Corse, violation permanente du droit.
Fin 1999 une constatation s'impose, la République Française est incapable de faire respecter sa Loi en Corse, et alors que la ville de Paris est aux mains de certains corses, certains corses chassent de Corse les Français de métropole.
Selon le préfet de Corse les nationalistes ne seraient qu'une poignée ... si cela est vrai on se demande comment la démocratie républicaine pourrait réguler la situation s'ils étaient deux poignées ... Il est vrai qu'étant incapable de faire respecter la légalité en métropole, non seulement dans les banlieues mais encore par les agriculteurs, les pêcheurs, les chasseurs, les routiers, etc ..., on ne voit pas pourquoi elle devrait faire respecter la Loi en Corse ...
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(Octobre 2005) Violences à Clichy-sous-Bois après la mort de deux jeunes (cambrioleurs)
Ziad et Banou se sont électrocutés après avoir fui jeudi une interpellation policière.
De nouvelles violences urbaines ont éclaté tard dans la soirée de vendredi à Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) entre des jeunes des quartiers «sensibles» et les forces de l'ordre.
Selon la préfecture, une balle réelle aurait même été tirée sur un véhicule de CRS. On dénombrait, vers 22 h 30, dix-sept feux de véhicule ou de poubelle. La nuit précédente, des affrontements avaient opposé 200 jeunes à autant de policiers dans le quartier de Chêne-Pointu. Bilan : 23 véhicules et un centre commercial incendiés, les vitres d'un bureau de poste brisées...
Les jeunes du quartier venaient d'apprendre la mort, jeudi en fin de journée, de Ziad, 17 ans et Banou, 15 ans, électrocutés dans un transformateur EDF. Pourquoi ces deux adolescents et un de leurs copains de 21 ans se sont-ils introduits dans un lieu aussi dangereux ? Leur ami, grièvement blessé, a indiqué aux enquêteurs qu'il ne se souvenait plus de rien.
Portable.
Vendredi, Jacques Méric, le directeur départemental de la sécurité publique, a indiqué qu'une enquête était en cours. Les corps des deux adolescents ont été retrouvés peu avant 19 heures par les pompiers, alertés par un coup de téléphone portable qui n'a pas encore été identifié.
Peu avant, vers 17 h 20, deux policiers repèrent trois jeunes qu'ils soupçonnent de cambrioler un cabanon de chantier à Livry-Gargan, ville limitrophe de Clichy-sous-Bois, à 800 mètres à pied du transformateur. Les jeunes disparaissent dans une rue proche du chantier. Ils sont rejoints par un autre groupe. Au total, ils sont, selon un enquêteur, «entre six et neuf».
Alors que les policiers procèdent à l'interpellation, une partie de la bande s'échappe. Les policiers coursent les fuyards, puis abandonnent et emmènent six mineurs au commissariat. Au moment où un fonctionnaire entame la rédaction de son rapport, une panne d'électricité paralyse le bâtiment. Personne ne le sait encore, mais Ziad et Banou viennent de mourir. Il est 18 h 15. A 18 h 30, un technicien EDF se rend au transformateur protégé par un mur, mais dépourvu de toit.
«Aucun lien».
La préfecture a affirmé vendredi que la police «n'était pas sur les lieux au moment de l'accident», donc «qu'aucun lien [n'existait] entre les deux incidents». Nicolas Sarkozy a, lui, indiqué que «la police conteste formellement que les jeunes étaient physiquement poursuivis».
Dominique de Villepin a expliqué qu'il s'agissait, selon les indications qui lui avaient été données, de «cambrioleurs qui étaient à l'oeuvre», avant de parler d'un «terrible drame humain». Seul l'ami de Ziad et Banou pourra peut-être expliquer pourquoi ils étaient allés se réfugier dans ce lieu.
liberatio.fr, par Fabrice TASSEL, QUOTIDIEN : samedi 29 octobre 2005
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Recueillement à Clichy-sous-Bois après deux nuits d'émeutes
PARIS - Plusieurs centaines de personnes ont pris part samedi matin à une marche silencieuse à Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) en hommage à deux adolescents (cambrioleurs) dont la mort a provoqué deux nuits d'émeutes.
Habitants et élus se sont rassemblés derrière les familles des jeunes victimes, électrocutées après avoir pénétré dans un transformateur EDF, apparemment pour échapper à un contrôle de police. Le cortège s'est recueilli devant le bâtiment en fin de matinée.
Après avoir lancé un appel au calme, le maire PS de Clichy-sous-Bois, Claude Dilain, a souhaité qu'une version "irréfutable" des événements de jeudi soir soit rapidement "établie et publiée".
Dans la nuit de vendredi à samedi, les violences entre jeunes et forces de l'ordre ont franchi un cran supplémentaire. La préfecture de Seine-Saint-Denis a confirmé qu'une balle de gros calibre avait atteint un fourgon de CRS.
Au total, une trentaine de voitures ont été incendiées, ainsi que des poubelles et du mobilier urbain, a précisé la préfecture.
