Janvier 2016 : Et avec les bretons on recommence, et les corses ? dorment-ils ? Et les taxis ? Encore combien de millions d'arrosage ?

Septembre 2015 : 3 milliards de bonus pour plusieurs milliers de tracteurs à Paris, bravo ? ; et les "gens du voyage" (censure démocratique pour roms) qui bloquent l'autoroute A1 pendant des heures pour obtenir une "bonne justice", bravo ?
Décembre 2014 : Si la France était réellement la 5ème puissance économique du Monde, ainsi que le proclament nos hommes politiques, laisserait-elle crever de froid, ou de chaud, ses SDF ???
Novembre 2014 : La République serait-elle incapable de casser les casseurs d'ultra-gauche ? Pourquoi ?
Octobre 2014 : Les casseurs dits "écolos" font la guerre à Valls, impuissance publique ?
Juin 2014 : L'amuseur public multi-millionnaire Arthur (Jacques Essebag) s'enfuit en Belgique ...
Mars 2014 : Intrusion massive de Peace Verte dans une centrale nucléaire ... approbation des verts "gouvernementaux" ... ; pollution du charbon allemand ... notamment
Janvier 2014 : Victoire républicaine, seulement 1067 voitures brûlées pendant le réveillon de la Saint-Sylvestre ... et seulement trois tués par des coups de couteau ... bravo.

Décembre 2013 : Le sénateur Placé crâche sur le droit républicain
Août 2013 : Marseille, délinquance petit boulot, les délinquants assassinent des délinquants. Christiane Taubira veut sa probation.
13 mai 2013 : Paris Saint-Qatar fait la fête ... Quelques centaines de voyous interviennent ... le vieux préfet de police n'avait rien prévu ... Les services spécialisés toujours interdits d'intervention ferme ?

02 novembre 2012 : Toujours des vols de cuivre à la SNCF, et encore ... des assassinats mafieux à Marseille (et toujours pas d'"interventions" des services spéciaux ?) ...
24 août 2012 : L'assassin norvégien ne bénéficie d'une prison de haut luxe que pour 21 ans seulement, sauf prolongation ...
13/15 août 2012 : Ramadan, Amiens-Nord, Emeutes, notamment école brûlée : réactions politiciennes ...
24/30 juin 2012 : Euro-foot, la France ridiculisée par les new-frenchies ; Platini approuve ?

21 décembre 2011 : Du pain et des jeux. L'Islam oriental fait un cadeau de Noël au peuple parisien ... et français ... le mercenaire Beckham.
05 septembre 2011 : Sursis judiciaire pour le terrorisme politique
Juillet/Août 2011 : Samu social, Emmanuelli démissionne et le Samu manifeste ; Et la belle plage de Delanoe, maire de Paris, est sous la pluie en juillet
16 avril 2011 : Le gendarme voulait faire avouer le voleur. Il est inculpé pour violence.
10 mars 2011 : Droits de l'Homme, le Conseil constitutionnel soutient de facto et notamment les délinquants mineurs et/ou étrangers

10 décembre 2010 : La "justice pénale de Bobigny" condamne ferme des policiers menteurs ; la police conteste ; la magistrature socialiste proteste, soutenue par les politiques socialistes
1er septembre 2010/10 décembre 2010 : Foot, celui qui préfère sa soeur à la France parle "valeurs" aux nouveaux "Bleus" ; 11 millions pour le Qatar
19 août 2010 : Alain Juppé se déculotte devant l'illégalité des gens du voyage à Bordeaux
18 août 2010 : Des juges préfèrent-ils les voleuses au vieux résistant ? : prison confirmé pour la multi-victime dite "raciste"
18 juillet 2010 : Attaque d'une gendarmerie en Loir-et-Cher, avec haches et barres de fer, par des roms
16-18 juillet 2010 : Emeutes à Grenoble, coups de feux sur la police, sans parler des brulages, par ... (censure démocratique)
05 février 2010 : Indulgence de la Justice Française pour des syndicalistes ayant saccagé une Sous-Préfecture de la République: félicitations PS-PCF
21 janvier 2010 : Woippy, hommages islamiques à trois "jeunes" sur scooter volé refusant pendant la nuit le contrôle de la police municipale

18 novembre 2009 : L'Algérie bat l'Egypte, voitures brûlées, pillages et vandalisme
27 mai 2009 : Enfin puissance publique ? Saisie du matériel d'un technival illégal et drogueux (un mort)
23 avril 2009 : C'est la crise, 8 millions de primes pour les dirigeants de la banque Dexia, sauvée de la faillite par les contribuables
09 avril 2009 : Natixis, affaire Beauffret ..., 1,5 million d'euros pour neuf mois d'incompétence
19 mars 2009 : C'est la crise, les banquiers de la Société générale, banque soutenue par les contribuables, s'offrent 320 000 stock-options (bénéfice 1 673 750 euros en 10 jours) ; 23 mars : ils capitulent officiellement, tout en se justifiant
05 mars 2009 : Fin des grèves à La Guadeloupe, l'Etat et le patronat étant vaincus, et après 44 jours, les fonctionnaires ayant droit à 45 jours de grève payés par an ...
Février 2009 : Crise mondiale, manifestations alimentaires, Outre-Mer, Guadeloupe, privilèges caraïbes, Sarkozy, généreux arrosages ?
Février 2009 : Lycéens, Etudiants, Enseignants-Chercheurs manifestants, réponses quasi-immédiates ; Outre-Mer, Guadeloupe, un mois de grève, pas de réponses ... violences, réponses quasi-immédiates (Gouvernance parisienne ?)
Janvier 2009 : Relaxe générale pour les VIP de l'affaire de l'hormone de croissance (plus de 100 morts)

31 décembre 2008 : 1147 voitures incendiées ...
Décembre 2008 : La Justice de la République encourage... le tapage nocturne ...

Octobre/Novembre 2005, banlieues dites "sensibles": Emeutes insurrectionnelles, impuissance publique ??? (des politiques et religieux soutiennent-ils les délinquants ???

Corse, violation permanente du droit.
Fin 1999 une constatation s'impose, la République Française est incapable de faire respecter sa Loi en Corse, et alors que la ville de Paris est aux mains de certains corses, certains corses chassent de Corse les Français de métropole.
Selon le préfet de Corse les nationalistes ne seraient qu'une poignée ... si cela est vrai on se demande comment la démocratie républicaine pourrait réguler la situation s'ils étaient deux poignées ... Il est vrai qu'étant incapable de faire respecter la légalité en métropole, non seulement dans les banlieues mais encore par les agriculteurs, les pêcheurs, les chasseurs, les routiers, etc ..., on ne voit pas pourquoi elle devrait faire respecter la Loi en Corse ...

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(Octobre 2005) Violences à Clichy-sous-Bois après la mort de deux jeunes (cambrioleurs)
Ziad et Banou se sont électrocutés après avoir fui jeudi une interpellation policière.

De nouvelles violences urbaines ont éclaté tard dans la soirée de vendredi à Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) entre des jeunes des quartiers «sensibles» et les forces de l'ordre.
Selon la préfecture, une balle réelle aurait même été tirée sur un véhicule de CRS. On dénombrait, vers 22 h 30, dix-sept feux de véhicule ou de poubelle. La nuit précédente, des affrontements avaient opposé 200 jeunes à autant de policiers dans le quartier de Chêne-Pointu. Bilan : 23 véhicules et un centre commercial incendiés, les vitres d'un bureau de poste brisées...

Les jeunes du quartier venaient d'apprendre la mort, jeudi en fin de journée, de Ziad, 17 ans et Banou, 15 ans, électrocutés dans un transformateur EDF. Pourquoi ces deux adolescents et un de leurs copains de 21 ans se sont-ils introduits dans un lieu aussi dangereux ? Leur ami, grièvement blessé, a indiqué aux enquêteurs qu'il ne se souvenait plus de rien.

Portable.

Vendredi, Jacques Méric, le directeur départemental de la sécurité publique, a indiqué qu'une enquête était en cours. Les corps des deux adolescents ont été retrouvés peu avant 19 heures par les pompiers, alertés par un coup de téléphone portable qui n'a pas encore été identifié.
Peu avant, vers 17 h 20, deux policiers repèrent trois jeunes qu'ils soupçonnent de cambrioler un cabanon de chantier à Livry-Gargan, ville limitrophe de Clichy-sous-Bois, à 800 mètres à pied du transformateur. Les jeunes disparaissent dans une rue proche du chantier. Ils sont rejoints par un autre groupe. Au total, ils sont, selon un enquêteur, «entre six et neuf».

Alors que les policiers procèdent à l'interpellation, une partie de la bande s'échappe. Les policiers coursent les fuyards, puis abandonnent et emmènent six mineurs au commissariat. Au moment où un fonctionnaire entame la rédaction de son rapport, une panne d'électricité paralyse le bâtiment. Personne ne le sait encore, mais Ziad et Banou viennent de mourir. Il est 18 h 15. A 18 h 30, un technicien EDF se rend au transformateur protégé par un mur, mais dépourvu de toit.

«Aucun lien».

La préfecture a affirmé vendredi que la police «n'était pas sur les lieux au moment de l'accident», donc «qu'aucun lien [n'existait] entre les deux incidents». Nicolas Sarkozy a, lui, indiqué que «la police conteste formellement que les jeunes étaient physiquement poursuivis».
Dominique de Villepin a expliqué qu'il s'agissait, selon les indications qui lui avaient été données, de «cambrioleurs qui étaient à l'oeuvre», avant de parler d'un «terrible drame humain». Seul l'ami de Ziad et Banou pourra peut-être expliquer pourquoi ils étaient allés se réfugier dans ce lieu.
liberatio.fr, par Fabrice TASSEL, QUOTIDIEN : samedi 29 octobre 2005

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Recueillement à Clichy-sous-Bois après deux nuits d'émeutes

PARIS - Plusieurs centaines de personnes ont pris part samedi matin à une marche silencieuse à Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) en hommage à deux adolescents (cambrioleurs) dont la mort a provoqué deux nuits d'émeutes.

Habitants et élus se sont rassemblés derrière les familles des jeunes victimes, électrocutées après avoir pénétré dans un transformateur EDF, apparemment pour échapper à un contrôle de police. Le cortège s'est recueilli devant le bâtiment en fin de matinée.

Après avoir lancé un appel au calme, le maire PS de Clichy-sous-Bois, Claude Dilain, a souhaité qu'une version "irréfutable" des événements de jeudi soir soit rapidement "établie et publiée".

Dans la nuit de vendredi à samedi, les violences entre jeunes et forces de l'ordre ont franchi un cran supplémentaire. La préfecture de Seine-Saint-Denis a confirmé qu'une balle de gros calibre avait atteint un fourgon de CRS.
Au total, une trentaine de voitures ont été incendiées, ainsi que des poubelles et du mobilier urbain, a précisé la préfecture.

Les pompiers, qui ont déclenché le plan "Troubles urbains", ont effectué près de 40 interventions dans la nuit, a-t-on appris auprès de l'état-major des pompiers de Paris. Pris pour cible la veille, ils ont opéré sous la protection des forces de l'ordre.
La police a interpellé 19 personnes, dont 14 étaient toujours en garde-à-vue samedi. Les émeutes ont fait 16 blessés légers, quinze policiers et un journaliste.

Le coup de feu, dont on ignore pour l'instant l'origine exacte, n'a pas fait de blessé mais a provoqué la colère des syndicats de policiers.
"Si la balle avait atteint un homme et non une voiture, il y aurait eu un mort de plus dans les rangs des forces de l'ordre", s'est inquiété Joaquin Masanet, porte-parole de l'UNSA-Police, majoritaire parmi les CRS.
Cette attaque est "très grave" parce qu'elle vise un "symbole de la République" et prouve que des armes de gros calibre "continuent à circuler dans les cités", a-t-il déclaré à Reuters.

DEUX VERSIONS DIVERGENTES

Pour autant, il rejette les propositions du syndicat Action police CFTC, qui a demandé au ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, d'envoyer l'armée sur place.
"Nous ne sommes pas en guerre. La police est capable de rétablir l'ordre si on lui en donne les moyens matériels et humains. On n'a pas besoin de l'armée", a-t-il insisté.

Le quartier du Chêne Pointu, l'une des deux cités de cette ville de près de 30.000 habitants, s'est embrasé jeudi soir après la mort de deux adolescents de 15 et 16 ans.
Les jeunes de la cité sont persuadés que leurs amis se sont réfugiés dans le transformateur parce qu'ils étaient pris en chasse par des policiers, qui les soupçonnaient de tentative de cambriolage dans un chantier voisin.

Selon Le Parisien, les deux adolescents n'étaient pas poursuivis quand ils sont entrés dans le transformateur, une version défendue dès vendredi après-midi par Nicolas Sarkozy. Une enquête administrative a été ordonnée par le ministère.

Le ministre de l'Intérieur a annoncé que la totalité des voitures de police serait équipée de caméras d'ici la fin de l'année. "Dans une affaire comme celle-là, s'il y avait eu une caméra, il y aurait un élément objectif qui permettrait de savoir", a-t-il déclaré.

Mercredi, au lendemain d'une visite houleuse dans un quartier sensible d'Argenteuil (Val d'Oise), Nicolas Sarkozy a annoncé qu'il se rendrait "systématiquement" dans les cités sensibles dont les habitants "ont droit à la même sécurité que le reste des Français".

De son côté, Dominique de Villepin a souhaité vendredi que "toutes les leçons" soient tirées des violents incidents de Clichy-sous-Bois.

Pour le Parti socialiste, ces faits "témoignent du climat de tension qui règne et du durcissement des violences".
Delphine Batho, secrétaire nationale chargée de la Sécurité, demande dans un communiqué à Nicolas Sarkozy "d'apporter des réponses sérieuses à cette situation" en évitant les "diversions habituelles à coup de formules péremptoires ou de déplacements hypermédiatisés".
liberation.fr, samedi 29 octobre 2005 (Reuters - 13:09)

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Société Huit jeunes condamnés à 150 euros d'amende pour tapage nocturne à Paris AP | 11.12.2008 | 17:21

Huit jeunes poursuivis pour "agression sonore" ont finalement été condamnés jeudi par le tribunal correctionnel de Paris à 150 euros d'amende pour "tapage nocturne", alors que le parquet avait requis dans la matinée trois mois d'emprisonnement avec sursis soulignant qu'il s'agissait d'une première dans le traitement de ce type de nuisances.

Les huit jeunes étaient poursuivis en vertu des lois Sarkozy de 2003 qui ont introduit le délit "d'agression sonore en vue de troubler la tranquillité d'autrui", puni d'un an d'emprisonnement et de 15.000 euros d'amende dans la loi française.
Le tribunal a finalement décidé de requalifier les faits en un classique "tapage nocturne", une simple contravention passible d'une amende.

Dix jeunes, dont deux mineurs, avaient été interpellés le 20 octobre dernier et placés en garde à vue suite à des plaintes déposées par des riverains des rues Legendre, Clairaut et Lecompte dans le XVIIe arrondissement.
Selon les plaignants, les jeunes stationnaient tard le soir dans la rue, jouant au football avec des canettes et faisant tourner leurs scooters.

Après un rappel à la loi en septembre, les jeunes ont été arrêtés dans la rue, mais pas en flagrant délit. Ils ont passé 48 heures en garde à vue et une nuit au dépôt du Palais de justice avant de se voir décerner une convocation pour ce jeudi. AP

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letelegramme.com 2 janvier 2009 Saint-Sylvestre. Hausse des incendies de voitures

S’il n’y a pas eu d’incident grave, la nuit de la Saint-Sylvestre a connu une forte hausse du nombre de véhicules incendiés.
Le nombre de véhicules brûlés lors de la nuit de la Saint-Sylvestre (soit 1.147) a augmenté de 30 % par rapport à l’an dernier, mais le ministère de l’Intérieur n’a déploré aucun incident majeur en terme de violences urbaines.

Département par département, le plus grand nombre de véhicules a été incendié en Seine-Saint-Denis (130), dans le Bas-Rhin (91), le Val-de-Marne (80), le Val-d’Oise (68) et le Nord (65). Mais un certain nombre de départements ruraux, qui ne sont pas connus pour être des théâtres de violences urbaines habituelles, ont aussi recensé des incendies.

Le ministère se demande si les nouvelles dispositions prises par les assureurs pour indemniser les propriétaires de véhicules endommagés, qui aboutissent à multiplier par quatre la prime à la casse de 1.000 euros, n’auraient pas incité un certain nombre de personnes à vouloir en profiter.

Hier, Nicolas Sarkozy a vivement dénoncé ces dégradations, avançant l’idée que les incendiaires ne pourraient pas passer le permis de conduire tant qu’ils n’auraient pas indemnisé totalement leurs victimes.

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14 janv. 15h17 liberation.fr Hormone de croissance: relaxe générale

Six responsables médicaux jugés pour la mort de 117 jeunes ont été dédouanés mercredi par la justice. Les proches des victimes dénoncent un «mépris insupportable».

La justice française a prononcé la relaxe générale mercredi pour six responsables médicaux jugés pour la mort de 117 jeunes traités dans les années 1980 à l'hormone de croissance et qui avaient développé la maladie de Creutzfeldt-Jakob.

Près de vingt ans après le premier cas en France, ces six responsables du domaine médical et pharmaceutique, comparaissaient pour «négligence» dans la collecte, l'extraction et le conditionnement de cette hormone, fabriquée à l'époque à partir de l'hypophyse, une glande crânienne prélevée sur les cadavres.

C'est parce que certains lots étaient infectés que 117 jeunes, traités parce qu'ils étaient trop petits, sont morts de la maladie de Creutzfeldt-Jakob (MCJ) après une longue et terrible agonie.

Le tribunal correctionnel de Paris a dédouané les six responsables estimant que les témoignages d'experts n'ont pas permis de déterminer qu'ils «avaient conscience à partir de 1980 (...) d'exposer les malades traités par ce médicament au risque de contamination par la MCJ». 16 ans d'instruction Un septième prévenu, Jean-Claude Job, ancien responsable de l'association France-Hypophyse, qui avait le monopole du traitement, est mort en octobre.

Le tribunal a néanmoins retenu une responsabilité civile pour deux d'entre eux qui devront verser des dommages et intérêts à quelques victimes, celles qui n'ont pas encore été dédommagées par l'Etat au nom de la solidarité nationale.

Ce jugement, rendu en 10 minutes, intervient après 16 ans d'instruction et quatre mois de procès durant lesquels les familles des victimes sont venues raconter leur tragédie. Il était très attendu après le fiasco de l'enquête globale sur le scandale du sang contaminé par le sida, soldé en 2003 par un non-lieu général.

A la sortie de l'audience, les familles ont crié leur colère.

«Pour nos enfants qui sont là-haut, pour nos époux et nos épouses qui sont décédés, on n'a pas le droit de laisser ça impuni», a lancé Jeanne Goerrian, présidente de l'Association des victimes de l'hormone de croissance (AVHC).

Me Bernard Fau, l'un des avocats des parties civiles, a d'ores et déjà annoncé qu'il entendait en appeler à la garde des Sceaux Rachida Dati «pour qu'elle ordonne au procureur de faire appel de cette décision». (Source AFP)

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Article interactif Grève en Guadeloupe : "'l'expression d'un mal-être économique, social et identitaire" LEMONDE.FR | 03.02.09 | 13h12 • Mis à jour le 03.02.09 | 13h51

Les internautes favorables au mouvement

En Guadeloupe, les gérants de stations-service ont annoncé, le 3 février, la fin de leur grève, tandis que le mouvement de grève générale contre la vie chère se poursuit dans l'île. Les internautes du Monde.fr racontent comment ils ont vécu les manifestations des deux dernières semaines.

