Quelques-uns savent que ce qui donne sens à tous [en gras dans le texte, ndlr] mes engagements est le lien indissoluble avec Israël», écrivait-il dans sa lettre de candidature à la présidence de l'institution juive. «J'y vais depuis quarante ans, je parle bien sûr hébreu et j'y ai une fille, un gendre et un petit-fils, sans compter les rares membres survivants de ma famille.»

La photo du «petit Israélien» en question, un bébé rieur, figure en bonne place dans son cabinet médical. Avec sa femme, juive brésilienne d'origine polonaise, il a eu trois garçons et deux filles. La descendance bien vivante d'une lignée qui a failli disparaître ? De chacun d'eux, il parle avec une réelle chaleur.

Lui est né Richard Praszkier en juillet 1945 à Gdansk (Pologne) de parents ayant échappé par miracle aux camps d'extermination. En 1946, la famille débarque à Paris avec le bébé et une valise. Le père apprend la couture. Success story. Chambre d'hôtel, petit deux-pièces, et ainsi de suite jusqu'à ce magnifique appartement de la place Victor-Hugo sis dans un superbe immeuble haussmannien ravalé de frais, où Richard Prasquier a installé son cabinet.

L'enfance est solitaire. «Je suis fils unique. Nous n'avions pas de famille. Mes parents sont restés dans un cercle de Juifs polonais arrivés en même temps qu'eux, mais je n'avais pas de copains dans ce groupe car les autres enfants étaient un peu plus jeunes que moi. J'étais très bon élève, très heureux en classe.» D'éducation religieuse, point. Traumatisé par l'expérience nazie, le père ne veut pas que son fils soit circoncis.

En 1955, la grand-mère de Richard Prasquier épouse le célèbre rabbin Rubinstein de la synagogue de la rue Pavée. Le futur président du Crif est élève au lycée Charlemagne à proximité : «Pendant plusieurs années, je les ai vus quotidiennement.» Son père demande au rabbin «de ne pas faire de prosélytisme» . Promesse tenue, mais effet contraire : «A l'âge de 11-12 ans, j'ai demandé à être circoncis et j'ai fait ma bar-mitsva.» Aujourd'hui, Richard Prasquier revendique une «pratique traditionnelle».

Enfant, le futur président du Crif entend ses parents et leurs amis parler de la Shoah, de l'antisémitisme en Pologne. Son père est sioniste, a envisagé de s'installer en Israël, aux Etats-Unis. Pour finalement rester en France. «Pour eux, c'était un pays formidable. Une terre d'accueil. Ils ne parlaient que polonais. Ils ne savaient rien de Vichy, de Pétain.»

Richard Prasquier, lui, s'interroge. Mais, du destin tragique des Juifs, il ne trouve pas trace dans les ouvrages scolaires. «L'histoire enseignée n'était pas mon histoire à moi.» Alors il cherche. Ses livres de chevet sont Jésus et Israël, de Jules Isaac, sur l'antisémitisme chrétien, et l'Histoire de l'antisémitisme, de Léon Poliakov. «Je les ai lus très jeune, vers 13-14 ans, dans une phase où je voulais comprendre ce que signifiait être juif.»
La capture d'Eichmann en 1960 par les Israéliens et son procès sont une révélation. «Quelque chose d'immense, d'inouï s'était produit. Mais comment se faisait-il qu'on n'en parle pas au lycée ?»

Du monde, Richard Prasquier cultive une vision tragique. Pourtant, il n'a pas souffert du racisme. A une exception. Un jour, un camarade de classe fredonne devant lui des chansons antisémites. Il le gifle. «Trente-cinq ans et demi plus tard, j'ai reçu une lettre envoyée du fin fond du Finistère. C'était lui.» Son ancien condisciple lui écrit «avoir dit à [ses] enfants de ne jamais se laisser happer par des idées nauséabondes». Richard Prasquier avait conté cet incident à ses propres enfants, leur disant qu'«il ne [fallait] jamais se laisser faire».
La morale est plutôt réconfortante : «Ça laisse penser que les gens peuvent changer.» «Cela étant, je ne suis pas optimiste à tous crins», ajoute-t-il.

Plus que l'extrême droite, il craint le «poison de l'antisémitisme instillé depuis cinquante ans dans les pays arabes» .

L'autre événement marquant de sa jeunesse est la guerre des Six Jours en 1967. «Israël était seul, vraiment seul. J'ai ressenti moi aussi un sentiment de solitude extrêmement fort. A cette époque, j'ai vraiment voulu y partir.» Il devient médecin, un rêve que son père avait caressé pour lui-même. Sa vie s'organise autour de sa carrière de cardiologue et d'un investissement croissant en faveur des Juifs.

Depuis 1993, il retourne régulièrement sur les lieux de la Shoah en Pologne. Il y a emmené des cohortes d'évêques et de cardinaux, a rencontré Jean Paul II. Plus pour amener les catholiques à toucher du doigt l'aboutissement de deux mille ans d'antisémitisme chrétien que par intérêt pour cette religion.

Ses loisirs ? Il hésite. «La lecture, mais je n'ai pas trop le temps.» Il ne joue plus vraiment de piano. Ni ne fréquente les musées. Ses rapports avec la France semblent distants. «Au fond, ma culture est française, mais je me sens bien à l'étranger.» Il ne dira pas pour qui il a voté à l'élection présidentielle. «Je me situe dans une position centrale, loin des extrêmes.» Même s'il «accueille avec beaucoup d'espoir le nouveau gouvernement».
Libération, Portrait, 29 mai 2007, p. 36

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Bio Express
Libération, Portrait, 29 mai 2007, p. 36

Richard Prasquier en 7 dates

7 juillet 1945 Naissance à Gdansk (Pologne).
1946 Arrivée en France.
1958 Naturalisation. Praszkier devient Prasquier.
1986 Décès de son père lors de la bar-mitsva de son fils.
1993 Président de l'Acefi (souscription d'obligations pour financer le développement économique d'Israël).
1998 Président du comité français de Yad Vashem (mémorial de la Shoah).
13 mai 2007 Elu président du Crif.

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la-Croix.com, 13/02/2008 21:11 PARIS, 13 fév 2008 (AFP) - Sarkozy, Fillon et une vingtaine de ministres au dîner du CRIF

Le président Nicolas Sarkozy, le Premier ministre François Fillon et une vingtaine de membres du gouvernement ont participé mercredi au pavillon d'Armenonville, dans le bois de Boulogne, à Paris, au dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), ont constaté des journalistes de l'AFP.

C'est la première fois qu'un chef de l'Etat participe à ce dîner dont le Premier ministre est habituellement l'invité d'honneur.

M. Sarkozy devait prononcer un discours dans la soirée.

Un millier de convives ont participé à ce dîner.

Parmi eux, des dignitaires religieux comme l'archevêque de Paris, le cardinal André Vingt-Trois, le président de la Fédération protestante de France, le pasteur Claude Baty, et le recteur de la Grande mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, aux côtés du grand rabbin de France, Joseph Sitruk.

Le maire socialiste de Paris, Bertrand Delanoë, et sa rivale UMP aux élections municipales, Françoise de Panafieu, étaient aussi présents de même que des artistes (Roger Hanin, Rika Zaraï), l'écrivain Marek Halter et les avocats Beate, Serge et Arno Klarsfeld.

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Recueilli par Cordélia Bonal LIBERATION.FR : jeudi 14 février 2008 Serge Klarsfeld: «Il s'agit d'armer moralement les enfants contre les idéologies extrêmes»

Le président de l’Association des fils et filles des déportés juifs de France, également historien et avocat, se dit très satisfait de la proposition de Nicolas Sarkozy de confier la mémoire d'un enfant déporté à chaque élève de CM2.

Comment accueillez-vous la proposition de Nicolas Sarkozy qui souhaite que les élèves de CM2 «se voient confier la mémoire d'un des 11.000 enfants français victimes de la Shoah»?

C'est une bonne initiative, qu'il faut comprendre comme une œuvre de vie. Il ne s'agit pas de s'identifier de façon morbide à un enfant mort en déportation, mais de faire acte de vigilance.
Il s'agit d'armer moralement les enfants contre les idéologies extrêmes. Il est important que les enfants d'aujourd'hui sachent que d'autres enfants du même âge, qui ont vécu dans le même cadre de vie, ont été déportés, et il est important que ces enfants soient nommés.

Etes-vous à l'origine de cette idée?

Pas de cette idée précise, non. Mais cela va dans le sens de notre action à la fondation. Cela participe d'un ensemble: depuis des années je travaille sur cette question des enfants déportés, nous avons recensé leurs noms et leurs prénoms, leurs adresses. Il existe des plaques commémoratives, les instituteurs emmènent leurs classes aux archives, reconstituent la vie de ces enfants, font des recherches...

Mais cela ne risque-t-il pas d'être pesant pour des enfants si jeunes?

En CM2, les enfants sont déjà confrontés à un certain nombre de choses. Ils ont la télévision, ils voient les massacres dans le monde, ce qui se passe au Darfour, les camps de réfugiés. Mais comme c'est loin, il est difficile pour eux de réaliser, c'est un peu une autre planète. Là, on parle de ce qui s'est passé en Occident, sur les lieux mêmes où ils vivent, donc je pense que c'est plus facile pour eux.

Comment réagissez-vous aux propos de Nicolas Sarkozy lors du dîner du Crif, pour qui les crimes des nazis sont nés non «d'un excès de l'idée de Dieu, mais de sa redoutable absence»?

Je pense que c'est un constat lucide, valable pour le nazisme comme pour le communisme. Peut-être en effet, aurait-il mieux valu que l'on soit un peu plus bigot au XXe siècle! Même si tout cela est bien sûr complexe, et que les gens n'ont pas abandonné Dieu d'un coup le 1er janvier 1933.
Je crois qu'une laïcité tolérante ne doit pas empêcher la spiritualité.

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17:40 | 15/02/2008 Le Point.fr Shoah : Simone Veil juge "insoutenable" la proposition de Sarkozy Par Charlotte Chaffanjon

"C'est inimaginable, insoutenable, dramatique et, surtout, injuste."

C'est ainsi que Simone Veil juge la volonté de Nicolas Sarkozy de confier à chaque élève de CM2 "la mémoire d'un des 11 000 enfants français victimes de la Shoah".

La présidente d'honneur de la Fondation pour la mémoire de la Shoah et ancienne déportée déclare que son "sang s'est glacé" lorsqu'elle a entendu le président de la République, dont elle fut un soutien important pendant la campagne présidentielle, faire cette proposition mercredi soir au dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), auquel elle participait.

"On ne peut pas infliger cela à des petits de dix ans ! On ne peut pas demander à un enfant de s'identifier à un enfant mort. Cette mémoire est beaucoup trop lourde à porter", a-t-elle expliqué au site de L'Express vendredi.
Et de poursuivre : "Nous-mêmes, anciens déportés, avons eu beaucoup de difficultés après la guerre à parler de ce que nous avions vécu, même avec nos proches.
Et aujourd'hui encore, nous essayons d'épargner nos enfants et nos petits-enfants. Par ailleurs beaucoup d'enseignants parlent - très bien - de ces sujets."

L'ancienne ministre pense qu'une telle mesure risque d'attiser les antagonismes religieux : "Comment réagira une famille très catholique ou musulmane quand on demandera à son fils ou à sa fille d'incarner le souvenir d'un petit juif ?"

Polémique

L'idée de Nicolas Sarkozy, dont Xavier Darcos, ministre de l'Éducation nationale, s'est empressé de préciser qu'elle n'était pas "une idée balancée sans moult réflexions", a immédiatement déclenché une polémique chez les enseignants .

Le Snuipp-FSU, syndicat majoritaire en primaire, s'est en effet inquiété de l'impact psychologique qu'aurait sur les élèves ce "parrainage posthume". De son côté, le SE-Unsa s'est dit "particulièrement choqué" par l'initiative du président de la République.

Nicolas Sarkozy droit dans ses bottes

Des mises en garde qui n'ont pas déstabilisé le président de la République. "On ne traumatise pas les enfants en leur faisant ce cadeau de la mémoire d'un pays, pour leur dire : Un jour c'est vous qui écrirez l'histoire de ce pays. Nous, nous en sommes la mémoire, ne refaites pas les mêmes erreurs que les autres ", a-t-il déclaré vendredi lors d'un déplacement à Périgueux.

"Il s'agit d'une démarche contre tous les racismes, contre toutes les discriminations, contre toutes les barbaries, à partir de ce qui touche les enfants, c'est-à-dire une histoire d'enfants qui avaient leur âge", a-t-il poursuivi.

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Israël : Les tableaux volés aux juifs ! exposés à Jérusalem
Le parisien, Catherine Dupeyron, 19 février 2008, p. 10

IL NE S'AGIT PAS d'une exposition comme une autre. Delacroix, Degas, Seurat, Monet, Courbet, Matisse, Ingres, etc. : 53 œuvres d'art ont fait le chemin de la France jusqu'à Jérusalem pour une exposition exceptionnelle intitulée « A qui appartenaient ces tableaux? »

L'inauguration a eu lieu hier soir au musée d'Israël, le plus grand du pays, en présence de Christine Albanel, ministre de la Culture, et du ministre israélien Itzhak Hergoz, chargé des relations avec la diaspora et de la lutte contre l'antisémitisme.

Ces tableaux seront ensuite présentés au musée d'Art et d'Histoire du judaïsme à Paris.

La valeur de ces œuvres dépasse largement leur intérêt artistique, même s'il s'agit de « pures merveilles », selon un visiteur hier. Ces 53 tableaux appartiennent,jusqu'à nouvel ordre, aux Musées nationaux récupération (MNR). Mais ils sont à Jérusalem pour se faire reconnaître si ce n'est de leur propriétaire, du moins de leurs ayants droit.

Ce sont des œuvres orphelines de leurs propriétaires depuis la Deuxième Guerre mondiale.

Mille tableaux aux propriétaires encore inconnus

Lorsque les nazis occupent la France et les autres pays d'Europe dans les années 1940, ils achètent ou confisquent des milliers d'œuvres d'art.
En France, le butin fut de 60 000 œuvres, récupérées à la fin de la guerre par les MNR. Quarante-cinq mille d'entre elles sont restituées à leurs propriétaires d'avant-guerre. Mais il existe aujourd'hui un reliquat de 2 000 œuvres, dont 1 000 tableaux, dont les propriétaires n'ont pu être identifiés. Parmi elles, 10 % seraient des œuvres spoliées, notamment à des familles juives arrêtées et déportées.

Cette exposition en Israël est donc destinée à re­trouver les ayants droit de familles juives, qui étaient en France pendant la guerre et ont disparu dans la tourmente de la Shoah. Cette action est complémentaire de celle de la Commission d'indemnisation des victimes de spoliations intervenues du fait des législations antisémites en vigueur pendant l'Occupation (CNS), mise en place en 1999 par le gouvernement Jospin.

En moins de dix ans, la CNS a examiné 25 000 dossiers, dont 15 000 pour des spoliations matérielles et environ 10 000 pour des spoliations bancaires.

Chaque tableau est présenté avec sa fiche d'identité et son itinéraire « autant qu'il est possible de le faire », précise Isabelle le Masne de Chennont, commissaire de l'exposition et conservateur général à la Direction des musées de France. « Raconter l'histoire de ces tableaux nous ramène souvent à une impasse », précise-t-elle. C'est d'ailleurs pour cela qu'ils sont là.

Ainsi du pont Saint-Martin peint par Utrillo. Un tableau sans aucun doute confisqué compte tenu du tampon accolé au dos par les nazis. mais « à ce jour il a été impossible de déterminer qui en était le propriétaire, Utrillo ayant peint beaucoup d'œuvres sur le même thème ».

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Vif incident entre Shimon Peres et de jeunes juifs lors d'une soirée du Crif NOUVELOBS.COM | 14.03.2008 | 18:50

Alors qu'il faisait allusion, jeudi 13 mars, dans un discours devant des membres de la communauté juive, à la mort des huit jeunes juifs de la Yeshiva de Jérusalem, assassinés la semaine dernière par un Palestinien, le président israélien Shimon Peres a été interrompu par une poignée de jeunes militants qui l'accusent d'être responsable du drame.

Au cours d'une soirée au Palais des Congrès, à Paris, organisée par le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), un premier jeune a interrompu Shimon Peres au début de son discours en criant "c'est de ta faute s'ils sont morts", relayé par une dizaine de manifestants scandant en hébreu "traître".

"Je ne sais pas qui vous êtes pour dire qui est traître et qui ne l'est pas mais si vous parlez si fort cela montre que vous êtes une infime minorité", a répondu le président israélien, acclamé par la salle. Le petit groupe a été évacué par le service d'ordre et la soirée a repris son cours.

