Rachida Dati première islamiste maire de Paris ?
Rama Yade accusée de plagiat
Bio express (2002)
Portrait (2007)

Les dames du Président (Rachida, Rama, Fadela)
Jean-François Probst

Portrait (2007) Jean-François Probst, 58 ans. Ce grognard de la Chiraquie décrit, sans complaisance et avec humour, les errances d'un président qui s'en va. Et d'un homme qu'il n'arrive pas à détester. Avec un ami comme ça... Par Renaud LECADRE, Libération, QUOTIDIEN : jeudi 17 mai 2007, p. 28

On vient fatalement le voir pour parler de Chirac. Il en est la boîte noire, trente ans de petites et grandes manoeuvres. De la Chiraquie, Jean-François Probst a testé toutes les strates, toujours en coulisses. Pour finir dans quel état au moment du départ ? A voter Bayrou «aux deux tours», à exécrer Sarkozy et son escapade maltaise, «crachat au visage du peuple français».

Probst est un gaulliste qui se marre autant ­ voire plus ­ qu'il ne s'indigne : «En deux jours, Cécilia a dépensé tous les frais de bouche de Chirac. On est dans le sublime !»

Puits à anecdotes, il en a rempli deux livres, Chirac et dépendances (Ramsay), puis Chirac, mon ami de trente ans (Denoël). Il les distille aussi à la télé, mémorialiste obligé des documentaires politiques.
Parmi nos préférées : Chirac, un dimanche à l'Hôtel de ville de Paris, en survêt bleu, ouvre son coffre-fort planqué dans les chiottes, tire la chasse d'eau en même temps, «prudence corrézienne» pour éviter que son visiteur ne devine la combinaison au bruit du cliquetis , en sort 500 000 francs.
Le visiteur, Jean-François Probst évidemment, en partance pour la Nouvelle-Calédonie, propose de lui signer un reçu. «Sûrement pas !»

En dépit de tout, des «déviances», des «embardées politiciennes» et des «compromissions insupportables» dont il ne nous épargne aucun détail, Jean-François Probst aime toujours son Jacques Chirac.
«Un adolescent merveilleux, mais pas tout à fait terminé. Il aime les gens, la bouffe, les femmes, tout ce que j'aime. L'homme est terriblement enthousiasmant.»
Il aime un peu moins la famille Chirac : «Quelles que soient leurs divergences de vie et d'analyse, Jacques, Bernadette et Claude se retrouvent tous les matins pour refaire le film et préparer le suivant, triple machiavélisme digne des Médicis.»
Et encore moins Dominique de Villepin : «Galouzeau a ramené Sarko dans le giron, un comble !» Il lui réserve sa petite anecdote vipérine. En son palais présidentiel de Brazzaville, le président congolais Denis Sassou Nguesso exhibe un petit cahier à spirale. «Jean-François, il faut que je vous montre quelque chose» : le listing des espèces censées avoir été remises à Villepin dans des hôtels parisiens. Sassou : «Maintenant, il faut qu'il arrête de m'ennuyer.»

Comment diable se retrouve-t-on dans un tel panier de crabes ?
Jean-François Probst est né titi parisien, au pied de Montmartre. Il revient souvent humer «le bruit et les odeurs» ­ qu'il adore, contrairement à son grand homme ­ de la rue Myrha, où vivait sa nounou. «Pas un mois sans y faire un pèlerinage.»
Avec un père banquier chez Lazard et une mère expert-comptable, la scolarité l'expédie à Sainte-Croix-de-Neuilly, autre univers, tradi-catho. Son grand frère sèche un cours ? Les parents les expédient tout deux en pension dans les Alpes.
Un «septennat sans famille», une «cassure d'enfance». L'abbé de Clarence a des méthodes éprouvantes. Le ski, seule distraction locale, est l'occasion de «tester» les élèves : pas question de prendre un remonte-pente, courage, grimpons ! La punition usuelle : méditation à genoux jusqu'à 3 heures du matin devant la porte du directeur.

Le retour à Paris est une libération. On est en Mai 68, dont il honore la mémoire, à la différence de Sarkozy, «ce buveur d'eau plate».
Jean-François Probst admet y avoir «totalement participé» : un tiers d'engagement politique, deux tiers de «chahut pour échapper aux examens» avec ses partenaires de la section rugby de Sciences-Po. Un peu chagriné par la fin du mouvement, «plus révolutionnaire que festive», il passe sans transition du printemps à l'été 68 via la feria de Pampelune.