14 jours de paralysie par Monique Mesplé-Lassalle

Oui, il n'y a plus d'essence. Oui, on a des difficultés à s'approvisionner. Oui, écoles, grandes surfaces, entreprises, administrations sont fermées... Mais pourquoi alors mon pain-beurre quotidien (c'est tout ce que j'ai !) me semble-t-il particulièrement savoureux ? J'ai le sentiment de vivre un moment historique. C'est tout un peuple qui dit que cela suffit. Assez d'un coût de la vie 50 % plus cher qu'en métrople, assez d'engraisser des chefs d'entreprise en majorité blancs, assez de voir se bâtir des fortunes étrangères grâce à la défiscalisation, assez de la discrimination par la couleur de la peau, assez du scandale des monopoles (essence, grandes surfaces). Les revendications me semblent justes et, métropolitaine, je suis dans les manifestations. Pour la première fois, des milliers de personnes sont dans la rue. Aucune agressivité, un vrai partage. Et un vrai débat, enfin.

Révolution "orange" sous les tropiques par Frantz Cognet

Les sociétés sont fermées (pour une grande majorité), plus de carburant, donc peu de véhicules sur la route, les écoles sont fermées : la Guadeloupe est au ralenti, mais la Guadeloupe vit. Je vis et travaille à Pointe-à-Pitre, je continue à faire mes courses dans les petites échoppes, mes factures continuent à arriver par la poste, et bien sûr, je continue à me rendre à mon travail tous les matins. L'ambiance est tout de même "grave" et sérieuse car tout le monde sait que plus rien ne sera plus comme avant. Notre ministre en a sans doute pris conscience : il s'est métamorphosé en un homme attentif et à l'écoute de tous. Les forces de l'ordre sont discrètes, il n'y pas d'émeute, ça ressemble à s'y méprendre à une révolution "orange".

Une crise sociétale par Michael Colet

Depuis plusieurs jours, la Guadeloupe ne fonctionne pas, le pays tout entier est à l'arrêt. Cette explosion de colère n'est pas le souffle d'un vent de surface, c'est l'expression d'un mal-être économique, social et surtout identitaire. Toutes les couches sociales du pays sont dans la rue, de mémoire de Guadeloupéen, jamais on avait vu une manifestation aussi longue et d'une telle ampleur, jamais un soulèvement n'avait obligé un gouvernement français, à travers son représentant des DOM, à quitter Paris pour s'installer durablement au cœur d'un soulèvement populaire. Face a cette situation, il convient d'en déduire une triste réalité. Il est incontestable que nos politiciens locaux depuis plusieurs années sont en total décrochage avec la réalité du pays, leurs capacités de lecture quant aux fondamentaux économiques et sociaux de ce pays approchent la nullité.

L'émancipation d'une identité guadeloupéenne par Patrick Picot

Comme beaucoup de Guadeloupéens, nous sommes en "panne" non seulement d'essence et de certains autres biens de consommation, mais aussi de perspectives de sortie de crise. Que se passe-t-il ici ? Au départ, je ne l'avais pas compris et je croyais à une simple résurgence de l'activisme indépendantiste de l'UGTG. Même la fameuse chanson populaire qui a dynamisé toutes les manifestations me semblait porter en elle des propos ségrégatifs et anti-coloniaux. J'ai alors davantage écouté et entendu les discussions de mes collègues et de la population.

Un autre esprit critique s'éveillait. Le collectif issu d'un regroupement de plus de 40 organisations, associations et syndicats mettait en avant "l'exploitation" et la vie chère. Les forums de négociations télévisés le soir ont participé à une prise de conscience large dans la population. "La Gwadloup sé tan nou, la Gwadloup sé pa ta yo" dénonçait les profits exagérés de certains et la misère des autres.

J'ai ressenti dans les manifestations une véritable union populaire et fraternelle, une aspiration vers un avenir meilleur à partir d'une prise en main de son propre destin. Oui, le monde dual que la République a maintenu ici depuis la décolonisation et malgré la départementalisation profite plus à certains qu'au peuple, qui aujourd'hui crie sa souffrance. Alors, les différents acteurs sociaux sauront-ils proposer une autre société à ce peuple qui attend aujourd'hui dans une conscience et une identité renouvelée ?

Les internautes opposés au mouvement

Une atmosphère malsaine par Gilles

Je vis en Guadeloupe depuis trois ans pour raisons professionnelles mais depuis 15 jours plus moyen de travailler, plus d'essence, plus de magasins ouvert, la zone commerciale de Jarry à Baie-Mahault est entièrement vidée de ses habitués, les crèches, les commerces, administrations sont fermés, soit à cause du nombres de grévistes dans l'entreprise soit par le fait de commando des syndicats qui déboulent et crient à tout va ; ils vont obliger les salariés à quitter leur poste de travail et au chef d'entreprise de baisser le rideau. Cela a même été fait dans une crèche, on a dû aller en urgence récupérer nos enfants. Il y a une atmosphère malsaine, à cause des propos réitérés par les cadres du collectif (UGTG), la Guadeloupe au vrais Guadeloupéens d'origine africaine ou indienne, mais au XXIe siècle et au vu des métissages dans les familles, comment peut-on encore porter de telles paroles, comment prouver que untel est de ces origines, faudra-t-il faire des fichiers, avec la couleur et origine ? Je m'inquiète plus pour demain, comment les gens se regarderont-ils ?

L'économie en berne par Laure Hanany

Comment un petit groupe de personnes peut-il bloquer toute une île ? Je vis en Guadeloupe et je trouve que les grèves sont trop fréquentes. Les salariés affiliés à l'Union générale des travailleurs guadeloupéens font la grève et bloquent tout pour un oui ou pour un non. Ce collectif (LKP) a peut-être des revendications légitimes mais ils s'y prennent de la mauvaise manière. Est-ce normal d'empêcher ceux qui veulent travailler de le faire ou de forcer ceux qui travaillent à baisser leur rideau ? Ils ne respectent que ceux qui sont d'accord avec eux et qui suivent le mouvement. C'est de l'anarchie. J'ai des fois honte d'être Guadeloupéenne. Je suis bloquée chez moi depuis une semaine car je n'ai plus de carburant. Je ne sais même pas quand j'aurai mon salaire car mon entreprise est fermée depuis deux semaines. Toute l'économie de la Guadeloupe est en berne.

Certaines revendications à côté de la plaque par André Bresse

En marge de la grève générale contre les abus provoquant la vie chère, la grève de l'essence a démarré au même moment. Aubaine ou étrange coïncidence, cela a plongé l'île dans une crise profonde. Au début alors que les gens avaient encore de l'essence, il y a eu intimidation pour faire fermer les entreprises manu militari. Quand la démocratie n'est plus, on se demande à quoi s'attendre. Alors que certaines revendications sont justifiées, d'autres sont à côté de la plaque. Quand les grévistes réclament que la priorité des emplois soit donnée aux Antillais d'origine africaine et indienne, c'est un protectionnisme extrémiste assimilable à de la discrimination, voire du racisme.

Par ailleurs le slogan repris en cœur à chaque manifestation "La Gwadloup sé tan nou, la Gwadloup sé pa ta yo" (La Guadeloupe c'est à nous, la Guadeloupe n'est pas à eux) provoque la question suivante : qui sont les "nous" et qui sont les "eux" ? D'où des assimilations et un climat social tendu. Sinon les gens s'entraident entre voisins, collègues et proches pour se déplacer et s'approvisionner. On mange presque à sa faim par contre c'est le manque d'essence qui rend dingue avec des voitures siphonnées, des stations réquisitionnées pour les véhicules d'urgence prises d'assaut. Bon nombre de personnes sont au chômage technique. L'ambiance est au ras-le-bol et à la crainte d'un avenir long à reconstruire...

Une atteinte aux libertés fondamentales

Sous couvert de la vie chère, problème non spécifique à la Guadeloupe, le LKP pose les jalons de l'autonomie puis de l'indépendance. C'est d'ailleurs leurs cris de ralliement "La Gwadeloup cé tan nou, a pas ta yo" = "La Guadeloupe c'est la nôtre, ce n'est pas la leur". Comprendre ce n'est pas aux Francais, ce n'est pas aux Blancs ! Par ailleurs, Total veut protéger sa position dominante aux Antilles. Les salariés du privé ne sont pas en grêve mais n'ont plus d'essence. Les promoteurs du LKP sont tous fonctionnaires et seront tous payés. Depuis plus de deux semaines les enfants n'ont plus cours. Tout cela est une atteinte aux libertés fondamentales : travailler, circuler, apprendre, et même se soigner maintenant pour certains. Nous ne savons pas comment les entreprises privées vont faire pour se relever de cette crise...

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Grève en Guadeloupe, Yves Jégo annonce des mesures Article publié le 03/02/2009 Dernière mise à jour le 03/02/2009 à 07:03 TU RFI Avec Marie Bernardeau de France Inter,

Un déblocage lent de la situation en Guadeloupe, paralysée depuis plus de deux semaines par une grève générale.
Yves Jégo, le secrétaire d'Etat français à l'Outre-mer, s'est rendu sur l'île depuis dimanche et a multiplié les entretiens avec les élus et les chefs d'entreprises.
Il a annoncé la mise en place anticipée du Revenu minimum d'activité, le RSA, dès cette année et le gel des loyers des HLM.

Très discrètes les réunions de travail d’Yves Jégo. Le secrétaire d'Etat à l'Outre-mer a reçu hier les maires, suivi du patronat et des responsables des grandes surfaces.

Les voitures rentrent et sortent de la préfecture mais les propositions sont distillées au compte-gouttes.

Yves Jégo cherche des réponses ciblées à la crise qui secoue l'île. « Je veux que ce soit des réponses qui soient très ciblées. Par exemple les produits de première nécessité, je remercie le Conseil général et le Conseil régional, il va diminuer de 50% l'octroi de mer qui est la TVA locale.
Mais moi je veux aller au-delà, je veux qu’il y ait aussi le chariot type et que la famille guadeloupéenne qui a des difficultés à boucler sa fin de mois sache qu’elle peut trouver un chariot type à des prix accessibles et à des prix qui ne bougeront pas tout au long de cette année.», a dit le secrétaire d'Etat.

Médecines douces

Mise en place du RSA en 2009, gel des loyers des HLM, mais aussi par exemple la création de 40 000 billets d’avion Paris-Pointe-à-Pitre pour 340 euros aller-retour. Un prix défiant toute concurrence, en faveur du pouvoir d’achat. Et le prix des cantines scolaires, devrait baisser. Pour l’instant le Collectif contre l’exploitation outrancière préfère attendre avant de crier victoire.

Pour Félix Flemin, secrétaire général du Parti communiste guadeloupéen est membre du Collectif la grêve va continuer. « Lui-même [Yves Jégo] a précisé qu'il ne portait pas des réponses, qu’il donnait quelques pistes de travail. Donc la grève continue et elle va continuer puisqu’il n’y a pas de réponse portée aux négociations pour le moment ».

Yves Jégo s’est comparé à un médecin qui apporte des médecines douces à un grand malade. Il veut prendre le temps pour réformer la région en profondeur. Pas sûr que ce temps soit celui des syndicats.

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Guadeloupe : Taubira veut la fin de «l'apartheid» social Samuel Potier (lefigaro.fr) 20/02/2009 | Mise à jour : 19:41 |

VIDÉO - La députée de Guyane était l'invitée de l'émission «Parlons Net !» sur France Info, le premier club de la presse Internet dont Le Figaro.fr est partenaire. Elle fustige le «mépris» de l'Etat à l'encontre de l'Outre-mer.

Christiane Taubira persiste et signe.
Selon elle, l'Outre-mer - et en premier lieu la Guadeloupe - reste plus que jamais victime d'un «apartheid» social. Elle assume ses propos, même si elle reconnaît que ce terme est connoté. Crise d'identité de l'Outre-mer, surcoût de la vie, traitement du conflit social par l'Etat... Invitée de «Parlons Net» vendredi sur France Info, la députée apparentée PS, membre du Parti radical de gauche, a répondu sans langue de bois aux questions de Rue 89.com, Marianne2.fr et du Figaro.fr, partenaires cette semaine de l'émission.

Yves Jégo, le secrétaire d'Etat en charge de l'Outre-mer ? «Il a fini par desserrer les dents au bout de 11 jours», grince-t-elle, fustigeant son départ précipité et «son reniement» sur certaines promesses. Michèle Alliot-Marie, la ministre de l'Intérieur ? Christiane Taubira n'accepte pas son «mépris» pour l'Outre-mer. Même si elle reconnaît que Nicolas sarkozy s'est montrée à l'écoute lors de la réception des élus ultramarins jeudi à l'Elysée, elle attend maintenant des solutions concrètes lors des négociations sur le terrain, avec le LKP et le patronat local. Et ne ménage pas José Bové et Olivier Besancenot, partis dans les Antilles soutenir les grévistes... au risque de mettre de l'huile sur le feu, dans un climat local déjà extrême.

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Société Sortie de crise Guadeloupe: le LKP signe avec l'Etat un protocole de suspension de conflit lenouvelobs.com AP | 05.03.2009 | 16:38

Après un mois et demi de grève générale en Guadeloupe, le collectif LKP (Lyannaj kont pwofitasyon, Ensemble contre la surexploitation) et les représentants de l'Etat ont signé mercredi soir à Pointe-à-Pitre un protocole d'accord appelant "à la reprise de l'activité normale".

Le mouvement avait débuté le 20 janvier à l'appel du LKP, ce collectif rassemblant 49 organisations, partis et syndicats qui s'était notamment mobilisé pour une revalorisation de 200 euros sur les plus bas salaires et contre la vie chère.

Son porte-parole, Elie Domota, a salué "une victoire, une étape". C'est "la reprise", mais, a-t-il souligné, "nous restons mobilisés dans les jours, les semaines qui viennent, parce qu'aujourd'hui c'est la lutte qui paie". "Yo sinyé!" (Ils ont signé, en créole), a salué l'Union générale des travailleurs de Guadeloupe (UGTG), dont M. Domota est le secrétaire général.

Le protocole d'accord a été signé mercredi soir à 20h (1h jeudi en métropole) au port autonome de Pointe-à-Pitre par les différentes parties. Etaient présents le préfet de la région Guadeloupe Nicolas Desforges, Elie Domota, ainsi que les présidents du conseil régional de Guadeloupe Victorin Lurel et du conseil général Jacques Gillot.

Le texte très détaillé comporte 165 articles, traitant de sujets divers: prestations sociales, minima sociaux et salaires, baisse des prix des produits de première nécessité, baisse des prix du carburant, de l'eau, des tarifs de l'électricité et des communications. Une "prime de solidarité active de 200 euros" sera notamment "versée de façon exceptionnelle par l'Etat au mois d'avril 2009 aux 51.000 foyers guadeloupéens qui perçoivent les plus bas revenus", selon le texte du protocole transmis par la préfecture.

Le document évoque également de nombreuses questions, comme le logement, les transports, l'éducation, la formation, l'emploi ou les industries. Un accord régional interprofessionnel sur les salaires du secteur privé, dit "accord Jacques Bino", est joint en annexe du protocole. Il porte le nom du syndicaliste de la CGTG tué par balle à Pointe-à-Pitre, au cours de la nuit du 17 au 18 février, alors que la Guadeloupe était confrontée à des violences.

Dans le cadre de cet accord Bino, le conseil général et la région Guadeloupe "s'engagent à verser, à compter du 1er mars 2009, chacun pour sa part une prime exceptionnelle de 25 euros sur 12 mois pour un montant total de 24 millions d'euros aux salariés dont la rémunération est comprise entre 1 et 1,4 SMIC".

En définitive, les signataires du protocole appellent à "la reprise de l'activité normale et s'engagent à poursuivre les négociations sur les autres thèmes à examiner". Les signataires sont convenus de constituer une commission de suivi, composée de représentants du LKP, de l'Etat et des collectivités.

"Nous militons toujours pour l'extension de l'accord (Bino) dans toutes les entreprises de Guadeloupe et nous allons continuer à nous battre sur la plate-forme du LKP pour continuer à faire avancer les choses", a commenté Elie Domota.

Le président du MEDEF (Mouvement des entreprises de France) Guadeloupe, Willy Angèle, a salué "la signature par le LKP du protocole de suspension du conflit". Désormais, on entre dans une dynamique de construction et de développement", a expliqué à l'Associated Press M. Angèle, joint par téléphone. Au final, "le bonus à la vie chère évoluera entre 200 et 250 euros pour les salaires jusqu'à 1,4 du SMIC".

Le MEDEF Guadeloupe, a-t-il dit, a demandé à ses partenaires "d'appliquer de manière unilatérale la prime sur les bas salaires", en attendant une signature branche par branche de l'accord.

Le secrétaire d'Etat à l'Outre-mer Yves Jego, dont le retour précipité à Paris sur demande de Matignon le 9 février avait suscité la colère en Guadeloupe, a exprimé son "soulagement". Le "chemin a été long et douloureux, il reste énormément de travail pour protéger les entreprises qui vont souffrir énormément de 44 jours de blocage", a-t-il déclaré sur France Info.

Selon le ministre du Budget Eric Woerth, les aides de l'Etat pour "l'ensemble des territoires d'outre-mer" coûteront "de l'ordre de 200 à 250 millions d'euros" en 2009. "La question est de savoir combien cela rapporte", a-t-il souligné sur RTL, en saluant le fait que "la Guadeloupe sorte de cette crise".

Le député socialiste et président du Conseil régional de Guadeloupe Victorien Lurel a salué dans un communiqué la "signature d'un accord historique permettant une sortie de crise par le haut".

La reprise "normale des activités économiques et scolaires est non seulement possible, mais elle est désormais urgente et vitale pour que la Guadeloupe se relève au plus vite de ces longues semaines de paralysie", souligne M. Lurel. Les "avancées obtenues par le mouvement social sont tout à fait considérables et elles posent les bases d'une remise à plat du fonctionnement de l'économie guadeloupéenne", estime-t-il. AP

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23/03/2009 à 06h52 liberation.fr Société générale : les stock-options enterrées AnalyseBanques . Les dirigeants ont renoncé à ce cadeau contesté. NICOLAS CORI

C’est ce qu’on appelle une déroute totale. Devant la pression politique et l’incompréhension de leurs salariés, les dirigeants de la Société générale (SG) ont renoncé à toucher leurs stock-options. Il s’agit cette fois d’un vrai abandon, et non d’un faux renoncement, comme ce qui avait été annoncé vendredi. Dans une lettre à leurs salariés rendue publique hier, le président Daniel Bouton, le directeur général Frédéric Oudéa, et les deux directeurs généraux délégués, Séverin Cabannes et Didier Alix, indiquent que, «pour couper court aux polémiques actuelles», ils ont «décidé de renoncer au bénéfice de l’attribution de ces stock-options» et qu’ils en ont «informé le conseil d’administration».

Prix cassé.

L’indignation générale a donc permis d’éviter un enrichissement indu, alors que l’entreprise, confrontée à la crise financière, est aidée par l’Etat (qui doit renforcer ses fonds propres à hauteur de 3,4 milliards d’euros). Mercredi, les quatre dirigeants étaient à la tête d’une petite fortune virtuelle : le conseil d’administration de la Société générale avait décidé de leur octroyer des stock-options à un prix cassé. 24,45 euros, soit, dixit la banque, la «moyenne des 20 cours de clôture précédant le conseil d’administration du 9 mars 2009» au cours duquel a été prise la décision. Mais la période choisie est aussi celle qui a vu l’action SG atteindre son plus bas niveau depuis dix ans. D’ailleurs, le cours avait ensuite vite rebondi. Et vendredi soir, Oudéa, qui s’était fait attribuer 150 000 options, pouvait d’ores et déjà réaliser une plus-value de 720 000 euros. Pour Bouton (70 000 options), la plus-value potentielle était de 330 000 euros. Pour les deux autres dirigeants (50 000 options chacun), 240 000 euros.

Devant le tollé, les dirigeants ont cru s’en tirer par des explications et une fausse promesse. Vendredi, la banque indiquait que le plan concernait 5 000 salariés, et que les stock-options ne seraient touchées que si des conditions de performance étaient remplies. Surtout, les dirigeants s’engageaient «à renoncer à lever ces stock-options tant que la Société générale [bénéficiait] d’un appui en fonds propres de l’Etat». Dans les faits, personne n’a été dupe. Le délai pour lever une stock-option étant de trois ans au minimum, ils espéraient attendre des jours meilleurs avant de toucher le jackpot.

