Ferenczi Thomas

Thomas Ferenczi. Journaliste, directeur-adjoint de la rédaction au journal Le Monde. Auteur de Shoah, la levée de l'interdit, Le Monde, 13/14 août 2000, p. 1 et 9, à propos du livre de l'historien juif américain Norman G. Finkelstein, The Holocaust Industry : Reflections on the Exploitation of Jewish Suffering, Hardcover, juillet 2000, traduit en français et publié en février 2001, L'Industrie de l'Holocauste, avec une postface de Rony Brauman, La fabrique éditions, Paris 2001, ouvrage dans lequel il dénonce le comportement des organisations juives américaines qui utilisent la mémoire de la Shoah pour "extorquer de l'argent à l'Europe" (Allemagne, Suisse, Autriche, France ...).

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Ce livre, L'Industrie de l'Holocauste. Réflexions sur l'exploitation de la souffrance juive, affirme que la communauté juive américaine n'entretient le souvenir de la Shoah que pour le mettre au service de son soutien indéfectible à l'Etat d'Israël.
Le discours sur l'Holocauste est ainsi devenu, selon l'auteur, "une arme idéologique indispensable". Celle-ci permet à un Etat qui est aujourd'hui "l'une des plus formidables puissances militaires du monde" de se présenter comme une "victime". Par la même occasion, la communauté juive américaine, "le groupe ethnique qui a le mieux réussi aux Etats-Unis", se donne aussi le statut de victime.
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Ainsi risque de renaître le mythe de la puissance juive. Il y a quelques mois, dans le Guardian (daté 18 janvier), l'historien David Cesarani soulignait, non sans raison, que ceux qui dénoncent aujourd'hui "l'industrie de l'Holocauste" attribuent "trop d'influence et de pouvoir aux juifs". Il faut certes débattre du travail de Norman G. Finkelstein, mais en regrettant une fois de plus ces visions réductrices de l'Histoire qui méconnaissent la complexité du réel.

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