Les pompiers, qui ont déclenché le plan "Troubles urbains", ont effectué près de 40 interventions dans la nuit, a-t-on appris auprès de l'état-major des pompiers de Paris. Pris pour cible la veille, ils ont opéré sous la protection des forces de l'ordre.
La police a interpellé 19 personnes, dont 14 étaient toujours en garde-à-vue samedi. Les émeutes ont fait 16 blessés légers, quinze policiers et un journaliste.
Le coup de feu, dont on ignore pour l'instant l'origine exacte, n'a pas fait de blessé mais a provoqué la colère des syndicats de policiers.
"Si la balle avait atteint un homme et non une voiture, il y aurait eu un mort de plus dans les rangs des forces de l'ordre", s'est inquiété Joaquin Masanet, porte-parole de l'UNSA-Police, majoritaire parmi les CRS.
Cette attaque est "très grave" parce qu'elle vise un "symbole de la République" et prouve que des armes de gros calibre "continuent à circuler dans les cités", a-t-il déclaré à Reuters.
DEUX VERSIONS DIVERGENTES
Pour autant, il rejette les propositions du syndicat Action police CFTC, qui a demandé au ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, d'envoyer l'armée sur place.
"Nous ne sommes pas en guerre. La police est capable de rétablir l'ordre si on lui en donne les moyens matériels et humains. On n'a pas besoin de l'armée", a-t-il insisté.
Le quartier du Chêne Pointu, l'une des deux cités de cette ville de près de 30.000 habitants, s'est embrasé jeudi soir après la mort de deux adolescents de 15 et 16 ans.
Les jeunes de la cité sont persuadés que leurs amis se sont réfugiés dans le transformateur parce qu'ils étaient pris en chasse par des policiers, qui les soupçonnaient de tentative de cambriolage dans un chantier voisin.
Selon Le Parisien, les deux adolescents n'étaient pas poursuivis quand ils sont entrés dans le transformateur, une version défendue dès vendredi après-midi par Nicolas Sarkozy. Une enquête administrative a été ordonnée par le ministère.
Le ministre de l'Intérieur a annoncé que la totalité des voitures de police serait équipée de caméras d'ici la fin de l'année. "Dans une affaire comme celle-là, s'il y avait eu une caméra, il y aurait un élément objectif qui permettrait de savoir", a-t-il déclaré.
Mercredi, au lendemain d'une visite houleuse dans un quartier sensible d'Argenteuil (Val d'Oise), Nicolas Sarkozy a annoncé qu'il se rendrait "systématiquement" dans les cités sensibles dont les habitants "ont droit à la même sécurité que le reste des Français".
De son côté, Dominique de Villepin a souhaité vendredi que "toutes les leçons" soient tirées des violents incidents de Clichy-sous-Bois.
Pour le Parti socialiste, ces faits "témoignent du climat de tension qui règne et du durcissement des violences".
Delphine Batho, secrétaire nationale chargée de la Sécurité, demande dans un communiqué à Nicolas Sarkozy "d'apporter des réponses sérieuses à cette situation" en évitant les "diversions habituelles à coup de formules péremptoires ou de déplacements hypermédiatisés".
liberation.fr, samedi 29 octobre 2005 (Reuters - 13:09)
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Société Huit jeunes condamnés à 150 euros d'amende pour tapage nocturne à Paris AP | 11.12.2008 | 17:21
Huit jeunes poursuivis pour "agression sonore" ont finalement été condamnés jeudi par le tribunal correctionnel de Paris à 150 euros d'amende pour "tapage nocturne", alors que le parquet avait requis dans la matinée trois mois d'emprisonnement avec sursis soulignant qu'il s'agissait d'une première dans le traitement de ce type de nuisances. Les huit jeunes étaient poursuivis en vertu des lois Sarkozy de 2003 qui ont introduit le délit "d'agression sonore en vue de troubler la tranquillité d'autrui", puni d'un an d'emprisonnement et de 15.000 euros d'amende dans la loi française.------
letelegramme.com 2 janvier 2009 Saint-Sylvestre. Hausse des incendies de voitures
S’il n’y a pas eu d’incident grave, la nuit de la Saint-Sylvestre a connu une forte hausse du nombre de véhicules incendiés.------
14 janv. 15h17 liberation.fr Hormone de croissance: relaxe générale
Six responsables médicaux jugés pour la mort de 117 jeunes ont été dédouanés mercredi par la justice. Les proches des victimes dénoncent un «mépris insupportable».La justice française a prononcé la relaxe générale mercredi pour six responsables médicaux jugés pour la mort de 117 jeunes traités dans les années 1980 à l'hormone de croissance et qui avaient développé la maladie de Creutzfeldt-Jakob.