Du coup, les critiques ont redoublé et les pouvoirs publics ont multiplié les mises en garde. «Quand il y a un plan social, des aides publiques, les bonus, plans, stock-options, rémunérations annexes ne sont pas admissibles», avait ainsi lancé vendredi Nicolas Sarkozy, depuis Bruxelles, tandis que Christine Lagarde, ministre de l’Economie, s’est interrogée samedi sur la «pertinence de stock-options» et a évoqué la possibilité de faire voter une loi sur le sujet. Mais ce qui semble avoir fait céder la direction de la banque serait davantage le climat interne. «L’attribution de dizaines de milliers de stock-options à des conditions particulièrement avantageuses suscite l’indignation des salariés», dénonçaient vendredi les cinq principaux syndicats de l’établissement.

«Malentendu».

De fait, c’est l’explication principale fournie par les quatre dirigeants dans leur lettre aux salariés. Après avoir détaillé le dispositif - «un élément de rémunération très différé dans le temps» qui «est aligné avec la performance future et durable de l’entreprise» -, ils se justifient : «Nous n’avons pas su expliquer les mécanismes intrinsèquement complexes du dispositif. Sa mise en place a été jugée inopportune par l’opinion publique et a suscité une forte indignation. Nous avons reçu des manifestations d’incompréhension parmi nos clients et les salariés du groupe. Dans un environnement particulièrement difficile, nous souhaitons préserver la relation avec nos clients et éviter tout malentendu avec nous tous, collaborateurs de la Société générale.» Un bien beau texte qui aurait été plus crédible s’il avait été rédigé mercredi dernier…

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L'ex-directeur financier de Natixis empocherait 1,5 million d'euros... pour neuf mois de présence LEMONDE.FR | 10.04.09 | 09h35 • Mis à jour le 10.04.09 | 13h44

Le quotidien Libération révèle dans son édition de vendredi que Jean-Pascal Beaufret, l'ex-directeur financier de Natixis limogé fin novembre 2008, s'apprête à empocher la coquette somme de 1,5 million d'euros pour neuf mois de présence dans l'entreprise qui affiche 2,8 milliards de pertes.

Arrivé en février 2008 dans la banque d'investissement, à la demande du président du directoire de Natixis, Dominique Ferrero, dont il est proche, "l'homme [Jean-Pascal Beaufret] n'a aucune expérience dans la banque d'investissement et ses passages dans le monde bancaire n'ont pas laissé un souvenir impérissable dans les années 90", souligne le journal. Tout juste débarqué d'Alcatel-Lucent, M. Beaufret reçoit, en plus de son salaire annuel de 500 000 euros, une prime d'arrivée du même montant, "un golden hello".

"A l'automne, les deux actionnaires de Natixis, les Caisses d'épargne et les Banques populaires, demandent sa tête" et l'obtiennent. M. Beaufret quitte la société le 30 novembre, non sans être assuré de bénéficier d'un préavis de six mois et d'une indemnité de départ d'un montant équivalent, soit à nouveau 500 000 euros. Le Monde.fr

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Dexia: 8 M € de bonus distribués lefigaro.fr 23/04/2009 | Mise à jour : 07:22 |

Selon le quotidien Libération, la banque Dexia, sauvée de la faillite en septembre 2008 et recapitalisée en urgence par les Etats français, belge et luxembourgeois à hauteur de 6,4 milliards d'euros, a reversé pas moins de 8 millions d'euros de primes à ses cadres dirigeants français.

Ces sommes attribuées par Dexia Crédit local, une des branches françaises de la banque, devraient profiter à un petit groupe de personnes et non à des centaines comme le soutient la banque, ajoute le journal.

L'établissement franco-belge avait déjà suscité la polémique mardi en raison de l'attribution d'une indemnité de départ de 825.000 euros à Axel Miller, son ancien administrateur délégué chassé en octobre après l'intervention de l'Etat, "alors qu'il s'était engagé à ne rien toucher".

Dexia est actuellement en train de supprimer 900 postes, dont 250 en France.

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27/05/2009 à 06h51 liberation.fr Par GAËL COGNÉ Les prestataires d’un technival pris au piège

Justice . La procureure d’Evreux a fait saisir le matériel du festival durant lequel un homme est décédé le 2 mai.

«Le technival ? C’est une histoire de dingue.» Me Florence Diffre bataille depuis trois semaines pour tenter de récupérer le matériel d’une valeur d’un million d’euros confisqué à l’issue du technival du 1er mai, à Bouafles (Eure). Une bonne partie appartient à des prestataires qui sont à deux doigts de mettre la clé sous la porte.

David, de l’association L’Eure du son, se demande bien qui veut la peau des teufeurs. Avec un collectif, il a tenté d’organiser le technival. Une institution depuis 1991 qui rassemble des milliers de participants et «a toujours eu lieu». «L’automne dernier, nous avons pris contact avec Eric Steiger, le chargé de mission au ministère de l’Intérieur. Nous avons envoyé une lettre avec accusé de réception. En avril, nous avons recontacté le ministère, mais on nous a fait comprendre qu’il n’y avait pas de négociations possibles pour trouver un lieu. Si on organisait le rassemblement, on serait réprimandé comme il se doit.»

On suggère aux organisateurs de se tourner directement vers les préfectures.Pour David, «personne ne veut d’un technival. Les préfectures prennent souvent des arrêtés préfectoraux pour interdire les rassemblements [ce n’était pas le cas dans l’Eure, ndlr]. Depuis l’amendement Mariani, de 2002 à 2008, il y avait des réunions de travail au ministère de l’Intérieur qui imposait un lieu.»

Sandwichs.
«Faux,répond Eric Steiger. Le ministère de l’Intérieur n’a jamais imposé de lieu. D’habitude, il y a un dossier déposé en préfecture au moins un mois avant et ensuite il remonte au ministère de l’Intérieur. Cette année, personne ne s’est concerté. J’ai reçu des coups de fil en avril, mais c’était trop tard. Notre rôle est d’accompagner les grands rassemblements de musique techno, pas de mettre notre veto.»

Le technival s’organise quand même, «à l’ancienne», sans autorisation. Un numéro d’appel est mis en place, puis des points de rendez-vous (à Rouen, Paris…) et un convoi de 5 000 véhicules se met en route. «Les RG étaient là, en arrivant, et quatre gendarmes. Ils n’ont pas tenu une minute trente.» Jeudi 30 avril, 8 000 personnes investissent l’ancienne sablière de Bouafles. Vendredi 1er mai, la fête commence. Elle est endeuillée le lendemain de la mort d’un jeune homme de 26 ans d’un arrêt cardio-respiratoire. Au plus fort de l’événement, 25 000 personnes participent au technival.

Le 2 mai, un arrêté préfectoral interdit, trop tard, la manifestation. Et, le dimanche 3, le rassemblement fini, les camions sont arrêtés, fouillés, le matériel saisi. Curieusement, la réquisition du procureur invite notamment à «rechercher les auteurs d’infractions d’actes de terrorisme». Au même moment, du matériel est saisi dans l’Aude et dans le Haut-Rhin à l’issue de petits rassemblements.

Dix jours plus tard, David et trois autres personnes sont réveillés à 6 h 30 pour une perquisition et placés en garde à vue. Motif ? Un soupçon de «travail dissimulé», pour des sandwichs et boissons vendus pour le compte de l’association lors du technival. Tous sont relâchés seize heures plus tard sans charges retenues contre eux. L’un d’eux, en période d’essai, perd son emploi.

La saisie du matériel, d’abord administrative, se mue en saisie judiciaire, ce qui permet de le conserver six mois. Insupportable pour les nombreuses entreprises ou personnes qui ont loué leur matériel le temps d’un week-end et ne l’ont plus revu depuis trois semaines. «Je suis dans un étau. Je ne peux plus honorer certaines prestations. Sinon, je dois louer et je perds de l’argent. Je crois que je vais devoir fermer. Je vais tout perdre», se désole Emmanuel Leone qui refuse de se retourner contre ses clients. Une quinzaine de prestataires seraient dans la même situation que lui.

Natura 2000.
Florence Diffre, qui défend teufeurs et prestataires, a tenté, en vain de contacter la procureure d’Evreux, Marie-Suzanne Le Quéau. Elle assure ne toujours pas savoir pourquoi le matériel est retenu, malgré ses demandes répétées. Pour la procureure, «25 000 personnes se sont retrouvées sur un site Natura 2000, sans aucune autorisation et une personne est morte. Quand on loue une voiture, on vérifie que la personne a son permis. Pour louer du matériel d’une valeur certaine, on doit, à mon sens, prendre des garanties.» Elle laisse entendre que rien ne l’oblige à rendre rapidement le matériel.

Plusieurs enquêtes sont en cours, notamment pour déterminer qui sont les organisateurs qui pourraient payer une amende et se voir confisquer le matériel. Daniel, prestataire, s’emporte : «On est en train de nous enterrer vivants, j’aimerais bien savoir de quel délit on est punis.» Pour Me Diffre, on cherche clairement «à dresser les teufeurs contre les prestataires. C’est une prise d’otage. Il y a des consignes pour que le technival n’existe plus.»

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Société Des débordements à Lyon après la qualification de l'Algérie pour le Mondial AP | 19.11.2009 | 08:19

Quarante-quatre voitures ont été incendiées mercredi soir dans l'agglomération lyonnaise, et des vitrines de magasins ont été brisées dans le centre-ville de Lyon, a-t-on appris jeudi matin auprès de la préfecture et des pompiers.

Des poubelles et des cabines téléphoniques ont également été dégradées et le rayon hifi et téléphonie mobile d'un supermarché de Vaulx-en-Velin, dans la banlieue lyonnaise, a été pillée, a-t-on appris jeudi matin auprès de la préfecture et des pompiers.

Jeudi matin, 13 personnes étaient en garde à vue (10 à Lyon et trois à Vénissieux) pour injures, jets de pierres ou dégradations. AP

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Incidents à Woippy après une course poursuite mortelle jeudi 21 janvier 2010 ouest-france.fr

Un jeune homme de Woippy, en Moselle, est mort dans l'accident d'un scooter, poursuivi par une voiture de police. Deux autres jeunes hommes ont été très gravement blessés. Hier soir, des incidents ont éclaté à l'issue d'une manifestation silencieuse organisée en hommage aux victimes.

Ils roulaient à trois, « sans casque, sans papiers et à une vitesse excessive » sur un scooter « qui était non éclairé et qui, comme cela devait être déterminé plus tard, était signalé volé depuis décembre ».

La description faite par le procureur de Metz, Rémi Heitz, semble sans appel. Lorsque des policiers municipaux ont mis en marche leur gyrophare et leur sirène à deux tons, mercredi, à Woippy, c'était pour interpeller des contrevenants. Mais l'histoire s'est envenimée, vers 1 h 30.

En sens interdit

Les trois hommes, âgés d'une vingtaine d'années, ont pris la fuite en empruntant un sens interdit. Après environ 800 m de « suivi » (le procureur refuse le terme de « poursuite »), les jeunes hommes ont « perdu le contrôle de leur machine dans un virage ». Projetés sur la chaussée, « ils ont percuté le trottoir » et aussi, semble-t-il, un lampadaire.

Malek Saouchi, 19 ans, est décédé sur place d'un enfoncement de la boîte crânienne. Les deux autres passagers sont grièvement blessés. « Il n'y a pas eu de choc entre le scooter et la voiture de police », précise le procureur. « Les policiers ont respecté les consignes qui leur avaient été données sur ce type d'intervention », affirme François Grosdidier, maire UMP de Woippy.

Les trois policiers ont été placés en garde à vue. Rémi Heitz fera procéder à des investigations « extrêmement minutieuses », a-t-il assuré.

Hier soir, des incidents ont éclaté à l'issue d'une manifestation silencieuse organisée en hommage aux victimes. Des gendarmes mobiles ont été caillassés et ont répliqué en tirant des grenades. Au moins quatre voitures ont été brûlées, un autobus incendié, une école et des cabines téléphoniques saccagées.

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Continental : le PS et le PCF se félicitent AFP 05/02/2010 | Mise à jour : 13:05 |

Le PS a salué aujourd'hui la décision de la cour d'appel d'Amiens d'annuler les peines de prison avec sursis prononcées à l'encontre des six ouvriers de Continental à Clairoix (Oise), transformant ces peines en amendes, tandis que le PCF a estimé que "la lutte paie".

Dans un communiqué, Benoît Hamon, porte-parole du Parti socialiste, a rappelé que son parti avait "apporté son soutien aux salariés dès le début de la mobilisation jusqu'au procès en appel le 13 janvier". Selon le PS, la décision de la cour d'appel exprime sa volonté "de ne pas ajouter une peine pénale à la peine sociale provoquée par des licenciements nombreux et injustes dans une entreprise importante de la région".

"Alors que le gouvernement n'assume pas ses responsabilités sociales et démissionne face à la crise, le Parti socialiste continuera à être aux côtés des salariés victimes de plan sociaux et à dénoncer ces derniers lorsqu'ils sont mis en oeuvre dans des entreprises qui enregistrent des bénéfices", a ajouté Benoît Hamon.

De son côté, Marie-George Buffet, secrétaire nationale du PCF, a souligné dans un communiqué que "la lutte paie". "L'abandon de peines de prison pour les syndicalistes de Continental est un premier succès à mettre à l'actif de l'intense mobilisation. Restons vigilants et continuons à lutter contre la criminalisation de ceux qui se battent pour leurs emplois", a-t-elle déclaré.

Buffet estime "dommage que la relaxe soit possible pour le patron de Total dans le dossier AZF et qu'il ne le soit pas pour les syndicalistes". "Nous demandons que l'État cesse définitivement tout acharnement à leur encontre".

Les six ouvriers de l'usine Continental de Clairoix (Oise), condamnés en première instance à de la prison avec sursis pour le saccage de la sous-préfecture de Compiègne en 2009, ont été condamnés aujourd'hui à de simples peines d'amendes par la cour d'appel d'Amiens.

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Violences à Grenoble: nouveaux tirs à balles réelles sur la police, 4 interpellations De Mié KOHIYAMA et Ambre TOSUNOGLU (AFP) – 18 juillet 2010 11h00

GRENOBLE — Les policiers déployés dans un quartier de Grenoble touché par des violences urbaines après la mort d'un braqueur ont essuyé des tirs à balles réelles dans la nuit de samedi à dimanche, pour la deuxième nuit consécutive, et quatre tireurs présumés ont été interpellés.

"On a relevé un impact de balle sur un véhicule de CRS et on s'est fait tirer dessus à deux ou trois reprises", a déclaré devant la presse dimanche Brigitte Jullien, directrice départementale de la sécurité publique de l'Isère.

Quatre hommes ont par ailleurs été interpellés dimanche à Grenoble dans le cadre d'une enquête sur des tirs à l'encontre de policiers dans la nuit de vendredi à samedi. Seuls deux pourraient être déférés pour ces faits, selon une source judiciaire.

Au total, vingt personnes ont été interpellées depuis le début des violences vendredi: outre ces quatre suspects, onze personnes ont été arrêtées samedi soir, dont certaines étaient en possession de couteaux, et cinq vendredi soir.

Parmi eux, un bon nombre "n'est pas lié aux émeutes" et ne sera pas poursuivi, selon la source judiciaire. Trois jeunes seront jugés lundi en comparution immédiate pour avoir pillé un commerce tandis qu'un mineur a été mis en examen pour incendie de véhicule, a précisé cette source.

La nuit de samedi à dimanche est jugée néanmoins beaucoup plus calme que la précédente par la police, avec 15 voitures incendiées contre une soixantaine la veille. Le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, avait fait le déplacement samedi, se disant déterminé à rétablir l'ordre "par tous les moyens".

L'important dispositif des forces de l'ordre (plus de 300 hommes venus notamment de deux unités de CRS et de la Force d'intervention de la police nationale regroupant le RAID et le GIPN) doit être maintenu jusqu'à mercredi matin.

"Ce dispositif nous a permis de quadriller le quartier de façon importante", avec un effet dissuasif sur les incendiaires, pilleurs et casseurs d'abribus qui avaient sévi la première nuit ayant suivi la mort du jeune braqueur, a expliqué Mme Jullien.

Samedi soir, le Raid et le GIPN sont intervenus après que des policiers ont essuyé des tirs à balle réelles près d'une galerie commerçante, mais le tireur a réussi à prendre la fuite.

"Toute la nuit, nous avons joué au chat et à la souris dans les galeries de l'Arlequin sans pouvoir interpeller ce tireur", a ajouté Mme Jullien, précisant que les violences avaient cessé "faute de combattants" vers 03H00-03H30.

Les violences avaient débuté après la mort Karim Boudouda, 27 ans, originaire du quartier populaire de la Villeneuve, tué dans la nuit de jeudi à vendredi lors d'un échange de tirs avec la police après son attaque d'un casino en Isère.

Saliya Boudouda, la mère de ce multirécidiviste condamné trois fois aux assises, a lancé un "appel au calme" dimanche dans Le Dauphiné libéré.

Elle a annoncé à l'AFP son intention de porter plainte pour éclaircir les circonstances de sa mort. "Ils ont déconné les flics. Je vais voir le procureur et je vais porter plainte", a-t-elle déclaré.

La plainte de Mme Boudouda, si elle était validée par le parquet de Grenoble, serait alors incluse dans l'enquête dont l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) a été saisie.

D'ores et déjà, l'IGPN a établi que les policiers avaient tué Karim Boudouda en état de légitime défense, ce dernier ayant ouvert le feu sur eux à l'issue d'une course-poursuite, selon une source judiciaire.

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Actu France-Soir 18/08/10 à 16h52 La cour d'appel a rendu son verdict ce mercredi après-midi : René Galinier, qui avait avoué avoir tiré sur deux adolescentes qui tentaient de le cambrioler, reste incarcéré.

Cet homme sans histoire de 73 ans est soupçonné d'avoir blessé par balles, le 5 août, deux jeunes filles qui étaient entrées par effraction dans son domicile de Nissan-lez-Enserune (Hérault), alors qu'il faisait la sieste.

Le président de la chambre d'instruction a repris les déclarations de celui que l'on surnomme «Papy René» recueillies le 5 août par la police : «j'étais en danger, j'avais peur... j'étais en danger avec cette sale race, je suis devenu raciste... on est obligé de s'armer... si la justice faisait son boulot».

Rappelant son âge et le fait qu'il est malade, l'avocat du septuagénaire avait demandé sa remise en liberté sous contrôle judiciaire, estimant que son client ne risquait pas de réitérer et qu'il offrait toutes les garanties de présentation devant la justice.

L'avocat général Laurent Bebon a pour sa part estimé que la légitime défense n'est pas constituée dans cette affaire. Il n'y avait donc pour lui aucune raison de ne pas confirmer sa détention afin que «les passions s'apaisent» autour de cette affaire qui a été très médiatisée.

Depuis le 5 août, plus de 12.000 signatures ont été recueillies sur deux pétitions, l'une papier, l'autre postée sur Internet. René Galinier avait également reçu le soutien de l'UMP, par la voix de Lionnel Luca.

Les deux jeunes femmes blessées avaient été hospitalisées l'une à Béziers, l'autre à Montpellier. Leurs jours ne sont plus en danger.

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18/08/2010 Le Figaro - 18/08/10 René Galinier, 73 ans, malade, reste en prison - pour "racisme"?

La cour d'appel de Montpellier a rejeté mercredi la demande de remise en liberté de René Galinier, mis en examen pour avoir tiré sur deux cambrioleuses. Une décision conforme à l'avis du parquet, qui ne croit pas à la légitime défense.

René Galinier reste en prison.