Son chiraquisme est un «concours de circonstances».
Durant son service militaire, un copain lui propose la plus belle planque à troufions de la République : découpeur de dépêches auprès du Premier ministre. Il l'obtient quand Pompidou meurt. Chirac, jeune ministre de l'Intérieur, installe son QG à Matignon en vue de la présidentielle. Probst est réquisitionné sans qu'on lui demande son avis : «J'ai 25 ans, je revois Chirac, lunettes sur le front, me parlant comme si j'avais toujours fait partie de son équipe.»

La suite de ses attributions, conseiller successif de Chirac, Monod, Pasqua, MAM, Juppé ou Tiberi, ne dit pas vraiment son rôle.
Jean-François Probst s'active surtout lors des élections, internes au RPR ­ et hop, une anecdote sur Pasqua, pris en en flagrant délit de «bourrage d'une urne» ­, ou présidentielles ­ on lui doit d'avoir torpillé l'opération auto-stop de Balladur, ridiculisé à jamais. A ces titres, le nom de Probst n'est jamais censé apparaître. Sauf quand, en pleine guérilla Chirac-Balladur, il lance un bon mot dans la presse : «Pour la première fois, Pasqua va faire élire Chirac.»
Chirac se gondole, pas Balladur, qui oblige MAM à le virer de son cabinet. L'ironie probstienne, réservée aux petits cénacles, éclate au grand jour lors des municipales de 2001. En soutien à Tiberi, Probst reprochant avec acidité à Chirac le lâchage de ce fidèle. Le PS Jean-Paul Planchou, ancien partenaire de rugby, loue sa «personnalité originale, vive, attachante, qui ne manque pas de souffle et de souffre».

Il peut se permettre toutes les libertés de ton, pour avoir refusé reclassements et pantouflages.
«Je fais un bras d'honneur à tous ceux qui courent après les honneurs et les hochets de la République.» Laurence, sa compagne depuis trente ans, le décrit comme n'ayant «jamais agi par intérêt personnel ou courtisan». Cela n'arrange pas toujours leurs fins de mois. Mis à part deux passages à la Lyonnaise des Eaux et chez Decaux, qui l'ont vacciné contre les rapaces des marchés publics, et un antique emploi fictif à la SNCF, il se dit fier ­ soulagé, aussi ­ d'avoir échappé aux affaires.

Trop foutraque pour être pris au sérieux, Probst en veut surtout à Chirac de ne pas en avoir fait son «monsieur Afrique».
Une vraie passion, pourtant, née lors d'un voyage d'études en Côte-d'Ivoire, complétée par une liaison avec une belle Africaine... Il y a bien sûr la Françafrique, Probst confessant y avoir succombé une fois en contribuant à la livraison d'armes au Congo-Brazzaville. Il compense en organisant des cours de français matinaux pour les femmes de ménage, fait en sorte que des ouvriers africains puissent bénéficier d'un diplôme avant de revenir au pays, histoire de l'accrocher fièrement au mur. La politique n'étant jamais loin, il est aussi capable de réunir un millier de taxis d'origine malienne pour faire passer un mot d'ordre à la veille d'une élection.

Hors des circuits habituels ­ «Je n'ai jamais pris un avion d'Elf» ­ il prospecte pour des PME françaises dans les pays délaissés par les pétroliers.
Faute de moyens, les dignitaires africains viennent plutôt chez lui que l'inverse : «Sous vos fesses, le président Wade s'est assis une quinzaine de fois.» Sur l'Afrique, l'aimable conteur d'anecdotes change de registre, se lève, s'indigne. «Avant de mourir, je voudrais que soit construite au Niger la plus grande centrale solaire du monde. Le codéveloppement passe par des investissements massifs, en arrêtant de subventionner la corruption.» En traitant le Gabonais Omar Bongo de «Caligula des tropiques» , il tente de justifier goulûment le fait qu'il ne sera jamais ministre de la Coopération.
Par Renaud LECADRE, Libération, QUOTIDIEN : jeudi 17 mai 2007, p. 28

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Bio express

Jean-François Probst en 7 dates
8 mars 1949 Naissance à Paris.
1974-1976 Conseiller de Jacques Chirac à Matignon.
1976-1978 Conseiller de Jérôme Monod au RPR.
1983-1992 Secrétaire général du groupe RPR au Sénat, auprès de Charles Pasqua.
1995-1997 Conseiller d'Alain Juppé à Matignon.
2000-2001 Conseiller de Jean Tiberi à la mairie de Paris.
12 octobre 2000 Exclu du RPR pour cause de tiberisme.