Près de vingt ans après le premier cas en France, ces six responsables du domaine médical et pharmaceutique, comparaissaient pour «négligence» dans la collecte, l'extraction et le conditionnement de cette hormone, fabriquée à l'époque à partir de l'hypophyse, une glande crânienne prélevée sur les cadavres. C'est parce que certains lots étaient infectés que 117 jeunes, traités parce qu'ils étaient trop petits, sont morts de la maladie de Creutzfeldt-Jakob (MCJ) après une longue et terrible agonie. Le tribunal correctionnel de Paris a dédouané les six responsables estimant que les témoignages d'experts n'ont pas permis de déterminer qu'ils «avaient conscience à partir de 1980 (...) d'exposer les malades traités par ce médicament au risque de contamination par la MCJ». 16 ans d'instruction Un septième prévenu, Jean-Claude Job, ancien responsable de l'association France-Hypophyse, qui avait le monopole du traitement, est mort en octobre. Le tribunal a néanmoins retenu une responsabilité civile pour deux d'entre eux qui devront verser des dommages et intérêts à quelques victimes, celles qui n'ont pas encore été dédommagées par l'Etat au nom de la solidarité nationale. Ce jugement, rendu en 10 minutes, intervient après 16 ans d'instruction et quatre mois de procès durant lesquels les familles des victimes sont venues raconter leur tragédie. Il était très attendu après le fiasco de l'enquête globale sur le scandale du sang contaminé par le sida, soldé en 2003 par un non-lieu général. A la sortie de l'audience, les familles ont crié leur colère. «Pour nos enfants qui sont là-haut, pour nos époux et nos épouses qui sont décédés, on n'a pas le droit de laisser ça impuni», a lancé Jeanne Goerrian, présidente de l'Association des victimes de l'hormone de croissance (AVHC). Me Bernard Fau, l'un des avocats des parties civiles, a d'ores et déjà annoncé qu'il entendait en appeler à la garde des Sceaux Rachida Dati «pour qu'elle ordonne au procureur de faire appel de cette décision». (Source AFP)-------
Article interactif Grève en Guadeloupe : "'l'expression d'un mal-être économique, social et identitaire" LEMONDE.FR | 03.02.09 | 13h12 • Mis à jour le 03.02.09 | 13h51
Les internautes favorables au mouvement En Guadeloupe, les gérants de stations-service ont annoncé, le 3 février, la fin de leur grève, tandis que le mouvement de grève générale contre la vie chère se poursuit dans l'île. Les internautes du Monde.fr racontent comment ils ont vécu les manifestations des deux dernières semaines. 14 jours de paralysie par Monique Mesplé-Lassalle Oui, il n'y a plus d'essence. Oui, on a des difficultés à s'approvisionner. Oui, écoles, grandes surfaces, entreprises, administrations sont fermées... Mais pourquoi alors mon pain-beurre quotidien (c'est tout ce que j'ai !) me semble-t-il particulièrement savoureux ? J'ai le sentiment de vivre un moment historique. C'est tout un peuple qui dit que cela suffit. Assez d'un coût de la vie 50 % plus cher qu'en métrople, assez d'engraisser des chefs d'entreprise en majorité blancs, assez de voir se bâtir des fortunes étrangères grâce à la défiscalisation, assez de la discrimination par la couleur de la peau, assez du scandale des monopoles (essence, grandes surfaces). Les revendications me semblent justes et, métropolitaine, je suis dans les manifestations. Pour la première fois, des milliers de personnes sont dans la rue. Aucune agressivité, un vrai partage. Et un vrai débat, enfin. Révolution "orange" sous les tropiques par Frantz Cognet Les sociétés sont fermées (pour une grande majorité), plus de carburant, donc peu de véhicules sur la route, les écoles sont fermées : la Guadeloupe est au ralenti, mais la Guadeloupe vit. Je vis et travaille à Pointe-à-Pitre, je continue à faire mes courses dans les petites échoppes, mes factures continuent à arriver par la poste, et bien sûr, je continue à me rendre à mon travail tous les matins. L'ambiance est tout de même "grave" et sérieuse car tout le monde sait que plus rien ne sera plus comme avant. Notre ministre en a sans doute pris conscience : il s'est métamorphosé en un homme attentif et à l'écoute de tous. Les forces de l'ordre sont discrètes, il n'y pas d'émeute, ça ressemble à s'y méprendre à une révolution "orange". Une crise sociétale par Michael Colet Depuis plusieurs jours, la Guadeloupe ne fonctionne pas, le pays tout entier est à l'arrêt. Cette explosion de colère n'est pas le souffle d'un vent de surface, c'est l'expression d'un mal-être économique, social et surtout identitaire. Toutes les couches sociales du pays sont dans la rue, de mémoire de Guadeloupéen, jamais on avait vu une manifestation aussi longue et d'une telle ampleur, jamais un soulèvement n'avait obligé un gouvernement français, à travers son représentant des DOM, à quitter Paris pour s'installer durablement au cœur d'un soulèvement populaire. Face a cette situation, il convient d'en déduire une triste réalité. Il est incontestable que nos politiciens locaux depuis plusieurs années sont en total décrochage avec la réalité du pays, leurs capacités de lecture quant aux fondamentaux économiques et sociaux de ce pays approchent la nullité. L'émancipation d'une identité guadeloupéenne par Patrick Picot Comme beaucoup de Guadeloupéens, nous sommes en "panne" non seulement d'essence et de certains autres biens de consommation, mais aussi de perspectives de sortie de crise. Que se passe-t-il ici ? Au départ, je ne l'avais pas compris et je croyais à une simple résurgence de l'activisme indépendantiste de l'UGTG. Même la fameuse chanson populaire qui a dynamisé toutes les manifestations me semblait porter en elle des propos ségrégatifs et anti-coloniaux. J'ai