La cour d'appel de Montpellier a rejeté mercredi la demande de remise en liberté du septuagénaire, mis en examen et écroué après avoir tiré sur deux cambrioleuses qui s'étaient introduites dans sa maison de Nissan-les-Enserune (Hérault), le 5 août dernier. Une décision conforme aux réquisitions de l'avocat général, qui avait plaidé le maintien en détention de René Galinier, mis en examen dans cette affaire pour «tentatives d'homicides volontaires», rejetant l'idée de la légitime défense.

«Je suis déçu car j'estimais que sa remise en liberté ne troublerait pas l'ordre public», a commenté l'avocat du septuagénaire, Me Josy-Jean Bousquet. «Je redéposerai une nouvelle demande dans un mois». Mardi, il avait argué que le maraîcher à la retraite, malade, ne présentait aucun risque de récidive. Il avait en outre précisé que près de 13.000 personnes avaient signé la pétition diffusée sur Internet et dans le secteur de Nissan-les-Enserune.

«Je suis devenu raciste»

Devant la cour, le président de la chambre d'instruction a relu mardi les déclarations de René Galinier recueillies par la police le jour des faits : «... J'étais en danger, j'avais peur... j'étais en danger avec cette sale race, je suis devenu raciste... on est obligé de s'armer...si la justice faisait son boulot», avait-il notamment déclaré. Un discours qui n'a pas servi l'intéressé. «Ces propos ont été tronqués», a réagi Me Josy-Jean Bousquet, qui évoque pour sa part «des propos désagréables tenus dans le feu de l'action».

Lors de cette audience, il a également été précisé que les vies des deux femmes blessées, qui avaient été hospitalisées l'une à Béziers, l'autre à Montpellier, n'étaient plus en danger et que des faits de vols apparaissaient dans le casier judiciaire de l'une des deux. Selon les premiers éléments de l'enquête, le retraité a fait feu à deux reprises sur les deux cambrioleuses qui se trouvaient accroupies dans deux pièces différentes et qui n'étaient pas armées.

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Les gens du voyage acceptent la "solution transitoire" de Bordeaux Par Julie Saulnier, publié le 18/08/2010 à 18:36, mis à jour le 19/08/2010 à 17:30

La communauté va finalement s'installer près du Lac, troisième offre de la mairie.

Rébellion.

Dimanche 15 août, quelque 140 familles de gens du voyage, chassés d'Anglet, cherchent à s'installer sur les pelouses de la plaine des sports de Bordeaux. Le terrain n'étant pas équipé pour accueillir 250 caravanes, la mairie refuse. Un bras de fer s'engage alors entre la communauté et la municipalité. Les gens du voyage, pour manifester leur mécontentement, bloquent un important pont de la rocade bordelaise. "Il faut comprendre le contexte, explique Hélène Baupère, de l'association Adav 33. Les gens du voyage sont remontés après les propos de Nicolas Sarkozy et les amalgames faits par le gouvernement. Affectés, ils réagissent et se mobilisent..."

Rescousse.

Lundi 16 août, le maire de Bordeaux, Alain Juppé, interrompt ses vacances pour désamorcer un conflit qui s'envenime. Il va à la rencontre des 140 familles et leur propose, via une réunion avec les représentants des gens du voyage, deux terrains. Un parking goudronné avec eau et électricité ou une prairie de deux hectares viabilisée (possibilité d'y installer eau et électricité).

Refus.

Ni l'un, ni l'autre, répondent les porte-parole des gens du voyage qui réclament "une ou plusieurs aires de grands passages comportant eau, électricité ainsi qu'évacuation des eaux usées". "La ville et la Communauté urbaine se sont acquittées de leurs obligations. Le reste relève de l'affabulation, rétorque l'avocat de la mairie. Les gens du voyage ne veulent pas de goudron, mais du gazon, alors que les textes ne le prévoient pas." La situation demeure dans l'impasse.

REUTERS/Benoit Tessier

Sur son blog, Alain Juppé a réaffirmé que le terrain de la plaine des sports n'était pas apte à accueillir des centaines de caravanes. Rebelote. "La ville, malgré deux refus peu justifiés, recherche une solution, en coopération avec les services de la Communauté urbaine", indique Alain Juppé sur son blog le mardi 17 août. Les terrains de la plaine des sports souhaités par les gens du voyage, quant à eux, "ne peuvent supporter sans dégradations, coûteuses à réparer, le poids de 250 caravanes", réaffirme le maire.

Référé.

L'affaire, qui "n'a pas évoluée", concède Françoise Jaffrau, directrice du cabinet du préfet de la Gironde, a été portée devant la justice. Mercredi soir, le tribunal administratif de Bordeaux a débouté les gens du voyage qui avaient déposé un recours en référé.

"On va se rassembler, on va voir ce qu'on va faire", a déclaré Jean Avrillas, porte-parole des gens du voyage. C'est un peu écoeurant, c'est absolument un revers, sur le plan humain ce n'est pas normal", a-t-il dit, à proximité du convoi de 250 caravanes et véhicules.

Résidence.

Pour l'heure, les gens du voyage venus d'Anglet stationnent toujours sur des axes de circulation du quartier du lac de Bordeaux. "Les CRS sont toujours présents, mais leur cordon de sécurité s'est détendu", constate Hélène Beaupère. Un rassemblement de soutien, en marge de l'audience de ce mercredi, a été organisé dans la ville. Environ 400 personnes se sont réunies devant la mairie. "Plutôt que les caravanes, expulsez vos préjugés", indiquaient les pancartes des manifestants.

Rejet.

Le tribunal administratif de Bordeaux a donné raison mercredi 18 août à Alain Juppé en rejetant leur demande d'attribution d'une aire de grand passage pour installer leurs caravanes.

Raccord.

Pour calmer les esprits, la mairie de Bordeaux propose une "solution transitoire". L'offre d'urgence consisterait consisterait à installer le convoi de caravanes sur quelques bandes enherbées à proximité du parc des expositions et des voies de circulation où sont installés les gens du voyage depuis dimanche soir, dans le quartier de Bordeaux-Lac. Cette proposition reste à l'étude, tandis que les deux parties ont convenu de "la bonne volonté commune, dans un climat d'apaisement".

Rideau de fin.

Après d'âpres négociations, les gens du voyage ont dit oui. Ils ont accepté ce jeudi 19 août la solution d'accueil transitoire proposée par la mairie, qui leur permet de rester dans la zone de Bordeaux-Lac. En vertu de cet accord, les gens du voyage pourront rester à proximité des axes qu'ils occupent depuis dimanche soir et s'installer sur des parties enherbées.

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Zidane a boosté les Bleus DOMINIQUE SÉVÉRAC AVEC L.P. | 02.09.2010, 07h00 leparisien.fr

Invité par Laurent Blanc à passer une journée à Clairefontaine, Zinedine Zidane a ravi tout le monde hier.

Le maestro a parlé de valeurs et de renouveau.

L’entrée du centre technique Fernand-Sastre obstruée par les voitures, une foule massive, des barrières pour contenir les journalistes : il se passe quelque chose d’inhabituel autour des Bleus. Un indice ?

Un père parle sérieusement à son fils : « Tu l’as vu, toi, Dieu ? » Oui, il est là et sa présence déclenche les mêmes frissons qu’il y a douze ans, dix ans, quatre ans : hier, à Clairefontaine, Zinedine Zidane inaugurait la journée dédiée aux illustres joueurs tricolores.

Il est un peu plus de 9 h 30. Zidane débarque au Château, le lieu de vie de l’équipe de France, et s’installe à la table du staff pour prendre le café avec Laurent Blanc.
Une heure plus tard, l’image est saisissante sur le terrain Pierre-Pibarot : Zidane, le sélectionneur, Alain Boghossian et Fabien Barthez, deux de ses adjoints, plaisantent au milieu de la pelouse alors que les joueurs commencent leur footing.

Quatre champions du monde de 1998 partagent un instant de grâce sous les yeux d’un public qui n’ose faire de bruit. On dirait qu’il se recueille.

Les joueurs sont aux anges

Le quatuor magique se lance dans un tennis-ballon. Dans quelques heures, un chèque de 150 000 € sera remis par la Poste à ELA (Association européenne contre les leucodystrophies), que parraine Zizou.

Il se jette dans les bras d’un spectateur particulier, Aldo Platini, le père d’un autre célèbre numéro 10, membre d’ELA : « Ça me fait drôle d’être là », confie ZZ. Sébastien, pas plus haut que trois pommes, vient de récolter la casquette de Blanc et réclame au meneur son maillot. « Je suis obligé de le rendre », répond la star, gênée d’éconduire un enfant.

Passé le déjeuner, les Bleus s’installent devant l’écran du salon vidéo. Un montage des exploits du maestro lors des sacres de 1998 et 2000 est diffusé.
Puis Zidane revient en jean et baskets pour une cérémonie touchante de remise du chèque. C’est l’heure de confier ses premières impressions : « J’ai passé une bonne journée. J’ai parlé de renouveau, ça passera par des victoires. J’espère qu’on retrouvera l’équipe de France gagnante, que les joueurs puissent vivre les moments que j’ai vécus. Pour moi, rien n’a été plus fort que les Bleus. »

Il est 15 h 20. Une bise à Henri Emile, et ZZ, à qui le staff a offert une compilation de tous ses matchs en sélection, s’engouffre dans une berline noire. Dieu est reparti, les autres sont aux anges. A l’image de Gaël Clichy : « Il nous a dit de porter haut et d’être fiers des couleurs de l’équipe de France . Il s’est exprimé et on est restés bouche bée. Ecouter une personne comme lui, si cela pouvait être tous les jours, ce serait exceptionnel. »

Adil Rami abonde : « C’est un moment magique, un conte de fées. Ce qu’il nous a dit restera entre quatre murs, mais c’est bien entré dans nos petites têtes. » Le Parisien

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Zidane : 11 millions d'euros pour soutenir le Qatar et le grand pardon à Materazzi Par Bruno Roger-Petit le 10 décembre 2010 9h08 | sport24.fr

Le Qatar (anciennement Quatar dans la langue française) a obtenu l'organisation de la Coupe du monde 2022. C'est bien pour le Qatar. En marge de cette attribution, l'on a appris, de sources concordantes, que Zinedine Zidane aurait palpé la jolie somme de 11 millions d'euros (15 millions de dollars) pour "soutenir" cette candidature.

11 millions d'euros pour dire : "Je soutiens la candidature du Qatar". C'est sans doute la réplique la plus chère payée de l'histoire. Cela a quelque chose de vertigineux.

Que va faire Zidane de cet argent ? Mystère. Et pourtant, on aimerait bien le savoir.
Quel étrange personnage...

Par ailleurs, hasard de l'actualité, Materazzi a confirmé que, quatre ans après le "coup de tête de Berlin", les deux hommes s'étaient réconciliés sur un parking d'hôtel, lors de la rencontre de Ligue des champions Milan AC/Real Madrid le 3 avril dernier. On imagine Zidane, façon Michaël Corleone, pardonnant l'offense au membre de la famille qui avait fauté, accordant l'accolade virile au repenti. Autorité. Sérénité. Fierté. Celui qui est dans son droit pardonne au fautif. Cela devait être beau.

En fait, si l'on en croit Materazzi, la scène s'est jouée de façon un peu différente :

"J'étais en train de quitter l'hôtel quand quelqu'un m'a arrêté pour me dire qu'il y avait un problème. Il m'a dit que Zidane était en train de se garer à côté de ma voiture. J'ai répondu que je ne voyais pas le problème. Je suis sorti et je me suis retrouvé devant Zidane, alors j'en ai profité pour lui dire certaines choses, des choses que lui et moi savons et qui resteront entre nous. C'est moi qui ai le plus parlé, et quand il a tendu sa main vers moi, je l'ai prise et je ne l'ai pas lâchée avant qu'il me regarde vraiment dans les yeux. C'est ce que je voulais, et c'est comme ça que ça s'est passé".

Tout est dans le : "j'ai dit dit des choses à Zidane, je lui ai serré la main, et j'ai attendu qu'il me regarde dans les yeux". Quand on lit ça, on a l'impression que c'est Materrazzi qui a plutôt pardonné une offense à Zidane . Etonnant non ? Que dira Zidane de cette version des faits ? Confirmera-t-il les propos de Materazzi ? Le fera-t-il gatuitement ?

Et une dernière question pour la route : les 11 millions du Qatar changeront-ils la perception qu'ont les Français du personnage Zidane ?

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Des policiers menteurs condamnés, leurs collègues mécontents leparisien.fr 10.12.2010, 14h01 | Mise à jour : 11.12.2010, 08h46

Sept policiers jugés à Bobigny (Seine-Saint-Denis) ont été condamnés vendredi à des peines de prison allant de six mois à un an ferme. Une décision qui a provoqué la colère de leurs collègues et déclenché une vive polémique. Le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux a jugé la décision «disproportionnée».

Les fonctionnaires condamnés étaient poursuivis pour avoir menti et accusé à tort un homme, afin d'expliquer une course-poursuite au cours de laquelle l'un d'eux avait été blessé. Trois ont été condamnés à 12 mois de prison, un à 9 mois, un autre à 7 mois et deux à 6 mois. Le parquet a fait appel.

Cette condamnation, si elle est confirmée en appel, devrait marquer une fin de carrière dans la police pour au moins cinq d'entre eux: les fonctionnaires ont l'obligation d'avoir un casier judiciaire vierge, or le tribunal a demandé l'inscription de la peine au casier pour ces policiers.

A l'issue de ses réquisitions en novembre dernier, le procureur de la République avait requis trois à six mois de prison avec sursis.

La sanction prononcée par le tribunal va donc bien au-delà des réquisitions, au cours desquelles le représentant du ministère public était allé jusqu'à comparer les policiers dans cette affaire à la Gestapo (NDLR : police secrète sous les nazis). Des affirmations qui avaient provoqué un tollé le lendemain.
La ministre de la Justice avait immédiatement diligenté une enquête administrative en vue de sanctions disciplinaires à l'adresse du magistrat.

«Montrer au président du tribunal qu'on n'est pas d'accord»

Trois des policiers ont reconnu avoir menti. A l'énoncé du jugement, certains prévenus accompagnés de collègues sont apparus abattus. Peu après, des dizaines de policiers de Seine-Saint-Denis excédés par ce jugement, s'étaient rassemblés au pied du palais de justice et ont fait retentir les sirènes d'une quinzaine de voitures de police.

«On a appelé les collègues du département à venir devant le tribunal. L'objectif est de montrer au président du tribunal qu'on n'est pas d'accord», a déclaré Sébastien Bailly, secrétaire départemental adjoint du syndicat Alliance. «On est scandalisé par le jugement. Pour nous, c'est une atteinte au métier de policier», a-t-il fustigé.

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Protestation de policiers: le PS indigné AFP 11/12/2010 | Mise à jour : 08:39

La députée et ex-garde des Sceaux Marylise Lebranchu, s'exprimant au nom du Parti socialiste, a condamné "avec fermeté" la manifestation de policiers en uniforme devant le tribunal de Bobigny hier après la condamnation de sept de leurs collègues à des peines de prison ferme.

"Le ministre de l'Intérieur (Brice Hortefeux) doit prendre des sanctions immédiates contre ceux qui viennent de mettre en cause publiquement la justice alors qu'ils sont dépositaires de l'autorité publique", estime Mme Lebranchu dans un communiqué.

La députée du Finistère, qui est également présidente de la Fédération nationale des élus socialistes et républicains (FNESR), "constate que les choix politiques de la droite en matière de sécurité et la mise en cause permanente des juges par le gouvernement et sa majorité ne peuvent qu'entraîner ce genre de comportements inacceptables en République".

Dans un autre communiqué, André Vallini, député PS de l'Isère, spécialiste des questions de justice, estime qu'"à force de stigmatiser les magistrats et de dénigrer la magistrature, le ministre de l'Intérieur aboutit à susciter des réactions démesurées de la part des syndicats de policiers à l'égard de certains jugements". "Cette dérive est dangereuse car elle creuse chaque jour un peu plus le fossé qui sépare la police de la justice alors même que ces deux institutions devraient concourir ensemble à l'ordre républicain".

Sept policiers jugés à Bobigny pour avoir menti et accusé à tort un homme, ont été condamnés à des peines de 6 mois à 1 an de prison ferme. Quelques minutes après le jugement, un appel à manifester a été lancé et à 16H00, plus de 200 policiers de Seine-Saint-Denis étaient rassemblés devant le tribunal alors qu'hurlaient les sirènes d'une quarantaine de voitures.

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Publié le 10/03/2011 à 21:13 Emile Picy, édité par Gérard Bon lepoint.fr PARIS (Reuters) - Le Conseil constitutionnel a censuré jeudi 13 articles de la loi d'orientation et de programmation sur la sécurité intérieure (dite Loppsi 2) adoptée définitivement par le Parlement le 8 février.

Le groupe socialiste de l'Assemblée avait saisi le 15 février le Conseil constitutionnel sur ce texte qui fixe les grandes orientations des forces de l'ordre pour cinq ans (2009-2013).

Le Conseil a censuré des dispositions des articles 18, 37 II, 41, 43, 53, 90, 92 et 101 et a examiné d'office pour les censurer des dispositions des articles 10, 14, 32, 91 et 123-II, précise-t-il dans un communiqué.

Il a censuré l'article de la loi qui assouplissait la mise en oeuvre des dispositifs de vidéoprotection par des personnes morales de droit privé et permettait d'en déléguer l'exploitation et le visionnage à des personnes privées.

Il a jugé qu'elles permettaient de confier à des personnes privées la surveillance générale de la voie publique et ainsi de leur déléguer des compétences de police administrative générale inhérentes à l'exercice de la "force publique."

Le Conseil a censuré l'article qui étendait aux mineurs primo-délinquants l'application de peines minimales ("plancher"), jugeant ces dispositions contraires aux exigences constitutionnelles en matière de justice pénale des mineurs.

Il a également invalidé la mesure qui autorisait le procureur de la République à faire convoquer directement un mineur par un officier de police judiciaire devant le tribunal pour enfants, sans saisir au préalable le juge des enfants.

PERMIS À POINTS VALIDÉ

En ce qui concerne la possibilité pour le préfet de prendre une décision de "couvre feu" pour les mineurs (de 23 heures à 6 heures), le conseil a validé la disposition mais a censuré celle qui permettait de punir le représentant légal pour une infraction commise par le mineur.

Le Conseil a aussi invalidé la mesure qui interdisait la revente, pour en tirer un bénéfice, grâce à internet, de billets d'entrée à une manifestation qu'elle soit culturelle, sportive ou commerciale, sans accord préalable des organisateurs.

De même, a été censuré l'article qui permettait au préfet de procéder dans l'urgence à l'évacuation forcée de terrains occupés illégalement par d'autres personnes. Les juges ont estimé qu'il "opérait une conciliation manifestement déséquilibrée entre la nécessité de sauvegarder l'ordre public et les autres droits et libertés".

L'article qui étendait à des agents de police municipale la possibilité de procéder à des contrôles d'identité et celui qui permettait que des salles d'audience soient aménagées au sein des centres de rétention administrative ont été supprimés.

Le Conseil constitutionnel a examiné d'office plusieurs articles pour les censurer comme celui qui créait un fonds de concours pour la police technique et scientifique alimenté par les assureurs et en partie celui autorisant les logiciels de rapprochement judiciaire, les données enregistrées ne pouvant être conservées plus de trois ans après leur enregistrement.

L'article qui établissait un régime d'autorisation de l'activité privée d'intelligence économique, dont la méconnaissance pouvait être punie de peines d'amende et d'emprisonnement, a été invalidé pour "imprécision".

Enfin ont été censurés l'article qui accordait la qualité d'agent de police judiciaire à certains policiers municipaux et deux dispositions qui ne respectaient pas la procédure d'examen par le Parlement.

Ce texte, qui reprend également certaines mesures annoncées le 30 juillet dernier à Grenoble par Nicolas Sarkozy dans son discours sur la sécurité, avait été présenté par Brice Hortefeux alors ministre de l'Intérieur.

Composé d'une centaine d'articles ajoutés au fil des lectures à l'Assemblée et au Sénat, il comporte de nombreuses dispositions allant de l'identification d'une personne par ses empreintes génétiques au développement de la vidéosurveillance en passant par des mesures renforçant les polices municipales.