L'attitude de la France en 1948

Dans la suite de son discours, Shimon Peres a rappelé l'attitude de la France au moment de la première guerre israélo-arabe de mai 1948. "Beaucoup de pays qui avaient voté en faveur de la création d'un Etat juif refusaient de nous fournir des armes, la France, à ce moment-là, s'est tenue à nos côtés de façon extraordinaire et inoubliable. C'était la France de la Résistance et c'était Israël qui défendait sa vie. Je veux dire au peuple français, aux dirigeants français, merci, merci de tout cœur".

Le boycott du Salon du Livre

A propos du boycott par des pays arabes du Salon du Livre qu'il venait d'inaugurer, Shimon Peres a résumé: "si encore ils boycottaient seulement les livres, mais qu'ils ne boycottent pas les Dix commandements, y compris 'tu ne tueras point".

Le président israélien a affirmé, répondant encore aux jeunes qui l'avaient interpelé peu avant, qu'être juif c'est "ne pas vouloir dominer les autres et chercher la fraternité et l'égalité entre les hommes".

Richard Prasquier, président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), dans son discours de bienvenue, avait souligné que la communauté juive de France, "assume avec d'autant plus de joie sa double fidélité (à la France et à Israël) que le regard porté sur Israël par la France est de nouveau un regard de sympathie et de compréhension".

Salle comble

Le Palais des Congrès de la porte Maillot a fait salle comble (3.700 places) pour cette soirée.
Après les discours de bienvenue, Serge Moati a présenté un documentaire consacré à Shimon Peres et à l'histoire d'Israël.
Plusieurs artistes se sont succédé sur scène à l'occasion de cette soirée, dont Enrico Macias, Orlika, Ishtar, Sarith Haddad, Hugues Aufray... etc.
Parmi les nombreuses personnalités venues à cette soirée figuraient notamment Bertrand Delanoë, Jean Sarkozy, Pierre Lellouche ou encore Roger Hanin.

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Plusieurs milliers de personnes manifestent à Paris pour soutenir Israël 04 janvier 2009 16.00

PARIS (AFP) — Plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées dimanche en début d'après-midi avenue Matignon à Paris (VIIIe) pour soutenir "l'action d'auto-défense d'Israël" et célébrer "la mémoire des victimes israéliennes du Hamas".

Douze mille personnes ont participé à la manifestation, selon le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), organisateur de ce rassemblement.
Ils étaient 4.000, selon la police.

Le Crif avait appelé initialement à manifester devant l'ambassade d'Israël, 3 rue Rabelais à Paris (VIIIe), mais faute d'autorisation, le rassemblement qui a duré environ une heure, s'est déroulé dans une rue voisine.

Les manifestants, souvent emmitouflés dans de grands drapeaux israéliens ou brandissant des petits drapeaux de l'Etat hébreu, ont écoutés des discours dans le froid, et ont chanté des chants en hébreu et la Marseillaise.

Le Grand rabbin de France Gilles Bernheim, guide spirituel de la communauté juive, a déclaré "notre première pensée est pour le soldat Gilad Shalit, (jeune Franco-Israélien détenu depuis 2006 dans la bande de Gaza après avoir été capturé par un commando palestinien, ndlr) dont le quotidien est difficile à imaginer".

"Israël se bat uniquement pour la liberté et la survie de son peuple, il n'y a aucune volonté de détruire un autre peuple", a ajouté le grand rabbin, selon qui "il est fondamental qu'en France, les relations entre Juifs et Musulmans soient des relations de qualité et de confiance".

Une délégation a été reçue par l'ambassadeur d'Israël, Daniel Sheick, qui leur a déclaré qu'Israël "agissait à Gaza en état de légitime défense".

Parmi les personnalités, on notait la présence du chanteur Enrico Macias, du député-maire UMP du XVIe arrondissement, Claude Goasguen, et de Serge Klarsfeld, fondateur de l'association des fils et filles des déportés juifs de France.

Samedi après-midi, une manifestation contre l'offensive israélienne à Gaza a réuni à Paris entre 21.000 et 25.000 personnes selon les sources alors que les chars israéliens pénétraient à Gaza en début de soirée.

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VousNousIls.fr Dépêches de l'Education du Mardi 30 décembre 2008 Gilles Bernheim, intellectuel, orthodoxe et pédagogue

Le Grand rabbin de France Gilles Bernheim, qui prend ses fonctions jeudi, est décrit comme un intellectuel soucieux de pédagogie, qui revendique son orthodoxie religieuse.

Intellectuel, cet agrégé de philosophie de 56 ans l'est assurément, mais il est également affable, parle volontiers de son goût pour la pédagogie, le dialogue interreligieux et les questions de société.

Il se veut le "guide" de la communauté et la "voix" du judaïsme en France. "Il est important de donner à penser", résume-t-il en souriant.

Pendant la campagne (il a été élu le 22 juin), il avait été présenté par ses adversaires comme un juif "libéral", ce qui dans le cercle des juifs pratiquants est une accusation forte à l'encontre d'un candidat au poste de guide spirituel de la communauté. Six mois plus tard, il continue de réfuter l'argument : "Dans le judaïsme, explique-t-il, un libéral est quelqu'un qui suit moins qu'un orthodoxe les commandements juifs. Ce n'est pas mon cas".

Sur lui-même, il dit le minimum. Seule touche personnelle, il parle volontiers de son amour pour la montagne, mais il ne dit rien de ses lectures ou de ses goûts cinématographiques. Sa femme est psychanaliste. Ils ont quatre enfants, dont deux sont installés en Israël.

Gilles Bernheim, né en 1952, a passé son enfance à Aix-les-Bains (Savoie) et a notamment été animateur de colonies de vacances. Outre son agrégation de philosophie, il a suivi les cours de l'école rabbinique de Paris avant de passer deux ans dans une Yashiva en Israël.

Nommé rabbin auprès du Consistoire de Paris en 1978, il a été aumônier des étudiants puis rabbin des Etudiants puis des Universitaires (1986-1996) et rabbin de la synagogue de la rue de la Victoire (la plus importante de France) en 1997. L'année suivante, il a été élevé au rang de Grand rabbin.

Gilles Bernheim a créé en 1996 au sein du Consistoire de Paris le Département Torah et Société, qui est un centre d'étude et d'enseignement de la Torah. C'est également un centre de réflexion sur les questions de société.

Il a fait campagne "pour l'avenir du judaïsme en France" en allant sur le terrain auprès des communautés et dit vouloir continuer les "visites pastorales".

Il veut créer un "conseil rabbinagique français", composé de 15 rabbins représentant toutes les composantes du judaïsme, chargé d'examiner les conditions d'applications de la loi juive (Halakha), concernant par exemple le divorce ou les conversions, indique son conseiller Raphy Marciano, directeur du centre communautaire Lafayette.

Gilles Bernheim veut aussi améliorer la formation des rabbins, notamment en réformant le séminaire rabbinique de Paris. Il souhaite que les rabbins aient une formation talmudique exemplaire mais aussi une approche des sciences humaines.

Lui-même est sensible aux questions de société, dont il a parlé dans plusieurs de ses ouvrages dont "Un Rabbin dans la Cité" (Calmann-Lévy, 1997) et "Réponses juives aux défis d'aujourd'hui" (Textuel).

Le cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon, avec qui il a écrit un essai intitulé "Le rabbin et le cardinal" (Stock) salue "son ouverture d'esprit". "C'est un homme de Dieu, très attaché aux traditions juives et à l'étude de la Torah, très cultivé, mais c'est aussi un homme qui sait rester dans la vie, dans le concret", ajoute-t-il en relevant "son engagement social".

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« Une inquiétante recrudescence des agressions antisémites » RICHARD PRASQUIER, président du Crif Le Parisien, 7 janvier 2009 p. 8

A LA TÊTE du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) depuis 2007, Richard Prasquier estime qu'« un sentiment anti­sémite diffus » s'est installé en France.

Comment réagissez-vous à cette attaque?

• Richard Prasquier. Je suis révolté. Mettre le feu à une synagogue, c'est inqualifiable. Qui plus est, on se retrouve face à un acte organisé, planifié. Cest une attaque d'une extrême gravité qui aurait pu faire des victimes.

Assiste-t-on à une recrudescence des agressions antisémites depuis le début de l'offensive à Gaza?

Oui. Dans toute la France, les signalements se multiplient, sans compter les insultes qui sont devenues monnaie courante. Je suis inquiet Et ce d'autant plus que certains groupuscules n'hésitent pas attiser le feu.

Les pouvoirs publics ont-ils pris la mesure du risque?

Oui. Hier (NDLR: avant­hier), nous avons été reçus au ministère de l'Intérieur en compagnie de représentants du Conseil français du culte musulman (CFCM).
La ministre a réaffirmé les règles du jeu républicain, c'est important.
Les autorités sont parfaitement conscientes des risques que nous connaissons en cette période. On verra bien si elles parviennent à les maintenir sous contrôle.

Le contexte est-il propice en France à la contagion?

Malheureusement oui. Bien que le nombre d'actes antisémites ait baissé en 2006 et 2007, un sentiment antisémite diffus s'est installé dans notre pays.
Ceux qui l'expriment, souvent sous couvert d'antisionisme, ne s'en rendent d'ailleurs pas forcément compte. Au moindre événement, ça peut flamber. En 2001, au moment de la seconde Intifada, le contexte était moins tendu qu'aujourd'hui. PROPOS RECUEILLIS PAR TIMOTHÉE BOUTRY

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International 08/01/2009 - 13:22 JDD

Gaza: Benoît XVI condamne la violence

Le pape Benoît XVI est revenu sur le conflit israélo-palestinien jeudi lors de son message du nouvel an au corps diplomatique. "Une fois de plus, je voudrais redire que l'option militaire n'est pas une solution et que la violence, d'où qu'elle provienne et quelque forme qu'elle prenne, doit être condamnée fermement", a déclaré le souverain pontife.

Benoît XVI, qui envisage de se rendre en Israël, en Cisjordanie et en Jordanie au printemps prochain, s'est efforcé de maintenir un équilibre diplomatique dans son propos, invoquant le "respect des aspirations et des intérêts légitimes de toutes les populations intéressées".

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Le grand rabbin de France critique Benoît XVI LE MONDE | 31.01.09 | 14h28 • Mis à jour le 31.01.09 | 18h13 Propos recueillis par Stéphanie Le Bars Article paru dans l'édition du 01.02.09

Le grand rabbin de France, Gilles Bernheim, devait être officiellement investi dans ses fonctions lors d'une cérémonie à la grande synagogue de la Victoire, dimanche 1er février.

Placée sous la présidence du président du Consistoire central, Joël Mergui, elle se déroulera en présence de nombreuse personnalités politiques, religieuses et intellectuelles. Agé de 56 ans, M. Bernheim a été élu en juin 2008, en remplacement du grand rabbin Joseph Sitruk. Il est également vice-président de l'Amitié judéo-chrétienne de France.

Comment réagissez-vous à l'annonce par le pape Benoît XVI de la levée de l'excommunication de quatre évêques intégristes, dont l'un, Mgr Williamson, a tenu des propos explicitement négationnistes ?

Cette annonce m'a fait très mal en tant que juif et en tant que militant du dialogue entre les religions. Nier la Shoah, c'est insulter la mémoire des six millions de juifs morts dans les camps. Les propos de Mgr Williamson sont abjects. En France et en Allemagne, ils sont punis par la loi. Une fois passé le choc, j'ai entendu les condamnations de mes amis chrétiens. Oui, " ces propos ne sont pas ceux d'un chrétien", comme l'a dit Mgr Barbarin, l'archevêque de Lyon.

Néanmoins, j'ai aujourd'hui plusieurs questions sans réponse. Comment le pape pouvait-il ignorer le négationnisme de Mgr Williamson ? Si la levée de l'excommunication est une invitation à la réconciliation, comment se réconcilier avec celui qui s'est exclu de la chrétienté par ses propos ? Comment dialoguer avec cet autre qui voit dans la négation de la Shoah une opinion personnelle ? Et que se passera-t-il si les quatre évêques qui ne sont plus excommuniés continuent de refuser Vatican II et Nostra Ætate (la déclaration adoptée en 1965 par le concile Vatican II affirmant le lien historique entre les judaïsme et le christianisme) ?

Ces questions m'inquiètent. Comme beaucoup de chrétiens et de juifs, j'attends des réponses claires.

Comment jugez vous la part prise par les institutions juives dans la gestion des tensions liées à l'offensive israélienne de ces dernières semaines dans la bande de Gaza ?

Avant de parler des institutions, je voudrais évoquer les Français juifs qui, dans leur immense majorité, ont marqué leur attachement indéfectible à Israël avec beaucoup de dignité face aux diverses formes de violences dont cet Etat est victime. Les institutions , Conseil représentatif des institutions juives de France, Consistoire central..., ont rappelé qu'il ne s'agissait pas d'un conflit contre un autre peuple ou une autre religion, mais d'un conflit entre Israël et le Hamas, et qu'il ne fallait pas le transférer en France. J'ai dit ma compassion pour les victimes civiles israéliennes et celles, palestiniennes, prises en otage par le Hamas dans la bande de Gaza.

Un rabbin est d'abord une autorité religieuse et morale. Et mon souhait le plus cher est que se lèvent dans toute cette région du monde des artisans de paix et de justice. Que le nom de Dieu n'y soit plus invoqué pour la violence et que s'ouvrent des chemins de pardon et de réconciliation. Je veux témoigner ici de mon affection profonde pour les responsables musulmans qui affichent cette même volonté.

Avez-vous entendu les critiques sur une possible contradiction entre le "soutien indéfectible à Israël" et les appels à s'abstenir de toute analyse sur le conflit pour ne pas l'importer en France ?

Il y a un fossé entre exprimer une opinion, sa solidarité ou sa compassion et importer un conflit, c'est-à-dire avoir un comportement violent. Quand on parle de soutien indéfectible, on ne peut oublier que la très grande majorité des Israéliens accepte l'idée qu'il puisse y avoir un Etat palestinien aux côtés d'Israël. Le Hamas a, quant à lui, la volonté de faire disparaître Israël de la carte. Dans l'absolu, comment réagir face à celui qui veut vous anéantir ? De façon modérée ? C'est à cette question qu'il faut répondre.

Les Français juifs sont souvent interpellés sur la disproportion de la réaction d'Israël. Les missiles du Hamas auraient pu tuer des centaines de personnes si Israël n'avait pas tout fait pour protéger sa population civile. Parce que c'est un principe biblique que de privilégier la vie. Le Hamas, lui, se livre à l'exaltation du martyre et de la mort. Quand les guerriers du Hamas s'infiltrent dans les écoles, les mosquées ou les hôpitaux, ils savent qu'ils seront, par la suite, la cause de nombreuses victimes civiles.

Quels seront les effets de ce conflit sur les relations judéo-musulmanes en France ? L'Association judéo-musulmane (AJM), créée en 2004, n'y a pas survécu, et les responsables religieux ne sont pas parvenus à produire un texte commun...

L'AJM est une association encore très jeune, peu préparée à surmonter les difficultés posées par ce conflit. Quant au texte commun que les autorités religieuses françaises n'ont pas su produire, il aurait dû marquer une volonté sans faille de condamner les actes racistes, antisémites et antimusulmans qui ont été commis dans notre pays. Et appeler les personnes qui se sentent solidaires des populations d'Israël et de Palestine à s'opposer ensemble au mépris, à la haine et à la violence. Mais le consensus ne s'est pas encore fait.

Dans quel état d'esprit se trouvent aujourd'hui les communautés juives ?

Face aux actes violents et antijuifs qui se multiplient et se banalisent, et qui portent atteinte aux valeurs essentielles de la République, la communauté juive reste calme et confiante dans les pouvoirs publics. Lors de la deuxième Intifada, au début des années 2000, elle avait éprouvé un sentiment prolongé d'insécurité. Je suis sûr que tout est fait aujourd'hui pour empêcher que cela se reproduise.

Dans ce contexte, quels seront vos chantiers à la tête du grand rabbinat ?