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1
Rachida

C'est en réalité une fille tenace et obstinée. Peut-être peut-on aussi appliquer à Rachida Dati ce que Catherine Pégard, ancienne journaliste chevronnée, plus du tout au Point mais désormais conseillère du Kaiser Sarkoko à l'Élysée, avait dit à Nicolas à propos de Rama Yade: « Elle ne fait qu'être comme toi il y a vingt ans.»

Que voulait-elle dire? Les compagnons de route les plus anciens du petit Nicolas, tels qu'Isabelle Ravend, Thierry Gaubert, Michel Roussin et Didier Barbelivien, comprennent très bien: «je veux, je prends», «je pro­mets, je mens », «je lâche, je reprends », «je vais et je viens entre tes reins et je me retiens », «je gémis, je hurle », «je trépigne et j'obtiens », «ni vu ni connu, je t'embrouille » ...

Tout ça pour dire qu'elle est assez mignonne, la petite Chalonnaise, lorsque, les yeux mi­clos, elle minaude en se mordant la lèvre inférieure qu'elle ne sait pas faire la cuisine, mais qu'elle « adore le bœuf-carottes de Co-Coffe ... » «Vivement dimanche prochain, me dit ma tante, qu'on aille becqueter chez elle. »
Les dames du Président, Editions du Rocher, Monaco, janvier 2008, pp. 68-69

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2
De toute façon, Rachida Dati, la Chalonnaise, n'a pas dit son dernier mot.
Elle a cette caractéristique fascinante chez les hommes et les femmes politiques, cette chose que j'admire chez elle: l'envie. Il est clair que Rachida Dati a envie d'avancer, il est lumineux qu'elle a envie de faire carrière, il est évident qu'elle a envie de réussir.
Dans ce monde politique parsemé d'embûches, de coups bas et de trahisons, cette colossale envie est indispensable. En d'autres temps, le président François Mitterrand avait prédit, au sujet de Nicolas Sarkozy: «Un garçon doué pour trahir, mais ça ne suffit pas. »

Rachida Dati est à bonne école: elle veut passionnément ressembler à son mentor. La presse, toujours au balcon, pose déjà la question: Dati, un Sarkozy au féminin? Culottée et ambitieuse, elle l'est, chaleureuse et machiavélique, aussi, séductrice et dissimulatrice, sûrement. Au sein du carré de dames dont dispose le Président, Rachida Dati, dame de carreau, est à coup sûr une carte maîtresse.
Attention aux rois et aux as ! Il pourrait arriver que magistrats, avocats, huissiers, concurrents politiques, et pourquoi pas, Sarkozy lui-même, finissent par couper le carreau ...
Ibidem, pp. 84-85

3
Rama

Quand elle rejoint Sarko, Mame Ramata, comme l'appelle sa mère, n'est pas non plus une novice en politique. Elle est même du sérail, puisque, au Sénégal, sa famille était proche de l'ancien président Léopold Sédar Senghor.
Encore plus fort: avant de prendre sa carte à l'UMP, elle a fait un petit détour par le Parti socialiste. L'un de ses jeunes dirigeants me l'a un jour confié: «Rama Yade est d'abord passée chez nous rue de Solférino. Elle voulait s'engager, militer et prendre rapidement de hautes responsabilités.
Elle est venue d'autant plus volontiers que son mari est des nôtres depuis longtemps. » Il semble donc que rue de Solférino, dans ce Parti socialiste de Tonton Mitterrand, homme de l'historique et grand discours de La Bau1e sur l'avenir de l'Afrique, on ne fit guère à la jolie Rama Yade de propositions dignes de ses ambitions.