Le volet du texte relatif à l'assouplissement du permis de conduire à points n'a pas été censuré par le Conseil constitutionnel.

La restitution des douze points se fera en deux ans au lieu de trois actuellement, le délai pour récupérer un point passe d'un an à six mois et les automobilistes seront autorisés à effectuer un stage de récupération des points tous les ans et non plus tous les deux ans.

Toutefois le délai restera fixé à trois ans pour un délit ou une contravention de quatrième ou de cinquième catégorie comme la grande vitesse ou bien encore l'alcoolémie.

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VIOLENCES Le gendarme menotte un ado à un arbre 16 avril 2011 p. 12

Un gendarme de 38 ans de la brigade de Saint-Genest-Malifaux (Loire) a été suspendu dimanche après avoir menotté à un arbre un jeune homme de 17 ans pour tenter de lui faire avouer un cambriolage.

Le mineur, résidant dans un centre éducatif des Bouches­du-Rhône, avait été amené dimanche à la brigade de Saint-Genest-Malifaux par son éducateur qui avait retrouvé dans ses affaires des objets volés.

Puis, le gendarme a menotté le garçon pour lui faire avouer son méfait.

Dans la soirée, le gendarme a été placé en garde à vue et suspendu jusqu'à son procès, qui devrait intervenir dans les prochaines semaines, devant le tribunal correctionnel de Saint-Etienne pour violences par personne dépositaire de l'autorité publique.

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Le Samu social n'est "plus gérable", Emmanuelli démissionne Par LEXPRESS.fr avec AFP, publié le 19/07/2011 à 13:22, mis à jour à 14:15

Dans un entretien à Charlie Hebdo, à paraître ce mercredi, le président du Samu social annonce qu'il compte démissionner à cause des coupes budgétaires imposées par l'Etat.

Il part, après 18 ans au service de l'aide d'urgence à Paris. Xavier Emmanuelli, fondateur du Samu social de Paris, quitte la présidence de la structure d'aide d'urgence aux personnes sans abri. La raison? Une situation budgétaire qui "n'est plus gérable", annonce-t-il dans un entretien à Charlie Hebdo à paraître ce mercredi.

Sa démission intervient alors que l'Etat, qui finance l'organisation à 92%, a annoncé en mai des réductions drastiques des moyens alloués à l'hébergement d'urgence. Au Samu social, le financement de l'hébergement en hôtel a été amputé de 25%. Le 30 juin, il avait dû fermer le centre d'hébergement d'urgence parisien Yves Garrel, le seul à proposer des places spécifiquement aux femmes en situation d'hébergement d'urgence.

"L'urgence sociale, personne n'y croit"

"Ce n'est plus gérable", tranche Xavier Emmanuelli, 72 ans, qui fut secrétaire d'Etat à l'Action humanitaire d'urgence de 1995 à 1997. "L'urgence sociale, personne n'y croit, ça appartient aux petits hommes gris, comme disait Nietzsche. Les technos, les mecs qui pensent structure, budget, et pas souci de l'autre".

C'est comme dans le dessin animé de Tex Avery, tout le monde se refile le bâton de dynamite avant qu'il pète

"C'est comme dans le dessin animé de Tex Avery, tout le monde se refile le bâton de dynamite avant qu'il pète. On est dans le 'c'est pas moi, c'est toi': c'est du ressort de l'État, non, c'est celui de la mairie. Ils se tirent dans les pattes, ils n'ont pas les mêmes objectifs, c'est à celui qui ne paiera pas ou, au contraire, qui se dira le plus généreux. Je me suis battu toute ma vie, je ne veux pas couvrir ça", justifie le Dr Emmanuelli.

Président du Samu social de Paris depuis sa création, en 1993, Xavier Emmanuelli ne précise pas à quelle date sa démission sera effective, mais assure qu'il "continuera quand même le Samu International".

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L'hébergement d'urgence en très grande difficulté Par Valentine Ponsy FR3.fr Publié le 02/08/2011 | 17:24

A Paris et dans toute la France, mobilisation des salariés du Samu Social et des professionnels du secteur.

La colère est montée d’un cran face à la crise que traverse cet été l'hébergement d'urgence. A Paris, 300 manifestants se sont rassemblés à 12H30 square Boucicaut (VIIe), où des familles sans logement campent depuis mi-juillet, avant de rallier le ministère du Logement, espérant être reçus. Un mouvement inédit.

Un mouvement national donc et un problème récurrent en Ile-de-France. Il manque déjà 13000 places d'hébergement d'urgence dans la région. Cette année,5000 places d'accueil risquent d'être supprimées suite aux restrictions budgétaires décidées par l'Etat qui entend privilégier l'hébergement durable.

Voir ci-contre le point sur la situation de l’hébergement d’urgence par Perrine Brami.

Voir ci-contre le sujet sur le manque de places d'hébergement d'urgence de Michelle Rey et Noé Salem.

Le Samu Social ne peut plus répondre aux demandes

Le 115 ne répond plus le soir à partir de 22h et le week-end. Cette association d'utilité publique est financée à 90% par l'Etat. Mais ce-dernier a décidé de diminuer ses aides de 30%. Alors que ce financement est aujourd'hui revu à la baisse, la précarité, elle, ne cesse d'augmenter. En 1999, le Samu Social gérait l'hébergement d'urgence de 11 200 familles, dix ans plus tard ce chiffre a quasiment doublé.

Le 30 juin, le centre d'hébergement d'urgence Yves-Garel situé au 66 boulevard Richard Lenoir, dans le 11eme arrondissement a fermé ses portes pour travaux. C’étai le seul centre du Samu social en plein coeur de Paris accueillant des femmes. Si un bâtiment de remplacement a été trouvé pour accueillir les hommes (dans le 15e arrondissement), aucune solution de repli n'a été mise en place pour les femmes. Ce sont elles les premières victimes de cette crise.

Le 20 juillet, Xavier Emmanuelli, 72 ans, a annoncé dans un entretien à Charlie Hebdo sa démission. Le président fondateur du Samu Social de Paris avait fait de l'aide d'urgence aux plus démunis le combat de sa vie. Face à ces difficultés devenues pour lui ingérables, il a jeté l’éponge.

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Mercredi 27 juillet 2011 blog danactu-resistance Paris : Pour Delanoë, Paris-plage plus important que l'urgence sociale Sur les pavés la plage ! 21 Juillet 2011 Par gilles sainati

À regarder ce qui se passe à Paris en cette période estivale, on pourrait croire que la grande priorité de Monsieur le Maire de Paris, ce n'est ni la misère qui jonche les trottoirs de la capitale, ni la fermeture du Centre du Samu social Bd Richard Lenoir, ni même le fait que désormais il n'y a plus à Paris un seul lit disponible pour les femmes en situation d'urgence, non, rien de tout ça : l'urgence de Monsieur le Maire aujourd'hui, c'est l'ouverture et l'animation de Paris plage!

Il faut ce qu'il faut : les sdf n'ont que rarement conservé la possibilité de voter, contrairement aux bobos, réputés eux, bons électeurs, et que dont fins observateurs de la vie politique à Paris ont identifiés les convictions comme parfois socialistes mais surtout en partie seulement juilletistes ! Ce 21 juillet est donc désormais marqué à Paris par l'ouverture opportune de la célèbre plage BCBG de façon à satisfaire tout à la fois juilletistes et aoutiens, les uns partants les autres revenants entre le 14 juillet et le 15 août : bien vu Monsieur le Maire.

Grâce en soient rendues à Monsieur Delannoë, on peut donc au moins bronzer idiot à Paris - du moins on le pourrait si le temps détestable de ce juillet bien peu propice aux jeux de plage le permettait - tandis que les miséreux obstinés à crever la dalle sur les quais avoisinants sont mystérieusement déplacés vers la banlieue et les centres d'urgence extra muros.

Une fois de plus le Maire de Paris, qui n'avait rien trouvé de mieux que d'installer une patinoire au premier étage de la Tour Eiffel alors que les sdf crevaient de froid sur les trottoirs parisiens, joue avec une frivolité désolante, pour la galerie, pour les touristes, tout pour la montre en somme, afin de donner à voir encore plus beau si possible dans la plus ville du monde ainsi parée et grimée...

Malheureusement cette fameuse « image d'Epinal » très belle et insolite que vantait tout à l'heure un responsable de Paris Plage devant les caméras de BFM, cette belle vue des quais les plus connus de la Capitale couverts de sable et qui même sous la pluie reste un spectacle ravissant pour touristes et promeneurs, devient complètement insupportable pour tout citoyen doté d'un tant soit peu de conscience politique et sociale.

Nul n'est plus censé voir la misère qui plus que jamais envahi les rues de Paris, grâce à cette superbe mise en scène en effet en tous points dignes des images d'Epinal dont la fonction devenue proverbiale est avant tout, faut-il le rappeller aux gens de la Mairie, de propagande pure : cette opération Paris Plage de Monsieur Delanoë rappelle impitoyablement la grande Catherine de Russie qui croyait visiter des villages mais à qui on ne montrait que des décors et des figurants.

Sauf que le Maire de Paris parfaitement conscient lui, de la détresse des familles jetées sur le trottoir par la politique délibérée de la droite, ne peut guère se permettre de faire semblant, d'applaudir les jolis parasols et les belles chaises longues en ne se désolant que du manque de soleil !

Il n'en a, en cette campagne politique déjà bien lancée, ni les moyens politiques, ni le droit moral, lui qui est censé incarner à Paris une certaine idée de la gauche que Martine Aubry, qu'il soutient, souhaite incarner en proposant notamment la fameuse politique du « care » afin que chacun sache bien que les politiques de gauche se soucient de nos petites personnes.

Bien entendu, sauf à être membre de l'UMP, nul ne doute un instant qu'avec son cynisme habituel - et désormais sa cruauté - ce gouvernement d'habile méchanceté vient délibérément de jeter sur le pavé parisien un grand nombre de familles : au prétexte de changer de type d'accueil d'urgence en passant des hôtels provisoires à de vrais logements, sans que ces logements soient disponibles avant un voire deux ans !

Difficile de faire pire dans l'hypocrisie et la cruauté arrogante que le triste M. Apparu ou la lamentable Kosciusko-Morizet qui laissent le minable Wauquiez loin en arrière dans l'horreur politique : instrumentaliser ceux que l'on désigne comme un cancer en les jetant dehors dans les pattes de la Mairie de Paris avec un aussi bon timing, voila qui réjouit ces fous furieux qui réussissent à jouer ce « bon coup » politique en mettant femmes et enfants à la rue sans l'ombre d'un état d'âme.

Ils peuvent se féliciter de piéger ainsi la Mairie de Paris socialiste, qui ne peut en aucun cas se permettre politiquement de rester sans réaction face à cette exécrable provocation :

le hic c'est que si on peut espérer que la Mairie prenne enfin les mesures d'urgence qui ne lui incombent pas administrativement, le manque de réaction de ces derniers jours dévoile cette faillite morale de gouvernants socialistes incapables d'anticiper sur une crise sociale et un tel scandale humanitaire aussi parfaitement prévisible.

Quelque chose, décidemment, fait défaut à ces sociaux-démocrates bien propres sur eux toujours à la recherche du « concept » à la mode qui trotte, et qui confondent résilence et résistance, care et solidarité !

D'autant qu'à l'heure où les ténors socialistes, Hollande en tête, crient aux manoeuvres de basse politique et aux boules puantes à propos de l'affaire DSK, force est de constater qu'ils restent complètement silencieux face à de pareilles exactions gouvernementales : à croire que décidemment, cette gauche là marche sur la tête et que les héritiers supposés de Mai 68 ont, avec la pauvreté, la faim, et le pain dur des pauvres, enterré les pavés sous la plage. Gilles Sainati Gilles Olivier Silvagni Source : MEDIAPART

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Pour Besancenot, sa condamnation est "une menace" pour les luttes sociales à venir LEMONDE.FR | 05.09.11 | 17h15 • Mis à jour le 05.09.11 | 18h39

Olivier Besancenot a décidé de se battre contre le jugement qui l'a condamné, lundi 5 septembre. Avec quatorze autres postiers, il est accusé par des cadres de La Poste de les avoir séquestrés pendant près de deux heures et demie dans le cadre de l'occupation de la direction départementale des Hauts-de-Seine, le 10 mai 2010.

Joint par Le Monde.fr, l'ex-porte-parole du Nouveau Parti anticapitaliste a réagi : "Une grève avec occupation peut être transformée en séquestration, action que nous n'avons absolument pas faite ! C'est un signal politique fort, une menace, envoyé avant les mobilisations sociales de la rentrée et qui est fait pour faire peur."

M. Besancenot a été condamné à 1 500 euros d'amende avec sursis par le tribunal correctionnel de Nanterre (Hauts-de-Seine) pour "séquestration". Le tribunal l'a également condamné ainsi que dix de ses collègues à payer 500 euros de dommages et intérêts chacun aux parties civiles et 150 euros pour frais de justice. Les magistrats de la 17e chambre ont en revanche relaxé quatre des prévenus.

CELA "POURRA ÊTRE UTILISÉ PAR LA POSTE POUR NOUS LICENCIER"

A sa sortie du palais de justice, l'ex-porte-parole du NPA, visiblement choqué, a protesté contre les lourdes conséquences pour lui et ses dix camarades : "Cette condamnation sera inscrite à notre casier judiciaire et pourra être utilisée par La Poste pour nous licencier."

Sur le fond, M. Besancenot voit dans ce jugement un grave précédent pour les luttes sociales à venir. L'ancien candidat à la présidentielle a donc décidé de faire appel de la décision. Son avocat, Me Antoine Comte, a ainsi déploré "une décision incompréhensible" dans "un dossier où il n'y a absolument aucune preuve".

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Beckham arrive au PSG ! Par Emmanuel Quintin, 21-12-2011

Selon Le Parisien et L’Equipe, David Beckham aurait donné son accord pour rejoindre le PSG pour une durée de 18 mois. La nouvelle serait officialisée début janvier lors de la présentation de la star anglaise.

La nouvelle était dans l'air depuis plusieurs semaines, elle est désormais quasi certaine. David Beckham va signer au Paris Saint-Germain. Selon les éditions de mercredi de L'Equipe et du Parisien, le «Spice Boy», en fin de contrat avec le Los Angeles Galaxy le 31 décembre, va s'engager prochainement, sans doute au début du mois de janvier, pour 18 mois avec le club de la capitale. Le tout, moyennant un salaire faramineux de 800 000 euros bruts par mois, soit environ 4,3 millions d’euros nets d’impôts par an. Un salaire quasiment deux fois supérieur à ce que touche Javier Pastore (2,3 millions) et qui en fera évidemment le joueur le mieux payé de Ligue 1 (Yoann Gourcuff est actuellement le mieux rémunéré avec 500 000 euros bruts) !

17 millions de revenus de merchandising

Les négociations entre le Paris SG et l’international anglais auraient abouti il y a quelques jours seulement après des mois de discussion. Contacté à la fin de l’été par Leonardo, qu’il a connu lors de ses deux piges au Milan AC (en 2009 et 2010), alors entraîné par le Brésilien, Becks avait reçu une proposition concrète des émissaires qatariens venus le rencontrer en octobre à Los Angeles. Rapidement d’accord sur la durée du contrat et le salaire, Beckham aurait en revanche négocié pied à pied sur le volet marketing de son contrat, bien décidé à obtenir sa part du gâteau sur les revenus colossaux, notamment en Asie, que ne manquera pas de générer sa venue au PSG. Finalement,après des semaines de propositions et contre-propositions, l’Anglais aurait donné son accord pour un contrat qui, au-delà, de son salaire, pourrait lui rapporter jusqu’à 17 millions d’euros en un an et demi en revenus liés à son image et au merchandising !

Un accueil digne d’une rock star

A 36 ans et après des passages en Angleterre (Manchester United, Preston), en Espagne (Real Madrid) et en Italie (Milan AC), Beckham s'apprête donc à découvrir un quatrième championnat européen, dont il sera évidemment, et de loin, l'attraction principale. L'Equipe et Le Parisien annoncent d'ailleurs que le PSG et ses nouveaux actionnaires qatariens planchent déjà sur la façon dont ils vont accueillir l’Anglais. Une réunion se serait tenue mardi entre les différents services sécurité, communication, administratif et marketing pour travailler sur le sujet. En l’état actuel, il paraît acquis que Beckham, plus grande star que le football français n’ait jamais accueillie, ne sera pas présenté dans les locaux du club, au Camp des Loges ou au Parc des Princes, comme un joueur lambda.

L’attractivité internationale du Spice Boy et la présence attendue de médias du monde entier rendent impossible cette hypothèse. Tout à la fois pour tenir compte de cette contrainte mais aussi pour étaler sa toute récente puissance, le club parisien prévoit donc une présentation en grandes pompes avec conférence de presse dans un salon de l'Hôtel de Ville de Paris, suivi d’un passage sur les Champs-Elysées où il pourrait présenter la nouvelle devanture de la boutique officielle du PSG ! Après ces festivités somptueuses, qui nécessitent une préparation minutieuse et devraient se tenir début janvier, l'international anglais (115 sélections) devrait rejoindre ses nouveaux coéquipiers en stage au Qatar et, peut-être, porter le maillot parisien pour la première fois le 4 janvier en match amical contre le Milan AC. A moins que le Spice Boy ne soit préservé afin de travailler sa condition physique et ne débute vraiment qu’à Locminé (le 8 janvier en 32es de finale de Coupe de France) ou plus vraisemblablement le 14 janvier au Parc contre Toulouse.

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Platini : «Nasri mérite quelque chose» mais «deux ans, ce serait ridicule»
Le Parisien Propos recueillis par Christophe Berard À Kiev | Publié le 30.06.2012, 13h26 | Mise à jour : 13h36

SUR LE MÊME SUJET Seuls 20% des Français aiment les Bleus, 40% veulent radier Nasri à vie

A la veille de la finale de l’Euro 2012, Michel Platini a donné une conférence de presse au stade olympique de Kiev. Le président de l’UEFA en a profité pour faire une annonce surprise.

Michel Platini. «Avant de commencer, j’aimerais vous dire que j’ai une idée un peu choc. Pour l’Euro 2020, à l’occasion des 60 ans de la compétition, j’aimerais qu’on l’organise dans douze ou treize villes d’Europe et non dans un seul pays.

Avez-vous été choqué par les insultes de Samir Nasri envers des journalistes français ?

(Faussement détaché). «Si j’avais dû être suspendu à chaque fois que j’ai insulté un journaliste, je ne compterais pas beaucoup de sélections... Plus sérieusement, Nasri mérite quelque chose. Mais une suspension de deux ans comme je l’ai lu, ce serait ridicule et honteux».

Si Laurent Blanc devait quitter son poste, Didier Deschamps ferait-il un bon successeur ?

«Il connaît la maison et ce serait un bon sélectionneur. Comme d’autres. Mon avis ne pèse pas vraiment. En 2004, j’ai soutenu Jean Tigana et c’est Raymond Domenech qui a été choisi. Ce sera la décision de Noël Le Graët. C’est dans ses attributions de désigner le sélectionneur des Bleus».

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Euro/France: le malaise Nasri Le Parisien Publié le 24.06.2012, 14h03

Entre ses insultes adressées aux médias, son rôle contesté sur le terrain et sa place singulière dans le groupe, Samir Nasri a été au centre de nombreuses polémiques durant l'Euro-2012, mettant à mal par son comportement l'entreprise de restauration de l'image de l'équipe de France.

Le Championnat d'Europe du joueur de Manchester City (24 ans, 35 sélections, 4 buts) avait débuté par des injures (+ferme ta gueule+) proférées en mondovision après son égalisation contre l'Angleterre (1-1 au 1er tour).
Il s'est terminé sur un ton similaire dans la zone mixte de la Donbass Arena de Donetsk, samedi, après l'élimination des Bleus en quart de finale contre les champions du monde et d'Europe espagnols (2-0). Après le journal L'Equipe le 11 juin, cette fois c'est un journaliste de l'AFP qui a été pris pour cible de manière véhémente.
Interrogé pour savoir quel était son sentiment après la défaite, Nasri a refusé de répondre, estimant que la presse cherchait toujours "à écrire de la merde".