Je constate une très grande attente des petites et moyennes communautés qui manquent d'enseignants et de rabbins. Joël Mergui, le président du Consistoire central, et moi-même avons une conscience aiguë des efforts à effectuer pour répondre à leurs problèmes. Ensemble, nous cherchons chaque jour des solutions. Et nous réussirons avec l'aide de nos rabbins, formés à l'école rabbinique de Paris, munis à la fois d'une profonde érudition dans la loi juive et du large savoir culturel qui est aujourd'hui indispensable en France pour rendre accessible à tous, croyants ou non, l'apport de notre sagesse.
Propos recueillis par Stéphanie Le Bars Article paru dans l'édition du 01.02.09

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L’INVITÉ DU DIMANCHE : RICHARD PRASQUIER « Nous ne sommes pas à l’abri d’une dérive » Le Parisien Propos recueillis par Philippe Baverel et Dominique de Montvalon | 01.03.2009, 07h00

Président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), Richard Prasquier devrait recevoir demain soir, en présence de leaders politiques de gauche comme de droite, Nicolas Sarkozy et François Fillon au dîner annuel du Crif.

Craignez-vous, à la faveur de la crise économique, une poussée des populismes et des extrémismes ?

Richard Prasquier. Clairement, oui. Les risques sont grands que la crise, aujourd’hui économique, devienne demain sociale et politique, avec la montée des populismes et de la tentation protectionniste. Par rapport à la crise de 1929, une différence capitale saute aux yeux : en 2009, les gouvernements des 27 pays de l’Union européenne sont démocratiques et ont tous manifesté leur rejet de l’antisémitisme. Pour autant, nous ne sommes pas à l’abri d’une dérive car, parmi les populations, la recherche du bouc émissaire est une réaction quasi instinctive.

Y a-t-il aujourd’hui en France une montée de l’antisémitisme ?

D’une part, nous avons constaté dans notre pays en 2008 une stabilisation sans diminution des actes antisémites. D’autre part, nous observons la persistance dans certains milieux d’un très fort sentiment antijuif qui se manifeste par un comportement au quotidien très chargé en stéréotypes. Plus grave : à partir de ce terreau antisémite, sont apparues en janvier 2009, avec l’opération israélienne à Gaza, de nombreuses et très graves manifestations antijuives. A Toulouse, une camionnette en feu a été lancée contre une synagogue. A Metz, 200 personnes se sont précipitées contre une synagogue. L’animateur Arthur a dû annuler plusieurs de ses spectacles. « Il est juif, donc c’est un soutien à Israël, donc il n’a pas le droit de s’exprimer » : voilà ce qu’on a entendu. C’est inacceptable. La guerre des mots bat son plein. Sur combien de sites Internet a-t-on pu lire, par exemple, que les Israéliens auraient perpétré à Gaza un « génocide » ? Ce qui sous-entend que les « sionistes » qui les soutiennent sont complices de ce génocide ! Il faut dire et répéter ce qui est évident : il y a eu à Gaza des victimes civiles de l’opération israélienne et le Crif a été le premier, dans ses communiqués, à s’incliner devant elles mais le terme de génocide est un monstrueux mensonge. Il est utilisé par certaines organisations qui ont pignon sur rue, qui devraient jouer un rôle de modérateur et qui mettent au contraire de l’huile sur le feu.

Vous visez qui ?

L’UOIF (Union des organisations islamiques de France) s’est, de ce point de vue, distinguée.

L’intervention israélienne à Gaza a donné lieu en France à beaucoup de manifestations…

Je ne remets évidemment pas en cause le droit de manifester. Mais lorsqu’on entend des manifestants crier « Mort aux juifs ! » ou brandir des banderoles assimilant croix gammée et étoile de David, réfléchissez à ce que cela signifie pour un juif. Et quelle terrible surprise d’observer en France, sans que la police intervienne ou puisse intervenir, dans des défilés contrôlés par les éléments islamistes les plus durs et brandissant des banderoles de ce type, la présence de certains politiques que cela ne semble pas déranger…

Qui ?

Besancenot, Marie-George Buffet, beaucoup de Verts… Sur le plan moral, cela me choque. Sur le plan intellectuel, cela m’interpelle : quel est le lien entre un internationaliste antireligieux et un islamiste radical ? Je me réjouis que le PS ait su éviter le piège. Car il ne faut pas se leurrer : l’objectif des islamistes, au travers de ces cortèges, était de légitimer le Hamas, mouvement « illégitimable » parce que son projet est un projet de guerre sainte à l’échelle du monde. Cette confusion entretenue entre le souci légitime de la population de Gaza et la défense du Hamas est gravissime car les Palestiniens sont les premières victimes du Hamas. Cela rendra les négociations de paix encore plus difficiles.

L’an dernier, au dîner du Crif, Nicolas Sarkozy avait proposé de « confier à chaque élève de CM 2 la mémoire d’un enfant français victime de la Shoah ». Regrettez-vous que cette idée n’ait finalement pas été retenue ?

Cette idée a soulevé une controverse. La commission Waysbord-Loing a proposé à la place de relier chaque classe à un épisode de la persécution des juifs en France. C’est une proposition très consensuelle à laquelle je souscris. Sur le fond, on a, à juste titre, beaucoup réfléchi au risque que nous ferions courir à nos enfants en leur imposant cette liaison mémorielle individuelle. Puisqu’on parle d’enfants, parle-t-on assez de leurs camarades du même âge qui sont soumis dans certains pays à un endoctrinement à la violence et à la haine d’une tout autre gravité ?

Mgr Williamson, l’évêque d’extrême droite dont le credo négationniste a fait scandale, vient de demander « pardon » à tous ceux que ses propos auraient blessés…

Ce « pardon » laborieux à l’Eglise et aux familles des victimes de « l’injustice nazie » est un non-événement. On attendra longtemps avant qu’il renie ses déclarations négationnistes. Ce qui me préoccupe dans cette affaire, c’est de m’être rendu compte que, pour les membres de la commission chargée des négociations en vue de la levée de l’excommunication, ces déclarations n’ont pas été considérées comme particulièrement graves. Or la négation du génocide est un énorme mensonge, une manifestation particulièrement abjecte d’antisémitisme, un crime contre la morale.

Vous voulez dire que, lorsque Mgr Williamson a été réintégré dans l’Eglise, ceux qui ont poussé le pape à cela connaissaient parfaitement ses convictions ?

Oui. Au Vatican, on ne pouvait pas ne pas connaître les prises de positions anciennes et répétées de Williamson. Cela dit, le dialogue judéo-catholique continuera, et ce n’est pas Williamson qui le brisera. Le pape a dit que la négation de la Shoah est inconcevable. Il a réaffirmé sa solidarité avec les juifs. Et il a demandé aux intégristes d’accepter le concile Vatican II, marqué notamment par la reconnaissance de la filiation entre judaïsme et chrétienté.

Le projet de béatification du pape Pie XII dont le silence pendant la Seconde Guerre mondiale continue de provoquer polémiques et malaise ne risque-t-il d’être un sujet de conflit ?

Si l’Eglise prenait la responsabilité de béatifier Pie XII avant que les historiens aient eu accès aux archives complètes du Vatican, elle provoquerait une rupture grave avec le monde juif. Avant et pendant la guerre, alors que l’Eglise avait besoin d’un prophète, Pie XII s’est conduit comme un diplomate, et un mauvais diplomate. Après 1945, alors que le nazisme s’était effondré et qu’il n’y avait plus aucun risque ni pour les prêtres ni pour l’Eglise, jamais il n’a parlé de la Shoah, ce qui suggère que, pour lui, il s’agissait d’un événement d’importance secondaire.

Qu’espérez-vous du voyage de Benoît XVI en Israël en mai ?

J’espère que ce voyage apportera beaucoup d’éclaircissements et d’apaisement, notamment lorsque le pape ira au mémorial de Yad Vashem. Et qu’il se situera dans la ligne du voyage de Jean-Paul II qui a énormément contribué au rapprochement entre juifs et catholiques.

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Cette année, le PC n’a pas été invité au dîner du Crif Didier Micoine | 01.03.2009, 07h00 Le Parisien

Le rendez-vous est toujours très couru.
Demain soir, les personnalités politiques de droite comme de gauche seront très nombreuses parmi les quelque 850 invités du dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), qui se déroulera au pavillon d’Armenonville, dans le bois de Boulogne.
Le contexte est cette année marqué par l’augmentation des actes antisémites en France, non sans rapport avec l’offensive israélienne déclenchée en décembre dernier à Gaza.

Selon les organisateurs, l’invité d’honneur devrait être Nicolas Sarkozy.
Hier, sa présence n’était cependant pas confirmée par l’Elysée et le dîner ne figure pas à l’agenda officiel du président, dont la journée est très chargée : le matin, il sera à Charm el-Cheikh (Egypte) pour la conférence internationale sur la reconstruction de Gaza.
En fin d’après-midi, il assistera à Levallois (Hauts-de-Seine) aux obsèques de la lycéenne victime de l’attentat du 22 février au Caire.

En 2008, la venue du chef de l’Etat avait marqué une rupture : depuis l’instauration du dîner du Crif, en 1985, c’est le Premier ministre qui en était traditionnellement l’invité d’honneur. François Mitterrand avait dérogé une fois à la règle en s’y rendant en 1991.

Martine Aubry absente, Delanoë, Hamon et Huchon présents

Demain soir, François Fillon sera présent, comme une grande partie du gouvernement (Michèle Alliot-Marie, Rachida Dati, Brice Hortefeux, Christine Lagarde, Eric Besson, Xavier Darcos, Valérie Pécresse, Michel Barnier, Roger Karoutchi, Rama Yade…).
Bernard Accoyer, président de l’Assemblée, et Gérard Larcher, président du Sénat, seront là de même que Xavier Bertrand, secrétaire général de l’UMP.

Si Martine Aubry, partie quelques jours au Maroc, sera absente, il y aura de nombreux socialistes : Bertrand Delanoë, Claude Bartolone, Benoît Hamon, Jean-Paul Huchon, Harlem Désir, Anne Hidalgo…

Cette année, le PC en tant que tel n’a pas été invité. Motif : il a participé aux manifestations contre l’offensive israélienne durant lesquelles certains slogans ont été jugés intolérables par le Crif.

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Dîner du Crif « Le PC a toujours été au côté des juifs » PROPOS RECUEILLIS PAR DIDIER MICOINE Le parisien 2 mars 2009 p. 9

MARIE-GEORGE BUFFET, secrétaire nationale du PC, répond au président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), Richard Prasquier, qui reprochait hier dans nos colonnes aux communistes d'avoir participé aux manifestations contre l'offensive israélienne à Gaza et ne les a pas invités au dîner annuel du Crif.

Confirmez-vous que votre parti n'a pas été invité ce soir au dîner annuel du Crif ?

• Marie-George Buffet. C'est exact, mais le problème n'est pas là Le Crif invite qui il veut Le problème, ce sont les raisons invoquées par son président, Richard Prasquier. Je lui ai adressé hier une lettre pour lui faire part de ma réaction et de mon indignation.

Il vous reproche d'avoir défilé lors des manifestations contre l'offensive israélienne à Gaza ...

Je revendique ma participation personnelle et celle de mon parti à ces manifestations de solidarité avec le peuple palestinien et la population de Gaza. Nous avons clairement condamné l'agression de l'Etat israélien, comme je l'avais exprimé à la tribune de l'Assemblée le 6 janvier. L'urgence était de mettre fin à cette guerre sans issue et qu'une initiative internationale donne sa chance à la paix. C'est ce que les manifestants ont crié tout au long de ces cortèges à Paris.

Richard Prasquier s'indigne des slogans anti-Israël scandés lors de ces manifs.

Cest un amalgame inacceptable de dire ou de sous-entendre que les communistes auraient cautionné le moindre mot antisémite ou même attentatoire à l'existence de l'Etat d'Israël. Ce que ces manifestations ont porté avec force et colère, c'est la revendication pour la paix et pour l'arrêt de l'agression à Gaza. Mais je crois que le président Prasquier fait une confusion: il y a la situation au Moyen-Orient, avec le comportement inadmissible du gouvernement israélien, mais aussi la lutte formidable des pacifistes israéliens et la résistance courageuse du peuple palestinien pour obtenir un Etat.

Et puis il y a la communauté juive en France et l'histoire du Parti communiste qui a toujours été au côté des juifs de France dans la Résistance contre l'occupant nazi. Les familles de Justes (NDLR : familles honorées pour avoir sauvé des juifs durant la guerre) sont très nombreuses au sein du PC qui s'est toujours battu contre le racisme et l'antisémitisme: Ce combat, pour davantage de fratemité et de solidarité dans notre pays, nous continuerons bien sûr à le mener. PROPOS RECUEILLIS PAR DIDIER MICOINE

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Ouverture d'une conférence des donateurs internationaux pour la reconstruction de Gaza Créé le 02.03.09 à 08h05 | Mis à jour le 02.03.09 à 08h16 20 minutes.fr

Reconstruire Gaza.

La communauté internationale a rendez-vous à Charm el-Cheikh pour l'ouverture, ce lundi, d'une conférence des donateurs. Quelque 2,8 milliards de dollars (2,22 milliards d'euros) devraient être promis, afin de financer le plan de reconstruction mis sur pied par l'Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas.

Ce plan prévoit 1,3 milliard de dollars (1,03 milliards d'euros) pour la reconstruction et la relance de l'économie du territoire en 2009-2010. Et pour combler le déficit estimé du budget de l'Autorité palestinienne, consacré pour moitié à Gaza, ce sera 1,5 milliard (1,2 milliards d'euros) supplémentaires.

Discussions tous azimuts

Quelque 75 délégations du monde entier sont attendues. Outre le président égyptien Hosni Moubarak, Nicolas Sarkozy, le Premier ministre italien Silvio Berlusconi, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon et la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton seront là.

La conférence doit aussi lancer un appel en faveur d'une relance du processus de paix israélo-palestinien au moment où Israël s'apprête à se doter du cabinet le plus «faucon» de son histoire. Une réunion du Quartette pour le Proche-Orient (ONU, UE, Etats-Unis et Russie), qui oeuvre pour la création d'un Etat palestinien au côté d'Israël, est prévue en marge de la conférence.

Au cœur des discussions, la place du Hamas, considéré comme une organisation terroriste en Occident, mais avec qui il semble indispensable de traiter pour espérer faire parvenir l'aide à Gaza. Mais aussi les tractations concernant l'ouverture des points de passages de la bande de Gaza, indispensable pour la reconstruction. J.M. avec agence

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Sarkozy rassure les juifs de France Lors du dîner du Crif, où a été évoquée la recrudescence des tensions antisémites, le chef de l’Etat et le Premier ministre ont affirmé leur solidarité. Le Parisien 3 mars 2009 p. 4 Martine Chevalet et Henri Vernet | 03.03.2009, 07h00

Hier soir, le dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) a été marqué par un vrai-faux suspense. Nicolas Sarkozy, qui a enchaîné douze heures d’avion avec un sommet à Charm el-Cheikh, puis les obsèques, à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), de la lycéenne tuée au Caire, assisterait-il, comme l’an passé, à cette soirée ?

L’Elysée avait laissé entendre que non. D’autant que, comme le souligne un collaborateur du président, il revient traditionnellement au Premier ministre de prononcer un discours à cette occasion : « On a coupé la poire en deux. Le président passe pour exprimer sa solidarité dans un contexte marqué par une recrudescence des actes antisémites, mais il laisse à François Fillon le soin de s’exprimer. » « Je suis là chaque année, a lancé Sarkozy, présent pendant moins d’une demi-heure et très sollicité par les 850 invités. Il n’y avait aucune raison que je ne vienne pas. » L’an dernier pourtant, il avait déclenché une polémique avec sa proposition de parrainage par chaque élève de CM 2 d’un enfant juif déporté.

L’absence remarquée des communistes

A l’inquiétude de Richard Prasquier, le président du Crif, Nicolas Sarkozy a répondu avec fermeté : « Quand on s’en prend à un juif parce qu’il est juif, c’est toute la France qui doit se sentir solidaire de la victime. Je dirais la même chose s’agissant de l’islamophobie. »

Créé en 1985 par Théo Klein, le dîner du Crif est devenu un rendez-vous républicain où se pressent tous les ministres, de Darcos à Lagarde en passant par Yade et Dati, les représentants de partis de gauche comme de droite, les diplomates israéliens et ceux des pays arabes (moins nombreux que d’autres années), les autorités religieuses, juives, chrétiennes et musulmanes.

Mais cette année, pour la première fois, les communistes étaient absents. Ni Marie-George Buffet ni Robert Hue, grands habitués, n’ont été invités. Sanctionnés par le Crif pour avoir manifesté, pendant la guerre de Gaza, avec des extrémistes criant des slogans antisémites. Buffet, indignée, déclarait hier dans nos colonnes que « les communistes ont toujours été aux côtés des juifs ».

