Thierry Meyssan
Journaliste d'investigation. Président du Réseau Voltaire (altermondialistes, trotskistes, catholiques contestataires).
Auteur d'un ouvrage très apprécié par les islamistes et islamophiles et très critiqué ailleurs : "11 septembre 2001, L'effroyable imposture", Editions Carnot, Paris 2002, ouvrage dans lequel il affirme que les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis ne sont pas le fait des islamistes mais de l'extrême-droite américaine ... Le pentagate, Editions Carnot, Paris 2002.
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Si l'on incruste la forme de l'avion dans la photographie satellite, on constate que seul le nez du Boeing est entré dans le bâtiment. Le fuselage et les ailes sont restés à l'extérieur.
Crédit: DoD, Tech. Sgt. Cedric H. Rudisill www.defenselink.mil/photos/Sep2001/0 1 0914- F-8006R -006.html
L'avion s'est arrêté net, sans que ses ailes ne frappent la façade. Aucune trace d'impact n'est visible en dehors de celle du nez du Boeing.
Nous devrions donc voir les ailes et le fuselage à l'extérieur, en fait sur la pelouse.
Si le nez de l'avion est fabriqué en carbone et si les ailes - qui contiennent le carburant - peuvent brûler, le fuselage du Bœing est en aluminium et les réacteurs sont en acier. À l'issue de l'incendie, l'appareil laissera nécessairement une épave calcinée. Si vous vous reportez à la photographie de l' Associated Press (en couverture)
, vous constaterez manifestement qu'il n'y a pas d'avion. Le cliché a pourtant été pris dès les premières minutes: des camions de pompiers sont arrivés, mais les pompiers ne sont pas encore déployés.
L'effroyable imposture, p. 20-21
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En réalité, la CIA a continué à recourir aux services d'Oussama Ben Laden contre l'influence russe comme elle l'avait fait contre les Soviétiques. On ne change pas une équipe qui gagne. La « légion arabe »
d'Al-Qaeda a été utilisée, en 1999, pour soutenir les rebelles kosovars contre la dictature de Belgrade. Elle était opérationnelle en Tchétchénie, au moins jusqu'en novembre 2001, ainsi que l'atteste le New York Times. La prétendue hostilité de Ben Laden contre les Etats-Unis permet à Washington de nier sa responsabilité dans ces coups tordus.
Ibidem, p. 119
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D'une part, Oussama Ben Laden n'est pas un ennemi, mais un agent des Etats-Unis; d'autre part, il n'a jamais rompu avec sa famille, laquelle est un partenaire commercial essentiel de la famille Bush.
Nous avons déjà indiqué que les avoirs financiers :du Saudi Binladen Group (SBG) sont gérés par le Carlyle Group.
Créé en 1987, le Carlyle Group gère aujourd'hui un portefeuille de douze milliards de dollars. Il détient des participations majoritaires dans Seven Up (qui assure la mise en bouteille pour Cadbury Schweppes), Federal Data Corporation (qui a par exemple équipé la Federal Aviation Administration de son système de surveillance du trafic aérien civil) et United Defence Industries Inc. (le principal équipementier des armées américaines, turques et saoudiennes). A travers les sociétés qu'il contrôle, le Carlyle Group arrive au 1léme rang des compagnies d'armement américaines.
En 1990, le Carlyle Group a été mis en cause dans une affaire d'extorsion de fonds. Un lobbyiste du Parti républicain, Wayne Berman, avait racketté des fonds de retraite américains pour [fiancer les campagnes électorales des Bush; l'un de ces fonds avait accepté de verser un million de dollars au Carlyle Group pour obtenir un contrat public dans le Connecticut.
Ce fonds de gestion est présidé par Frank C. Carlucci (ancien directeur adjoint de la CIA, puis secrétaire à la Défense). Il est conseillé par James A. Baker III (ancien chef de cabinet du président Reagan, puis secrétaire au Trésor, enfin secrétaire d'Etat sous Georges Bush père) et Richard Dannan (ancien direc- teur du Budget). Pour le représenter à l'étranger, le Carlyle Group a recours à John Major (ancien Premier ministre britannique) et Georges Bush père (ancien directeur de la CIA, puis président des Etâts-Unis).
Parmi les autres dirigeants du Carlyle Group, on trouve Sami Mubarak Baanna, le fondé de pouvoir de Khaled Ben Mahfouz, et un certain Talat Othrnann. Deux personnages directement liés à l'actuel président des Etats-Unis.
En effet, George W. Bush tient sa fortune personnelle des bonnes affaires qu'il réalisa à la tête d'Harken Energy Corporation. Cette petite société pétrolière texane emporta les concessions pétrolières du Bahrein, comme rétrocommission des contrats américano-koweïtiens négociés par le président George Bush père. Opération bien entendu totalement illégale.
Ibidem, p. 123-124
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L'effondrement de l'URSS et l'indépendance des Etats d'Asie centrale ont rouvert le « Grand Jeu ». L'expression, forgée par Rudyard Kipling au XIXe siècle, désigne les luttes d'influence que les grands empires se sont livrées dans la région en évitant autant que faire se peut de s'affronter directement.
La région détient de très importantes réserves de pétrole et de gaz. Dans les montagnes, on trouve aussi des pierres précieuses. Enfin, on y cultive le pavot.
En accédant à la Maison-Blanche, George W. Bush a composé son équipe gouvernementale avec les grands
commis du lobby pétrolier. Ainsi, la conseillère nationale de sécurité, Condoleezza Rice, est une ancienne dirigeante de Chevron-Texaco, ou la secrétaire à l'Intérieur, Gale Norton qui représentait les intérêts de BP-Amoco et ceux de la compagnie saoudienne Delta Oil. Dès le 29 janvier 2001, le vice-président Dick Cheney -anciennement président d'Halliburton (le premier équipementier pétrolier mondial)- a institué un Groupe de développement de la politique énergétique nationale (NEPD). Ses réunions sont ultra-sécurisées, la liste des participants est un secret d'Etat et il est interdit de fixer par écrit les minutes des débats. Tout ce qui le concerne est si mystérieux que le Washington Post le qualifie rapidement de « sorte de société secrète ».
Ibidem, p. 132-133
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Si le lobby énergétique est le premier bénéficiaire de la guerre d'Afghanistan, le lobby militaro-industriel est le grand vainqueur du 1l septembre. Ses espoirs les plus fous sont désormais comblés.
Avant toute chose, le Traité ABM, fixant les limites au développement des armements a été unilatéralement dénoncé par George W. Bush.
Puis, non seulement le directeur de la CIA n'a pas été limogé après l'apparent échec du 1l septembre, mais les crédits de l'agence ont été immédiatement augmentés de 42% pour mener à bien la « Matrice de l'attaque mondiale ».
Le budget militaire des Etats-Unis, qui n'avait cessé de baisser depuis la dissolution de l'URSS, connaît un accroissement aussi soudain que vertigineux. Si l'on cumule les crédits supplémentaires alloués en urgence après les attentats et les hausses budgétaires prévues, les deux premières années de la présidence Bush se traduiront par une augmentation de 24% des dépenses militaires. Sur cinq ans, le budget de l'armée des Etats-Unis représentera plus de deux mille milliards de dollars, alors que la course aux
armements est finie et qu'ils ne se connaissent plus aucun ennemi d'importance. Le budget militaire US est désormais égal au total des budgets des vingt-cinq plus grandes armées du monde après lui.
Ibidem, p. 179-180