Le journaliste l'a alors interrompu pour lui demander de ne pas faire d'amalgame mais le joueur est resté agressif et virulent. Pour couper court à l'échange, le rédacteur de l'AFP a répliqué: "et bien casse-toi alors si tu n'as rien à dire".

C'est à ce moment-là que Nasri est sorti de ses gonds, usant de propos grossiers ("Va te faire enculer, va niquer ta mère, sale fils de pute. Tu veux qu'on s'explique, va te faire enculer. Voilà, comme ça vous pourrez écrire que je suis mal élevé").

La scène, devant d'autres journalistes, fait forcément tâche pour une équipe qui tente par tous les moyens d'effacer les stigmates de la grève d'entraînement des joueurs à Knysna et de redorer son blason auprès du grand public après le fiasco moral et sportif du Mondial-2010.

Elle vient surtout brouiller une nouvelle fois l'image de Nasri, déjà associé au conflit de générations qui avait pollué la vie des Bleus à l'Euro-2008. A l'époque, les "anciens" avaient déploré l'attitude hautaine de l'ancien Marseillais. Visiblement, les années ne l'ont pas assagi et il a de nouveau trouvé le moyen de se faire remarquer en dehors des terrains lors du 2e grand tournoi de sa carrière.

Plus globalement, son comportement n'a pas fait remonter une cote qui n'a jamais été au plus haut parmi ses coéquipiers. Nasri ne trouve même pas grâce auprès des trois autres illustres représentants de la génération 87 (Benzema, Ben Arfa, Ménez), pour une fois au grand complet en équipe de France A.

Car ses insultes en public ne sont que le signe extérieur d'un malaise plus profond, Nasri s'étant senti de plus en plus isolé chez les Bleus avant de finir par perdre sa place de titulaire lors du quart de finale. Un affront que le joueur, acheté à prix d'or par Manchester City à Arsenal durant l'été 2011 (28 millions d'euros), a sans doute très mal digéré.

Laurent Blanc a pourtant tout fait pour le placer dans les meilleures dispositions, lui maintenant sa confiance malgré les critiques et en faisant l'un des éléments phares de son trident offensif. Mais la défaite contre la Suède (2-0 au 1er tour) a fait exploser l'unité de façade et Nasri a cristallisé autour de sa personne tous les maux de l'équipe de France.

Pris à partie dans le vestiaire par Ribéry et Benzema pour son côté individualiste et sa propension à ralentir le jeu, Nasri a senti ce soir-là que le vent avait tourné pour lui.
La décision de Blanc de l'exclure de son onze de départ apparaît ainsi comme une véritable sanction et il sera intéressant de voir quel sera dans ces conditions son avenir en équipe de France.
Avant le coup d'envoi du quart de finale, Nasri est apparu très détaché, bavardant longuement avec l'Espagnol Silva, son camarade en club, et Fabregas, son ancien coéquipier à Arsenal, et évitant de se mêler aux autres Bleus. Preuve que la fracture est profonde et aura du mal à être colmatée.

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Amiens : "les jeunes tiraient au mortier" Par Martin Feneau et Marie-Laure Combes Publié le 14 août 2012 à 12h54 Mis à jour le 14 août 2012 à 14h01 http://www.europe1.fr/Faits-divers/Amiens-les-jeunes-tiraient-au-mortier-1204275/

TEMOIGNAGE - Des habitants d'Amiens-Nord racontent la nuit d'émeute qu'ils ont connue lundi.

Le maire d'Amiens lui-même a évoqué une "scène de désolation" en découvrant mardi matin les traces des échauffourées qui ont opposé des jeunes des quartiers Nord à la police dans la nuit. Les habitants du quartier décrivent des incidents impressionnants.

"Ça n'arrêtait pas d'exploser"

Les heurts ont duré du début de la soirée jusqu'au milieu de la nuit. "Il y avait de la fumée. Ça faisait des flammes gigantesques. Ça n'arrêtait pas d'exploser, c'était vraiment impressionnant", raconte une habitante du quartier sur Europe 1.

"Les gens étaient rougeoyants. Les policiers tiraient au flash-ball tandis que les gamins répliquaient au mortier. Ça faisait des feux d'artifice verts, rouges...", poursuit la jeune femme, encore impressionnée par les événements de la nuit.

"On n'en peut plus"

"Quand est-ce que ça va s'arrêter, on n'en peut plus", a réagi un autre habitant du quartier qui promenait son chien mardi matin au milieu des carcasses de voitures calcinées.

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Emeutes à Amiens. 16 policiers blessés, une école incendiée http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Emeutes-a-Amiens.-16-policiers-blesses-une-ecole-incendiee_39382-2104165_actu.Htm

De nouveaux affrontements d’une extrême violence entre jeunes et CRS ont eu lieu dans la nuit de lundi à mardi dans les quartiers Nord d’Amiens. Selon le site d’Europe 1, des policiers de toute la région et même de Paris, ont dû être appelés en renfort.

Les violences ont duré plusieurs heures. Le calme est revenu en fin de nuit, mais selon Le Courrier Picard, le bilan est lourd : une école maternelle, une salle communale associative et une dizaine de voitures ont été incendiées.

Seize policiers ont été blessés par des tirs de chevrotine de mortier et des jets de projectiles. Des automobilistes auraient aussi été victimes de violents car-jacking.

« C’est un spectacle de désolation », déclare le maire d’Amiens, Gilles Demailly au micro de France Info. « L’école maternelle est détruite et la rentrée ne pourra pas y avoir lieu. »

Premiers affrontements dimanche

Dimanche, des affrontements avaient déjà eu lieu dans ce quartier d’Amiens, qui fait partie des quinze zones de sécurité prioritaire annoncées la semaine dernière par Manuel Valls.

Les échauffourées ont eu lieu après que des fonctionnaires de la BAC (brigade anticriminalité) ont procédé au contrôle routier d’un automobiliste ayant une conduite dangereuse, a précisé la préfecture de Picardie qui a diligenté une enquête.

« À la suite de cette intervention, un attroupement hostile s’est formé ; des renforts ont dû être dépêchés sur place et les fonctionnaires ont dû faire usage de lacrymogènes et de flashball pour se dégager », est-il relaté dans le communiqué.

La famille et les proches d’un jeune homme de 20 ans, mort jeudi après un accident de moto, réunis à proximité pour une cérémonie de deuil, ont dit « avoir été indisposés par des gaz lacrymogènes et ont jugé l’action de police excessive au regard des circonstances ».

L’enquête administrative interne a été diligentée « afin d’établir avec précision la chronologie des faits et le rôle que chacun y a tenu », selon la préfecture.

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Amiens : le gouvernement promet de réagir, la droite monte au créneau http://www.lejdd.fr/Politique/Actualite/Amiens-le-gouvernement-promet-de-reagir-la-droite-monte-au-creneau-543214

En visite dans la brigade de gendarmerie de Pierrefeu-du-Var qui a perdu deux gendarmes en juin dernier, François Hollande a déclaré que la sécurité était "non seulement une priorité mais une obligation" pour l'État. Alors que 17 policiers ont été blessés dans des affrontements entre jeunes et forces de l'ordre dans le quartier Nord d'Amiens dans la nuit de lundi à mardi, le président de la République a promis de mettre en œuvre "tous les moyens de l'État" pour lutter contre les violences.

Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, qui s'est rendu à Amiens dans l'après-midi, lui a emboité le pas : "On s'attaque à des policiers avec des armes à feu, on brûle des équipements publics qui sont indispensables aux populations de ces quartiers populaires, on fait peur à des gens". Avant d'insister : "La République et l'État de droit ne peuvent pas l'accepter". Dans un communiqué, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a condamné ces violences "inacceptables" et promis "la plus grande fermeté à l'égard de leurs auteurs".

"Indignation" de Peillon

La députée de Seine-Saint-Denis, Elisabeth Guigou, a condamné mardi sur RMC les violences, y voyant le "résultat direct de l'inefficacité" de la politique menée par Nicolas Sarkozy. "Malgré l'agitation désordonnée, les effets d'annonce multiples et la surenchère verbale de M. Sarkozy et de son gouvernement, c'est le résultat direct de l'inefficacité d'une politique de sécurité qui a été constamment dans la fuite en avant et les effets d'annonce et jamais dans des mesures concrètes, a dénoncé l'ancienne garde des Sceaux.
Pour elle, il faut développer "une action multiple de l'État" dans les quartiers et une police de proximité qui tisse un "lien durable avec la population".

De son côté, le ministre de l'Éducation nationale, Vincent Peillon, a exprimé mardi, dans un communiqué, "son émotion et son indignation face aux actes de violences inadmissibles" qui ont entraîné l'incendie partiel de l'école maternelle Voltaire d'Amiens. Il a demandé à l'inspecteur d'académie "de prendre toutes les mesures nécessaires", avec la ville d'Amiens, "pour assurer la remise en état des locaux et l'accueil des enfants à la rentrée", précise le communiqué.

La droite tacle la majorité socialiste

Les réactions de l'opposition ne se sont pas fait attendre. Dans un communiqué intitulé "la France doit se faire respecter!", publié mardi, le Front national déplore les affrontements d'Amiens. Le parti d'extrême-droite établit un lien direct entre ces événements et "l'immigration massive" qui, à ses yeux, "accroît l'insécurité" dans le pays. "L'explication réside dans le laxisme et le laisser-faire qui caractérisent tous les gouvernements : il n'y a jamais eu de karcher sous Nicolas Sarkozy, mais un petit vaporisateur, et ce ne sont pas les malheureuses 'Zep de la sécurité' de Manuel Valls qui régleront le moindre problème" écrit le parti de Marine Le Pen. Avant de rappeler quelques "principes clairs" de lutte contre l'insécurité : "refus d'une immigration massive qui accroît l'insécurité, tolérance zéro partout, renforcement des moyens des forces de police et de gendarmerie (…) application des peines par la refonte de la formation des juges et la construction de 40.000 places de prison".

Même son de cloche du côté de l'UMP, à travers la voix du chef de file de la Droite populaire, Thierry Mariani. "Si cela se confirme que des fonctionnaires chargés de défendre la loi se sont fait tirer dessus à la chevrotine par des voyous, c'est totalement inadmissible, et il est évident que moi j'attends du gouvernement une réponse très ferme" a-t-il déclaré au micro de BFM-TV.

Le député des Français de l'étranger a critiqué le laxisme présumé de la ministre de la Justice, Christiane Taubira qui a pris ses distances avec les CEF et créé la polémique. "Quand je vois par exemple ce qui est en train de se passer à Amiens, je me dis que le message du gouvernement à l'heure actuelle n'est pas très clair" a-t-il ajouté.

Eric Ciotti, député et secrétaire national de l'UMP chargé de la sécurité a déclaré dans un communiqué que "tous les moyens [devaient] être engagés pour que les responsables soient retrouvés et condamnés par la justice avec toute la fermeté qui s'impose" avant d'exprimer son soutien aux policiers.

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Digne et impitoyable, le châtiment de Breivik LE MONDE | 25.08.2012 à 15h34 • Mis à jour le 25.08.2012 à 15h35

La Norvège a refermé l'une des pages les plus sombres de son histoire. Entre le double attentat qui a coûté la vie à 77 personnes, dont 69 jeunes massacrés à bout portant, et le verdict qui condamne son auteur, Anders Breivik, à la peine maximale, treize mois se sont écoulés. Treize mois interminables pour les familles de victimes et les survivants, submergés par un flot incessant de révélations et d'interrogations relatives à ce 22 juillet 2011.
Mais treize mois durant lesquels l'enquête et le procès ont été bouclés. Les grincheux trouveront à y redire. Pour les uns, c'est la question des limites de la psychiatrie légale, voire de la frontière entre droit et psychiatrie qui est posée.

Certains regretteront que la mère de Breivik n'ait pas été invitée à témoigner pour tenter d'éclairer les zones d'ombres qui demeurent. D'autres noteront que la responsabilité de la police, fautive dans son impréparation, a été laissée soigneusement à l'écart afin de ne pas détourner l'attention de l'essentiel : la culpabilité de Breivik.

D'autres, enfin, déploreront le rôle des médias et de l'opinion, qui ont pesé de tout leur poids sur le parquet d'abord (après la fuite dans la presse du premier rapport psychiatrique), puis sur la cour, sommée de déclarer Breivik responsable.

Était-ce vraiment évitable dans une affaire aussi traumatisante pour un pays tout entier ? Ce procès a-t-il été exemplaire ? A bien des égards, oui. Car ce qui a été réalisé durant ces treize mois est remarquable.

Une enquête tous azimuts a été diligentée en un temps record. Un procès d'une ampleur extraordinaire a été organisé : des retransmissions en direct ont été assurées dans les tribunaux répartis à travers tout le royaume, des milliers de gens ont été touchés, des dizaines d'avocats coordonnés, une structure efficace offerte aux médias.

Durant dix semaines, enfin, le déroulement du procès a été pratiquement impeccable, grâce à chacun de ses acteurs, tous imprégnés du caractère historique de ce moment de vérité et de justice. Les avocats de Breivik ont su trouver la bonne distance avec leur client, sans jamais verser dans la complaisance, tandis que la présidente, idées claires et verbe ferme, ne s'en est jamais laissée conter.

Alors que les faits étaient connus et n'étaient pas contestés par l'accusé, une large place a été laissée au récit des survivants et à l'évocation des morts, aussi douloureuse fût-elle. Les Norvégiens ont su, jusqu'au verdict, maintenir ce délicat équilibre entre l'horreur, la douleur et la vérité. Et préserver la dignité silencieuse des familles, qui a soulevé tant d'interrogations à l'étranger : comment pouvaient-elles, et le pays avec elles, conserver un tel calme apparent ?

Les Norvégiens avaient placé la barre très haut. En réponse à la barbarie affichée de Breivik qui voulait faire chanceler le pays, ils ont voulu une réponse irréprochable de l'Etat de droit. Ne pas offrir à Breivik la satisfaction de les voir céder à la colère a été leur châtiment. Digne, mais impitoyable.

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Breivik 21 ans prison haut luxe La prison de luxe de Breivik : les photos Mis en ligne le 22 août 2012 à 17h07 par Fabrice Aubert , mis à jour le 22 août 2012 à 18h15

DIAPORAMA - Deux jours avant le verdict, les autorités judiciaires norvégiennes ont diffusé mercredi les images de la prison d'Ila, où l'extrémiste est incarcéré. Découvrez-les sur TF1 News.

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Les gros retards sur les TGV Sud-Est dus à une tentative de vol de cuivre Créé le 02/11/2012 à 06h48 http://www.rtl.fr/actualites/info/transports/article/les-gros-retards-sur-les-tgv-sud-est-dus-a-une-tentative-de-vol-de-cuivre-7754189156

Une avarie sur une télécommande d'aiguillage a provoqué jeudi soir et la nuit dernière des retards allant jusqu'à trois heures, voire quatre, des TGV circulant entre Paris et le sud-est de la France. Le retour à la normale est prévu dans la journée. Il s'agirait d'un double acte de malveillance. Notamment, des personnes ont très probablement cisaillé un câble à fibre optique à hauteur de Limeil-Brévannes, en région parisienne, en pensant y trouver du cuivre. Le trafic est revenu à la normale.

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Nouveau règlement de comptes à Marseille : deux jeunes assassinés dans une voiture Par LEXPRESS.fr, publié le 02/11/2012 à 07:18, mis à jour à 07:22

Un troisième passager, originaire de la région parisienne, a réussi à s'échapper de la voiture. D'après les premiers éléments de l'enquête, ce double homicide serait lié à un règlement de comptes sur fond de trafic de drogue.

23. C'est le nombre de victimes dans des règlements de comptes à Marseille après la mort de deux jeunes hommes, abattus jeudi soir dans une rue des quartiers Nord. D'après les premiers éléments de l'enquête, ce double homicide serait lié à des rivalités entre bandes sur fond de trafic de stupéfiants.

Les victimes âgées d'une vingtaine d'années, qui se trouvaient à bord d'une Clio noire de location, sont décédées sur le coup après avoir été touchées par des projectiles probablement tirés par une Kalachnikov et un pistolet de gros calibre, selon une source proche de l'enquête. Il s'agit du conducteur, originaire de la cité de la Castellane (15e arrondissement), et de son passager.

Le cousin de ce dernier, qui se trouvait à l'arrière, a réussi à sortir du véhicule pour se réfugier chez un habitant d'une rue voisine qui a donné l'alerte. Il est originaire du Val-de-Marne, dans la région parisienne, a précisé le maire des 13e et 14e arrondissements Garo Hovsepian. Selon le témoignage du rescapé, une voiture a bloqué la Clio contre le trottoir, tandis que les occupants d'un second véhicule - et non d'une moto, comme indiqué dans un premier temps - ouvraient le feu.

La voiture des agresseurs retrouvée brûlée

Une sacoche, dont le contenu était en cours d'expertise, a été découverte sur les lieux, tandis qu'une des voitures utilisées par les agresseurs - une Golf - était retrouvée brûlée sur la commune des Pennes-Mirabeau, à une quinzaine de km de Marseille.

Les faits se sont déroulés près de l'avenue de l'Escadrille Normandie-Niemen, dans le 14e arrondissement, non loin du quartier du Merlan où un commando de plusieurs hommes cagoulés et armés avaient braqué mercredi soir le magasin d'un centre commercial, amenant les caissières du supermarché à faire valoir leur droit de retrait.

"Un crime de trop"

Les investigations ont été confiées à la brigade criminelle de la police judiciaire, déjà en charge de plusieurs meurtres sur fond de trafic de drogue.

Depuis le début de l'année, 23 personnes ont été tuées dans des règlements de comptes dans la région. Le dernier datait du 11 octobre, quand un homme de 53 ans a été assassiné à la terrasse d'un bar du 4e arrondissement de Marseille, devant de nombreux témoins à l'heure du déjeuner. Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls avait alors dénoncé, sur place, "un crime de trop, inacceptable".

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France/Monde - Mise à jour : 15:17 - Sport Incidents PSG: la polémique enfle, le préfet et Valls mis en cause 14/05/2013 15:17

La polémique a enflé mardi sur les responsables des violences qui ont émaillé la remise du trophée de champion de France au PSG, avec l'appel de la droite au limogeage du Préfet de Police et à la mise en cause du ministre de l'Intérieur, Manuel Valls.

Au lendemain des incidents, qui ont fait 32 blessés et entraîné l'interpellation de 39 personnes, dont 38 placées en garde à vue, la présentation du trophée au public programmée mercredi sur l'esplanade de l'Hôtel de ville a été annulée.

"Toute manifestation publique, dans l'espace public, dans les heures qui viennent autour du Paris Saint-Germain n'est évidemment pas possible", a déclaré sur Europe 1 M. Valls, qui a appelé à des "sanctions exemplaires". Le Préfet de Police de Paris Bernard Boucault a concentré une grande partie des attaques. Le président de l'UMP Jean-François Copé a ainsi demandé son limogeage.

"Je ne vois pas comment le préfet de police peut être maintenu dans ses fonctions", a-t-il dit, demandant au ministre de l'Intérieur de "prendre ses responsabilités".

L'UMP a demandé une commission d'enquête à l'Assemblée.

L'ancien Premier ministre François Fillon a lui demandé, sur son compte twitter, au président François Hollande de "sanctionner sans délai les responsables du fiasco".

Dans la nuit de lundi à mardi, deux syndicats de police avaient estimé que l'ampleur de la cérémonie avait été sous-estimée. "Nous avons été débordés" alors que "nous savions tous ce qui aurait pu se passer", a estimé le secrétaire national du syndicat Alliance (second syndicat de gardiens de la paix) Fabien Vanhemerlyck.

