(Information sur le génocide Rwandais et sur le génocide vendéen)

18 mars 2006 : A Lyon 2500 turcs affrontent des arméniens à l'occasion d'une manifestation anti-CPE ... (contrat première embauche, gouvernement Villepin)

Décembre 2005 : "Insulte à la nation turque"
18 janvier 2001 : L'Assemblée nationale reconnaît, à l'unanimité, l'existence du génocide arménien

Génocide arménien, note sur "volonté politique du gouvernement" Jospin (1999-2001)
Le gouvernement Jospin a refusé le 10 mars 1999 d'inscrire à l'ordre du jour du Sénat une proposition de loi reconnaissant le génocide arménien de 1915 (dans lequel les Kurdes furent impliqués), proposition qui avait été votée à l'unanimité par l'Assemblée nationale le 29 mai 1998, mais avait entraîné une réaction turque : le boycot du groupe franco-allemand Eurocopter candidat, contre les américains, pour la fourniture à l'armée turque de 145 hélicoptères de combat...
Selon le ministre des relations avec le Parlement, M. Daniel Vaillant, la décision du gouvernement s'expliquerait par la volonté de "participer à la reconciliation" des peuples et des Etats de cette région ...
Sur intervention de la Turquie, selon laquelle le vote définitif de cette loi "constituerait un obstacle aux relations turco-françaises", la "patrie des droits de l'homme" (?) a renonçé, une nouvelle fois en février 2000, à faire inscrire le texte à l'ordre du jour du Sénat ...
Un dernier refus à l'examen de la proposition de loi (172 voix contre 130) est intervenu le 21 mars 2000, M. Pierre Moscovici, ministre délégué aux affaires européennes, affirmant au nom du gouvernement Jospin, mais cette position étant celle "des autorités françaises", que "le gouvernement français ne considère pas qu'il appartient à notre pays de se substituer à la Turquie dans la gestion de son Histoire".

Mais le 8 novembre 2000, dans la perspective des municipales de 2001, la communauté arménienne étant puissante dans certaines villes dont Marseille, le Sénat, à l'initiative, notamment, du sénateur Jean-Claude Gaudin, maire démocratie libérale de Marseille, vote une nouvelle proposition de loi qui affirme que :"La France reconnaît publiquement le génocide arménien de 1915", par 164 voix contre 40. La Turquie proteste immédiatement et un communiqué commun du président de la République et du premier Ministre fait savoir que le vote du Sénat est une "initiative parlementaire" et que :"la France souhaite continuer à entretenir et à développer avec la Turquie des relations de coopération étroite dans tous les domaines". Un contrat militaire portant sur l'achat de mille blindés est en cours ... business is business ... A suivre ...

Le 15 novembre 2000 le Parlement européen vote un amendement à la résolution concernant le rapport sur "les progrès réalisés par la Turquie sur la voie de l'adhésion", cet amendement, réfusé par le rapporteur, le député-général Philippe Morillon (udf), invite la Turquie à reconnaître publiquement l'existence du génocide.

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Le 18 janvier 2001 l'Assemblée nationale française vote définitivement, et à l'unanimité, la loi qui reconnaît l'existence du génocide, sans mettre en cause la Turquie.
Celle-ci proteste, et prend des mesures économiques de représailles.

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A notre connaissance l'Etat français n'a jamais reconnu le génocide des vendéens, fait acte de repentance, et verser des dommages et intérêts aux ayants droits des victimes ...

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«Insulte à la nation turque» : procès à Istanbul
L'écrivain turc Orhan Pamuk est accusé d'avoir reconnu le génocide arménien.

Le chef d'inculpation est lourd : «insulte à la nation turque», un délit passible de six mois à trois ans de prison. L'écrivain turc Orhan Pamuk, 53 ans, est poursuivi pour avoir déclaré à un journal suisse : «1 million d'Arméniens et 30 000 Kurdes ont été tués sur ces terres mais personne d'autre que moi n'ose le dire.» Le procès qui devrait s'ouvrir ce vendredi à Istanbul suscite d'autant plus de protestations, dans l'opinion libérale turque comme à Bruxelles, qu'Ankara a entamé, le 4 octobre, les négociations d'adhésion à l'Union européenne. Une délégation de cinq eurodéputés doit assister à la première audience qui pourrait être renvoyée, car la cour d'Istanbul, chargée du dossier, a estimé qu'elle ne pouvait continuer ces poursuites que sur injonction du gouvernement. Les islamistes modérés au pouvoir (AKP) de Recep Tayyip Erdogan, qui ont fait de l'Europe leur priorité stratégique, ne cachent pas leur embarras.

