912 note sur "bureau d'études"

La technique du "bureau d'études" a été utilisée par les partis politiques pour leur financement non-légal.
Par exemple le bureau d'études Urba a perçu entre 1987 et 1989 près de 10 millions de francs à Marseille au bénéfice du parti socialiste. Les entreprises de travaux publics qui souhaitaient obtenir des marchés publics dans cette bonne ville devaient verser, via de fausses factures, 0,5% du montant de ceux-ci au bureau d'études, qui en conservait 40% pour ses "frais de fonctionnement" et en reversait le solde, à parts égales, à la fédération socialiste des Bouches du Rhône et au siège national du parti.
Par exemple encore le bureau d'études du rpr de M. Jacques Chirac dirigé par M. Jean-Claude Méry : scandale, le journal Le Monde publie dans son numéro du 22 septembre 2000, paru l'après-midi du 21 septembre, la "confession vidéo", posthume, de M. Jean-Claude Méry, dit Méry de Paris selon ses relations, homme d'"affaires" décédé en 1999, après avoir fait cinq mois de prison à propos de l'affaire des HLM de Paris (de 35 à 40 millions de francs, en liquide, en direct ou en emplois fictifs par an, pendant sept ans, de 1985 à 1991). Dans cette vidéo M. Méry affirme avoir collecté des fonds auprès des entreprises souhaitant obtenir des marchés de la ville de Paris et de la Région Ile-de-France, administrées par le parti de M. Jacques Chirac. Celui-ci aurait assisté en personne, le 5 octobre 1986, à la remise à l'Hotel de Ville de Paris d'une somme en argent liquide de 5 millions de francs ... Pour le marché des lycées de la région Ile-de-France M. Jean-Claude Méry aurait collecté, entre 1986 et 1988, M. Jacques Chirac étant Pemier ministre et M. François Mitterrand président de la République, dix millions de francs, cinq millions pour le rpr de M. Jacques Chirac, 3,5 millions pour le parti socialiste du président Mitterrand, et un million pour "associer" le parti communiste de M. Georges Marchais. Le soir du 21 septembre le président Chirac intervient, en direct, à la télévision, sur France 3, pour clamer son indignation et dénoncer une manipulation "abracadabrantesque". Le juge d'instruction Armand Riberolles apprend le 22 septembre que Me Dominique Strauss-kahn a détenu l'original de la cassette vidéo de M. Méry, en 1999 lorsqu'il était ministre des Finances. Son ancien conseiller Me Alain Belot, l'avocat de M. Jean-Claude Méry, lui aurait échangé la cassette contre un fort abaissement du redressement fiscal imposé au couturier Karl Lagerfeld, un client de Me Belot (50 millions de redressement au lieu de 300 millions). Me Strauss-kahn aurait reconnu avoir detenu la cassette mais ne plus savoir "où elle se trouve".
Cette technique de prélèvement volontarisé effectué par les politiques (technique qualifiée de racket quand elle est pratiquée par les mafieux) sur les entreprises seraient abandonnée maintenant que le financement des partis est assuré par les contribuables ...

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