Patrice Ribéiro, secrétaire général de Synergie (second syndicat d'officiers), a déclaré pour sa part à l'AFP qu'il y avait eu "sous-estimation du risque" et "de la dangerosité" des présumés auteurs des incidents, qui "avaient déjà agi dimanche sur les Champs-Elysées" lors de précédents incidents.

Choix du Trocadéro en question

Dans la nuit, le Préfet de Police avait défendu le dispositif mis en place, s'interrogeant sur la pertinence d'organiser la cérémonie au Trocadéro. "La question qu'il fallait se poser: est-ce que cette fête devait avoir lieu sur la voie publique? Vous voulez faire une fête de 15.000 personnes avec 10.000 policiers autour?", a-t-il demandé.

Le choix du Trocadéro, pour organiser les célébrations, a également été pointé du doigt par Ségolène Royal (PS), qui a mis en cause les organisateurs de la fête.

"Les premiers responsables sont ceux qui ont choisi ce lieu", a dit la présidente de Poitou-Charentes. "On sait que les ultras sont interdits de stade, pourquoi est-ce que cette fête n'a pas eu lieu dans le stade au lieu d'être en plein air, sur l'espace public?", s'est-elle interrogée.

Mise en cause, la Ligue de football professionnel (LFP) n'a pas répondu aux sollicitations de l'AFP, alors que le Paris SG avait déploré lundi soir "une fête gâchée par quelques centaines de casseurs". "Le Paris Saint-Germain est plus que jamais déterminé à poursuivre son projet de bâtir un grand club européen digne de la capitale, très loin des agissements de ceux qui veulent détruire son rêve", avait indiqué le club.

Les violents incidents avaient débuté vers 18h00, avant l'arrivée des joueurs sur la place du Trocadéro, où un podium, avec en toile de fond la Tour Eiffel, avait été dressé pour la remise du Trophée de champion de France, que le Paris SG n'avait plus remporté depuis 1994.

Peu après, pendant que les joueurs en costume recevaient leur trophée en quatrième vitesse, les perturbateurs ont déployé une banderole "Liberté pour les ultras", en référence à la politique de sécurisation du Parc des Princes mise en place il y a trois ans par le précédent président du PSG Robin Leproux (2009-2011), en réaction à de nombreux débordements.

Les affrontements se sont poursuivis dans la soirée, notamment en contrebas du Trocadéro, où un autocar de touristes a été pillé, ainsi que sur les Champs-Elysées, où le calme n'est revenu qu'après minuit.

Devant l'ampleur des incidents, le club et son parraineur Nike ont annulé "pour raisons de sécurité" la mini-croisière que devaient faire des joueurs sur la Seine pour présenter leur trophée aux supporteurs massés sur les berges. © 2013 AFP

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"Dans les cités de Marseille, la délinquance est un petit boulot comme un autre" Par Lucie Soullier, publié le 13/04/2012 à 18:53, mis à jour le 04/09/2012 à 16:27

Un jeune homme de 26 ans a été tué, jeudi, de plusieurs balles de kalachnikov à Marseille. Il s'agit de la 10e victime de règlement de compte en quatre mois dans la cité phocéenne. L'analyse de Laurent Mucchielli, sociologue de la délinquance.

Avec dix victimes de règlements de compte en quatre mois, dont le dernier date de jeudi, l'insécurité dans la cité phocéenne revient dans l'actualité. Comment peut-on expliquer cette recrudescence?

Non. Lorsque l'on regarde froidement les choses, on constate que ce phénomène de série s'était déjà produit il y a quelques mois. Et avait amené exactement les mêmes discours. Tous les trois mois, on a l'impression de réinventer l'eau chaude. Il faut se garder de déduire toute nouveauté d'une série de faits divers. Fin 2011, le même regard national, la même politisation et la même médiatisation s'étaient portés sur Marseille.

Alors non, il n'y a rien de nouveau. On assiste toujours à des phénomènes de délinquance organisée. Et j'insiste sur le pluriel. Car ce n'est pas réductible au seul trafic de drogue. Il y a également des affaires de jeux, de prostitution, de blanchiment d'argent... Ce banditisme organisé est très ancien dans l'histoire de Marseille, mais n'existe pas seulement là-bas. Même s'il y est certainement plus intense et plus visible.

Pourquoi le banditisme perdure à ce point dans la cité phocéenne?

Dans le discours politique, on assiste à un double déni de la réalité. D'une part, la situation socio-économique qui existe derrière les phénomènes de délinquance dans cette ville. Un quart de la population vit en zone urbaine sensible et le chômage y est très élevé, particulièrement chez les jeunes. La crise économique et sociale y est donc très profonde.

Elle est également plus visible car les banlieues sont au coeur même de Marseille. Sans argent, sans avenir et sans occupation, devenir délinquant devient un petit boulot comme un autre et une façon d'exister. D'autant que, dans la tradition locale, l'imaginaire du bandit n'est pas forcément négatif. Le deuxième déni des discours politiques sur Marseille concerne le manque de moyens de la police et de la justice, sur place.

Pourtant, des annonces ont été faites...

De la poudre aux yeux. On fait des grands discours, on frappe du poing sur la table et on fait même du storytelling en ouvrant le capot d'une voiture aux médias pour montrer trois kalachnikovs saisies. Mais derrière, il n'y a pas grand chose. Pour lutter contre la délinquance à Marseille, il faut plus de moyens. Car les bandits sont nombreux, organisés, ils ont de l'argent et sont équipés. Démanteler toute une une filière, et pas seulement le premier échelon, consomme du temps et demande des effectifs. Sinon, derrière une personne arrêtée, ce sont trois nouveaux qui sont recrutés.

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Marseille. Ayrault annonce des renforts et veut faire reculer la violence Sécurité mercredi 21 août 2013 http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Marseille.-Ayrault-annonce-des-renforts-et-veut-faire-reculer-la-violence_39382-2221614_actu.Htm

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a annoncé le renfort de 24 policiers supplémentaires et une compagnie de CRS à Marseille.

En visite dans la cité phocéenne avec 5 ministres, au lendemain d’un énième règlement de comptes, Jean-Marc Ayrault avait promis de nouvelles mesures. C’est chose faite.

Le Premier ministre a annoncé l’envoi de 24 policiers enquêteurs de police judiciaire et d’une compagnie supplémentaire de CRS, soit environ 130 hommes, qui s’ajouteront dès mercredi aux trois déjà présentes.

Déterminé

« Le gouvernement est engagé avec détermination pour faire reculer la violence, la délinquance, le crime à Marseille et dans la région et ça ne date pas d’aujourd’hui », a dit Jean-Marc Ayrault aux journalistes, en rappelant avoir tenu un comité interministériel sur Marseille le 6 septembre.

« Nous avons une stratégie pour travailler au fond des choses », a-t-il ajouté, après une réunion de travail à la préfecture en présence notamment des ministres de l’Intérieur et de la Justice, Manuel Valls et Christiane Taubira.

Les renforts annoncés par le Premier ministre sont destinés à renforcer la Police judiciaire, pour enquêter sur les trafics au cœur des cités, et les effectifs des CRS.

La droite tousse

L’opposition dénonce pour sa part une opération de communication destinée à masquer l’impuissance du gouvernement. « Ce sont les énièmes déplacements tous aussi inutiles. Ces déplacements ne servent à rien, tout cela, c’est de la communication », a estimé sur iTélé le député UMP Eric Ciotti, spécialiste des questions de sécurité.

Pour l’ex-ministre UMP de la Justice Rachida Dati, « Marseille est hélas devenue le symbole de l’échec de la politique du gouvernement, de sa déconnexion avec ce que vivent les Français. »

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Taubira annonce la création d'une "peine de probation" hors prison Le Monde.fr avec AFP | 24.08.2013 à 17h40 • Mis à jour le 25.08.2013 à 15h05 http://www.lemonde.fr/societe/article/2013/08/24/taubira-annonce-la-creation-d-une-peine-de-probation-hors-prison_3466023_3224.html

Une "réforme sérieuse, rigoureuse, qui assure la sécurité des Français". Christiane Taubira a détaillé samedi 24 août à l'université d'été du PS sa future, et controversée, réforme pénale, confirmant la création d'une "peine de probation", hors prison, et de mesures pour renforcer les sorties aménagées de détention.

La garde des sceaux, qu'une polémique à distance a opposée à son collègue de l'intérieur Manuel Valls autour de ce projet, a été accueillie par une "standing ovation". Elle a livré une violente charge contre dix années de politique de droite caractérisée par "la fermeté dans les mots et le creux dans l'action" et qui ont selon elle abouti à ce que "la prison ne peut pas remplir son rôle".

Selon elle, son projet permettra d'améliorer la réinsertion par la "construction avec le détenu d'un projet pour lui permettre de devenir à sa sortie un citoyen libre et responsable".

PAS DE LIBÉRATION "AUTOMATIQUE"

Alors que les fuites se sont multipliées autour du texte, sur lequel la ministre de la justice a reconnu que les derniers arbitrages restaient à rendre, Mme Taubira a notamment confirmé la création d'une "peine de probation, (...) en milieu ouvert, restrictive de liberté que nous appelons la contrainte pénale".

Elle ne concernera que les délits punis de 5 ans de prison ou moins et les juges pourront "bien entendu" prononcer à la place des peines de prison.

La ministre a par ailleurs rappelé sa volonté de "réduire de façon drastique les sorties sèches" de prison, "sans contrôle et sans contrainte", "facteurs aggravants pour la récidive".

"Nous savons qu'il faut un retour progressif à la liberté (...)C'est pour ça que nous avons mis en place un dispositif de libération sous contrôle et sous contrainte, qui n'est absolument pas automatique, mais qui rend obligatoire l'examen aux deux-tiers de l'exécution de la peine du dossier du détenu", pour envisager des mesures d'aménagement.

Soulignant que les conseillers pénitentiaires d'insertion et de probation seraient "les piliers de cette réforme pénale", Mme Taubira a rappelé son engagement à en embaucher quelque 300, un chiffre que les syndicats jugent toutefois insuffisant.

PASSE D'ARMES AVEC VALLS

Ces deux dispositions étaient parmi les mesures attendues les plus critiquées. L'élaboration du texte a d'ailleurs donné lieu à une passe d'armes entre Mme Taubira et M. Valls, qui a écrit au président Hollande pour exposer ses "désaccords" et réclamer un arbitrage sur ce sujet politiquement "sensible". Sa lettre avait fuité dans Le Monde, portant le débat sur la place publique.

Le premier ministre Jean-Marc Ayrault avait ensuite semblé prendre le dossier en main, soulignant qu'il n'y aurait "pas de peines automatiques, comme il n'y aura pas non plus de libérations automatiques". La nouvelle loi, qui devrait être en conseil des ministres en septembre ou début octobre, doit ainsi matérialiser l'engagement de François Hollande à supprimer les peines plancher.

Dans l'entourage de M. Valls, qui avait quelques heures plus tôt affiché à La Rochelle sa "loyauté absolue" envers le président Hollande, on se refusait à commenter ces annonces, soulignant que la position du ministre était connue depuis la fuite de sa lettre et que les arbitrages "se font dans les bureaux", pas à l'université d'été du PS.

Les deux ont en tout cas échangé encore quelques piques indirectes. "J'aime prendre des coups, j'aime aussi en donner," avait glissé le ministre de l'intérieur. "Les coups je sais les prendre, les rendre je ne déteste pas", lui a fait écho sa collègue de la justice.

"UNE PURGE DES PRISONS"

Mme Taubira s'est exprimée lors d'un débat auquel participait la présidente du syndicat de la magistrature, favorable à la réforme, mais qui s'interroge sur "les moyens qui seront mis en place" et fait par d'une certaine "désillusion" face à la politique du gouvernement.

De son côté le syndicat majoritaire, l'union syndicale des magistrats, a regretté n'être pas informé officiellement "de la teneur" du projet. "La peine de probation n'est pas financée et les juges d'application des peines, en nombre déjà insuffisants, ne pourront absorber plus d'activité", a jugé son président, Christophe Régnard.

A l'UMP, le député Frédéric Lefebvre a assuré n'être pas opposé à la peine de probation à condition "qu 'elle ne soit jamais prononcée s'il y a eu violence physique", alors que Christian Estrosi dénonçait le "scandale" d'une "purge des prisons".

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Jean-Vincent Placé doit 18 000 euros pour une centaine d'infractions routières Le Monde.fr avec AFP | 18.12.2013 à 18h09 • Mis à jour le 19.12.2013 à 16h26 http://www.lemonde.fr/politique/article/2013/12/18/jean-vincent-place-doit-18-000-euros-pour-une-centaine-d-infractions-routieres_4336609_823448.html

L'élu d'Europe-Ecologie les Verts (EELV) Jean-Vincent Placé doit régler près de 18 000 euros d'amendes à la suite d'une centaine d'infractions routières, révèle Le Canard enchaîné daté du 18 décembre.

L'hebdomadaire reproduit un projet de lettre de relance de la région Ile-de-France, propriétaire du véhicule, demandant à l'élu écologiste « de régulariser sa situation en urgence ». Interrogé à ce sujet, le président du groupe EELV au Sénat et deuxième vice-président du conseil régional d'Ile-de-France a confirmé qu'il était « responsable » de ces infractions : « Je ne le conteste pas, je suis d'accord pour payer depuis le début. »

« PAS TRÈS BON AVEC LES PAPIERS »

L'affaire remonte à 2010, lorsque la région Ile-de-France a reçu « 22 000 euros d'amendes », se souvient Michèle Sabban, vice-présidente de la région, chargée de l'administration, qui en avait ensuite référé au conducteur. Mis en contact avec l'administration fiscale, Jean-Vincent Placé affirme avoir alors réglé « rubis sur l'ongle (...) le capital » des amendes, dès août 2010, « avec un chèque entre 6 000 et 7 000 euros ».

Il a ensuite demandé une « négociation sur les pénalités », qui n'a jamais abouti. Sans nouvelles depuis du service avec lequel il était en contact, Jean-Vincent Placé, qui « n'est pas un homme de chiffres » et « pas très bon avec les papiers », n'avait « plus entendu parler de cette histoire » avant la parution du Canard enchaîné.

« C'est bien sûr de ma faute, je n'ai jamais cherché à fuir mes responsabilités, je ne demande aucun passe-droit, j'assume et je paie, je ne veux pas que quiconque doute de mon honnêteté », assure l'élu d'Europe-Ecologie.

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St-Sylvestre : 1067 voitures brûlées, 3 morts à l'arme blanche, 217 gardes à vue http://www.sudouest.fr/2014/01/01/st-sylvestre-1067-voitures-brulees-3-morts-a-l-arme-blanche-217-gardes-a-vue-1417553-7.php Publié le 01/01/2014 à 20h47, modifié le 01/01/2014 à 21h08 par Sudouest.fr avec AFP

Pour ce réveillon, 53 000 policiers et gendarmes étaient mobilisés. Mais trois agressions ont tourné au drame.

Le bilan de la nuit de la Saint-Sylvestre est désormais connu. On retiendra donc que si 1067 voitures ont été incendiées, ce nombre est en baisse d'un peu plus de 10% par rapport à l'an dernier. Mais on retiendra aussi que ce passage à la nouvelle année a été marqué par la mort de trois personnes tuées à coups de couteau à Paris, près de Grenoble et près de Mulhouse.

"Cette nuit de réveillon, malheureusement, a été endeuillée par le décès de trois personnes, tuées par des coups de couteau au cours d'altercations pour deux d'entre elles et à l'occasion d'une tentative de vol pour la troisième", a indiqué le ministre de l'Intérieur Manuel Valls, le ministre de l'Intérieur.

"Crimes lâches et odieux"

Un jeune homme de 20 ans a été tué d'un coup de couteau dans les jardins du Trocadéro à Paris alors qu'il tentait de récupérer le sac d'une amie à quatre agresseurs encore non identifiés.

Un homme de 31 ans a également été tué dans la nuit de mardi à mercredi de plusieurs coups de couteau notamment à la tête et au thorax à Saint-Martin-d'Hères (Isère), dans la banlieue de Grenoble. Selon les premiers éléments de l'enquête, l'agression a eu lieu à la suite d'"une rixe" dont l'origine reste inconnue, "une dispute qui tourne mal, avec cinq individus".

De même, un homme de 45 ans a été tué d'un coup de couteau à Dannemarie dans le sud de l'Alsace. Selon le maire de cette ville, la victime, marié et père d'une fille, a été tué "lors d'une altercation entre jeunes" sur la voie publique, vers une heure du matin. Son agresseur présumé, âgé de 21 ans, se trouvait en garde à vue.

"Aucun effort ne sera épargné pour que les auteurs de ces crimes lâches et odieux soient retrouvés et livrés à la justice", a affirmé le ministre adressant ses "condoléances les plus sincères" aux familles des victimes.

Voitures brûlées : la Seine-St-Denis en tête

Sur les onze premiers mois de l'année, les incendies de véhicules baissent de 6,3% par rapport à la même période de 2012, ce qui représente près de 2.300 faits de moins, un volume qui se situe à son plus bas niveau depuis 6 ans, selon Manuel Valls.

La Seine-Saint-Denis arrive toujours en tête des départements les plus touchés avec 80 véhicules devant le Nord (62) et le Bas-Rhin (50). En revanche, les incendies de véhicules en zone police dans les Bouches-du-Rhône baissent de 49% (21).

De plus, "aucun phénomène majeur de violences urbaines n'a été recensé sur le territoire. Le phénomène a donc été bien contenu (...) et s'inscrit dans la continuité des résultats satisfaisants enregistrés toute l'année", a-t-il ajouté, faisant état de la mobilisation des 53.000 policiers et gendarmes en France lors du réveillon. Cinq policiers et un gendarme ont été blessés.

Un homme tué par une fusée

Toutefois malgré la campagne de prévention des pouvoirs publics contre les drames provoqués par la tradition des pétards du Nouvel An, un homme de 29 ans est mort accidentellement à Sarre-Union, en Alsace, lorsqu'un feu d'artifice qu'il manipulait lui a explosé au visage. Trois blessés graves sont également à déplorer.

322 interpellations

Les forces de l'ordre ont procédé à 322 interpellations dont 217 ont donné lieu à une garde à vue, "un niveau d'activité élevé qui témoigne de la réactivité de la police et de la gendarmerie", selon le ministre.

Concernant la sécurité routière, Manuel Valls a fait état de trois morts et 129 blessés, "des chiffres toujours trop élevés mais qui situent l'exercice 2013 parmi les plus favorables". 16.000 policiers et gendarmes étaient mobilisés sur les routes pour la nuit du réveillon. "Ces tendances favorables ne doivent pas inciter au triomphalisme mais au contraire à redoubler d'efforts pour qu'elles s'inscrivent dans la durée", a dit le ministre.

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Nucléaire : des militants de Greenpeace interpellés dans la centrale de Fessenheim Le Monde.fr | 18.03.2014 à 07h39 • Mis à jour le 18.03.2014 à 11h18 http://www.lemonde.fr/planete/article/2014/03/18/greenpeace-s-invite-a-fessenheim_4384769_3244.html

Une soixantaine d'activistes de Greenpeace se sont introduits, mardi 18 mars à 5 h 50, dans l'enceinte de la centrale nucléaire de Fessenheim dans le Haut-Rhin. A 9 heures, 34 d'entre eux étaient interpellés, tandis qu'une dizaine de militants se trouvaient toujours sur le dome de réaction du réacteur n°1. « 56 personnes sont sous contrôle de la gendarmerie », annonçait de son côté la direction d'EDF.

A 8 heures, alors qu'un hélicoptère de la gendarmerie survolait le site situé en bordure du Grand Canal d'Alsace, on pouvait toujours voir, accrochée au bâtiment du réacteur, la banderole de 400 m2 « Stop risking Europe », dénonçant la menace que font peser les centrales vieillissantes en Europe. Des militants avaient aussi pris position sur le toit de la piscine. Pour la direction d'EDF, cette intrusion « violente » s'est faite au moyen d'un camion bélier qui aurait enfoncé un portail.

