Bouddhisme (depuis le VIème siècle avant l'ère chrétienne).
Philosophie, puis religion, humaniste, fondée par Siddhârta Gautama dit le Bouddha, l'Eveillé (563-483), qui entend, par la méditation et par l'amour des autres, conduire au nirvâna (extinction de la souffrance) c'est à dire au non-désir.
Walpola Rahula, L'Enseignement du Bouddha, d'après les textes les plus anciens, Le Seuil, Points sagesses n° 13.

1
Voici, ô moines, la vérité sainte sur la douleur :

la naissance est douleur,
la vieillesse est douleur,
la maladie est douleur,
la mort est douleur,
l'union avec ce que l'on n'aime pas est douleur,
la séparation d'avec ce que l'on aime est douleur,
ne pas obtenir son désir est douleur,

en résumé les cinq sortes d'objets de l'attachement (au corps, aux sensations, aux représentations, aux formations et à la conscience) sont douleur.

Voici, ô moines, la vérité sainte sur l'origine de la douleur :
c'est la soif (de l'existence) qui conduit de renaissance en renaissance,
accompagnée du plaisir et de la convoitise,
qui trouve çà et là son plaisir :

la soif des plaisirs,
la soif d'existence,
la soif d'impermanence.

Voici, ô moines, la vérité sainte sur la suppression de la douleur :
l'extinction de cette soif par l'anéantissement complet du désir,

en bannissant le désir,
en y renonçant,
en s'en délivrant,
en ne lui laissant pas sa place.

Voici, ô moines, la vérité sainte sur le chemin sacré à huit branches, qui s'appelle :

foi pure,
volonté pure,
langage pur,
action pure,
moyens d'existence purs,
application pure,
mémoire pure,
méditation pure.

Siddharta Gautama le Bouddha, Sermon de Bénarès (v.527).

2
Les sages qui ne font de mal à aucun être, qui tiennent perpétuellement leurs corps en bride, marchent au séjour éternel : quiconque y est parvenu ne sait plus ce que c'est que la douleur.
Dhammapada, 225.

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