Pourtant, le célèbre chasseur de nazis Serge Klarsfeld que Nicolas Sarkozy embrasse à son arrivée approuve cette « punition » : « Laissons-les bouder pendant un an, jusqu’à ce qu’ils changent leurs dirigeants ! » « Il faut faire attention avec qui on défile », tance le secrétaire d’Etat aux Anciens Combattants, l’ex-PS Jean-Marie Bockel. Moins sévère, Jack Lang, rentrant bronzé de Cuba où il a rencontré Raul Castro, trouve cela « dommage » : « Je comprends que le Crif ait été blessé, mais Marie-George Buffet n’est pas une extrémiste. C’est une femme de paix et de dialogue. » Plus tranché, Jean-Paul Huchon, président PS de la région Ile-de-France, juge que ce boycott « n’est pas malin ». « Les communistes ne sont pas antisémites depuis l’abandon de leur stalinisme originel. »

En réponse à Richard Prasquier rappelant que 352 actes antisémites ont eu lieu rien qu’en janvier (contre 460 pour tout 2007 et 2008), François Fillon a fait une annonce concrète : la nomination d’une Madame Antisémitisme, Isabelle Falque-Pierrotin, spécialement chargée de traquer les dérives sur Internet, qui ne doit pas devenir « un canal de la haine ».

Le Premier ministre a en outre annoncé à Serge Klarsfeld une augmentation de 2,5 % des rentes versées aux orphelins de la déportation. Enfin, face à la crise économique, Fillon a conclu en appelant les Français « à être animés d’un véritable esprit de civisme ».

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Société 13/07/2009 à 06h51 Les organisations juives réclament un nouveau procès

Gang des barbares . La défense juge insuffisantes les peines prononcées à l’encontre des complices de Youssouf Fofana. Par PATRICIA TOURANCHEAU liberation.fr

Toutes derrière la famille d’Ilan Halimi, kidnappé, séquestré et torturé à mort en 2006, les organisations juives dénoncent «l’indulgence» de la cour d’assises des mineurs de Paris à l’égard des membres du «gang des barbares». Et font pression sur la garde des Sceaux pour un nouveau procès en appel.
Seule la peine maximale, attendue, de réclusion criminelle assortie de vingt-deux ans incompressibles infligée à Youssouf Fofana pour cet assassinat antisémite les satisfait. Mais pas les peines, pourtant graduées, prononcées à l’encontre de ses complices.

«Indulgence».
Sitôt le verdict, vendredi, Me Francis Szpiner a «regretté» au nom des parents et sœurs d’Ilan Halimi «que la cour ait fait preuve d’une particulière indulgence pour ceux qui ont aidé ou assisté Youssouf Fofana». Il vise surtout les condamnations échelonnées entre dix et quinze ans de prison infligées aux six gardiens de l’otage et celle de neuf ans contre la mineure paumée ayant attiré le jeune juif dans le guet-apens : «La famille Halimi a du mal à comprendre et à accepter les peines qui concernent les geôliers et l’appât», a rapporté Me Szpiner.
Il en appelle à Michèle Alliot-Marie pour qu’elle «invite le procureur général à faire appel» afin de rejuger certains accusés. Placé sous l’autorité de la chancellerie, le parquet général de Paris a dix jours après le verdict, donc jusqu’au 20 juillet, pour indiquer s’il accède ou non à cette demande.
Le Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme (BNVCA), qui rejoint le comité Justice pour Ilan, organise une manifestation lundi, vers 19 heures, devant le ministère de la Justice.

Le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) se dit «inquiet, comme l’est la communauté juive de France» et réclame un nouveau procès, public cette fois, car «le huis clos qui a entouré ce procès lui a retiré la valeur exemplaire et pédagogique qu’il aurait dû avoir».

«Equilibré».
La cour d’assises présidée par Nadia Ajjan a pourtant délibéré durant plus de deux jours pour fixer des peines adaptées aux responsabilités respectives de chacun des 27 accusés. A l’arrivée, les condamnations sont légèrement inférieures aux réquisitions qui avaient déjà été taxées de trop clémentes par la famille Halimi.

Samir Aït Abdelmalek et Jean-Christophe Soumbou, considérés comme les complices les plus actifs, ont écopé de quinze et dix-huit ans de réclusion là où l’avocat général en réclamait vingt. La fille-appât a été condamnée à neuf ans de prison, contre dix à douze ans requis, car la cour a tenu compte de «l’excuse de minorité» - elle était âgée de 17 ans au moment des faits - et de ses difficultés sociales - elle a été violée à l’adolescence.

Plusieurs avocats de la défense et, plus rare, le représentant de l’accusation, Philippe Bilger, ont d’ailleurs salué un verdict «équilibré» voire «exemplaire».
«Même en ayant accompli le pire», les complices «devaient être traités comme les êtres humains qu’ils sont», a déclaré l’avocat général Bilger samedi, sur France Info.

«La cour d’assises a réussi à la fois à porter un regard de rigueur et de sévérité et, en même temps, n’a pas occulté le caractère singulier de chacun des êtres présents dans le box, c’est une justice exemplaire.»

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GANG DES BARBARES Procès Fofana : MAM demande au Parquet de faire appel leparisien.fr 12.07.2009, 08h05 | Mise à jour : 13.07.2009, 12h13

Depuis la condamnation du Gang des Barbares, vendredi soir, pour la séquestration et l'assassinat d'Ilan Halimi en 2006 en région parisienne, la polémique monte autour du verdict. L'avocat de la famille de la victime, Me Szpiner, a regretté «une particulière indulgence» pour les coaccusés dans l'affaire du «gang des Barbares», tout en saluant la condamnation de Youssouf Fofana à la peine maximale.

Plusieurs organisations juives réclament à leur tour un nouveau procès. Parmi elles, le Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France) reçu à la Chancellerie par Michèle-Alliot Marie lundi, a appelé à un rassemblement à 19 heure le même jour, devant le ministère de la Justice, à Paris. Le permis de manifester, demandé à la préfecture, prévoit de 300 à 1.000 participants, mais «on dépassera», a précisé le vice-président du Fonds social juif unifié (FSJU), Gil Taïeb.

La nouvelle ministre de la Justice s'est elle-même saisie de la polémique, en demandant au Parquet de «faire appel des condamnations inférieures aux réquisitions de l'avovat général». «Ce matin, j'ai demandé au procureur général près la Cour d'appel de Paris de faire appel des condamnations inférieures aux réquisitions de l'avovat général», a-t-elle annoncé à la sortie du Conseil des ministres.

La cour a proclamé deux acquittements

L'affaire à connotation antisémite avait bouleversé toute la France. Ilan Halimi, 23 ans, enlevé dans la nuit du 20 au 21 janvier 2006 dans le but d'obtenir une rançon, avait été séquestré et torturé pendant trois semaines dans une cité HLM de Bagneux (Hauts-de-Seine). Retrouvé agonisant au bord d'une voie ferrée de l'Essonne, le 13 février, il était mort lors de son transfert à l'hôpital.

Vendredi, le chef du Gang des Barbares, Youssouf Fofana, a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité assortie de d'une peine de vingt-deux ans de sûreté. La cour a prononcé deux acquittements et des peines allant de 6 mois de prison avec sursis à 18 ans de réclusion à l'encontre de autres accusés, jugés pour leur participation pour ou moins active dans le martyre d'Ilan et pour des tentatives d'enlèvement précédentes.

Parmi eux, Emma, la jeune femme qui avait servi d'appât pour le rapt de la victime, a été condamnée à 9 ans de prison. L'avocat général Philippe Bilger avait réclamé une peine plus sèvère, allant de 10 à 12 ans de prison. Pour la majorité des condamnés, les peines infligées sont légèrement en deçà de celles requises le 30 juin.

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Pour le président du Crif, Frêche pas antisémite mais risque de réveiller des "stéréotypes antisémites" AFP d'après leparisien.fr 31.01.2010, 10h00

Richard Prasquier, président du Crif, interrogé sur la petite phrase de Georges Frêche, président-candidat du Languedoc- Roussillon (ex PS), absout celui-ci du soupçon d'antisémitisme mais redoute que son propos ne "réveille des stéréotypes antisémites".

"Voter pour ce mec en Haute-Normandie me poserait un problème, il a une tronche pas catholique", avait dit Georges Frêche, selon L'Express, à l'adresse de Laurent Fabius, d'origine juive, qui avait précédemment affirmé ne pas être "sûr" de voter pour lui, s'il était électeur dans sa région.

Dans une interview au Parisien dimanche, le président du Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France), interrogé sur ce dérapage, répond: "Je sais que Frêche n'est pas un antisémite, mais je crains que cette phrase ne réveille des stéréotypes antisémites. Frêche c'est Frêche! Mais la responsabilité d'un homme politique est de penser aux conséquences de ses paroles".

Au sujet du débat sur la burqa, M. Prasquier explique par ailleurs: "en tant que citoyen français, je crois que la burqa est incompatible avec l'ensemble des valeurs de notre société. Revêtir une burqa revient à rejeter notre contrat social. Spontanément, je serais en faveur d'une loi d'interdiction générale malgré les problèmes juridiques que cela pose".

Interrogé sur le dîner du Crif mercredi, il confirme que l'orateur sera le Premier ministre, François Fillon, tout en précisant que le président Nicolas Sarkozy "est invité. Nous attendons sa réponse. Il est possible qu'il vienne", dit-il.

Comme en 2009, les communistes et les Verts, en revanche ne sont pas invités: "Je regrette énormément de n'avoir pu inviter les représentants officiels du Parti communiste et des Verts, même si certains de leurs élus viendront à titre personnel", dit M. Prasquier qui ajoute: "avec le PC et les Verts nous avons d'importants points de divergence. Nous ne comprenons pas comment ils peuvent proposer une mesure de boycott d'Israël, totalement illégale au regard de la loi française".

Il dénonce également "l'empressement de certains maires communistes çà nommer citoyen d'honneur Marwan Barghouti (responsable du Fatah, détenu en Israël), coupable d'assassinats terroristes".

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Politique La polémique Frêche s'invite au dîner du CRIF AP | 03.02.2010 | 22:46

Le Premier ministre François Fillon a saisi mercredi soir l'occasion du dîner du CRIF, le Conseil représentatif des institutions juives de France, pour condamner fermement, une nouvelle fois, l'antisémitisme, dans un contexte marqué par la polémique sur les propos de Georges Frêche à l'encontre de Laurent Fabius.

Le dîner s'est ouvert mercredi soir avec un passage éclair du président Nicolas Sarkozy, venu saluer les personnalités et les nombreux membres du gouvernement présents pendant une vingtaine de minutes, sans s'exprimer devant les journalistes.

Apparition brève également -mais remarquée- de Laurent Fabius. L'ancien Premier ministre socialiste est venu à l'invitation du président du CRIF, Richard Prasquier, qui a précisé mardi dans un communiqué lui avoir exprimé "son soutien" suite aux propos tenus par Georges Frêche.

M. Fabius a souligné que le dîner du CRIF était une "bonne tradition" permettant à "la diversité des mouvements politiques largement d'être là et de dire -c'est particulièrement d'actualité- qu'on ne peut pas accepter les mots les actes antisémites ou xénophobes".

Connu pour ses dérapages verbaux, le président de la région Languedoc-Roussillon Frêche, exclu du PS en janvier 2007, avait attaqué M. Fabius dans des propos cités dans le magazine "L'Express" paru le 28 janvier, disant: "Voter pour ce mec en Haute-Normandie me poserait un problème: il a une tronche pas catholique". L'ancien Premier ministre est d'origine juive.

Egalement présente au dîner, la maire PS de Montpellier, Hélène Mandroux, a brièvement commenté la polémique, assurant que de nombreux socialistes locaux s'étaient manifestés pour venir sur la liste que le PS est en train de constituer face à celle de M. Frêche.

Arrivé un peu plus tard, le Premier ministre a prononcé un discours dénonçant, une nouvelle fois, l'antisémitisme. "Chaque fois que l'antisémitisme progresse, c'est la République qui recule", a martelé M. Fillon, qui a également tenu à adresser à "toute la communauté juive de France un message d'amitié et de solidarité suite à profanation des tombes du cimetière de Cronenbourg".

"Au delà de la communauté juive, c'est notre nation toute entière qui se sent blessée, humiliée, atteinte au plus profond d'elle même", a-t-il souligné. "Je ferai tout pour que les responsables de ces actes soient retrouvés et soient sévèrement condamnés", a-t-il affirmé, largement applaudi.

De son côté, M. Prasquier a dénoncé les "830 actes antisémites de l'année 2009", selon les chiffres du service de protection de la communauté juive (SPCJ), qui décomptait contre 474 actes antisémites en 2008. AP

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L'imam républicain de Drancy, dit "l'imam des Juifs" par ses adversaires pro-palestiniens http://oumma.com/L-imam-Hassan-Chalghoumi-le

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Crif : Fillon pourfend le «militantisme extrémiste» Judith Waintraub lefigaro.fr 03/02/2010 | Mise à jour : 23:42 |

Nicolas Sarkozy s'est contenté d'une courte apparition, laissant François Fillon dénoncer le communautarisme.

Quoi de neuf, mercredi soir, au dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France ? D'abord, la présence de l'imam de Drancy Hassen Chalghoumi parmi les dignitaires religieux. Partisan déclaré du dialogue judéo-musulman et de l'interdiction de la burqa, ce symbole de l'«islam républicain» n'a pas hésité à répondre à l'invitation de Richard Prasquier, le président du Crif. Sans craindre d'être à nouveau agressé, lui qui est en permanence menacé ? «Ça ne peut pas vraiment être pire, soupire-t-il. Et puis, c'est un échange de bons procédés. J'ai invité Prasquier à la mosquée, il m'invite au Crif.»

Autre nouveauté, la présence de Martine Aubry. La première secrétaire du PS a assuré à sa façon la continuité avec son prédécesseur François Hollande, qui était en général présent. Contrairement à lui, elle n'a pas frayé avec la foule, où gouvernement et majorité étaient représentés en force. Flanquée d'Harlem Désir et de Benoît Hamon, elle a écouté l'intervention de Prasquier debout à l'entrée de la salle, puis a tourné les talons dès que François Fillon est monté à la tribune. Mais elle n'a pas quitté tout de suite le pavillon d'Armenonville : elle s'est attardée près de la sortie avec ­Hélène Mandroux, tête de la liste PS en Languedoc-Roussillon, le temps que les caméras la filment à côté de l'intrépide maire de Montpellier, qui ose braver Georges Frêche dans son fief. Comme on leur demandait s'il fallait voir un lien entre leur présence et la proximité des régionales, les deux femmes ont démenti avec vigueur. «Je viens tous les ans», a affirmé Mandroux. «Il ne faut pas mélanger les choses», a renchéri Aubry.

Nicolas Sarkozy, lui, s'est contenté d'une apparition fugace au début de cocktail. Il a distribué bises, saluts et sourires, puis s'est éclipsé, laissant Fillon délivrer le message politique de la soirée. Un message de dénonciation du «communautarisme», qui «refuse l'égalité et la fraternité». Dans son discours, Prasquier s'était lui aussi référé à la devise républicaine pour affirmer que le port de la burqa est «contraire aux valeurs de la République, non seulement parce qu'elle est imposée aux femmes, mais aussi parce que dans nos échanges le rapport à l'autre passe par le visage».

Sur le même sujet, Fillon a fait dans le subliminal en lançant à l'auditoire : «Nous devons défendre nos valeurs contre ceux qui cachent, derrière le paravent d'une soi-disant liberté, un militantisme extrémiste.»
Le premier ministre a, en revanche, eu des mots très fermes pour condamner les «scandaleux mouvements de boycott des produits casher ou israéliens».«Je m'étonne du silence, voire de la connivence de certains responsables politiques vis-à-vis de ces démarches révoltantes», a -t-il ajouté. Il n'a pas cité de noms, mais c'était inutile : comme son prédécesseur, Roger Cukierman, qui avait dénoncé la dérive antisémite de certains Verts et de l'extrême gauche, Prasquier a fait savoir que le parti de Cécile Duflot et le PCF n'avaient ­toujours pas été conviés cette année au dîner du Crif.

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09/02/2011 10:05 la-Croix.com PARIS, 9 fév 2011 (AFP) - Le Crif a "des liens normaux" avec le monde politique et Sarkozy (Prasquier)

Le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) a des "liens normaux" avec le monde politique et Nicolas Sarkozy, pour la deuxième fois invité d'honneur de son dîner annuel, a assuré mercredi son président Richard Prasquier.

"Ce sont des liens normaux qu'il y a entre le président du Crif et les pouvoirs publics et bien entendu celui qui est à la tête de la République", a déclaré M. Prasquier sur France Inter.

