L'abbé Pierre et l'Angolagate

L'ABBE PIERRE a été entendu, mercredi 21 février (2001), comme témoin par les juges d'instruction Philippe Courroye et Isabelle Prévost-Desprez, chargés de l'affaire de trafic d'armes vers l'Angola dans laquelle Jean-Christophe Mitterrand notamment a été mis en examen. L'abbé a été interrogé pendant deux heures, à son domicile, sur ses déclarations publiées, le 19 janvier (2001), dans Le Figaro. Il affirmait qu'il avait alerté Danielle Mitterrand, la veuve de l'ancien président de la République, sur la nature de "certaines activités" de son fils Jean-Christophe en Afrique. Le prêtre avait dit que "deux évêques proches de Mobutu", l'ancien président du Zaïre, l'avaient informé, en 1996, que Jean-Christophe Mitterrand faisait "de gros profits financiers sur des ventes d'armes à l'Angola". Mme Mitterrand a admis avoir rencontré l'abbé Pierre, mais elle a précisé qu'il ne lui avait "jamais parlé des activités de Jean-Christophe en Afrique".

Le 18 avril 2001 l'abbé Pierre est décoré par le président Jacques Chirac lui-même de la médaille de Grand officier de la Légion d'Honneur.
Le Monde, 24 février 2001, p. 11.


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