alors davantage écouté et entendu les discussions de mes collègues et de la population. Un autre esprit critique s'éveillait. Le collectif issu d'un regroupement de plus de 40 organisations, associations et syndicats mettait en avant "l'exploitation" et la vie chère. Les forums de négociations télévisés le soir ont participé à une prise de conscience large dans la population. "La Gwadloup sé tan nou, la Gwadloup sé pa ta yo" dénonçait les profits exagérés de certains et la misère des autres. J'ai ressenti dans les manifestations une véritable union populaire et fraternelle, une aspiration vers un avenir meilleur à partir d'une prise en main de son propre destin. Oui, le monde dual que la République a maintenu ici depuis la décolonisation et malgré la départementalisation profite plus à certains qu'au peuple, qui aujourd'hui crie sa souffrance. Alors, les différents acteurs sociaux sauront-ils proposer une autre société à ce peuple qui attend aujourd'hui dans une conscience et une identité renouvelée ? Les internautes opposés au mouvement Une atmosphère malsaine par Gilles Je vis en Guadeloupe depuis trois ans pour raisons professionnelles mais depuis 15 jours plus moyen de travailler, plus d'essence, plus de magasins ouvert, la zone commerciale de Jarry à Baie-Mahault est entièrement vidée de ses habitués, les crèches, les commerces, administrations sont fermés, soit à cause du nombres de grévistes dans l'entreprise soit par le fait de commando des syndicats qui déboulent et crient à tout va ; ils vont obliger les salariés à quitter leur poste de travail et au chef d'entreprise de baisser le rideau. Cela a même été fait dans une crèche, on a dû aller en urgence récupérer nos enfants. Il y a une atmosphère malsaine, à cause des propos réitérés par les cadres du collectif (UGTG), la Guadeloupe au vrais Guadeloupéens d'origine africaine ou indienne, mais au XXIe siècle et au vu des métissages dans les familles, comment peut-on encore porter de telles paroles, comment prouver que untel est de ces origines, faudra-t-il faire des fichiers, avec la couleur et origine ? Je m'inquiète plus pour demain, comment les gens se regarderont-ils ? L'économie en berne par Laure Hanany Comment un petit groupe de personnes peut-il bloquer toute une île ? Je vis en Guadeloupe et je trouve que les grèves sont trop fréquentes. Les salariés affiliés à l'Union générale des travailleurs guadeloupéens font la grève et bloquent tout pour un oui ou pour un non. Ce collectif (LKP) a peut-être des revendications légitimes mais ils s'y prennent de la mauvaise manière. Est-ce normal d'empêcher ceux qui veulent travailler de le faire ou de forcer ceux qui travaillent à baisser leur rideau ? Ils ne respectent que ceux qui sont d'accord avec eux et qui suivent le mouvement. C'est de l'anarchie. J'ai des fois honte d'être Guadeloupéenne. Je suis bloquée chez moi depuis une semaine car je n'ai plus de carburant. Je ne sais même pas quand j'aurai mon salaire car mon entreprise est fermée depuis deux semaines. Toute l'économie de la Guadeloupe est en berne. Certaines revendications à côté de la plaque par André Bresse En marge de la grève générale contre les abus provoquant la vie chère, la grève de l'essence a démarré au même moment. Aubaine ou étrange coïncidence, cela a plongé l'île dans une crise profonde. Au début alors que les gens avaient encore de l'essence, il y a eu intimidation pour faire fermer les entreprises manu militari. Quand la démocratie n'est plus, on se demande à quoi s'attendre. Alors que certaines revendications sont justifiées, d'autres sont à côté de la plaque. Quand les grévistes réclament que la priorité des emplois soit donnée aux Antillais d'origine africaine et indienne, c'est un protectionnisme extrémiste assimilable à de la discrimination, voire du racisme. Par ailleurs le slogan repris en cœur à chaque manifestation "La Gwadloup sé tan nou, la Gwadloup sé pa ta yo" (La Guadeloupe c'est à nous, la Guadeloupe n'est pas à eux) provoque la question suivante : qui sont les "nous" et qui sont les "eux" ? D'où des assimilations et un climat social tendu. Sinon les gens s'entraident entre voisins, collègues et proches pour se déplacer et s'approvisionner. On mange presque à sa faim par contre c'est le manque d'essence qui rend dingue avec des voitures siphonnées, des stations réquisitionnées pour les véhicules d'urgence prises d'assaut. Bon nombre de personnes sont au chômage technique. L'ambiance est au ras-le-bol et à la crainte d'un avenir long à reconstruire... Une atteinte aux libertés fondamentales Sous couvert de la vie chère, problème non spécifique à la Guadeloupe, le LKP pose les jalons de l'autonomie puis de l'indépendance. C'est d'ailleurs leurs cris de ralliement "La Gwadeloup cé tan nou, a pas ta yo" = "La Guadeloupe c'est la nôtre, ce n'est pas la leur". Comprendre ce n'est pas aux Francais, ce n'est pas aux Blancs ! Par ailleurs, Total veut protéger sa position dominante aux Antilles. Les salariés du privé ne sont pas en grêve mais n'ont plus d'essence. Les promoteurs du LKP sont tous fonctionnaires et seront tous payés. Depuis plus de deux semaines les enfants n'ont plus cours. Tout cela est une atteinte aux libertés fondamentales : travailler, circuler, apprendre, et même se soigner maintenant pour certains. Nous ne savons pas comment les entreprises privées vont faire pour se relever de cette crise...-------
Grève en Guadeloupe, Yves Jégo annonce des mesures Article publié le 03/02/2009 Dernière mise à jour le 03/02/2009 à 07:03 TU RFI Avec Marie Bernardeau de France Inter,
Un déblocage lent de la situation en Guadeloupe, paralysée depuis plus de deux semaines par une grève générale.