Nicolas Sarkozy "a souhaité participer au dîner du Crif et donc il est tout a fait normalement l'invité d'honneur de ce dîner (...). Il vient régulièrement lors de dîners du Crif en général ou de cocktails. Il n'y a pas de raison particulière, à ma connaissance", a-t-il ajouté.

Nicolas Sarkozy avait déjà été invité d'honneur en 2008, Richard Prasquier l'ayant convié personnellement parce qu'ils avaient été élus en même temps en 2007. L'annonce de sa présence mercredi soir a dopé la participation au dîner.

"Il arrive fréquemment que nous ayons à refuser du monde, même quand le président de la République n'est pas celui qui fait le discours", a néanmoins dit M. Prasquier.

Interrogé sur une "maigre représentation socialiste", il a souligné que "la plus grande partie des représentants du Parti socialiste se trouve au Sénégal au Forum social mondial", mais que le conseiller politique de Martine Aubry, François Lamy, "sera là", tout comme François Hollande ou Bertrand Delanoë.

Interrogé pour savoir s'il n'y avait pas d'arrière-pensées "sur le vote" juif de la part des participants au dîner, le président du Crif a noté que si c'était le cas, "étant donné le nombre de Juifs qu'il y a en France, 600.000, ce ne serait peut-être pas forcément la cible privilégiée".

"De par leur histoire, ancienne et récente, les Juifs ont joué un rôle +d'indicateur avancé+ de l'état des valeurs républicaines dans ce pays", a-t-il dit pour expliquer "l'attrait de ce dîner pour les hommes politiques".

Celui-ci est "un espace de dialogue" entre différentes tendances politiques et mouvements, religieux ou pas.

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Publié le 09/02/2012 à 07:46 - Modifié le 09/02/2012 à 08:04 lepoint.fr Par Pauline de Saint Remy, au dîner du Crif Choses vues et entendues, mercredi soir, au Pavillon d'Armenonville, où s'est pressé le Tout-Paris politico-affairo-médiatique.

Sarkozy et Hollande, guest-stars du dîner du Crif

Nicolas Sarkozy et François Hollande ont échangé une poignée de main lors du dîner du Crif, mercredi soir.

"Oh ! Fillon is here ?" Même quelques journalistes étrangers ont fait le déplacement au dîner annuel du Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France), dans le très chic Pavillon d'Armenonville, en plein bois de Boulogne, mercredi soir. Il faut pourtant s'armer de patience pour pénétrer dans l'enceinte hypermondaine : les cartons d'invitation et accréditations spéciales ne permettent pas d'éviter les fouilles minutieuses des sacs et le passage par un portique de sécurité. Et pour cause : outre la venue du Premier ministre, Nicolas Sarkozy, présent pour la deuxième année consécutive, est l'invité d'honneur de ce rendez-vous éminemment politique. Son arrivée aux côtés de la famille du soldat Gilad Shalit est très attendue. Mais, il faut bien l'avouer, à trois mois du premier tour de la présidentielle, pas autant que son éventuelle rencontre avec François Hollande, invité lui aussi...

Ce n'est pas tout à fait le Palais des festivals : ni marches ni tapis rouge. Mais on s'y croirait, à voir ces dizaines de journalistes qui piétinent en grelottant devant la porte en verre du Pavillon, armés de caméras, de perches et de micros pour attraper au vol les images de l'arrivée du chef de l'État. À l'intérieur aussi, on piétine, entre la salle du cocktail et celle du dîner proprement dit. Il faut voir et être vu : les personnalités politiques, religieuses, médiatiques ou des affaires se bousculent, déposent leurs (beaux) manteaux au vestiaire, s'embrassent, se tournent le dos, se sourient de loin.

Enrico Macias embrasse Fillon

François Hollande arrive aux alentours de 20 heures, tout sourire, évidemment assailli par les caméras, au point de quasiment bousculer le ministre de l'Intérieur Claude Guéant, arrivé quelques minutes plus tôt. "Je viens chaque année, il n'y a pas de raison en 2012 de modifier ce qui est pour moi un rendez-vous avec les juifs de France", se contente d'expliquer à la presse le favori des sondages. Avant de lâcher, un tantinet provocateur : "Le président de la République a décidé de s'exprimer cette année. D'habitude, c'est le Premier ministre. J'imagine qu'il a un message particulier à adresser. Je ne sais pas qui prononcera le message en 2013." Pendant ce temps, dans le sillage du ministre de l'Intérieur, Éric Raoult, président de l'Association des élus amis d'Israël, présent "pour la 11e fois", y va de sa petite phrase, sans se faire prier : "Contrairement à Letchimy, ici, ils savent ce que c'est qu'un camp de concentration !" Et de s'engouffrer dans la salle du cocktail.

Christine Kelly, patronne du CSA, fait la queue elle aussi pour y entrer. Arnaud Klarsfeld guette l'arrivée de Nicolas Sarkozy. Jean-Pierre Elkabbach discute, adossé à un mur, tandis que le chanteur Enrico Macias, un grand fan du président de la République, fait ses commentaires à la presse sur la polémique du moment - celle sur les "civilisations", provoquée par Claude Guéant - avant d'aller embrasser François Fillon, et sur les deux joues s'il vous plaît ! De l'autre côté du couloir, un "petit candidat", Dominique de Villepin, s'agite devant les caméras. Lui qui, en 2007, avait prononcé le discours du dîner du Crif en tant que ministre des Affaires étrangères s'éclipsera suffisamment tôt pour ne pas avoir à écouter celui de Nicolas Sarkozy.

Bayrou brille par son absence

Jean-Louis Borloo, tout sourire mais emmitouflé dans son écharpe, passe plus inaperçu, tandis que Rama Yade, vice-présidente du Parti radical, attire les flashs, comme d'habitude. Le candidat qu'elle songe désormais à soutenir pour la présidentielle, François Bayrou, n'est pas venu. Il ne souhaite pas participer à ce type d'événement, jugé trop "communautaire". Il était pourtant là en 2007... "De toute façon, ce n'est pas un problème, souffle à ce sujet un influent participant. Ce qui est vexant, c'est quand un homme politique refuse systématiquement l'invitation." À noter, toutefois : la discrète présence du MoDem Alain Dolium.

Les socialistes, eux, sont présents en nombre. Claude Bartolone est là, Manuel Valls aussi, Jean-Marie Le Guen, François Lamy ou encore Aurélie Filippetti, chic et tout de noir vêtue. La compagne du candidat socialiste, la journaliste Valérie Trierweiler, en blouse grise et rouge à lèvres vif, est arrivée un peu plus tôt et déambule aux côtés de Harlem Désir. L'air un peu effaré, Jérôme Guedj, le jeune président du conseil général de l'Essonne, raconte qu'il vient pour la première fois. "Au PS, ils m'ont appelé en me faisant remarquer que j'étais le seul président de conseil général juif", s'amuse-t-il.

"Sarkozy avait l'air sincère, c'était bien"

Les personnalités de la majorité, elles aussi, ont répondu nombreuses à l'invitation : on croise Nathalie Kosciuzko-Morizet, assise à la table du président, Jeannette Bougrab, Thierry Mariani, Roselyne Bachelot ou encore Nadine Morano, très brushinguée pour l'occasion. Frédéric Mitterrand fait une apparition, tout comme le maire du 16e Claude Goasguen et Valérie Rosso-Debord, souriante, qui prend son mal en patience avec une coupe de champagne au milieu de la foule piétinante. François Baroin, emmitouflé dans une veste en peau de mouton, est là également. Il filera juste après le président de la République, aux alentours de 22 heures. Quelques minutes plus tôt, François Hollande est allé, d'un pas déterminé, saluer Nicolas Sarkozy à sa table. Poignée de main, sourires légèrement crispés, échange d'amabilités, flashs qui immortalisent l'instant gênant : "Ah ! Oh ! Vous ici ?" Les journalistes peuvent repartir tranquilles, ça sera sans doute l'image marquante de la soirée.

Ouf. On en avait presque oublié le discours de Sarkozy. Après ceux du président du Crif, Richard Prasquier, et de Noam Shalit, le père du soldat libéré, le chef de l'État s'est exprimé pendant près d'une demi-heure, à l'aise, laissant tomber ses notes, sur l'affaire Shalit ou la naissance de la démocratie israélienne, qu'il a qualifiée de "miracle" à plusieurs reprises. "Il avait l'air sincère. C'était bien. Il a été chaleureusement applaudi", commente un participant. Avant de préciser : "Mais contrairement à ce qu'on pense, il n'y a pas vraiment de vote juif. Les votes de la communauté juive sont à peu près les mêmes, si l'on compare, que ceux du reste de la population, exception faite de Marine Le Pen..."

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Crif: Prasquier inquiet des nationalismes AFP Publié le 08/02/2012 à 21:22 lefigaro.fr

Le président du Crif, Richard Prasquier, s'est "inquiété" aujourd'hui de la crise en Europe "car les crises ne se limitent pas à l'économie" mais favorisent les "nationalismes" et "réactivent la xénophobie".

Il s'exprimait en ouverture du dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) dont l'invité d'honneur est le Président Nicolas Sarkozy et qui réunit un millier de personnes près de Paris. "Voici revenus les nationalismes autarciques que l'on croyait hors d'âge", s'est exclamé le président du Crif. "Ils proposent des explications simplistes et réactivent la xénophobie. Le rempart européen ne doit pas se fissurer". "Certains (pays) ont mis une sourdine à leur antisémitisme, d'autres non. Mais c'est toujours la rhétorique inacceptable du bouc émissaire", a poursuivi le président du Crif. "Le Front National fait partie de cette nébuleuse".

"Nous ne voterons pas pour le Front National"

"Nous ne voterons pas pour le Front National", a-t-il précisé, notant que "le 27 janvier, jour de la commémoration internationale de la Shoah, c'est avec la droite européenne la plus extrême, celle des fraternités pangermaniques racistes, que Marine Le Pen est allée danser à Vienne".

"Les Juifs", a-t-il rappelé, "participent pleinement à la communauté nationale (...). Mais le Crif considère qu'il y a des lignes jaunes à ne pas franchir, envers ceux qui distillent un discours de préférence ethnique et envers ceux qui diabolisent Israël et appellent à son boycott".

En novembre dernier, lors de la Convention nationale du Crif, Richard Prasquier avait dénoncé "la détestation" qu'ont les Verts d'Israël. Il avait stigmatisé "le déferlement anti-israélien d'une partie du monde de l'information" et son "influence au sein du parti écologiste".

Tout en soulignant qu'en 2011 "le nombre d'actes antisémites a diminué de 16% en France (...), les atteintes aux personnes, les plus graves, sont restées stables. Beaucoup de ces actes se font sous le couvert de l'antisionisme. L'antisionisme obsessionnel, c'est de l'antisémitisme". "Les militants anti-israéliens qui se distinguent dans ces activités illégales ne manquent jamais de faire valoir leur engagement universaliste en faveur des opprimés. En réalité, ils supportent souvent assez bien les massacres en Syrie, mais ils souffrent beaucoup devant des pamplemousses israéliens".

Un autre danger pour le président du Crif vient des islamistes. "Les nazis traitaient les Juifs de vermines, de rats ou de bactéries. Il y a aujourd'hui d'autres nazis, qui viennent d'un islam dévoyé et qui traitent les Juifs de fils de singes et de porcs".

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leparisien.fr FRÉDÉRIC GERSCHEL ET ÉRIC HACQUEMAND | Publié le 09.02.2012, 07h14 Extrait

Enrico Macias… amoureux

La vraie star de ce début de soirée, c'est Enrico Macias, vêtu d'un grand manteau blanc. Soutien de Nicolas Sarkozy en 2007, le chanteur assure le « show », se transformant en véritable agent électoral pour le président. « Je suis de gauche mais je suis amoureux de lui. Pour mes cinquante ans de carrière, j'aimerais sa réelection comme cadeau », clame-t-il en entonnant au micro des radios « Ah qu’elles sont jolies les filles de Sarkozy ».

Il croise alors Nathalie Kosciusko-Morizet, la ministre de l'Ecologie, qui lui demande en souriant : « Quand m'emmènes-tu à Jérusalem ? J'ai besoin de voyager. »

Bertrand Delanoë hésite à poser à côté de son « ami ». « Je ne veux pas te compromettre, Enrico… » ironise le maire de Paris.

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2 mars 2012 lemonde.fr Pour le grand rabbin de France, Marine Le Pen est une "menace pour les valeurs de la France"

Interrogé par Europe 1, vendredi 2 mars, le grand rabbin de France, Gilles Bernheim, a considéré que Marine Le Pen, la candidate du Front national à l'élection présidentielle, était une "menace pour les valeurs de la France" et a assuré qu'il ne donnerait pas de consigne de vote.

"Marine Le Pen réduit des hommes ou des femmes à des catégories. Les immigrés, les étrangers, les musulmans, je crois qu'il y a un abus de langage. Il y a des immigrés qui se comportent mal et qui se comportent bien. Il y en a qui ont des droits ou des devoirs. D'autres qui se contentent de revendiquer des droits et pas des devoirs."

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Halal et casher: Fillon critique des "traditions ancestrales", colère des juifs Par Par Mathieu FOULKES | AFP – 06 mars 2012

François Fillon a suggéré lundi aux grandes religions de revenir sur les "traditions ancestrales" d'abattage rituel des animaux, qui ne correspondent plus aujourd'hui "à grand-chose", tout en précisant que ce n'est ni le "jour ni le moment" d'ouvrir ce débat.

La polémique sur la viande halal a été initiée par la candidate du Front national, Marine Le Pen, puis reprise par Claude Guéant qui l'a même liée au droit de vote des étrangers non communautaires aux élections locales.

En pleine polémique sur la viande halal, François Fillon a provoqué lundi la colère du Crif en suggérant aux juifs et aux musulmans de revenir sur les "traditions ancestrales" d'abattage rituel des animaux, qui ne correspondent plus aujourd'hui "à grand-chose".

Lundi matin, le Premier ministre, s'exprimant à titre personnel, a estimé sur Europe 1 que "les religions devaient réfléchir au maintien de traditions qui n'ont plus grand chose à voir avec l'état aujourd'hui de la science, l'état de la technologie, les problèmes de santé".

Ces déclarations ont suscité le mécontentement du président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), Richard Prasquier, dont l'organisation entretient de bonnes relations avec Nicolas Sarkozy.

"J'ai été choqué de l'entendre s'exprimer ainsi", "la déclaration de François Fillon est stupéfiante", a déclaré à l'AFP Richard Prasquier.

"Même s'il dit que c'est à titre personnel qu'il s'exprime, quand on est Premier ministre, on a une parole officielle. Nous sommes dans un pays de séparation de l'Eglise et de l'Etat", a rappelé M. Prasquier.

De son côté, l'Union des étudiants juifs de France (UEJF) s'est déclarée "outrée" par les déclarations du Premier ministre. Sollicité à plusieurs reprises, le Conseil français du culte musulman (CFCM) n'a pu être joint.

A l'UMP, la secrétaire nationale Salima Saa, étoile montante du parti majoritaire, s'est déclarée "attristée de voir s'étaler des jugements négatifs et dévalorisants sur les musulmans de France".

M. Fillon avait précisé sa pensée en affirmant qu'"on est dans un pays moderne". "Il y a des traditions qui sont des traditions ancestrales, qui ne correspondent plus à grand-chose alors qu'elles correspondaient dans le passé à des problèmes d'hygiène", a enchaîné M. Fillon.

"On pourrait y réfléchir", a-t-il ajouté, précisant toutefois que ce n'était "pas le jour et pas le moment d'engager ce débat".

Juppé mal à l'aise

La polémique sur la viande halal a été initiée par la candidate du Front national, Marine Le Pen, puis reprise par Claude Guéant qui l'a même liée au droit de vote des étrangers non communautaires aux élections locales.

Nicolas Sarkozy a pour sa part plaidé samedi à Bordeaux en faveur de "l'étiquetage de la viande en fonction de la méthode d'abattage". Lundi dans l'Aisne, il est revenu sur le sujet devant la presse, : "Un sondage disait il y a dix jours que le premier sujet de préoccupation des français, c'est cette question de la viande halal", a-t-il lancé, alors qu'il avait jugé le 21 février qu'il s'agissait d'une "polémique qui n'a pas lieu d'être".

Il n'est "pas judicieux" et "ce n'est pas le moment de parler" de l'étiquetage de la viande halal ou casher, a de son côté réagi le Grand rabbin Bruno Fiszon, spécialiste des questions d'abattage au Consistoire central.

"Si on veut informer, qu'on informe le consommateur sur tous les événements qui ont amené son steak dans l'assiette. Un étiquetage qui se focaliserait uniquement sur le rituel conduirait à une stigmatisation", a-t-il insisté.

