Meyer David

David Meyer. Rabbin. "Ni "terre promise" ni "terre sainte"", Le Monde, 9 janvier 2001, p. 15.

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Pour la tradition juive, le saint et le sacré, ainsi que la notion de promesse divine, sont liés au comportement moral des hommes et non pas à une valeur intrinsèque d'un bout de terre, quel qu'il soit.
... A titre d'exemple, nous pourrions nous référer au chapitre IV du livre du Deutéronome ... Si le peuple maintient une ligne de conduite éthique, alors il vivra sur la terre d'Israël.
... L'enseignement de ce texte, et de bien d'autres, est pour nous tout à fait clair : la terre n'appartient pas au peuple juif, ni d'ailleurs à aucun autre peuple. La promesse de sa possession reste conditionnelle, car la terre appartient à Dieu et à Lui seul ; c'est à Lui de décider s'il nous la donne ou s'il nous la reprend, et cela en fonction de notre conduite morale.
in Ni "terre promise" ni "terre sainte".

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