Impatientée, elle partit donc d'un pas décidé vers la rue de La Boétie, le siège de l'UMP et le destin de Nicolas Sarkozy, se disant sûrement in petto, façon revue et corrigée de Montaigne à La Boétie: «Parce que c'était moi, parce que c'était lui.»
C'est ainsi que Ramatoulaye Yade fut propulsée le 14 janvier 2007, jour du congrès d'investiture de son candidat, sur les podiums de la saga sarkozienne. Le président de l'UMP, lui, a sans doute vite reconnu en Miss Yade la gourmandise et l'envie de réussir qui animaient il y a trente ans le petit Nicolas.
Pendant toute la durée de la campagne présidentielle, la présence renforcée de Ramatoulaye Yade auprès du candidat Sarko montra bien qu'elle était entrée dans l'équipe rapprochée et qu'elle était en passe d'intégrer le clan très fermé des dames du Président.

La France, elle, ne s'intéressa réellement à Miss Yade que lors de son arrivée dans l'équipe du gouvernement formé par le Premier ministre François Fillon.
Ce que les Français savent moins, c'est que cette nomination à un poste ministériel de l'ancienne secrétaire nationale en charge de la Francophonie à l'UMP a fait l'objet d'âpres discussions et de quelques bégaiements diplomatiques.
Ibidem, pp. 91-92

4
Le Président attend d'elle des résultats.
En politique averti, il sait que, après ses premiers mois au pouvoir, ses électeurs commencent à douter. Le temps de l'état de grâce est terminé et le temps de la disgrâce pourrait bien arriver. Il ne faudrait pas que Ramatoulaye Yade fasse les frais d'une déception et d'un découragement des Français, notamment de ceux qui comptent encore sur elle pour défendre les Droits de 1 'homme et la liberté d'expression partout dans le monde.

Les amoureux de l'Afrique, comme moi, forment l'espoir qu'elle fasse comprendre à l'opinion française que le monde change et que le Nord et le Sud, animés d'une volonté de progrès, doivent nouer des relations nouvelles. Rama Yade saura-t-elle devenir durablement le symbole de cette nouvelle génération multiculturelle, multiraciale et métissée?
Ibidem, p. 121

5
Fadela

On comprend mieux aujourd'hui la raison pour laquelle la camarade Fadela n'était pas tres heureuse au Parti socialiste. Les Hollande, Fabius, Strauss-Kahn ou Aubry étaient-ils en situation de la comprendre? Etaient-ils capables de la comprendre et de la garder dans leurs rangs ? Quant à Marie-Ségolene Royal, a­t-elle jamais perçu que Fadela Amara était celle qui pouvait incarner le mieux les souffrances quotidiennes des quartiers populaires?

De toute façon, il est clair que, sous Jospin, les socialistes n'ont jamais intégré dans leurs équipes de personnalites de coeur et de courage que pour les mettre en vitrine, façon paillettes et marketing.

Sans doute lassée des interminables bavardages des mammouths socialistes et de leurs motions, Fadela Amara a choisi l'action.
Considérant qu'elle serait plus utile aux quartiers populaires en acceptant d'entrer au gouvemement pour diriger la politique de la Ville, même avec Christine Boutin, elle a décidé de sécher les séminaires de la rue de Solférino et de ses sectes socialistes enfumées.

En vieillissant, les socialistes se sont transformés en phraseurs, tels les radicaux d'autrefois ou comme les gaullistes, neochiraquiens d'il y a quelque temps. Lorsque par malheur les technocrates finissent par l'emporter sur les politiques, les choses se gatent!
Ibidem, pp. 133-134

6
Avec son refus de l'obscurantisme, de l'intolérance et du fanatisme religieux, Fadela Amara réalise le bel exploit de marier l'islam, les autres religions, et la République.
Grâce à elle, entre autres, ses collègues du gouvernement, et quelques grands décideurs jusqu'ici un peu fermés à l'évolution du monde, pourront peut-être accepter un modèle: celui d'une société multiculturelle et multiraciale harmonieuse, sans distinction ni discrimination, où embaucher un Noir, un Jaune, un Vert, un Rose deviendra naturel. Cette approche moderne traduira tout simplement la réalité actuelle de la société française.
Ibidem, pp. 138-139

7
Carré de dames gagnant?

Dommage que le président Nicolas Sarkozy n'ait pas encore nommé au gouvernement une femme d'origine asiatique. Cette France multiculturelle, multiraciale, multicolore qui semble chère à notre président aurait été ainsi remarquablement représentée avec les cinq dames dont nous avons parlé dans cet ouvrage.