M. Fillon a défendu la position du président-candidat et réfuté toute stigmatisation des musulmans et juifs de France: "On ne peut demander à la fois la traçabilité de tous les produits et ne pas souhaiter que les Français sachent ce qu'ils mangent".

Il n'a pas désavoué non plus Claude Guéant pour avoir établi un lien entre droit de vote des étrangers et viande halal. Le ministre de l'Intérieur a d'ailleurs répété lundi soir, quasiment dans les mêmes termes, ses propos sur un lien éventuel entre vote des étrangers et viande halal.

Le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, a pour sa part pris ses distances avec le sujet. "J'ai déjà dit que le +choc des civilisations+ n'était pas ma tasse de thé. Je pense que le problème de la viande halal est un faux problème en réalité, qu'il y a d'autres vraies questions qu'il faut se poser", a déclaré le maire de Bordeaux.

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Crif: "l'islamisme radical, du nazisme" AFP Mis à jour le 08/10/2012 à 10:57 | publié le 08/10/2012 à 10:33 lefigaro.fr

Le président du Crif Richard Prasquier a répété ce matin qu'il considérait que "l'islamisme radical (était) du nazisme" et a estimé que la société n'avait pas "pris la mesure du mal".

"Il faut prendre la mesure de ce type d'idéologie, je dis que l'islamisme radical c'est du nazisme", a-t-il déclaré sur France Inter. Richard Prasquier avait déjà établi un parallèle entre l'islam radical et le nazisme hier, à l'issue d'une réunion à l'Elysée avec le président François Hollande.

"L'islam radical compare ses ennemis à des animaux: les juifs sont des fils de singe, les chrétiens sont des fils de porcs, tous sont des fils de chiens. De la même façon que les nazis comparaient les juifs à des bactéries, à des rats, à des animaux...", a-t-il expliqué.

"Deuxième point: je ne connais pas une autre idéologie qui permette à quelqu'un de tuer un enfant à bout portant, à bout touchant tout simplement parce qu'il est né juif", a-t-il ajouté. Selon lui, "être fier" d'exterminer ses ennemis, "que ce soit des enfants ou des adultes, ça c'est caractéristique des nazis".

Ce matin, douze personnes étaient en garde à vue après un vaste coup de filet dans la mouvance islamiste radicale durant le week-end.

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Le grand rabbin de France s'oppose au mariage homo Par Jean-Marie Guénois Mis à jour le 18/10/2012 à 14:59 | publié le 18/10/2012 à 13:05 http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2012/10/18/01016-20121018ARTFIG00522-le-grand-rabbin-de-france-s-oppose-au-mariage-homo.php

Gilles Bernheim a envoyé à François Hollande et Jean-Marc Ayrault un document de 25 pages pour expliquer son hostilité au projet de loi.

«Il n'y aurait ni courage ni gloire à voter une loi en usant davantage de slogans que d'arguments et en se conformant à la bien-pensance dominante par crainte d'anathèmes.» Gilles Bernheim, grand rabbin de France, donc la plus haute autorité religieuse du judaïsme français, prend position contre le projet de loi sur le mariage homosexuel.

Il a envoyé un document qui explique sa position par coursier, mercredi soir, au président de la République et au premier ministre. Le texte a été également adressé à tous les ministres, à tous les parlementaires et aux instances concernés par cette question.

Gilles Bernheim, philosophe de formation, déteste la pensée slogan et l'obligation de réagir instantanément pour des besoins médiatiques. En homme de réflexion, il a donc pris le temps de rédiger un «essai» sur le sujet: vingt-cinq pages publiées virtuellement et disponibles en téléchargement sur son site.

Après les catholiques, en pointe sur le sujet, les protestants évangéliques également parmi les premiers à avoir contesté ce projet de loi, les musulmans, les orthodoxes et finalement la Fédération protestante de France, le 13 octobre dernier, c'est à présent le judaïsme qui exprime ses doutes sur le sujet. Et désormais toutes les religions en France s'opposent à cette évolution de société.

Dans ce document intitulé «Mariage homosexuel, homoparentalité et adoption: ce que l'on oublie de dire», le grand rabbin de France cherche à expliquer les «véritables enjeux de la négation de la différence sexuelle», commente le rabbin Moché Lewin, son collaborateur.

Un préjudice

De fait, précise Gilles Bernheim, «à l'heure de conclure, il ressort que les arguments invoqués d'égalité, d'amour, de protection ou de droit à l'enfant se démontent et ne peuvent, à eux seuls, justifier une loi».

Il poursuit: «Ce qui pose problème dans la loi envisagée, c'est le préjudice qu'elle causerait à l'ensemble de notre société au seul profit d'une infime minorité, une fois que l'on aurait brouillé de façon irréversible trois choses:

- les généalogies en substituant la parentalité à la paternité et à la maternité;

- le statut de l'enfant, passant de sujet à celui d'un objet auquel chacun aurait droit;

- les identités où la sexuation comme donnée naturelle serait dans l'obligation de s'effacer devant l'orientation exprimée par chacun, au nom d'une lutte contre les inégalités, pervertie en éradication des différences.

Ces enjeux doivent être clairement posés dans le débat sur le mariage homosexuel et l'homoparentalité. Ils renvoient aux fondamentaux de la société dans laquelle chacun d'entre nous a envie de vivre.»

LIRE AUSSI: » Les protestants français contre le mariage homosexuel » L'Église de France «refuse l'homophobie» » Les religions résistent au mariage gay Par Jean-Marie Guénois

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CRIF Editorial du président Publié le 12 Février 2013 Démission de Benoit XVI http://www.crif.org/fr/leditorialdupresident/d%C3%A9mission-de-benoit-xvi/35129

On ne peut qu’éprouver du respect devant la décision du Pape Benoit XVI de démissionner dans une quinzaine de jours en raison de la perception qu’il a de son affaiblissement physique. L’annonce effectuée au cours d’un consistoire de cardinaux destiné à la canonisation de trois martyrs d’Otrante (à la suite de la prise de la ville par les troupes ottomanes) a stupéfait le monde. Les réactions étaient uniformément positives et le communiqué du Crif a souligné le rôle considérable que Benoit XVI avait joué dans la pérennisation du dialogue judéo-catholique. Seul, le cardinal Dziwisz de Cracovie, le plus proche collaborateur de Jean Paul II, a émis une forte réserve : « On ne descend pas de la croix ». Benoit XVI, qui a aussi accompagné Jean Paul II au long de son pontificat a réfléchi sur les dernières années de celui-ci marquées par une très grave maladie de Parkinson et en a tiré des conclusions différentes de celles de son prestigieux prédécesseur.

Cette décision n’est pas tout à fait sans antécédent, mais il faut remonter à sept siècles pour en trouver l’équivalent. L’exemple de Grégoire XII n’est pas pertinent, car celui-ci fut obligé de démissionner par le Concile de Constance en 1415 pour résoudre le problème du « Grand schisme de l’Occident » où trois Papes (dont deux antipapes suivant les conclusions rétroactives) se disputaient le siège de Saint Pierre.

En revanche la décision de Célestin V de démissionner en décembre en 1294 a certainement fait méditer Benoit XVI, qui lui avait d’ailleurs rendu hommage en visitant l’Aquila, détruite par le tremblement de terre de 2009 , où se trouvent les souvenirs de ce Pape très improbable. Pieux ermite, recherché comme thaumaturge et fondateur d’un ordre qui après sa mort prit le nom de Célestins, il était connu de cette douzaine de cardinaux, presque tous d’origine romaine et rattachés aux familles rivales des Colonna et des Orsini, qui n’étaient pas parvenus depuis près de deux ans à choisir un Pape et qui, faute de consensus, avaient, contre son gré, choisi hors de la curie, ce vieillard peu instruit, plus habitué aux mortifications physiques et aux exercices spirituels qu’aux subtilités du droit canon ou de la politique européenne. Après cinq mois de pontificat, convaincu d’être une “erreur de casting” Célestin démissionna après avoir demandé à un cardinal érudit s’il avait droit de le faire. Celui-ci le lui confirma, puis une fois élu lui-même sous le nom de Boniface VIII, il s’empressa d’emprisonner Célestin de crainte que celui-ci revienne sur sa décision. La suite, la volonté anachronique de Boniface VIII d’établir une papocratie en Europe, d’où ses conflits avec Philippe le Bel de France, appartient à la grande histoire. Par contraste, l’hostilité contre Boniface VIII a fait pendant des siècles des Célestins un ordre protégé et prospère dans notre pays.

Bien différent de Célestin V apparaît donc Benoit XVI, grand théologien et grand intellectuel, professeur plus que mobilisateur des foules. Mais les aptitudes extérieures différentes ne préjugent pas d’une vie spirituelle qui est peut-être similaire.

J’ai rencontré Benoit XVI à plusieurs reprises, notamment à Birkenau, six semaines après son élection, à Paris au cours de son voyage de 2008 où j’ai eu l’honneur de m’adresser à lui en tant que représentant la communauté juive de France, au Vatican et à Jérusalem au cours de son voyage historique. Il m’est arrivé d’être déçu par ses représentations de la Shoah, parce qu’elles me paraissaient réservées, pas assez empathiques, parce qu’elles faisaient la part trop belle aux considérations métaphysiques et limitaient apparemment trop les responsabilités humaines à un petit groupe de criminels nazis.

J’ai été profondément gêné quand s’est développé le mouvement en faveur de la béatification de Pie XII dont je ne peux pas oublier les silences pendant la guerre, mais aussi après la guerre, alors que les menaces de représailles contre les chrétiens avaient disparu.

J’ai été choqué que l’on n’ait pas su, ou pas voulu savoir, quelles étaient les opinions de Mgr Williamson, l’évêque lefévriste publiquement antisémite et négationniste, quand le Vatican a cherché à établir des liens avec la Fraternité Saint Pie X.

Comme d’autres, je me suis alors exprimé. Mais à aucun moment, je n’ai mis en doute la volonté de Benoit XVI d’approfondir le dialogue entre Juifs et chrétiens, son désir, exprimé à de nombreuses reprises et au cours de nombreuses visites, de pérenniser avec les Juifs des relations fraternelles, ses conclusions tirées de sa compétence théologique exceptionnelle, de la judéité de Jésus et des premiers disciples et ses efforts de ne rien céder sur les acquis de Vatican II.

Benoit XVI a été, avant même d’être Pape et pendant qu’il a été Pape, un grand artisan du rapprochement des chrétiens envers les Juifs. Qu’il en soit remercié. Ceux qui le traitent d’ancien nazi parce qu’il avait été dans les Jeunesses hitlériennes (où depuis 1938 les jeunes « aryens » allemands, tels le futur grand philosophe Jurgen Habermas, étaient obligés de s’inscrire), calomnient honteusement sans connaître les complexités de l’histoire. Il ne faut pas confondre la trajectoire d’un jeune Ratzinger, de famille antinazie parce que profondément catholique et un Günter Grass qui s’était engagé dans les Waffen SS.

Je souhaite à Benoit XVI une retraite paisible et studieuse et j’espère que son successeur continuera envers les Juifs l’exceptionnel travail effectué jusqu’à maintenant au sein de l’Eglise catholique et singulièrement au sein de l’Eglise de France.
Richard Prasquier Président du CRIF

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Le grand rabbin de France reconnaît ne pas être agrégé de philosophie Publié le 09.04.2013, 19h59 | Mise à jour : 22h16 http://www.leparisien.fr/societe/le-grand-rabbin-de-france-reconnait-ne-pas-etre-agrege-de-philosophie-09-04-2013-2711487.php
Sa réputation avait déjà été mise à mal par une affaire de plagiat. Va-t-elle résister à ses aveux ? Le grand rabbin de France Gilles Bernheim a reconnu, mardi soir sur Radio Shalom, qu'il n'était pas agrégé de philosophie, excluant toutefois de quitter ses fonctions.

Le vendredi précédent, faisant suite à des révélations de plagiat dans un de ses ouvrages, on découvrait que le grand rabbin ne figurait pas dans les listes des agrégés de philosophie de l'Université, comme il s'en prévalait dans différentes notices biographiques, y compris celle du Who's Who (rédigée par lui-même), où il était entré il y a six mois.

«Le fait non pas de proclamer partout, mais de laisser dire qu'on est agrégé permet de mettre un pansement sur une blessure qui est très forte et de vivre longtemps après», a-t-il argumenté évoquant un «événement tragique» au moment du concours mais dont il n'a pas précisé la nature. Gilles Bernheim a également reconnu tous les plagiats dont il a été accusé, se disant pleinement responsable de ces emprunts. «Démissionner sur une initiative personnelle relèverait d'une désertion», a-t-il déclaré, mettant ainsi terme à une semaine de silence.

Il continuera à exercer comme chef de culte

«Par ailleurs, a-t-il ajouté, ce ne serait pas conforme à ce que j'ai été dans la vie privée comme dans la vie publique, à savoir un homme qui sait prendre ses responsabilités». «J'ajouterais également que ce serait un acte d'orgueil alors que je dois aujourd'hui agir dans la plus grande humilité. Et ce serait contraire à la collégialité qui préside une telle décision».

Le grand rabbin a martelé: «Mon propos est très clair: je travaille, j'assume chaque jour pleinement ma fonction de grand rabbin de France».

Interrogé sur d'éventuelles autres révélations, il a ajouté: «Les menaces sont toujours très brutales. Elles ont pour finalité d'exercer une forme de violence et de casser la personne. Je suis solide».

La révélation, la veille de ses aveux sur l'agrégation de philosophie, d'autres plagiats dans un essai contre la mariage pour tous publié à l'automne, a accru le sentiment de désastre ressenti au sein de la communauté juive.Les uns plaident pour un soutien inconditionnel à Gilles Bernheim, les autres appellent à sa démission. LeParisien.fr

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VIDEO. Les "pressions médiatiques" ont eu raison du Grand Rabbin Gilles Bernheim Matthieu Beigbeder, publié le 11/04/2013 à 17:49, mis à jour à 17:56 http://www.lexpress.fr/actualite/societe/les-pressions-mediatiques-ont-eu-raison-du-grand-rabbin-gilles-bernheim_1239514.html

La démission du Grand Rabbin de France Gilles Bernheim après les révélations de plagiat et d'usurpation de titre universitaire laisse la communauté juive sans chef. Réactions à chaud.

Empêtré dans ses mensonges, le Grand Rabbin de France, Gilles Bernheim, a présenté ce jeudi devant le Consistoire sa démission. Une décision qu'il a prise après les révélations des divers plagiats dans son livre Quarante méditations juives (Stock) et après avoir reconnu avoir usurpé le titre d'agrégé de philosophie.

Selon le président du Consistoire, Joël Mergui, il a annoncé sa décision au cours d'un conseil exceptionnel plein de "sérénité, mais difficile, triste et émouvant pour l'Institution". Il affirme que le Grand Rabbin a pris cette décision à la suite des "pressions médiatiques".

"Les répercussions sont importantes. Elles ont touché sa dignité", a-t-il affirmé gravement à la sortie de la réunion. Gilles Bernheim avait pourtant affirmé mardi soir au micro de Radio Shalom sa volonté de rester en poste.

"Le système de plagiats est allé beaucoup trop loin"

Mais une partie de la communauté juive ne voyait pas cette décision d'un très bon oeil, à l'instar de Yeshaya Dalsace, Rabbin de la communauté Dor Vador à Paris. Interrogé par L'Express, il dénonce "un système de plagiats qui est allé beaucoup trop loin". "Il est désolant, pour la communauté juive, que la démission du grand rabbin soit si tardive", déplore de son côté Jean-Noël Darde, le blogueur qui a révélé les premiers plagiats.

La majorité des associations juives de France s'est cependant gardé de prendre position. Le Mouvement Juif Libéral de France (MJLF) a simplement "pris acte" de cette décision. Le Conseil Représentatif des Institutions juives de France (CRIF) et l'Union des Etudiants Juifs de France (UEJF), n'ont pas souhaité faire de commentaires.

L'heure du bilan

Que reste-t-il donc du bilan de Gilles Bernheim, resté à ce poste cinq années? "C'est un homme de prestige, on ne peut pas nier qu'il représente des milliers de gens", affirme Yeshaya Dalsace. Ce dernier s'est pourtant vivement opposé à lui ces derniers mois sur la question du mariage gay.

Joël Mergui loue quant à lui "un intellectuel, un homme de convictions et de valeurs". Elie Kling, auteur de La vie et l'oeuvre du Grand Rabbin Kling [son prédécesseur, NDLR], se dit "touché" par la démission de Gilles Bernheim: "C'est un homme pour lequel j'ai beaucoup d'estime, déclare-t-il. Il a beaucoup de qualités et c'est une personne qui sortait de l'ordinaire".

