Etat de droit corse : 103 note sur "la collectivité territoriale de Corse"

Après l'assassinat, le 6 février 1998, du préfet de la région Corse Claude Erignac le gouvernement Jospin essaye de faire appliquer en Corse l'Etat de droit républicain. Un nombre important de personnalités économiques et financières de Corse sont mises en examen.
Le successeur du préfet Erignac, le préfet Bernard Bonnet, proclame qu'il fera respecter les lois de la République : il est mis en examen pour "complicité de destruction de biens par incendie en bande organisée" et écroué le 6 mai 1999 à la prison de la Santé à Paris ...

Le 18 juin 1999 M. José Rossi, ancien ministre, président (Démocratie libérale) de l'Assemblée de Corse, est mis en examen par le juge Jean-Pierre Niel pour "détournement de fonds publics". Alors que M. Rossi était président du Conseil général de Corse-du-Sud, près de sept millions de francs destinés au fond d'insertion (RMI) auraient été attribués, entre 1995 et 1997, à des clubs sportifs et associations. M. Rossi fait valoir que les préfets Jacques Coeffé et Claude Erignac avaient donné leur accord et qu'"Il ne s'agit pas de malversation mais de gestion rationnelle et sociale des crédits publics".

En juillet 2000 M. José Rossi, président de l'Assemblée de Corse, et les politiques corses y compris des nationalistes modérés acceptent les propositions du gouvernement Jospin, citiquées par le ministre de l'Intérieur M. Jean-Pierre Chevènement, selon lesquelles la Corse devrait jouir rapidement d'une large autonomie. Un ancien nationaliste hard reconverti, M. Jean-Michel Rossi, qui s'apprêtait à faire savoir dans la presse (Marianne, 14 août 2000) que les indépendantistes, en liaison avec les milieux italiens, souhaitent faire de la Corse indépendante un paradis fiscal, est assassiné le 7 août 2000.

En mars 2001 les attentats reprennent et la République est toujours totalement incapable de faire face à la situation.

Le 19 août 2001 le leader nationaliste, radical "reconverti", François Santoni est "assassiné" (en France les policiers et gendarmes sont, selon les medias, "abattus", alors que les délinquants sont, eux, "tués" ou "assassinés"). Selon les "amis" de la "victime" le principal "suspect" serait l'"ancien ami" de M. François Santoni, le sieur Charles Pieri (probablement un futur "assassiné", ou bien un futur ministre).
A la suite de quoi quelques deuxièmes couteaux mafieux sont également "assassinés".

(Le pays basque français est lui-même atteint par la dissidence espagnole et n'est plus seulement le camp arrière de celle-ci.)

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