Cet équipage qui tire le carrosse de l'empereur Sarkozy peut, grâce à la diversité et au caractère de ces dames, apporter de grands bienfaits à la République française: fraîcheur, imagination et nouveauté.
Le « dégueulasse » de Fadela Amara, l'obstination de Rachida Dati à poursuivre sa réforme de la carte judiciaire, la fougue dont Rama Yade fait preuve dans certains dossiers, la compétence de Christine Lagarde en matière de finances internationales, autant de styles et de convictions qui soufflent incontestablement un esprit nouveau dans la pratique de la politique à la française.
Ibidem, p. 167

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Rama Yade accusée de plagiat Par Chisato Goya (LEXPRESS.fr), publié le 14/11/2011 à 12:30, mis à jour à 13:31

Alors que son essai Plaidoyer pour une instruction publique (Grasset) n'est pas encore sorti, Rama Yade est accusée de plagiat par Jean-Michel Muglioni.

Rama Yade est accusée d'avoir copié des textes sur Internet dans son dernier ouvrage, Plaidoyer pour une instruction publique (Grasset).

Encore une affaire de plagiat! Dans Plaidoyer pour une instruction publique à paraître le 16 novembre prochain, Rama Yade aurait oublié de mettre des guillemets, rapporte l'hebdomadaire Marianne. L'ex-secrétaire d'Etat aux affaires étrangères est en effet accusée de plagiat par Jean-Michel Muglioni, vice-président de la Société Française de Philosophie et auteur de nombreuses analyses sur la crise de l'école publiées sur le site mezetulle.net.

C'est en lisant les extraits publiés en avant-première dans le numéro de Marianne daté du 5 novembre que Jean-Michel Muglioni a retrouvé des similarités plus que troublantes entre ses textes et certains passages du nouvel ouvrage de Rama Yade. "[...] il n'est pas seulement question d'un mot, d'une expression ou d'une tournure... mais de phrases entières qui ont été recopiées mot pour mot, sans guillemets!", explique le principal intéressé.

Interrogée par Marianne, Rama Yade refuse de parler de plagiat, affirmant qu'il s'agit d'une erreur dans sa bibliographie. En effet, cette dernière aurait bien référencé Catherine Kintzler, responsable du site mezetulle.net, pensant qu'elle était l'auteur de tous les textes publiés. Par ailleurs, Rama Yade explique qu'elle n'a cité aucun site car il serait impossible de sourcer chaque article publié sur Internet. Un argument qui semble déplaire fortement à Jean-Michel Muglioni, qui demande aux éditions Grasset que l'ouvrage de Rama Yade soit retiré de la vente.

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Le Point.fr - Publié le 25/11/2011 à 08:54 - Modifié le 25/11/2011 à 08:55 Rachida Dati : "Xavier Bertrand crée la division à l'UMP"

L'ex-ministre de la Justice a indiqué qu'elle continuerait à dénoncer les méthodes déloyales de son propre camp à son encontre.

Décidément, Rachida Dati n'a pas la langue dans sa poche. L'ancienne garde des Sceaux a balayé d'un revers de main sur RTL les critiques de son propre camp à son encontre et a réaffirmé son souhait de se présenter dans la 2e circonscription de Paris aux législatives en 2012. "Je ne renoncerai pas", a-t-elle insisté, tout en dénonçant des "méthodes déloyales". À ce sujet, la maire du 7e arrondissement en a profité pour égratigner le Premier ministre François Fillon, qui brigue la même circonscription qu'elle.

"Si j'avais été un homme, jamais François Fillon ne m'aurait traité de cette manière", a-t-elle répété.

Estimant que des membres de son propre camp la "poussaient à l'écoeurement", la députée européenne s'en est vivement prise à Xavier Bertrand, qu'elle a accusé de "créer la division", après que ce dernier a demandé à Jean-François Copé d'intervenir auprès d'elle pour lui faire "cesser ses attaques" contre François Fillon. Rachida Dati a néanmoins tenu à témoigner sa reconnaissance au secrétaire général du parti de la majorité, qui, selon elle, est "très mobilisé pour l'unité de l'UMP".

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