Yves Jégo, le secrétaire d'Etat français à l'Outre-mer, s'est rendu sur l'île depuis dimanche et a multiplié les entretiens avec les élus et les chefs d'entreprises.
Il a annoncé la mise en place anticipée du Revenu minimum d'activité, le RSA, dès cette année et le gel des loyers des HLM.
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Guadeloupe : Taubira veut la fin de «l'apartheid» social Samuel Potier (lefigaro.fr) 20/02/2009 | Mise à jour : 19:41 |
VIDÉO - La députée de Guyane était l'invitée de l'émission «Parlons Net !» sur France Info, le premier club de la presse Internet dont Le Figaro.fr est partenaire. Elle fustige le «mépris» de l'Etat à l'encontre de l'Outre-mer. Christiane Taubira persiste et signe.-----------
Société Sortie de crise Guadeloupe: le LKP signe avec l'Etat un protocole de suspension de conflit lenouvelobs.com AP | 05.03.2009 | 16:38
Après un mois et demi de grève générale en Guadeloupe, le collectif LKP (Lyannaj kont pwofitasyon, Ensemble contre la surexploitation) et les représentants de l'Etat ont signé mercredi soir à Pointe-à-Pitre un protocole d'accord appelant "à la reprise de l'activité normale". Le mouvement avait débuté le 20 janvier à l'appel du LKP, ce collectif rassemblant 49 organisations, partis et syndicats qui s'était notamment mobilisé pour une revalorisation de 200 euros sur les plus bas salaires et contre la vie chère. Son porte-parole, Elie Domota, a salué "une victoire, une étape". C'est "la reprise", mais, a-t-il souligné, "nous restons mobilisés dans les jours, les semaines qui viennent, parce qu'aujourd'hui c'est la lutte qui paie". "Yo sinyé!" (Ils ont signé, en créole), a salué l'Union générale des travailleurs de Guadeloupe (UGTG), dont M. Domota est le secrétaire général. Le protocole d'accord a été signé mercredi soir à 20h (1h jeudi en métropole) au port autonome de Pointe-à-Pitre par les différentes parties. Etaient présents le préfet de la région Guadeloupe Nicolas Desforges, Elie Domota, ainsi que les présidents du conseil régional de Guadeloupe Victorin Lurel et du conseil général Jacques Gillot. Le texte très détaillé comporte 165 articles, traitant de sujets divers: prestations sociales, minima sociaux et salaires, baisse des prix des produits de première nécessité, baisse des prix du carburant, de l'eau, des tarifs de l'électricité et des communications. Une "prime de solidarité active de 200 euros" sera notamment "versée de façon exceptionnelle par l'Etat au mois d'avril 2009 aux 51.000 foyers guadeloupéens qui perçoivent les plus bas revenus", selon le texte du protocole transmis par la préfecture. Le document évoque également de nombreuses questions, comme le logement, les transports, l'éducation, la formation, l'emploi ou les industries. Un accord régional interprofessionnel sur les salaires du secteur privé, dit "accord Jacques Bino", est joint en annexe du protocole. Il porte le nom du syndicaliste de la CGTG tué par balle à Pointe-à-Pitre, au cours de la nuit du 17 au 18 février, alors que la Guadeloupe était confrontée à des violences. Dans le cadre de cet accord Bino, le conseil général et la région Guadeloupe "s'engagent à verser, à compter du 1er mars 2009, chacun pour sa part une prime exceptionnelle de 25 euros sur 12 mois pour un montant total de 24 millions d'euros aux salariés dont la rémunération est comprise entre 1 et 1,4 SMIC". En définitive, les signataires du protocole appellent à "la reprise de l'activité normale et s'engagent à poursuivre les négociations sur les autres thèmes à examiner". Les signataires sont convenus de constituer une commission de suivi, composée de représentants du LKP, de l'Etat et des collectivités. "Nous militons toujours pour l'extension de l'accord (Bino) dans toutes les entreprises de Guadeloupe et nous allons continuer à nous battre sur la plate-forme du LKP pour continuer à faire avancer les choses", a commenté Elie Domota. Le président du MEDEF (Mouvement des entreprises de France) Guadeloupe, Willy Angèle, a salué "la signature par le LKP du protocole de suspension du conflit". Désormais, on entre dans une dynamique de construction et de développement", a expliqué à l'Associated Press M. Angèle, joint par téléphone. Au final, "le bonus à la vie chère évoluera entre 200 et 250 euros pour les salaires jusqu'à 1,4 du SMIC". Le MEDEF Guadeloupe, a-t-il dit, a demandé à ses partenaires "d'appliquer de manière unilatérale la prime sur les bas salaires", en attendant une signature branche par branche de l'accord. Le secrétaire d'Etat à l'Outre-mer Yves Jego, dont le retour précipité à Paris sur demande de Matignon le 9 février avait suscité