« Plus de 60 militants de 14 nationalités manifestent en occupant la plus vieille centrale française pour dénoncer le risque que fait courir le nucléaire français à l'Europe entière, et pour rappeler l'impérative nécessité d'une vraie transition énergétique en France », explique Grenpeace dans un communiqué.

EELV SE FÉLICITE D'UN « COUP D'ÉCLAT »

L'organisation écologique veut peser dans le débat français sur la transition énergétique et rappeler la promesse faite par François Hollande de fermer la centrale alsacienne de Fessenheim d'ici à la fin de 2016 et plus globalement, celle de réduire à 50 % en 2025 la part du nucléaire dans l'électricité. Les mouvements écologistes, dont Greenpeace, demandent, pour leur part, la mise à l'arrêt immédiate des deux réacteurs de 900 MW, en service depuis 1977.

Après leur action, ils ont reçu les félicitations d'Europe Ecologie-Les Verts qui, dans un communiqué, a salué un « coup d'«éclat « qui met en lumière la fragilité de nos installations nucléaires ».

Début mars, près de 200 militants de l'organisation écologique avaient mené simultanément des actions contre les centrales nucléaires du Bugey (Ain) et de Gravelines (Nord) en France ; de Tihange, en Belgique ; Beznau, en Suisse ; Garona, en Espagne ; Borssele, aux Pays-Bas ; et Oskarshamn, en Suède. L'ONG voulait dénoncer la vétusté et la dangerosité, selon elle, d'un parc de 151 réacteurs en fonctionnement en Europe, dont « 66 ont plus de trente ans et 7 ont été mis en service il y a plus de quarante ans ».

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Pollution aux particules : le charbon allemand et le chauffage au bois sont aussi responsables Par Ludovic Dupin - Publié le 14 mars 2014, à 17h36

Le diesel n’est pas seul responsable des fortes concentrations de particules dans l’atmosphère. La forte utilisation du charbon en Allemagne et le chauffage urbain y contribuent également.

Dans l’épisode de pollution qui touche plus de la moitié du territoire français, les transports individuels, les véhicules diesel en particulier, sont pointés du doigt. Les mesures prises en témoignent : gratuité des transports en commun et obligation pour les routiers de contourner Paris. Mais, ces derniers jours, un facteur aggrave la situation. Soumis à un léger flux d’air venant du nord-est, l’Hexagone voit se rabattre des masses d’air venues d’Allemagne.

Or depuis l’engagement de sa transition énergétique et sa sortie du nucléaire, l’Allemagne recourt de plus en plus au charbon, un combustible très émetteur de CO2 mais aussi de particules fines. En 2013, l’Allemagne a produit près de 162 milliards de KWh grâce à ses usines thermiques au charbon, soit une hausse de 6,5 % pour atteindre 44% de son mix électrique. C’est le plus haut niveau atteint depuis 1990, date de la réunification de la RFA et de la RDA. La France a aussi vu sa production à base de charbon progresser de 14 % en 2013, mais cette source ne compte que pour 3,6% du mix électrique.

68 % de particules importées

Si l’on en croit une étude d’Airparif, la pollution ne connaît pas de frontière. Pour ce qui concerne l’Île-de-France (hors du trajet du périphérique), 68 % de la pollution en particules fines est importée depuis d’autres régions, voire d’autres pays. Nul doute que la contribution de l’industrie énergétique allemande à l’épisode de pollution actuel est non négligeable.

Une autre source importante de concentration des particules en hiver est le chauffage. Toujours selon Airparif, le chauffage résidentiel et tertiaire est responsable de presque 22 % des émissions de particules, à comparer aux 25 % issus du trafic routier (hors du trajet du périphérique). Le mix de chauffage en France place en tête le gaz (29%), puis l’électrique (26%) et le fioul (24%). Le bois ne compte que pour environ 10% du chauffage résidentiel mais représente pour près de 84% des émissions de particules fines. Ludovic Dupin

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Arthur quitte la France pour la Belgique Le Monde.fr | 04.06.2014 à 14h43 • Mis à jour le 05.06.2014 à 07h31 http://www.lemonde.fr/economie/article/2014/06/04/arthur-quitte-la-france-pour-la-belgique_4431959_3234.html

L'animateur Arthur n'est plus résident français. D'après BFM Business, il aurait notifié il y a quelques semaines son changement d'adresse. Finie l'installation à Paris, Arthur est désormais domicilié à Uccle, en Belgique.

Un déménagement très vraisemblablement lié à des raisons fiscales. Arthur, Jacques Essebag de son vrai nom, est en effet la 229e fortune française, rappelle la radio, un patrimoine chiffré à 200 millions d'euros par Challenges.

IL Y A UN AN, LE LUXEMBOURG

L'animateur n'a pour le moment pas réagi à cette information. « C'est de l'ordre de la vie privée, je n'interviens pas dans ce domaine-là », a déclaré, pour sa part, son attachée de presse.

Il y a un an, le célèbre animateur avait suscité l'ire de la ministre de la culture, Aurélie Filippetti, en annonçant la délocalisation de sa holding, Arthur World Participation Group (AWPG), au Luxembourg. « Arthur explique que ce n'est pas pour des raisons fiscales. Alors il faudra qu'il explique pourquoi, parce que je connais bien le Luxembourg, et ce n'est sans doute pas pour le climat qu'il y va », avait alors lancé la ministre.

A UCCLE, 12 000 FRANÇAIS SUR 82 000 HABITANTS

Le sénateur bourgmestre d'Uccle a confirmé sur RTL que l'animateur Arthur « est arrivé en décembre ». Armand De Decker précise que, sur les 82 000 habitants de cette banlieue de Bruxelles, 12 000 sont Français et constate « une véritable accélération d'arrivée depuis la présidentielle ».

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Qui sont les opposants au barrage ? Publié le 28/10/2014 à 07:49 Barrage de Sivens - Lisle-sur-Tarn (81)

Autour du barrage de Sivens, c'est une véritable galaxie d'opposants qui gravite. Des plus pacifistes aux plus radicaux, des élus écologistes «officiels», voire député européen comme José Bové, aux «casseurs» sans véritable conviction politique, en passant par toute la gamme des écologistes ou partisans du retour à la terre.

Interrogation sur l'infiltration d'activistes de l'extrême-droite

«En fait, ce sont les pro-barrages qui ont engendré les premières violences, sur place, c'est ce qui a déclenché en retour l'arrivée des zadistes,» estime Ben Lefetey, porte-parole du collectif Testet, qui regroupe des militants légalistes qui s'opposent depuis le début, avec des méthodes pacifistes au barrage ; ils ont ainsi poursuivi à tour de rôle des grèves de la faim.

Selon Ben Lefetay, ces premiers «accrochages» sur la zone de Sivens ont été répercutés sur les réseaux sociaux et les sites associatifs des «zadistes» : ceux qui se battent pour des «zones à défendre», dont la plus célèbre est bien entendu la zone du projet d'aéroport de Notre-Dame des Landes. Mais il y a d'autres ZAD en France, et pour certains militants, cela devient une sorte de tour de France des ZAD, un compagnonnage de l'occupation.

Certains opposants sont des militants associatifs locaux, d'autres sont directement concernés, et habitent sur le secteur, d'autres enfin, comme les zadistes ont rallié la cause et sont venus s'installer sur place.

Ainsi, on retrouve à Sivens, «l'Indien», Éric Pététin, qui s'était illustré dans sa lutte contre la construction du Tunnel du Somport, dans les années 80. On rencontre aussi de doux rêveurs accrochés dans les arbres, des naturalistes passionnés, et aussi des anticapitalistes et anti-productivistes. Mais sont-ils violents ? Certainement pas dans leur grande majorité. Mais il semble bien que dans leurs rangs se soient infiltrés des éléments plus radicaux, et rompus à la guérilla contre les forces de l'ordre. Des garçons qui savent manier le manche de pioche et le cocktail Molotov.

«Au fur et à mesure des passages en forces des autorités, on a vu arriver des éléments de plus en plus violents», constate Ben Lefetay, comme si l'odeur de la poudre en attirait certains…

Mais ces «casseurs» sont-ils tous issus de l'extrême gauche ou des rangs d'écologistes de choc ? Beaucoup de «militants» portent des cagoules : pourquoi ? Est-ce que des provocateurs, et de quel bord, se cachent parmi eux ?

Depuis quelque temps, on s'interroge beaucoup, sur l'éventualité d'une infiltration du mouvement par des activistes d'extrême droite. Une frange qui a toujours su jouer avec les peurs et souffler sur les braises : fantasme ou réalité ?

De fait, désormais, plus que jamais avec la mort de Rémi Fraisse, Sivens est devenu une poudrière.

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Manuel Valls annonce 3 milliards d'euros en trois ans pour les agriculteurs 03 Sept. 2015, 14h54 | MAJ : 03 Sept. 2015, 16h39 http://www.leparisien.fr/economie/manuel-valls-annonce-3-milliards-d-euros-en-trois-ans-aux-agriculteurs-03-09-2015-5059143.php

Manuel Valls a dit adresser un «message d'amour» aux agriculteurs ce jeudi après-midi, venus manifester place de la Nation à Paris au volant de quelque 1500 tracteurs.

Après avoir reçu le président de la FNSEA Xavier Beulin et le président des Jeunes agriculteurs Thomas Diemer, le Premier ministre a annoncé une série de mesures pour venir à un milieu agricole bien mal en point.

Au total, «trois milliards d'euros sur trois ans seront investis dans l'agriculture». Un montant bien supérieur au plan d'urgence annoncé le 22 juillet dernier et dont l'enveloppe s'élevait à 600 millions d'euros.

En réalité, les aides versées par l'État, les régions et l'Union européenne seront portées «à 350 millions d'euros par an pendant trois ans», d'après le Premier ministre mais en intégrant un effet de levier financier, cela doit permettre selon le gouvernement d'atteindre un milliard d'euros par an.

Valls contre «l'excès de réglementation»

Le plan annoncé par Manuel Valls doit répondre à l'une des grandes sources d'inquiétude pour les agriculteurs : l'endettement. Manuel Valls a ainsi annoncé une «année blanche» en 2015 pour le remboursement des dettes bancaires des agriculteurs en difficulté qui en feront la demande. Les prises en charge des intérêts d'emprunt seront quant à elles doublées et atteindront les 100 millions d'euros tandis que les prises en charge des cotisations sociales seront triplées pour atteindre 50 millions. En outre, un alignement de la cotisation maladie sur le régime des indépendants permettra de réduire les charges sociales agricoles de 50 millions d'euros.

Cible des agriculteurs, la mise en place de nouvelles normes devrait aussi connaître un coup d'arrêt. Fustigeant «l'excès de réglementation», Manuel Valls a promis une nouvelle méthode de définition des normes, «fondée en particulier sur la mise en place de tests et sur l'expérimentation». «D'ici février, aucune mesure nationale allant au delà des obligations européennes ne sera prise», a-t-il encore affirmé.

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Somme: le blocage de l'A1 par des gens du voyage a coûté un demi-million d'euros Par LEXPRESS.fr avec AFP , publié le 01/09/2015 à 11:25 http://www.lexpress.fr/actualite/societe/somme-le-blocage-de-l-a1-par-des-gens-du-voyage-a-coute-un-demi-million-d-euros_1711366.html

400 000 euros de péage et 100 000 euros de dégâts divers. Voici la première facture établie par la Sanef pour chiffrer le coût du blocage de l'A1 par des gens du voyage la semaine dernière, après la fusillade de Roye.

Le blocage de l'A1 Paris-Lille par des gens de voyage, en fin de semaine dernière quelques jours après la fusillade de Roye, a coûté un demi-million d'euros à la Sanef, Société des autoroutes du Nord et de l'Est de la France. "Au total, on estime notre dommage à environ 500 000 euros, 100 000 euros de dégâts divers et 400 000 euros de péage car on a dû ouvrir les barrières", a confié Arnaud Quémard, directeur d'exploitation du groupe Sanef.

La facture pourrait s'alourdir encore

"On a une pensée pour tous nos clients qui se sont retrouvés dans des conditions de circulation très difficiles lors de ce dernier retour de vacances", a expliqué Arnaud Quemard, soulignant que cette manifestation avait provoqué 50 km de bouchons sur l'A1, l'A16 et l'A29. "On a pu intervenir samedi à partir de 15 heures et on a remis complètement les deux sens de circulation en état à 21 heures", a-t-il dit, soulignant que ces délais étaient "extrêmement courts".

La Sanef a fait part à l'AFP son intention de porter plainte "dans les jours qui viennent", ce qui permettra "à la justice de déterminer les responsabilités". La facture pourrait d'ailleurs s'alourdir car la Sanef va devoir mener prochainement une expertise pour déterminer si la structure de l'autoroute a été endommagée. "C'est une réparation d'urgence, dans les semaines qui viennent, on devra peut-être faire une réparation en profondeur", a-t-il dit.

Des funérailles sans heurts

Dans la nuit de vendredi à samedi puis pendant une partie de la journée de samedi, une soixantaine de personnes avaient bloqué l'autoroute A1 Paris-Lille avec des pneus et des palettes avant d'alimenter le feu avec des poubelles ou des arbres qu'ils avaient tronçonnés. Les gens du voyage avaient décidé cette action spectaculaire pour contraindre les autorités à accepter que le fils d'une des victimes de la fusillade de Roye, incarcéré à la maison d'arrêt d'Amiens puisse assister lundi aux funérailles de son père (c'est nous qui soulignons, dt), tué lors de cette fusillade mardi dernier. Après une première décision défavorable, ils avaient finalement eu gain de cause.

Ces funérailles ont eu lieu sans heurt, ce lundi après-midi. Quelque 600 personnes de la communauté des gens du voyage, selon la préfecture de la Somme, ont afflué en début d'après-midi dans le centre de Roye afin d'assister aux obsèques d'une jeune mère de famille de 19 ans, de son beau-père et de sa fille de neuf mois, tués par un homme de 73 ans au fusil de chasse. La fusillade avait également causé la mort d'un gendarme, dont les obsèques auront lieu ce mardi à Amiens.

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Crise agricole. Coup de force des agriculteurs sur la RN12 Crise agricole - Modifié le 20/01/2016 à 23:35 | Publié le 20/01/2016 à 14:16 - http://www.ouest-france.fr/agriculture/crise-agricole/crise-agricole-direct-les-tracteurs-en-route-pour-bloquer-la-rn12-3982282

Des convois de tracteurs ont investi la RN12, près de Saint-Brieuc. Les agriculteurs ont l'intention de s'installer dans la durée pour interpeller le gouvernement.

20 h 30. Statu quo après la réunion en préfecture

Fin de réunion à la préfecture. « On n’a reçu aucune réponse, explique Didier Lucas, responsable de la FDSEA 22. On nous propose une réunion la semaine prochaine avec le préfet de Région et la Région. Nous voulons des avancées significatives sur l’étiquetage et les fonds structurels. Nous restons au Perray. »

20 h. Les agriculteurs s'apprêtent à se relayer toute la nuit sur la RN12

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Trois groupes de travail créés après la rencontre entre Manuel Valls et les dirigeants corses Le Monde.fr | 18.01.2016 à 17h54 • Mis à jour le 19.01.2016 à 07h01

Le premier ministre, Manuel Valls, a reçu lundi 18 janvier, Gilles Simeoni, président du conseil exécutif de Corse, et Jean-Guy Talamoni, président de l’Assemblée de Corse. Cette rencontre avec les deux élus nationalistes, qui réclament notamment la création d’une citoyenneté corse avec un statut spécifique pour les résidents, a débouché sur la création de trois groupes de travail, portant sur la langue corse, les questions foncières et les institutions de la Corse.

Après deux heures d’entretien à Matignon, M. Simeoni a « constaté en l’état le désaccord » avec M. Valls :
« Le premier ministre nous a fait part de son attitude de fermeté par rapport aux revendications que nous portons. (…) Il s’agira pour nous de démontrer la pertinence de nos arguments et la nécessité d’aller vers une révision constitutionnelle pour permettre les mesures qui nous semblent indispensables, mesures pour lesquelles nous avons été mandatés par une majorité de Corses à l’occasion des élections territoriales de décembre. »

L’échange avec les responsables nationalistes s’est déroulé dans un contexte tendu entre l’île et le continent. Tour d’horizon des revendications des élus corses.

La « nation corse »

« La France est un pays ami. » Invité de France Info lundi matin, Jean-Guy Talamoni a donné le ton. « Nous ne tenons aucun propos provocateur vis-à-vis de qui que ce soit », a tenu à souligner le président du conseil exécutif de Corse, qui a toutefois insisté sur le fait que « les Corses n’ont pas accepté que notre élection soit remise en cause par des déclarations hystériques de Paris ».

MM. Talamoni et Simeoni plaident pour une révision de la Constitution qui permettrait à la Corse d’acquérir l’autonomie. Mais depuis l’arrivée des nationalistes aux commandes de la collectivité, Manuel Valls a déjà exprimé à plusieurs reprises la position de l’exécutif sur le statut de l’île. « La Corse est dans la France et dans la République et aucun discours, en corse ou en français, ne pourra remettre en question ce lien », a-t-il prévenu le 23 décembre. Ces paroles fermes ont été prononcées une semaine après la cérémonie d’élection des présidents qui avait donné lieu à des scènes jamais vues : discours prononcé en corse par M. Talamoni puis serment solennel prêté par les élus nationalistes.

« Il n’y a qu’une seule nation, la nation française. Il est hors de question de revenir là-dessus », a encore rappelé le premier ministre le 30 décembre.

La co-officialité de la langue corse

Les élus de l’Assemblée de Corse ont voté, en mai 2013, une délibération en faveur de la co-officialité de la langue corse et du français, qui permettrait l’utilisation du corse dans tous les domaines de la vie publique.

Manuel Valls, alors ministre de l’intérieur, s’était fermement opposé à ce dispositif. « Il n’y a qu’une langue de la République, c’est le français. Il n’est pas concevable qu’il y ait sur une partie du territoire une deuxième langue officielle », avait-il lancé.

Les « prisonniers politiques »

Autre sujet de tension, les « prisonniers politiques corses », soit une vingtaine de personnes détenues en France métropolitaine et en Corse. Le premier ministre a déjà rejeté l’éventualité de leur libération en décembre, scandant qu’il n’y avait « pas de prisonniers politiques ».

Si cette amnistie n’est pas accordée, les nationalistes seront « dans l’obligation d’aller à Bruxelles et dans les autres capitales européennes pour dire que la France, qui donne des leçons sur les droits de l’homme au monde entier », ne les applique pas pour « ce petit peuple corse qui est placé sous sa tutelle depuis le XVIIIe siècle », a lancé M. Talamoni sur France Info.

Le président de l’Assemblée de Corse qualifie également l’incarcération d’Yvan Colonna, condamné à la prison à perpétuité pour l’assassinat du préfet Claude Erignac en 1998, d’« acte politique ». « Yvan Colonna est un prisonnier politique, condamné pour des faits extrêmement graves, qui a toujours protesté de son innocence avec force », a appuyé lundi M. Simeoni, qui fut l’avocat du militant indépendantiste et avait pourtant expliqué en décembre que sa libération n’était « pas dans le débat ».

Le statut de résident corse

Le 25 avril 2014, l’Assemblée de Corse a adopté un vœu pour la création d’un statut de résident corse, une disposition qui obligerait toute personne désirant acheter un logement ou un terrain sur l’île à justifier de cinq ans de résidence en Corse. Le but est de maîtriser la flambée de l’immobilier et la spéculation dans un territoire où les habitants rencontrent d’importants problèmes d’accès à la propriété.

« C’est contraire à la République », a tranché le premier ministre en décembre. La mesure créerait en effet une rupture d’égalité des Français – un problème « contournable » pour M. Simeoni, qui milite pour une révision de la Constitution dans laquelle seraient également inscrits le statut spécial de la Corse et un transfert du droit fiscal.

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L'Insurgé, Eugène Pottier et Pierre Degeyfer (1884)

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