La place sera laissée vacante "quelques mois"

Cette décision éclaire -le plagiat a été révélé au grand jour la semaine dernière- laisse le Consistoire démuni. Et le siège de Grand Rabbin vacant. Selon Joël Mergui, il pourrait le rester encore "quelques mois", le temps qu'une nouvelle élection soit organisée. Pendant cette vacance, le Grand Rabbin de Paris, Michel Guggenheim, et le directeur de l'école rabbinique, Olivier Kaufmann, assureront l'intérim.

Le président du Consistoire lance un appel à sa communauté: "Je demande aux juifs de France de continuer à faire confiance au Rabbin Gilles Berheim, ainsi qu'aux institutions du Consistoire".

Quant à Gilles Bernheim, il espère que les prochains jours lui permettront de "se reposer", affirme Joël Mergui. "Grâce à vous, on l'espère", déclare-t-il aux médias présents, sourire en coin, espérant ainsi exorciser "les pressions médiatiques" à l'origine de la démission du Grand Rabbin.

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Valls conseille au grand rabbin de France, plagiaire, de "réfléchir" à son avenir Edité par L.D. avec AFP le 11 avril 2013 à 10h25 , mis à jour le 11 avril 2013 à 10h31. http://lci.tf1.fr/france/societe/valls-conseille-au-grand-rabbin-de-france-plagiaire-de-reflechir-7920380.html

Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls a estimé jeudi que le grand rabbin de France devait réfléchir à son avenir, après qu'il a reconnu avoir plagié plusieurs auteurs et menti sur l'obtention d'un diplôme d'agrégation de philosophie.

L'affaire secoue le Consistoire israélite. Gilles Bernheim a reconnu avoir plagié plusieurs auteurs et menti sur l'obtention d'un diplôme d'agrégation de philosophie. Un scandale qui aurait provoqué la démission du porte-parole du grand rabbin de France. Pourtant, le principal intéressé, qui a symbolisé pendant quatre ans un judaïsme d'ouverture, a refusé mardi de démissionner, jugeant qu'il s'agirait d'une "désertion" et d'un "péché d'orgueil".

Le Consistoire central israélite doit tenir ce jeudi un conseil exceptionnel sur son cas. Mais avant l'avis de l'instance juive, c'est le ministre de l'Intérieur qui a pris position sur l'affaire : "Nous avons tous été (...) choqués et meurtris, mais je n'ai pas à prendre position sur les choix d'un homme ou des instances de la communauté juive", a déclaré sur Europe 1 Manuel Valls dont les cultes entrent dans les attributions. "Lui aussi doit réfléchir à ce qui est en train de se passer, la confiance. Quand la confiance est ébréchée, il faut des gestes forts", a-t-il ajouté, faisant référence au climat de défiance que traverse actuellement le gouvernement, après que l'ancien ministre du Budget, Jérôme Cahuzac, a reconnu détenir un compte non déclaré en Suisse.

A ce titre, François Hollande a annoncé mercredi une série de mesures destinées à la fois à rendre plus transparents les activités et le patrimoine des élus français tout en luttant contre la grande délinquance financière et les paradis fiscaux. Quant à la communauté juive ? Elle semble partagée sur le cas du grand rabbin qui a reconnu ses fautes mais espère à terme restaurer la confiance.

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2013-05-27 http://www.la-croix.com/Archives/2013-05-27/Roger-Cukierman-elu-president-du-Crif-2013-05-27-965465

Roger Cukierman élu président du Crif

Roger Cukierman, 76 ans, a été élu président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), dimanche, pour une durée de trois ans, a annoncé le Conseil dans un communiqué. Il succède à Richard Prasquier qui achève deux mandats successifs de trois ans.Il a obtenu, à l'issue du second tour de scrutin, 61 % des voix, contre 39 % à Arié Bensemhoun, 50 ans, président de la communauté juive de Toulouse.Roger Cukierman, qui a déjà été président du Crif de 2001 à 2007, a indiqué vouloir placer son mandat « sous le signe d'une lutte implacable, constante et déterminée contre ...

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La viralité de la «quenelle» de Dieudonné continue d'inquiéter Par Marion Joseph Publié le 16/12/2013 à 17:52 http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2013/12/16/01016-20131216ARTFIG00533-la-viralite-de-la-quenelle-de-dieudonne-continue-d-inquieter.php

Le président du Crif, Roger Cukierman, s'est alarmé lundi sur RTL du succès de ce geste inventé par l'humoriste et qui symbolise selon lui (notedt)l'«inverse du salut nazi».

«Dieudonné est devenu un professionnel de l'antisémitisme».
C'est la charge porté lundi contre l'humoriste par le président du Conseil représentatif des institutions juives en France (Crif), Roger Cukierman, invité sur RTL pour le 70e anniversaire de l'association.
Objet de son attaque: la «quenelle», un geste à mi-chemin entre le salut hitlérien et le bras d'honneur instauré par Dieudonné en 2009 pour sa campagne aux élections européennes. Depuis, les photos de personnes, bras tendu vers le bas et main au niveau de l'épaule, se multiplient sur Internet.

«Ça m'inquiète énormément parce que c'est le geste inverse du salut nazi. Il ne faut pas se laisser prendre par le côté humoristique affiché par Dieudonné, qui est devenu un professionnel de l'antisémitisme. Il utilise sa réputation d'humoriste pour fabriquer de l'antisémitisme et le propager», dénonce Roger Cukierman. Pour lui, «les jeunes ne sont pas conscients du fait que ce qu'ils font est très proche du salut nazi. C'est une manière pour certains peut-être de se croire anarchiste ou révolutionnaire». Mais, ajoute-t-il, «le nazisme, ce n'est pas anodin, c'est très grave». Le président du Crif s'en est également pris aux géants d'internet, comme Google et Youtube, qui «mettent sur leurs portails Dieudonné en vedette». «Ça lui permet d'avoir un ou deux millions de vues», regrette-t-il, en accusant les responsables des circuits internet de «collaborer à une propagande antisémite».

Gestuelle antisémite pour certains, symbole antisystème pour d'autres, la signification de la «quenelle» est encore floue. Dieudonné lui-même reste évasif sur le sens de son geste. «Aujourd'hui, je dirais que ça ne m'appartient plus. Ce concept, cette formule magique ne m'appartient plus, elle appartient à la révolution qui arrive», se contentait-il d'assurer dans une vidéo postée sur son site fin août.

La «quenelle» a en tout cas réussi à toucher des publics très divers: des anonymes fans de l'humoriste, mais aussi des lycéens, des militaires, des gendarmes, des manifestants anti-mariage gay, des sportifs... Un footballeur du FC Sochaux, Mathieu Deplagne, avait ainsi célébré son premier but en ligue 1 avec une «quenelle» (voir à 1'15):

Le phénomène a aussi atteint le petit écran, où plusieurs candidats de télé réalité (Secret Story, Pékin Express...) ont mimé une «quenelle» en pleine émission. Face à cette viralité, certains se sont même faits piéger en reproduisant le geste sans en connaître la signification. Ce fut le cas de l'animateur du Petit Journal de Canal +, Yann Barthès, du basketteur Tony Parker ou encore du footballeur Mamadou Sakho. Dernier épisode en date: ce week-end, à Angers, l'«arbre de la laïcité», planté en 2012 par le maire socialiste Frédéric Béatse a été rebaptisé l'«arbre à quenelles», après avoir été arraché deux fois au cours des dernières semaines, a rapporté Le Courrier de l'Ouest. Alors que les auteurs de ces vandalismes n'ont pas encore été identifiés, l'édile a assuré qu'il replanterait «cet arbre encore et encore».

Revers du succès, le site de Dieudonné a été piraté mercredi. Le jeune homme, qui a réussi à penétrer dans le serveur de la base de données de Dieudosphère, a publié sur son blog, Dieudosphere Hacked, une liste d'informations confidentielles sur les «quenelliers». Noms, prénoms, villes de résidence, mails, photos... Les soutiens de Dieudonné sont facilement identifiables. Le pirate, contacté par le site de BFMTV, présente son geste comme «politique et même civique». «Je considère que combattre le fascisme est une lutte qui dépasse les clivages de gauche et de droite», explique-t-il. Et le garçon de vingt ans de préciser: «Ce n'est pas la première fois que je m'en prends à eux. Je ne les crains absolument pas, mais je reste masqué pour m'amuser à leur faire chercher mon identité».

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François Hollande à Roger Cukierman : « Ce pacte de confiance qui existe entre la République et le CRIF» http://www.crif.org/fr/lecrifenaction/fran%C3%A7ois-hollande-%C3%A0-roger-cukierman-%C2%AB-ce-pacte-de-confiance-qui-existe-entre-la-r%C3%A9publique-et-le-crif%C2%BB/48155

De nombreuses personnalités politiques, religieuses et communautaires ont assisté, lundi 16 décembre 2013, à la réception donnée par le Président de la République, François Hollande, à l’occasion des 70 ans du CRIF, parmi lesquelles la Garde des Sceaux Christine Taubira, le Ministre de l’Intérieur Manuel Valls, le Président du Sénat Jean-Pierre Bel, l’Ambassadeur d’Israël en France Yossi Gal, le Grand Rabbin de Paris, Grand Rabbin de France par intérim, Michel Gugenheim et Joel Mergui, Président des Consistoires.

Dérogeant au protocole, François Hollande a autorisé, de manière tout à fait exceptionnelle, le Président du CRIF à dire quelques mots d’introduction avant son intervention. « Tous les Juifs se sentent honorés », a déclaré Roger Cukierman, remerciant le Président d’avoir accepté d’organiser la célébration anniversaire du CRIF « dans ce haut lieu de la République ». « Nous savons bien que la France n’est pas antisémite », a-t-il poursuivi, insistant : « Aussi, nous devons résister à la tentation du repli sur soi. Nous voulons être ouverts sur la société française et continuer de contribuer, comme nous le faisons depuis 2000 ans, à la grandeur de la France ». Le Président, dans son allocution, a insisté : « C’est bien que le CRIF puisse être l’interlocuteur politique des pouvoirs publics ». Il a ensuite affirmé comprendre l’attachement de la communauté juive de France à Israël, un attachement « naturel ». Concluant ses propos, François Hollande a affirmé : « La République à besoin des Juifs de France ».

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vendredi, 20 décembre 2013 15:19 L’incroyable plaisanterie de François Hollande sur l’Algérie Lilia Oufella http://www.tsa-algerie.com/actualite/item/3315-l-incroyable-plaisanterie-de-francois-hollande-sur-l-algerie

La phrase était passée inaperçue avant de faire le tour des réseaux sociaux ce vendredi. Lors de son discours, lundi 16 décembre à l’Élysée, à l’occasion du 70ème anniversaire du CRIF (Conseil Représentatif des Institutions juives de France), François Hollande a glissé une plaisanterie au sujet de l’Algérie.

Au début de son discours (disponible sur le site de l’Élysée, ici), le Président s’adresse d’abord à la ministre de la Justice, garde de sceaux puis au ministre de l’Intérieur. Quand son regard se pose sur ce dernier, Hollande affirme que Manuel Valls allait se rendre en Algérie. Le ministre de l’Intérieur lui rappelle qu’il en revenait. Pour rectifier son erreur, Hollande lance une blague : « Il en revient sain et sauf ». Avant d’ajouter : « c’est déjà beaucoup ! », tout en souriant.

La plaisanterie du président français a fait rire son audience mais elle est loin d’être du goût des internautes algériens. Le fait que François Hollande ait prononcé cette phrase devant le Crif, une organisation réputée proche d’Israël, a beaucoup indigné les facebookers et twittos algériens. « Et oui, ils viennent pour investir et prendre l'argent ensuite nous insulter pour les beaux yeux des Juifs ! » réagit Mohamed sur Facebook. « Juste une question Monsieur Hollande. Jean-Marc Ayrault est revenu d'Algérie avec des contrats de plusieurs milliards d'euros pour l'économie française ! On est d'accord ? Le Crif t'apporte quoi à l'économie ? 0%. Au contraire, ils sont venus festoyer à l’Élysée aux frais des contribuables français. Ce que vous gagnez sur le marché algérien en contrats, vous le consommez pour les beaux yeux du Crif. C'est l'équation que je vous demande de revoir », note Far. « Franchement, c'est débile. Il est clair qu'il se moque de Valls, puisque ce dernier en plus d'être raciste sur les bords, a un dévouement total pour la "légitimité d’Israël" et la communauté juive en France, et en Algérie, ce n'est pas le cas, bien au contraire », souligne Quelque Chose. « C'est pour plaire aux sionistes qui le financent et qui paient son chèque de fin de mois », ajoute Romaissa.

Amina a tenu à souligner sur Facebook : « On se sent plus en sécurité à Alger que dans les banlieues françaises ». Amira ajoute sur Twitter : « Arrêtez de véhiculer une fausse image. On est très bien chez nous et on se sent en sécurité ». Ali Ouhachi se demande sur le même réseau social : « Notre Président couve-t-il une maladie contagieuse ? » Amrane s’interroge, quant à lui sur Twitter si Hollande a « fait l’école du rire ou séché les cours de communication ».

Solitaire et Hani vont plus loin dans leurs commentaires et demandent à ce que l’ambassadeur français en Algérie soit convoqué. « Lamamra doit convoquer l'ambassadeur français pour des clarifications. C'est le minimum que doit faire un pays qui se respecte », note Solitaire sur Facebook. « L'Algérie doit convoquer immédiatement l'ambassadeur français. C'est la moindre des choses », ajoute Hani sur le même réseau social. Pour l’heure, Alger n’a toujours pas réagi.

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Cukierman: la lutte contre l’antisémitisme et l’antisionisme doit être une «cause nationale» AFP 4 mars 2014 à 22:20 http://www.liberation.fr/politiques/2014/03/04/cukierman-la-lutte-contre-l-antisemitisme-et-l-antisionisme-doit-etre-une-cause-nationale_984586

Antisémitisme à l’extrême droite, antisionisme à l’extrême gauche: le président du Crif Roger Cukierman a appelé mardi soir François Hollande à mobiliser la France contre ces deux fléaux en en faisant «une cause nationale».

«Il faut attaquer très tôt la propagation de la haine», a expliqué Roger Cukierman lors du dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France. «On ne naît pas antisémite, on le devient, par bêtise, par ignorance, ou par préjugé»

«Faites-en une cause nationale !», a-t-il imploré François Hollande, en appelant à un rassemblement, le 19 mars à Paris, pour commémorer les assassinats perpétrés il y a deux ans à Toulouse par Mohamed Merah contre six personnes, dont trois enfants juifs.

S’exprimant devant le chef de l’Etat et 800 personnalités, M. Cukierman a tenu un discours sombre, témoignant de son inquiétude à l’égard de l’atmosphère d’intolérance régnant dans le pays.

Parmi les invités au Pavillon d’Armenonville à Paris, -qui comptaient ministres, sénateurs, députés, ambassadeurs, maires du Grand Paris, responsables religieux-, le président du Crif a accueilli Michel Antangana, Français d’origine camerounaise récemment libéré après 18 ans d’internement au Cameroun.

«J’aurais aimé évoquer le dicton +Heureux comme un juif en France+, a déclaré M. Cukierman (...) Je dois malheureusement recourir à l’humour juif, souvent grinçant. Qu’est-ce qu’un antisémite ? +C’est quelqu’un qui déteste les Juifs plus que nécessaire+».

«La bête immonde est, hélas, bien présente, aujourd’hui, en France», a déploré le président du Crif, que la chute du nombre d’actes antisémites, en baisse de 31% en 2013 selon le Service de protection de la communauté juive (SPCJ), n’a guère rassuré.

- «Risque d’être agressé» -

«Je pense avec tristesse, avec inquiétude, avec angoisse, aux ignobles slogans lancés par quelques milliers d’individus parmi les manifestants du dimanche 26 janvier à Paris. Ils hurlaient: +Juifs dehors, la France n’est pas à toi!+».

Pour M. Cukierman, qui a rappelé son passé d’enfant caché et celui de sa famille, «gazée et brûlée par Hitler et ses complices», «A Paris, dans le métro, porter une kippa, c’est prendre le risque d’être agressé».

Il a évoqué la progression spectaculaire du Front national avec «sa cohorte d’antisémites, de vichystes et de négationnistes réfugiés derrière sa dirigeante, attentive à ne pas commettre d’impair».

Mais il a également dénoncé, à l’extrême-gauche, «l’antisionisme, nouvel habit de l’antisémitisme. Car s’il n’y est pas convenable d’être antisémite, il est élégant de fustiger l’Etat d’Israël».