la colère en Guadeloupe, a exprimé son "soulagement". Le "chemin a été long et douloureux, il reste énormément de travail pour protéger les entreprises qui vont souffrir énormément de 44 jours de blocage", a-t-il déclaré sur France Info. Selon le ministre du Budget Eric Woerth, les aides de l'Etat pour "l'ensemble des territoires d'outre-mer" coûteront "de l'ordre de 200 à 250 millions d'euros" en 2009. "La question est de savoir combien cela rapporte", a-t-il souligné sur RTL, en saluant le fait que "la Guadeloupe sorte de cette crise". Le député socialiste et président du Conseil régional de Guadeloupe Victorien Lurel a salué dans un communiqué la "signature d'un accord historique permettant une sortie de crise par le haut". La reprise "normale des activités économiques et scolaires est non seulement possible, mais elle est désormais urgente et vitale pour que la Guadeloupe se relève au plus vite de ces longues semaines de paralysie", souligne M. Lurel. Les "avancées obtenues par le mouvement social sont tout à fait considérables et elles posent les bases d'une remise à plat du fonctionnement de l'économie guadeloupéenne", estime-t-il. AP-------
23/03/2009 à 06h52 liberation.fr Société générale : les stock-options enterrées AnalyseBanques . Les dirigeants ont renoncé à ce cadeau contesté. NICOLAS CORI
C’est ce qu’on appelle une déroute totale. Devant la pression politique et l’incompréhension de leurs salariés, les dirigeants de la Société générale (SG) ont renoncé à toucher leurs stock-options. Il s’agit cette fois d’un vrai abandon, et non d’un faux renoncement, comme ce qui avait été annoncé vendredi. Dans une lettre à leurs salariés rendue publique hier, le président Daniel Bouton, le directeur général Frédéric Oudéa, et les deux directeurs généraux délégués, Séverin Cabannes et Didier Alix, indiquent que, «pour couper court aux polémiques actuelles», ils ont «décidé de renoncer au bénéfice de l’attribution de ces stock-options» et qu’ils en ont «informé le conseil d’administration». Prix cassé. L’indignation générale a donc permis d’éviter un enrichissement indu, alors que l’entreprise, confrontée à la crise financière, est aidée par l’Etat (qui doit renforcer ses fonds propres à hauteur de 3,4 milliards d’euros). Mercredi, les quatre dirigeants étaient à la tête d’une petite fortune virtuelle : le conseil d’administration de la Société générale avait décidé de leur octroyer des stock-options à un prix cassé. 24,45 euros, soit, dixit la banque, la «moyenne des 20 cours de clôture précédant le conseil d’administration du 9 mars 2009» au cours duquel a été prise la décision. Mais la période choisie est aussi celle qui a vu l’action SG atteindre son plus bas niveau depuis dix ans. D’ailleurs, le cours avait ensuite vite rebondi. Et vendredi soir, Oudéa, qui s’était fait attribuer 150 000 options, pouvait d’ores et déjà réaliser une plus-value de 720 000 euros. Pour Bouton (70 000 options), la plus-value potentielle était de 330 000 euros. Pour les deux autres dirigeants (50 000 options chacun), 240 000 euros. Devant le tollé, les dirigeants ont cru s’en tirer par des explications et une fausse promesse. Vendredi, la banque indiquait que le plan concernait 5 000 salariés, et que les stock-options ne seraient touchées que si des conditions de performance étaient remplies. Surtout, les dirigeants s’engageaient «à renoncer à lever ces stock-options tant que la Société générale [bénéficiait] d’un appui en fonds propres de l’Etat». Dans les faits, personne n’a été dupe. Le délai pour lever une stock-option étant de trois ans au minimum, ils espéraient attendre des jours meilleurs avant de toucher le jackpot. Du coup, les critiques ont redoublé et les pouvoirs publics ont multiplié les mises en garde. «Quand il y a un plan social, des aides publiques, les bonus, plans, stock-options, rémunérations annexes ne sont pas admissibles», avait ainsi lancé vendredi Nicolas Sarkozy, depuis Bruxelles, tandis que Christine Lagarde, ministre de l’Economie, s’est interrogée samedi sur la «pertinence de stock-options» et a évoqué la possibilité de faire voter une loi sur le sujet. Mais ce qui semble avoir fait céder la direction de la banque serait davantage le climat interne. «L’attribution de dizaines de milliers de stock-options à des conditions particulièrement avantageuses suscite l’indignation des salariés», dénonçaient vendredi les cinq principaux syndicats de l’établissement. «Malentendu». De fait, c’est l’explication principale fournie par les quatre dirigeants dans leur lettre aux salariés. Après avoir détaillé le dispositif - «un élément de rémunération très différé dans le temps» qui «est aligné avec la performance future et durable de l’entreprise» -, ils se justifient : «Nous n’avons pas su expliquer les mécanismes intrinsèquement complexes du dispositif. Sa mise en place a été jugée inopportune par l’opinion publique et a suscité une forte indignation. Nous avons reçu des manifestations d’incompréhension parmi nos clients et les salariés du groupe. Dans un environnement particulièrement difficile, nous souhaitons préserver la relation avec nos clients et éviter tout malentendu avec nous tous, collaborateurs de la Société générale.» Un bien beau texte qui aurait été plus crédible s’il avait été rédigé mercredi dernier…------