Ire nationaliste.
«Je suis un écrivain et il est humiliant de vivre dans un pays où un tel sujet reste un tabou qui ne peut être discuté», confie l'auteur du Livre noir. Ces propos, tenus en février au Tagesanzeiger, avaient, outre la procédure judiciaire, déclenché l'ire des milieux nationalistes qui n'ont pas hésité à menacer «le traître». Pamuk avait alors préféré quitter pour quelques mois son domicile stambouliote. Par excès de zèle, un sous-préfet avait même, alors, ordonné la saisie et la destruction de ses livres, mais la décision fut cassée. Et, si le tabou sur les massacres d'Arméniens pendant la Première Guerre mondiale commence à se fissurer en Turquie, comme en témoigne la tenue en septembre d'une première conférence sur ce thème à Istanbul, la procédure judiciaire a continué à suivre son cours.

«Depuis le célèbre poète Nazim Hikmet, dans les années 30, jusqu'à Orhan Pamuk, aujourd'hui, les autorités turques ont poursuivi et emprisonné les plus grands écrivains du pays», dénonce Holly Carter, responsable régional de Human Rights Watch, soulignant la nécessité d'«une claire et forte déclaration des juges pour montrer que ces temps sont bien finis». L'inquiétude est d'autant plus forte que Pamuk est poursuivi au titre de l'article 301 du nouveau code pénal, élaboré avec les encouragements des Européens et censé être plus libéral que le précédent. Il l'est sur de nombreux points, mais les députés de l'AKP ont conservé et même aggravé certaines dispositions en matière de liberté d'expression et de droit de la presse, dont celle qui pénalise «les insultes à la Turquie, à la République, aux institutions et aux organes de l'Etat». Le musicien Zulfu Livanelli, député de gauche, a déposé une motion au Parlement pour un amendement de cet article «liberticide», dont Bruxelles, comme les organisations turques de défense des droits de l'homme, demande l'abrogation.

Sans réelle conviction.
La requête des juges d'une injonction gouvernementale va obliger Erdogan à prendre enfin une position claire. S'il a critiqué publiquement le conservatisme de certains juges, il affirmait pourtant ne pouvoir interférer avec la justice. «Les prisons européennes seraient pleines de journalistes si nous appliquions ces lois en vigueur en Turquie», a dénoncé à la télévision turque NTV le commissaire à l'Elargissement, Olli Rehn, soulignant l'impatience de Bruxelles face à ces ratés du processus de réformes. Pamuk a, quant à lui, enfoncé le clou dans le Times de Londres, dénonçant la «trop grande prudence» d'Ankara «face à la vieille garde nationaliste et répressive» : «Des réformes ont été faites en matière de liberté d'expression, mais on peut avoir l'impression parfois qu'elles ont été menées pour la forme et sans réelle conviction.»
Libération, par Marc SEMO, QUOTIDIEN : vendredi 16 décembre 2005, p. 12

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samedi 18 mars 2006, 16h30 Heurts entre manifestants turcs et anti-CPE à Lyon

LYON (Reuters) - Des affrontements ont opposé dans les rues de Lyon des manifestants turcs à quelques centaines de jeunes militants anti-CPE où figuraient des membres de la communauté arménienne.
Les Turcs, venus au nombre de 2.500 des départements de la région Rhône-Alpes, selon la police, entendaient manifester leur opposition à la construction d'un mémorial arménien dans le centre ville de Lyon.

Brandissant une forêt de drapeaux turcs et des pancartes sur lesquelles on lisait "Il n'y a pas eu de génocide arménien" ou "Non au mémorial d'un prétendu génocide", ils se sont heurtés aux personnes présentes à la fin de la manifestation anti-CPE organisée aussi dans le centre, autour de la place Bellecour.

"Fascistes", "négationnistes", "rentrez chez vous", ont lancé les manifestants anti-CPE dans les rangs desquels on comptait nombre d'Arméniens.

La présence des forces de l'ordre et de cordons de CRS n'a pu empêcher des affrontements entre les deux camps à coups de poing et à l'aide de projectiles divers. La police a fait usage de lances à eau pour les disperser.
Yahoo.fr, actualités, samedi 18 mars 2006, 16h30

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