A cet égard, le président du Crif s’est étonné que les appels au boycottage en France ciblent un seul des 200 pays de l’ONU. «Je peux vous citer 50 pays dont les frontières sont contestées par leurs voisins en Afrique, au Moyen-Orient, ou sur l’immense continent asiatique».

«Concernant Israël», a-t-il poursuivi, «des positions extrémistes sont parfois attribuées au CRIF. A tort (...) Nous avons pour objectif que l’Etat d’Israël vive en paix aux côtés d’un Etat de Palestine. Nous souhaitons qu’Israël, où 20 % de la population pratique la langue française, soit enfin admis dans l’Organisation de la Francophonie financée par le contribuable français».

M. Cukierman a également «suggéré que la France se démarque du reste du monde et reconnaisse Jérusalem comme la capitale d’Israël». AFP

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Grand rabbin de France: Haïm Korsia succède à Gilles Bernheim Par LEXPRESS.fr, publié le 23/06/2014 à 10:48

Haïm Korsia, 51 ans, a été élu dimanche grand rabbin de France pour sept ans. L'aumônier général israélite des armées a devancé Olivier Kaufmann, directeur de l'école rabbinique. L'élection d'un nouveau grand rabbin intervient plus d'un an après le scandale qui avait provoqué la chute de son prédécesseur Gilles Bernheim.

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http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20140622.OBS1303/cinq-candidats-au-titre-de-grand-rabbin-de-france.html Haïm Korsia est le nouveau grand rabbin de France Le Nouvel Observateur avec AFP Par Le Nouvel Observateur avec AFP KVoir tous ses articles Publié le 22-06-2014 à 09h49 Mis à jour à 14h20

Le grand rabbin a été préféré au second tour au directeur de l'école rabbinique Olivier Kaufmann avec 131 voix contre 97.

Haïm Korsia a été élu grand rabbin de France ce dimanche 22 juin par les communautés juives liées au Consistoire central, plus d'un an après le scandale qui a provoqué la chute de Gilles Bernheim.

Le grand rabbin également aumônier général des armées a été préféré au second tour au directeur de l'école rabbinique Olivier Kaufmann avec 131 voix contre 97.

Mis en cause pour avoir plagié divers textes et prétendu à tort être agrégé de philosophie, Gilles Bernheim, intellectuel reconnu, grand rabbin de France depuis 2009, avait démissionné en avril 2013. Ces accusations avaient suscité une onde de choc dans la première communauté juive d'Europe, forte de 500.000 à 600.000 membres. L'intérim a été assuré par le grand rabbin de Paris Michel Gugenheim et le directeur de l'école rabbinique Olivier Kaufmann.

Il y avait trois autres prétendants au titre : Laurent Berros, rabbin de Sarcelles (Val-d'Oise), Alain Senior, rabbin de Créteil et David Shoushana,rabbin de Charenton-le-Pont (Val-de-Marne). Le retrait d'un sixième candidat, Meyer Malka, a été annoncé samedi en fin de soirée.

Un mandat de sept ans

Le grand rabbin de France est choisi pour un mandat de sept ans par quelque 315 grands électeurs (rabbins et représentants des communautés régionales et locales), membres du Consistoire central.

Mis en place en 1808 par Napoléon, le Consistoire central israélite de France rassemble la majorité des synagogues françaises. Il n'est cependant plus reconnu par l'ensemble de la communauté juive, certains lieux de culte se réclamant d'autres courants (libéraux, massortis...) et regrettant que le Consistoire se soit replié sur une ligne orthodoxe stricte.

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Le CFCM va boycotter le dîner du Crif après les propos de Cukierman Publié à 16h09, le 23 février 2015, Modifié à 17h29, le 23 février 2015 http://www.europe1.fr/politique/le-cfcm-boycotte-le-diner-du-crif-apres-les-propos-de-cukierman-2381263

Le Conseil Français du Culte Musulman estime que les propos tenus par le président du Conseil représentatif des institutions juives de France sont "irresponsables et inadmissibles".

"Il faut dire les choses : toutes les violences aujourd'hui sont commises par des jeunes musulmans. Bien sûr, c'est une toute petite minorité de la communauté musulmane et les musulmans en sont les premières victimes".
Les propos de Roger Cukierman, président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), lundi matin sur Europe 1, ont créé la polémique. Pour lui, le terme d'"islamo-fascisme", repris la semaine dernière par Manuel Valls, "correspond assez bien à la réalité".
Des propos qui ont poussé le Conseil Français du Culte Musulman (CFCM) a décidé de boycotter le traditionnel repas du Crif, lundi soir, selon les informations d'Europe 1.

"Des déclarations irresponsables et inadmissibles".

"Le Bureau Exécutif du Conseil Français du Culte Musulman (CFCM) réuni ce jour à la Mosquée de Paris, a pris connaissance avec consternation des propos tenus ce matin même par le Président du CRIF, Roger Cukierman, sur les ondes d'Europe 1. Considérer que "toutes les violences aujourd'hui sont commises par des jeunes musulmans" et que son approbation de l'expression "islamo-fascisme" sont des déclarations irresponsables et inadmissibles qui contreviennent au principe même du vivre-ensemble", peut-on lire dans un communiqué dont Europe 1 a pris connaissance avant sa publication. Et le CFCM de conclure qu'il "ne peut accepter que la composante musulmane de France soit aujourd'hui l'objet d'attaques aussi graves qu'infondées. Compte tenu des déclarations du président du CRIF, le CFCM juge inopportun de participer au dîner du CRIF de ce soir".

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Crif: Hollande promet de nouvelles sanctions contre la "lèpre" de l'antisémitisme Par LEXPRESS.fr avec AFP, publié le 24/02/2015 à 07:24

François Hollande a annoncé un renforcement de l'arsenal répressif contre "tout propos de haine" raciste ou antisémite lors du 30e dîner annuel du Crif.
Le repas a été ternie par l'absence des représentants du conseil français du culte musulman après les propos de Roger Cukierman.

"Il n'y a pas d'antisémitisme ordinaire", a déclaré François Hollande lors du 30e dîner annuel du Crif. Le président a annoncé un renforcement de l'arsenal répressif contre "tout propos de haine" raciste ou antisémite. Manuel Valls présentera "dans les prochains jours" un plan "aussi complet que concret", a-t-il précisé.

Des "sanctions plus rapides et plus efficaces" vont être prises: François Hollande "a souhaité" que "tout propos de haine, raciste, antisémite ou homophobe ne relève plus du droit de la presse mais du droit pénal". De plus, sera renforcé le caractère aggravant de la connotation antisémite d'un délit.

Projet de loi sur le renseignement

"Nous allons renforcer les outils du droit" contre les personnes tentées par le djihadisme, a dit François Hollande, annonçant la présentation en conseil des ministres le 18 mars prochain d'un projet de loi sur le renseignement.

Dans le prolongement du voyage de Bernard Cazeneuve aux Etats-Unis, où il a convié en France les géants d'internet en avril, François Hollande a placé ces majors devant leurs responsabilités: "Si vraiment les grands groupes d'internet ne veulent pas être complices du mal, ils doivent participer à la régulation".
Lors de leur venue en avril, "nous fixerons un cahier des charges clair et précis avec ces géants d'internet et je vous assure que nous contrôlerons son application". De plus, les moyens de la plate-forme Pharos de signalement de contenus illicites seront renforcés.

Ambiance tendue

La soirée a été ternie par l'absence du Conseil français du culte musulman (CFCM) et de son président Dalil Boubakeur. Le président du Crif Roger Cukierman a provoqué lundi la polémique avec des propos équivoques sur Marine Le Pen et stigmatisants sur les "jeunes musulmans" à quelques heures du dîner de son organisation.

Lors de son arrivée, l'ancien président Nicolas Sarkozy a confié à Serge et Arno Klarsfeld, qui avaient condamné les premiers les propos de Cukierman sur Marine Le Pen: "Heureusement qu'il y a des gens dans la communauté (juive) qui tiennent des propos sensés". Quelques minutes plus tard, il a eu un vif échange avec le numéro 2 du Crif, Francis Khalifa.

Roger Cukierman a tenté de faire retomber la pression en exprimant, en introduction de son discours, son "vif regret" de l'absence du CFCM. "Juifs et musulmans, nous sommes sur le même bateau, j'espère que le contact sera rapidement rétabli", a déclaré Roger Cukierman, rappelant son amitié "ancienne et sincère" avec Dalil Boubakeur.

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Agression à Marseille: Grand rabbin et Crif opposés au renoncement à la kippa Publié le 12.01.2016 à 20:04 Mis à jour le 12.01.2016 à 20:04 http://www.20minutes.fr/societe/1764835-20160112-agression-marseille-grand-rabbin-crif-opposes-renoncement-kippa

SECURITE Le président du Consistoire israélite de Marseille a «incité» mardi les juifs de la ville à «enlever la kippa dans cette période trouble, jusqu'à des jours meilleurs»...

«Nous ne devons céder à rien.»

Le grand rabbin de France, Haïm Korsia, a déclaré ce mardi que la recommandation faite aux juifs de Marseille d'enlever la kippa après l'agression antisémite d'un enseignant juif était un «cri d'émotion compréhensible», tout en ajoutant: «Nous continuerons à porter la kippa.»

Un peu plus tôt, le président du Consistoire israélite de Marseille, Zvi Ammar, avait «incité» les juifs de la ville à «enlever la kippa dans cette période trouble, jusqu'à des jours meilleurs», au lendemain de l'agression à la machette d'un professeur juif. «Aujourd'hui, devant la gravité des événements (...) il faut prendre des décisions exceptionnelles, et, pour moi, la vie est plus sacrée que tout autre critère», avait-il dit.

'Une attitude de renoncement"

De son côté, le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), Roger Cukierman, a jugé que cette recommandation «n'est certainement pas une bonne idée».
«Cela traduit une attitude défaitiste, de renoncement», a-t-il déclaré.

Pour le grand rabbin Korsia, Zvi Ammar a ainsi «cherché à alerter la communauté juive de Marseille comme l'ensemble de la communauté nationale sur les risques que peuvent encourir les juifs d'aujourd'hui». Le grand rabbin de France a en outre appelé «l'ensemble des supporteurs de l'Olympique de Marseille à revêtir mercredi 20 janvier un couvre-chef», en signe de solidarité, lors du match qui opposera l'équipe phocéenne à Montpellier au stade Vélodrome, en 16es de finale de la Coupe de France de football.

«Donner une recommandation collective» contre le port de la kippa, «je trouve que ce n'est pas très digne. C'est donner la victoire aux djihadistes. Au contraire, il faut résister, se battre, c'est notre honneur et notre dignité de juifs», a souligné pour sa part le président du Crif, dont ne dépendent pas les consistoires, instances de représentation cultuelle.

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Dîner du Crif: pour Valls, «l'antisionisme» est synonyme de «l'antisémitisme» Home ACTUALITE Politique lefigaro.fr Par Judith Waintraub Mis à jour le 08/03/2016 à 07:44 Publié le 07/03/2016 à 23:56

Le premier ministre a remplacé François Hollande lundi soir au dîner du Crif, avec un discours nettement plus musclé.

Parmi les habitués du dîner annuel du Crif (Conseil représentatif des institutions juives), seul François Hollande manquait à l'appel lundi soir. Il est resté à Bruxelles pour un autre dîner, organisé par le Conseil européen autour du premier ministre turc, Ahmet Davutoglu. Manuel Valls a été chargé de lire le discours du président à sa place, et il y a visiblement rajouté sa patte. Un signe ne trompe pas: le premier ministre a parlé plusieurs fois de «terrorisme islamiste», alors que François Hollande se garde de toute référence à la religion musulmane, fût-ce pour en dénoncer les dérives, quand il s'exprime sur le terrorisme.

Le chef du gouvernement a aussi répondu clairement à l'interpellation de Roger Cukierman sur la propagation de l'antisémitisme sous couvert d'antisionisme. Le président du Crif ouvrait le dernier dîner de son mandat. «En France, particulièrement à l'extrême gauche, mais pas seulement, Israël est souvent soumis à une grille de lecture déformante et injuste, a-t-il déploré. Or il n'y a qu'un pas de la détestation d'Israël à l'hostilité aux Français juifs.» Évoquant «l'antisémitisme de l'extrême gauche» et celui de «l'extrême droite», «l'antisémitisme des beaux quartiers et celui des quartiers populaires», Manuel Valls a ajouté:«Il y a l'antisémitisme et il y a l'antisionisme, c'est-à-dire tout simplement le synonyme de l'antisémitisme et de la haine d'Israël.» Voilà qui devrait plaire à toute la frange de la gauche radicale, des écologistes et même du Parti socialiste qui ont fait de la dénonciation d'Israël un de leurs marqueurs.

«Réveiller les consciences,c'est aussi soutenir ces voix qui s'expriment, notamment dans le monde arabe et je pense à Kamel Daoud, qui est la cible d'attaques insupportables pour se battre contre les fanatismes, les intégrismes de toutes sortes» Manuel Valls

Le remplacement au pied levé de François Hollande par Manuel Valls a aussi permis à Roger Cukierman d'obtenir une réponse sur un sujet qui lui tient à cœur et auquel le premier ministre s'est montré plus sensible que le chef de l'État: l'expansion en France du collectif international BDS (Boycott désinvestissement sanctions). BDS prétend défendre la cause palestinienne en prônant le boycott d'Israël dans tous les domaines. L'une de ses dernières manifestations, le 5 janvier, visait à empêcher un ballet de Tel-Aviv de se produire au Palais Garnier. Le premier ministre avait estimé devant les Amis du Crif, le 19 janvier, que BDS participait d'un «climat nauséabond» d'antisémitisme déguisé en antisionisme et annoncé un «changement d'attitude des pouvoirs publics vis-à-vis de ce genre manifestations».

«La Cour de cassation a jugé plusieurs fois, et encore récemment, que l'appel du BDS à ne pas acheter des produits israéliens constituait “une discrimination fondée sur l'appartenance à une nation”, a répondu Valls. Cette discrimination n'est pas seulement illégale, elle est illégitime. Et elle est même un non-sens quand on sait combien le savoir, la science, la culture, la création rapprochent les peuples!» Au passage, le premier ministre a rendu hommage à la maire de paris, Anne Hidalgo, pour avoir organisé «Tel-Aviv sur Seine» malgré les protestations d'élus écologistes et de gauche, dont des députés socialistes comme Alexis Bachelay.

Le chef du gouvernement a aussi salué le courage de Kamel Daoud, écrivain et journaliste algérien persécuté par les islamistes dans son pays et taxé d'«islamophobe» en France par des intellectuels qui ont signé une tribune dans Le Monde pour dénoncer son analyse des violences commises contre des femmes à Cologne. «Réveiller les consciences, a expliqué Manuel Valls, c'est aussi soutenir ces voix qui s'expriment, notamment dans le monde arabe - et je pense à Kamel Daoud, qui est la cible d'attaques insupportables - pour se battre contre les fanatismes, les intégrismes de toutes sortes. Ces voix existent aussi dans notre pays, elles sont nombreuses parmi nos compatriotes de confession ou de culture musulmane. Nous n'avons pas le droit de les laisser mener seules ce combat.»

Le premier ministre a salué les représentants présents au dîner, «en particulier Anouar Kbibech, nouveau président du Conseil français du culte musulman» (CFCM). L'an dernier, la plupart d'entre eux avaient boycotté le dîner parce que Roger Cukierman avait déclaré que «toutes les violences» antisémites sont aujourd'hui «commises par des jeunes musulmans». Cette année, le président du Crif a seulement froissé Dalil Boubakeur, recteur de la Grande Mosquée de Paris, en jugeant Anouar Kbibech, son successeur à la tête du CFCM, «beaucoup plus clair» dans sa condamnation de l'islamisme. En représailles, Dalil Boubakeur avait décidé de ne pas venir.

En revanche, le Crif a fait le plein d'invités politiques. Bernard Cazeneuve, Jean-Yves Le Drian, Jean-Jacques Urvoas, Najat Vallaud-Belkacem et Jean-Marie Le Guen figuraient parmi la dizaine de membres du gouvernement présents. À droite, tous les candidats à la primaire, déclarés ou non, étaient là. Nicolas Sarkozy, Alain Juppé, François Fillon, Bruno Le Maire, Jean-François Copé, Hervé Mariton, Nathalie Kosciusko-Morizet et Nadine Morano se sont côtoyés au moins le temps de l'apéritif dans les salons de l'hôtel Pullman, dans le XIVe. Aucun représentant du Front national n'avait été invité.

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Macron buzz au Crif

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