L'ex-directeur financier de Natixis empocherait 1,5 million d'euros... pour neuf mois de présence LEMONDE.FR | 10.04.09 | 09h35 • Mis à jour le 10.04.09 | 13h44
Le quotidien Libération révèle dans son édition de vendredi que Jean-Pascal Beaufret, l'ex-directeur financier de Natixis limogé fin novembre 2008, s'apprête à empocher la coquette somme de 1,5 million d'euros pour neuf mois de présence dans l'entreprise qui affiche 2,8 milliards de pertes. Arrivé en février 2008 dans la banque d'investissement, à la demande du président du directoire de Natixis, Dominique Ferrero, dont il est proche, "l'homme [Jean-Pascal Beaufret] n'a aucune expérience dans la banque d'investissement et ses passages dans le monde bancaire n'ont pas laissé un souvenir impérissable dans les années 90", souligne le journal. Tout juste débarqué d'Alcatel-Lucent, M. Beaufret reçoit, en plus de son salaire annuel de 500 000 euros, une prime d'arrivée du même montant, "un golden hello". "A l'automne, les deux actionnaires de Natixis, les Caisses d'épargne et les Banques populaires, demandent sa tête" et l'obtiennent. M. Beaufret quitte la société le 30 novembre, non sans être assuré de bénéficier d'un préavis de six mois et d'une indemnité de départ d'un montant équivalent, soit à nouveau 500 000 euros. Le Monde.fr-------
Dexia: 8 M € de bonus distribués lefigaro.fr 23/04/2009 | Mise à jour : 07:22 |
Selon le quotidien Libération, la banque Dexia, sauvée de la faillite en septembre 2008 et recapitalisée en urgence par les Etats français, belge et luxembourgeois à hauteur de 6,4 milliards d'euros, a reversé pas moins de 8 millions d'euros de primes à ses cadres dirigeants français. Ces sommes attribuées par Dexia Crédit local, une des branches françaises de la banque, devraient profiter à un petit groupe de personnes et non à des centaines comme le soutient la banque, ajoute le journal. L'établissement franco-belge avait déjà suscité la polémique mardi en raison de l'attribution d'une indemnité de départ de 825.000 euros à Axel Miller, son ancien administrateur délégué chassé en octobre après l'intervention de l'Etat, "alors qu'il s'était engagé à ne rien toucher". Dexia est actuellement en train de supprimer 900 postes, dont 250 en France.-------
27/05/2009 à 06h51 liberation.fr Par GAËL COGNÉ Les prestataires d’un technival pris au piège
Justice . La procureure d’Evreux a fait saisir le matériel du festival durant lequel un homme est décédé le 2 mai. «Le technival ? C’est une histoire de dingue.» Me Florence Diffre bataille depuis trois semaines pour tenter de récupérer le matériel d’une valeur d’un million d’euros confisqué à l’issue du technival du 1er mai, à Bouafles (Eure). Une bonne partie appartient à des prestataires qui sont à deux doigts de mettre la clé sous la porte. David, de l’association L’Eure du son, se demande bien qui veut la peau des teufeurs. Avec un collectif, il a tenté d’organiser le technival. Une institution depuis 1991 qui rassemble des milliers de participants et «a toujours eu lieu». «L’automne dernier, nous avons pris contact avec Eric Steiger, le chargé de mission au ministère de l’Intérieur. Nous avons envoyé une lettre avec accusé de réception. En avril, nous avons recontacté le ministère, mais on nous a fait comprendre qu’il n’y avait pas de négociations possibles pour trouver un lieu. Si on organisait le rassemblement, on serait réprimandé comme il se doit.» On suggère aux organisateurs de se tourner directement vers les préfectures.Pour David, «personne ne veut d’un technival. Les préfectures prennent souvent des arrêtés préfectoraux pour interdire les rassemblements [ce n’était pas le cas dans l’Eure, ndlr]. Depuis l’amendement Mariani, de 2002 à 2008, il y avait des réunions de travail au ministère de l’Intérieur qui imposait un lieu.» Sandwichs.--------
Société Des débordements à Lyon après la qualification de l'Algérie pour le Mondial AP | 19.11.2009 | 08:19
Quarante-quatre voitures ont été incendiées mercredi soir dans l'agglomération lyonnaise, et des vitrines de magasins ont été brisées dans le centre-ville de Lyon, a-t-on appris jeudi matin auprès de la préfecture et des pompiers. Des poubelles et des cabines téléphoniques ont également été dégradées et le rayon hifi et téléphonie mobile d'un supermarché de Vaulx-en-Velin, dans la banlieue lyonnaise, a été pillée, a-t-on appris jeudi matin auprès de la préfecture et des pompiers. Jeudi matin, 13 personnes étaient en garde à vue (10 à Lyon et trois à Vénissieux) pour injures, jets de pierres ou dégradations. AP--------
Incidents à Woippy après une course poursuite mortelle jeudi 21 janvier 2010 ouest-france.fr
Un jeune homme de Woippy, en Moselle, est mort dans l'accident d'un scooter, poursuivi par une voiture de police. Deux autres jeunes hommes ont été très gravement blessés. Hier soir, des incidents ont éclaté à l'issue d'une manifestation silencieuse organisée en hommage aux victimes. Ils roulaient à trois, « sans casque, sans papiers et à une vitesse excessive » sur un scooter « qui était non éclairé et qui, comme cela devait être déterminé plus tard, était signalé volé depuis décembre ». La description faite par le procureur de Metz, Rémi Heitz, semble sans appel. Lorsque des policiers municipaux ont mis en marche leur gyrophare et leur sirène à deux tons, mercredi, à Woippy, c'était pour interpeller des contrevenants. Mais l'histoire s'est envenimée, vers 1 h 30. En sens interdit Les trois hommes, âgés d'une vingtaine d'années, ont pris la fuite en empruntant un sens interdit. Après environ 800 m de « suivi » (le procureur refuse le terme de « poursuite »), les jeunes hommes ont « perdu le contrôle de leur machine dans un virage ». Projetés sur la chaussée, « ils ont percuté le trottoir » et aussi, semble-t-il, un lampadaire. Malek Saouchi, 19 ans, est décédé sur place d'un enfoncement de la boîte crânienne. Les deux autres passagers sont grièvement blessés. « Il n'y a pas eu de choc entre le scooter et la voiture de police », précise le procureur. « Les policiers ont respecté les consignes qui leur avaient été données sur ce type d'intervention », affirme François Grosdidier, maire UMP de Woippy. Les trois policiers ont été placés en garde à vue. Rémi Heitz fera procéder à des investigations « extrêmement minutieuses », a-t-il assuré. Hier soir, des incidents ont éclaté à l'issue d'une manifestation silencieuse organisée en hommage aux victimes. Des gendarmes mobiles ont été caillassés et ont répliqué en tirant des grenades. Au moins quatre voitures ont été brûlées, un autobus incendié, une école et des cabines téléphoniques saccagées.-------
Continental : le PS et le PCF se félicitent AFP 05/02/2010 | Mise à jour : 13:05 |
Le PS a salué aujourd'hui la décision de la cour d'appel d'Amiens d'annuler les peines de prison avec sursis prononcées à l'encontre des six ouvriers de Continental à Clairoix (Oise), transformant ces peines en amendes, tandis que le PCF a estimé que "la lutte paie". Dans un communiqué, Benoît Hamon, porte-parole du Parti socialiste, a rappelé que son parti avait "apporté son soutien aux salariés dès le début de la mobilisation jusqu'au procès en appel le 13 janvier". Selon le PS, la décision de la cour d'appel exprime sa volonté "de ne pas ajouter une peine pénale à la peine sociale provoquée par des licenciements nombreux et injustes dans une entreprise importante de la région". "Alors que le gouvernement n'assume pas ses responsabilités sociales et démissionne face à la crise, le Parti socialiste continuera à être aux côtés des salariés victimes de plan sociaux et à dénoncer ces derniers lorsqu'ils sont mis en oeuvre dans des entreprises qui enregistrent des bénéfices", a ajouté Benoît Hamon. De son côté, Marie-George Buffet, secrétaire nationale du PCF, a souligné dans un communiqué que "la lutte paie". "L'abandon de peines de prison pour les syndicalistes de Continental est un premier succès à mettre à l'actif de l'intense mobilisation. Restons vigilants et continuons à lutter contre la criminalisation de ceux qui se battent pour leurs emplois", a-t-elle déclaré. Buffet estime "dommage que la relaxe soit possible pour le patron de Total dans le dossier AZF et qu'il ne le soit pas pour les syndicalistes". "Nous demandons que l'État cesse définitivement tout acharnement à leur encontre". Les six ouvriers de l'usine Continental de Clairoix (Oise), condamnés en première instance à de la prison avec sursis pour le saccage de la sous-préfecture de Compiègne en 2009, ont été condamnés aujourd'hui à de simples peines d'amendes par la cour d'appel d'Amiens.--------